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[PV Janita/Lucian] Sais-tu ce qu'est le Mensonge ?

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MessageSujet: [PV Janita/Lucian] Sais-tu ce qu'est le Mensonge ? Sam 20 Juil 2013, 08:04


"Dites-moi, si... Nous nous en sortons. Pourrai-je avoir votre noble nom ?"


"Je vous le promets, Deutir. Je vous le promets..."


Pour un des plus anciens être Immortel de la création, la source des plus grandes souffrances sont les quelques souvenirs que votre esprit sélectif à choisit de conserver. Comme une trace de vous-même, l'énergie et la puissance de vos sentiments résonnent dans votre corps, quel qu'il soit et imprègne votre âme de son indélébile trace infernale. Les fragments de ces images, à la fois passionnants, tristes et joyeux, sont comme un miroir de ce qui vous a transformé en ce que vous êtes. Les Hommes la nomme "Expérience" alors que les Divinité l'appelle en général une "Faiblesse" car, faire preuve d'une humanité est fatal à une Divinité car ainsi commence la longue transformation de son âme afin de lui permettre de découvrir des émotions. Cependant, comme chaque transformation il doit y avoir plusieurs facteurs et même si la majorité de ces transformations se sont déroulées lors de puissant chocs émotionnels tels que l'Amour ou la Perte de quelqu'un à qui l'on tient, certaines sont provoquées sans raisons découvertes avant de faire une longue et difficile introspection sur soi. Comme un criminel qui cherche à changer pour mener une vie calme et posé pour le bien des siens, ce processus long et qui nécessite énormément de volonté de la part du sujet à cette volonté de changement est des plus douloureux pour celui qui s'y essaye. Certains sombreront dans la folie tant l'ironie de leur vie les rendra aveugle à ce qu'ils devaient devenir, d'autres réussiront avant de petit à petit reculer à grand pas jusqu'à finir par revenir au début de la recherche, soit à ce qu'ils étaient à l'origine. Monstres, Gens de Bien, Divinités, Immortels, Amants, Connaissances... Amis.

Remuer le couteau dans la plaie béante des souvenirs est une porte ouverte à la Nostalgie et à la Tristesse de tout un chacun. Mais, comment comparer la brièveté de votre vie insignifiante aux éternités d'une Divinité ? Lui, celui qui n'est que dénigré de par sa nouvelle forme, il observe calmement l'intégrité de sa vie. Comme un libraire passionné, il s'avance dans l'immense bibliothèque qui fait son existence. D'immenses étagères cristallisées tiennent avec tendresse au milieu de nids de plumes d'immense livres à la reliure d'un cuir noble d'une couleur onyx frappante qui attirerait tout de suite l'attention d'un éventuel voleur. Étalées jusqu'à la mort de l'Horizon, qui prône à 25 kilomètres pour un Homme normal, 35 kilomètres pour un Elfe et finalement... Une éternité pour une Divinité. Au milieu des longues rangées prône une humble table d'un bois massif marqué par le temps. Gravé sur le centre de cette table des plus noble de par son aspect respectueux, trône un dé de 20 faces, un véritable flambeau. Littéralement. Brûlant d'une flamme d'un vert perforant, les flammes se voient en dimension alors qu'à la surprise d'un hypothétique visiteur, elles ne sortent pas de la table. Le vert rassurant semble inviter quiconque à s'asseoir devant elle, comme seule lumière de cette pièce sans limite, où les murs apparaissent tels des nuages cotonneux s'étalant de plus en plus au fur et à mesure qu'on le regarde. Incapables de rester les même plus d'une seule seconde, comme un mensonge se répandant et disparaissant pour en devenir un autre alors que la vérité s'intéresse à lui. La pièce en constant changement voit ses étagères ne jamais changer de forme ni de côté, chaque livre est placé à un endroit spécifique, permettant à un observateur averti de découvrir un message des plus secrets du monde. La phrase qui permettra à l'esprit qui pourra finalement donner le repos à "Lucian" "Mephisto" "The Fool".

La table était encore en son socle, la douce flamme caressa d'un mouvement chatoyant le retour de son créateur. Il déposa un instant sa main sur la table, prenant le dé dans ses mains, sortit de la table. L'observant sous toutes les coutures il lui murmura que tout aller bien pour l'instant et qu'il devait... se recentrer sur son monde. L'homme aux cheveux désormais plus court, d'un gris brun dénué de la moindre trace de vieillesse, voyait sa longueur mi-longue faire écho à son visage intact à l'exception de ses yeux incapables de demeurer sous une forme ronde, comme tout les humains. Ses véritables deux Saphirs partaient chacun sous une forme brumeuse avant de revenir à leur forme d'origine, comme incapable de voir tant de réalités et tant de "Souvenirs". La divinité déposa avec la plus grande des délicatesse et d'un mouvement des plus doux et généreux, à l'instar d'un orfèvre, il contrôlait jusqu'aux tremblements de sa main, en passant par le moindre mouvement de ses énergies. L'homme ou l'être Céleste marqua un petit temps d'arrêt, penché sur la table, les paupières closes alors qu'il rassemblait les souvenirs qui le liait à la Terre des Libres, la Terre des Destruction ou le Terrain de Jeu des divinité trop mégalomane pour voir qu'ils jouent avec la parfaite version d'eux-même. Il se repoussa tranquillement d'un mouvement long et réfléchi du bras droit et se retourna, légèrement hésitant à vouloir chercher dans le plus profond des cicatrices de ses souvenirs, surtout en repartant d'un des premiers.

La Flamme soucieuse de voir son maître dans un tel état de sadomasochisme, car oui, pour une Flamme voir son maître réaliser une action considéré comme étant se remuer un couteau dans une plaie ouverte remplie de sel trempé d'un jus de citron est dénué de sens et doit être empêchée. La flamme volatile se matérialisa tranquillement et prit la forme d'une des créatures que son maître aimait le plus parmi les créations d'une divinité qu'il préférait oublié, l'écureuil. La douce flamme se métamorphosa donc en un éclair dans un processus pourtant long car chaque détail devait être crée à l'infini en une seconde. Avez-vous déjà vu une Flamme pouvant se modeler en une forme concrète comme figée dans le temps ?Cela étant, la Flamme avait prit l'habitude de cette forme et ainsi projeté par la force de ses membres illusoire, il rejoint l'épaule de son maître en un saut des plus gracieux. La créature Immortelle sourit en voyant arriver son plus vieux compagnon, cette douce flamme, souvenir de son ancienne existence. Il la rassura en la caressant sans mauvaises intentions et portant à ses lèvres un petit peu de "Vent" car, oui, ici les gâteaux n'existent pas et les Flammes se nourrissent de "Vent", chose inexistante ici aussi. A l'image d'une cathédrale, cette pièce semble couper du temps, comme un... refuge. Comme un point de chute afin de mieux repartir... Ou non. L'écureuil de feu dévora avec joie la flamme et voyant le sourire de son maître, il rejoint sa demeure avant de retourner à sa forme d'origine.

La créature Immortelle tendit lentement la main jusqu'à prendre un des plus vieux volume de son étagère. Ses doigts glissèrent le long du cuir craquelé par le temps. Un long soupir s'échappa des lèvres aux apparences scellées de la Divinité. Les paupières closes, il attira le livre jusqu'au creux de ses bras, l'enlaçant comme un enfant serrerait contre lui son premier "doudou". L'instant dura pour les moins passionnés, un millier d'années. Comme un homme prendrait le temps pour poser le pour du contre de la décision qu'il va prendre, la Divinité le prit aussi. Dans son monde, le Temps n'est plus qu'un détail et comme un "lointain souvenir",  n'est-ce pas là l'Ironie ? L'Ironie traître et vengeresse de l'homme qui joue avec la vérité, qui la fait fuir, sans jamais pouvoir la ramener devant lui du fait de son absence de conscience malgré les émotions qu'il ressent. Une ancienne voix retentit alors de derrière les murs cotonneux, comme un avertissement laissé par le créateur des lieux, lui aussi déjà présent sur place. Cette voix nostalgique était déjà là, l'observant, le berçant de murmures rassurant quand au contenu important de cette bibliothèque. Comme un enfant colérique, la Divinité avait déjà voulu brûler complètement cette bibliothèque afin de tout recommencer mais, à chaque fois, la voix le ramenait à la Raison et à la Paix. Mais, pas forcément à son Nom. Son vrai nom, perdu dans les abysses de transformations multiples, de souvenirs enchevêtrés et de "devenir". La douce voix rassurante se manifesta et calmement, elle annonça d'une voix des plus compréhensive.

"- Lucian, ne détruit pas ce qui t'as construit. Affronte ce qu'il te fait peur et tiens tes promesses. Peut-être te rachèteras-tu de ce qu'il s'est passé des milliers de fois, peut-être que tu sauveras le reste de ta conscience. Ne laisse pas Mephisto gagner cette guerre..."

Le dénommé "Lucian" désormais stoïque, observa la couverture du livre qui portait comme inscription, dans des lettres dorées d'une ancienne écriture aujourd'hui disparue et seule connue des premiers gouvernant de cette réalité. De huit lettres capitales, brillant comme un trésor préservé de l'usure du temps, de la poussière et de l'oubli. Lucian l'observa un instant avant de soupirer le plus calmement possible alors que son inquiétude montait en flèche. Chose étrange et déstabilisante pour chaque existence immortelle dans ce monde idiot et presque ironique qu'est la souffrance morale. Il ouvrit lentement ses lèvres dans un silence parfait et d'une voix calme et apaisée, il répondit finalement à la voix qui lui avait parlé. Sa voix avait l'apparence de la paix mais sa signification pour un initié était aussi tranchante que le fil de l'épée d'Or du Juge des Divinités, Parandar.

"Irianeth. Terre de deux de mes premières promesses. La première est complexe alors que la deuxième est celle que je m'apprête à remplir aujourd'hui. Je n'ai pas oublié mon objectif. Voix."


Pour Lucian, cette voix représentait un memento indélébile de son ancienne existence en tant que divinité du Hasard, cette même qui le terrifiait et qui avait créer toute ses promesses et tout ses souvenirs. Toutes ses souffrances pour un être nostalgique qui finalement ne cherche plus qu'une chose, le doux réconfort de l'extinction de son existence. Il déposa lentement le livre sur la table et alors qu'il ouvrit la lourde page de garde, il sombra dans l'inconscience afin de réintégrer son véritable corps. A l'extrême limite du territoire des Dieux, là où nul Dieu ne posait plus les pieds du fait de sa tristesse ultime. Le cimetière des énergies, Trensanor. Les murs cristallins forgé à l'époque par le premier divin des éléments matériel resplendissaient encore de son immense talent et les yeux de Lucian se réverbèrent lentement contre la glace qui agissait tel un miroir sur les deux lumières qu'étaient encore une fois, ses yeux Saphirs. Une douce brise d'été arriva jusqu'à l'être qui le traversa lentement de part en part, comme une épée fait de soie. Il baissa les yeux et lentement laissa un message à ceux qui contrôlaient les Dieux. D'une voix brisée, caressante à rebrousse-poil et chargée d'une pointe de colère.

"Ce monde est Fou..."

Le vent sembla lui apporter une illusion de réponse en délibérément devenir plus chaud et poussant même la porte ancienne de la demeure oubliée. Qu'il est étrange de dormir dans un tombeau, et encore plus traumatisant de découvrir qu'il s'agit du sien, n'est-ce-pas ? La tombe d'où le nom de son propriétaire et dernier locataire était marqué en lettre dorée avait vu le temps détruire ce nom mais, pas l'utilité de cette personne. [Divinité du Hasard] était la seule inscription à cette tombe solitaire, trônant au milieu des milliers d'autres qui s'illuminait de temps à autre de l'énergie trop chargée de leurs propriétaire comme un ultime souffle de vie au travers du troisième voile de la non-vie. L'Ether. Là où tout un chacun se retrouvera un jour ou l'autre...

Lucian se releva calmement, observant le levé du soleil par-delà les nuages terrestres. La douce lumière diffuse rouge d'abord pénétra au-delà de l'horizon et pendant un instant Lucian aurait put jurer avoir connu la paix au moins une seconde dans sa vie d'hybride existentiel, de schizophrène pour les humains ignorants à possédé pour les Divinités Déchues. Comme une mauvaise excuse, l'existence de Mephisto n'était connue que de Lucian et personne n'oserait le croire. Pourquoi croire un mort qui n'a en commun avec son ancienne existence qu'un pendentif en forme de sphère d'où une petite lumière bleue sort les soirs de pleine lunes ? Lucian se releva une fois le magnifique spectacle terminé. Il enfila sa cape noire et sans prendre d'artifice de transformations ou même de quoi que ce soit si ce n'est sa défense, impénétrable pour un mortel, mentale passive que Mephisto lui procurait. Il tourna le regard vers le continent des hommes-insectes, qui avait tellement changé depuis que Lucian avait foulé ses terres il y a de cela bien des siècles. Il sourit comme un nostalgique cacherait sa tristesse et se laissa porter le long des vents, non pas sous la forme d'énergie ou avec la téléportation mais bel et bien en chute libre, le visage détendu et les paupières closes alors qu'il sentait la puissance des vents maltraitée ses cheveux qui fouettait son visage, sa nuque, ses joues sans la moindre retenue. Un long sourire se dessina le long du visage de Lucian et alors qu'il se sentit le plus détendu, il se téléporta calmement dans un petit flash doré sur l'une des montagnes. Un des sommets du monde à défaut de gravir les plus hauts sommets de celui-ci.

La vue plongeante sur la forêt tropicale terrifiante pour qui ne la connait pas, la mer illimitée devant soi, et sur les petits dragons de compagnie des Seccyeths côtoyait un lumière diffuse. Lucian était en haut d'une des montagnes tranchantes, l'une des deux qui accordait un tel spectacle. La roche marqué du temps n'avait rien perdue de sa superbe et Lucian déposa les pieds sur celle-ci. Il y avait bien longtemps qu'il n'avait vu cette scène...
Même si cette fois il était, seul et... face à ses démons. Il fit un pas de plus et suivant une légère courbe qui créait une petite grotte non profonde à l'abri des aléas du temps et des agissements sur cette terre trônait une épée, légèrement courbe à la garde d'une beauté sans pareille malgré les quelques végétaux poussant calmement dessus au gré de leur envies. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les plantes poussaient ici, une véritable oasis de beauté pour qui sait où elle se trouve. L'épée brisée était encore dans son fourreau, l'épée originellement conçue pour un maniement à deux mains était désormais à la taille de celle prévue pour un maniement uni manu, posée sur une roche plate, totalement réalisé par Lucian, il vit à nouveau le nom qu'il y avait gravé... Il y a de cela deux millénaires.

"Sulphur Deutir. Me voilà... comme promit."


Lucian tomba à genoux lentement, rentrant la tête contre son poitrail. Il soupira calmement et se releva en se retournant. S'asseyant les jambes dans le vide, à la frontière entre l'ombre rassurante de la grotte et la lumière du soleil calme et paisible. Une heure se déroula comme ceci sans que Lucian ne s'en rende compte et un bruit sur le chemin attira son attention. Se relevant lentement, il rabattit son capuchon sur sa tête et attendit de pied ferme la personne qui viendrait bafouer le seul endroit qu'il considérait comme son sanctuaire. Le seul qui ait réellement une importance à ces yeux, pas uniquement pour la personne qu'il y a enterré, pour les souvenirs, pour la paix et la beauté de cet endroit et finalement... Parce qu'il s'y sentait bien. Qui que cela était, Lucian ne put s'empêcher d'admirer sa bravoure du fait de la difficulté sans téléportation de l'atteindre.


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Janita
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MessageSujet: Re: [PV Janita/Lucian] Sais-tu ce qu'est le Mensonge ? Mar 23 Juil 2013, 14:32

Going nowhere.



Une envie d'ailleurs, tout simplement. De challenge. Elle en avait marre des entraînements sans saveur de David. Elle n'avait tout simplement pas l'impression de s'accomplir à ses côtés. Jamais elle ne dépassait ses limites, son entraînement magique était dérisoire. Nul, en somme. Il lui fallait quelque chose, et vite ! Une quête était déjà prévu dans ses accomplissements futurs, mais il lui fallait attendre qu'Hyllïna soit fin prête à partir pour le continent. Et à son goût de petite impatiente, cela prenait beaucoup trop de temps. Avec Flynnie, ils avaient postulé pour résoudre une enquête sur le Royaume de... Re... Ar... Enfin le plus vieux Royaume conquit d'Irianeth. La quête avait eu pas mal de succès par ailleurs, elle y avait vu Kassinie, une autre rousse dont elle ne savait pas le nom et la fille à Trystan. Et peut-être d'autres ? Elle n'avait plus regardé la liste, à vrai dire. Mais le principal c'est qu'elle avait décidé avec Flynnie qu'ils s'entraîneraient quelque peu en faisant des quêtes. Autant joindre l'utile à... L'utile ? Oui. C'était le mieux à faire et ce qu'elle trouvait de plus logique. Il s'agirait de drôles de faits arrivant aux habitant du Royaume, où il fallait enquêter. Travailler les méninges faisait aussi parti de l'entraînement, après tout. Pour elle, trois points essentiels : Le corps, l'esprit et … La magie. La magie ! Zut de zut de chez zut ! Elle n'avait plus entraîné sa magie depuis l'examen pour passer écuyer... Le retard monstre était déjà assuré. Et ça, elle ne pouvait pas le demander à A'élys, puisqu'elle n'était pas magique... Et elle n'était pas très douée d'elle-même dans cette pratique pour se débrouiller seule... Tant pis, elle demanderait à Flynnie des conseils, ou à Ryan. Ou elle se débrouillerait, tout simplement. Comme d'habitude. Mais là, l'heure n'était pas à la magie ! Plutôt à l'esprit et au corps. Car il fallait qu'elle dépasse les limites, elle se sentait trop molle ces derniers temps en compagnie de David. Bouger était la seule solution. Alors elle se décida, et pas au plus simple : Les montagnes derrière la forteresse. Jamais elle ne les avaient visité ni même escaladées. Le marécage, la forêt... Ça elle ne connaissait que trop bien. Elle avait envie de changer, de prendre du challenge dans ses accomplissements.

Un pas, puis deux. La chaleur rendait l’ascension aride. Mais elle devait y arriver. C'était son défit physique et mental. Elle avait de quoi survivre en nourriture et en eau dans sa petite pochette accroché à la ceinture. Rien à craindre, juste à avancer ! Et pour éviter d'user son eau inutilement, elle usa d'une technique qu'elle avait apprit elle ne savait-plus-trop où ; s'agissant de poser un cailloux dans un coin de la bouche sous la langue, faisant ainsi fonctionner plus efficacement la salive, lui évitant de vider ses économies d'eau en un rien de temps. Ses cheveux étaient attachés en une queue de cheval, lui tenant moins chaud. Comme lui avait apprit Kassinie ! Mais là n'était pas question de parler de beauté ou d'arrangement divers que les femmes de la Forteresse savaient si bien user. Non, il s'agissait d'une beauté interne. Celle qu'elle voulait atteindre en arrivant en haut de ces roches, la plénitude totale. Ce sentiment d'accomplissement et de but dans l'existence, poussant chaque être vivant à vouloir toujours aller plus loin dans le but de repousser encore et toujours ses propres limites. Toujours. Alors, avec quelques petits chants, elle se donna du courage dans l'acte.

- And I find it kind of funny, I find it kind of sad ; The dreams in which I'm dying are the best I've ever had. I find it hard to tell you, I find it hard to take... When people run in circles its a very, very mad world.

Une nouvelle comptine qui lui restait trop souvent en tête et qui correspondait à sa vision de la société et du monde en général. Tous des fous, illogiques et malsains. Par ailleurs, elle ne l'était pas réellement non plus. Sa réalité était juste différente et propre à ce qu'elle était. Et elle n'en avait que faire de savoir si ça convenait ou non au reste du monde. Qu'importe ? Qu'en avait-elle à faire, de ces autres ? Pas grand chose, tout comme il ne se souciait guère d'elle.
Enfin, elle arriva à ce qui lui sembla être le sommet, complètement essoufflée après avoir passer son temps à chantonner et fredonner des airs tout en marchant... Elle n'avait pas été bien maligne sur ce coup là non plus. Mais elle prit cette fois-ci une plus grosse gorgée d'eau que les autres fois. Un sentiment de fierté la prit lorsqu'elle vit la baie d'Irianeth sous ses yeux, le soleil donnant peu à peu des couleurs chatoyantes au ciel. Un spectacle magnifique, qu'elle serait bien heureuse de montrer un jour à Flynnie si lui aussi avait une envie d'escapade et de nouveaux point de vue à observer ! Le vent vint caresser son échine, faisant danser ses cheveux. Un souffle chaud, qu'elle avait toujours trouvé... Rassurant. Comme si elle le comprenait, comme si le vent lui parlait et l’apaisait. Elle s'approcha sur rebord pour fermer les yeux et étendre les bras face à la falaise, le soleil réchauffant chaque partie de son corps. Bien. Elle se sentait... Bien. Accomplie. Elle avait enfin fait quelque chose qui la poussait à ses limites dans l’endurance. Les entraînements la fatiguait à peine, alors à quoi bon... Ce qu'elle voulait, c'était de ne plus être capable de marcher, d'avoir mal au point de se demander si ses membres n'allaient pas tomber... Un tantinet masochiste, mais elle aimait cette sensation d'être allée jusqu'au bout. Par ailleurs... Ses jambes commencèrent à lui lancer de fatigue lui rappelant qu'elle venait de passer un peu plus d'une heure à escalader tout ça. Il fallait qu'elle se repose avant de pouvoir repartir et rentrer... Ce fut lorsqu'elle s'enquit à escalader réellement au sommet de ce chemin, qu'elle aperçue qu'elle n'était pas seule...
Comment !? Elle n'était pas seule à avoir eu l'idée de venir s'entraîner jusqu'ici ?! Pfff, nul. Ou alors, peut-être était-ce quelqu'un comme elle, et elle pourrait s'en faire un ami. Mais peut-être même qu'elle avait dérangé cette personne dans un moment de solitude voulu... Elle n'aurait su dire à ce moment donné ce qui pouvait se tramer. Cette personne était assise au bord de la falaise, encapuchonnée. Intriguée, voilà ce que la présence de cette personne lui donnait comme sentiment.

- Euh... Pardon. Si vous préférez être seul, je peux me retirer!

Même si elle n'en avait pas vraiment envie car la vue d'ici était splendide, elle l'aurait fait. Après tout quand on la gênait alors qu'elle préférait être seule, elle était toujours de mauvaise humeur. Hors de question de faire pareil à quelqu'un. Mais ses jambes ne la porteraient pas jusqu'en bas immédiatement, il lui faudrait encore quelques minutes voir une heure pour se remettre et pouvoir redescendre. Au pire des cas, elle se mettrait tout simplement plus bas.

- Ici, c'est vraiment magique ! C'est la première fois que je viens. Mais la vue est très belle et le vide qui y dégage est... Appaisant.

Beaucoup plus apaisant que les mouvements de foule perpétuels dans la forteresse pour sûr. Mais si elle avait envie d'être complètement seule un jour, elle savait où revenir.quote>

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MessageSujet: Re: [PV Janita/Lucian] Sais-tu ce qu'est le Mensonge ? Mer 24 Juil 2013, 07:15

Agacement, colère, envie de vengeance, paix intérieure, incompréhension, haine se succédèrent dans l'esprit de Lucian. Bien qu'il admirait quelque peu l'effort qu'avait fournie la jeune fille pour atteindre l'endroit, l'idée de la pureté de ce sanctuaire bafouée par les pas de cette humaine avait le don de l'exaspérer au plus haut point. Il était torturé entre l'idée de la faire disparaître à jamais, ou simplement l'accueillir en lui expliquant avec ses mots à lui qu'il ne la voulait plus jamais ici. Il prit tout le monde un petit temps avant de répondre à la jeune fille qui l'avait abordée comme s'il était n'importe qui, il aurait pu être un homme qu'elle ne l'aurait pas juger pour autant. La queue de cheval dégoulinante de sueur et les gouttes perlant sur le corps de la jeune fille rassura Lucian quand à la question qu'il se posait calmement. Comment était-elle arrivée là si ce n'était par la téléportation ? Avait-elle vraiment escaladé la falaise presque a pic ?
Lucian soupira lentement, il observa la couleur rousse brûlante de la chevelure de cette jeune fille et déposant discrètement par la pensée une carte "The Empress" sur la tête de cette dernière, il découvrit aisément son nom et la raison de sa venue ici. Elle venait s'entraîner car elle trouvait que son maître n'était qu'un beau ramassis de flemmardise et qu'il était doté d'une orgueil sans limite, imbu de lui-même jusqu'à la moelle. Lucian décida donc de rompre le nouveau silence qu'il avait lui-même créer en gardant celui-ci lors des premier mots de la jeune fille, qui portait le nom de Janita. Quel étrange prénom, pensa-t-il, avant de répondre avec une voix lointaine, qui ne dissimulait pas une grande expérience de vie.

- Qui êtes-vous, et que faites-vous en ce sanctuaire ?

Lucian ne se voulait pas agressif mais son esprit était en pleine dualité quand à savoir de qui entre Lucian et Mephisto allait avoir le plaisir de discuter avec cet esprit fragile et torturé par une douleur des moins physique mais des plus douloureuses. Pour l'instant, Lucian gardait le contrôle mais les douleur apparaissant comme des vagues s'écrasant sur les falaises abruptes d'une île abandonnée résonnait dans sa tête, l'empêchant de se concentrer totalement. Pour la première fois depuis très longtemps, il ressentit le besoin de sentir le soleil sur son visage et avec toute la lenteur du monde il retira son capuchon, laissant ses yeux océan se déposer sur Janita et ses cheveux légèrement grisé voleter par la brise continuelle qui passait dans sa chevelure. Il soupira encore une fois avant d'ajouter à l'attention de la jeune fille qui malgré son effort pour cacher sa fatigue, était totalement brisée corporellement...

*Ne penses-tu pas que c'est le bon moment pour en profiter Lulu~*

Les pensées de Mephisto devenait de plus en douloureuse pour l'esprit de Lucian qui lentement n'entendit plus les propres mots qui sortait de sa bouche. L'air projeté par ses cordes vocales résonnait dans l'infini du vide de son esprit et sans qu'il ne puisse retourner à son corps, il savait que Mephisto avait décidé de prendre le contrôle et que selon son humeur et les réponses de la jeune fille la scène pouvait totalement changer, du tout au tout en une seconde. Lucian vit sa main se poser sur son visage et une fois que ses paupières se furent fermées, il perdit totalement connaissance.

"J'aimerai que vous quittiez ses lieux si vous ne connaissez pas son histoire. Et j'aimerai que vous ne remettiez jamais les pieds ici, Janita d'Irianeth."

Mephisto se voulait menaçant et maintenant qu'il avait le parfait contrôle du corps de Lucian, il tendit la main pour faire apparaître une carte "The Magician" qui transforma les cheveux du corps astral de grisé à brun. Il fit apparaître un petit courant d'air menaçant à l'encontre de Janita. Etrangement, malgré le fait que Mephisto n'avait aucun intérêt à être ici, il avait choisi de rester en ce sanctuaire car même lui se sentait bien ici du fait de la paix que procurait cet endroit. D'un côté il était possible de voir les hautes montagnes d'Irianeth, sa forteresse, sa plage de galets d'où les dragons se prélassait tels des monstres dénaturant l'espace dans lequel il se trouvait et pour finir les vagues régulières de la mer déchaînée. La mer était en parfaite contradiction avec le temps qu'il faisait car le soleil brûlait tant il faisait chaud et les pierres brillaient d'une lueur blanche dû à la réverbération sur le sel déposé ici depuis des millénaires.
Mephisto cracha soudainement un peu de sang et alors qu'il ouvrit les yeux sur le liquide rouge qui séchait déjà sur sa paume, il perdit lui aussi le contrôle se rendant compte que Lucian voulait régler ça lui-même. Il apprenait vite ce petit pantin déréglé ~

Lucian ouvrit les yeux calmement et non-conscient des mots qu'avaient prononcé Mephisto il répondit à la dernière phrase qu'avait prononcée Janita. Comme une discussion mal réglée, cette scène pouvait être assimilée à une horloge tournant d'heure en heure et pas de minute en minute et pas toujours dans le même sens. Un sourire compatissant se fit présence sur le visage encore incertain de Lucian et ses lèvres s'écartèrent lentement pour finalement dire.

- En effet. Mon amie est enterrée ici et j'ai du mal à tolérer les présences ici. Mais, si tu veux te reposer et profiter du spectacle devant toi, je ne te demanderai que de prier pour la paix de l'âme de mon amie. Même si tu ne la connais pas, je suis sûr que cela lui plaira...

Comme après un réveil d'un sommeil profond et réparateur, Lucian ne se rendit pas tout de suite compte qu'il utilisait encore son pouvoir de la maîtrise de l'Air. Soudain alerter par le fait que le souffle de vent était contraire à ceux que l'on pouvait avoir sur Irianeth, il réalisa qu'il utilisait son pouvoir et écarquillant soudainement les yeux, il relâcha son pouvoir et avec la voix prise au dépourvu il demanda calmement à Janita.

- Vous ai-je causé le moindre mal ? Je perd un peu la tête depuis quelque temps...

Lucian espérait que s'il avait terrifié Janita, elle aurait la décence de ne jamais parler de cet endroit car Lucian ne voulait en aucun cas que quelqu'un vienne souiller la terre où il avait lui-même enterré la Tueuse de Dragons. Sa plus vieille amie, et sa première amante...
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MessageSujet: Re: [PV Janita/Lucian] Sais-tu ce qu'est le Mensonge ? Lun 19 Aoû 2013, 05:42


Someone rescue me.




Lui dire qui elle était ? Qu'en avait-il à faire... Même elle, elle s'en fichait de savoir qui il était, tant qu'il ne se montrait pas aussi stupide que les gens d'en bas, à Irianeth. Mais quant à savoir pourquoi elle était là, ce n'était pas un problème.

- Je suis venue pour balader, je ne savais pas qu'il s'agissait d'un sanctuaire !

Elle vit comme une carte se poser sur sa tête. Mais elle n'y fit pas réellement attention. Son attention était surtout tournée sur cet étrange personnage qui se tenait devant elle, aux humeurs très changeantes. Il ne semblait pas du tout ravi de la voir, il souhaitait même qu'elle parte, apparemment. Dommage, elle aurait bien voulu rester ici encore quelque temps pour profiter de la vue et de se reposer un peu avant de repartir... Janita d'Irianeth. Mais il connaissait son nom ! Il était bête alors, de lui demander qui elle était, si il le savait déjà. Le retrait de son capuchon lui fit oublié cette soudaine haine qu'elle faisait ressentir à ce pauvre homme bien importunée. Son visage ne ressemblait à rien d'autre, ici, sur le continent. Ses yeux étaient comme... Captivant, dégageant une aura inconnue jusqu'alors. Qui était-il réellement ? Soudainement, cette question prit de l'intérêt pour elle. Puis ce fut la deuxième carte qui attira plus son attention, lorsqu'elle lui fit changer de couleur de cheveux.

- Oh, vous êtes un magicien !?

Son changement de couleur l'intrigua au plus au point. Et peut-être que s'il connaissait son nom, c'est qu'il possédait en lui quelques pouvoirs de médiumnité. Malheureusement, étant déjà de trop, son enthousiasme allait pouvoir paraître lui aussi, de trop. Mais elle adorait la magie, les pouvoirs, les choses inexplicables et étranges. Ce qu'elle aimait surtout, c'est d'observer des pouvoirs particuliers, bien spécifiques à certaines personnes. Elle trouvait ça... Fascinant.
Mais l'heure ne semblait pas pour lui à être à la magie ou aux démonstrations. Il lui expliqua la raison pour laquelle il semblait si en colère de la voir pénétré ici. Un sanctuaire ? Pour son amie décédée ? Tout devenait soudainement limpide ! Il ne fallait pas qu'elle le mette plus en colère qu'il ne l'était déjà, après tout elle était sur son territoire, pas le sien.

Alors, prions.

Son amie disparue devait beaucoup compter pour cet homme au vu de ses réactions. Il protégeait ce sanctuaire un peu comme la prunelle de ses yeux, grognant après les intrus. Ce qu'elle était, en quelque sorte. Alors pour s'excuser du dérangement occasionné, elle s'assit sur le bord de la falaise, les deux mains jointes et les yeux fermés tellement fort qu'ils étaient plissés. Le silence s'installa quelques instants alors qu'elle tenter de rassurer cette disparue pour lui dire qu'elle n'était pas seule, que quelqu'un veillait toujours sur elle et continuait de l'aimer malgré la distance qui pouvait les séparer. Trystan, lui, ne devait pas être si seul... Il était l'Empereur après tout. Il avait une famille, des amies, des apprentis... Elle n'était pas la seule à le regretter bien que parfois les choses semblaient lui faire croire le contraire. Alors tant pis, elle laisserait un peu ses pensées pour Trystan de côté aujourd'hui, et elle penserait à cette disparue. Après quelques minutes et ne trouvant plus quoi lui dire, elle rouvrit les yeux pour réengager la conversation avec l'inconnu.

- Heureusement que vous êtes là pour votre amie ! Sinon, elle doit bien se sentir seule, ici, sans personne. Elle comptait beaucoup pour vous ?

Question qui pouvait paraître bête, mais c'était de la curiosité mal placée. Enfin, après ces quelques minutes de silence, le vent inquiétant s'arrêta de souffler, et comme prit de court par la situation, il l'interloqua, presque penaud. Elle l'observa alors intriguée. Pourquoi lui aurait-il fait le moindre mal ? Il est vrai qu'il faisait quelque peu peur et qu'il était inquiétant, mais il ne lui avait pas porté préjudice, au moins. Enfin, il ne semblait pas être comme les autres, dans sa manière penser, de voir le monde, de réagir. Elle ne le détestait même pas, alors qu'il était un garçon. C'était une situation bien étrange à vrai dire. Il devait peut-être avoir des problèmes de mémoire, en fait. Ah, voilà qu'il venait de confirmer sa théorie. En plus avec ses cheveux gris, c'était peut-être une vieille personne... Mais une vieille personne avec un visage jeune. Étrange. Trop étrange, presque. Mais pas impossible.

- Non, tout va bien il me semble ! Mais vous, vous ne semblez pas aller vraiment bien... Vous êtes malade ?

Cracher du sang, perdre la tête, tout ça... Ce n'était pas trop signe de bonne santé ! Elle avait bien des pouvoirs de guérison, mais ils n'étaient pas bien puissant en fait. Le vent qui soufflait ne lui disait rien qui vaille, ça lui glaçait même l'échine de frissons... Rien pour arrangé du mélange de la peur et de la transpiration faisant en sorte de baisser sa température corporelle. Pourquoi le vent semblait-il vouloir être méchant avec elle ? Pourtant, elle s'était toujours retrouvé en lui, bercée et comprise. Mais là, ce n'était plus pareil... Son père était-il en colère après elle pour lui insuffler un tel vent inquiétant ?

Tes pouvoirs ne servirons à rien, face à lui...


Un murmure, un souffle... Une douce brise cette fois-ci apaisante qui vint l'enlacer. Son père ! Il ne l'avait pas oublié, au moins. Et il ne semblait pas non plus en colère. Deux semaines sans nouvelle, sans bruit, ça commençait à faire beaucoup pour elle. Mais bon, si son père lui disait que ça ne servait à rien, alors elle n'allait même pas tenter d'essayer. Quand il disait pouvoirs il parlait de tous ? Ou bien juste de celui de guérison ? Il fallait toujours qu'il soit vague, aussi ! Il ne lui disait jamais rien de précis ou de concret, c'était toujours à elle de deviner ce qu'il entendait par là.

- S'il y a quelque chose que je suis en mesure de faire pour vous venir en aide, n'hésitez pas à le demander.

Comme c'est incrédule de dire ça avec tant de naïveté face à un Dieu. Pauvre petite qui ne comprenait pas grand chose de la réalité qui se trouvait pourtant face à elle.
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MessageSujet: Re: [PV Janita/Lucian] Sais-tu ce qu'est le Mensonge ? Sam 24 Aoû 2013, 22:56


Souffre en silence comme une âme en peine, affronte tes peurs et tes souvenirs comme tu marches sur un escalier menant à ton avenir devenu incertain par tes actions indirectes et mensongères, n'est-ce pas, Grand Frère ? Les mémoires sont les affres de la douleur et d'une vie antérieure devenue piège du garde au corps d'un monde abandonné par les valeurs d'un jugement indirect sur une vie innocente créée par les affres d'une tentation devenue des plus horribles. Te souviens-tu, MEPHISTO !

Un grand rire résonna avec fracas alors que Lucian sombra dans un long sommeil incontrôlable. L'âme criant comme un oiseau se brisant l'aile contre un poteau de fer manié par une force herculéenne, il vit la dernière lumière s'effacer de son regard en voyant la terreur, la peur et la tétanie naître sur le visage devenu certain d'une âme mensongère existante depuis plus longtemps que le corps qu'elle habitait. Mephisto, pourquoi ce nom résonnait dans le temps comme une marque devenue réalité ?
Les yeux changeants et arquant d'une lueur brillante accueillirent la venue parfaite d'une âme désormais seule dans un vaisseau jeune et voguant à un contrôle complet. Chaque respiration qui prenait une seconde créa soudainement un bref retour à la réalité d'un monde dirigé par des forces connues et les souvenirs absents revinrent au galop alors qu'un visage aux cheveux enflammés naquirent dans l'espace devenu environnement à une scène des plus belles sur les terres maudites et abandonnées d'Irianeth. Janita, pourquoi fallait-t-il que tu viennes ici en ce jour alors que ton père lui-même crains mon existence...
L'ironie du hasard de la création de la Vie fit naître un sourire sur le visage étrangement vrai de la divinité, le sourire laissa place à un voile d'une nostalgie voile d'une tristesse à peine voilée. Se souvenant avoir vu la jeune femme prier, il la remercia lentement et silencieusement d'un mouvement de tête avant de lentement déambuler comme une marionnette parfaitement contrôlée aux côté de la jeune écuyère dont l'ignorance rendait presque souriant la divinité blasée du rythme dénué de sens d'un monde devenu trop logique. Il passa ses jambes dans le vide et laissant son regard se perdre une demi-seconde dans la lueur forte du soleil, il tourna son visage vers celui de l'écuyère. Lui adressant un sourire sans joie, il lui laissa contempler la beauté presque parfaite de son charisme de Mensonge avant de tranquillement entrouvrir les lèvres, hésitant et incertain. Il marqua un petit temps d'arrêt et posa son regard dans l'infini, comme en proie à une dualité intérieure, avant de finalement céder à sa propre réflexion et, avec parfaite théâtralité, ouvrir la bouche dont les lèvres sucrées reflétaient la lueur vacillante d'un astre divin.

- Je ne suis pas malade. Je suis simplement... incomplet. Tu es une Descendante et je sens le regard de ton père sur toi, alors qu'il est incapable de m'observer même sous ma forme actuelle. Il doit sûrement te conseiller de faire attention, mais, ne t'en fais pas. Je ne suis ni ici pour causer du tord à Irianeth ni à une jeune et belle demoiselle de cette contrée abandonnée.

Mephisto ne voulait en aucun cas être... désobligeant ou même mesquin dans ses paroles, au contraire, il allait à l'encontre de sa propre vocation d'existence, celle d'un menteur calculateur jouant avec l'esprit des mortels, instrument d'une pièce de théâtre devenue variante d'un pouvoir les dépassant sur des milliards de possibilités. Il sourit lentement, comme pour s'excuser intérieurement et avec calme il soupira, laissant ses cheveux lui passer devant le visage, cachant un instant ses yeux variant entre des nuances de rouge, vermillon et finalement... Vert ? Il marqua encore un temps d'arrêt avant de continuer dans sa phrase comme si son silence ne l'avait pas couper dans son envolée révélatrice et dans son choix de réflexion et d'aveux à la jeune descendante d'un Dieu, et marquante pièce d'une toile divine tisée par une araignée vicieuse et torturée par les volontés d'une maîtresse jalouse de son talent. Ses lèvres légèrement rosée et tendre d'une douceur surréaliste s'ouvrirent à nouveau pour le meilleur comme pour le pire. Et surtout, le pire...

- Pour répondre à la précédente question, oui. Je suis un Magicien. Même un peu plus que cela, mais répondre honnêtement pourrait, pour l'instant, m'être fatal. Tu possèdes la même affinité que moi pour la Magie. Comme toi, je maîtrise l'Air ou plutôt je Suis l'air. Mais, ce ne sont que des détails. Je peut lire sur ton visage l'intérêt que tu portes pour cette magie et pour répondre à ta question silencieuse, oui, peut-être qu'après que tu ai écouté mon histoire. Tu pourras choisir d'essayer de me convaincre de t'exercer avec moi, étant donné que tu sembles avoir relâché ton exercice de ce talent ces derniers temps. N'est-ce pas ?

Reprenant peu à peu ses esprits et son contrôle sur son corps et esprit, pour ne pas dire essence, Mephisto adressa un regard à la jeune femme s'assurant qu'elle avait parfaitement emmagasiné ce qu'il venait de dire. Non pas que sa fin de phrase interrogative attendait une réponse, mais, plutôt que... Mephisto voulait continuer. C'était la première fois de son existence qu'il parlait librement sans le moindre mensonge et le bien-être de son auditoire lui sembla soudainement plus important qu'à n'importe lequel des moments de son existence. Il se releva lentement et tournant le dos à Janita, il murmura, suffisamment fort pour qu'elle puisse l'entendre, la suite, ou plutôt... Le début de son histoire ?

- La tombe de ce sanctuaire porte les dernières traces de l'existence de Sulphur Detir. La première Descendante. L'héroïne méconnue qui a guidé mon amour sur cette Terre et qui a scellée mon destin en sa disparition.

Comme soudain frappé par le désespoir ou plutôt de profonds regrets, il baissa la tête et observa le reflet brillant de la lueur divine de l'astre brillant du jour de ce monde se réfléchir d'une manière anarchique - pour n'importe quel observateur à part Mephisto -. Des calculs et des réflexions naquirent soudainement dans son esprit et il remarqua tout de suite que les rayons semblaient à 80% centrés vers la poignée et la garde de l'épée brisée. Il sourit en se souvenant vaguement du sourire de Sulphur et comme frappé par la réelle ligne temporelle, il continua sa "préparation" théâtrale, d'une voix... cristalline de pureté comme la voix vicieuse et pernicieuse, qui ne se voulait pas comme ça, du Mensonge dévorant lentement ses épaules de son existence sous la forme d'une cape noire apparaissant comme une parure de Corbeau, d'un noir profond et brisant la lueur de la lumière. Jugeant que l'attente avait assez durer, les mots franchirent ses lèvres alors que les yeux de Mephisto respiraient encore de la Nostalgie environnante.

-Tu m'as demandé si tu pouvais faire quelque chose pour m'aider. Eh bien, tu le peut. Il te suffit de regarder l'histoire de Sulphur et de comprendre en quoi ce sanctuaire est un secret qui doit le demeurer. L'histoire de l'amour involontaire et finalement du jugement naturel d'une logique implacable devenue impartiale par la sacrifice d'un Autre...

L'univers tout entier sembla soudainement soutenir les émotions se déversant dans le coeur de Mephisto. Comme des bras l'entourant, le Vent sembla soudainement faire partie intégrante de son corps alors que ce dernier, à l'image d'un serpent au visage serein s'enroula autour de lui. Il accueillit ainsi l'écho de sa propre existence au travers de son plus vieux compagnon, le Vent qu'il possédait dans sa propre existence comme matière intégrée. Il vit ainsi l'énergie de son âme se retirer petit à petit comme aspirée par la lueur surréaliste d'un trou noir incontrôlé par un enfant en mal d'amour et d'attention, la lueur suivant un doux chemin creusé dans l'espace et les dimensions elles-mêmes se termina au bout de sa main d'où une image en noir et blanc sous la forme d'une Carte à l'image d'une femme aux longs cheveux cachant son visage et portant un pendule sous la forme d'une lanterne. Les couleurs réapparurent sur cette carte laissant ainsi à la lueur du soleil apparaître la femme aux cheveux rouge, d'où le visage où la silhouette ne semblait qu'hors de portée. Le nom de Tempérance apparut au bas de cette carte quand alors que Mephisto lévitait à une dizaine de centimètre du sol retourna à sa forme première, la divinité qu'il était et non plus sous l'aspect du vaisseau humain qu'il prenait lors de ses visites intempestives dans le monde du Dessous comme il aimait l'appeler. Ses traits retrouvèrent un charisme encore plus aérien et ses cheveux devinrent lentement tous brun, synonyme de l'usage de ses pouvoirs autour de lui. Il oscilla ses iris en direction de Janita alors qu'il toucha finalement le sol d'un contact fort avec le sol et ses pieds. Il transperça le fil de la réalité pour réapparaître aux côtés de la jeune écuyère, à moins d'un pas sur sa gauche et prenant sa main dans la sienne il plongea son regard en ses iris devenus brillant de curiosité. Il laissa couler son pouvoir en elle alors qu'ils voyaient tout deux la carte flotter devant eux, une carte... définissant l'existence de la divinité elle-même quand à son utilité. The Fool prenait désormais l'univers et l'environnement autour d'eux pour les projeter dans l'avenir de ce souvenir devenu rien d'autre qu'une ancienne histoire n'existant que dans les souvenirs d'un Nostalgique en mal d'amour et d'attention comme l'était l'enfant d'un esprit hybride habitant les pouvoirs de trois divinités.

L'environnement maudit et dénaturé de l’île d'Irianeth changea soudainement pour laisser place à la Mer Inconnue. Sur un bateau doté d'immenses voiles naviguait plusieurs hommes et femmes en proie à une terreur différente que celle arborait les quelques courageux qui osaient braver la Mer et ses dangers. L'illusion devenue parfaite laissait vivre aux deux observateurs les sentiments d'un être qu'il voyait comme s'ils étaient ce dernier. L'être malade déglutit avec dégoût alors que la houle de la mer emmenait en leur sillage le reste de son déjeuner, à en juger par l'avancement de la journée avec le mouvement de l'astre solaire dans le ciel de cette nuit d'été. Il ressentit alors une force dans son dos et un rire féminin attira son attention vers une femme qui sortait des standards autres êtres vivants sur le pont de ce navire magnifique. Les cheveux en cascades d'un rouge vermillon résonnaient avec le noisette de ses yeux d'une profondeur brillante malgré le ton un peu palot de sa peau de poupée. Le dessin des lèvres sur le visage de cette belle demoiselle attira un sentiment étrange dans le battement du cœur de l'être qu'habitait pour l'instant de l'illusion Janita et Mephisto. Elle lui sourit et le rassura d'un regard appuyé alors que l'être savait pertinemment qu'ils voguaient en territoire inconnu et jamais encore visité par l'existence de ce monde. Elle dit d'une voix sombre mais chargée d'espoir, ce poison et pourtant seule lueur dans l'esprit de l'Homme et des êtres pensants.

- Nous voyons la Terre ! Je crois que nous avons enfin en vue notre Avenir. Mais, je crois qu'il s'agit de la terre des Tanieths. J'espère qu'ils ne nous causerons pas d'ennuis. Après les Dragons... Il nous faut du temps pour nous adapter ici.

L'être qu'ils habitaient acquiesça d'un hochement de tête et il avança de quelques pas vers la proue du navire en bois. Sa majesté ne faisait aucun doute alors qu'il progressait lentement la main sur les longues longueurs du Navire. Sous le poids du regard des quelques Hommes et Femmes le regardant, il gardait une prestance rassurante de façon à leur montrer qu'il suffisait d'avoir la foi en leur capitaine qui n'était autre que la femme. Chacun de ses pas résonnait dans l'infini comme une marque d'un écho surréel que seul lui pouvait entendre, comme si la réalité réagissait à sa présence en ses lieux. Ses yeux se portèrent sur une île légèrement plus grande que l'Irianeth du temps présent et plus verdoyante malgré les nuages noirs qui se profilaient au loin. Une "avance rapide" dans l'illusion amena la tempête sur le navire qui n'était plus qu'à quelques lieux de leur point d'arrivée sur les plages de galets, à cette époque de sable fin, d'Irianieth. L'illusion ramena des sentiments de violents vents et violentes manifestation des éléments du monde sur le Navire. Des vagues s'écrasèrent avec puissance sur la coque du navire qui explosa en morceau comme un vulgaire oeuf vide projeter avec la force d'un bodybuilder sur un mur d'acier forgé par un maître artisan d'un monde dénué de sens pour la réalité de ce monde. Les vents arrachèrent les voiles tenues par de vulgaires fétus de pailles qu'était désormais les mâts autrefois majestueux parmi tous. La panique naquit en le regard de chaque passager du navire et alors que tous tombèrent dans l'océan et ses lois, l'être ne vivait aucune peur comme s'il était immortel. Un profond blackout s'en suivit et la lumière revint sous la forme d'une profonde brûlure marine quand l'être recracha sous la force d'un souffle étranger dans sa gorge. Il ouvrit les yeux sur la demoiselle l'aidant à respirer à l'aide de son propre souffle. Il se releva soudainement en toussotant l'eau violemment et en demandant du regard ce qu'il s'était passer à sa compagne. Cette dernière afficha un regard sombre avant de répondre que les pertes étaient élevée au nombre de trente et qu'ils n'étaient plus que soixante pour recréer une vie sur cette île d'où les Tanieths venaient régulièrement les aider en leur fournissant avec dévotion du bois et autres objets de tout les jours pouvant les aider. L'être la remercia d'un hochement de tête. Le regard des survivant sembla s'illuminer légèrement à la vue du réveil de l'être et dans une ovation de rire et de soupire, il s'allongea sur le dos, durement et ses yeux clignèrent sur un ciel de lever de soleil pour se rouvrir sur celui d'une nuit emplie d'étoiles.

Son visage se tourna lentement sur sa gauche, tel une sculpture grecque d'un univers entièrement différent et la demoiselle l'observait, l'épée brisée des temps présent, complète cette fois-ci, portée à la taille, l'observant calmement d'un regard composé, calme et serein. Elle glissa du bout du doigt une de ses mèches rebelles derrière son oreille avant de délicatement déposer ses mains sur celles de l'être. Elle laissa un silence marquer l'éternité de son action et de lentement s'installer. Elle baissa légèrement les yeux et à demi-mots, elle soupira lentement  avant de prononcer d'une voix suave et emplie d'un air aguicheur.

- Je ne connais toujours pas ton nom. Mais, tu connais le mien. Je ne veux rien savoir sur toi, mais, je veut que tu sois heureux alors laisse-moi te donner ce que tu désires.

A la surprise de l'être, la demoiselle s'avança lentement et déposa un baiser sur ses lèvres douces et sucrées. Le contact provoqua le tremblement soudain de la stabilité des émotions du corps et dans un sursaut violent, il se saisit de la tête de la demoiselle, dévorant de ses mains ses cheveux, son cou et sa douceur éternelle, plongée dans l'infini. Plongeant son regard dans le sien il la fit sienne le long d'une nuit d'étoiles tout en sachant que tôt ou tard il devait réaliser son devoir. Mephisto avait rendu plus courte qu'il ne l'était ce moment car il souhaitait cacher à Janita ce qu'il avait fait cette nuit-là. Après tout, voulait-elle vraiment le voir terminer l'acte d'Amour ? Il en doutait fortement. Mais, au réveil de ses pensées quand à cette aventure passée, il repensa à la douceur du corps de cette femme. Le galbe de ses haches, la cicatrice qu'il avait dévoré  alors qu'il lui démontrait la puissance de ses sentiments. Il se souvenait de la douceur de ses baisers, la puissance de ses hanches alors qu'ils n'étaient plus qu'un et encore... de cette lueur de plaisir qui était née en son regard puissant et savant.
L'illusion tourna encore légèrement dans un avenir proche de celui qu'ils voyaient et avec lenteur l'environnement changea encore, à l'endroit exact où se trouvait les deux observateurs. Mais, bien des temps dans le passé. Le coucher de soleil était néanmoins la différence majeure, les pierres que formait l'île d'Irianeth semblaient alors complètement vide de nature obscure telle qu'il l'était en des temps plus proche. La demoiselle au regard vide et légèrement voilé d'une lueur nostalgique semblait préoccupée et toute en armure vêtue, elle se retourna sur l'être, lui dévoilant sa majesté d'un regard composé. D'un demi-sourire elle lui demanda, d'une voix pleine de sérieux.

- Voilà plusieurs décennies que nous vivons ici en paix sur cette île grâce à nos deux talents. Je ne nous ai accordé qu'une nuit à l'époque. Et sache que je ne le regrette nullement. Je me souviens encore le jour où tu m'as appris à utiliser mes talents de Descendante. Mais... L'homme de ma vie n'est autre que mon Père. Tu n'y peut rien. Et je peut comprendre qu'Il t'est chargé de me tester avec ce Dragon, dernier de son espèce. Alors, j'aimerai passer un pacte avec toi. Devant nos deux identités, tu ne peut plus me Mentir. Si je dois disparaître en ce jour, reviens sur ma tombe dans Deux milles années. Je sais que tu y seras. Et si... tu trouve un jour celle que tu cherches. Tu sauras quoi lui offrir non ?

L'illusion marqua un temps d'arrêt, comme si le temps s'était figé pour tous. La vision se décomposa en un millier de petit éclats comme si le voile de la réalité s'était transformé en un miroir projeté au sol. Le temps ne sembla pas les affecter par l'avenir mais les années reculèrent à grand pas devant une caverne encore visible sur les plages ouest de l'île d'Irineth. Le sable fin à perte de vu avait pour rôle d'illuminer les deux protagonistes comme le serait des acteurs sur une scène de théâtre. La scène se voit de loin mais les voix parviennent lentement et distinctement aux oreilles des deux observateurs. Les deux protagonistes deviennent alors reconnaissable même si l'être que les observateurs habitaient demeurait encore invisible à leur yeux. La demoiselle se retourna lentement et dit avec stupeur.

- Comment... ?! J'ai mis plus de vingt ans à faire cela, et toi tu trouves la solution en dix secondes ?! Tu m'énerves !

Ses mots n'étaient que légère moqueries et jamais ils n'auraient pour portée de vouloir offenser l'être. L'être sourit à la demoiselle et présenta sa technique, ou plutôt celle de la demoiselle... Sulphur. Une épée d'Ar se forma devant eux et frappa le sol avec une violence non dissimulée qui fit se lever une violente bourrasque de sable. Le sable vint gêner la vision des deux observateurs qui retrouvèrent usage de leurs yeux pour cette ultime scène. Cette fois, il s'agissait de la fin de cette scène à l'endroit où Janita et Mephisto s'étaient croisé lors du chemin de leur vies respectives. L'être qu'ils habitaient s'avança la main ouverte vers Sulphur alors que le temps suspendait son allure régulière forçant les observateurs à découvrir le combat titanesque, devenu mythique et même Légendaire.
Un Dragon aux écailles dorées d'une hauteur de presque trente mètres volait à basse altitude au-dessus d'une demoiselle dont seul la lueur de l'épée et la couleur de cheveux se détachait du sable fin et dorée de la bande de sable n'existant plus à l'époque de Janita. Le fil de la Lame se leva au ciel dans les mains de Sulphur et prononçant lentement des mots d'une puissance inouïe, une immense épée déchira le ciel pour s'abattre sur l'immense reptile volant, le découpant net au niveau des cervicales. L'immense créature s'écrasa dans un fracas à moitié caché par les cris incohérents de l'être. La demoiselle disparue soudainement dans le mouvement incroyable d'un mouvement de l'île principale qui se détachait dans un fracas assourdissant. Les écailles du monstre déchirant lentement en lambeau le corps et l'armure de la belle. Le cri de l'être sembla déchirer l'existence elle-même et malgré la destruction du continent lui-même, une lueur attira l'attention de l'être qui se téléporta en une fraction de seconde à côté de la demoiselle avant de se déplacer à nouveau dans le sanctuaire. Il la porta dans ses bras, les larmes coulant de ses yeux, et avec délicatesse la déposa sur le sol pour entendre ses derniers mots...

- Ne.. p...pleure pas... T-u... es.. M-o..n... Meph.-isto...

La dernière syllabe acheva sa détentrice et son existence elle-même disparut soudainement. Cela se traduit par l'effacement du corps et de l'âme dans une déchirure similaire à un coup de couteau dans l'univers. L'illusion devint noire, signe que l'être appelé Mephisto venait de fermer les yeux. Un nombre illimité de sentiments passèrent dans l'esprit de Mephisto et avec lenteur il rouvrit les yeux sur l'épée brisée en deux qui se tenait désormais au milieu du sanctuaire, à la place qu'elle occupait.. Deux millénaires après. L'image se détacha soudainement du corps de Mephisto, laissant voir d'une position tierce la scène surréaliste qui venait de se dérouler. Ainsi les deux observateurs pouvaient désormais découvrir le visage de Mephisto, les cheveux bruns semi-long au regard embué de larmes incontrôlable. Lentement, l'illusion disparut alors que Mephisto plaçait le morceau de lame brisée dans une de ses poches et finalement l'autre partie sur un autel de pierre d'une formation naturelle d'où il grava les mots Sulphur Dutir.

Mephisto fit réintégrer la réalité à Janita et à lui-même avant de se rendre compte que des larmes coulaient à flot de ses yeux devenus bleu et jaune, comme une hétérochromie, sa véritable couleur dénuée du moindre artifice. Il était désormais comme un livre ouvert et il venait de perdre tout contrôle sur sa contenance naturelle. Il se releva lentement, s'aidant de ses deux bras tremblants avant de soupirer en marchant avec lenteur vers l'autel, sans se retourner et d'un pas tremblant, presque hésitant. Il prononça d'une voix sombre presque caverneuse mais, toujours avec la perfection cristalline qui la définissait.

- Je suis Mephisto. Et... j'aimerai... que tu reviennes un jour ici. J'ai utilisé beaucoup de mon énergie pour te montrer tout cela. Je ne te demande pas de me croire, seulement de revenir si tu le souhaites. Prends ce morceau d'épée en partant. Il te sierra à la perfection. Il y a un passage descendant dans la mer, il te suffit de traverser un petit canal où tu auras pieds et tu arriveras sur la plage. Utilise ce passage pour monter quand tu souhaiteras me revoir. A bientôt. Janita...

Alors qu'une de ses larmes roulait sur sa joue, Mephisto disparut sans laisser la moindre trace. Il n'avait pas utilisé énormément de pouvoir mais, personne ne devait jamais le voir pleurer ni même ressentir une quelconque émotion. Cela n'était jamais bon pour un Menteur de ressentir des émotions. Le vent signala sa disparition soudaine par une petite brise, soulignant avec douceur que désormais le soleil se couchait à l'horizon, laissant apparaître l'astre lunaire malgré l'avancée de la fin de journée. Il... avait besoin de réfléchir. Ses souvenirs avaient ravivés en lui des blessures qu'il aurait souhaité oublier mais, petit à petit il se souvenait de quelque chose d'autre.
Lucian s'éveilla lentement de sa transe et déjà la discussion reprit en son for intérieur...

Jamais tu ne connaîtras la paix, Mephisto.

[HRP: Amuses-toi bien !]
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Parandar
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MessageSujet: Re: [PV Janita/Lucian] Sais-tu ce qu'est le Mensonge ? Ven 17 Jan 2014, 12:52

Bonjour !

Le Rp est-il toujours d'actualité ?! Si non, il sera déplacé dans les Rp's Archivé le 29 janvier !
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[PV Janita/Lucian] Sais-tu ce qu'est le Mensonge ?

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