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Histoires et Illusions [PV]

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#Loriel

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MessageSujet: Histoires et Illusions [PV] Jeu 28 Mar 2013, 06:56


La guerre était passé et avait fait ses ravages comme toujours. Loriel n’y avait pas participé. Du moins pas directement. Il était resté à l’arrière, il avait soigné les blessés et avait agit à distance sans jamais être dans le feu de l’action. Depuis qu’il était revenu à la Tour pour y prendre une apprentie ca vie avait légèrement changé. Il avait en effet dut faire disparaitre une partie de sa carapace pour montrer la bonté qu’il l’habitait à Hevana. Comment aurait-il pu être égoïste et narcissique alors qu’il engeigné à la princesse héritière d’Argent des valeurs totalement opposé ? Il avait donc laissé une partie des gens le voir comme il était, c’est-à-dire profondément bon et généreux et il avait fini par accepté une partie des responsabilités qui s’associer avec cet état des choses. Oh bien sûr, il ne le montrait pas à tout le monde et continuait à faire semblant d’agir en se moquant de tout mais ceux qui le côtoyer depuis un certains moment avait fini par comprendre qui il était vraiment et lui-même donnait moins d’importance à cette carapace qu’il avait jugé indispensable dans le passé.

Aujourd’hui, le magicien avait donné sa journée de repos à sa jeune apprentie. Depuis la fin de la guerre, qui n’était pas si lointaine, il n’avait pas quitté Emeraude. Il craignait une nouvelle attaque de la part d’Irianeth et avait voulu rester disponible. Au bien sûr il aurait pu simplement rester sur la frontière mais il fallait dire que Loriel n’appréciait pas particulièrement l’ambiance des camps de guerre. Il était donc rentré avec les chevaliers et les autres magiciens et depuis il s’occuper des blessés qui avait put être rapatrié Pour le moment cependant, il avait rendu visite à tous ses patients et était donc également libre. Pour tout dire, le magicien n’avait rien prévu de spécial pour cette journée. Il irait surement se balader dans la forêt pour oublier les destructions que la guerre avait causées, notamment dans la forêt des elfes. Après tout, il était un homme fée et en tant que tel il avait un lien particulier avec la nature. Cependant, alors que le soleil brillait bien haut dans le ciel en cet après-midi et qu’il avait commencé à se diriger vers la herse d’entrée une jeune enfant était venu lui parler.

Que pouvait vouloir une enfant ? Tout simplement lui demandait ou il avait trouvé ses ailes. En effet, l’homme fée posséder toujours ses deux magnifiques ailes semblable aux plumes des paons. C’était d’ailleurs en partie pour cette raison qu’il ne se battait jamais. Les deux ailes étaient bien trop sensibles et la moindre déchirure lui causerait une grande douleur en plus de le rendre inapte à tout combat. Loriel offrit simplement un sourire à la jeune fille et décida de lui expliqué qu’il était un homme-fée ce qui ne manqua pas de faire écarquiller les yeux de la gamine. Après tout, s’il était déjà rare de voir une fée il était encore plus rare de voir un homme fée. Bien sûr, une tornade d’autre question s’en suivit et rapidement le magicien habillé d’une tunique et d’un pantalon aux couleurs de la tour se retrouva entouré d’une nuée d’enfant. Est-ce qu’il aimait leur présence ? Oui, même s’il lui rappelait la famille qu’il n’avait jamais pu construire. Rapidement, il décida donc de repousser sa promenade à un peu plus tard et décida d’offrir un peu de bonheur à ses enfants insouciant qui ne comprenait pas le malheur de la guerre.

Le magicien se trouva donc un coin tranquille dans la cours et commença à compter diverses histoires aux jeunes enfants qui étaient sagement assis sur le sol et le regardait avec des grands yeux emplis d’admiration. Car bien sûr, Loriel ne faisait pas que compter. Il utilisait sa puissante magie d’illusion pour créer ce dont il parlait et ainsi les enfants voyaient sous leurs yeux des dragons combattant des chevaliers, des hommes-insectes mourant devant les sorts des magiciens et ainsi de suite. Oh bien sûr, Loriel faisait tout cela en taille réduite de manière à ne pas effrayait le reste des passants mais cette petite scène improvisé était tout de même assez grande pour créer des minis-dragons de la taille des enfants qui retenaient leur souffle à chaque instant et qui hurlaient de peur devant la réalité des illusions même s’ils comprenaient bien vite que ce n’était qu’une manipulation du magicien et continuait donc à écouter avec plaisir cette histoire son et image. Il invoqua finalement l’image d’un dragon légèrement plus gros que les autres et qui possédait des ailes et l’envoya volé un peu plus loin comme si il cherchait une proie. La créature de la taille d’un gros chien était d’une couleur noire mais semblait scintillait d’un éclat mystérieux. Malheureusement, le dragon partit un peu trop loin et fonça tout droit vers une jeune fille que Loriel n’avait pas vu. Bien sûr, il le fit disparaître en un clignement de cil quand il le remarqua mais le mal était déjà fait et il semblait que la jeune fille venait de lâcher son chargement sous ce qui semblait être la surprise. Après tout, ce n’était pas tout les jours qu’un mini dragon vous foncez dessus. Avait-elle compris que c’était une illusion ? Loriel n’en savait rien. C’est pour cette raison qu’il s’inclina devant les enfants tel un prestidigitateur qui venait de terminé son spectacle puis qu’il déploya ses ailes pour pouvoir se diriger rapidement vers la jeune femme de manière à la rassurer si elle avait été apeurée.

« Pardonnez moi jeune demoiselle, je ne voulais pas vous effrayez. J’espère que vos paquets ne contenaient rien de fragile. »

Il lui offrit un sourire charmeur comme il le faisait toujours. Pas que Loriel était intéressé par une aventure amoureuse. La fille devant lui était une jeune femme qui n’avait pas dépassé la vingtaine. Il aimait simplement flatter les jeunes femmes surtout quand ces dernières n’étaient pas forcément pleine d’assurance. Il appréciait les voir rougir et se redressait légèrement en se sentant plus belle. Il utilisa alors sa lévitation pour faire monter les paquets dans ses bras et continua à parler.

« Il est d’ailleurs tout à fait indigne qu’une charmante créature tel que vous soit obligé de porter ce chargement et il est tout à fait déplorable qu’aucun des hommes musclé de cette cours n’est ne soit venu à votre secours. Seriez-vous la fille d’un de ses nobles légèrement surprotecteur ? »

Il souriait toujours. Est-ce qu’il pensait réellement qu’elle était une noble. Non pas vraiment, si sa peau pâle et sa chevelure pouvait le laissé penser ses vêtements étaient ceux d’une servante et une noble ne se serait jamais promener seul en portant un chargement. Ce devait être une simple servante mais cela ne la rendait que plus intéressante pour Loriel. Les nobles n’avaient pas besoin qu’on s’occupe d’elles. Les servantes au contraire apprécier ces petites marques d’intérêt car elles étaient rare. Loriel aimait montrer à chacun qu’il n’était pas insignifiant et qu’il avait son importance. Prenant une mine outrée il continua alors.

« Mais je manque moi-même à tout mes devoirs. J’ai oublié de me présenter. Je suis Loriel, mage de la tour. Alors, ou dois-je porter ces divers paquets ? »

Il sur-jouait légèrement et la jeune fille allait surement le voir mais ce n’était pas dérangeant. C’était même le but de la chose. Il lui montrait qu’il n’y avait pas que cette façade de charmeur mais également autre chose. Il tentait d’attisé sa curiosité. Toujours avec les paquets dans les bras il attendait que la jeune fille lui donne des indications, ou refuse qu’il l’aise peut être.


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MessageSujet: Re: Histoires et Illusions [PV] Lun 15 Avr 2013, 16:23

Hum… Je suis là… Pas un mot, bouche close. Peut-être allait-elle finir par la remarquer. Elle se tenait droite, toujours, droite et souriante, les mains dans le dos, attendant que se maîtresse la remarque. Parce qu’elle allait la remarquer. Bientôt. Ce n’était pas comme si les minutes s’écoulaient, de plus en plus longues, sans qu’elle ne lui prête attention. Ce n’était pas comme si elle se trouvait dans son champ de vision, pas comme si la femme préférait poursuivre sa conversation, pas comme si elle n’avait pas même daigné lui accorder un coup d’œil. Non… Mais Eïra savait se tenir, elle en avait l’habitude. Elle savait qu’elle devait seulement attendre, et se taire. Elle savait aussi que Dame Katherine détesterait qu’elle la dérange, car son temps était moins important que le sien. Alors elle la regardait justement, sagement, siroter une tasse de thé en parlant tranquillement avec une autre femme. Leur invité semblait légèrement plus âgée, plus mure. Ses cheveux commençaient à perdre leur éclat et des plis apparaissaient au coin de ses yeux. Ils se voyaient à peine, camouflés par le maquillage, mais Eïra avait eu le temps de les remarquer. Elle avait vu aussi ses cheveux plus ternes mais parfaitement bouclés, sa robe sans accros, cette couleur si vive. Elle était importante sans doute. Plus qu’elle-même…

- Amène ce paquet dans la grande cours, un coursier attend. Ne l’abime pas.
- Bien madame.


Elle sourit, s’inclina et récupéra son colis avant de s’esquiver. Un paquet. Rien de pénible, rien de long. Elle pouvait même passer par la cour et prendre l’air. Elle n’en aurait pas pour longtemps. Elle fit donc les choses calmement, et pris le temps de respirer, de regarder autour d’elle. Voir un peu le soleil, le ciel bleu et ce groupe d’enfant. En rond, ils semblaient observer quelque chose. Toutefois, d’où elle était, elle-même n’en voyait rien. Ils semblaient heureux cependant, elle se souvenait des animations que l’on pouvait trouver. Enfant, elle aimait regarder les conteurs, les marionnettistes… Il y avait toujours quelqu’un pour les divertir. Elle sourit, attendrie. Soudain, une forme s’envola. Une tache, sombre, au dessus des enfants. Un chien. Non, des ailes. Un oiseau. Il lui fonçait dessus. Il était gros, de plus en plus gros, il lui fonçait dessus. Pas un oiseau. Un… Un dragon ! Ah ! Elle lâcha un cri, ferma les yeux, fit un pas en arrière et lâcha son paquet. Non. Le paquet. Elle rouvrit les yeux, remis les pieds sur terre. Le paquet, elle ne devait pas l’abimer. Mais… Où était ce… Nulle part. Il n’y avait rien. Elle regarda autour d’elle, anxieusement, mais ne trouva rien. Pas de danger. Comme si elle l’avait imaginé… Soudain une voix la fit sortir de ses pensées. Un homme se tenait là, devant elle, souriant. Et il s’excusait.

Une… Noble ? Elle parcouru la cour des yeux, comme pour chercher ce père surprotecteur qui serait le sien. Mais… Non quelle idiote. Comme si elle avait pu le trouver quelque part. Bien sur que non ! Elle s’empourpra. Elle n’était pas noble, loin de là. Comment pouvait-il penser une telle chose ? Cela se voyait, non ? Elle… Elle ne ressemblait pas à une noble. Elle n’en avait pas l’allure, la posture et l’apparence. Il la flattait. Un mage la flattait. Elle ne réalisait pas. Comment était-ce possible ? Comment une personne aussi importante qu’un mage pouvait chercher à la flatter, elle, petite créature.
Charmante créature. Ses propres mots, il la trouvait charmante. Et puis, ces ailes. Elles étaient magnifiques. En même temps, simples, comme une évidence, mais compliquée. Elle avait l’aire lisse, Eïra s’imaginait sans mal leur douceur sous ses doigts. Pour autant elle n’oserait les toucher par peur de les abimer. Elles semblaient si fragiles, comme si le moindre souffle de vent pouvait les faire voler en éclat. Par ailleurs, elles étaient pleines de couleur, de rouge, de bleu et de vert. Des ailes magnifiques, presque hypnothisantes… Elle réalisa soudain qu’elle le regardait bêtement, sans répondre. Petit rire nerveux.

- Je suis désolée. Et… Ne vous excusez pas, ce n’est rien. Elle épousseta son tablier, discrètement, distraitement. Ses yeux papillonnaient dans tous les coins. Elle n’osait pas le regarder. Il y a toujours plein de monde dans la cours, plein… de bruit, d’agitation. Ce n’est rien. Vraiment. Ne vous excusez pas. Elle passa une main dans ses cheveux, tira ensuite sur sa robe. Reprends-toi. Je m’appelle Eïra, fille d’Aragon. Il… Il est palefrenier. Pas noble. Palefrenier. Etait-il déçu ? Elle croisa son regard dans l’idée de chercher une réponse mais le détourna rapidement. Un sourire naquit sur ses lèvres.

Il était peut-être temps qu’elle pense à se reprendre. Arrêter ce rire nerveux, faire redescendre le rouge qui colorait ses joues, paraitre plus… Mature. Digne. Moins comme la gamine travaillée par ses hormones à laquelle elle ressemblait depuis tout à l’heure. Elle releva les yeux vers lui, intriguée. Que lui voulait-il ? Avec ses sourires, son air charmant, ses belles paroles… Que cherchait-il ? Il semblait plein de belles intentions, proposant même de lui porter ses paquets, d’accomplir pour elle les taches serviles. Pourtant, rien ne l’y obligeait, rien même ne l’incitait à le faire. Certes, elle les avait fait tomber par sa faute, parce qu’il l’avait surprise, et déconcentrée. Mais… Mais personne ne s’en préoccupe, personne ne s’inquiète de bousculer une servante. Sauf lui. C’était incroyablement gentil, et déplacé en même temps pour un mage de s’abaisser à ses choses. Pourquoi en prenait-il la peine ? Qu’espérait-il d’elle ? Il ne pouvait pas réellement être en train de lui faire du charme, n’est-ce pas ? Elle était bien trop jeune. Non pas qu’il soit vieux ! Il ne l’était pas. Il était jeune, sans doute pas plus d’une vingtaine d’année. Mais elle restait une enfant à côté. Elle savait ne pas être une gamine, mais lui l’ignorait surement. Il ne s’intéresserait pas à une enfant. Elle ne l’intéressait pas. Alors par quoi était-il motivé ? Elle pinça les lèvres, essayant de lire des réponses sur son visage. Mais rapidement, elles s’étirèrent de nouveau en un sourire. Depuis quand se méfiait-elle des gens ? Depuis quand doutait-elle du bien fondés de leurs actions ? Non, ce n’était pas elle ça. Elle n’était pas comme ça. Elle croyait dans les autres, profondément, elle
savait qu’il y avait du bon en chacun, elle savait le voir, avant tout autre chose. Elle ne se méfiait du premier venu, des marques de gentillesse, de bonté, elle ne doutait pas des autres. Pas elle. Loriel était gentil, seulement gentil. Elle le lisait dans ses yeux. La jeune fille en profita quelques secondes, de toute cette bienveillance qu’il dégageait, puis s’avança pour reprendre ses paquets.

- Je ne peux toutefois pas accepter votre proposition. Vous avez sans doute mieux à faire que de simplement porter les affaires d’une servante. Mais je vous remercie.

Elle appuya ces mots du regard, elle les pensait réellement. Pas comme un merci de convenance, une phrase que l’on dit pour se débarrasser d’une personne, une phrase qui frôle l’insolence par son hypocrisie. Non, elle le remerciait vraiment. Les personnes capables de lui porter ce genre d’attention étaient rares, elle l’appréciait vraiment. Même si elle refusait. Elle ne pouvait décemment pas laisser un mage porter un simple… objet. Elle ne savait même pas ce que l’emballage contenait. Mais cela semblait une action si ridicule pour lui, elle ne pouvait pas. Ce ‘était pas à lui de s’acquitter de son travail. Après tout, on la payait pour le faire, elle n’allait pas se servir de cet homme pour l’accomplir à sa place.
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MessageSujet: Re: Histoires et Illusions [PV] Lun 15 Avr 2013, 18:34


Le regard de la jeune femme s’était longuement posé sur les ailes du magicien. En était-il offensé ? Bien sûr que non. Il était plus qu’habitué à ce genre de comportement et ne s’en formaliserait pas. Bien au contraire, il se plaça de manière à ce qu’elle puisse mieux admirer ses membres dorsaux très inhabituel. Après tout, il était franchement rare de croiser un homme-fée et pour tout dire, il serait sans doute que la jeune fille pourrait rencontrer, à moins qu’elle ait l’occasion de se rendre un jour à Fée ce qui était très peu probable au vu de son statut. Très rapidement cette dernière lâcha un petit rire nerveux en prenant la parole. Elle avait vraiment l’air embarrassé devant tout les compliments dont elle était l’objet. Loriel connaissait bien ce genre de réaction, après tout c’est en partie ce qu’il avait cherché à provoqué en l’abordant de la sorte. Toute gênée elle s’excusait et se présentait pour expliqué qu’elle n’était que la fille d’un palefrenier. L’homme-fée n’en fut pas surpris. Il s’en était douté dès le départ mais ca ne changeait absolument rien. Après tout, il n’était pas ici pour la séduire ou quoi que ce soit du genre. Il cherchait simplement à donner un peu de bonheur à cette jeune femme en lui donnant un peu de confiance en elle. Rien de répréhensible et de très couteux. Il lui adressa donc un grand sourire alors qu’elle s’approchait de lui pour reprendre son paquet. Cette jeune fille n’était qu’une servante comme les autres et c’est exactement pour ça que Loriel s’intéressait à elle. Pleine de vie, elle semblait croquer la vie à pleine dents mais comme tout le monde elle devait sans doute avoir ses petits problèmes, ses doutes, ses envies. Elle n’était de toute évidence pas très vieille et elle méritait tout autant que les grandes dames de la cours que quelqu’un s’occupe d’elle. Que quelqu’un lui porte une intention particulière et pendant un instant lui porte son paquet. Le magicien n’était clairement pas du genre à se sentir supérieur. Bien au contraire, il était de très loin un protecteur des plus faibles même si cela n’était toujours pas évident. Entre aider un roi ou un paysan le choix était vite fait pour le mage de la tour. Et il en allait de même pour cette jeune servante. Elle avait le droit comme tout le monde d’avoir ne serait-ce que l’impression qu’elle était importante quelques instants, tout simplement, car elle était vraiment importante, comme pouvait l’être tout les êtres-vivants dans ce monde. Elle n’était pas inférieure et si elle n’était pas une princesse, elle n’en avait pas moins le droit à la gentillesse des autres. L’empêchant d’attraper le paquet il commença à voler dans la direction vers laquelle la jeune fille semblait se diriger au départ et continua à parler.

« Je me permets cependant d’insister jolie Eïra, je vous assure que je n’ai rien de mieux à faire et que mon temps n’est aucunement plus important que le votre. Après tout, n’est-ce pas le rôle des magiciens d’aider les gens de ce continent ? Alors je ne fais qu’accomplir ici ma mission en vous portant assistance et vous ne devez donc pas vous sentir gêné par ma présence. Pour tout vous dire, je crois que c’est moi qui serait terriblement embarrassé si je vous laisser porter ce fardeau toute seule. Pas que vous soyez faible mais c’est tout de même de ma faute si vous l’avez fait tombé et si vous êtes en retard à présent. Je ne voudrais pas que vous soyez mal vue à cause de moi ! »

Quel message voulait-il faire passer par ces mots ? Et bien tout simplement que le temps de la servante n’était pas moins important que le sien et que c’était à lui de la servir et non pas le contraire. En bref, il essayait simplement de lui faire se sentir un peu plus importante. Il se posa alors sur le sol alors que ses ailes se refermaient dans son dos. De cette manière il n’était pas au dessus de la jeune fille mais à sa hauteur et il continua à parler.

« J’ai vu que vous sembliez très intrigué par mes ailes et vous n’avez pourtant rien dit. J’imagine que votre maîtresse est plutôt du genre à refuser qu’on la questionne, mais voyez-vous, je ne suis pas votre supérieur alors vous ne devriez pas hésiter de la sorte ! Je suis sûr que vous avez de nombreuses interrogations ! Et je suis tout aussi certain que vous avez très envie de toucher mes ailes n’est-ce pas ? Sans compter de cette question qui vous brûle surement les lèvres et qui concerne ma présence en ses lieux ? A moins que vous soyez plutôt le genre rêveuse qui cherche à savoir si je pourrais vous portez dans les airs pour vous faire profiter d’un petit vol ? »

Les yeux du magicien était emplis d’une certaine malice qui encouragée clairement la jeune servante à se laisser aller et à baisser ne serait-ce qu’un instant le mur qu’elle avait inconsciemment construit en elle et qui l’empêchait d’exprimer tout ce qu’elle désirait. Il avait simplement proposé quelques questions car c’était souvent ce qu’on lui demandait. Après tout, la présence d’un homme fée en dehors de son royaume n’était pas habituelle et elle donnait toute une possibilité d’interrogation. Sans parler de la capacité du mage à créer des illusions dont la pauvre servante avait été victime.

« J’ai tout mon temps à vous consacrer alors n’hésitez surtout pas si vous avez la moindre question, peu importe le sujet je m’efforcerai de répondre ! Et vous pouvez toucher mes ailes si vous le souhaitez, ca ne sera pas douloureux et vous pourrez ainsi assouvir votre curiosité qui est tout à fait légitime selon moi ! »

Il lui adressa un petit clin d’œil en continuant de sourire. Il l’invitait clairement à toucher ses ailes si elle le désirait et à demandait tout ce qui lui passait par la tête. Il ne restait plus qu’à voir si elle allait profiter de l’occasion surement unique ou non.

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MessageSujet: Re: Histoires et Illusions [PV] Mar 25 Juin 2013, 13:23

Jolie. Elle rougit une nouvelle fois et un sourire discret étira ses lèvres. Elle ressentait une chaleur au creux du ventre, un sentiment de bien être que seuls les compliments peuvent provoquer. Et si le rouge de ses joues était moins vif, il allait jusqu’à la pointe des oreilles. Qu’il fasse attention, elle pourrait bien prendre l’habitude de ces petites attentions et ne plus s’en passer. Toutefois il se trompait. S’en rendait-il compte ? Son temps était bien plus important que le sien, et elle ne put que s’amuser d’une telle absurdité. Détournant le regard, la servante leva les yeux au ciel. Oh, elle ne voulait paraitre malpolie mais… Non. Non, il ne pouvait pas dire ça, c’était absurde. Vraiment. Son temps était peut-être précieux, mais seulement à ses yeux. Certes, il était rare qu’elle puisse en perdre, et c’était parfois même une course contre la montre que de faire ce que l’on attendait d’elle. Certes aussi, il était important qu’elle soit dans les temps pour ne pas être punie, et les Dieux savaient à quel point le retard pouvait agacer ses maîtres. Mais de là être aussi important que celui d’un mage, tout de même !  Pourtant il continua à insister, parce que sa "mission" était d’aider les autres. L’exagération lui arracha un sourire amusé. Oh, dans les faits elle n’avait rien à critiquer, puisqu’il aidait effectivement les autres. Mais ce n’était surement pas pour des broutilles comme apporter un colis. Elle n’était pas menacée de mort ! Il aurait pu s’excuser, par politesse, et passer son chemin qu’elle ne lui en aurait pas tenu rigueur.  La domestique aurait même été reconnaissante qu’il prenne cette précaution, même s’il était responsable de son retard. Mais s’il tenait tant à l’aider… A cours d’objection, elle fit donc les quelques pas qui les séparaient, tout en lui souriant. Il avait gagné, il pourrait porter ses paquets.  Puis, quand il se mit à parler de ses ailes, les yeux de la jeune fille se mirent à briller. Elle n’aurait pas même imaginé pouvoir… Oh mais que ce serait bien. Elle prit une grande inspiration, et le regarda avec une envie à peine dissimulée. Ce serait tellement… Magique !  Elle s’imaginait déjà emportée dans le ciel, oubliant qu’il continuait à parler. Elle verrait le sol s’éloigner et les objets devenir petits, toujours plus petits, si petits qu’elle devinerait à peine ce qu’ils représenteraient. Et alors elle se sentirait plus libre qu’elle ne l’avait jamais été. Comme s’il n’y avait plus de contraintes, plus rien qui l’obligerait, ni ses maîtres, ni même le temps comme si tout devenait possible. Il y aurait aussi l’air qui viendrait jouer dans ses cheveux, et sa robe qui volerait, ses pieds qui toucheraient les nuages, le vide tout autour d’elle. Ce serait magique, il n’y avait pas d’autres mots. Elle se mordit la lèvre, hésitant une seconde encore, puis finit par lâcher quelques mots.

- V-Vous pensez que ce serait possible ? Je veux dire… Je ne veux pas vous importuner hein, mais… Voler… C’est que j’aimerais tellement voir le ciel, et le château tout petit, et les oiseaux, et puis la mer. Et toucher les nuages comme ça, ils doivent être tous doux, et…

Elle reprit son souffle… puis s’arrêta là. Ce n’était pas vraiment possible de toucher les nuages, n’est-ce pas ? Parce qu’ils étaient trop haut, et que les hommes ne sont pas fait pour aller aussi haut. D’ailleurs, l’homme-fée lui-même ne pouvait surement pas l’y emmener, elle devait être trop lourde. Secouant la tête, elle remit ses idées en place. Elle n’allait pas lui demander de l’emmener voler. Elle ne pouvait pas même, parce qu’elle ne l’était pas. Libre. Elle avait plein d’obligations, et un paquet qui l’attendait. Elle ne pouvait pas perdre de temps pour ces gamineries. Elle avait autre chose à faire.

- Non oubliez, ce n’est pas le moment…


Son sourire enjoué s’évanouit pour laisser sa place à un air plus timide. Déçu. Cela se voyait sans mal. Vous n’aviez qu’à considérer sa voix, toute petite tout à coup, comme si elle n’était plus sur de ce qu’elle allait dire. On sentait le malaise, la désillusion, le regret. Il y avait aussi d’autres signes : ses épaules affaissées, sa façon de se tenir le bras et son regard fuyant. Non, Eïra n’était pas ce genre de personne, ce genre de femme qui ne laissait rien paraitre, qui adoptaient un masque pour cacher leurs sentiments, parce que les sentiments sont faiblesse. Non, Eïra n’était qu’une enfant, une domestique naïve et son visage était une porte ouverte sur son cœur. Son cœur qui lui disait qu’elle faisait encore n’importe quoi. Elle se laissait distraire sans raison, et se mettait à rêver à des choses qu’elle ne pouvait avoir. Mais… Peut-être qu’en restant plus réaliste elle pouvait…

- Mais peut-être que si vous tenez à ce point à porter mes paquets, vous pourriez m’accompagner et… Nous parlerions en chemin… J’adorerais que vous m’expliquiez comment vous volez.

Elle esquissa quelques pas dans la cours, vers ce cavalier qu’elle avait repéré. Il s’agissait sans doute du coursier de Dame Catherine. Qui d’autre sinon ? Et puis elle se retourna et sourit timidement au mage, l’invitant à la suivre. Après tout, cela ne le gênait pas, si ? Il le lui avait proposé et avait insisté. Il avait même devancé ses questions alors qu’elle n’avait pas osé les poser. Il devait donc le penser, et elle n’était pas malpolie. N’est-ce pas ? Elle devrait avoir l’habitude pourtant de côtoyer des gens aussi statut plus important. Mais un magicien… Il avait en plus quelque chose d’intimidant. Paradoxale, puisqu’il paraissait très sociable, avenant et absolument arrogant. Pourtant, elle restait nerveuse, ce qu’elle cacha par deux ou trois questions.

- Je me demandais ce que ça faisait de voler. Et d’avoir ces ailes dans le dos, comment on se sent ? Et puis ce n’est pas gênant ? Elles sont magnifiques en tout cas, vous devez être fier d’en avoir de si belles. J’aurais aimé en avoir aussi. Il y a tellement de chose que vous devez pouvoir faire !

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MessageSujet: Re: Histoires et Illusions [PV] Mar 25 Juin 2013, 17:39



Etait-il si idiot que ça d’affirmer que le temps de tous les êtres vivants était le même ? Tout comme la vie de chaque être de ce monde avait la même importance ? Il semblait que pour la jeune servante, ça l’était et c’était une chose tout à fait regrettable aux yeux de l’homme fée. Toutes les vies avaient la même importance pour lui. Et la sienne n’était certainement pas plus importante que celle de la fille. Il aurait réellement voulu changer cette mentalité chez les gens de basses naissances. Tout ça n’était pas légitime. Une vie était une vie. Tout simplement. Cependant, bien vite ce sentiment disparu du visage d’Eïra pour laisser place à la surprise et l’envie et elle ne tarda pas à s’en expliquer. Elle voulait voler. Un rêve que beaucoup d’humain partageait en ce monde. Pourtant, elle semblait encore une fois trouver ce rêve idiot. Elle ne voulait pas l’importuner. Comme si entendre les rêves d’une adolescente était ennuyant. Le visage de l’homme fée était toujours souriant, il l’encourageait à exprimer ses sentiments. Elle avait le droit de le faire. Malheureusement, après ce début d’effusion son minois se ferma pour lui dire d’oubliez. Cependant, l’ajout de pour le moment pouvait sans doute être interprété comme une envie de retourner à ce sujet. Oh bien sûr, il ne pourrait pas l’amener jusqu’au nuage puisqu’il n’en avait pas la capacité mais il pourrait la porter sans aucun mal. Après tout, les fées, lorsqu’ils étaient doté de leurs ailes avaient la capacité de soulever plusieurs fois leur poids et la fille qui ne peser que quelques kilos ne serait pas un fardeau.

Cependant, Loriel gardait le même sourire sur son visage. Juste par ce qu’elle acceptait qu’il porte ses paquets et qu’elle osait exprimer son envie de discuter avec lui. Elle avait donc abandonné pour le moment l’idée que son temps soit plus ou moins important. C’était très bien. L’homme fée apprécier vraiment pouvoir faire comprendre à une « simple » servante qu’elle n’était pas moins importante que les autres. Elle était une vie comme les autres. Et elle avait le droit au même respect qu’une reine. Il s’inclina donc légèrement pour montrer son accord avant de la suivre et de se taire. En effet, à présent qu’elle avait pris un peu d’assurance il ne voulait surtout pas la couper. Il préférait qu’elle mène cette petite discussion là ou elle le désirait. Ce fut une bonne chose puisque la servante décida finalement d’ouvrir la bouche malgré sa nervosité à peine voilé pour lui poser toute une série de question sur l’art de voler. Toujours en souriant Loriel continuait à marcher dans la même direction que la jeune fille. Il avait lui aussi remarquer le cavalier et se doutait que c’était à lui que le paquet devait être porté. Il aurait pu se taire jusqu’à avoir déposé le paquet à ce dernier mais il préféra faire passer la servante en priorité. Il ne tarda donc pas à répondre d’une voix toujours aussi mélodieuse.

« Comment ça fait de voler ? Et bien je dirais que c’est agréable… et plus rapide dans la majorité des cas. Je ne me suis jamais poser la question de savoir ce que cela ferait de ne pas avoir mes ailes. Oh bien sûr, je les utilise beaucoup moins que les autres fées mais elles sont toujours là et je peux toujours m’en servir… Enfin. Alors, voler c’est comme pour mes ailes. Ca fait partie de moi et de mon peuple. J’y suis habitué. Ce n’est pas quelque chose en plus, c’est comme tes bras. Alors non, ca ne me gêne pas. C’est plutôt leur absence qui serait gênante. Je te remercie cependant du compliment. Il est vrai que je trouve également mes ailes plutôt jolies et qu’elles ne sont pas courante, même sur fée, mais après tout, chaque fée à des ailes différentes. Tu ne verras jamais deux paires d’ailes identiques. »

Tout en parlant Loriel était arrivé devant le cavalier qui toisait Eïra du regard en cherchant à comprendre ce qui se passait. Il n’était de toute évidence pas content que Loriel est décidé de finir sa discussion avec la jeune fille plutôt que lui adresser à la parole à lui, qui était de toute évidence bien plus important. Pour tout dire, le cavalier avait même salué le magicien mais l’homme fée l’avait ignoré. Loriel posa donc finalement ses yeux sur l’homme et avant que ce dernier puisse faire la moindre remarque lui fit léviter les paquets directement dans les mains. Loriel n’aimait pas les hommes qui se pensaient supérieur.

« Voilà vos paquets livré par Loriel de Fée. Vous pourrez le dire à votre maître s’il y a le moindre souci. »

Le ton était beaucoup moins chaleureux qu’avec Eïra mais c’était une manière pour Loriel de couper l’éventuelle discussion qui aurait pu résulter de tout ça et de permettre à la servante de n’avoir aucuns soucis par la suite. Bref, l’homme fée offrait une protection à la servante en cas de problème. Le cavalier, légèrement déstabilisé inclina simplement la tête avant de faire volte face et de partir. Sans attendre Loriel reporta toute son attention sur la jeune servante à qui il souriait toujours aussi gentiment.

« A présent que ta mission est accomplis tu devrais être un peu moins nerveuses. Reprenons donc notre conversation. Tu voulais savoir ce que cela faisait de voler n’est-ce pas ? Je ne crois pas que ce soit réellement descriptible. Alors, le mieux pour se faire une idée et tout simplement d’essayer. »

Puis, sans attendre le consentement de la jeune fille Loriel l’attrapa en s’aidant légèrement de la lévitation et bientôt elle fut dans ses bras de manière à ce que sa robe ne s’ouvre pas au décollage. L’instant d’après, Loriel avait ouvert ses ailes qui se mirent à battre doucement et il se retrouva très vite au dessus de toute la foule jusqu’à offrir une vision d’ensemble de la forteresse à Eïra.

« Il est vrai que c’est assez pratique de pouvoir ainsi grimper au dessus de tout le monde. Mais il faut savoir garder les pieds sur terre… Même si ce problème se pose rarement aux autres membres de ma race qui ne quitte quasiment jamais le royaume. Alors damoiselle, quel autre endroit voulez-vous découvrir de ce point de vue ? »

Loriel tenait fermement la jeune fille de manière à ce qu’elle puisse admirer le monde qui s’étendait sous aile sans risque de tomber. Ce devait être une vision étrange pour elle. L’homme fée s’y était sans doute trop habitué et n’y voyait plus toute la magie que les yeux d’une adolescente humaine pouvaient repérer. Cependant, il était toujours agréable de partagé cet émerveillement.
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MessageSujet: Re: Histoires et Illusions [PV] Dim 30 Juin 2013, 06:20

Voler est agréable, c’était une réponse presque décevante. Alors il n’y avait que cela ? L’agréable et le pratique, puisqu’il était plus rapide. Autant dire que ce n’était pas vraiment la réponse qu’Eïra avait attendu. Elle aurait pensé à des adjectifs plus merveilleux, mais l’homme-fée se contenta de ceux-là. Peut-être ne voyait-il plus ce qu’il pouvait y avoir de fabuleux. Après tout, voler faisait partie de lui, c’était comme courir. Il le faisait sans doute régulièrement. Or l’habitude tue la magie et il n’y a que les enfants pour s’émerveiller encore des trésors du quotidien.  Il n’y a qu’eux pour s’extasier d’une course. Mais des ailes tout de même ! Au moins, Loriel en semblait fier, parce qu’elles étaient uniques. Et Eïra n’irait pas pour le contredire, il s’agissait des plus belles qu’il lui eut été donné de voir ! Certes, les seules aussi, mais elle ne doutait pas que leur splendeur dépassait celle des autres. Le regard de l’adolescente, fasciné, glissa de nouveau sur ce voile diaphane. Elle avait souhaité les touché un peu plus tôt, et ne s’était départie de cette idée. Leur matière était si intrigante, elle n’arrivait pas à imaginé la sensation au touché. Elles devaient être douces et lisses, ou peut-être duveteuses, comme du coton… Non elles semblaient lisses. En tout cas, ses ailes étaient surement agréables à caresser. Peut-être oserait-elle lui demander, plus tard, lorsque la discussion aura avancé et qu’elle aurait pris de l’assurance, lorsqu’ils ne seront plus seulement des étrangers. Ce n’est que quand le mage fit voler les paquets à une tierce personne qu’elle constata la présence du coursier. Elle était si occupée à l’observer, toute son attention était retenue par ce grand personnage, qu’elle n’avait pas remarqué qu’ils étaient arrivés. Oups. Attendre n’était surement dans les habitudes de cet homme, et elle était déjà en retard alors le faire patienté parce qu’elle était prise par une autre conversation… Et s’il se plaignait ? S’il rapporta son attitude à ses maîtres ? Si elle était punie ? Ou même… Renvoyée ? La servante glissa un regard angoissé au magicien et regarda ses pieds. Le mépris du cavalier était perceptible. Mais une voix s’éleva, et Eïra ne comprit pas tout de suite à qui elle appartenait. Le ton de l’homme-fée avait changé du tout au tout, se faisant sec et sans appel, si différent de celui qu’il utilisait avec elle-même qu’elle ne l’avait pas reconnue. Il la défendait. Il la défendait et l’homme n’eut d’autre choix que d’incliner la tête et de partir. Il posa tout de même sur elle un dernier coup d’œil teinté de haine. Elle leva un regard d’excuse vers lui, mais inconsciemment il brillait de malice. En réalité, elle n’était pas désolée le moins du monde. Cet homme avait juste été remis à sa bonne place, et elle ne craignait plus rien. Il pourrait bien dire ce qu’il lui plairait, cela ne pourrait lui retomber dessus : le mage Loriel de Fée la défendait. Un sentiment nouveau d’assurance la remplit, si bien qu’elle était heureuse de poursuivre leur conversation. Sa nervosité ? Oubliée. Elle ne risquait plus rien.

Mais, euh, quoi ? Essayer de voler ? Enfin, vous êtes sur que… Loriel décolla, et la jeune fille poussa un cri. C’était un départ si soudain, elle ne s’était pas même fait à l’idée. Certes, elle l’avait souhaité, en théorie, mais de là à passer à la pratique comme ça… Et le sol qui s’éloignait si vite, il disparaissait sous ses pieds et rapetissait. Effrayée, Eïra se raccrocha à l’homme comme elle put, agrippant sa chemise et cachant son visage dans son torse. Elle ne s’était attendue à cela, à cette sensation de vertige, à ce que son cœur se serre et semble s’arrêter de battre. Peut-être étaient-ils assez hauts non ? Heureusement, il parut se stabiliser et se mit à parler. Sa voix douce était réconfortante, et après avoir pris une profonde inspiration, l’adolescente parvint à relâcher sa prise. Elle se pencha alors légèrement, et la vue lui coupa le souffle. Sans un mot, elle observa le château. Elle s’en était souvent fait une image avec les différentes vues qu’elle en avait eu. Mais aucune ne valait celle-là. Le bâtiment de pierre se dressait avec force dans le paysage, au milieu des forêts et des champs, il s’imposait avec élégance et gravité, impressionnant. De là où elle était, il lui semblait à la fois grand et petit, presque insignifiant vu du ciel. La terre qui s’étendait à ses pieds semblait infinie…


- C’est magnifique…
souffla-t-elle.

Jamais elle n’aurait pensé voir une telle chose, vraiment. Le silence s’installa alors qu’elle admirait encore le paysage. Il était impensable qu’elle s’en lasse, comme hypnotisée par la vue, par la magie de cette découverte. Mais Loriel lui avait posé une question, et il était bien déplacé de l’ignorer plus longtemps. Après tout, il l’avait emmené ici, il avait partagé avec elle ce privilège de son peuple sans rien demandé en retour. Juste par bonté. Mais le choix qu’elle avait à faire était difficile.


- J’aurais voulu voir la mer. On en dit tellement de belles choses, dans les livres comme ceux qui en témoignent, que j’aimerais la voir de mes propres yeux. Il parait qu’elle est immense, plus grande encore que la terre sous nos pieds et que l’on peut y voir toutes sortes d’animaux sauter hors de l’eau. Mais elle est loin n’est-ce pas ? Je la verrais plus tard, lorsque j’aurais l’occasion de voyager. J’aimerais tellement voyage… Je ne voudrais abuser ni de votre temps ni de votre énergie, et j’aurais moi-même rapidement quelques taches à faire. Alors montrer moi autre chose, quelque chose de beau, plus beau encore qu’ici si c’est possible. Montrez-moi…

Elle réfléchit quelques secondes. Jusqu’où sa curiosité allait la pousser ? Il y avait une liste infinie de chose qu’elle aurait aimé voir, comme le royaume des fées. On disait que les fleurs étaient immenses, comme dans un conte de fée, comme dans un rêve. Ou bien les montagnes enneigées de Shola, ou le Désert, où cette île où avaient vécu les elfes. Elle ne pouvait retrouver le nom, mais savait qu’elle aimerait un jour y aller. Enfin, dans l’idéal.

- Montrez-moi où vous habitez ! La tour des mages n’est pas si loin n’est-ce pas ? Et il n’y a surement pas de mal à ce que j’en vois l’extérieur ? Je ne voudrais pas déranger, mais j’aimerais beaucoup y aller, surtout si nous pouvons la voir du ciel. Vous voulez bien ?

Elle quitta enfin le paysage pour regarder ses yeux, et appuyer sa demande d’une expression de gentillesse qui dissimulait à peine une vive curiosité.
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MessageSujet: Re: Histoires et Illusions [PV] Lun 01 Juil 2013, 06:06



La jeune fille était émerveillée, cela ne faisait aucun doute et Loriel trouvait cela réellement agréable. Grace à son empathie parfaitement maitrisé il pouvait simplement ressentir les émotions les plus fortes de la servante sans violer l’intimité des pensées de cette dernière. Et il était bon pour lui de ressentir cet émerveillement devant la beauté du monde. Il volait depuis si longtemps qu’il était normal que cette magie et peu à peu disparu. Pourtant, en offrant ce petit vol à la servante Loriel pouvait de nouveau toucher la joie du premier vol du bout des doigts. De plus, le magicien apprécier réellement faire ce plaisir à la jeune fille qui semblait complètement subjugué par ce qu’elle voyait sous ses yeux. Alors, après le premier choc passé Eïra se décida à répondre pour pouvoir admirer ce qu’elle désirait d’un tout nouveau point de vue. La mer ? Durant un instant, Loriel y réfléchit mais il savait que c’était impossible. Il ne pouvait pas voler jusqu’au royaume côtier de la sorte. Il réfléchit bien sûr à la possibilité de créer une illusion de cette dernière mais pour être parfaite cette dernière devrait être trop grande et elle effraierait une grande partie des habitants du royaume. De plus, le rendu ne serait qu’approximatif et Loriel ne tenait absolument pas à gâcher un moment de découverte pour l’adolescente. Eïra sembla avoir la même réflexion que lui puisqu’elle expliqua que c’était trop loin avant de chercher un nouvel endroit à voir. Puis finalement, elle fit son choix : La tour des mages. Très bon choix évidement. Et c’est pour cette raison qu’en douceur il commença à changer de direction pour venir vers la tour.

« C’est un très bon choix. La tour est magnifique vu du ciel mais nous allons devoir monter encore un peu, alors, surtout dis moi si quelque chose ne va pas. Il est plus dur de respirer en hauteur. »

Battant des ailes rapidement le magicien commença à s’approcher de l’immense tour qui s’élevait dans les cieux. Lorsqu’on était à ses pieds, on avait clairement l’impression d’être écraser par sa hauteur. Cependant, on pouvait avoir des points de vue remarquables grâce à cette tour et c’est pourquoi le magicien continua à monter tout en cherchant un point de vue particulier. Un point de vue ou la tour était encore recouverte de gouttelette d’eau et sur lequel le soleil se reflétait donnant l’impression d’un arc en ciel. Bien sûr, Loriel avait légèrement amplifié la magnificence de cette scène grâce à ses pouvoirs. Il ne disait pas un mot, préférant laisser le loisir à la jeune fille de découvrir cette scène comme elle le désirait. Puis, après s’être approché Loriel s’éloigna au contraire en montant toujours plus haut de manière à offrir à la jeune fille une vue d’ensemble de cette tour et des alentours de cette dernière. Puis, après avoir tourner tranquillement autours de cette dernière le magicien amorça la descente pour se poser en douceur juste devant la tour en question. Puis, il laissa Eïra à un instant pour retrouver l’équilibre avant de prendre la parole.

« Un jour, je te montrerais la mer si tu le souhaite. En attendant, tu pourrais toujours venir visiter l’intérieur de la tour. Tout en haut nous possédons des vitres magiques qui permettent de surveiller tout le continent d’Enkidiev. Cela est toujours impressionnant la première fois. Mais il y a plus de monde à avoir eu l’occasion d’admirer le monde depuis ces observatoires que depuis les cieux… »

Un sourire sincère traversait toujours le visage de l’homme fée. Car bien sur, en plus de faire plaisir à la jeune fille tout cela avait eu un but.

« Tu dois surement être la seule avec moi à avoir pu voir la tour de cette manière. Alors ne l’oubli pas lorsque tu dis que ton temps est moins important que celui des autres. Tu es un être humain comme les autres et tu as le droit aux mêmes considérations. Une noble ou une reine n’aura surement jamais l’occasion de voir le monde ainsi. Tu es différente, mais surement pas moins importante. »

Loriel tenait clairement à ce que la servante ne se déprécie pas et les souvenirs qu’il lui avait offerts devraient sans aucun doute l’y aider.

« Alors, mademoiselle, désirez faire-vous faire autre chose de votre journée ? »

Le magicien c’était légèrement incliné, comme si aujourd’hui c’était lui le serviteur de la jeune fille et c’était exactement ce qu’il voulait faire passer. Bien sûr, il ne changerait pas la vie d’Eïra en se comportant ainsi mais il pourrait peut être lui faire plaisir ce qui était déjà beaucoup.

[HRP : Désolé, c'est pas top, tu me dis si tu veux que je change quelque chose]
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MessageSujet: Re: Histoires et Illusions [PV] Dim 21 Juil 2013, 10:20


Le magicien sembla s’ébranler et l’air recommença à courir sur son corps. Ils recommençaient à voler. Eïra referme sa prise sur la chemise de la fée de plus discrètement qu’elle put. Oh, elle ne voulait pas s’arrêter, et elle n’avait pas peur hein. Enfin, peut-être un peu, au fond, parce qu’il y avait le vide au dessous d’elle, et qu’elle n’avait jamais été aussi haut. Jamais. D’ailleurs, les humains n’étaient pas faits pour voler de cette manière. Pas du tout. Les humains s’écrasaient comme des pierres. Mais il ne pouvait pas la laisser tomber, elle le savait, elle avait confiance. Non, elle n’avait pas vraiment peur de tomber, elle ne pouvait pas en avoir peur parce qu’avec Loriel, elle ne risquait rien. Son esprit, sa raison, étaient pleinement conscients qu’elle était en sécurité. Cependant il restait quelque chose, un toute petit rien au creux de son ventre, certains parlent de l’instinct. Oui, l’instinct de survie qui lui, n’avait conscience que de la hauteur vertigineuse à laquelle elle se trouvait. Elle détacha ses yeux du sol et se mit à observer ses mains avec une attention démurée. Ne pas avoir l’air d’avoir peur. Il complimenta son choix, aussi elle releva la tête pour lui sourire puis retourna bien vite à son examen si minutieux. Ses mains n’étaient pas sèches ni usées, pas encore tout du moins. Elles n’étaient même pas sales. Au contraire, sa maîtresse avait toujours détesté les mains sales. Un signe de bassesse disait-elle. C’est vrai que la demoiselle n’aurait point l’air distinguée si des traces de terre la recouvraient. Oh ! Loriel accéléra, elle cligna seulement des yeux. Aucune raison d’avoir peur. D’ailleurs, elle n’avait pas peur, elle la combattait avec tant de force. Juste une petite crainte qu’elle ne devait pas laisser paraitre. C’était un sentiment trop insignifiant pour le laisser transparaitre de toute manière. Oh tiens, elle s’était coupée le doigt ! Elle n’aurait su dire quand, ni comment, ni même avec quoi. Ce ne devait pas être très profond si elle ne le sentait pas. D’ailleurs, il ne saignait déjà plus ! En fait, cette comédie n’avait pas de sens. Un magicien pouvait lire ses pensées comme on lit un livre, il suffit d’avoir appris à lire. Alors qu’elle essaye de le cacher, ce n’était pas lui qu’elle pourrait duper. Elle se demandait s’il avait déjà regardé dans sa tête. Peut-être qu’il…

La tour. En l’apercevant, toute trace de pensées avait déserté l’esprit de la jeune fille. Elle ne voyait plus ni le vide ni l’air, ni les nuages si proches ni les hommes si loin. Juste cette tour. Sa bouche s’entrouvrit de stupeur.
C’est magnifique… Ses yeux, avares, sautaient d’un détail à un autre pour n’en rien manquer. Elle remarqua tout, voulait tout remarquer, et ne jamais oublier. C’était sans doute la plus belle chose qu’elle ait jamais vu. Pas même son imagination ne pouvait créer autant de beauté. Le bâtiment était immense, dépassant facilement les tours les plus hautes de château. Mais elle n’était pas imposante, vue d’ici elle paraissait seulement s’élever avec majesté, comme si elle dominait avec un calme serein. Et elle brillait, elle brillait de mille feux. D’innombrables gouttelettes la recouvraient et chacune d’elle, au soleil, avait pris une teinte différente. Comme des milliards de pierres précieuses… Intriguée, Eïra tendit la main. Elle ne pensait pas à se tenir, ou au déséquilibre qu’elle pourrait créer. Elle ne voyait que cette tour, bien réelle devant elle, et pourtant qui semblait venir d’un autre monde. Un monde enchanté. Elle aurait voulu la toucher, vérifier de ses petits doigts qu’elle existait bien… Mais Loriel ne s’approcha pas suffisamment et elle se laissa porter toujours plus haut, toujours plus loin. Elle regarda le sol sans aucune peur, l’émerveillement ne lui laissait pas le temps de s’inquiéter. Jamais elle n’aurait rêvé d’une telle chose. Lorsqu’elle posa enfin pied à terre, son esprit était encore là-haut, elle n’arrivait à se concentrer sur autre chose. Et pourtant, il suffit de deux mots du magicien pour accaparer son attention. Des verres magiques. Elle se retourna vers lui. Vraiment ? Cette tour possédait des miroirs où l’on pouvait voir tout le monde ? Comme… Vraiment tout le monde ? Et elle aussi on la voyait dans ses miroirs ? Est-ce que l’on voyait se qu’elle faisait, à qui elle parlait et ce qu’elle disait ? Est-ce qu’on pouvait l’entendre ? Les vitres ne parlent pas en temps normal, mais elles ne permettent pas d’espionner non plus. Jusqu’où pouvait-on voir ? Est-ce qu’il voyait sur les territoires occupés ? Sur Irianeth ? Mais alors, comme n’avaient-ils pas encore gagné la guerre ? Trop compliqué sans doute, ils seraient déjà libres sinon. Et puis, elle n’allait pas l’importuner avec de telles questions. Mais peut-être que si elle pouvait le voir…

- … Tu es différente mais pas moins importante.

Elle rougit, détourna la tête est se reporta sur la tour. C’était vrai après tout, que pouvait-elle répondre à cela ? Ce qu’elle avait vu… C’était incroyable, inimaginable. Mais pour l’atteindre, il fallait aller haut, trop haut pour les humaines. Et elle, petite Eïra, simple domestique, elle l’avait vu. Parce que Loriel le lui avait montré, parce qu’un mage avait eu la gentillesse de lui faire partager ce dont lui seul profitait, parce qu’elle avait eu de la chance. Beaucoup de chance. Elle sourit encore, et leva les yeux. Cette tour était vraiment immense, et écrasante ici. Il n’y avait plus de cristaux ou d’arc-en-ciel, juste sa démesure. Oui, elle avait eu vraiment beaucoup de chance… Et si elle n’était pas moins importante, lui l’était bien plus. Même si elle laissait tomber les critères sociaux comme le rang, ou l’âge, ou le sexe… Il était bien plus important, pour des critères de cœurs. Rares étaient les hommes aussi généreux, ou capable de ‘perdre’ une journée de leur temps pour voler jusqu’en haut d’une tour. Il était incroyable, les yeux de la jeune fille brillaient d’admiration. Ne serait-ce pas exagérer que de… ? Non, après tout, si lui-même le proposait. Il lui avait même juré l’emmener jusqu’à l’océan, qui était si loin. Un autre jour. Alors elle pouvait, non ?

- Comme vous l’avez proposé, je me disais que, peut-être, enfin si vous le voulez toujours, vous pourriez me montrer ces miroirs. Vous savez, ceux où l’on peut voir tout Enkidiev. J’adorerais y jetez un œil.

Elle croisa les mains et les laissa reposer sur le devant de sa robe. L’adolescente se balança sur ses pieds, d’avant en arrière, cachant tant bien que mal sa curiosité.

- Peut-être pourriez-vous aussi en profiter pour me décrire ce que vous savez faire d’autre. Les mages doivent avoir tellement de dons, ce doit être fabuleux. Alors, que savez-vous faire ?

Elle aurait put continuer, parler de tous les pouvoirs dont on lui avait parlé, et ceux qu’elle avait vu. Des rayons incendiaires, des hommes qui soignaient avec leurs mains, des enfants qui pouvaient soulever des objets sans les toucher, ceux qui parlaient à votre esprit, sans bouger les lèvres, ceux qui se transformaient en animaux… Mais elle en resta là, essayant d’être la moins pesante possible. Qu’il apprécie sa présence...
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MessageSujet: Re: Histoires et Illusions [PV] Lun 22 Juil 2013, 07:21



Déjà la jeune fille commençait à se comporter différemment. A être moins soumise d’une certaine manière. A se tenir un peu plus droite. Ses yeux brillaient toujours d’émerveillement malgré la peur que Loriel avait sentit en elle lors du début du vol. Il fut heureux de voir qu’elle ne cherchait pas à le contredire même si elle rougissait sous cette évidence. En tout cas, elle n’hésita pas à lui répondre lorsqu’il lui posa ce qu’elle désirait faire. Elle était donc intéressée par les fameux miroirs magiques qui se trouvaient au sommet de la tour. Il devait avouer que cela pouvait être intriguant pour quelqu’un qui n’était pas initié. Il voulait également qu’elle lui décrive ce qu’il pouvait faire ? Un sourire traversa le visage de l’homme fée alors qu’il commençait à se mettre en marche pour pénétrer à l’intérieur de la tour d’où il pourrait accéder aux observatoires.

« La magie est en effet un don fabuleux mais c’est également quelque chose de lourd à porter. On ne peut pas faire n’importe quoi avec la magie et de nombreux problème d’éthique se posent pour ceux qui désirent faire le bien. »

Loriel pensait en effet ce qu’il disait. La magie était fabuleuse mais elle ne rendait pas les gens meilleur. Elle était un outil qu’il fallait savoir utiliser et dont il ne fallait pas abuser. C’était souvent ici que se faisait la différence entre un sorcier qui utilisait ce pouvoir sans se soucier du reste et le magicien qui désirait ne pas aller plus loin que ce qu’il fallait. Bien sûr, cela ne se posait pas pour tous les pouvoirs. Les rayons incendiaires ne posaient pas de tels soucis. La lévitation non plus, du moins dans la majorité des cas. Mais il en allait différemment de la télépathie, du sondage des gens ou des personnes.

« J’imagine que tu as déjà vu des magiciens utilisé les rayons incendiaires et la lévitation. Cependant, tu as moins du avoir l’occasion de voir ceux qui peuvent utiliser la télépathie qui consiste à parler dans l’esprit des gens, ou encore le sondage des gens ou des territoires. C’est avec ce genre de pouvoir qu’il faut être prudent. Après tout, la pensée de chacun lui appartient et il est mauvais d’aller chercher des informations dans son esprit sauf nécessité absolu. Alors bien sûr, ils sont utiles mais il faut être prudent. »

Tout en continuant de marcher à l’intérieur de la tour Loriel observait la jeune femme. Il ne savait pas a quel point elle était habitué à la magie. Bien sûr, en vivant à Emeraude elle avait du en voir de nombreuses manifestations physique mais les pouvoirs interne étaient moins évident.

« Heureusement, il existe quelques moyens simple de ne pas avoir à subir les désagrément de quelqu’un qui est trop habitué à sonder les gens. Si tu as l’impression que quelqu’un tente de te sonder, qu’il y a quelque chose dans ton esprit, essaye de te focaliser sur une idée. Ca ne fonctionnera peut-être pas sur quelqu’un de puissant mais sur les élèves ou les écuyers ca aura une chance d’être suffisant. Sans compter les nombreux mages qui ne travail pas ce pouvoir en profondeur. »

Il n’était pas sur que cela soit utile pour la jeune femme mais il était toujours bien d’être au courant de ce genre de petite chose. Il s’engagea alors dans un escalier alors que l’adolescente le suivait toujours.

« Je possède tout ces pouvoirs comme beaucoup de magicien et de chevalier. Ma seul particularité et le pouvoir d’illusion. Je ne suis en réalité pas réellement un magicien puissant comparer à d’autre. Je dois posséder la même puissance que certain chevalier mais la tour me permet de garder une plus grande liberté. »

Cela était véridique. Loriel avait même cru comprendre qu’un des chevaliers d’Emeraude, un des bras droit posséder le même pouvoir que le sien, peut-être en plus évolué. Il n’en avait pas prit ombrage même s’il irait rencontrer le jeune homme par curiosité un jour. Loriel ouvrit alors une porte sur une pièce circulaire ou les murs extérieurs étaient faits de verre. Il laissa entrer Eïra en première puis s’approcha des vitres en terminant ses explications.

« Si tu regardes devant celle-ci tu pourras voir l’océan du point de vue du royaume des fées même si cela ne vaut pas une découverte sur le terrain. Mais viens voir par toi-même, et regardes tout les royaumes que tu désires. Tu verras c’est assez simple à contrôler même si on ne peut pas réellement voir des choses précises. »

En effet, la vision du miroir était globale. On ne pouvait pas voir des personnes, ce n’était pas assez précis, mais la jeune femme pourrait tout de même observer les mystères et les couleurs magiques du royaume féerique. Elle pourrait également, si elle le voulait, observer les dévastes de la guerre même si cette vision serait moins magique. En tout cas, la jeune femme était libre de faire ce qu’elle voulait. Loriel ne tenait pas à l’influencer plus que ça même s’il restait présent pour répondre à la moindre question qu’elle pourrait lui poser.
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Parandar
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MessageSujet: Re: Histoires et Illusions [PV] Mer 11 Sep 2013, 15:14

Bonjour! Ce sujet est-il toujours d'actualité? Prière de répondre avant le 25 septembre s'il vous plaît sans quoi il sera déplacé dans les postes archivés. Merci! Very Happy
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