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Tu ne m'auras pas [PV]

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#Castiel

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Rôle : Chevalier d'Émeraude - Ex Chef de l'Ordre
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MessageSujet: Tu ne m'auras pas [PV] Jeu 23 Mai 2013, 12:29


En revenant de la guerre.




Ahh, les femmes. Castiel avait soupiré rien qu'à y penser. S'il y avait quelque chose qu'il avait de la misère à déchiffrer, c'était bien ces créatures venues du ciel. Elles étaient jolies, aimantes mais c'est qu'elles n'avaient pas toutes un bon tempérament. En cette journée peut-être trop ensoleillée, le prince avait trouvé quelqu'un d'autre en train de soupirer presqu'en même temps que lui. Leurs regards se rencontrèrent, un peu hautain tous les deux. Quand même, qui osait donc avoir le même comportement que lui? Ou enfin, c'était ce que chacun de ces deux personnages devait être en train de penser. Mais c'est par cet échange qu'ils avaient compris qu'ils pensaient à la même chose. Et puis, il n'avait pas presque soupiré en même temps que n'importe qui. Il se trouvait que c'était le nouveau petit copain de Zoelie. Ça avait été officialisé dans la semaine suivant l'arrivée de cet inconnu et honnêtement, personne, mais personne n'était au courant d'où elle avait été le pêcher, celui-là. Peu importe, ils se connaissaient tous deux de nom, et le frère de Zoe ne pu s'empêcher d'avoir un bref rire en s'imaginant qu'il était ainsi désespéré en pensant à ce que la rouquine avait encore fait. Castiel n'avait pu s'empêcher de lui proposer qu'ils en parlent (Ou en rient) ce soir à une taverne d'un village pas trop près du château. On ne savait jamais.

Pour il-ne-savait quelle raison, le prénommé Try était bel et bien venu. Et parlé, ils avaient très certainement fait. Il n'y avait pas eu grand sujets de conversation, mais l'alcool avait aidé et les deux hommes avaient profité de l'absence de leurs compagnes pour rire de ce qu'elle pouvaient leur sortir, parfois. C'était mille fois mieux que de s'en plaindre dans son coin. Et après une telle soirée, il avait l'impression de mieux pouvoir aimer Kayna. Ça l'avait fait réalisé qu'au fond, ce n'était pas si grâve, s'ils avaient un désaccord sur quelque chose, un soir. Ça arrivait à tout le monde. C'était normal et ça ne l'empêchait pas d'aimer la chevalière. Il avait même eu très envie de la voir en rentrant, sauf qu'elle devait dormir et il ne l'aurait pas troublée pour un simple câlin. Il avait eu de la misère à dormir, par contre, pensant à elle toute la nuit et s'était promit que la prochaine fois, il la dérangerait, si son envie de la voir était si forte. Si jamais il y avait une prochaine fois.




Un mois plus tard.




Il y en eu une. Ça faisait un moment que les deux hommes n'avaient pas proprement parlé, mais c'était comme s'il s'agissait du lendemain. Les sujets de conversation ne pleuvaient pas vraiment, mais ils s'amusaient et arrivaient tout de même à se raconter quelques annecdotes, mêmes des trucs arrivés au cousin de la soeur du chien du voisin. Bref, c'était amusant et détendant. Quoique Cas' voyait pourquoi ils ne pourraient pas faire ceci trop souvent. Ça coûtait de l'énergie et du temps. Une chance que ni l'un ni l'autre n'avait d'écuyer. En fait, Try ne faisant même pas partie de l'ordre, c'était à se demander ce qu'il faisait de ses journées. Mais bon, ce n'était pas exactement des affaires de Cas', donc le lui demander ne lui avait pas encore traversé l'esprit.

Cette soirée-là, quand ils rentrèrent, Castiel décida effectivement d'égoïstement aller voler de l'espace dans le lit de Kayna qu'il prit dans ses bras. Pas avant de s'être lavé et d'avoir été certain de s'être débarassé de l'odeur de l'alcool, parce que ça, ça aurait juste été méchant. Il dormit bien. Il ne sut même pas s'il l'avait réveillée en se glissant près d'elle, car le lendemain, elle s'était levée avant lui, donc il n'avait pas vu sa réaction à la vue de son petit copain. Haha, peut-être que c'était son écuyer qui aurait besoin d'explications, le bras-droit de Lyra, comme tous les autres, n'était pas sensé avoir le droit de faire cela.

Au cours des années, le prince et Try continuèrent à se voir ainsi à des intervales réguliers. Ils n'avaient pas besoin de se retrouver à la taverne pour parler, de sujets qui étaient devenus plus amples. Sans dire qu'il avait prit la même place que Kyliam, pour lui, Castiel comptait tout de même l'amoureux de sa soeur comme un bon ami. Une seule chose le tiquait, le bloquant dans la confiance qu'il aurait voulue prêter à cet homme. C'était quelque chose qu'au début, il avait cru impossible et avait voulu balayer du revers de la main. Malheureusement, l'impression avait persistée et Castiel connaissait trop bien le sentiment, depuis qu'il avait vu au travers des illusions de Drace. En fait, c'était l'aura de cet homme qui semblait être fausse. Et autant qu'il essayait de le sonder, jamais il n'arrivait à trouver de quelle personne il s'agissait. Cas' ne voyait pas sous les illusions. Il arrivait simplement à les détecter. Alors pendant près de quatre ans, il tint son mal en patience, faisant semblant de rien. Après tout, Try ne faisait de mal à personne. C'était juste que la curiosité de Castiel montait de plus en plus. Sauf que son ami devait avoir de bonnes raisons, des raisons personnelles, d'ainsi cacher qui il était vraiment à tous les autres. Le prince pensait à en parler à Zoe. Le savait-elle? Pouvait-elle être si idiote? Ou au contraire, était-elle dans le coup? En fait, quand il y pensait, présenter un amoureux du jour au lendemain, quelqu'un que personne ne connaissait, c'était étrange. Depuis le temps, il s'était habitué à l'histoire et n'en avait plus douté, mais avec du recul, ça restait louche.




Aujourd'hui.




Maintenant, Lyra était partie, laissant ses enfants suivre ses traces, le coeur un peu plus lourd. Mais les deux jeunes personnes avaient un style légèrement... différent. Ils ne faisaient pas de mal, ça non. Ils étaient simplement un peu moins expérimentés que la grande dame. Donc un après-midi, où Cas savait que Zoe était encore partie écouter les requêtes, les remerciements et les plaintes des représentant des villages et des lieux cultivateurs, Le prince entra dans la chambre royale gardée par deux gardes beaucoup trop bêtes. Castiel était entré en les saluant et reconnaissant le frère de la rouquine sur le trône, ils l'avaient juste laissé entré comme s'il voulait aller lui emprunter une robe. Il est vrai qu'il ouvrit la penderie. Il tâta les vêtements, ne sachant pas trop ce qu'il cherchait. Dans tous les cas, c'était suspect à en mourir. Il avait envie de rire de ses propres actions. Mais il fallait que personne n'entre. Le brunet avait cherché longtemps, au château, en parlant aux gens, voulant savoir qui était ce Try. Bien entendu, la plupart des gens lui répondaient soit qu'il s'agissait du prétendant de Zoelie et d'autres lui disaient qu'ils aimeraient bien plus une réponse de sa part à lui, qui était plus proche de cet homme. Fouiller la bibliothèque aurait été vain et aurait gaspillé son temps, donc il avait décider de faire ses recherches chez sa soeur. Sous le matelas, où les filles étaient reconnues pour garder des journaux intimes. Sous les meubles, où on pouvait tout camoufler avec la poussière. Dans les tiroirs, où il y avait de soyeuses matières au toucher, en plus d'autres tisus étrange qu'il n'avait jamais vus passer, qui étaient drus au toucher et qui lui firent une fine coupure brûlante sur le bout d'un doigt. Le prince retira sa main, mettant son index dans sa bouche et refermant le tiroir avec brutalité, frustré de s'être coupé sur du stupide tissus.

Il s'était coupé sur du tissus. C'était quand même stupide. Il eût encore envie de rire. Il s'était... fait mal... sur... non. L'enquêteur ré-ouvrit le tirroir et alla chercher le fond une nouvelle fois, pour empoigner ce qui était trop évidemment une boule de papier. Son coeur, à ce stade, battait un peu plus fort. Castiel referma le tiroir et regarda tout autour, pour voir si quelque chose n'était pas déplacé. Peut-être avait-il trouvé ce qu'il cherchait. Si ce n'était pas le cas, il devrait s'excuser d'avoir vu quelque chose de la vie personnelle de la reine, ce qui était un acte beaucoup, beaucoup trop grâve, même quand on est le frère de celle-ci. Ne voulant pas passer une seconde de plus dans cette pièce, il fourra le papier dans sa poche, le déchirant un peu au passage. Zoelie aurait vent de sa visite dans sa chambre dont il choisit une robe de la penderie et sortit avec. Ça serait drôle au maximum de s'inventer une excuse pour ça. Cas' lui dirait probablement qu'il voulait voir s'ils avaient les mêmes mensurations, elle et lui. Ça serait marant. Remerciant les deux gardes qui avaient clairement envie de rire en le voyant sortir une robe à la main, Castiel se dirigea à sa chambre, où il ferma la porte à clefs pour ouvrir la boule de papier.

Déjà qu'elle était déchirée, le prince fit bien attention à ne pas l'abîmer plus que ce n'était déjà fait. Lentement, il ouvrait cette feuille qui détenait peut-être des secrets, peut-être juste une liste inutile à ses yeux ou une recette. Mais ce n'était pas moins palpitant pour lui. Quand il vit ce qu'il y avait à l'intérieur, son coeur sembla cesser de battre quelques secondes et avant même qu'il ait parcouru les mots écrits sur le parchemin, Castiel passait sa main dans ses cheveux, se demandant s'il devait vraiment se retenir de crirer de joie. C'était vraiment ce qu'il avait cherché. Se calmant un peu, le chevalier aux yeux azur pris trois grandes respirations, et décida de lire la lettre d'un bout à l'autre, pour analyser son contenu. Zoelie écrivait une lettre à son kidnappeur. Elle racontait des choses que Castiel avait peine à croire. Ça ne pouvait pas être vrai. Et pourtant, c'était l'écriture de la reine. Cette lettre avait été en boule dans un tiroir, tel un secret qu'elle avait prévu jeter. Et la lettre se terminait par “J'entends mon frère qui arrive.  ” Vraisemblablement, elle n'avait pas envoyé cette lettre. Avait-elle seulement prévu le faire? Et les traces de brulures, les cendres qui s'effritaient entre ses doigts lui laissait croire qu'elle avait voulu brûler la lettre. Y en avait-il d'autres de cachées dans sa chambre? Il fallait qu'il se retienne d'aller voir. À la place, il relu ces mots qui étaient si révélateurs. Il ne se posait plus de questions. Dans cette lettre, elle parlait à Trystan. Il aurait bien voulu que ce soit un autre Trystan, quelqu'un qui portait le même nom que l'ancien empereur, mais c'était dur à croire, quand on savait qu'elle avait passé du temps emprisonné chez lui. Les pièces de ce casse-tête allaient tout simplement trop bien ensemble. Comme l'ami qu'il avait depuis quatre ans. Ce n'était pas vrai. Pas surprenant que l'ennemi numéro un soit mort en même temps que l'arrivée d'un menteur dont il n'avait pas pu déchiffrer la vraie identité avant ce jour. Alors pourquoi était-il pris par surprise? Sérieusement, ils étaient amis depuis tout ce temps? Était-ce un complot? Il voulait gagner leur confiance et les poignarder dans le dos. Et même s'il ne s'agissait que de Zoe, c'était déjà gros, quand on pensait au fait que Lyra était partie. Et sa soeur... le laissait entrer dans son lit? Elle... elle... elle savait parfaitement de qui il s'agissait. Et si Cas', pendant un instant, se sentit trahi, il ne pouvait nier le fait que Zoe semblait savoir ce qu'elle faisait et avait confiance en l'ex-empereur. Dans cette lettre dont il ne pouvait pas lire l'intégrale, il sentait bien trop d'amour.

Se surprenant en train de mordiller le grain de beauté sur sa lèvre inférieure, Castiel leva la tête, clignant soudainement un peu trop des yeux, alors qu'il tentait de savoir ce qu'il allait faire par la suite. Il devrait aller voir Zoe. Feindre l'ignorance et lui demander si elle était au courant que Try était un imposteur. Mais elle verrait le jeu. Non, il devrait carrément aller effacer tout doutes qu'il avait, en lui faisant part de ses découvertes. Mais elle le truciderait. Elle prendrait peur. Pourquoi donc cette peur? Parce qu'elle ne voudrait pas qu'il perde foi en elle. Qu'il dévoile ce secret qui faisait battre même son coeur à lui. Alors il suffisait de rassurer sa soeur. Il ne le dirait pas. Sauf qu'en ce moment, il avait envie de le dire à Lyzann. À Kyliam. À Kayna. Tout le monde devait le savoir, ils devaient l'envoyer au cachot, le, le... Tuer? Un de ses amis? Quelqu'un à qui il s'était attaché? Désolé, mais non. Il ne se passerait rien. Après tout, il n'avait que voulu savoir la vérité pour assouvir sa propre curiosité. Ne pas dire la vérité ne signifiait pas nécéssairement mentir. Pas dans ce cas-ci. Si tout le monde avait aussi des doutes sur l'identité de cet empereur caché, ils n'avaient qu'à le découvrir par eux-même, comme lui l'avait fait. Oui, c'était son problème à lui seul. Et ça ne serait pas Zoe qu'il irait voir.

Car ce soir, c'était une de ses précieuses soirées taverne avec son ami. Et il savait parfaitement de quoi ils allaient parler.




*




Il était assis devant Trystan. Ils avaient un peu bu et Castiel ne pouvait s'empêcher de le fixer. Il avait pourtant des traits différents. Ou c'était ce qu'il croyait. Au fond, il ne savait pas exactement ce à quoi l'empereur était censé ressembler. Mais il avait peine à croire qu'il s'agissait vraiment de quelqu'un d'aussi important que l'empereur. En même temps, il ne pouvait plus penser à autre chose que le fait que “Try” n'était qu'un diminutif de Trystan. Et son nom n'était plus celui à trois lettres, pour le prince. En si peu de temps, la face de son ami avait changé et ça lui causait un autre choc d'être ainsi en face de lui. Finalement à bout de nerfs, Try... ou Trystan, lui demanda une simple question. “Quoi?” Oups, il avait raison d'ainsi s'énerver. D'habitude, le prince ne fixait personne aussi intensément. Sauf que cela lui permit de dire à voix haute ce qu'il avait envie de déclarer depuis le début de la soirée. L'alcool qui était trop dégeulasse pour avoir un quelquonque effet sur le jeune homme, ne l'avait pas grisé une seule miette. Il y alla donc franchement.


- Je sais qui tu es.

Puis, il but tranquillement une gorgée de sa bière, avant de s'expliquer, sans regarder cet ami, qu'il ne savait plus comment considérer.

- Ce n'est pas « Try » mais plutôt Trystan, non? Je ne vais pas tout dévoiler comme ça ici quand même...

Cas posa sa bière et regarda enfin devant lui, dans les yeux bleus, de la même couleur que les siens, de l'homme assis en face.

- Mais je tiens tout de suite à t'avertir. Si tu comptes me faire quoi que ce soit, juste parce que j'ai cette information, ne crois pas que je ne l'ai pas prévu. Il y a une lettre dans un endroit caché. Elle s'adresse à Lyzann et elle dit toutes les informations que je sais et comment j'y suis parvenu. S'il advenait que je disparaisse ou que je meure, on s'es mis d'accord qu'on regarderait cet endroit juste au cas où l'autre ai prévu de mourir. Toute l'armée saurait qui tu es et ça en serait fini pour toi, même si tu tentais de t'expliquer. Qui plus est, ma soeur aussi serait en grand danger.

Il laissa ses paroles se faire entendre et comprendre de l'ex-empereur. Cela ne prit que quelques secondes. Il avait peur qu'il lui arrive vraiment un pépin, donc il continua sur ses pensées avant que Try ne réfléchisse trop à une façon de s'en sortir. Ils avaient été amis pendant quatre ans tous les deux et Casti y avait vraiment cru. Donc si de son côté, l'amoureux de sa soeur avait eu les mêmes pensées, il le laisserait parler. Il comprendrait pourquoi il avait prit ces précautions un peu intenses. Tout en pensant à toutes les lettres qu'il avait écrites dans sa vie, que ce soit pour Kyli, Kay', sa mère ou sa soeur, le prince repris la parole.

- La différence entre moi et toute l'armé-- non, tout Enkidiev, c'est que je veux entendre ton histoire. Je veux des explications, et pas ton abolition. Alors relaxe un peu. Je ne te veux pas de mal, Try...

Ce que Try ne savait pas, c'est que ni lui, ni sa soeur n'étaient en danger réel. Le plan entre lui et Lyz avait beau exister, il n'avait pas rédigé de lettre au cas où elle tombe dessus alors qu'il n'était pas là. Sauf que non seulement il n'avait pas besoin de savoir ça, mais s'il tentait de voir dans son esprit où se trouvait cette lettre, il ne la trouverait pas. Le prince continuait à juste le regarder, en pensant à beaucoup trop d'endroits, certains probablement inconnus de son ami.


Dernière édition par Castiel le Mar 25 Juin 2013, 20:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Tu ne m'auras pas [PV] Sam 25 Mai 2013, 23:27

L’amour est une catastrophe magnifique : savoir que l’on fonce dans un mur, et accélérer quand même ; courir à sa perte, le sourire aux lèvres ; et attendre avec curiosité le moment où cela va foirer.
~ Frédéric Beigbeder ~

Bien sûr qu’il avait encore eu le droit à un de ces charmants regards avant d’être autorisé à quitter les appartements royaux. Quoique, d’un point de vue purement technique, il aurait pu sortir. Zoelie ne lui avait pas menti lorsqu’ils en avaient parlé la première fois : il n’était pas son prisonnier. Alors, si elle le brimait parfois (souvent) c’était uniquement par amour. Ou par jalousie. Ah, la jalousie… C’était charmant, vraiment. Ou pas. Trystan savait parfaitement que s’il avait moindrement cherché à raccourcir la discussion, elle lui en aurait voulu. Peut-être n’aurait-elle rien dit, mais cela aurait fini par ressortir (assurément quand il aurait tout oublié de ce petit détail) et il se serait alors (encore) senti idiot de ne rien avoir d’intelligent à répliquer. Ou de ne pas pouvoir le faire sans risquer de s’embarquer dans une interminable dispute. Non, il ne voulait pas revivre cela. Cela faisait déjà quatre longues années qu’il s’était installé dans le lit de la rouquine, mais il avait toujours cette peur ridicule que tout s’arrête brusquement. Qu’elle réalise à quel point ce qu’ils faisaient étaient stupides, que Ryan décide de prendre contact, que les Dieux qui étaient supposés l’avoir tué décident de faire honneur à cette fausse rumeur… Ou n’importe quoi… Pourtant, de manière générale, tout se passait bien. Trystan aimait Zoelie. Et Zoelie lui faisait confiance. Du moins, c’est ce qu’il croyait. Après tout, elle l’avait tout de même laissé travailler quelques semaines dans une taverne (avant qu’il n’abandonne furieusement l’idée de servir des gens (et de s’engager dans la garde d’Émeraude). Et servir de jolies femmes. Et parler avec de jolies femmes. Et regarder de jolies femmes. Et rire avec de jolies femmes. Et r-ramener de jolies femmes ? OH NON. Il avait soulevé l’idée une fois. Une seule fois. Le problème, c’est qu’il avait été un peu trop sérieux cette fois-là. Or, comme Zoelie n’avait pas vraiment l’intention de le laisser s’encastrer ailleurs sans aller faire de même par simple question d’honneur (chose qui avait été relativement difficile à faire semblant d’accepter) il avait dû se résoudre à accepter que la fidélité soit une notion important. Pour elle. Et il avait fini par trouver cela… mignon. Parce qu’Ellyn n’avait pas été possessive (ou plutôt qu’elle n’avait jamais voulu l’exprimer) et que Trystan acceptait aisément tout ce qui pouvait différencier les deux femmes. C’est pourquoi il appréciait ces joyeux regards que lui lançaient Zoelie. Une menace ? Peut-être. De toute manière, il avait rapidement compris que des gardes étaient postés dans tout le village et n’hésiteraient pas à tout rapporter à leur souveraine s’il s’approchait de trop près d’une autre demoiselle. Et ce d’autant plus qu’il en était lui-même un… Et puis, de toute manière, Castiel lui servirait de chaperon. D’ailleurs, c’était légèrement insultant d’être chaperonné par un gamin avoisinant la vingtaine d’années. Le nouveau chef des chevaliers était-il au courant de ce rôle implicite ? Trystan n’en savait rien. Peut-être pourrait-il lui demander lorsqu’ils seraient à l’auberge, tandis qu’ils se plaindraient vigoureusement de leurs compagnes respectives. Pourquoi pas. Cela serait drôle.

C’étant étrange, d’avoir un ami. Dans les premiers temps, cela n’avait été qu’un stupide jeu de manipulation. Après tout, Zoelie voulait qu’il se lie à d’autres personnes afin qu’il se sente chez lui à Émeraude. Sur le moment, Trystan avait trouvé cela complètement ridicule. D’être capable d’entretenir des relations qui ne soient pas foncièrement malsaines. Et de pouvoir se sentir chez lui dans ce royaume trop vert. À présent… Il doutait toujours fortement de la deuxième affirmation. Mais il avait cessé d’en parler. Ce serait bien trop étrange, déplacé et… Non. Il avait tout de même un travail (quel bonheur extrême…) auquel il daignait se présenter relativement régulièrement et de manière presque ponctuelle qui plus est. Et… quelques connaissances… positives… Oui, Castiel était devenu quelqu’un de proche pour le blondinet. Des soirées à la taverne du village, il y en avait eu beaucoup. Et il en était toujours revenu avec le sourire. Juste avant de se rendre compte que Zoelie n’allait pas apprécier l’odeur d’alcool qu’il trainait sur lui et dont il convenait de se débarrasser avant de pouvoir se glisser dans les appartements royaux… Il s’agissait toujours du moment angoissant de la soirée. Et, chaque soir, il décidait d’en faire abstraction et de boire autant que possible. Il faut dire que l’alcool était tellement mauvais ici qu’il n’avait pas d’autres choix que d’en abuser. Bien entendu, chaque fois qu’il abordait le sujet, la rouquine ne se gênait pas pour répliquer, et ils finissaient par s’engueuler. Ou s’embrasser, aussi. Ou les deux en même temps. Néanmoins, même s’il ne parvenait pas toujours à avoir le dernier mot, cela ne changeait rien au fait que l’alcool était vraiment… pitoyable. Presque autant que le mode de vie d’ici. Presque… Parce que dans le fond, il s’y était tout de même habitué. Et, aussi étonnant que cela puisse paraisse, il l’appréciait. C’était un peu pour cela qu’il était resté dans le fond… Quant à Castiel ? Il lui rappelait un peu David par moments. Toujours arrogant... N’ayant pas un succès fou avec les filles… Fidèle à des idéaux démodés… Et chef des chevaliers… Bon. Cela l’avait tout de même un peu surpris. Est-ce que le départ de Lyra avait été dérangeant ? Uniquement car cela avait affecté Zoelie. Et également car une espèce de sauvageonne avait accédé au même poste que son presque beau-frère… Mais il n’allait pas penser à tout cela. Pas ce soir. Pas alors qu’ils avaient tant à discuter avec Castiel et que… Oh, son verre était déjà vide… Vraiment mauvais l’alcool ici. Tellement mauvais qu’il commençait à s’y habituer. Tss. Et pourquoi le jeune chef le fixait de la sorte ? Que ce soit très clair, si Trystan avait dû renoncer à ses petites tueries aléatoires afin de ne pas créer de problèmes à Zoelie, ce n’était pas pour autant qu’il avait mis de côté son arrogance. Et encore moins son mauvais caractère. Alors, il détestait toujours autant qu’on le fixe de cette manière. Même (surtout) quand il s’agissait de Castiel. Pourquoi ? Parce que, après Zoelie, il était sans doute la personne la plus importante d’Émeraude. Chef des chevaliers, prince d’Émeraude… Socialement plus puissant que Trystan. Ahah. Quelle blague grotesque...


- Quoi ?

- Je sais qui tu es.

Au moins, le jeune homme n’avait pas été long à lui répondre. Et, EN PLUS, il avait décidé dese montrer comique. TOUT LE MONDE savait qui il était. Officiellement, il était Try. Amoureux de Zoelie, en couple avec elle depuis quatre ans, travaillant à la taverne et… Cela s’arrêtait là. Alors quoi ? Castiel croyait-il vraiment en savoir plus ? Oh sans doute Trystan lui avait-il déjà raconté la version officielle de son histoire d’amour avec sa grande sœur… Ils s’étaient rencontré à Diamant, s’étaient revus à Ombres, avaient eu quelques différents… Et tout plein d’autres choses joyeuses partiellement véridiques. Partiellement, parce que personne ne savait qui il était vraiment. Même pas Castiel. Surtout pas Castiel. C’est pourquoi l’ancien Empereur se montrait incroyablement sûr de lui et se contentait de fixer son ami d’un regard assez hautain. Un regard qui devait lui faire comprendre que ce qu’il disait n’avait aucun sens. Premièrement parce que cela faisait quatre ans qu’ils se connaissaient. Secondement parce que Castiel ne saurait jamais qui il était véritablement. Et c’est à ce moment-là que le cauchemar commença. Qu’est-ce qui était le pire ? Que Castiel vienne de lui faire comprendre qu’il en savait beaucoup trop ? Qu’il parle de cela publiquement ? Ou que Zoelie ne se gênerait pas pour le tuer dès qu’elle apprendrait que son frère avait été un peu trop curieux ? À moins qu’elle ne les élimine tous les deux… Dans l’hypothèse où le chef des chevaliers n’avait pas la stupide intention d’attenter aux jours du traitre. Sauf que, s’il n’agissait pas de la sorte, il deviendrait lui-même un traitre. Soudainement, il faisait chaud. Très chaud. Trop chaud. Et tandis que son « ami » un peu (beaucoup) trop curieux plantait ses yeux dans les siens, Trystan lui emprunta sa bière, qu’il ne reposa qu’après l’avoir terminée. Pff. Avec ce qu’il venait d’entendre, il allait avoir besoin de bien plus d’une bière. Quelle était cette histoire stupide de cachette secrète entre les deux chefs ? Bon. Au lieu d’éliminer Castiel immédiatement, il allait d’abord devoir trouver l’emplacement de cette merveilleuse lettre. Pour sauver sa vie. Et celle de Zoelie, comme il venait lui-même de le préciser. Aurait-il vraiment pris le risque incroyable de mettre sa sœur en danger ? Tout ça pour assouvir sa curiosité ? À moins que cela ne soit pas une question aussi innocente qu’il voulait le faire croire. Castiel avait tout de même un rôle important. Peut-être n’était-il pas aussi à l’aise avec le crime de haute trahison que l’était sa sœur. Il n’avait aucune raison de l’être après tout. Sauf s’il était aussi amoureux de lui. Mais… non… ils n’avaient jamais été suffisamment saouls pour cela. Heureusement pour Trystan (et pour Castiel (un accident est si vite arrivé… (une compression des poumons par exemple… ou un infarctus…))) l’autre continua bien assez vite. Ah ! Il ne lui voulait pas de mal ! Décidément, cette famille ne cesserait jamais de l’étonner… Le problème, c’est que Trystan ne pouvait pas vraiment se permettre de le croire. Alors, sans dire un mot, il se saisit d’un des verres qu’une serveuse transportait sur un plateau afin de le vider. Cul sec. Et il faisait encore trop chaud. Il fallait qu’il trouve cette lettre. Il n’en avait plus rien à foutre de se faire potentiellement identifier à cause de son essence magique. Au diable les précautions ! Il allait les utiliser, ses célèbres pouvoirs, et trouver ce qu’il cherchait. Sauf que, bien entendu, Castiel était toujours aussi intelligent. Alors, il n’y avait pas une lettre dans l’esprit du prince, mais des dizaines de lettres, et beaucoup trop de possibilités. Soupir de frustration ravalé. Bon. Changement de technique.

- Très habile de ta part. Penser à toutes ces lettres en même temps pour m’empêcher de savoir si tu dis la vérité ou non… J’ose espérer que tu mens. Mais… Comme je ne peux pas en être certain… à moins que…

Loin de l’homme que Castiel avait l’habitude de fréquenter, Trystan était redevenu l’homme qu’il avait été avant. Froid, dur et incroyablement cruel. Se résoudrait-il à faire souffrir un innocent simplement pour garantir sa sécurité ? Non. Il le faisait pour Zoelie. Donc oui. Et sans un seul clignement de cils. Mais, au moins, il avait eu la décence d’opter pour une torture relativement… saine. Combien de temps Castiel pouvait-il survivre sans respirer, hein ? C’était ce que Trystan cherchait à voir tandis qu’il compressait sa gorge magiquement, sans bouger ne serait-ce que le petit doigt. Pas trop fort… Juste assez pour le faire tomber dans un joyeux coma dont il ne se réveillerait jamais s’il le sortilège n’était pas levé à temps. Pas de sang, pas de preuve, pas de problème.

- Tu as l’air de croire à ton histoire loufoque, n’est-ce pas ? Bon. Très bien. Admettons que cela soit vrai… Dans ce cas, tu n’es pas sans savoir que je pourrais te tuer sans aucun problème. Ce serait dommage… Toi qui viens à peine de devenir le chef des chevaliers… SAUF QUE…

Sauf que ce n’était pas dans les plans de Trystan. Déjà parce que Zoelie ne lui pardonnerait jamais un tel crime (quoique elle n’aurait peut-être pas absolument besoin de le savoir…) et SURTOUT car il devait trouver cette stupide lettre. À moins que cette dernière n’existe pas. Tss. Maudit Castiel. Dans tous les cas, l’ancien Empereur arrêta ce petit sortilège et quitta Castiel du regard pendant quelques secondes, juste le temps de faire signe à une autre serveuse de remplir leurs verres. Après avoir bu une gorgée du sien et avoir poussé l’autre en direction de son compagnon, Trystan reprit, d’une voix beaucoup plus mesurée. Et calme.

- Je vais prendre le risque de te croire… Et j’irai même jusqu’à dire que ce n’est pas un véritable risque… Nous sommes amis Castiel, n’est-ce pas ? Du moins, nous l’étions avant… avant que tu ne décides de devenir si curieux… Sache juste que… Si j’étais venu pour tuer, ravager et quoique ce soit d’autre… Ce serait déjà fait. Je n’ai pas l’intention de te tuer. Mais tu dois pouvoir comprendre que je ne peux pas vraiment tout te raconter… Pas ici…

Était-ce simplement à cause du lieu ? Pas vraiment. Il y avait également le rôle de Castiel au sein d’Émeraude. Et ce que penserait  Zoelie de tout cela. Dans le fond, il s’agissait d’un nouveau problème. Arff. Faisant un signe de tête à Castiel et tentant un léger sourire, Trystan se leva et, après avoir vérifié que l’affreux curieux le suivait, il se dirigea à l’étage de la taverne, dans une des salles privées disponibles. Tenant toujours son verre à la main, l’homme alla s’assoir sur un des sofas et attendit que Castiel se soit mis à l’aise avant de reprendre.

- Bon. Qu’est-ce que tu sais exactement ? À part mon nom ? Et depuis quand es-tu au courant ? Comment as-tu trouvé ? Qui d’autre le sait ? Cette lettre… tu ne l’as pas vraiment écrite, n’est-ce pas ? Qu’est-ce qui m’a trahi ? Est-ce que tu l’as dit à ta sœur ? Est-ce que… Est-ce que cela change quoique ce soit entre nous ? Oh et… Cas… Je suis désolé d’avoir tenté de tuer ton cheval à Ombres…

Hm. Trystan était-il vraiment désolé ? Bien sûr que non ! Ce n’était rien qu’un cheval, tss. Cependant, il ne pouvait pas s’empêcher de trouver cela agréable… Car il n’avait rien de plus à s’excuser auprès du jeune prince. À part les mensonges… Et, réflexion faite, c’était sans doute plus que suffisant. Surtout que… À présent… Il devait chercher à savoir si Castiel savait que Zoelie était au courant ou non. Et si ses intentions étaient réellement aussi pacifistes qu’il le prétendait. De toute manière, Castiel ne sortirait pas d’ici vivant à moins que Trystan soit persuadé qu’il n’avait rien à craindre de lui. Et il avait TOUTE la soirée devant lui.
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MessageSujet: Re: Tu ne m'auras pas [PV] Mar 25 Juin 2013, 21:46


Loin de l’homme que Castiel avait l’habitude de fréquenter, Trystan était redevenu l’homme qu’il avait été avant. Ou enfin, qu'est-ce qu'il en savait? Mais il lui semblait que c'était exactement cet aura que Trystan aurait dû dégager lorsqu'il était encore la tête de tout Irianeth. Chose cocasse: Il ne l'était plus. Alors pourquoi soudainement prendre la défensive? Il n'arrivait donc pas à se débarrasser de l'ancienne personne qu'il avait été... ou qu'il était encore. Comment lui faire confiance, même s'il venait de lui dire de lui prêter la sienne? C'est à ce moment qu'il créa une illusion de lui-même, presqu'immobile, mais ne négligeant pas les actions secondaires que font un humain. Cligner des yeux. Se garder en balance constante, en bougeant imperceptiblement, mais assez pour que ce soit naturel. Cette illusion était l'une des plus faciles que le chef connaissait. Il y avait eu tant de pratique à se reproduire lui-même, que c'en était devenu une blague.

En fait, il n'était pas certain pourquoi il faisait ça. Peut-être s'apprêtait-il à partir, afin de vraiment écrire la lettre pour Lyzann. Ou pour tout simplement aller la voir et l'avertir. Peut-être voulait-il pouvoir afficher les émotions qu'il voulait, devant ce que Try lui dirait, alors que devant lui, son double resterait impassible de toute façon. Quoi qu'il en soit, il n'eut jamais vraiment le temps de s'y mettre, car une fois l'illusion créée, il sentait une brûlure lui monter dans la poitrine, et n'arrivait plus à respirer, ni à faire un seul bruit. En fait, ça faisait si mal qu'il ne pensa même pas à appeler qui que ce soit par télépathie. Il avait l'impression qu'il exploserait, s'il faisait un effort pour faire une seule action de plus. Mais son clone était déjà en mode automatique, regardant Trystan dans les yeux, sans faire de mouvements intenses. Ne faisant qu'écouter pour l'homme qui n'avait plus la force de le faire. Castiel serrait des dents, sous cette protection visuelle. Il se recroquevillait un peu sur lui-même, sans un son, tentant de chercher où était partie l'air qui lui manquait. Le chevalier du virer rouge très rapidement, et voulait cogner sur la table, comme si ce mouvement l'aiderait, mais ne trouvait bientôt plus la force de le faire, ce qui annulait ses plans. Sa bouche était maintenant ouverte et ses bras gesticulaient près de son corps, poings fermés, sans buts précis.


- SAUF QUE…

Peu importe ce qu'il avait dit avant, peu importe ce qu'avait été sa ligne de pensée, Trystan cessa et Castiel en fut soulagé, respirant un bon coup. Dans le bruit de la taverne, Il avait confiance que l'ex-empereur n'en avait rien entendu. Puis, pour reprendre sa respiration, pour calmer sa tête qui lui faisait déjà mal, il ferma les yeux et tenta de relaxer. Mais une chose lui était devenue bien trop claire.

Trystan lui faisait peur.

Le frère de la reine aurait pu mourir sans que qui que ce soit l'aide. Et en plus, ç'aurait été de sa propre faute, vu que personne ne l'avait vu paniquer comme un poisson hors de l'eau, jusqu'à-ce que sa mort arrive et que l'illusion ne tienne plus. Sauf que même en ce moment, il était là, à écouter sans répondre. Épuisé, le ventre encore un peu douloureux, Cas' s'appuya le coude sur la table pour mettre sa tête dans sa paume, et fit l'illusion suivre son mouvement, sans pour autant se débarasser de cette couverture magique. Il avait eu un coup de chance énorme et il ne pouvait plus baisser sa garde. Son air fatigué lui donnait un air ennuyé. Comme s'il n'était pas impressionné. Mais il faut dire que c'était exactement le contraire. Trystan avait prit une chance que la lettre n'existe pas et il avait eu raison. Non... Il avait presque pris une chance que cette lettre n'ai jamais été écrite. Lui aussi avait eu un peu peur. Et surement pas de Castiel, mais de sa soeur, ou quelque chose comme ça. Après tout, il était son petit ami. Le blondinet devait forcément l'aimer un minimum. Assez pour dire qu'il ne ferait pas de mal à son frère, ni au commandant de l'armée de cette reine. Ça, ou bien en voyant que sa magie « Ne fonctionnait pas » il avait gardé ses forces. Try n'avait pas cessé de l'étripper car il regrettait, ou parce que Castiel était son bon ami. En quelques secondes, il lui semblait qu'il avait ruiné cela.

L'homme en face de lui confirma ses propres soupçons. Sérieusement, ils avaient tellement le même fil de pensées, que c'était triste de se dire qu'ils ne pourraient plus boire, rire et parler tranquilement comme avant. Peut-être qu'il aurait du se la fermer, après tout. Mais il avait juste été trop excité de sa trouvaille et avait voulu tout faire vérifier. Sauf qu'au moins, c'était fait. Il ne s'était pas trompé. L'attaque le lui avait confirmée mieux que n'importe quelle parole. Le ton sarcastique de Trystan n'était plus que faussement amical et c'était déplaisant. Mais si Castiel roula des yeux en se disant que l'ami de sa soeur n'avait plus à faire semblant, avec lui, son illusion le couvrait de ce côté-là.

Quand Try se leva, il fit miroir à ses gestes et le suivi en haut, à une place où ils seraient seuls et supposément à l'abri des oreilles indiscrètes. Les excuses que lui sortit Try lui semblèrent raisonnables. Castiel écoutait, maintenant, sans illusion, alors qu'il se faisait poser plein de questions une à la suite de l'autre, par un Trystan un peu plus paniqué que l'instant précédent, quand il avait tenté de le tuer. Et il le crut, jusqu'à-ce qu'il s'excuse pour son cheval. Celle-là était de trop. Et s'il l'avait fait exprès pour sembler sarcastique rendu là, hé bien c'était réussi. Sinon, il avait juste exagéré et il y avait toujours une limite à pousser les choses. Ayant conscience qu'il savait que Try, en ce moment, n'était point sincère, mais voulait tout de même des réponses à ses questions, Cas' avait l'impression d'être sur un échelon supérieur. Et il tout comme cet ami ne lui montrait plus ses vrais sentiments, et ses vrais intentions, lui non plus ne le ferait pas. Ou enfin, si. Mais qu'à moitié.


- Si tu veux bien te calmer... Si ça change quelque chose... AH! Tu viens de tenter de me tuer. Es-tu sérieux? Je ne sais même pas pourquoi je suis ici avec toi, à l'abri de tous regards. Tu pourrais parfaitement en profiter pour m'exécuter. Après tout, je n'ai pas écrit de lettre pour Lyzann. Pas cette fois. Par contre... J'ai averti ma soeur. Elle m'a dit qu'elle me laisserait un petit moment avec toi, et qu'elle viendrait ensuite. Je crois qu'elle avait prévu que tout se gâterait.

Castiel faisait les cents pas, marchant lentement autour de la pièce. Il soupira bruyamment, comme s'il réfléchissait. Mais ce qu'il venait de réfléchir, c'était que Zoelie devait se pointer sur-le-champs, et ça pressait. Car autant que Try pouvait encore avoir des doutes sur l'existence de la lettre, il venait tout de même de lui dire la vérité sur ce sujet-là et c'était inquiétant de penser que ce qu'il avait subit juste avant pouvait se répéter d'une seconde à l'autre. Le ton de panique dans sa voix télépathique fut bien réel.

** Zoelie, v-viens me voir, ça presse!! **

Il décréta que la reine sonderait le territoire. Si elle était au château, il avait encore le moyen de gagner un peu de temps. En fait, il fallait qu'il en gagne, car il ne voyait pas par quelle chance Zoe arriverait dans les quinzes minutes qui suivaient, ou même dans la demi-heure. Ouvrant la porte derrière lui, où le prince venait de se stopper, il cria au tavernier qu'il aimerait bien avoir sa concoction spéciale. Peu importe ce que ce breuvage était. Peu importe son prix, tous les taverniers en avaient un et ils se faisaient toujours un plaisir de la faire. C'est seulement ensuite, la porte mi-fermée, que Castiel proposa ce breuvage à Trystan, que sinon, le tavernier pourrait bien l'avoir, mais l'homme montrerait quand même, ou du moins, everrait quelqu'un. Il lui suffisait de tarder à payer, à ce stade-là, pour avoir une personne de trop dans les jambes. Mais bon, il verrait bien. Non, il n'était pas subtil en ce moment, mais avait-il besoin de l'être? Ça, ou il passait pour un idiot. Ce qui serait mieux pour lui.
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MessageSujet: Re: Tu ne m'auras pas [PV] Mer 26 Juin 2013, 16:49


C'était une belle soirée. Oui bon, certes, Trystan avait préféré la passer avec son frère au lieu de la passer avec elle, mais elle ne pouvait pas lui en vouloir d'avoir des amis. En plus, c'était Castiel... qu'aurait-elle pu lui reprocher? Rien. Alors elle l'avait évidemment laissé partir, tandis qu'elle terminait les quelques derniers documents qu'elle devait remplir. Dans son bureau? Non, pas du tout. Elle s'était installée sur la petite terrasse d'une auberge familiale, à l'écart du bruit, avec son pot d'encre et sa plume, en écrivant tranquillement, à la lueur d'une bougie. La famille qui tenait la place en était une peu nombreuse. Deux enfants, les parents, et la grand-mère habitaient sur place également. Zoelie aimait bien se rendre là, parce que tout lui semblait plus calme. Oh, ici aussi, il y avait des éclats de voix, de temps à autre, mais c'était étonnement calme. Un garde rôdait non loin, jetant quelques regards à la Reine de temps à autre, assurant sa protection. Mais quelle protection aurait-elle pu nécessiter dans le village, franchement? Elle en avait encore parlé avec un garde, tout récemment, et celui-ci lui avait répondu avec un sérieux critique qu'il était toujours possible que l'Empereur d'Irianeth s'attaque à elle. Lui ou n'importe quel autre « monstre assassin ». Elle l'avait presque trouvé drôle. Certes, maintenant Irianeth avait un nouvel Empereur depuis longtemps, mais elle, elle avait leur ancien. Et il était tout à elle. Seulement à elle. Depuis... 4 ans. Il s'en était passé des disputes (souvent violentes), du boudage (assez pénible et long), des moments mignons (parsemé de moquerie plus ou moins comique), et tous pleins de discussions toujours plus pertinentes les unes que les autres. Maintenant, c'était « un peu » plus calme. Ils avaient, après tout, réussi à survivre à 4 ans de vie commune, ce qui n'était pas rien, pour Zoe (évidemment, pour Trystan, ce n'était rien, comparativement à ce qu'il avait vécu avec Ellyn (OUI, encore une référence à Ellyn)).

Mais ce n'était pas si désagréable d'avoir un peu la paix de temps à autre, aussi. Comme présentement, où elle profitait de la température agréable du soir et du chant des oiseaux. Ce qu'elle faisait n'était pas vraiment intéressant, mais l'ambiance relaxante de la place, et ses « hôtes » lui apportant du thé la comblaient. La vie était belle. (Presque) Tout allait bien. Si elle ignorait le reste des quelques problèmes qu'elle avait avec Trystan ou avec sa famille. Du moins, c'était ce qu'elle croyait. Elle n'avait aucune idée qu'à moins d'un kilomètre de là, une deuxième personne connaissait à présent l'identité de son amoureux, et qu'il le confrontait. Et cette personne n'était pas n'importe qui. Le chef des Chevalier en personne. Son frère. Mais elle l'ignorait. Elle continuait à écrire paisiblement, jusqu'à ce qu'une voix retentisse dans son esprit. Castiel? Une voix paniquée qu'elle ne lui connaissait pas. Elle renversa le pot d'encre sur la lettre qu'elle était en train d'écrire et lâcha un juron silencieux. Rapidement, elle demanda à Irène, la femme s'occupant de la place, de ranger ses affaires, qu'elle reviendrait plus tard dans la soirée. Évidemment, la bonne femme, très compréhensive, s'attela à la tâche sous les excuses et les remerciements de la Reine rousse. Elle ne se donna aucun prétexte et parti à la recherche de son frère. Elle savait déjà où il était en fait. Trystan lui avait mentionné le nom de la taverne/auberge qu'il fréquenterait en cette belle soirée. Elle hésitait entre courir et marcher. Elle s'éleva dans le ciel et piqua en ligne droite vers ladite taverne. Sérieusement, il en fallait beaucoup pour faire paniquer Castiel. Vraiment, beaucoup. À moins qu'il fût saoul? Non, ce n'était pas son genre de l'appeler lorsqu'il buvait un peu trop. Il s'en sortait très bien avec Trystan. D'ailleurs. Parlant de Trystan. Il ne disait rien, lui. Seulement Castiel. Elle pensa à lui envoyer un message télépathique, mais de toute manière, elle était déjà rendu à destination. Elle verrait de ses propres yeux. Les deux hommes étaient à l'étage, dans une salle. Seule. Enfin, un homme venait de leur apporter des verres. Un homme qu'elle croisa d'ailleurs dans l'escalier après être entré dans la bâtisse. Le même homme se confondit en excuse en la frôlant dans l'escalier, souhaitant s'agenouiller. Elle ne lui accorda pas un seul regard et poursuivit son chemin jusqu'à la dite salle privée. Elle ne voulait pas avoir l'air trop stressée non plus, mais pourtant, elle l'était.

Elle ouvrit la porte. Les deux étaient assis sur des sofas, chacun à un opposé de la pièce. Ils se fixaient. L'ambiance était...mortellement tendu. Le regard de Trystan convergea vers elle. Grave. Froid. Hein? Elle fronça un brin les sourcils. Le temps qu'elle repose son attention sur Cas, elle sentit une minuscule fluctuation magique et son regard fut à nouveau attirer par son amant. Amant qui avait joyeusement décidé de reprendre sa forme...normal. Son corps de « Trystan », laissant tomber celui de « Try »?

-Mais qu'est-ce que tu...

Elle s'arrêta. Bon. Peut-être que Zoelie n'était pas toujours une cent watt, mais elle comprit assez rapidement ce qui se tramait. Castiel était au courant. Aie. Là, ça allait mal. Très mal. Elle cessa de regarder l'homme soudainement plus blond, et se retourna de bord, verrouillant la porte, avant de marcher vers la fenêtre et de fermer les rideaux. Lentement, elle se retourna sur elle-même en poussant un énorme soupir. Elle n'arrivait pas encore à calculer toutes les conséquences du drame. Croisant les bras, elle s'accota le dos sur le cadre de la fenêtre, et regarda Trystan, puis Castiel.

-... Bon. Il se passe quoi exactement, ici?

Son regard était incertain, mais un peu dur également, elle respirait à grands coups, et regarda à nouveau Trystan, une lueur effrayée mais...amoureuse, dans ses yeux. Elle ne voulait pas le perdre. Elle ne voulait pas le perdre. Jamais.
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MessageSujet: Re: Tu ne m'auras pas [PV] Mer 26 Juin 2013, 21:50


Qui fait confiance au monde sera trahi.
~ Hazrat Ali ~

Si Trystan voulait bien se calmer ? Euh. Non. Impossible. Comment aurait-il pu alors que son secret était sur le point de s’écrouler ?! Quoique, ça, c’était déjà fait. Grâce à Castiel. Que se passerait-il si ce dernier avait réellement écrit la lettre à l’autre chef des chevaliers ? Que cette dernière la trouvait ? Qu’elle ne se montrait pas aussi stupide que lui en décidant d’aller d’abord lui parler au lieu de planifier son exécution ? Car Trystan n’était aucunement rassuré par la situation pour le moins dérangeante. Et les paroles de l’homme brun ne l’aidaient absolument pas. Pourquoi se serait-il calmé ? Il songerait à cela lorsqu’il aurait eu des réponses à ses questions et qu’il se serait assuré que Castiel ne représentait aucun danger. Même si son ami lui avait précisé qu’il ne voulait pas lui nuire, l’ancien Empereur ne pouvait pas complètement prendre le risque de le croire. Ce serait trop stupide de sa part. Tout comme il était stupide de la part du chef des chevaliers de laisser un traitre de son envergure en vie. Alors, non, il ne pourrait pas se calmer. Surtout quand l’autre insinuait qu’il avait été stupide en posant certaines questions. Certes. Attenter à sa vie n’était pas forcément la méthode la plus efficiente pour parvenir à ses fins. D’accord, Castiel marquait un point. Et Trystan se serait volontiers excusé si la situation n’avait pas été aussi dramatique pour lui. Bien sûr que le frère de Zoelie était son ami mais… Pouvait-il encore affirmer cela après ce qu’il venait de se passer ? Définitivement pas. Et, de son côté, Castiel ignorait ses propres conseils et paniquait complètement. Enfin, ça, c’était l’interprétation de Trystan. Car il devait bien admettre que le jeune chef restait étonnement calme. Néanmoins, ses paroles le trahissaient. Pourquoi l’homme l’avait-il conduit dans un endroit à l’abris des regards ? Pour pouvoir parler. Pas pour l’exécuter. S’il avait voulu faire cela… Ce serait déjà fait. Depuis longtemps. Pourtant, ce n’était pas le cas. Trystan n’avait pas l’intention de mettre un terme à son existence. Zoelie lui en voudrait bien trop. Et puis… Non. Castiel était tout de même son ami, bien que cela soit semble-t-il devenu assez incertain. Et, pour finir, il y avait la lettre. Cette lettre qu’il prétendait à présent ne pas avoir écrite. Tss. Stupide Castiel. Qu’est-ce que Trystan devait penser à présent ? Qu’il l’avait écrite ou qu’il ne l’avait pas écrite ? À chaque fois qu’il en avait parlé, il lui avait dit le contraire. Aucun moyen de savoir la vérité. Et ses illusions mentales étaient bien trop dessinées pour que Trystan parvienne à démêler le vrai du faux. Il ne pouvait donc pas se débarrasser du prince trop curieux. Tant mieux. Il n’en avait pas envie. Mais Castiel ne lui facilitait pas la tâche. Il l’avait peut-être mérité, aussi. Peut-être.

Et là, ce fut le coup de grâce. Zoelie était au courant. Elle savait ce que Castiel comptait lui dire ce soir-là. Et elle ne lui en avait pas parlé. Pire encore, elle ne lui faisait tellement pas confiance qu’elle l’avait laissé s’en aller. Alors, puisqu’elle commençait à le connaitre et à prévoir ses réactions, elle s’était doutée que Trystan ne le prendrait pas bien et avait déjà prévu de les rejoindre par la suite. C’était particulièrement… étrange. Pendant quelques instants, le traitre douta de l’affirmation de Castiel mais il était bien trop frustré pour parvenir à se persuader que tout cela n’était pas vrai. Zoelie ne lui faisait pas confiance. Mais elle savait tout de même qu’il ne tuerait pas Castiel. Par principe. Pour elle et pour cette lettre qu’il avait peut-être écrite. Néanmoins, elle l’avait laissé y aller. Et elle avait tout prévu. Plongeant son regard soudainement beaucoup plus froid dans celui du chef des chevaliers, Trystan décréta qu’ils n’avaient qu’à attendre Zoelie, dans ce cas. Après quoi, il lâcha le regard du prince sans pour autant le perdre de vue. Il le suivait. Où qu’il aille. Il n’avait absolument aucune confiance en lui. Plus maintenant. Alors, il hocha la tête lorsque l’autre lui proposa un nouveau verre, tout en sachant qu’il n’en boirait pas une seule goutte. Qui pouvait bien savoir ce que le tavernier mettait dans sa boisson spéciale lorsque c’était le prince d’Émeraude qui la demandait. Rajoutait-il du poison dans le second verre ? S’agissait-il encore de quelque chose de prédéfini ? Trystan devait-il se méfier ? Dans tous les cas, il se méfiait. Surtout quand le tavernier monta leur apporter les verres et que Castiel sembla prendre son temps pour payer. En temps normal, Trystan lui aurait simplement lancé quelques pièces mais pas cette fois. Pas par méchanceté. Il devinait simplement que son ami souhaitait gagner du temps en attendant l’arrivée de sa sœur. Il était visiblement stressé de se retrouver dans la même pièce que l’ancien Empereur d’Irianeth et ce dernier ne pouvait pas vraiment lui en tenir rigueur. Alors quand, finalement, Castiel lui eut apporté son verre et s’en fut retourné dans son sofa, la reine d’Émeraude arriva enfin. Se laissant déconcentré dans sa surveillance du prince, Trystan posa son regard sur Zoelie. Rien que quelques secondes. Puis, en reportant son attention sur Castiel, il changea d’apparence. Ou plutôt : il reprit sa véritable apparence, ce qui parut provoquer une réaction de surprise chez Zoelie. Serait-elle au courant, finalement ? Ou pas. Après tout, elle savait bien mentir elle aussi. Même si… Même si elle ne semblait pas vraiment être au courant de ce qui se tramait dans cette auberge. Même si le regard qu’elle lui adressa en disait long. Même si elle semblait encore amoureuse.


- Ce qui se passe ? Ton charmant frère a fait son gamin. Il a joué à l’enquêteur, remuant des secrets qui n’auraient pas dû sortir et se sentant tout fier de me les apprendre. Que ça doit être merveilleux de tout découvrir ! Tu es fier de toi, Castiel ? Trouves-tu seulement que ça en valait la peine ?

La voix de Trystan était pleine de rancœur. Tout ce qu’il l’avait dit, c’était en fixant Castiel. Pas spécialement car il craignait d’être attaqué. Mais simplement qu’il avait pris l’habitude, avant de venir à Émeraude, de ne jamais laisser à ses ennemis de chance de prendre l’avantage sur lui. Et il ne savait actuellement plus comment considérer le chef des chevaliers. Ami ? Ennemi ? Trop compliqué. Quant à Zoelie… À elle aussi, il en avait des reproches à faire.

- Mais tout ça, tu dois déjà le savoir, n’est-ce pas ? Après tout, il t’en avait parlé. Il avait également dû te dire qu’il a exposé tout ce qu’il savait dans une lettre destinée à l’autre chef . Il t’a tout dit et tu lui as conseillé de venir m’en parler. Tout en sachant que cela ne me plairait pas. Et qu’il m’en voudrait d’avoir tenté de le tuer. Quoique, en passant, si tu considères cela comme une tentative de meurtre, tu… Ce n’était vraiment pas grand-chose.

Bien sûr, ce n’était absolument pas normal de sa part de réagir de la sorte, surtout si Zoelie n’avait rien à voir dans cette manigance. Sauf qu’il s’agissait tout de même de la meilleure manière possible pour savoir si Castiel passait son temps à lui mentir depuis le début de la soirée ou pas. Et peut-être résoudre le mystère de la lettre. Poussant son verre du bout des doigts, Trystan s’enfonça un peu plus dans son sofa et reprit une dernière fois, d’une voix clairement… différente. Frustrée. Offusquée. Blessée.

- Je ne boirai pas ce verre. Je n’ai pas confiance. En aucun de vous deux.

Cela faisait tout de même bizarre de prononcer cette phrase alors que… Alors qu’il n’avait jamais eu de problèmes dans le passé avec Castiel. Et qu’il n’avait plus douté de Zoelie depuis de nombreuses années. Pourtant, à présent, tout était différent. C’était le début de la fin.
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MessageSujet: Re: Tu ne m'auras pas [PV] Mer 26 Juin 2013, 23:34

- Si. Je suis fier de moi. Tout ceci en valait la peine. Décida le chef des chevaliers avec un sourire narquois.

La peine de perdre son ami? De trahir sa confiance en lui lançant à moitié des mensonges? Tout ça pour quoi, donc? Au diable ce menteur de première classe. Ce n'était pas comme s'il avait vraiment besoin de lui pour s'amuser en partant. Castiel avait bien d'autres amis. Plus d'alliés, dans cette armée que le blond pouvait en compter. Ils ne pouvaient pas être comparés. Non. Non, et en plus c'était Try qui avait commencé, en lui cachant sa véritable identité, comme il la cachait à tout le monde depuis quatre ans. Castiel n'avait aucun reproche à se faire. Sa sœur et son amoureux, par contre, avaient bien des explications à lui faire. S'il y avait de la haine dans la voix de l'ex-empereur, le prince décida de l'ignorer. S'il y avait quelqu'un dans cette pièce qui devait douter de la vérité qui lui était dite, c'était bien lui. Et visiblement, il ne pouvait plus se retourner vers ce fou qui laissait sa rage lui monter à la tête à vue d’œil. Il s'était fait prendre et il était mauvais perdant, ce n'était pas compliqué. Alors pourquoi tenter de jouer au supérieur? C'était un peu agaçant, pour tout dire, de le voir monter sur ses grands chevaux ainsi. C'était agaçant, et un peu intimidant. Car si Cas' avait toujours su prédire les réactions de son ami, ce n'était plus le cas. Il pouvait devenir violent à n'importe quel moment, pour tout dire. Il ne pouvait vraiment plus s'ôter de la tête que cet homme avait été leur pire ennemi à tous, il n'y avait que quelques années de cela. Malgré tout ça, il continuait à jouer à victime. À être le plus frustré d'entre eux. Si Zoe ouvrit la bouche, un seul son eut la chance de sortir de sa gorge, avant que Castiel hausse le ton.

- Tu sais quoi? va te faire foutre! Qu'est-ce que tu espères, Trystan? Que je me demande dans quoi je me suis embarqué? Que je me désole d'avoir vexé le pauvre petit copain de ma sœur tant adorée? Tu sais quoi? Il se trouve que ce n'est pas comme ça que ça se passe. Tu es encore chanceux que j'ai un certain sens de la loyauté et que je sois venu te voir en tout premier, au lieu de le dire à âme qui vive. Alors es-tu vraiment placé pour rouspéter sur la façon peu délicate dont je t'ai fait part de mes découvertes? Est-ce que c'est ça que tu voulais? Que je sois gentil et aimable avec toi? Que je ménage ta pauvre tête de traître? Ce n'est pas de mes affaires.

Il rageait lui aussi un peu, et ne pouvait plus exactement rester calme. Tout ceci était bien trop tordu. D'ailleurs, il avait pris le verre de Trystan, ne se demandant même pas s'il le déclinait par refus de tout gage d'amitié, ou bien s'il croyait vraiment que c'était empoisonné, ce qui n'avait aucun bon sens. Les deux faisaient les enfants en ce moment, mais si c'était la façon dont ils devaient régler leurs... différents, alors soit.

- C'es-- Évidemment que tu ne peux me faire confiance quand je t'ai menti, en plus de ne pas te prêter ma propre confiance par ce faire! Mais ne crois-tu pas que nous sommes exactement dans la même situation, en ce moment? Je suis face à celui qui aurait pu être mon fléau, et toi, face à celui qui pourrait le devenir, si l'information que j'ai se faisait savoir. Alors j'ai autant de raisons de mentir en ce moment, que tu en a eu pour les quatre dernières années. Tu voulais avoir la vérité de la part de ma soeur? C'est moi qui te la donne, tu entends? T'es mieux d'être satisfait, toujours...

Il soupira bruyamment, en se passant la main dans les cheveux, tout en baissant la tête d'un geste frustré. Et puis, Zoe était ici pour appuyer ce qu'il dirait. Car à partir de maintenant, ce n'était que la vérité.

- Je viens d'appeler ma soeur. Elle n'était au courant de rien. Je crois avoir remarqué que tu l'a réalisé à sa réaction en te voyant sous ta véritable forme, je--

C'était bien lui, ça. Il ne pouvait pas mentir. Pas véritablement. Même quand il le faisait, il se retrouvait, comme en ce moment, à tout avouer bien trop rapidement. Il était comme un jeune qui s'était fait prendre et qui devait tout confesser. Ça le mettait mal-à-l'aise, mais ce qui devait être fait devait être fait.

- Elle n'a rien comploté avec moi. Personne n'a rien comploté avec moi, car il n'y a pas de lettre. Je n'ai rien écrit à ton sujet, ni ai-je parlé un seul mot à qui que ce soit. Si j'ai volé la lettre de la reine, c'était pour ma propre curiosité et j'avais déjà décidé que peu importe ce que je trouvais, je le garderait pour moi-même. Je dois dire que je ne m'attendais pas à ÇA, mais le pacte que je me suis fait n'en est pas ébranlé. Personne n'est au courant, du tout. Que moi.

Il ouvrit les bras en signe défensif devant lui. Il s'attendait à moitié à recevoir une baffe de la part de cet homme, mais aussi à en recevoir une de Zoe pour avoir fouillé ses choses personnelles. En tant que chef de son armée, c'était reprochable à fond et il pouvait y perdre la tête, si pas seulement son rôle. Mais il l'avait fait en tant que son frère et il n'en méritait pas mieux qu'une bonne droite. (La main où elle ne sentait rien, pour pas qu'elle ne se fasse mal.) De ce geste, le verre toujours à la main, il leur montrait à quel point il leur était vulnérable, maintenant. Qu'ils pouvaient aussi bien le sonder que l'abuser physiquement. Mais avant qu'ils en fassent quoi que ce soit, il cala son verre de fort du bout des lèvres, grimaçant comme il ne pouvait jamais s'empêcher de le faire lorsqu'il ingurgitait de l'alcool. Pas question de gaspiller quelque chose qui avait eu ce prix.
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MessageSujet: Re: Tu ne m'auras pas [PV] Jeu 27 Juin 2013, 00:55

Castiel avait tout compris. Et Trystan le savait. Et elle, elle se sentait complètement démunie, en attendant des explications un peu plus explicites de la part des deux hommes. Étrangement, le regard froid de son... amoureux se posa sur elle. Des reproches. Elle était à la fois surprise et affligée. Quoi? Elle, savoir quelque chose? Il le blâmait littéralement, il lui lançait des pierres verbales. Elle ne comprenait plus rien. Elle ne savait rien! Elle n'en savait rien! Elle en aurait parlé bien plus à Castiel si elle avait su qu'il savait quelque chose! Mais elle était totalement impuissante face aux accusations de Trystan. Elle n'arrivait pas à être en colère. La seule chose qu'elle ressentait, c'était de la détresse, de la peur pour... « eux ». Pour lui et elle. Qu'importe les accusations de Trystan, ce qui était important, c'était que Castiel ne dise rien. Sauf qu'avec la façon dont s'emportait l'homme blond, ce serait plutôt compliqué. Il y eut aussi la mention d'une certaine « tentative de meurtre », qui la laissa toujours pantoise, désarmée. Elle ne comprenait plus rien. Elle voulut s'asseoir, sentant ses jambes flageoler. Non, elle devait rester droite. Elle... elle avait encore son rôle à jouer dans cette histoire. Elle n'était pas seulement là pour les observer se bagarrer comme des gamins. Puis Trystan et son histoire de verre... Pas confiance. À aucun des deux. Aïe. Elle le regarda d'un air horriblement blessé, lacéré, déchiqueté, cramé,  . S-s-sérieusement? Après tout ce temps? Après quatre ans, il n'avait toujours pas compris qu'elle ferait tout pour lui? Il avait encore des doutes? Alors que même elle n'en avait pratiquement plus sur lui? Elle mettrait sa vie entre ses mains n'importe quand, il pouvait maintenant faire n'importe quoi, aller n'importe où et elle n'en avait cure, car.... car elle savait qu'il l'aimait. Et elle aussi était toujours amoureuse de lui. Sauf qu'il ne semblait pas en croire un mot. Il ne lui faisait pas confiance. Mais elle ne devait pas pleurer. Elle ne devait pas pleurer pour des paroles lancées en l'air comme ça. Ce serait ridicule. C-ce n'était même pas le sujet de la conversation! M-mais... elle devrait lui en reparler. Vraiment. Parce que son cœur battait de douleur, pour l'instant. Elle dramatisait peut-être... mais bon. Elle était bonne, là-dedans.

-Mais...

Trop tard. Castiel reprenait la manche. En parlant plutôt fort, d'ailleurs. Par réflexe, Zoe sonda l'auberge. Il n'y avait personne d'assez proche pour entendre clairement les paroles. Tant mieux. Voilà que le chef des Chevaliers insultait l'ancien Empereur. Il lui lançait plein de questions que la Reine jugeait totalement inutiles. Il n'avait PAS à s'emporter ainsi. Il était pitoyable. Il fallait qu'il cesse de parler! Il en disait trop. Zoe connaissait Trystan. Elle connaissait ses limites. Et le « tête de traître » les avait définitivement dépassés. La jeune femme se sentit soudainement affreusement frustrée. Elle. Devait. Le. Gifler. Il n'avait PAS LE DROIT de dire ça. Pas du tout. Il ne connaissait RIEN. Il n'était qu'une saleté de gamin qui croyait tout connaitre, arrogant, sûr de lui...Non. Il se donnait des airs. Ce n'était pas le genre de son petit frère, d'insulter de la sorte. Était-ce une façon de se défendre? Elle n'en avait rien à faire. S'il continuait sur ce chemin, elle n'aurait d'autre choix que de le faire taire. Pour empêcher que Trystan ne pète un plomb. Ou qu'il soit simplement trop blessé. Elle voulait le protéger. Mais elle n'arrivait pas à le faire des paroles de Castiel. D'ailleurs, celui-ci continuait de râler de la merde en boîte. Sauf en disant, FINALEMENT, qu'il n'avait PAS averti sa sœur. MERCI Castiel. Il n'aurait pas pu le dire avant, bien sûr. Ç'aurait été bien TROP lui demander. Puis il avoua tout ce qu'il avait fait. Mince. MINCE. Quelle FOUTUE lettre était-il allé lire. Elle les avait toutes cachées. Et il en avait trouvé une. Un pacte. Un pacte de ne rien dire. Mais quel, quel imbécile. Il avait fouillé dans SES appartements. À elle. Elle avait beau être sa sœur, elle était tout d'abord sa Reine. Sans hésiter une seule seconde, Zoe s'en fut prendre le verre plein que Cas avait dans la main, avait de lui jeter le contenu à la figure. S'en suivit une baffe assez intense sur la joue du même homme. Celui-ci avait donc les cheveux dégoulinants d'alcool, et la joue gauche rougit par les doigts. Oh, sans oublier le verre vide qui venait de tomber sur le sol, se fracassant par terre.

-Le verre, c'est pour avoir traité Trystan de traitre. La gifle, c'est pour avoir fouillé dans mes appartements. Espèce de gamin. Tu mériterais bien pire.

Elle se tourna momentanément vers Try, en se redressant, avec une lueur désolée et toujours meurtrie dans le regard. Elle semblait sur le point de rajouter quelque chose, mais un soupir sortant d'entre ses propres lèvres vint couper court à ce qu'elle allait dire. Elle se concentra sur Cas.

-Sérieusement, Cas', ne dis rien à personne, s'il te plait. Je... je pourrais t'en donner l'ordre en tant que Reine, mais je préfère te le demander en tant que sœur... Je sais que ça paraît tout à fait... impossible, dangereux, stupide, inconscient...mais... écoute... je suis consciente de ce que je fais. J'ai encouru les risques, et lui...

Autre regard à Trystan, à la dérobée. Elle prit une grande inspiration, avant de parler d'une voix plus ferme, qu'on lui connaissait bien.

-Lui, il a quitté Irianeth, il a quitté sa famille, son camp, son mode de vie, ses richesses et ses...royaumes, pour venir ici, il y a 4 ans. Pour être avec moi, et pour être libre. Précédemment, il m'avait ramené sur Enkidiev après un kidnapping -dont tu n'étais probablement même pas au courant-, puis il a arrêté la guerre à Ombres, bien plus tard. Pour... moi. Ça, c'est sans compter tous les petits détails qui font de lui un homme merveilleux, malgré son passé. Castiel... je sais, qu'il était l'Empereur. Écoute, je suis la porteuse de Lumière, je crois que je suis assez bien placée pour le savoir... sauf qu'il faut croire que j'ai préféré... lui offrir un monde plus clair plutôt que de le tuer... sans oublier le fait, bien entendu, que je sois totalement amoureuse de lui... Tu m'en veux surement, et c'est normal... Mais essai de comprendre... Même si notre relation peut sembler... étrange...

Elle avait teeeeerriblement la gorge sèche. Mince, elle aurait dû boire ce verre au lieu de gaspiller le liquide qu'il contenait. Elle eut finalement le courage de se retourner vers Trystan. Se tirant un troisième fauteuil, par lévitation, entre les deux hommes, un peu plus reculés, elle s'adressa à son amoureux.

-Je... je n'était vraiment au courant de rien, Try... comme Cas' le disait... désolé... niveau confiance je croyais qu'on avait... enfin... passé par-dessus... je... on en parlera plus tard...

Silence.
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MessageSujet: Re: Tu ne m'auras pas [PV] Jeu 27 Juin 2013, 11:40


Il avait eu raison de croire qu'on le punirait. Car bientôt, il fermait les yeux par réflexe, afin de ne recevoir aucun liquide qu'il saurait brûlant et peut-être néfaste dans les yeux. Ce fut froid et les si précieux glaçons qui avaient refroidi la boisson le heurtèrent sur une clavicule et la joue inverse. Les yeux fermés, le prince s'apprêtait à essuyer ses yeux, mais à peine avait-il fléchi le bras qu'il recevait une petite main à la figure, le surprenant un peu. Il en échappa son verre vidé de liquide, pour tout dire, puisque sa main était devenue glissante et qu'il avait fait un geste brusque, peut-être en guise d'auto-défense ratée. Ou par pure étonnement. Bien entendu, ce coup n'était pas venu de Trystan. Pour tout dire, c'était encore heureux, car sa sœur ne frappait tout simplement pas aussi fort qu'un homme, ni même que juste Kayna, peu importe la puissance qu'elle prétendait se donner elle-même. Si Zoelie voyait la trace rouge sur sa joue et était satisfaite de rien que ça, elle ne savait rien. Car l'alcool qui lui dégoulinait des cheveux passait par sa joue endolorie et désinfectait les microscopiques plaies, le brûlant avidement. Et merde. Pourquoi avait-il la maudite habitude de toute façon? Non seulement essuya-t-il ses yeux à l'aide de sa manche, les épongeant et s'assurant que rien n'allait couler dedans, mais il fit la même chose sur sa plaie, trouvant sa peau beaucoup plus chaude que prévu, là où il y avait eu le choc.

Il mériterait bien pire? HAH! Non. Zoelie était celle qui méritait pire. Si ça se savait qu'elle avait emmené l'ennemi dans leur camp, lui faisant une confiance presqu'aveugle, le tord qu'il avait fait serait éclipsé par tout le monde. Et si toute une armée, ou même tout un peuple se retournait contre sa reine, celle-ci n'avait plus exactement le même contrôle, ni l'autorité voulue. La princesse ne savait pas ce qu'elle disait, ni ce qu'elle voulait. Car voilà qu'elle soupirait langoureusement en regardant son amoureux, pour ensuite se retourner vers lui et le supplier. Pff, elle avait beau, mais il n'oubliait pas les gouttes qui lui tombaient sur les épaules, encore maintenant. Alors elle changeait d'avis, tout d'un coup? Ou était-ce plutôt sa tactique? Réalisait-elle seulement tout le tord que ce secret aurait pu lui causer si ça n'avait pas été lui, dans ses appartements, ce jour-là? Ou si une de ses quinze femmes de ménage avait trouvé le papier par accident, trouvant que sa texture semi-brûlée n'était pas une bonne chose à garder dans les tiroirs, à salir les vêtements? Et si elle l'avait finalement laissé sur une table par inadvertance, vulnérable à tous les regards? Cette gamine avait eu un coup de chance que ce soit lui qui ait fouillé ses affaires en premiers et elle ne le reconnaissait même pas. Pourquoi diable le suppliait-elle, alors que s'il avait voulu sonner l'alarme, Trystan aurait déjà été sur les plaines de lumières, ou dans un cachot comme il se devait? Pourquoi lui demandait-elle ce genre de choses alors qu'elle avait son petit copain sous les yeux, en ce moment-même?

Car elle venait encore de lui lancer un regard, en inspirant profondément. Si elle se tenait droite, sa voix elle, était légèrement moins autoritaire qu'à son habitude. Mais plutôt calme et explicative. Après les renseignements quelque peu insultants de sa sœur et des excuses envers l'autre homme qui lui répondit, mais qu'il n'écouta pas, Cas' plissa légèrement les yeux. Une chance que Zoelie avait décidé de ne maintenir aucun contact avec lui alors qu'elle lui parlait, ou il aurait violemment repoussé son geste et serait probablement parti, sans les avertir qu'il n'y avait aucun danger qu'ils se fassent pincer. Pourtant, il était resté là à écouter, comme il s'était fait écouter. Il soupira encore. Ça devenait une habitude de le faire...


- Zoe, c'est sur que je ne peux comprendre tout. Et je suis content que tu m'expliques tout ça... C'est bien ce qu'il me manquait à savoir.

Il roula des yeux, l'air mi-sarcastique, mi-amusé, même s'il y avait soudainement une tension entre les deux moineaux. Si c'était de sa faute, ce n'était pas de ses affaires (Bien que ce n'était pas ça qui l'empêchait de s'en mêler) et ils pouvaient tout régler par eux-même.

- Ce sera ma confiance, en échange de la votre. Je ne dirai rien. Je n'ai jamais rien prévu dire en partant. Je n'ai pas décidé de découvrir tout ça en vue de gagner plus de pouvoir, je m'en fout carrément, tu sais bien que ce n'est même pas mon motif pour être à la tête des chevaliers. Sauf que je compte sur vous pour bien vouloir croire que rien ne m'échappera, pas même un mot. Alors garde ton chien en laisse, sœurette.

Il avait fait un mouvement général de la main vers le blondinet. Les implorations de la rousse ne l'avaient pas exactement touché. Il tenait encore un peu à l'amitié qu'il avait partagée avec cet homme, même si ça ne serait plus pareil, dorénavant. Il ne fallait plus que celui-ci lui saute encore dessus. Ou enfin, pas au sens propre, mais il ne fallait pas qu'il l'attaque encore. Si Try recevait un peu de sa propre médecine, peut-être comprendrait-il à quel point il faisait en fait du mal. Peut-être que dans sa colère, il ne s'était pas tout à fait contrôlé, mais cela n'aidait pas du tout à mettre sa confiance totale en lui. Il n'aurait pas besoin de gage. De pari. De preuve. Il prêtait sa foi à qui il voulait, après avoir fait ses propres décisions et avoir observé de ses propres yeux. Et si tout ceci le rendait excessivement inconfortable, il décidait de tout oublier, juste pour une fois. Mais c'était dur de se dire qu'il n'allait pas garder un œil sur l'homme venu du camp ennemi. Pas durant les premiers temps, par contre.

Argh. Il sentait ses cheveux qui étaient devenus collant. C'était désagréable et il jeta un regard froid sans explication à sa soeur. Il ne lui en voulait pas. Pas réellement.
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MessageSujet: Re: Tu ne m'auras pas [PV] Mer 10 Juil 2013, 14:00


La menace est souvent plus redoutable que l’action
~ Robert Choquette ~

Quel espèce de sale gamin de merde ! Au lieu de se confondre en excuses et de reconnaitre qu’il n’aurait pas dû se mêler de ce qui ne le regardait pas (puis, dans son extrême intelligence, d’accepter de perdre la mémoire) l’arrogant jeune homme continuait de le provoquer. Alors, tout cela en valait la peine. Et, APRÈS, Castiel osait prétendre qu’il ne voulait pas sa perte ?! Sérieusement. Pourquoi s’amusait-il tant à envenimer la situation s’il n’envisageait réellement pas de conséquences douloureuses pour Trystan ? Non, Castiel était un idiot. Et, pour le moment, sa sœur n’était pas mieux que lui. D’ailleurs, l’ancien Empereur ne lui adressait pas même un seul regard. Il était bien trop frustré présentement pour se rendre compte que ce qu’il venait de dire pouvait possiblement s’avérer blessant. Cela n’avait aucune importance. Il devait juste se calmer. Réfléchir. Dédramatiser. Ou pas. Car, de toute évidence, le chef des chevaliers était loin d’avoir terminé. Aller se faire foutre ? Non. Merci. Mais non. Stupide enfant dénoué de neurones. Comment pouvait-on avoir peur de quelqu’un et décider en même temps de l’insulter ? Ne fallait-il pas être complètement arriéré pour prendre les risques que Castiel avait présentement décidé d’entreprendre ?! Franchement. Qu’est-ce que Trystan espérait ? Oh, il n’espérait rien du tout. L’espoir, cela ne servait qu’à faire souffrir. Et l’affreux brun continuait de le prouver. L’espoir ne pouvait jamais aboutir. Surtout avec les Verts. Alors oui, le blondinet avait été suffisamment simple d’esprit pour croire que Castiel se rendrait compte de son erreur et cesse de vouloir retourner le couteau dans la plaie. Sauf que, de toute évidence, ce ne serait pas le cas. Le jeune homme devait sûrement tenter de prouver quelque chose, tandis que Trystan se crispait de plus en plus sur son fauteuil. Et après, l’autre venait chanter ses propres louanges ! Tss ! Un sens de la loyauté ! Voulait-il savoir ce que c’était qu’un véritable sens de la loyauté ? Parce que… Non… Trystan n’en savait rien. Après tout, il n’était rien qu’un traitre. Une sale tête de traitre qui aurait mérité de se retrouver au bout d’une fourche en guise de décoration murale. Surtout pas dans le lit de la reine. Castiel serait-il jaloux ? À moins qu’il ne soit choqué ? Par quoi ? Le comportement de sa sœur si impure ou celui de Trystan ? Qui des deux était le plus en tort ? Aucun, assurément. De toute manière, pour le blondinet, Zoelie ne pouvait jamais être en tort. Quant à lui… Il n’avait jamais particulièrement bien porté le blâme. Enfin, pas de son avis en tout cas. Alors, ce serait Castiel qui en écoperait. Et puis c’est tout.

DONC Castiel lui reprochait de ne pas lui faire confiance et JUSTE APRÈS il lui expliquait qu’il était logique qu’il n’en fasse rien. Normal… Tout à fait normal. Dans d’autres circonstances, Trystan aurait sans doute rigolé jusqu’à avoir des crampes, tellement la situation lui rappelait des idioties qu’il avait lui-même dites à Zoelie, il y avait bien longtemps de cela. Sauf que cela n’avait rien de drôle. LOIN de pouvoir lui pardonner, Trystan était encore en train de fulminer et considérait de plus en plus l’autre comme un imbécile. Leur amitié ? Quelle amitié ?! Avait-elle seulement existée ? Ou n’avait-elle été que mensonges ? Après tout, ils en étaient rendus là. Est-ce que Trystan pouvait faire confiance à Castiel ? Non. Est-ce que l’inverse était possible ? Certainement pas. Seulement, il semblait bien que ce problème ne possède pas de solution. À moins que l’un des deux (c'est-à-dire Castiel) ne crève joyeusement afin d’emporter son secret dans sa tombe (si toutefois tombe il y a). Sauf qu’à présent que Zoelie était là, il ne pourrait pas y avoir de drame. À moins qu’elle ne soit venue assister au spectacle tout en se remplissant la panse de bière… Possible. Peu probable. Surtout si ce que disait Castiel était vrai. Venait-il vraiment tout juste de l’appeler ? Il est vrai que la réaction de la reine d’Émeraude allait en ce sens. Et pourtant… Comment Trystan pouvait-il encore croire ce que racontait son ancien ami après tout ce qui venait de se passer ? C’était trop difficile. Leur relation était beaucoup trop instable pour qu’il prenne le risque d’accorder du crédit à ses propos. Même s’il lui confirmait qu’il n’y avait pas de lettres. Après avoir affirmé le contraire quelques minutes plus tôt… Cela n’avait aucun sens. Et le pire (LE PIRE) c’est que Trystan ne voulait pas prendre le risque d’avoir encore une fois recours à sa magie afin de déterminer qu’est-ce qui était la vérité dans cet assemblage d’ignobles mensonges… Alors, il ne parvenait pas à se calmer et restait inévitablement frustré. Il ne parvenait pas à croire Castiel, mais n’arrivait tout de même pas à vouloir le tuer trop intensément. L’ancien Empereur ne pouvait simplement pas le détester. Après tout, il n’avait pas feint l’amitié. Peut-être n’avait-elle pas été réciproque, mais… Pourquoi l’autre continuait-il de prétendre qu’il ne révélerait rien ? Juste une question de curiosité mal placée ? Tss. Pourquoi faudrait-il prendre le risque de le croire ? Car il était le chef des chevaliers ? Car il était prince d’Émeraude ? Car il était le frère de Zoelie ? Rien de tout cela n’était suffisant. En revanche, le fait qu’ils soient (ou qu’ils aient été) amis… D’accord. Peut-être que Trystan croyait Castiel. Mais cela ne pouvait pas s’arrêter là. Il ne pouvait tout bonnement pas accepter de mettre sa vie sur les épaules d’un gamin immature qui passait son temps à chercher à résoudre des énigmes… Trop risqué.

WHOH. Avant qu’il ne puisse faire quoique ce soit, Castiel était trempé et possédait désormais une adorable marque rouge sur sa joue. Charmant. Observant Zoelie d’un regard suspect, Trystan se demandait s’il devait craindre d’être sa prochaine victime. Mais non. Apparemment, elle ne s’en prenait qu’à Castiel. Pour le moment tout du moins. Bon, et bah… C’était très bien ainsi. De toute manière, l’homme brun l’avait AMPLEMENT mérité. Il l’avait tout de même traité de « traitre ». Et, même si ce n’était pas tout-à-fait faux, cela restait PROFONDÉMENT déplacé. De même que de fouiller dans les appartements de Zoelie. Quoique, Trystan le faisait souvent, ça. D’ailleurs, il n’était pas certain que la rouquine se soit un jour énervée à ce point en apprenant qu’il l’avait fait. Mais… Cela devait sans doute être différent concernant son frère… Encore une des étranges coutumes d’Émeraude. Il ne fallait pas trop chercher à comprendre. Surtout qu’elle avait décidé de le regarder. Alors, évidemment, il détourna le regard. Trystan ne savait pas encore s’il devait être en colère contre elle ou bien la pardonner (ce qui aurait été le choix le plus logique si elle n’avait véritablement rien à voir dans cette histoire). Dès lors, il n’avait plus qu’à l’ignorer. Sauf que la suite de son discours l’en empêcha considérablement. Ce qu’elle disait était bien trop… Au lieu d’aller dans le sens de son frère et de l’encourager à détruire le blondinet, elle le suppliait presque de ne rien en faire. Et elle… Whoh. À l’entendre, Trystan ne pouvait que visualiser tous les sacrifices qu’il avait fait. Pour elle. Est-ce que cela en valait la peine ? Bien sûr. Évidemment, ils se chamaillaient. Mais cela n’était rien comparé au reste. À leur bonheur qu’ils avaient réussi à construire et à renforcer au fil du temps. Trystan avait été cruel de douter d’elle ainsi. Et stupide, surtout. Évidemment qu’elle n’était au courant de rien. Si elle avait voulu se débarrasser de lui, elle l’aurait fait dès le premier jour. Et même dans l’étrange hypothèse où elle aurait souhaité le faire souffrir avant cela, elle aurait pu mettre son plan machiavélique en place il y a des années de cela, alors que son arrivée à Émeraude était encore récente. À présent, il semblait plus difficile de l’accuser à tort et à travers. Et même si son comportement pouvait rester douteux (comme le démontrait son altercation avec Castiel) il avait changé. Alors, en grimaçant légèrement, il hocha la tête à ce que venait de lui dire son amoureuse. Évidemment qu’ils avaient réglé le problème de la confiance depuis longtemps. Il serait probablement inutile d’en reparler. Mais… Cela dépendrait du dénouement de cette situation. Après tout, le problème Castiel demeurait. Et, s’il faisait confiance à la Reine, il ne faisait pas la même faveur à son frère, bien que ce dernier affirme une nouvelle fois vouloir garder le secret. Pourquoi ? Tout simplement car l’imbécile n’avait pas pu s’empêcher de l’insulter à nouveau.


- « GARDE TON CHIEN EN LAISSE » ?

D’une voix sarcastique au possible, Trystan avait repris la dernière phrase de Castiel, lui adressant un regard vénéneux comme jamais auparavant.

- Tu vas trop loin, Castiel. Tu n’es qu’un gamin. Un enfant gâté. Capricieux. Immature. Arriéré. Tu crois que cela va s’arrêter là ? Qu’il s’agit simplement de s’accorder notre confiance mutuelle ? Moi, j’ai déjà fait mes preuves. Toi… Je ne sais pas. Tu mens comme tu respires. D’entre nous deux, tu es le pire. Moi, je mens pour survivre. Et toi, pourquoi ? Pour jouer ?! Tu as passé l’âge. Et après, tu oses me demander de te faire confiance ? Si ça ne tenait qu’à moi, tu serais déjà mort.

Seulement, il était le frère de Zoelie. À présent, ce léger détail représentait tout ce qui l’empêchait de supprimer cet avorton. Trystan ne pouvait pas apprécier des personnes qui s’amusaient à l’insulter, à le rabaisser ou même à jouer avec ses limites. Castiel les avait amplement outrepassées. Et personne ne pourrait jamais réparer ça.

- Alors, prends garde à toi.

Le ton que l’ancien Empereur avait employé était toujours aussi froid, mais il était également devenu menaçant. Si Castiel persistait, il se pourrait bien que Zoelie ne soit plus un obstacle pour Trystan. Et puis, si jamais il décidait de rompre ce pacte passé avec lui-même… Il aurait été prévenu. Lâchant l’homme du regard, Trystan se reconcentra sur la rousse, à qui il adressa le même regard, ne parvenant de toute évidence pas à se calmer.

- Je veux bien faire des efforts, mais là, c’est impossible. Toutefois, ne t’en fais pas, je respecterai les foutues règles d’Émeraude. Je ne le tuerai pas. Ce sera un massacre. Et, si tu T’AVISES de prendre SA défense… C’est terminé.

La menaçait-il sérieusement de mettre un terme à leur relation ? Oui. C’était la première fois qu’il agissait de la sorte depuis qu’ils étaient ensemble. Et il avait de toute évidence agit sous l’effet de la frustration, ne réalisant pas vraiment ce qu’il venait de dire et les conséquences qui pourraient en découler.
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MessageSujet: Re: Tu ne m'auras pas [PV] Jeu 11 Juil 2013, 20:30



Castiel se fit sarcastique et Zoelie l'ignora. Elle regardait simplement Trystan, tout en écoutant d'une oreille distraite son frère. Dès qu'il parla de confiance, cependant, elle se retourna vers lui. Sa confiance en échange de la leur. Parfait. Elle était tout à fait d'accord. De toute façon... c'était Castiel qui décidait tout là dedans. C'était lui qui pouvait les faire tomber les deux, d'une seule phrase, s'il le voulait. Pour l'instant, tout ce que Zoelie pouvait comprendre, c'était qu'ils n'avaient qu'à le laisser vivre normalement sa vie, et tout se passerait pour le mieux, il n'allait pas faire un drame du fait que sa sœur couche et vive avec l'ancien Empereur d'Irianeth. Quel frangin sympathique, tout de même! Mais ç'aurait été un peu plus appréciable qu'il n'utilise pas cette expression. Expression qui, bien entendu, fut reprise dans les exacts mêmes mots par Trystan, qui ne manqua pas de s'en offusquer. Zoelie n'avait pas eu le temps d'esquisser l'ombre d'un sourire que le blondin, cynique et rageur (à l'orgueil gravement atteint probablement, selon ce qu'elle connaissait de lui), s'en prenait verbalement au chef des Chevaliers, en l'insultant. La Reine, quant à elle, se tut en lâchant un soupir. Quelle affreuse soirée. Son corps était toujours tendu par le stress, et voir s'emporter Trystan de la sorte n'aidait pas. Étrangement, elle s'était presque « habituée » à leurs chicanes. Mais présentement, c'était... différent. Il était plus sombre. Plus froid. Oh, génial, il aurait déjà tué Castiel, s'il avait été le seul dans la pièce. Gééénial. Quelle information utile à apprendre de la part de la personne avec qui on habite depuis 4 ans. Et que l'on aime. Tss. Elle préférait se dire qu'il disait ça sur un coup de tête. Qu'il avait encore peur pour leur couple, et que sa blessure à l'orgueil n'avait pas aidé non plus. Parce que Trystan avait changé. Et même s'il semblait faire une rechute à cause de la crainte et de son arrogance, Zoelie voulait se persuader que s'il réfléchissait bien, il ne tuerait pas du tout Castiel. Il se rendrait compte que le jeune homme ne représentait PAS un danger pour eux. Qu'il n'avait rien à craindre. Qu'il avait déjà connu pire, niveau attaque à l'orgueil, et qu'il pouvait à présent se calmer.

Se calmer? Trystan restait sourd au principe. Le cœur de la rousse se serra face au regard qu'il lui adressa. Bon sang, ne s'y habituerait-elle jamais? Un mélange de tristesse et de colère l'envahit. Il ne pouvait pas penser ce qu'il disait. Il ne pouvait pas vraiment penser cela. C'était la première fois qu'il la menaçait aussi sérieusement de la quitter. Mais c'était aussi la première fois qu'un « étranger » apprenait la nouvelle. Outre Zaïdham, bien sûr. Pourquoi avait-il « bien » réagi à Zaïdham, alors qu'il voulait littéralement étriper Castiel maintenant? Zoe essaya de cacher son air blessé. Blessé? C'était peu dire. Elle tentait également de garder contenance et de ne pas se laisser entrainer par la crainte, la panique, la colère, la tristesse et tout ce que les paroles de Trystan avaient déclenché chez elle. Il fallait que quelqu'un devienne mature, soudainement, ici. Ils devaient cesser leurs menaces. Enfin, Trystan devait cesser ses menaces. Castiel avait déjà fait un bond en avant. Elle avait confiance en son frère. Si oui, son être tremblait encore d'effroi à la pensée qu'il puisse tout dire à tout le monde, elle rationalisait sa peur en se répétant les dires de son cadet. Elle adressa un bref regard suppliant au jeune homme aux cheveux foncés, pour lui dire ne pas jeter davantage d'huile sur le feu, puis elle regarda son amant qui était toujours dans son corps original.

-Sérieusement? Est-ce que tu penses vraiment ce que tu dis? En as-tu aussi marre d'être ici que tu n'attendais qu'un petit coup sur ton orgueil pour « menacer » de partir? Après quatre ans? Castiel vient tout juste de dire qu'il n'allait rien dire, si tu ne lui tapais pas dessus, et surprise, la première chose qui te passe en tête, toi, c'est de le massacrer. Cherche la logique là-dedans, Trystan.

Ton calme, mais tout de même affecté, pas aussi sûr qu'il aurait dû l'être. Elle n'arrivait pas à faire preuve de plus de fermeté. Pas dans ce sujet-là. Et pourtant, elle devait faire un effort.

-Oui, je vais prendre sa défense, comme je prendrais la tienne aussi, n'importe quand. Si ce n'est pas parce que tu veux simplement t'enfuir d'ici le plus vite possible, tu réagis probablement comme ça parce que ton stupide orgueil démesuré a été blessé par les paroles de Castiel. Et je ne mettrai pas de poids à tes dernières paroles à cause de cela. Si Cas est aussi arriéré que tu le prétends, dis-toi que c'est tout de même lui qui propose gentiment de ne rien dire, et que c'est toi qui continue les menaces.

Petite pause. Elle cherchait les mots justes.

-Moi, je lui fais confiance. Et si toi, tu es capable de m'accorder ne serait-ce qu'un semblant de cette confiance, ça devrait être suffisant. Il va se taire, et toi, tu ne vas PAS le massacrer simplement parce qu'il t'a traité de chien et de traître. Tu n'es ni un chien, ni un traître, et comme tu es déjà au courant de ce fait, ça ne devrait même pas t'affecter. Du moins, essaye de laisser un peu ton orgueil de côté pour l'instant... Sincèrement Try, si tu veux continuer à t'engueuler avec, je m'en contrefous. Mais ne t'avise pas de lever le doigt sur lui. Pas s'il ne dit rien sur ton identité.

Looooong soupire. Regard passant de Castiel à Trystan.

-Vous étiez amis avant.

S'attardant sur Trystan.

-Et ne vient pas me dire que tu as FEINTÉ cette amitié, par rapport à ça, tu ne pourras pas me mentir.

Avec le nombre de fois où elle les avait vus hilares, un peu trop éméchés,  en train de parler de tout et de n'importe quoi, elle était certaine de ce qu'elle avançait. Enfin, elle retourna son attention vers Castiel, cherchant à déterminer ce qui se passait derrière le regard de son frère. Regrettait-il d'avoir découvert la vérité? Regrettait-il d'avoir dit qu'il n'allait rien dire en échange de leur confiance? Ce gamin n'avait jamais été très transparent. Et c'était pire depuis qu'il était chef des Chevaliers.

À Castiel, voix assez neutre :

** C'est parfait si tu tiens ça mort. Oui, il a trop de fierté et il est vachement impulsif, mais je ne crois pas que tu risques réellement quelque chose. Pas s'il finit par se calmer en tout cas. Considère ton offre de confiance mutuelle acceptée. Merci Cas.**

À Trystan, voix plus douce, mais limite angoissée :

**S'il te plait... calme-toi... Ça s'est arrangé, d'accord? Il n'y a plus de menace qui pèse et... et... et tu ne veux pas vraiment partir pour des broutilles, d'accord?**

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MessageSujet: Re: Tu ne m'auras pas [PV] Sam 13 Juil 2013, 10:33


C’est plein de disputes, un bonheur
~ Jean Anouilh ~

Loin d’appuyer ses propos, Zoelie ne manqua pas d’exprimer son désaccord. Et, comme elle pouvait très certainement s’en douter, cela n’était pas pour plaire à Trystan. Franchement. Qui aurait apprécié de se faire engueuler de la sorte. Il n’était pas un gamin. Il était l’Empereur. Ou plutôt, il l’avait été. Et, même s’il avait changé de mode de vie, il se souvenait encore de comment faire taire les nuisibles. Or, ça, elle ferait mieux de ne pas l’oublier. Alors, OUI, il était très sérieux. Bien sûr, il avait parlé sans réfléchir et, dans un autre contexte, cette stupide phrase ne serait jamais sortie. Cependant, à cause de ce même orgueil qu’elle dénonçait présentement, il ne pouvait pas revenir sur ses propos et désavouer les paroles disgracieuses qui étaient sorties de sa bouche. Surtout pas en présence de Castiel. Hors de question de perdre le face ! Non ! C’était beaucoup mieux d’endurer les reproches de Zoelie tout en affichant un honteux masque de froideur afin de faire semblant de n’en avoir rien à faire. Sauf que la garce savait trouver les mots… En avait-il marre d’être à Émeraude ? N-Non ! Bien sûr que non ! Qu’est-ce qui pouvait lui faire penser ça ? Et elle ? En avait-elle marre qu’il soit à Émeraude ? Ne le supportait-elle tellement plus qu’elle se servait de ce ridicule prétexte pour lui faire comprendre qu’elle souhaitait qu’il parte ? Ou se méprenaient-ils tous les deux ? Non. Impossible. Trystan ne se méprenait jamais. (Ta gueule, l’orgueil). Trystan n’avait jamais tort. (TA GUEULE, L’ORGUEIL). Trystan était P-A-R-F-A-I-T ! (CRÈVE, L’ORGUEIL. CRÈVE.) Mais, déjà, elle changeait de sujet ! Enfin, pas tant que ça, puisqu’il s’agissait encore de lui reprocher quelque chose. Et, cette fois-ci, elle décida de blâmer son attitude envers Castiel. Pourtant, le blondinet avait été respectueux. Il ne l’avait ni menacé, ni insulté, ni défiguré. Il avait même eu la bonté d’esprit de le prévenir de ce qui l’attendrait, dès que sa sœur aurait fini de le protéger. Alors, comme à son habitude, Zoelie racontait n’importe quoi. Il n’avait pas massacré son petit frère. PAS ENCORE. Pourtant, elle le lui reprochait déjà. Avoir su, Trystan serait déjà passé à l’action. Au moins, il aurait eu à subir son mécontentement pour une raison valable. Et voilà que c’était à lui de trouver la logique ! Bien ! Au moins, Zoelie reconnaissait que ses paroles manquaient définitivement de sens ! Bon, ce n’était pas si grave. Il lui pardonnerait. Mais SEULEMENT si elle se TAISAIT. Parce que, sérieusement, l’entendre dire qu’elle prendrait la défense de Castiel… Non, ça, non, il ne pouvait pas le comprendre. Et encore moins l’accepter. Surtout lorsqu’il plaçait son frère au même niveau que lui. D’AUTANT PLUS QUE C’ÉTAIT FAUX. Auquel cas, pourquoi n’aurait-elle pas choisi de le soutenir lui plutôt que son petit frère trop curieux ?! Stupide Zoelie.

Stupide orgueil démesuré.

Chère Zoelie, mon amour, vas te faire foutre. Le masque qu’avait voulu s’imposer Trystan était tombé depuis longtemps et sa frustration avait remplacé l’ignorance. Son regard en disait long sur ce qu’il pensait. Et, LE PIRE, c’est que l’infernale rouquine n’avait toujours pas terminé. Ah ! Au moins, elle décidait d’ignorer sa dernière phrase (mais UNIQUEMENT après l’avoir commentée, bien évidemment). Et après c’était à lui de chercher la logique ?! Pff ! Qui était-elle pour lui reprocher quoique ce soit ?! La Reine ? Et alors ?! Lui, il était… un simple garde… Bon. D’accord. MAIS ce n’était très certainement pas une raison pour le traiter d’arriéré. Car, oui, c’était exactement de cette manière que Trystan comprenait ce que venait de lui dire la gamine aux cheveux frisés insupportables. Oui, oui, d’accord, Castiel proposait de faire la paix. Et ensuite, quoi ?! Ils iraient tous ensemble chercher les trésors qui se cachaient au pied de l’arc-en-ciel que gardaient d’affreux lutins sautillants à l’haleine désastreuse ? MAIS BIEN SÛR ! Que c’est beau de ne proposer de ne rien faire ! Et, lui, il aurait dû être idiot et accepter ! Évidemment. Après tout, tous les gens qui habitaient à Émeraude n’étaient absolument pas malhonnête et l’on devait absolument croire une personne qui venait d’avouer avoir fouillé dans les appartements de sa Reine et qui avait déjà menti plus de deux fois dans la même soirée ! CHERCHE LA LOGIQUE, ZOELIE ! Et, si par miracle tu la trouves avant de mourir, viens me voir, que je puisse avoir le bonheur de t’expliquer qu’il n’y en a pas et que tu es complètement ridicule de vouloir chercher à défendre Castiel alors qu’il mérite d’être blâmé jusqu’à ce que mort s’en suive. Sauf que non. Les reproches n’étaient que pour Trystan. Uniquement pour lui. Certes, c’était l’intention qui comptait. Mais, pour une fois, il aurait bien aimé qu’elle s’intéresse à quelqu’un d’autre qu’à lui. Toujours pas. Elle exigeait à présent de lui qu’il lui fasse confiance ! Et elle OSAIT justifier ça par le fait qu’il devait lui faire confiance à elle. Bien, bien. Sombrons un peu plus dans les profondeurs abyssales de l’idiotie. Et comment Zoelie réagirait-elle si Trystan affirmait faire confiance à sa fille – accessoirement Impératrice – et lui demandait donc d’en faire de même ?! Oh, mais bien sûr, elle accepterait immédiatement et s’en irait sur le champ prendre le thé avec sa presque-belle-fille ! Tss. Se rendait-elle seulement compte que tout ce qu’elle disait n’avait absolument aucun sens ?! De toute évidence, non. Définitivement pas. Et voilà qu’elle se remettait à lui donner des ordres. Ignorer les insultes qu’il lui avait lancées car il savait très bien qu’elles n’étaient pas vraies ? Non mais… Elle était sérieuse, l’autre, là ?! Non. NON. Ce ne serait pas possible. Pourtant, Zoelie ne manquait pas de s’offusquer dès que Trystan employait des mots peu sympathiques à son égard. Et elle savait très bien qu’ils ne reflétaient pas la réalité. Donc, EN GROS, les règles ne s’appliquaient pas à Zoelie. Elle était au-dessus des lois. Courage ? Admettons. Honneur ? On repassera. Justice ? P-Pardon ? J-Jus- quoi ?! On connait pas.

Et quoi de mieux pour continuer que de lui donner des ordres ?! SÉRIEUSEMENT ?! Et qu’est-ce qu’elle comptait faire si jamais il n’obéissait pas ? Le jeter aux cachots ? ENCORE ? À moins qu’elle n’ait enfin trouvé une autre manière de régler ses différents les plus ennuyeux avec lui ?! Pff. Pathétique. Alors quoi ?! Ne pas « lever le doigt sur lui » ? En entendant cette consigne, Trystan ne put s’empêcher d’afficher un sourire arrogant sur son visage. Depuis quand avait-il besoin de bouger pour que sa magie fonctionne. Il pouvait tuer un homme sans même le regarder. Alors, s’il n’avait seulement pas le droit de bouger les doigts… Cela serait beaucoup plus simple que ce qu’il avait prévu. Sauf qu’il avait fini par comprendre les règles d’Émeraude et qu’il savait très bien que ce contour de la règle ne plairait pas à Zoelie. Mais il s’en foutait éperdument. Après tout, elle devait elle aussi se douter que tout ce qu’elle lui disait présentement n’était pas particulièrement agréable à entendre. Et elle continuait tout de même. Les filles sont trop bavardes. Trystan se hasarda à lancer un coup d’œil dérobé à Castiel. Il avait l’air plutôt calme. Ou, tout moins, il était parvenu à conserver son masque. À moins qu’il ne soit déjà parti et qu’il ait simplement laissé une illusion de lui-même à sa place. Et, comme Trystan ne POUVAIT PAS utiliser sa magie, il n’avait aucun moyen de le savoir. À vrai dire, c’était particulièrement frustrant. Savoir s’il était toujours dans la pièce ou non n’avait pas particulièrement d’importance. Mais, grâce à ses pouvoirs, il aurait pu deviner s’il préparait quelque chose ou non. Or, là, il ne le pouvait pas. OHHH ! Donc, Castiel disait quoique ce soit, Trystan aurait le droit de le massacrer ? Bien, bien, bonne nouvelle. Malheureusement, il était tout de même légèrement stupide d’attendre que l’autre fasse des dégâts avant de l’éliminer. Car la mort subite de Castiel ne suffirait qu’à prouver que l’individu squattant les appartements de la Reine était dangereux. Non, cela n’avait aucun sens. Il fallait le tuer avant. Ou être certain qu’il ne dirait rien. Cependant, une simple promesse ne pouvait pas suffire. Ce n’était simplement… pas assez. Sauf que Zoelie ne semblait pas le comprendre. Ou elle ne voulait pas le comprendre, puisqu’elle avançait encore des arguments (sans doute pour tenter de le convaincre). Ils avaient été amis, avant. Oui. AVANT. Quoique, non. Jamais. Le mensonge, c’est la base de la vie. Quoi ?! Ne pas feindre le contraire ?! Pff. En ce moment précis, Trystan regrettait presque l’époque où elle ne le connaissait pas assez pour deviner ce qu’il pensait. Elle l’énervait. Elle l’énervait parce qu’elle avait raison. Mais surtout, car elle ne comprenait pas que lui aussi était dans le vrai. Partiellement.


- Si tu m’as dit quelque chose par télépathie, sache que je ne l’ai pas entendu. Je peux rien entendre. À cause que je suis à Émeraude. Tu te souviens ?!

Comment Trystan savait-il que Zoelie lui avait envoyé un message ? Tout simplement car il avait les sens suffisamment aiguisés pour percevoir les fluctuations magiques. Surtout lorsque ces dernières étaient dirigées vers lui. Toutefois, loin de chercher à savoir ce qu’elle avait bien pu vouloir lui dire, il avait décidé de lui reprocher cet oubli.

- Donc… Je suis stupide. C’est ça ?! Est-ce que tu te rends seulement compte des conneries que tu déblatères Zoe ? En gros, je suis supposé faire confiance à ton frère alors qu’il m’a déjà menti deux fois aujourd’hui ? Alors qu’il m’a déjà menacé de tout révéler ? Et, soudainement, je devrais croire qu’il ne va rien dire ? Et que ce revirement n’est PAS DU TOUT une stratégie qu’il a décidé d’adopter du fait qu’il sait PERTINEMENT qu’il se trouve en cruelle position d’infériorité étant donné que je pourrais le tuer. Et ce sans même avoir à lever un seul doigt. Et qu’est-ce qu’on fera, quand il aura tout raconté ? Là, on pourra le tuer ? Génial. Et ensuite ? Les problèmes seront déjà créés. Mais, à tout ça, tu n’y penses pas. Et après, tu viens me dire que je manque de logique. ET TOI ALORS ?!

Les sourcils froncés, Trystan se contentait de fixer Zoelie. Il avait complètement occulté la présence de Castiel et ne voulait en aucun cas lui adresser le moindre mot. Il n’avait rien à lui dire. Pas tant qu’il ne se serait pas calmé.

- Ah et... concernant les insultes. D’accord. Faisons comme tu dis. Alors, si je te traite de pute, tu vas simplement me sourire, faire comme si je n’avais rien dit et continuer la conversation. Après tout, tu sais que ce n’est pas vrai ! N’est-ce pas ?! Alors, voyons voir. Tu n’es rien qu’une connasse, une reine illégitime, une débile mentale, une fille de joie, une fente sur pattes. Une traitresse. Une chose. Une plote. Oui. Voilà. Tu es une plote. Une pauvre plote poilue.

Bam. Est-ce que cela allait lui faire plaisir ? Certainement pas. Mais peut-être que cela l’aiderait à comprendre ce que Trystan ressentait présentement. À la différence près que ce n’était pas elle qui l’avait insulté mais Castiel.

- Alors, tu sais quoi ? Oui, peut-être que j’en ai marre d’être à Émeraude. Et peut-être que je vais partir. Là. Maintenant. Tout de suite. Qu’est-ce que tu comptes faire cette fois ? Me faire jeter aux cachots à nouveau ? Je ne suis pas ton chien. Et tu n’aurais pas dû trouver ça normal que ton frère dise ça.

Était-il sérieux ? À moitié. Il n’avait pas l’intention de quitter Émeraude. En revanche, le blondinet s’était levé de son fauteuil et comptait bel et bien sortir de cette satanée auberge non sans avoir lancé une dernière réplique grinçante à la rouquine.

- Ah, et, mon stupide orgueil démesuré t’emmerde. Profondément.

Et, sur ces mots, l’homme ouvrit la porte et, après avoir repris son apparence mensongère, s’échappa de la pièce sans se retourner
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MessageSujet: Re: Tu ne m'auras pas [PV] Ven 04 Oct 2013, 14:44

Il pouvait bien partir. Elle ne ressentait plus rien (faux). Elle se foutait bien de cet homme qui l'insultait (faux). Elle en était (pas du tout) totalement détachée. Elle l'observa partir. Il partait réellement? Elle ne voulait plus rien savoir de lui, de toute façon. À quoi bon (être amoureuse) porter un minuscule brin d'intérêt à un monstre la considérant comme une "fente sur patte"? À quoi bon continuer à échanger des sourires, des moments doux, et oui, du sexe, avec un monstre qui vous traite de cette façon? Qu'avait-elle fait pour mériter cela déjà? Elle avait été avec lui 4 ans. Elle l'avait aimé, 4 ans. Elle avait ri et souffert. Et à ce moment-là elle oublia les rires. Trystan ne lui apportait que de la souffrance (ou pas). En permanence. Il disait l'aimer, mais la considérait comme... tout ce qu'il avait dit avant. Elle l'avait bien vu, dans ses yeux. Cette colère, dirigée vers elle. Juste vers elle. Comme d'habitude quoi. Elle en avait marre d'être triste et affectée. Elle en avait marre de souffrir. C'est pourquoi elle se contenta d'afficher un masque de neutralité aux dires de Trystan. Tant mieux, s'il partait. Il en avait marre d'Émeraude? Tant mieux. Elle en avait marre de lui aussi (ou pas du tout). Il n'avait jamais été un chien, non. Les chiens, eux, sont fidèles à ceux qu'ils aiment. Les chiens, eux, parviennent à apporter de la joie autour d'eux. Les chiens, eux, ne sont pas agressifs pour aucune raison. Les chiens, eux, n'insultent pas ceux qui les aiment. Les chiens, eux, ne sont pas des montres, ils ne sont pas gratuitement méchants, pour le simple plaisir de faire mal. Donc effectivement, Trystan n'était pas un chien. Il n'était qu'un monstre salaud, qui après 4 ans, ne comprenait toujours pas le principe de gentillesse, et d'amour. Il était blessant, et voulait l'être. Qu'il parte. Il avait juste à partir. La Reine en avait assez (avait toujours désespérément besoin) de cet homme qu'elle avait cru changé. Voilà que la vérité éclatait au grand jour! Pour lui, elle n'était qu'une plote poilue. Charmant. Magnifique. Il aurait tout aussi bien pu lui couper la tête d'avance, si ç'avait été pour finir par dire ça. La tête de Zoe coupée, il aurait eut le bas du corps, soit tout ce qu'il l'intéressait. Avec la poitrine en supplément. Sauf qu'il n'aurait pas pu faire ça, parce que le corps se serait décomposé trop rapidement. Il n'était pas nécrophile à ce point, oh non! Il avait dû supporter les blablatages de cette dite amante pendant quatre longues années, pour pouvoir la baiser à souhait. Pauvre homme, quand même. Ce qu'il faisait pitié! Quel bourreau, cette femme cupide et sans vergogne qui l'avait obligé à faire semblant de l'aimer. Comme c'était affreux! Elle mérite la mort, cette femme! Imaginez-vous donc qu'en plus, elle l'OBLIGEAIT à rester AVEC elle. À dormir dans le même lit, MÊME s'ils ne baisaient pas! Horrible! Scandaleux! Pauvre victime. Il faisait bien de s'enfuir. De quitter cette reine monstrueuse qui l'avait aimé. L'amour. Quelle chose dégueulasse. Bien sûr que notre victime n'y croyait pas. Mais en preux combattant si compétent, qu'il avait été, il avait su la feinter pendant quatre ans. Normal qu'il en ait marre, maintenant, avec les choses terriiiibles que Zoelie avait dites. Valeureux guerrier, va quérir ton repos bien mérité. Personne ne t'en empêchera. Cette pute qui t'hébergeait ne rentrera pas ce soir. Cette chose qui ne mérite pas de nom, cette traîtresse aux cheveux rouges ne dormira pas ce soir non plus. Elle a le cœur gros, cette plote. Elle va probablement aller pitoyablement pleurer, cette crasseuse créature. C'est drôle n'est-ce pas? De la faire pleurer. Pourtant elle se retient encore. NON! HAHA! Regarde! Regarde-la! Elle n'arrive pas à se retenir! C'est hilarant! Son visage est neutre, mais une larme coule sur sa joue! C'est magnifique! Pathétiquement faible! Elle tremble, surtout son côté droit handicapé. Il faut dire que cette partie tout autant ridicule ( ne servant à rien) a tendance à s'agiter misérablement en cas de troubles psychologiques plus intenses. Délicieux, homme courageux! Tu lui as bien donné ce qu'elle méritait, à ta geôlière infernale! De la tristesse, du désespoir, de la haine qui n'a pas le courage d'émerger, et qui se transforme en blessure. Dommage que ça ne saigne pas. Ç’aurait été plus drôle. Bien que la situation de la chose fut déjà crampante.

Elle regarde son frère, bien moins pitoyable qu'elle. Elle semble parvenir à lui sourire. HAHAHA. Marraaaant! Elle va s'écrouler pourtant! Mais elle a trop d'orgueil, cette débile mentale. Elle va attendre avant de s'effondrer. Que c'est tordant! Tu as réussi à vraiment la troubler mentalement! Bravo Trystan! Bravo! Elle a peur, la pute. Elle a peur que tu veuilles réellement partir. TU VOIS COMME C'EST DRÔLE? Elle croit ENCORE qu'il y a une chance pour que tu ne partes pas! Normal que tu quittes une tignasse rouge comme ça, aussi bornée et stupide. Tellement indigne de toi. Rien que bonne à fourrer. Mais ce n'est plus suffisant pour que tu restes vivre dans cet enfer. C'est une bonne chose. Tu es venu ici pour la liberté n'est-ce pas? Et la folle ne te l'offre pas, apparemment. Pas selon tes critères. Tu ne peux pas tuer son frère, alors vas-y, sacre ton camp! Quel manque de liberté affreux! Elle t'empêche de tuer quelqu'un, tu réalises comme c'est VIL, MESQUIN et CRUEL de sa part?!? Ça et toutes les autres choses qu'elle te faisait faire. Fuis Trystan. Elle ne te rattrapera pas. Elle va aller voler, se saouler d'air pur et de nuage. Et d'alcool fort peut-être. Avec un peu de chance, elle se cassera une aile. Avec un peu de chance, tu ne la reverras plus. Avec un peu de chance, elle cessera d'être amoureuse de toi et de te vouloir dans sa vie. C'est bien alors, continue comme ça Trystan. Tu es sur la bonne voie. Pour redevenir toi-même. Prince charmant. Ou devrais-je dire, monstre, Empereur d'Irianeth, créature incapable du moindre sentiment, de la moindre compassion. Continue, oui, continue.

Zoe prit une grandeur inspiration. Debout, elle tremblait un peu moins. Elle s'adressa à Castiel, en le regardant à moitié.

-Bien. C'est à moi qu'il en veut maintenant, tu n'as rien à craindre pour ta sécurité, petit frère. Je vais prendre l'air. Bonne soirée.

Elle regarda la porte par laquelle Trystan était sorti. Elle ne voulait pas passer par cette porte. Elle ne voulait pas le croiser. Elle ne voulait pas le supplier. Elle ne voulait pas qu'il voie à quel point elle était affectée. La fenêtre, elle était assez grande pour qu'elle y passe. Elle s'ouvrait comme une porte , et comme si elle avait subitement été aspirée par l'extérieur, la jeune femme s'éleva très rapidement vers le ciel noir, ne laissant le temps a personne d'apercevoir cette soudaine fugue.

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Tu ne m'auras pas [PV]

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