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You Can't Win This Fight [PV-Guerre]

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Kosuké
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MessageSujet: You Can't Win This Fight [PV-Guerre] Sam 30 Mar 2013, 23:05

Alors qu'il dégageait l'épée de son fourreau, le jeune Dieu sonda le territoire, à la recherche de cet énergie qu'il recherchait si avidement. Le choc de la déception fut brutal. Il n'était pas là. Trystan n'était pas au royaume des Elfes. C'était... nul. Pendant un instant, Kosuké pensa à se téléporter à Ombres, rejoindre Lyllianna, et s'attaquer à ce pédant d'Empereur à la noix, par la même occasion. Mais il ne pouvait pas faire ça. Il était un Chevalier d'Émeraude, il était sous les ordres de Lyra. Et par-dessus tout il... il devait protéger Alizée, de loin. Donc. Rester à Elfes et se trouver une proie, pour ne pas gaspiller son potentiel sur des insectes tellement cons qu'ils se trucidaient eux-mêmes en heurtant les arbres un peu trop forts. Oui, ça semblait être un bon plan. Vint la question, ensuite, de savoir s'il devait prendre quelqu'un de puissant, ou d'important. Ses sens magiques fouillaient le territoire. Et il regardait vers qui les Chevaliers, vers qui les insectes regardaient. Il devait trouver la personne qui avait lancé l'attaque. Et ce serait cette personne qu'il punirait de s'être avancé sur ces terres qui étaient sensées être pacifique. Dans le désordre que commençait à créer le combat, il était difficile, surtout dans le noir, de chercher les cuirasses rouges. Surtout LA cuirasse rouge qu'il voulait trouver. Peut-être se devait-il d'être patient. Mais en dégommant des insectes, à droite, à gauche, violemment, à l'aide de son épée, il n'avait plus qu'une seule envie, qu'une seule hâte. Se donner à la magie qui l'emplissait, qui voulait exploser tout autour de lui. Cette pression incontrôlable qui le poussait à frapper plus violemment, à se frustrer contre la moindre cuirasse violette dans un rayon de deux mètres autour de lui. Ce fut en plantant son épée à la base du cou d'un de ces monstres qu'il eut la bonne idée de cueillir le dernier cliquetis de la bestiole, et de pénétrer brutalement dans cette tête d'écervelé pour en sortir un simple souvenir. Le souvenir de leur chef. Celui qui l'avait autorisé à poser une de ses horribles pattes devant l'autre, pour écorcher un petit elfe vif. La vue du Tanieth étant définitivement déficiente, il n'avait pu le reconnaître parfaitement, mais il voyait quelqu'un aux cheveux clairs. Un homme, qui clamait des ordres. Puis soudain, plus rien. L'insecte était mort. Laissant tomber le cadavre peu ragoutant de la bestiole sur le sol, Kosuké essuya une goutte de sang foncé qui lui avait sali le visage, et il regarda autour de lui.

Il le reconnut, il l'aperçut. Son ennemi. Sa nouvelle proie. Celui qui regretterait de s'être aventuré ici. Le Dieu du Temps ne craignait rien. Il savait, par instinct, que l'autre dont il ignorait le nom, celui qui remplaçait Trystan, n'était pas à sa hauteur. Le tuerait-il rapidement? Non. Avant de le tuer, il lui montrerait qui il était. Il lui remettrait au nez sa faiblesse évidente. Son erreur, d'avoir foulé ces terres qui ne lui appartenait pas. Il briserait son orgueil en mille morceaux, pour peu que ce commandant fût orgueilleux. S'il ne l'était pas... ce serait dommage. S'il l'était, ce serait drôle. Amusant. Oh oui, ce combat, à Elfes, où personne ne voyait vraiment se qui se passait autour d'eux, ce combat-là, serait magnifique. Le jeune homme inspira profondément l'air déjà souillé par les odeurs de viscères éparpillés, par les effluves de sang, de sueur. Charmante odeur que celle de la guerre. Si unique. Traumatisante pour certain, exaltante pour d'autre. Elle évoquait un sentiment différent pour tous. Dans le cas du jeune Chevalier, c'était... semblable un peu à l'effet de l'alcool, mais en plus violent. C'était ici qu'il réalisait à quel point il était puissant. À quel point il était dangereux. À quoi point il pouvait faire souffrir ceux qui faisait du mal aux autres. Mais pour être satisfait, il devait s'attaquer à quelqu'un d'un peu plus intéressant à frapper qu'un simple insecte. Quelqu'un qui crierait plus. Qui se tordrait de douleur. Qui contrattaquerait surtout. Il s'en foutait d'avoir mal. C'était intéressant, de faire croire à l'autre qu'il avait des chances de gagner. Par plus il se croirait grand, puissant, plus il tomberait de haut, en réalisant son état méprisable d'être pitoyable. Peut-être que le jugement de Kosuké relatif à cet homme blond était un peu trop hâtif, peut-être qu'il ne méritait pas nécessairement le sort que lui réservait le Chevalier à l'armure verte, mais... il venait d'Irianeth. Il ne pouvait qu'être mauvais. Et il ne suivait pas les ordres. C'était lui, qui les donnait. Et même s'il tentait de se justifier en disant qu'il obéissait à ce poltron d'Empereur, qui n'avait même pas le courage de venir l'affronter en personne, alors il serait toujours fautif, par faiblesse. Être faible n'est pas une bonne raison pour donner la mort aux autres. Ce nouvel adversaire était donc irrémédiablement coupable.

C'est en évitant, ou en bloquant les coups des insectes que Kosuké arriva finalement près de cet homme aux cheveux blonds. À croire que le dieu avait un fétiche pour torturer ceux qui avaient la même couleur de tête que lui. Torturer? Ok, il ne faudrait pas aller trop loin. Disons... pour s'attaquer à eux. Pour avertir l'autre de sa présence, il lui balança son épée à la tronche. Dès que l'autre la bloqua, il bondit en arrière, s'immobilisant. Bon, il avait attiré son attention, c'était bien.

-C'est toi qui remplaces l'Empereur ici? Il ne te manque pas un peu de puissance? Si tu veux, je vais passer outre ce détail et te considérer comme un peu plus important que ta bande de moins que rien. Enchanté de faire ta connaissance, mon nom est Kosuké, et je suis généralement celui qui s'occupe des poltrons qui donnent les ordres de tout faire cramer – en l'occurrence, Trystan, d'habitude, mais il a peut-être eut trop peur cette fois-ci... – Donc, donc, donc, je serai ton bourreau pour la soirée... des objections?

Il crânait. Il crânait tellement. Il aimait tellement ça, se péter les bretelles de la sorte. Il parlait d'une voix mille fois trop assurée. Il était détestable. Et il adorait ça. La guerre, elle lui avait tellement manqué. S'il avait pu, il l'aurait embrassé. Il commençait peu à peu à oublier tous ses problèmes personnels, à se vider la tête de toutes les conneries sentimentales. Il savait qu'elles n'avaient pas leurs places sur un champ de bataille. Il les mettait dans une pièce à part, dans sa tête, et le récupérerait après le combat. Il s'autorisait à perdre son humanité, devant un ennemi. Il n'était plus un Chevalier d'Émeraude. Enfin, si, en apparence. Mais il devenait plus encore. Il redevenait un Dieu. Et il montrerait à cette vermine humaine à quel point il était supérieur à elle.

-Tu as une préférence sur ta façon de crever ou tu me laisses le loisir de décider?

Il le laisserait attaquer le premier. Lui... il avait toute la soirée. Il ne s'inquiétait pas du tout. Mais peut-être qu'il aurait dû prendre son adversaire un peu plus au sérieux. Il était insouciant, sous le joug d'une adrénaline qui lui faisait tourner la tête et perdre la netteté de ses idées.


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MessageSujet: Re: You Can't Win This Fight [PV-Guerre] Ven 26 Avr 2013, 17:56

Le chef des chevaliers tentait de se concentrer sur le champ de bataille tout entier, ignorant totalement ce qui se passait autour de lui. Tant qu’il n’aurait pas repéré d’adversaire trop puissant à occuper, il s’évertuait à donner des ordres aux commandants, laissant libre cours au sorcier qui voulait rester dans l’ombre de frapper où bon lui semblait. Quant au gros de l’armée d’élite, il se contentait de donner l’ordre d’avancer sans jamais reculer, sans jamais fléchir et avec l’ordre de tuer et de détruire tout ce qui empêchait de les faire avancer droit. Certes, on ne pouvait pas vraiment appeler cela une stratégie au vu de la simplicité de celle-ci. Mais l’efficacité payait bien plus que des grandes stratégies alambiquées. Il n’y avait qu’un seul plan, que même les insectes pouvaient suivre sans se tromper. Avancer tout droit, assigner un sorcier à la destruction des magiciens adverses, occuper les personnes trop puissantes pour ce dernier magicien et pour l’armée pour les détourner du bataillon d’élite et enfin : cramer la forêt. Dans un endroit comme celui-ci. Brûler les arbres ôtait tout soutien des elfes archers dans les arbres et provoquaient un effet de panique chez les humains. Et l’armée d’Irianeth n’en avait presque pas. Et les soldats d’élite ne craignaient le feu que lorsqu’ils étaient déjà morts. Si tout se passait comme prévu. L’issue de la guerre était déjà pliée. En revanche, si un des facteurs de la stratégie flanchait, leur victoire deviendrait incertaine. Et il n’aimait pas l’incertitude, il détestait ça.

Et le petit problème, c’était que des imprévus, il y en avait déjà. Même s’il était probable que des soldats éminents seraient ici à défendre cette terre. Il n’aurait pas imaginé que la cheffe des chevaliers d’Emeraude serait ici. Et Dave le savait. Ce n’était que la première des mauvaises surprises qu’il allait découvrir. Se défaisant de sa vision du champ de bataille, il se mit à observer la physionomie du combat. Le feu commençait à prendre. Les faibles insectes de la première ligne tombaient comme des mouches. Les soldats d’élite impériaux étaient justes derrière, marchant sans jamais s’arrêter. Le plan se mettait en marche. Il fallait juste endiguer la vague verte. Alors qu’il pensait aller tenir tête à la cheffe des chevaliers adverses qui était certainement le commandant. Il eut la surprise d’avoir une autre visite qui sans introduction tenta de lui asséner un coup qu’il para par un joli réflexe. Il détailla alors la personne en face de lui. Un blond aussi… Il détestait les autres blonds, ils étaient toujours si narcissiques… (Bien sûr, Dave ne se considérait pas comme narcissique, il était bien trop parfait pour l’être). Bref, après l’avoir paré, il fit un léger bond en arrière, restant immobile, à l’affut du moindre coup, ne sous-estimant pas son adversaire. Eh oui, il avait fait l’amère découverte, ici-même, dans ce royaume que les personne d’Enkidiev n’étaient pas si mauvais que ça. Et il n’était pas mécontent de l’avoir tué la dernière fois, même si ça avait été d’une manière bien peu reluisante. Il aurait pu être une gêne considérable à son plan.

Enfin, il avait pensé à ça avant que l’autre blond ne se mette à parler. Il soupira de manière théâtrale. Pourquoi devait-il toujours se taper les adversaires les plus durs ? Non, parce qu’affronter un mage qui maîtrisait la nature en plein milieu d’une forêt était une chose. Mais affronter quelqu’un qui avait mis Trystan dans le coma pendant plusieurs mois… Il n’imaginait pas comment il allait ressortir de ce combat. Peut-être même qu’il allait mourir. C’était une possibilité. Et il ne fallait pas la négliger. Mais bon, il allait tenter de jouer son rôle. De toute manière, il n’avait pas vraiment le choix. Et puis l’abandon n’était pas vraiment une possibilité. Il allait donc simplement jouer la montre avant de mourir. Et pourquoi pas prier qu’il en ait marre de se battre contre lui. Oui, Dave partait défaitiste. Mais pourtant, il sentait qu’il allait pouvoir s’amuser. Après tout, il voulait commencer par parler. Ce serait ce qu’ils feraient. De toute manière. Comme ce Kosuké avait atomisé Trystan, il préférait parler encore un peu. C’était préférable à prendre des tatanes immédiatement… Et puis, en guise de sa bonne volonté, il lui demandait même la manière dont il voulait crever ? Comme c’était aimable… Ce type était un vrai salopard… Et dire que certains pensaient qu’Irianeth était les méchants…


- Salut Kosuké, moi c’est Dave, je suis ravi de te rencontrer également et n’ait aucune objection au fait que tu sois mon adversaire !

Ah, ironie quand tu nous tiens. Eh oui, vous n’avez pas la berlue, Dave parlait à son adversaire comme celui-ci l’avait fait avec lui. Bien sûr, il manquait au chef des chevaliers un peu de puissance. A peine la distance entre la planète et le Soleil pour donner une comparaison. Mais cela ne l’empêchait pas de craner aussi un peu. Après tout, la frime était comme une seconde nature pour lui ! Et même si son adversaire devait pertinemment déjà savoir qu’il allait mettre une volée phénoménale à Dave qui l’enverrait certainement directement au-delà des territoires inconnus, il voulait s’amuser un peu avant. Et puis ça rentrait dans les critères pour jouer la montre. Appliquer une stratégie en s’amusant avant de mourir, n’était-ce pas fantastique ?

- Je te remercie de me le demander. Alors voyons, tu vois, j’ai un petit côté masochiste, alors, j’aimerais bien une mort bien lente et douloureuse. Pas une mort directe ou un coma basique, c’est trop fade, pas assez plaisant. J’espère que t’es en mesure de me procurer ça. Sinon, je serai vraiment très déçu.

Et malgré ça, il ne semblait pas pressé d’attaquer. Etait-il idiot ? Savait-il à quel point Dave aurait été enchanté de parler ainsi avec lui jusqu’à la fin de la bataille… Il avait toute la vie pour parler. Il n’allait quand même pas précipiter sa mort, ce serait stupide… Surtout sans avoir un peu joué avec lui avant. Enfin, vous l’aurez certainement compris. Ce ne serait pas Dave qui lancerait les hostilités. Pour sa part, il se contenterait d’attendre et de défendre lorsque le moment serait venu.

- Mais je suis désolé d’avance si je n’offre pas un challenge suffisant… Je n’ai pas la force de notre empereur… D’ailleurs, tu sais qu’il ne s’est toujours pas remis de sa raclée ? Il est devenu encore plus idiot qu’avant… Ce qui n’est pas un mince exploit en passant. Je crois qu’il avait un peu peur de t’affronter à nouveau. Il est devenu susceptible maintenant quand on lui parle de coma… Du coup, il est parti dans le royaume glacial, en haut. Il pensait certainement que tu n’y serais pas… Tu es frileux Kosuké ?

Non, non, vous me rêvez pas, Dave était parfaitement en train de parler de choses qui n’avaient pas grand-chose à voir avec la guerre. Et il n’avait aucun problème pour en parler en plein milieu du concert de métal qui s’entrechoquent et des cris des mourants. Il appliquait juste la stratégie, il gagnait du temps. Et comment gagner du temps contre quelqu’un qui atomise une personne qui peut vous réduire en miettes en claquant des doigts ? En parlant, en fuyant ou en implorant sa pitié. Il avait opté pour la première solution.
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Kosuké
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MessageSujet: Re: You Can't Win This Fight [PV-Guerre] Jeu 23 Mai 2013, 18:09

Dave. Il était ravi de le rencontrer et était tout à fait d'accord pour le confronter. Génial! Il prenait un ton semblable à celui du jeune Dieu, et cela ne faisait que l'amuser davantage. C'était plutôt bien, au moins, il avait du cran. Se battre contre quelqu'un ayant déjà abandonné d'avance était mortellement ennuyant. Lui, au contraire, semblait peut-être conscient de sa faiblesse, mais ne la montrait pas. Bien bien! Le Chevalier se demanda silencieusement s'il aurait le droit à un combat aussi pertinent que celui qui l'avait opposé à l'Empereur. Probablement pas. Mais ce « Dave » semblait être un bon râleur, donc à défaut d'être exaltante, la bataille serait peut-être comique. En plus... il avait le sens de l'humour! Non vraiment, aller jusqu'à remercier le blondin de lui offrir un choix... Un éclat rieur apparu dans les yeux dorés du Dieu, qui ne pouvait que rigoler des dires de son supposé adversaire. Celui qui gérait la bataille à Elfes. Vraiment, avec un dirigeant pareil, Irianeth n'irait pas loin. C'était bien d'avoir quelqu'un de puissant, au pouvoir. Non pas un bouffon. Certes, il n'était pas LE dirigeant du continent noir, mais comme il commandait cette troupe-ci, il devait avoir un niveau assez élevé. Peut-être était-il... charismatique? Kosuké s'amusait à essayer de découvrir ce qu'on pouvait bien trouver à cet homme faible. BON, d'accord, il n'était peut-être pas si faible, en comparaison au reste de la population de leur énorme moisissure flottante à laquelle ils avaient donné un nom, tout aussi répugnant. Il faut avouer qu'ils étaient tous incompétents. Probablement que lui était un peu moins mauvais. Tout en restant pathétique, bien entendu. Oh, il demandait une mort lente et douloureuse. Le rictus amusé, et toujours un peu arrogant du jeune dieu ne le quittait pas, alors que son futur adversaire terminait sa phrase. D'accord, d'accord, il avait beau trouver pittoresque que l'armée d'Irianeth soit contrôlée par un bouffon, il commençait vraiment à le trouver drôle, ce-dit blagueur. À moins qu'il ne fut sérieux. D'Irianeth, on pouvait s'attendre à tout! Des crétins, aux sadomasochistes, aux nécrophiles, en passant par les arriérés mentaux se noyant dans leur orgueil (l'espèce de mollusque/limace leur servant d'Empereur, bien entendu) pour finir avec les maniaques. Était-il réellement sérieux? Voulait-il vraiment souffrir? Probablement pas. Il avait PRESQUE l'air saint d'esprit. Presque. Kosuké comprenait l'ironie, mais face à aux créatures ne vivant pas sur Irianeth, il ne pouvait être certain de rien. S'il avait étudié avec attention le comportement des êtres d'Enkidiev toute sa courte vie, il devait s'avouer avec honte que ceux d'Irianeth étaient plus mystérieux. Il devrait y faire un tour, au moment opportun. Prendre des « vacances » et se faufiler parmi la racaille. Il semblait y avoir beaucoup de chevelure blonde sur le continent, ce ne serait probablement pas si compliqué.

Alors! Il voulait avoir mal! Youpi! Tant mieux! Kosuké était justement là pour ça! Bien sûr, il n'était pas sérieux, mais l'homme à la queue de chat n'avait pas d'autres choix que de prendre au pied de la lettre les paroles de son ennemi. C'était tellement plus drôle que de froncer les sourcils et de demander d'un air niais « Tu rigoles? ». Alors, il le torturerait à souhait. Déjà son cerveau enchaînait horreur par-dessus horreur. Hmm, ce n'était pas tellement aisé de déterminer par laquelle il devait commencer. Il avait le choix entre quelque chose de bien saignant, ou de bien cuit... Ou il pouvait tout aussi bien se servir de l'être comme d'un pantin. Lui faire subir les mêmes « épreuves » qu'au ver de terre qu'il avait affrontée quelques années plus tôt. Hmmm, serait-il assez fort pour résister, et pour ne pas se mettre à geindre comme un enfant sur le sol, perdant toute dignité, toute virilité, tout honneur... Oh, bonne idée! Il pouvait lui offrir de l'épargner! En échange qu'il se mette à genoux et qu'il implore sa grâce. Oui, oui, oui, le Chevalier d'Émeraude avait l'image enchanteresse en tête. Il pouvait lui demander de baiser ses bottes également! Il voyait le corps abîmé de ce « chef » se pencher devant lui, tomber maladroitement sur ses genoux (et l'un deux serait bien entendu disloqué agréablement, pour rendre le travail plus ardu, et tellement plus agréable à regarder, tandis qu'il s'inclinerait, en bégayant. Il aurait alors perdu toute envie de plaisanter et pleurerait à chaudes larmes. Le Dieu du Temps lui offrirait alors deux choix. Ou trois, il ne savait pas trop encore. Soit il l'achevait, soit il le marquait à vie et le laissait s'en aller, en s'arrangeant pour qu'il rampe sans pouvoir marcher, soit... soit il le guérissait, mais il devenait un prisonnier d'Émeraude et révélait tous les plans du continent adverse à la Reine. Et s'il ne parlait pas, il se ferait torturer! Et Kosuké se promit intérieurement de s'occuper de cette tâche. Ce bout de viande exotique était à lui. Il l'entaillerait comme bon lui semble, à son gré. Quelles pensées agréables! Il en était déjà tout excité.

Quand même, il était amusant, ce Dave. Aucun respect pour son supérieur pathétique. Kosuké le trouva presque sympathique pendant quelques instants. Oui bon, ils n'allaient pas devenir amis simplement parce qu'ils étaient d'accord sur le fait que Trystan soit un parfait crétin faible, incompétent, médiocre et déplorable. Maaaais le Dieu le trouvait amusant. En plus, peut-être ne le savait-il pas (ou peut-être en était-il parfaitement au courant et que ça faisait justement partie de sa stratégie), mais il flattait grandement l'orgueil immense du Chevalier. L'autre minus avait peur de lui? Et s'était réfugié à Ombres? HAHA. Il avait presque envie de s'y téléporter à l'instant, pour lui coller une raclée, ou simplement pour voir l'éclat de peur dans ses yeux arrogants quand il se pointerait, l'air rieur, devant lui. Le pire, c'est qu'il pensait vraiment l'avoir tué. À défaut d'avoir des combattants doués, ils avaient sans doute guérisseurs un tant soit peu expérimentés, sur leur crasse ambulante flottante. Kosuké pourrait partir finir son travail, après avoir achevé le bouffon. Ou après qu'il ait fait un choix. Et ce serait le tour à Trystan. Qui mourrait bien assez tôt. Il n'avait plus vraiment envie de jouer avec lui. Il aurait dû mourir la dernière fois. C'était à cause de lui qu'il avait oublié Lyllianna et Alizée. Il ne méritait que la mort. Bah, peut-être qu'il ne pourrait pas se retenir de lui arracher quelques cris de douleur juste avant, mais il devait finir mort. L'autre, celui qu'il avait devant lui, avait plus de choix un peu. C'était « méchant » d'exterminer tout simplement les faibles. C'était de son « devoir » de lui « laisser une chance ». Après l'avoir détruit, bien entendu.

-Non, pas vraiment en fait. Je pensais que lui le serait par contre... Je suis presque désolé que ça tombe sur toi. Bien entendu, il me fallait une proie pour ce combat-ci, mais ne t'inquiète pas, je ne te décevrai pas. Lente et douloureuse donc? C'est le choix le plus amusant! Par contre, si toi, tu trouves ça désagréable, n'hésite pas à me le dire, je ne voudrais surtout pas avoir du plaisir à tes dépens... déjà que tu as la gentillesse de me permettre de te prendre comme adversaire...

Grand sourire. Il aurait pu sourire ainsi à un enfant innocent, ou à n'importe lequel de ses amis. C'était ce qui était un peu effrayant en fait. Sans plus attendre, il tendit sa main et s'amusa à faire bouger l'eau contenue dans le corps de David, simplement pour tordre un peu ses poignets, et ses veines un peu partout. Rien de vraiment... En fait, non, c'était douloureux. Mais juste... douloureux. Il n'avait encore rien cassé! Ah non, il « tira » un peu trop sur une multitude de vaisseaux sanguins dans l'épaule gauche et les ceux-ci s'étirèrent au point de céder. Hmmm, ce ne devait pas tant être agréable.

-Oooh désolé! Ce n'était pas prévu! Je suis un peu maladroit... Je préfère y aller un peu plus en douceur au début habituellement, pour ne pas trop faire peur... Il faut croire que j'ai peut-être un peu trop hâte... Tu sais, avec ce couillon que nous déprécions tous les deux, je l'avais obligé à tuer l'un de ses soldats... tu veux que je fasse la même chose avec toi? C'est plutôt amusant, et ce n'est pas une occasion qui va se présenter deux fois! Est-ce qu'il y a quelqu'un que tu n'aimes pas et dont tu voudrais te débarrasser? Et après tu mets le blâme sur moi, et tout va bien passer! Et ce n'est pas ce crétin impérial qui va pouvoir te défier ou quoi que ce soit...

Kosuké jeta un regard aux alentours.

-À moins que je te fasse tuer quelqu'un que tu apprécies? Que tu aimes? Ah non, vous ne devez pas connaître ça, l'amour, sur Irianeth... Quoique... Je n'ai jamais étudié vos mœurs et coutumes... Elles doivent être bien différentes de celle d'Enkidiev. Avez-vous un cœur fait comme les humains normaux? Un cœur qui est capable de battre pour quelqu'un d'autre? Est-ce que vous vous reproduisez comme des bêtes? Est-ce que l'Empereur est le seul qui est autorisé à fourrer vos... femelles?

Ton curieux, malgré les absurdités et les choses horribles qu'il disait.

-Aaaah je m'excuse encore! Je dois t'embêter avec tes questions, toi et ton côté masochiste...

Bougeant sa main, il se concentra pour mettre les bras de l'homme en croix, utilisant toujours l'eau présente dans ses membres pour contrôler ceux-ci. Les étirants, dans un petit et simple principe d'écartèlement, il attendit de voir une grimace de douleur sur le visage de Dave pour garder la tension pareil.

-Est-ce que ce serait drôle de t'arracher un bras? Le droit ou le gauche? Ou les deux? Ou tu mourrais peut-être un peu trop vite au bout de ton sang...

Grand sourire enfantin, puis il relâcha entièrement son emprise et redonna le contrôle de son corps à l'homme blond. Qu'est-ce qu'il adorait savoir que des êtres étaient sous son emprise! À lui, et à lui seul! Il n'y avait rien de plus plaisant. Rien.

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MessageSujet: Re: You Can't Win This Fight [PV-Guerre] Mer 19 Juin 2013, 15:55

Ah, qu’il était idiot… Et oui, il n’y avait pas beaucoup d’autres mots pour exprimer ce qu’il était. Enfin, pour être plus précis, il y en avait, mais ils étaient un peu plus insultants ! Et puis traiter Dave de Trystan aurait été quelque chose de bien trop vulgaire, même pour une guerre. Et puis, surtout, ce n’était pas vraiment le sujet ! Bref, revenons-en plutôt à la raison qui faisait de Dave un idiot. Tout simplement car il était en train de provoquer délibérément un Dieu. Dans un sens, c’était brave. Il défiait plus fort que lui afin de gagner du temps pour que l’Empire gagne ces terres, c’était noble comme objectif… Mais il y avait certainement de meilleurs moyens que la provocation gratuite  et la supplication de torture pour gagner du temps lors d’une bataille… Parce que Dave en était conscient. Il allait souffrir. Certainement au-delà de tout ce qu’il n’avait jamais vécu. Pourtant, ça ne le rebutait pas, ça ne lui faisait pas peur. Il s’y connaissait en torture… Bon, ce n’était pas qu’il avait passé toute son enfance à subir des sévices ou encore que Trystan s’était amusé à lui scier chaque os de sa jambe par le passé mais presque ! Alors, ce n’était pas ce blondinet qui allait lui faire peur. Au contraire, il découvrirait de nouvelles expériences en tant que torturé, ce qui n’était pas une mauvaise chose !
 
Eh bien, il semblait réellement confiant en ce qui concernait sa puissance… Ce petit con arrogant n’était pas un Dieu pour rien. Et pourtant, il le trouvait drôle, enfin quelqu’un avec qui il pouvait s’amuser à critiquer Trystan en tout impunité, dire le plus grand mal de lui avec son pire ennemi, n’était-ce pas un moment privilégié. Un peu plus et il l’aurait invité sur le continent noir autour d’un bon thé en parlant un peu de l’avenir que l’on pourrait réserver à l’empereur ! D’ailleurs, pourquoi le dieu ne faisait pas apparaitre une petite table, deux chaises, une théière, des tasses hideuses en porcelaine ancienne et des petits biscuits ? Ils pourraient parler bien plus en paix ! Et puis, ils se seraient un peu éloignés du combat parce que les autres rustres ici présents étaient vraiment bruyants, et ils ne s’entendaient presque pas parler ! Ah, et des petits napperons ! Il ne fallait pas oublier les petits napperons à mettre sous les tasses aussi, c’était de la plus haute importance ! Peut-être un peu de sucre aussi, ce n’était jamais en trop !
 
Arrêtant les pensées quelques peu inutile qui parasitaient son cerveau, il se reconcentra sur ce que disait l’autre type en face de lui. Oh, il était presque désolé qu’il soit la proie… Eh bien qu’il se rassure, lui aussi était vraiment désolé d’être la proie du Dieu, il aurait nettement préféré qu’il retourne rendre visite à son empereur adoré, au moins, cela aurait fait quelques vacances ici et il n’aurait pas à affronter ce monstre en face de lui. Enfin, il n’avait plus le choix alors bon, il allait faire avec ce qu’il avait ! Ne pas hésiter à lui dire s’il trouvait sa mort lente et douloureuse désagréable ? Oh, il se serait presque mis à genoux pour le remercier. Soit le mec en face n’était juste pas sain d’esprit, soit il plaisantait soit il allait à vraiment trouver injustifié que tout le monde pense que les monstres étaient juste à Irianeth. Et le problème était là, il sentait que c’était la dernière option qui était la bonne. Dave avait toujours raison, et ce n’était pas le Dieu qui allait le contester puisqu’il commença immédiatement à le torturer. Il avait l’impression que ses membres ne lui obéissaient plus. Et ça faisait mal, très mal, il avait l’impression que son sang se mettait à bouger de partout dans son corps ce qui était parfaitement désagréable… Esquissant une grimace de douleur, il garda cependant une sorte de sourire provocateur, quand je vous disais que Dave était masochiste… D’un coup, il eut l’impression que l’on plantait des centaines d’épées dans son épaule. Putain de Trystan (Ce nom remplace ici un mot qui n’est pas très poli désignant un besoin naturel de toutes les espèces animales), pourquoi est-ce que tout le monde dans ce monde semblait avoir plaisir à torturer sans même bouger ? En fait, il ne semblait vraiment pas mieux que l’autre mollusque qui lui servait d’empereur… C’était le même niveau de conneries avec encore des pouvoirs en plus…
 
Et puis, il continuait à débiter ses conneries. Décidément, il aimait bien parler dans le vent aussi. Encore un point commun entre eux. Car il ne fallait pas se voiler la face, il n’avait fait que déblatérer des conneries depuis le début et allait continuer. Est-ce que Dave cherchait un point faible pendant qu’il parlait et qu’il se faisait joyeusement torturer ? Non, nullement. Il se serait recru en enfance en train de narguer toutes les personnes qu’il ne fallait pas. Et il était simplement en train de faire la même chose. Tuer ses soldats ? Non, il n’y tenait pas particulièrement. Non pas que ça le gênait, il n’en avait rien à foutre de la plus grande partie des gens d’Irianeth. Par contre, il ne put retenir un grand rire non feint lorsqu’il commença à parler de l’Empire… Il était bien plus Trystan qu’il ne le pensait ! (Là encore, ce mot apparait lorsque que le mot « con » est un euphémisme). Il espérait juste qu’il n’était pas sérieux, comment une seule personne pouvait croire une seule seconde ce tissu de conneries. Encore, un paysan vivant dans la crainte d’une invasion, il pouvait le comprendre. Une divinité qui pourrait croire ça ? Non, y avait des limites quand même… Il ne ressemblait pas assez à un humain apparemment… Enfin bon, il commençait à trouver que ça faisait vraiment mal là…
 
Lui arracher un bras maintenant ? Non, merci, s’ils venaient à en boire le thé, il aurait été difficile de tenir la tasse pendant qu’il se servait. Alors, non, il on pouvait éviter d’en arriver à ces extrémités, ce serait plutôt apprécié ! Et puis, il ne pourrait pas emmerder Trystan avec un bras en moins, ce qui était plutôt gênant. Et puis s’il mourrait, il ne savait pas dans combien de temps il pourrait revenir. Ce qui était problématique étant donné qu’il était père… Eh bien, eh bien… Il n’avait pas le droit de mourir en fait. Mais ça ne l’empêchait pas de souffrir pour gagner du temps non ? Tant qu’il ne mourrait pas, le reste était correct non ? D’un coup, la douleur s’arrêta, il était conscient que ce n’était pas vraiment bon signe mais il ne put réprimer ce soulagement qui s’installa en lui. Il n’aimait pas particulièrement souffrir contrairement aux apparences et ce qu’il disait. Poussant un soupir de consternation, il reprit alors la parole

 
 « Alors c’est ça ta vision de la souffrance ? Sérieusement, même dans mon enfance, j’ai déjà eu  plus mal avec un bout de chaise. J’attendais un peu mieux de toi. Peut-être un peu trop d’ailleurs. Peut-être que tu n’es pas capable de faire mieux. Ce n’est pas très grave après tout. »
 
Oui, vous ne rêvez pas, un peu au-dessus, il est effectivement écrit que Dave n’aimait pas particulièrement souffrir. Pourtant, il était effectivement en train d’en redemander en grand nombre. De la souffrance encore plus douloureuse pour monsieur ! Y avait pas à dire, il était vraiment masochiste. Peut-être même plus que Val à cet instant… Pourquoi ça ? Gagner du temps ne pouvait pas être la seule raison… Peut-être qu’il y avait quelque chose d’autre. Le fait que souffrir montre qu’il soit encore vivant ? Peu probable. Non, vraiment, il n’en avait aucune idée. C’était juste simplement de la provoc. La voix du chef des chevaliers retentit alors dans les airs avec ce même air provocateur.
 
« Mais y a aussi un autre point où tu me déçois. Je ne pensais vraiment pas que tu croirais l’idée selon laquelle on est tous des monstres sanguinaires incapables du moindre sentiment. A croire qu’avoir des pouvoirs peut dispenser d’avoir un cerveau… Eh oui, même les gens d’Irianeth peuvent avoir des sentiments. J’ai même une fille ! Tu te rends compte ? Moi, un simple chevalier d’Irianeth… J’espère que ça ne te choque pas trop hein… »
 
Eh oui, pour quelqu’un qui n’aime pas souffrir, pourquoi ne pas pousser la provocation encore plus loin, pourquoi ne pas en plus le prendre pour un idiot ce qui devrait avoir sa mort pour effet immédiat. Alors qu’il venait justement de se dire qu’il ne fallait pas qu’il meure… Dave était assez paradoxal. Ou con. Ou les deux.
 
« Sinon, pour mes bras, je t’avouerai que j’aimerais bien les garder. Emmerder l’empereur est déjà assez dur avec mes deux bras sans en plus que je sois handicapé… Tu ne crois pas ? »
 
Mais oui, Dave, tout à fait ! TOUT A FAIT ! D’abord, pourquoi ne pas commencer par provoquer de manière méchante le Dieu en face de lui pour finir en lui demandant de ne pas lui arracher de bras ? Grande logique… Oh, il ne fallait pas donner trop cher de la peau de notre cher Dave…
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Kosuké
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MessageSujet: Re: You Can't Win This Fight [PV-Guerre] Lun 08 Juil 2013, 14:44

Il le provoquait. Ainsi donc, il attendait mieux de lui. Bien évidemment! Il n'avait même pas officiellement commencé? Néanmoins, ce petit commentaire eut pour effet d'énerver un peu le demi-pardusse, qui eut pour réflexe de froncer les sourcils. Son adversaire s'était fait plus mal avec une chaise? Il ne perdait rien pour attendre. Celui-ci continuait d'ailleurs à dire que le jeune dieu le décevait. Oh! Pour ça, par contre, il plaidait non coupable. Comment deviner que des êtres agissants comme des montres n'en étaient pas? Et il le provoquait encore. Quel être stupide. Ou terriblement masochiste. L'envie de le démembrer devenait de plus en plus forte. Celle de voir son corps se trémousser sous la souffrance l'était également. Mais il avait une fille. Une fille? Vraiment? Donc ils avaient le droit de se reproduire? Oh, sans doute pour reconstruire les rangs. Y avait-il beaucoup de consanguinité sur Irianeth? Parce que celui-ci ne devait sans doute pas être issu de parents de famille différente, vu sa tête et ses agissements. Alors, une fille? Peut-être bluffait-il. Qu'est-ce qu'il lui donnait, au déjeuner, des insectes carbonisés? Comment un homme capable de diriger une armée contre un royaume de créatures PACIFIQUES d'Enkidiev, soit, les elfes, serait-il APTE à élever une enfant ordinaire, mignonne peut-être, et innocente? C'était un crime. Il détruirait l'enfant bien assez vite. Quel âge avait-elle? Était-il toujours le temps de la sauver? Kosuké ne voulait pas croire que les êtres d'Irianeth naissaient corrompus. Il connaissait les dommages qu'un homme pouvait faire sur son enfant, ou ce que les proches pouvaient créer comme mentalité. Naitre sur Irianeth était donc un suicide mental immédiat. Un lent et douloureux lavage de cerveau. Mais efficace.

Il voulait garder ses bras. Vraiment? Pour emmerder l'Empereur. Ou pour tenir sa fille? Étrangement, le jeune dieu ressentit un pincement au cœur. Pour tenir sa fille. Il avait eu la mauvaise idée d'imaginer l'énergumène blond avec un sourire en train de serrer contre lui une petite fille blonde aussi. Une enfant. Comme l'était Edmund. Non, il devait rester concentré! Il n'avait qu'à regarder autour de lui. Qu'à ouvrir ses sens. Premièrement, l'ouïe. Il entendait les cris. Les cliquetis des insectes. Au loin, des gémissements d'une âme qui s'apprêtait à cheminer vers les Plaines de Lumière. Deuxièment, l'odorat. L'odeur du sang. Des carcasses carbonisées, de la chair humaine, ou elfique, grésillant. Troisièmement, et finalement pour éviter le toucher et le goût, voilà la vue. Des flammes s'élevant de la forêt. Des visages torturés, haineux. Et cet homme qui prétendait qu'il avait des sentiments, qu'il n'était pas un monstre. Le jeune dieu se sentit immédiatement plus neutre. Dédaigneux, face à toute cette misère. Face à cette brutalité humaine cupide et cruelle. Il n'avait plus envie de jouer. Plus pour l'instant. Ses pensées devaient sortir. Il se sentait plus que jamais extérieur à toutes ces conneries humaines qu'il avait appris à comprendre. À comprendre? Encore était-ce un mot plutôt fort. Il comprenait comment fonctionnait le cerveau humain. Il en était presque devenu un.  Il était tombé amoureux d'une humaine. Il lui avait fait un enfant. Non, trois. Mais seulement un dont il se souvienne. Sauf qu'il était loin de respecter tous les idéaux qui animaient ces bipèdes. Comme il n'éprouvait que du dégoût pour celui qui tentait d'allonger son espérance de vie. Du dégoût certes, mais il ne pouvait nier qu'il réussissait bien son coup. Kosuké était devenu un « humain » bavard. Un de ceux qui n'arrivent pas à tenir leur langue. Et Dave provoquait trop de pensées pour qu'il les gardent pour lui-même. Et en même temps, il créait la colère.

Sans réfléchir, le Dieu du Temps utilisa son pouvoir. Il arrêta le temps. Sauf David et lui-même. David pouvait bouger. Son temps continuait. Il pouvait marcher. Il n'y avait plus aucun bruit. Un silence absolu.

-Avoir des sentiments? Tu prétends avoir des sentiments? Alors quelle partie de ta misérable cervelle n'a pas encore compris le principe de « compassion »? Qu'est-ce qui t'empêche de comprendre, oh toi, humain, grand et preux chevalier d'Irianeth, que tu détruis des familles, que tu empêches des fillettes, comme la tienne, de sourire à leur père le soir parce qu’un de tes affreux insectes lui a tranché la jugulaire un peu avant l'aube? Tu ne peux rien entendre autre que moi pour l'instant, alors réfléchit. Et regarde autour de toi. La forêt continuera à brûler, dès que je remettrai le temps en marche.  Toi qui prétends ne pas être un monstre, est-ce à cause que tu es trop borné et que tu préfères t'aveugler, que tu agis ainsi? Ou ressens-tu de la joie, un désir intense d'éclater de rire en voyant ledit père d'une fillette se faire décapiter? Tu n'es pas un monstre? Si c'était vrai, tu ne serais pas à la tête de cette armée, à vouloir prendre ce royaume si inoffensif pour des broutilles. Envahir Enkidiev, c'est ça votre but? Vous n'avez pas ASSEZ de royaumes comme ça? Il vous fallait BRÛLER la forêt et son peuple?

Tout parlant, il avançait vers David, pour être très proche de lui. Sa voix était empreinte d'une colère sourde. Puis il leva la tête vers le ciel orangé par les flammes, et soupira, avant de tourner le dos au chevalier. Il s'arrêta et se retourna pour lui faire face à nouveau. Étrangement, un nouveau petit sourire moqueur étirait à nouveau son visage.

-Mais toi... ce n'est pas toi qui décides ça, n'est-ce pas? Tu n'es que le faible pion de cet Empereur que tu détestes tant. Tu l'exècres, et pourtant tu continues à lui obéir. Et tu prétends aller contre tes valeurs en procréant cette tuerie. J'ai de la misère à te cerner, Dave. À t'entendre, tu sembles être la victime dans cette histoire. Une victime faible et manipulée. Aurais-tu souhaité rester avec ta famille ce soir? Ou te sentais-tu fidèle à ton continent noir, assez pour préférer aller en détruire d'autres, des familles? Qui te contrôle, Dave? L'Empereur? Irianeth? Ou toi-même peut-être?

Le temps repris son court. Les bruits assourdissant de la guerre également. Kosuké sentit une goutte de sueur perler sur sa tempe. Ce pouvoir lui coûtait de l'énegie. Foutu corps mortel. Il devait en finir rapidement avec l'enfoiré blond en face de lui, parce qu'il réussissait trop bien à le faire parler.

-Je n'attendrai pas ta réponse avant de te faire souffrir, suppôt de Trystan. Je suis encore désolé de t'avoir fait patienter aussi longtemps. Maintenant, souffre pour tous ceux que tu as fait souffrir.

Il allait employer le même fonctionnement qu'avec Trystan. Mais en direct cette fois-ci, et en rajoutant quelques petites choses. Tout d'abord, il accéléra le rythme cardiaque de David. Seul le « temps » de son cœur était accéléré. Le sang devait pomper au maximum. Puis il figea le bras de son adversaire. Chose étrange qu'il essayait pour la première fois. Figer une partie de quelqu'un. C'était comique et un peu compliqué à tenir en place. Cinq petits cailloux. Minuscules cailloux. Charmants cailloux. La main gauche de David était immobilisée. Les cailloux s'enfoncèrent par le bout des doigts, pénétrèrent tous ensemble dans le bras, pour déchirer les veines de l'intérieur, tandis que le cœur battant à tout rompre poussait le sang à se diriger vers celles-ci. Un travail propre, le sang s'écoulait à l'intérieur du bras du Chevalier, et par les trous au bout des doigts. Lentement, le jeune Dieu remonta les pierres jusqu'à l'épaule. Loins d'être rondes, elles tenaillaient tout sur leur passage.

-Mince, je manque d'originalité, j'ai fait la même chose à ton maitre. Tu as une idée de comment est-ce que je pourrais améliorer ça? Elles sont dans ton épaule là? Il faudrait bien qu'elles sortent par quelque part. On va trouver des endroits amusants...

La première évita le poumon, pour se loger dans la trachée en remontant par le larynx, puis par le pharynx, accrochant bien tous les bords possibles, et elle sortit par le nez. La deuxième fit le même chemin, mais sortit par la bouche. La troisième descendit plus bas, à partir de l'épaule toujours, accrochant la chair autour des côtes, pour remonter ensuite vers le pectoral, gauche toujours, et transpercer le téton en sortant. Le quatrième descendit bien plus bas, s'arrêtant en dessous de la ceinture. Un sourire moqueur étira les lèvres du bourreau.

-Non... tout de même pas...

Le caillou remonta et sortit par le nombril.

-Solidarité masculine, tout de même. Et le dernier... le dernier je vais le laisser là, au lieu de le faire sortir par ton œil ou par tes fesses. À moins que tu souhaites le contraire, c'est toi qui vois...

Le rythme cardiaque de Dave reprit son cours normal. Sauf qu'il saignait du nez, de la main, de la bouche, et bien en dessous de son armure également. Kosuké secoua rapidement sa tête pendant un moment. Sa vue s'était floutée pendant un moment. Mauvaise chose. Il soupira, prenant un grand coup de fatigue. Mince, c'était dur d'être un dieu dans un corps d'humain.
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Parandar
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Rôle: Dieu Suprême
MessageSujet: Re: You Can't Win This Fight [PV-Guerre] Mer 11 Sep 2013, 18:33

Bonjour! Ce sujet est-il toujours d'actualité? Prière de répondre avant le 25 septembre s'il vous plaît sans quoi il sera déplacé dans les postes archivés. Merci! Very Happy
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You Can't Win This Fight [PV-Guerre]

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