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[Arkdae - Joy - PV] Don't give me your heart

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Arkdae
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Rôle : Noble de Rubis - Mage
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MessageSujet: [Arkdae - Joy - PV] Don't give me your heart Ven 12 Juil 2013, 15:55




L'étape la plus difficile d'un amour est d'y croire
Michel Dupuy





Pendant les cinq dernières années au château d’Émeraude Arkdae avait vécu beaucoup de choses qui l’ont amené à réfléchir, prendre du recul et mieux supporter ce qu’il portait. Il avait trouvé en Joy une amie et confidente aussi amusante qu’agaçante par instants. Mais étrangement c’est cet aspect candide qu’il appréciait chez elle. Cette façon tout à fait optimiste de voir les événements qui les entouraient et dont il était dénué. Le brun avait fini par faire tomber son masque devant elle et en la côtoyant, souriait davantage. Elle pouvait s’en vanter bien qu’elle ne le fasse point. Depuis qu’il était arrivé ici, l’élève avait moyennement grandi et son corps conservait une allure frêle qui fort heureusement ne l’empêchait pas de s’améliorer continuellement à l’épée. Ses cheveux avaient poussés et le garçon passait toujours beaucoup de temps dans la bibliothèque et les salles d’entrainement, ou bien dans la forêt avoisinante afin de s’exercer à l’abri de tout regard. Bien entendu il n’était pas sot et savait très bien que quelques chevaliers devaient sonder le château et qu’il était peu surveillé. Cependant, l’écuyer n’avait encore jamais eu de désagrément en forçant les coffres de la salle d’arme afin de s’y exercer en pleine nuit. De plus, les plaies, bleus et autres cicatrices qui parsemaient son corps s’étaient dissipées. Oh bien évidemment, les cicatrices resteront à vie, mais en les regardant, on ne pouvait que constater qu’elles étaient moins effrayantes ainsi. Non pas que si quelqu’un les voyait il fairait un grand sourire, mais au moins ça lui permettait d’oublier la douleur des coups continus de son père.

Présentement, l’élève venait d’être adoubé et attribué à une chevalière qu’il n’avait croisé qu’une seule fois pendant ses classes, lors d’une petite recherche à la bibliothèque. Leïlan d’Émeraude. Une personne agaçante et franchement ennuyeuse si vous lui demandiez un avis des plus… Mesuré. La seule fois où ils s’étaient vus, ils avaient discutés quelques instants et fini par se disputer avant de se re calmer. Et à nouveau éclater. Il semblerait que cette femme soit une idiote cherchant davantage la petite bête pour faire se déchaîner un torrent de reproche plutôt qu’une unité d’élite ayant pour but la défense d’un continent entier face à un autre à l’ambition démesurée. Ça devait expliquer l’état des frontières si chaque autre soldat magique était comme elle… Il se souvenait bien du visage qu’elle avait fait quand il lui a très clairement indiqué qu’il était hors de question qu’il lui serve d’ombre et de devoir se coltiner sa présence insupportable chaque jour. Et à vrai dire la remontrance avait été des plus piquantes. Mais si cette sale mégère escomptait obliger Arkdae à obéir à une règle aussi inutile que stupide, c’était pour ainsi dire perdu d’avance. Il tenait bien trop à son autonomie et à sa faible liberté pour subir ça. Franchement, si on lui posait la question, il n’hésiterait pas à clamer qu’il est tombé sur la seule femme qui préférait tempêter pour une dague lancée dans une cuirasse verte qui n’aurait pas subit le moindre dommage plutôt que sur un mannequin de bois tout neuf. Non mais franchement ? Est-ce sa faute s’il devait trouver une cible mouvante pour affuter sa technique de jet ? Elle devrait être comblée de lui servir à quelque chose pour son entraînement ! Enfin… Les femmes et leur susceptibilité… Voilà bien un point qui indiquait qu’il regrettait de ne pas avoir son amie comme tutrice. Elle, le connaissait sûrement mieux que n’importe qui. Et cela aurait rendu la chose moins pénible de passer davantage de temps à s’entraîner avec elle.

Le brun avait laissé Leïlan en plan la veille ainsi que le soir de l’attribution afin d’aller pratiquer dans la forêt. Il courait longtemps, enchaînant exercices d’assouplissements, de musculations et magiques développés avec la rosette. Toujours à un rythme soutenu et qui finissait inexorablement par le clouer au sol, dans une quantité de sueur dérangeante et avec des muscles en feu. Mais c’était très bénéfique pour lui. En effet, l’adolescent avait pu voir les progrès considérables de son amie et n’avait pas envie d’être distancé. Il escomptait bien la battre et si elle prenait trop d’avance, jamais il n’arriverait à la rattraper. Arkdae ferma les yeux, allongé dans l’herbe et profita de la fraicheur de la nuit. Personne ne l’avait suivi. Et personne ne le dérangerait. C’était une assurance. En rouvrant les paupières, ses onyx se perdirent dans le manteau d’étoiles de la nuit. Et avec le rayon argenté de la lune, les pensées de l’écuyer dérivèrent vers Joy. Trah, pourquoi il pensait tout le temps à elle ? Ce n’est pas normal. Elle n’est qu’une amie. Ce n’est pas non plus comme s’il croyait en l’âme-sœur et les Dieux, mais il doutait que la rose soit à ce point rayonnante. Enfin, il se releva en soupirant et retourna au château sans réelle motivation. Il faudra sérieusement qu’il réfléchisse à ce que Joy avait pu faire pour qu’il pense tout le temps à elle. La jeune femme allait tâter de ses rayons, ça lui apprendra ! Lorsqu’il vit le pont levis, Arkdae le passa avec un masque d’indifférence. La sentinelle haussa un sourcil et les onyx lui dirent : « Un seul commentaire et je vous jette dans les douves. »

Une fois dans les couloirs du château, l’écuyer alla prendre à manger dans la cuisine et une fois sustenté alla prendre un bain. Il remplit deux bacs d’eau tiède et s’en aspergea d’un une fois nu. Il vit léviter le savon jusqu’à lui et se frotta très longuement. Puis il usa du second bac afin d’ôter les dernières impuretés et entra dans la baignoire chaude afin de se décontracter. Cela eut un effet divin sur ses muscles et sa peau et il poussa un soupir d’aise. Profitant de cet instant, l’adolescent chercha à vider son esprit et chasser son amie de ses pensés. Cela marcha et en quittant la baignoire, Arkdae se sécha avant d’enfiler un pantalon gris et une tunique marron propre. Il ôta les quatre dagues de la première et les dissimula dans la ceinture et les manches avant de retourner dans sa chambre. Quand il arriva dans l’aile des chevaliers, il tourna à un embranchement pour arriver dans le dortoir des écuyers. Des chambres avaient été aménagées pour ceux de sexe contraire à leur mentor souhaitant conserver une certaine convenance. Non pas qu’Arkdae y allait parce qu’il craignait de l’être en restant dans la chambre de Leïlan, mais la simple idée d’être dans la même pièce qu’elle lui donnait réellement envie de vomir. Encore, comme toutes les femmes d’Opale, il était presque certain que cela devait être une porte ouverte en tout temps et son propre sommeil s’en serait retrouvé perturbé. Alors il était bien content d’avoir sa propre chambre et en arrivant devant sa porte, il vit une lettre pendant dans l’interstice entre le bois et la pierre. Il n’avait pas besoin de lire ce qu’il y avait sur l’enveloppe pour savoir que c’était de la part de La blonde. En effet, depuis qu’il savait couper son esprit et ainsi empêcher aux gens d’envahir sa tête, il fermait en tout l’accès à son esprit afin d’être tranquille. Cependant, l’effort pour l’ouvrir était presque douloureux pour lui. Allez savoir pourquoi. Il s’agît là d’une magie que tous les autres élèves et écuyers maîtrisaient bien mieux que lui. Et inutile de parler du sondage. Enfin bref, il préférerait éviter de se concentrer sur tout ce qui était insuffisant afin de se concentrer sur cette lettre qu’il venait d’ouvrir afin de la lire à la lumière de la torche du couloir. Craindre que quelqu’un puisse le voir la lire ? Allons… Un peu de sérieux, depuis le temps qu’il était là, beaucoup de gens préférait l’éviter et craignait de juste lui parler. Il faut dire qu’il avait déjà eu quelques problèmes enfant qui s’étaient réglés de façon désagréable pour ses tourmenteurs et qui alimentait sa réputation de « Démon. » Donc non, il se permettait de lire ce qu’il voulait où il le voulait. La missive était courte. Un simple lieu de rendez-vous pour le lendemain matin. Pas de commentaire sur son inaccessibilité. Ainsi il était à parier qu’elle lui vrillerait les oreilles demain aux aurores. Charmant programme en perspective.
L’adolescent ferma bien sa porte et brûla la lettre avant de se coucher et trouver le sommeil. Il ne tarda pas à arriver mais pour la première fois depuis plusieurs semaines, un cauchemar vint le hanter.



La nuit recouvrait le village dans lequel Arkdae venait d’arriver. Il ne savait pas vraiment comment il avait fait pour finir ici, mais il savait juste que sa monture était morte à cause d’une eau croupie. Pas que le décès d’un animal l’attristait, mais cela l’avait réellement agacé. Traverser la frontière depuis Émeraude pour se rendre dans cette zone de Rubis avait été difficile, surtout à cause de quelques travaux des esclaves du coin. Il faut bien avouer que depuis qu’Irianeth avait fait reculer Émeraude et fait tomber ce royaume, tout était bien plus difficile. Les routes de ce village étaient pavés, les habitations rapprochées et faites avec du bois et de la paille. Des bêtes reposaient dans des écuries et le vent soufflait sinistrement sur les lieux. La lune était drapée dans des nuages sombres qui la couvraient d’une obscurité presque angoissante. Mais l’homme ne craignait pas le noir. Et ce, depuis longtemps. Avançant d’un pas mécanique vers le lieu qui lui avait été communiqué, il entra dans une bâtisse vide, abandonnée. L’onyx la reconnu à la description laissée par Lyzann.  Cependant, en s’approchant d’avantage, il constata avec étonnement que le plancher était comme éventré. Comme si des dragons avaient soudainement décidés de jaillir de sous cet endroit. Des planches gisaient au sol ça et là. Des meubles ne tenaient plus debout et quelques tissus pendaient misérablement aux fenêtres ou d’n autre trou dans le plafond. Ce qui jadis a du être une maison heureuse n’était plus qu’un tombeau désolant. Attendant patiemment au centre de la pièce, Arkdae entendit un rire cristallin s’élever. En tendant les oreilles et sondant les lieux, il détecta une personne derrière lui et se retourna avant de voir un enfant devant lui. Il était habillé de loques et s’approchait de lui avec un grand sourire. L’homme eut un instant envie de le gronder très sévèrement pour s’aventurer dehors à une heure dangereuse avant que l’objet de sa colère ne sorte quelque chose et ne le lui tende. Il ne distinguait pas très bien ce que c’était, aussi il lui tendit la main et le laissa déposer l’objet dans sa paume et il regarda ce que c’était. Une pièce en argent. Le brun haussa un sourcil puis sursauta en voyant l’objet se changer en vipère qui s’enroula autour de son poignet. Il la chassa d’un geste ample et la tua d’un rayon précis avant de se retourner vers l’enfant qui avait disparu. Son cœur manqua un battement et il sonda la maison rapidement. Il y avait une présence à l’étage. C’était sûrement lui. Il se dirigea vers l’escalier, ne prenant pas garde au sentiment de déjà vu qui grandissait en lui et entra dans la chambre qui avait une porte mal refermée. Ce qu’il vit le statufia. Une femme nue lui tournait le dos, avisant la fenêtre et ce qu’il devait y avoir au dehors. De toute évidence elle profitait de la nuit, mais ce qui alarmait le brun était que le dos de cette inconnue était criblé de plaies caractéristiques aux coups de fouet. Il s’approcha et chercha à se présenter avant que cette personne ne le devance en se retournant. Là, le choc fût terrible pour Arkdae. Sa mère. Son visage. Ses yeux. Son sourire mélancolique. Sa vue se troubla alors qu’un sentiment immense explosa en lui.

« Mè… »

« Nous étions si heureux avant que tu ne naisses mon fils. Je n’aurais jamais du enfanter de toi. Tu n’es qu’un monstre. »

Tout le soulagement qu’il éprouvait à la revoir s’estompa. Non. Elle ne pouvait être Éléanore. C’était impossible. Jamais elle n’aurait pensé ou même prononcé ça. Les larmes coulèrent, pas de joie. Arkdae en grandissant était devenu rationnel. Il préférait compter sur son cerveau que son cœur, mais là, c’était au-delà de tout raisonnement. Cela ne pouvait qu’être un don des Dieux de pouvoir revoir sa mère. Un don de cet enfant, sûrement un émissaire. Et pourquoi ? Pour entendre ce dont il se protégeait avec le plus d’ardeur. Non il n’était pas un monstre ! Il était un homme bon et honnête ! Il ne battait pas la femme qui lui avait ravi son coeur. Il aimait sa fille avec une tendresse infinie. Alors quand elle leva un couteau pour s’ouvrir les poignets, le chevalier paniqua et s’approcha pour empêcher sa mère bien aimé de partir.

« Vous êtes folle ? Pourquoi cet acte ? Laissez-moi vous aider mère… Ne me laissez plus ! Je voulais juste être heureux ! Je vous en prie ! »

« Tu m’as abandonnée Arkdae ! Et pire que tout, tu as assassiné mon époux bien aimé avant de m’oublier ! Tout est de ta faute ! Jamais il n’aurait agit ainsi si tu n’étais pas néfaste ! Tu aurais du mourir il y a bien longtemps ! »

Elle le repoussa d’une gifle qui brisa l’âme du chevalier et malgré ses efforts pour ravaler ses armes et approcher sa mère, elle faisait preuve d’une étonnante résistance jusqu’à ce qu’elle se plante le couteau dans la gorge.

« Non ! Mère ! »

L’homme se dépêcha d’ôter l’arme, retenant une régurgitation en voyant le trou dans la gorge de sa mère et fit rayonner ses mains. La lueur blanche envahit ses paumes et la trachée d’Éléanore se reboucha ainsi que ses poignets. Cependant elle ne bougeait plus et ne se réveillait plus. L’onyx redevenu un instant enfant secouait doucement le corps de la femme, cherchant à la réveiller avant de passer deux doigts tremblant sur la gorge de sa mère. Après plusieurs minutes, ses larmes redoublèrent et il sera le corps dans ses bras en murmurant encore en encore :

« Pardonnez-moi mère, pardonnez-moi ! Je vous en supplie ! Pardon… »

Les minutes passèrent et le sang sur lequel ils reposaient tous deux commença à lui donner le tournis. Il ferma les yeux et huma le parfum de sa mère une dernière fois, cherchant à dessiner les traits du visage de la femme. Elle empestait la mort et l’odeur du sang. Et son visage jadis si doux lui était insupportable suite au dégoût qu’il avait lu dans ses iris. Rien d’autre. Puis il vit son corps rayonner et disparaître dans des petites lumières, telle une armée de luciole. Cependant l’aspect poétique s’enfuit quand le chevalier entendit des grondements entremêlés et de douleur s’échapper de ces dernières. C’était trop d’un coup pour Arkdae qui sortit en trombe de la chambre et quitta la maison. Au diable les ordres ! Il laissa ses jambes le porter où elles pouvaient et ne dut son arrêt qu’à une chute peu gracieuse. Haletant et pleurant comme la première fois que sa mère était partie, le chevalier resta un instant face contre terre à retenir ses sanglots mais pas ses larmes.

« … Nous savons tous deux que tu n’aimes pas que je te vois comme ça. Et si tu te relevais ? »

La voix eut le mérite de le rassurer. Ainsi c’était Joy. Elle était revenue. Et c’était elle l’espionne à Irianeth. Arkdae ferma un instant les yeux et se releva afin de faire face à la rose. Il était finalement plus grand qu’elle, pas de beaucoup, peut être un demi-centimètre mais bon. Il n’avait plus à lever les yeux pour la voir... Et elle n’avait pas vraiment changé. Si ce n’est qu’elle avait des cheveux un peu plus longs et détachés. Des centaines de questions tempêtaient dans l’esprit du brun, mais c’est finalement son corps qui réagit le premier en amenant la femme dans ses bras. Elle le laissa faire, franchement surprise de tant de démonstration d’un coup puis il s’écarta d’elle, calmé. Enfin, suffisamment pour pouvoir sécher ses larmes et faire bonne figure. La revoir à Rubis après quelques années d’absence à jouer les espionnes à Irianeth lui faisait un bien fou. Bien qu’il ne s’attendait pas à ce que ce soit elle qui les tenaient informés depuis si longtemps.

« J’ai eu vent de tes prouesses à Shola. Et j’aimerai avoir une très bonne explication ! Comment aurais fait Ereshkighal si tu étais mort là-bas ? » finit-elle par lâcher avec un regard qui exprimait bien sa colère. C’était quelque chose qui avait changé avec le temps. Elle n’hésitait plus à entrer en conflit avec lui et cela le fit sourire. Bon, quand elle lui jeta un regard rose plus… Noir, il soupira et s’expliqua :

« Je ne serais pas mort contre lui… Il ne doit sa vie qu’à un coup de chance. Et puis, il lui reste un bras… »

Joy continua de le regarder avec ressentiment et Arkdae, n’appréciant pas ce qu’il lisait dans les prunelles de celle qu’il aimait depuis trente ans soupira. D’un mouvement qu’il voulait délicat, mais qui s’avéra être un peu rude, il lui prit le poignet et lui dit :

« Que veux-tu que je te dises Joy ? Tu sais très bien que même avec une jambe en moins, je serais retourné à Béryl pour m’occuper de notre fille ! Arrête de voir le gamin qui s’effondre à chaque entraînement ! Je suis devenu fort. Suffisamment pour te protéger si tu décidais de revenir ! Qu’est-ce que tu attends ? Qu’elle soit face à toi au front et qu’elle te tue ? Tu as déjà perdu sept ans de l’enfance de notre fille. Alo… »

« Je sais ! Qu’est-ce que tu crois ? Qu’être à Irianeth m’amuse ? Que je dors bien en me disant que je peux me réveiller encerclée par des dragons affamés ? Il serait peut-être temps que tu comprennes que tu n’es pas le centre du monde et que Parandar lui-même n’a pas à te lécher les bottes ! Oui j’aurais aimé voir notre fille grandir, mais il y a une guerre et… »

« Je m'emploi à éradiquer la menace Talieth Joy ! Ne viens pas me traiter d’égoïste parce que c’est faux ! Tu sais très bien que je parle uniquement pour Ereshkighal ! Maintenant si tu me disais ce qui se trame là-bas, je pourrais informer Lyzann ! Nous sommes presque vainqueurs ! Est-ce que tu réalises à quel point ça a été dur de changer les règles de l’ordre ? Éradiquer tout Irianeth n’est pas une tâche menue, et je refuse de te voir écartelée ou brulée vive ! » Explosa le brun, resserrant sa prise autour du bras de Joy.

Non, depuis le temps qu’il courait après le bonheur, il ne l’avait pas entièrement trouvé. Quand Leïlan est morte, il avait un instant pensé le trouver en allant avec Joy. Ils eurent une fille puis elle s’en était allée sur l'autre continent sans même une lettre. Cette première étape de cet épisode avait été le plus proche du bonheur qu’il avait vécu de toute sa chienne de vie. Et il s’appliquait à en offrir le plus possible à sa fille, désirant aussi jouer un rôle très actif dans la libération de leur continent. Il y a vingt ans, un raid éclair d’Irianath les avaient repoussés à Béryl, Jade, Opale et Rubis. Cela lui avait prit énormément de temps, mais il avait été accepté par les autres, puis respecté pour sa force. De guerrier solitaire et efficace, il était devenu responsable d’une dizaine de chevaliers. Puis cinquante, et avant de le réaliser, l’homme de Rubis était devenu stratège militaire et presque aussi influent que les chefs. Les horreurs vécues lors de la dernière décennie, la perte du château d’Émeraude aux mains d’Irianeth puis sa reconquête avait engendré un vif remaniement des règles. Il avait apporté énormément de bouleversements ainsi. Et tant que les chevaliers rouges ne seraient pas tous retournés à l’état de pièce détaché à leur terre natale, ces écrits ne changeraient pas. Quelques immortels étaient venus le mettre en garde mais il les avait envoyés au diable avec des messages blasphématoires pour leurs Dieux respectifs. Émeraude avait été reprit et les défenses tenaient à cette époque. Puis finalement ce royaume fût entièrement rasé. C’était il y a dix ans et maintenant autant dire que l’espoir ne tenait plus face à la haine de ce continent. Lui, savait ce qu’on faisait aux chevaliers ennemis capturés vivants, car il était souvent dans les geôles à torturer les prises. Et si Joy était capturée, il doutait de pouvoir lui être d’une quelconque aide. Bien sûr, il pourrait la faire s’échapper, mais mieux valait qu’elle troque son horrible plastron rouge pour l’honorable cuirasse d’émeraude qu’Arkdae portait actuellement. Il n’y avait que Lyzann et Castiel qui devaient savoir. Et lui. Ce qui ne devrait pas causer trop de troubles. Et comme d’habitude, l’homme n’entrait pas dans la tête de sa femme, se doutant plus ou moins de ce qu’elle dirait. Aussi il fût surpris quand elle reprit sèchement son bras et venir se blottir dans ses bras. Il ne l’en empêcha pas et l’étreint avec force, trop heureux de pouvoir le faire. Puis après un baiser tendre elle glissa ses doigts dans la main du brun et entama une marche. Le ciel grondait et quelques éclairs menaçaient de s’abattre sur la terre. Pas un mot n’était prononcé et alors que le Démon regardait la rose lui sourire.


« Oui, je suis revenue Arkdae. Mais pas pour toi. Pour Eres’. »

Le brun eut alors l’impression que la main de la femme dans la sienne le brûlait. Mais il voyait là un moyen de la reconquérir. De lui prouver qu’il était quelqu’un de bien et qu’il méritait son amour. Oui, avoir tué Snow quand ce dernier lui avait brisé le cœur avait été très stupide de sa part. Enfin, plutôt abandonné avec une jambe en moins à quelques dragons affamés. Mais il avait fait souffrir son Ange, il méritait la mort. Plus que quiconque ! Cependant peut-être avait-il droit à l’absolution ? Qui ne faisait pas d’erreurs dans sa vie ?

« Tu peux te mentir, mais je sais que tu m’aimes encore Joy. »

Répondit Arkdae avec une voix assurée, bien qu’en lui, il était incertain. Oui, ils s’aimaient. Mais pas de façon normale. Il y aurait toujours ce fichu crétin dans l’équation qu’elle rejetterait encore et encore, et lui, le subirait toujours. Mais c’était sa punition. Alors en reportant ses onyx d’un noir profond sur sa femme il resta bouche bée en sentant quelque chose en lui. Une dague. Dans son ventre.

« C’est vrai. C’est pour ça que je n’ai pas le courage de regarder tes yeux… »

L’homme sentit ses genoux faiblir à mesure que le sang coulait et ses genoux flanchèrent. Il s’effondra à moitié au sol et demanda :

« Pourquoi ? »

La rose s’agenouilla à son tour afin d’être à la même hauteur que lui et passa ses bras autour de son cou et son menton sur son épaule.

« Parce que je dois rester à Irianeth. Parce que tu ne seras jamais quelqu’un de bien Arkdae. Tu es un monstre et je sais que tu ne tarderas pas à tuer Eres’. Et ça je ne pourrais pas le supporter. »

L’homme ferma les yeux, cherchant à ne pas hurler de souffrance et laissa son cœur se serrer à en imploser. Alors c’est comme ça qu’il finissait ? Comme un déchet ? Un vulgaire déchet ? Non. Un monstre qui n’aurait jamais du naître.

« Oui, je t’ai aimé. Mais tu attires vraiment le malheur. » susurra-t’elle en ôtant la dague et la replantant ailleurs, continuant de frapper le corps du brun jusqu’à ce qu’il cesse de réagir. Et alors que la vie s’échappait des veines du chevalier, il put distinguer des larmes dans les yeux de la rose. Ou alors étais-ce les siennes. Il n’en était pas sur…



L’adolescent se réveilla et tira brutalement la couette avant de lancer des rayons dans sa chambre, manquant au passage d’arracher la porte de ses gonds et une fois que la pénombre regagna sa chambre, il sonda cette dernière avec inquiétude et un rythme cardiaque à faire peur. Quand il fût rassuré, le brun alluma quelques bougies et retourna dans son lit afin de retrouver la chaleur de sa couette. Ce rêve avait l’air d’être si réel… Reportant ses onyx à ses mains, ses bras Arkdae put constater qu’il était toujours un gamin chétif. Tout ça n’avait encore été qu’un rêve. Il soupira et ne sachant pas vraiment quelle heure il était, l’écuyer s’habilla, prenant dagues et épée. Avant de sortir il resta à regarder un petit paquet qui était posé sur son bureau. Un papier grossier avec quelques ficelles afin de cacher ce que contenait l’emballage. Dans un soupir il le prit avant de s’élancer dans les couloirs. Après une rapide ronde, Arkdae pût évaluer l’heure. L’aube n’était pas encore levée. Et la nuit était toujours présente dans le ciel. Cependant plus très longtemps. L’adolescent se dirigea aux cuisines afin de prendre du pain et en mangea avant de se diriger vers la salle d’entraînement. Comme d’habitude, il n’y avait personne. Le garçon n’avait pas oublié qu’il allait devoir rejoindre Leïlan plus tard, mais n’en avait cure pour l’instant. Il commença par s’étirer et repenser à son rêve. Pourquoi est-ce qu’il embrassait Joy dedans ? Sa mère disait que c’était un moyen de prouver qu’on s’aime quand les deux tourteraux sont consentants. Bizarre puisque la rose finissait par lui planter une dague dans le ventre. Ou alors il s’agissait là d’une matérialisation de son esprit. Peut-être était-il vraiment – et cela le dérangeait rien que d’y penser – amoureux de la jeune chevalière ?  Si c’est bien le cas, qu’elles seraient les conséquences pour lui, elle et leur amitié ? Bien des paramètres hasardeux… Le garçon ne voulait pas perdre le lien qu’il avait tissé avec elle au fil du temps. Alors en terminant une série de pompes, Arkdae se promit de n’en parler que si c’était nécessaire. Dégainant sa lame, le futur chevalier commença des passes basiques afin de bien se réveiller et essayer de sortir Joy de son esprit sans réel succès. Elle s’imposait à sa vue comme un partenaire imaginaire particulièrement retord et il s’arrêta avant de la chasser difficilement de ses pensées. Cela lui coûtait beaucoup. A prochaine fois qu’il la verrait il lui enverrait un rayon en pleine tête pour lui faire comprendre qu’il n’appréciait que moyennement qu’elle s’immisce ainsi dans son esprit. Une fois libéré, le démon de rubis pût s’exprimer avec son épée. Son style commençait à prendre forme. Ce n’était pas un style aussi « académique » que celui des autres, plus axé sur le lancé de toutes les armes afin de surprendre et faire mal. Puis de l'usage de la lévitation pour les faire revenir à ses mains le plus vite possible afin de ne pas rester sans défense trop longtemps. Quoi qu’il en soit, il avait une lame très agressive et ceux qui prenaient le temps d’étudier ses passes le payaient toujours. Armant son bras, il lança sa lame sur un mannequin de bois. Les deux objets tombèrent au sol dans un fracas dérangeant. Le brun ne perdit pas une seconde pour user de sa lévitation sur l’épée et la faire revenir avec célérité dans sa main. Il continua longuement ses exercices avant de se rendre aux cuisines, se doutant qu’il verrait Leïlan là. Cela ne manqua pas et après une journée entière d’entraînement, Arkdae la quitta sans un au revoir. Une fois libéré de cette charge, le ciel et son soleil doré déclinait pour laisser place à l’astre lunaire. Il avait très envie de voir Joy et de lui parler pour exiger des explications. Car non, il ne pouvait pas tomber amoureux d’elle comme ça. Ce n’était ni bien, ni juste. Tant pour leur amitié que par égard et souci de convenance pour Snow. Franchement, quand il saurait qu’un écuyer était sous le charme de Joy, quelle serait sa réaction ? Il le jetterait probablement en pâture à des dragons. C’est ce que l’écuyer ferait sans le moindre remords. Alors il allait devoir s’expliquer longuement avec la rosette. Si elle avait usé d’un sort pour faire changer ses sentiments, il le lui tirerait de force et se débrouillerait pour le briser. Si par contre c’est lui qui est sincèrement tombé amoureux, comment réagir convenablement ? Il ne pouvait pas être avec elle, c’était certain. Oui, elle était amusante, enfantine, forte et positive, mais lui était à la fois son antithèse et un simple ami. D’ailleurs depuis combien de temps son cœur en était là sans qu’il ne s’en rende compte ? Une seconde, pas de questions hâtives, il fallait d’abord ahurir Joy de question. Après un bain et un repas, Arkdae se dirigea mécaniquement à la bibliothèque. A cette heure ci, on pouvait dire qu’elle était déserte. Alors il déambula entre les rayons afin de pouvoir réfléchir un peu mieux et à son plus grand étonnement, croisa son amie au détour d’une étagère en train de lire debout un livre. Sans doute était-elle en train de le survoler car à la recherche d’autre chose. Ce n’était pas si étonnant. Déjà, voir Joy dans la bibliothèque l’étonnait.

« Bonsoir Joy. Je suis content de te voir j’avais à te parler. »

Arkdae garda un instant le silence, cherchant ses mots puis finalement soupira en sortant le paquet qu’il avait prévu. C’était celui avec l’emballage grossier, cette idée lui était venue en observant les us et coutumes au cour des années précédentes et comme cela semblait être quelque chose de spécial, pourquoi pas ?

« Je suis désolé d’être en retard pour ton anniversaire. Mais disons que j’ai eu un peu de mal à trouver le cadeau idéal… »

En fait le plus dur cela avait été de trouver l’argent mais comme il y était parvenu, ça ne le préoccupait plus vraiment. Il avait demander à un forgeron de renom à Émeraude s’il pouvait faire une dague avec un matériau solide ayant la particularité de faire tirer la lame vers un rouge pale qui selon l’éclat de la lumière donnait l’impression d’être rose. Voulant que les choses soient bien faites, la poignée et le fourreau étaient aussi bien sertis, mais comme c’était la première fois qu’il faisait un cadeau à quelqu’un Arkdae stressait énormément.

« Mais il ne s’agît là pas du motif de ma visite. Veux-tu que l’on trouve un banc, ce sera plus agréable pour discuter. Et je pourrais sans mal te dire tout ce que ce livre contient, je l’ai déjà maintes fois lu. »


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MessageSujet: Re: [Arkdae - Joy - PV] Don't give me your heart Sam 13 Juil 2013, 05:48



Qu’est-ce que Joy faisait dans la bibliothèque ? Aurait-elle eu une envie de livre depuis son adoubement ? Absolument pas. Si elle se trouvait ici au lieu d’entraîner son écuyer, d’éviter que Zouck détruise le château ou encore de passer du temps avec Snow c’est qu’il y avait une raison. Et cette raison n’était heureusement plus la quête consistant à trouver des informations sur un remède à l’amour. Non, si elle se trouvait ici à une heure plutôt tardive c’est qu’elle souhaitait faire une surprise à Erwan. Et quoi de mieux comme surprise que quelque chose de lié à la musique puisqu’il était clair que le jeune homme adorée cette dernière ? La rosette avait donc eu le début d’idée mais comme il fallait dire qu’elle n’avait aucun don pour la musique elle avait profité du fait que Snow aille prendre un bain pour se rendre à la bibliothèque et faire une petite recherche rapide sur ce qui pouvait être lié à la musique et faire plaisir à son écuyer. Une quête sur un instrument de musique magique aurait été le plus intéressant évidement et c’est par là qu’elle avait commencé ses recherches. Si elle ne trouvait rien elle pourrait toujours acheter un nouvel instrument pour l’adolescent mais elle trouvait ca clairement trop banal.

Finalement, la rosette trouva un livre qui semblait intéressé et commença à le feuilleter. Elle ne comptait pas le lire en entier ce soir, elle allait bien vite rentrer dans sa chambre pour pouvoir prendre un peu de repos dans les bras de son compagnon qui serait bien plus attirant propre que plein de sueur. Alors qu’elle tournait rapidement les feuilles pour trouver quelque chose d’intéressant elle sentit quelqu’un approchait et releva la tête alors qu’Arkdae la saluait. Elle lui rendit ses salutations en souriant quoi qu’elle était légèrement intriguée par cette chose dont il avait à lui parler. Après tout, si il lui arrivait de le croiser de temps à autre il fallait avouer que depuis qu’elle étai chevalière elle passer beaucoup plus de temps avec Erwan ou Zouck qui ne lâchait pas dès qu’elle n’était pas en cours. De plus, Arkdae était censé avoir pour maître Leïlan et Joy savait que cette dernière devait avoir un emploi du temps chargé pour l’entraînement. Cependant, elle était tout de même contente de voir le garçon ne serait-ce que pour prendre des nouvelles et savoir comment ce passer son entraînement.

Alors que le garçon soupirait en sortant un paquet la rosette observa ce dernier avec un air qui montrait clairement qu’elle ne comprenait pas tout. Est-ce qu’il avait trouvé un artefact magique et voulait avoir son aide pour découvrir son utilité ? C’était étrange, surtout quand on savait que l’écuyer préférait faire les choses seuls et était plus qualifié qu’elle pour lire des livres à la recherche d’une information. En tout cas, il l’éclaira bien vite sur ce qu’était le paquet en question. Son anniversaire ? Un cadeau ? C’était donc ça ? Souriant pour rassurer le garçon qui semblait décidément beaucoup trop mal à l’aise la rosette le remercia et s’empara du paquet qu’il lui tendait. Elle ne s’attendait clairement pas à un cadeau de la part du garçon. Certes, ils pouvaient être considéré comme amis mais c’était tout de même très loin d’être obligatoire. Cette attention lui faisait néanmoins plaisir. Elle n’ouvrit cependant pas le paquet directement puisque Arkdae reprenait déjà la parole en lui expliquant qu’il ne venait pas pour cette raison et qu’il souhaitait s’asseoir pour parler. Tout en reposant le livre à sa place la rosette prit donc la parole.

« Tu as raison, allons par là-bas il y a un coin tranquille. »

Toujours souriante quoi que franchement curieuse la chevalière se dirigea vers une table un peu plus loin ou elle s’assit avant de commencer à ouvrir le cadeau sous les yeux de l’écuyer. Rapidement, elle en sortie une magnifique dague à la lame d’un rouge étrangement translucide. L’approchant d’une sphère lumineuse pour mieux l’observer la jeune femme eu le plaisir de la voir tourner à un jolie rose. Ravie par l’ouvrage et appréciant la qualité de ce dernier ainsi que sa solidité elle remit la lame dans son fourreau qu’elle posa devant elle. Quand elle releva ses yeux vers Arkdae ceux-ci pétillait d’un certain émerveillement. Le cadeau lui faisait de toute évidence plaisir.

« C’est magnifique Arkdae… Mais ça a du te coûter une fortune… Tu n’aurais pas du… Surtout que tu n’étais pas obligé de me faire le moindre cadeau. Mais… Merci… Vraiment. »

La chevalière était légèrement gênée par cette démonstration. Elle n’avait jamais été très douée avec les sentiments et les émotions et ne savait pas réellement comment remercié « normalement » les gens. Elle n’allait pas sauter au cou de l’écuyer même si elle aurait surement fait cela avec Snow ou son père. Mais Arkdae n’était pas comme les autres et elle avait donc préféré opté pour un merci plus basique qui aurait presque pu paraître froid si son sourire n’était pas si sincère. De plus, elle devait avouer que le ton que le garçon avait employé l’inquiétait légèrement. Il voulait clairement parler même si elle ne savait toujours pas pourquoi. Elle avait beau fouillé sa mémoire elle ne voyait pas ce qui aurait poussé le garçon à avoir quelque chose à lui dire. C’est pour ça qu’après un petit silence elle reprit la parole.

« De quoi voulais-tu me parler ? »

Joy voulait clairement savoir ce qui se passait de manière à désamorcer l’atmosphère plus ou moins pesante qui venait de s’installer entre eux. S’il ne lui avait pas dit qu’il voulait parler elle l’aurait surement interrogé sur ses journées mais il y avait un motif à sa visite et il était mieux de commencer par là avant de passer aux choses plus anodines.
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MessageSujet: Re: [Arkdae - Joy - PV] Don't give me your heart Dim 14 Juil 2013, 20:15


Arkdae était toujours très surpris de voir Joy dans la bibliothèque, encore plus de la voir avec un livre sur les légendes musicales dans les mains, mais ne chercha pas à trop se poser de question et harceler la rosette avec cette broutille. Ce n’était sûrement pas dans les centres d’intérêts habituels de la jeune femme, aussi cela devait en avoir un avec son écuyer, d’où l’inutilité de le soulever. Le brun refoula sa jalousie non sans mal et retrouva l’état de vide intérieur qu’il appréciait avoir en toute circonstance. Les confessions et interrogations promettaient d’être nombreuses, alors il s’appliqua à bien faire le vide dans son esprit. Même s’il fallait reconnaitre que cette habileté était peu efficace quand il se mettait en colère. Avisant les tables, le brun laissa le livre aux soins relativement bons de son amie et cette dernière le retourner à sa place dans l’étagère. Une fois assis, l’onyx regarda Joy avec le plus de détachement possible, pensif. Cela faisait un certain temps qu’il n’avait pas pu la voir et elle lui avait manqué. Plus que ce qu’il voulait bien le penser et cela le contraint à regarder ailleurs en se raclant la gorge. Étrangement toute la frustration qu’il avait éprouvé quand il était seul s’envola comme si elle n’avait jamais existé et son cœur se sentit beaucoup mieux. L’écuyer se souvint de l’attribution avec une pointe de dégoût. Il aurait de loin préféré être avec son amie car elle connaissait davantage ses habitudes d’entrainements et était parfaitement apte à le comprendre par rapport à cette sotte tyrannique. Et depuis cette journée, il ne la voyait pour ainsi dire plus. Entre son prétendant, son écuyer et sans l’ombre d’un doute quelques élèves collants, elle ne devait plus avoir beaucoup de temps pour en jouir. Lui, hormis ses désaccords avec sa… Tutrice, il passait toujours autant de son temps à la bibliothèque et hors du château. Il avait prit l’initiative de déambuler dans les villages pour travailler ses capacités de guérisons et il s’améliorait plutôt bien. Pratiquer cela sur soit avait été une option abandonnée depuis longtemps grâce à l’intervention de la rosette. L’argent acquis pour la forge était d’ailleurs rentré à sa pogne grâce à quelques services qu’il a monnayé afin d’avoir une solde pour faire cette expérience avec son amie. Inutile de dire le temps qu’il avait passé dans la bibliothèque à chercher des informations sur les minerais et à se renseigner sur les forgerons du pays. Enfin, ce qui était fait ne pouvait être refait, alors il allait devoir prendre son mal en patience afin de profiter de moments simples bien que rare avec la chevalière. Comme ce soir. Constatant à nouveau que ses pensées partaient ailleurs que sur l’instant présent, il se gifla mentalement pour retrouver le minois de Joy et son sourire tellement éblouissant. Alors, lorsqu’il s’attabla, l’onyx essaya de ne pas trop penser au désastre qu’était Leïlan comme entraîneuse et préféra ne s’intéresser qu’à la rosette. L’esquisse formée par ses lèvres furent suffisantes pour le détendre et le mettre à l’aise et il la laissa ouvrir le paquet avec toute l’appréhension du monde dans le ventre. Effectivement, il n’était aucunement obligé de le faire comme elle venait à l’instant de le faire remarquer. Mais son ton indiquait que l’attention lui faisait plaisir et bien que piètre dans les relations sociales, l’ancien élève comprit que cela la touchait de quelque manière que ce soit. Mais en comprenant que c’était quelque chose qui faisait plaisir à la personne qui recevait, l’écuyer avait naïvement pensé que ce serait une bonne idée de tenter le coup avec Joy. Et autant dire que trouver ce présent avait été difficile. Presque autant que de trouver quelque chose de beau et fonctionnel. La mine étonnée de Joy ne mina pas le brun, à vrai dire lui-même se demandait s’il s’agissait là d’une idée des plus sages mais bon… Quand enfin, ses mains se refermèrent autour du paquet pour en sortir l’objet, le cœur du brun accéléra à battre la chamade et son cerveau ne semblait plus fonctionner. Il n’arrivait même plus à penser tant il était stressé. Puis en voyant le pétillement des iris roses, tout revint et une immense vague de joie l’emporta avec véhémence. Pour un peu il aurait fait part de son soulagement en sautant sur la table. Quoi que… Non, il ne ferait jamais ça et encore moins à la bibliothèque. Alors Arkdae resta plus mesuré et poussa un long soupir en levant sa main, la plaçant comme un mur imaginaire afin de couper les dires de son amie.

« L’argent n’est pas un problème. Ce qui compte c’est que ce présent te plaise. Et puis je ne suis pas vraiment dans les temps alors n’en fais pas toute une histoire. »

Ne réalisant pas que ses joues étaient un peu rosies, Arkdae essaya de se donner l’air un peu plus vieux qu’il ne l’était ce qui ne faisait pas très crédible. Enfin il allait devoir parler de choses déplaisantes, alors cette première victoire personnelle l’encouragea à parler et il se lança, trouvant le poids autour de sa gorge bien faible cette fois :

« Je voulais savoir si tu as déjà vu une magie capable de manipuler des gens, ainsi que leurs esprits par usage magique et si oui ou non tu en as la capacité. Je sais que tu m’as déjà avouée lesquelles tu as. Mais il y a certains symptômes qui m’inquiètent… Je ne sais pas comment, ni même pourquoi, qu’importe les livres que j’ai pût lire ainsi que les médicaments que j’ai pût ingérer, mais quand je m’isole, je pense tout le temps à une personne au point de me sentir mal jusqu’à ce que je sois dans la même pièce qu’elle. Mes capacités de concentration s’en retrouvent affectées et mes pensées se redirigent vers cette même personne. Il en va de même avec mes rêves parfois. Lorsque je suis avec cette personne je me sens en paix et heureux. J’ai l’impression de pouvoir toujours tout réussir et que refaire le monde n’est pas si compliqué si en retour elle m’adresse un sourire. Je ne comprends pas pourquoi mon cœur bat la chamade ou encore que ma respiration change. Encore moins pourquoi il a fallut que ce soit cette personne d’entre toutes. Après tout elle a une aussi longue liste de défauts que de vertus. Peut-être parce qu’elle est forte… Mais là n’est pas le problème. Le plus horrible est d’ignorer si cela vient bien de moi, ou alors d’une quelconque substance hallucinogène. Ensuite je te parle de tout cela, car c’est toi cette personne. »

A mesure que l’écuyer avançait dans sa palabre, son sérieux prenait le dessus et sa gorge se nouait toute seule. Vile traitresse ! Il tenta un regard droit dans les yeux de Joy pour constater que son sérieux avait été bouleversé par une moue décontenancée. Arkdae haussa un sourcil. De toute évidence il avait là la preuve qu’elle ne maîtrisait pas cette branche magique car l’adolescent n’aurait jamais vu pire comédie dans le cas contraire. Ainsi donc si la chevalière n’avait pas manipulé ses sentiments, il était alors amoureux d’elle. Soit ! Dans ce cas vu qu’elle ne semblait pas pouvoir reprendre la parole et qu’elle avait l’air hébété, l’onyx reprit :

« De toute évidence, tu n’as pas d’autres dons magiques. Pardonne-moi si je t’ai vexé, là n’était pas mon but. Aussi, j’aimerai savoir ce qu’il en est pour toi bien que je doute qu’il en aille de même. D’après les définitions que j’ai pu lire, je serais donc bien amoureux. De toi. Donc qu’est-ce que ça signifie concrètement ? En ce qui concerne l’amour, je n’ai que mon expérience plutôt courte avec Natasha et celle de mes parents. Et comme je ne peux pas t’embrasser sans risquer d’heurter tes sentiments ainsi que ta volonté, sans même parler de l’éthique et de ton prétendant, dois-je faire comme mon géniteur ? Je ne le veux pas. J’ai lu beaucoup de livre traitant d’amour et compris qu’il y avait plusieurs moyens d’obtenir la main de celle qu’on aime. Les poèmes, la chanson, la fidélité, le courage, les conquêtes, tuer son époux et la prendre de force, ce n’est pas les solutions qui manquent. Cependant j’ai cru comprendre en te voyant avec Snow que tu étais vraiment heureuse. Alors user d’un de ces moyens pour te ravir à ça… C’est certainement la dernière chose au monde que je veux te faire. De plus, sache que je serais toujours de ton côté. Donc dis-moi ce qu’est ton point de vue afin qu’on puisse trouver une solution pouvant convenir aux deux partis. »

Donc je serais bien amoureux de toi. Quel romantisme ! Bon sang est-ce qu’il aurait seulement put faire mieux ?! Toujours de son côté. Ce n’était peut-être pas la meilleure façon de dire que si Snow tombait dans la même spirale que Théodore, il serait présent pour elle. Mais si cela venait à se produire, Arkdae ignorait comment il réagirait. Puis essayant de rationaliser la chose, le plus évident serait de menacer Snow de manière à ce que jamais plus il ne pense à lever le petit doigt sur la rosette. Mais quelque part, l’adolescent savait bien que dans de tels cas, il n’y avait pas de demi-mesure. Ce serait Joy et ses éventuels enfants, ou Snow. Et même si cet homme était nécessaire à l’équilibre émotionnel de Joy, il lui ôterai la vie sans hésitation. Les yeux fermé, il s’affaira à calmer les défaillances de son corps, son cœur essentiellement. Et son imagination qui était relativement fertile et mièvre. Certains de ses mots, plus importants que d’autres avaient été prononcé de façon moins froide que d’habitude. Attention, il ne fallait surtout pas que Joy pense qu’il disait ça pour lui faire mal ou quoi que ce soit. Son ton était toujours très cassant, bien qu’en présence de la bretteuse il était plus doux. L’angoisse de cette discussion avait sûrement du lui jouer des tours. Rouvrant les yeux, il les posa droit sur la personne en face de lui et en voyant la mine de son amie, Arkdae soupira allègrement en se relevant.

« Pardon, je n’aurais pas du t’en parler. C’est pire que mieux. Oublie ce que j’ai dit. Je voulais juste me moquer de toi. Et de toute évidence ça a marché. »

Puis sur ces mots il tourna les talons pour s’en aller. Puis il réalisa ce qu’il venait de faire. Mais quel pleutre pathétique ! Il n’hésitait pas à poursuivre des bandits aux villages d’Émeraude et dès qu’il s’agissait de parler à cœur ouvert à une amie, il fuyait comme si un écuyer était poursuivi par une horde de dragon ! Mais qu’est-ce qui clochait chez lui à la fin ?! Et puis pourquoi est-ce que de toutes les filles de l’ordre il était tombé amoureux de la seule qui était parfaitement heureuse avec son compagnon ?! Bon, peut-être pas la seule concéda mentalement le brun avant de quitter l’allé e principale de la salle pour prendre quelques livres dans les rayons dans le but de partir avec, espérant que Joy ne le suivrait pas. Ce n’était de toute façon plus la peine d’espérer. Il avait jeté aux orties leur amitié déjà fragile à ses yeux car trop importante pour lui. Franchement, il lui fallait un livre qui décortiquait la façon de s’adresser aux femmes comme aux hommes…

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MessageSujet: Re: [Arkdae - Joy - PV] Don't give me your heart Mar 16 Juil 2013, 07:16



Légèrement inquiète quand à ce que lui voulait le garçon la rosette réussi à se détendre un instant quand il commença à lui parler de magie manipulant les gens. Non, elle n’était pas vexée qu’il lui pose cette question. Pour le moment, elle pensait juste qu’Arkdae était intéressé par ce genre de magie assez particulière et elle aurait vite fait de l’envoyé vers Snow qui était bien meilleure qu’elle pour ce genre de chose. Après tout, si elle était capable d’envoyé quelques vagues d’apaisement cela n’avait aucun rapport avec le pouvoir si particulier et parfois légèrement déstabilisant de son compagnon. Quand Arkdae expliqua qu’il s’inquiéter de certain symptôme la rosette ne se méfia de rien. Pensant simplement que le garçon avait peur d’être victime de cette magie et voulait s’en défaire ce qui pouvait être compréhensible. Elle-même était parfois légèrement frustré de ne pas réussi à s’énerver contre Snow par ce qu’il l’apaiser en permanence. Bref, Joy ne pensait absolument pas qu’il s’agissait ici d’amour. Ou peut-être que si au vue des propos du garçon, mais si c’était le cas il était hors de question dans son esprit que cet amour soit dirigé vers elle. Elle avait déjà eu assez de problème avec Gerath dont elle avait du repoussé les avances et qui n’avait même pas pu devenir chevalier, ce n’était pas pour avoir de nouveau un prétendant dans la personne d’Arkdae. Bref, si le jeune homme lui parlait de tout ça, c’était uniquement par ce qu’elle était l’une de ses seules amies. Rien de plus. C’était une évidence. Ou pas.

Autant dire que la rosette fut complètement bouche bée quand Arkdae précisa que cette personne à qui il pensait en permanence, de qui il rêvait et avec qui il était bien n’était nul autre qu’elle-même. Non sérieusement ? Ce n’était juste pas possible. Surtout qu’elle ne le manipulé absolument pas. Merde. Ce n’était pas bon tout ça et la rosette le sentait très bien. Elle savait qu’Arkdae était solitaire et parfois légèrement instable. Elle avait travaillé avec lui sur tout ça. Mais comment réagirait-il si elle le rejeter à présent ? Et avait-elle d’autre choix ? Non par ce que, à moins qu’il soit allergique à elle, ce qui était une probabilité qui enchantée beaucoup plus la chevalière, il n’y avait pas réellement d’autre possibilité d’interprétation des symptômes du garçon. En tout cas, il sembla que le jeune homme remarqua la surprise – et peut être l’embarras – de la rosette puisqu’il reprit la parole pour confirmer qu’elle n’avait pas de dons magiques visant à manipuler les émotions des autres. Dommage. Cette excuse l’aurait sans doute arrangée. Hein ? Il aimerait savoir ce qu’il en était pour elle ? Et bien… Elle l’aimait bien. Comme un ami. Un protégé. Rien de plus. Il était amoureux d’après les définitions ? Oué surement. Même si Joy n’avait lu aucune définition nulle part de l’amour. L’embrasser ? Non. Il ne fallait mieux pas en effet. Faire comme son géniteur ? Heu… Non. Non merci. Elle ne tenait absolument pas à se faire taper dessus… Sans compter le fait qu’Arkdae ne pourrait pas lui faire grand-chose et qu’elle aurait tôt fait de l’assommer. Des poèmes ? Des chansons ? Heu… bof. Joy n’était pas une princesse pourrie là. Elle se fichait plus ou moins de ça. Du courage et des conquêtes ? Ah oué. Ca c’était classe. Sauf quand on foncer dans le tas sans plan et qu’on se faisait embrocher. Quoi que, pour Snow ça n’avait pas si mal réussi au fond. Tuer son époux ? La prendre de force ? Hé ! Stop ! Elle n’était pas mariée ! A mesure que le garçon parlait le visage de la rosette changeait passant de la négation, à un petit accord, puis à une nouvelle négation avec quelques petites grimace pour accommoder le tout. Puis un sourire lorsqu’il remarqua judicieusement qu’aucune des idées n’étaient la bonne justement par ce que Joy était heureuse avec Snow et qu’elle n’avait absolument aucune envie de changer de compagnon.

Et puis sérieusement… Tout cela était trop étrange. Décidément, la rosette avait toujours le droit à des déclarations d’amour farfelu. Entre Snow qui lui avait arraché les cheveux juste avant de lui demander d’être son amoureuse et Arkdae qui parlait comme s’il n’était pas réellement concerné par tout ça et que ce n’était pas lui qui était amoureux c’était vraiment déstabilisant. Une solution pouvant convenir aux deux parties ? Hum…. Elle lui aurait bien donné un remède contre l’amour mais elle ne l’avait jamais trouvé. Elle doutait également que lui trouver une autre amoureuse soit une bonne idée. Cela n’avait clairement pas fonctionné sur Gerath. Quant à lui dire que ce n’était juste pas possible ca lui convenait parfaitement à elle mais elle avait légèrement peur de la réaction du garçon. Oh bien sûr, il ne lui ferait aucun mal. Mais elle n’avait pas vraiment envie que celui-ci se renferme de nouveau sur lui-même. C’était clairement beaucoup trop compliqué. Sérieusement, elle était prise, il ne pouvait pas y avoir un panneau STOP AMOUR affiché sur elle de manière à ce que la déesse de l’amour ou de n’importe quoi d’autre ne s’amuse pas à lui donner une armée de prétendants ? Après un moment de silence, elle se dit qu’il fallait peut-être répondre sauf qu’elle ne trouvait pas du tout quoi dire. Non elle ne l’aimait pas. Pas comme lui semblait l’aimer. A moins qu’il se trompe ? Qu’il n’était juste pas habitué à avoir des amis ? Ca arrangerait drôlement la rosette sauf qu’elle n’était pas certaine de sa théorie.

Alors, quand Arkdae soupira devant son silence et commença à se lever en lui disant qu’il voulait se moquer d’elle la rosette décida de faire ce qui l’arrangeait le plus : Le croire. Oh bien sûr, elle ne le croyait pas vraiment, mais disons que tout ça était plus simple que de tenter de faire une réponse qui serait de toute façon douteuse vue que la chevalière ne savait absolument pas s’exprimer avec tact. Alors que l’écuyer avait déjà quitté l’allée principale la rosette se leva à son tour et décida tout de même d’envoyer un petit message au garçon en prenant la direction de la sortie. Juste au cas où.

** Très bonne blague Arkdae ! En tout cas, j’ai une heure de disponible demain matin si tu veux t’entraîner avec quelqu’un d’autre que Leïlan. **

La rosette avait en effet décidé de faire comme si tout ça ne c’était pas passé. Ca lui éviter de relancer cette conversation légèrement désagréable. Avec un peu de chance, Arkdae s’était lui-même rendu compte qu’il n’y avait que de l’amitié. Rien de plus. En tout cas, elle ne fermait pas la porte à cette amiète
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MessageSujet: Re: [Arkdae - Joy - PV] Don't give me your heart Mer 11 Sep 2013, 15:01

Bonjour! Ce sujet est-il toujours d'actualité? Prière de répondre avant le 25 septembre s'il vous plaît sans quoi il sera déplacé dans les postes archivés. Merci! Very Happy
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Arkdae
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MessageSujet: Re: [Arkdae - Joy - PV] Don't give me your heart Mer 11 Sep 2013, 15:09

Hum, je pense que oui, tu peux l'archiver MDJ ! ^^
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[Arkdae - Joy - PV] Don't give me your heart

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