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Le Conseil de la royauté

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Parandar
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MessageSujet: Le Conseil de la royauté Dim 03 Fév 2013, 03:29


    Le conseil de la royauté



L’organisateur du conseil

Le vieil homme se tenait debout dans la salle de conseil du Royaume d’Emeraude qu’il avait lui-même fait aménager pour l’occasion spéciale qui secouerait les fondations du château durant les trois mois à venir. En effet, après avoir rédigé les différentes règles régissant le conseil, ses modalités de fonctionnement et plus important encore, la force obligatoire des textes qui seraient prit en son sein, il avait dût réfléchir à la mise en place pratique du conseil. Hors de question qu’il rencontre ici les problèmes qu’il avait connu lors du premier Conseil de la Royauté qui n’en avait malheureusement pas vraiment la valeur en raison de l’absence de nombreux monarques. Cependant, il savait très bien que cette seconde édition serait bien différente. Il avait reçu la confirmation de présence de tous les Royaumes, ceux vivant aux abords de la forêt interdite profitant d’un arrêt des attaques de monstres pour venir prendre les décisions nécessaires à l’unification et à la victoire d’Enkidiev. Pour tout dire, le vieux sage avait même été jusqu’à réfléchir à modifier le lieu de la réunion pour être certain de ne pas voir reprocher à Emeraude un comportement tyrannique sur les autres Royaumes, mais la réalité était simple : Emeraude était le centre d’Enkidiev et il était bien plus apte à recevoir et surtout à protéger les différents souverains du continent. Surtout lorsqu’on savait que de nombreux personnages royaux étaient déjà sur place. C’est donc dans un souci de sécurité, d’équité et de simplicité que le vieil homme n’avait pas cherché à faire déplacer le conseil.

Son regard gris fit le tour de la salle pour vérifier que tout était en ordre. La table ronde en bois massif qu’il avait choisi trônait en son centre et autour d’elle se trouvait trente-neuf sièges prêts à être occupé. Trente-quatre étaient destinés aux représentants et à leur conseiller. Les sièges des conseillers étaient légèrement différents de ceux des représentants. Ils étaient moins larges et leur dossier était moins haut. Le plus imposant des sièges était destiné au maître de cérémonie et de chaque côté de ce dernier se trouvaient deux chaises libres destinées aux cardinaux et à la chef des chevalières ainsi qu’aux autres personnes qui pourrait potentiellement être appelé par le conseil. Les sièges n’avaient rien de somptueux. Ils étaient taillés dans du bois massif, mais aucune fine sculpture ne venait les embellir. Ils disposaient d’accoudoirs, mais n’étaient recouverts d’aucun coussin ni d’aucun tissu. Il n’y avait que le bois brut. Ce type de siège demandait à celui qui y prenait place de garder le dos bien droit et ne permettait pas les siestes. Il y avait cependant deux exceptions faites. En effet, deux sièges étaient pourvus de coussins pour les rendre plus confortables, ils étaient destinés aux deux femmes enceintes qui devaient prendre place au conseil.

Dans cette pièce, on pouvait également voir deux petites tables disposées aux abords de la table ronde. Ces tables étaient destinées aux deux scribes qui seraient chargés de prendre en note les échanges du conseil et de coucher sur papier les décisions importantes de ce dernier. Aucune fenêtre ne venait éclairer la pièce. Au lieu de cela, plusieurs globes lumineux d’origine magique se trouvaient au plafond et diffusaient une douce lumière dans toute la pièce. En dehors de cela, la pièce ne comportait absolument aucune décoration. Le vieux sage avait, en effet, pris la décision de limiter au maximum toutes sortes de distractions. Il avait choisi de rappeler, par cette pièce sans éléments superflus, que la royauté devait oublier les batailles qui concernaient des futilités mineures propres à leur Royaume pour se concentrer sur l’important, c’est-à-dire le bien d’Enkidiev. Les monarques n’étaient pas là pour prendre du bon temps, mais pour discuter de l’avenir du continent et cela ne devait pas être une position confortable. Quant au choix de la table ronde, cela avait également une signification. Tous les monarques étaient égaux et il ne devait donc pas y avoir de hiérarchie entre eux. Tous pouvaient s’observer et communiquer librement, du moins dans les limites établies par le règlement du conseil. Il ne fallait donc pas s’attendre à pouvoir siroter tranquillement du vin en se faisant servir par de jolie jeune femme. Les monarques disposeraient de pauses entre les débats de manière à pouvoir se sustenter et se détendre, mais cela ne se ferait pas dans cette pièce exclusivement réservée aux discussions.

Quatre chevaliers en armure se tenaient à chaque coin de la pièce. Ils avaient été appelés pour la protection des monarques. Ils avaient le devoir d’être sourds aux différents dires des rois. L’organisateur avait prévenu les reproches qui pourraient être faits quant à la possible interférence de la magie lors des séances. Il avait donc fait appel à deux puissants magiciens de la tour des mages. Leur mission, en plus de protéger les dirigeants d’Enkidiev, était de créer une bulle protectrice autour de la table. Aucune magie de type mental ne pourrait s’exercer à l’intérieur de celle-ci. Ainsi, personne ne pourrait arguer d’un avantage pour les représentants dotés de magie. Tous seraient exactement sur le même pied d’égalité. De plus, la bulle en question ne laissait passer aucun son vers l’extérieur permettant ainsi d’éviter toute tentative d’indiscrétion. Bien sûr, chaque représentant avait été mis au courant de ce petit détail.

Sur la table, était posé un petit coffret qui contenait les parchemins magiques créés pour élire l’érudit qui deviendrait, le temps de cette session du conseil, le maître de cérémonie. Il serait chargé de présider le Conseil de la royauté. La veille, les dix-sept représentants des royaumes avaient pénétré dans la salle pour procéder à ce dépôt. Ce ne serait donc pas la première fois qu’ils découvriraient cette pièce. Tout semblait à présent en ordre pour accueillir ce qui serait officiellement le second Conseil de la royauté. Le vieil homme aux cheveux blancs scruta une dernière fois la pièce. Tout était parfait et il était fier de son œuvre. Il commença alors à mouvoir son corps longiligne pour arriver devant la porte qu’il ouvrit. Derrière, tous les rois devaient attendre de pouvoir prendre place autour de la table en bois massif. Les érudits qui avaient postulé pour devenir maître de cérémonie devaient également se trouver derrière cette porte.

Une fois que tout le monde fût rentré, que les rois furent installés autour de la table selon un placement libre et que les candidats au poste de juge de paix eurent pris place au fond de la salle, le vieil homme se dirigea vers ce qui serait le siège du Maître de cérémonie pour ouvrir officiellement le conseil et procéder au dépouillement des votes.

« Gouverneurs d’Enkidiev, je vous rappelle que vous avez tous signé la charte régissant le conseil. Il ne sera en aucun cas possible de rediscuter ses termes et toutes décisions prises légalement devront être respectées par tous. Les règles non précisées dans les documents de loi seront laisser à la discrétion du juge de paix qui décidera à sa guise de l’organisation plus spécifique du conseil ainsi que des temps de parole, de réunion et d’éventuelle pause. C’est également à lui que revient la charge de décider l’ordre du jour du conseil et les questions qui pourront être discuté en priorité. Vous avez hier voté pour élire ce maître de cérémonie qui se devra en tout temps d’être impartial. S’il est évident que ce dernier prend parti, sa destitution pourra alors être demandée et un nouveau maître de cérémonie pourra être élu. Procédons à présent au dépouillement des voix. »

Le vieux sage ouvrit le coffret et commença à en retirer les parchemins qui y avaient été placés la veille. À chaque fois qu’il piochait un bulletin il le montrait à l’assistance et faisait le décompte. Finalement, le maître de cérémonie fût désigné. Il s’agissait d’un érudit réputé pour sa connaissance de la politique et du monde d’Enkidiev. Sans plus de cérémonial, le vieux sage lui laissa simplement la place. Le déroulement du conseil dépendant à présent de lui.


Le juge de paix

Il s’appelait Hyorik bien que cela n’est pas vraiment d’importance. Il venait d’être élu juge de paix du Conseil de la royauté et comptait mener sa tâche au mieux pour le bien d’Enkidiev. C’était, après tout, pour cette raison qu’il s’était porté candidat pour ce poste. Il voulait réellement faire partie de ceux qui arriveraient à unifier Enkidiev pour sa plus grande gloire. Pourtant, il savait que la tâche qu’il allait devoir accomplir n’aurait rien de facile. Il connaissait la royauté. Chacun des êtres qui se trouvaient devant lui avait une façon de voir les choses bien différentes et il serait compliqué de les faire s’entendre sur un sujet, mais Hyorik comptait bien mettre tout ce qui était en son pouvoir pour mener à bien cette périlleuse mission qui lui avait été confiée

Déjà, il essayait de supprimer de son esprit tous les liens qu’il avait pu avoir avec les gens qui lui faisaient face. Il en avait rencontré certains durant quelques instants. Il avait entendu parler des autres. Il ne voulait pas s’en souvenir. Son but n’était pas de prendre parti pour l’un ou l’autre de ces Royaumes. Son but était le bien d’Enkidiev et, pour cela, il se devait d’oublier tous ses préjugés. Il ne devait garder que ses connaissances purifiées de toutes considérations personnelles. L’homme d’une carrure tout à fait respectable se déplaça donc pour s’asseoir sur le siège légèrement surélevé qui lui était destiné comme pour bien montrer qu’il dominait cette réunion. Il passa sa main dans ses cheveux courts grisonnants et désigna les deux érudits qui lui serviraient de scribes. Des hommes de confiance, comme lui. Peut-être que certains rois étaient déçus de ne pas voir leurs propres agents parmi les deux scribes ou à la place du juge de paix, mais cela n’avait que peu d’importance.

Le maître de cérémonie observa l’assistance de ses yeux bleus, tous attendaient qu’il lance la première discussion. Comme tous les érudits, il avait été briefé à ce sujet et devant lui, se trouvait une liste de sujets qui devaient être abordés. Il avait cependant le choix de décider duquel il voulait traiter en premier, mais avant cela, il lui restait une dernière formalité à accomplir. Après que les candidats perdants et l’organisateur du conseil aient quitté la pièce, le juge de paix prit la parole d’une voix solennelle.

« Moi, Hyorik, jure devant ce conseil et devant les dieux que je resterais neutre dans ce débat, que je ne prendrais aucunement parti et que tous mes choix seront dictés par l’intérêt d’Enkidiev dans sa totalité. »

Une phrase assez simple, mais qui était pourtant nécessaire. À présent, Hyorik était pleinement juge de paix et le conseil pouvait débuter. Le maître de cérémonie reprit donc la parole d’une voix toujours aussi grave.

Avant de passer à l’ordre du jour, je tiens à rappeler à tous que nous sommes ici réunis pour unifier Enkidiev de manière à opposer aux différents maux qui rongent notre terre des réponses concrètes et partagées par tous. Il vous ait donc demandé de laisser vos différends de côtés et de vous souvenir que tout cela est fait au nom d’un bien commun supérieur. Le conseil de la royauté peut à présent débuter »

De belles paroles qui ne seraient sûrement pas respectées par la moitié des souverains, mais Hyorik, par principe, tenait tout de même à les souligner. Il était à présent temps de commencer avant que rois, parfois un peu trop impatients, commencent à s’énerver.

« L’ordre du jour portera sur l’effort de guerre. Lors du premier Conseil, des décisions ont été prises à ce sujet, mais il semblerait que celles-ci ne soient pour la plupart pas respecté. Il s’agissait,à l’époque, d’équilibrer l’effort de guerre entre les différents Royaumes en obligeant chacun d’eux à envoyer des ressources humaines, économiques ou matérielles sur le front. De nombreux royaumes refusent de se plier à cette décision en donnant diverses raisons que ce soit par impossibilité technique, pour protection de ses propres frontières, par refus d’appliquer un acte pris sans leur consentement ou encore par dissimulation d’une certaine partie des ressources. Il semble donc opportun de rediscuter cette décision en présence de tous les représentants des Royaumes de manière à l’entériner et à lui donner force obligatoire. »

Il fit une légère pause en continuant d’observer les éminents personnages qui se trouvaient devant lui. Il savait que ce débat ne serait pas le plus simple et mènerait sûrement à de nombreux conflits et c’est l’une des raisons qui l’avait poussé à l’aborder dès le début alors que les souverains n’étaient pas encore fatigués par des semaines de discussion. De plus, c’était sans aucun doute l’un des points les plus importants pour mener à une unification politique et militaire des différents territoires d’Enkidiev.

« Que chaque personne qui veut s’exprimer à ce sujet le fasse savoir en levant la main. Je lui donnerais par la suite la parole de manière à rendre le débat audible. De plus, je tiens à vous rappeler que vous devez vous plier aux règles de bienséance et de respect que vous avez signé. Chacun a le droit à la parole et chacun a le devoir d’écouter. »

Une règle assez simple, mais qui devait être rappelée en face de souverains parfois trop imbus de leur personne qui avaient l’habitude de parler pour être obéi et qui n’écoutaient rien ni personne. Malheureusement, ils allaient devoir changer leur façon d’être pour le conseil de la royauté. Hyorik, après avoir prononcé ses mots, posa son regard sur la table en attendant qu’un des rois se manifeste pour prendre la parole.

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MessageSujet: Re: Le Conseil de la royauté Lun 11 Fév 2013, 09:31

Mélisande ne s’était jamais imaginée qu’il serait aussi dur de se séparer de l’amour de sa vie et de son royaume d’adoption. Elle avait pensé partir avec une petite troupe, mais Emerik avait paniqué et fait mander ses meilleurs hommes pour l’accompagner. Elle ne savait pas trop si elle avait droit à toute cette attention parce qu’elle était enceinte ou bien simplement parce qu’il l’aimait du fond du cœur. Peut-être un peu des deux non ? Le fait qu’elle soit enceinte était particulièrement gênant pour ce qu’elle allait devoir faire en tout cas mais il était hors de question que personne ne représente Ombres au conseil de la royauté. Elle savait le ressentiment qu’éprouvait son époux à l’égard de l’Ordre et de la Royauté d’Emeraude si bien qu’elle s’était évidement proposée pour représenter le royaume à cette réunion. Quelqu’un devait porter les intérêts du royaume, forcément. Les décisions qui allaient être prise dans l’enceinte du château d’Emeraude allaient peut-être, après tout, complètement changer la donne. Ombres ne serait pas lésé, c’était une promesse qu’elle avait fait à son époux comme à elle-même. Elle voulait rendre meilleure la vie de son peuple et surtout, faire disparaitre Irianeth qui avait causé tant de malheur à sa famille. Si on réfléchissait bien, c’était à cause de l’Empire si elle s’était disputée avec son mari. Si ces maudits insectes n’avaient jamais existé, Peige n’aurait jamais eu l’idée des les rejoindre. Elle aurait mené une vie paisible avec Emerik, Théodore aurait grandis sans pression, tout aurait tellement été plus simple, plus beau. En parlant de son premier fils, elle avait décidé de l’emmener avec elle au conseil. La Reine ne comptait pas le faire assister au conseil, elle voulait juste qu’il se fasse des amis ou bien mêmes des ennemis. Elle voulait qu’il vive intensément sa vie avant que le trône ne l’empêche de faire ce qu’il désire. Les rois et reines sont au service de leur peuple après tout. La gente dame était arrivée quelques jours avant le début de conseil, le voyage ayant pris plus de temps qu’habituellement. Elle ne s’était pas pressée à vrai dire, de peur de faire une mauvaise chute ou de brusquer le petit-être qui grossissait à vue d’œil dans son ventre. Elle semblait rayonnante, toute vêtue de soies et de velours, un grand sourire pendu aux bouts des lèvres. Elle savait que bientôt elle devrait remplacer ce merveilleux sourire par un air impassible, celui d’une reine qui se battait bec et ongles pour les intérêts de sa famille et de son peuple.

Très rapidement, trop rapidement pour elle peut-être, le jour du conseil arriva. Elle était divine dans ses atours de reine, coiffée et parfumée à la perfection. Elle n’exposait pas le moindre de ses défauts, pas la moindre de ses faiblesses. Son regard était perçant, sa bouche se déformait en une moue songeuse. Elle était prête pour le conseil, prête à endurer ce costume de femme austère pendant les 3 mois à venir. Elle ne pouvait pas se permettre de se montrer affable. Elle voulait être prise au sérieux. Le fait qu’elle soit une femme et encore pire, le fait qu’elle soit enceinte, n’arrangeait en rien la légitimité qu’elle avait au sein du regroupement de noble. Il fallait qu’elle gagne, pour son mari, pour l’avenir. La tête haute et la démarche gracieuse, elle arriva dans le hall richement décoré ou plusieurs représentants attendaient déjà. Elle ne les reconnaissait pas pour la plus part. En fait elle ne connaissait personne, personne sauf son grand-cousin préféré… Très drôle. Son visage ne reflétait rien, rien du tout. Il fallait que personne ne puisse tirer des ses réactions ou mêmes de ses mimiques un quelconque avantage. Tant pis si les personnes en face n’étaient pas prêt, elle, elle était prête à tout. Il fallait œuvrer pour le bien commun, elle le savait, mais elle ne permettrait pas qu’on dénigre, dégrade ou même qu’on réduise les chances de survie du royaume des Ombres. L’attente lui parut interminable parmi tous ces gens qui s’échangeaient des regards furtifs, parfois mêmes des mondanités tellement mielleuses qu’on se serait presque sentis indisposé. La reine ne fit rien, se contenta de rester debout près de la porte, la carrure digne et le visage calme, parée à toute éventualité.

Ce fût un véritable soulagement quand, enfin, les lourdes portes en bois de la pièce s’ouvrirent. Suivant le flot de monarque à l’intérieur, elle remarqua tout de suite le siège qui lui était destiné. C’était l’un des sièges pour les représentants principaux mais dessus se trouvait des coussins qui semblaient bien confortables. L’organisateur avait pensé au confort de Mélisande et elle ne pouvait que se sentir flatté par cette douce attention. Gardant un air grave, elle se contenta d’hocher doucement la tête vers le vieil homme pour le remercier. Elle espérait qu’il ne prendrait pas mal son indifférence apparente. Elle ne pouvait pas se permettre de se réjouir ouvertement à chacune des fleurs qu’on lui faisait. Elle était déjà venue dans la pièce auparavant pour voter pour le juge de paix si bien qu’elle s’était déjà familiarisée avec la salle. La Reine avait voté pour un scribe de son pays puisque c’était l’unique scribe dont elle connaissait les compétences. Elle ne pouvait avoir confiance en les autres scribes dont elle ne connaissait pas les qualités comme les défauts. Elle n’avait aucune idée derrière la tête en faisant ce choix, elle était intègre, elle ne comptait pas tirer profit de l’origine du juge de paix s’il s’avérait qu’il était celui pour qui elle avait voté. La jeune femme ne connaissait pas celui qui avait été, finalement, choisis pour remplir ce rôle. Ce n’était pas grave, elle espérait juste que les autres représentants avaient fait ce choix avec parcimonie. Elle essaya de se positionner de la façon la plus digne et la plus impériale possible même si c’était assez douloureux pour elle. Elle opta finalement donc pour une position légèrement moins conventionnelle pour reposer son dos qui la faisait tant souffrir. Ne vous imaginez qu’elle avait la prestance de la dernière des paysannes. Elle restait très belle, en pleine possession de ses moyens, fière. Elle était presque sûre que personne ne lui en voudrait. La santé de son enfant était aussi importante que l’avenir d’Enkidiev à ses yeux. Bien sûr elle ne l’aurait pas avoué à haute voix puisque c’était assez égoïste mais elle qui se sacrifiait si souvent avait bien le droit de l’être, au moins un tout petit peu. Regardant le vieil homme partir sans un mot, elle su que c’était enfin l’heure. L’heure d’une bataille décisive, importante. Une bataille qui allait peut-être changer l’histoire de manière indélébile.

Mélisande écouta avec attention le serment que fit ce fameux Hyorik, le juge de paix, puis le premier problème qu’il exposa au conseil. Le problème de l’effort de guerre. Elle en parlait si souvent avec Emerik que ce sujet n’avait pour elle plus aucun secret. Elle savait exactement combien d’homme avait été envoyé à Emeraude, quel genre de provision avait été envoyé pour aider les soldats, etc. Savant d’ores et déjà ce qu’elle avait à dire sur le sujet, elle regarde un à un les autres membres du conseil, guettant la moindre réaction, la moindre main qui se levait. Voyant que personne ne semblait pour le moment réagir, elle leva lentement la main pour montrer qu’elle demandait la parole. Si elle voulait qu’on la respecte, il fallait qu’elle fasse une très bonne première impression. Il était temps qu’elle montre de quoi elle était faite, pour que tout au long du conseil, personne ne la sous-estime. Captant finalement l’attention de l’arbitre, il fit un vague signe à la belle brune pour lui donner la parole. Elle commença donc à parler avec une voix claire et bien audible.


- Pour ceux qui ne me connaissent pas, je tiens tout d’abord à me présenter. Je suis Mélisande des Ombres, Reine des Ombres et épouse du Roi Emerik des Ombres. Je suis ici pour représenter mon pays puisque mon époux n’a malheureusement pas pu venir en ces lieux, ce qu’il regrette profondément, soyez en sûr. Avant de donner mon avis sur la question de l’effort de guerre, j’aimerais d’abord rappeler au conseil la contribution de mon pays à cet effort de guerre depuis le premier conseil. – commença-t-elle.

La Reine était très bonne oratrice. Elle parlait très distinctement, personne ne pouvant déformer ou mal-interprété ce qu’elle disait. Elle parlait d’une voix si puissante que même un vieillard aurait parfaitement compris ce qu’elle venait de dire. Son ton était calme, ne retranscrivant aucune émotion. Elle plongeait tout de suite tout le monde dans le jeu qui allait se tenir durant les 3 mois à venir, montrant qu’elle avait une volonté forte et qu’elle était sûre d’elle. C’était, en tout cas, ce qu’elle pensait. Mélisande savait déjà que nombreux seraient les personnes à remettre sa force en question. Elle ne comptait pas leur laisser de quoi la rabaisser ou de la ridiculiser. Elle pensait d’ailleurs particulièrement à son cher Stannis, qu’elle regardait évasivement de tant à autres. Il allait être certainement son pire ennemi durant toutes ces longues semaines. Elle pensait déjà savoir qui allait lui poser le plus de problème, aussi : Les Rois sans terres. Il risquerait d’être compliqué de mettre d’accord les rois qui possédaient encore leurs royaumes et les autres puisque certains voudront absolument renforcer l’effort militaire par exemple tandis que les autres voudront conserver au maximum leurs troupes et provisions. Personne ne partait sur un pied d’égalité, elle voyait déjà les situations épineuses arriver à grande foulée. Elle comprenait ces pauvres hommes et femmes qui voulaient retrouver leurs pays mais elle n’allait pas sacrifier la sureté de son royaume pour les autres. Ils n’avaient qu’à mieux défendre leurs terres. Elle reprit finalement la parole, de la même voix sûre et impériale qu’elle avait utilisée la première fois qu’elle avait pris la parole.


- Le Royaume des Ombres a largement contribué à l’effort de guerre la première fois que cela a été demandé et sans demander en retour une quelconque contrepartie. Mon époux a envoyé 15% de ses troupes pour renforcer l’armée principale d’Emeraude et a également envoyé de nombreuses provisions utiles, sans aucune arrière-pensée, simplement par bienveillance. Si quelqu’un souhaite donc douter de la contribution actuelle de mon pays à l’effort de guerre, qu’il se prononce, je serais ravie de voir qui sont ceux autour de cette table à ne pas être capable d’accepter à sa juste valeur tout ce que nous avons fait ces dernières années. Maintenant que c’est, je l’espère, très clair, je vais vous exposer les positions actuelles des Ombres sur la question. - continua-t-elle, toujours aussi sereine.

Faisant une pause avant de déclamer ce qu’elle avait encore à dire, elle regarda une à une les personnes qui se trouvaient dans la pièce richement décoré, vérifiant que tout le monde l’écoutait bien, que l’attention était bien toute sur elle. Non pas qu’elle voulait être vue de tous, juste qu’elle voulait que chacun prenne bien le temps d’écouter ce qu’elle avait à dire. C’est ce qu’elle comptait faire, elle.

- Le Royaume des Ombres peut se permettre d’encore vous envoyer quelques troupes, mais pas beaucoup. Une seule personne, un seul soldat peut faire toute la différence dans une guerre. Grâce à ses compétences martiales ou tout simplement grâce à ses capacités à motiver les autres. Il est dur de se séparer d’un seul soldat, alors de 10, 100, 1000, c’est de plus en plus inacceptable. Nous répondrons positivement si nous devons envoyer des troupes fraiches, mais les soldats qui seront envoyés par mon époux seront donc en nombre restreint. Si on applique ce que je dis dans l’autre sens, vous donner un seul soldat serait d’ailleurs vous avantager aussi même si, bien entendu, nous vous enverrons bien plus qu’un homme si ravitaillement en homme il y’a besoin. Pour les provisions en elle-même, notre activité principale est d’extraire des pierres précieuses. Nous avons déjà partagé un nombre conséquent de provisions en tout genre, nous ne pouvons pas nous permettre d’en donner plus. A moins que vous ne trouviez une utilité aux pierres précieuses, bien sûr. Ce sera tout. – termina-t-elle.

S’enfonçant un peu plus dans son siège maintenant qu’elle avait terminé, elle attendait désormais la réaction des autres. Le conseil commençait enfin.



Dernière édition par Mélisande le Jeu 14 Fév 2013, 08:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Conseil de la royauté Lun 11 Fév 2013, 13:20

Un conseil de Rois n’était pas un évènement sans conséquences non, un conseil de Rois restait gravé dans les mémoires et l’Histoire en lettres d’or. C’était un moment de pouvoir pur et unique, peut-être plus décisif pour Enkidiev que les batailles. Ici, les armes étaient les mots et les boucliers la rhétorique. Chacun portait l’étendard de son royaume et se battait pour ses idéaux, ses idées, son peuple. Tous avaient une vision personnelle et parfois très différente de la gestion. Tous avaient le pouvoir, tous étaient égaux. Il serait donc dur de trancher par autre chose que les arguments car au précédent conseil il s’était bien décidé que personne n’avait la puissance absolue. Il faudrait donc se lancer à corps perdu dans le débat pour convaincre les autres de ses bonnes intentions et faire tourner les voix en les faveurs de ses propres idées.
Et c’est ce point précis qui était le plus désagréable à Stannis, il devait avouer que se voir dicter son commandement, sa régence par d’autres, bien qu’ils fussent aussi couronnés que lui était une pensée assez dérangeante. On ne pouvait prétendre conseiller sur la manière de gouverner un Royaume si on ne connaissait pas dans les moindres détails toutes les affaires de ce dernier ! Et qui d’autre que lui connaissait Opale comme personne ? Non. C’était intolérable. De plus, il était parfaitement conscient de ses fautes, de la mauvaise foi certaine qu’il avait mise dans le nombre de soldats qu’il envoyait. Mais en fait cela dépassait le manque de volonté, c’est juste que les convictions de Stannis n’étaient pas en accord avec le pourcentage demandé par le Conseil, et il préférait passer outre plutôt que de trahir son peuple qui était au final, parfaitement en accord avec le politique sécuritaire de leur souverain.
Alors oui, aller à ce conseil présentait à ses yeux bien des désavantages, le premier et principal étant de se faire dicter sa conduite par des vieillards incompétents et pire, par des femmes. Car, que connaissaient-elles au pouvoir ? Elles n’étaient bonnes qu’à la cuisine la couture et à s’occuper des enfants. Elles n’étaient pas faites pour porter une couronne autre que décorative et de supporter le poids du titre qui allait avec. C’était ridicule. Oui, la présence de femmes à ce conseil était absurde et dangereuse, on était là pour parler de guerre, de pouvoir, de choses sérieuses et non pas pour deviser sur les derniers tissus à la mode ou autres fadaises féminines. Mais Stannis aurait pu faire le blâme de ce détail pendant des heures, cela n’aurait rien changé, l’erreur avait été commise et elle serait définitive. Un jour peut-être les autres Rois s’en rendraient compte et ils pourraient revenir à la bonne vieille époque, où une femme était obéissante et silencieuse, au temps où tout fonctionnait correctement.

Tout cela, Stannis avait eu amplement le temps de réfléchir à tout cela durant le trajet jusqu’à Emeraude. Trajet qui plus est grandiose car il était accompagné de deux douzaines de gardes, 20 qui rejoindraient les forces de sécurité conjointes et 4 pour sa protection personnelle, ses meilleurs éléments, ceux qu’il connaissait depuis bien longtemps et avec qui il avait fait ses armes.
Il y avait aussi dans sa suite son valet, une poignée de serviteurs ainsi que son habilleuse personnelle, Loreen. Mais, la personne la plus importante qui chevauchait à ses côtés n’était nulle autre que Renly. Son compagnon de toujours. L’ami le plus proche qu’il n’ait jamais eu, qui lui avait toujours été de précieux conseil et qu’il avait envoyé à la mort il y a presque 10 ans. Mais Renly était revenu il y a un peu plus d’un an, après des batailles, après un long voyage. Il n’avait pas changé, le sang elfe qui lui provenait de sa mère avait préservé la belle apparence qu’il lui avait offerte. Il s’était excusé publiquement pour ce qu’il avait appelé une trahison, alors que Stannis était le seul en cause. Mais le Roi c’était à son tour fait pardonner, plus tard et d’une manière bien plus…intime.
Car en effet, si Renly était devenu premier conseiller du souverain et chef de ses armées, il avait aussi pris un rôle bien plus personnel et assez régulier auprès de Stannis. Il avait pu redevenir ce qu’il avait toujours voulu être et ce pourquoi il avait été chassé. Mais désormais, l’acceptation de la chose était commune bien que gardée secrète, mais heureusement, ses nouveaux rôles expliquaient parfaitement le temps qu’il passait, le soir, avec le Roi. Stannis n’avait pas pensé emmener quelqu’un d’autre, en effet, si il aurait pu laisser son conseiller diriger en son absence il avait préféré le prendre avec lui, car la présence de Renly apaisait souvent les quelques excès qui pouvaient submerger l’âme du Roi. De plus, restait à Opale, un homme très compétent, dernier conseiller encore en vie de feu son père, qui avait pris le rôle de chambellan, suite au décès violent et imprévu du précédent.
Le voyage n’avait pas été effectué de gaité de cœur par Stannis, qui quittait difficilement son Royaume, mais il était de son devoir de se rendre au Conseil, aussi déplaisant que cela puisse être, c’est ce qu’attendait son peuple, que leur Roi bien aimé les représente eux et leurs intérêts. Et heureusement, Renly avait ce don pour adoucir les humeurs de l’homme, et donc forcément, adoucir aussi le trajet, de manière plus personnelle.

Le château d’Emeraude n’avait pas changé en 4 ans, sauf qu’il s’éclairait des artifices des célébrations qui allaient avoir lieu. Comme le couronnement de la Princesse Zoélie. Une femme de plus sur un trône…Et quel trône ! Celui qui se prétendait le plus puissant de tout Enkidiev. Misère…
Stannis, de par son rang et ses liens familiaux, avait été invité au couronnement, qui avait eu lieu un mois avant le conseil, mois durant lequel il était resté dans ses appartements à Emeraude gérant ses affaires par faucons et missives.
Il était donc présent lors de cette navrante cérémonie où il avait applaudit comme tout le monde la greluche rousse devenue Reine par quelques tours de passe -passe et le mauvais jeu du destin. C’était sans enthousiasme qu’il avait fait entrechoquer ses mains avec un sourire cynique et attristé pour le futur d’Enkidiev, dont l’une des têtes couronnées était désormais un être qui avait pour double handicap une tare physique et surtout le fait d’être une femme. Le monde coulait à sa perte, cette cérémonie en était le symbole, car qu’avait fait cette reine pour mériter son trône ? Une femme, si elle voulait vraiment régner, devait le mériter, elle ne naissait pas pour ce rôle, contrairement aux hommes. La précédente, Lyra, avait été plus à même de régner, malgré son sexe, et même si elle en avait le désavantages faces aux Rois qui avaient gouverné Emeraude. Oui, cela avait bien été une idée de femme que de donner le trône à une gamine à peine sortie de son école de mages (des gens étranges qui vivaient dans un monde mental différent et sans aucun doute déconnecté de la réalité) mais qui surtout qui avait été enlevée un temps par l’ennemi, et qui sait ce qu’ils avaient pu lui faire, des choses qui auraient potentiellement pu la rendre traitre au rôle trop grand qu’on lui donnait.
La cérémonie avait été émouvante de niaiserie, un moment ridicule entre mère et fille qui ruinait toute l’ambiance solennel de l’instant. Le couronnement de Stannis, lui, avait eu de la prestance, seul, face aux ruines de son royaume détruit, devant un peuple qui acclamait le nom de leur dernier espoir, il s’était montrer fier et fort. Son couronnement avait été à l’image de son règne, une renaissance, de la puissance. Si celui de Zoelie devait ressembler au futur d’Emeraude, autant qu’elle demande tout de suite la main de l’Empereur pour aller gambader dans des champs de niaiserie guimauve. C’était loin d’être crédible. Le personnage même était bancal. Non, Stannis n’avait pas du tout été convaincu par la cérémonie. Mais il avait l’impression que tout Emeraude avait été contaminé par cette manière d’être, une sorte de mollesse gentille sans doute due à une présence de femmes avec trop de pouvoir. Et après, ça s’étonnait de perdre la guerre et ça demandait d’autres soldats, d’autres sacrifices d’hommes alors que si ils aimaient tant les femmes que ça, ils n’avaient qu’à les mettre en première ligne, ça occuperait les insectes un moment, après tout, eux aussi avaient compris que les femmes ne servaient qu’à se reproduire.
Après un mois passé dans le monde niais du joyeux royaume d’Emeraude, le conseil était enfin venu, il avait enfin l’impression de ne pas s’être déplacé pour rien, même si l’accueil au château était convenable. De plus cela lui avait permis de converser avec d’autres rois des évènements à venir.

Ils étaient donc là, dans le petit vestibule qui précédait la salle du conseil, sans doute la plus importante concentration de têtes couronnées ou de grands nobles dans un petit espace de tous les temps. Il vit du coin de l’œil sa cousine Mélisande, qu’il n’avait pas vue depuis son mariage avec le Roi d’Ombres. D’ailleurs elle était seule. Quelle nouvelle folie était passée par la tête d’Emerik pour qu’il envoie sa femme enceinte et incontrôlable représenter Ombres ? Bah, après tout, si il vouait envoyer son royaume à sa perte, ce n’était pas le soucis de Stannis. Pour le reste, il devait applaudir la majorité masculine, bien qu’il ne puisse voir tous les visages. Enfin, l’avenir d’Enkidiev ne serait pas entre les mains uniques d’incompétentes. Les portent s’ouvrirent et les rois et leurs accompagnateur pénétrèrent dans la salle dont le style était tout à fait du gout de Stannis. Il s’installa assez loin de Méli, afin de ne pas être proche d’elle mais aussi pour pouvoir la surveiller du coin de l’œil. Car même si il affichait du mépris, il était en fait content de la revoir et heureux du fait qu’elle semblait bien et en bonne santé. Mais ça, il ne le montrerait pas.
Ils durent voter pour l’homme (car cela ne pouvait pas être une femme sous peine de chaos complet) qui aurait la dure tache d’organiser le débat. Car même si ils étaient tous civilisés et polis, ils étaient aussi passionnés et un tel état pouvait parfois entrainer des excès. C’était un vieil homme, dénommé Hyorik, qui fut élu. Il semblait correcte jusqu’à qu’il commence à évoquer les multiples lois ennuyantes votées lors du précédent conseil. Stannis n’y avait finalement pas été présent, un problème l’avait retenu et il y avait envoyé son ancien Chambellan, qui était peut-être trop vieux et trop souple à l’époque aux vues de ce qu’il avait signé. Mais Stannis ne lui en voulait pas, car même si ces règles et ces engagements l’étriquaient, elles avaient données une bonne image d’Opale, ce qu’il tacherait de conserver.
Enfin…Si l’Ordre du jour le lui permettait car il avait l’impression qu’il s’agissait d’une critique qui lui était directement destinée. Elle était aussi la preuve de l’ignorance totale du maitre de cérémonie sur le contexte réel. Toutefois, alors qu’il allait répondre, pour expliquer clairement son point de vue et se laver de tous les défauts qu’on lui prêtait, sa cousine se leva avant, et fit le point sur Ombres, qui était manifestement aussi visé. Manifestement les deux pays se rejoignaient sur pas mal de points, même si la gestion des forces de Stannis dépendait d’autres petites spécificités.
Une fois qu’elle eut fini, le Roi d’Opale fit un signe au vieillard et attendit son approbation, bien qu’agacé de devoir attendre qu’on lui donne l’autorisation de parler, il avait l’impression d’être un enfant.


« Je me présente à mon tour, pour ceux qui ne le sauraient pas, je suis Stannis d’Opale, Souverain du dit Royaume. Je suis ici pour défendre les intérêts et l’honneur de ne peuple, souffrant de les voir possiblement menacés. En ce qui concerne le nombre de soldats qu’Opale envoie à la cause commune, il est de 15% du nombre de soldat de l’année 1219. Et même si le nombre de soldats d’Opale a augmenté, voir doublé, nous nous sommes toujours basés sur le nombre de l’année du premier conseil, car c’est dans ces termes précis qu’Opale a signé. De plus, depuis ce jour, il n’y a pas eu, il me semble, d’évènements nécessitant l’augmentation de ce pourcentage ou même sa mise à jour sur nos effectifs actuels.
De plus, je me permets de rappeler au conseil qu’à ce jour et que grâce à sa prospérité nouvelle, en partie due à sa sécurité interne, Opale fournit une bonne partie des ressources naturelles partagées de Enkidiev, et que par sa position, il transite dans Opale même une autre part des ressources globales, que ce soit par voie fluviale ou terrestre, et que dans cette proportion, La position économique désormais centrale d’Opale signifie donc une sécurité parfaite à l’intérieur de mes terres, ce que je m’efforce de faire, en vous rappelant peut-être qu’il y a une décennie, Opale était à moitié détruite et infestée par les brigands, et que pour le bien de tous, il faut en tout point éviter que ce genre de chose ne se reproduise.
Alors je ne saurais souffrir que l’on accuse mon Royaume de ne pas participer correctement à l’effort de guerre, qui, je n’aurais cesse de le rappeler, ne consiste pas uniquement en nombre d’hommes qui patientent dans des casernes en attendant un véritable conflit. »


Pour le petit cours sur l’économie Opalienne, c’était fait. Certes, c'était enjolivé, car c'était comme ça que l'on s'imposait, que l'on montrait qui on était. Stannis n'allait pas se lever, déclarer ouvertement qu'il n'avait aucune envie d'envoyer des hommes au front, qu'il préférait les garder pour lui, pas de manière égoïste, bien qu'un peu, mais surtout pour l'unique usage de son royaume. Il n'allait pas non plus parler de l'argent que le commerce lui faisait, car il avait compris comment l'utiliser et essayait au maximum d'avantager Opale, en faisant passer certains échanges pour une générosité qui était parfois réelle (il avait parfaitement conscience de la dette que son pays avait envers les autres pour une faible aide lors du tremblement de terre mais aussi pour leur rôle de remparts contre l'Empire jusqu'à aujourd'hui.)
Alors qu’il allait se rassoir, Renly se leva pour lui chuchoter quelque chose à l’oreille. Il le félicitait rapidement pour cette démonstration mais lui rappelait qu’il fallait éviter de faire trop de zèle et peut-être leur laisser entendre ce qu’ils voulaient, pour montrer la véritable bonne volonté d’Opale et non pas ce qui pouvait passer pour une simple envie de protéger ses intérêts commerciaux dus aux taxes qu’Opale imposait au passage de certains produits en dehors des ressources naturelles qui passaient ses frontières, bien que ce fut en partie le cas.


« - Toutefois, comme nous sommes ici pour faire des concessions, je m’engage à doubler les effectifs directs des soldats d’Opale en cas de nouveau conflit – j’entends par là batailles directes. Néanmoins je ne veux pas qu’Opale soit le seul pays à se saigner ainsi dans ce conflit ! J’attends en échange la promesse d’une action des chevaliers au cas où les intérêts directs ou économiques d’Opale seraient menacés à cause de la disparition d’un tel nombre de soldat. »

Stannis se rassit. Ce compromis lui coutait car rien n’était plus cher que la sécurité de son pays à ses yeux. Mais il était manifestement nécessaire. Il espérait avoir donné l’impression d’un Roi assuré, connaissant parfaitement son domaine, strict sur ses positions, mais capable d’évoluer pour le bien de tous, tant qu’on ne lui demandait pas d’extravagances supplémentaires, et non pas celle d'une ordure égoïste, surnom dont on l'affublait parfois dans son dos.
Car au fond, il n'était clairement ni l'un, ni l'autre.



Dernière édition par Stannis le Mer 13 Fév 2013, 19:00, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Le Conseil de la royauté Mer 13 Fév 2013, 15:23

Je me préparais depuis maintenant deux semaines à ce fameux conseil des Rois, instant qui allait dicter la suite de la vie de chacun des royaumes d’Enkidiev, et, décider de ce que nous allions faire pour en finir avec cette guerre. Je ne connaissais pas beaucoup d’autres monarques, Lyra, Elthor, mon père, défunt et qui devait certainement se retourner dans sa tombe, si tant est qu’elle existe encore, de voir que son royaume a été conquit, que son peuple a été réduit en esclavage, et tout cela, par la faute de son seul et unique fils, qu’il avait aimé toute sa vie. Je ne me sentais pas particulièrement stressé pour autant, ni sous une pression énorme. Je vivais ma vie comme je le désirais pendant mon temps libre, et m’occupait des affaires que j’avais à régler, et de mon peuple, le reste du temps. Pourtant, depuis quelques jours maintenant, quatre de mes gardes personnels me suivaient en permanence, où que j’aille, quoi que je fasse. Cela n’était pas pour me déplaire, j’avais pris ces hommes parmi les meilleurs guerriers de mon royaume, tous étaient grands, bien bâti, un d’entre eux portait une grande épée, lourde, dans son dos, ainsi qu’un bouclier assez haut, avec l’emblème d’Argent dessus. Un autre, Rodrick, portait quand à lui une hache de guerre, forgée dans les puissantes forges de notre terre natale. Le troisième portait une épée à une main, légère, assez fine, et un petit bouclier, une armure plus légère que le premier, mais il semblait être tout aussi efficace. Le dernier, William, quand à lui, portait un arc, j’avais eu des doutes quand à son utilité dans ma protection, mais après avoir pu observer ses talents d’archer, je ne doutais pas qu’il pourrait abattre quelconque personne me voulant du mal, avant même que je le sache. Souvent, nous allions à la taverne, où je payais ma tournée, quand je dis souvent, je veux dire tous les jours. Cela peut sembler être de l’alcoolisme, mais si boire un verre pour se détendre et en savoir plus sur les gens qui ont pour but de vous garder en vie est un crime, j’allais de suite plaider coupable.


Les deux derniers jours avant le début de la réunion, en revanche, je ne sortis que rarement de ma chambre, enfin, notre chambre, puisque j’étais revenu, depuis un petit moment, dans la chambre de ma femme, Dorianne. Il m’arrivait parfois de vouloir dormir seul, mais c’était de moins en moins fréquent, et j’étais bien heureux de l’avoir à mes côtés pour m’aider. Ces deux derniers jours, je discutais de diverses questions du royaume avec ma fille, comme ça, sans vraiment parler sérieusement, mais je m’entraînais quasiment pour le conseil. Pour tout dire, sauf pour la première réunion, à laquelle j’avais participé, qui avait eu le mérite de fixer quelques règles, fixées par certains royaumes, moins par d’autres, je ne me sentais pas vraiment à l’aise avec les autres monarques. J’étais plus un homme de terrain qu’un politicien, cela pourrait sans doute me désavantager, mais ma franchise, et mon passé, m’aiderait certainement.


Ainsi, Hevana et moi attendions avec les autres monarques devant la porte, dans un petit couloir de l’aile où la salle avait été spécialement arrangée pour nous recevoir. Lors du vote, j’avais pu observer la nudité de cette dernière, c’était une très bonne tentative pour nous empêcher de nous déconcentrer, mais bon, est-ce que cela allait être suffisant ? Sans doute que oui… Je ne parlais pas vraiment avec les autres, à mon arrivée, je saluai tout le monde avec politesse, sans en rajouter non plus, et je m’étais posé contre un mur, en attendant. Je regardais Hevana, j’avais souhaité que ce soit elle qui vote, mais la décision avait été rejetée, donc, elle me suivait en tant que conseillère, chose qu’elle saurait sans doute très bien faire, vu les connaissances qu’elle avait sur le royaume et la politique. Soudainement, elle me semblait plus prête qu’auparavant à prendre ma place, mais cela ne lui serait possible qu’à la fin de sa formation, si elle parvenait jusqu’au bout. Ce serait un peu comme sa récompense. De cela, comme de tant d’autres choses, je n’en avais pas expliqué les détails au conseil, je ne souhaitais pas que l’on m’ordonne de faire certaines choses, ou non, tant que ce n’était pas pour le bien de mon peuple, ou de ma famille.


Les portes s’ouvrirent soudainement, et, on nous invita à rentrer, pour nous asseoir sur nos sièges. Pour ma part, j’aurais pu opter pour les sièges avec les coussins, ils avaient l’air agréable au fessier, mais je me contentais de me positionner sur une chaise vers l’autre bout de la table ronde, invitant aussi Hevana à prendre place. Le vieil homme qui avait organisé ce conseil nous rappela pourquoi nous étions là, et l’on procéda à l’élection, au dépouillement de voix, pour élire le juge de paix. Un homme, Hyorik, j’avais voté sur lui, car j’avais entendu du bien de lui, et que je ne connaissais rien des autres, puisque aucun des érudits ne venaient d’Argent.


Il en suivit par son serment de rester impartial, et l’introduction à la réunion, présentant l’ordre du jour. La première question posée portait sur l’effort de guerre. Question très intéressante, j’allais pouvoir voir de suite, qui était sincère dans cet effort, et qui se cachait derrières des excuses diverses et variées pour se maintenir au chaud. Ce fût la reine du royaume des Ombres qui parla en première, Mélisande, une jeune femme enceinte, d’où les sièges avec des coussins… Elle parlait avec un ton affirmé, elle savait ce qu’elle voulait, cela se voyait très bien, elle faisait, pour ma part, la fierté de son royaume, ne s’inclinant pas, elle avait toutefois de la chance de pouvoir parler ainsi, et c’était bien parce que je n’étais pas vraiment dans la même position qu’elle que je n’allais pas prendre le même.


Par la suite, le roi d’Opale, Stannis, se présenta, et exposa son point de vue sur la question, encore un avis différent. On pouvait relever dans ses paroles quelques pics envers Ombres, les deux royaumes ne semblaient pas partager le même intérêt, peut-être plus les mêmes convoitises. Pour ma part, je restais réservé en ce qui concernait ce roi, on entendait dire des choses sur lui, qui ne me plaisaient pas vraiment. D’accord, il était roi, mais, je pensais bien que ce n’était pas le seul qui pensait qu’une femme n’avait rien à faire ici, qu’elles devaient se réserver aux tâches quotidiennes, et l’éducation des enfants peut-être. Ce n’était pas mon opinion, mais nous n’étions pas ici pour parler de cela, alors je ne fis rien, mon visage restait tout à fait neutre. Je remarquais cependant l’importance d’Opale, qui s’investissait tout de même beaucoup à l’effort de guerre, Argent donnait ce qu’il pouvait, je ne pouvais pas tout donner, sinon, je l’aurais fais, mais notre participation à cet effort de guerre était tout de même moindre, sur le plan financier. Après que Stannis eût terminé, je levais la main, chose qui me gêna un peu, je n’avais pas pour habitude de demander la parole à quelqu’un, quand je voulais parler, je le faisais. Regardant derrière moi ma jeune fille, je pris finalement la parole pour donner le point de vue de mon royaume.




« C’est donc à moi de me présenter, pour ceux qui ne me connaissent pas ou bien ne se souviennent pas de moi. Je suis Tempête d’Argent, anciennement Tempête d’Irianeth. Je parle au nom du royaume d’Argent, dont je suis le Roi, ansi que ma fille, mon héritière, ici présente, Hevana, qui est là pour apprendre, et exprimer son avis personnel quand elle n’est pas d’accord avec moi. Donc... Concernant l’effort de guerre, je ne vais pas donner de chiffres, pourcentages, des hommes qui se battent dans l’armée d’Enkidiev, ni concernant les aides financières que nous procurons, car, je suis bien conscient que ces aides ne sont pas au niveau du premier accord convenu. J’espère que vous comprendrez que pour donner quelque chose, il faut avoir quelque chose. Mon peuple étant privé de son royaume depuis maintenant bien assez longtemps, ne comprend pas comme moi pourquoi nous devrions donner tant d’argent, de nourriture. J’ai, pour ma part, envoyé tous les hommes en âge de se battre, sans être trop vieux, ou trop qualifier dans un domaine important, se battre, les autres aident au royaume d’Émeraude, que je remercie de nous héberger, pour fournir de la main d’œuvre, dans les champs, ou en forge et autres domaines. Je peux, pour donner plus d’hommes, augmenter la tranche d’âge pour fournir plus de guerriers, et, en preuve de ma bonne foie, je me joindrais personnellement à toute attaque direct, ou mission de reconnaissance, derrières les lignes ennemies, dans le but d’aider Enkidiev. Je ne suis pas un homme spécialisé dans la politique, ma fille est maintenant assez âgée pour s’occuper des affaires du royaume, qu’elle connait par cœur. »



Je fis une pause, tournant la tête pour voir si ceux qui écrivaient avaient le temps de tout écrire, puis pour reprendre mon souffle un instant, et d’une voix empreinte d’un calme extrême, je repris.




« J’espère que cette aide vous sera suffisante, car, si la survie d’Enkidiev, est aujourd’hui importante à mes yeux, la survie de mon peuple l’est encore plus. Je serais toujours présent, si Argent est libérée de mon vivant, pour aider quiconque aura besoin d’aide. »



Faisant un petit signe de tête au maître de la réunion, je penchais un peu ma tête en arrière, me retenant fortement de m’étendre, je me sentais mal installé, j’attendis donc un moment de voir s’il y avait des réactions, si quelqu’un avait quelque chose à dire, pour que je puisse le faire un peu plus discrètement. Pour le moment, la réunion semblait bien commençait, mais je gardais en tête certaines choses que je pensais, et qui ne ferait certainement pas plaisir à tout le monde. Je regardais les autres souverains, un à un, en attendant que le suivant prenne la parole.



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Parandar
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MessageSujet: Re: Le Conseil de la royauté Mer 13 Fév 2013, 17:14

Avis à tous!

Avec ces premiers postes, une tangente s’est dessinée. Ainsi, il semblerait que lors du premier conseil, les rois et représentants se sont entendus sur le pourcentage d’armée que chaque royaume devrait fournir pour combattre l’ennemie. Le staff appuie ses chiffres après discussions et souhaite clarifier des choses.

À la date du premier conseil, soit le 10ème mois de l’an 1219, chaque souverain devait fournir au minimum 15 % de son armée totale afin d’assurer la protection du continent. C’est-à-dire que 15 % de son armée doit être déportée vers les frontières assiégées. Ce pourcentage est un minimum et il est à la discrétion des rois d’en envoyer plus. Par exemple, les pays conquis donnent toute leur armée à ses combats dans l’espoir de récupérer leurs pays. Il en est de même pour les pays qui partagent une frontière avec l’ennemi. Ils utilisent la majorité de leur armée pour conserver la sécurité dans leur royaume. Ils sont aidés par les armées des pays conquis et le 15 % d’armée des autres pays.

En tout temps, le 15 % doit être respecté. Vous pouvez renouveler les soldats et faire des changements de garde bien entendu, mais il doit toujours y avoir 15 % de déportée. Donc, vous renouvelez vos troupes par groupe ou de la façon dont vous voulez du moment que ça respect le 15 %. Bien sûr, pour les armées qui sont présentes en quasi-totalité, ils ont d’autres manières de se renouveler et il est à la discrétion des rois concernés de l’imaginer ou de taire la façon pour moins de complications inutiles.

Quant aux ressources que devraient fournir les pays, il en reste de la générosité de chaque peuple. C’est un don. Cela varie essentiellement en conséquence des matières produites et la capacité des royaumes à se départir d’une partie de ses productions. Ainsi, les pays conquis, n’ayant rien à leur actif, ne peuvent contribuer à l’apport de nourritures ou d’armes ou d’autres objets/matières servant à la survivance des armées. Toutefois, dans la logique des choses et dans l’espoir de regagner leur pays, ces pays mettent à la disposition du continent tous les soldats qu’ils sont capables d’entrainer depuis maintenant 15ans. Il est donc de la générosité des autres pays de venir en aide aux armées sans pays et à leurs propres soldats combattant au front.

Nous vous demandons d’éviter de mettre à l’avant la supériorité de votre pays. Chaque Royaume ayant une spécialité, un attrait, une qualité particulière, ils les exploitent à leur façon. Nous vous invitons à aller prendre conscience (si ce n’est pas déjà fait) des descriptifs des pays que le staff a mis à la disposition des membres. Ils recèlent des informations pouvant vous être utiles et si vous aimiez proposer un ajout, vous pouvez envoyer un MP à Joy pour qu’elle y voie. De plus, il est dans les moyens de tous les pays d’exploiter des ressources autres, mais ils ne les produisent pas en quantité égale. Tout cela dépend de la démographie, géographie, etc. Par exemple, c'est évident que Turquoise, qui est proche des fronts, va développer l'industrie liée à la guerre et ne pas produire des pierres précieuses et des robes haute couture. Cela dépend de la situation présente de chaque pays. Pour éviter alors des complications totalement inutiles, nous vous demandons d’éviter de vous lancer dans les calculs mathématiques des ressources exploitables de votre pays et le PIB et tout le tralala inutile au Rp.

Nous sommes là pour entreprendre des pourparlers concernant la guerre et établir des barèmes de contributions. Si votre personnage veut des renseignements sur ce qui se passe avec ce qu’il envoie, c’est le moment de poser les questions et proposer de nouvelles solutions pour améliorer la situation du continent.

Nous demanderons donc aux membres ayant déjà posté de s’assurer que leur poste convient aux ajouts. Nous nous excusons des spécifications de dernières minutes, mais il n’est pas aisé d’établir tout à l’avance et, parfois, des ajustements doivent être faits en cour de route pour le plaisir du jeu.

Désolé encore et Bon évènement !
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#Scrucos

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MessageSujet: Re: Le Conseil de la royauté Lun 11 Mar 2013, 16:56


Cela fessait un bon mois que Scrucos était arriver à Émeraude. Il avait passer son temps libre à réfléchir au conseil de plus en plus proche. On pourrait croire qu’il avait plein de temps libre, mais très loin de là. Il fallait qu’il dirige son royaume à distance et faire parvenir des message à Esprit n’était pas une chose simple. Seul quelque rare oiseaux étaient capable de faire ce trajet. Habituellement il laissait ses conseillers gérés le royaume à leur bon vouloir quant il partait. Mais là il avait des consignes particulières à transmettre. Plus il réfléchissait plus lui venait des conclusions. Le fait notamment qu’Esprit était le royaume qui participait le moins à l’effort de guerre et il avait eu des remords de ne pas avoir aidé Enkidiev. Au contact d’Ariane il avait pas mal changer surtout dans sa façon de penser. Il ne pensait plus uniquement à son royaume.

En plus de devoir gérer difficilement son royaume à distance, il s’inquiétait de plus en plus pour Ariane. Sa fiancée dormait de moins en moins plus l’enfant qu’elle portait grandissait en elle. Il passait le plus de temps possible avec elle. Quand il n’était pas avec elle, qu’il n’était pas entrain de chercher le meilleur moyen d’envoyer des messages à Esprit et qu’il ne pensait pas au conseil de la royauté qui devait se tenir très bientôt. Il sortait du château et allait faire un tour dans les village alentour. Comme il ne s’habillait pas avec des habits luxueux et qu’il pouvait facilement passer d’un langage soutenu à un langage beaucoup plus familier, on ne le reconnaissait pas dans les tavernes. Ça pouvait arriver très rarement que quelqu’un le reconnaisse, mais il n’avait tellement pas l’allure d’un roi qui lui suffisait de nier qu’il était le roi Scrucos d’Esprit pour que tout le monde prennent l’accusateur pour un fou. En passant ainsi une partie de son temps dans les tavernes il pouvait entendre les rumeurs et ragot sur les têtes couronnés. Il en avait appris pas mal sur les rois des autres royaumes comme ça. Certain noms revenaient de nombreuse fois. Il fessait rapidement le trie entre ce qui lui semblait vrai et faux. Tout ça pour dire qu’il n’avait pas eu le temps de s’ennuyer depuis son arriver à Émeraude.


Il n’avait pas assister au couronnement de la nouvelle reine d’Émeraude. Avec les choses qu’il avait eu à préparer avant son départ il était arriver à Émeraude au moment du bal un peu après le soir du couronnement. C’était dommage. Le couronnement de Scrucos s’était dérouler après un duel avec l’ancien commandant des armées. Sur une place publique. Ce n’était pas du tout dans les règles et il s’était toujours demander à quoi ressemblait un vrai couronnement dans les règles de l’art. Mais il n’avait pas eu le temps d’y pensé très longtemps.

Enfin le jour du conseil sonna. Enfin ça allait commencer. Scrucos comparait ce conseil à un jeu de carte ou une partie d’échec. Tout les souverains et souveraines avaient constituer leur jeu et était prêt à commencer la partie. Chacun avait un thème différent des arguments à eux. Autrement dit des cartes différent. Et chacune de ses carte avait une importance l’enjeu était très gros et seul la façon dont ils joueraient leurs cartes serai décisif. Il Attendait avec d’autre membres de la royauté d’Enkidiev devant la porte de la salle où se déroulerai le conseil. Scrucos était présent lors du dernier conseil et il se souvenait encore de la salle où il avait eu lieu. Enfin quant il dit qu’il était présent, à l’époque c’était un Scrucos fort différent de celui d’aujourd’hui qui avait participer au conseil. Il avait été l’un des derniers à arrivés avec Ariane devant la salle. Il salua poliment les autre souverains et attendit en silence. Il n’avait pas revêtu d’autre vêtements que ceux qu’il portait habituellement. Autrement dit il était habillé de vêtements beaucoup moins luxueux que ceux que les autres rois et reines avaient revêtus. Mais il n’en était nullement gênés, il était comme il était et si ça ne leur plaisais pas s’était le même prix!

Après un moment qui sembla interminable les portes s’ouvrirent enfin et les rois furent invités à entrer. La salle était très peu décorés, en fait la décoration était inexistante ou presque. Ça ne dérangea nullement Scrucos, bien du contraire il en était très satisfait. Ils avaient dû pensé que une décoration aurait distrait les souverains qui devaient restés concentré sur les décision importantes qui allait être prise dans cette salle. Les chaise étaient aussi très simple. Elles étaient toute pareilles sauf trois. Une plus grande que les autres était réserver au juge de paix qui avait été nommé par les rois avant le conseil. Scrucos avait voté un peu à l’aveuglette de toute façon peut importe le juge de paix, pour Scrucos, ce qui comptait c’était que de bonnes décision soi prise. Le vieil homme se nommait Hyorik. Deux autres chaises étaient pourvus de cousins. Ce que les autres chaises n’avaient pas. Scrucos comprit très vite qu’elle étaient là pour les deux femmes enceinte qui devait participer au conseil: Ariane et la reine des Ombre Mélisande. Il s’installa sur la chaise situer à la gauche d’une des chaises avec cousins où Ariane s’assit. Une fois tout se monde installer le juge de paix se leva et ouvrit le jeu. C’était son rôle après tout. Et comme Scrucos s’y était attendu il choisi comme premier thème de jeu l’effort de guerre. Scrucos se sentit coupable de ne pas avoir réellement respecter ses engagements. Bien sûr il avait envoyer les 15% de son armées qu’on lui réclamait mais il n’avait envoyer que les plus minables de ses soldats. Mais il avait déjà envoyer des ordres à se sujet et des troupes plus expérimenter et plus nombreuse devait venir remplacer ceux présente. Il avait dû entièrement repenser son système de défense des frontières, mais avait rapidement trouver de nouveau plein. Renforçant d’un même coup ses frontières et l’armée d’Enkidiev en négligeant sa propre sécurité. De toute façon il savait se défendre et l’avais prouver à tout son peuple quelque mois avant en combattant l’assassin A’élys. Mais il n’en avait parlé à personne, même pas à Ariane et il doutait fort que cette histoire soi sortit des murs de la ville d’Esprit. Peu de ses villageois voyageait et les rares charrettes de commerçant ne devait pas avoir entendu parlé de ça et il doutait que l’assassin se soi ventée d’un match nul face au roi des glaces éternelle.

Il aurai pu jouer tout de suite après, mais il voulait d’abord voir comment jouait ses adversaires. Il attendit donc patiemment et se fut la reine des Ombre qui demanda la parole en première. Elle commença par se présenter entièrement avant de jouer sa première carte, son premier coup. Scrucos s’attendait a se genre de coup. Une défense total envers son propre royaume sans avoir aucune pensée pour le continent. Certes son discours était plein de joli mots et très convaincant, mais il laissa Scrucos de glace. Pour lui il sonnait légèrement creux ce n’était que de la défense comme si on l’avait attaquée elle en particulier. Il n’y avait pas une seul phrase, un seul mot de soutient avec les autre là dedans. Il soupira intérieurement et surveilla la réaction d’Ariane du coin de l’œil. Scrucos attendit que le joueur suivant joue sa carte. Ce fut le roi Stannis d’Opale qui demanda à jouer.


Lui semblait croire totalement que Opale était le seul royaume qui lui importait et qu’il n’en avait complètement rien à faire des autre à part si ils ramenaient de l’argent à son pays. Mais son deuxième discours semblait plut tôt prometteur. Stannis était intelligent il jouait ses cartes de façon à rester sur le tableau d’Opale et celui d’Enkidiev. Toujours impassible Scrucos sourit intérieurement mi-amusé mi-satisfait. Scrucos ne demanda toujours pas son tour il voulait encore écouter quelqu’un qui avait parler avec sa femme et qui était devenu proche amicalement avec elle. Il n’eut pas à attendre longtemps puisque se fut le prochain à demander la parole. Tempête d’Argent.

Tout le monde savait qu’il n’avait plus de terre. Elles lui avaient été dérobée il y a un moment déjà par Irianeth. Son discours semblait un peu désespérer et Scrucos le comprenait. Il aurait été dans le même État en pareil situation. Tempête jouait plus tôt les cartes de la franchise et de la sincérité. Il ne fessait pas que défendre les intérêts de son royaume. Il voulait aider le continent a gagner cette guerre. Des trois qui avait pris la paroles ce fut celui que Scrucos trouva le plus admirable. Il en avait entendu assez. Il avait vu comment jouait certains de joueur et c’était son tour de déposer ses cartes. Il leva la main pour demander à parler. C’était un peu dérangeant on se serai cru dans une école d’enfant. Le juge de paix lui donna la parole et il commença par les habituelle présentation:

-Je me présente aussi, je suis Scrucos d’Esprit. Roi d’Esprit. Je suis venu accompagner de ma futur femme et j’en profite pour vous la présentez. Ariane d’Émeraude est devenue ma fiancée il y a peu et le mariage aura lieu dés que possible. Je sais qu’Esprit n’a pas beaucoup participer à l’effort de guerre. C’est à peine si j’ai envoyer les 15% de mon armée. Mais depuis le premier conseil j’ai énormément changer. Il jeta un bref regard à Ariane. J’ai déjà envoyé des ordre pour que les soldats que j’ai envoyé soi remplacer par des troupes plus nombreuse et beaucoup plus expérimentées et efficace. Quant aux ressources. Malheureusement Esprit à déjà du mal de s’en sortir avec ce qu’on as. Esprit fait surtout dans la pierre précieuse et dans les vêtements chaud. Par contre si il devait y avoir des batailles dans le Nord je serai ravi de fournir des vêtements chaud aux troupes d’Enkidiev.

Il marqua une petite pause pour être sûr que les personnes présentes autour de la table enregistre se qu’il venait de dire et surtout pour qu’il soi attentif à la suite.


-J’aimerai aussi signaler que ce n’est pas en défendant obstinément nos royaumes respectif qu’on gagnera cette guerre. Si on ne s’unit pas complètement en oubliant les préjuger et les querelle personnel on finira tous par perdre nos terres. Les uns après les autres. Au mieux on ne fera que retardez l’inévitable. Je ne parle pas en visant un royaume précis. Je sais que j’ai aussi des tords, mais je compte rectifier tout ça. Bien sûr c’est très bien de défendre les frontières comme beaucoup le font, mais ce n’est certainement pas en agissant séparément en prétextant que tel ou tel royaume est dirigé par quelqu’un que l’on aime pas qu’on peut se permettre de l’ignorer. Et que quelqu’un n’ayant aucun tord à se reprocher me reprenne si je dit qu’aucun de nous ne s’est donner à 100% dans cette guerre avant que leur terre ne leur soi prise, à part Émeraude peut-être.

Il avait fini de dire ce qu’il avait de dire et ce qu’il pensait. Une fois qu’il se fut tut il ne fit même pas attention au réaction des autres rois il demanda à Ariane se qu’elle pensait de son discours. Assez bas pour qu’ils soi les deux seuls à l’entendre
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Tara
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MessageSujet: Re: Le Conseil de la royauté Lun 11 Mar 2013, 19:16

La fée s'était habillée de sa plus belle robe. Elle ne dormait plus beaucoup l'enfant qu'elle portait l'en empêchait. Elle se prépara, mais ne revêtit rien de vert émeraude. Signe qu'elle coupait temporairement les ponts avec son statut de chevalière pour le conseil. Elle alla se purifier, passa sa robe bleu, puis alla petit-déjeuner quand cela fut fait elle alla rejoindre son futur époux dans sa chambre et le duo descendit devant la salle du conseil. Arrivée devant la salle Ariane salua les rois et reines comme l'usage le voulait. Elle n'était plus chevalière mais future reine d'Esprit et siégeait aux côtés de son futur époux pour cela. Après quelques longues minutes d'attente, la porte du conseil s'ouvrit enfin. Laissant entrevoir une salle comme la salle de réunion de l'Ordre. Une table ronde en bois, des chaises en bois. Trois sièges différaient des autres. La fée se contenta de suivre Scrucos. Et comprit qu'elle devait prendre place sur le fauteuil où il y avait des coussins à côté de Scrucos. 

De longs discours eurent lieu pour présenter le déroulement du conseil. La fée écouta avec attention. Elle ne connaissait rien à rien à la diplomatie. Elle connaissait certains souverains sur le plan privé mais c'était tout. La diplomatie ce n'était pas son truc. Et si elle devenait reine, elle devrait savoir la manier avec tact. Elle fit le tour de la salle du regard histoire de repérer les visages qui lui était inconnus. Elle repéra une autre femme enceinte. Elle savait qu'il s'agissait de Mélisande la reine des Ombres. Après que les représentants principaux ai voté pour élire le juge de la paix, le dépouillement eu rapidement lieu. Hyorik fut élu. Suite à cela la Reine d'Ombre demanda la parole.

Elle commença par se présenter puis excuser son époux absent. Ce qui était tout à fait correcte pour la rousse. Elle présenta ensuite la situation des troupes d'Ombres. Puis Stannis, le souverain d'Opale prit la parole. Il apporte une large contribution en moyen humain mais ce qu'il demandait en échange seul Lyra pouvait le lui accorder. Lyra gérait l'Ordre. Puis ce fut au tour de Tempête de prendre la parole. Il présenta Hevana. La future Reine. Ariane ne l'avait encore jamais vu. Il présenta son point de vu sur le sujet. Scrucos prit ensuite la parole. Il se présenta et présenta aussi la rousse.

Il fit une réflexion qui surpris la rousse. Il lança :

-J’aimerai aussi signaler que ce n’est pas en défendant obstinément nos royaumes respectif qu’on gagnera cette guerre. Si on ne s’unit pas complètement en oubliant les préjuger et les querelle personnel on finira tous par perdre nos terres. Les uns après les autres. Au mieux on ne fera que retardez l’inévitable. Je ne parle pas en visant un royaume précis. Je sais que j’ai aussi des tords, mais je compte rectifier tout ça. Bien sûr c’est très bien de défendre les frontières comme beaucoup le font, mais ce n’est certainement pas en agissant séparément en prétextant que tel ou tel royaume est dirigé par quelqu’un que l’on aime pas qu’on peut se permettre de l’ignorer. Et que quelqu’un n’ayant aucun tord à se reprocher me reprenne si je dit qu’aucun de nous ne s’est donner à 100% dans cette guerre avant que leur terre ne leur soi prise, à part Émeraude peut-être.

Ensuite il se tourna vers la fée lui demandant son point de vue sur son discours.
Elle lança :

-Hormis Tempête tous ne voit que leur royaume dans l'histoire. Ils ne comprennent pas l'enjeu. Argent a été pris. Cela illustre bien la faiblesse d'Enkidiev . L'Ordre se bat , c'est une chose mais si les assistances que l'on nous envoies ne sont pas assez nombreuses et pas coordonnées, on ne s'en sortira jamais. Enkidiev sera détruit d'ici peu si l'on continue comme ça.

La fée était la mieux placée du lot pour parler en faveur d'Enkidiev. Elle demanda la parole. L'égocentrisme de Stannis l'avait fortement énervée mais elle ne laissait rien paraître.Le porte-parole lui accorda la parole . Elle commença :

-Mesdames et Messieurs les membres de la royauté, je suis ici en tant que représentante d'Esprit et non chevalière.

Loupé! Elle avait respecté la nomenclature du code. De toute façon on ne pouvait rien lui reprocher elle n'était pas encore reine.Elle poursuivit :


-Je tiens tout d'abord à vous faire part de ma joie de tous vous rencontrer. En ce qui concerne le sujet abordé concernant les armés, j'avoue que je ne m'y connais guère. Simplement j'inviterai Messire Stannis à s'adresser à Lyra qui dirige l'Ordre s'il désire une quelconque action des chevaliers d'Emeraude.


La fée lança un regard circulaire puis poursuivit :

-Au fond vous désirez tous la même chose. Chacun de vous veut garder son royaume. C'est légitime c'est votre histoire. Mais si vous ne vous coordonnez pas, vous aurez beau envoyer toutes vos troupes à gauche à droite, vos efforts ne servirons à rien. Aujourd'hui vous siégez pour des quotas militaires, mais n'oubliez pas que derrière cela, si vous ne jouez pas avec les autres souverains, vous diminuez vos chances de garder vos royaumes.
Certes il y a les mages et l'Ordre, mais ces ordres magiques ne sont pas composés de milliers de soldats. A l'heure actuelle je pense qu'en priorité il faut que vous arriviez à des ententes sur les quotats mais aussi sur la gestion des troupes.


Elle continua dans son argumentation :

-Pour finir je montrerai simplement que nous avons perdu le royaume d'argent suite à ce manque de coopération. Et je précise qu'Esprit s'engagera davantage comme l'a dit Scrucos auparavant.


Elle avait été directe. Elle regarda Scrucos et dit à voix basse :

-Je n'ai pas parlé en tant que chevalière crois-moi. Je boue intérieurement. J'ai parlé dans l'intérêt de tous. Je crois qu'ici je suis celle qui se moque le plus des cm2 perdu de terre par X et reconquit par Y. Au fond tant que ce qui est à Enkidiev reste à Enkidiev.... Peut-être es-ce parce que je sais qu'au fond je mourrais à cause de ces jeux de pouvoirs.


Le silence regagna la salle. Les secondes passaient pour des heures. Le coeur de la rousse battait la chamade. Elle espérait que son intervention serait prise dans le bon sens. Après tout elle était là comme eux, et ne désirait qu'une chose, qu'il n'y ait plus la guerre et que chacun puisse vivre sa vie en paix.


Dernière édition par Ariane le Mer 13 Mar 2013, 02:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Conseil de la royauté Mer 13 Mar 2013, 01:52

Le moment était enfin venu pour Uriel d’accomplir ce pourquoi il était resté à Émeraude pendant plus de deux mois bien qu’il eu accompli ce pourquoi il s’était rendu au château initialement. Le conseil commencerait enfin. Les représentants pourraient enfin traiter de sujets importants et prendre des initiatives pour contrer les problèmes. Les années noires qu’il avait endurées à Turquoise allaient être chassées enfin. Les jours plus beaux s’entrevoyaient. Bien sûr, Uriel savait que le dernier combat n’avait pas encore pris place. Il ne débuterait pas demain non plus. Il était encore loin, mais le roi de Zénor y croyait contrairement à la veille. Ce jour existait désormais. Le conseil prendrait place après cinq ans de silence. Enfin, les majestés du continent allaient se rencontrer pour prendre entente sur ce qui devait être convenu. N’ayant pu participer au premier conseil, Uriel ne savait à quelle ambiance s’attendre. Toutefois, la missive d’information qu’il avait reçue tout juste avant de partir de son village de Turquoise lui donnait une bonne idée de l’organisation. Le roi sans pays aimait les choses prévues et organisées. Ça lui permettait de faire des scénarios dans son esprit et de prévoir l’attitude à adopter. Il aimait avoir une idée à l’avance de ce qu’il allait se passer même si le contraire arrivait. Assez étrange à dire quand on apprend qu’il est le père d’un second fils âgé déjà de 31 ans qu’il vient de découvrir et qu’il est à la tête d’une famille qui est tout sauf normale et ordonnée. Oui, la famille d’Émeraude était tout ce qu’il n’aurait pas supporté à sa propre table à Zénor du temps où il vivait encore dans son pays. L’entrain des participants et l’ambiance l’avaient déstabilisé. Mainte fois durant les repas qu’il avait parfois partagés avec eux, il s’était demandé qui avait élevé son fils de cette façon avant de réaliser qu’en faite, probablement, personne ne l’avait élevé. Il ne pouvait en vouloir à personne, car il était le premier qu’il avait délégué la tâche à un autre. Uriel avait aussi constaté que Hayden avait donné certains de ses mauvais traits à ses enfants. Et il n’est pas question des yeux rouges ici. Non, simplement que les enfants d’Hayden et de Lyra embarquaient trop facilement dans les plans du père et qu’Uriel en avait été victime à quelques reprises. De plus, il avait constaté que ses deux fils avaient des jeux étranges entre eux. Ils les avaient observés de loin pour être sûrs de ne pas être impliqués dans ces jeux, mais il devait avouer que ses fils lui ressemblaient au temps de sa jeunesse. Ils avaient cet esprit fou qu’Uriel avait dû perdre en se mariant à la princesse héritière de Zénor, le devoir obligeant. C’était d’ailleurs pour cette raison que le roi ne s’offusquait pas des comportements de la famille royale. C’était agréable à vivre. C’était une vie de famille comme il n’aurait jamais eu la chance de vivre… Sa famille à lui, c’était désormais les hommes et les femmes qui vivaient à l’un des postes de garde à la frontière de Turquoise. Ce poste, essentiellement occupé par les Zénorois, était son foyer, son pays, sa vie. Il mangeait désormais avec ces femmes courageuses qui préféraient se battre plutôt que de peupler un pays qui n’est pas le leur. Il buvait avec ces anciens fils d’agriculteurs qui avaient troqué la terre pour la guerre. Il vivait parmi le peuple zénorois regroupé sous le titre d’armée. C’était pour les représenter qu’il prendrait place au conseil. Il défendrait leurs droits ainsi que les droits de tous les autres soldats aux frontières de Turquoise, d’Émeraude et d’Elfe. Et par le fait même, les siens.

Uriel avait quitté les appartements qu’il occupait depuis son arrivée pour se rendre dans la pièce qui servirait aux rencontres du conseil. L’antichambre était déjà occupée par quelques majestés et d’autres représentants, la pièce principale étant verrouillée pour l’instant. Uriel salua les gens présents avec respect et attendit le moment venu. Son propre représentant secondaire ne tarda pas à apparaitre à l’entrée de l’antichambre. Elrick n’avait pas fait route vers Émeraude au même moment que son roi. Il n’était arrivé au château que depuis quelques jours. Uriel n’avait pas voulu lui faire perdre son temps à Émeraude tout simplement parce que le roi avait quelques affaires à régler avant le conseil. Le conseiller du roi avait accepté la demande de son souverain de l’y rejoindre peu de temps avant le conseil avec des nouvelles du front et des autres. Il avait d’abord et avant tout des responsabilités au poste de garde zénorois et Uriel n’aimait pas priver les siens de ressources. Déjà qu’il était lui-même absent pendant un long moment… Elrick était cocapitaine de l’armée zénoroise. Il connaissait bien la situation pour la vivre tous les jours. Il était aussi issu d’une famille noble. Il savait donc se comporter devant la royauté. Bien sûr, celle de Zénor était loin d’être aussi protocolaire que certaines, mais y avait-il quelqu’un d’autre dans l’entourage haut gradé du roi qui aurait pu survivre à de tels protocoles? Peut-être le père d’Elrick, capitaine d’armée, mais l’habitude de la guerre lui avait délié la langue et sa présence importait trop à Turquoise. Il avait donc accepté la mission du roi. D’ailleurs, il le rejoignit pour le saluer d’un simple signe de tête. Ce n’était pas la façon de saluer un roi, son roi. Toutefois, devant un soldat zénorois, Uriel n’était plus un roi mais un frère d’armes. C’était pour ce dernier une bien meilleure marque de respect que les courbettes et révérences qu’il avait subies au bal de couronnement de sa petite-fille. Uriel était content de son choix. Malgré la présence de la royauté Enkidiev, Elrick se tenait droit et fier. Il n’avait que 40ans. Sa chevelure ne se pigmenterait pas de gris avant un moment. Il avait perdu sa femme lors des affrontements 15ans plutôt. Il vivait désormais avec la famille de sa fille ainée mariée à un soldat zénorois ainsi que son père et sa benjamine qui avait quant à elle rejoint les rangs de l’armée plutôt que de se marier. Elrick, à défaut d’avoir perdu son fils au même moment que sa femme, avait été fière de sa fille qui perpétuait ainsi la tradition familiale. Il était tout à fait conscient par contre que le sexe de son enfant ne lui permettrait jamais d’atteindre de hauts grades comme lui-même et son père avant lui, mais au moins, elle servait son pays.

Les portes s’ouvrirent enfin sur un vieil homme. Il laissa les représentants et leur conseiller pénétrer dans la pièce suivit des potentiels maitres de cérémonie. La table se remplit et lorsque tous furent en place, l’organisateur du conseil prit la parole. Il ne fut point long et départagea les votes pour le maitre de cérémonie. Le candidat fut nommé et s’avança pour prendre la parole. Son discours, Uriel l’appuyait et était bien content de ne pas avoir été le seul à croire en les talents d’Hyorik. Le conseil avait la tâche de trouver les solutions qui feraient avancer la situation. Cela faisait trop longtemps que Irianeth occupait leurs terres. Ils devaient parvenir à une attente de force pour chasser la vermine de leur continent. C’était pour cela que le conseil devait revenir sur l’effort de guerre. Des gens devaient revoir leur position et leurs envois pour aider les troupes au front. Certains donnaient déjà ce qu’ils pouvaient, mais d’autres n’avaient pas autant de générosité. Toutefois, était-ce vraiment une question de générosité? N’était-ce pas au contraire de prouver sa loyauté au continent d’Enkidiev? Ils s’étaient tous offusqués de la trahison des trois majestés cinq ans plus tôt, mais combien d’entre eux refusait de donner plus que ce que l’on demandait? Était-ce vraiment mieux? Enfin bref, le conseil était l’occasion parfaite pour discuter de cela et cerner ce pour quoi certains pays limitaient au minimum leurs envois. Certains avaient d’excellentes raisons, d’autres un peu moins. Tout dépendait de chaque souverain aussi. Ils avaient tous une façon de penser qui différait. Personne n’était vraiment dans l’erreur. Ils avaient tous des raisons pour agir ainsi et la principale était le bien de leur peuple… N’était-ce pas aussi la raison qui avait poussé la reine déchue de Rubis à s’allier à Irianeth? N’était-ce pas pour le bien de son peuple qu’elle avait tenté d’amoindrir les attaques ennemies? En s’alliant avec l’Empire, n’avait-elle pas épargné son peuple? Ne les avait-elle pas sauvés des horreurs qui avaient décimé le peuple de Zénor? Falla de Rubis avait marché sur son orgueil et ses valeurs pour passer une alliance, pour assurer la survie de son peuple, pour sauver la liberté des siens. N’était-ce pas ce que tous souverains tentaient de faire présentement? Sauver les meubles et la décoration d’une tempête inévitable? Mais parfois, nous, humains, oublions que la plus grande valeur est celle que l’on accorde à de minuscules objets uniques, à de simples souvenirs futiles, à quelques personnes que l’on voit peu souvent et aux valeurs qui nous ont fait et font toujours grandir. Le peuple de Zénor était considéré depuis des décennies comme étant le peuple le plus pauvre d’Enkidiev. Oui, les coffres de Zénor n’avaient jamais débordé, mais il n’en était pas plus pauvre pour autant. Le peuple zénorois avait été éprouvé à bien des reprises dans l’histoire du continent. Il avait fini par centrer ses intérêts sur des choses plus viables que des ressources matérielles. Zénor n’avait rien à exporter en dehors de ses frontières. Mais pourtant, pour nourrir son peuple, il lui fallait importer le bois d’autrui. Il lui fallait des maisons et des bateaux pour loger et nourrir les zénorois. Et ses choses, c’était avec les taxes de son peuple qu’il les achetait. Et ces taxes étaient obtenues parce que des hommes travaillaient en haute mer dangereuse ou sous la chaleur suffocante du Sud. À chacun son métier. Uriel avait quitté la terre et les animaux pour devenir roi. Être roi n’apportait rien d’essentiel si ce n’est le sentiment d’avoir aidé les autres. Tout pouvait nous être enlevé et, alors, que restait-il? Uriel était roi par alliance. Il avait gagné ce titre en même temps que l’amour de sa vie. Il avait connu l’amour d’une épouse, l’amour de ses filles et tentait de faire naitre l’amour de son fils. De ses fils! De ses brus et de ses petits-enfants qu’il venait de rencontrer après tout ce temps. C’était tout ce qui lui restait… Une famille lointaine. Il était roi d’un pays qu’il ne possédait plus, il était roi d’un peuple meurtri, il était roi d’une culture qui ne survivrait pas très longtemps dans ses conditions. Quand il se trouvait à ce qu’il appelait Zénor ou le poste de garde de Zénor, il retrouvait son autre famille, celle qu’il n’avait jamais quittée, celle dont il connaissait chaque membre pour les avoir vu grandir. Pour ce peuple, il se battait et se bâterait encore bien longtemps avec tous ceux qui partageaient le même désir que lui.

« À feu, à sang, mais unis. »

Le continent était à feu et à sang, mais peinait à s’unir. Il y avait eu de meilleurs temps pour l’unification d’Enkidiev. Les rois d’antan ne devaient pas être très fiers de leurs descendants depuis quelque temps. Mais il était temps de leur prouver qu’ils étaient capables de sortir vainqueurs de ce moment pénible. Pour cela, la discussion devait s’engager et rester une discussion. Rien de mieux dans ces cas-là que le bon vieux système de main levée. On pourrait peut-être croire que c’est débile et inutile, mais Uriel était suffisamment vieux jeu pour savoir qu’on ne changeait pas un système gagnant. Ils étaient tous des meneurs d’hommes et des baratineurs de profession. Il ne fallait pas l’oublier. Un roi ou une reine devait maitriser l’art de la parole. C’était ce qui faisait d’eux de bons souverains, de bons dirigeants, de bons conseillers. Sans ce vieux système utilisé par tous inconsciemment, les représentants se seraient déchirés dès que le premier aurait eu parlé. Il n’y aurait eu aucune discussion qu’un combat de coq pour un piètre morceau de mensonge. Non, levé la main pour avoir la parole, c’était comme ça partout, dans toutes les sphères de la société. Dans toute discussion, l’on demandait le droit de parole avant de parler. La plupart du temps, cette demande était silencieuse et brève. C’était ce qui la rendait inconsciente. À table, on attendait d’avoir reçu le droit pour parler. On répondait quand on y était invité. Dans certaines familles, on recevait ce droit dès l’instant où l’on s’assoyait à table. Dans d’autres, il fallait demander par le biais d’un regard avant de faire valoir son opinion. Il en était ainsi dans l’armée et devant les rois. On demandait audience, on demandait à son roi ou à son supérieur de bien vouloir l’écouter. C’était la même chose au conseil. On demandait à l’Autorité établie un moment pour parler. Ainsi, celui qui avait peu à dire avait tout de même le pouvoir de parler. Celui qui n’avait pas la voix forte pouvait aussi se faire entendre. Arriver à des solutions serait déjà exténuant. S’il fallait qu’en plus, ils se mettent à crier pour couvrir l’autre… Les deux magnifiques femmes à la table accoucheraient en même temps sans plus de cérémonie. Ce serait totalement infernal comme situation. Et que cela apporterait-il? Rien. Tout simplement.

Ainsi, les mains se levèrent les unes après les autres alors que le maitre de cérémonie accordait le droit de parole à l’autre et au suivant. Le premier représentant fut celui des Ombres. Elle était une femme magnifique avec ses bijoux et ses rondeurs maternelles. Uriel se désolait toutefois de son teint naturellement pâle. Un peu de soleil lui aurait fait du bien… Il espérait grandement la voir gagnée des couleurs au fils des semaines que durait le conseil. Quant aux idées de la reine, ils étaient de bonnes volontés. Comme elle le disait, un seul homme pouvait tout changer. Il fallait toutefois voir à l’équiper et assurer sa condition avec des repas et de l’eau. C’était ces vivres qui devenaient de l’or en temps de guerre. Quant aux joyaux dont leur géographie regorgeait, Uriel avait déjà une bonne idée à quoi cela pourrait être utile. Les forgerons étaient toujours avides de nouvelles matières pour créer des armures et armes plus robustes que celles de leurs ennemis. Parfois, les têtes couronnées n’avaient pas idée à quel point ce qu’ils croient inutiles pouvait être source de survie pour d’autres. En même temps, comment pouvaient-ils le savoir? Nous connaissons du monde que ce dont nous vivons. Ainsi ce fut au roi d’Opale de se voir accorder le droit de parole. Uriel n’avait jamais vraiment pu connaitre ce neveu qui ne retenait pratiquement rien de sa famille zénoroise. Il était opalien d’un bout à l’autre, mais à quelques moments, Uriel eut l’impression de revoir le regard glacé de la défunte reine d’Opale. Le roi ne gardait pas de chauds souvenirs de ses rencontres avec cette belle-sœur. Et il semblait que Stannis fasse dans la même température. Il semblait coincé, peu enclin à la critique et surtout très conservateur. Ainsi, il était le fils de Cersei… Comme elle devait être fière de son petit garçon… À son image! Uriel ne pouvait en rire par contre. Après tout, Hayden et Evan l’étaient aussi d’une certaine façon et le roi n’était pas encore sûr si c’était une bonne chose ou non. L’avenir seulement pourrait le dire. Il en était de même pour le roi d’Opale bien que son discours n’eut rien pour égayer le monarque du Sud. Il semblerait qu’ils n’eurent pas tous la même version du dernier conseil. À moins que ces lignes laissassent place à l’interprétation… Décidément, ils étaient dus pour cette rencontre. Heureusement que l’homme au côté du roi semblait plus enclin aux concessions et semblait en mesure de ramener son roi dans des routes plus joviales. Cela n’empêchait rien, toutefois, au propos tenu plus tôt dans son discours. Uriel en crissait encore des dents… « En attente d’un véritable conflit… » Bref, temps que son pays n’était pas touché, il n’y aurait pas de véritable conflit pour lui. C’était le message qu’Uriel saisissait entre les lignes. C’était à s’y attendre. Le roi d’Opale n’était pas le seul à penser ainsi. En contraste à la position d’Opale, Argent prit la parole avec l’accord du juge de paix. Uriel s’intéressait à l’avis d’un roi qui, tout comme lui, avait perdu son royaume. Heureux de constater que le roi d’Argent partageait son avis, Uriel lui fit par de son appuie d’un signe de tête bien évidant à son attention. Puis un autre pays prit la parole. Et un autre. Ses deux représentants, qui plus est. Cela restait que leur avis était fort bien… S’ils devaient perdre d’autres pays avant de comprendre l’urgence d’agir… alors le malheur n’en serait pas véritablement un. Il fallait parfois tout perdre, comme les Zénorois l’avaient mainte fois fait dans l’histoire, pour comprendre qu’on pouvait survivre avec moins. Déjà cinq pays avaient été conquis. S’il avait besoin d’un sixième, d’un septième jusqu’à dix-sept avant de comprendre, c’est qu’ils ne méritaient pas cette belle terre qu’ils avaient cru pour acquis. Un silence s’installa. Uriel en profita pour lever la main. Le regard d’Hyorik rencontra le sien et lui donna l’autorisation de parler. Le roi ne se leva pas, il ne fit que se pencher vers l’avant, les coudes sur la table. Il n’avait pas besoin que tous le voient. Il n’avait besoin que d’être entendu et la forme de la table le permettait aisément.


— Uriel de Zénor et je suis roi de ce qui reste de Zénor. Je serai précis, mais peu bref. Je ne participe pas à l’effort de guerre. Zénor n’y participera pas et ça sera encore comme cela à la fin de ce conseil malheureusement, je ne le crains.

Il fit une pause marquée. Son regard se promena sur quelques-uns alors que ses mots faisaient naitre quelques courroux. Son air était à la limite de la moquerie et de la neutralité. Il n’éternisa toutefois pas ses quelques secondes.

— Après tout, pourquoi donner ce qui ne nous appartient pas? Les Zénorois cultivent un sol qui leur a été gracieusement prêté. Je serai toujours redevable au roi de Turquoise pour le pain sur ma table. Je ne participe pas à l’effort de guerre tout simplement parce que je la reçois. Rien n’est plus simple que cela dans mon esprit. Je ne respecte pas les demandes du dernier conseil. Je n’ai à offrir comme biens que ce qu’on m’offre déjà. Je ne donne pas au continent 15 % de mon armée, mais son entièreté. Cela représente la quasi-totalité de mon peuple. Ceux qui restent, ce sont des femmes qui font de bonnes épouses de soldats et des enfants qui prendront la relève de leur père une fois grand. Les Zénorois ont-ils d’autres choses que leur vie à donner? Je ne crois pas. Ce qu’ils possèdent, ils l’ont dument gagné. Je n’ai que faire de compter les taxes… Moi, je veux savoir si mes terres natales existent toujours au bout de ce continent. Lorsque mon peuple marchera de nouveau sur ce qui lui revient, les miens seront dépourvus de tout. Les paysages de Zénor ne seront jamais plus comme dans leur souvenir. Les plaines et les champs seront marais et boue… Ils devront rebâtir encore une fois un pays qui a dû se reconstruire tant de fois dans l’histoire. Lorsque vous avez quitté vos châteaux et vos familles pour venir ici, cela vous a ennuyé? « Comme j’aurais mieux à faire. Mon royaume demande ma totale concentration. » Le roi de Crystal, le roi Alec de Perle, le roi Elvamar de Fal et moi-même avons quitté à conte-cœur nos pays nous aussi, mais il y a de cela 15 ans maintenant… Et encore, à la fin de ce conseil, nous ne pourrons y retourner.

Uriel fit une pause durant laquelle il se leva finalement de sa chaise. Ce n’inaugurait rien de bon.

— Présentement, chers rois, des soldats affrontent la mort tous les jours pour défendre les frontières d’un pays qui ne sont même pas le leur. Si nous disposions de plus de ses courageux hommes alors peut-être pourrirons-nous envisager d’arrêter de faire le bouclier et pourfendre l’ennemi comme une épée à la place. Pas une seule fois nos effectifs n’ont pu être suffisants contre la menace tanieth en territoire ennemi. Nous n’avons pu regagner rien parce que nos forces s’épuisent à garder ce qui nous reste. Pour reprendre les termes du roi d’Opale… Oui, il y a eu des évènements nécessitant l’augmentation de ce pourcentage. Ces évènements, pour ne pas dire ces véritables conflits, se sont déjà produits. Et ils nous ont démontrés que nous sommes si peu efficaces dans notre façon d’agir dans cette guerre que trois majestés, dont une pour le bien de son peuple, ont eu la sombre idée de s’allier à l’ennemi. Quinze pour cent... Je vais vous dire ce que représentent 15 % de vos armées en chiffre. Ces quelques centaines d’hommes sont l’équivalent d’un peuple jadis zénorois désormais orphelin de terre. Ce peuple, c’est une armée… essentiellement… une armée de soldat vétéran, de fils d’agriculteur, de bâtard né dans la guerre et de femmes qui préfèrent retrouver leur pays plutôt que de peupler les autres. Le conseil ne demande que 15 % aux royaumes, mais moi, mon armée, c’est mon peuple. Si quelqu’un demande une diminution de ce pourcentage… Sincèrement, je lui balance ma chaise en pleine gueule. L’ancien roi d’Émeraude n’a pas hérité de son père que son visage. Monsieur le juge, sentez-vous libre de me foutre dehors à grands coups de pied si ça vous déplait.

Tout le monde comprenait ce qu’il voulait dire. La réputation de l’ancien roi démon n’avait d’égal que le personnage lui-même. C’était une menace dans les règles de l’art. Uriel en était conscient. La reine Zoelie devait se sentir comme à la maison, mais le conseiller secondaire de Zénor, lui, était exaspéré aux côtés du monarque. C’était que le roi avait tendance à s’emporter facilement et pour des riens. Un simple raclement de gorge suffit toutefois au roi pour reprendre son discours qu’il ne pouvait conclure de cette façon.

— Tout cela pour dire que si je devais faire le minimum de ce que le conseil a établi, je n’enverrais à la guerre que quelques hommes parmi un flot de soldats. Mais ainsi, nous n’aurions jamais espoir de revoir notre océan. Savoir que nous pouvons compté sur d’autres soldats, nous permettrait de planifier une reconquête. Il ne sert à rien d’avoir des hommes si rien ne se passe, je l’accorde au roi d’Opale. Mais alors qu’attendons-nous pour mettre en place ce plan? Est-ce que d’autres souverains, hormis ceux à la frontière de l’ennemi, s’intéressent à l’armée d’Enkidiev? Je l’espère grandement, après tout, cette armée est constituée de chacun d’entre nous. Nous sommes ici pour représenter nos peuples respectifs, mais aussi cette armée. Ne l’oublions pas. C’est pour sa gérance en d’autres que nous sommes ici de même que pour sa survie.

Il marqua une nouvelle pause avant de se tourner vers la reine des Ombres. Il lui accorda un signe de tête polie avant de lui adresser quelques mots.

— Ma chère reine, si vos sols regorgent de métaux aussi précieux que vos pierres, les forgerons se feront un plaisir de les utiliser pour les équipements militaires. Tout ce qui peut être fondu peut être forgé.

Ayant fini de parler, le roi de Zénor retrouva sa place sur sa chaise au grand plaisir d’Elrik, son conseiller, qui put enfin se détendre un tant soit peu.
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Parandar
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MessageSujet: Re: Le Conseil de la royauté Sam 16 Mar 2013, 16:02

Bonjour à tous,

Vous avez jusqu'au 22/03 pour poster après quoi le prochain tour commencera avec ou sans votre réponse de manière à pouvoir faire avancer le conseil.

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MessageSujet: Re: Le Conseil de la royauté Mar 19 Mar 2013, 20:27

« La vérité est le meilleur argument. »
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Elle était stressée. Elle avait confiance en elle, ce n’était pas vraiment lié à la question. Seulement, elle connaissait légèrement les réputations des rois qui se présenteraient dans la salle de conseil et savait qu’elle devrait se retenir intensément pour ne pas s’enflammer. Certains souverains étaient mesquins. Mais probablement que chacun désirant le bien-être de son royaume saurait se montrer un brin coopératif. Du moins, elle l’espérait. Elle serait la seule représentante officielle d’Émeraude. Seule. Zaïdham lui avait proposé sa présence, mais elle lui avait répondu qu’elle préférait s’en tenir au classique « conseiller » d’Émeraude, qui ne parlait presque jamais. Tous les précédents souverains avaient eu un caractère assez fort pour que le seul rôle qu’il ait dû tenir eût été de jeter des regards gênés aux alentours. En bref, il faisait très bien son job. Cela dit, dès qu’elle aurait besoin d’un détail technique, il serait au courant de tout. En plus, pendant qu’elle était ici, le pauvre Immortel pourrait prendre de l’avance sur l’infinité de paperasses, alors qu’elle s’obstinerait. Le tout avait lieu dans l’aile sud. Zoelie aurait l’avantage de se sentir chez elle. Surtout qu’il y aurait une autre jeune fille de la Tour, une chevalière d’Émeraude et son grand-père. Mais même si elle connaissait ces personnalités, elle se mordillait nerveusement la lèvre inférieure, quelques heures avant l’heure fatidique. Pour se calmer (et ce, même si c’était totalement inefficace), elle lisait les archives qu’elle avait sur tous les personnages royaux qui s’assoiraient sur les chaises d’Émeraude. La nouvelle Reine se promenait donc partout dans le château, flânant, les bras remplis de parchemin, et certains volant autour d’elle. Lire en marchant? Pourquoi pas? Elle avait grimpé chaque tour du château, le nez plonger dans ces feuilles parsemées d’encre. Longeant les couloirs, trop abordés par sa lecture, il avait été impossible de la déconcentrer. Avait-elle marché l’entièreté de l’énorme château? Probablement. Ou encore, elle avait tourné en rond pendant des heures, aussi. Il fut un moment où ses yeux ne lisèrent plus rien, où son cerveau décida subitement de ne plus rien absorber. Pourtant, elle continuait à lire sur le roi de Perle, sur celui d’Argent… jusqu’à pousser un long soupir découragé. La moitié de ces informations n’étaient plus d’actualités à cause des guerres d’Irianeth. Au moins, peut-être que les caractères n’avaient pas changé. À quoi ressembleraient ces rois dont les royaumes avaient été volés? Seraient-ils abattus? Déterminés? Indifférents? Frustrées? Zoe feuilletait les rapports de ce que les anciens souverains et conseillers avaient pensé des autres. Les commentaires sur Opale étaient peu flatteurs, mais la rousse décida de ne pas juger ce dit Stannis avant de l’avoir rencontré. Elle n’avait pas de préjugés, et ce, même si cet homme en était apparemment pourri, envers les femmes. Il n’avait pas été présent au dernier conseil, mais son représentant ne s’était apparemment pas démarqué. Elle-même y avait assisté à plusieurs reprises, mais ça avait été son père et sa mère qui avait géré la plus grande partie d’Émeraude à ce temps-là. Maintenant, c’était son tour.

Elle finit par poser les foutus parchemins, ou plutôt, elle les balança sur la table d’un bureau abandonné, en haut d’une tourelle et s’accota sur le bord de la fenêtre en poussant un énorme soupir, laissant les rayons du soleil réchauffer agréablement son épiderme. Elle n’avait pas à être stressée. Elle poserait un masque sur son visage, deviendrait une reine calme et posée…ou du moins attentive. Un peu de mordant n’était jamais vraiment de trop, non? Et puis, le conseil durerait longtemps. Si elle faisait une erreur, elle aurait le temps de se rattraper. Oui. Non… les rois sont des piranhas, dès qu’une goutte de sang est versée, il ne reste qu’un tas d’os nettoyé en quelques secondes. Si elle se plantait, elle perdait toute crédibilité. Un long frisson lui descendit le long du dos. Bon, ils n’étaient pas ennemis, non plus, n’est-ce pas? Elle devait cesser de les voir comme tels. Ils étaient tous dans une situation semblable… ou du moins, ils se séparaient en deux groupes (et qui ne formeraient pas deux équipes adverses, selon elle, au moins) : ceux qui n’avaient plus de royaumes, qui s’occupaient fièrement de ce qui leur restait de peuple, et ceux qui avaient encore l’entièreté de leur « propriété », de leur devoir. Les deuxièmes seraient-ils plus égoïstes que les premiers? Peut-être. Ou peut-être serait-il plus peureux. À se poser toutes ces questions, Zoe afficha un léger sourire. Sa curiosité en était attisée. Elle pouvait voir l’événement d’un œil extérieur et celui-ci se révélait particulièrement intéressant. Et pas SI stressant. Se redressant, la Reine rousse entreprit de se diriger vers ses appartements. L’heure du Conseil était arrivée.

Tout commença avec ce certain Hyorik, le juge de paix unanimement nommé à ce poste. Il blablatait. Unifiez Enkidiev. C’était effectivement ce qu’ils devaient faire. Pour réussir à vaincre Irianeth, du moins. S’obstiner entre eux était inutile si le continent noir poursuivait son avancée dans leurs terres. Mais elle allait exposer son point de vue après avoir entendu ceux des autres. Les autres qu’elle observait attentivement. Tous des rois et reines bien masqués à priori qui écoutaient attentivement (ou qui semblait le faire) celui qui allait gérer leur débats. Ah oui. L’effort de guerre. Émeraude y contribuait toujours à 100%. Enfin… quelques magiciens et soldats y restaient en cas d’attaque fourbe, mais la capacité des mages à faire des portails permettait à l’armée de s’éloigner du royaume pour en aider un autre, tout en pouvant se retraiter pour revenir au royaume vert attaqué très rapidement. Bien entendu… c’était certain que c’était une solution de secours qui coûterait cher en magie et en énergie aux mages, mais cela restait possible. Zoelie se demandait si la question de « l’effort de guerre » se poserait encore si toutes les autres contrées avaient aussi ce genre de plan B. S'ils savaient qu'ils pourraient protéger leur peuple tout en aidant les autres. Peut-être que leurs opinions changeraient. Ou peut-être pas. Certains étaient probablement trop égoïstes pour comprendre l'enjeu. Il est normal de vouloir protéger son peuple, de garder ses soldats pour protéger seulement ce qui leur appartenait. Le problème, c'était que si tout le monde pensait ainsi, ils n'auraient tous et chacun, plus rien à protéger, et ce, bien trop rapidement à leur goût. Il était temps d'agir. Il était temps de prendre une décision. C'était le début de ce long débat, le début de ce qui pouvait être la naissance de quelque chose de bon, de puissant, ou la fin d'une paix à jamais condamnée à être illusoire. Zoelie se surprit à sortir de ses pensées lorsque la parole fut accordée à la souveraine du royaume des Ombres. Mélisande. Elle commençait en affirmant avoir contribué suffisamment avec le 15% et les provisions ainsi que les vivres. Oui. À l'époque, c'était vrai. C'était ce qui avait été demandé. Le plus intéressant restait son avis sur la nouvelle question. Si Zoelie avait été légèrement sceptique face aux premières paroles de l'épouse du roi, elle ne put qu'accepter intérieurement ses dires, qui démontraient honnêtement de la bonne volonté. On ne pouvait pas vraiment lui demander tous ses soldats non plus, mais elle disait clairement qu'elle n'était pas fermée à l'idée d'offrir plus d'aide. Bien. Quant aux pierres précieuses, Zoelie avait son petit avis sur le sujet, mais elle patienterait. Elle était, pour l'instant, plus intriguée par ce que les autres avaient à dire, pour trouver pertinent d'interrompre les préliminaires.
Stannis maintenant. Les intérêts et l'honneur de son peuple menacer? Wow, ça commençait bien. Zoelie se tue, et ne laissa rien paraître sur son visage. Elle laisserait le temps au souverain d'Opale de s'exprimer complètement, avant de poser un jugement définitif. « Pas d’événements nécessitant l'augmentation de ce pourcentage ». Haha. Non, peut-être pas. Mais ça ne saurait tarder. Était-il... aveugle au point de penser qu'Irianeth avait terminé sa conquête? Parce que franchement, si c'était le cas il se foutait le doigt dans l’œil particulièrement violemment. Ou peut-être n'était-il déjà pas assez impliqué pour être au courant des tendances du continent noir. Il n'avait pas nécessairement tort dans ses dires, mais il sous-estimait grandement, semblait-il, le danger auquel ils faisaient tous face. Il fallait peut-être juste qu'il constate que si les autres royaumes se faisaient prendre, il aurait bien plus à craindre que des pillages de brigands. Irianeth était pire. Bien pire. On n'y trouvait pas une once d'humanité... quoique...non. Stop. Juste... non. Ne pas penser à ça, se reconcentrer sur les dires de Stannis. Bon, malgré tout, il s'engageait à doubler les effectifs. C'était déjà mieux. Le seul à saigner? Ha. Ha. Ha. Aucun commentaire là-dessus. Quant aux actions des Chevaliers... C'était à Lyra de répondre à cette question. La reine aux cheveux rouges, par contre, se disait bien que c'était uniquement en cas de guerre contre Irianeth à Opale qu'ils iraient les aider. Ou s'il y avait des brigands et que ça devenait trop compliqué. Comme disait si bien le souverain : Juste en cas de « batailles directes ». Après tout, autant y aller donnant donnant non?

Puis, Tempête d'Argent, avec son héritière, une fille de la Tour. Il... s'excusait? De ne pas fournir assez d'hommes? Allons! Argent était tombé depuis belle lurette. C'était parfaitement normal d'avoir de la misère à subvenir aux besoins de l'Armée alors qu'il n'avait rien. Et tous ses hommes servaient à quelques choses. Pour avoir croisé, pour avoir discuté avec des dizaines d'Argentois, la jeune femme en savait quelque chose. Elle ne put réprimer un doux petit sourire lorsque l'homme remercia Émeraude d'accueillir son peuple. Les Argentois était un peuple fier, qui savait faire honneur à leurs bienfaiteurs, ainsi, il rendait très bien l'aide qu'on leur donnait. Il disait à présent être prêt à augmenter la tranche d'âge. Était-ce...vraiment nécessaire? À l'humble avis de la jeune Archimage, ce n'était pas à ceux dont le royaume était perdu, de faire plus d'efforts. Oh que non. Pourtant, elle éprouva immédiatement de la sympathie pour l'homme, qui disait même vouloir se battre lui-même pour Enkidiev. Par Parandar, si tout le monde avait sa façon de penser, le conseil ne durerait que deux minutes...
Scrucos, roi d'Esprit. Celui qui voulait épouser une Chevalière d'Émeraude, d'ailleurs présente dans la salle. Il avouait ses « torts ». Il disait avoir changé. Ouff, ouff... voilà un autre souvenir qui passait par la tête de la rousse. Mauvaise idée, mauvaaaise idée. Heureusement que son masque de calme était affiché sur son visage, parce que sinon, un petit air nostalgique aurait pris le dessus. Tellement inapproprié. Son expression faciale ne bougea pas d'un pouce. Le roi de ce royaume si, naturellement, peu hospitalier, semblait effectivement beaucoup plus « bon » que ce que disaient les rapports que Zoelie avait lus. Il allait augmenter le nombre de soldats qu'il envoyait. Bien. Puis il rajouta autre chose, un point sur lequel la Reine était définitivement d'accord, et bien que ses pensées n'étaient pas exactement les mêmes, elles s'en rapprochaient fortement. Zoe resta de marbre lorsqu'il dit que personne ne s'était donné 100%. Ça, c'était faux. À part Émeraude... Bon. Encore là, elle avait encore l'impression que c'était faux. D'un léger coup d’œil, elle observa Uriel, sans rien dire. Ce fut au tour d'Ariane de demander le droit de parole. La souveraine d'Émeraude n'était pas capable de voir quelque chose d'autre qu'une Chevalière, en elle, alors elle se forçait. Parce que même ses dires concernaient plus l'Ordre, au début. Après, elle vira un peu plus sur le même sujet que son futur mari, tout en se permettant une petite brèche à l'encontre de Stannis en lui disant d'aller voir Lyra. Vrai. La fille de celle-ci hoche presque imperceptiblement la tête, pour indiquer son accord.

Puis, Uriel. Son grand-père. Les regards se tournèrent vers lui. Il ressemblait particulièrement à son fils, l'ancien roi d'Émeraude. Plus petit, peut-être. Mais le même aura de détermination, de... d'irritation. Pas d'efforts de guerre? Zoelie ne réagit pas. Il avait dit qu'il serait peu bref. Elle attendrait la fin de son discours, avant de s'étonner ou quoi que ce soit... parce qu'elle se rappelait de Zénor, un peuple qui n'avait pas tendance à délaisser la guerre. Oh. Oui, il recevait l'effort de guerre. Pas 15%, son entièreté. Oui, voilà, voilà ce qu'elle attendait. Les dires d'Uriel étaient les plus percutants. Plus que ceux de Tempête, qui pourtant, avait lui aussi perdu son royaume. Mais l'esprit que les deux rois avaient restait semblable. Il n'était plus question d'égoïsme, dans cette guerre. 15 ans. 15 longues années. Et voilà qu'il faisait référence aux faussetés des dires de Stannis, par rapport aux évènements. Plus il y avait de personnes qui parlaient, plus Zoelie perdait de choses à dire. Cela ne la dérangeait nullement. Tant mieux si son avis ressemblait à celui des autres. Elle observait la puissance du père de son géniteur. Un calme respectueux accueillait ses paroles, et ce, même lorsque le dirigeant de Zénor se rassit. Le regard bleuté de la reine d'Émeraude se tourna vers le juge. En moins de trois secondes, le temps que les autres digèrent les paroles d'Uriel, ce fut à Zoelie de renchérir, dès qu'elle aperçut le signe de tête de celui qui lui donnait le droit de parole. Un ton calme, mais fort. Déterminé. Il faut dire aussi qu'elle était dans la même famille que le roi qui avait précédemment prit la parole, et que cela paraissait dans sa façon de s'exprimer.

-Il y a peu de choses à ajouter suites aux dires de Messire Uriel. Je tiens néanmoins à mettre mon grain de sel sur le sujet. Tout d'abord, sachez, roi d'Argent, que c'est avec plaisir que Émeraude accueille un peuple aussi charmant que le vôtre. À tous les souverains présents autour de cette table, soyez conscients que mon royaume, que mes hommes seront toujours prêts à offrir de l'aide aux vôtres en cas de guerre ou autres conflits, pour peu que vous acceptiez celle-ci. Ne croyez pas y voir une essence malsaine, une quelconque volonté de nous imposer, ni, je tiens à la préciser, une générosité abusive. Non, parce que oui, Émeraude a besoin de son armée, comme vos royaumes ont besoin des leurs. Oui, nous avons besoin de nos ressources comme vous avez besoin des vôtres. Mais au point où nous en sommes, avec toutes ces terres qui ont été volées, souillées, et avec l'armée d'Irianeth qui n'a certes pas l'intention de s'arrêter là, les préoccupations de bases ne sont plus les mêmes. C'est pourquoi l'armée d'Émeraude suit toujours l'Ordre de Chevaliers qui accourent dès qu'un royaume est menacé et c'est pourquoi je suis prête à aider quiconque en a besoin. Comme disait Sa Majesté le roi du royaume d'Esprit, ainsi que sa future épouse, à tous ceux qui ont encore des doutes sur l'effort de guerre, le temps n'est plus à l'individualisme. La personne qui ne croira pas à ces dires ne devra pas se plaindre si malgré les efforts des Chevaliers et de l'Armée, Irianeth réussit à pénétrer ses terres. Il peut être difficilement concevable pour certains d'entre nous de penser à donner la quasi, sinon la totalité de son armée pour l'avenir du continent, comme il est difficile à d'autres de comprendre les points de vue des plus sceptiques, mais ce n'est pas hésitant, en limitant nos troupes, notre soutien, que nous allions mettre fin à cette guerre. Il ne devrait plus être question de l'armée de Rubis, de l'armée d'Émeraude, de l'armée d'Opale, de Jade, de Béryl, de Turquoise, d'Ombres, de Diamant, de Perle, de Fal, de Zénor, d'Esprits, de Shola, d'Argent... il devrait être question de l'armée d'Enkidiev, pour le temps de la guerre. Au nom de tous ces valeureux qui prennent conscience que c'est l'avenir du continent, qui est en jeu.

La jeune femme fixa tour à tour chaque des souverains. Elle savait qu'elle répétait un peu ce qu'avait dit les autres, à sa manière. Mais bon. Il faudrait faire avec. Et un petit détail avant de terminer...

-Et peut-être que c'est lorsque nous serons tous d'accord sur le sujet, que nous pourrons penser à la reconquête des royaumes perdus. Que nous pourrons songer à redonner une terre, leurs terres, aux habitants de Perle, de Fal, de Zénor, de Cristal et d'Argent.

Voilà.
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Parandar
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MessageSujet: Re: Le Conseil de la royauté Lun 25 Mar 2013, 04:32


Hyorik avait écouté tous les monarques s’exprimer uns à uns. Certains étant légèrement plus virulent que d’autres mais rien n’ayant nécessité son intervention. Il avait hoché la tête à chaque fois sans montrer son avis sur la question. Puis, à présent, plus personne ne levait la main. C’était à lui d’entrer de nouveau en scène et de tirer les conclusions de ce premier tour de parole de manière à pouvoir faire des propositions concrètes en s’inspirant de celles faites par les dirigeants. Ainsi, les rois auraient des choses précises sur lesquelles discuter. Il inspira et prit la parole.

« Il semblerait donc que vous soyez tous plus ou moins d’accord au sujet de l’effort de guerre, du moins sur le principe. Aucun d’entre vous ne s’est prononcé en sa défaveur et ne souhaite revoir celui-ci à la baisse. Au contraire, certains des royaumes qui limitaient cet effort ont clairement expliqué qu’ils augmenteraient ce dernier. Il est donc temps de faire des propositions concrètes. Accepteriez-vous d’augmenter le nombre de vos soldats sur les frontières en danger de 15% à 40%. C’est un chiffre important mais c’est ce chiffre qui permettra de lutter contre les diverses attaques d’Irianeth et de pouvoir résister en cas d’attaque massive. Je sais que certains royaumes, dont les armées sont très réduites, ne peuvent pas se permettre ce chiffre puisque les quelques soldats existant sont attribué à la protection de leur château contre d’éventuel assassin et de leur royaume contre les brigands ce qui n’est en soi pas un fait reprochable. A ces royaumes, je propose simplement de leur permette d’envoyer un peu moins d’homme mais d’augmenter les ressources. Il sera bien sûr entendu que dans les deux cas, les ressources envoyées devront être de bonne qualité. Hors de question d’envoyer sur les fronts la plus basse qualité. Pour les soldats, ils devront être entraînés, il ne s’agit pas d’armer des paysans d’épées et de les envoyer à l’abattoir. »

Le maître de cérémonie ne faisait que prévenir à l’avance les dérives de certains royaumes qui semblaient avoir donné leur assentiment un peu trop rapidement. Oh bien sûr, il était peut-être légèrement trop méfiant et tous les rois étaient peut-être réellement sincères et généreux. Peu importe, cette précision sur la « qualité » des hommes ou des ressources envoyés pourrait toujours être utile dans l’avenir.

« De plus, ce pourcentage devra être évalué selon le dernier recensement en date. Les royaumes seront libres d’organiser ce recensement quant ils le souhaitent mais cela devra se faire au rythme d’un recensement par année. S’il y a des difficultés pour effectuer un tel acte j’imagine que la Tour des mages pourra envoyer les magiciens pour qu’ils apportent leur aide. Pour les ressources, il s’agira de tout ce qui peut être utile à l’effort de guerre, que ce soit de l’argent, des armes, des armures, des couvertures, de la nourriture. Un tarif sera préciser ultérieurement pour savoir combiens de fournitures peut valoir un homme. Cela donnera le choix aux divers royaumes de la manière dont ils souhaitent participer à l’effort de guerre, étant entendu qu’aucun moyen ne sera plus privilégiant qu’un autre. Il y a, après tout, des dizaines de façon de pouvoir participer à l’effort de guerre. »

Hyorik savait que tout cela n’était pas simple à compter mais il comptait sur l’aide des chevaliers et des magiciens pour que cela puisse être fait. De plus, si les monarques étaient aussi bon qu’ils semblaient l’être, cela ne devrait pas poser de problème et il n’y aura pas besoin de comptage précis qui aurait de toute façon était impossible. Si un royaume voulait vraiment caché des ressources ou des hommes il y arriverait mais en agissant ainsi le maître de cérémonie espérait montrer qu’il n’entendait pas se laisser faire par les fraudeurs et qu’il n’avait aucunement envie de leur rendre les choses faciles. De toute façon, il ne pouvait pas se montrer trop précis pour le moment. Il le ferait lors de la rédaction des conventions.

« Comme certains d’entre vous l’ont fait remarquer, il est important d’avoir une réelle armée d’Enkidiev avant de pouvoir penser à une éventuelle contre-attaque. Pour le moment, Enkidiev n’a fait que subir mais il peut-être temps de faire bien plus que ça, et pour cela il nous faudrait une armée commune et pas seulement un agrégat de différentes armées qui sont incapable de combattre côte à côte. Je propose donc la création d’une véritable armée d’Enkidiev à l’image de la Tour des magiciens. Une armée d’hommes indépendants qui ne serait plus sous les ordres de leur roi respectif mais sous ceux du conseil par le biais d’un général nommé pour son indépendance. Une armée qui aurait la même couleur, le même blason, le même but : La reconquête d’Enkidiev. Une armée extérieure aux intérêts de chaque royaumes mais qui œuvrerait pour le bien commun, à l’image des chevaliers d’Emeraude. Une armée qui prononcerait un serment d’indépendance. Cette armée pourrait simplement être basée sur le volontariat. Proposez à chacun de vos soldats, chacun de vos sujets de se joindre à elle. Aucune obligation, un simple choix. Si cela fonctionne ce ne sera qu’un bien pour Enkidiev. Dans le cas contraire, nous trouverons un autre moyen. »

C’était un choix dangereux qu’il faisait en proposant cette idée et il le savait très bien c’est pour cette raison qu’il préférait y aller doucement mais il pensait sincèrement qu’à terme, lorsque l’idée serait travailler, ce pourrait être une bonne chose pour Enkidiev d’être unie par une armée commune. Cela éviterait peut être les querelles communs. Hyorik avait d’autre idée de ce genre mais il n’avait pas encore le moment de les proposer alors il attendrait qu’un des rois donne une partie de l’idée pour se lancer sur cette dernière comme il venait de le faire pour cette « armée d’Enkidiev. »

« Si quelqu’un souhaite s’exprimer qu’il le fasse. Dans le cas contraire, nous pourrons procéder au vote étant précisé que cela n’est qu’une direction général vers laquelle nous devons tendre, les termes précis de chaque clauses seront rédigés et discutés ultérieurement. »

En effet, tout n’était pas encore dit, il faudrait rédiger les traités, les relire, modifier des clauses mais si les monarques étaient déjà d’accord sur le principe un grand pas aurait été fait et on pourrait passer à un autre sujet. Il ne restait plus qu’à savoir si le maître de cérémonie avait été un peu trop gourmant ou s’il venait de réussir à créer un certains consensus au sein de ce conseil.


[HRP : Il n'y a pas d'ordre de postage et vous pouvez poster plusieurs fois si vous le voulez]
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MessageSujet: Re: Le Conseil de la royauté Lun 08 Avr 2013, 07:56


Note concernant les votes


Histoire de faire avancer le conseil un peu plus rapidement nous allons directement procéder au vote. Ainsi, si vous n’avez rien à dire et que tout le monde est d’accord avec le maître de cérémonie nous pourrons passer à un autre sujet. Comment cela va-t-il se dérouler HRP ? Dans le cas ou vous voulez poster pour débattre à propos des propositions vous pouvez bien sûr le faire. Vous n’aurez qu’à ajouter votre vote à la fin de votre poste en [Spoiler] et vous pourrez le changer à tout moment en fonction des différents postes qui serons fait et des discussions qui suivrons. Si vous ne voulez pas poster ou que votre personnage n’aurait rien à dire vous pouvez directement passer au vote en postant là aussi et en ajoutant votre vote en [Spoiler]. Là aussi, vous pourrez changer votre vote jusqu’au décompte final qui devrait se faire au plus tard le 20/04/2013 à moins que des discussions soient lancé et dans ce cas la date pourra être repoussé, ou que personne ne désire poster et dans ce cas les votes serons clos quand tout le monde aura posté son vote.

Maintenant, niveau RP, les votes serons fait à la fin des discussions à main levé et vos personnages devrons répondre à deux questions. Il y aura donc de vote et vous pouvez voter oui pour l’un et non pour l’autre. La première question sera « Etes-vous en faveur des changements proposé pour l’effort de guerre ? » et la seconde « Etes-vous pour l’instauration d’une armée d’Enkidiev ? ». Je vous rappel que pour qu’une mention soit adopté il faudra la moitié des membres ayant voté +1. De plus, je tiens également à rappeler que les choses ne sont pas précises de manière volontaire. Le vote des rois permet d’avoir une idée générale pour savoir si l’idée doit être tout de suite abandonnée ou si elle doit être discutée de manière à arriver à la signature d’un traité avec les différents articles que celui-ci pourra contenir. Il est bien sûr évident que des discussions sur des détails aussi précis seraient longues, fastidieuse et pas forcément intéressante. Ainsi, si vous votez « Oui » nous considérerons que les Rois aurons ensuite passer plusieurs semaines à débattre sur le contenu exacte des traités et si vous votez « Non » nous considérons que l’idée aura été abandonné. Bref, dans les deux cas, nous passerons à autre chose à moins d’une demande contraire de votre part.

J'espère avoir été assez claire. Vous avez donc le choix entre poster un RP et voter à la fin de votre poste en [Spoiler] ou ne pas poster de RP et simplement poster votre vote. N’hésitez surtout pas à MP Joy ou Lyzann si vous avez la moindre question.
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Tara
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MessageSujet: Re: Le Conseil de la royauté Ven 12 Avr 2013, 05:06

Le conseil s'annonçait un peu musclé comme qui dirait. Surtout pour la rousse qui devait faire preuve d'une patience et d'une neutralité.... Et quitter son statut de chevalière pour celui de compagne du roi d'Esprit. Sa première prise de parole semblait ne pas avoir fait trop de vagues. Après tout la fée n'avait énoncé que des faits. Et qui plus est suite à cela plusieurs souverains partagèrent son point de vue. Il ne s'agissait pas de sacrifier des peuples entiers,non mais que chacuns des royaumes fassent des concessions pour Enkidiev. D'ailleurs les paroles de la reine d'Emeraude avait raisonner très fort dans l'esprit de la rousse . Elle avait dit : « Il ne devrait plus être question de l'armée de Rubis, de l'armée d'Émeraude, de l'armée d'Opale, de Jade, de Béryl, de Turquoise, d'Ombres, de Diamant, de Perle, de Fal, de Zénor, d'Esprits, de Shola, d'Argent... il devrait être question de l'armée d'Enkidiev, pour le temps de la guerre. Au nom de tous ces valeureux qui prennent conscience que c'est l'avenir du continent, qui est en jeu.».

La fille de Lyra avait beau être jeune elle n'était pas dénuée d'intelligence, loin de là. Elle ressemblait même à sa mère sur certains points. Mais là n'était pas la question. Suite à la prise de parole de Zoelie, Hyorick fit une synthèse rapide de ce qui ressortait.
Il termina part :
« Si quelqu’un souhaite s’exprimer qu’il le fasse. Dans le cas contraire, nous pourrons procéder au vote étant précisé que cela n’est qu’une direction général vers laquelle nous devons tendre, les termes précis de chaque clauses seront rédigés et discutés ultérieurement. » 


La fée demanda la parole. Elle commença :

-Comme vous le savez je n'ai aucun pouvoir de vote ou quoique ce soit ma prise de parole ne sert pas à grand chose en ce qui concerne vos avis. Je sais que certains ne m'écouterons pas. Peu importe. Je tenais simplement à dire que si nous augmentions les effectifs de l'armée d'Enkidiev, il faudrait peut-être prévoir les ressources nécessaires et les placer de manières judicieuses. Je pense que dans un premier temps les royaumes côtier est les frontières des royaumes envahit par Irianeth pourrait-être une bonne idée de façon à limiter les possibilités d'invasion. Pour ce qui est du logement des soldats, des camps peuvent y être installés . Pour leurs entretien , je pense que chacun devrait faire avec ce qu'il a . Je m'explique Esprit regorge de pierres précieuses pour le bien d'Enkidiev je pense que son roi serait prêt à mettre à disposition un certain quotat. Ombre a les minerais, ils pourraient servir pour faire des armes, il me semble que cristal est très agricole, il pourrait fournir de la nourriture.

La fée fit une pause et dit :

-Au-delà de la simple armée composée de soldats de tous vos royaumes Mesdames et Messieurs les membres de la royauté. Je pense qu'il faut que vous voyez plus loin. Avec le problème de cette coopération millitaire survient celui de l'entretien de l'armée. Si chacun participe comme il peut, nous n'en serons que plus fort. Je ne dis pas aux royaumes conquis d'en faire plus. Loin de là. Les peuples sont déjà bien assez affectés par cela et sont prêts à tout pour récupérer leurs terres. Mais je pense que nous pourrions repousser Irianeth avec une coopération allant au-delà de la simple armée. Ombre pourrait fournir du minerai en échange de pierres précieuse à Esprit. Esprit pourrait faire forger des armes en échange de fourrure de dragon des mers à Opale.... Cela ne ferait que du bien à Enkidiev. J'ai terminé et j'espère sincèrement que vous prendrez mes réflexions en considération.


Le silence reprit place dans la salle. Les votes ne tarderaient plus. La rousse avait-elle réussi à convaincre? Son future époux la suivrait-il?Elle n'en savait rien. De l'inquiétude était visible dans les yeux de la fée. S'il la lâchait elle perdrait tout crédibilité. Un autre souverain viendrait peut-être appuyer son idée ou même la contrer.... Le coeur de la fée battait à deux cent à l'heure.
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MessageSujet: Re: Le Conseil de la royauté Sam 13 Avr 2013, 15:49

Les autres rois ne tardèrent pas à prendre eux aussi la parole. Mélisande gardait toujours son masque, très concentrée sur ce qu'ils allaient bien pouvoir dire. Malgré son ventre rond, elle se tenait droite, fière et prête à tout. Le conseil pouvait dégénérer en quelques instants seulement. Personne ne voulait ça, elle en était sûre, mais on était jamais à l'abri de ce genre de malheur. La jeune reine espérait avoir été irréprochable même si elle en doutait fortement. Elle aidait peut-être son époux dans les affaires du royaume mais là, ce n'était pas du tout pareil. Elle sentait le réel poids des souverains. Oui, elle aussi était un membre de la royauté mais elle était juste une reine consort, une femme qui n'aurait jamais du pouvoir goûter au pouvoir. Son mari lui en avait laissé un peu, mais très peu. Elle le comprenait un peu plus, elle comprenait aussi bien plus comment les soucis du royaume avait pu autant faire souffrir son couple. Elle s'en voulait, elle s'en voulait terriblement. Ce qui lui faisait le plus de peine, dans tout ça, c'est qu'elle retournerait bientôt à sa vie presque oisive pendant que tous les autres représentants des autres royaumes retourneraient à ces immondes responsabilités. Elle s''en rendait compte, c'était déjà ça au moins.

Quand son grand-cousin, Stannis, prit la parole, elle dirigea son regard froid et implacable sur lui. Il ne fallait pas le prendre mal, elle jouait juste à la perfection son rôle de reine et de représentante intransigeante et qui ne se laisserait pas faire. Il n'avait pas changé, pas du tout. Il avait toujours cette même frimousse qui terrifiait terriblement Mélisande et qui en même temps la rendait toute chose. Elle savait qu'il avait fait assassiner sa mère alors elle identifiait très bien la haine qu'elle ressentait pour lui mais puisqu'elle ne savait pas que c'était lui,son confident de toujours, elle ne pouvait pas comprendre ce sentiment d'amitié profonde qui le liait à lui. Elle l'écouta donc dire ce qu'il avait à dire, prenant bien en note ses paroles. Évidemment, il fallait qu'il montre sa supériorité, sa puissance, ce genre de chose quoi. Son pays était peut-être tout ce qu'il venait de dire, après tout, mais le contexte et la façon de le dire ne se prêtaient pas vraiment à un conseil de cette envergure. Elle avait juste l'impression de regarder un gamin secouer ses figurines en bombant le torse. Il aurait pu se contenter d'affirmer qu'Opale avait bien participé à l'effort de guerre mais non, il fallait qu'il en fasse tout un flan. Peu importe, de toute façon. Il pouvait bien s'attirer la haine ou l'inimité des autres s'il le voulait, Mélisande avait d'autres sujets de préoccupation pour le moment.

Ce fût ensuite à un autre homme, Tempête d'Argent, de prendre la parole. Les choses allaient se corser, elle en était sûre. Il avait perdu le royaume sur lequel il régnait, il aurait donc forcément un point de vue complètement opposé à celui de la jeune femme et de Stannis. Là aussi, on ne pouvait pas vraiment le lui reprocher. Mélisande aurait sûrement réagi de la même manière, peut-être même pire. Mais est-ce que eux, ceux qui avaient été dépouillé de leurs terres, comprenaient tous les problèmes qui se posaient aux autres souveraines ? C'était à s'en faire mal à la tête ! Ce qu'avança cet homme d'âge mûr ne l'étonna donc aucunement. Il ne pouvait rien offrir de plus puisqu'il avait déjà tout offert. C'était une évidence, une évidence qu'il avait bien fait de rappeler puisque certains représentants l'avaient sûrement oublié. Ridicule, une évidence qui n'est pas évidente pour tout le monde. Son regard, peut-être un brin plus gentillet depuis qu'il s'était posé sur Tempête, ne le lâche pas une seule seconde, guettant la moindre réaction suspecte. Chaque personne dans cette salle pouvait se révéler être un ennemi mortel et elle le savait pertinemment. Elle n'avait pas le droit à l'erreur. Lorsqu'il eut enfin terminé de parler, elle inclina légèrement la tête pour montrer son accord. Elle comprenait leurs problèmes, vraiment. Est-ce qu'elle allait pouvoir les contenter, en revanche ? Elle se posait encore la question.


Vint le tour d'une autre personne, Scrucos. C'était le roi du royaume juste à côtes des Ombres, le Royaume d'Esprit. Elle avait entendu plusieurs fois parlé de cette personne alors lorsqu'elle entendit son discours, elle fût plutôt surprise même si elle ne le montra évidemment pas. Il ne fallait surtout pas montrer quand on était choqué ! C'était le début de la fin sinon ! Elle détesta son intervention encore plus que celle de Stannis. Il avait raison dans un certain sens, mais d'un autre côté elle trouvait ça tellement mal venu de sa part. Elle ne s'intéressa même pas au blabla auparavant. Mélisande n'était pas là pour entendre les dernières nouvelles de la cour d'Esprit, même si c'était un sujet aussi important que celui du mariage du roi en question. Tout ce qui comptait, c'était ses commentaires acerbes que, je dois bien vous l'avouer, la reine avait plutôt pris personnellement. Il reprochait quelque chose aux autres ! Lui, reprocher quelque chose ! Et puis bien sûr après, le numéro du bon petit samaritain qui allait se repentir. Il n'était pas le seul, Mélisande aussi comptait monter la barre plus haut alors pour qui se prenait-il pour faire la moral aux autres souverains ? Si le médiateur ou même la reine d'Emeraude l'avait fait, la pilule serait peut-être mieux passée qu'avec Scrucos. Elle resserra encore un peu plus son masque, ayant peur de perdre le contrôle avec cette intervention qu'elle n'avait vraiment pas apprécié.

Dans la continuité du discours de cet homme là, sa fiancé, si la jeune femme avait plus ou moins compris le blabla de l'intervenant précédent, prit aussi la parole pour plus ou moins appuyé les dires de son homme. Rien de bien anormal. Venant d'elle, c'était tout de suite beaucoup mieux, peut-être même plus clair. Elle faisait parti de l'ordre d'Emeraude, cet ordre impartial et qui restait neutre en tout circonstance. Cette remontrance était beaucoup plus efficace venant de la bouche d'une personne vraiment concernée par l'avenir du continent que de celle d'une arriviste quelconque. Elle l'avait en travers de la gorge, oh que oui. Elle avait de la sympathie pour cette belle rousse, en tout cas. Elle n'avait pas la vocation de noble, loin de là, mais elle avait quand même tenu à participer au conseil et elle se débrouillait plutôt bien. Il n'y avait rien de mieux que de voir une autre femme aussi bien réussir qu'elle. Une voix vint rapidement couvrir celle de la jeune femme. Elle était grave, terriblement grave. Agréablement grave même ?

C'était Uriel. Le fameux Uriel. Les rumeurs n'étaient pas fausses. Une vraie furie, ce gars là. Le discours qu'il exposa était sensiblement le même que celui de Tempête même si cet intervenant là était bien plus virulent dans l'emploi de ses mots que tous les autres souverains. Il s'en fichait des mondanités, des canons et des normes. Il avait des choses à dire, il les disait même si ça fâchait. Elle aimait se comportement explosif. Ce comportement qu'elle aurait aimé tant avoir. Malheureusement, quand on naît faible et trouillard, on le reste souvent tout un bout de vie. Je ne dirais pas que Mélisande est trouillarde, pas vraiment. Elle est en tout cas moins bien moins courageuse que lui. Uriel lui fit ensuite une remarque. Une remarque qu'elle ne comprenait pas. Qu'est-ce qu'ils avaient tous avec les minerais ? Elle avait été clair pourtant, on trouvait surtout dans les souterrains de son royaume des pierres précieuses, pas des minerais précieux. Elle avait sensiblement l'impression qu'on la prenait pour une conne, parfois. Sûrement parce qu'elle était une femme. Quand elle aurait de nouveau la parole, elle compterait bien mettre les choses au clair. Bien sûr qu'on trouvait quelques minerais intéressants dans ses souterrains, comme dans n'importe quel souterrain quoi, mais ce n'était pas non énorme. Le Royaume des Ombres déjà donnait énormément pour ne pas dire tout. Ils voulaient quoi de plus ? Des os à ronger ? Elle ne tenait pas pour responsable ce roi fougueux, pas vraiment. Tout le monde pensait plus ou moins ce genre de chose. Avoir raison, par exemple. Elle aussi le faisait et d'ailleurs, elle regrettait déjà d'avoir pensée d'aussi mauvaise chose sur Scrucos. Il fallait se calmer, oui, se calmer.

Pour terminer sur l'intervention des représentants officiels, la reine d'Emeraude, Zoelie, prit aussi la parole, se rangeant sans aucune surprise du côté de ceux qui avaient perdus leurs terres. Rien de bien étonnant. Emerik lui avait parlé de la position d'Emeraude et c'était plus ou moins vrai. Ils faisaient ça dans une optique de paix alors peu importe ce qu'ils faisaient, ce n'était pas plus mal ! Hyorik vint conclure les présentations,exposant les questions auxquelles Mélisande allait devoir répondre. Elle savait déjà quoi répondre, parfaitement quoi répondre. Ce ne serait pas long et elle espérait que les débats ne s'éterniseraient pas encore un peu plus. Elle était déjà fatiguée terriblement fatiguée. C'était le bébé sûrement. Elle écouta Ariane, la jolie fée qui exposa l'idée que Mélisande adulait. Sans attendre, elle leva à son tour la main pour demander la parole. Elle avait été la première à se présenter, elle serait la première à donner son vote. Sa voix était toujours aussi déterminée et puissante que la première fois qu'elle avait pris la parole.


- Pour ce qui est de la question de l'effort de guerre, je dis oui. Comme le dit Dame Ariane, il est inutile d'avoir une immense armée si nous sommes incapable de correctement subvenir à ses besoins, même les plus basiques. Le Royaume des Ombres s'engagent donc à augmenter sa contribution pour l'effort de guerre. Pour ce qui est de la part à envoyer, nous en discuterons donc ultérieurement. 40%, comme l'a proposé Sire Hyorik me semble bien. 40% des richesses d'un Royaume est déjà quelque chose d'assez conséquent. Allé au delà de ces 40% risque de devenir en revanche compliqué, même si nous voulons vraiment faire bouger les choses. Pour terminer sur l'effort de guerre, je tiens à vous rappeler que les souterrains de mon royaume sont riches en pierres précieuses et non en minerais. Bien sûr, on y trouve quelques minerais mais en moindre quantité qu'à Béryl par exemple. Une plus grande part de ces minerais partira donc avec l'effort de guerre même si, je le rappelle encore une fois, mon royaume a des ressources assez faibles en minerai - commença-t-elle.

Il n'y avait aucun moyen de se tromper sur ses intentions. Elle parlait avec distinction, toujours aussi droite. Elle regardait un à un tous les autres participants du conseil, attendant quelques instants pour que ces mots s'impriment bien dans leurs têtes. Il n'était pas question de répéter, oh que non ! C'était déjà bien assez fatiguant pour elle de blablater. Elle reprit finalement la parole pour répondre à la deuxième question.


- La deuxième question est bien plus compliquée, en revanche. Créer une armée d'Enkidiev me semble une bonne idée, en revanche il y a certaines conditions sur lesquels je ne reviendrais pas. Mettre à disposition du continent une plus grande part, une très grande part, de nos armées me semble très bien mais je considère que chaque royaume doit garder un minimum d'autorité sur ses troupes et sur les décisions qui concernent ses troupes. Des mesures qui, par exemple, risquerait de mettre en danger mon fils me semblerait intolérable. C'est donc un oui, mais un oui réservé. Je suis ouverte, bien évidemment, à toutes discussions. Si les termes ne me semblent pas convenables, je peux toujours retirer ce oui même s'il me semble peu probable que mes exigences peu exigeantes, au fond, soient refusées. Ce sera tout. - dit-elle.
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MessageSujet: Re: Le Conseil de la royauté Sam 08 Juin 2013, 23:54

Il venait de se rassoir après avoir adressé quelques mots à la reine des Ombres. Il avait probablement irrité la ravissante femme avec son commentaire. Elle devait croire qu’il la prenait pour une débile, mais en fait c’était un peu de ça. Uriel ne savait différencier les débiles des autres autour de cette table. Ils étaient presque tous rois, reines ou futurs héritiers. Ils avaient la noblesse dans le sang. Combien d’entre eux avaient déjà tenu une pelle ou une pioche? Combien d’entre eux s’étaient déjà roulés dans la boue et le sang? Combien d’entre eux avaient sali leurs bottes en allant voir ce que le commun de leur peuple produisait pour eux? Uriel l’ignorait, c’est pourquoi il prenait tout le monde pour des débiles. Il avait aussi espéré qu’en faisant le commentaire, d’autres représentants saisiraient l’importance de la moindre petite pierre. Il avait toutefois adressé son commentaire directement à la reine Mélisande, car elle avait elle-même dit qu’elle était ouverte aux suggestions concernant l’utilisation des pierres précieuses de son pays. Uriel n’était pas extracteur de pierre précieuse, mais il était forgeron à ces heures et il avait appris aux files de ses créations que tout ce qui fondait pouvait être reforgé. Ils existaient peut-être des pierres qui pouvaient fondre ou qui était suffisant dure pour protéger le corps des soldats. Il n’en avait aucune idée. Qu’importait maintenant. Il avait partagé son opinion bien franchement et il n’aurait pu espérer mieux que de voir sa petite fille se lever après lui. Elle avait la même grâce que lors de son couronnement. Elle avait acquis une assurance qui différait de celle qu’elle possédait princesse. Uriel reconnaissait sa façon d’être et l’acharnement dans son regard. Le même sang circulait dans leur veine, mais en plus elle avait la tête de sa mère et de sa grand-mère. Le roi de Zénor aurait presque pu la confondre avec sa défunte épouse. Elle brulait d’un feu ardent. Son discours était éloquent et elle adhérait à l’avis d’Uriel avec plus de poésie. Décidément, le vieux roi avait besoin d’une nouvelle femme dans sa vie pour retrouver les vers perdus du romantisme passé. Il avait besoin d’une main calme, mais pesante pour radoucir ses pensées, mais aussi ses mots. À cet instant, il pouvait jalouser tous ces rois qui avaient offert le siège à leur côté ou leur propre siège à leur compagne. Le court silence de Zoelie le ramena à elle. Il comprit tout de suite qu’elle voulait être cette femme. Autant elle parlait aux autres représentants, autant Uriel sentait qu’elle lui reprochait son ambition trop pressante. Une chose à la fois, mon vieil Uriel. Écoute la voix des belles déesses à cette table, elles sont le monde de demain… Il ne pouvait rien reprocher à ces si belles femmes. Surtout celles avec leur ventre rond. La maternité rendait les femmes si belles et femmes. C’était enivrant de contempler leur silhouette qui mettrait au monde l’avenir. Et dire que les labeurs de leur accouchement les rendraient encore plus belles aux yeux de l’homme qui les aimait. C’était si beau une femme.

Comme pour faire éclater la bulle du roi, ce fut la voix du vieux Hyorik qui s’éleva pour conclure la ronde d’opinion. Rien à voir avec la féminine d’une femme câline et affectueuse. Il avait la tâche de faire une belle synthèse des commentaires émis. Ce n’était pas une mince affaire. Mais Uriel connaissait Hyorik depuis plusieurs années et il savait que le maitre de cérémonie arriverait à mener le conseil. Il savait faire preuve de diplomatie et surtout, il n’était jamais à court de propositions et de solutions. Il savait comment formuler pour s’assurer que cela plaise au plus grand nombre de personnes. Il pensait à tout, mais surtout à tout le monde. Lorsque l’homme concéda que personne ne proposait une baisse, Uriel échangea un regard avec son conseiller avant de lever les yeux au ciel. Oui, si quelqu’un avait voulu se prononcer contre, Elrik savait pertinemment que son roi en aurait fait un carnage. C’était cette façon d’exagérer tout qui rendait cet homme si près de ses hommes, de son peuple. Il n’avait pas peur de prendre position et de mener le combat pour y faire adhérer le plus de gens possible. C’était ce qui faisait de lui un bon roi, mais aussi un ennemi redoutable. Il pouvait tout obtenir… enfin presque. Il y avait des combats qu’Uriel avait perdus dans sa vie personnelle. Et il avait perdu son pays. Mais il se battait pour retrouver ses choses qu’on lui avait ravies. Le représentant secondaire rapporta son attention de nouveau vers le maitre de cérémonie, comme tous les autres. L’offre d’Hyorik était très intéressante. En effet, augmenter les effectifs permettrait de faire des avancés. Les deux soldats Zénorois en étaient convaincus. Et une reprise de possession motiverait les troupes en persévérer. Mais pas seulement les troupes, tous les habitants qui commencent à perdre espoir et tous ses rois retrouveraient un regain de persévérance. Cela montrerait au plus pessimiste que rien n’était perdu encore. C’était un regain dont ils avaient besoin parce que ce n’était pas tout le monde qui comprenait que le plus important était de ne rien perdre face à l’Ennemi. Ne rien céder importait autant que reprendre. À quoi bon reprendre s’ils cédaient ailleurs? Ils devaient défendre tous les fronts et l’armée qu’ils avaient accepté de construire ne suffisait plus. Ils ne devaient pas arrêter maintenant. Uriel priait déjà pour que les autres représentants concèdent cette augmentation. Ce serait un grand pas. Puis Hyorik proposa de former l’armée basée sur le volontariat. Les sourcils d’Uriel se froncèrent. Oh! Pas trop vite le vieux! Ils peinaient déjà à avoir des soldats sur ordre du conseil. Ce serait la fin si c’était du volontariat… Trop de gens se croyaient en sécurité et à l’abri de quelconques représailles tout simplement parce que leur pays longeait la côte opposée. Ils tenaient pour acquis que les pays du centre feraient une barrière impénétrable. Mais une telle barrière n’était pas si simple. Et elle n’était pas suffisante. Tous devaient mettre leur égoïsme de côté et se joindre à l’effort commun. Pour Enkidiev.

L’heure du débat était arrivée. Ils allaient savoir qui appuyait l’idée d’Hyorik et qui avait des réticences. La première à parler fut la fiancée du roi d’Esprit. Uriel partageait ses idées, bien qu’elles ne soient pas assez féroces à son humble avis. Était-ce parce qu’elle était chevalière ou femme ou enceinte? Peut-être les trois. Après tout, le temps s’étirait et des femmes enceintes, malgré le traitement de leurs fessiers et dos, s’épuisaient pour deux. La rouquine devait s’impatienter intérieurement du manque de bon sens de certains royaumes (pnj pour mettre de l’ambiance ^^). Puis la reine des Ombres se lança à son tour. Décidément, le conseil avait dû épuiser ses femmes enceintes pour qu’elles se prononcent aussi vite. Probablement, voulaient-elles parler avant de manquer de force pour le faire. Il était temps qu’une pause soit proposée. Pour ses malheureuses qui supportaient l’inconfort, de suivre le conseil au milieu de ses rois et conseillers rongés par les tactiques et les fausses allures. Une partie de jeu d’argent n’aurait pas été plus mensongère que ce conseil. Uriel avait l’impression que la plupart d’entre eux à cette table n’avaient pas encore retiré leur masque du bal de couronnement de Zoelie. Ou peut-être les avaient-ils remis? Qu’importait, il fallait crever le jaune dans l’œuf avant qu’un vilain poussin ne naisse. Le rapport? Uriel aussi se fatiguait, je crois…

Il n’avait pas vraiment envie de parler. Il ne savait pas trop rajouter quoi à part qu’il votait oui. Pour lui, rien n’était plus simple. Il ne savait plus quels mots utiliser pour convaincre ceux qui n’allaient pas dans le même sens que lui. Il y avait peut-être la réticence de la reine des Ombres qu’il pouvait commenter. Ça serait vite, mais baveux probablement. Pauvre Reine Mélisandre. À croire qu’Uriel souhaitait vraiment s’acharner sur elle, mais c’était plutôt qu’il voulait la rassurer. La différence venait du ton qu’il employait et la façon de dicter sa pensée. Il devrait peut-être laisser Elrik parler à sa place. Il n’avait encore rien dit et il avait une façon plus délicate de parler. Le roi se pencha donc vers son second pour lui murmurer ce quoi il attendait de lui pendant qu’un autre représentant prenait la parole suite à la reine des Ombres. Le conseil du roi de Zénor fit un signe au maitre de cérémonie pour signaler son envie de parler. Dès que l’autre conseiller termina, sans avoir fait état de l’inquiétude de la reine enceinte, Elrik se leva pour prendre la parole, contrairement à la première intervention de son roi. Son regard fit le tour de la table rapidement sans vraiment s’arrêter sur un personnage en particulier. Il n’était pas stressé ou nerveux de s’adresser à ses majestés puisqu’à cette table, il n’y avait que deux rangs : conseiller principal et conseiller secondaire. C’était la seule différence entre lui et les autres. De même, il n’avait pas peur de s’adresser à une reine en particulier puisque c’était pour rassurer la magnifique mère.


— Je me prénomme Elrik de Zénor, conseiller secondaire du roi de Zénor pour ce conseil. La présente est pour la très chère reine des Ombres. Je tiens à rassurer Sa Majesté quant au contrôle exercé sur les troupes d’une telle armée.

Il s’arrêta un moment pour poser son regard sombre sur la femme fièrement assise malgré sa grossesse. Il lui sourit poliment en la saluant d’un signe de tête courtois. Il la considéra du regard tout en commença à parler.

— En mon sens et en celui de mon propre roi, nous croyons qu’il est juste d’affirmer qu’il n’y a aucune crainte en entretenir à cet effet. Si nous suivons la proposition du maitre de cérémonie, cette armée serait dirigée par un commandant unique certes, mais il n’aurait d’autre choix que de prendre ses ordres du conseil lui-même. Comme tous les pays y sont représentés, je crois que ce commandant unique n’est qu’en faite un représentant du conseil en terrain dangereux et agité. Il n’est pour ainsi dire libre que dans les mots dans lesquels traduire les ordres formels venant des têtes régentes du conseil. Si cela peut rassurer l’honorable reine des Ombres. Il y toutefois, en effet, énormément de détails à régler concernant ladite armée. Mais elle ne part pas d’un rien. Elle existe déjà d’une certaine façon et pour l’avoir expérimenté un temps indéniable, je peux vous affirmer que les ordres donnés à ces hommes venus de partout sur le continent sont pensés en conséquence de leur survie. Nous avons déjà des expériences sur lesquelles nous baser. Je ne crois pas être celui qui pourra vous en parler dans tous les détails, mais je crois pouvoir affirmer que la régence d’une telle armée ne représente pas de réel problème. Nous avons tous à cœur les habitants de ce continent et avons pour but de regagner la paix. Je crois que cela est suffisant pour parvenir à une entente. Merci…

Elrik retrouva son siège au côté de son roi. Sans s’en rendre compte, son regard avait quitté la reine après quelques phrases. Il espérait ne pas l’avoir offensée en l’ayant regardée aussi longtemps. Il ne connaissait pas très bien les normes de la royauté, mais les autres représentants ne semblaient pas avoir été offensés pendant son commentaire. Cela voulait probablement dire que tout s’était bien déroulé. Il ne pouvait entièrement se fier à son roi Uriel. Ce dernier l’avait appuyé d’un signe de tête lorsqu’il s’était rassis, mais ce que les autres n’avaient pas vu, c’était que sous le niveau de la table, le roi applaudit son conseiller en silence. La plaisanterie avait fait sourire le jeune conseiller, mais il s’était vite ressaisi pour éviter toute confusion de la part des autres. Il n’aurait manqué qu’on croie qu’il se moquait du conseil.

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Le Conseil de la royauté

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