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Une première aube [Pv Raven]

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MessageSujet: Une première aube [Pv Raven] Jeu 05 Mai 2011, 17:45

Adossé contre le mur, près de la fenêtre, le regard de Curtis était rivé sur le ciel... La Lune était presque pleine, il ne lui manquait qu'un mince croissant avant d’entamer un nouveau cycle. La lune se tenait, majestueuse, au milieu d'un ciel d'encre. Ça et là, quelques écharpes de nuages, d'un gris diffus, erraient parmi la voûte céleste. Cette dernière était presque dépourvue d'étoiles, ce qui rendait la Lune encore plus absolue. Le chevalier resta un moment à contempler le spectacle qui s'offrait à lui. Mais son regard finit par regagner la pièce autour de lui. De prime, ses yeux se posèrent sur sa paillasse, dont les tentures étaient défaites, laissant apparaître son matelas, renfoncé dans le creux chaud ou le chevalier avait séjourné. Ce dernier n'était guère parvenu à trouver le sommeil, comme bien souvent. Puis, de sa couche, ses yeux s'égarèrent jusqu'au second lit qui gisait à quelques mètre du sien. Il avait perdu l'habitude de ne plus être seul dans ses appartements. Son regard se posa sur la tignasse blonde qui sortait des draps. La tête de Raven était paisible, sa poitrine se soulevait doucement au grès de sa respiration. Raven..., il était presque étrange pour le chevalier de le nommer autrement que "L'écuyer". Curtis ne connaissait guère ce dernier, ce nom ne correspondait pour l'instant qu'à bien peu dans l'esprit du chevalier, tant et si bien que écuyer était presque plus évocateur. Mais, même si cet enfant était pour le moment presque un inconnu, D'ici quelques heures, jours tou au plus, Raven n'aurait plus rien d'un inconnu, du tout...

Le visage du chevalier, impassible comme il l'était toujours, continua de fixer l’écuyer, mais il ne le regardait plus vraiment, les yeux vides, perdu dans quelque rêverie. Il finit par se dérober à ses pensées et retourner son regard à la nuit, si belle, comme il aurait souhaîté qu'elle soit éternelle... Quittant son appui contre le mur, il enfila une paire de bottes en cuir léger et quitta silencieusement la pièce. Descendant les escaliers pour atteindre la salle commune, il suivit le chemin qu'il connaissait bien jusqu'aux bains. Arpentant des couloirs qui demeuraient aussi vides durant ces heures. Même au lendemain d'une journée comme celle des attributions. Une fois dévêtu, le chevalier pénétra dans les étuves, l'air humide s'emparant de sa gorge, perlant sur sa langue et emplissant la bouche de Curtis de ce goût sucré qu'avait toujours la vapeur. Il s'approcha du bassin, dans la salle ou rien, sinon le bruit des gouttes et de ses pas sur le sol humide ne résonnait. Un monde où tout n'était que calme et eau, un monde qu'il appréciait. Il se glissa dans les eaux brûlantes et laissa échapper un grognement d'aise. Il franchit les quelques mètres qui le séparaient de l'autre bord et s'y adossa, les bras de part et d'autre du rebord, comme il le faisait toujours. Il laissa alors ses paupières s'abaisser, son esprit s'abîmer dans quelque rêverie.
. Alors ça y était, il avait à nouveau un écuyer, une nouvelle fois enter d'inculquer d'inclure ses valeurs et sa science à un nouvel enfant, lui transmettre son héritage et celui de son maître d'autrefois. Il n'avait pas eu le temps de faire réellement connaissance avec ce dernier, mais, il savait pourtant déjà qu'il serait bien différent des écuyers que Curtis avait déjà eu. Et les circonstances le seraient aussi. Même si Kosuké avait connu la guerre, elle avait aujourd'hui prit un autre visage, plus qu'une promesse chimérique, elle avait répandu son poison à travers tout le continent, remémorant au genre humain, les atrocités que les vieilles légendes s'étaient passées de raconter. Ce serait un apprentissage tout autre que celui des champs de bataille, mais, le chevalier autant que l'écuyer devraient apprendre à l'adopter.

Mais ils n'en étaient encore pas là, pour l'instant, les lourds murs d'Émeraude les couvraient, et Raven dormait paisiblement dans les appartements qu'il partageait avec le chevalier. Ce temps n'était pas encore là, et Raven devait profiter de ce qu'il lui restait d’innocence. Curtis ne l'avait jamais vraiment connue, mais c'était sûrement chose précieuse. Et de cette pensée, le chevalier s'en fût vers d'autres songes plus confus, se laissant sombrer dans une aise tranquille, son âme bercée par l'écho des gouttes et les mouvements de l'eau autour de lui.

Quand ses pensées formèrent à nouveau une masse cohérente, plusieurs heures devaient s'être écoulées, et les premières lueurs de l'aurore devaient pointer au loin. Il s'extrait de l'eau et, gravissant les marches qui le menèrent hors du bassin, s'empara au passage de la serviette qu'il avait laissé choir au sol quelques heures plus tôt. Une fois qu'il se fût menuement séché, il passa sa tunique sur sa peau encore humide et attache ses cheveux en tresse guerrière avec une lanière de cuir. Il s'engagea ensuite dans les couloirs du château, où les premiers serviteurs s'affairaient déjà. La forteresse était bondée de nobles en cette saison, qui s'était déplacés pour l'occasion, et les pages des seigneurs les plus matinaux couraient de part et d'autre, l'un portant un baquet d'eau chaude, l'autre tentant de se frayer un passage sans renverser le plateau couvert de mets qui feraient le déjeuner de son maître. Quand il passa sur le chemin de ronde, le regard du chevalier s'attarda sur l’estrade vide, prônant au milieu de la cour encore peu fréquentée. Le chevalier aboutit finalement dans la salle commune, ou il déchira un morceau de pain dans la miche fumante, repas frugal, mais qui suffisait au chevalier. Quand le chevalier atteint sa chambre, il alla s'asseoir dans le cadre de la fenêtre, plantant ses dents dans le pain encore chaud et odorant. À côté de lui, Raven dormait encore. Le chevalier posa son regard sur l'horizon, et admira le soleil qui étendait ses premiers rayons sur le continent.

[T'as pas besoin de faire un truc énorme, mais je voulais juste pas faire trop d'un coup, histoire de te laisser ton mot a dire quand même Razz]
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MessageSujet: Re: Une première aube [Pv Raven] Mer 11 Mai 2011, 13:50

Ce soir là, Raven avait mit du temps avant de s'endormir. Il ne savait pas trop quoi penser. Tant de sentiments se mélangés dans sa tête, il ne comprenait plus se qu'il lui arrivait. Lorsqu'il avait été nommé comme l'écuyer de Sire Curtis, le gamin avait cessé toute activité cérébrale. Il n'avait pas compris grand chose de plus qu'il venait d'être écuyer. Trop de sentiments étaient présents pour qu'il ressente quoi que se soit; trop de sentiments différents. Il y avait bien entendu eu la joie, le stresse, la peur, la timidité, et par dessus, ce sentiment qui persistait dans cet océan, la tristesse. Aussi stupide que cela puisse paraître, Raven ne parvenait pas à faire son deuil. Il aurait dû, mais cela était impossible. Bien qu'il ne s'en rende pas encore tout à fait compte, son enfance et ses croyances enfantines avaient cessées d'exister le jour où on leur avait annoncé -à Flore, Helias et lui- que leur père, Léo, était mort à la guerre. Improbable, impossible.

Ce soir là, Raven c'était tourné dans ses couvertures, les yeux ouverts dans l'obscurité. Les sentiments qui avaient gelés son cerveau l'empêchait de trouver le sommeil et l'empêcher de comprendre ce qu'il lui arrivait. Il se souvenait de tous les petits détails, les mouvements des gens qui l'avait entouré durant la soirée, mais les paroles étaient floues et lointaines. Le temps c'était presque figé pour le jeune garçon. Il c'était tourné en quête du sommeil, en vain. Ce ne fut que lorsque la lune avait brillé haut dans le ciel, éclairant le château d'Émeraude de son éclat argenté, que l'écuyer -car oui, il en était un à présent- avait trouvé le repos. Ses yeux bleus et fatigués s'étaient lentement fermés et son souffle saccadé jusqu'à lors avait trouvé un rythme régulier. Ce soir là, pour la première fois depuis quelques années, Raven n'avait pas pleuré.

Le sommeil... Quel doux moment pour tout être sur terre. Il est alors plongé au cœur de son imagination sans même le savoir ou le vouloir. Les enfants rêvent de pouvoir voler avec les oiseaux, haut, très haut dans le ciel. Il arrive parfois de mêler la réalité aux songes étranges qui submergent votre esprit lorsque vous vous endormez. Mais bien entendu, il n'y a pas que du bonheur lorsque vos paupières se ferment. Subsistent aussi les cauchemars qui hantent les nuits pour vous envelopper dans leur manteau de brume épaisse. Des ogres peuvent alors vous enfourner dans un grand sac et vous amener jusqu'à leur caverne perchée en haut des montagne, là où personne ne pourrait vous entendre crier. Ou alors, serait-ce plutôt un loup qui vous pourchasserez sur un chemin. Vous savez que vous rêvez, vous voulez vous réveiller, ce n'est qu'un rêve, dites-vous. Vous observez toute la scène... Le loup vous poursuit, il a faim. Il veut vous manger, vous dévorer et ne laisser derrière lui qu'un tas d'os. Vous courrez sans vous réveiller. C'est alors que la bête bondit et que vous vous redressez dans vos couvertures en poussant un cri.

Mais ce n'était pas de cela que Raven rêvait cette nuit. Bien qu'il ait l'air paisible dans ses couvertures d'où seule sa tête blonde dépassait son sommeil n'en était pas moins agité. Le jeune garçon était assit sur une plage de sable blanc. Il regardait au loin la mer éclairée par la pleine lune argenté. À ses pieds, était déposée un gros sablier. Les yeux bleus du gamin se posèrent sur cet objet. Il ne put alors plus en détacher les yeux. Il était hypnotisé. Ce qu'il y voyait ? Non, ce n'était pas du sable. Il s'agissait de toute sa vie qui défilait grain après grain. Morceau par morceau. La longue course du temps. Il y revit de bons moments, les sourires joyeux de sa sœur, les douces mains de sa mères, le regard fier et arrogant de son père, le pied d'Helias dans ses fesses, aussi. Et il revit défiler d'autres instants. Jusqu'à ce qu'une épée sorte de cet immense sablier et vienne transpercer le cœur de Raven.

Raven sursauta dans ses couvertures en ouvrant les yeux. Contrairement à toutes les fois où il faisait des cauchemars, il ne cria pas. Il s'assit simplement dans ses couvertures sans un bruit, le cœur battant. Il tourna la tête. Où était-il ?! Ah... Il se souvenait. Il avait été nommé écuyer hier soir. Raven chercha du regard son maître, il le vit non loin de là dans la pièce, les yeux tournés vers la fenêtre. Il devait être le matin, donc ? Le jeune homme posa ses pieds sur le sol. La terre était basse pour lui, il dormait sur un matelas, non loin dut lit de son maître. Le sol en pierre était gelé, et cela réveilla un peu plus l'écuyer qui remettait lentement ses idées en place. Il fut heureux de constater que son cerveau était plus fonctionnel que hier soir. Il ne savait pas trop comment aborder son maître; celui-ci l'impressionnait un peu. De loin, il avait l'air quelqu'un de distant. Le serait-il avec lui ? Raven regarda sa légère tunique verte. Il se leva et fit quelques pas en directions de son maître. Mais il ne savait absolument pas quoi faire. Il tortilla ses doigts, un peu mal à l'aise. -Même beaucoup. En plus, on lui avait enseigné qu'on ne devait pas parler à son maître le premier et sans le regarder dans les yeux. Mais les yeux de son maître étaient tournés vers le soleil qui se levait. . . Son maître... Comme c'était étrange de dire cela.

Raven resta sur place, à quelques pas de Sire Curtis. Il se décida, après plusieurs battement fort de son cœur, de prendre la parole. Quitte à se faire réprimander.

-M...Maître ?

Oui, c'était tout ce qu'il avait trouvé à dire. Mais quoi d'autre ? Il ne savait pas vraiment faire de longs monologue et encore moins avec des personnes qu'il ne connaissait ni d'Ève ni d'Adam. Enfin... Si, il le connaissait un peu, mais il n'avait jamais eu le loisir de le voir de près, Sire Curtis. Juste une ou deux fois, de loin. Très loin. Alors que devait-il dire ? Il tenta quelques paroles maladroites néanmoins, c'était mieux que rien, n'est-ce pas ? Les yeux baissés sur ses mains qu'il tortillait, ne voyant donc pas si son maître l'écoutait ou non, il continua:

-Vous... vous êtes déjà réveillé ? ... Vous vous appellez bien Sire Curtis, n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Une première aube [Pv Raven] Sam 04 Juin 2011, 16:18

Le RP est-il terminé ?

Sans réponse, il sera déplacé le 10 Juin dans les archives
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MessageSujet: Re: Une première aube [Pv Raven] Mar 07 Juin 2011, 18:38

Non, pas fini Razz
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MessageSujet: Re: Une première aube [Pv Raven] Jeu 23 Juin 2011, 17:04

Le sujet est-il terminé ?

Sans réponse, il sera déplacé le 30 Juin dans les Archives
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MessageSujet: Re: Une première aube [Pv Raven]

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