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Voyons ce que tu vaux [Nawël]

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#David

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MessageSujet: Voyons ce que tu vaux [Nawël] Lun 01 Juil 2013, 13:07

Allongé dans son bain depuis près d’une heure, Dave profitait de ce rare moment de tranquillité. Combien cela faisait-il de temps qu’il ne s’était pas retrouvé seul ainsi, sans aucune responsabilité, une des rares journées où il n’entrainait pas sans relâche ses écuyers. Une des rares journées où Faelina emmenait ses filles jouer dans la forêt. Oh, bien entendu, il aimait la compagnie de son amante et de ses filles, il pouvait même dire qu’il adorait cette compagnie. Mais parfois, un peu de tranquillité, un peu de paix, un peu de solitude faisait du bien. Et c’était ce qu’il expérimentait. Ne pas avoir à se purifier en vitesse car il avait autre chose à faire quelques temps après. Simplement se reposer. Ne plus être le chef des chevaliers, ne plus être père, ne plus être amant, ne plus être maître. Simplement être Dave. Poussant un soupir d’aise, il ouvrit les yeux. S’il ne voulait pas ressembler à une grand-mère toute ridée, mieux valait qu’il sorte vite du bain. S’exécutant, il enfila son pantalon, son chandail et ébouriffa ses cheveux blonds en passant simplement sa main dedans. Il lâcha un bâillement sonore en s’étirant puis se dirigea vers les cuisines en réfléchissant à son futur.

En tant que chef des chevaliers, il devrait avoir son mot à dire dans les attributions. Pourtant, tel ne semblait pas le cas et il était tout simplement contraint de subir le choix des sorciers quoiqu’il arrivait. Si la logique voulait qu’il conserve les écuyers qu’il avait, il ne savait pas ce que ces « professeurs » pouvaient réserver dans cette liste… En un sens, il aurait dû espérer ne plus avoir ces deux écuyers-là. L’empereur et l’impératrice, rien que ça, qui continuait à ajouter à ses responsabilités. Cependant, il avait commencé à s'attacher à eux, à avoir appris à vivre en leur compagnie, à s’adapter à leurs caractères, à leurs capacités pour leur offrir le meilleur entrainement possible. Est-ce que ça avait marché ? Il n’en savait rien. Ce n’était pas à lui d’en juger. Ses écuyers le feraient pour lui plus tard. Et puis, évidemment, il y avait cette question qu’il ne pouvait s’empêcher de se poser chaque jour. Pourquoi restait-il sur ce continent ? Une question dont la réponse aurait certainement dû être évidente. Au sommet de la hiérarchie d’Irianeth, une place en or. Un général capable d’amener ses troupes à la victoire. Pourquoi cette personne voudrait partir ? Tout simplement car cette personne était lasse. Dave était las de la guerre, las de tuer. Autrefois, il ne se posait pas tant de questions mais depuis qu’il avait une famille, il ne se fichait plus autant de mourir à la guerre, il devait aussi s’inquiéter du sort de Faelina. Et puis, il savait que cette dernière n’était pas des plus heureuses ici. Il n’y avait plus grand-chose qui le retenait ici. Peut-être Pour Lysandraline qui avait besoin qu’il soit ici pour se rendre utile sans trop risquer ? Bah, ça n’empêchait qu’il commençait à sérieusement se demander s’il ne pouvait pas être plus heureux loin d’ici. Et à se demander s’il voulait vraiment que ses filles deviennent chevalières et risquent leur vie un jour…

Et il y avait aussi autre chose qui le retenait sur Irianeth. C’était ses frères et sœurs d’armes. Oh, c’était tellement naïf dit comme ça. Les autres chevaliers ne le prenaient certainement que pour un supérieur, l’homme qui donnait les ordres. Pas vraiment pour tout ce qu’était censé représenter un chef. Quelqu’un qui était toujours censé être là lorsque les autres avaient des problèmes. Une personne censée aider. Sauf qu’il avait tendance à attirer plus de problèmes à lui tout seul que tout l’ordre réuni… Mais il n’empêchait qu’il éprouvait une certaine « affection » à défaut d’un autre mot qui puisse exprimer ce qu’il ressentait pour les autres chevaliers. Et comble de la honte pour un chef, il ne les connaissait même pas tous. Du moins pas personnellement. Et c’était ce qu’il comptait faire en cette après-midi. Il allait rencontrer Nawël. Il savait qu’elle avait obtenu un territoire après le couronnement de Lou. Qu’elle avait été l’écuyère de Trystan, que son écuyer avait déserté il y a peu. C’était même lui qui l’avait adoubée. Et pourtant, il ne savait rien sur elle. Ses passions, son sentiment envers l’Empire, la raison qui la poussait à se battre. Son ressenti sur la désertion de son écuyer. La solitude qui pouvait peser comme quand Kessara était devenue l’écuyère de Trystan. Même si ce n’était pas en soi une trahison (Pour Dave, ça avait été pire…), cela restait une sorte d’humiliation. De ne pas avoir pu empêcher un être que vous avez pris sous votre aile, que vous vous êtes décidé à l’entrainer, à en faire quelqu’un de fort de partir. De vous quitter. Sans un merci, sans un mot, que ce soit dans la haine ou dans l’indifférence, la rupture entre un maître et son écuyer était rarement simple.

Et si Dave savait qu’il était de son devoir d’aller parler à cette Nawël, ne serait-ce que parce qu’il était indigne pour un chef des chevaliers de ne pas connaitre personnellement tous ses hommes, il n’avait aucune idée sur la manière dont il devait s’y prendre. Cette jeune femme restait un mystère pour lui. Et il ne savait que trop bien qu’il y avait une manière de faire différente entre toutes les personnes. Laisser croire à Zyra qu’elle avait le contrôle, Laisser Val faire ce qu’il voulait, flatter l’ego de Ryan, dire à Lou qu’elle ne la décevait pas et qu’elle dépassait ses espérances. Et ne pas adopter cette approche avec l’un d’entre eux pouvait vite, très vite devenir désastreux. Et il craignait qu’il en soit de même pour la chevalière aux cheveux roses. Après tout, elle était l’écuyère de Trystan. Et le connaissant… Il y avait toutes les chances de croire qu’elle ne serait pas très nette… Mais alors vraiment pas. Il arriva alors devant la porte de sa chambre qui était ouverte. Un petit coup d’œil à l’intérieur lui fit comprendre qu’il n’y avait pas d’engins de torture, pas de sang sur le sol. Un peu plus et elle paraitrait tout à fait normale. Elle s’était retournée et le fixait de ses yeux rouges. Un regard qui ressemblait un peu trop à celui de Zyra à son goût…


« Bonjour Nawël. Je ne vais pas tourner autour du pot pendant des heures. Un des objectifs du chef des chevaliers est de bien connaître ses soldats. Or, nous ne nous sommes jamais parlés, que ce soit à cause de mon excellente relation avec ton ancien maître ou quoique ce soit d’autre. Je suis ici pour rattraper ce retard. »

Il y avait certainement des manières plus subtiles de le dire mais Dave ? Subtilité ? Jamais entendu parler. Il s’était exprimé avec un sourire plus poli que jovial. Comme il l’avait dit, il ne la connaissait pas, et la première chose que l’on apprenait sur Irianeth était de ne pas faire confiance à n’importe qui. Principe qu’il avait d’ailleurs totalement bafoué avec cette magicienne de la tour qui était venue se perdre ici… Passons… Pendant qu’elle semblait rester immobile, Dave soutenait le regard couleur de sang de la chevalière par son regard saphir. Un rictus apparut sur le visage du chef des chevaliers tandis qu’il reprenait la parole :

« Mais on ne va pas faire ça en parlant. Celui qui fut mon maître m’a enseigné que l’on apprenait bien plus de choses sur une personne en le combattant qu’en parlant. Je suis d’accord avec lui. Rendez-vous dans la salle d’entrainement dans une dizaine de minutes. »

Saluant la chevalière de la tête, il prit congé et se dirigea vers la salle d’entrainement, il avait hâte de voir ce qu’elle valait, ce qu’elle était. Pour voir s’il pouvait lui faire confiance. Une fois arrivé, il s’adossa au mur en face de l’entrée en croisant les bras. Il n’avait pas pris d’armure. Cela restait un match amical après tout. Juste une conversation dans lequel le bois des épées et les pouvoirs parlaient à la place de leur bouche.
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MessageSujet: Re: Voyons ce que tu vaux [Nawël] Mar 02 Juil 2013, 06:43

«La vraie valeur d'un homme réside, non dans ce qu'il a, mais dans ce qu'il est.»  - Oscar Wilde



Nawël avait décidé de retarder de quelques jours son départ pour le continent vert. Elle avait, en effet, du rester quelques temps plus longtemps pour régler quelques soucis pas très important mais qui devait tout de même être traité avant de prendre des proportions énormes, ce qu’il fallait a tout prix éviter. Et puis, elle avait du aussi rester pour le conseil. Non pas qu’elle avait apporté des informations très importante. Non, en faîte, elle s’était contenter d’écouter ce que les autres membres avaient dire, exposant parfois son avis, qu’il soit en désaccord et suivant la même idée que les autres la chevalière ne se sentait pas gênée de devoir dévoiler au conseil ce qu’elle pensait. Après tout, si elle commençait à tout garder pour elle, elle savait très qu’elle aurait mieux fait de ne jamais accepter de rôle. Mais elle l’avait accepté et avait profondément envie de faire prospérer l’empire. Elle savait au fond d’elle qu’elle n’aimait pas ce genre de chose. Elle n’aimait pas participé aux conseils mais elle ne le laissait pas transparaître et faisait comme s’il n’en était rien.
Pour le moment, la chevalière s’entraînait à l’épée. Depuis que son écuyer avait déserté, elle passait beaucoup plus de temps dans la salle d’entraînement. Cela lui évitait de trop se morfondre et cela lui permettait de ne pas se sentir trop seule. Parce que oui, depuis que Reissere était parti, cela avait produit un gros changement chez elle. Déjà, elle avait du revoir l’organisation de ses journées. Elle avait du revoir ses entraînements, qui ne devait plus être adapté au garçon aux cheveux bleus, mais bien à elle. Et puis, il fallait dire aussi, que lorsqu’on passe environ quatre années à entraîner son écuyer tout les jours et que, malheureusement, celui-ci, du jour au lendemain, décide de rejoindre une chevalière de l’autre camp, il y a de quoi se sentir mal. Surtout lorsqu’elle voyait les autres chevaliers occupé avec leur écuyer et qu’elle se retrouvait à s’entraîner sur un mannequin en bois. Heureusement pour elle, ce jour-là, les chevaliers étaient occupés à entraîner leurs apprentis dehors. Nawël se retrouva donc seule dans la salle d’entraînement, l’épée en main face à l’un des mannequins.
Pendant un long moment Nawël enchaîna les coups, alternant les coups puissants et les autres qui l’étaient moins. Touchant la tête, transperçant le torse du mannequin, lui envoyant un rayon incendiaire sur le visage. Toute sorte de chose qui lui servait et surtout des choses qu’elle aimait faire et qu’elle maîtrisait. Cela rassurait de savoir qu’elle maîtrisait encore quelque chose. Elle ne tenta même pas de s’entraîner avec son nouveau pouvoir, elle avait déjà essayé la veille et ne voulait pas se concentrer uniquement là-dessus. Elle savait que cela serait pire de travailler que son poing magique et préférait varier ses entraînements d’un jour un l’autre. Elle se rendit compte, une fois qu’elle avait décidé qu’elle avait terminé son entraînement  après deux heures passer à malmener le mannequin. Elle avait, finalement, bien fait de se lever si tôt. Maintenant, tout ce qu’elle voulait, c’était prendre un bon bain et passer prendre quelque chose à manger aux cuisines. La jeune femme retourna donc dans sa chambre. Elle rangea ses armes, commença à préparer quelques affaires de rechange mais, elle s’arrêta lorsqu’elle sentit une présence à la porte de sa chambre, qu’elle avait d’ailleurs laissée ouverte. Elle fut surprise lorsqu’elle se retourna et vit planté là, devant elle, David.
David. Que faisait le chevalier à l’entrée de sa chambre ? Rosie n’en avait strictement aucune idée. Elle le fixait des ses yeux rouges, ne sachant pas ce qui amenait l’homme blond ici. Et puis, il se mit à parler disant qu’il n’allait pas tourner autour du pot. Bien, qu’il parle, Nawël avait envie d’aller se purifier et plus vite il parlerait, plus vite elle aurait l’occasion de le faire. Le chevalier lui expliqua que le chef des chevaliers se devait de connaître tous ses hommes et qu’il, par quelques circonstances qui faisaient que, n’avait pas vraiment eu l’occasion de parler à Rosie. Il voulait donc rattraper son retard. Bien, bonne idée, la chevalière était entièrement d’accord avec lui. Elle n’eut pas le temps de proposer quoique se soit puisque qu’il reprit la parole. Il ne voulait pas le faire en parlant ? Cela arrangeait bien la jeune femme qui n’aimait pas vraiment parler et qui n’aimait surement pas se confier. Selon l’ancien maître du blondinet, qui devait être Draken, si Nawël se souvenait bien, l’on apprenait plus sur les gens en le combattant. Le chevalier donna donc rendez-vous à l’ancienne écuyère de l’empereur lui laissant seulement dix minutes. Puis, il s’en alla sans attendre une quelconque réaction de Rosie qui n’avait pas pensé le moins du monde que cela allait se passer comme ça.
Repoussant donc son bain de quelques temps, la jeune femme décida donc de changer de tunique et d’en prendre une plus propre. Elle savait très bien qu’elle allait encore se dépenser et que, une fois son combat amical terminé elle devrait certainement changer une nouvelle fois de haut mais elle ne supportait pas très bien de devoir garder sa tunique sale, pleine de transpiration. Une fois donc qu’elle fut changée, qu’elle avait, une fois encore, ramené ses bouclettes roses en un gros chignon qu’elle avait noué avec une lanière en cuir, elle se dirigea vers les cuisines. Elle y prit une pomme qu’elle mangea sur le chemin qui la menait à la salle d’entraînement. Elle n’avait prit ni épée, ni armure. Elle n’avait pas l’utilité d’avoir une armure sachant d’avance que David n’allait pas la tuer, qu’il ne s’agissait que d’un combat amical, entre deux chevaliers. Etant très ponctuelle et malgré son petit détours dans les cuisines, Rosie arriva dans les temps au lieu de rendez-vous.  Elle n’avait pas totalement terminé de manger son fruit, mais ce qu’elle avait déjà mangé lui avait déjà fait du bien. Elle posa sa pomme sur une étagère ou quelques armes étaient installées et bien mises en évidence et regarda David. Celui-ci était adossé contre le mur contre le mur et semblait l’observer. N’aimant pas particulièrement que quelqu’un la dévisage comme cela, la chevalière prit l’initiative de prendre deux épées en bois, elle en garda l’une pour elle et envoya l’autre au chef des chevaliers grâce à son pouvoir de lévitation. Puis, le regardant dans les yeux, elle lui demanda :
« Des règles particulières ? »
Rosie ? Pressée ? Oui, cela faisait assez longtemps qu'elle n'avait pas fait un combat amical comme celui-là et même si ce n'était pas ce qu'elle avait prévue de faire en tout premier lieu, elle se réjouissait de, finalement, changer ses plans. Elle regardait toujours l’homme blond. Elle savait d’avance qu’elle ne tiendrait pas si longtemps contre lui. Tout d’abord parce que lui semblait frais et il venait, vu ses cheveux ébouriffés trempés, probablement de sortir de son bain alors qu’elle venait de passer deux heures à s’acharner contre un pauvre mannequin, qu’elle n’avait manger qu’une pomme et puis, aussi, il ne fallait pas se leurrer, il était plus fort, au point de vue du physique tout du moins. Mais, même si elle ne gagnerais pas ce combat, cela lui aurait surement permis de changer les idées, ou tout du moins, c'était ce qu'elle espérait..
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MessageSujet: Re: Voyons ce que tu vaux [Nawël] Lun 12 Aoû 2013, 14:30

Spoiler:
 

Toujours adossé au mur de la salle d’entrainement, Dave attendait patiemment que la chevalière aux cheveux roses daigne venir. Il était venu sans armes, il estimait qu’il n’en avait pas besoin. Plus qu’un match amical, c’était simplement un moyen de la connaitre. De voir ce qu’elle était. La victoire, la défaite, ça n’avait aucune importance. Il n’y avait aucune question de fierté là. Et si jamais il venait à perdre, il n’aurait qu’à accepter sa défaite et passer à autre chose tout en reconnaissant la valeur de Nawël. Il avait très vite appris que le chef des chevaliers n’était pas censé être le meilleur des chevaliers, juste quelqu’un qui donnait des ordres. Rien de plus, rien de moins. Juste une question de hiérarchie. D'où le fait que l’issue du combat n’avait pas de valeur à ses yeux.

Elle ne le fit pas attendre plus de temps qu’il ne lui en avait imparti. Il remarqua qu’elle avait changé de tunique et relevé ses cheveux pour ne pas être dérangé par ceux-ci… Et aussi qu’elle mangeait une pomme. Il n’y avait pas grand-chose à en tirer. Si ce n’est que les pommes étaient des fruits, et que les fruits ressemblaient aux légumes et que les légumes n’étaient pas bons. Et donc, elle avait des goûts douteux au niveau de la nourriture… Mais d’après les rumeurs, il ne fallait pas juger les gens d’après ce qu’ils mangent… Poussant plus loin son inspection en la regardant, il s’aperçut qu’elle était déjà fatiguée, elle s’était de toute évidence déjà entrainée juste avant qu’il ne vienne la déranger. Elle n’avait pourtant pas l’air de s’en plaindre. Elle n’affirmait pas que cela était un handicap qui pourrait venir fausser le résultat de leur match amical. C’était déjà pas mal… Et était la preuve qu’elle avait un semblant d’honneur et de fierté. Chose qui n’était absolument pas normale pour quelqu’un qui avait été l’écuyer de l’Empereur Brioché alias HERPES. La bedaine de la cinquantaine (qui approchait à grand pas pour notre cher Trystan, joyeux demi-siècle) n’avait apparemment pas réussi à la corrompre. Surtout qu’elle ne semblait pas le sous-estimer à première vue… Ce que tout partisan de Trystan ne pouvait s’empêcher de faire. Après tout, comment LE bouseux pouvait se battre… Déjà que beaucoup se demandaient par quel miracle il était parvenu à devenir chef des chevaliers… Il aurait dû s’en douter de la part d’HERPES. Être nommé chef n’avait jamais été rien d’autre qu’un cadeau empoisonné.

Bref, abandonnons ce sujet croustillant pour nous repencher sur le combat à venir. La jeune femme à la chevelure si particulière avait fait léviter une épée en bois dans sa direction tandis qu’elle avait pris la même pour elle. Elle prit alors la parole pour demander s’il y avait des règles. Non, il n’y en aurait pas. En réalité, il voulait simplement que ce combat soit un défouloir. Il allait tenter de la pousser dans ses derniers retranchements. Juste pour voir ses réactions, juste pour voir ce dont elle était capable. Juste pour voir la maitrise qu’elle avait d’elle-même. Ce serait intéressant à coup sûr. Se décollant du mur, il fit tourner l’épée en bois dans sa main tout en échauffant ses poignets. Il reposa ensuite son regard azuré sur sa sœur d’armes. Elle semblait déjà concentrée, prête à commencer. Il allait devoir faire disparaitre cette concentration. Il prit alors la parole.


« Non, il n’y a pas de règles, se contenter de survivre sera déjà pas mal je suppose. »

Après cette simple phrase, un sourire presque narquois traversa le visage de Dave, un sourire qui n’était que le vestige de celui qu’il avait été. Un sourire qui montrait que cette partie de lui n’était pas totalement mort. Une partie qui avait tendance à ne revenir que dans la fièvre de la bataille. Tout comme cette partie était revenue à la guerre. Moqueuse, narquoise, insouciante, narcissique. Une partie que nul n’avait vue depuis un certain temps. Et qui n’allait certainement pas se manifester plus que par des provocations et par ce sourire narquois… Cette partie n’était qu’une stratégie de celui qu’il était devenu pour la faire sortir de ses gonds. Sans crier garde, il passa à l’attaque avec une rapidité peu commune, mais elle para sans problèmes. Les deux chevaliers enchainaient les passes d’armes montrant qu’ils étaient tous deux doués dans l’exercice du combat à l’épée. Il restait pourtant évident qu’aucun des deux n’était à fond. Que les deux savaient pertinemment que ce n’était que le début. Dave prit alors la parole d’une voix qui allait de pair avec son sourire.

« Et alors, c’est quand même mou là… C’est l’influence de Trystan qui fait ça ? Ou bien est-ce à cause de ton écuyer que tu as laissé déserter. D’ailleurs, je me posais une question Chorizo, tu me permets de t’appeler ainsi n’est-ce pas ? Oh, mais attend, tu n’as pas le choix. Est-ce que tu as fait exprès de le laisser partir ? Tu t’es laissé attendrir par cette douce histoire d’amour et tu as privé Irianeth d’un bon chevalier parce que tu es fleur bleue ? Si tu ne l’as pas fait exprès, comment se fait-il qu’il ait pu se trouver si loin de toi à ce moment-là ? »

Toujours en retenant les assauts qui devenaient imperceptiblement de plus en plus féroces de la part de la chevalière, il reprit la parole, restant cependant concentré sur le combat.

« Tu vois, ma version de l’histoire. C’est que tu as fait exprès de le laisser s’enfuir. Sauf que je cherche à savoir pourquoi… Et aussi… Je me posais une autre question. Tu es jalouse de lui je suppose ? Toute seule dans cette chambre de chevalière alors que lui partage certainement la sienne avec une chevalière d’Emeraude… Dis-moi, tu l’envie ? Tu as envie de trahir aussi ? C’est toi que l’on devrait punir pour l’avoir laissé trahir, tu l’as mal éduqué. C’est toi qui a fait de lui ce qu’il est aujourd’hui. Toi, toi, que toi. C’est uniquement ta faute. »

Elle parvenait pourtant à garder un certain calme même si elle mettait clairement plus de force. Le simple fait d’imaginer à quel point elle devait le haïr dans sa tête agrandissait son sourire narquois qui lui donnait un visage de tête à claques absolument insupportable. Profitant d’un moment d’inattention de Nawël, il parvint à la toucher à l’épaule. Toujours du même ton, il continua.

« Eh bien, si tu étais aussi doué pour esquiver les coups que pour esquiver les questions, tu serais la maitresse d’arme la plus redoutée de l’Empire. Dommage que ça ne soit clairement pas le cas… Et si tu commençais à me montrer ce que tu sais faire… Je m’ennuie… »

Bien évidemment qu’il ne s’ennuyait pas et qu’il devait rester concentré pour ne pas prendre des coups. Cependant, il aimait jouer cette carte-là pour tenter de la faire bouillir et exploser. Tout simplement pour évaluer sa résistance mentale. Oh, il n’y avait pas d’échec ou de réussite. S’énerver n’était pas signe de faiblesse lorsque l’on arrivait à se servir de cette rage pour décupler sa force et savoir rester attentif en défense. Il ne lui restait qu’à attendre sa réaction.
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MessageSujet: Re: Voyons ce que tu vaux [Nawël] Mar 27 Aoû 2013, 14:45

« Le succès est la valeur personnelle multipliée par les circonstances. » - Alfred Camus


Rosie était prête. Prête à combattre David. Prête à lui montrer ce dont elle était capable. Prête à lui montrer que ce n’était pas par ce que son écuyer était partit qu’elle ne méritait pas sa place au sein des chevaliers de l’empire. Elle se doutais que le chef des chevaliers n’allait pas se contenter de parer ses coups ou de l’attaquer. Non, il y avait surement autre chose derrière-ça. Cela ne pouvait pas être aussi facile. Il rajouterait surement quelque chose. Mais quoi ? Mystère. Peut-être allait-il, finalement, lui faire un brin de cosette. Ou peut-être se contenterais t-il de faire mumuse avec son épée. La chevalière n’en savait rien pour le moment. Mais, elle ne tarderait pas à le savoir. Oui, David avait attrapé l’épée que lui avait envoyée et la faisait tourner tout en s’échauffant. Il était vrai que le blondinet venait de sortir de son bain, il n’était donc pas vraiment chaud, vraiment échauffé. C’était peut-être la chose qui ferait que Nawël pourrait gagner. Parce qu’elle voulait gagner. Oui, même si ce n’était qu’un combat entre deux chevaliers de la même nation, la jeune femme se refusait de perdre. Encore moins contre le chef des chevaliers. D’ailleurs, celui-ci répondit à l’interrogation de la jeune femme. Pas de règle ? Juste survivre ? Bien. Parfait.

Nawël ignora avec brio le petit sourire narquois qui apparut sur le visage du blondinet. Elle concentrée. Elle voulait gagner. Elle allait lui montrer de quoi elle était capable. Et puis, David attaqua rapidement. La chevalière rosée ne se laissa pas surprendre et para habilement les coups de son adversaire. S’en suivit un échange de coups relativement posé. Enfin, posé. Il fallait dire que, que se soit Rosie ou Dave, aucun des deux ne mettait toute sa force dans ses coups. Ils n’étaient pas à fond. Non, vraiment. Après tout, ce n’était que le début. Il avait tout le temps de passer au chose sérieuse un peu plus tard. Et puis, Dave prit la parole. Peut-être était-ce pour ça qu’il ne voulait pas se donner à fond tout de suite. Peut-être aurait-il du mal à parler sinon. Oui, c’était surement ça. Il n’arrivait pas à faire deux choses en même temps. Parler et faire un combat digne de ce nom en même temps lui était donc impossible. Nawël l’écouta attentivement. Tout en l’écoutant, Nawël ne pouvait s’empêcher de lui assener des coups plus fort, sentant la colère monté en elle. Comment pouvait-il ? Comment osait-il ? Chorizo… Non mais, Nawël trouvait déjà que les surnoms de l’empereur laissaient parfois à désirer, mais, alors là. Dave-Bouseux touchait le fond. Vraiment, il était difficile de faire pire que lui.

Mais, finalement, ce n’était pas ce surnom stupide qui énervait la jeune chevalière. Non, c’était ce que le blondinet lui avait dit, avant et après. Comment pouvait-il insinuer qu’elle l’avait volontairement laissé partir ? Tant qu’à faire, il pouvait dire aussi que c’était lui qui avait présentait la verdâtre à Reissere. Oui, tant qu’à tremper ses pieds dans la bêtise, autant y mettre la tête.  Comment se permettait-il de dire qu’elle était fleur bleue ? Ou encore, qu’elle s’était laissé attendrir ? Il ne la connaissait pas ! Il n’avait jamais prit la peine de la connaître jusqu’à maintenant. De plus en plus en colère, Nawël devenait de plus en plus forte en matière de coup. Sa colère la portait, l’empêchait de ressentir la fatigue qui gagnait peu à peu sa tête et ses muscles. Mais, c’était sans compter David pour la réveiller. Non, elle ne pouvait pas abandonner maintenant. Elle ne pouvait pas, et ne le voulait surtout pas. Ce n’était pas par qu’on la provoquait qu’il fallait abandonner. Hors de question. Rosie ne répondit pas aux questions de chef des chevaliers. Pas un son de sortit de sa bouche. Et puis, de toute façon, Dave-Bouseux n’avait, visiblement, pas finit de parler.

Il n’y allait pas de main morte. Si son but était de mettre Rosie hors de ses gonds, il avait réussit avec brio et, même s’il ne pouvait pas voir sa colère apparaître sur son visage il avait cependant remarqué que les coups de la chevalière étaient de plus en plus fort, de plus en plus féroce. Oui. Bien sûr. Evidemment qu’elle l’avait laissé partir. Elle lui avait préparé un bateau pour rejoindre le continent vert et lui avait dit «  Tiens Reissere ! Rejoins ta bien-aimée ! Oh, et, n’hésites pas à envoyer une carte postale pour me donner de tes nouvelles ! » Oui, évidemment. C’était bien le style de Nawël de faire ça. Of course ! Il fallait reconnaître, et la jeune femme s’en était bien rendu compte, que Rosie manquait d’autorité mais jamais, oh non, jamais, elle n’aurait laissé partir son écuyer volontairement tout du moins. La chevalière essayait d’ignorer les paroles de David pour se concentrer sur le combat  et lui porter le coup « fatal » mais celles-ci résonnaient dans son esprit. Elle n’entendait que ça. Le combat semblait passé dans une autre dimension. Et, c’était les dernières paroles du chevalier qui firent perdre à Nawël sa concentration, la faisant bouillir de rage comme jamais. C’était sa faute. Sa faute à elle si son écuyer était partit. Oui, s’était sa faute. Elle le savait bien, mais elle n’avait jamais voulut le reconnaître. Question de fierté, sans doute.

La jeune femme revint au combat lorsqu’elle sentit un coup d’épée sur son épaule. Elle avait été perdue dans ses pensées un moment et ce moment d’inattention aurait la faire perdre. Oui, même si elle était toujours en colère, elle n’avait jamais perdu de vu qu’elle devait gagner ce combat. Et puis, les dernières phrases du chevalier furent la goutte qui fait déborder le vase. Soudainement, Nawël arrêta de se battre avec son épée. Quelque chose montait en elle. Cette même chose qui lui avait permit de rester en vie pendant la guerre. Se pouvoir inattendu qui l’avait sauvé. Ce poing magique qui montait en elle, qui puisait dans ses dernière réserves pour mettre fin aux provocations du blondinet. Tout se passa rapidement. Le poing magique percuta David en plein torse et l’envoya contre l’un des murs. C’était la colère. C’était grâce à la colère que Rosie avait pu lui envoyer un coup pareil. Maintenant, que Dave-Bouseux était à terre , surement surprit, Nawël se sentait beaucoup mieux même si son poing l’avait vider de ses forces, elle ne pu s’empêcher de lâcher quelques paroles.


« Etre jalouse de lui reviendrait à être jalouse de toi. Ce qui est impossible, vois-tu. Je ne pourrais jamais me rabaisser au point d’être jalouse. »

Fidèle à elle-même, et, en attendant que David réalise ce qui venait de lui arriver, Nawël récupéra sa pomme dans laquelle elle planta ses dents pour se nourrir, même si il faudrait surement plus que ça pour lui redonner sa pleine force, cela lui fit énormément de bien de manger quelque chose de sucré. Une fois qu’elle eut finit son fruit, ce qui ne prit pas très longtemps, elle reposa son regard sur son frère d’armes. Elle n’avait pas grand-chose à lui dire, si ce n’est.

« J’ai gagné ! »

Et malgré toute la colère qui était monté en elle, un petit sourire apparut sur son visage. Elle avait réussit haut la main à utiliser sa colère pour être plus forte que son adversaire. Et ça, elle le devait à Trystan, qui lui avait apprit à contrôler ses émotions, surement pas à Dave-Bouseux..

[Bon, j'ai un peu aidé Dave-Bouseux à faire son baptême de l'air, mais si ça t'embête, je pourrais changer. Mais bon, en même temps, il l'a bien cherché hein ! Razz]
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MessageSujet: Re: Voyons ce que tu vaux [Nawël] Lun 04 Nov 2013, 12:19


Combien cela faisait-il de temps qu'il ne s'était pas autant amusé ? Ma foi, cela remontait à bien longtemps. Échanger des coups avec quelqu'un qui valait la peine d'être combattu était quelque chose de grisant. Quelque chose de suffisamment prenant pour oublier tous les malheurs de ce monde et se concentrer sur ce combat. Oh, détrompez vous. Dave n'était pas vraiment à fond. En réalité, il réfléchissait plus aux paroles qu'il allait sortir qu'aux parades qu'il allait pouvoir faire pour contrer des coups de plus en plus forts et de plus en plus précis. Mais aussi relâché qu'il pouvait être, il y avait des choses auxquelles il ne se serait jamais attendu. Oui, il était persuadé que la colère créerait plus d'ouvertures dans la garde de son adversaire, qu'elle deviendrait plus faible. Après tout, en tant qu'écuyère de Trystan, elle ne devait pas savoir se battre. Ainsi, il n'y avait pas lieu de se donner à fond. Elle devait juste être sûre de sa force comme avait pu l'être son ancien maître. Sauf qu'il semblait que ça ne marchait pas dans ce sens. Il se sentit alors transporté dans les airs et s'écraser le dos contre le mur, le souffle coupé. L'ébauche d'un sourire satisfait apparut sur son visage. Eh bien, eh bien, il semblerait que cette leçon ne pouvait qu'être bénéfique. C'était lui qui l'avait sous-estimée. Il n'avait clairement pas vu le coup venir. Elle semblait vouloir jouer avec les pouvoirs. Ce n'était pas une mauvaise idée. Il n'était pas contre non plus ! Enfin, il ne se cherchait pas d'excuses. Il avait baissé sa garde, elle l'avait puni. La loi du combat. D'où ce sourire satisfait alors ? Loin d'un masochisme exacerbé, ce sourire venait de la fièvre du combat. Se prendre des coups, rendre les coups, y avait-il quelque chose de plus plaisant qu'un combat ?


Eh bien, eh bien, elle ne s'abaisserait pas à être jalouse de son ancien écuyer et venait de reprendre sa pomme pour la manger tout en précisant qu'elle avait gagné. Voilà, là, il retrouvait enfin un trait de caractère de Trystan. Qui avait dit que le combat était terminé ? Ou alors pensait-elle que l'envoyer contre un mur avec la puissance d'une légère brise pouvait venir à bout de lui ? Oh, elle était mignonne. Un peu naïve même. Néanmoins, il prit un certain temps pour résumer ce qu'il avait appris d'elle. Soit il ne connaissait pas aussi bien Trystan qu'il ne le pensait soit elle avait une maîtrise de ses émotions qu'elle n'avait pas apprise auprès de celui qui avait été autrefois son empereur. Elle avait ce petit manque d'humilité qui caractérisait chaque membre de l'Empire, lui y compris. Et puis, elle était douée. Bien plus qu'il ne le pensait. Même fatiguée elle parvenait à se battre. Elle avait aussi un certain sens de l'honneur qui transformait sa colère en force et faisait qu'elle n'était pas plus déstabilisée que cela quand il tentait de la provoquer. Car elle savait au fond d'elle qu'elle n'y était pour rien. Qu'elle n'était pas coupable de la désertion de son écuyer. Outre cela, ça montrait une belle loyauté à l'Empire également. Bref, fierté, confiance en elle apparente, force mentale et physique. Eh bien... Il semblait que Trystan n'avait pas fait que des mauvaises choses au final. Aussi surprenant que cela puisse paraître.


Enfin... Le combat n'était pas terminé. Il n'allait tout de même pas rester sur une note aussi négative, cela aurait été mauvais pour sa réputation voyons. (Qui était d'ailleurs déjà sérieusement entachée...) Et puis, il ne fallait pas se voiler la face, le combat était de toute évidence la seule chose qui parvenait à lui faire oublier son comportement légèrement (beaucoup) dépressif. Alors, il n'allait pas arrêter ça maintenant, même s'il avait atteint son objectif et vu qu'elle avait une très belle maîtrise d'elle-même. Sans remuer ne serait-ce que le petit doigt, une espèce de corde noire apparut à quelques millimètres des chevilles de la chevalière quelques secondes avant de s'enrouler et d'immédiatement autour de celles-ci et de la faire chuter en avant. Ouh, c'était pas très grâcieux ça comme chute... Il se releva alors en massant l'arrière de son crâne, un mur, ça faisait un peu mal quand même. Il arborait alors un sourire narquois tandis que la corde s'agrandit et revint dans la main de Dave qui joua un peu avec en regardant son adversaire à terre.



« J'ose espérer que ma chute était plus gracieuse que la tienne. Vu d'ici, la tienne était un peu ridicule. Ah, au fait. Qui avait dit que le combat était fini ? Ou peut-être a tu pensé que cette attaque allait venir à bout de moi ? »


Et puis, perdre contre Nawel aurait été humiliant, non ? Parce qu'elle était une femme ? Non. Parce qu'elle avait les cheveux roses ? Non, bon, c'était pas très esthétique, mais passons. Tout simplement car elle avait été l'écuyère de monsieur je m'en vais de l'empire parce que j'en ai marre. (Non, il n'y avait aucune dose de jalousie avec le fait qu'il y avait lui-même pensé). Du coup, perdre contre la chevalière aux cheveux roses était comme perdre contre Herpès, et ceci, mesdames et messieurs, ce n'était pas acceptable. Il lui restait de la fierté malgré son état habituel. Il pouvait accepter de nombreuses choses dans son état. Mais pas ça ! Il allait devoir lui montrer que ce n'était pas pour rien qu'il était chef des chevaliers. Et que même Trystan avait dû se plier en s'apercevant qu'il était sans aucune contestation possible le meilleur choix pour l'être. Bon, ces derniers temps, il était un peu une limace inutile ressemblant étonnamment au bouseux qu'il avait toujours nié être. Mais en quoi cela l'empêchait de remettre les pendules à l'heure avec cette chevalière insolente qui pensait avoir gagné avant même que le combat n'ait réellement commencé ? D'un geste gracieux de la main (naturellement), l'épée revint rapidement vers la main de Dave qui ne se la prit même pas dans le visage. Un exploit. Le sourire narquois toujours fixé sur son visage, il pointa l'épée en direction de la chevalière.


« J'ai pas toute la journée Chorizo. »


On voyait au visage du chef des chevaliers qu'il n'y avait aucune haine ni même aucune envie de blesser dans ces paroles et encore moins du dédain ou une expression hautaine, il ne se pensait absolument pas supérieur à elle. C'était juste de la taquinerie, il voulait juste s'amuser. Sauf que cette fois, il allait devoir s'y mettre à fond et ne pas la sous-estimer une autre fois. Cette fois, ça allait être vraiment divertissant. En fait, le combat, c'était quand même bien les seuls moments où il oubliait un instant qui il était.
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MessageSujet: Re: Voyons ce que tu vaux [Nawël] Mer 06 Nov 2013, 16:14

« L’ironie, c’est conjuguer deux jugements contradictoires, et puis faire de leur contradiction, avec un sourire, un jugement nouveau. » - Becoming Jane


Sa pomme. Quelle était bonne. Elle était certainement meilleure maintenant qu’avant son combat avec Dave. Combat magnifiquement bien remporté par la rosette. L’effet de surprise et le fait que David l’avait sous estimée avait tout fait. Son nouveau pouvoir était décidemment des plus intéressants. Bon, le problème était qu’elle ne le contrôlait pas encore très bien, voire même très peu. Elle ne l’avait découvert qu’à la guerre, il était donc normal qu’il ne soit pas encore maîtriser à la perfection mais Rosie ne doutais pas par rapport au fait que cela allait bientôt être le cas et si Bouseux lui servait de mannequin, elle était certaine de toujours toucher sa cible. Oui, la jeune femme se sentait bien. Fière d’elle. Fière de ses capacités. De son futur. Mais, surtout, heureuse. Heureuse de voir David contre le mur, la tête qui tourne. Elle avait gagné, oui c’était une évidence. Alors, tout en finissant sa pomme, décidément des plus appétissantes, Rosie s’était dirigée vers la porte de la salle d’entraînement. Direction ?! Sa chambre, puis les bains. Elle en avait bien besoin puisque déjà avant le combat avec le chef des chevaliers, Rosie s’était entraînée, toute seule sur un pauvre mannequin qui allait certainement devoir être changé. Nawël ne manquerait sûrement pas de faire remarquer cela aux personnes concernées pour que ce soit fait le plus rapidement possible. Elle se sentait encore mieux rien qu’a l’idée de se plonger dans les bains chaud de la forteresse impériale.

Mais. . Wow. On se calme. Pourquoi donc s’acharner ?! Le combat était terminé. Nawël avait gagné. Tout le monde était content. Eh bien non, il fallait que David gâche tout. Décidément, il avait un sacré don celui-là. Rosie était par terre. Face contre terre. Elle avait dû lâcher sa pomme qui était donc partie plus loin sur le sol. La jeune femme s’était en effet pris les pieds dans une corde. Non mais, une corde, au milieu de la salle d’entraînement ! Quelle obstination! Pour donc ne pouvait-il pas la laisser tranquille. Elle avait fait ce qu’il souhaitait, non ?! Elle était venue se battre avec lui pour qu’il apprenne à la connaître, lui avait-il dit. C’est bon, il la connaissait maintenant. A moins que.. Non, c’était ça, il lui fallait plus de temps pour comprendre. Et oui, chez certaine personnes les informations mettaient plus de temps à monter jusqu’au cerveau. Et si en plus cette personne était déprimée, alors là, oui, cela devenait encore plus long. La jeune femme se retourna sur le dos. David était debout, devant elle, fière comme un paon, avec sa petite cordelette dans ses mains jouant avec. Oui, une cordelette. On ne peut pas vraiment attendre mieux de la part de David tout de même. Puis, il prit la parole, sourire railleur aux lèvres. Et en plus il était réellement fier. Eh bien.. Impassible, Rosie écouta ce qu’il avait à dire. Evidemment que la chute de Rosie était plus gracieuse que celle de bouseux. Quoi qu’il en dise. De toute façon, il était extrêmement facile d’être plus gracieux que lui.

Et, pourquoi donc le combat ne serait pas terminé. S’il voulait vraiment se battre, il pourrait peut-être s’arranger avec Faelina non ? Elle serait sûrement ravie de faire pour son compagnon après tout. Croyait-elle que ce magnifique baptême de l’air allait mettre « hors d’état de nuire » David ?! Oui, peut-être. Un peu. Il était possible que son pouvoir n’est pas fonctionner aussi puissamment qu’elle l’avait pensé au début. Bon. Elle avait encore beaucoup de travail  à faire dessus, mais elle y arrivera, elle en était convaincue. Bon. Cela arrive d’avoir des mauvais jugements, non ? Tout le monde se trompe et même si c’était humiliant c’était tout de même les erreurs qui nous faisaient avancer. D’ailleurs, David aussi avait de mauvais jugement sur elle. Rosie en était sûre. Il l’avait sous-estimée. Non pas parce qu’elle était une femme aux cheveux roses, non, mais bien parce qu’elle était l’ancienne écuyère de Trystan. Qu’est ce que cela changeait-il ?! Oui, Trystan Et David était de grand rivaux et tout le tralala. Mais, qu’est-ce que cela avait-il avoir avec elle. Elle s’en moquait complètement de leur gaminerie. Naturellement, Rosie s’était « rangée » du côté de  son ancien maître par pur principe. Mais maintenant qu’il était mort, il n’y avait plus aucune raison. Evidemment, l’avis qu’elle avait de David ne changerait pas du jour au lendemain, mais déjà le fait de reconnaître qu’elle avait sûrement tort vis-à-vis de lui autant qu’il avait tord vis-à-vis d’elle était un bon début. Mais bon, elle n’allait sûrement pas lui faire une déclaration d’amour alors autant passé aux choses sérieuses. Il n’avait pas toute la journée ?! Eh bien, il allait peut-être devoir la prendre alors !

La jeune femme se remit sur ses pied avec une certaine agilité dû aux entraînements qu’elle avait eu avec son amie pardusse. Elle allait combattre, évidemment. Même si elle était fatiguée, elle n’abandonnerait sûrement pas maintenant. Non, ce serait très mal connaître la chevalière. Après tout, un combat avec David pouvait tout de même de venir divertissant. Alors, un éclair de défi s’alluma dans les yeux de la chevalière. Elle récupéra son épée grâce à un petit tour de lévitation et regarda un instant le chef des chevaliers. Elle remarqua déjà que son expression avait changé. Etait-ce en bien ? Sûrement, David ne semblait plus penser qu’elle était atteinte, ce qui était une bonne chose. Ils étaient au même niveau. De parfait égales. C’était beaucoup plus amusant de se battre contre quelqu’un du même niveau que soit. Cela faisait un challenge. Même si Rosie ne savait plus trop quoi pensé, quelque chose lui restait en travers de la gorge. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi le blondinet l’avait jugé par rapport à son ancien maître. Elle ne trouvait pas cela juste. Chacun était différents et même si la chevalière avait quelques ressemblances avec Trystan, ce qui était tout à fait normal, on s’entend, il y avait aussi une part en elle complètement différente. Elle était fière de ce qu’elle était devenue et reconnaissante envers celui qu’il lui avait tout apprit, mais elle refusait catégoriquement qu’on la juge en fonction de lui. Elle ne fonctionnait pas comme ça. Sans crier gare, la chevalière chargea. Evidemment, le chevalier aux yeux saphirs para, mais Rosie ne se laissa pas faire et mit tout ce qu’elle pouvait dans ses coups. Elle était déterminée. Elle voulait gagnée, par principe. Elle aimait gagner, alors pourquoi ne gagnerait-elle pas? Au bout de quelques échanges puissants, le combat resta bloqué un instant. Les deux épées l’une contre l’autre, chaque chevalier tentait de pousser le plus fort possible. Evidemment, David prenait l’avantage mais, pour une fois depuis le début du combat, Rosie posa une question.


« Pourquoi me juges-tu par rapport à Trystan ?! Je ne suis pas lui et il n’est pas moi. »

Simple, concis, elle n’avait rien d’autre à ajouter et tentait tant bien que mal de tenir contre le chevalier qui, peu à peu, prenait l’avantage..

[Bon, c'est vraiment pourrie, alors si tu veux que je change quoi que ce soit, dis le moi ! Wink]
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MessageSujet: Re: Voyons ce que tu vaux [Nawël] Sam 09 Nov 2013, 09:38

Un sourire amusé sur la visage, le chef des chevalier observa sa sœur d'armes se relever avec une agilité qui venait certainement de sa chère amante. Il espérait qu'elle ne comptait pas l'impressionner avec ça ? A moins qu'elle pensait que Faelina et Dave ne s'étaient jamais entraînés ensemble. Même si la carrure de Dave ne se prêtait pas totalement à une agilité de gymnaste, il avait tout de même acquis d'une certaine manière à devenir plus rapide dans ses coups... Et aussi à se relever comme cela ! Enfin, il doutait qu'elle faisait cela pour l'impressionner. Les deux savaient qu'il n'y avait plus de faux-semblants à présent. Juste un combat qui s'annonçait pour le moins divertissant. Il n'y avait qu'à voir la lueur de défi dans les yeux de son adversaire. Sans attendre, elle chargea vers lui, il para aisément. Puis, elle commença à mettre une certaine puissance dans ses coups. Chaque coup qu'il paraît le faisait revivre. Il commença alors aussi attaquer, avec une puissance et une rapidité qu'il n'avait pas lors de la première partie de leur combat. Pourtant, même avec ceux-ci, Nawël ne cédait et continuait de lui résister. Et s'il semblait prendre quelque peu l'avantage sur certaines passes, ils se battaient presque d'égal à égal malgré le fait qu'il s'entraînait à l'épée depuis longtemps... Enfin... En tant que déprimé en chef, cela faisait un certain temps qu'il ne s'était pas entraîné à l'épée, d'où le fait que l'on n'avait pas réellement l'impression qu'il avait plus de trente ans d'expérience à l'épée derrière lui malgré un bon niveau.

Puis sur une charge puissante de la chevalière en face de lui, il para et leurs deux épées parurent comme figés alors que les deux tentaient de gagner du terrain. Et sur un domaine où la force pure était prédominante, Dave commençait à prendre l'avantage tandis qu'elle posa une question plutôt déstabilisante qui l'espace d'une seconde lui fit perdre du terrain avant de se reprendre et de retrouver cette situation de statut-quo. Il aurait pu s'énerver qu'elle lui pose cette question qui était tout de même un reproche, elle lui reprochait de la comparer à Trystan. Mais n'avait-elle pas raison dans un sens ? N'était-ce point ce qu'il avait fait ? La juger inapte au combat avec une épée parce que son ancien maître était incapable d'en tenir une sans s'égorger lui-même. (Et dire qu'il lui avait offert une épée un jour et qu'il ne s'était même pas tué dessus... Sa déception avait été immense.) On ne jugeait pas les actes des enfants par rapport à ceux de leurs parents alors pourquoi l'avait-il mal jugée à cause du fait qu'elle avait été l'écuyère de Trystan ? Parce qu'elle s'était rangée de son côté ? Après tout, quel écuyer ne se rangeait pas du côté de son maître. Variam, Këssara au début. Tous avaient choisis de lui faire confiance. En réalité, il faisait la même chose de Trystan qui ne pouvait pas s'empêcher de lancer des piques aux écuyers qu'il avait eu parce que leur maître avait été l'autre blond. Haha, il en avait marre, il en avait marre de voir qu'il avait tendance à se comporter comme lui. S'il y avait bien une seule personne à qui il ne voulait pas ressembler, je vous laisse deviner qui c'était... Et au cas où vous ayez quelques problèmes de compréhension, son surnom ressemble étrangement à une espèce de bouton que l'on trouve le plus souvent sur les lèvres.


« J'ai en effet commis cette erreur. Mais ce n'est pas son reflet que je vois en face de moi. C'est celle d'une chevalière qui donnerait sa vie pour l'Empire et qui est digne de confiance. »

Mon dieu, Dave venait de faire ce qui s'apparentait de beaucoup trop près à un compliment. Je demande une équipe de secours immédiatement afin de l'emmener dans un endroit où certains seraient en mesure d'éradiquer la maladie mentale qui peu à peu s’immisçait dans l'esprit de Dave. Qu'allait-il dire après sinon ? Qu'il considérait Trystan comme un ami et qu'il avait toujours été un bon empereur toujours juste, jamais superficiel et qu'il aurait tué pour pouvoir être plus proche de lui. Enfin, trêve de paroles inutiles... Il mit toute sa force dans son épée ce qui eu pour effet de rompre le contact entre les deux épées en bois qui ne manquaient pas de souffrir dans ce combat. Dave intensifia ses attaques pour tester les limites de son adversaire qui, il devait l'avouer se débrouillait bien. A un moment, elle tenta d'inverser la situation en se mettant à attaquer à son tour. Il eut quelques difficultés à parer les premiers coups puis la fatigue devait commencer à se faire sentir chez elle puisque les coups, bien que précis, manquaient clairement de puissance. Il la laissa attaquer encore un moment, se contentant de parer ses coups en utilisant le moins d'énergie possible. Simplement attendre qu'elle soit vraiment trop fatiguée pour donner des coups. Un moment qui vint après quelques minutes. Mine de rien, elle avait de l'endurance... Il commença alors à passer à l'abordage, donnant des coups à droite, à gauche, sur le haut du corps, sur le bas qu'elle parvint tout de même à parer malgré son état. Mais la fatigue était quelque chose de naturel et à un moment, elle vous trahissait, il feinta une attaque sur la droite avant de se rétracter et de donner un coup de la pointe de son épée en bois un peu au dessus du cœur, la faisant chuter. Et pourtant, en plein dans la maladie mentale des compliments. Il aurait pu se moquer d'elle. Charger un regard dédaigneux et sortir ou alors ne même pas lui accorder un regard. Mais non, après avoir pointé quelques secondes l'épée sur la gorge de son adversaire, il la fit passer de son autre main tandis qu'il lui tendit la main pour l'aider à se relever.[i]

« Tu t'es bien battue. Et puis, tu t'étais déjà entraînée donc tu étais fatiguée, je partais avec un avantage.»

[i]Eh oui, si Dave faisait le fanfaron, ça aurait été le signe qu'il était redevenu normal et qu'il avait définitivement une croix sur la pire période de sa vie au niveau de son cerveau. Or, il aurait été trop beau que tout aille bien. Alors pourquoi ne pas complimenter la personne qui venait de se battre ? Lui dire que le combat était injuste et que c'était simplement à cause de ça qu'il avait gagné ? Dave, WAKE UP please. Pourtant, il n'avait pas l'air de vouloir se réveiller, simplement de vouloir l'aider. Justement de ne pas la ridiculiser comme il aurait pu le faire à un moment. Bah, l'avantage, c'était qu'il n'agissait pas comme Trystan sur ce coup-là...
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MessageSujet: Re: Voyons ce que tu vaux [Nawël] Lun 11 Nov 2013, 15:40


« L'idée du combat échappe à ceux qui le font. Ils sont condamnés à se battre. Ils se cherchent, ombres et silhouettes ; ils ont besoin de l'autre, pour éteindre une haine, comme le feu a besoin d'eau. » - Paul Ohl

Peu à peu, et trop rapidement à son goût, Nawël perdait clairement du terrain. C’était normal. C’était tout à fait normal. Elle était fatiguée et il venait de sortir de son bain. C’était tout à fait normal que David prenne l’avantage. C’était comme ça et même si elle mettait tout ce qu’elle pouvait dans les muscles de ses bras, cela ne suffirait surement pas à reprendre l’avantage. Mais, il fallait croire que la question qu’elle venait de poser avait quelque peu déstabilisé le chef des chevaliers puis qu’il faiblie quelque seconde. Quelques secondes à peine que Rosie ne laissa pas passer pour reprendre un peu l’avantage pour le reperdre aussitôt que le blondinet eut avaler la question de la rosette. Mais l’égalité qui s’était alors installé ne dura pas. Non, à présent, c’était au tour de Rosie d’être déstabilisé par les paroles du chef des chevaliers. Ce dernier venait en effet d’avoue s’être trompé. Il la complimenta ensuite sur ce qu’il voyait d’elle : une chevalière digne de confiance et qui ne trahirait jamais l’empire. Il manquerait plus qu’il reconnaisse que Trystan avait été un bon maître et tout serait parfait pour Rosie, mais visiblement, ce n’était pas dans les intentions du chevalier. Bon. Il avait déjà reconnu la valeur de la rosette, c’était une très bonne chose et cela permettrait certainement à Rosie de tourner la page sur certaines choses, plus principale une chose aux cheveux bleus. Ce n’était que l’erreur du débutant et la chevalière était on ne peut plus décider à ne plus la faire. L’assurance ! N’était-ce pas cela qu’il lui manquait ?! Eh bien, il semblerait qu’elle en ai de plus en plus.

La chevalière, bien que ravie du compliment que le chef des chevaliers venait de lui faire, ne laissa rien paraître. Elle était plus que concentré sur son épée et celle de son adversaire et ce n’était pas le moment de flanché. D’ailleurs, avec une grande force, David brisa le contact entre les deux épées. Le temps d’une seconde, Rosie observa l’état de l’arme en bois. Il allait être temps de les changer. Peut-être devraient-ils en faire avec du bois plus résistant pour que les épées d’entraînements tiennent plus longtemps ?! Peut-être. La chevalière était trop occupée à parer les coups de son frère d’arme qui semblait prendre un réel plaisir dans ce combat. Rosie comprit rapidement que le blondinet voulait tester ses limites. Limites qui n’allaient d’ailleurs pas tarder à se faire sentir. En effet, la chevalière, après avoir tenter de reprendre l’avantage ne pouvait pas attaquer aussi fort qu’auparavant. Ces coups étaient précis, là-dessus il n’y avait aucun problème, mais ils manquaient cruellement de puissance. Cela l’énervait. D’habitude, la colère lui donnait des ailes, mais là, elle n’avait plus rien en magasins. Ces muscles, s’ils venaient à s’arrêter de travailler, tremblerait certainement. Et puis, il faisait tellement chaud dans la salle qu’elle était certaine de ne plus pouvoir tenir longtemps. Mais, peut importait, elle tiendrait jusqu'à ce qu’elle ne puisse plus et alors David aura gagné le combat. C’était difficile à dire, mais c’était comme ça. Après, il n’était pas dit que la jeune femme trouve quelque chose pour gagner. Elle n’était pas une pro de la réflexion intense mais souvent, l’instinct faisait bien les choses. Alors peut-être aura-t-elle l’occasion de faire plonger le chef des chevaliers. Oui. Mais ce ne serait sûrement par méchanceté. Non, réellement non. C’était plutôt parce qu’elle avait une sainte horreur de perdre. Et que, même s’ils n’étaient que tout les deux dans la salle. Elle savait qu’elle risquait encore d’entendre parler de ce combat un bout de temps, alors autant en être la gagnante. Quitte à se que ça ne finisse jamais.

Evidemment qu’elle avait de l’endurance ! Elle avait sûrement passer les deniers mois après la trahison de son écuyer à s’entraîner, toute seule, ou avec d’autres chevaliers et même soldats. Ajouté à cela l’apprentissage de son nouveau pouvoir. Nawël avait réellement travaillé son souffle et son cœur. Ce n’était pas un mal puisqu’elle s’était souvenu qu’à Ombres, elle n’aurait certainement pas tenue la longueur contre la sauvageonne. Maintenant, elle était certaine qu’elle pouvait tenir. Enfin, cela ne lui couterait rien de continuer de s’entraîner aussi intensément jusqu'à la prochaine attribution et même après d’ailleurs mais elle pouvait déjà être fière de ce qu’elle avait apprit et progresser. Ses coups devinrent donc de moins en moins puissants et de moins en moins précis. C’est à ce moment que David passa à l’attaque. Une vraie attaque ou Rosie ne pouvait rien faire d’autre que de parer. A gauche, à droite puis encore à droite. Et une feinte mis fin au combat. Au lieu de l’attaquer sur la droite, comme la chevalière le pensait, le chevalier donna un coup un peu au-dessus de cœur de la jeune femme qui, en tentant de parer, chuta en arrière. Elle était sûr et tenait de reprendre son souffle. L’épée en bois de David à la base de son coup, elle avait perdue. La chevalier posa un instant sa tête sur le sol frai de la salle et passa ses mains sur le visage tout en écoutant les paroles du chevalier. Il partait avec un avantage ?! Evidemment. C’était une certitude. Mais, il y avait rarement des combats parfaitement équilibré, c’était tout bonnement impossible. Chacun se battait différemment. Chacun usait de sa magie différemment avec plus ou moins de succès. Elle s’était bien battue. Pourquoi le passé ? Elle se battait bien, tout court. La chevalière, toujours sur le dos, laissa échapper un petit rire.

Elle se redressa ensuite. David lui tendait la main pour l’aider à se relever. Mais, Rosie ne voulait pas perdre. Elle n’aimait VRAIMENT pas ça. Alors, elle n’abandonnerait surement pas tout de suite. Et puis, le chevalier lui offrait une tellement belle ouverture qu’elle ne pouvait décidément pas la laisser passer. Elle aurait été indigne d’avoir été l’écuyère de Trystan si elle ne faisait pas tout pour gagner. Serait-ce loyal ?! Je ne pense pas. Mais, c’était un combat et on était sur Irianeth, c’était donc loyal à la mentalité de l’île noire. Il était certains que ce serait très mal vu de faire ça à Emeraude. Mais, ça se tombe bien dit donc puisqu’on n’y était pas. Alors, le visage redevenu impassible, Rosie prit la main du chevalier mais le frai du sol l’ayant quelque peu fait du bien, elle sentit un monté de force en elle et, accompagné d’un croche-pied pas particulièrement puissant, mais bien suffisant, elle tira David sur le sol qui s’écrasa donc à côté d’elle. Ca, c’était classe. Vraiment classe. La chevalière se releva alors en douceur pour ne pas avoir la tête qui tournait, mais, elle devait bien avouer que maintenant, elle était réellement vide. Elle regarda alors le chevalier, un sourire léger aux lèvres.


« Voilà ! Je pense que c’est bien mieux comme ça ! Ne le prend pas pour toi hein, mais j’ai réellement horreur de perdre ! »

Elle serait bien rapidement partie avant que David ne se relève, mais elle ne voulait se retrouver encore une fois avec une corde emmêlée dans ses pieds alors elle s’était contenté de reprendre son souffle debout, à quelques pas du chevalier. Même si maintenant, elle était quasi-certaine que le combat soit fini, peut-être que le blondinet avait encore quelque chose à lui dire. Un petit compliment doucement. Dans tout les cas, il était certain qu’il devait être bien réveillé à présent. Merci qui ?! Merci Rosie !
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Rôle: Ex Chef des Chevaliers d'Irianeth
MessageSujet: Re: Voyons ce que tu vaux [Nawël] Lun 25 Nov 2013, 20:04

Gagner, perdre  ? Cela ne revêtait pas réellement d'importance dans ce moment pour le chef des chevaliers. Mais si faire un peu le fanfaron aurait tout à fait été dans ses gênes, et aurait même été normal. Il n'en éprouvait pas la moindre envie. Cela était peut-être dû au fait qu'il ne voulait pas ressembler à celui qui avait été autrefois empereur ici. Ou peut-être parce qu'il avait la victoire modeste contre une de ses frères d'armes qui était valeureuse. La raison importait peu en réalité. On pouvait simplement noter que c'était une preuve qu'il restait en lui des restes du dépressif. Même lors de ce combat où cette partie avait semblé si lointaine, comme inexistante. Et pourtant. Il en restait une partie. Celle qu'il faisait qu'il décidait de tendre la main à Nawël avec un sourire. Le tout en justifiant sa défaite. En disant que le match n'était pas équitable. Non pas parce qu'il y avait encore une certaine différence de niveau due à l'expérience et à l'entraînement. Juste une question de fatigue. C'était simplement le reflet de son mal-être intérieur. Le reflet de la dépression qui ne souhaitait pas tout de suite arrêter de le hanter, et ce malgré le moment qu'il vivait. Un combat contre quelqu'un partageant à peu près son style de combat et contre qui un duel restait somme toute, un peu équilibré. Bon, ok, à l'avantage de Dave. Nous n'allons tout de même pas laisser tout narcissisme et confiance en soi de côté... (De plus, je tiens à préciser que ce RP est probablement le dernier en tant que bouseux, alors enjoy ces dernières pensées dépressives)

Combien de temps lui fallut-il pour comprendre que tendre la main à un chevalier d'Irianeth pour l'aider à se relever était une très mauvaise idée  ? Bien trop pour quelqu'un qui prétendait être leur chef. Dans l'Empire, le terme match amical n'existait pas. Le terme défaite était quelque chose d'inacceptable pour toute personne qui désirait faire partie de l'Empire. Or, elle en profita pour le faire basculer sans qu'il ne puisse rien faire, surpris par la manœuvre. Eh oui, lamentable est le premier mot qui vous vient à l'esprit hein... Rassurez-vous, il en est de même pour moi. L'homme qui avait tué un homme bien plus fort que lui en visant une de ses alliées pour le pousser au sacrifice et ainsi mourir se faisait surprendre... En tendant la main à un adversaire. Le tout sans tenter de garder l'équilibre. Et naturellement, une fois à terre, il se releva d'un coup et assomma Rosie d'un coup d'épée... EH BAH NON. Devinez quoi  ? Il était en train de rire  ! Non, parce qu'il était vrai qu'en tant que dépressif clochard bouseux, personne ne riait ou se moquait de lui. Alors il fallait qu'il le fasse non  ? Être piqué au vif  ? Jamais. Non, il était en train de se moquer de lui-même. Se répétant qu'il était idiot. Ah bah ça... Pour l'être, il l'était vraiment... Limite il n'aurait pas tendu la main vers Nawël pour qu'elle l'aide à se relever... Prochaine étape. Continuer à sourire lorsqu'elle disait détester perdre... Oui, d'accord. Mais pourquoi... POURQUOI ne ripostait-il pas. Il pouvait largement se lever et continuer le combat... Mais non... Monsieur préférait rester par terre, il était vrai que telle était sa place naturelle dans son état... Mais même... Que manquait-il à votre avis  ? La réponse est bien simple pourtant. Pourquoi ne pas prononcer des obscénités  ! Des insultes envers la chevalière aux cheveux roses  ? Non, cela aurait été trop beau... Trop ressemblant à qui il était vraiment... Non, c'était bien pire que ça. Pire que tout... Préparez-vous...


«  Eh bien, tel est pris qui croyait prendre. J'aurais dû m'y attendre, c'était bien réalisé  !  »

Vous pleurez  ? Moi, oui. Lui jeter à la face que c'était déloyal et que du coup, elle n'avait pas gagné, que c'était simplement une lâche qui ne méritait pas de faire partie de l'ordre. Ou bien se relever et continuer le combat, ou bien la faire tomber. N'importe quoi en fait. Mais pas lui faire un sourire niais en avouant qu'il était con, avec aucun sens du combat et qui félicite son adversaire... Mais oui Dave, bravo, tu es un héros... Le digne chef des chevaliers d'Irianeth. Il semblait que la situation ne pouvait pas être pire pour l'Empire (rime, lol... Désolé). L'empereur qui avait déserté. Le vrai Dave qui avait déserté. Il n'y avait plus vraiment de chef depuis ces dernières années. Et chaque jour qui passait, l'espoir de voir un Dave un jour guéri semblait de plus en plus mince. Enfin, comme dirait l'autre, il fallait toujours positiver n'est-ce pas  ? Il n'était pas aussi ridicule et idiot que ce jour où il s'était pris une bouse de dragon malade sur la tête et qu'il osait parler de teinture... Enfin, ça se valait à peu près. Mais encore, il avait au moins riposté et fait tomber Try dans cette splendide déjection... Au moins une sorte de rébellion... Il semblait presque soumis à Nawël dans ce comble de la honte. Il ne manquait rien pour achever ce tableau de honte, à part peut-être dans l'expectative où il admettrait que...  :

«  Il semblerait que tu aies gagné cette fois...  »

NOM DE DIEU DE SAINTE MERE DE TABARNAK D'OSTI D'CRISS... Mmh... Il semblerait que je me sois quelque peu emporté. Pourtant, c'est tout ce que m'inspire les paroles de Dave. Oui, il avouait sa défaite. Voilà que toutes les larmes fuient mon corps à l'évocation de ceci. La victoire, la défaite, oui, cela ne revêtait pas d'importance. Uniquement dans la mesure où il gagnait. Mais s'il perdait, il devait user de tous les stratagèmes possibles et imaginables. Et là  ? Non. Monsieur admettait sa défaite. Avec cent fois plus d'énergie que l'autre. Et en riant. En RIANT. Si l'espoir d'un avenir meilleur n'atteignait pas mon esprit, il aurait très certainement fallu l'achever. Il se releva alors d'une manière agile qui montrait que tout n'était pas encore à jeter chez elle et lui adressa un dernier sourire. Bon, c'était moins ridicule que s'il partait avec sa tête de dépressif blasé de la vie... Mais bon... Tss...

«  Cela aura été enrichissant, merci.  »

Oh oui, Nawël, merci d'avoir fait perdre Dave, merci de l'avoir fait rire dans la défaite, merci de lui avoir fait reconnaître sa défaite. Mais oui, il était tout à fait logique que Dave la remercie  ! Et la première personne à penser que ce que je dis n'est pas ironique... Et il se dirigea tranquillement vers la porte. Et utilisa sa lévitation pour envoyer l'épée en bois directement dans la face de Nawël  !!! Du moins, cela aurait été la fin idéale... Il n'en fit rien. Il se contenta de partir... Sans se retourner...
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Voyons ce que tu vaux [Nawël]

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