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Vers une saison plus morne [PV Anastazia]

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MessageSujet: Vers une saison plus morne [PV Anastazia] Mer 16 Mar 2011, 16:42

Les bras balancés de part et d'autre de son corps, les jambes plongées dans l'eau, Curtis était assit sur le rebord du bassin. Ses yeux, plongés dans les remous d'une eau indiscernable à l'obscurité. Le chevalier laissa ses lèvres s'écarter, et une nouvelle bouffée de l'air chaud et humide pénétrer dans ses poumons. Il écoutait le bruit épar des gouttelettes qui ,chutant des voûtes du plafond, venaient éclater dans les flaques qui parsemaient le sol des étuves. Une nouvelle perle se décrocha du plafond, éclatant sur le sol dans un son cristallin. Le regard toujours aussi immobile, Curtis était perdu dans ses réflexions, Les derniers mois avaient été rudes pour le continent. La dernière bataille avait souligné la non union entre les souverains et avait coûté cher à tout le monde, mais surtout à Émeraude. Iraneth avait profondément enfoncé son dard dans le continent, et elle y rependait son poison, destruction et mort. Ce dernier se propageait dans le continent aussi rapidement qu'un autre l'eût fait dans le corps humain... Un nouveau soupir échappa au chevalier, chassant toutes ces préoccupations de son esprit par la même occasion. Soulignant peut-être leur vanité. Prenant appui sur ses bras, le chevalier se laissa couler dans le bac, demeurant quelques secondes au fond de l'eau chaude, avant que l'air ne vienne à lui manquer. Il ressortit finalement la tête, passant la main dans ses cheveux pour les balancer sur sa nuque. Puis, se frayant un chemin dans le voile épais de l'eau, il marcha jusqu'à l'autre extrémité du bain. Il s'y adossa et plongea encore ses yeux dans le vague, quoique clos cette fois.
Il laissa la tension dans ses muscles disparaître et le tambour de son cœur doucement prendre un rythme plus lent. Autour de lui, il n'y avait aucun bruit que celui des gouttelettes et des remous de l'eau qui tapotaient les rebords du bassin, répercutant leurs échos encore et encore contre les murs de la pièce. Perdu dans ses bruits, le chevalier se laissa doucement sombrer dans la quiétude. Un moment s'écoula alors, où le chevalier se perdait dans des pensées plus confuses, moins distinctes que celles qu'il avait eut plus tôt. Il finit par émerger du flot de ses pensées, et à rouvrir les yeux. Quand il atteint les marches du bassin, il chercha sa serviette à tâtons dans l'obscurité, avant de la passer à sa taille, masquant sa nudité. Il ouvrit la porte et sentit la fraicheur glacée du château courir sur sa peau, hérissant ses poils. À nouveau vêtu, il s'engagea dans les couloirs du château, prenant la direction de ses appartements. Quand finalement, il passa la porte de ces derniers, il posa les yeux sur la paillasse qui gisait en face de lui, de la cour montait le cliquetis métallique des armes qu'on choque. Ses yeux se décalèrent alors vers la droite, là où, quelques années plus tôt, avaient gît celle de Kosuké, ainsi que ses affaires. Le chevalier s'approcha alors de sa fenêtre. Le ciel était d'un blanc luminescent, une couleur si typique aux automnes Émériens. L'était s'était écoulé, et avait finit par laisser sa place à l'air frais et sec de l'automne. D'Ici quelques semaines, les forêts d'émeraude s'empourpreront et les foyers crépiteront dans la grand'sallle de la forteresse.
Le chevalier finit par se détourner de la fenêtre, et s'empara d'un manteau de grosse laine. Il passa la masse de tissus ardoise sur ses épaules et boucla e fermoir autour de son coup. Il quitta alors la chambre, prenant la direction de la grande cour.

Quand il émergea sur le pavé de cette dernière, Maître et écuyers s'entrainaient toujours. Le chevalier prit la direction des remparts, et gravit les marches qui menaient au chemin de ronde. Quand il atteint finalement le haut des murailles, il se tourna vers l'Est, vers l'Océan. traversant les quelques mètres qui le séparaient des créneaux, il vint s'appuyer sur l'imposant bloc de pierre. Poser ses yeux sur le ciel était éblouissant, et on avait presque envie de plisser les yeux dans sa lumière fantomatique. Il y avait dans l'air quelque mélancolie si typique à cette période...
Le regard du chevalier remonta alors vers l'Océan et vers le royaume d'Argent. L'était-il encore vraiment d'ailleurs ? À quelques lieues d'ici, l'ancienne forteresse d'Argent fourmillait d'insectes s'affairant à je ne sais quelle tâche. Peut-être, quittant la place forte du royaume pour piller quel qu'autre village. De temps à autre, des guerriers à la solde de l'empereur parvenaient par Dieux savent quelle moyens à déjouer les patrouilles des autres royaumes. Et au matin, un ou deux nouveaux hameaux n'étaient plus. Tout ce qu'on retrouvait, c'était des corps brûlés, et la destruction. Rarement de trace de pillage, seulement quand ça apparaissait comme une nécessité. Et le poison de l'empereur s'enfonçait un peu plus profondément dans les veines du continent, et des Enkievs. Les gens étaient rudes dans les villages qui demeuraient encore aux frontières du royaume, tout comme la vie y était dans ces bourgades. Mais les gens refusaient de quitter la terre où eux et le leurs avaient vus la terre.
Ces attaques ne semblaient pas vraiment suivre de schéma. L'empereur tentait-il de repousser les patrouilles sans rien leur laisser à garder, ou simplement instaurer la peu sur le continent..?

Avec un soupir, Curtis détourna ses yeux de la mer, les fermant quelques instants pour les humidifier d'être resté aussi longtemps ouverts. Il reposa son regard sur la campagne Émérienne. Les yeux posés sur la haute cime des arbres, Curtis sentit quelques mots s'envahirent, et s'empara de la tablette de cire qui pendait à sa ceinture afin de les y coucher. De la pointe de son stylet, il traça quelques mots, trois vers, pleins de sens, comme il avait prit l'habitude de le faire.

Flamboiement naissant
Qui l'obscurité toujours grandissante
vainement, ente de repousser


C'est en terminant de tracer ces quelques mots dans la cire, qu'il sentit une présence approcher

[C'est pas très long mais surtout moyen, je te promets de me rattraper Smile]
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MessageSujet: Re: Vers une saison plus morne [PV Anastazia] Dim 20 Mar 2011, 21:05

Depuis un moment je me sentais un peu dépressive. Elle n'arrivait presque pas à mettre un sourire sur les levres de son maître. Elle était enfin heureuse depuis qu'elle était ici. Elle avait tout mis dans un coin dans sa tête. Toutes les pensées qui étaient mauvaises. Tous les mauvais souvenirs. Et là, mon maître arrive et me demande de lui parler d'où je viens et ma famille et tout! Donc, tous est revenue à la surface. Les coups des enfants qui trouvaient amusant que je ne puisse pas aller me plaindre et le fait d'apprendre que ma mère avait voulu se débarrasser de moi! Parce que je suis muette. Tous ce qui m'était arriver était à cause de cela. J'étais sur que Lili disait que j'étais fragile et trop menue pour devenir son écuyer simplement parce qu'elle ne voulait pas de moi. surement pour la même raison que les autres. Il en avait d'autre écuyer qui avait l'air fragile. J'étais la seule!! Mais c'était moi le problème par contre!! Je n'avais jamais encore hoser lui demander si c'était à cause de cela qu'elle avait l'air d'avoir peur chaque fois que j'étais pres d'elle.

Cette journée-ci ressembla pas mal à cela. J'avais passer la journée à trouver la réponse au pourquoi j'étais née muette. Sans succès. C'était impossible de trouver la réponse. Je l'a trouvais pas!! J'avais beau revivre les souvenirs que j'avais, me demander ce que j'avais fais de mal pour venir cela. Non, rien. J'avais donc penser que les dieux ne m'aimaient juste pas. Ou il en avait un qui avait passer une mauvaise journée et avait passer sa frustration sur moi. Ouuais, c'était surement une des deux réponses. Quoi d'autre alors !?

Anaway! Fallait penser à autres chose. J'avais passer la journée la dessus. Ah tien! J'étais rendu sur les ramparts. Je commençais à avoir mal aux jambes. Toute la journée je m'étais promenée ainsi. Sortant quelque fois de mes pensés pour remarquer où j'étais. J'avais vraiment fait le tour du château. Autant l'extérieur que l'intérieur. Je commençais a réaliser que mon corps avait faim. Mon corps, pas moi. J'avais déjeuner ce matin un morceau de pain et c'était pas mal tout. Juste penser à de la nourriture me donnait mal au coeur. Je savais que j'aurai pas bien bien le choix d'aller manger un moment donner. Mais je retardais ce moment le plus longtemps possible.

C'est en me promenant que je sentie la présence de quelqu'un. Je m'en occupa pas pour autant. Il avait le droit de vouloir être ici si ça lui plaisait. C'est rendu à sa hauteur qu'il me vient à l'esprit qu'il savait peut-être la réponse.

*** Le savez-vous pourquoi je suis ainsi!? Pourquoi les dieux on décider que j'allais vivre un enfer parce que j'étais muette ? Le savez-vous ? J'ai cherché la réponse toute la journée, j'ai rien trouvé. ***

Nonn maiss!! C'était sur qu'il la connaissait pas ta maudite réponse! Pour qui tu passais la!! Il te connaissait même pas et la première impression que tu donnais c'était une folle, muette, qui cherchait le pourquoi de cela!! Bravo! En regardant vers l'homme qui se tenait devant moi, je pris consience pour la première fois de la journée la beauté du ciel. La journée était pas si pire. Si j'aurais pris le temps d'ouvrir les yeux aussi! J'aurais bien remarquer avant la. J'étais toujours planté devant lui moi! Idiote!!

*** Pardonnez-moi ***

Je tourna les talons et continua mon chemin.
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MessageSujet: Re: Vers une saison plus morne [PV Anastazia] Mar 22 Mar 2011, 18:55


Une présence qui s'approchait, qui gravissait doucement les degrés de pierre qui menaient au chemin de ronde. Aura indistincte qui venait titiller les frontières des sens de Curtis. Dont il était conscient sans l'être entièrement. De la même façon que l'on sait notre main au bout de notre bras, sans vraiment la sentir pour autant. Le chevalier avait toujours ses yeux posés sur les quelques mots qu'il venait de tracer. De la paume de sa main, il vint chasser les morceaux de cire qui jonchaient la tablette, puis, refermant les deux panneaux de bois l'un sur l'autre, il laissa son regard s'échapper vers le ciel, toujours aussi immaculé. Le vent changea, et une brise vint s'engouffrer dans les cheveux du chevalier, jouant, dansant avec les quelques mèches qui se mirent à voleter au contact du vent. Curtis ferma ses yeux quelques instants, afin de pouvoirs mieux savourer le contact de l'air frais sur sa peau. Il les rouvrit quelques instants plus tard, l'ombre d'un sourire sur son visage impassible.
La présence qu'il avait distinguée quelques instants plus tôt n'était maintenant plus sur les marches de pierre, elle, car c'était bien une fille, les avait gravit et déambulait maintenant sur le chemin de ronde. Elle finit par arriver à la hauteur du chevalier, et se tint quelques secondes immobile derrière lui. Ce dernier ne bougea pas, les yeux toujours perdus sur le ciel lumineux. Un regard fuyant perdu sur un horizon inatteignable. Il fût toutefois surpris par la façon dont la jeune femme s’exprima à lui. Alors qu'il s'attendait à un silence, ou peut-être à quelques paroles banales, il fût étonné d'entendre une voie résonner dans son esprit. Il sursauta presque à ce contact, et l'aurait sûrement fait si ses sens invisibles n'avaient pas été aussi aiguisés. Toutefois, son regard demeura immobile, cependant que la question résonnait encore dans la tête du chevalier...Pourquoi suis-je ainsi..? C'avait été une question qui, autrefois aussi avait assailli l'esprit du chevalier. À une époque bien différente, où il vivait les choses bien différemment de ce qu'il le fait aujourd'hui. Une époque qui s'était voilée il y à bien longtemps. Mais, autant qu'il se soit posé cette question, il n'était jamais parvenu à y trouver une réponse évidente, claire et équivoque. C'était ainsi, et ce devrait être vécu de la même façon. C'était la conclusion à laquelle il était parvenu. Cet "enfer" il était né dedans, c'était sa vie. Mais il ne la considérait pas comme un enfer, plus peut-être. Elle était, simplement. Comme beaucoup de choses... C'était la conclusion à laquelle il était arrivé, il y a des choses qui sont simplement, et il n'y à pas beaucoup plus à dire. Savoir si les Dieux y étaient pour quelque chose ou pas n'y changerait strictement rien. Si c'était ce qui avait fait de lui ce qu'il était aujourd'hui, alors il l'acceptait. Le regard perdu dans la lumière incandesçante du jour, c'est la conclusion à laquelle il arriva, pour une question qu'il ne s'était plus posé depuis bien longtemps. Il y a des choses qui finissent par se comprendre et qui ne se peuvent apprendre, mais il allait tout de même lui présenter la sienne quand la voix de la jeune femme résonna à nouveau dans l'esprit du chevalier.

*** Pardonnez-moi ***

Tandis que ces paroles s’effaçaient doucement dans l'esprit du chevalier, il entendit les pas de la fille s'éloigner doucement sur le chemin de ronde, presque inaudibles. Quelques secondes s'écoulèrent, et le chevalier finit par tendre son esprit vers celui de la jeune fille, soufflant quelques mots, de sa voix calme et vide d'émotions, dans l'esprit de la jeune fille. " Parfois, il y a des choses qui sont ainsi, tout simplement, sans plus de question à poser, ni de réponses à avoir " C'était en quelque sorte une réponse, mais aussi une invitation. Libre à elle de passer son chemin ou de revenir vers le chevalier. Pourquoi..? Parce que simplement peut-être... Mais, en un sens, il la comprenait. Il avait le sentiment qu'il pourrait trouver sa présence agréable. De par son mutisme, elle savait peut-être elle aussi, tout le sens que pouvait avoir un silence, ne pas se perdre dans trop de mots, maladroits...
Parfois, il y a des choses qui sont simplement, qui font des gens ce qu'ils sont. Elle considérait son mutisme comme un handicap, mais ce pouvait aussi être un don. Pour Curtis, ce n'était ni positif, ni négatif. C'était ce qu'il était, aussi simplement, comme il aurait pu être un autre.

[Un peu court, mais il y avait pas grand chose de plus à dire ]
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MessageSujet: Re: Vers une saison plus morne [PV Anastazia] Mer 13 Avr 2011, 18:37

Je me sentais réellement idiote de lui avoir parlé. Pourquoi lui avoir demandé cela!? Comme s’il pouvait me répondre. Comme s’il pouvait le demander lui-même aux dieux et me donner la réponse. Franchement. J’aurai jamais la réponse à cette question, à ces questions. C’était aussi la raison pour laquelle je m’étais excusée et que je retournais à mes occupations. J’eu le temps de faire quelque pas, qu’une voix, beaucoup plus calme que celle que j’avais dans la tête, me parla. Me disant en gros qu’il n’avait peut-être pas de réponse à mes questions. Que j’étais faites ainsi c’est tout.

Lorsque la voix avait commencé à pénétrer dans mon esprit, mais pieds c’était immobiliser. Je ne savais pas trop si je devais lui répondre ou continuer mon chemin. J’étais un peu perdue. J’allai donc pas totalement vers lui, mais me rendit tout de même près des remparts. Je regardai au loin. Pas de réponse ? Pourtant, j’avais appris que toute question à une réponse ainsi que tous problèmes à une solution... J’étais encore plus confuse.

*** Vous êtes sûr qu’une question peut ne pas avoir de réponse ? ***

Si on nous regardait de loin, on avait l’impression que c’était simplement deux personnes qui regardait au loin. La distance qui nous séparait, ne donnait pas l’impression qu’on soit là ensemble. Mais bien seuls.

*** Alors je déteste la vie. Je déteste ce qu’elle nous fait. ***

Décidément, Je n’étais pas dans mon assiste aujourd’hui et je trouvais tous noir. Faut dire que je n’avais pas le maître pour me donner le moral. Non pas qu’elle me rabaissait, loin de cela. Au contraire, elle se rabaissait elle-même. Moi, voir quelqu’un qui semblait complètement en dépression me rendait encore moins sur de moi-même. J’avais déjà une confiance en soi basse. On aurait pu me donner un maître qui pouvait m’aider là-dessus, mais pas un qu’avec qui c’était pire! Bon, pas si grave, je l’aimais bien Lili.

Je soupirai. Je ne savais pas trop quoi en penser. Quoi penser de ma vie en tant qu’écuyer, en tant que habitant du château. Je trouvais cela étrange encore après tant d’années me retrouver dans un château. Pas besoin d’aller travailler dans les champs pour avoir de la nourriture n’i d’aller à la rivière pour pouvoir boire de la bonne eau. Non, ici tu demandais et recevait assez vite. Pour certain, c’était parfait, pour moi, c’était bizarre et je m’habituais toujours pas. Beaucoup trop de fois je pensais à mon ancienne vie. Je l’aimais et je la détestais en même temps. J’aimais travailler dur pour avoir ce que je voulais, il avait de la fierté la dedans. Et je la détestais par ce qu’on m’avait fait. Je resta accouder regardant au loin, complètement perdue dans mes penser.



Hj : Ouais, désoler avait pas trop d’idée !!
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MessageSujet: Re: Vers une saison plus morne [PV Anastazia] Dim 17 Avr 2011, 18:26

Le regard toujours plongé sur l'horizon, ses mains calleuses, appuyées contre les pierre froide des créneaux, Curtis s'adressa à l'écuyère par le biais de son esprit. Une façon de communiquer qu'il appréciait parfois plus que la parole. Il avait l'impression qu’adressés à un esprit, les mots avaient plus de sens que lorsqu'ils étaient simplement prononcés. Comme si une partie du sens qu'on vouait leur donner était transmis avec eux, moins de confusion. Toujours était-il que ces mêmes mots qu'il lui avait transmis s’étaient estompés dans l'esprit de l'écuyère. Peu-être, ne restait-il d'eux plus qu'un écho fantomatique répété encore et encore par l'esprit de la jeune fille. Plus qu’il ne la vit, il sentit cette dernière s'arrêter. Et se diriger vers les remparts après quelques secondes d’immobilité confuse, s'y accouder, se plonger dans la contemplation. De quoi..? Le chevalier n'aurait su le dire, la seule sûreté qu'il avait, c'était qu'elle ne le dirigeait pas sur le chevalier. Une nouvelle brise de vent se leva, fraîche, autre prémisse de l'automne qui se rapprochait. À son contact, Curtis ferma les yeux, encore, afin de pouvoir mieux savourer l'air parcourir son visage, jouer avec ses cheveux, une sensation si légère, elle avait pourtant quelque chose d'enivrant, de terriblement enivrant. Le vent tomba finalement, et Curis rouvrit les yeux, plongeant son regard sur le même ciel éblouissant.
C'est cette idée qui traversait son esprit quand la voix de la jeune femme résonna à nouveau dans sa tête. C'est là qu'il réalisa l'étrangeté de sa voix. Il n'y avait pas grand chose qui le différenciait de celle d'une autre adolescente de son age, mais quelques chose d'indéfinissable la rendait différente. Et de sa mémoire, Curtis n'en avait jamais vraiment entendu de semblable. Sûrement, cela venait-il du fait qu'elle n'avait jamais réellement parlé, physiquement du moins.
Quand on s'adresse mentalement à quelqu'un, par habitude, on le fait avec la voix qu'on emploie tous les jours, c'était aussi ce qu'elle faisait, mais elle n'était pas soumise au même contrainte que quelqu'un qui s'exprime à vive voix. Cette particularité donnait à celle de l'écuyère une sorte d'harmonie, de perfection en soi. Mais, si on retrouvait cette perfection dans sa voix, c'est confuse qu'elle s'adressa au chevalier, s'étonnant de trouver une question sans réponse. Jusque là, pendant son apprentissage d'élève, sûrement lui avait-on apprit que chaque question avait une réponse, chaque problème une solution... Mais c'était là des choses purement théorique, trop lointaines de la réalité ou même de questions comme pouvait s'en poser l'écuyère. Le silence commença à s'installer lorsque l'écuyère s'adressa une nouvelle fois au chevalier. Elle lui dit qu'elle détestait la vie, qu'elle détestait ce qu'elle nous faisait.
Une nouvelle fois, ce que dit l'écuyère renvoya le chevalier loin en arrière. Des années plus tôt, à Rubis, les mêmes pensées avaient traversé l'esprit de Curtis. Tout comme il s'était demandait pourquoi il était comme ça. Mais à chaque fois, ces pensées n'avaient amené que souffrance, pas l'ombre d'une réponse, ni même de réconfort. Mais c'était un autre qui avait eu ces réflexions, depuis longtemps il était quelque d'autre, et depuis longtemps leur évocation ne lui causait plus aucune douleur, c'était peut-être aussi pour ça qu'il ne se les posait plus. Le silence s'était installé entre les deux membres de l'ordre, et tous deux avaient leur regard perdu sur l'horizon. Sans esquisser plus de mouvement que le chevalier ne l'avait fait depuis le début, il s'adressa à nouveau à l'écuyère

-"Ce n'est pas qu'elle n'en aie pas, mais il y a certaines question pour lesquelles les réponses sont différentes à chacun... Et cette réponse n'aurait rien d'une raison claire et précise, rien que des mots puissent vraiment exprimer. Cette réponse c'est à toi de la trouver. Ca n'as rien de facile, et ça prendra sûrement du temps, mais personne d'autre ne la détient que toi, et ne laisse personne t'enlever ça."

Car si la réponse ne venait pas d'elle, elle n'aurait aucune valeur. Curtis espérait qu'elle comprendrait cela, mais il avait la conviction que ce serait le cas. Une pensée à beaucoup plus de sens que des simples mots...

Moi j'ai trouvé ça très bien pourtant Smile
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MessageSujet: Re: Vers une saison plus morne [PV Anastazia] Sam 04 Juin 2011, 16:21

Le RP est-il terminé ?

Sans réponse, il sera déplacé le 10 Juin dans les archives
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Hyllïna
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MessageSujet: Re: Vers une saison plus morne [PV Anastazia] Lun 06 Juin 2011, 15:54

Si Curtis veut le continuer, je posterai, sinon bah, il sera fini = )
p.s. C'est Anastazia ... !
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MessageSujet: Re: Vers une saison plus morne [PV Anastazia] Lun 06 Juin 2011, 18:17

S'il n'y a pas de nouvelles de Curtis au 20 Juin, j'archiverai alors Wink
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MessageSujet: Re: Vers une saison plus morne [PV Anastazia]

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Vers une saison plus morne [PV Anastazia]

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