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[Terminé] Qui es-tu, inconnue ? [PV Andréya]

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A'élys D.
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MessageSujet: [Terminé] Qui es-tu, inconnue ? [PV Andréya] Mar 05 Fév 2013, 12:27


E
meraude.

Après mon passage au Château qui fut… Somme toute assez bref, j’ai décidé de rester en peu dans ce Royaume. Autant car il y avait une grande tolérance que car c’était un Royaume tranquille. Je me refaisais une santé si je puis dire. Je n’avais pas l’intention de chercher un client digne de ce nom. Non pas que mon honneur était en plus bas, mais plus car j’étais encore assez faible pour cause de ma rencontre avec ce Val. Rien que de penser à lui… J’avais des frissons qui parcouraient mon corps. Cet homme était un Démon… Il fallait l’arrêter. Le tuer. Mais j’étais encore trop faible pour cela. Il me fallait plus d’entrainement. Plus de méditation aussi. Hm… Un endroit calme, voilà ce qu’il me fallait.

Ainsi, depuis hier en fait, j’ai élu domicile dans une petite auberge tranquille où il n’y avait presque personne. Pas de gros bras, pas de dispute, rien que le calme. Je sirotais une tisane bienfaisante, les yeux plongés dans mon univers intérieur, en pleine méditation que cela se passa. Alors que je pensais être enfin au calme, à penser à l’avenir et au passé, à songer à un endroit sûr où faire mes entrainements, la tranquillité de l’auberge fut troublée. Et grandement troublée ! Au début, je n’entendis que des grognements mécontents, et les pas légers d’une femme marchant dans l’allée. Il est typique de chaque auberge que les clients n’aiment pas telle ou telle personne. Pour le physique, pour l’intellect. Ou toute autre excuse pour haïr une personne. Mais, je ne savais pas alors que la situation aller dégénérer.

Me replongeant dans mon univers intérieur, je n’ai remarqué que quelques bonnes minutes après le brouhaha de la salle. Rouvrant les yeux, je vis amassée devant moi des hommes et des femmes en tout genre, le visage rougit par la colère – et certain par l’alcool – en train de crier et de pérorer, le regard braqué au centre du cercle qu’ils formaient. Poussée par la curiosité, je me suis frayée un chemin vers le centre pour pouvoir moi aussi contempler la cause de toutes ses médisances. Je fus surprise de voir qu’il ne s’agissait que d’une femme. Elle était très belle, avec ses fins cheveux flamboyants et son regard bleu azur, elle avait l’air d’une femme forte et accomplis. Tien donc, Emeraude n’est-il donc plus le Royaume le plus tolérant ?

Je compris bien vite la raison de leur engouement. Elle était d’Irianeth. Enfin, l’était. Mais, pour la masse d’Humains attroupés autour d’elle, cela ne faisait aucunes différences. C’était étrange… Pourquoi sont-ils si agressifs tout d’un coup ? Beaucoup d’anciens membres d’Irianeth vivaient sur Enkidiev en toute tranquillité, alors pourquoi cela changeait-il maintenant ? Hm… Il devait y avoir de la magie dans l’air. Et, le Sorcier ne devait pas beaucoup apprécier cette jeune femme pour l’acculer ainsi.

Mon cerveau s’arrêta soudainement de fonctionner lorsque nos regards se croisèrent. Le temps lui-même sembla s’être arrêté. Ce n’était pas de la télépathie, non. J’avais juste l’impression… Que je pouvais lui faire confiance. C’était ridicule je sais. Mais j’avais l’impression qu’elle et moi, nous avions quelque chose en commun. Je ne saurais dire quoi. Et, ce ne peut être qu’une impression. Elle détourna soudainement le regard pour regarder l’aubergiste qui lui aussi commencer à l’injurier tout en la sommant de partir. Lui qui était si gentil avec tout le monde, le voilà rouge de colère. Oui, il y avait décidemment de la magie là-dessous. Et si c’était Val ?! Je me mis à sonder l’assistance et au-delà de mon regard, et plus par habitude qu’autre chose, je replaçais bien ma capuche sur ma tête, alors qu’elle était parfaitement mise au départ. Commençant à en avoir marre, je fis un pas en avant. Ce geste eut le don de ramener un peu de calme dans l’auberge.

<< Eh ! Je suis sûre qu’on peut trouver un arrangement ! La violence n’est jamais une solution. >>

Quelqu’un se mit à rire, et tous les regards se fixèrent sur lui. C’était un homme de grande taille et aussi fin qu’une femme. Il avait des cheveux blonds comme les blés en bataille, et des yeux gris comme un ciel d’orage. Sur con visage, il ne cachait pas son amusement. Il se calma rapidement lorsqu’il sentit qu’il était au centre de l’attention, et cela l’empli d’une grande fierté.

<< De la bouche d’un Assassin, ses paroles perdent tout leur sens. >>

Des murmures parcoururent l’assemblée, et je me mordis la lèvre. Il m’avait découvert, et quoique je dise, les Hommes tout autour de moi étaient déjà de l’avis de cet inconnu. J’étais découverte… Il me fallait donc partir avant que cela ne dégénère. C’était mon jour de repos aujourd’hui ! Pour une fois, je n’avais aucune envie de tuer qui que ce soit, et surtout pas des personnes innocentes et manipulées. Bon ok, les personnes que je tuais n’étaient pas tous des mécréants, mais il n’empêche que cela fait partit de ma profession. Me retournant vers la jeune femme rousse, je poussais un soupire.

<< Bon… Eh bien il ne nous reste plus qu’à sortir ! >>

A peine ai-je dis cela que les lames cachées dans mes lanières de cuir crissèrent lorsqu’elles sortirent de leur « fourreau », et je les exhibais devant moi, menaçant les villageois fous. Ceux-ci prirent tout d’abord peur et se reculèrent de quelques pas, laissant un passage. Profitant de leur moment de stupeur, je me glissais entre eux d’un pas rapide. Mais, à peine ai-je fais un pas en dehors de la masse d’Hommes que je sentis que la menace de mes lames n’agissaient plus. En particulier lorsqu’un couteau vint se ficher sur la poutre qui était juste à côté de moi. Heureusement que ces Hommes n’étaient pas des guerriers ! Ne me préoccupant plus de la jeune femme, ne sachant même pas si elle m’avait suivit lorsque j’ai fais un passage, je pris appuie sur mes pieds et je m’élançais en avant, juste à temps pour éviter un déluge de fourchette. Courant à vive allure, la petite auberge ne me paraissait plus si petite désormais. Voir même, plus grande que lorsque j’y suis entrée la veille !

Lorsque j’atteignis le dehors sans trop de dommage, je me jetais sur le côté et plaquais mon dos contre le mur. Respirant à grande goulée l’air qui m’entourait, j’enlevais délicatement le couteau qui s’était fichait dans mon bras gauche. Heureusement, il n’avait pas touché l’os et n’était pas si enfoncé que cela. Déchirant un pan de ma cape noire, je l’enroulais autour de ma blessure en serrant bien fort pour stopper la coulée de sang. Observant le reste de mon corps, les autres blessures n’étaient que superficielles et guériraient rapidement. C’est alors que j’eus une pensée pour la jeune femme rousse. Etait-elle encore en vie ?


Dernière édition par A'élys le Sam 10 Aoû 2013, 09:57, édité 1 fois
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Andréya
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui es-tu, inconnue ? [PV Andréya] Dim 10 Fév 2013, 13:54

Andréya s'était habituée peu à peu à sa vie de famille. Depuis la naissance des jumeaux, tout avait changé pour elle. Elle qui n'aurait jamais cru avoir de famille se trouvait étrangement comblée par cette vie de famille qui lui semblait pourtant si peu compatible avec elle. Pourtant, elle était heureuse. Heureuse de voir grandir ces deux petits bonshommes et de voir leur père jouer avec eux comme un enfant. Elle aimait voir Evan heureux, le voir rire avec Raph et Jay, le voir comblé par son rôle de père. Étaient-ils de bons parents? Franchement, oui. Des parents peu orthodoxes, mais de bons parents. Toutefois, attention, toutes personnes qui s'approchaient trop près de ses enfants étaient en danger de mort et ce n'était pas de l'exagération. Même si elle avait appris à vivre sur Émeraude, elle restait toujours au fond d'elle une chevalière d'Irianeth et elle le savait. On l'avait accepté avec le temps ici, mais elle ne pouvait pas s'empêcher de craindre qu'un jour ce qu'elle avait été soit une conséquence pour ses deux fils.

M'enfin, elle s'inquiétait surement pour rien. Elle savait très bien que personne n’oserait lever la main sur ses enfants. Après tout, tous savaient que l'ex-chevalière noire était une adversaire redoutable. Sans parler du fait que ses enfants étaient quand même les neveux de Lyra et de Hayden. Qui oserait s'attaquer à leur famille? À cette idée, Andréya ne put s'empêcher de sourire en coin. N'avait-elle pas voulu tuer Lyra? Et n'avait-elle pas torturé Hayden qui porterait pour toujours les marques de sa violence sur son corps?

Andy soupira faiblement. Tout ça était du passé. Hayden ne lui en avait jamais voulu puisqu'elle était la seule raison pour laquelle il était encore en vie et que sa femme n'était pas morte dans les mains de l'empereur. M'enfin... Parfois, comme ce soir, ses souvenirs l'envahissaient trop. Elle repensait à sa vie sur Irianeth et elle devenait... Nostalgique. Non, elle ne regrettait pas ses choix. Non elle regrettait pas sa vie, elle regrettait même pas ce qu'elle avait perdu. Son titre, son rôle... Qu'est-ce que c'était après tout? Que des mots. Des histoires. Elle regrettait surtout le fait qu'elle n'avait pas à s'inquiéter de quoi que ce soit. Même sa vie n'avait pas d'importance. Si elle mourait en combat, elle s'en fichait. En réalité, avant elle attendait un adversaire digne de ce nom qui serait capable de la mettre au tapis. Mais maintenant... Trop de gens comptaient sur elle et franchement, c'était plus apeurant que quoi que se soit. Elle se demandait encore si elle était assez forte pour protéger sa famille.

Elle pensait trop. Beaucoup trop. Elle avait besoin d'un verre.

Digne à lui-même, Evan grogna quelqu'un peu quand Andy lui annonça qu'elle avait besoin d'un verre, mais il la laissa partir. De toute façon, il savait très bien quand la rousse avait une idée derrière la tête, il ne pouvait pas y faire grand-chose. Ainsi, elle quitta la petite chaumière qu'elle habitait avec son amant et ses deux enfants pour se diriger vers la taverne.

Quand elle entera, elle sentit que quelque chose clochait... Alors qu'habituellement, on l'accueillait avec un sourire presque courtois, là elle avait l'impression qu'on cherchait à la tuer du regard. Qu'est-ce qui leur prenait?! Sur ses gardes, la jeune femme s'aventura jusqu'au milieu de la pièce dans l'espoir d'atteindre le bar où elle pourrait commander une bière. Toutefois, elle n'arriva pas à se rendre jusqu'à l'homme qui servait l'alcool, car elle se fit encercler. Elle fronça les sourcils. Ce qui se passait ici n'était pas normal... Vraiment pas. Levant la tête vers ses nombreux adversaires, Andy ne put s'empêcher de sourire. Oui, ils étaient nombreux, mais ils n'avaient aucune chance contre elle...


- Non, mais qu'est-ce qui vous prend ?

Sa main alla se placer doucement contre la garde de son épée. Elle n'avait pas envie de se battre contre eux. Ils n'étaient pas de taille. Elle les blesserait n'aurait aucune satisfaction de combat. Puis... sans parler qu'Evan voudrait certainement tous les tuer si un jour il apprenait que des villageois avaient oser la menacer. Devrait-elle vraiment se servir de sa lame contre les habitants de ce village qui l'avait finalement accepté?

Avant même qu'elle puisse avoir une explication, son regard croisa celui d'une jeune femme qu'elle n'avait jamais vue auparavant. Était-elle la cause de tout ça? Une magicienne capable de tromper les gens? La rousse fronça les sourcils à cette idée. Étrangement, elle avait l'impression qu'elle n'y était pour rien... Une impression qui lui disait qu'elle non plus ne comprenait pas ce qui se passait ici. Elle l'observa quelques secondes avant de détourner le regard vers l'aubergiste qui commença à l'injurier comme les autres. Décidément, ce qui se passait ici n'était pas normal. Elle allait réagir quand la femme qu'elle venait juste d'apercevoir prit la parole. Elle était folle? Elle voulait mourir aujourd'hui? C'était gentil de venir à son aide, bien qu'elle en avait pas besoin, mais c'était de la pure folie.

Andréya était convaincue qu'elle devrait sauver la peau à cette sotte, mais elle comprit qu'elle avait mal jugé quand cette dernière se fit traiter d'assassin. Un assassin à Émeraude? C'était assez rare... Surtout avec la horde de chevaliers qui parcourraient souvent le village. Andy ne fit que acquiescer de la tête quand elle lui dit qu'il ne leur restait qu'à sortir. Effectivement, elle n'avait pas envie de tuer qui que ce soit ici. Ils n'étaient pas dans leur état naturel. Il ne méritait pas de mourir, c'était habituellement des gens bons et amicaux. Habituellement...

C'est ainsi que la bataille commença. Andy dégaina son épée ce qui eut pour effet de faire reculer quelques hommes. Elle se fit un chemin jusqu'à la sortie, mais rapidement des hommes décidèrent qu'une lame dans les mains d'une ancienne chevalière d'Irianeth n'était pas suffisante pour leur faire peur. Andy soupira quand elle vit qu'il lui bloqua la porte de sortie. Avec tout ça, elle avait perdu de vue l'assassin. Rangeant son épée dans son fourreau, elle grogna faiblement. Son épée était inutile. Elle allait tuer quelqu'un si jamais elle osait l'utiliser. Elle voulait seulement leur faire peur... Mais elle avait un plan B. frappant le poignet d'un homme pour qu'il lâche un couteau qu'il voulait clairement lui laisser dessus, elle le fit perdre l'équilibre en le plaquant. Ceci eut un effet domino. L'homme assez corpulent perdit l'équilibre et amena avec lui cinq autres hommes. Profitant de sa surprise, elle se faufila derrière lui et prit un pichet de bière qui se trouvait sur la table la plus près. Évitant de justesse une fourchette qui rebondit sur le mur, Andy fit un croche-pied à un autre homme qui lui bloquait l'entrée tout en faisait bien attention de ne pas renverser sa bière. Enfin, elle arrivait à la porte.

Quand elle arriva à l'extérieur, elle lança le récipient dans les airs. Deux secondes plus tard, il explosa dans un grand bruit apeurant les hommes qui restèrent à l'intérieur pour se protéger des nombreux morceaux coupants. Andréya profita de cette diversion pour se coller contre le mur le plus près. Elle tomba nez à nez avec l'assassin et sans réfléchir davantage, elle posa rapidement sa main contre sa bouche pour l'empêcher de parler. Les deux femmes étaient face à face. Leur corps collé un contre l'autre.

** Ne prononce plus un son... **

Voyant qu'elle ne semblait pas vouloir crier, elle retira sa main et posa son regard vers le sol. Elle avait besoin d'une pierre et rapidement... Elle trouva une pierre de dimension moyenne et l'agrippa rapidement. Elle fit signe à l'assassin de ne pas bouger et lança la roche de toute se force vers l'autre côté de l'auberge et se plaqua de nouveau contre le mur au côté de l'assassin. Après quelques secondes, on entendit une explosion.


- Avez-vous attendu? C'est par là ! Elles sont doivent être par là!

Andréya attendit quelque seconde que les pas s'éloignèrent avant de soupirer. Elle n'arrivait vraiment pas à comprendre ce qui s'était passé.

- Je ne comprends rien à leur comportement... D'habitude, ils sont si... Gentils... Puis, même frustrer ils n'oseraient jamais lever les armes contre moi. Ils savent bien qu'ils n'ont aucune chance contre moi.

Ces paroles étaient surtout pour elle. Elle ne comprenait vraiment pas ce qui les avait pris... Après tout ce temps, on lui avait dit qu'elle faisait partie du village et maintenant ils daignaient l'attaquer comme ça? Il y avait de la magie là-dessous, elle en était certaine.

Andy posa enfin son regard sur la jeune femme. Elle était jeune, belle et clairement redoutable. Elle fronça les sourcils un instant. Elle pourrait la tuer là. Après tout, elle débarrasserait Émeraude d'un assassin... Et pourtant, elle avait l'impression qu'elle le regretterait si elle la tuait. Après tout, elle avait eu le droit à sa chance, pourquoi pas elle? Et puis... Comment pouvait-elle juger un assassin alors qu'elle avait tué elle-même bien des gens sur Enkidiev? Andy détourna le regard pour regarder subtilement si les hommes étaient tous partis. C'était le cas, mais elle savait qu'ils reviendraient bien assez vite. Se retournant vers cette drôle d'assassin qui avait voulu l'aider, elle prit la parole. Son ton était neutre, mais claire.


- Je vais essayer de trouver ce qui se passe par ici... Ce n’est pas normal. Toi, je te conseille de partir très loin d'ici et de ne jamais revenir. On n'aime pas beaucoup les assassins ici

La rouquine affronta son regard espérant qu'elle comprenne qu'elle lui laissa toute une chance. Si elle restait à Émeraude, elle finirait pas se faire prendre et finirait sa vie dans un cachot ou sur la potence.
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A'élys D.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui es-tu, inconnue ? [PV Andréya] Mer 20 Fév 2013, 14:28

J
e n’avais pas vraiment fait attention aux bruits d’explosions dans l’auberge. J’en avais eut vaguement conscience. Mais c’est tout. J’étais plus en train de m’occuper de moi-même qu’autre chose. Des blessures mineures. J’avais sur le corps des blessures mineures. Idiots qu’ils étaient ! Me traiter ainsi ? Certes, j’étais une Assassin, j’étais donc tout à fait détestable. Mais, je n’avais pour le moment rien fait de mal, et tant que l’un d’entre eux n’est pas une des victimes de mes clients, ils ne risquaient absolument rien. Beaucoup d’auberge connaissait ma profession mais m’acceptait tout de même sous leur toit. Disons aussi que j’avais passé un deal avec certaines auberges. Je crèche chez eux, et je m’assure qu’il n’y ait aucuns problèmes – meurtres, violences etc – tant que je serais là. Une sorte d’ange gardien. Et cela convenait parfaitement à l’un, comme à l’autre.

Soudain, je fus nez-à-nez avec une femme. Mais pas n’importe laquelle. Celle qui a été lynché en même temps que moi-même. La rousse. Très belle soit dite en passant. Sans me laisser faire quoique ce soit – je n’allais d’ailleurs rien faire du tout – elle posa rapidement une main sur ma bouche, m’intimant silencieusement de ne pas bouger et de ne pas parler. Pour qui me prenait-elle ? Je n’allais pas signaler notre position aux fous furieux de l’auberge. Je n’étais pas aussi stupide. Enfin presque.

Ce fut une vraie guerre du regard, si on veut. Collée l’une contre l’autre, nous nous toisions sans bouger, sans faire le moindre bruit. Cela ne dura que quelques minutes. Mais, pendant ces quelques minutes, j’ai put un peu mieux cerner le personnage de cette femme. Elle passait sa sécurité avant les autres. Et, étant donné que j’ai tenté – en vain, je sais – de lui sauver l’affaire dans l’auberge, elle m’en devait une belle. En clair, comme le veux l’étique et comme le dicte son « entrainement » d'Assassin, même si elle n’en était pas une, son honneur était en jeu. Elle avait une dette envers moi. Si jamais elle rompait ce pacte silencieux… Je jurais que même morte, je viendrais le lui faire payer. Ainsi va la vie.

Jugeant sûrement bon de me relâcher pour ma bonne conduite, la rousse ne s’attarda plus sur moi mais sur une pierre. Qu’elle lança loin. Je compris bien vite son intention. Elle voulait détourner l’oreille baladeuse des villageois fous. Cela nous permettrait soit de s’enfuir, soit d’établir un plan pour remettre les choses en ordre. J’étais plus pour la deuxième. Pourquoi ? Car cela peut sembler bizarre après tout. Tout simplement car ils semblent toucher par une « maladie ». Et, je n’avais pas trop envie que cette maladie se propage et que tous se liguent contre moi. Plus de travail. Plus d’argent. Le monde sur le dos. Autant mourir tout de suite. Et, comme prévu, au son du bruit de la pierre, les villageois se précipitèrent vers l’illusion de la rousse.

Me surprenant de plus belle, celle qui venait de nous sauver la mise parla. Je sus à son ton qu’elle n’attendait pas de réponses particulières, qu’elle se faisait juste ses petites réflexions pour elle-même. Mais j’étais tout de même de son avis, alors j’hochais mécaniquement la tête en signe d’approbation. Il y avait de la magie là-dessous. Des personnes qui étaient si aimables il y a quelques instants ne peuvent pas passer ainsi à la haine pure d’un seul coup. Il devait y avoir forcément quelqu’un qui en voulait à mort à la jeune femme pour lui tendre un coup pareil. Et, j’étais déjà presque sûre que cette personne ne se trouverait pas ici. Stupide magicien. Incapable d’aller sur le terrain. Trop faible qu’ils sont au corps-à-corps. Pfff !

La rouquine se tourna vers moi. Je fis donc de même, par politesse. Puis elle parla. D’abord pour me dire qu’elle voulait découvrir ce qu’il se passait, et sous entendu, remettre les choses dans l’état où ils étaient. Mais ce fut la suite de sa phrase qui m’irrita le plus. Elle voulait que je parte, hors de question ! Primo, ils m’avaient attaqué. On n’attaque pas un Assassin impunément. Deusio, j’étais aussi concernée qu’elle dans cette affaire, car cela nous serait bénéfique à l’une comme à l’autre. Tercio, pour une fois que je veux faire quelque chose de bien ! Nous échangeons un long regard empli de sous-entendu. Se faisait-elle du souci pour moi ? Hm. Je dirais que non. Mais je me disais la même chose pour bien des personnes qui se sont finalement attachées à moi. Oh et puis mince !

<< Non. Je ne te laisserais pas toute seule. Deux cerveaux en vaut mieux qu’un comme on dit. Et, si tu décides de partir sans moi, saches que je ne partirais pas d’ici sans avoir trouver la vérité et d’y remédier. Tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça ! >>

Croisant les bras sur ma poitrine, je ne souris pas. Normal me direz-vous ! Mais j’avais dans mes yeux une forte lueur de détermination, mêlée à de l’amusement. Partir à la découverte de ce mystère était … Amusant ! Oui, il m’en fallait peu. Mais, disons que j’étais aussi un peu folle dans ma tête.

<< Je pense que l’on devrait commencer par voir dans l’auberge, là où tout à commencer. Oh et, je m’appelle A’élys. >>

Sans plus attendre, j’entrais dans la bâtisse complètement déserte. A croire que tous les villageois qui y étaient ont été touchés par cette mystique magie. Dans cette grande pièce vide, mes pas résonnèrent fortement et cela me dérangea. Me faisant plus légère, je mis mon entrainement à profit : je ne fis plus aucuns sons sur le sol. Pas même avec ma cape sillonnant le sol. Regardant à droite et à gauche, l’auberge semblait… En parfaite état. Repérant une plante à pot sur une table, je m’y dirigeais tranquillement. Là, je titillais quelque peu ces feuilles pour la mettre en confiance, puis je fermais les yeux. Là… Oui, je pouvais sentir parfaitement ce fin lien avec la nature, renforcé par mon contact avec la plante. Ainsi, je pouvais mieux sentir les vibrations négatives de la pièce. Et, il y en avait à profusion. Rouvrant les yeux, un peu étourdie, je m’assis. Là, je regardais tout autour de moi. Puis je tentais de me remémorer ce qu’il s’est passé depuis que je suis arrivée.

Il ne s’était rien passé de spécial à vrai dire. Je n’avais même pas fait attention aux personnes tout autour de moi. Je n’ai pas sentit d’énergie négatives. Ni de magie. Cela a dut donc se déclencher au moment où la rouquine est entrée, comme une bombe à retardement. Et tout est partit en vrille. Mais, qu’est-ce qui aurait put entrainer cette folie ? Quelque chose dans les boissons ? Dans la nourriture ? Dans l’air ? Ou… Dans un villageois ? J’avais entendu dire qu’il était facile pour un sorcier aguerrit ou un mage de placer une malédiction ou tout autre chose noire dans un catalyseur. Le corps humain fait souvent office de catalyseur. Cela passe inaperçu, ce n’est pas repérable comme avec la nourriture et… Est-ce irréversible ? Peut-être. Ou pas. Et encore, ce n’est encore qu’une thèse. Un catalyseur humain… Un empoisonnement ? Pour le cas d’un catalyseur… Pourquoi n’ais-je pas été contaminé ? Hm… Peut-être car justement, je ne faisais pas attention autour de moi. Cela a dut se déclencher par le son d’une voix où l’apparition de la rousse. Mais, j’ai vue la rouquine de toute façon au bout d’un moment. Alors une voix ? Un geste de la part du catalyseur ? Rho ! Trop de réflexion. En ce qui concerne l’empoisonnement, c’est peu probable. J’ai mangé, but et respiré les mêmes choses que tout le monde et je n’ai pas été contaminé. Il ne reste plus que le catalyseur. Ou quelque chose d’autre que je n’ai pas pensé à réfléchir.

Mais alors, comment renverser la situation ? Le plus simple est de détruire le sorcier/manipulateur. Mais, s’il n’est pas là, comment faire ? Tuer la marionnette ? Ca, A’élys était parfaitement capable de le faire…

<< Un catalyseur Humain… Pour emprisonner ce maléfice… Et il aurait suffit d’un geste ou d’un son pour tout déclencher. Mais, comment le briser ? Qu’est-ce qui me dit qu’en tuant le catalyseur, le maléfice prendra fin ? Et surtout, comment le découvrir ? >>

Je parlais à voix haute. Mais en fait, je ne m’adressais à personne en particulier. Je ne savais même pas si la rouquine est entrée avec moi, trop plongée dans mon analyse. J’avais déjà une idée de comment découvrir le catalyseur. Un test. Si c’est un son, ou un geste, il me suffit d’être en contact avec le catalyseur pour être contaminée. Mais alors, il faudra que la rouquine soit avec moi pour repérer le fauteur de trouble et pouvoir tout arrêter. En espérant que je ne lui causerais pas trop de souci. Forte comme elle était, cela ne risquait pas. Mais… Sous l’emprise de ce maléfice… Il y avait peu de chances que je retienne ma force comme je le fais à chaque fois pour éviter de laisser place à ma folie meurtrière. Alors, je ne pourrais pas prévoir à l’avance si ma coéquipière forcée s’en sortira…

Trop réfléchir me donne mal à la tête dis donc… !
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Andréya
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui es-tu, inconnue ? [PV Andréya] Sam 09 Mar 2013, 14:43

L'assassin ne voulait pas partir? Étonnant. Savait-elle qu'elle risquait stupidement sa vie présentement? Peut-être, surement même. Elle était donc totalement inconsciente. Andréya eut un petit rire à la suite de ses paroles. Non, elle n'était pas inconsciente, elle.... Hmm. Elle avait de l'honneur? Drôle à dire pour un assassin, mais elle ne voulait pas la laisser seule. Du moins, c'est ce qu'elle disait. C'était gentil, mais totalement inutile. La rousse s'était toujours débrouillée en solitaire. Elle avait toujours préféré être seule. Puis, assassin ou pas, la belle jeune femme devant elle ne pouvait même pas savoir, c'était quoi, la solitude; la vraie. Celle qui te détruit à petit feu et qui te transforme en une automate. M'enfin. Affrontant son regard, l'ex-chevalier finit par hausser les épaules. Elle avait vu dans son regard une telle détermination qu'elle ne trouva pas le courage de refuser sa présence. A'élys se présenta et plongea dans l'auberge sans demander son reste. Encore une fois, un sourire se dessina sur les lèvres de la rousse. Aurait-elle trouvé une femme aussi impulsive qu'elle? Nah impossible, sinon elle serait surement morte depuis longtemps.

Lentement, Andréya pénétra à son tour dans l'auberge déserte. Restant près de l'entrée, elle regarda la pièce avec attention. Sans tous ces gens, l'auberge semblait deux fois plus grande. Pour ce qui était des dégâts à l'intérieur? Ils étaient presque invisible. Foulant le sol de quelques pas, elle s'arrêta devant une poutre où on pouvait voir une encoche d'une lame dans le bois. Surement celle qui avait frôlé l'assassin. Se retournant pour regarder cette dernière, Andy restait étonnée. A'élys caressait du bout des doigts les feuilles de la plante près d'elle. Non, mais qu'est-ce qu'elle faisait avec cette plante? Même si Andreya avait appris depuis longtemps qu'il était primordial de ne pas juger trop vite les actes parfois étranges des gens, elle ne pouvait pas s'empêcher de trouver étrange cette manière de toucher cette plante... Qu'est-ce qu'elle croyait obtenir? Des informations? Ouais... C'est sur. Des informations de la bouche d'une plante, c'était très très probable.

Soudain, la mystérieuse A'élys rouvrit les yeux et Andy comprit sur le champ, par son regard plus lunatique, que quelque chose n'allait pas. Une faiblesse? La rousse fit un pas en avant, mais cette dernière s'assit évitant donc à la belle rousse d'aller la cueillir au sol. Elle se mit à parler pour elle-même. Parlant d'un catalyseur et d'un réactif pour l'activer.


- Un catalyseur... Humain?...

Andréya arqua un sourcil. Qu'est-ce qui était plus dérangeant? Un catalyseur ici à Émeraude ou que si l'assassin ne se trompait pas c'était un catalyseur HUMAIN. Dans le premier cas, ce n'était pas très surprenant si on pensait au fait que c'était l'endroit pas excellence pour faire des dommages au rang d'Enkidiev mais bon... Par contre, utiliser un humain pour faire ça c'était... Excessif... Il fallait énormément de volonté. Il ne fallait pas avoir peur de mourir, bien que l'humain pouvait toujours être contrôler mentalement. A'élys avait posé une bonne question toutefois. Avait-il un autre moyen que de tuer le catalyseur pour votre fin à ce cirque? Qu'arriverait-il si elle tuait un villageois d'Émeraude pour protéger Émeraude? Personne ne la croirait évidemment... Non Hayden la croirait, mais pourrait-il faire grand chose? Surement pas.

Beaucoup de questions sans réponse, mais ce n'était même pas la plus importante. La vraie question qui se devait d'être posée était la suivante : quel était l'objectif de ce coup? Était-elle la cible où c'était l'assassin? Ou encore... Le hasard? Nah, il lui semblait évidant que ce n'était pas un coup du hasard. Quelqu'un leur en voulait soit à elle soit à la femme mystérieuse. L'idée que ce soit pour elle-même la fit grimacer. Si c'était le cas, il n'y avait que deux choix possibles : Irianeth ou la vengeance de quelqu'un à qui elle avait retiré quelqu'un qu'il aimait... Toutefois, dans les deux cas pourquoi avoir attendu si longtemps? Ça faisait maintenant cinq ans qu'elle habitait sur Émeraude et qu'elle avait racheté ses fautes. Ça faisait cinq ans qu'elle aidait Émeraude... Non ce n'était toujours pas son camp, ni sa famille, mais c'était ceux qui lui avait laisser la chance de créer sa propre famille et vivre cette nouvelle vie.


- Quelqu'un te connaît réellement ici? Quelqu'un savait que tu venais à l'auberge?

La question avait été posée froidement. Plus froidement qu'elle l'avait voulu à l'origine. D'une certaine façon, elle désirait ardemment que la cible ne soit pas elle, mais l'assassin. Évidemment, elle l'aurait aider quand même. Elle ne serait jamais partie en se lavant les mains de son sort... Enfin, plus maintenant. De puis, Andréya n’avait jamais voulu croire qu'elle avait été acceptée dans les rangs d'Émeraude, mais aujourd'hui c'était différent. Elle n'était plus seule. Ce n'était pas seulement sa vie qui est en danger. En se remémorant la scène dans sa tête, la rousse soupira. Elle avait était la cible. C'était évidant et prétendre le contraire n'allait pas les avancer.

- Je suis la cible.

La rousse grimaça comme si c'était la pire phrase qu'elle aurait pu dire dans sa vie. Ok oui, elle était la cible, mais pourquoi? Elle ne comprenait vraiment pas pourquoi après tant de temps! Andréya serra les poings en pensant aux personnes qui pouvaient être en danger à cause d'elle : sa famille... Evan et ses deux petits monstres qu'elle aimait tant. Si jamais quelqu'un touchait à ses jumeaux... Oh bon sang. Émeraude deviendrait rapidement un champ de bataille et le village finirait à feu et à sang. Ça serait un vrai carnage tant et aussi longtemps que la rouquine n'aura pas retrouvé ses enfants et même encore... La vengeance est un plat qui se mange froid... Et elle était en train de comprendre cette expression.

La rousse eut un sourire mauvais aux lèvres. Qui que ce soit, s'il voulait jouer avec elle, il n'avait pas pris la bonne adversaire. Il comprendrait bien assez vite pourquoi elle était une chevalière Noire redoutable. Haussant les épaules comme si ce n'était pas plus important que la température à l'extérieur, elle murmura :


-Ok. J'espère que cette personne sait dans quoi elle s'est embarquée.

Ce ne fut qu'un souffle qui traversa ses lèvres. Un petit murmure, mais l'intonation dans la voix de la rouquine était claire. Du sang allait être versé ce soir. Attention à celui ou celle qui se mettrait à travers de son chemin. Une lueur mauvaise traversa son regard de saphir :

- On va se dégourdir les muscles.

Elle s'étira faiblement et se remit à regarder autour d'elle. Qu'est-ce qui peut bien déclencher une haine profonde de la rousse? Soudain un petit bruit résonna très timidement. Une '' ding'' étrange. Réellement étrange. Un bruit de cloche unique... Un bruit trop pur, qui résonne trop longuement pour un si faible bruit.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui es-tu, inconnue ? [PV Andréya] Mer 03 Avr 2013, 12:59

L
a rousse émit une exclamation au son de « catalyseur humain ». Reprenant pied sur terre, je la regardais sans vraiment comprendre pourquoi elle semblait si incrédule… Si déroutée par cette idée. Certes, qu’un humain est servit à cela était dégoutant, et passablement inquiétant, mais tout de même. Tout le monde savait qu’Irianeth, avec ces sorciers, pouvait faire n’importe quoi, allant jusqu’à l’excessif pour arriver à ses fins. Alors, personnellement, bien que l’idée que je pourrais peut-être moi aussi servir de catalyseur – puisque cela a parfaitement marché dans le cas présent, Irianeth recommencera sûrement – je n’étais pas si choquée que cela. Mais ce n’était pas l’avis de la jeune femme en face de moi.

Après un moment de réflexion pendant lequel je méditais à moitié pour reprendre des forces, la rousse reprit la parole. Pour me poser quelques questions. Avec un ton… Qui me dérangea fortement. Elle me parlait froidement. Telle la suprême parle à un sous-fifre. Je ne suis pas un sous-fifre. Oh non. Je n’aimais pas que l’on se considère au dessus de moi. Car, assurément, personne… Et je dis bien PERSONNE n’a connut ce que j’ai connut, n’a vécut ce que j’ai vécut, n’a vu ce que j’ai vu… Alors, personne ne peut se considérer au dessus de moi tant qu’il sera aussi ignorant. Je fronçais donc les sourcils. Je n’aimais décemment pas ce ton, et je me demandais si je devais oui ou non y répondre. Déjà car c’était des questions stupides. Le déplacement d’un Assassin n’est connut de personne. Personne ne peut prédire où l’Assassin va frapper, où il va se reposer. Alors, que quelqu’un sache que je suis venue dans cette auberge ? Non. Personne. Mais je crus comprendre le sous-entendu de la jeune femme. Le catalyseur humain avait un but précis, une cible précise. Ceux peut-être elle… Ou moi. Mais, étant donné que personne ne sait que j’étais venue ici…

Et la rouquine sembla le comprendre finalement. Avec cette phrase si subtile, si macabre… « Je suis la cible ». Oui, c’était elle la cible. Pourquoi ? Je n’en savais franchement rien, et je me fichais éperdument de la raison. Elle aurait put être une espionne d’Irianeth, ou encore quelqu’un d’indésirable pour Emeraude ou Irianeth… Je m’en fiche. Je suis neutre. Je choisis juste le camp qui me sera le plus profitable. Qui m’assurera la vie sauve. Un engagement à long terme ? Non. Trop ennuyeux. Trahisons… Malveillance… C’était tellement plus drôle ! Bien que je sache parfaitement que, des amis, je ne m’en ferais pas des tonnes. Mettant mes pensées noires de côté, je regardais toujours la rousse sans aucune expression. Sans même pensée à quoique ce soit. Je la laissais à sa réflexion mentale… Bien qu’elle est l’air maintenant très… Enervée.

Un petit murmure sortit de la barrière de ses lèvres. Mes oreilles habituées au son léger eurent tout de même du mal à capter toutes les sonorités de ses paroles. Mais je compris aisément que c’était une menace. A l’encontre de la personne qui a causé tout ce grabuge. Apparemment, cette histoire la touchée beaucoup. Il y avait plusieurs catégories de personne pour lequel des situations comme celle-là les touchaient beaucoup. Ceux qui aimaient combattre, les défis. Ceux-ci ressentent plus de l’excitation plutôt que de la colère. Ceux qui doivent redorer leur fierté. Alors la colère est, somme toute, légitime. Et enfin, ceux qui doivent protéger quelqu’un. Alors, la colère est des plus noires, en particulier si ce sont des personnes très chères. Je ne saurais dire pourquoi, mais j’avais l’intime conviction que la rouquine faisait partie de la dernière catégorie.

Mais alors qu’elle s’apprêtait à partir à la recherche du fauteur de trouble, le regard mauvais, j’entendis un bruit. Un bruit très étrange à vrai dire. C’était comme un… Un son de cloche. Oui un son de cloche. Très doux. Subtile. Aigu aussi. Très aigu. J’entendais encore le bruit de cette cloche alors qu’il avait disparut. Il emplit mon esprit. Me donnant un sacré mal de tête. Je voulais vraiment me débarrasser de cette gêne. Me tenant les tempes, je fronçais les sourcils. Mes poils se hérissèrent. J’avais un mauvais pressentiment. Et ce bruit qui ne cessait de me vriller les oreilles…

- Laisse toi aller.

Je suis si fatiguée. J’ai parcourut tellement de chemin pour arriver là où je suis. Pour être une femme forte dans ce monde machiste. Avec toutes les épreuves que j’ai dut subir. A commencer par ma mère, hypocrite femme. Je devrais peut-être… Juste un instant. Poser ma tête. Poser mon corps. Laisser aller mon esprit… Me laisser aller… Car j’en ais marre après tout… De… De courir… Après quoi au juste ? La gloire ? Elle ne m’intéresse pas. Le… Le… Le quoi ? Ah je l’avais sur le bout de la langue. Qu’est-ce qui m’intéressait par-dessus tout ? Je sais… Je sais que… Qu’il y a une chose… Qui me tient à cœur… Qu’est-ce ? Peut-être… Peut-être que ce but, cette chose ne m’intéresse pas vraiment finalement. Sinon je ne l’aurais pas oubliée aussi facilement.

- Laisses toi aller.

Oui… Oui je crois que je vais faire ça. Juste… Un… Instant… J’ai besoin de me reposer. De reposer mon esprit… Juste un instant… Je fermais les yeux.
_ _ _
Vu de l’extérieur, A’élys se tenait la tête, et ne bougeait plus. Pas d’un pouce. Que faisait-elle ? Bonne question. Avait-elle mal à la tête ? C’était une possibilité. Mais, son immobilité était… Etrange. Pourquoi restait-elle immobile ? Oh eh puis, tout dans cette femme était étrange. Alors qu’elle reste immobile si cela lui faisait plaisir. Après tout, les gens comme elle sont différents de nous. Ils ont des besoins différents. Peut-être est-ce sa manière d’être. Mais après tout, on s’en fiche non ! C’était une Assassin. Elle est née pour tuer, pas vrai ?

Elle se leva alors. Son regard était… Fixe. Plat. Presque… Sans vie. Pourtant elle était en vie. Elle bougeait. Elle respirait. Elle était en vie. Mais son regard étrange… Ce n’était même pas de la transe. Il était juste aussi vide que le regard d’un mort. Peut-être car ses morts l’ont rattrapés ? Elle se dirigea alors vers la rouquine. La rouquine qui n’avait toujours pas dit son nom. Mais… On s’en fiche aussi ! Elle allait bientôt mourir. Pas vrai ? Mourir. Comme toutes les autres victimes d’A’élys. Mourir. Le sait-elle seulement ? Que cette jeune femme, cette Assassin, est en fait contrôlée… Comme toutes les autres marionnettes ? Oh, il n’y avait rien qui prouvait qu’elle était contrôlée. Après tout, les actes d’un Assassin… N’étaient-ils pas irréfléchis ? N’agissaient-ils que pour leur propre compte ? Juste pour survivre ? Peut-être la rousse se disait que finalement, l’Assassin avait changé d’avis. Qu’elle allait partir, car ce village ne lui causerait que trop de problèmes.

Soudain, une dague apparut dans les mains de l’Assassin qui tenta de transpercer la rousse une fois qu’elle fut à sa hauteur. Mais celle-ci, tellement prévoyante, para l’attaque et retourna le bras de l’Assassin. Il émit un faible craquement. Mais A’élys… Si vide était-elle… Qu’elle ne ressentit rien. Pas une douleur. Tant qu’elle était contrôlée… Elle ne subirait aucunes douleurs. Ah mais, cela ne sera plus le cas une fois que le Maître aura levé son sort sur elle ! Alors, elle ressentira toutes les douleurs qu’elle aurait dut sentir. Se retournant en suivant le mouvement de son bras, A’élys se défit de la poigne de son adversaire et lui envoya son poing. Que la rousse esquiva. Une béquille. La rouquine ne fut un peu déstabiliser mais se reprit bien vite pour parer une nouvelle attaque de la dague de l’Assassin. L’Assassin qui avait toujours son regard vide, son expression froide. L’Assassin qui usait de son bras blessé comme s’il ne l’était pas. L’Assassin qui n’usait toujours pas de sa pleine puissance. Alors, qui mourra en premier ?
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui es-tu, inconnue ? [PV Andréya] Sam 01 Juin 2013, 21:19

Le bruit de la cloche n’annonçait rien de bon et la rousse le savait. Sur ses gardes, elle avait reculé de quelques pas pour avoir bien en vue l'entrée. Il n'était pas question qu'elle se fasse surprendre... La respiration de la rouquine était lente et silencieuse. Elle était à l'écoute prête à bondir dès qu'elle entendrait un bruit de pas.

Toutefois, Andréya regarda A'élys du coin de l'oeil. Elle voulait s'assurer qu'elle ne préparait pas un mauvais coup. Après tout, cette dernière était un assassin et les assassins étaient des experts en manipulations. La rousse savait bien qu'il ne fallait en aucun cas faire confiance à ces personnes. Après tout, rien ne pouvait confirmer à la rouquine que toute cette histoire n'était pas un coup monté pour l'amadouer dans l'espoir de mieux la tuer par la suite. Qui dit qu'elle n'était pas la responsable de toute cette histoire? Toutefois, dès qu'elle posa son regard sur l'assasin, la rouquine constata bien rapidement qu'elle ne semblait pas normal. Se retournant un peu plus, elle observa plus attentivement l'assassin. La jeune femme se tenait la tête entre ses mains, mais elle était immobile. Beaucoup trop immobile. Sa posture était étrange, très étrange. Quelque chose clochait... Le regard de saphir de l'ex-chevalière croisa celui de son étrange «alliée». C'est à cet instant qu'elle comprit que quelque chose avait changé en elle. Son regard était vide de toute émotion... Non pas comme son propre regard pouvait l'être devant les personnes insignifiantes. Non, son regard était complètement sans vie, ni froid, ni chaud, ni même neutre... Seulement sans vie. Sans aucune lueur. Andréya recula de quelques pas. Ce n'était pas de la peur. Bien au contraire, elle voulait seulement observer le déplacement de la jeune femme. Est-ce que A'élys oserait essayer de l'abattre? La rouquine fronça les sourcils. Tout ça n'était pas logique. L'assassin aurait pu la tuer avant. Elle aurait pu la laisser se débrouiller avec les villageois. Nah, ça devait être trop risquer de laisser de simples villageois faire la sale besogne. Après tout, ils n'auraient pas duré très longtemps contre Andréya et tous ceux d'Irianeth le savaient. Alors, tout n'avait été qu'un coup monté? Surement.

L'ex-chevalière évita un coup venant de la pars de la jeune femme. Répliquant rapidement, la rousse lui prit le bras et mis suffisamment de pression pour entendre un «crac». Elle venait de lui briser le bras ou du moins de lui fouler... Pourtant, A'élys n'avait pas crié. Elle n'avait même pas grincé des dents. Non, elle était restée d'une neutralité déconcertante. Décidément, quelque chose clochait. Même elle qui était la déesse dans l'art de souffrir en silence n'aurait pas pu rester de glace sous cette douleur. Elle aurait caché son cri dans des commentaires cinglants, mais elle n'aurait pas pu retenir sans même serrer les dents. Non, la douleur d'un os brisé ou d'un bras foulé n'était pas si facile à ignorer. Son doute précédant semblait se confirmer. L'assassin ne semblait plus être elle-même. Le ding... Le bruit de cloche. Voilà ce qui actionnait cette réaction chez quiconque l'entendait. De la magie noire. Pourquoi cette magie n'avait pas d'effet sur elle? Seulement parce que la cible ne pouvait pas être atteinte? Arfff... Tout le semblait maintenant si irréaliste. Pourtant, A'élys était bien devant elle, cherchant à la tuer avec un bras blessé comme s'il ne l'était pas.

Andréya sut ce qu'elle devait faire pour en avoir le coeur net. Elle devait l'assommer. Elle pourrait la tuer, ça aurait été plus facile puisqu'elle n'aurait pas eu besoin de faire attention à ses coups, mais si l'assassin n'était pas la coupable ça ne changerait rien. Oui, elle n'aurait pas eu à calculer, elle aurait pu la frapper jusqu'à tant qu'elle tombe à terre et ne se relève plus, mais est-ce que cette femme méritait un tel traitement? Cette pensée fit sourire tristement la rouquine. Sur Irianeth, elle ne se serait jamais posé cette question. Elle l'aurait tué, innocente ou pas. Était-ce une nouvelle faiblesse? La rouquine ne put réfléchir davantage puisqu'un coup lui venait directement dessus.

Andréya évita un nouveau coup qui semblait être plus précis que les précédents. Même si elle semblait confiante, elle ne sous-estimait pas son adversaire. L'assassin était surement une adversaire redoutable en temps normal, mais son état la rendait plus prévisible. En effet, Andréya avait l'impression de combattre une automate. Quelqu'un qui avait appris quelques mouvements de combats et qui les répétait. Enfin, c'était son impression jusqu'au moment où la jeune femme lui fit un croche-pied qui lui fit perdre son équilibre. Ça, elle ne l'avait pas vu venir. Elle chercha à reprendre son équilibre, mais elle recula contre une table. Elle eut tout juste le temps de reprendre son appuie qu'une nouvelle attaque lui tomba dessus.

Elle esquiva en tourna sur elle-même ce qui eut comme résultat que la jeune femme plante sa lame dans la table de bois. La rouquine en profita pour lui donner un bon coup de pied dans le ventre cherchant à l'immobiliser pour gagner du temps. Elle frappa, mais l'assassin ne réagit pas pour autant... Elle ne chercha pas son souffle. Elle ne semblait même pas affectée par ce coup pourtant précis. Andréya serra les dents. Elle devra dépenser toute son énergie à la mettre K.O et après, elle ne pourra pas trouver le sorcier si sorcier il y a... Elle devait essayer autre chose.


- C'est drôle, j'avais crû que tu étais une combattante... J'avais crû que tu étais du type de ceux qui ne se laissaient pas contrôler par quiconque...

Qu'est-ce qu'elle racontait? Elle ne connaissait pas cette femme. Toutefois, Andréya se doutait qu'elle n'était pas loin de la vérité. Après tout, on devient assassin pour quoi? Pour avoir son libre arbitre, pour choisir ses actes, pour avoir comme seul patron soi même. Une personne qui nécessite constamment qu'on lui dise quoi faire ne pourrait pas vivre ainsi.

- Te voilà un simple pantin.

Est-ce que la femme possédée allait réagir où la rouquine n'avait aucune chance de lui faire reprendre conscience? Est-ce que A'élys était assez forte pour lutter contre ce sort ou n'avait-elle pas la force de sortir de cette stupeur? La rouquine n'en savait rien. Toutefois, elle espérait ne pas avoir à la tuer de sang-froid.. Bien que pour l'instant, c'était l'assassin qui l'attaquait.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui es-tu, inconnue ? [PV Andréya] Dim 30 Juin 2013, 13:34


* Attaque. Attaque encore. Coup de poing. Coup de lame. Coup de pied. Coup de boule. Attaque. Et attaque encore. Tu n’es qu’une machine. Une machine de guerre. Une machine à tuer. Tu es bien plus utile que ces villageois en colère. Attaque. Fais ce que je te dis. Donne une bonne leçon à cette traitresse. Attaque ! Mais ne la tue pas. Je ne veux pas que tu la tue. Elle ne mérite pas un si doux châtiment. Je veux qu’elle soit haït. Qu’elle soit rejetée, comme elle a rejeté sa patrie, sa vie. Je veux qu’elle prenne conscience qu’Enkidiev ne l’acceptera jamais, jamais ! Attaque. Continu d’aller vers elle, continu de la pousser dans ses retranchements. Je veux qu’elle souffre. Et qu’elle souffre toute sa vie. Car elle ne pourra pas revenir chez sa patrie. C’est une traitresse. Alors maintenant, mon esclave, je veux que tu la blesse. Blesse-la ! Fais-moi couler ce sang de traitre, ce sang qui a salit Irianeth, qui a salit sa famille ! Blesse-la, idiote ! *


---


A l’extérieur, ça donnait autre chose. L’esprit d’A’élys est toujours dans son corps, mais il est réduit au sommeil, dans une cage dorée. Le corps d’A’élys a été entrainé au combat durant presque la totalité de sa vie, donc il agit par instinct. Cependant, sans la lumière de son maître absolu – l’Assassin – il ne peut faire expressément ce que souhaite le marionnettiste. Dans un sens, heureusement ! Cependant, ce petit jeu n’allait pas pouvoir durer longtemps. Car, bien que l’esprit d’A’élys est endormie, sa folie meurtrière, elle, ne l’est pas. Et, sans le rempart-A’é pour contrer ses pulsions, le corps-marionnette va devoir… Contenter sa soif de sang. Ça sera pas beau à voir. Peut-être n’allait-il pas attaquer Andréya, peut-être va-t-il s’enfuir et trouver une victime moins résistante. Ou alors, il va s’automutiler. Mais n’en ressentira aucuns plaisirs, vu que sans la conscience, A’élys ne peut souffrir. Et, le sorcier ayant orchestré tout ça n’a pas l’air d’avoir une grande patience, surtout maintenant qu’Andréya est sur la piste d’un coup monté de la part d’Irianeth. * Attaque ! *

Coup. Avance. Saute. Coup. Coup. Coup. Avance. Coup. Le corps d’A’élys était comme une machine. Rien ne l’arrêtait. Il obéissait juste à ce que le marionnettiste disait. Attaquer. Alors il attaquait, sans se soucier des dégâts que la rousse causait à son corps. Est-ce que si elle lui plantait un couteau en plein cœur cela arrêterait l’automate ? Tout porte à croire que… non. Il ne ressentait pas la douleur, c’était comme un corps dépourvu d’âme. Un corps ayant une mission, mission qu’il doit mener à bien. Attaquer. Faire mal. Verser du sang. Du sang… Ce nectar vif… Au goût incontournable… Car oui, cela arrivait à A’élys de boire du sang, quand elle torturait. Car elle aimait voir l’horreur se peindre sur le visage de ses victimes. Bref. Son corps se rappelait le goût du sang dans sa gorge. La folie meurtrière qui a fait d’A’élys l’Assassin d’aujourd’hui menaçait d’éclater. Et le pauvre esprit dormait, inconscient. Enfin, il ne dormait pas au sens humain du terme. Pas de rêve, pas de semi-mort. Il était juste inactif, passif. Il ne voyait rien, ne sentait rien, n’entendait rien. Enfin. Peut-être pas en fait.

L’esprit s’agita dans son « sommeil ». Il crut entendre quelque chose de bien déplaisant. Mais l’influence du sorcier le ramena dans le calme le plus profond. * Fais-la taire, imbécile d’empotée ! * La faire taire. Cela signifiait, la tuer non ? Tuer. Verser du sang. Il fallait la faire taire, la tuer donc. Car il n’y a que comme ça qu’elle ne parlerait plus. C’est ce qu’il voulait. Je ne parle pas du marionnettiste, mais du corps d’A’élys. Il voulait la tuer depuis qu’il a commencé à se mouvoir sans l’esprit. Car il était fait pour ça. Tuer, et encore tuer. Le corps d’A’élys s’avança doucement. Ce n’était pas un vrai raisonnement qui se déroulait dans sa tête, vu qu’il n’y avait pas d’esprit actif. Il devait tuer. Il devait la tuer. Parce que c’est ce que le marionnettiste voulait. Il la voulait elle, donc le corps aussi. Mais alors qu’il allait s’élancer en avant pour se coller contre Andréya et lui planter férocement et avec avidité sa lame cachée dans sa gorge…

<< … Pantin. >>

Pan-tin. Ce mot résonna dans le cerveau d’A’élys, jusqu’à parvenir à son esprit. Pantin. Une marionnette. Quelqu’un sous le joug d’un autre. Un esclave. Un soumit. Un Pantin… *Attaque-la, crétine ! * Ce qu’elle fit. Ce que le corps fit. Il bondit en avant dans un cri de rage, attrapa le bras d’Andréya avant qu’elle ne se dérobe, prépara le coup qui visait la gorge…

* Non ! *

Un hoquet. Le corps émit un hoquet. Son bras ne porta pas l’attaque. Le corps d’A’élys était parfaitement immobile. Seuls ses yeux bougèrent. Ils s’écarquillèrent alors que l’esprit de l’Assassin tentait de reprendre le contrôle, de se réveiller. Mais l’influence du sorcier était forte, elle aussi. Imaginez ça comme deux cerfs s’affrontant en se fonçant dessus, corne en avant, pour devenir le mâle alpha. Le choc a été fait. Maintenant, les cornes sont coincées l’une dans l’autre, et les deux cerfs tentent de faire s’agenouiller l’autre. Le corps d’A’élys bougea, tentant encore une fois  d’asséner un coup potentiellement mortel à Andréya, preuve que le sorcier a gagné du terrain, mais la volonté d’A’élys était très forte (d’où le fait que le corps s’était encore arrêté en plein geste). Surtout quand il s’agissait de s’affranchir d’une personne. Elle, détestait, particulièrement, qu’on lui donne des ordres. Et le sorcier avait dépassé les bornes. D’où il avait osé la traité d’idiote, de crétine, et surtout, d’ESCLAVE ???!!!

Soudain, les muscles du corps d’A’élys se détendirent peu à peu. La poigne qu’elle avait sur le bras de sa « victime » ne ressemblait maintenant plus qu’à une caresse. La lame s’est rétractée, et le bras s’est baissé. Sur le visage de l’Assassin, il n’y avait rien d’autres que de l’impassibilité, tandis qu’une lueur de vie prit lentement place dans le creux de ses yeux verts.


---


J’ai mal. J’ai TRES TRES MAAAL ! Le bras surtout. J’avais l’impression qu’on l’avait déboité, reboité, et déboité pour ensuite l’avoir fait passer sous un cheval au fer de plomb ! J’avais mal aux côtés, à la poitrine, et j’avais un sérieux, énorme, méga, gigantesque mal de crâne. Comme si l’on venait de m’obliger à tourbillonner sur moi-même en entendant une chanson d’amour tourner en boucle. L’ho-rreur. Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi j’étais aussi amochée ? J’avais des fatigues musculaires aussi, comme si je venais à l’instant de m’entrainer. Et… où était mes dagues ? Le visage impassible – comme à mon habitude quoi – je regardais tout autour de moi. Wouah, c’était la pagaille ici ! Une tornade est venue prendre un verre ? Tiens, pourquoi une de mes dagues est plantée sur un mur ? J’ai voulu attaquer la tornade car elle m’avait fait un vent ? Me tournant lentement vers la rousse, je voulus croiser les bras mais… J’ai bien vite regretté mon geste – mon gémissement était très évocateur.

<< Que s’est-il passé ici ? Les villageois sont revenus avec des fourches et des piques ? Pourquoi j’ai aussi mal partout… J’ai l’impression qu’on vient de m’écarteler… >>

Levant ma main valide, je me frottais la tempe pour faire passer mon mal de tête, sans succès. Fixant la rousse du regard, j’attendais patiemment une explication. Et je souffrais en silence, soit dit en passant.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui es-tu, inconnue ? [PV Andréya] Sam 20 Juil 2013, 12:51

Elle lui avait attrapé le bras.Oui, par un mouvement étonnamment rapide, A'élys avait réussi à lui prendre le bras. Andréya agit sur l'instant en essayant de se défendre de l'emprise de l'assassine, mais c'était impossible. Il ne lui restait qu'un seul choix si elle voulait éviter un coup potentiellement mortel. Rapidement, elle ne fit que tourner son poignet pour pouvoir à son tour agripper le bras d'A'élys avec sa main dont le bras était prisonnier. Ceux qui connaissaient son pouvoir auraient surement lâché immédiatement la main de l'ex-chevalière noire, car il savait ce qui risquait. Toutefois, ce n'était pas le cas de l'assassin manipulé.

Andy avait réagi avec son instinct de survie. Elle savait que dans la position actuelle, elle pouvait mourir en une fraction de seconde. Elle ne voulait pas faire mal à la jeune femme, mais elle n'allait pas risquer de prendre un coup fatal non plus. La rouquine avait donc décidé que la menace était rendue trop grande et donc, elle s'apprêtait à user son pouvoir contre le bras de son adversaire. Le résultat qu'il en aurait suivi aurait été catastrophique pour celle qui l'attaquait avec force. Une explosion magique directement dans son avant bras... Il y aurait eu de beaux morceaux de chairs un peu partout...Toutefois, avant qu'Andy mette son plan en exécution, la jeune femme arrêta. Sa poigne devint de plus en plus faible.

La rouquine leva le regard vers la femme s'inquiétant que ce soit juste un plan pour qu'elle baisse sa vigilance. Pourtant, tout dans son regard semblait indiquer que quelques choses venaient de changer. Il n'était plus aussi vide. Plus aussi... inhumain. Toujours sur ses gardes, elle lui lâcha toutefois le bras et prit une distance sécuritaire en attendant de voir.

*

Il fallut quelques minutes avant qu'A'élys reprenne totalement conscience. Même si Andy n'était pas du genre empathique, elle fut quelque peu désolée pour la belle jeune femme. Maintenant qu'elle redevenait elle-même, elle devait ressentir toutes ses blessures et disons qu'il y en avait plusieurs. La pauvre semblait complètement perdue et de ce qu'Andy avait pu apprendre sur elle aujourd'hui, elle se doutait que la jeune femme allait ragé en sachant qu'elle avait été manipulée. Son questionnement lui avait d'ailleurs prouvé qu'elle ne s'était pas trompée sur son hypothèse de manipulation.


- Alors... Tu ne te rappelles de rien? Il devait être sacrément puissant ce magicien...

Andy soupira faiblement. Elle ne ressentait plus personne près d'elle. Cette espèce de lâche devait être parti sachant qu'il venait de perdre le contrôle de son pantin. Elle jura.

- Le salaud... Il est parti.

Andréya ne pouvait pas laisser un homme aussi dangereux en liberté. De plus, elle devait avouer qu'il savait bien juger... Il était intelligent de ses choix. La rouquine devait avouer qu'il avait fait un bon choix en prenant A'élys. C'est une adversaire de taille... Essayant d'être le plus claire possible, elle présenta ses hypothèses à l'assassin.

- Il t'a possédé, je crois... J'ignore encore comment il a fait, mais tu t'es mise à m'attaquer. Tu voulais me tuer. J'ai essayé de t'immobiliser, mais ça ne faisait rien... J'ai tout essayé pour te faire arrêter sans devoir te blesser gravement. Tu risques d'avoir mal quelques jours, mais avec ta capacité étonnante à prendre des coups, je suis certaine que tu vas pouvoir taper des gens en moins de deux.

Elle sourit en coin. La rouquine devait avouer qu'A'élys l'avait étonné. Elle devait aussi avouer qu'elle commençait à bien aimer cette jeune femme même si elle avait essayé de la tuer. Elle avait du chien et savait bien parler. Elle et Andy pourraient avoir beaucoup de plaisir ensemble. Son titre d'assassin ne la dérangeait pas tant et aussi longtemps qu'elle ne touche pas les personnes qu'elle appréciait. Puis pour l'instant la menace était bien plus ce manipulateur disparu qu'A'élys.

- Il faut vraiment qu'on le retrouve... Il faut monter un groupe pour le traquer. Il est beaucoup trop dangereux pour que le laisse en liberté... Puis, je t'avoue que je ne peux m'empêcher de frissonner de plaisir à l'idée de lui faire payer son culot.

Elle tourna les talons pour ressortir de cette auberge de fou quand elle s'arrêta pour regarder A'élys avec un sourire en coin.

- Je te garde une place dans la traque?

Si elle ne s'était pas trompée sur le caractère de l'assassin, elle serait la première à traquer ce magicien.

Spoiler:
 
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A'élys D.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui es-tu, inconnue ? [PV Andréya] Sam 10 Aoû 2013, 09:57

Me rappeler de quelque chose. Je devais me rappeler de quelque chose. Hm. Mais. Non. Je ne voyais pas. Enfin… C’est vrai que… Il n’y a pas un instant plus tôt, j’étais tranquillement assise sur une chaise, cherchant ce qui s’était bien passé. Aidant une rousse plutôt associable mais sympathique. Nous pourrions parfaitement nous entendre, mais je doute grandement qu’une fois qu’elle m’aura connut plus en profondeur, elle voudra de moi. Et je n’étais pas sûre de vouloir d’elle. Mettons plutôt notre relation sur de l’inclassable. Car ce serait un véritable casse-tête que d’essayer de comprendre ce qui pouvait bien animer deux personnes n’ayant presque rien en commun pour qu’elles s’allient et traquent un homme ayant fait du mal à des personnes n’ayant aucuns véritables intérêts pour moi. Non, franchement, c’était indescriptible, mais c’était bien là. Alors que mon alignement tourne plus vers Irianeth, je me mets à m’allier avec une Enkidiev. Une Enkidiev extrêmement puissante qui aurait mieux valut qu’elle soit dans les rangs des Chevaliers plutôt que vivant au marge de la société.

Cela n’expliquait toujours pas pourquoi j’avais un énorme trou de mémoire, entre le moment où j’étais assise, et ce moment-là, dans un endroit saccagé, avec des blessures un peu partout sur le corps, debout devant la rousse qui me dévisageait étrangement. Mouvement de sourcil où se mêler incompréhension et surprise. En particulier lorsque la jeune femme lâcha un juron tout en remarquant « qu’il » était parti. Mais, qui était ce « il » au juste ? Devais-je être au courant de quelque chose ? Hm. Ah ! Ca me revenait. J’avais émis l’hypothèse que les villageois avaient été contrôlés par un sorcier démoniaque. Elle devait certainement faire allusion à lui. Sur le moment, cela ne me fit ni chaud, ni froid. Il était parti, ok, bah, tant pis. Notre alliance allait se terminer maintenant alors, bien que je le regrette un peu. C’était plaisant, de pouvoir s’appuyer sur quelqu’un pendant quelques instants, et ce sentiment allait me manquer, moi qui suis d’ordinaire solitaire. Mais alors que j’allais lui dire un « au revoir » rapide, elle me devança. Pour quelque chose qui ne me plut guère.

Il m’avait possédé. Bouche grande ouverte, regard tueur, poings serrés. Il m’avait possédé. Il avait osé utiliser sa magie sur moi, pour contrôler mes actes, pour attaquer la rousse, pour vouloir la tuer. Bon, je ne l’affectionnais pas énormément, et la confiance était limitée, mais tout de même. Elle avait été mon alliée à peine 5 minutes, et je tentais de la tuer. Logique ? Je ne crois pas. Mais ce n’était rien comparé à ma colère. Elle était des plus noires. Je détestais les êtres magiques pour plusieurs raisons. La plupart se considéraient comme supérieurs à tous, avec leur suffisance exaspérante et leur besoin de se montrer supérieur énervante. La deuxième raison est que les êtres magiques pouvaient utiliser leur magie contre moi, et je détestais particulièrement lorsqu’on me sondait, me manipulait, ou tenter de faire quelque chose qui entrait dans ma tête. Qu’on me brûle ou quoique ce soit d’autres, ok, pas de problèmes ; qu’on fasse mumuse avec mon cerveau, c’était déchainée ma colère et entrainer la mort. Même le compliment de la rousse ne me fit pas grand-chose, trop concentrée sur ma rage et mon petit scénario de vengeance. Rancunière, moi ? Non. A peine. Mais je savais qu’elle m’avait complimenté. Juste que je n’y prêtais pas vraiment d’attention particulière.

Mon oreille se fit plus attentive lorsque la jeune femme émit l’idée de créer un groupe pour le traquer, et le tuer. Enfin, elle ne dit pas qu’il fallait le tuer, mais c’est ce que mon esprit me dicta. Jusqu’à ce qu’une meilleure idée germe dans mon esprit. Le torturer serait bien plus amusant. Entendre ses cris, voir son sang couler doucement, l’horreur se peindre sur son visage à mesure que la douleur s’intensifie. Oui, ce sera bien plus punitif comme sanction. Bien plus traumatisant, et bien plus horrible que la mort. Il en viendra à regretter que je ne l’achève pas. Une lueur malfaisante fit lentement place tandis que mon corps se détendait peu à peu. Il allait vivement regretter son geste. Tout concentrée, je ne fis même pas attention quand la jeune femme s’éloigna de moi pour aller vers la porte. Si elle organisait un groupe pour la traque, j’allais m’incruster avec plaisir, qu’elle le veuille ou non. Mais elle me devança encore, lorsqu’elle me demanda si je voulais participer. Si je pouvais sourire, je lui aurais offert un sourire de carnassier. Mais à la place, mon calme revenu, je ne fis que lui répondre.

<< J’ai bien crut que tu ne me le demanderais jamais ! >>

Cette réponse sembla lui convenir, ou convenir à ses attentes. Il est vrai qu’il ne fallait pas longtemps pour comprendre mon mode de fonctionnement. On me touche, je tue, c’est aussi simple que cela. Ou je torture, enfin, ça dépend du degré de la bêtise humaine. Ce qui est sûr, c’est qu’une fois que la rousse passa le pas de la porte et disparu de mon champ de vision, moi je partis par une sortie de secours. Je ne voulais pas que l’on me remarque plus, je préférais rester discrète. Surtout si je faisais mon apparition dans ce fameux groupe. Mieux valait ne pas que l’on me reconnaisse plus que ça, car si le groupe en question contient des Chevaliers, l’anonymat de maintenant me sera fort utile pour rester en vie. C’est avec une étrange lueur dans le regard que je m’évanouis dans la nature.






THE END !
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[Terminé] Qui es-tu, inconnue ? [PV Andréya]

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