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Loin de chez soi [Terminé]

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#Faelina
Seccyeth
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MessageSujet: Loin de chez soi [Terminé] Mar 16 Juil 2013, 04:49



// Ce RP se déroule avant la reconquête de Fal \\

La pardusse avançait paisiblement dans le désert de Fal. Elle n’avait que rarement eu l’occasion de visiter ce royaume durant sa formation. Cependant, c’est ici qu’elle avait été envoyé pour une mission particulière : Elle avait été chargé de tenter de comprendre ce qui se passait dans la forêt dite interdite puisque les troupes d’Irianeth étaient souvent victimes d’attaques d’étranges créatures ce qui les obligeaient sans cesse à reculer pour ne pas perdre trop d’homme. La pardusse avait paru être le choix le plus évident pour tenter de limiter la progression des monstres qui se tapissait dans ce bois. Pourtant, à chaque fois que la chevalière avait pénétré celui-ci sous sa forme animal elle n’avait rien vu d’exceptionnellement dérangeant. Il y avait certes des prédateurs mais c’était normal. Si autre chose se cachait ici, il ne semblait pas vouloir s’attaquer à un autre prédateur. Après tout, plusieurs années auparavant elle avait elle-même traversée cette forêt avant de se retrouver sur Irianeth et n’avait rien subis de réellement désagréable. Oh certes, il devait y avoir de nombreuses meutes de loups et d’autres prédateurs solitaires. Mais pas de monstre étrange comme celui que certains juraient avoir vu du côté des frontières de Turquoise. S’il y avait eu une bête, celle-ci avait du changer de place peut-être pour trouver plus de proies ailleurs puisque Faelina devait avouer qu’elle avait bien remarqué qu’aucun gros gibier ne semblaient être dans le coin. Peut-être était-ce pour cette raison que les bêtes se mettaient à attaquer les hommes insectes et les humains présent à la lisière des bois ?

En tout cas, malgré son séjour d’une semaine dans un des camps proches de la frontière la pardusse n’avait rien réussi à découvrir de plus et avait simplement conclu à quelques attaques de loups. Il suffisait que les hommes gardent leur distance avec la forêt et tout se passerait bien pour eux. Quant aux patrouilles qui avaient été envoyé sans être retrouvé, il était fort probable qu’ils soient morts. Mais franchement, ça n’avait rien d’étonnant quand on savait que les humains étaient complètement incapable de survivre en forêt. Sous sa forme de pardusse complète Faelina se baladait donc dans le camp vêtu de la façon la plus simple possible c’est-à-dire à la manière « sauvage » comme beaucoup le disait à présent. Un simple soutien gorge pour masquer sa poitrine et une espèce de robe fendue qui était plus semblable à un pagne de tissu qu’autre chose. Cependant, alors que la pardusse s’apprêter à discuter de nouveau avec un général humain qui juré qu’il y avait bien des monstres et qu’elle devait retourner dans la forêt pour le découvrir ses oreilles captèrent quelques cris derrière elle et elle eu tôt fait de se retourner alors qu’elle captait une odeur féline peu habituel.

Se retournant, Faelina remarqua rapidement un petit léopard qui courrait de façon semble-t-il désespéré alors que plusieurs soldats humains la poursuivait. Soupirant devant ce qui devait être une nouvelle capture des soldats humains pour tenté de dressé un animal sauvage et d’en faire un animal de compagnie, ce que la pardusse n’appréciait de toute évidence pas, elle commença à courir sans prendre la peine de se transformer en tigre. Le léopard était encore trop petit pour pouvoir la semer de la sorte et il aurait tôt fait de se fatiguer, ses poursuivants ayant alors tout le loisir de l’attraper. Rapidement, la pardusse fût derrière la créature qui continuait de courir et en un coup de main elle l’attrapa par la nuque comme les mères pouvaient le faire avec leur petit pour les transporter. Elle laissa alors son esprit tendre avec celui du petit félin pour pouvoir le calmer comme elle pouvait parfois discuter – et comprendre – le reste de la faune. Cependant, les soldats eurent tôt fait d’être devant elle et comme souvent il ne savait pas très bien comment se comporter. Après tout, savoir comment abordé un chevalier était normalement simple, mais Faelina avait toujours été particulière, moins terrifiante et narcissique que les autres et pourtant plus étrange. Mal à l’aise le premier homme se décida à prendre la parole.

« C’est pas un vrai chat ! On l’a vu moi et Tim’ ! C’était une fille… ou un gars… je sais pas trop… avec des poils et des oreilles et une queue et tout… Bah… heu… comme vous en fait ! »

La pardusse haussa un petit sourcil de surprise devant cette affirmation pourtant pas si idiote. Elle avait bien sentit que l’esprit du félin semblait différent mais elle avait mis cela sur le compte de la peur certaine de l’animal. Après tout, combien de chance y avait-il pour qu’une pardusse, puisque c’était surement de ça qu’il s’agissait, arrive par ici ? Pardue était réellement très éloigné et avec les risques de la forêt interdite c’était peu probable. Même si elle-même y était bien arrivée des années plus tôt. Sans faire plus attention aux deux hommes Faelina regarda mieux la petite créature avant de prendre la parole dans sa langue natale. Elle avait du mal sur les mots, cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas pratiqué se langage qu’elle ne pouvait pas se souvenir de tout et qu’elle aurait nécessairement un accent mais ce serait suffisant pour que l’enfant, s’il s’agissait réellement d’une enfant, comprenne.

« Tout va bien. Tu es en sécurité. Tu veux bien te retransformé, ce sera plus simple pour communiqué. Normalement, la partie animale devrait te laisser reprendre le dessus facilement. Elle ne comprend jamais rien quand il y a trop d’humain à côté. »

Reposant le félin sur le sol tout en se préparant à l’attraper de nouveau si ce dernier tenter de fuir. D’un geste fluide de sa main elle replaça la tresse argentée qu’elle faisait à présent avec sa chevelure pour ne pas être dérangée. Il n’y aurait eu qu’elle elle aurait surement coupé cette dernière mais elle savait que David l’appréciait et elle pouvait bien lui faire ce plaisir.

« Alors, dis-moi ce que tu fais là… Et tu as faim peut-être ? Je m’appelle Faelina et toi ? »


Un sourire qui se voulait rassurant sur les lèvres la pardusse continuait de regarder le léopard en se demandant si celui-ci allait la comprendre malgré les difficultés qu’elle avait pour parler sa langue natal et surtout si il s’agissait réellement d’une pardusse ou d’autre chose.
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MessageSujet: Re: Loin de chez soi [Terminé] Mar 16 Juil 2013, 13:22

Eïdën, paniquée, tentait d'échapper aux deux hommes qui lui voulaient du mal (du moins, c'est ce que comprenait la petite en voyant la façon dont ils courraient, espérant l'attraper). Se fatiguant plus vite que d'habitude en sentant les diverses émotions émanantes des deux humains, la pardusse ne souhaitait cependant pas s'arrêter, quitte à s'écrouler au sol à un moment donné. Aveuglée par sa crainte, elle ne vit pas la nouvelle silhouette approcher, et au moment où elle le saisit, Eïdën tenta un peu de se débattre mais elle abandonna vite en voyant que c'était parfaitement inutile dans sa position. Mais vint le moment où la créature -on ne pouvait pas vraiment la qualifier d'humaine- prit la parole dans sa langue, et Eïdën eut tôt fait de la reconnaitre malgré le léger accent. Rassurée, mais toujours un peu méfiante, elle décida de lui faire confiance au vu du fait qu'elle parlait sa langue. Se retransformer ? Eïdën hésitait, mais il lui faudrait bien le faire. Une fois qu'elle eu été déposée sur le sol, elle ne songea pas un instant à s'enfuir. Suivant les indications de l'inconnue, elle se calma et tenta une fois de reprendre une forme ''normale''. Le premier essai rata, mais en se rendant compte que les deux humains étaient désormais loin, elle recommença. Eïdën doutait que les conseils de la chevalière seraient utiles, mais à sa grande surprise, elle réussi à redevenir ''humaine'' ! Sa peur s'évaporant lentement mais surement, quelques perles de sueur gouttaient encore sur son front, chaleur ou terreur ? Plongeant son regard mauve éclatant dans ceux de l'autre pardusse -car d'après Eïdën ç'en était une-, elle éprouva un intense soulagement lorsque les reflets brun-crépusculaires de ses pupilles croisèrent les yeux de l'inconnue. Dans leur jolie couleur verte, aucune lueur particulière n'indiquait qu'elle lui voulait du mal. Après cela, elle lui demanda comment elle s'appelait, si elle avait soif ou faim. Evidemment, le besoin d'eau de la demi-féline était grand, du moins plus que celui de manger, satisfait depuis belle lurette. Hésitant à prendre la parole, Eïdën entreprit de s'asseoir souplement avant de recroiser le regard de l'inconnue. Il valait mieux ne pas la faire attendre.


Dernière édition par Eïdën le Mar 30 Juil 2013, 14:28, édité 3 fois
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#Faelina
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MessageSujet: Re: Loin de chez soi [Terminé] Mar 16 Juil 2013, 17:35



Faelina continuait de regarder la petite créature clairement apeuré. Pourtant, le léopard ne tenta pas de fuir et la chevalière se décrispa légèrement pour continuait à sourire et encouragée le félin qui fini pas reprendre une forme pardusse sous ses yeux. La jeune femme avait vu juste, elle avait devant elle une jeune fille de cinq ans recouverte de poil avec une crinière blonde en guise de chevelure. Patiente, Faelina laissa l’enfant se reprendre avant de prendre la parole, ce qu’elle ne tarda pas à faire. Durant un instant, la pardusse cru ne pas comprendre ce que lui disait l’autre. Pourquoi parlait-elle de mensonge ? Faelina ne mentait pas. Non. C’était bien ça. Son nom. Elle s’appelait mensonge. Comme Kaylann qui en réalité signifiait victoire. Que devait-elle en pensait ? Elle ne savait pas vraiment. C’était clairement un nom très étrange pour une pardusse. Est-ce que Eidën était née d’un mensonge quelconque ? C’était probable même si Faelina ne poserait pas cette question ennuyante à la fille. Pas pour le moment du moins même si plus tard la curiosité reprendrait surement le dessus. La fillette avait donc soif. Durant un moment, elle commença à faire un geste pour aller chercher de l’eau a l’enfant mais elle remarqua la peur et la crainte dans les yeux de cette dernière. Ce n’était clairement pas le moment de la laisser toute seule. Elle interpella alors un soldat humain qui passait près d’elle avant de lui donner un ordre.

« Va me chercher de l’eau pour cette fille. »

Le soldat la regarda étrangement. Personne n’était habitué à ce que la pardusse donne des ordres de la sorte. Cependant, il inclina la tête et se décida à s’exécuter. La pardusse décida alors de s’asseoir sur le sol comme si de rien était, comme si elle n’était pas dans un camp de soldat et comme si tout était parfait. Il aurait sans doute était mieux de pouvoir déplacer l’enfant mais la chevalière n’osait pas le faire pour le moment. Elle sentait que l’enfant était encore très mal à l’aise et la prendre dans ses bras tout de suite n’était pas indiqué. Alors que la fillette lui souriait sincèrement Faelina ne put s’empêcher d’être prise d’une vague de tendresse à son égard. Après tout, Faelina était mère de deux fillettes. Elle ne pouvait que faire le lien entre cette fille et ses filles. D’ailleurs, en parlant de mère, Eïdën devait en avoir une qui s’inquiétait pour elle en ce moment. Est-ce que Faelina pourra ramener l’enfant à cette dernière ? Elle n’en avait aucune idée. Si elle le pouvait, elle le ferait. Sinon… et bien elle verrait bien.

« Alors tu t’appelles Eïden, c’est un nom plutôt étrange mais ce n’est rien. Comment tu es arrivée ici ? T’as famille c’est déplacé un peu plus loin que prévu durant une chasse et tu t’es perdue ? Ou il s’agit d’autre chose ? N’hésite pas à m’en parler. Si nous pouvons retrouver ta famille je te mènerais à elle. »

Alors qu’elle parlait le soldat revint avec de l’eau. Inclinant la tête en signe de gratitude la pardusse s’en saisit avant de tendre un verre d’eau ainsi que la bouteille à la fillette.

« Tiens bois autant que tu veux. Et raconte-moi ou tu vivais avant et comment tu t’es retrouvé ici. Tu sais, moi aussi je viens de derrière les volcans… »

La pardusse continuait de sourire paisiblement. Elle parlait d’une voix calme pour ne pas effrayer l’enfant et la pousser à discuter, à se confier. De cette manière elle pourrait savoir ce qu’elle devait faire pour aider la petite de son mieux.

[Désolé, c’est pas top]
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MessageSujet: Re: Loin de chez soi [Terminé] Mer 17 Juil 2013, 14:32


Eïdën regarda, pleine de reconnaissance, la pardusse dénommée Faelina demander de l'eau. Dans les quelques mots qu'elle connaissait et qui n'était pas de sa langue, elle savait dire au moins ''eau'', indispensable en toutes situations. Si Faelina lui avait dit son nom, c'était selon Eïdën un bon signe. Toute forme de méfiance ou de peur retomba aussitôt, tant physiquement que mentalement. Ensuite, elle lui demanda comment elle s'était retrouvée ici. Devait-elle tout lui dire ? Oui, surement. Ce n'est pas en restant sur un seul point avec Faelina que l'histoire allait beaucoup avancer. Retrouver sa famille ? Autant lui dire tout de suite que si elle était partie, c'était justement pour s'éloigner de cette mère inaffective et de ce village évitant. Lorsque Faelina lui tendit un objet un peu étrange, Eïdën comprit immédiatement cependant que c'était pour boire. Saisissant avec délicatesse les deux objets, dont elle posa le plus volumineux par terre, la blonde remercia la pardusse du regard et but une gorgée d'abord. Que c'était bon, de l'eau, dans cette infernale fournaise. Se sentant revigorée, elle continua de boire jusqu'à ce que son verre soit vide, et bien vide ! Ne voulant pas abuser de la gentillesse de Faelina, Eïdën décida de ne pas reprendre d'eau. Elle sentit ses idées s'éclaircir et son corps rafraichi, alors elle commença à réfléchir sur la réponse tout en savourant cette fraiche sensation. En croisant une énième fois le regard rassurant de Faelina, Eïdën se remit en confiance et s'apprêta à répondre, avant de ne plus résister à l'envie et à se resservir très maladroitement par manque d'habitude de l'eau. Buvant plus rapidement que la première fois pour ne plus faire attendre longtemps la pardusse, la blonde réfléchit quelques instants, une fois son verre terminé, et sa réponse. Tout résumer serait bref et court. Mais à un moment, Eïdën se demanda...à la base, pourquoi elle avait fait ça ? Pourquoi était-elle partie ? Pourquoi était-elle allée à la rencontre de tant d'ennuis, de dangers...de nouveau. Car oui, tout semblait différent, une fois la Pardue quittée. Alors, pourquoi n'était-elle pas tranquillement restée dans son petit coin des territoires inconnus ? Au fond d'elle, Eïdën savait déjà la réponse. Parce qu'elle avait été rejetée. Parce tout le monde l'évitait. Parce qu'elle ne savait pas. Oui, elle ne savait pas. Elle ne savait absolument rien de ce qui s'était passé avant sa naissance. Car oui, tout s'était tramé avant même qu'elle ne naisse. Les quelques branches de son destin avaient été tracées son qu'elle n'y fasse rien, et d'autres étaient devenues complètement inévitables. L'injustice, est-ce cela ? Est-ce que quelqu'un d'autre décide à votre place ? Non, c'est le destin.

Le destin. Oh, bien des gens y croient, et ils ont raison. Mais, le fait qui élimine les croyances de la majorité, c'est que le destin n'est pas immuable. Ce n'est pas une constellation déjà toute tracée dans les étoiles, ce n'est pas un sentier unique, non. Le destin, on peut le changer. Le destin, c'est nous qui décidons du notre. Par contre, il faut bien admettre que certaines choses sont déjà écrites, certains buissons déjà écartés, certaines comètes qui ont déjà changé la destination des étoiles. Et là, seuls les cieux peuvent intervenir. Et, ils n'en ont justement pas le droit. Encore une des très nombreuses choses qu'Eïdën ne sait pas, c'est que son nom a été choisi. Choisi exprès pour elle. Peut-être sera-ce justement ce même nom qui forgera son avenir. Mais encore une fois, le destin à toujours un sens, et le mensonge n'est pas attribué à quelqu'un pour rien. Eïdën n'est, logiquement, pas capable de ressentir entièrement ses propres émotions. Lorsqu'elle croise quelqu'un, leurs émotions sont intensément ressenties, avant de s'ancrer profondément dans l'âme d'Eïdën, et de reaire surface un jour ou l'autre. Ainsi, elle ne peut pas, du moins entièrement ressentir ses émotions. Force ou faiblesse ? À vous de choisir. Plongeant son regard violet dans celui de Faelina, elle se décida. Il le fallait bien. Peut-être qu'un jour, elle aurait une autre vie. Une autre vie...loin d'ici. Loin de ce peuple. Loin de cette race. Loin de sa terre natale.


''C'est moi qui suis partie. Tout le monde m'évitait, personne ne m'adressait la parole, pas même ma mère. Je suis partie, je veux m'éloigner de ce monde. Je veux avoir une vie où l'on ne me jugera pas pour des actes passés avant ma naissance.''

Pas une seule larme ne coula sur sa joue. Pas une trace de regret ne passa dans ses yeux. Pas une seule indication sur le fait qu'elle était encore dans l'innocence de l'enfance. Eïdën était déjà sortie de ça. Elle voulait s'en aller. S'envoler, se refaire une nouvelle existence, autre part dans ce monde bien trop grand pour de frêles âmes enfantines, une existence où elle sera acceptée. Oh, Eïdën porte bien son nom, certes : mais n'allez pas croire qu'elle a une quelconque envie de ''vengeance'' derrière la tête. Eïdën ne pense pas au futur. Elle ne pense pas au passé. Elle vit l'instant présent, et elle est d'ailleurs une des rares. Lorsqu'on ne s'inquiète pas pour plus tard, on regrette avant. Mais si il y a bien une chose qu'elle sait du passé, c'est qu'on ne peut pas le changer. Pas entièrement. Oui, certains pouvoirs remontent le temps. Mais croyez-vous vraiment qu'il ne restera aucune trace de ce passé ? Si oui, vous êtes naïfs. La vie ne fait pas de cadeau, ou alors vous êtes particulièrement chanceux. Non, et là, c'est encore une autre entité qui intervient. Le hasard. Le hasard, et qui dit hasard qui chance, et chance injustice. Ces trois éléments durs mais indispensables sont si étroitement liés qu'en en enlevant un, l'autre disparait et cela engendre l'effondrement total. Et voilà donc le regret. Une émotion tellement inutile, mais si essentielle à la fois. C'est du regret que l'on ressent après avoir fait une action que l'on croyait bonne mais en se rendant compte qu'en fait il y avait tellement mieux. Tellement moins pitoyable. Tellement moins pitoyable que de s'apitoyer sur des choses impossibles à refaire. À rattraper.

Et ainsi va la vie, va le temps et vont les anciens rires d'enfants. Secouant sa crinière dorée pour se faire un peu d'air, Eïdën revint dans ce monde et constata que depuis le début, Faelina espionnait ses pensées. Était-ce pour cette raison qu'elle se sentait forcée, et non libre de réfléchir convenablement ? Tentant de contrer cette désagréable présence avec toute sa volonté mentale tout en gardant son regard braqué dans celui de la pardusse. Ne sachant pas si ça avait réussi, sachant qu'elle ne savait pas que la personne en face d'elle avait des dons magiques, la blondinette attendait. Une étincelle inquiétante, malsaine passa un instant dans son regard avant de repartir aussi vite qu'elle était revenue.


  


Dernière édition par Eïdën le Dim 20 Oct 2013, 12:19, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Loin de chez soi [Terminé] Ven 19 Juil 2013, 07:13



Il était clair que la petite pardusse avait des difficultés à se servir à boire. Il est vrai que les outils d’Irianeth étaient bien différents de ceux des pardusses et Faelina l’avait légèrement oublié. Cependant, puisque l’enfant semblait bien se débrouillait elle la laissa faire tout en continuant de la regarder avec un regard emplis d’une certaine tendresse maternelle. L’enfant hésita à reprendre de l’eau alors qu’elle était de toute évidence assoiffée. Pourquoi ? Faelina ne pouvait pas vraiment le dire. Peut-être que Eïdën était le genre de pardusse soumis. Pas celui qui prend la tête de la meute mais celui qui suis et qui automatiquement se sert après. En moindre quantité évidement. Cela expliquerait sans doute pourquoi la pardusse avait l’air si faible. Et peut-être également pourquoi elle c’était retrouvé ainsi. Elle semblait pourtant trop jeune pour être exclu de la sorte. Surtout que les pardusses n’excluaient presque jamais les leurs. Alors que la gamine venait finalement de se resservir sous les yeux de la chevalière qui l’observait avec autant d’attention elle finit pas prendre la parole. Elle semblait un peu plus confiante quand elle releva ses yeux violets vers Faelina, une couleur d’ailleurs très étrange qui expliquait peut-être sa manière d’être.

Tranquillement, Faelina écouta le petit récit de l’enfant qui disait être partie d’elle-même par ce que les gens l’évitait jusqu’à sa mère. Elle voulait une autre vie n’est-ce pas ? Pourquoi tout le monde l’éviter ? Faelina ne pouvait faire que des suppositions. Déjà grâce à son nom mais également à cause du fait qu’elle semblait différente. Peut-être plus faible. Ce qui allait généralement de paire avec l’exclusion. L’un entraînant irrémédiablement l’autre. Rapidement d’ailleurs l’enfant sembla montrer quelques signes d’étrangeté. Des réactions qu’elle n’aurait pas du avoir. Des regards semblables à ceux de certains humains. Oui. Elle devait avoir une particularité autre que le moyen de se transformer pour avoir était exclu de la sorte. Finalement, après quelques secondes de silence la chevalière se décida à parler simplement.

« Tu as l’air très étrange Eïdën, pas comme les autres pardusses dont je me souviens… Plus humaine. Peut-être qu’au fond tu as du sang humain sans toi sans le savoir. Même si je ne le sens pas. Enfin ce n’est pas très important… »

Faelina haussa simplement les épaules pour écarter ce qu’elle venait de dire avant de repartir sur ce que l’enfant avait dit. Elle semblait déterminée à quitter sa famille. Ou sa famille déterminer à ce débarrassé d’elle. Faelina n’irait donc pas la ramenait là bas si ce n’était pas le désir de l’enfant. Et puis, il y avait une autre solution pour elle n’est-ce pas ?

« En tout cas, tu es magique, sinon tu ne pourrais pas te transformer. Je sais que chez les pardusses cela est souvent mal vue. C’est peut-être aussi pour ça que tu as été exclu. Même si je viens de derrière les volcans, j’ai trouvé une nouvelle meute lorsque j’étais jeune. Il s’agit d’Irianeth. Elle est étrange et beaucoup de chose ne fonctionne pas comme chez nous… Mais, c’est aussi une meute puissante. »

Comme toujours, la pardusse était sincère. Malgré ce qu’elle pouvait pensé des étrangetés des humains elle considérait Irianeth comme sa meute. Oh certes, la force ne faisait pas tout et la faiblesse était parfois un atout, mais elle avait appris à évoluer dans ce monde et ne s’en tirait pas si mal. Et elle savait qu’Irianeth était toujours à la recherche de nouvelle recrue.

« Si tu veux, tu pourrais nous rejoindre. Les enfants magiques sont formées pour devenir des chevaliers… Des espèces de chasseur ou de protecteur de la meute en réalité. Tu pourrais essayer d’en devenir une. Et si tu es trop faible, tu auras une autre place. Enfin si tu ne meurs pas. Là-bas j’imagine que personne ne te jugeras sur ton passé. Beaucoup viennent d’endroit ou les gens sont normalement faible et s’en sortent quand même. »

Faelina souriait comme elle en avait l’habitude. Elle ne savait pas si Eïdën accepterait ou non son idée. Pas plus qu’elle ne savait si l’enfant serait apte à devenir une chevalière. Mais elle était encore trop jeune pour qu’on le sache et sur Irianeth elle aurait tout le temps de grandir et d’apprendre.

« Et puis, je pourrais te montrer comment contrôler l’instinct animal ou te déplacer dans la forêt comme le fond les pardusses normalement. Et puis, à comprendre la société humaine aussi, c’est souvent le plus compliqué. »

Oui, Eïdën pourrait compter sur elle pour tout ça puisque Faelina avait parfois eu quelques difficultés inutiles même si à présent tout allait mieux. Toujours à hauteur de l’enfant, la chevalière attendait simplement sa réponse quant à cette proposition.
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MessageSujet: Re: Loin de chez soi [Terminé] Dim 21 Juil 2013, 04:23


Eïdën écouta avec la plus grande attention Faelina. Elle, étrange ? Oh, combien de fois on lui avait répété ça, et autant de fois elle n'avait jamais compris pourquoi. Différente. Est-ce un défaut aux yeux de ceux qui sont normaux, qui ne sortent pas de l'ordinaire, qui sont simplement comme ça ? Ou alors, c'est peut-être leur manière de se défendre contre ceux qui disent qu'ils sont comme les autres ? Dans tous les cas, Eïdën ne chercherait jamais à se changer. Pourquoi vouloir changer ce qu'on est, lorsqu'on ne fait que se donner d'inutiles illusions, derrière lesquelles perce une vérité qui éclatera à un moment inconnu ? Être ce qu'on est, ou ne pas être du tout, c'est la règle aux yeux de la petite pardusse. Du sang humain ? Elle, porter du sang humain ? Un peu de fierté, tout de même. Crispant ses main sur le sol, ses yeux lancèrent des éclairs à ces mots. Eïdën le savait très bien, qu'elle n'avait pas de sang humain ! Mais son regard s'adoucit et même, s'emplit d'un mélange de mélancolie et de tristesse aux paroles suivantes de Faelina. Magique. Oui, c'était bien possible...magique. Et elle supposait que c'était peut-être pour ça qu'Eïdën était rejetée. Encore une fois, ils voulaient la changer, alors qu'elle était simplement...Eïdën. De plus, tout ça s'était joué avant sa naissance -encore- quelque part dans le bleu azuré du ciel. Ira...Irai...Irianeth. Une meute puissante ? Différente ? Une meute qu'elle pourrait intégrer ? Le visage d'Eïdën, toujours changeant en émotions, s'éclaira soudain. Facile de faire passer cette lumière pour un sentiment d'Eïdën, lorsqu'on ne savait pas que c'était ceux de quelqu'un d'autre qui refaisaient surface. Écoutant d'une oreille les paroles de la pardusse, son choix était fait. Elle partira. Loin de ces volcans, loin de la Pardue. Sans regrets, sans larmes. Pourquoi devrait-elle regretter un peuple qui n'avait su que l'éviter ? Que la juger ? Certes, il y a une bonne, une excellente raison à cela. Mais quand Eïdën l'aprendra-t-elle ? En signe d'approbation, le visage de la petite pardusse s'illumina encore plus qu'avant, d'un grand et large sourire, un sourire d'enfance, d'innocence, qu'on n'oublie pas, même lorsqu'on...grandit. Un sourire qui, pour une fois, était bien d'elle. Un sourire qui ne reviendrait sans doute jamais, car bientôt, il faudra...Quitter le rose de l'enfance pour entrer dans ce monde bien plus dur, bien trop cruel. Ne pourrait-on pas...arrêter le temps. Oui, juste pour avoir quelques instants de bonheurs enfantins. Mais non. Comment la vie pourrait nous faire de tels cadeaux...en tout cas, que serait-elle sans contraintes et sans quelconques interdictions ? Un ennui éternel, dont on ne se sauve qu'en mourant, geste qu'on regrette amèrement ensuite pour avoir vu le nombre de choses qu'il nous restait à accomplir. Le cri d'un oiseau la tira de ses pensées. Elle releva la tête. Sa décision était prise.  

- Je viendrai avec toi.

Dans ces quelques mots, il y avait tant de volonté. Toutefois, cette phrase si importante pour son avenir avait été prononcée sur un ton tellement...froid, indifférent. Contraste étonnant avec son sourire. Eïdën avec, à cet instant, choisit un des deux choix. Changer de vie. Changer de meute. Être acceptée, du moins plus que là-bas. Ou revenir sur ses pas. Près d'une mère indifférente. Près d'un père absent. Près d'une meute qui en savait plus sur elle qu'Eïdën. Le choix était fait. Était-ce vraiment le bon ? Mais au fond, il n'y a pas de bon et de mauvais choix. Il y avait juste un destin, qui en entrainait d'autres, et encore des choix. Que des croisements. Et au final, on s'été empêtré ans quelque chose de compliqué, emmêlé dans des fils dont on ne pouvait plus sortir. Eïdën se sentait désormais...libérée. Libérée de ses invisibles chaines. Comme un oiseau, bientôt elle prendrait son envol pour une contrée lointaine. Elle déploiera ses ailes et partira. Loin. Pour ne jamais revenir. Jamais. La petite pardusse regarda l'azur du ciel, avant de faire revenir ses yeux mauves dans ceux de Faelina. Leur teinte étonna une fois de plus Eïdën. Un vert si accueillant, mais duquel on ne peut pas baisser le regard. Une légère brise se leva, pour se transformer en un puissant souffle de vent. Elle ne cilla pas lorsque le sables s'envola, retombait en tourbillonnant et ainsi de suite. Le soleil, encore haut dans le ciel, n'avait pas fini d'être à son zénith. Il faisait chaud. Mais Eïdën ne le sentait plus. L'adrénaline qui montait dans son corps l'empêchait de ressentir une quelconque chaleur. Partir. Partir. Elle ne pensait plus qu'à ça. Dire adieu à cette terre de sable, à ces volcans, à cette Pardue. Oui. Adieu.


Dernière édition par Eïdën le Dim 20 Oct 2013, 12:20, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Loin de chez soi [Terminé] Dim 21 Juil 2013, 16:50



La jeune pardusse avait attentivement écouté ce que Faelina avait à lui dire et la chevalière ne put que noter l’air ravie qu’elle arborait sur le visage. Un grand sourire, elle semblait réellement heureuse qu’on lui propose de devenir quelqu’un d’Irianeth. De retrouver une famille. Et d’avoir un nouveau départ. La femme ne fut donc en aucun cas surprise quand la gamine dit qu’elle viendrait. Cependant, elle nota toute la volonté de cette dernière. Nul doute qu’elle ferait une bonne chevalière si elle avait le talent de certain pardusse et si en plus elle avait une magie intéressante. Mais elle savait déjà se transformer et Faelina pourrait lui enseigner des choses. Il est vrai qu’un léopard était clairement moins impressionnant et puissant qu’un tigre mais il restait tout de même mortel pour un humain. Sans compter les crocs et les griffes que la jeune fille possédait sous sa forme normale. C’était définitivement une bonne chose qu’elle semble à ce point motivé pour faire partie d’une nouvelle meute. Faelina adressa un sourire sincère à la jeune fille tout en se relevant.

« Je suis contente de voir que tu sembles si motivée. Je suis certaine que tu deviendras une chevalière digne de ce nom. »

La chevalière lui ébouriffa doucement les cheveux avant de commencer à se mettre en marche.

« J’ai quelques petites choses à régler puis nous partirons, tu pourras te reposer et manger. J’imagine que tu es fatiguée, allez viens suis moi et ne t’inquiète pas, je te protégerai. N’hésite pas si tu as une question. »

Cependant, Faelina doutait que la jeune fille pense tout de suite à des questions. Elle devait être fatiguée pour le moment après le long voyage qu’elle semblait avoir fait. Mais, si jamais elle avait besoin de quoi que ce soit la chevalière ne mentait pas. Elle répondrait aux interrogations de l’enfant et elle la protégerait jusqu’à son arrivé sur Irianeth. Ensuite, la fille deviendrait une élève et si elle le voulait Faelina pourrait l’aider à maitriser sa transformation ou à devenir plus puissante physiquement. Pour le moment cependant, la chevalière commençait à se diriger vers une tente pour régler quelques formalités ennuyantes.

[HRP : C’est pas top mais du coup je me suis dis qu’on pouvait conclure ici quitte à en refaire un plus tard sauf si tu vois quelque chose à ajouter !]
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MessageSujet: Re: Loin de chez soi [Terminé] Lun 22 Juil 2013, 12:39

[HRP : Non, rien à ajouter ^^ RP Terminé !
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Loin de chez soi [Terminé]

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