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[Quête] - La harpe enchantée

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Parandar
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MessageSujet: [Quête] - La harpe enchantée Sam 04 Mai 2013, 11:21

    La harpe enchantée


Voilà quelques semaines que l’impératrice Lou était monté sur le trône en compagnie de son fiancé. Un tout nouveau couple impérial d’à peine une dizaine d’années qui allait diriger ce continent. Cela signifiait beaucoup de changement dans la hiérarchie de ce dernier. Pourquoi ? Tout simplement car c’était l’occasion rêver pour un noble qui n’était pas forcément bien vu par l’ex-empereur de faire oublier ce différent pour se voir pourvoir d’une meilleur place. C’était également l’occasion rêvé pour s’attirer les faveurs de deux enfants qui ne devaient pas être très compliqué à impressionné. Bref, cette annonce avait mis la noblesse en effervescence puisque c’était l’occasion ou jamais de pouvoir gagner plus et faire passer quelques idées auprès des deux gamins impériaux. Olgar, garde du manoir de la famille Tyriel comprenait tout ça et savait que les jeux entres nobles seraient très nombreux ses prochaines semaines. Il était donc sur ses gardes, près à arrêter n’importe quel espion d’une autre famille noble ou quoi que ce soit d’autre. En effet, les Tyriel posséder depuis peu un instrument qui serait magique. Comment l’avait-il obtenu ? Personne n’en avait aucune idée. La seule certitude c’est que depuis quelques jours une rumeur circulé quand à cet instrument et que les Tyriel craignait de ce le voir dérober.

Après tout, il fallait dire que les Tyriel n’étaient pas une famille influente sur l’empire, du moins pas encore et la seule raison qui expliquait que ces derniers possède un manoir sur Irianeth était qu’ils venaient d’ici. En effet, cette famille s’était élevé au fur et a mesure grâce aux exploits guerrier et magique des hybrides qui la composaient. Cependant, elle n’avait encore aucune mission importante conclue avec l’Empire qui pourrait lui rapporter de grande richesse. Cet instrument magique était donc la clé pour permettre de s’élever encore un peu plus et de devenirs influents. Du moins, cela aurait du l’être sans cette rumeur qui leur faisait à présent prendre de gros risque même si elle semblait pour le moment être les dires de quelques servantes sans aucune preuve. Malheureusement, il suffisait parfois de moins pour faire tomber des familles entières.

Olgar marchait donc dans le petit jardin qui se trouvait derrière le petit manoir. Les nobles avaient en effet prit exemple sur l’Empereur et tentait de cultiver sur Irianeth les plantes qui poussaient sur Enkidiev de manière à rendre la terre sombre plus colorées. On pouvait donc voir des arbres aux feuilles verts s’élevé ainsi que plusieurs petits parterre de fleurs colorés. La encore il s’agissait simplement d’un moyen pour tenter d’étaler sa puissance et sa richesse. Le petit jardin était entouré de muret destinée en grande partie à couper le jardin du reste du monde mais qu’on pouvait escalader sans trop de problème. Il pénétra dans le manoir et jeta un coup d’œil à l’entré de ce dernier qui était protéger par deux gardes. Olgar devait avouer qu’il y avait des failles dans la sécurité de l’emplacement, mais il n’avait pas assez d’homme pour tout protéger correctement puisque jusque là la famille Tyriel n’avait jamais était assez importante pour être l’objet d’attaque de ce genre. De plus, de nombreux membres de cette famille n’avait pas besoin d’être protégée puisque bénéficiaire de pouvoir ou d’un très bon entraînement martial. Cependant, cette fois c’était un objet qu’il fallait protéger et les choses venaient de changer un peu trop rapidement, c’est pour cette raison que le garder patrouiller de manière à vérifier qu’il n’y est aucun problème. Il monta alors l’escalier pour atteindre le second étage. C’était ici, derrière une porte au fond d’un couloir que se trouvait l’objet magique. Devant la porte, se trouvait deux gardes en arme qui scruter les environs. Ils étaient novices mais Olgar espérait qu’ils pourraient être assez impressionnants pour éviter un vol par une servante ou une autre personne de moindre importance. Est-ce que cela suffirait ? Peut-être. Peut-être pas. Seul l’avenir le dirait. De toute façon, l’objet magique devait bientôt être mis dans un lieu plus sur et il n’y aurait alors plus aucun problème. Tout semblait allait parfaitement bien.

Alors, est-ce que la rumeur c’était rependu jusque chez les élèves d’Irianeth ? Est-ce que l’un d’entre eux voudrait venir s’approprier cet objet magique ? Cette harpe que l’on disait enchantée ? Et par quel chemin viendraient-ils ? Le jardin ? L’entrée ? De quelle manière éviteraient-ils les gardes ? En tentant de combattre ? Ou en utilisant la ruse ? Est-ce que les enfants seraient capables d’utiliser la situation instable d’Irianeth à leurs avantages ? Il y avait de nombreuses possibilités pour ces derniers. Quand à la raison de vouloir trouver cet objet, ils étaient les seuls à le savoir. Une chose était certaine, ils allaient devoir faire attention a ne pas se faire remarquer. A moins que tout cela ne soit qu’un test, qu’un jeu, qu’une épreuve ? Personne ne le saurait avant la fin. Pour le moment, il fallait déjà réussi à pénétrer dans le manoir puis dans la pièce ou se trouvait la harpe enchantée. Et il fallait y arriver avant les éventuels autres voleurs.
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MessageSujet: Re: [Quête] - La harpe enchantée Lun 24 Juin 2013, 13:29

Mmmhh … une rumeur… Quelle belle rumeur d’ailleurs. Une belle rumeur qui alléchait les papilles de beaucoup d’élève. Oui, ce petit bruit confus et continu venant de loin, circulant dans les myriades de couloirs d’Irianeth. Elle chantonne à votre oreille et vous donne envie d’en savoir plus. Oui en savoir beaucoup plus ! Ne l’entendez-vous pas ? Elle murmure doucement aux oreilles des élèves et plus que tout Mélusine était avide d’en savoir d’avantage. Elle voulait la voir. Elle voulait la toucher. Elle voulait la sentir sous des doigts. Elle voulait l’entendre. Oui, bizarrement, elle se sentait attirer vers cet objet. Comment un tel objet pouvait exister ? Comment pouvait-il avoir d’aussi grand pouvoir ? D’où venait-il donc ? La rumeur racontait qu’une harpe enchantée était abritée dans la maison d’un noble, les Tyriel et la rumeur se propageait comme un raz de marée dans les quartiers des élèves… Etait-ce réellement une vraie rumeur au moins ? Existait-il un tel objet sur Irianeth ? Mélusine hésitait … Peut-être que la rumeur avait été inventé de toute pièce par un abrutis après tout ? Pourtant qu’elle soit vraie ou fausse, la fillette voulait s’en apercevoir par elle-même ! Décidée à trouver cette harpe enchantée ! Irait-elle jusqu’à la volée ? Seulement, si elle était aussi puissante qu’on le disait.

Le lendemain du jour où la nouvelle avait circulé, Mélusine se préparait de bon matin à se rendre sur les lieux. Mieux valait ne pas perdre de temps sinon elle aurait tôt fait de ne pas être la seule à convoité cette harpe. Pantalon, petite botte, longue tresse et un poignard à la ceinture. La voilà enfin prête ! La fillette se mit immédiatement en route après avoir fait quelques provisions. Bah quoi ? Elle allait quand même ne pas mourir de faim et de déshydratation. Se serait stupide ! Non elle devait être préparée et prévoyante. Equipée à partir en mission commando ! Oui c’était sérieux ! Et Mélusine prenait cette petite quête très sérieusement car si elle se faisait prendre la main dans le sac, il n’y aurait aucune pitié ! Et ça c’était très claire dans son esprit. A tout moment, on pourrait la tuer sans même se soucier de savoir que c’est une élève d’Irianeth. Elle devrait donc être extrêmement prudente car de loin la pensée du risque aller la faire reculer. Au contraire, elle sentait comme une petite adrénaline parcours son corps. Une légère excitation. Une manière de faire ses preuves aussi en tant qu’élève et de prouver qu’elle peut faire partie des meilleurs. Il ne fallait pas se mentir, tout le monde sur Irianeth n’attendait que vous soyez que meilleur pour être acceptée. Les faibles était rejetés aussi facilement qu’ils étaient arrivés sur l’empire et il n’irait pas bien loin dans leur apprentissage en tant que chevalier. Oui, tout ça la fillette l’avait très bien saisi et chaque occasion était bonne à prendre !

Descendant lentement au village, Mélusine remarqua rapidement les habitations des nobles qui étaient un peu à l’écart du centre de la petite ville. Du haut d’une colline, elle pouvait voir leur jardin somptueux les uns autant que les autres. Pourtant, il ne lui semblait pas à son arriver sur Irianeth que c’était aussi vert ! Que diable leur était-il tous passé par la tête ? La fillette ne se doutait absolument pas qu’il prenait sur l’empereur. Pourquoi ferait-il ça d’ailleurs ? C’était complétement stupide ! Et pas du tout original ! Comme si l’empereur avait besoin de chien chien obéissant ? Non décidemment, elle ne comprenait pas tous ses trucs, ses manies de bien faire, de bien se faire voir … Tsss. Ça rimait à quoi tout ça ? Tous ses jardins. Bon il fallait avouer que c’était jolie et que cela lui rappelait … Enkidiev… Bah voyons ! De mieux en mieux ! Voilà qui se mettait tous à copier Enkidiev. Hé les gars ! Ici c’est Irianeth, pas le royaume des pissenlits ! Mélusine résignait à ne pas comprendre ce phénomène leva les yeux au ciel et se dirigea vers le manoir des Tyriel. Autre avantage des jardins qu’elle remarqua aussi, c’est que ça sentait bien meilleur !

Sur les lieux, Mélusine ni vu ni connu escalada doucement le petit muret qui menait au jardin. Oups ! Aussitôt avait-elle levé la tête par-dessus le muret qu’elle vit un gardien se promener dans les allées du jardin. Ils devaient sûrement faire une ronde. Immédiatement, elle redescendit et écouta ses pas attendant qu’il s’éloigne vers la maison. Comment allait-elle s’y prendre ? Tout d’abord, avant de s’aventurer trop loin la fillette utilisa son pouvoir pour sonder le territoire et détecté les personnes qui se trouvait dans le manoir. Deux gardes à l’entrée immobile. Le gardien en mouvement. Deux autres gardes au deuxième étage immobile aussi. Oui, les personnes immobiles elle supposait que c’était des gardes ! Et que ceux qui se trouvait au deuxième étage n’était pas là pour rien. L’objet devait sûrement se trouvait là-bas ! Oui … Un sourire apparut sur ses lèvres … Comment allait-elle maintenant entrée dans le manoir et rejoindre le deuxième étage sans se faire repérer ? Mais avant de s’interroger sur ce problème, son pouvoir toujours activé, la fillette remarqua la présence d’une autre personne … qui avançait derrière elle, dans sa direction. Mais qui donc venait ici ? La main sur son poignard, la fillette attendant patiemment l’intrus ou dans ce cas … l’intruse. Car à son plus grand désarroi ce n’était qu’autre que …

- Ah …

Imaé ! Que venait-elle donc faire ici ? Le petit « ah » quant à lui était sorti tout seul d’entre ses lèvres. Un mélange entre la surprise et la déception. Le jeune elfe était partie toute seule en mission commando et c’était justement pour l’exécuter toute seule. Elle n’avait pas envie d’avoir quelqu’un dans ses pattes. Surtout Imaé avec qui elle ne s’entendait pas particulièrement. Elles auraient pu s’entendre si le bébé en couche culotte n’avait pas exercé son pouvoir sur elle. Tsss !

- Je suppose que tu viens pour la harpe aussi ?

Oui que c’était débile de poser la question ! Bien sûr qu’elle venait pour la harpe ! Sinon que ferait-elle ici ? Si elle aurait pu se frapper la tête contre le mur sans passer pour une folle, elle l’aurait fait volontiers mais dans ce cas précis, ce n’était peut-être pas la bonne solution !
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MessageSujet: Re: [Quête] - La harpe enchantée Ven 28 Juin 2013, 09:22


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anger. L’appel de la faim. Un son si envoutant… Si alléchant ! Il l’est encore plus avec cette douce odeur, cette suave sensation, cette caresse idyllique… On a envie de pouvoir gouter ce met exquis. On a envie de pouvoir sentir dans notre bouche l’éclat de la saveur unique. On a envie de sentir sur nos papilles gustatives cette explosion, cette sensation, ce délice… On savoure chaque instant, chaque mouvement de la langue, chaque broyage de nos dents. On ferme les yeux pour mieux se fondre dans ce moment, tandis que lentement on avale… Ce dernier est comme un jouissement, mais sans le sens pervers. On sent l’entier gout du met, on s’en imprègne, on s’en souviendra. Et l’on reprend une bouchée.

Imaé se réveilla alors en sursaut. Son ventre émit tout de suite ses mœurs et ses protestations. Elle avait faim. Et elle venait de faire un rêve très… Révélateur de ce qu’elle recherche. Quelle heure est-il ? On était au milieu de la journée. Que faisait-elle à dormir au milieu de la journée ? C’est une bonne question. Elle n’avait pas beaucoup dormit cette nuit. Pourquoi ? Car elle l’a passé presque entièrement à s’entrainer au combat. Elle avait été tellement fatiguée qu’elle n’a put se soustraire à l’appel du sommeil… Et c’était endormit dans un arbre. Que faisait-elle dans un arbre ? Elle était en entrainement justement ! Un entrainement à la chasse. Imaginons… Imaé est prisonnière sur Enkidiev. Elle arrive à s’échapper. Mais il lui faut maintenant survivre ! Donc, elle avait voulut se tester à la chasse. Mais elle s’était assoupie. Bon, le bon côté des choses est que désormais, elle débordait d’énergie ! Le mauvais côté des choses est qu’elle avait loupé le repas du midi et son ventre crier famine. Bon. Une seule chose. Il ne lui restait qu’une seule chose à faire. Voler.

En marche dans les couloirs, Imaé savait parfaitement où été la cuisine impériale. C’était aussi ici que le repas des membres de l’ordre était fait. Imaé connaissait si bien le chemin car, ce n’est pas la première fois qu’elle avait volé. Bref, nous n’allons nous étendre sur les actions illégales du petit Démon. Surtout qu’elle ne volait pas beaucoup de choses… Enfin bref. Pas de gardes sur le chemin, c’était encore plus parfait ! Jetant un coup d’œil dans la serrure de la porte, Imaé y voyait des servantes, des cuisinières plutôt, en grande discussion tout en préparant le repas du soir. Dans les servantes, il y avait même un esclave. Il était très jeune ! Voilà pourquoi il n’est pas mort, sûrement. Oubliant bien vite la présence de ce nuisible, Imaé profita d’un moment d’hilarité générale pour ouvrir doucement la porte et se faufiler sous une table drapée. Malheureusement, la porte de la cuisine claqua. Mais l’Elève était déjà bien cachée.

« Oh ! Cette porte est d’une étrangeté dis donc ! »

« Cette porte n’est qu’une porte, idiote. »

« Alors pourquoi s’est-elle ouverte et s’est-elle refermée ? »

« C’est sûrement le vent. »

« Ou encore une des farces de ses Elèves pour nous faire peur, encore. »

« Mouais… »

« De quoi parlions nous avant d’être ainsi coupé ? »

« De la harpe ! »

« Oui ! Cette harpe ! Donc, comme je vous le disais, elle est magique ! »

« Vraiment ?! »

« Oui ! On dit qu’elle envouterait les personnes qui l’écoute ! »

« Oh !… Comme j’aimerais envouter le beau blond dénommé David… »

Elles rirent. Imaé grimaça de dégout. Beurk l’amour. Beurk beurk beurk. Tellement niaiseux. Tellement… Stupide ! Pourquoi aimer ? C’est complètement inutile ! On fait des trucs stupides par amour ! On dit des trucs stupides (comme les paroles de cette servante), on espère et on rêve, avant de tomber comme une fiente de pigeon, et de se faire écraser involontairement mais avec un sadisme hors norme. Bref. Imaé n’aimait pas l’amour. Elle ne comprenait pas l’amour aussi. Et elle espérait grandement ne jamais tomber amoureuse ! Avoir des attaches… C’est tellement ridicule ! Bon, ok, elle était attachée à Irianeth, et aussi un peu à Ryan, mais c’était des attaches purement professionnelles !

Soudain, une main froide se posa sur le bras d’Imaé qui sursauta à son contact. Mais, avant qu’elle ne puisse crier, une autre main se posa sur sa bouche pour l’en empêcher. Réagissant par instinct de survie, l’Elève sortit son poignard soigneusement caché dans les plis de ses vêtements, dans son dos, et le colla contre la peau si pâle et si maigrichonne du cou de l’esclave. Heureusement, elle arrêta son geste avant de le tuer. Peut-être à cause de son regard. Il n’avait pas peur. Il… Il était comme… C’était comme si ses yeux lui criaient de le faire, de mettre fin à ses jours. Malgré ses guenilles et sa maigreur, il avait des yeux aussi vifs qu’un poignard, verts émeraude, et des cheveux qui semblaient en pleine forme. Fronçant les sourcils, le petit Démon écarta lentement son arme du garçon pour le ranger. Quant à lui, il enleva sa main de la bouche, mais pas celle qui était sur la main de la fillette. Celle-ci retira vivement sa main, un peu gênée de cette proximité. Car, l’esclave l’avait rejointe sous la table, et les servantes ne semblaient se rendre compte de rien. Les deux enfants ne dirent rien jusqu’à ce que les bonnes femmes sortent faire une pause, riant fort et claquant la porte.

« Qui es-tu ? »

Il ne répondit pas. A la place, il sortit de la cachette en faisant signe à la fillette de le suivre. Ce qu’elle fit, n’aimant pas rester ainsi dans une position humiliante. A peine est-elle sortit que le garçon lui tendit un quignon de pain avec une pomme. Il était… Tellement sérieux. Imaé était très intriguée par le garçon, et elle brûlait d’envie de lui poser tout un tas de questions. Mais elle se retint. C’était un esclave. Elle ne devait pas parler aux esclaves. Elle devait les considérer comme des êtres inférieurs et ne pas leur prêter attention. Pourtant là, c’était différent. Croquant dans sa pomme, Imaé se rappela de la discussion des bonnes femmes et sa curiosité s’éveilla.

« Que sais-tu à propos de cette harpe ? »

« Pas grand-chose, » dit-il après une brève hésitation. « Elle appartient à une famille moyenne, noble : les Tyriels. Elle possèderait un puissant pouvoir, celui d’envouter. »

Silence.

« Je… Merci. »

Ce ne fut qu’au moment où elle se retourna, alors qu’elle allait passer la porte, qu’il lui sourit. Un beau sourire… Triste. Un sourire merveilleux, mais cette merveille était entachée par cette profonde tristesse dans ses yeux. Baissant les yeux, Imaé sortit en vitesse. Plus pour s’éloigner de lui que par réelle nécessité. Courant dans les couloirs, elle ouvrit la porte de sa chambre en vitesse pour s’y enfermer. Cette rencontre a été étrange. Pourquoi était-elle triste ? Elle était en colère. Contre elle-même, et contre l’Empire. Et, en même temps, elle avait peur. Elle avait peur de croiser de nouveau cet esclave. Que lui arrivait-il donc ?

Deux petits bruits. Le pain et la pomme venaient de tomber sur le sol dans un bruit percutant dans le silence de la chambre. Imaé se tenait la tête, grimaçant de douleurs. Elle venait de douter de l’Empire, et ce n’était pas bien. Ça, son « amie » dans sa tête le lui fait bien comprendre maintenant. Grinçant des dents pour ne pas crier, le petit Démon tomba à genou en gémissant, alors que l’étau créer par son « amie » se retirer de son esprit. Mais Imaé n’était pas contrariée ni en colère contre elle. Elle avait eut raison. Le petit Démon ne devait pas douter de l’Empire. Enkidiev était bien pire. Cet esclave avait certainement dut mériter son sort. Une nouvelle détermination brillait dans ses yeux alors qu’elle se préparait pour partir. Il fallait qu’elle voyage léger pour ses mouvements, et il ne fallait pas que cette quête se déroule sur plusieurs jours, sinon son absence serait perçut et elle se fera renvoyer de l’ordre. Couchée sur le lit, Imaé compta les moutons, la tête vide, l’esprit presque serein…

Le lendemain matin, elle ne perdit pas un instant. C’était un jour de repos, donc elle n’avait pas à avoir à gérer son temps sérieusement. Emportant son pain et sa pomme avec elle, elle s’assura ensuite que sa dague était toujours cachée dans ses vêtements pour ensuite marcher avec désinvolture dans la Forteresse. On la voyait beaucoup entrer et sortir, c’est pourquoi personne ne se douta de rien lorsqu’elle passa par les grandes portes gardées. Où était le Palais des Tyriel ? Elle s’était renseignée au préalable sur leur emplacement. Et sur les fondations de la maison, avec les passages secrets, etc, etc. C’est fou ce que l’on pouvait trouver dans la bibliothèque de la Forteresse ! Surtout lorsque l’on s’appelait Imaé et que l’on avait le pouvoir de contrôler l’esprit d’un vieillard sénile proche de sa fin. Bref. Pour ne pas éveiller les soupçons, Imaé marchait tranquillement. Et lentement. Cela l’énerva quelque peu, car cela prenait du temps, mais elle y était bien obligée !

Elle y était presque… Chez les Tyriel. Enfin, elle arrivait plutôt par derrière, côté jardin. Et, la première chose qu’elle aperçut fut ses montagnes de fleurs de toutes les couleurs et de toutes formes, odorantes et significatives. Ils voulaient qu’Irianeth ressemble au paradis des fleurs ou quoi ? Ces parterres de fleurs rappelaient désagréablement à Imaé Enkidiev. Enfin, elle ne gardait aucuns souvenirs de sa naissance, évidemment, mais elle savait ce Continent doté de jolies fleurs et de jolis arbres avec de jolis animaux chantants. E-cœur-rant. Mais bon. Chacun fait comme il veut après tout. Et puis, ce n’était pas ce petit détail qui allait arrêter Imaé ! Au contraire, elle redoubla de vitesse, voulait terminer cette quête au plus vite pour 1-éviter que d’autres éléments indésirables ne surgissent, 2-sortir de ce film d’horreur rapidement.

Ah mais ! En parlant d’éléments indésirables. Imaé eut la désagréable vision d’une elfe. Comment s’appelait-elle déjà ? Ah oui ! Mél-lu-sine. Celle qui pouvait aspirer l’énergie des êtres vivants – ou un truc comme ça. Bah. Elle aussi avait eut vent de la rumeur alors. Bon, il faudra juste se montrer plus maligne qu’elle ! Ignorant déjà son existence, Imaé observa les alentours. Un garde faisait une ronde, mais ne regardait pas dans sa direction, ce qui lui laissait le temps de pouvoir se mettre à couvert. Ou alors, elle pouvait sortir sa dague et le tuer dans la seconde. Mais… Ryan avait été très clair à ce sujet. Pas, touche, aux, soldats, de, l’Empire. Message reçu. Pas tuer. Pas blesser non plus. Donc, elle devra faire preuve de ruse… Et comme elle pouvait faire léviter des petits objets, ce sera facile de détourner l’attention du garde tandis qu’elle se faufilerait à l’intérieur ! C’était un bon plan, surtout qu’elle arrivait à être silencieuse maintenant !

Tout aurait été parfait si… L’elfe ne l’interpela pas. Si Imaé était la pour la harpe ? Non, non, elle venait vendre ses services de servante ! Tournant les yeux vers l’Elève, le petit Démon fronça les sourcils et plissa le nez. Pourquoi est-ce qu’elle lui parlait ? N’était-elle pas censée la haïr et vouloir se venger ? Pourquoi n’ignorait-elle tout simplement pas la présence d’Imaé ? Tout aurait été parfait, et tellement plus simple. Bon, devait-elle l’ignorer ou répondre à sa stupide question ? S’arrêtant à la hauteur de l’elfe, Imaé s’accroupit pour ne pas que le garde ne la repère. Gardant le regard fixe sur Mélusine, l’Elève n’avait d’autres choix que de lui répondre.

« Je suis là pour la harpe, oui. Je suis curieuse de savoir si tout ceci est vrai, ou si ce n’est qu’une farce de servantes ignares. »

Imaé continuait de fixer Mélusine. Elle se doutait que l’elfe était venue pour s’approprier cette harpe. Cette harpe aux pouvoirs beaucoup trop similaire au sien. Et elle ne supportait pas cela. Elle ne supportait que Ryan étrangement, bien que cette pensée fût légèrement déroutante. En bref, si cette… Harpe existe, Imaé prendrait un malin plaisir à la détruire. Et tant pis si Mélusine lui en tint encore plus rancune par la suite, elle n’avait qu’à pas être là.

« On pars chacune de notre côté ou on fait front commun ? »

Ce peut être une question idiote. Après tout, elle n’avait pas très envie de faire équipe avec Mélusine, mais les compétences de l’elfe pourraient être utiles. Un bruit suspect la mit sur ses gardes. Le soldat s’était arrêté, et écouté. Faisant signe à Mélusine de se taire, Imaé se déplaça lentement et silencieusement pour être contre le muret, et ainsi être complètement invisible pour le garde. Le soldat reprit sa marche, mais en direction des deux enfants. Ce qui déplut énormément au petit Démon. Tournant la tête de tout côté, elle repéra bien vite un caillou loin devant elle. Utilisant son pouvoir de lévitation, elle le fit passer par-dessus le muret et le lança dans une direction aléatoire, n’ayant aucunes visibilités. Le bruit détourna l’attention du garde qui partit en direction du caillou. Et Imaé put enfin respirer.
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MessageSujet: Re: [Quête] - La harpe enchantée Lun 12 Aoû 2013, 12:37

Bien sûr qu’elle était là pour la harpe. Quelle quiche ! Mais que pouvait-elle bien faire du pouvoir de cet objet étant donné qu’elle l’avait déjà … ? Oui qu’est-ce qui intéressait Imaé dans cet objet pour qu’elle vienne le chercher ? Pourquoi voudrait-elle d’un objet pour imposer ses volontés si elle peut déjà le faire ? La question trotta dans l’esprit de Mélusine. Cet objet n’avait aucun intérêt pour Imaé. Aucun … Comme elle le disait si bien, elle était là, même si cette histoire n’était qu’une farce de ses servantes ignares. Elle en prenait donc le risque. En aucun cas, elle était là pour avoir le loisir d’utiliser… C’était certain. Tout ça ne lui disait rien de bon … Puis, l’autre grande question arriva. Une question qui laissa Mel songeuse et douteuse. Feraient-elles front commun ou serait-ce chacun pour soi ? Mélusine n’avait pas vraiment confiance en Imaé. Bien qu’un jour, elles soient obligées de travailler ensemble en tant que chevalière d’Irianeth sur un champ de bataille. Seulement, il fallait être sincère. Ses chances de trouver, la harpe en un seule morceau était mince alors qu’avec une aide supplémentaire se serait plus aisé. Le manoir devait être bien gardé. Surtout avec un objet aussi précieux entre ses murs. A deux fois de suite, Mélusine avait été confrontée aux pouvoirs d’Imaé. Une fois lors de leur première rencontre sauf que cela avait extrêmement déranger la jeune elfe que celle-ci prenne possession de son esprit, de tout son corps, de son être en entier qu’elle en avait été furieuse. Peut-être un peu trop … Mais, elle avait trouvé ça irrespectueux qu’elle lui fasse une démonstration sur elle et non sur quelqu’un d’autre. Tandis que la deuxième … La deuxième fois Mel c’était laissée faire. C’était lors d’un cours et Imaé devait lire dans ses pensées ou un truc du genre. L’elfe n’avait donc pas riposté, même si l’intrusion lui avait été désagréable. Or, comme on dit ! Jamais deux sans trois ! Et une troisième fois ne serait pas accepté du tout ! Non, il était hors de question. La harpe ? Imaé ? La harpe. Imaé… Tout se balançait dans l’esprit de la fillette, essayant de voir ce qui serait le mieux. Le temps s’écoulait doucement. Mélusine lâcha un soupir. Résignée ?

- Je pense qu’en faisant front commun, on y arrivera plus facilement. Et on ne se marchera pas dessus …


C’était-elle résignée à travailler avec Imaé ? Un peu… Se serait plus facile ainsi de trouver la harpe et en même temps d’avoir un œil sur l’élève. Et puis, peut être que ça permettrait d’apaiser la rancœur qu’elles avaient l’une envers l’autre ? Enfin, ce n’était pas vraiment l’objectif de l’elfe. Si elle avait pris cette décision ce n’était pas pour faire amie-amie. Tout cela dépendra dans quel sens tourne le vent. Mélusine jeta un œil vers la maison. Personne. Les gardes étaient parties. Maintenant le problème était de savoir comment elles agiraient.

- Il y a deux gardes à l’entrée, le gardien en mouvement et deux autres gardes au deuxième étage. Je pense que les gardes au deuxième étage gardent la harpe. Il faut faire aussi attention aux serviteurs. Mais ce ne sont pas de gros problèmes. Alors … soit on passe par-dessus le muret en traversant le jardin ou par la porte d’entrée mais il faudra neutraliser les deux gardes ce qui est faisable. J’endors (ou le tue) le premier en le touchant légèrement et tu contrôles le deuxième. Seulement, en faisant disparaitre les gardes dès le départ, on risque d’attirer l’attention et se faire prendre plus facilement. Alors se la jouer discrète et passer par le jardin éveillera moins les soupçons…


Oui. Pour Mélusine, il était préférable de passer par le jardin. Son cerveau était carrément en activité, ne cessant de réfléchir si bien qu’elle en oublia tout aussi rapidement le conflit avec Imaé et l’hésitation qu’elle avait eu précédemment à lui faire confiance. Son esprit n’étant plus que diriger vers la harpe. Voler la harpe. Voler la harpe. Voler la harpe. Et sans se faire prendre !

- T’es partante ou … tu as une autre proposition ? On passe par le jardin et on monte jusqu’au deuxième étage ?
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Imaé
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MessageSujet: Re: [Quête] - La harpe enchantée Mar 13 Aoû 2013, 04:51


M
élusine mit beaucoup de temps avant de répondre. Beaucoup, beaucoup de temps. Ce qui déplut fortement à Imaé. Certes, elle n’avait pas énormément envie de faire équipe avec une Elfe hypocrite, et nul doute que le petit Démon avait plus de chance qu’elle de trouver la harpe. Vantarde ? Non. Enfin… Un petit peu. Bon, ok, elle prenait ses rêves pour de la réalité. Mais bon. Il n’empêche qu’Imaé faisait un adversaire de taille étant donné qu’elle pouvait contrôler l’esprit des personnes. Par exemple des gardes pour qu’ils lui montrent le chemin jusqu’à la harpe. Ou encore de Mélusine a qui elle a déjà percé l’esprit deux fois. Deux fois, c’est beaucoup ; une troisième fois la briserait de l’intérieur. Mais si elle devait passer par là pour ne plus l’avoir dans les pattes, alors elle ferait ce qu’elle devait faire. Après tout, ayant déjà entré dans l’esprit de la jeune fille deux fois, ce sera un jeu d’enfant d’y retourner une troisième fois, une brèche s’étant formé à son nom. Oui, l’un des avantages à avoir le pouvoir d’Imaé est qu’à de multiples reprises, le sujet est moins combattif. Parfois même, il devenait l’esclave d’Imaé sans même qu’elle le contrôle, tout simplement car il est brisé de l’intérieur. C’est ce qu’elle aimait le plus. Et qui, en même temps, était un talon d’Achille. Pourquoi ? Tout simplement car lorsque les gens connaissent son pouvoir, ils ont tendance à… Vouloir s’éloigner d’elle. Pour ne pas justement qu’elle abuse de son pouvoir sur eux. Ce qui l’énerve et la frustre au plus haut point. Comme si son comportement et ses habits ne la mettait pas déjà en dehors de la société. Mais elle se remettait vite d’aplomb en se disant que de toute manière, elle allait réussir. Et toutes les personnes qui auraient doutés d’elle s’en mordront les doigts, et auront une bonne raison de baisser les yeux.

Mélusine finit par accepter l’idée qu’elles puissent travailler ensemble. Peut-être a-t-elle compris qu’il valait mieux parfois ne pas être seul pour une mission. Ou alors est-elle adepte du proverbe « soit proche de tes amis, et encore plus de tes ennemis ». Pour pouvoir doubler Imaé le moment venu. Mais. Lorsqu’elle a accepté de « faire front commun », c’est comme un pacte. Si elle le rompt en tentant de prendre la harpe pour elle toute seule, Imaé n’aura d’autres choix que de reprendre possession de son esprit. En y repensant, la 2ème fois où elle le lui « prit », ce ne fut pas réellement une possession, plus une fouille. Donc Mélusine aura plus de chance de s’en sortir si le petit Démon retente l’expérience. Mais ce n’est que supposition, l’Elève ne connaissait pas encore l’étendu de son pouvoir et les réelles capacités de l’esprit de Mélusine – qui ne devaient pas être très grandes. En tout cas, Imaé n’a pas l’intention de compromettre le pacte. Une fois qu’elle trouve la harpe, elle la détruit, aussi simple que ça. Dans le pire des cas, Mélusine lui en voudra pour toujours. Dans le meilleur, Imaé fera en sorte que ce soit… Accidentel. Ou qu’une tierce personne le fasse à sa place. Et c’est là que son pouvoir entre en jeu. En bref, elle avait toutes ses chances. Surtout maintenant que l’Elfe est de son côté – et qu’elle ne se doute de rien. Que pourrait-elle penser après tout ?

Comme si leur alliance était passée depuis longtemps, Mélusine commença à énumérer les gardes ainsi que leur position. Voilà comment elle pouvait se montrer utile ! Ce qu’Imaé ne comprenait pas, par contre, c’est le si peu nombre de gardes alors qu’elles se trouvaient être dans une demeure de noble. Donc, noble signifie richesse et importance, donc gardes à foison. Pourtant, là, il semblait y en avoir pas énormément. A moins qu’elles ne soient arrivées lors d’une tournante, et que d’autres gardes arriveront bientôt. Alors, les gardes déjà présents doivent redoubler d’attention tant que les « secours » n’arrivent pas. Une autre hypothèse est qu’elles se sont trompées de Manoir et qu’elles se trouvaient dans celui d’un noble de moindre importance. Là, Imaé péterait un câble. Intérieurement. Elle n’aimait pas perdre son temps, encore moins quand elle risquait d’être pourchassée et traquée pour trahison envers l’Empire. Car, ce qu’elle faisait en cet instant n’était pas « légal », à proprement parler. En clair, elle avait autant à y gagner qu’à y perdre (voir plus pour ce dernier). La dernière idée qui jaillit de l’esprit de l’enfant est que la Harpe n’existait pas, voilà pourquoi il n’y avait pas énormément de gardes. Ou alors le Seigneur n’était pas dans sa demeure donc les soldats se relâchent. C’est une hypothèse aussi. L’esprit de l’Elève buissonnait d’idées et d’hypothèses qui ne la rassurèrent pas vraiment ; et elle se garda bien d’en faire part à Mélusine. Non pas qu’elle voulait avoir un coup d’avance, juste qu’elle doutait que l’Elfe porte une quelconque attention à l’appréhension du demi-Insecte ; et plus encore, Mélusine risquait d’être trop sûr sur les nerfs et Imaé n’aurait plus besoin de son cerveau tant il sera à cran. En clair, elle préférait garder tout ça pour elle, et surveiller leurs arrières.

Puis, l’Elfe énonça son plan. Passer par l’entrée ou les jardins ? Bah. Pour Imaé, c’était une évidence. Si elle aurait voulut passer par l’entrée, elle serait allée en direction de l’entrée, et non du Jardin. Elle se demanda si finalement elle avait réellement besoin du cerveau de Mélusine – il ne semblait pas si compétent qu’elle l’aurait voulut. Mais elle se garda bien d’en faire la réflexion, écoutant toujours le petit plan qu’avait concocté son allié. Voilà ce qui pourrait lui être utile (à défaut du cerveau) ! Le pouvoir spécial de Mélusine. Imaé ne tenait pas trop à gouter à son pouvoir qui semblait fort désagréable – note à elle-même : ne pas s’approcher de trop près de Mélusine ; si Mélusine fait un geste vers elle pour l’attaquer, contre-attaquer avec sa dague. Elle risquait de la blesser, certes, mais c’était de l’auto-défense. De plus, si elles devaient travaillaient ensemble, pourquoi Mélusine tenterait de faire du mal à Imaé ? Sûrement pour l’affaiblir et avoir la Harpe pour elle toute seule. Hm-mm. Elles avaient toutes deux un avantage non négligeable, et elles risquaient aussi de s’entre-tuer lorsque la Harpe sera à porter de main. Si tant est qu’elle existe. Mais Imaé était confiante – étrangement. Et elle opta pour garder ses petites réflexions pour elle ; au moment venu, elles lui serviront grandement.

Le petit Démon fut tout de même étonné que son acolyte lui demande son avis. Bon ok, c’est vrai qu’elles étaient alliées maintenant, donc elle avait forcément son mot à dire dans ce plan ; mais quand même ! Elle se doutait de ne pas avoir la confiance de Mélusine – pour le moment – alors elle fut très étonnée par sa question. Elle avait plus dans l’idée qu’elle devait s’imposer pour proposer son idée ou améliorer l’idée de Mélusine. Dans tous les cas, elle masqua habilement sa surprise tout en fixant étrangement son allié. Vraiment étrange comme revirement de la situation. L’Elfe détestait Imaé, et pourtant là, on croirait presque que tout avait été effacé. Bon, l’Elève n’était pas assez bête pour croire que Mélusine avait tourné la page pour refaire amie-amie avec l’enfant, mais elle trouva quand même son attitude étrange.

« Nous passerons par le jardin. Il suffit d’une diversion pour que le garde en mouvement n’aille pas nous voir alors qu’on traverse son territoire l’air de rien. On monte donc à l’étage tout en faisant attention. Quant aux gardes qui surveillent cette fameuse porte – si tant est que derrière se trouve la Harpe – on improvisera au moment venu. »

Un petit coup d’œil par-dessus le muret lui apprit que le garde revenait vers elles à pas tranquille, le regard fixe devant lui. Se collant contre le mur froid, elle fit signe à Mélusine de se taire. L’ouïe plus sensible que celle des humains d’Imaé lui permit d’écouter distinctement les pas de l’homme tandis qu’il passait à côté des voleuses sans même s’apercevoir de leur présence. Ce n’est qu’une fois que les pas furent loin que le petit Démon se détendit.

« J’espère que tu sais marcher sans faire de bruit. Soit discrète aussi. Oh et. On ne tue pas, »

Cette dernière phrase fut dite lentement, en détachant chaque syllabe, avec un regard lourd et sombre pour appuyer ses propos. Oui, une chose qu’elle avait bien apprit avec Ryan c’était de ne pas tuer les servants d’Irianeth sous peine d’exécution. Déjà qu’elles étaient en train d’entrer par effraction dans une demeure de la noblesse pour voler un objet, il ne fallait pas rajouter un mort sur le dos ; ce serait signer leur arrêt de mort.

« Bon, on y va, maintenant ! »

A peine eut-elle donnée ses directives – non, elle ne se considérait pas comme la chef, juste qu’elle préférait se montrer prudente envers Mélusine – Imaé sauta par-dessus le muret et atterrit le plus silencieusement qu’elle put dans le jardin. Un rapide coup d’œil aux alentours lui apprit qu’il n’y avait personne d’autres. Alors, elle marcha rapidement jusqu’au cœur de la verdure qui permettra de la masquer au cas où le garde réapparaîtrait. D’ailleurs, à peine fut-elle dans les cultures que le garde en mouvement refit son apparition. Et elle s’aplatit au sol. Jetant un regard discret autour d’elle, elle repéra Mélusine à quelques pas d’elle, cachée elle aussi dans les plantes touffues. Jamais Imaé ne remerciera assez les nobles de leur bêtise, tentant d’imiter Enkidiev. Dans tous les cas, l’enfant essayait de se faire la plus petite possible, respirant lentement pour ne pas qu’elle s’entende, ne bougeant pas d’un millimètre. Tendant l’oreille, elle avait décelait une hésitation dans le pas du garde alors que les enfants s’étaient cachées. Puis il avait reprit sa route comme si de rien n’était. Encore quelques pas et elles pourraient sortir de leur indigne cachette sale et boueuse pour pouvoir reprendre leur expédition… Si tant est qu’il n’y ait pas d’éléments perturbateurs… Comme par exemple, si le garde fait bien attention, il remarquerait deux masses dans les cultures. Ou alors, l’une des deux allait faire un faux pas et attirer l’œil et l’oreille du garde. Il y avait tant de choses possibles ! Fermant les yeux, Imaé tentait de calmer les battements affolés de son cœur tout en prêtant une attention particulière aux bruits autour d’elle. Dans le meilleur des cas, elles étaient sauves. Dans le pire, elles avaient droit à une visite guidée des cachots. Chose qui sera assez simple à contourner pour Imaé et son pouvoir. Alors, que va-t-il se passer ?

[HRP : comme je contrôle un peu Mélusine ainsi que le court des évènements, dîtes-moi si quelque chose ne va pas surtout !]
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MessageSujet: Re: [Quête] - La harpe enchantée Mar 20 Aoû 2013, 05:06



Eliot était un jeune élève d’Irianeth. Originaire du royaume des fées il avait dès son plus jeune âge était enlevé par le continent noir alors qu’il devait se rendre à Emeraude pour y devenir élève. Dès lors, le jeune garçon avait tout fait pour s’intégrer au mieux dans son nouvel environnement mais il fallait bien avouer que ses rires et ses jeux d’illusions n’amusaient pas grand monde dans ce monde bien trop sérieux. De plus, malgré de bonne faculté magique, Eliot devait avouer être légèrement moins doué que ses camarades – sans doutes cela était-il du à un manque d’entraînement, puisque Eliot préférait s’amuser que travailler. Alors, quand le garçon avait entendu parler d’une harpe enchantée qui permettait de contrôler les autres il avait tout de suite été intéressé pour deux raisons : L’amusement de participer à une « quête » de ce genre mais également l’envie de prouver que lui aussi était capable d’être fort.

Ainsi donc, Eliot avait décidé, seul, de se rendre à ce petit domaine des nobles de la maison Tyriel. Il ne c’était pas réellement renseigné au sujet de cette maison et savait juste qu’il lui semblait qu’un des sorciers qui enseignait appartenait à cette famille de noble. Pas complètement idiot, le jeune garçon avait d’abord tenté de passé par le jardin. Cependant, il avait remarqué de loin deux filles et avait donc décidé de revoir ses plans. En effet, il ne voulait pas que le bénéfice de sa réussite profite à d’autre que lui. On ne devait pas penser qu’il avait réussi uniquement grâce aux autres et pour cela il devait donc réussir à s’emparer de cette fameuse harpe tout seule. C’est donc pour cette raison qu’il choisit un autre endroit pour pénétrer dans cette demeure. Un endroit logique quand on y réfléchissait : Le hall d’entrée. Sauf que bien sûr, il remarqua rapidement un problème. Le hall était protégé par deux gardes. Alors, ayant une confiance en certains de ses pouvoirs il décida de passer à l’attaque, utilisant la lévitation pour propulser violement deux pierres dans la tête des soldats. Le premier soldat s’écroula mais le second évite le coup et commença alors à hurler.

« On est attaqué ! Intrus dans la maison ! »

En effet, Eliot avait profité du laps de temps durant lesquels les deux soldats auraient du s’écrouler pour se ruer à l’intérieur de la demeure. Cependant, quand il remarqua qu’il avait loupé son coup et que l’alarme était sonné il se rua dans le jardin. Avec un peu de chance, les deux filles qu’il avait vu serait prise à sa place et lui pourrait se cacher pour s’emparer de la harpe quand les choses se seraient calmer ? C’était un plan comme un autre. Courant dans le jardin il arriva dans ce dernier alors qu’aucun soldat ne s’y trouvait. Alors, il utilisa sa faculté de vol du a sa race pour grimper à un arbre. Ici, on ne le trouverait pas, c’était une certitude.

Olgar quand à lui avait entendu l’alarme alors qu’il se trouvait dans le jardin. Il avait tout de suite fait demi-tour pour entrer dans la demeure et grimper au premier étage. Il avait alors frappé à une porte et avait prit un air soumis lorsqu’une femme d’un âge moyen avait ouvert la porte.

« Pardonnez-moi Dame Eva. Il y a des intrus dans la maison. Dilaf dit qu’ils sont dans le jardin. Pourriez-vous activez votre système pour protégé la harpe ? »

La brune du nom d’Eva ne daigna même pas répondre. Elle leva simplement la main et d’un signe de tête confirma que c’était fait. Après avoir remercié la femme Olgar se détourna pour se rendre dans les jardins. Le garde de l’entré, Dilaf avait reçu l’ordre de retourner surveiller l’endroit alors que les deux hommes devant la porte de la harpe ne devait en aucun bouger. Olgar était donc seul pour retrouver le ou les intrus. Mais avec le sort qu’Eva avait envoyé, il ne devrait plus y avoir de soucis.

Quel était donc cet étrange sort que la sorcière avait fait ? Ce système de protection ? Et bien, c’était simple. Eva contrôler très bien la nature et elle avait réussi à force de recherche à plier le petit jardin à ses ordres. Ainsi donc, en plus d’être un lieu de repos c’était un système de défense dont personne ne doutait de l’existence. En effet, dans le petit jardin les plantes c’étaient mises à bouger et à tenter de saisir les intrus. Bien sûr, c’était principalement les arbres, leurs racines et leurs branches qui faisaient le boulot même si quelques ronces tentaient de s’étendre pour vérifier que rien ne se trouvait par là. Olgar, à la frontière entre le jardin et la maison observait le spectacle en cherchant à découvrir ou pouvait bien se cacher les intrus. C’est à ce moment qu’un cris dans un arbre retentit et bientôt, Olgar pu voir un étrange être avec des ailes dans le dos suspendu à une branche d’arbre qui le tenait par les pieds. Eliot, pris de panique commença alors à hurler en direction des filles qu’il avait repéré.

« Aidez-moi ! S’il vous plait ! Je vous laisserez la harpe ! Assommez le garde ! Il est tout seul ! A trois on réussira mieux ! Si vous ne faites rien je vous dénoncerez ! »

Le garçon continuait de hurler en cherchant de l’aide alors qu’Olgar le regardait. Il aurait bien été cherché l’intrus tout de suite mais le système de protection ne pouvait pas être désactivé aussi facilement. Il devait s’épuiser de lui-même et cela n’arriverait pas avant plusieurs minutes. Il n’y avait donc qu’à attendre et chercher à qui pouvait bien s’adresser le garçon. Les deux filles quand à elles avaient à présent un choix à faire : Aider ou pas le garçon. Tout en sachant qu’elle devait également faire face aux plantes mouvantes, comme par exemple la ronce qui s’approchait doucement de la cheville de l’elfe, ou encore la branche d’arbre qui s’agitait au dessus de l’hybride. Sans compter bien sûr, les nombreuses racines qui tenteraient de les faire tomber. La difficulté venait semble-t-il de s’accroitre. Il n’y avait plus qu’à espéré que la harpe en vaille le coup.
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MessageSujet: Re: [Quête] - La harpe enchantée Mer 28 Aoû 2013, 06:41

Bon au moins, elles étaient sur la même longueur d’onde. Elle passerait donc par le jardin ! Mélusine hocha la tête pour confirmer les paroles d’Imaé. Le garde n’était pas un problème. Elles arriveraient facilement à détourner son attention. Quant aux gardes qui surveillent la porte… Improviser après ? On ne pouvait pas improviser dans ce genre de mission ? Non il fallait qu’elle voie ça maintenant. C’était quand même important ! Deux gardes ! Si elles se faisaient prendre … Si … Mieux vaut ne pas imaginer ce qui se passerait si elle se faisait prendre… Rooh la la … Mélusine leva les yeux au ciel. Certes, elle ne pouvait pas mettre en place un plan impeccable car il y aurait toujours un imprévu mais au moins elles pouvaient filer un chemin qu’elle suivrait. Evoquer une stratégie ou un truc dans le genre. Elles avaient quand même eu un cours sur ça ! Elles pouvaient quand même mettre en œuvre ce qu’elles avaient appris. Mais bon apparemment ce n’était pas au goût d’Imaé. Improviser … Rrrrhh … Improviser… Le mot tourna dans la tête de Mélusine comme si elle venait de le découvrir. La jeune elfe avait une préférence pour être minutieuse et pointilleuse alors le mot improviser n’avait strictement rien à faire dans tout ça ! C’est tout juste si elle allait se cogner la tête contre le mur en pierre en face d’elle pour faire sortir ce vocabulaire de sa cervelle. Improviser… Oh puis zut ! Mélusine leva les yeux au ciel une fois. Puis une deuxième quand Imaé lui demanda d’être discrète. Sérieusement, elle lui demandait d’être discrète ! Elle lui demandait d’être discrète à elle ? Une elfe ? Et de marcher sans bruit ? A Elle ? Une elfe ? C’est une blague ? Dans quel monde on vit ? Cette élève ne s’était vraiment pas instruite ! Leur ennemi était Enkidiev et il était important qu’elles connaissent leur ennemi si elle voulait gagner. Le royaume des elfes y compris ! Alors bien sûr que oui, elle savait être discrète ! C’était sûrement la seule chose d’utile que lui avait appris son peuple avec le tir à l’arc ! Ah la la la … Pendant, un moment Mélusine se demanda réellement si c’était une bonne idée de faire équipe avec Imaé. Elles étaient carrément l’opposer ! Comment allaient-elles s’en sortir si elles ne décidaient pas de s’entretuer avant ? La galère … Et en plus, elle ne devait pas … QUOI ??? Elle ne devait pas tuer ? Pourquoi elle ne devait pas tuer ? C’est quoi ce délire ? Pourquoi devrait-elle pas tuer des gens qui n’aurait qu’une envie de l’étriper en la voyant volé cette jolie harpe ? N’importe quoi ! Mélusine n’aurait certainement pas de pitié pour des gens qui n’en auraient pas pour elle. On est sur Irianeth, bon sang ! Et puis c’est quoi d’abord se regard et cette façon de parler lentement !? C’est bon elle comprenait parfaitement l’Enkidivien ! Pas besoin d’en rajouter une couche ! Cependant, même si Imaé décidait de ne tuer personne, Mel ne voyait rien qui ne puisse l’en empêcher et elle s’en ferait un plaisir. Bien sûr, elle ne fit pas part de ses intentions à sa partenaire qui était déjà d’ailleurs partie … La jeune elfe leva les yeux au ciel. Si ça continue comme ça elle finirait par avoir les yeux coincés vers le ciel ce qui pourrait se montrer assez embêtant …

Toute discrète. Une respiration au ralenti. Légèreté. La jeune élève avança dans le jardin à la suite d’Imaé. Les plantes étaient vraiment parfaites pour se cacher derrière. Idéal même. Tellement idéal qu’elle trouva les propriétaires débiles d’avoir mis en place un aussi vaste jardin avec tant de plantes. Mel s’arrêta quand le garde passa. Statue ! Limitent elles auraient pu faire un deux trois soleil avec le garde ! Hop, il se retourne ! Statue ! Ou un cache-cache ! C’était pas mal ça aussi … L’esprit enfantin la fillette avança avec amusement, son petit sourire habituel sur les lèvres. Enfin… tout ça avant que la maison se mette en mouvement et qu’un intrus débarque dont ne sais où dans le jardin. Ce n’est pas possible ! Voici ! Le parfait imprévu ! Pas maintenant ? Elles venaient seulement de mettre un pied dans le jardin ! Mélusine lâcha un soupire d’exaspération … Cachée, derrière les plantes, la jeune elfe attendit que tout se bazar se calme. Elle entendait les gardes crier aux intrus. Qu’allaient-elles faire ? La jeune élève resta immobile et silencieuse. En aucun cas, elle devait attirer l’attention sur elle. Ou presque car à peine c’était-elle statufiée qu’elle entendit des cris au-dessus d’elle. Mélusine leva la tête vers le ciel pour découvrir un abrutit coincé dans un arbre. Et ça c’était un élève d’Irianeth ? Depuis quand il prenait des abrutis dans leur rang ? C’est vraiment plus ce que c’était ce royaume ! Il leur demandait leur aide et leur promettait qu’il ne les dénoncerait pas alors qu’il était en train de beugler comme un cochon ? Non mais sérieux ? Elle où la logique là-dedans ! Tu parles qu’il les dénoncerait pas ! On ne puisse pas franchement dire qu’il soit des plus discrets en ce moment même !

Seulement un plus gros problème était là. Mélusine étira une grimace de douleur quand elle sentit une ronce emprisonner sa cheville et que ses épines s’enfonçaient lentement dans sa peau. Ce n’était pas seulement l’arbre qui bougeait mais tout le jardin ! La jeune elfe écarquilla les yeux. Comment était-ce possible ? Il y avait quelqu’un d’autre dans la maison … Quelqu’un de magique. Ce n’était sûrement pas un garde qui avait ça … Quelqu’un était là. Quelqu’un qui lui avait caché sa présence. Mélusine étira un sourire. Plutôt bien jouer ! Le jardin était un parfait piège et les fillettes avaient mis les deux pieds dedans. Cependant, ce petit tour de magie ne fit que motiver la jeune elfe. Elle voulait découvrir cette personne. Elle voulait continuer de jouer avec. Elle voulait l’affronter et se mesurer à elle. Une sorte de défis. Mélusine du bout des doigts toucha la plante qui presque instantanément la lâcha. Elle s’était comme endormie et était redevenu inerte. Doucement, la fillette sentit l’énergie de la plante traverser son corps jusqu’à … STOP ! Elle ne devait pas la tuer. Car si elle laissait des plantes fanés on s’apercevrait de sa présence. Il était important qu’on ne sache pas qu’elles étaient là. Aussitôt, elle rejoignit Imaé et endormi les plantes qui essayait de l’agripper. C’était dur … dur de résister à cette tentation de ne pas les tuer. Et c’était si facile … si facile de leur prendre toute leur énergie… Juste un peu … un tout petit plus… encore… NON ! Un véritable combat se dérouler dans la tête de la jeune elfe pour lâcher toute ses petites victimes. Elle se mordit l’intérieur de la joue pour résister avant de faire signe à Imaé de s’éloigner de cette partie du jardin ou le garde ne tarderait pas à les découvrir. Ce petit tour de magie allait bien finir par s’épuiser.

Ah ! L’autre abrutis ? Mel jeta un coup d’œil vers l’idiot coincé dans l’arbre qui ne cessait de beugler et d’attirer l’attention vers elle. Certes, ils pouvaient les dénoncer mais qui le croirait, lui un stupide voleur de bas étages !? Mel n’avait déjà pas très confiance en Imaé qui lui faisait de l’impro alors encore moins à l’autre idiot dans l’arbre. En tante de guerre, il faut un pourcentage de perte ! Malheureusement pour lui, il ferait partit de ce pourcentage de perte. Avant de lui tourner le dos, Mélusine lui jeta un regard. Le regard explicite qui voulait dire. Le regard qu’il lui faisait comprendre un bon et tendre : « Va te faire foutre ! ». Oh bien sûr, elle ne dit rien. Non discrétion. Tout était dans le regard. Et puis toute sadique qu’elle était, elle lui lança un petit sourire mielleux en lui faisant un petit coup de la main. Bon c’est bon maintenant. On y va ! Oh bien sûr, la solution au problème de l’idiot dans l’arbre lui semblait tout à fait logique et naturelle. Si naturelle qu’elle ne demanda même pas l’avis d’Imaé. Puis pourquoi faire ? Encore de l’impro ? Ah ça non merci ! Elle en aurait suffisamment comme ça de l’impro ! Pas la peine d’en rajouter une couche.

Sans dire un mot et tout en continuant d’endormir les plantes, la fillette commença à bouger vers un autre endroit du jardin. Un endroit où elle se rapprochait de la maison et en même temps un endroit où elle s’éloignait de l’abrutit dans l’arbre. Au fur et à mesure, elle sentait les plantes diminuer leurs attaques. La magie devait s’estomper …
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MessageSujet: Re: [Quête] - La harpe enchantée Sam 31 Aoû 2013, 07:28

T
out aurait très bien put se passer. Absolument tout ! D’abord, il y a eut Mélusine qui a voulut se joindre à cette quête, alors qu’Imaé aurait très bien put s’en sortir toute seule, sans qu’elle ne doive mettre un facteur en plus dans ses plans. Enfin, un plan pour être précis, un plan qu’elle avait finement travaillé et détaillé pour ne pas qu’elle se fasse surprendre. Bien évidemment, elle ne parlera pas de son plan à Mélusine. L’improvisation n’est qu’en fait, qu’un leurre pour que l’elfe pense qu’Imaé ne sait pas faire une stratégie digne de ce nom. L’enfant avait très bien vu l’irritation dans le regard de son acolyte lorsqu’elle parla d’improvisation, ainsi, cette partie de son plan n’était pas à retravailler : Mélusine croyait absolument tout ce qu’on lui disait, et ne cherchait pas plus loin. En bon petit soldat. Ce qu’Imaé ne lui dira certainement pas en face, de peur de la froisser ! Enfin… Elle s’en fichait, en fait, de la froisser, mais étant donné que son plan a déjà été refait lorsque Mélusine est apparue, le petit Démon n’aimerait pas le refaire une troisième fois si jamais elle se la mettait à dos ! En clair, Imaé était adepte du proverbe : sois proche de tes amis, et encore plus de tes ennemis. Pour pouvoir les contrôler, et les surveiller à ta guise. Bien sûr, l’enfant savait que Mélusine avait un plan, sûrement, derrière la tête, et bien que l’Elève ne soit pas douée en sondage des gens, elle était du genre à savoir comment réagir sur le moment. Même si cela provoquer des dégâts. Du genre, son pouvoir qui s’emballe et elle contrôle juste un peu trop les autres, ce qui n’est pas bon pour leur état mental. Enfin bref, elle espérait ne pas à avoir à en arriver là.

Cependant, elle comprit bien vite que Mélusine ne sera pas le seul facteur qui devait être insérer dans son plan. En particulier lorsqu’une alarme sonna. Une ALARME sonna ! S’accroupissant à l’abri d’un buisson, Imaé sortit instinctivement sa dague pour se protéger d’un éventuel agresseur. Les alarmes étaient là pour prévenir d’une attaque, d’une invasion, d’une intrusion. Tout pouvait arriver, une explosion, le déferlement d’armée ennemie… Les Tyriels, comme tous nobles, avaient des ennemis. Imaé espérait seulement que ces ennemis ne chercheraient pas à aller leur faire un petit cadeau aujourd’hui. Cela en rajoutera à sa chance. Fronçant les sourcils, l’enfant fit particulièrement attention aux bruis autour d’elle, ainsi qu’à ce qu’elle voyait, même si avec la flore tout autour d’elle, il était un peu difficile d’y voir clair. Le bruit de pas précipité qu’elle entendit se rapprocher du jardin n’était vraiment, mais VRAIMENT, pas bon du tout. Grinçant des dents, l’Elève se demanda alors si l’ordre « ne pas tuer » était réellement nécessaire. Etant donné que si cela continuait, c’était elle qui allait faire un massacre. Une main posée par terre, l’autre tenant la dague en position pour être lancée, Imaé était à l’affut du moindre danger. Quelle ne fut pas sa surprise que le danger en question était le jardin ! Le buisson tenta d’attraper sa main qui touchait la terre, et l’enfant eut pour réflexe de trancher le lien avant qu’elle ne l’atteigne. Pressée, elle amorça une course pour sortir de ce piège naturel lorsque des cris se firent entendre. Tournant la tête lentement, Imaé toisa le garçon avec d’étranges ailes dans le dos, pendu à un arbre, qui appelait à l’aide. Ou, plus précisément, qui implorer de l’aide, en criant et en braillant. Leur aide, à Mélusine et à elle. Il était en train d’attirer l’attention du garde vers elles !

Une douce voix dans sa tête lui susurra allègrement de le tuer. Il attirait trop l’attention, c’était un boulet doublet d’une espace faible, car il s’était fait prendre au piège, et qu’en plus ce devait être lui qui avait fait sonner l’alarme. En clair, il ne leur apporterait rien de bon, alors autant le faire taire tout de suite. Toujours en toisant l’étrange garçon du regard, Imaé leva sa dague dans l’attention de le lui planter en plein cœur. Mais le jardin l’en empêcha. A vrai dire, le jardin tentait de l’attraper, de l’emprisonner. Il représentait, pour le moment, le plus gros problème d’Imaé. Ce n’était pas un être humain, donc elle ne pouvait pas les contrôler avec son esprit, et bien qu’elle sache utiliser la télékinésie (un petit peu), cela ne l’aiderait pas à éloigner tout un jardin d’elle ! Ne restait que sa dague pour empêcher les plantes de la prendre au piège. Mais elles étaient si nombreuses ! Etrangement, ce fut Mélusine qui la sauva. Imaé était tellement surprise qu’elle en oublia un instant le garçon dans l’arbre, et regarda Mélusine avec une étrange expression au visage. C’est pourquoi, quand l’elfe prit les devants pour sortir de ce jardin de l’enfer, Imaé la suivit par mécanisme. Mais, quand Mélusine se retourna pour narguer l’autre garçon, l’Elève remit les pieds sur terre.

Il pouvait les dénoncer. Si elles ne les aidaient pas, il leur en tiendra rancune, et il les dénoncera. Certes, il y a la possibilité que personnes ne le croit. Mais, les Tyriels voudront certainement en avoir le cœur net, et il suffit de faire venir un Sorcier pour lire dans sa tête. Sans oublier que la rumeur de la harpe circulait partout, donc les Tyriels devaient se douter qu’il n’y aura pas qu’un seul gamin. Et Mélusine et Imaé étaient foutues. Et ça, il en était hors de question ! Se retournant à son tour vers le gamin, l’Elève fut une nouvelle fois tenter de le tuer. Mais, vu qu’il était à découvert, si une dague volait en plein dans son cœur, les filles seraient repérées aussi. Une seule solution. Fixant l’enfant, Imaé attendit qu’il s’attarde trop dans son regard pour passer à l’action, ignorant les attaques des plantes. Elle entra dans son esprit. Le gamin n’eut pas beaucoup de résistance, ne s’attendant pas à une attaque de ce genre, espérant toujours qu’elle le sauverait. Alors, lorsqu’elle eut le plein contrôle, un seul ordre muet lui vint à l’esprit.

* Oublis que tu nous a vu. Oublis, et sauves-toi. *

Le garçon devenu calme, se laissant faire par l’arbre, n’hocha même pas la tête pour confirmer : il ne fit que s’exécuter. Imaé ne perdit pas une seconde et, aussi silencieusement qu’elle put, elle coupa les liens avec les plantes et rejoignit Mélusine, à l’abri du regard du gamin, et du garde. Déjà, les plantes avaient moins de résistance. Peut-être était-ce trop présomptueux de lui ordonner de se sauver, finalement. Car il se fera attraper, c’est sûr. Et, même si le noble engageait un Sorcier pour fouiller dans la tête du garçon, il ne trouverait rien. Car il aura oublié. Et, même si Imaé avait relâché son emprise sur lui, les derniers ordres, eux, resteront. Le garde en mouvement sera trop occupé à attraper le gamin pour faire attention aux deux jeunes filles, et celles-ci pourront s’attaquer aux gardes de l’entrée. Tirant un pan des vêtements de Mélusine, Imaé lui fit signe de se baisser de nouveau pour être à l’abri des regards, et, se rapprochant d’elle, l’Elève lui chuchota :

« Attendons que le garde en mouvement soit trop occupé avec l’autre imbécile pour se diriger rapidement à l’intérieur. Je propose qu’une fois au deuxième étage, je fais diversion pour qu’un ou les deux gardes me pourchassent. S’il en reste un, tu t’en occupes avec ton pouvoir tandis que je m’occuperais de l’autre. Si les deux me pourchassent, je les entrainerais vers toi pour que tu en attrapes un par surprise tandis que je m’occuperais de l’autre. On fait comme ça ? »

Une partie du plan d’Imaé. Une partie qui était nécessaire d’être révélée si elle voulait qu’elle et Mélusine soient coordonnées pour la suite des évènements. Gardant sa dague dans sa main, Imaé garda un œil en direction de là où devrait se trouver le garçon (et le garde, normalement), ainsi que particulièrement attentive aux bruits. Tout ce qu’elle attendait, c’était une réponse de Mélusine pour qu’elles puissent partir au plus vite d’ici !
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Parandar
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MessageSujet: Re: [Quête] - La harpe enchantée Mer 04 Sep 2013, 10:20


Olgar regardait l’étrange spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Le garçon fée était en train d’hurler à quelqu’un de lui venir en aide. Trois ? Il y avait donc deux autres personnes avec lui ? Tirant la lame de son fourreau il se mit à surveiller le jardin sans voir les ronces attrapaient personnes d’autres. Est-ce que les complices du garçon avaient fuis en se pensant découvert ? Oui, c’était surement ça. Ainsi, inconscient qu’il y avait encore du monde dans le jardin et trop certains du pouvoir de la sorcière il s’engagea dans le jardin lorsqu’il remarqua que les plantes se faisaient moins vivaces. Il fallait qu’il attrape le garçon avant que ce dernier puisse se libérer. Ainsi, il pourrait l’interroger et avoir le nom des deux complices de ce dernier. Après avoir une nouvelle fois scruté le jardin sans rien remarquer il s’engagea dans ce dernier afin de pouvoir rapidement capturer l’élève qui déjà commencer à s’échapper. Hors de question que ce dernier s’envol au loin. Olgar ne pouvait décemment pas laisser un simple gamin s’enfuir. S’approchant un peu plus, il détacha alors le gamin qui hurlait toujours.

« Je n’ai rien fait ! Laissez-moi partir ! Je suis un élève d’Irianeth ! Vous n’avez pas le droit ! Vous n’êtes qu’un soldat ! Lâchez-moi ! C’est un ordre. »

Mais bien sur Olgar se moquait bien de ça et l’agrippant un peu plus il commença à se retourner.

« Nous verrons ça gamin. Dame Eva va choisir ta punition mais tu devrais déjà dire qui étaient tes alliés pour réduire ta peine. »

Fronçant les sourcils Eliot regarda avec surprise le soldat.

« Quel allié ? J’ai pas d’allié ! Je suis venu seul ! »

Olgar tourna alors la tête d’un air dépité. Le mensonge était vraiment mauvais. Surtout quand on savait qu’il avait appelé à l’aide le moment d’avant. Comment ce genre de chose pouvait être élève ? Juste à cause de la magie. Pfff. Dommage que les dons magiques soient donner au hasard et pas seulement au plus méritant. Peut-être qu’un jour Irianeth arriverait à extraire la magie d’un être pour la donner à un autre. Ainsi, on aurait enfin une vraie armée de gens méritant et pas simplement de gens chanceux.

« T’es vraiment idiot toi hein ? »

Ce fut la seul réponse qu’Olgar donna avant de commencer à traîner le gamin dans le manoir. Il devait être rapide et reprendre rapidement son poste. En attendant, il espéré que le fait que les plantes soient toujours à moitié vivante suffirait à éloigner les intrus.

Dans la demeure les deux gardes chargeaient de la porte de la harpe entendait les bruits alentours et se tenaient prêt à attaquer. Tout deux avaient sortie leurs épées des fourreaux et scruter avec attention le couloir. Cependant, la silhouette qui arriva devant eux n’était pas ennemie. Il s’agissait de celle de Dame Eva qu’ils laissèrent entrer sans un mot dans la pièce de la harpe. Sans doute voulait-elle protéger cette dernière en personne au cas où quelqu’un viendrait jusqu’à là. Mais les deux soldats espéraient que ce ne serait pas nécessaire sinon cela signifiait qu’ils allaient sans doute mourir d’une manière ou d’une autre. De toute façon, cela ne devrais pas arriver. Même si deux personnes venaient ils savaient comment se comporter. Un homme devait toujours rester devant la porte pour la surveiller et ils ne devaient jamais trop s’éloigner de cette dernière. Personne ne devait pouvoir passer derrière eux. Il fallait obligatoirement les vaincre. Du moins en théorie. Mais de toute façon, si quelqu’un réussissait l’exploit de mettre hors combat deux soldats il faudrait encore vaincre Dame Eva qui se trouvait dans la pièce. Et ca, c’était une tâche beaucoup plus difficile à faire. Et bien sûr. Il faudrait faire tout ça en silence puisque déjà Olgar pénétrer dans la demeure et serait vite avertie en cas de bataille. Oh oui, la tâche n’était pas si simple.
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MessageSujet: Re: [Quête] - La harpe enchantée Jeu 31 Oct 2013, 16:27

Spoiler:
 

Ah … le fameux pouvoir d’Imaé. Quel horrible pouvoir ! Enfin le siens n’était pas mieux non plus … Bien que la magie soit utile et un vrai miracle, elle n’en était pas moins ignoble, surtout avec les plus banales des humains. Un peu injuste … Qui donc tout en haut sur son piédestal pouvait attribuer cette magie dans leur corps ? Cette force… Cette énergie qui parcourait ses veines. C’était si bon de la sentir là. Tout le temps près de soi et à porter de main. L’avoir, c’était se sentir en sécurité et plus forte, plus redoutable face à toute adversaire, surtout avec un bon entraînement. Seulement, la magie n’est peut-être aussi bénéfique qu’on l’espérerait … Peut-être les rend-t-elle tous un peu égoïste ? Il faut bien avouer que pour rien au monde, même pas pour l’or, pour l’amour, pour la gloire ou quoi que ce soit d’autre, elle n’échangerait ses pouvoirs ou … plutôt son pouvoir. Alors, il ne servait sans doute à rien de blâmer Imaé. Elle comprenait qu’elle l’utilise bien que pour la personne qui subisse, son pouvoir soit fortement désagréable. Bouah … Même très désagréable. Puis, de toute évidence, son pouvoir était … hum … pratique ? Ouais ouais ! Surtout pour l’abruti qui beuglait comme un âne ! La jeune elfe avait très bien remarqué qu’Imaé l’avait utilisée sur l’autre. Oui, elle avait vu se regard. Fixe. Déterminé. Heureusement que c’est vers ce garçon qu’est tourné se regard sinon elle lui en aurait crevé les yeux ! Tssss … Cependant, quelques choses gêna la jeune elfe. Si elle arrivait à s’emparer de la harpe, voulait-elle vraiment être comme Imaé et avoir le loisir de contrôler les gens à sa guise… ? C’est juste … qu’il y avait les bons moments comme celui-ci où cette harpe pouvait lui être utile mais les autres moments … Elle ne voulait pas obliger les gens à faire des choses contre leur grès, elle préférait largement que leur geste vienne d’eux. Que ferait-elle réellement de cette harpe ? Aucune idée … Elle voulait avant tout voir si cette fameuse harpe exister. Il était rare de tomber sur des objets magiques !

Là caché derrière les buissons, les deux élèves observèrent les alentours. Mélusine avait écouté les paroles d’Imaé tout en hochant la tête. La stratégie lui semblait plutôt convenable et faisable. Ou du moins elle aurait pu l’être car le garde qui était censé s’occuper de l’autre imbécile rentra plus vite que prévue dans le manoir. En gros, elles ne devaient pas faire attention à deux gardes mais à trois. Bon, elle devrait seulement faire attention à ne pas le croiser et à monter discrètement en haut. Avec un peu de discrétion, il ne leur causerait pas de soucis et il serait sûrement trop préoccuper par l’autre gugusse d’élève. Du coup, elles pourraient monter en haut où Imaé ferait diversion pour détourner l’attention des gardes. Oui si elle voulait ! Après tout, elle le proposait. N’allons pas la contredire. Et si les deux la pourchassaient ? Hum … l’aiderait-elle ? Mmmh … Elle aviserait en haut ! Ouais c’est ça ! Mélusine sourit donc et fit un signe de tête à Imaé pour lui montrer son accord. Aller c’est parti ! Un peu d’action. Etre élève et étudier toute la sainte journée c’était bien sympathique mais un peu de pratique c’était d’autant plus amusant !

Une fois que le garde avec l’imbécile rentrèrent à l’intérieur du manoir, Mélusine attendit, regarda un peu autour d’elle et se leva discrètement pour aller rejoindre le mur du manoir. Elle attendit qu’Imaé la rejoigne tout en jetant un coup d’œil au jardin. Il était marrant de voir que le jardin était à nouveau calme alors que quelques minutes plutôt toute les plantes avaient pris vie. Il n’y avait que la magie pour faire ça … Mais qui dans ce manoir aurait pu actionner cette magie ? Le garde qu’elles avaient vu en sembler dénuées. Il avait même eu du mal à attraper l’autre imbécile. Alors qui ? Mélusine leva son regard vers les fenêtres du manoir qui se trouvait à l’étage. Il y avait quelqu’un d’autre dans la manoir… Quelqu’un qui n’était pas un simple garde. A cette idée, la fillette sentit comme une nouvelle excitation. Une sorte d’adrénaline. Et une curiosité débordante ! Oui, Mélusine voulait savoir ce que se manoir cachait !

La porte fenêtre était restée ouverte après le garde. Tous les sens en éveil, la jeune elfe commença par écouter. Il n’y avait pas de bruit à l’intérieur. Ou du moins, elle n’en entendait pas aux abords de la fenêtre. Puis délicatement, elle passa la tête devant la fenêtre pour voir si quelqu’un se trouvait dans les parages… Personnes ! La voie était libre ! Mélusine hocha la tête à l’intention d’Imaé pour confirmer que l’endroit était désert. C’était-elle mis en mode silence radio ? Heu … pas vraiment. Ou du moins ce n’était pas son attention. Mais elle préférait économiser sa salive et observer l’environnement dans lequel, elles se trouvaient. Mélusine entra donc dans la demeure sur la pointe des pieds. Elle s’arrêta un instant sur le pied de la porte … Mhhh … Le salon ! Oui ou du moins un des salons. Il y avait des fauteuils, une cheminée, une table basse. Tout était si fin, si délicat. Tout était si grand à l’intérieur… Si propre … Si luxueux … Pas comme leur chambre pitoyable auquel elles avaient le droit. Non ici, tout semblait parfait … Un manoir ! La fillette avança de quelques pas avant de se tourner vers Imaé derrière elle. Zut ! Elles avaient mis un peu de terre sur le sol … Doucement, à l’aide de la lévitation, Mélusine jeta la terre dans le jardin. Tout devait être parfait ! Aussi parfait que la maison. Hors de question qu’elle se fasse repérer ! Et surtout pas à cause de quelques traces qu’elles avaient laissé derrière elle.

L’escalier était là, à sa droite. La jeune elfe posa sa main sur la rambarde en fer. Elle était froide… Tout était si silencieux … Par moment, on pouvait entendre l’autre garde causer à l’imbécile ou du moins essayer de lui tirer les vers du nez mais nul doute qu’il n’obtiendra jamais rien sur leur compte. Le pouvoir d’Imaé était bien plus puissant. Mélusine leva la tête vers le haut de l’escalier. On n’y voyait rien… L’escalier était en colimaçon. Puis, elle se tourna enfin vers Imaé.

- A ton tour !

Oui une fois en haut de l’escalier, se serait autour d’Imaé de jouer et el était bien curieuse de savoir comment elle allait s’y prendre. Une question continuait d’exister dans son esprit. L’aiderait-elle ou l’aiderait-elle pas ?
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MessageSujet: Re: [Quête] - La harpe enchantée Dim 17 Nov 2013, 07:26

Mélusine montra son accord. Imaé reste stoïque. Son plan était risqué. Son plan comportait des failles. Dont l’une était, entre autre, l’alliée à ses côtés. Elle ne lui faisait tout simplement pas confiance. Car Mélusine n’aimait pas particulièrement Imaé, et vice versa. Ainsi, si jamais les deux gardes s’attaquaient à Imaé, la pourchassaient, qu’est-ce qui lui disait que Mélusine viendrait pour lui sauver la mise ? Elle pourrait très bien jouer la carte du chacun pour soi, et laisser Imaé se débrouiller avec son problème. Est-ce qu’Imaé réussirait à se séparer des gardes ? Oui, bien sûr. En les tuant. En les tuant, et il lui faudra du temps pour concocter une stratégie sur le terrain pour les tuer sans se faire repérer. Tandis que Mélusine empochait la Harpe. Ce qu’Imaé ne pouvait supporter. Mélusine ne doit pas avoir cette Harpe. Pourquoi ? Car son pouvoir était bien trop similaire à celui d’Imaé, et qu’Imaé détestait cela. Imaé voulait détruire cet objet magique passablement inutile. Mais pour ça, il va falloir que Mélusine l’aide à se séparer d’un garde. Qu’est-ce qui se passera pour l’elfe si jamais elle trahit Imaé ? Eh bien, c’est bien simple cette question. L’hybride la tuera. Enfin, disons plutôt qu’elle va prendre l’esprit de Mélusine et l’obliger à se tuer. Et Mélusine n’aura aucuns moyens de se défendre, à part peut-être détourner les yeux. Mais elle ne pourra pas le faire éternellement. Un accident est si vite arrivé… Une vengeance est si vite accomplie. L’Elève eut un petit sourire malveillant dans le dos de l’Elfe. Oui, elle n’avait plutôt pas intérêt à trahir la petite dose de confiance qu’Imaé lui accordait.

Mélusine se leva, après que le garde emporta l’espèce d’homme ailé, pour se diriger vers le mur de l’enceinte. Imaé attendit qu’elle soit arrivée pour faire de même, avec silence et rapidité. Le jardin était de nouveau calme, mais l’enfant restait méfiante. Si elle devra repartir, elle évitera de passer de nouveau par ce chemin. Qui sait ? Peut-être que le/la détenteur/trice de cette magie réitérerait l’expérience pour les empêcher de partir sans punition adéquat pour s’être introduit dans un manoir de noble et d’avoir dérobé/détruit un objet de grande valeur. Ce qui serait assez problématique serait que la personne magique se trouve au même endroit que la Harpe. Comment détruire l’objet si elle se trouve en compagnie de son maître ? Et si celui-ci décidait d’utiliser la Harpe contre Mélusine et Imaé ? Celle-ci aimait TRES PEU être contrôlée malgré elle, alors le résultat serait assez explosif. Oui, Imaé aimait posséder l’esprit des autres mais n’aimait pas être posséder. La logique suprême non ! Le pouvoir de quelqu’un donnait à réfléchir sur sa personnalité de toute manière. Ce qui signifiait qu’Imaé était une dominante, et Mélusine un bourreau sadique. C’était assez bien résumé.

Laissant Mélusine coordonner l’opération de départ, soit la pénétration dans le manoir, Imaé vérifiait juste qu’aucuns gardes ne rejoignaient le bercail, et que l’autre garde ne revienne vérifier si les autres enfants étaient encore là. Sa vue et son ouïe furent demandés à forte échelle. Heureusement que son sang de demi-Insecte lui donnait quelques avantages de ce côté-là. Même si sa vue était plus affutée d’un œil que de l’autre (l’œil rouge quoi), ce n’était pas bien gênant. Quant à ses oreilles, elles étaient plus portées sur la distance. Enfin bref. Le signe de tête de Mélusine fut assez explicite. La voix était libre. Etrange. Comment un manoir de noble pouvait être aussi peu gardé ? Peut-être que des renforts sont en train d’arrivés ! Dans tous les cas, il ne fallait pas trainer. Gardes nombreux ou pas, il y en avait quand même, sans oublier la personne magique. Suivant Mélusine qui entra dans la salle, Imaé fit le moins de bruit possible, ses sens restant en alerte continuellement. Sur le pas de la fenêtre, elle s’arrêta pour tendre un peu plus l’oreille, au cas où quelqu’un les aurait entendus. Heureusement, le silence régnait dans le manoir. C’était limite flippant. Mais il en fallait beaucoup plus pour faire peur à Imaé.

Observant la pièce, elle ne s’attarda guère sur le décor. Certes, c’était luxueux, raffiné, normal, c’était des nobles. Ce n’était pas pour autant qu’Imaé allait s’émerveiller de tant de beauté. Elle avait prit l’habitude de s’adapter à tout type d’environnement quand il s’agissait d’y rester pendant une durée indéterminée, donc elle avait finit par ne plus vraiment faire attention au décor et au confort de l’endroit où elle se trouvait. Elle pourrait être dans les appartements de l’Empereur qu’elle resterait aussi stoïque. Mais Imaé n’ira jamais dans l’appartement de l’Empereur. L’idée même était glauque. Mélusine se retourna, et envoya valdinguer la terre qu’elles avaient emportés avec elles par la fenêtre. L’hybride ne pouvait qu’applaudir la sainte idée de l’elfe. Enfin, elle applaudissait mentalement. D’une certaine façon, elles se complétaient. Imaé qui fait en sorte que l’autre enfant ne les vend pas, et Mélusine qui fait en sorte qu’aucunes traces ne soient visibles. Vraiment, ça faisait peur des fois. Mais bon. Il ne fallait pas s’arrêter sur ça. Elles avaient mieux à faire de toute manière.

Elles commencèrent à monter les escaliers. Dans le plus grand silence, tous leurs sens aux aguets. De temps à autres, elles entendaient le garde interroger le mystérieux enfant. Un sourire sadique étira les lèvres de l’hybride. Ils ne trouveront aucunes informations. L’enfant avait sagement oublié les personnes qu’il avait vues. Même ses souvenirs ont été touchés par le pouvoir d’Imaé. Ils ne trouveront rien, et ne sauront pas pourquoi. Même si Imaé s’était retirée de l’esprit du garçon, l’effet était là. Tout comme certaines personnes devenaient folles au contact de la magie de l’hybride, ils gardaient aussi en eux le dernier ordre donné. Ce qui procurait à Imaé un immense sentiment de satisfaction. Elle en oublierait presque le pourquoi de sa venue dans le manoir. Mais Mélusine empêcha l’hybride d’oublier en lui rappelant qu’elle allait devoir faire diversion. Et que l’elfe pouvait potentiellement la trahir. La tuerait-elle vraiment ? Peut-être pas. Mais ce qui est sûr c’est que sa haine et sa vengeance sera… Eternelle. Imaé n’hésiterait pas à détruire pas à pas la vie de l’elfe, en l’humiliant, en apprenant ses petits secrets… Vraiment, Imaé espérait presque que l’elfe la trahisse. Mais l’enjeu était bien trop grand. Enfin, elle espérait juste que Mélusine ne fasse pas de bêtises.

Arrivées en haut, Imaé laissa Mélusine dans un coin sombre tandis qu’elle se dirigeait vers la salle où se tenaient les deux gardes. D’un pas lent et assuré, elle alla se placer devant eux avec un sourire narquois. Les gardes ne semblèrent pas comprendre tout, tout de suite. En même temps, que des voleurs viennent se pavaner devant eux, ça ne doit pas se produire tous les jours.

« Je suis venue pour la Harpe. Alors si vous pouviez vous écarter, gardes inutiles, pour que j’accomplisse mes desseins, ce serait… Gentil. »

Ils se regardèrent, l’air de jauger le pour et le contre de la demande d’Imaé. Ils semblaient presque être d’accord pour la laisser entrer. Presque. Jusqu’à ce qu’un des gardes se détachent de l’autre pour se diriger vers la jeune fille. Bon, Imaé n’avait put prendre qu’un seul garde. Il sera facile à Mélusine de mettre hors d’état de nuire le second qui est resté devant la salle. Ne perdant pas un instant, l’Elève courut dans un couloir. Le garde ne perdit pas son temps à se demander ce qui se passait pour prendre en chasse la fillette. Ils coururent une bonne distance comme ça, jusqu’à ce qu’ils se retrouvent dans un couloir plongé dans le noir. Là, Imaé se plaqua contre le mur et laissa le garde la frôler. Celui-ci s’arrêta au milieu du couloir, sous la lumière de la fenêtre. Il regardait autour de lui, cherchant où pouvait bien être la fugitive. Imaé aurait put partir, mais le garde serait revenu vers la Harpe, et s’aurait été un souci en plus. Alors, Imaé apparut brusquement dans le champ de vision de l’homme, beaucoup trop près. Tellement près qu’il prit peur et hurla en se reculant d’un pas. Mais le contact visuel a été fait. Lorsque l’on a peur, l’esprit devient plus… Facile à manipuler. Quand on a peur, on a plus tendance à croire des choses, à voir des choses, à entendre des choses. C’est pourquoi Imaé réussit à pénétrer dans l’esprit du garde apeuré, avec difficulté, mais elle y parvint. Alors…

« Tu vas rester ici, assis en boule par terre, jusqu’à ce que je parte du Manoir. »

La bouche légèrement ouverte, le regard hagard, il hocha faiblement la tête tout en s’exécutant. Sans plus attendre, Imaé rebroussa chemin, courant en faisant le moins de bruit possible. Où en était Mélusine ?
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MessageSujet: Re: [Quête] - La harpe enchantée Mar 19 Nov 2013, 14:13

[HRP: Sorry, c'est pas terrible ... je savais pas quoi faire. ]

Tapis dans l’ombre, Mélusine regarda Imaé appâter les gardes. Un seul d’entre eux mordu à l’hameçon alors que l’autre resta sur place à attendre. Pourquoi n’allait-il pas aider son pote ? Quel soutien ! Ça aurait bien aidé Mel ! Enfin bon … La fillette resta un moment dans l’ombre à l’observer ainsi que tous les objets qui l’entouraient. Elle devait se montrer silencieuse pour ne pas ramener d’autre garde. Elle n’allait pas non plus l’appâter dans un autre endroit mais rester ici sur place. De toute manière ça changerait quoi ? Pas grand-chose ! Le résultat serait le même. Elle le neutraliserait. Seulement, elle ne savait pas trop comment… et il fallait qu’elle se dépêche avant qu’Imaé ne redébarque… quoique … en la voyant revenir le garde essayerait de se charger d’elle et là il n’y aurait plus personne pour surveiller la porte. A moins qu’il n’envisage de donner l’alerte ce qui ne l’aiderait pas beaucoup … Non ! Elle devait donc le faire elle-même. Mais comment ? Il y avait un jolie pot de fleur mais si elle le brise sur sa tête cela provoquerai du bruit suspect qui amènerait un autre garde ou une autre personne et se serait cuit. Non il faut quelques choses de silencieux. Son pouvoir serait parfait pour ça mais … mais elle n’allait tout de même pas de planter devant lui et lui prendre la main comme si de rien n’était. Non, elle devait l’immobiliser avant et après, oui seulement après, elle pourrait absorber toute son énergie et il leur foutrait la paix pour un bon bout de temps. Comment le neutraliser en silence … ? Ah si seulement elle pouvait lui foutre le feu se serait bien plus simple… La fillette regarda autour d’elle quand une petite idée lui traversa la tête.

Un par un les crochets du rideau se décrochèrent en silence tandis que la fillette resta à sa place. Les rideaux étaient tout légers. Ils étaient fins et soyeux, souple et délicat … si légers que Mélusine n’eut aucune difficulté à les enlever à l’aide de la lévitation. Pouvoir quand même très utiles ! Puis, ils flottèrent dans l’air comme s’il semblait être porté par un courant d’air, vagant doucement au-dessus de la tête du garde qui ne voyait rien à ce petit manège. Aussitôt, ils retombèrent sur la tête du garde. L’un enveloppa sa bouche et l’autre ses yeux. Parfait ! Le garde se mit à gesticuler dans tous les sens en criant un son peu inaudible qui s’étouffa dans le rideau. Mélusine sortit de l’ombre et sans perdre un instant, elle lui fit un petit croche patte qui le fit tomber sur le tapis. Bon ça … ça avait fait un peu de bruit mais moins qu’un vase qui se fracasse. Ensuite, heu … que faire ? Que faire ? Il allait se remettre debout… surtout qu’il se débattait pour enlever les bouts de rideau qui lui entourait la figure. Que faire ? Mélusine se saisit du couteau du garde et le passa sous son cou tandis que son autre main se positionna en dessous, exerçant une légère pression.

- Bouge encore et tu ne verras plus jamais la lumière du jour. Tu ne verras plus rien. Tu ne seras qu’un homme mort. Bouge encore et tu me feras le plaisir d’avoir une bonne raison pour te trancher la gorge… En attendant, fait bonne nuit …


Un sourire s’élargit sur les lèvres de la jeune elfe. Elle avait parlé tout bas de façon à ce que seule lui puisse entendre ses menaces. Des menaces qui aprioris avaient marché, étant donné qu’il y avait prêté attention et avait cessé de bouger pendant que discrètement elle puisse absorber son énergie sans la moindre difficulté. Oui parfait ! Maintenant, elle devait se débarrasser du corps et ne pas le laisser comme ça dans le passage. Immédiatement, avec ses petits muscles dans ses bras mais aussi surtout grâce à la lévitation, elle fit tourner le tapis autour du corps et le rangea à côté du mur. Seuls les pieds du garde dépassé un peu du tapis. Tant pis… On y prêtera pas forcément attention …

Des pas. Oui des petits pas arrivaient vers elle. Zut ! Il n’y avait plus de garde devant la porte et quelqu’un approché. Il allait forcément se rendre compte que quelques choses clochaient. Mélusine se recacha dans l’ombre de l’escalier. Qu’est-ce qu’elle allait faire ? Son regard se tourna vers le vase. Il ne lui restait plus qu’une solution. L’assommer ! Le vase se leva légèrement de la petite table sur laquelle il était posé et… et … Mélusine s’arrêta. Ah ! Ce n’était qu’Imaé ! Un peu plus et elle l’assommait. Bon faut avouer que ça n’aurait pas été trop dérangeant mais on ne s’est jamais ce qui les attendait à l’intérieur… Délicatement, la jeune elfe reposa le vase et sortit de l’ombre pour s’approcher de la porte.

- Tu es prête ?

Mélusine posa sa main sur la poignet et attendit un signe positif de l’autre élève.
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Imaé
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MessageSujet: Re: [Quête] - La harpe enchantée Sam 30 Nov 2013, 13:23

Imaé ralentit progressivement le pas, au fur et à mesure qu’elle se rapprochait de son objectif. Calmant sa respiration, elle étendit ses sens et détecta la présence de l’Elfe, très reconnaissable, près de la porte menant à la Harpe. Il y avait aussi une énergie plus faible. Plus atténuait. L’énergie du garde sûrement. Mélusine, et son pouvoir particulier. Nul doute que si elle tentait de l’utiliser sur Imaé, la riposte ne sera pas très agréable pour elle. Imaé est déjà rentrée dans sa tête deux fois après tout… Le pouvoir d’Imaé était tel que s’il était utilisé sur une même personne plusieurs fois, il lui était encore plus facile de recommencer. Jamais deux sans trois comme on dit. Mélusine a intérêt à bien se tenir. Imaé n’est pas du genre rancunière, sauf lorsqu’on la cherchait beaucoup trop profondément. Elle se rappelait la première fois qu’elle avait rencontré Mélusine. C’était un jour de pluie. L’hybride aimait beaucoup les jours de pluie. Et il y avait eut Mélusine. Au début tout allait bien. Elles auraient presque put être amie. Amie… Une notion abstraite pour Imaé. Elle n’avait pas d’amies après tout. L’idée d’en avoir une lui était même presque étrangère et sans importance, bien qu’une partie d’elle-même souffrait de cette solitude. Est-ce qu’elle regrettait de ne pas avoir eut Mélusine en tant qu’amie ? Non. Voulait-elle que Mél le devienne ? Non. Pas nécessairement. Pour le moment, la relation entre les deux petites était bien trop tendue pour qu’elles puissent « recoller les morceaux ». Et encore faut-il que les deux veuillent que leur relation s’améliore. Autant dire qu’Imaé n’en ressentait pas la nécessité. A vrai dire, sa manière d’être avec l’elfe dépendait entièrement de l’elfe. Si elle se montrait méchante, Imaé sera méchant. Si elle se montrait condescendante, Imaé le sera aussi. Si elle se montrait gentille… Imaé, gentille ? Ce mot aussi lui était abstrait. Ce qui est sûr c’est qu’elle sera moins disposée à ignorer Mélusine si celle-ci se montrait complaisante.

Marchant sans être discrète pour ne pas surprendre l’elfe et que celle-ci ne décide de s’en prendre à Imaé par réflexe de survie, elle se rapprochait toujours plus de son objectif. Mais, même en faisant tout le bruit qu’il faut pour annoncer sa présence, l’elfe avait voulu assommer Imaé. Ce qui aurait été une mauvaise idée en soit. Pourquoi ? Tout simplement car Imaé marchait sur cette logique-là : insultez-là verbalement et elle vous ignorera. Frappez-là, et vous pouvez déjà savoir que vous allez souffrir à un point que vous ne pouvez pas imaginer. Que Mél lève la main sur Imaé volontairement ou non, cela ne change rien pour l’Elève, Mélusine souffrira, aussi puissante soit-elle, si Imaé est assez loin d’elle et qu’elle capte son regard, c’était finit. Si Mél détournait le regard à chaque fois ? Personne n’est capable de rester le regard déviant bien longtemps, surtout lorsque l’on est en plein combat avec la personne. Mélusine aurait, involontairement, levé ses yeux dans ceux d’Imaé, et grâce au passage qu’elle s’était faite grâce aux autres tentatives, il sera étonnamment facile de la contrôler et de l’obliger à se faire mal, puis d’aller se suicider. Qui soupçonnera Imaé ? Un suicide était un suicide. Et l’enfant serait déjà loin lorsque les Sorciers et/ou Chevaliers retrouveraient le corps inconscient de l’elfe. Personne ne chercherait le pourquoi du comment. Mélusine était non seulement une elfe, mais aussi une Elève, ils penseront juste que l’Ordre n’était pas un endroit pour elle et que la pression lui a fait faire un acte aussi désespéré que lâche. C’était décidemment trop facile.

Ah mais Mélusine s’était cachée pour pouvoir frapper Imaé. Ou tenter, vu qu’elle ne l’avait pas fait. Comment Imaé avait sut qu’elle l’avait voulu alors que lorsque l’elfe sortit de l’ombre, rien n’y paraissait ? Tout simplement car elle avait laissé son pouvoir de sondage activé, et qu’elle l’avait sentit, là, sur le côté, avec une arme à la main. Quel genre d’arme ? Elle n’en savait trop rien. Une dague, une épée, un bâton ? Trop de possibilités, et la réponse à cette question était bien trop inutile pour qu’Imaé y prête une once d’attention. S’arrêtant, Imaé fixa intensément la fillette lorsque celle-ci s’approcha de la porte. C’était maintenant ou jamais comme on dit. Mais Imaé n’était pas du genre à reculer face à une nouvelle découverte. Surtout que son irritation quant aux faits qu’il puisse y avoir une arme aussi similaire à son pouvoir empêchait tout acte de lâcheté.

« Plus que prête, » lâcha-t-elle avec, dans la voix, comme une sorte de menace.

Une menace ? Pas destinée à Mélusine en tout cas. Mais plutôt une menace à ce qui pourrait se trouver derrière la porte. S’avançant, elle se posta derrière Mélusine et sortit délicatement et silencieusement sa dague, cachée dans ses vêtements. Lorsque Mél aura ouvert la porte, lorsque la harpe se présentera devant les yeux de l’hybride, alors celle-ci assommera l’elfe pour s’emparer du trésor. Ou plutôt le détruire puis s’en aller. Laisserait-elle l’elfe ? Hm. Bonne question. Est-ce qu’elle laisserait l’elfe, sans connaissance, devant l’acte, et donc elle sera toute désignée comme coupable, ou alors elle l’aiderait à partir bien qu’à première vue, elle était plus lourde qu’Imaé ? Cachant sa main tenant la dague derrière elle, Imaé respira calmement tandis que Mélusine ouvrait lentement la porte, le plus silencieusement possible. Imaé trahira-t-elle Mélusine ? Peut-être pas. A vrai dire, elle penchait pour cette solution là. Bien que leur relation fût tendue, elle ne la laissera pas aux mains des sorciers. Elle la détestera peut-être pour ce qu’elle avait fait, mais elle ne sera pas morte. C’était toujours ça de prit non ? Certes, il faudra que l’hybride trouve une solution pour son poids gênant, mais dans le feu de l’action, il lui venait toujours des idées. Folles, mais des idées quand même.

Sans plus de cérémonie, elles entrèrent en trompe dans la pièce faiblement éclairée. Aussitôt, elles s’arrêtèrent. Dans la pièce, il n’y avait rien. Des murs blancs cassés dénudés. Un sol parfaitement propre et parfaitement vide. Une seule lumière au plafond. C’était un tel contraste avec la luxuriance au dehors que cela choqua profondément le demi-Insecte. Se déportant sur le côté car Mélusine lui bouchait la vue (quand je dis qu’elle est grosse !), Imaé fronça les sourcils et positionna sa dague devant elle, menaçant la personne au milieu de la pièce vide. Une pièce pas complètement vide. Une seule chaise en son centre trônait. Et sur cette chaise, une dame était assise. Elle semblait grande, très grande. Elle était vêtue tout de noire de la tête au pied. Ses pieds nus ressortaient de ses vêtements sans vie, des pieds cireux avec la peau sur les os. Sur ses genoux, ses mains aussi blanches que de la craie juraient atrocement, tandis que son visage était presque entièrement masqué par une grande capuche noire et un voile fin devant ses yeux. Seul un sourire était perceptible. Bien qu’Imaé ne puisse pas voir les auras, elle pouvait presque sentir l’aura terrifiante tout autour de la dame. Elle semblait fragile, mais la force qui se dégageait d’elle était telle que cela réussit à faire frissonner l’hybride. Et il en fallait beaucoup pour lui faire peur.

« Bieeeeeenvenue dans mon aaaaaantre, » fit une voix.

Pourquoi une voix ? Car les lèvres de la dame ne bougèrent pas. Pourtant, le son de la voix se répercutait dans l’air, aussi réelle que peut l’être un corps physique, pas comme les messages télépathiques. C’était comme si quelqu’un parlait sans qu’elles puissent voir qui. Comment qualifier la voix ? C’était une voix de femme. De femme vieille. Une voix cassante, sardonique, dure et froide. Une voix qui semblait n’avoir pas beaucoup servit. Une voix qui correspondait parfaitement à la dame.

« Ssssseci était un tesssst… »

« Où est la harpe ? » la coupa Imaé, impatiente.

« … Et vous l’aveeeeez réusssssssie… » continua la voix en ignorant royalement Imaé.

Ce qui eut le don de la faire non seulement enragé mais en plus de faire monter en elle un profond sentiment d’humiliation. Et autant dire qu’une Imaé en colère n’était jamais bon pour la santé. Toute peur sortit d’un coup de son esprit. Ses yeux se firent plus incisifs tandis qu’elle s’apprêta à lancer sa dague dans le cœur de la dame trônant au milieu. Une chose étrange se produisit. LA chose LA plus étrange, LA plus improbable, LA plus surprenante qu’Imaé n’est jamais vue. Mélusine retint son bras. Mélusine retint Imaé de faire une grave erreur, au risque de se prendre toute la colère de l’hybride dans la figure. Pourtant, le geste de Mélusine eut un effet étrange. Imaé se sentit plus faible. Moins dans la capacité d’attaquer la sorcière, car cela ne fait aucuns doutes que c’est une sorcière. Que s’est-il passé ? Mél avait activé son pouvoir. Consciemment ou non, peu importe. Elle avait activé son pouvoir et vidait lentement l’énergie d’Imaé. Qui eut assez de lucidité pour non seulement lâcher sa dague, mais aussi s’écarter violemment de Mélusine avant de vaciller. Sur le moment, elle fut déstabilisée. Juste ça. Il fallait un petit moment pour qu’elle comprenne ce qu’il s’est passé. Et alors elle fusilla Mélusine du regard. Elle était bien trop en état de choc et faible à cause du pouvoir de Mél pour comprendre que celle-ci venait juste de lui sauver la vie. A vrai dire, le regard qu’elle lança à Mélusine ressemblait plus à un regard « je vais te bouffer et te faire souffrir comme tu n’as jamais souffert de toute ta vie ». En clair, on aurait crut qu’elle allait se jeter sur l’elfe. En fait, c’est ce qu’elle fit. Elle s’avança d’un pas pour prendre de l’élan, mais une force invisible l’empêcha de faire un pas de plus.

« Paaaas de cooombat, dans mon domaaaiiinnnnne. Jeunes ffffffffilles. Vvvvvvvous avez réusssssii mon épreeeeuuuuve. La Harpppe, n’exiiiste paaas. Fééééélissssitasssssion. »

Elle avait eut l’attention des deux jeunes enfants lors de son « discours ». Surtout à cause de sa manière de parler, de prolonger certaines syllabes. Les « s » et les « i » étaient particulièrement désagréables aux oreilles. C’est alors que la dame au centre de la pièce se cambra subitement, ouvrant grand sa bouche comme si elle voulait se décrocher la mâchoire et un simple râle sortit de ses lèvres, le râle d’une personne rendant l’âme. Enfin, cela ressemblait à ce genre de râle, la sorcière de mourrait pas. Non. Elle activait un autre de ses pouvoirs. Aussitôt, le paysage autour des deux fillettes tournoya comme si elles étaient prisent dans une tornade. Leurs cheveux voletèrent, fouettant leur visage. Elles durent se le couvrir si elles ne voulaient pas se faire mal, sans oublier que cela donnait un effroyable mal de tête. Ce n’est qu’une fois que le vent s’arrêta d’hurler abruptement qu’elles ouvrirent les yeux. Prise de vertige, Imaé faillit vomir mais plaqua sa main contre sa bouche pour se retenir. Les jambes flageolantes, elle regarda tout autour d’elle. Elle fut totalement surprise lorsqu’elle reconnut le hall de la Forteresse. La sorcière les avait téléporté…

« Je maudis les Sorciers et leur jeu sadique et inutile… » marmonna-t-elle, légèrement déçue de la tournure des évènements.
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MessageSujet: Re: [Quête] - La harpe enchantée Jeu 05 Déc 2013, 08:48


Tous les sens actifs. Les fillettes entrèrent dans la pièce … Une pièce vide ! Pourquoi la pièce était vide ? Et blanche ? Pourquoi n’y avait-il pas de meuble, de décoration ou autre chose ? Non ! Elle était carrément vide ! Qu’est-ce que c’était que cette pièce ? Rien dans cette pièce ne semblait être normal. Les yeux de Mélusine cherchèrent la harpe mais elle ne trouva rien. Rien mis à part une personne. Un piège ? L’élève resta immobile, détaillant la personne en face d’elle. C’était quoi cette accoutrement ? Une cape noire… C’était censé leur faire peur ça pour qu’elle rebrousse chemin ? Pathétique ! Il fallait plus qu’un déguisement pour effrayer l’elfe. Alors quand elle ouvrit la bouche pour parler, vous imaginez bien l’exaspération de la fillette. Vraiment n’importe quoi ! Elle ne pouvait pas faire comme tout le monde et parler normalement. Ce n’était pourtant pas compliqué et surtout moins agaçant pour l’auditoire. Mélusine haussa les yeux aux ciels. Où diable s’était-elle donc retrouvée ? C’était une blague ou quoi ! Apparemment oui car tout cette histoire de harpe n’était au final qu’un test. Un tesssssssst ? Elles avaient fait tout ça pour réussir un tessssssst ? C’était trop injuste ! Et dire qu’elle voulait en savoir d’avantage ! Qu’elle voulait voir un vrai objet magique ! Pourquoi ? Pourquoi fallait-il que ce soit un simple tesssst ? C’était trop injuste ! Agaçant. Enervant. Horripilant. Irritant. Contrariant. Brefs et toute la suite des synonymes du dictionnaire dans cette catégorie qui mit la jeune elfe en rogne… Tout ça pour rien !! Ou du moins ce fut la première opinion qu’elle eut car tout ça avait-il été réellement inutile ? Non car si on lui avait dit un jour qu’elle travaillerait en commun avec Imaé, elle se serait certainement foutue de la tronche du pauvre fou. Elle travaillerait avec Imaé ? La bonne blague. C’est à peine si elle pouvait supporter la présence de de l’autre alors travailler ensemble c’était carrément suicidaire … Pourtant, c’est ce qu’elles avaient fait. Certes, chacune avait eu ses arrières pensée au sujet de l’autre ou un plan de secours. Mais au final ça revenait au même, elles avaient fait tout ce chemin ensemble… Hum …

Alors que la brunette restait impassible fasse à la réalité des choses, qu’aucune harpe magique n’existait, elle vit à côté d’elle Imaé bouillir de rage. Bizarrement elle eut un mauvais pressentiment sur ce qui allait se passer… Mélusine posa alors sa main sur le bras de la fillette. Pas réellement pour l’arrêter car elle n’y avait pas mis de force mais plus pour la stopper, le temps qu’elle réfléchisse et qu’elle prenne conscience de son geste. Si quelqu’un savait qu’Imaé s’était pris à une sorcière d’Irianeth, nul doute qu’une mort certaine l’attendrait au bout du chemin. Seulement qui disait la toucher, disait son pouvoir en action. Elle aurait pu l’arrêter. Mais c’était trop tard … D’ailleurs se fut plus une bonne chose car Imaé lâcha son arme évitant ainsi tout tentative d’assassinat contre la sorcière. Sauf que son regard assassin n’était plus tourné vers la sorcière mais vers elle. Oups… Elle ne devait certainement pas trop apprécier l’effet de son pouvoir. Et bien à charge de revanche ! Après tout Mel, non plus, n’appréciait pas réellement le pouvoir d’Imaé. Mais elle comptait réellement l’attaquait ici dans cette pièce ? Toujours silencieuse, la jeune elfe regarda l’hybride avançait puis soudainement s’arrêter… Puis, tout sembla se passer très vite alors. La sorcière parla de sa voix insupportable, elle fit un truc littéralement bizarre qui fit dessiner une légère grimace sur le visage de l’elfe et Pouf ! Les voilà transporter dans un tourbillon magique qui les emmena jusqu’à la forteresse. Mélusine ferma les yeux et se roula en boule pendant tout la durée du voyage pour éviter comme Imaé d’être étourdie et … et barbouillée. Enfin brefs ! Voilà toute cette histoire terminé. Il n’y avait plus grand-chose à rajouter. Mélusine se releva et frotta ses vêtements avant de se retourner vers Imaé. Oui elle avait entendu les paroles de l’élève. Des paroles qui la firent légèrement sourire. Imaé ne voyait pas plus loin que le bout de son nez car tout ça n’était pas inutile. Nous tout ça était loin d’être inutile.

- Je ne suis pas d’accord avec toi. Ce test était loin d’être inutile… Il n’y avait certes pas de harpes enchanté mais maintenant on sait qu’on ne peut pas se fier aux vieux ragots qui traînent dans les couloirs.

Un sourire apparut sur les lèvres de la fillette. Bien sûr il n’y avait pas que cette raison mais elle n’avouerait tout de même pas à Imaé qu’à elle deux, elles ont fait du bon travail et une bonne équipe. Non, il ne fallait pas abuser non plus et si Imaé réfléchissait un peu elle s’en rendrait compte peut être un jour… ou pas… Brefs ! Sans plus tarder, Mélusine tourna les talons et se dirigea vers les dortoirs pour aller se reposer un peu. Toutes ses péripéties l’avaient fatigué. Ce n’était pas de tout repos de supporter Imaé !



QUÊTE TERMINE !


(11ème génération ... un peu en retard ^^ )
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[Quête] - La harpe enchantée

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