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Malchance et Destin [PV]

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Timéo
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MessageSujet: Malchance et Destin [PV] Mar 02 Juil 2013, 07:00

L
’attribution pour les Elèves et Ecuyers approchaient à grand pas. Je pouvais sentir toute l’excitation des jeunes face à cet évènement. Je ne pouvais que les comprendre. Ils allaient montés en grade, avoir un maître pour leur apprendre plus en profondeur pour certains. Personnellement, je n’étais pas très rassuré. Pourquoi ? A vrai dire, je m’inquiétais grandement pour cette jeune personne rencontrée il n’y a pas si longtemps (en fait si, trèèèès longtemps), du nom d’Arika. Elle allait devoir combattre, et voir des horreurs à la guerre lorsqu’elle passera Ecuyer. Je ne voulais pas ça pour elle. Mon instinct très protecteur pouvait être très étouffant, alors je n’essayais pas de la retenir, mais je m’inquiétais quand même. D’ailleurs, j’en faisais des cauchemars des fois ! J’aimerais tant… Qu’elle quitte l’ordre. C’était égoïste, je sais. Et puis, elle combattait pour le salut d’Enkidiev. Et elle saura se défendre ! Mais… Et si…

Je déambulais dans les couloirs du Château d’Emeraude. J’avais le droit. Joy… Ouais, c’était un peu comme ma protectrice. Cette pensée me faisait rire. Une enfant était ma protectrice, alors que j’étais beaucoup plus âgé qu’elle, normalement. Mais étant donné mon infortune, je dois bien avoué que son aide m’est très précieuse. Sans elle je serais toujours au même point. Je n’aurais peut-être jamais rencontré Arika. Je volerais pour pouvoir survivre, et je me cacherais jusqu’à la fin des temps. Une vie de solitaire. De paria. Et de noirceur. En fait, Joy est comme ma sauveuse. Ce petit bonbon rose à fort caractère et à la vie amoureuse bien amusante. Il faudra que je la revoie. Autant pour prendre de ses nouvelles que pour parler du plan à venir, de notre quête. Je me demandais si les nouveaux chefs de l’ordre permettront un tel acte de folie. Pénétrer clandestinement sur Irianeth, tuer un sorcier et ramener un prisonnier. C’est une sorte de guérilla, et l’on pourra s’attendre à une riposte de la part du continent noir. Peut-être même que je les emmenais à l’abattoir…

Et, comme toujours, lorsque je suis en pleine réflexion avec moi-même, je me perdis. Pourquoi faut-il que le Château d’Emeraude soit aussi grand ? J’ai l’impression qu’il s’agrandit de jour en jour ! Quand je pense avoir retenu les pièces et les labyrinthes qui servent de couloir, d’autres apparaissent ! C’est bien ma veine. A croire que la chance est contre moi ! Quand on y pense, j’ai vraiment pas eut beaucoup de chance dans la vie. Je suis maudit, ma sœur est enlevée, je n’ais aucuns souvenirs de ma vie passée, les elfes m’ont reniés, et je ne fais que fuir les contacts sociaux ! Les seuls évènements que je pourrais qualifier de joyeux furent ma rencontre avec Joy, et celle avec Arika. Deux personnes chères à mon cœur, dans une vie de 17 hivers. Que de joie en ce monde. Je n’ais pourtant rien fais de mal ! Pourquoi a-t-il fallut que ce sorcier s’en prenne à moi et à ma famille ? Si seulement je pouvais me souvenir… Quant à demander des faveurs à des Dieux, je sais parfaitement qu’ils me demanderont quelque chose en retour, et je n’ais pas trop envie d’avoir des dettes divines.

M’arrêtant devant un croisement, je poussais un soupire. Encore un choix à faire dans mon chemin. Et si je prenais le mauvais, et que je me perdais encore plus ? Je trouverais bien à un moment donné une personne, de la civilisation. Mais. Peut-être dans longtemps. Quand je serais déshydraté, affamé, affaibli dans un coin sombre d’un couloir. On me prendra pour un voyou et on me chassera d’un coup de pied dans le cul. J’avais déjà tâté de la « compassion » des cuisinières, je n’avais pas envie de tâter celle des gardes. A la main beaucoup plus experte, beaucoup plus douloureuse, beaucoup plus insensible à mes tourments. Donc, le mieux serait que je m’en sorte tout seul. Comme un grand. Puisque j’étais grand. Mais. La chance. Elle. N’a jamais été de mon côté. Je me préparais alors pour ma rencontre prochaine avec un garde. Je tournais à droite.

Ma rencontre fut plus courte à arriver que je ne le pensais. Il avait suffit que je pense à une situation négative pour que cela arrive. A croire que le monde tournait dans le sens de ma malchance, de ma maltraitance, et de tout autre chose négative au point de m’énerver. Lorsque le garde me trouva, il commença par être très surpris. Moi-même, j’étais très surpris de rencontrer si tôt quelqu’un. Quelqu’un que je n’apprécierais sûrement pas d’ailleurs. Car dès qu’il eut reprit un semblant de conscience, et d’intelligence – si on peut appeler cela de l’intelligence – il me héla, sortit son épée et marcha à pas rapide dans ma direction. Que devais-je faire ? Je n’étais pas très d’humeur à me frotter à tous ses engrenages administratifs et militaires. Ni aux punitions. Ni aux sommations. Je pourrais… Me faire passer pour un Elève. Mais j’en avais marre des mensonges. Je pourrais l’assommer avec une de mes lianes, mais cela serait prit pour de la traitrise et je n’aurais plus le libre accès au Château, même avec la protection de Joy. D’ailleurs, je risquais de lui attirer des problèmes. Bon. Il ne me restait qu’une seule chose à faire. Courir.

A peine le garde commença à se rapprocher dangereusement de moi que je me mis à courir dans le sens inverse de ma marche. Le soldat ne perdit pas une seconde et me poursuivit. Pour une fois, je bénis le Château d’avoir fait de tel labyrinthe. Car, il me fut facile, après avoir tourné dans maintes et maintes embranchement, de semer et de perdre de le garde. Mais, même après que je ne l’entendis plus derrière moi, je continuais à courir. Etant à demi-elfique, même le pas de ma course était léger et silencieux. C’est sûrement une des raisons qui ont facilités ma fuite. Mais, alors que je tournais dans un énième couloir, je bousculais une personne. Avec la rapidité et la force de ma course, nous tombâmes tout les deux, au sol. Ne voulant pas causer de tord à une autre personne pour ma maladresse, j’avais mis ma main derrière la tête de l’enfant – car vu la taille et le poids, s’en était un – pour éviter qu’il ne se fasse mal lorsque nous touchions terre.

« Désolé ! » dis-je alors, légèrement essoufflé, une fois à terre. « Je croyais qu’il n’y aurait personne et… Arika ?! »

Alors que je m’étais redressé pour voir la personne au fil de mes paroles, je me rendis compte de l’identité de l’enfant. Qui n’était autre que mon âme sœur, Arika. Elle avait bien grandit dis donc ! Ma main dans ses longs cheveux soyeux, moi au dessus d’elle dans une proximité assez… Gênante je dois dire, je me pris à rougir une fois encore. Et, dans ma gêne et ma timidité, je retirais ma main de sa tête qui heurta le sol un peu trop fort et je me reculais pour lui laisser de l’espace.

« Désolé ! » répétais-je encore une fois. « Pour la tête, et la bousculade, et… Je… J… »

Perdant mes mots encore une fois, mes quelques neurones restants m’ordonnèrent de me la boucler au lieu de m’enfoncer toujours plus profondément dans le ridicule.
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MessageSujet: Re: Malchance et Destin [PV] Mar 16 Juil 2013, 15:39

C’était bientôt le grand jour et j’étais déjà toute excité à l’idée de devenir l’écuyère d’un chevalier. Je savais que celui-ci ou celle-ci m’apprendrait tout ce dont j’aurais besoin pour être une chevalière de l’Ordre d’Emeraude. De plus je me demandais si j’allais tomber sur un homme ou une femme, mais cela m’étais égale dans tout les cas sur qui tombé. Le sexe n’avait pas d’importance du moment que la personne pouvait au moins canaliser toute mon énergie pour faire les bêtises que j’avais encore parfois en tête. Sauf que je devais bien avouer que depuis ma rencontre avec un certain garçon appelait Timéo, j’avais un peu changé peut-être. Je me faisais moins embêtante et plus à l’écoute je pense. En tout cas j’avais drôlement hâte que ce jour arrive et surtout qu’en ce moment je déambulais dans les couloirs du château à la recherche de quelques chose. En fait, je cherchais tout simplement à aidé dans les préparatifs, mais on m’avait bien dit que cela ne me regardait pas. Et pourquoi ? Parce que je suis encore une élève qui sera prochainement écuyère et donc je devais laisser faire les personnes qui s’occupaient du château. Pourquoi on ne pouvait tout simplement pas aidé. Pff.. Peut-être parce qu’ils avaient peur aussi que je ne fasse une bêtise comme avant. Sauf que j’avais tout de même grandis depuis mon arrivée ici.

En tout cas, je pouvais dire merci à ma mère Ariane d’Esprit. Elle était devenue la reine et donc je ne pouvais pas vraiment la voir comme bon me semblait. En fait, je ne pouvais pas du tout. Il fallait que ce soit elle qui se déplace pour venir me voir et avec Enola ainsi qu’Esko, après tout ils étaient mes jeunes frères et sœurs même si on n’était pas liée par le sang. Le jour de leur naissance, Enola était comme morte mais la mage Adrianna et la chevalière Miyack l’avaient sauvé de la mort et puis, il y avait aussi Timéo qui s’était montré alors qu’il ne les connaissait pas du tout. Oh que d’évènement et de plus je ne l’ai pas revus depuis celui-ci.

Timéo ! Oh Timéo ! Que j’aimerais te revoir toi qui est mon âme sœur et toi que j’aime bien… non que j’aime ? Non trop jeune pour ressentir encore ce sentiment. Et pourtant quand on m’en parlait, ça y ressemblait. Je pensais jour et nuit à lui et il me manquait affreusement. Que j’aimerais être écuyère… Je pourrais alors voyager avec mon maître et sûrement allé me balader dans Emeraude peut-être. Quoi que, je ne savais même pas si on en avait le droit. Cela serait une chose à demander à mon maître au cas où. Au moins je pourrais me déplacer pour aller voir Timéo au lieu que ce soit lui qui vienne et que l’on se croise au hasard et sans s’y attendre. Je soupirais de nouveau. Et dire que je l’avais rencontré alors que j’étais encore très jeune. En tout cas, je sais comprendre les choses rapidement et lui c’était comme un coup de foudre en avance peut-être. Oh et puis mince. Je me tracasse trop à ce sujet.

Je marchais toujours dans les couloirs dans une robe que je mettais pour la première fois de ma vie. Bon d’accord, j’exagère un peu, j’en mets juste très peu car je suis tout le temps dans ma tenue d’élève. Alors que je débouchais dans un couloir, une personne me bouscula et je tombais en arrière, d’ailleurs cette personnes eut le réflexe de me protéger comme il tombait aussi. Entre deux j’avais fermé les yeux ayant peur de me faire mal, mais je ne reçus aucun choc alors qu’il était sur moi. Soudain j’entendis un désolé, et je reconnus de suite la jolie voix de mon âme sœur. Oh Timéo, tu tombe toujours quand je pense pratiquement à toi. En tout cas il disait qu’il pensait y avoir personne t il venait de dire mon prénom ou me le demander comme il avait l’air incertain.

Celui-ci venait de se redresser un peu et j’étais en dessous de lui. Il avait une main dans mes cheveux et on était vraiment très… proche. Au vue de la position je me mis à rougir très rapidement car je me sentais quelque peu gênait et surtout que ma robe avait un peu remonté au niveau de mes cuisses. D’un coup il lâcha ma tête et je me cognais, on pouvait entendre un aie sortir de ma bouche sur le coup et je me frottais la tête tout en remettant un peu mieux ma robe. Il était encore en train de s’excuser et toujours sur moi. Cela ne me gênait plus ou du moins si encore un peu comme après tout c’était étrange. En tout cas je lui souriais.


- Bonjour Timéo ! Tu sais, tu n’as pas besoin de t’excuser. Moi-même je ne regardais pas vraiment ou je marchais et tu devais sûrement avoir tes raisons de courir.

J’étais toujours aussi rouge et je regardais un peu ailleurs.

- En tout cas,  tu tombes souvent au moment ou je pense le plus à toi.

Grosse bêtise… Il allait sûrement me prendre pour une folle avec ce que je venais de dire alors qu’on se connaissait pas tellement non plus. Je devenais rouge comme une tomate et je ne savais pas ou me cacher encore en plus.

-Ou… Oublie ce que je viens de dire.

Pourquoi j’étais toujours aussi honnête moi et surtout avec lui. Que diable se passait-il vraiment entre nous et de plus je me sentais toute drôle à chaque fois que je le vois, comme si je n’étais plus la même. J’étais … Moi ? Oui avec lui j’étais naturel et j’avais pas besoin de rester éloigner des autres en faisant des bêtises ou autres.
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Timéo
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MessageSujet: Re: Malchance et Destin [PV] Mer 17 Juil 2013, 15:29

E
lle semblait tout aussi gênée que moi. En même temps, la position dans laquelle nous nous sommes retrouvés était plus que gênante, et compromettante. Je comprenais qu’elle n’appréciait pas trop toute cette proximité. Quant à moi ? Bah. J’étais un homme – en quelque sorte… – et mes hormones me jouaient parfois des tours… Pas fameux. Alors, autant mettre un peu de distance entre elle et moi. Je ne voulais pas la dégouter ou tout autre sentiment néfaste qui réduirait notre… « histoire » en miette. Car, nous ne sortions pas ensemble, right ? Enfin… On s’était embrassé… Quelque fois… Mais… Est-ce que cela signifiait que nous étions ensemble ? Que… Enfin… Nous étions en couple ?! On… On ne se voyait pas assez pour… Pour être en couple… Non ? Après tout, cela fait quelques années que je ne l’ais pas vu, j’ai même été surpris de la trouver aussi grandit. Elle me dépassait d’ailleurs. C’était assez… Blessant, pour ma fierté, mais bon. Elle n’y était pour rien. Moi-même, je n’étais pas responsable. Bref.

Elle me sourit. Elle avait tendance à sourire presque tout le temps. Pour certains, c’était agaçant. A croire que rien ne pouvait nuire à ce sourire, que tout allait bien dans le meilleur des mondes. Très agaçant même. Pourtant, moi, lorsque c’était elle qui souriait, j’avais l’impression que tout était possible, que j’étais plus léger, qu’un poids c’était retiré de mes épaules. Et des petits papillons bruissaient dans mon ventre aussi. Mais ça, c’est autre chose. Etais-je réellement amoureux d’elle ? Après tout, il y a une forte différence d’âge entre nous. Mais, je pense que ma condition d’enfant de 12 ans me donnait des… « Vues » sur les personnes de mon âge. Enfin, mon âge/apparence. Bon, vous voyez le genre quoi ! Mais, je devais avouer que c’était légèrement dérangeant. Quand je pensais à notre différence d’âge. Je l’appréciais beaucoup, et je savais qu’elle aussi, m’appréciait, et peut-être même plus. Mais… Etait-ce vraiment saint, notre relation ? Sûrement que non. Enfin, c’était mon avis. Et, même lorsque j’aurais retrouvé mes années, l’écart restera le même.

Elle dit que ce n’était pas la peine que je m’excuse. Mais. Mais… Mais si ! Il le fallait ! C’était… La moindre des politesses lorsque l’on bouscule une personne ! Non ? Quelque soit mes raisons pour avoir courut et pour ne pas avoir regardé devant moi, je l’avais quand même bousculé, et je lui avais fait mal aussi. Minute. Je lui avais fait mal ! Mes yeux s’imprégnèrent d’inquiétude. La tête. Je lui avais fait mal à la tête. Bon, ça ne devait pas être trop grave. Dans le pire des cas, une bosse. Mais s’était de ma faute. C’est moi qui lui est causé cette bosse. Et là, je n’avais aucune excuse. Bon, si, ma gêne, mon embarras, et le souci des convenances. Mais… Mais j’aurais dut la reposer délicatement au lieu de reculer subitement comme si Arika avait la peste ! Ce n’était pas… Bien… N’est-ce pas ? J’aurais dus me conduire plus… plus… Plus gentiment… Car c’était une fille et… Les filles… Sont plus fragiles… Ce sont des petites choses qu’il faut protéger… Sinon elles se brisaient facilement… Et… Et je devenais légèrement macho là. Je doute que ce point de ma personnalité lui plaise. Mais bon. Je n’y pouvais rien si mon instinct ultra protecteur refait surface en sa présence !

Elle était encore toute rouge. Moi aussi d’ailleurs, je pouvais sentir le feu dans mes joues. Mais ce feu s’était tout de même largement refroidit depuis. Mais il restait présent, tout de même. Bref. La phrase qu’Arika prononça par la suite me… Choqua ? Surpris ? Fit plaisir ? Décontenança ? Tout ça à la fois ? J’optais pour la dernière réponse. Mon visage exprimait clairement ma surprise, mais mon esprit passait par tellement d’émotion que c’était le vrai chaos à l’intérieur. Je ne savais plus quoi penser, ni quoi faire, et encore moins quoi dire. J’étais plus grand qu’elle, je savais ce que cela veut dire. Elle, sûrement que non. Ce doit être une expérience nouvelle, elle doit en être terrifiée, et se poser des questions. Ou encore détester ce sentiment. Ce sentiment qui fait qu’elle est embarrassée, qui fait qu’elle perd ses moyens, ou qu’elle pense à moi. Elle pensait à moi ! Elle était donc amoureuse. Ses réactions le prouvaient. Elle était amoureuse. Et moi ? Etais-je amoureux d’elle ? Tout porte à croire que je lui voue une forte affection. Affection qui peut facilement se changer en amour. Mais… Je n’avais pas envie de lui infliger cela. Elle était encore jeune, elle devait profiter de sa jeunesse pour d’autres choses que des questions existentielles sur l’amour et ses facteurs. Alors, quand elle me demanda d’oublier, je le fis.

« Tu… Hm… Je… Laisse-moi t’aider à te relever ! »

Car oui, je me suis enfin rendu compte de la position gênante dans laquelle nous étions. Et puis. Le sol est assez froid quand même ! Me relevant en vitesse, j’offris ma main à la jeune fille pour l’aider à se remettre sur ses deux jambes. Une fois que nous fûmes tout deux face à face, j’évitais son regard en faisant mine d’épousseter mes vêtements – j’étais assez bon pour jouer la comédie dis donc ! Me mettant droit à nouveau, je souris à Arika sincèrement avant de reprendre la parole.

« Viens, marchons tout en discutant ! »

Mais, c’était sans compter sur ma malchance habituelle. Car, à peine ais-je mis un pied devant moi pour aller dans la direction inverse de la marche d’Arika, juste, au moment, où je m’appuyais sur ce pied pour me lancer en avant… J’oubliais que je venais de marcher sur un caillou. Et, ce traitre, ce perfide, ce maudit caillou roula sous mon pied. Me faisant perdre l’équilibre. Vous devinez la suite non ? Je tombais sur Arika – AGAIN – mais je pris tout de même soin de protéger sa tête lors de la chute. Nos deux corps étaient collés tandis que le temps de suspension me parut durer des heures. C’est qu’elle sentait bon dis donc ! Un mélange de fleurs et de fruits ravissant mes narines. Puis, je sentis le sol, dur, sous ma main. Et l’allégresse de la pesanteur partit alors que je m’affalais sur elle. Quel romantique je suis. Tellement pathétique que je riais de moi-même, les joues légèrement rose, alors que je m’étais redressé au dessus d’Arika – je restais tout de même à quatre patte sur elle… Passant un main, nerveux, dans mes cheveux, je regardais Arika l’air penaud.

« Désolé encore ! Avec toi j’ai l’impression de devenir extrêmement maladroit ! »

Il se passa quelques secondes jusqu’à ce que l’information arrive au cerveau, et que je me rendisse compte que ma remarque pouvait très bien être considérée comme une insulte, ou un reproche.

« Mais ce n’est pas en mal hein ! C’est juste que… Tu me perturbe ! »

Nouveau rire, un rire gêné cette fois. Me redressant, je m’assis par terre, à côté de mon âme sœur. Puis, je passais une nouvelle fois ma main dans les cheveux.

« C’est… Disons… Oublis ça ! »

Silence gêné, regard déviant.
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Arika
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MessageSujet: Re: Malchance et Destin [PV] Jeu 18 Juil 2013, 08:03

Je me demandais à quoi pouvait bien pensé Timéo le temps que je parle. Après tout je savais qu’on avait une grande différence d’âge. J’avais treize ans et lui… Il en avait vingt-deux tout de même. Cela nous faisait neuf ans d’écart et même si je le savais dans un corps d’enfant, peut-être que c’est ce qui m’attirait et pourtant il avait tendance à se comporter comme l’adulte qu’il devait être, je le voyais comme un adulte et non comme un enfant de mon âge enfermer dans ce fameux corps. Je savais très bien qu’un jour il partirait avec Joy pour sauvé sa sœur et qu’à ce moment là, il retrouverait sa vrai apparence une fois le sorcier tué. Il deviendrait l’adulte qu’il aurait toujours du être. Et alors à ce moment là, la différence ce fera ressentir pour de bon. J’espérais pourtant que rien ne change le jour ou cela arrivera. Mais à quoi bon espérer alors qu’on était, enfin que j’étais une enfant encore incapable de tout comprendre ou du moins presque, j’apprenais très vite et je comprenais très vite quand on m’expliquait. Mais je savais que trop bien que lorsque cela arrivera, notre relation ne serait peut-être plus la même, il pourrait très bien aller voir d’autre femme de son âge et non une enfant telle que moi-même si nous étions âme sœur.

En étais-je vraiment amoureuse ? Oui, je m’en rendais compte rien qu’avec mes paroles, j’étais triste de pensé à tout ceci. Et si cela devait être le cas et qu’il en aimerait une autre, je pourrais comprendre tout à fait. Cependant, devrais-je abandonné dès maintenant ? Non pas du tout, je devais croire en moi et … croire en nous ? Sûrement. Pourtant on était rien du tout pour le moment. D’accord on s’était déjà embr… embrassé quand j’étais plus jeune mais cela ne voulait peut-être rien dire. Sauf que j’avais tout de même l’impression que pour moi cela représentais autre chose. J’étais totalement perdue dans mes sentiments et je ne savais plus quoi faire du tout. En tout cas il s’était inquiété pour ma tête et cela c’était vu dans ses yeux.

Soudain celui-ci se mit à dire quelque chose d’incompréhensible jusqu’à ce qu’il puisse enfin dire qu’il allait m’aider à me lever. Il s’était relever très rapidement et il m’avait offert sa main, je l’avais donc prise et je me relevais grâce à lui. On était face à face et j’avais bien vu que sur le coup, il ne me regardait pas, il s’occupait de ses habits, ce dont je fis aussi avec ma robe. Il me proposa alors de marcher tout en discutant et je hochais la tête.

Alors que je me mettais à marcher, je me rendis compte qu’il s’en allait dans le sens inverse de moi, je m’étais alors retourné et lui quand il voulut se lancer en avant, il se prit le pied dans un caillou et il tomba à nouveau sur moi cette fois-ci, il me protégea encore la tête et je me retrouvais de nouveau sous lui. Quelle poisse qu’on avait, enfin moi non, mais lui oui en tout cas. Je sentais nos deux corps collé et j’avais le rouge sur les joues. Celui-ci se redressa et encore une fois il s’était retrouvé à quatre patres au dessus de moi et il passait une main dans ses cheveux tout en me disant qu’il était désolé et qu’il avait l’impression qu’avec moi, il devenait maladroit. Sur le coup je le pris assez mal mais je ne le montrais pas du tout.

Puis celui-ci se reprit en me disant que ce n’était pas en mal et que …. QUOI ? J’avais bien entendus ? Je perturbais un adulte ? Moi ? Réussir à perturber une personne ? Et un gars en plus ? C’était bien la première fois. Mais du moment que c’était lui, dans un sens… Cela voulait dire qu’il me voyait telle que j’étais même s’il devait me prendre pour une enfant. Ce qui était encore le cas. Il se redresse avec un rire gêné et il s’assit à coté de moi. Je me redressais à mon tour et je descendais à nouveau ma robe en étant rouge. Comment oublier ce qu’il m’avait dit. En tout cas il déviait son regard et je n’aimais pas trop ça. Bon d’accord il y avait un silence entre nous mais… Mais… Je devais savoir en quoi je le perturbais. C’est alors que je me mis bien en face de lui et que je rapprochais mon visage du siens.


- Désolée, mais la je ne peux oublier. En quoi je te perturbe Timéo ? Parce que je suis une enfant et toi un adulte ? Ou parce que nous somme âme sœur ? Ou bien pour d’autre raisons. Je veux savoir qu’est ce qui se passe. Moi j’ai bien dis que je pensais à toi à ce moment là et en vrai c’est tout le temps. J’ai beau être une enfant, je peux comprendre très rapidement quand on m’explique bien les choses. Et puis tu sais… Et bien… Euh… La différence d’âge m’est bien égale. Même si tu devais retrouver ta vraie apparence. Et bien pour moi rien ne changera de mon côté.

Oh lala, qu’est ce que je venais de dire. Il allait me prendre pour une vrai folle cette fois-ci mais bon j’avais pris la décision de ne pas changer même si je savais que ce serait dure de supporter tout ceci.

- Bon d’accord, ce sera peut-être dur, mais … La différence d’âge ne devrait pas être un problème non ? Est-ce ça qui te fais peur ? Est-ce ça qui fait que tu ne viens que très peu me voir ? Si c’est ça autant me le dire non ? Bientôt je serais écuyère et quand j’aurais du temps libre, je viendrais te voir. Je te l’ai dis non la première fois. Je serais même capable de venir vous aidé pour ta sœur, mais je t’ai promis de rester ici et je le ferais.

Je tenais son haut, j’avais peur qu’il m’abandonne. J’avais peur qu’il me délaisse. J’avais peur qu’il parte et qu’il m’oublie du jour au lendemain. J’avais peur de tout en vrai. Je me sentais ridiculte.

- Je suis… ridicule… Je ne devrais même pas te faire une leçon de moral alors que tu es plus âgée que moi… Je m’en excuse.

J’avais détourner le regarde et je m’étais écarter de lui.

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Timéo
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MessageSujet: Re: Malchance et Destin [PV] Jeu 25 Juil 2013, 13:49


L
es réactions d’Arika me surprirent à un point où mes rares neurones ont arrêtés de fonctionner. Vous savez, lors d’un silence pesant, vous tournez votre tête vers l’extérieur, et vous voyez un oiseau qui passe. Tranquillement. Alors vous suivez cet oiseau des yeux. C’est ce qu’il se passe, dans ma tête. On peut aussi modéliser ça par trois petits points de suspensions. Trois points perdus dans un océan d’incompréhension. Je regardais Arika, je l’entendais parler, mais mes neurones refusaient obstinément de comprendre, de travailler, et d’arrêter de me faire passer pour un idiot. Enfin, là, je n’avais pas vraiment l’air d’un idiot. J’étais juste… Là. A la regarder. Avec un sérieux d’adulte. Mon masque d’enfant était parti, juste pour ce moment-là, pour faire place à l’adulte que je suis censé être. Bien que mes neurones ne suivaient pas le mouvement. Ce que je trouve décevant. Car, franchement, j’aimerais bien parfois faire preuve d’intelligence. Mais, je suppose que je ne pourrais utiliser le plein potentiel de mon cerveau qu’une fois que je serais de taille normale, étant donné que mon statue d’enfant ne me permettait pas de m’améliorer au niveau physique et magique – donc peut-être que cela influait aussi sur mes capacités mentales. Bref.

Ce n’était pas comme si les paroles de l’enfant entraient par une oreille et ressortaient par l’autre. Elles entraient, elles étaient là, flottant dans mon esprit telle une brume, presque tangible… Mais, justement, cette brume m’empêchait du voir clair. Je n’arrivais tout simplement pas à saisir le sens de ses paroles. Comme si mon cerveau faisait un véritable blocage là-dessus. Pourtant, quelque chose me disait qu’il fallait que je comprenne. Que je réagisse. Avant que tout cela ne dégénère. Il fallait que je force mes neurones à travailler ensemble, dans une harmonie propre à chaque être. Alors je fronçais les sourcils. J’écoutais toujours les paroles d’Arika, toujours sans comprendre réellement le sens. Je ne pouvais que constater, au vue de sa gestuel et de son regard, que ce qu’elle disait l’affectait beaucoup. Au point de… La blesser ? Non, ce n’était pas ça. C’était plus profond. Serait-ce de la peur qui faisait briller ses yeux d’une manière bien déplaisante ? Mais. Pourquoi était-ce déplaisant ? Peut-être à cause de ses propos… Une partie de mon cerveau comprenait tout ça, mais cette partie me demeurait… Inaccessible… Je ne pouvais que la regarder, l’écouter, l’analyser. Sans réellement comprendre. C’était… Perturbant.

Soudain elle me prit par le col. Vous auriez put faire exploser une bombe juste à côté de moi, me secouez jusqu’à ce que ma tête se décroche de mon corps, me giflez jusqu’à ce que l’on ne différencie plus mes joues d’une tomate ; rien, absolument rien, n’aurait eut le même impacte que le geste d’Arika. Ce fut pire qu’une gifle, qu’une douche froide, qu’une confrontation avec ses parents. Pire, bien pire que tout. Ce fut une sorte de stimulation. Une stimulation comme lorsque le cœur envoie le sang dans toutes les parties du corps. Une stimulation qui permit à mes neurones de se reconnecter entre elle. Et je pus enfin comprendre. Toutes les paroles d’Arika jusqu’à ce moment fatidique où elle me prit mon haut comme un naufragé se serait accroché à une bouée. Je compris tout, et… Je fus vexé. Vexé par ses propos. Mais aussi touché. Car, elle m’avouait presque à demi-mot qu’elle m’aimait. Et qu’elle tenait à moi. Ce qui ne changeait pas le fait qu’elle m’avait vexé !

« Idiote. »

Quoi ? Oui, je sais, il y avait mieux comme petit mot rassurant lorsque l’on pêtait un câble. Mais bon. Vous oubliez que je suis Timéo ! L’enfant maudit absolument pas doué avec les femmes ! Mais, avant même qu’elle ne puisse réagir, je me suis avancé vers elle, prit délicatement son visage dans ma main gauche et je l’embrassais. Ce n’était pas le même baiser que nous avions échangé à notre première rencontre. Oublié ces timides baisers d’enfants découvrant le monde des adultes. Le baiser que je lui offris fut plus passionné, plus long et langoureux. Cela aurait put être mal prit pour Arika, après tout elle était encore une enfant ! Une enfant de 13 ans. L’adolescence. Elle comprendrait. Puis, c’est tout à fait de son âge ! Je crois. Bref. Le fait est qu’elle ne me repoussa pas. Peut-être aussi car elle était trop choquée pour le faire. Me dégageant de cette étreinte avant qu’elle ne décide de me repousser – ce qui aurait été très vexant pour ma fierté – je la regardais avec ce même sérieux que précédemment.

« Comment, dis-moi, comment un adulte serait perturbé par la présence d’une enfant s’il n’y avait rien de plus profond ? Est-ce que deux âme-sœurs seraient perturbés s’il n’y avait rien de plus profond ? Tu n’es plus une enfant Arika. Tu es en phase de devenir une adolescente, voilà pourquoi tes sentiments se sont développés. Et ta jalousie. Ainsi que la peur d’être rejetée. Crois-tu que la différence d’âge est réellement un facteur de ma gêne ? Crois-tu que lors de notre première rencontre, cela m’est venu à l’esprit ? Tu sais, si je ne viens pas te voir si souvent, ce n’est pas car j’ai honte, ou que c’est un refus de te voir. Les habitants d’un village ont acceptés que je vive avec eux si je donne du mien dans les récoltes et la production de la nourriture. En plus de ça, je m’entraine tous les jours pour ne pas que mon corps soit trop perturbé lorsque je grandirais de nouveau. Et surtout, lorsque je viens au Château, c’est pour me perdre – inconsciemment. »

Je la regardais droit dans les yeux. Ma vexation pouvait très bien s’y lire. J’étais vexé qu’elle avance de pareil propos, des propos faux d’ailleurs, alors qu’elle devait savoir que je ne suis ni un menteur, ni un lâche. Ce manque de confiance ne m’aidait pas vraiment à calmer ma petite colère. Je poussais un soupire. Mon regard se radoucit. C’était normal dans un sens. Son amour lui faisait voir le mal partout. Tout simplement car moi-même, je n’ai pas été clair. Etais-je amoureux d’elle ? J’éprouvais une forte affection pour elle. Mais… Je ne connaissais pas réellement l’amour. Je savais le décelais chez les autres, mais en moi-même, j’étais bien incapable de vous répondre. Levant ma main, je caressais la joue d’Arika tendrement. Et tentait d’analyser mes propres réactions. La seule manière que j’ai trouvée pour prouver à Arika que je tenais beaucoup à elle, se fut de l’embrasser. Un geste… Que j’ai beaucoup apprécié en fait. Je me refusais de la voir au combat, avec des ennemis qui pouvaient la blesser, voir la tuer. Cette idée me révulsait. Et, surtout, je ne supportais sûrement pas qu’elle regarde un autre que moi. En clair…

« Arika, je t’ai… »

Vous vous souvenez, lorsque j’ai parlé d’un oiseau ? Eh bien. Devinez quoi. Cet oiseau a décidé de se mêler encore à la conversation. D’une manière… Assez mauvaise. Un pigeon – MAUDIT PIGEON – a décidé de rendre ma déclaration d’amour plus… Sinueuse. Alors même que j’allais prononcer le mot fatidique, une énorme, gigantesque et … Malheureuse… Oui… Oui, je pense que vous avez deviné. Une fiente. Une fiente d’oiseau – enfin, de pigeon – vint tomber délicatement et avec amour. En plein milieu de mon front. Avant de dégouliner sur les côtés et sur mon nez. Il me fallut une bonne minute avant de réagir. D’une manière… Violente.

« RAAAAAAAAAAH ! Où est ce PIGEON de malheur que je l’ETRIPE et utilise ses PLUMES pour me faire un oreiller ! » lançais-je alors en me levant.

Je ne tardais d’ailleurs pas à attraper mon arc avant d’encocher une flèche, cherchant des yeux la volaille qui risquait bien de passer un sale quart d’heure.
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MessageSujet: Re: Malchance et Destin [PV] Ven 09 Aoû 2013, 16:40


Je me rendais doucement compte que je l’avais… Vexé ? Mais pourtant je ne disais rien de mal non ? Ou peut-être que si. Mes phrases avaient sûrement du le blessé, mais ce n’était pas de ma faute si j’étais franche. Je devais sûrement m’excuser. Peut-être qu’il me faudrait corriger ce fichus caractère pourrit qui ne m’aidait pas vraiment dans tout les cas. Il venait de me dire quoi ? Non je n’avais pas rêvé la ? Il m’avait bien dit idiote non ? Oui, il me l’avait dit et je crois que la, je m’en souviendrais pour toute ma vie ou presque. Et pourquoi il me disait juste idiote ? Einh pourquoi ? Non je ne devais pas lui demander ou sinon cela reviendrait sûrement à une petite dispute.

Il c’était avancer vers moi et soudain… Soudain… Oh punaise, mon cerveau fonctionnait plus avec ce qui se passait. Je ne rêvais pas même avec les yeux ouverts en grand. Il … Il… Il avait posé sa main gauche sur mon visage et… Et il était en train de m’embrasser la. Ce n’était pas du tout les mêmes baisers que la première fois. Non loin de la, c’était totalement différent d’avant. Ce baiser était… Incroyable, je ressentais la passion, de plus c’était long et … langoureux non ? Oui c’est ça. En tout cas celui-ci rompit le baisé et il me regardait avec un regard toujours aussi sérieux.

Je ne l’avais pas repoussé parce que de un… Je l’aimais vraiment et ce sentiment était réel même si parfois je ne pouvais pas imaginer que cela soit vrai et que je vive un truc à … à mon âge. Je l’écoutais parler, il … il était perturbé à cause de moi ? Deux âmes sœur perturbé s’il y avait rien de profond. Ces mots me firent prendre conscience à quel point j’avais été bête avec ce dont j’avais dit au par avant. Il disait que je n’étais plus une enfant et que j’entrais dans la phase de l’adolescence. Comment avait-il su que mes sentiments se développer vraiment. Il me parlait alors de la jalousie et de ma peur de me faire rejeter à cause de la différence d’âge. Alors pour lui l’âge ne comptait pas du tout et pourquoi il me parlait de notre première … rencontre ? Alors comme ça il aidait dans le village. J’avais été qu’une idiote pour ne pas y avoir pensé. Trop égoïste. Voici ce que j’étais sur le coup.

Il s’entrainait aussi pour le changement de son corps quand il partirait sauvé sa sœur et que la malédiction serait détruite. Puis voila qu’il me disait que lorsqu’il venait au château c’était pour s’y perde. Bah voyons. Depuis le temps il devrait se repérer mais je devais bien avouer que même moi j’avais encore du mal alors que j’y courais depuis mon enfance. J’avais donc eu raison, dans son regard j’y voyais clair, je l’avais donc vraiment vexé et je m’en voulais beaucoup.

Celui-ci se mit à dire en me caressant la joue et en me regardant mon prénom et un début de mot. Il avait dit je t’ai… Donc… Si je me mettais à réfléchir je ne voyais qu’un mot qui commençait par ça. Il partageait mes sentiments mais celui-ci n’avait pas pu finir sa phrase comme un pigeon qui se trouvait dans le château avait fait une fiente sur son front et j’avais envie de rire mais il serait sûrement encore plus vexer. En tout cas il se releva en criant qu’il avait envie de l’étriper et d’utiliser ses plumes pour un oreiller. Je me levais à mon tour et je l’empêchais d’utiliser son arc en me mettant devant lui.


- Nous sommes dans les couloirs alors ne dégaine pas ton arc et tes flèches Timéo.

J’avais comme un papier et je lui nettoyer le front et au niveau du nez, en fait je lui enlevais la fiente et je lui souriais doucement.

- Voila qui est mieux.

Je lui souriais.

- Je suis désolée de t’avoir vexé et parler de choses futiles. Je m’en veux vraiment. J’ai beau entrée dans l’adolescence, j’ai beaucoup de mal à m’y faire. Tout est si nouveau pour moi parfois.

Je le regardais sérieusement.

- Timéo, il faut que tu sache que je t’aime. Je t’aime bien plus qu’à de l’amitié. C’est de l’amour.

Je l’embrassais à mon tour et je tenais son haut pour avoir fait en sorte qu’il soit comme pencher sur moi puis je rompais le baisé ou j’y avais mis tout mon amour.

- Maintenant tu sais ce que je ressens.
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MessageSujet: Re: Malchance et Destin [PV] Lun 26 Aoû 2013, 11:50

A
rika s’interposa entre le piaf et ma flèche. Tellement surpris de son intervention que je faillis lui hurler qu’elle avait été bien inconsciente de se mettre devant moi. Imaginez que j’aurais tiré au même moment ! J’aurais put la blesser, voir pire ! Rien qu’une petite coupure m’aurait fait me sentir coupable à vie. Et je ne sais pas ce que je ferais par la suite. Peut-être m’éloignerais-je d’elle par peur de la blesser plus. Même si elle m’assurera que cela ne se reproduira plus, je ne pourrais pas prendre le risque d’être l’homme qui lui ôtera la vie. Je ne me le pardonnerais jamais. En clair, elle a été sacrément inconsciente de se mettre entre un Timéo en colère et armé, et un pigeon malheureux qui attend l’heure fatidique de sa mort. Certes, je suis à demi-elfe, je sais trèèèès bien tiré. Mais il est plutôt difficile d’éviter une personne quand elle est juste en face de la flèche. Vraiment difficile. Pourtant, je ne lui criais pas dessus. J’étais sûrement encore trop choqué pour ça. Et je ne l’engueulerais sûrement pas, en fait. Surtout avec ce qui va suivre.

Elle commença par me sermonner. Je ne voyais pas très bien pourquoi je ne peux pas dégainer mes flèches dans un couloir. Oublierait-elle que je suis à demi-elfe, et que j’ai une vue d’elfe et des réflexes d’elfes ? C’était un peu difficile de ne pas manquer ma cible dans un endroit aussi étroit, et avec mes capacités. Mais, là encore, je me retins de faire une quelconque remarque. Ça arrivait à tout le monde d’oublier certaines choses, bien que son manque de confiance en moi fût légèrement vexant. Ce n’est pas comme si j’étais un véritable boulet en ce qui concerne le tir à l’arc ! Levant les yeux vers la direction où était partit ma proie, je me rendis compte qu’Arika m’avait distrait juste assez longtemps pour qu’il s’enfuit, et soit donc hors de portée. Je pinçais les lèvres tout en abaissant mon arc. J’avais l’âme d’un chasseur, et je n’aimais pas particulièrement qu’une proie me file entre les doigts. Cette fois, je n’étais pas en colère contre l’Ecuyère, mais contre la volaille. Bon, je me vengerais sur ses pairs lorsque je retournerais au village.

Cependant, mes envies de vengeance tombèrent comme des mouches lorsque je sentis les doigts d’Arika sur mon visage. Enfin, plutôt son mouchoir. La regardant avec de gros yeux surpris, je me laissais totalement faire alors qu’elle me nettoyait le front. Bon, heureusement qu’elle n’avait pas rajouté sa salive pour que ça parte plus vite. S’aurait été d’autant plus gênant. Puis elle s’excusa de m’avoir vexé. Mon regard s’attendrit. Comment pourrais-je lui en vouloir ? Elle entrait à peine dans la phase d’adolescence, il est normal qu’elle fasse des bévues et qu’elle ne comprenne pas tout. Je ne devais pas lui en vouloir pour si peu. J’étais plus âgé qu’elle, je ne devais pas l’oublier. Mais alors que j’allais moi-même m’excuser pour mon comportement, elle reprit la parole. Pourquoi est-ce que je voulais m’excuser ? Tout simplement car j’étais un adulte, et elle encore une enfant pour le moment, et je me devais de comprendre que ce n’était pas simple pour elle. Qu’elle ne savait pas tout ce que je savais, et qu’il était bien difficile pour une enfant de se comporter en adulte. Je n’avais pas le droit de lui demander ça. Elle devait profiter de sa jeunesse, je veux qu’elle profite de sa jeunesse, car moi je n’ai pas eut cette chance.

« C’est de l’amour. »

J’en restais sans voix. Elle venait de m’annoncer quelque chose… Quelque chose d’incroyablement agréable aux oreilles ! Mais aussi de totalement surprenant ! Elle venait de m’avouer qu’elle m’aimait. Elle venait de m’avouer qu’elle m’aimait ! N’était-ce pas fantastique ! N’est-ce pas merveilleux ! Alors pourquoi aucuns sons ne sortent de ma bouche ? Peut-être car j’étais aussi extrêmement surpris de sa déclaration. Déjà, ma fierté d’homme en prend en coup : elle m’avouer ses sentiments en première, alors que ce devait être à moi de le faire. Enfin, ce doit être à MOI et à MOI SEUL de faire le premier pas, de déclarer ma flamme, de la surprendre ! Là, les rôles étaient inversés. C’était à la fois agréable et dérangeant. J’aurais aimé être le premier, ça m’aurait évité d’avoir cette tête d’ahuri idiot. S’aurait dut être elle qui aurait dut être surprise, qui aurait dut être sans voix, et qui aurait dut répondre à mon amour par un « OUI » ! Pas l’inverse !

Mais alors que j’allais répondre elle me sauta au cou (si on veut) pour m’embrasser. Là encore, j’étais totalement surpris, choqué, abasourdi, électrifié, scotché, sans voix, bref vous avez compris quoi ; je n’aurais jamais pensé ça d’Arika. Jamais je n’aurais pensé qu’elle aurait fait le premier pas, et qu’en plus elle prenne les devants pour m’embrasser. Mais. Haha ! C’est moi qui l’ai embrassé en premier ! NAH ! Ahem, reprenons. J’étais trop surpris pour réagir, je me laissais totalement faire, penché au dessus d’elle. C’était très agréable comme baiser ! Pour une fois que ce n’était pas moi qui devait mener la danse. C’était agréable. Mais, en bon macho, je préférais quand c’était moi qui commandais. Chose que je n’avouerais jamais de vive voix, sinon Arika se vexerait. Pire, elle voudra peut-être prouver que c’était à elle de commander ! S’en suivrait une bataille muette, entre amour et besoin de montrer que l’on est le maître. Hm. Pour un adulte je me comportais parfois comme un adolescent bête et idiot. Et malchanceux. Quoique la malchance, c’est dans n’importe quelle situation.

S’en suivit un énorme blanc. Nous nous regardions dans le blanc des yeux. J’avais la bouche entre-ouverte, toujours aussi surpris, choqué, abasourdi, électrifié, scotché, sans voix, et… Bref, voilà quoi. Il me fallut bien plusieurs minutes avant de retrouver l’usage de ma langue. Pour parler hein.

« Je… Euh… Tu… Je… Waouh ! »

Bon, ok, je pense que j’ai des progrès à faire. Les yeux devenus bien grands, pétillants de joie et d’excitation, je laissais tomber mon arc et ma flèche à terre pour attraper les bras de mon âme sœur, soudainement transporté d’amour et de bonheur.

« Veux-tu sortir avec moi ?! »
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MessageSujet: Re: Malchance et Destin [PV] Mer 28 Aoû 2013, 08:55


Après avoir décaler mon visage du siens, j’étais rouge comme une tomate. Je pouvais le sentir comme j’avais vraiment chaud au visage. En plus, il y avait un gros blanc et j’avais l’impression que j’avais fait une énorme bêtise en lui disant mes sentiments. Peut-être qu’en vrai, il ne m’aimait pas tout simplement en amour, mais juste comme une amie. Et alors je me serais totalement raté si c’était le cas. J’aurais sûrement très honte de moi par la suite, s’il me disait qu’on devait rester que des amis. J’étais sûr que je pourrais très bien en pleurer. On se regardait dans les yeux et il avait la bouche entre-ouverte. Je me doutais qu’il était complètement choqué de ce que je venais de faire. Je m’en voulais beaucoup. J’étais qu’une idiote, mais j’étais prête à accepter le fait qu’il ne veuille pas de moi. Le blondinet se mit alors à bégayer. Il avait du mal à parler et le seul mot que je compris vraiment fut son waouh. Le reste était dur à comprendre comme c’était juste des mots simples.

Soudain, je pouvais voir que ces yeux étaient devenus expressif. Ils brillaient de je ne sais quoi et il avait lâché son et sa flèche pour attraper mes bras et je sentais son bonheur et l’amour qu’il tentait de me faire comprendre. Tim’ venait alors de me demander si je désirais sortir avec lui. Cette fois-ci ce fût à mon tour d’être surpris et j’en avais presque les larmes aux yeux. J’étais en train de les retenir et je le regardais dans les yeux. Je m’étais même blottit dans ses bras pour y être en sécurité. Comment pouvait-il me le demandait alors qu’il devait sûrement connaître ma réponse. Mais, je pense que les garçons ont tendance à vouloir tout de même prendre les devant. J’avais caché mon visage pour ne pas qu’il remarque que je pleurais de joie. Je devais absolument lui dire ma réponse. Pourquoi refuserais-je alors que je l’aime.


- Oui, je veux sortir avec toi. Je veux devenir ta… petite-amie.

Mes larmes cessaient de couler et lorsque je relevais la tête après avoir cesser de pleurer. Celui-ci m’embrassa. Je comprenais alors qu’il n’aimait pas vraiment que je prenne les devant et c’était quelque chose à savoir. J’avais donc prolongé le baiser puis je venais à le rompre. Je le regardais dans les yeux et je m’écartais de lui.

- Il faut que je parte.

A peine que j’eu dis ces mots, je m’éloignais en courant et je me retournais vers lui en lui disant au revoir avec ma main. Celui-ci comprenait que j’avais des obligations et il partait lui aussi. Nous étions heureux tout les deux et je pense que c’était tout à fait normal.

FIN

[HRP : Comme dit. J’ai contrôlé rapidement ton personnage pour dire que c’était lui qui embrasser.]
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Malchance et Destin [PV]

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