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[Quête] - Sauvetage à Esprit (Groupe 2)

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Parandar
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MessageSujet: [Quête] - Sauvetage à Esprit (Groupe 2) Jeu 18 Avr 2013, 05:59


    Sauvetage à Esprit




Il y a quelque jours, un drame a frappé le royaume d’Esprit de plein fouet. En effet, alors qu’il faisait nuit sur le royaume des glaces le prince et la princesse âgée d’une année furent enlevé d’une façon inconnue. En effet, aucun combat ne secoua Esprit et les soldats disent ne rien avoir vu. Comme si les enfants du couple royal s’étaient tout simplement évaporés. Au petit matin, quand la disparition fut constatée tout le royaume fut mis en branle pour rechercher les deux poupons. Le Roi Scrucos mena les premières recherches alors que la chevalière Ariane se rendait au plus vite au royaume d’Emeraude pour chercher de l’aide auprès de ses frères et sœurs d’armes mais également auprès de la tour ou de toute personne désireuse d’apporter son aide à cette recherche. C’est donc très rapidement que se groupe en partance d’Emeraude rejoignit les forces d’Esprit qui n’avaient malheureusement toujours pas retrouvé les enfants. La seule certitude qu’on réussit à avoir fut celle que les enfants princier n’avaient pas été emmené vers le royaume des Ombres mais à l’opposé de celui-ci, dans les sous-terrains abandonnés d’Esprit. Il semble donc que cet enlèvement ne soit pas le fait d’Irianeth mais d’une autre force. Rassurant ? Légèrement, dans la mesure ou les enfants devaient toujours se trouver sur le continent et n’avait pas été envoyé sur Irianeth ou ils auraient été perdu à jamais. Rapidement, le groupe en provenance d’Emeraude se divisa en deux plus petits groupes de manière à optimiser les recherches tout en restant assez nombreux pour combattre l’éventuel ennemi qui avait réussi l’exploit d’enlever deux enfants sans se faire remarquer. Bien sûr, ses deux groupes n’étaient pas les seuls et de nombreux soldats étaient déjà dans les couloirs sombres du royaume d’Esprit. Malheureusement, toute l’armée n’avait pas put être mobilisé. Après tout, un enlèvement pouvait être une diversion parfaite pour une attaque surprise et il aurait été stupide de se laisser prendre dans un piège aussi évident. Les deux groupes se lancèrent donc chacun dans un des tunnels glacé d’Esprit, accompagné d’un guide chargé de leur permettre de ne pas se perdre dans ce labyrinthe. Les deux voies prisent avait été celle ou on avait remarqué le plus de trace, mais bien sûr, cela ne voulait rien dire. Après tout, il y avait de nombreux monstres et autres groupes de mercenaire qui se cachait dans la partie abandonné de ce Royaume et plus loin encore. N’y avait-il pas des légendes qui parlaient même de passage sous la montagne ? Une chose est certaine. Si cette partie est depuis longtemps abandonné et que personne ne juge utile de la reconquérir, c’est que de toute évidence il y a une raison et il serait tout de même dommage de tombé sur un ennemi plus puissant encore que de simple kidnappeur de poupon.

C’est donc dans cette atmosphère inquiétante que le second groupe avait prit l’un des couloirs de glace à la suite d’un guide qui tenait fermement une torche, seul source de lumière en c’est lieu. Il n’y avait aucun bruit ici, pas de chant d’oiseaux, pas de craquement de bois. Il n’y avait que l’écho causait par les pas de la troupe et les gouttes d’eau que l’on pouvait entendre tomber de temps à autres. Une quête au Royaume d’Esprit ne ressemblait à aucune autre quête. Rapidement, le couloir se fit beaucoup moins large et le groupe tomba sur de nombreux croisement. Oui, la partie abandonnée d’Esprit était un réel labyrinthe dans lequel personne n’osait jamais s’aventurer. Seules quelques patrouilles s’y trouvaient de manière à éviter une attaque des êtres qui se cachait là-bas. On pouvait également y croiser des groupes de mineurs particulièrement bien protégé et courageux qui cherchait à rapporté au royaume d’Esprit de gros trésor. Mais dans tout les cas, ces gens portaient les armoiries d’Esprit et leur aller et venu était strictement contrôlé. Et en ce moment, aucune troupe de mineur de ce genre ne se trouvait dans les couloirs. Il n’y avait que les patrouilles. Après ce qui sembla être des heures de marche dans cet univers froid le décor bleuté changea pour laisser place à de la pierre. Cette endroit semblait avoir était habité dans un passé très éloigné. Cependant, il était évident que plus personne n’était passé ici depuis longtemps. On pouvait voir de nombreuses toiles d’araignées qui se dressait dans ce couloir et qui prenait feu à la chaleur de la torche de l’éclaireur qui semblait tout aussi surpris que ses compagnons. De toute évidence, il ne s’était jamais rendu aussi loin et il était clair que cet endroit mystérieux faisait froid dans le dos. A terre, on pouvait voir de nombreux débris divers et des ossements qui craquent sinistrement sous les pieds de la troupe. Les murs semblaient avoir été calcinés par endroit et de nombreuses statues étaient brisées. Il y a très longtemps des gens avaient vécu ici, mais c’était de toute évidence bien avant la création du nouvel ordre des chevaliers. Cet endroit faisait froid dans le dos. Après un moment à marché de la sorte dans cet étrange endroit de pierre l’éclaireur marcha malgré lui sur un crâne qui émit un craquement plus fort que les autres et un profond grognement lui répondit, obligeant l’éclaireur tremblant à se retourner.

« Je…je… je ne sais pas de quoi il s’agit… Je connaissais pas cet endroit… c’est… la première fois… Il y a des… légendes… sur des monstres… on ferait mieux de faire demi-tour… il n’y a que la mort ici… »

Etait-ce une bonne idée de dire tout cela devant son roi ? Non. Mais l’éclaireur n’avait pas envie de se faire tuer et cet endroit ou le temps semblé s’être arrêté à un autre âge faisait froid dans le dos. S’il y avait une bête, une créature, un monstre au fond de ce qui semblait peu à peu s’ouvrir sur une pièce plus grande, il n’y aurait rien à aller y chercher. Les enfants seraient mort depuis longtemps et il serait trop tard pour quoi que ce soit. Alors, il était inutile de risqué sa vie pour des cadavres n’est-ce pas ? Le second groupe avait le choix. Ils pouvaient abandonner cette voie là pour en prendre une autre et avancer et découvrir ce qui se cachait au fond de cette forteresse abandonnée. Cela en valait-il le coup ? Peut-être. Ou peut-être pas. Il s’agissait peut-être d’une illusion, ou d’un piège tendu par les kidnappeurs ? Il y avait des dizaines de possibilités différentes mais la troupe aller devoir faire un choix. Avancer et peut-être mourir pour rien ou faire demi-tour et perdre la chance de faire une intéressante découverte.
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#Evrard
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MessageSujet: Re: [Quête] - Sauvetage à Esprit (Groupe 2) Jeu 18 Avr 2013, 17:31


Impatient, Evrard regardait par la fenêtre. Le soleil était levé depuis peu. Il ne dormait pas très bien ces temps-ci. Il aurait aimé partagé sa chambre avec sa très chère Miyäck. Avoir une présence à ses côté l'aurait peut-être aidé à trouver le sommeil. Il poussa un long soupire et frotta ses yeux ensommeillés. Cela faisait plus ou moins onze mois que la guerre avait pris fin. Presque un an... Mon Dieu, comme le temps passait vite ! Le rouquin s'étira longuement en bâillant et sortit dans le couleur, déjà habillé. Il avait grand faim ! Mais il doutait que ce soit une heure convenable pour prendre un petit déjeuné. De plus, il voulait passer ces moments avec Miyäck. Il attendrait donc sagement et son ventre aussi attendait. Il regarda à droite et à gauche. Il avait l'impression d'avoir oublié quelque chose d'important. Quelque chose qui se passait aujourd'hui même... Mais quoi, déjà ? Il s'avança de quelques pas, jusqu'à une fenêtre qui donnait sur la grande cours du château d'émeraude, pour y voir plusieurs personnes déjà rassemblées. Nom d'une pipe ! Bien sûr ! Quel idiot ! C'était aujourd'hui qu'ils étaient censés partir pour le royaume d'Esprit, suite à un message télépathique lancé par Ariane, deux jours auparavant. Elle avait l'air tellement paniqué... Rien d'étonnant, puisqu'on lui avait enlevé ses enfants. Evrard s'était alors dis qu'il viendrait en aide à sa sœur d'arme. Il voyait là une bonne occasion de se lancer dans l'aventure. Ca faisait un moment qu'il n'avait plus rien fait en groupe. Pas de quête, du moins. De plus, il appréciait beaucoup Ariane, et ne pouvait la laisser dans le déni ! Il s'élança dans la chambre qu'il venait de quitter, attrapa son épée et la rangea dans son fourreau attaché autour de sa taille, jeta sur ses épaules sa cape de voyage et s'élança. Il n'était sans doute pas en retard vu l'heure matinale, mais il y avait déjà, en bas quelques personne. Par réflexe, il fit un détour par la chambre de Miyäck, afin de voir si elle dormait encore ou non. Il frappa doucement à la porte et, n'obtenant aucune réponse, il s'engouffra dans l'appartement de sa chère et tendre. Il s'avéra qu'elle dormait encore. Evrard s'avança silencieusement vers son lit, s'assit doucement dessus et caresse la joue de Miyäck d'une main tendre.

« Miyäck, mon cœur... Ouvre tes beaux yeux ! »

Il l'embrassa sur les lèvres et lui laissa le temps de se réveiller tout en restant assis sur le lit. Il la regarda de ses grands yeux verts. Il ne se lasserait sans doute jamais de l'admirer. Evrard lui fit un immense sourire. Il était toujours de très bonne humeur le matin et peut-être un peu trop bruyant pour certain. Il essaya de ne pas se montrer trop brusque avec Miyäck car il savait qu'elle n'aimait pas forcément qu'on lui hurle dans les oreilles de bon matin... Personne n'aimait ça, d'ailleurs ! Même pas Evrard qui ne se gênait pourtant jamais de le faire... Il l'embrassa sur la joue cette fois et se leva en sautillant comme un enfant surexcité. Avant de sortir il lancée à sa bien-aimée :

« Je t'attends dans la cours, c'est entendu ? A tooout de suiiiite ! »

Evrard, bien qu'il fut inquiet pour les enfants d'Ariane et ressente la tension de sa sœur d'arme, ne pouvait s'empêcher de mettre une pointe de bonne humeur dans ses paroles et dans son comportement. Il supposait qu'il serait – comme souvent – celui qui animerait le petit groupe en lançant quelques boutades. Bien sûr, ce n'était peut-être pas la bonne solution à adopter vu l'état de détresse d'Ariane... Mais mieux valait rire que pleurer et, dans les temps de crise, on avait toujours besoin de se dérider un maximum ! Il descendit dans la grande cours après être passé par les cuisines pour s’approvisionner. Il y avait un long chemin jusqu'à Epsrit. Au minimum deux jours. La chevauchée risquait d'être longue et pénible. Et hors de question de compter sur un repos en arrivant au royaume ! Les petits auraient déjà disparus depuis deux jours... Une éternité ! Il entra d'un pas rapide dans les écuries afin de seller son nouveau cheval. Il venait de se l'acheter aux hommes qui passaient régulièrement par Émeraude afin de les vendre aux chevaliers. Il caressa son encolure et le brossa avec une touche d'amour. Il aimait beaucoup les chevaux. Il se souvenait vaguement que, dans son enfance, il y avait eu des animaux à la ferme de ses parents. Un chien. Il l'avait beaucoup aimé. Mais à présent il lui était impossible d'avoir un chien quelconque ! Un chevalier n'en avait pas, voyons... Et à son avis ils resteraient habiter au château Miyäck et lui. Evrard se voyait mal quitter ces habitues qu'il avait depuis tant d'années... A peu près trente ans. Mon Dieu ! Comme il se sentait vieux... !

Un message télépathique d'Ariane le tira de ses pensées, leur signifiant – à lui et aux autres – qu'elle était arrivée à Émeraude. Elle prendrait sans doute un peu de temps à elle, ainsi Evrard eut encore le temps de préparer son cheval. Car la route serait très longue... Il caressa sa crinière et embrassa son beau pelage avant de le tirer par la longe jusque dans la cours où quelques autres personnes s'étaient rassemblées. Dès qu'il vit Miyäck, Evrard se dirigea vers elle. Il ne s'était pas départit de son sourire et sa bonne humeur, espérant la communiquer à quelques autres. Il ne connaissait pas tout le monde mis à part ses frères et sœurs d'armes. Il y avait là Lyra, la chef des chevaliers, Zoran, un écuyer qu'Evrard n'avait jamais vu que de loin et ne connaissait pas du tout, pour ainsi dire... Il fut heureux de voir Adrianna, la demi-sœur de sa bien-aimée, se joindre à eux. Depuis la guerre, Evrard avait reparlé avec elle car ils avaient combattus tous les deux face à des sorciers redoutables. Ils en étaient sortis vivants... C'était ce qui comptait ! Il y avait également Tempête, l'ancien roi d'Argent. Evrard lui vouait beaucoup de respect car le rouquin était né à Argent, même s'il n'y avait vécu que quatre années de sa vie. Les autres personnes étaient inconnues aux yeux d'Evrard. Il les gratifia d'un sourire éblouissant et plein de bonne humeur. Ils allaient les retrouves ces enfants ! Il fallait partir optimiste et d'un bon pied ! Ariane les avait rejoint à son tour et elle les remercia. Elle semblait éreintée... Tu m'étonnes ! Elle vient de perdre ses gosses... Evrard lui sourit et leva le pouce en l'air pour lui signifier que tout serait O.k. Il ne sut pas si elle le vit mai l'intention y était. Après ce court échange, ils montèrent sur leurs chevaux et partirent au galop à travers les chemin d’Émeraude, en direction d'Esprit. Evrard ne croyait pas être un jour allé dans ce lointain royaume...

Tout au long du chemin, Evrard ne cessa de parler. Mais au bout de trois heures, il finit par n'avoir plus aucun sujet de discussion et se tut définitivement. Ce qui dû en soulager certains. Il était plus bavard qu'une fille lorsque l'envie lui prenait ! Au bout de dix heures, ils étaient tous éreintés. Evrard avait mal au fesses et tous les muscles de son corps étaient raides. Il ne rêvait que de descendre de son cheval et de courir. Il prendrait la bête sur son dos s'il le fallait ! … Ou peut-être pas, non... Mais en tout cas, il en avait légèrement marre. La voix d'Ariane fut une libération. Aussitôt ses paroles prononcées, il sauta à terre et s'étira, faisant craquer tous les os de son corps. Il caressa doucement le pelage de sa monture qui était elle aussi fatiguée et la conduisit jusqu'à la rivière qui coulait non loin de là. Il jeta un regard aux autres. Visiblement, ils semblaient tous plus ou moins fatigués. Ils s'installèrent alors pour déjeuner en groupe. Sauf Ariane resta à l'écart et Evrard ne savait pas trop quoi dire. Il lança quelques blagues, ne sachant pas si tout le monde serait réceptif à son humour plus ou moins bon – tout dépendait de son inspiration. Manger le fit taire une fois encore. Il s'assit à côté de Miyäck et regarda les autres de ses grands yeux verts. Il n'avait jamais visité beaucoup de royaume mis à part Cristal où il avait été avec son maître bien des années auparavant et où il avait fait une guerre, Argent dans son enfance et le royaume des Elfes où, là aussi, il s'était battu. Esprit serait le troisième... Et l'on pouvait compter aussi les royaume qu'ils traverseraient pour s'y rendre ! Evrard rêvait de visiter un jour le royaume des fées où, semblait-il, tout était joyeux ! Ainsi que Jade. Cette culture l'intriguait ! Passons...

Un nouveau venu apparut, chevauchant un poney. Evrard faillit lâcher une blague mais il se retint cette fois-ci. Ariane semblait être sur les nerfs. Ne jamais jeter de l'huile sur le feu ! Après ce court épisode où un nouveau membre s'ajouta à leur groupe, Ariane déclara qu'elle prenait le premier tour de garde... Elle paraissait éreintée... Evrard jugea inutile de protester. Il alla se coucher aux côtés de Miyäck. Cependant, il n'arrivait pas à dormir, comme la nuit précédente. Son regard fixait les étoiles et il se demandait si, vraiment, ils retrouveraient ces enfants. Ca devait détruire quelqu'un de perdre sa progéniture... Il finit par se lever au milieu de la nuit et poser une main réconfortante sur l'épaule d'Ariane pour reprendre le tour de garde. Les sens en alerte, il s'assit au pied d'un arbre et sonda régulièrement les environs. Tout était d'un calme plat, pas d'inquiétude à avoir.

Ils cavalèrent encore quelques jours. Evrard ne compta combien. Ils finirent par arriver au château. C'était un bâtiment majestueux, Evrard ne put s'empêcher de s'en faire le commentaire. Il avait cessé de trop parler pour ne pas en irrité certain mais sa bonne humeur ne s'était jamais envolée. Il sourit aux palefreniers et suivit le mouvement du groupe. Ils mangèrent un peu. Evrard n'avait pas très faim. Mais il se força tout de même car, après tout, ils allaient partir pour un petit moment, qui sait ? Il attendit sagement, sans rien dire. Ariane leur proposa de scinder le groupe en deux afin que les recherches soient plus faciles. Elle avait sans nulle doute raison ! Evrard sautilla en direction de Miyäck comme un gamin et lui saisit le bras.

« Je ne te laisserais aller nulle part sans moi, très chère ! … Il fait froid par ici, dit donc ! Ah, Adrianna, voulez-vous vous joindre à nous ? » s'exclama Evrard en souriant.

Evrard semblait peut-être prendre toute cette affaire à la légère mais ce n'était pas le cas, bien au contraire. Il tenait réellement à retrouver les enfants d'Ariane et du roi, de les aider. En tant que chevalier c'était son rôle ! Le groupe qu'ils composèrent fut surtout chargé de personnes qu'Evrard ne connaissait pas mises à part Miyäck et Adrianna. La jeune femme était sûrement de la tour et le gars qui était arrivé à poney. Le roi d'Esprit se joint à eux. Evrard fut étonné qu'il n'y aille pas avec Ariane mais il supposa qu'une telle tension – celle d'avoir perdu ses enfants – engendrait des disputes. Il inclina respectueusement la tête devant le roi, comme on lui avait appris à faire. La discipline n'était pas la tasse de thé d'Evrard mais il s'y pliait tout de même avec humilité. Un guide se présenta devant eux, torche en main, et ils partirent dans les tunnels d'Esprit. Ce royaume était étrange aux yeux d'Evrard. Tout d'abord par son nom « Esprit » … Cela faisait froid dans le dos. Mais aussi parce qu'il était au nord, et donc, fatalement, froid et enneigé. La neige, Evrard adorait cela... Mais pas trop souvent ! Passons... Il devait se concentrer un peu, ce n'était pas sérieux. Le guide le mena à travers les sous-sols. Les deux groupes se séparèrent, prenant chacun l'entrée d'un tunnel.

Au fur et à mesure qu'ils avançaient, le tunnel se fit de moins en moins large et ils firent face à de nombreux croisement. Mais le guide semblait, jusqu'à lors, sûr de lui. Ils croisèrent des hommes qui travaillaient à différents endroits, extirpant les richesses des bas-fonds d'Esprit. Il ne faut pas être claustrophobe, dit donc ! Au bout de plusieurs heures de marche, les pieds d'Evrard étaient en compote. Il aimait bien marcher, mais cela faisait des années qu'il ne l'avait pas fait aussi longtemps... Le décor bleuté des grottes changea alors brusquement et Evrard cligna des yeux, surpris. Il resserra sa cape de voyage autour de lui. Son souffle se transformait en une petite fumée blanche dès qu'il respirait par la bouche. Un craquement sourd retentit. Evrard baissa la tête. Des ossements...

« Quelle charmante décoration, dites-moi... ! C'est très rustique. » lâcha-t-il avec une pointe d'ironie.

Ils continuèrent d'avancer. Les murs semblaient avoir été calcinés et des statues avaient été brisées. C'était sinistre et glauque. Des gens semblaient avoir vécu ici autrefois. Mais cette époque semblait tellement lointaine... Le cœur d'Evrard s'emballa. Il avait toujours une impression bizarre en marchant dans des lieux comme celui-ci, ancien, très ancien. Ce n'était pas de la peur... C'était une sorte d’excitation mêlée à la témérité qu'il avait gardé de son enfance. Mais également un peu d'angoisse, il fallait bien l'avouer... ! Ils marchèrent un petit moment sur les ossements jusqu'à se que le guide en écrase un qui émit un bruit plus fort que les autres. Un grognement d'outre tombe lui répondit. Le ventre d'Evrard se noua et sa main se referma sur le pommeau de son épée. Nom de nom, sur quoi étaient-ils tombés encore ?! Le guide se tourna vers eux. Il semblait mort de trouille. C'était compréhensif... Il leur proposa de faire demi-tour. Il allait prendre une décision, n'est-ce pas... ? Evrard n'était pas d'accord ! L'aventure ne pouvait pas s'arrêter ici tout de même ! Maintenant qu'ils étaient là, il voulait savoir ce que renfermait cet étrange endroit ! La curiosité lui brûlait les pieds. Il avait envie de courir, de s'élancer au devant pour savoir ! Il n'en dormirait plus jamais s'ils ne le découvraient pas ! Evrard, qui était de nature impulsive, fit un pas en avant et dégaina son épée, les yeux brillants d'un étrange éclat. Un sourire plein de défis apparut sur son visage. Il ne lui vint même pas à l'idée que ce serait peut-être au roi de prendre une décision... Il parla, trop vite, comme d'habitude, impulsivement, sans réfléchir :

« C'est trop bête de faire demi-tour maintenant qu'on est là ! Je suis sûr que ce n'est rien comme petite bê-bête !

Mis à part les squelettes sur le sol... Sûrement voudrait-elle nous inviter à dîner, cette petite bê-bête... Et danser un numéro de claquette, pendant qu'on y est ! Mais Evrard n'écouta pas la partie rationnelle de son cerveau. Il s'élançait déjà en avant en soufflant en direction de ses camarades.

« Qui m'aime me suivent, mes frères, mes sœurs ! »

Et si personne ne le suivait, tant pis. Il irait seul. Il s'en fichait. Il pourrait toujours retrouver les autres avec ses sens magiques. A cet instant précis, il était un enfant : irréfléchis, imprudent, irrationnel. Mais si les enfants avaient été amenés ici, au moins retrouveraient-ils leurs corps... Et peut-être étaient-ils même encore vivants, qui sait... ?

[Si quelque chose vous déplaît, surtout, n'hésitez pas à me dire ! ♥]
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Miyäck
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MessageSujet: Re: [Quête] - Sauvetage à Esprit (Groupe 2) Mar 23 Avr 2013, 13:38

It's a cold and it's a broken hallelujah.


Une nuit qui fut relativement courte. Trop, courte. Le soleil n'allait pas tarder à pointer le bout de son nez lorsque ses yeux voulurent bien se fermer de sommeil. Depuis l'annonce de l'enlèvement de ses filleuls, la fatigue la prenait de court sans pour autant lui prodiguer un long repos réparateur. Non, son corps avait décidé que la nuit n'était plus faite pour dormir, c'est tout. Ses yeux étaient plus cernés qu'à l'accoutume et son attention également amoindrie. Mais elle n'y pouvait rien, elle réfléchissait sur le pourquoi du comment de cet enlèvement, sur les conséquences, sur le but. Ne connaissant rien du tout du Royaume d'Esprit, il lui était dur de trouver une réponse concrète. Pauvres enfants d'à peine un an... Enola, l'aînée avait déjà faillit mourir entre ses mains lors de l'accouchement, au contraire d'Esko avec qui tout s'était mieux passé. Et les voilà tous deux déjà enlevés...
C'est donc depuis trois jours que l'Elfe avait perdu ses bonnes habitudes dont elle avait redoublé d'efforts depuis la dernière guerre. Se lever à l'aurore, voir avant, s'entraîner, puis se rendre aux bains pour se purifier et terminer au banquet du petit déjeuné. Non, trois jours qu'elle dormait, tout simplement. Généralement, elle ne se réveillait qu'une heure et demi après que le soleil se soit levé, lorsque le soleil frappait directement sur son visage et la forçait à se lever. Ce changement de rythme la rendait toutes choses et en colère contre elle-même, incapable de se réguler. Elle ne devait pas perdre pied, elle devait continuer de s'entraîner, encore et encore. Encore et toujours. Pour devenir plus forte, pour ne plus être aussi faible et pitoyable qu'elle avait pu l'être. Une sorte de fixette qu'elle s'était faite sur sa prétendue faiblesse. Têtue. Trop, même.
Lorsqu'on frappa à sa porte, elle n'entendit rien, plongée dans un profond sommeil à ce moment. Et Heureusement que cet invité surprise se présenta, elle aurait bien pu dormir encore quelques heures avec l'accumulation de fatigue. Son sommeil se fit plus léger, elle sentit quelque chose bouger à côté d'elle, lâchant un long soupir suivit d'un gémissement. Ce fut le contact d'une main chaude sur sa peau qui lui fit comprendre ce qu'il se passait. Sans même ouvrir les yeux, elle esquissa un sourire, s'étirant et posant sa propre main sur celle qui venait de s'apposer sur sa joue. Voilà des raisons qui ne lui donnait pas du tout envie de s'extirper de là, plutôt d'attraper Evrard dans ses bras et de s'y rendormir au creux des siens.

- Bonjour.. ♥

Mais non, elle ne pouvait pas. C'était le jour où Ariane devait arriver à Émeraude pour les mener jusqu'à Esprit. Dès la première requête d'Ariane, Miyäck savait qu'elle s'y rendrait pour aider sa sœur d'arme et la mère de ses filleuls. Evrard voulu bien l'accompagner, la soulageant quelque peu. Comme une jeune amoureuse transie -ce qu'elle était-; elle n'aimait plus partir trop loin de lui. Lentement, elle se redressa en s'étirant de tout son long. Et lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle se sentit rougir de se sentir ainsi observée. Elle avait hâte d'adouber son écuyère pour pouvoir prétendre à une demeure avec Evrard, que ça soit au Château ou aux alentour, tout lui irait, tant qu'ils étaient ensemble. Et pas trop loin du village, afin qu'elle puisse continuer ses tournées médicales auprès des malades. Là n'était pas encore la question, il restait encore quelques mois avant que tout cela ne puisse se concrétiser réellement. Profitant de l'embrassade du matin dans l'intimité, elle prit quelques instants pour le garder dans ses bras. Il ponctua le tout d'un baiser sur sa joue avant de se lever, semblant tout excité de la quête qui les attendaient d'ici quelques heures. Elle lui sourit, levant les yeux au ciel.

- Promis, je t'y rejoindrai dès que je serai passée aux bains !

C'est ce qu'elle fit. Et le message télépathique arriva lorsqu'elle s'y trouvait, tentant du mieux qu'elle pouvait de se réveiller à coup d'eau gelée sur la tête. Une fois qu'elle ne put plus supporter le froid sur sa peau, elle se décida à se sécher pour rejoindre les autres se préparant dans la cours. Un détour jusqu'à ses appartements s'imposa, récupérant tout son attirail de Chevalier et sa cuirasse. Lorsqu'elle arriva dans la cour, elle vit immédiatement Evrard avec sa nouvelle monture et se joint à eux pour préparer la sienne, le temps qu'Arianne se remette de son voyage. Le groupe semblait assez hétérogène, et plusieurs personnes s'étaient mobilisées pour venir en aide à Ariane. Notamment sa sœur, Conrad. Le roi d'Argent. Lyra, également. Et d'autres dont elle n'avait jamais pu réellement faire la connaissance. Les mages autant que les Chevaliers étaient présents.
La troupe prit la route avec l'énergie suffisante pour tenir bien plus que la demi-journée. Mais chevaucher dix heures durant... Leurs fesses et leurs jambes étaient totalement endolories. Ariane ordonna l'arrêt pour la nuit, les soulageant tous.  Opérationnelle malgré la fatigue plus que pesante, Miyäck ouvrit sa sacoche de cuir et en sorti un sachet complet de plantes avec une idée bien spécifique. Elle s'occupa de faire un feu et de ramener de quoi faire bouillir de l'eau, dans laquelle elle infusa les plantes et en servi à ses compagnons de voyage. Voilà de quoi les aider à bien dormir et à délier leurs muscles endoloris. Voyant Ariane en retrait et sûrement très angoissée, elle s'approcha d'elle en lui posant une main sur son épaule, tentant du mieux qu'elle pouvait de lui montrer qu'elle n'était pas seule, que tous étaient là pour l'aider et mener à bien cette mission. Elle lui tendit donc la tasse, et un sac remplit de baume avec lequel elle pourrait se frictionner les muscles pour se détendre réellement. Elle revint par la suite auprès d'Evrard et du camp afin de prendre le repas du soir, la nuit tombante. Alors que chacun commençait à somnoler doucement, Ariane se dressa sur ses gardes, criant à l’intrus soudainement venu... Un ... Poney ? Qui donc pouvait chevaucher un Poney ? Un enfant. La réponse était devant ses yeux. Pas n'importe lequel. Elle se souvenait de l'avoir vu lors de l'accouchement d'Ariane. Le pauvre semblait perdu au milieu de toute l'agitation. Ariane l'accepta, tout en lui faisant bien comprendre qu'il devrait lui obéir aux doigts et à l’œil.
La soirée arriva très vite. Chacun prit le temps de préparer sa couche et Ariane décida de prendre le premier tour de poste. L'Elfe sorti un autre baume pour délier les muscles et proposa à Evrard de l'utiliser. Ou bien de lui appliquer :p Une fois leurs muscles moins endoloris, ils prirent place dans leur couche, côte à côte. Voilà une situation, bien qu'inconfortable, qui lui plaisait plus que bien. C'était relaxant de pouvoir dormir à ses côtés et le sommeil vint plus vite qu'aux jours précédents. Tel point qu'elle ne le sentit même pas prendre le second tour de garde. Le voyage dura encore trois jours dans les mêmes conditions, chacun se relayant le tour de garde.

Enfin, le froid mordant du Royaume d'Esprit pénétra leur chair, réveillant tout ceux qui somnolaient du voyage. Jamais elle n'avait pu visiter la nouvelle demeure de son amie Ariane, ni même ce Royaume tout court. En fait, hormis Émeraude, elle n'avait jamais vu les habitations de la Royauté. Lorsqu'il fut question de se diviser en plusieurs groupes, Evrard saisit immédiatement l'occasion de faire équipe avec elle, ce qui lui fit grandement plaisir. Et elle n'eut même pas le temps de le proposer à Adrianna, qu'il la prit de court.

- Je ne comptais pas non plus te laisser aller trop loin ! Qui sait quelles bêtises tu pourrais faire, encore !

Elle lui lança un regard amusé, aimant bien se moquer de lui lorsqu'elle en avait l'occasion. Parfois elle était bien trop maternelle avec lui, mais elle ne pouvait s'en empêcher. Jamais elle n'avait pu être réellement une enfant, et cette part qui persistait en Evrard la réconfortait. Elle y retrouvait cette pointe d'innocence et de candeur qu'elle avait tant cherché à acquérir. Les groupes se formèrent donc, et elle se retrouva avec le mari d'Ariane, le Roi d'Esprit, ainsi que sa sœur, Evrard, et d'autres personnes qu'elle ne connaissait pas. Le palefrenier les emmena dans les cavités humides des dessous du Royaume, leur indiquant que les pistes les menaient vers ici-bas. Sinistre. Il n'y avait pas d'autres mots. Ah si, glauque. Morbide. Il y en avait, en fait. Ces couloirs semblaient vide de toute vie, froids. Oppressants. L'Elfe ne s'y sentait pas du tout à l'aise, coupé de toute nature. Elle avait du mal à y percevoir quoique ce soit, tant la vie y était hostile. Et pourtant, des traces d'anciennes civilisations subsistaient encore, ainsi que des... Ossements. Miyäck frissonna de dégoût, ne pouvait s'empêcher de se mordre la lèvre inférieure. L'endroit n'était vraiment pas fait pour elle. Un point pour la réflexion que fit Evrard, la décoration était vraiment pas charmante.
Soudain, son sixième sens se mit en alerte. Elle senti quelque chose, sans savoir réellement quoi. Son étreinte se fessera autour du bras de son amant, tentant de régulier toute cette pression qui la prenait aux tripes et lui rendait la nausée. Et ses sens ne l'avaient pas trompée. Un cri effroyable se fit entendre, stoppant tout le groupe dans son avancée. Le palefrenier leur proposa de façon très poltronne de faire demi-tour de ce pas. Devant le Roi. Quel manque de courage que voilà...  Evrard prit les devants en abordant une confiance sans nulle pareille. Bien que cette "créature" aux cris effroyables lui suggérait de partir les jambes à bras le cou, son âme de Chevalière lui indiquait de rester et de continuer cette mission jusqu'au bout. Et si cette créature était responsable de enlèvement ? C'en serait horrifiant... Mais il fallait vérifier toutes les pistes. Elle s'avança donc jusqu'aux côtés d'Evrard.

- Cette créature n'est peut-être pas "rien", justement. Mais je crois que nous avons tous vécu des peurs bien plus prenantes que celle-ci. Nous sommes armés, préparé au pire. Pourquoi reculerions-nous ? Vous êtes des Chevaliers, oui ou non !?

Elle attendit les réactions de ses frères et sœurs d'armes et compagnons de route pour cette mission. Il est vrai qu'elle n'avait cité que les Chevaliers, mais les autres étant là où ils étaient actuellement, se devait d'en rester avec tout autant de bravoure. Qu'ils partent, s'ils le souhaitaient. Mais venir aider dans cette mission était alors bien inutile. Mais la motivation de l'Elfe n'était pas que le courage et l'envie de sauver à tout prix ses filleuls, non. Elle voulait aussi garder un œil sur Evrard qui semblait vouloir présentement se jeter dans la gueule du loup les yeux bandés et les bras liés.



Dernière édition par Miyäck le Mer 26 Nov 2014, 17:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Quête] - Sauvetage à Esprit (Groupe 2) Jeu 25 Avr 2013, 20:58

Depuis un certain temps, j’avais commencé à me lever tôt le matin. Eh oui, ça m’arrivait des fois de me lever tôt. Je décidai de commencer ma journée avec un peu de méditation. Ça allait me réveiller et ça commençait une journée je trouve. Je me plaçai donc dans mon lit et commença. Je restai ainsi plus de deux heures. J’avais coupé tout contact avec le reste du monde. Je m’arrangeai pour être capable de sentir si quelqu’un rentrait dans ma chambre. Heureusement, ce ne fut pas le cas. Mais malheureusement, ce fut aussi ainsi que je loupai le message de la chevalière concernant ses enfants disparus. Après ma méditation, je me levai et regarda par la fenêtre. J’aimais bien le paysage de celui-ci. C’était nouveau depuis peu en plus. Depuis que j’avais acceptée d’être Cardinale. Je prie le temps d’aller me laver avant d’aller aux cuisines. Il avait plusieurs personnes. Des élèves surtout. Je m’assis un peu plus loin, mais de façon à ce que je puisse les regarder sans qu’ils ne pensent que je le faisais. J’avais leur garde. C’était maintenant tous mes protégés et mes apprentis en quelque sorte. Il m’était même venu à l’esprit de penser à commencer à donner des cours pour ceux-ci. Qui aurait cru qu’Alizée d’ Émeraude pourrait un jour donner des cours. Je suis sûre que la journée où ça se ferait, Caelion lui souhaiterait une enfant aussi turbulente que je l’avais été. Haha! Après tout, c’était normal non.

Je fus dérangée dans mes pensées par Adrianna. C’était une mage du château avec qui j’avais fait connaissance depuis quelque temps. Je lui souris, mais je voyais bien qu’elle n’avait pas l’air dans son assiette.

« Qu’est-ce qu’il y a pour que tu sois ainsi? Voyons ce n’est pas normal. »

Pour une fois que j’avais une amie… ouuais, on peut dire cela ainsi, pourquoi il fallait que celle-ci n’est pas bien. J’espérais simplement que ça ne soit pas un problème trop émotionnel parce que je ne serais pas comment le régler. Je ne suis pas très bonne sur les sentiments. Heureusement ou malheureusement, c’était autre chose.

« Tu n’as pas entendu le message de Ariane ce matin? Ses enfants ont disparu. Elle arrive dans deux jours pour venir chercher les volontaires pour aider à la recherche. »

Non en effet, je n’étais pas au courant de cela. Voilà une triste nouvelle. Une affreuse nouvelle. Comment pouvait-elle trouver la force de venir chercher de l’aide ici. Quoi que je ne comprenais pas pourquoi elle ne continuait pas les recherches là-bas en attendant que les volontaires viennent la rejoindre. Peu importe, peut-être que sur le coup, elle n’y avait pas pensé. Le déjeuner passa donc plus silencieusement. Je ne savais pas si je devais y aller ou non. Mais après tout, c’était des poupons et peut-être des futurs élèves de la tour. Je devais réfléchir un peu. Je partis dans ma chambre.

Après quelques heures enfermé, j’en sortie et alla voir Faith et Caelion et leur annonça que je m’absentais pour une durée indéterminé. Que je devais aller aider à Esprit. Après tout, notre rôle n’était pas juste au sein de la tour. Je retournai voir Adrianna. Nous devions être en fin d’après-midi maintenant. Je sondai la tour pour voir où elle était.

« L’aide d’une Cardinale vous sera surement utile. Lorsqu’Ariane arrivera, je partirai avec vous. »

Deux jours avait passé. Ariane était maintenant arriver et nous pouvions partir. J’avais laissé mon apprentie à la tour. Bien entendu, je lui avais donné assez de truc pour qu’elle s’amuse pendant des jours! Et si ce n’était pas assez, elle n’aura qu’à s’entraîner ou demander aux cardinaux s’ils avaient besoin d’aide pour quelque chose. Enfin, elle ne s’ennuiera surement pas durant mon départ. Je me rendis vite compte que à Part Adrianna je ne connaissais personne. Et le plus pire, c’est que je savais que plusieurs me connaissait à cause de mon titre. Je reconnue par contre, l’intéressée bien assez vite. J’avais déjà entendu parler d’elle aussi. Ariane avait déjà vécue plusieurs épreuves. Sur ce côté, les deux femmes se ressemblaient beaucoup. Je souris à ceux qui me regardaient, ce demandant surement pourquoi j’étais là. Peu importe, je pris mon cheval et m’installa à côté des autres personnes. J’étais tout de même contente qu’on soit autant de personne qui avait accepté de faire cette quête. En même temps, nous ne pouvions pas être tous là, sinon ça serait dangereux pour le royaume.

Ce fut vraiment très long comme voyage. Il faut dire que je n’étais pas la personne la plus bavarde. Mais ça, un chevalier se chargea de parler de tout et de rien durant un bon moment. Mes oreilles furent heureuses d’entendre plus rien quant au bout de trois heures, il arrêta enfin de parler. Mais nous passions ensuite plus de sept heures dans un plus grand silence. Quelques-uns parla ici et là, amis pas de grosse conversation s’installa. Je commençais vraiment avoir mal aux fesses quand Ariane annonça que nous allions arrêter enfin. Je laissai mon cheval aller brouter plus loin et j’allai moi-même me dégourdir les jambes et m’assoie sur du gazon. Je fermai les yeux un instant afin de rechercher un peu d’énergie en moi. Je commençais à être fatiguée un petit peu. Mais ce n’était pas si pire. J’avais vécue pire que cela. Je dormis d’un sommeil très léger. M’assurant que rien ne pourrait venir déranger le groupe durant la nuit. Même si je n’avais pas pris de tour de garde, c’était tout comme pour moi.

Après plein de truc qui arriva et que je passai… Puis, nous sommes séparés en deux. Au moins, j’étais dans le même groupe qu’Adrianna. Sinon, je dois avouer que je me serais sentie légèrement seule. Nous rendions dans un espèce de tunnel… de je ne sais pas trop quoi en fait. Simplement que c’était très enfermer. Je prenais le temps de tout regarder. C’était important les détails. Après un moment, le guide se retourna vers nous et ses paroles me firent lever les yeux au ciel. Bon, ok… c’était sûr que nous avions tous une petite peur en nous. Mais là, lui c’était intense. Comme si on s’attendait à ce que cette quête soit de tout repos. Non pas du tout, mais j’avais vécue plus d’émotion que cela et ce n’était pas un tunnel avec des rumeurs qui allaient me faire reculer. Evrard, c’était son nom il parait, s’amusait pas mal. Mais bon, on était tous passer par là un jour. J’avais peut-être juste maturé plus vite. La faute à Caelion aussi… La demi-sœur de Adrianna, à ce que j’avais fini par comprendre, lança une phrase qui me fit rire un peu.

« Hum… Non, je ne suis pas chevalier, mais je suis tout de même prête à te suivre… Et puis de toute façon, nous n’avons pas le choix d’y aller. Une légende est une légende, il faut en prendre comme en laisser. Et si jamais les enfants sont là… On aurait passé à côté de la seule chance de les trouver à cause d’une légende et quelques morceaux d’os. C’est vrai, ce n’est pas fameux comme décor et je passerais bien de marcher là-dessus. Sauf qu’on a voulu venir et nous devons assumer nos choix et aller jusqu’au bout ou retourner à Émeraude. »

Assumer mes choix. C’était quelque chose que j’avais appris durant un certain voyage. Pour une fois que j’avais appris quelque chose de bien et que je pouvais en plus, l’adapter à mon environnement. Pas pire la fille!
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Timéo
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MessageSujet: Re: [Quête] - Sauvetage à Esprit (Groupe 2) Sam 27 Avr 2013, 11:06

« On ne touche pas aux enfants »

Cette phrase se répercutait en écho dans mon esprit. On ne touche pas aux enfants. Chaque mot dansait devant mes yeux. Chaque syllabe jouait une musique. On ne touche pas aux enfants. Qu’est-ce que cela signifiait ? Je n’étais pas… Là. Je n’étais pas un être de chair. Je n’étais même pas un esprit. J’étais tout, tout en étant rien. On ne touche pas aux enfants. Le son de cette phrase sembla plus lointain. Sans que je ne sache pourquoi, cette phrase, ces mots étaient importants. Je ne devais pas les perdre de vu. Alors, ce fut comme si ma vu s’aiguisait. Je n’avais pas l’impression de bouger, pourtant le décor tout autour de moi changeait. Mais il changeait trop rapidement pour que je sache où j’étais.

La phrase me conduisit dans l’obscurité. Pas une obscurité totale. Des lumières étaient allumées, ici et là. Puis, la phrase ne revint plus. Le silence m’accueillit depuis que je mis les pieds dans cet endroit. Une peur sourde me vrillait les entrailles tandis que je redoutais quelque chose. Comme si mon esprit savait une chose mais qu’il refusait de me le délivrer. Et, alors que j’observais la sombre pièce, j’aperçus en son centre deux formes. D’abord indistinctes, je pus bientôt discerner deux personnes. Deux enfants qui se tenaient la main. Et ils me regardaient. Mais… Il n’y… Il n’y avait… Rien. Dans leurs yeux. Pas de vie. Pas de peur. Rien. Comme… Comme s’ils étaient… Des fantômes.

Soudain, un énorme trou noir s’ouvrit à leurs pieds. Et il les engloutit. J’avais tout vu. Mais je ne pouvais rien faire. Je n’avais pas de corps. J’hésitais même à me qualifier d’esprit. Je n’avais rien pus faire. Ces deux enfants… Alors que le trou noir les aspirait… Ils montrèrent alors un signe de vie. Ils hurlaient. Un autre cri parvint à mes oreilles. Un cri de femme. Bientôt entra dans mon champ de vision une tierce personne. Elle courrait en direction du trou noir. J’ais bien cru qu’elle allait sauter. Mais une autre personne arriva, un homme cette fois-ci, et la rattrapa avant qu’elle ne saute. Ils s’agenouillèrent au sol tandis que la femme ne cessait de crier. Elle criait, elle se débattait dans les bras de l’homme. Sa peine et son horreur parvint jusqu’à mon cœur qui se révulsa. Une profonde nausée me traversa.

« Rendez-moi mes enfants ! Rendez-moi me bébés ! » criait-elle sans cesse, désespérément.

Qui implorait-elle ? Je n’en savais rien. J’étais comme… Pris dans un étau. Je ne pouvais plus respirer. Mon cœur battait à tout rompre. Des sueurs froides me faisaient frissonner – si tant est que j’eusse un corps. J’avais peur. Terriblement peur. Comme si j’étais responsable du malheur qui venait de se produire. Et c’est à ce moment-là que je me réveillais en hurlant.

Un cauchemar. Ce n’était qu’un horrible cauchemar. Mais cela ne m’empêchait pas de trembler comme une feuille, de sueur des rivières et d’avoir une peur vorace me tordant l’estomac. Sans plus réfléchir, je me penchais sur le côté pour vomir ce qu’il restait de mon repas de la veille. Lorsque j’eus finis, je me sentais un peu mieux. Mais des frissons ainsi que des spasmes me secouaient toujours le corps. Alors, je me levais de l’endroit où j’avais passé la nuit – c’est-à-dire, la forêt – et me dirigeais vers une rivière pas très loin. Là, je plongeais avec mes vêtements. La froideur de l’eau me remit les idées en place, et calma les derniers tourments de mon corps. J’avais un mauvais pressentiment. Et si ce cauchemar n’était en fait qu’une sorte d’avertissement ? Cela pouvait arriver à n’importe quel Humain, si tant est qu’il ait un minimum de pouvoir. Un malheur s’est produit, provoquant des ondes négatives à grande échelle, et mes antennes sensorielles ont dut les capter. Et m’envoyer ce cauchemar. Emergeant, je m’assis sur un rocher et observais le ciel. Il faisait encore nuit.

Le jour se leva paresseusement. Mes vêtements étaient secs. Je partais pour Emeraude. Je pouvais presque sentir toute la peur et l’angoisse qui se dégageait de cet endroit. Mon estomac se révulsa encore une fois, mais il n’y avait plus rien à faire sortir. Respirant calmement, je pus bientôt reprendre la route pour le Château. Qui ne dura pas longtemps. Là-bas, les esprits étaient en pleine ébullition. Des Chevaliers se préparaient déjà pour une quelconque quête. Arrêtant un serviteur au passage, j’appris de sa bouche que les enfants d’Ariane avaient été enlevés. Mon sang se glaça. Les enfants d’Ariane avaient été enlevés… « On ne touche pas aux enfants »… J’avalais difficilement ma salive. Mon visage devait être blanc comme un linge pour qu’une servante s’arrête et m’oblige à manger un fruit. Je ne sais pas si je le garderais longtemps dans mon ventre, mais elle avait raison sur un point : il ne servait à rien de m’évanouir maintenant.

Résolu sur un point, je m’armais d’une forte détermination tout en me dirigeant vers l’écurie. Là, je demandais un poney au palefrenier en prétextant une envie de me balader. Un mensonge auquel je serais sûrement sanctionné en rentrant – si t’en est que je rentre ! Harnachant moi-même mon poney, j’y attachais un sac de provision pour moi-même, bien que je pourrais chasser sur la route, plusieurs carquois de flèche en rab’, un carquois rempli dans mon dos ainsi que mon arc… Et une couverture pour la nuit. Voilà, j’avais fait en sorte de ne pas trop encombrer mon destrier pour qu’il puisse courir vite. Je faillis me faire prendre par Ariane pendant que celle-ci prenait son cheval, mais, elle était tellement absorbée dans ses pensées qu’elle ne me remarqua pas. Et, prenant soin de ne pas me faire repérer, je suivais de loin le cortège en partance d’Emeraude.

Je me fis repérer lors d’une première halte. Ariane, sur ses gardes, avait repéré mon poney. Et je dis comparaître devant elle lorsqu’elle appela qui était l’intrus. Je n’avais pas honte de ce que j’avais fait. C’est pourquoi je n’avais pas le feu aux joues, ni ne regardais à terre. Je plantais mon regard droit dans celui, froid, de la Chevalière. Mais alors que je pensais qu’elle allait me renvoyer à Emeraude – ce qui serait vain étant donné que je les aurais suivi de toute façon – elle me surprit en m’ordonnant de rester avec le groupe jusqu’à ce qu’ils arrivent à Esprit. Prenant note de cette semi-victoire, j’hochais la tête avec sérieux, puis je pris les brides de mon poney pour l’emmener un peu à l’écart. Les adultes et leur regard…

Lorsqu’Ariane dit qu’elle prendrait le premier tour de garde, je faillis prendre la parole pour dire que je le ferais bien volontiers. Mais je n’étais qu’un enfant. On ne peut pas faire confiance à un enfant « sous-expérimenté ». Alors je me suis tut. Mais je n’ais pas dormi pour autant. Je ne le pouvais tout simplement pas. Mon esprit avait trop peur de capter un autre cauchemar, alors il restait obstinément éveillé. Je poussais un discret soupire dans la nuit tombée, assis en tailleur dans un endroit où l’on ne pouvait pas me voir, l’arc à la main dans le cas d’un éventuel agresseur. Fort heureusement, nous n’eûmes aucunes visites surprises.

Arrivés à Esprit, des palefreniers prirent nos chevaux – et poney – sous l’ordre de la rousse tandis que celle-ci ne perdait pas de temps et fonçait à l’intérieur de l’édifice. Suivant les Chevaliers, nous nous restaurâmes tandis qu’Ariane était partie je-ne-sais-où. J’avais de la peine pour elle. C’était dur de perdre un enfant. A la vue – et surtout à l’odeur – des aliments, ma gorge se serra et mon ventre refusa même de l’eau. Poussant un soupire, je laissais mon esprit partir dans d’autres contrées jusqu’à ce qu’Ariane ne revienne. Et surtout pour oublier le froid. La Chevalière arriva bien plus vite que la chaleur… Elle annonça que deux groupes seraient formés pour rechercher les enfants disparus. Un groupe avec elle, l’autre avec le Roi, Scrucos d’Esprit. Père adoptif d’Arika. Je fronçais les sourcils à la mention de sa Majesté. Etrangement, bien que le ne connaissant pas, je ne l’appréciais pas beaucoup.

Je me posais la question alors de savoir pourquoi je suis venu. En fait, je n’en avais pas vraiment. Mon instinct avait agis à ma place, me poussant dans les bras du danger. Ensuite, car je voulais sincèrement aider Ariane et ma peut-être future belle famille. Et enfin, je ne pouvais pas rester de marbre devant l’enlèvement d’enfants, qu’ils soient de ma famille ou non. Cette pensée en amena une autre. Celle de ma sœur. Mes yeux me piquèrent et je dus me faire violence pour ne pas pleurer de rage. Sauver ses enfants ne sera pas comme sauver ma sœur. Mais… Mais au moins… J’aurais pus faire quelque chose de bien dans ma triste vie. N’étant toujours pas sûr de mener à bien la prochaine quête pour délivrer ma sœur. Inspirant à grand coup, je chassais tout cela de mon esprit. Je devais rester concentrer sur la mission de maintenant.

Ce fut lorsque la Chevalière prononça mon nom que j’émergeais de ma léthargie. Je ne compris pas tout de suite ce qu’elle voulait dire, mais le regard de Scrucos me le fit savoir assez rapidement. Elle voulait que je fasse parti du groupe du Roi. Etait-ce une bonne idée ? Mes yeux se fixèrent sur ceux de sa Majesté. Lui aussi me regardait. Je le regarde. Il me regarde. Et je ne pus m’empêcher de lui sourire aimablement avant de lui lancer :

« Enchanté de faire votre connaissance, mon Roi. Je ferais tout mon possible pour vous aider à retrouver vos enfants ! »

La dernière phrase avait été dite avec une sincérité et une détermination inégalée. Tout le contraire de la première qui n’était constituée que de sarcasme hypocrite. Bien camouflé cependant. Se tournant vers les membres de mon équipe, j’étais… Bien embêté. Je ne connaissais personne. Absolument personne. J’étais comme le mouton noir de la troupe. Mais je m’en fichais. Oh certes, j’étais un peu gêné de ne connaître personne, mais je commençais à avoir l’habitude des regards en biais, méfiants. J’étais habitué d’être exclu. Alors, cela ne m’affecta pas plus que ça. Respirant calmement pour faire partir son anxiété, je suivis le groupe bien que ne sachant pas trop où je devais aller…

Un bruit suspect fit réagir mes sens, et aussitôt je pris une flèche et mon arc, le bandant lentement tout en jetant des regards alentours. Nous nous trouvons dans un endroit assez… Comment dire. « Douillé ». Et la peur de l’éclaireur ne fit qu’accroître mon agacement. Qu’il parte ! Il n’avait rien à faire ici. Un des Chevaliers s’avança dans la pièce sombre et dangereuse, lançant que la créature ne devait être qu’inoffensive. Et lui il était… Bête. Un peu. Mais je n’allais pas le dire à voix haute. Ne jamais sous-estimer son adversaire. N’était-ce pas ce qu’il avait dut apprendre ? Je le trouvais bien inconscient. Mais il ne fallait pas non plus reculer devant cette menace. J’avais pour habitude de ne jamais reculer devant un obstacle !

Une femme prit la parole suite à celle d’une Chevalière qui tentait de résonner l’imprudent. Je sentais un lien fort entre les deux, peut-être étaient-ils de la même famille ! Ou alors ils étaient amants. Bref. Ce n’était pas mon problème. Lorsque les deux femmes eurent finit leur discours, j’abaissais légèrement mon arc et je m’avançais en direction de l’homme, juste quelque pas en faisant attention où je mettais les pieds. Devais-je dire quelque chose ? Sûrement que oui… Tant que cela ne paraît pas trop mature pour mon âge apparent.

« Je ne suis pas un Chevalier non plus, de plus je suis encore qu’un enfant. Mais je n’ais pas envie de faire demi-tour alors que j’ai traversé tout le Continent pour venir aider à retrouver ses enfants – mes motivations resteront pour moi. Fuir est pour les lâches, et des enfants sont en danger. Nous avons répondu à l’appel au secours d’Ariane, ce n’est certainement pas pour trahir sa confiance que nous sommes ici. En bref, même s’il y a des créatures ici, nous sommes assez nombreux pour en venir à bout. Je ne vois aucunes raisons de s’enfuir. »

Me taisant, je reportais mon attention sur les alentours. Légendes ou non, il fallait tout de même rester prudent. J’avais vécu plusieurs expériences qui me confortèrent dans l’idée que je devais absolument rester sur mes gardes 24h/24.
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MessageSujet: Re: [Quête] - Sauvetage à Esprit (Groupe 2) Ven 03 Mai 2013, 06:52

L’annonce du kidnapping

La journée s’annonçait incroyablement bien. J’avais pris un bon bain et comme à mon habitude, j’étais allé dans le village d’Emeraude pour aider. Parfois j’avais encore ma blessure à la cuisse droite qui me lançait depuis la guerre aux frontières du royaume des Elfes. Le royaume d’Ombre à été garder par Enkidiev, cependant en ce qui concerne celui de Shola et d’Elfe, ce ne fut pas leur cas. Nous avions échouez, ils avaient été conquis. Pourquoi tout ceci était arrivé ? Tout simplement parce que l’ennemi était bien plus fort que nous à ce moment la. La forêt avait été en feu, de nombreux chevaliers furent blesser ainsi que les mages ou autres personnes qui se trouvaient de notre côté. Cependant nous avions aussi réussis à les blesser même s’ils se trouvaient encore présent sur les lieux. Un jour Enkidiev irait les sauver, ou du moins je l’espérais mais venant d’eux, je pense que cela sera le cas un jour.

J’étais donc dans le village à aider les personnes. J’aimais ma vie et je me demandais comment aller mon fils. Je ne le voyais pas beaucoup car je pensais que c’était mieux ainsi. Il ne fallait pas qu’il continue à s’attacher à moi alors que je pourrais très bien mourir un jour et lui de même. J’avais peur de le perdre mais je n’avais pas peur de mourir pour le protéger lui et tous les autres. Ma sœur, je l’avais retrouvé lors de l’accouchement d’Ariane et j’avais combattus au côté de son bien aimé alors que je ne le savais pas jusqu’à ce qu’il soit à terre et que celle-ci arrive vers nous.

Alors qu’il était encore très tôt ce matin, j’étais rentrée et je m’étais diriger vers les cuisines. Oui j’étais sortie la nuit. Car le jour, j’avais envie de dormir et d’oublier tout ce qui c’était passer depuis un moment. Alors que je me dirigeais vers les cuisines, je recevais un message télépathique d’Ariane. Ses enfants avaient été enlevés et elle cherchait des volontaires. Il fallait donc que j’y aille. Mais elle disait qu’elle viendrait au château et je m’étais donc décider de me joindre à elle et à ceux qui participerait. Enola et Esko, j’étais devenue leur protectrice pour quand ils seraient à la tour des mages. J’entrais alors dans les cuisines avec une mauvaise mine. Déjà parce que je n’avais pas dormis de la nuit et parce que j’étais affecté par la nouvelle. Au départ je n’avais pas vu Alizée et quand elle me demandait ce que j’avais tout en disant que je n’étais pas normal. Et bien elle avait raisons. Je lui avais alors dit qu’Ariane avait laissé un message ce matin pour nous dire que ses enfants avaient été enlevés. Je n’avais pas tellement parler durant le repas et j’étais partie dans ma chambre.

Le soir était vite arrivé et Alizée était venue me voir pour me dire qu’elle viendrait avec moi quand le moment sera venu. J’avais lâché un faible sourire à ce moment la. Mais l’entendre dire que l’aide d’un cardinal serait la bienvenue. Serait sûrement le cas.

Le jour du départ et le trajet

Deux jours après l’annonce, j’avais rejoins le château en compagnie de mon amie Alizée. Elle avait beau être cardinal, cela ne m’empêcherait pas d’être un jour plus proche d’elle. On attendait dehors dans la grande cours pour voir si de nombreuses personnes avaient répondus à l’appel. Ce fut le cas, je reconnaissais Lyra qui avait fait un discours pour la guerre qui à eu lieu plusieurs mois avant. Il y avait ma sœur Miyack et mon beau-frère Evrard. Il y avait Lary que je reconnaissais rapidement parce que c’était un pardusse mais aussi avec l’aura qui l’entourait. Par la suite, je reconnaissais le fameux parrain des deux enfants, je ne lui avais jamais parlé mais il était présent le jour de l’accouchement. Enfin, je connaissais pas du tout les autres personnes présentent mais j’étais rassurée de connaître ou avoir déjà vu ces personnes.

Je montais ma jument qui se trouvait à côté de moi et je voyageais en compagnie de tout le groupe. Je n’étais pas habitué mais je devrais faire avec. Depuis ma rencontre avec Joy, j’avais commencé à m’ouvrir aux autres et à me faire des amis, que ce soit chevalier, mages ou même des simples personnes. Comme par exemple A’élys, elle avait beau être une assassin, je la considérais comme une amie même si au départ elle avait faillis me tuer. Mais par la suite en parlant toute les deux, on était devenus légèrement proche et la confiance c’était presque installer. Et puis il y avait eu Lary quand je lui avais fait raté son déjeuner et qu’Ariane nous avait rejoins mais bon, il faisait partie de l’armée. Evrard, je l’avais rencontré durant la guerre et on avait combattus tout les deux ensemble jusqu’à ce qu’il se retrouve à terre et c’est à ce moment la que j’ai su qui il était lorsque ma sœur Miyack que j’avais rencontré à la naissance des petits, était arrivé à nos cotés. Pour ce qui était d’Alizée, la rencontre avait eu lieu dans la forêt. Ariane, celle qui avait fait en sorte de me confier ses enfants lors de la consultation. Elle était devenue une bonne amie.

Après avoir longuement chevauché. Ariane, nous disait qu’on allait faire une halte et donc pouvoir se reposer. J’étais contente car je n’avais pratiquement pas dormis depuis quelques jours en fait depuis la guerre, je ne dormais pas beaucoup. Alors qu’on mangeait tous ensemble. Il y eu un intrus étant donner qu’il y avait un poney parmi tous nos chevaux ou juments. Il se trouvait que c’était un enfant qui avait été présent lors de l’accouchement d’Ariane ou du moins une fois que les bébés furent sortis du ventre de la mère. Elle lui avait donné l’ordre de s’asseoir entre elle et Zoran qui devait être une écuyère. Par la suite la fée qui n’avait pas retrouvé ses enfants disait qu’elle prenait le premier tour de garde. Tout le groupe dormait mais on se relayer afin qu’il n’y est aucun danger parmi nous.

La recherche

Plusieurs jour était passé après notre départ et nous étions enfin arrivé. On nous avait séparés en deux groupes et j’étais bien heureuse d’être tombé avec Alizée, ma sœur, mon beau-frère que je connaissais. Et puis il y avait le roi que j’avais déjà vu bien sur et le petit avec nous. Je me demandais vraiment pourquoi il se trouvait avec nous alors qu’il pouvait y avoir un très grand danger parmi nous. Mais une chose était sur, c’est qu’il faisait assez froid à Esprit et que je n’avais pas pris un vêtement bien chaud. Mais trêve de plaisanterie. On se rendait vers un espèce de tunnel étant guidé par une personne qui connaissait très bien le lieux. Enfin du moins je l’espérais vraiment. En tout cas, je regardais les lieux comme je ne connaissais pas. Et cela me permettait de me familiariser un peu avec l’environnement. Je voyais Evrard faire un peu l’idiot et prendre limite la tête du groupe et Miyack se moquait un peu de lui. Je haussais les épaules comme je trouvais ça à la fois amusant mais aussi ridicule. Le guide avait peur et cela était vraiment très flagrant. Le pauvre. Dire qu’il n’était pas habitué à tout ceci. Après avoir écouter le discours de chacun. Je haussais les épaules en souriant.

- Je suis tout à fait d’accord avec tes dire Alizée.

Je regardais les autres qui était présent et je souriais de nouveau.

- En ce qui me concerne, je ne compte pas partir d’ici. Je compte bien rester au côté de ma sœur et de mon futur beau-frère, ainsi que d’Alizée qui est mon amie, du roi et de l’enfant. Nous sommes prêt à nous battre pour retrouvé les enfants et puis nous sommes deux chevaliers, deux personnes de la tour. Un roi et un enfant. Donc nous pouvons très bien faire l’affaire et puis nous sommes deux groupes à chercher. Alors ayons fois en nous et combattons ensemble le danger.

Je me mettais alors à rougir alors que ce n’était vraiment pas le moment. Mais alors pas du tout, du tout.

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Parandar
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MessageSujet: Re: [Quête] - Sauvetage à Esprit (Groupe 2) Lun 20 Mai 2013, 18:58


Un son dérangeant la sortie de sa léthargie. Pourquoi fallait-il qu’on la réveille une nouvelle fois. Deux fois en si peu de temps. C’était inhabituel. Les gens ne passaient jamais par là. Ils avaient peur d’elle. Il n’y avait qu’un certain groupe qui prenait se risque et qui en payer à chaque fois le prix. Le dernier prix en question avait d’ailleurs été succulent. Cependant elle n’aimait pas être dérangée surtout quand elle digérée. Doucement elle déroula la longue queue de serpent qui remplaçait ses jambes. Qui était-elle ? Qu’est-ce qu’elle était ? Cela n’avait pas d’importance. La seule chose à savoir été qu’elle vivait ici depuis des années. Elle venait d’un autre âge et cela faisait des années que ce palais était sa demeure. Etait-elle une jeune femme maudite ? Une créature sous marines qui avait cherché à vivre sur terre ? Une abomination créée par un sorcier ? Déesse déchue oublié depuis des années ? Nul ne le savait. Elle existait simplement. Et elle était incroyablement dangereuse pour quiconque s’aventurait dans sa demeure.

Sa queue de trois mètres de long lui permettait de se dressé bien plus haut que n’importe quels humains. Protégée par des écailles elle était en tout point semblable à celle d’un serpent et lui permettait de se déplacer avec rapidité sur le sol de pierre. Elle s’en servait également pour grimper aux nombreux pilonnes qui retenait encore le toit millénaire de ce palais de glace. Le haut de son corps était quand à lui tout à fait semblable à celui de toute femme, si on omettait les ongles semblables à des griffes et la dentition légèrement plus vorace. Une poitrine généreuse et de longue boucle blonde venait encadrer un visage dans lequel on pouvait admirer de magnifiques yeux d’un bleu profond. Des yeux aux propriétés dévastatrices pour quiconque les croisaient. Mais ça bien sûr, personne ne le savait avant d’y être confronté. La créature silencieuse s’avança dans la pénombre de son domaine brisé. Elle ne mit qu’un instant à remarquer les intrus qui discuter devant la salle dans laquelle elle logeait. Ils étaient armées et elle sentait la magie émanait d’eux. Elle n’aimait pas la magie. La magie devait être détruite. Dévoré. Comme leurs corps mortel. Ils voulaient combattre. Ils l’avaient dit. Il n’y avait donc pas de doute possible à ce sujet. Pas de négociation. Pas de cadeau.

Un homme muni d’une torche pénétra alors dans la pièce où la créature était toujours caché derrière un énorme pilonne. La lumière vacillante de la torche fut assez puissante pour que les autres puisses apprécier le spectacle d’une salle qui avait du correspond à une salle de bal d’une autre époque. Un énorme trône brisé se trouvait au fond de la pièce laissant présager du luxe qui avait pu exister autrefois ici. On pouvait voir de nombreuses sculptures finement taillé si on y prêtait attention. Mais bien sûr, personne ne remarquait jamais cela. Tout ce que les intrus voyaient c’était les individus qui se trouvaient dans cette pièce. Des individus portant des robes d’un autre temps qui semblait intact. Des silhouettes qui semblaient vouloir bouger et qui portait étaient figer dans un danse, un baiser, une poignée de main. Etrange spectacle qui se tramait ici. Comme si le temps c’était soudainement arrêter pour ces gens morts depuis longtemps. Un cris aigue sortie de la bouche de l’éclaireur alors qu’il laisser tomber sa torche devant ce mystérieux spectacle qui paraissait pourtant bien inoffensif pour le moment. Mais cela ne durerait pas bien sûr. Ils voulaient se battre, elle le savait. Elle devait donc les tuer tout simplement. Malheureusement pour eux, elle était la plus puissante.

La créature bougea pour se rapprocher un peu plus des intrus. Avaient-ils vu ce mouvement ? Possible. Ils avaient peut-être même aperçu un bout de son impressionnante queue mais cela ne les aiderait pas. Pas pour le moment du moins. En effet, huit nouvelles créatures venaient de se mettre en marche. De quoi s’agissait-il ? De pions qui avaient autrefois était vivant. Des pions munis d’armure et d’armes. Leurs mouvements semblaient plus lents que la norme et ont pouvait deviner que leur peau n’avait rien de chaude et de douce mais était plutôt froide comme la glace et dur comme la pierre. La était leurs forces comme leur faiblesse. Ils ne pourraient pas être blessés de manière conventionnelle. Il faudrait les détruire. Complètements. Les réduire en morceau. Et profiter de leur lenteur pour ne pas être touché. Une flèche traversa le corps de l’éclaireur qui tomba raide mort sur le sol. Deux archers étaient en place derrières les premiers gardes. Des archers tout aussi glacée que les autres. Ce première assaut marqua le début du combat et commander par un ordre unique les créatures pétrifié commencèrent leur marche vers les intrus. Avaient-ils une chance de gagner ce combat contre les pions ? Peut-être. Mais ils ne pourraient rien faire de plus. Leur seul espoir résidait dans le fait de faire demi-tour. Ou d’atteindre cette porte éclairée par une faible lueur rouge à l’opposer de la pièce. Une porte quasiment invisible difficilement repérable. Une porte par laquelle les précédents humains étaient passés mais ca seule la créature maudite le savait.

La créature mystérieuse posa alors son regard sur un des intrus. Un enfant. Un souvenir commença alors à revenir en elle et doucement une idée fit son chemin dans son esprit. Un enfant. Elle voulait l’enfant. A cette idée les gardes de pierre et de glace semblèrent chercher à se diriger vers ce dernier alors que l’abomination s’approchait un peu plus tout en restant dans l’ombre des piliers. Une voix sifflante s’éleva alors dans cet pièce ou les gardes avançaient d’une manière bien trop silencieuse.

« Laissez l’enfant et fuyez. Laissez l’enfant et passez si vous le voulez. »

C’était clair. Elle proposait un marché. L’enfant contre leur vie. L’enfant contre un droit de passage. C’était simple. Pourquoi voulait-elle de cet enfant ? Nul ne le savait. En tout cas, une chose était certaine. Au fond, elle ne désirait pas vraiment se battre. Elle ne voulait pas que la scène soit brisée. La créature masquée était pleine de surprise et de mystère et les intrus n’étaient surement pas assez curieux pour s’y intéresser. Tout comme ils n’étaient surement pas assez observateurs pour remarquer la place privilégiée qu’avaient les enfants dans cette scène figée depuis des années. Dans la pénombre de cette ancienne salle de bal, la bête s’approcha un peu plus tout en gardant cependant ses distances. Elle espérait qu’ils accepteraient et cela pouvait peut-être se sentir. Les cartes étaient à présent entre leurs mains. Les gardes de pierres avaient cessé d’avancer ils encerclaient simplement le groupe. Les intrus allaient-ils attaquaient ou accepteraient-ils sont marché ? Cela allait ce savoir dans un instant. Mais une chose était certaine. S’ils attaquaient les pions si particulier reprendrait leur attaque et la bête se mêlerait peut-être au groupe anéantissant toute chance de réussite.

Spoiler:
 
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#Evrard
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MessageSujet: Re: [Quête] - Sauvetage à Esprit (Groupe 2) Mer 26 Juin 2013, 13:40

Haut les cœurs ! Evrard n'attendit même pas la réponse des autres. Il ne comprit qu'ils le suivait qu'en entendant le bruit de leurs pas derrière lui. Le rouquin savait qu'il n'était pas très malin de se jeter ainsi dans la gueule du loup et d'y entraîner tous les autres avec lui, mais il était hors de question de faire demi-tour, quoiqu'ils entendent ou qu'ils trouvent. Ils étaient ici pour une quête d'importance majeure, allons ! Une fois la galerie descendue – car le chemin était en pente – Evrard pénétra dans un endroit presque merveilleux, tout droit sorti d'anciennes légendes ou d'anciens contes saugrenus... Il siffla entre ses dents et croisa ses bras sur sa poitrine, impressionné. Des colonnes magnifiquement sculptées se dressaient un peu partout dans la grande salle et plusieurs portes indiquaient que l'endroit était très grand. Cependant, le lieu manquait cruellement de lumière et même avec de simples torches, ce ne serait pas facile d'y voir clair... Evrard tendit sa paume vers le haut et fit jaillir une flamme tremblotante dans sa main pour éclairer le chemin devant lui. Il entendit ses compagnons le rejoindre et se tourna vers eux. Il ne doutait pas que ce serait plutôt au roi de décider ce qu'ils devaient faire mais sa Majesté semblait quelque peu troublée par la perte de ses enfants. Quoi de plus normal, après tout ? Le rouquin espérait qu'ils les retrouveraient vite... En attendant, il s'appliqua à scruter la pénombre de ses yeux verts. Il se sentait observer et cela lui faisait froid dans le dos. Il y avait quelqu'un d'autre dans cet endroit qui semblait désert. Quelqu'un ou quelque chose. Evrard ne put réprimer un frisson, mais il fit aisément passer cela pour le froid ambiant. Il n'aimait pas ça du tout... Finalement, voilà à quoi ça servait de se jeter dans la gueule du loup... Des bêtises, comme d'habitude !

Le rouquin se risqua tout de même à s'aventurer un peu plus dans les dédales et contourna quelques colonnes. S'il ne s'abusait pas, ils devaient se trouver dans une ancienne salle de bal. Il entendait presque les murmures du passé que résonnaient en écho entre ces murs de glace. Subsistaient encore d'anciens objets brisés, sûrement hors du temps... Cet ancien palais – car il s'agissait bien d'un ancien palais – devaient avoir... des dizaines de siècles ! C'était impressionnant, voilà qui aurait estomaqué beaucoup d'historiens ! D'ailleurs, pour atterrir dans cette pièce, ils avaient franchis une porte cassée, ma foi assez jolie... Alors que le rouquin continuait sa route à travers les débris d'un royaume sans doute disparu depuis des millénaires, un sifflement inquiétant se fit entendre, proférant une sorte de menace... Ou de marché. Fuir et abandonner des enfants ? Ca jamais ! Plutôt mourir ! Dans la devise des chevaliers d’Émeraude, le mot « courage » venait en premier. Evrard n'allait certainement pas déshonoré son royaume ! La flamme qui luisait dans la paume de sa main s'éteignit et il retourna vers ses autres compagnons. Personne ne semblait vouloir prendre de décisions, mais c'était clair qu'ils voulaient tous avancer. Qu'importe ce que serait cette créature... Tout ce qui est vivant peut être détruit. Si cette créature était vivante... Alors ils pourraient certainement la tuer, tôt ou tard, si la menace se faisait trop pressante... Était-ce cette chose invisible qui les observait depuis tout à l'heure ? Se déplaçant silencieusement parmi les dédales obscurs ? Les chevaliers serra les dents. Ils allaient devoir s'attendre à une certaine résistance, à tous points de vu...

Un bruissement se fit entendre. Quelques pierres roulèrent sur le sol. Evrard se tenait aux aguets. Il ne pensa pas à sonder les environs. Il n'avait jamais été très doué dans ce domaine, en fait... Il préférait garder son énergie magique au cas où des bestioles incongrues leur sauteraient au visage... ! Le temps semblait s'être figé ici, depuis des années, des années, et des années... Et le silence devint maître mot des lieux. Evrard n'entendait plus que son propre cœur battre la chamade au fond de sa poitrine. Il tira donc la lame de son épée de son fourreau, bruit tintant, déchirant la voile du silence. Des hommes les entouraient à présent. Ils s'étaient laissés encercler comme des rats... Merde ! Evrard se tint prêt à frapper. Il était hors de question de se rendre et d'abandonner des vies innocentes, enfants d'une sœur d'arme ! Le rouquin secoua la tête. Au péril de sa vie. Il regarda l'un des gardes à la peau – était-ce vraiment de la peau ? – d'une pâleur excessive droit dans les yeux avant de lever son épée, hostile, et de crier en un souffle résonnant dans la grande salle :

« Mes frères, mes sœurs, mes compagnons... Rien ne vous oblige de vous battre à mes côtés. Mais je suis déterminé à avancer. Nous sommes ici pour venir en aide à une sœur d'arme et à une amie, ainsi qu'au roi de ce royaume. Nous sommes ici pour sauver deux vies innocentes. Je me battrai. Et que certains me traite de fou, d'inconscient, d'imbécile s'ils le souhaitent. Au péril de ma vie... Courage, Honneur et Justice ! »

Sur ses paroles, Evrard s'élança sur le garde qui lui faisait face. Leurs lames se rencontrèrent aussitôt et ce fut le début de la bataille souterraine. Malgré la froide température, le corps du rouquin se réchauffa très vite et son corps fut bientôt trempé de sueur chaude et froide. Il remarqua rapidement que son adversaire bougeait avec une lenteur excessive. Un peu rouillé par le temps ? Ahah ! Mais le rire d'Evrard s'éteignit bien vite au fond de sa gorge. Il saisit la première occasion de toucher son adversaire à la poitrine, lui portant un coup mortel. Son épée s'enfonça dans le poitrail de sa cible. Il fallut beaucoup de force à Evrard, car le soldat ne semblait pas de la même constitution... Il semblait plus... Dur. La cible s’effaça durant une demie-seconde avant de ne redresser la tête et de reculer d'un pas afin de se libérer de la lame de l'épée. Estomaqué, le chevalier recula de plusieurs pas. Mon Dieu... ! Qu'étaient ces hommes... ? Il recula vivement dans la pénombre des lieux et fut bien obligé, cette fois, d'user de ses sens magique pour ne pas être prit au dépourvu. Et alors qu'il essayait de sonder l'un des gardes, il se rendit compte qu'il n'avait ni cœur, ni âme. Ils n'étaient pas vivants ! Et Evrard n'avait pas la moindre petite idée de comment les vaincre... Par message télépathique groupé, il envoya à ses compagnons :

*Attentions, ces soldats ne semblent pas vivants ! J'ai essayé d'en tuer un avec la lame de mon épée, mais cela semble impossible. D'ailleurs, ils sont durs comme la plus solide des glaces... Si quelqu'un a une idée, qu'il la lance...*
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Parandar
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MessageSujet: Re: [Quête] - Sauvetage à Esprit (Groupe 2) Mar 13 Aoû 2013, 05:12



Bonjour,

Le saut étant passé et la quête ayant du mal à avancer j’aimerai savoir si quelqu’un désir continuer cette quête ou non.

Sans réponse, la quête sera archivé le 21/08/2013.
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[Quête] - Sauvetage à Esprit (Groupe 2)

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