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Far away from home [Ezekiel]

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MessageSujet: Far away from home [Ezekiel] Mer 26 Juin 2013, 09:57



/!\ Rp se déroulant 7 mois après la reconquête de Fal. Eïra a 18 ans. /!\


- Bonjour madame.

Un murmure, une révérence discrète. La matinée s’achevait. Elle aurait du aller manger, sa pause n’était pas bien longue, mais Katherine l’avait demandée. Alors elle se trouvait là, dans l’entrée de l’appartement, derrière sa maîtresse qui lui tournait le dos. La servante secoua la tête, ne prenant pas même la peine de sourire ou de cacher ses émotions. Peu importait, la femme ne la verrait pas, elle qui ne se fatiguait pas à lui accorder un regard. Pourquoi l’aurait-elle fait de toute façon ? Pourquoi s’embêtait pour une servante ? Après tout, son boulot n’était pas de se plaindre, juste d’exécuter. La jeune femme serra le poing. Ses maîtres ne la maltraitaient pas, mais leur attitude commençait à lui peser. Ils n’avaient pas la moindre considération pour elle, alors qu’elle faisait de son mieux. Pas la moindre, son père n’aurait pas laissé faire ça.

- Ma mère est malade. Je veux que tu lui portes cette lettre. Toi seule Eïra, personne ne t’accompagneras, personne ne doit la lire, ni même savoir où tu vas. Ils n’ont pas besoin d’être au courant. C’est… Personnel.

Toujours de dos, la noble cessa de regarder par la fenêtre pour se prendre la tête dans la main. Elle semblait vraiment touchée. Mais alors, pourquoi ne lui rendait-elle pas visite ? Rien ne la retenait à Emeraude, son époux pourrait bien régler leur affaires seul, elle ne lui manquerait pas durant quelques jours. Mais comme d’habitude, Eïra garda cela pour elle. Ne pas poser de question, cela ne la regardait pas.

-  Elle s’est réfugiée dans un village près de la frontière de Perle. Tout ce que tu as besoin de savoir est sur ce parchemin.


Elle se dirigea donc vers le meuble et prit le parchemin. Rapidement, elle le parcourut, sans prendre le temps de comprendre tous les mots. Les explications semblaient claires. Aussi, comme sa maîtresse ne semblait avoir d’autres recommandations, elle s’éclipsa. Elle étudia le document alors qu’elle marchait vers sa chambre, retint quelques informations, puis le rangea dans sa poche. Cette nouvelle était peut-être une bonne chose, s’éloigner du château ne lui ferait pas de mal. Elle n’en aurait pas pour longtemps mais pourrait prendre l’air, se changer les idées. Autant partir au plus tôt. De toute manière, elle n’avait personne à qui dire au revoir. Pas d’amis à qui elle manquerait, elle n’avait pas vraiment pris le temps de créer des liens depuis que… Que son père… Comme à chaque fois qu’elle y pensait, ses yeux s’embuèrent. Il y eut des images, comme des flash, de son père alité, rongé par la maladie… Elle les rejeta violement. Des mois étaient passés, qu’elle arrête un peu de se lamenter sur le passé. En entrant, elle claqua la porte, incapable de se battre contre la marée de sentiments dans lesquels elle se noyait souvent. Elle se prit la tête dans les mains, inspirant profondément. Elle ne pleurerait pas. Pas encore aujourd’hui. Elle devait se préparer. Elle se ressaisit donc, et récupéra avec des gestes brusques ses quelques affaires. Elle enfila un pantalon sombre, le seul qu’elle possédait pour chevaucher, et jeta une cape bleu foncée sur ses épaules. Les nuits n’étaient pas chaudes. Puis elle observa son reflet dans la fenêtre de sa chambre exigüe, arrangea ses cheveux et glissa l’anneau de son père sous son chandail. La jeune fille inspira de nouveau, et s’élança vers les écuries.

- Oh Eïra, c’est toi. J’ai préparé Shayam.


Un garçon semblait l’attendre, surement prévenu par ses maîtres, tenant dans ses mains les rênes d’un cheval. Sam. Son visage lui était familier. Elle… Elle l’avait connu, surement du temps où elle passait son temps libres aux écuries, avec son père…

- Merci Sam.


Elle ne le regarda même pas et mit juste le pied à l’étrier. Le pauvre ne savait que faire, elle l’aperçut baisser les yeux. Un sentiment de culpabilité commença à la ronger. Sam n’avait rien fait de mal, seulement… Ce n’était pas le moment, ni le jour. Il avait essayé d’être gentil, surement qu’il "compatissait", alors elle tenta un sourire qu’elle voulait sincère. Puis elle partit, il n’y avait rien à ajouter. Elle ne voulait pas avoir cette conversation.

***

Incapable de galoper plus longtemps, Eïra ralentit son cheval. Ce chemin de terre était certes idéal pour gagner du temps, mais elle était à bout de forces. Cette semaine, Katherine n’avait cessé de lui donner différentes "missions", elle dormait trop peu. Et ces heures de voyage… Lâchant un soupir, elle continua donc au pas. Combien de temps encore avant qu’elle n’arrive ? Les villageois qu’elle avait croisé lui avaient assuré qu’elle n’était pas si loin, mais il semblait que ce soit à des heures de là. Elle n’arriverait donc jamais… Levant les yeux, elle remarqua que le soleil se couchait. Quelques rares rayons apparaissaient encore à l’horizon, mais bientôt ils seraient éteints. Elle serait dans le noir, seule dans le froid de la nuit. Il fallait vraiment qu’elle arrive à destination. Nouveau soupir. Puis elle resserra un peu sa cape pour garder le peu de chaleur corporel qui lui restait, se frotta les yeux et caressa distraitement l’encolure de Shayam. Elle l’encourageait silencieusement à continuer, même s’il semblait plus vaillant qu’elle. Bientôt ils arriveraient, plus que quelques instants. Pour passer le temps, elle observa le paysage. L’oiseau qui s’envola rapidement alors qu’ils passaient, un morceau de couleur qui montait vers le ciel. On pouvait voir les dernières traces de soleil sur les feuilles, certaines sombres, d’autres claires, mais toute agitées par le vent. Et au sol, des feuilles mortes rappelaient le… l’automne qui…

Ah ! Elle sursauta, se redressa, se raccrocha aux rênes. Q… Que s’était-il passé ? Elle jeta un coup d’œil autour d’elle, l’incompréhension se peignit sur son visage.
La…  Tirant sur ses rênes d’une main, elle se pencha pour calmer son cheval, effrayé par sa réaction. Elle avait… juste été déséquilibrée. Elle avait du somnoler et… et avait failli tomber, et… Mais merde où était-elle ? Elle avait beau regarder, encore et encore, analyser le moindre buisson qui l’entourait. Elle ne reconnaissait rien. Le chemin était bien plus petit. Elle se retourna, la forêt s’était déjà refermée derrière elle. Ou était-elle… ? Elle déglutit difficilement, son cœur s’emballait. Elle avait beau se le répéter, tout irait bien, elle… Elle avait peur. Elle ne pouvait pas être perdue. Et la nuit qui était tombée, il ne restait du soleil qu’une pâle lumière presque dissimulée par les arbres. Non, elle ne pouvait pas être perdue. Si elle continuait sur ce chemin, elle tomberait sur un village, sur des gens, même une maison. Elle trouverait quelqu’un. Elle n’était pas vraiment perdue. Alors elle poursuivit sur le chemin. Peu de temps avait passé quand elle remarqua une lumière. Lançant Shayam au galop, elle parcourut la faible distance qui les séparait. Elle avait trouvé quelqu’un ! Elle n’était pas perdue ! Elle souriait, tellement soulagée d’avoir retrouvé son chemin. Elle n’était pas perdue ! Le sentier la mena à un campement, la lumière émanant sans doute d’un feu. Elle arrêta donc son cheval et sauta à terre sans plus de cérémonie. Apparemment, elle se trouvait à l’arrière des tentes. Des hommes pourraient surement l’aider.

- Il y a quelqu’un ?

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MessageSujet: Re: Far away from home [Ezekiel] Mer 26 Juin 2013, 15:10


La mer ! Quel doux plaisir de sentir cette odeur si particulière remplit d’Iode. Cette odeur de mer que peu de personne se trouvant sur le bateau appréciait. Ezeikiel lui était accouder au bord droit du bateau, seule comme à son habitude. Seule mais bien. Cela faisait un sacré bout de temps qu’il ne c’était pas sentit comme ça. Prêt à tout affronter. Prêt à affronter les pires dangers, les pires menaces. Lorsqu’on lui avait annoncé qu’il allait devoir faire une patrouille de quelques semaines sur les territoires de l’Empire qui se trouvaient sur Enkidiev, il avait tout fait pour partir le plus vite possible. Il adorait patrouiller, voguer sur la mer pour arriver à sa destination et puis, pendant de longues heures chevaucher dans les paysages verdoyants du continent. Evidemment, il n’était pas le seul à aimer cela mais il savait pertinemment que pour d’autre patrouiller était une contrainte. Certains hommes qui faisaient partis de son groupe du moment avaient une condition respectable au sein de l’empire, des enfants et des femmes. D’autre au contraire profitait des patrouilles sur le continent vert pour s’éloigner de l’Empire. Une fois, le chevalier se souvenait bien qu’il avait du abattre un membre de son groupe parce que celui-ci avait décidé de quitter l’empire sous prétexte qu’il ne s’y plaisait pas, que la vie y était trop rude. Ezekiel avait ensuite apprit qu’il avait voulu s’enfuir avec une servante qui vivait dans l’un des royaumes conquis par l’empire.
Ses quelques premières journées de chevauchée, une fois le bateau accosté, les chevaux répartis et le matériel déchargé se déroulèrent sans encombre. Le groupe de soldat traversèrent Zénor sans rencontrer le moindre problème. Ce fut la journée ou ils passèrent la frontière qu’il y avait entre Zénor et Perle ou ils rencontrèrent un léger incident. En effet, des rebelles étaient encore établis dans certains coins du pays. Il n’y en avait pas tellement mais Ezekiel et ses hommes étaient tout même tombés dans une embuscade. Le chevalier s’était vite remis en question et se promit à lui-même de faire plus attention, même s’il se trouvait dans un pays conquis par l’empire il restait tout même des poches de résistances qui, même si elle n’était pas en grand nombre, restaient tout de même importante. En effet, les gens qui faisaient partit de ces groupes n’avaient plus vraiment rien à perdre et était prêt à tout pour tuer des soldats de l’empire. Cette fois ci, le chevalier pu affirmer sans aucun doute qu’ils n’avaient pas vraiment atteint leur but. En effet, aucun soldat de l’empire n’était mort, en revanche dans l’autre camp, il ne restait plus vraiment de soldat apte à tenir une épée. Tant pis pour, il ne faut jamais s’attaquer à plus fort que soi-même.
Lorsqu’ils furent totalement entrés dans le pays des éleveurs de chevaux, Ezekiel et sa troupe fit une halte de quelques jours au château. Il avait besoin de reprendre des vivres pour pouvoir faire leur patrouille dans de bonne occasion et le jeune homme en avait profité pour regarder les cheveux de quelques bons éleveurs du pays. Le sien commençait à se faire et il était hors de question pour le chevalier de se retrouver sans cheval au milieu des bois. Ainsi, il avait laissé sa vieille monture à l’éleveur, même si au bout de quelques années partagées en commun un lien avait commencé à se créer en l’animal et son maître, le chevalier ne pouvait pas se permettre de s’encombrer de lui. Ainsi, le voilà, menant sa petite troupe dans les terres de Perle pour rejoindre la frontière sur son cheval frai qui était, autant que son nouveau maître, ravi de galoper à toute allure dans les chemins. La nuit commença à tomber alors que la troupe de patrouille arrivait à la frontière. Ezekiel donna ses ordres. Les tentes furent montées rapidement, le feu allumé, les chevaux soignés et bien attachés. Le repas fut prêt en quelques minutes à peine. Une outre contenant du vin et de la viande séchée pour chacun. Mets de choix mais qui avaient tendance à lasser au bout de quelques semaines à manger la même chose.
Alors que ses hommes étaient sois en train de roupiller dans leurs abris soit en train de parler et rires à gorges déployés au coin d’un feu particulièrement attirant vu la fraîcheur de la soirée et de la nuit qui tombait rapidement, Ezekiel était  assez éloigné du campement posé dans un coin, observant les alentours avec ses sens magiques. Après quelques minutes sans rien de particulier, il sentit une présence. Une jeune personne se trouvait près du camp. Il était cependant trop loin pour arriver à connaître ses intentions. Il entreprit alors de prendre la personne par surprise. Il voulait savoir qui c’était avant que ses hommes ne la découvrent et la tue ou lui fasse autre chose de pire, après tout, après un certains temps à boire, certains commençaient certainement à devenir soul. Et puis, peut-être qu’il tuerait lui-même cette personne. Après tout celle-ci s’était un peu trop rapprocher du campement et d’une façon un peu louche. Après avoir marché quelques minutes, le temps de revenir au campement, Ezekiel resta en dehors du cercle de tente et tourna autour de celui-ci pour retrouver la présence qu’il avait capté plus tôt.
Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il aperçu une jeune femme. Celle-ci semblait heureuse de trouver le campement. Elle demanda à voix hautes s’il y avait quelqu’un. Ezekiel n’eut pas le temps de se montrer que l’un de ses soldats, bourré évidemment était déjà en route pour « accueillir » la demoiselle. S’interposa avant qu’il n’y ait un quelconque soucis, le chevalier envoya son homme patrouiller plus loin lui expliquant, calmement mais sur un ton qui ne laissait pas l’autre homme discuter, qu’il s’occupait de cette jeune personne tout seul. Il lâcha quelques-mots, à l’intention de son "invitée".
«Suivez moi !»
Et il se dirigea ensuite vers sa tente. Une fois que la jeune femme l’eu rejoint, Ezekiel s’autorisa à la regarder plus en détail.
«  Qu’est ce que vous faîte ici ?! Vous avez eu une sacrée chance de tombé sur moi.. Je n’aurais pas donné cher de votre peau si l’autre homme dehors était arrivé avant moi. »
Il ne savait pas vraiment pourquoi il l’aidait, il savait simplement qu’il le faisait, peut-être pour sa bonne conscience, ou peut-être pas, qu’importe. De tout façon, c’était lui qui dirigeait se petit campement et il ne voulait certainement pas qu’une jeune femme si jolie soit tuée alors sous son commandement. Ezekiel pouvait être vraiment mauvais quand il le voulait, mais ce soir, il n’en avait pas vraiment l’envie. Il voulait en savoir plus sur cette demoiselle qui pensait avoir de la chance en tombant sur ce campement.
« Que faisiez-vous dans les alentours ?! Savez-vous au moins ou vous êtes ? »
Peut-être qu’elle savait, peut-être qu’elle n’était qu’une paysanne de Perle égaré, il la laisserait alors filé sans vraiment lui poser de question. Mais si elle ignorait totalement qu’elle était dans les territoires de l’empire  cela voulait surement dire qu’elle ne faisait pas partie de l’Empire. Si c’était le cas, le chevalier n’avait pas vraiment d’idée sur ce qu’il pourrait bien faire, il improviserait surement au bon moment. Il fallait dire qu’il aimait bien improviser..

[Dis moi si quelque chose ne te va pas Wink ]
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MessageSujet: Re: Far away from home [Ezekiel] Dim 30 Juin 2013, 12:55


Sa voix résonna dans le noir mais elle ne doutait pas d’être entendue, des pas approchaient déjà. Son sourire s’agrandit et elle fit un pas en direction du bruit. Quelle chance elle avait eut, vraiment, de tomber sur ce campement ! Elle n’aurait pas donné cher de sa peau s’il lui avait fallu survivre seule à la forêt. Qui savait sur quoi elle pouvait tomber, sur quel animal qui ne manquerait pas de l’attaquer. Mais elle était en sécurité maintenant, et ces gens l’aideraient surement. Car si les bêtes nocturnes ne l’achevaient pas ce seraient sans doute ses maîtres, révoltés qu’elle ait mis tant de temps à atteindre sa destination. Ah, elle n’en revenait encore pas de sa chance… La silhouette passait sortait d’ailleurs de l’ombre des tentes, un homme, il allait l’aider.

Toute trace de bonheur s’évapora de son visage, pas la moindre émotion, pas la moindre expression sur les traits de la jeune femme. Elle ne bougeait plus, ne réfléchissait plus, respirait à peine. Incapable de réaliser. C’était impossible.
Pas ca. Puis, peu à peu, au même rythme que ses pensées, l’horreur se peignit sur son visage. C’était impossible, elle ne pouvait pas être là. Elle ne pouvait pas. Pas ça… Et l’homme s’approcha d’elle. Il titubait, marmonnait des paroles incompréhensible, puait l’alcool à des lieux à la ronde. Mais c’était de peu d’importance, quand bien même elle avait pu entendre des histoires, des infamies commise par de tels hommes sur les femmes. Des viols et des éventrations, des violences sans noms. Ce n’était rien, parce qu’il portait ces habits, ces couleurs : les couleurs de l’empire. Il avançait encore vers elle. Il ne l’aiderait pas. Elle recula, butta sur une pierre et faillit tomber. Non. Elle ne pouvait pas être à terre. L’adrénaline seule lui permit de retrouver son équilibre sans jamais le lâcher du regard. Il ne l’aiderait pas, il allait la tuer. Dans le meilleur des cas. Il allait la tuer, elle devait partir. Elle devait courir, fuir, s’éloigner le plus vite possible. Prendre son cheval et s’échapper. Tout de suite. Tout de suite ! Mais elle ne pouvait pas, elle n’y arrivait pas. La peur la retenait là, clouée sur place, tout juste capable de paniquer, de trembler et de le regarder avancer sans rien faire. Elle allait mourir sans rien faire. Elle allait mourir. Il n’était qu’à quelques pas. Soudain une silhouette apparut entre eux. Elle ferma les yeux, respira. Toute sa capacité à réfléchir semblait envolée. Rouvrir les yeux, ne pas se laisser avoir par surprise. Un homme se trouvait là, devant elle. Il lui tournait le dos et s’adressait seulement à son compagnon, lui intimait de partir. Il partit.

- Suivez-moi.

Il se mit en marche mais elle resta plantée là. Il lui avait dit de partir, il l’avait fait partir. Il l’avait aidée. Elle cligna de nouveau des yeux de manière appuyée, lui emboita le pas. Elle ne réfléchissait plus, elle ne pouvait pas. Eïra suivit juste le soldat. Que pouvait-elle faire d’autre ? Ils allaient la tuer. Mais en franchissant l’entrée de la tente elle réalisa. Non. Elle n’aurait pas du faire ça. Elle n’aurait jamais du faire ça. Ses yeux papillonnèrent rapidement autour d’elle mais il était trop tard. Elle était perdue, prise au piège. Elle allait mourir. Mais quelle idiote ! Elle aurait du partir, elle aurait du essayé alors qu’elle en avait encore la possibilité, alors qu’elle en avait encore la chance. Mais elle l’avait suivi, elle s’était jetée dans la gueule du loup. Quelle idiote. Avait-elle vraiment songé qu’il pourrait l’aider ? C’était un soldat d’Irianeth, un chevalier, un assassin. Il ne l’aiderait pas. Il la tuerait. Et voilà qu’elle était prise au piège dans sa tente, personne ne se soucierait de l’aider. Il pourrait profiter d’elle à ses grés. Un vent de haine secoua son cœur et une expression de dégout profond l’envahi. Elle avait eut de la chance de tomber sur lui ? De la chance ? Elle serra les poings. Elle n’avait aucune chance, elle s’était perdue et retrouvée dans un camp. Il l’avait attirée dans sa tente pour profiter seul de son nouveau jouet, elle n’en doutait pas un seconde. Il ne valait sans doute pas mieux que ses autres congénères, ni même que ce dépravé qu’elle avait vu en premier. Il ne valait rien. Comme eux. Elle redressa la tête. S’il pensait qu’elle allait coopérer, il se mettait le doigt dans l’œil. Elle ne serait ni polie ni aimable, il ne le méritait pas. Elle nourrissait pour lui la répulsion la plus profonde. Elle resterait là et ne lui dirait rien, ne lui ferait pas le mince plaisir de connaître les raisons de sa présence ici. Le pauvre, elle lui retirait jusqu’au malin plaisir de pouvoir se rallier de sa bêtise. Il ne connaitrait pas même son nom. Elle se le jurait. Qu’il la tue, de toute manière elle n’avait plus aucune chance non ? Personne ne l’aiderait ici, elle était seule. Et puis de toute manière, qu’avait-elle à perdre ? Elle n’avait ni famille ni réels amis, elle était seule. Elle ne manquerait à personne. La résignation lui donna une force qu’elle ne pensait pas posséder, et elle lâcha quelques mots hargneux.

- Ne pensez pas que ma compagnie vous sera d’une quelconque façon agréable. Vous devriez même m’achever tout de suite que l’on en finisse. Puisque c’est ce que vous comptez faire de toute manière, non ? Vous allez me tuer. Alors allez-y, qu’attendez-vous ? Vous n’obtiendrez rien d’autre de moi que le plaisir de votre crime.

Sa respiration était saccadée et elle sentait les larmes lui bruler les yeux. Elle était terrorisée. Elle était terrorisée à l’idée de mourir maintenant, à l’idée qu’il put lui faire du mal, qu’elle était totalement à sa merci, sans défense. A la vérité, elle aurait beau essayer de l’en empêcher, il pourrait ce qu’il voudrait d’elle, elle n’avait pas la force de lui résister. Mais elle ne devait pas pleurer, elle devait paraitre forte, sure d’elle, ne laisser voir aucune faille. Resserrant les poings, elle enfonça ses ongles un peu plus loin dans sa chair. Et elle se concentra là-dessus. Sa douleur. Sa douleur et sa colère. Il n’aurait pas la satisfaction de la implorer qu’il la relâcha. Elle avait abandonné l’idée. Elle resterait forte. Alors elle continua de le regarder dans les yeux, avec défiance, fixa ses yeux de glace. Elle ne se laisserait guère impressionnée.
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MessageSujet: Re: Far away from home [Ezekiel] Lun 01 Juil 2013, 09:56


Avant que la jeune femme ne se décide à parler, Ezekiel se remémora un instant l’attitude qu’elle avait eu avant que le chevalier ne la trouve. Le jeune homme avait été particulièrement surprit lorsqu’il avait senti qu’elle était contente de trouver le campement, assurément, elle ne s’était pas rendu compte qu’elle était tombé sur un l’un des nombreux campements d’Irianeth. Et puis, alors qu’elle le suivait dans sa tente, Ezekiel ne cessait de sonder l’esprit de la jeune fille pour connaître ses sentiments, pour cerner ses émotions. Au départ, elle semblait ravie que quelqu’un l’aide avant que l’autre soldat bourré ne s’approche d’avantage qu’elle. Et puis, tout cela avait changé lorsque le chevalier se retrouva seul avec elle, dans sa tente. Il suivait qu’une partie de ses pensées, la partie qui l’intéressait le plus. Et ceux qu’il apprit alors qu’il lisait dans sa tête c’était que la jeune femme croyait qu’il allait la tuer.
La tuer ?  Oui, peut-être. Cela mettrait fin à la rencontre et il serait totalement libre de faire autre chose. Peut-être serait-ce une bonne idée, mais Ezekiel n’était pas du genre à tuer pour le plaisir. Non, si jamais la jeune femme lui posait trop de problème, il pourrait toujours la laisser aux hommes de gardes, ainsi, elle ne repartirait jamais chez elle, regretterais certainement d’être venu si loin de chez elle, de s’être égaré et le chevalier noir n’aurait pas sa mort sur la conscience, oui ceci était un bon plan à garder en réserve au cas où elle lui poserait des problèmes. Pour le moment, le chevalier s’était assis sur son bureau, qui consistait en faîte en une planche posée sur deux tréteaux qui lui servait notamment pour écrire ses rapports. Et par chance, il n’en avait pas à faire ce soir là, il avait déjà bien avancé et avait prévu de lire. D’ailleurs, l’on pouvait voir son bouquin ainsi que quelques paperasses sur la planche en bois.
Ezekiel attendit patiemment que son « invitée » daigne répondre à ses questions. Celle-ci releva la tête et le chevalier se demandait si elle allait enfin lui répondre. Et puis, elle prit la parole, mais pas vraiment pour dire ce que l’homme en rouge voulait comme réponse. En effet, la jeune femme lança d’une voix hargneuse qu’il n’aurait jamais aucun plaisir en sa compagnie, qu’il fallait même qu’il la tue tout de suite. Elle lui demanda ensuite, avec toujours autant de mépris dans la voix si c’était ce qu’il comptait faire. Même s’il s’en prenait plein la tête, le chevalier resta calme et il attendit que la jeune prisonnière ai finit de parler. Elle alla jusqu'à le provoquer sans, cependant, susciter une quelconque réaction de la part de son geôlier qui était toujours assis à observer sa captive.  D’ailleurs celle-ci n’avait visiblement pas finit de se parler. Elle pensait qu’il allait prendre plaisir à la tuer ? Lui non, mais il connaissait certaines personnes qui ne pourraient pas être plus heureuses de le faire.
Il observa la jeune femme. Celle-ci respirait irrégulièrement et semblait avoir les larmes aux yeux Ezekiel comprit rapidement qu’elle était terrorisée. Pourtant, il n’avait rien fait. Elle était trop émotive, c’était surement pour ça. Cependant, le chevalier devait bien avouer que la jeune femme était particulière courageuse. Bien évidemment qu’elle avait peur, après tout, elle ne savait pas ce que le chevalier allait faire de lui. Elle ne savait pas si elle allait mourir maintenant, ou si elle allait être torturée avant. Elle ne savait pas ce qui allait se passer. D’ailleurs, Ezekiel non plus ne savait pas ce qu’il allait faire d’elle. Oh si, il allait lui reposer sa question jusqu’à ce qu’elle lui réponde. Il la laisserait pas mourir tout de suite, ah ça non.. Elle aurait gagné si jamais il faisait ça et c’était hors de question.
« Bien ! Vous avez fini de vous plaindre ? Vous avez encore quelque chose à dire ou je peux parler ? »
Il se tu quelques secondes à peine et puis reprit lorsqu'il comprit qu'elle ne parlerait pas pour le moment.
« Parfait ! Alors, je peux savoir ce que vous faîtes ici ?! Croyez moi, si j’avais voulu vous tuer, je ne me serais même pas la peine de renvoyer l’autre soldat. Mais, si jamais vous voulez vraiment mourir, soit, il me suffit de l’appeler pour qu’il vienne vous chercher. »
Des menaces ? Eh bien oui, pourquoi s’en priverait-il. Elle l’avait provoqué quelques minutes plus tôt alors il n’y avait pas de mal a lui rendre l’appareil.
« Alors bel oiseau ! Vous avez fait votre choix ?! Et, pouvez-vous me donnez votre nom. Cela m’ennuierait de devoir aller le chercher dans votre esprit, cela risque de ne pas être très agréable, pour vous !»
Il lui sourit. Mais pas ce genre de sourire rassurant qu’il pouvait donner à ses rares amis. Non, plutôt un sourire moqueur qui montrait deux choses, a la fois qu’il commençait à s’amuser de la situation quelque peu étrange et aussi qu’il ne rigolait pas quand il disait qu’il pouvait appeler l’un des soldats qui serait surement ravi de voir une si jolie femme.

[Désolée, il est moins bien que l'autre :$]
 
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MessageSujet: Re: Far away from home [Ezekiel] Lun 08 Juil 2013, 07:38


Si elle avait fini de parler ? Sérieusement ? Quel mot n’avait-il pas compris ? Que cet homme était stupide, bon sang. Elle ne parlerait pas. Il n’aurait rien. Elle allait se taire et le laisser poursuivre son petit jeu. Qu’il parle, grand bien lui en fasse ! S’il n’avait que ça à faire après tout, s’il avait tant de temps à perdre. Mais elle, elle ne dirait rien. Elle n’avait rien d’autre à dire, elle avait fini de se plaindre. Se plaindre. Parce qu’elle avait l’air de se plaindre ? Les hommes n’entendent vraiment que ce qu’ils ont envie d’entendre. Elle serra la mâchoire. Oh, mais quel homme si noble et généreux. Peut-être voulait-il qu’elle le remercie pour tant de bonté. Elle ne méritait pas tant, vraiment, et tout cet excès de gentillesse était totalement injustifié. Peut-être même devrait-elle se mettre à genoux, s’incliner devant son bienfaiteur et lui baiser les pieds pour lui montrer sa gratitude. Tant qu’à faire ! C’était ce qu’il attendait, non ? Prenait-il vraiment cela pour une faveur ? Avait-elle l’air assez naïve pour croire qu’il l’avait gentiment arraché aux griffes de cet ivrogne ? Pas la peine de se fatiguer, il n’avait rien d’un héros. Parce qu’il la tuerait de toute manière, hein ? Aucune raison de feindre la générosité, il ne passait que pour plus cruel. Ses yeux pétillaient de colère. Il agissait comme s’il allait la laisser en vie. Mensonge. Elle el savait bien.

Bel oiseau. Elle sourit et croisa les bras. Il n’y avait aucune trace de joie ou de sympathie, seulement de l’ironie. Sa haine aussi avait disparut, elle laissait place à un doux mépris, comme un petit feu. Vous savez, ce feu de cheminée qui, en hiver, vous rapporte tout le réconfort dont vous avez besoin. Il n’est pas puissant et dévastateur, mais lorsque l’on rentre après avoir affronté la neige il est là. Alors on s’assoit quelques minutes devant lui, et on y puise le courage d’affronter la tempête de nouveau. Il est plus facile de combattre quelqu’un que l’on méprise que quelqu’un que l’on hait, parce que la haine prend sa source dans la peur. Bel oiseau. Elle aurait put rire. Tentait-il vraiment de lui faire du charme ? Sans doute se pensait-il irrésistible, et elle ne doutait pas qu’il passe de nombreuses heures à prendre soin de son corps. Il suffisait d’observer son corps, travaillé par les exercices et mis en avant par ses vêtements. Ses cheveux aussi, mi-longs, semblaient travaillés avec soin. Et il arborait ce sourire, moqueur, supérieur, voir même… charmeur. Il était clair qu’il avait une haute opinion de lui-même.

- Pourquoi vous ferais-je le plaisir de vous le donner, alors que vous le connaissait surement déjà ? Je gage que vous n’avez aucun scrupule à pénétrer l’esprit des gens, le mien compris, et ce pour des futilités comme un nom. Vos "talents" vous apprennent tout de moi et il faudrait que je prenne la peine de me dévoiler ? Voyons. Et si cela n’est pas, c’est que vous avez la paresse de le chercher vous-même, auquel cas je ne m’en voudrais de vous éviter cet effort.


Elle le provoquait. Oui, elle le provoquait, elle avait perdu l’esprit. Provoquer un chevalier d’Irianeth devait être l’une des choses les plus stupides qu’elle ait jamais faite, tout comme croire qu’elle pouvait être heureuse. C’étaient des assassins, des meurtriers, des êtres vils et cruels dont l’absence totale de cœur dépassait la légende. Et elle, pauvre sotte, n’avait trouvé mieux que de le pousser à bout, réduisant par la même occasion ses chances de survie à néant. Comme si elle en avait jamais eu l’illusion… Elle avait survécu, une fois, à l’insensibilité d’une femme, d’une tueuse à gage qu’elle avait eu l’innocence de vouloir sauver. Elle n’aurait pas la bêtise de croire qu’elle pourrait survivre à cette fois-ci. Elle avait compris maintenant, les années lui avaient appris que la vie ne peut pas nous apporter ce que l’on veut, qu’elle était profondément injuste. Ils étaient nombreux ceux qui vivaient leurs rêves, les magiciens, les riches, mais elle ne faisait pas partie de cette catégorie. Non, elle était de ceux contre qui la vie s’acharnent, ceux qui pensent pouvoir être heureux, qui y travaillent et qui se réveillent un beau jour où l’espoir s’est évanouit. La première fois où son père avait craché du sang avait ébranlé la belle lueur dans son regard. Mais il s’était remis et Eïra avait retrouvé son insouciance, son inconscience. Cela n’avait pas duré longtemps, juste assez pour qu’elle recommence à espérer. Juste assez pour retomber de haut… Il était tout ce qu’il lui restait, il était tout, et elle l’avait perdu. Elle avait perdu son père. Comme un déclic, elle s’était brusquement rendue compte de tout ce qui n’allait pas, de tout ce qu’elle taisait depuis des années. Elle remarquait l’indifférence de Dame Katherine, le mépris de son époux et sa solitude. Cette solitude qui l’étouffait. Elle n’avait pas le temps de se faire des amis, ses jours de repos étaient inexistant, et elle venait de perdre la dernière trace d’affection. Et maintenant, elle allait mourir. A 18 ans. Elle allait mourir sans avoir eu la chance de vivre. Ce n’était qu’une autre injustice. Faites que ça aille vite. Peut-être que si elle l’énervait suffisamment, peut-être qu’il serait assez en colère pour la tuer sur le champ. Peut-être qu’il ne réfléchirait pas, qu’il la tuerait dans un excès de rage. Il… Il fallait juste que ce soit rapide.

- D’ailleurs, je ne vois que deux raisons qui pourraient vous pousser à me le demander. La première, est que vous voulez vous vanter auprès de vos compagnons de votre récente victime. La seconde, est que vous noter leurs noms comme un trophée. Ni l’une ni l’autre ne me pousseraient…

En parlant, elle avait commencé à circuler dans la tente, observant ce qui s’y trouvait. Elle laissait courir ses doigts sur les objets, sur l’armature de la tente, sur le lit… Tout en prenant son temps pour débiter sa tirade. Finalement, elle se positionna devant un bureau de fortune, recouvert de divers papiers. Des plans sans doute. Elle sauta dessus avec souplesse et s’assit face au chevalier.

- … A vous le donner.

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MessageSujet: Re: Far away from home [Ezekiel] Lun 08 Juil 2013, 17:32


Oh. L’obstination. Ezekiel avait toujours détesté ce trait de caractère. Pourquoi fallait-elle donc qu’elle soit si têtue ? Tout aurait déjà pu être finit si elle avait seulement daigné obéir. Elle serait surement sur le chemin du retour pour rentrer chez elle si elle n’était pas si têtue que ça. Rr. Décidément, les femmes étaient toutes pareils, qu’elles soient sur Enkidiev ou sur Irianeth, cela ne faisait pas de différence. Impossible de leur faire entendre raison. Ezekiel n’avait qu’une parole, s’il disait qu’il n’allait pas la tuer, c’était qu’il ne comptait pas le faire. Il ne tuait pas les femmes de toute façon, enfin, sauf si elles attentaient à sa vie mais ça c’était une tout autre affaire. Pour le moment, le comportement de la jeune femme exaspérait le chevalier qui ne savait vraiment pas comment réagir. Il la laissa parler. L’écoutant d’une oreille tout en vérifiant que personne n’écoutait au mur. Un plaisir ? Oh non, ce n’était pas un plaisir de connaître le nom d’une femme comme elle. Il n’y avait aucun plaisir là dedans. Non, le chevalier voulait simplement connaître son identité. Et si elle ne voulait pas lui donner, rien n’empêchait d’aller le chercher lui-même. Mais, par politesse il avait préfère qu’elle lui donne d’elle-même. Oui, il ne lui avait pas demandé par fainéantise. Aucun scrupule à utiliser ses pouvoirs ? C’était assez vrai. Ca ne l’était pas complètement, mais pour une fois elle ne se trompait pas beaucoup.  Bien évidemment qu’il aimait utiliser ses pouvoirs et cela ne le dérangeait absolument pas de violer l’intimité mentale d’une personne. Il aimait beaucoup cette sensation de briser les défenses de quelqu’un, lorsqu’il y en avait, on s’entend, sinon, ce n’était pas si agréable. Enfin, si, cela l’était tout autant puisque l’on avait accès aux pensés les plus intimes des gens. On pouvait tout connaître de son adversaire dans ces cas-là et Ezekiel utilisais très souvent ce pouvoir.
Alors qu’un léger blanc s’installa dans la tente, Ezekiel entra dans l’esprit de la jeune femme, sans son autorisation, bien évidemment, ce n’était, pour le coup, vraiment pas drôle s’il devait attendre qu’elle ai finit de parler pour pénétrer son esprit. Rien n’apparaissait sur le visage du chevalier mais son esprit était bien, pour la plus grande partit, ailleurs, occupé à fouillé les plus profondes pensé de son invitée. Alors comme ça, les chevaliers étaient tous vils et cruels. L’homme sourit lorsqu’il lu les pensées de la jeune femme qui pensait que les soldats d’Irianeth n’avait pas de cœur. Elle semblait aussi certaine d’avoir provoqué sa propre perte en cherchant ainsi le chevalier, mais elle était déterminée à ne surtout pas céder. Et puis, il découvrit autre chose derrière cette carapace de tête de mule qu’elle s’était construite.  Le chevalier avait, semble t-il trouvé le point sensible de la jeune femme. Son père.. C’était probablement cela. Le chevalier n’était pas vraiment certain que se soit le cas, mais il ne lui coutait rien d’essayer. Le chevalier continua toujours de lire les pensées de la demoiselle. Elles étaient trop passionnantes pour qu’il s’arrête là. D’autant plus qu’il n’avait pas encore creusé pour trouver son nom. L’homme ne s’occupait pas de savoir si cela était désagréable pour elle ou pas. Elle avait eu sa chance. Il l’avait prévenu. Elle n’avait pas écouté. Tant pis pour elle. Mais. Comment se faisait-elle qu’elle voulait encore mourir. A dix-huit ans ? c’était pathétique.. Elle semblait d’avance résignée à un sort que le chevalier ne lui réservait même pas. Non, vraiment pitoyable. Et en plus, elle voulait que se soit rapide. Décidemment, elle se trompait sur beaucoup de chose. Tout d’abord, si Ezekiel avait décidé de la tuer, ce ne serait pas lui qui s’en serait chargé. Ensuite, le soldat qui aurait été chargé de son exécution se serait fait un véritable plaisir de la faire souffrir, donc, cela n’aurait pas été rapide du tout. Non, décidemment, elle se trompait sur beaucoup de chose. Elle n’avait, finalement, que des préjugés à l’encontre des chevaliers.
Eïra.. Jolie nom.. Très jolie même qui convenait parfaitement à un bel oiseau. Mais, alors qu’Ezekiel venait de trouver le nom de la jeune femme, celle-ci se décida à reprendre la parole. Peut-être allait-elle enfin lui avouer ce qu’elle faisait ici. Ou, rien que le fait qu’elle avoue qu’elle avait peur serait une grande victoire pour le chevalier.. Mais, non. Décidemment, il ne s’en sortirait jamais. Non, c’était vraiment mal partit, vraiment très mal partit pour lui. Voilà qu’elle recommençait à s’imaginer des choses totalement absurdes sur le compte du chevalier. Comme s’il allait se venter d’avoir tué une gamine de dix-huit terrorisée seulement parce qu’elle se trouvait dans la tente d’un chevalier. Non, il n’y avait pas de quoi être fier de ça. Il n’y avait pas de quoi se venter. Certains le feraient sans nul doute, mais Ezekiel n’était pas de ces gens là. Non. Il N’était pas non plus de ceux qui notaient leur nom comme des trophées. Non.. Tout d’abord parce qu’il ne connaissait pas le nom de chaque personne qu’il avait tuée et ensuite parce qu’il aurait besoin de beaucoup de place pour noter les noms. Après tout, avec la guerre, cela faisait déjà un sacré paquet de mort et puis, il ne fallait pas oublier qu’il était un chevalier d’Irianeth tout de même, il avait légèrement été conditionné pour tuer.. Alors qu’elle parlait, elle marcha dans la tête. Laissant ses doigts effleurer sur les objets posés en bazar. Oui, on ne pouvait pas dire que le chevalier était vraiment quelqu’un de très ordonné. C’était vrai qu’il était chevalier, mais il en restait un homme tout de même, il ne faudrait pas l’oublier. La jeune fille se rapprocha toujours plus du chevalier qui lui était resté assis sur son bureau. Doucement, mais surement, elle se rapprocha pour s’asseoir juste en face du chevalier. Rien ne la poussait donc à lui donner. Oh, mais, ce n’était plus nécessaire puisqu’il avait finit par le trouver lui-même. Elle avait finit de parler ? C’est bon ? Bien.
« Eïra, c’est ça ? Très jolie votre prénom ! Vraiment charmant.. »
Il continua ensuite, toujours aussi calme, regardant la jeune Eïra dans les yeux.
« Votre père doit être fier de vous ! Vous êtes, non seulement devenue une belle jeune femme, mais en plus vous êtes au service d’une noble.. Dame Katherine, c’est cela ? Oui, il doit vraiment être très fier de sa fille.. Servante.. Quel métier formidable ! J’en regrette presque mon rôle de chevalier, non, vraiment.. »
De la provocation ? Non, vraiment ? Ezekiel avait dit ça le plus calmement possible. Cependant, on ne pouvait pas manquer la lueur d’amusement dans ses yeux. Non, c’était immanquable.. Tout en attendant la réaction de la servante, le chevalier s’empressa de recréer un léger lien avec sa captive, juste de quoi comprendre ce qu’elle pensait.. Juste de quoi s’amuser un peu.
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Parandar
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MessageSujet: Re: Far away from home [Ezekiel] Mer 11 Sep 2013, 18:37

Bonjour! Ce sujet est-il toujours d'actualité? Prière de répondre avant le 25 septembre s'il vous plaît sans quoi il sera déplacé dans les postes archivés. Merci! Very Happy
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#Nawël

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MessageSujet: Re: Far away from home [Ezekiel] Jeu 12 Sep 2013, 06:57

Oui, toujours Wink
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Parandar
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MessageSujet: Re: Far away from home [Ezekiel] Ven 01 Nov 2013, 15:11


Bonjour ! Le RP est-il toujours d'actualité ?

Sans réponse, il sera déplacé le 8 novembre dans les Archives.
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Far away from home [Ezekiel]

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