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Première... [PV]

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MessageSujet: Première... [PV] Sam 05 Fév 2011, 07:57

L’innocence… Elle est si belle à regarder, n’est-ce pas ? Lorsque le corps est relaxé, lorsque les traits sont sereins, lorsque le calme d’une personne semble faire de la paix réalité, on ne peut que s’émerveiller. Les enfants ont ce don. Ce don de sourire lorsque tout nous parait triste, comme si une bulle les préservait du malheur, ils nous y ferraient presque croire… Un moment particulier laisse paraitre cette innocence : le sommeil. Avez-vous déjà observé un enfant dormant ? Leur visage enfantin est tout à fait détendu, on imaginerait presque un sourire sur leurs lèvres immobiles. Ils nous émerveillent. Magnifiques… Oui. Oui Lili était là, immobile, assise sur son lit devant Anastazia endormie. Elle l’observait, dans tous ses détails, incapable d’un quelconque mouvement. Incapable de déloger cette boule au creux de son ventre. L’innocence, là était le problème. L’innocence d’une enfant, l’innocence qu’elle devait protéger. Pourquoi ? Pourquoi elle ? Tout autre élève aurait été parfait, tout autre élève qui… qui n’aurait pas été… fragile. L’innocence et la fragilité vont parfois de paire, parce qu’il touchant de voir une personne plus ou moins sans défense. Et c’est ce qu’était cette jeune fille. Sans défense. Sans aucune défense. Parce qu’elle était avec elle, parce qu’elle était sous sa protection et que Lili ne s’en sentait pas capable. Mais elle avait promis, elle avait promis de tout faire pour la former alors c’est ce qu’elle ferait. Presque imperceptiblement, la chevalière soupira. Un souffle saccadé, angoissé. Elle avait peur… Le soleil pointant le bout de son nez, Lili décida qu’il était l’heure d’y aller. Il était bien tôt, surtout pour un lendemain de fête, mais Dorianne l’avait éduquée ainsi. Elle souhaitait suivre son sillage, être digne de son enseignement. Faire son possible pour être à la hauteur de ce qu’on attendait d’elle. Prenant appuie sur ses mains, elle se leva, les jambes engourdies par de longues minutes passées sans bouger. Puis elle s’approcha à pas de loup, et… hésita. Sa main levée au dessus, elle prit une dernière inspiration avant de se lancer.

- Anastazia…

Doucement, elle secoua son écuyère. Son écuyère… Qu’il était étrange de l’appeler ainsi, elle se sentait si peu dans le rôle de maître, ce… ce n‘était pas elle. Si. Si, elle n’avait pas le choix. Et elle serait là. Comme Dorianne l’avait fait avant elle, elle secoua la jeune fille jusqu’à ce que ses yeux papillonnent. Comme son modèle, elle tira doucement son apprentie du sommeil. De la douceur. Dorianne lui avait tout appris, et ce avec beaucoup de douceur. Il allait sans dire qu’elle en ferait autant. Il était important pour elle d’essayer d’être comme son maître, il s’agissait du seul moyen qu’elle connaissait pour éduquer une enfant aussi fragile. Après tout, Anastazia n’était pas si différente d’elle… Mais parviendrait-elle seulement à se montrer aussi attentionnée et compétente que son ancienne tutrice ? Sans doute pas… Mais elle ferait tout pour, à commencer par ne plus jamais pleurer devant elle…

- Anastazia debout, il nous faut y aller. Prend donc quelques affaires, nous passerons aux bains avant d’aller manger puis je t’emmènerais… quelque part.


Sur ce elle lui sourit, le sourire calme d’une personne sereine et assurée. Ou bien le sourire calme d’une Lili qui se contrôle. Agrippant des affaires propres, elle s’assura du coin de l’œil que l’enfant suivait puis se mit en marche. Elle marcha d’un pas sur, léger et discret comme il était en son habitude, mais assez lent pour que la gamine n’ait pas à courir pour rester à sa hauteur. Certes, la jeune femme n’était pas grande mais elle demeurait adulte, et elle savait qu’il était dur de suivre lorsque l’on est enfant. Et, constamment, elle gardait son pouvoir de détection sur la fillette. Ceci était… comme un réflexe. Elle n’y pouvait rien, et ne pouvait s’empêcher de la surveiller. Cela était sans doute trop, mais elle restait discrète et ne violait pas son esprit. Il n’y avait donc pas de défaut majeur…

- Oh pardon, excusez-moi je… je ne voulais pas… attendez, je vais vous aider.

Mais quelle idiote ! Ne pouvait-elle donc pas vérifier sa route ?! Et voilà qu’elle avait bousculée une servante cachée derrière une montagne de linge. Confuse, elle l’aida évidement à ramasser, confuse, mais sa gène venait sans doute plus du fait qu’elle n’était capable d’assurer devant son écuyère. Quel piètre exemple elle faisait… Une fois la servante partie avec un sourire de gratitude, les deux femmes poursuivirent le chemin. Lili était incapable de regarder la jeune fille. Idiote. Elle était réellement idiote. Et ridicule. Mais ce n’était rien, n’est-ce pas ? Non. Non ce n’était rien, il lui suffisait de sourire paisiblement. Si seulement cela pouvait aussi calmer son cœur… Par la suite elle se montra plus prudente, gardant toujours à l’œil sa protégée mais surveillant aussi les alentours. Jusqu’aux bains… Elle aurait presque pu continuer à la protéger mais 12 ans était un âge où l’on ne se noyait plus dans un bain assez fréquenté. Et puis, si jamais l’enfant… Elle ne pensait pas qu’on puisse la repérer mais si c’était le cas, et que l’enfant commençait à la trouver lourde, que sa présence lui pèserait… Non. Il en était hors de question. Tiens, elles étaient restées silencieuses. Etrange non ? En réalité non, le silence et la réserve de Lili ainsi que la timidité d’Anastazia avaient sans doute suffit à nuire à toute discussion. Comme avec Dorianne… Quelle nostalgie, elle ne serait sans doute pas capable d’agir sans s’inspirer ou penser à son ancien maître. Cela lui permettrait peut-être de faire moins d’erreur, qui sait. On dit souvent que celles-ci nous font avancer, qu’il faut apprendre d’elle, la chevalière n’était capable que de se morfondre. Elles demeurèrent ainsi le temps du repas aussi, ainsi que celui de leur marche vers le lieu "surprise" de la jeune adulte. Surprise… Qui la connaissait ne serait-ce qu’une p petit peu aurait deviné le nom de ce lieu, mais peu étaient dans ce cas… Et Anastazia la suivait sans rechigner. Elles empruntèrent des couloirs, tournèrent maintes et maintes fois avant de se retrouver devant l’entrée dont Lili, avec un sourire à son écuyère, poussa la porte. La bibliothèque…

- Viens.

Il était étrange de percevoir le son de sa voix. Calme, douce, presque assurée comme s’il était inné pour elle de s’occuper d’enfants, comme si elle avait fait cela toute sa vie. Au fond, ce n’était pas idiot, toute sa vie elle avait agit ainsi, elle avait joué la comédie pour que nul ne devine son état d’esprit. Elle… Elle s’était certes décidée à être enfin elle-même mais… enfin elle avait du temps… et puis… et puis il y avait… Anastazia… elle ne pouvait se permettre d’être aussi apeurée et peu sure d’elle devant la gamine, il n’était pas de bonne mesure qu’elle s’angoisse. Alors… voilà. Mais plus tard. Bien sur, plus tard elle changerait. Mais pas maintenant. Juste… pas maintenant… Le regard plongé au loin devant elle, la chevalière marchait. Elle marchait droit, ses pieds foulant un chemin si connu qu’elle aurait pu le suivre les yeux fermés. Elle tournait, sans prévenir, et Anastazia suivait. QU’aurait-elle pu dire ? Rien, comme Lili avant elle l’écuyère suivait son maître. Les rôles étaient inversés aujourd’hui, c’était comme si l’opalienne assistait à ses propres débuts. Et pour dire vrai, elle avait peur. De plus en plus, la frayeur montait dans son ventre noué, gagnant à chaque seconde un peu plus d’espace. Comment allait-elle faire ? Comme allait-elle faire si Anastazia lui ressemblait autant ? Comment allait-elle pouvoir aider une enfant si fragile sans qu’elle-même ne se fasse confiance ? Un instant elle perdit le contrôle, la peur qui l’habitait voila ses yeux et effaça son sourire… Mais elle se reprit. Et redevint la femme sereine qu’elle paraissait. Il était si facile de tromper les autres…

- Voila.

D’un geste souple de la main, elle désigna une table du fin fond de la bibliothèque. Puis, après avoir invité son écuyère prendre place sur une chaise, elle se plaça en face de cette dernière. Puis elle se mit à parler, faisant de ses idées mots en un train rapide.


- Tu dois surement te demander pourquoi je t’ai emmené ici. Il est vrai que la plupart des membres de l’ordre emmènent leurs apprentis dans la grande cours, ou dehors. Mais je ne me sens pas plus à l’aise qu’ici alors… nous voilà dans la bibliothèque. Tu sais j’y ai passé énormément de temps, il s’agit sans doute de mon lieu préféré, j’y ai passé énormément de temps.


Il était inutile de préciser qu’elle y avait en réalité passé tout son temps libre, seule… Une vague de nostalgie traversa son regard noisette mais son sourire demeura. Il se fit faux toutefois, perdant un peu de sa crédibilité devant un regard averti. Mais elle avait mieux que ça. Des années d’entrainement avaient suffit à faire d’elle la peinture de ce qu’elle souhaitait montrer. Alors non, même si elle avait toujours eu du mal à refouler ses sentiments, il ne lui fallait plus qu’une seconde pour se reprendre. Anastazia ne verrait sans doute rien. Et puis elle était adulte à présent, une adulte chargée de l’éducation d’une future sœur d’arme pour l’ordre, autant suivre la discours quelle avait "préparé". Après une longue inspiration, elle se lança :


- Je ne sais pas comment tu imaginais ton entrainement, je vais donc te dire comment je compte te le faire puis nous en discuterons si tu veux bien. Nous nous lèverons donc à l’aube, comme aujourd’hui. Je sais que cela peut te paraitre trop tôt mais il est important de profiter du soleil tant que nous le pouvons. Pour compenser nous essayerons de ne pas nous coucher trop tard. Pour les entrainements, je n’ai pas choisi de programme, c’est une chose que nous verrons plus tard. Et pour finir, tu auras un jour de congé par semaine, sauf exception. Des questions ?

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MessageSujet: Re: Première... [PV] Dim 06 Fév 2011, 19:25

Dormir était un refuge. Dormir me permettais de rentrer dans un monde juste à moi. Dans un monde que je pouvais faire à ma façon. Dans ce monde, je pouvais être une fillette qui avait toujours confiance en elle et qui est à la hauteur de tout les attentes. Sauf que c'était juste durant le someille. Lorsqu'on dormait, on rentrait dans un monde imaginaire. Celui des rêves. Un monde merveilleux.

- Anastazia...

Bon, il arrivait souvent que dans le monde des rêves, on se faisait déranger. Souvent... Toujours!! Ce monde là durait jamais toujours. Il finissait toujours trop tôt et à la mauvaise place. Je ne voulais pas ouvrir les yeux. Je ne voulais pas partir de là. Je me sentais si bien dans mon lit. Sauf que mon maître elle voulait autre chose. Elle me secoua. Juste un peu. Très en douceur en fait. Ok, ok, j'avais compris le message. J'ouvrie lentendement les yeux. Un petit sourire apparue sur mes lèvres.


- Bon matin maître. lui murmurais-je.

Elle me dit de me lever. Que je devais prendre quelques affaires pour ensuite aller aux bains et manger. Mais quel heure était-il? Je regarda par la fenêtre. Le soleil était à peine visible. Il était très tôt. Il était rare qu'on me sortait des rêves aussi tôt le matin. Je m'assie sur mon lit. Je vis qu'elle semblait, pas presser, mais pas du genre à attendre deux heures que je me réveille. Lorsque je l'a vis prendre ses affaires, je me dépêcha à sauter du lit et ramassa une tunique et suivie Lili.

On marcha dans les couloirs. Aucune de nous deux parlèrent. Mais cela ne me dérangeais pas et semblait pas déranger mon maitre non plus. Le silence qui nous entourait n'était pas là pour rien. Nous en avions besoin une et l'autre. J,avais toujours vécue dans le silence. Ne pouvais pas parler avec personne dans mon royaume, que par des gestes, mes conversations n'avaient pas été très longues et passionnantes. Souvent, on avait éviter de me parler pour être sur de ne pas essayer de comprendre mes gestes bizzards que je faisais pour moi, me faire comprendre. Lorsque j'étais arriver ici, je pouvais leur parler dans leur tête. J'avais connue quelque personne qui selon moi parlaient trop et d'autre qui comprennait mon besoin de silence. Mon maître semblait le comprendre mais aussi le vivre. Tant mieux. Même si je pouvais communiquer mentalement, je trouvais toujours cela étrange d'entendre la voix des autres et jamais la mienne.

Lili semblait penser à quelque chose de très important ou non, mais cela lui avait fait perdre sa concentration. Elle ne regardait plus où elle allait se qui fit en sorte qu'elle rentra en colision avec une servante. C'était vrai qu'on la voyait pas bien bien derrière tous ce linge. Elle non plus devait pas avoir vu grand chose. C'était peut-être la faute des deux. D'une manière ou du autre, mon maître semblait un peu gênée. Heureusement, cela ne dura pas longtemps. Une fois les excuses donner, nous continuâmes notre chemin en silence. Nous prîmes notre bain en silence aussi. Quelque fois, je fermais les yeux et je prennais le temps de relaxer. Entre le lavage d'un bout du corps et un autre bout. Je me trempa la tête dans l'eau et y resta jusqu'à se que j'eu plus de souffle. En sortant, je sentie le regarde de mon maître sur moi. Je lui sourie pour lui montrer que tout allait bien. Une fois sortie du bain, nous mangâmes en vitesse puis, elle m'enmena dans se " Quelque part ". Je l'a suivie sens dire un mot. Jamais tout de même se silence. Même si on voyait les autres maîtres et écuyers parler ensemble de tout et de rien. Je me demandais ce que les autres pensaient de nous en nous voyant si silencieux. Je crois que mon maître l'avait toujours, ou l'était maintenant, silencieux ainsi. Donc, peut-être que aucun jugement était dit. Du moins, je me posais tout de même la question. J'avais été tellement jugée que je ne savais pas toujours à qui faire cconfiance ou non.

Une fois devant la bibliothèque, Lili me dit de venir. C'était donc dans la bibliothèque qu'elle voulait m'enmener. J'en fus heureuse. La lecture était un autre moyen de nous échapper de ce monde... Je ne savais même pas comment définir notre monde. Peut importe, je rentra dans la la pièce remplie de livres. C'était dans le fond que nous finirent notre petite promenade du matin. Elle me fit signe de m'asseoir, ce que je fis toute suite. J'étais intriguée... J'apris que Lili avait passer beaucoup de temps ici. Je n'avais pas de misère à la croire. C'était un lieu magique. Le silence était dominant partout. Moi, j'y venais quelque fois. Pas pour lire, mais pour mis cacher. Oui, me cacher. Me cacher de l'habite de vie des gens. Des paroles que le monde disait trop facilement. De tout cela.

Moi non plus je ne savais pas comment j'avais imaginer mon entraînement. Enfet, j'avais toujours penser que la personne qui allait devenir mon maître allait rire de moi et dire que jamais je ne serai assez bonne pour devenir chevalier et qu'une simplement enfant, muette de surcroit, devait mieux retourner chez elle et faire le ménage de la petite maison comme sa mère le faisait présentement. Ma mère... Dire qu'elle n'était pas m'a vrai mère. J'étais une princesse cachée. J'espérais le rester aussi. Cachée, pas princesse. Le tire, je m'en foutais royalement.

Alors chaque matin je devra me lever aussi tôt. J'allais surement m'habituer. Je n'avais pas trop le fois disons. Pour les entrainement, elle n'avait rien décider encore. On en allait discuter. Une seule journée par semaine. Ce n'était pas beaucoup. Il avait surement trop de travail à faire avec moi pour me donner plus d'une journée par semaine. Je hocha la tête. Elle me demanda si j'avais des questions.

*** Je n'ai aucune questions maître. ***

J'attendais la suite. Qu'allons nous faire aujourd'hui. Elle disait qu'elle n'avait pas choisie de programme. À quoi allait ressembler ma première journée avec Lili?

*** J'en ai une en fait.... maître. Je voulais savoir ce que vous contiez me faire faire aujourd'hui.... ***

Je n'étais pas trop sur de ma question, mais j'avais hosé la poser.
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MessageSujet: Re: Première... [PV] Mer 23 Fév 2011, 10:22

Lili regardait Anastazia. Anastazia regardait Lili. Leurs regard étaient loin d’êtres semblables, mais tous deux s’attelaient à la même tache : dévisager celle qui se tenait en face. Un jeu de regard ? Non, il n’y avait trace d’une quelconque défiance, juste de l’observation. Lili observait son élève, son élève l’observait, elle ne cilla pas, comme pour se donner un air de courage. Pure fiction, la peur lui tordait le ventre. Elle lui avait demandé. Elle lui avait demandé si l’enfant avait des questions, et craignait sa réponse. Qu’arriverait-il si la jeune fille avait une question ? Si son esprit s’interrogeait sur un détail qu’elle n’avait pas envisagé ? Elle s’était préparée, elle avait réfléchit à toutes les possibilités envisageable. Mais ce n’était surement pas assez. Ce n’était jamais assez. La petite allait innocemment solliciter une explication, et elle ne saurait l’éclairer. Elle allait échouer. Elle échouait si fréquemment. Quelle stupide idée que de lui allouer la garde de cette élève. Stupide, inconsciente et irresponsable. Mais après tout, cela était de sa faute. Elle avait joué aux apprenties modèle, avait essayé de plaire à Dorianne qui avait cru en son potentiel. Et à présent Anastazia allait payer ceci. Elle ne le méritait pas. Et pourquoi diable avait-elle accepté ? Pourquoi n’avait-elle pas catégoriquement refusé ? Lyra n’aurait pas compris mais qu’importe, quitte à ce qu’elle soit démise de ses fonctions, elle aurait du la forcer à confier Anastazia à quelqu’un d’autre. Leur chef n’aurait pu refuser. Et la voilà dans cette bibliothèque, lâche, à courir vers les bras grand ouvert de la catastrophe. La voilà impassible, statue de détermination et d’assurance, tordue en son sein par l’angoisse.

Mais Anastazia n’avait pas de question, sa voix enfantine retentit dans l’esprit de la chevalière. Oui, elle était muette, détail futile qui ne changeait rien. Quoi qu’il lui allouât un air de fragilité qui ne fit qu’augmenter la culpabilité de la jeune adulte. Stupide. Oh non. Elle… Elle avait une question… Reste calme Lili… Tout… Non ! Non tout n’irait pas bien ! Elle allait se tromper ! Se vautrer lamentablement ! Et elle le savait !! Elle l’avait toujours su l’idiote ! Elle était au bord de la falaise, à deux doigts du grand saut, mais tout ceci n’était qu’une mort programmée par ses soins. Parce qu’elle le savait. Pathétique… Ce… Ce qu’elles… allaient faire aujourd’hui ? Mais alors…. Pas de question piège ? Pas de réponse inconnue et pas de déception ? La jeune femme ne s’attendait pas à cela, si bien qu’elle demeura immobile, ses yeux passifs dirigés vers la fillette. Pendant quelques instants, elle ne dit rien, se contenta de l’observer, sans comprendre. Elle voulait savoir de quoi serait faite leur journée. Lili savait cela. Par cœur même, elle y avait tant réfléchi, planifiant jusqu’au moindre détail, se servant tant de ce que l’on racontait que de sa propre expérience pour monter le programme le plus banal et sans faille possible. Elle savait tout. Et devait le dire à son écuyère, parce qu’elle ne pouvait se tromper. Pas après les longues heures passées à le préparer.


- Nous allons tout d’abord rester ici afin de discuter paisiblement, puis tu me montreras de quoi tu es capable. Rapidement. Dans la grande cours. Enfin, tu choisiras le cheval qu’il te plairait de posséder et nous ferons un tour. Cela me permettra de juger de ton niveau d’équitation mais aussi de te sortir un petit peu, j’imagine que ces années passées au château n’ont fait qu’augmenter ton envie de voir l’extérieur.


Des mots simples, agencés dans des phrases impersonnelles qui ne l’impliquaient guère. Elle jouait un rôle. Le rôle d’une femme, sure d’elle et déterminée, dont l’enseignement semblait sans faille. Plus tôt, quelques mois auparavant qui lui paraissaient être une éternité, elle avait caressé l’idée d’une existence… réelle. Pour le moment elle n’était pas… elle. Sa véritable nature, la personne qui sommeillait en elle était profondément dissimulée en son cœur. Mais connaissait-elle réellement cette personne qu’elle était ? Non. Elle ne saurait se définir sinon en affirmant son incapacité à faire quoi que ce soit de bien et le besoin vitale, non seulement pour elle mais pour tous ceux qui l’entouraient, d’agir comme quelqu’un d’autre. Quelqu’un qu’elle n’était pas. Toute cette détermination, cette assurance ne faisaient pas partie d’elle, ils ne s’agissaient que d’illusions. Je me demande parfois si la véritable personne trompée n’était pas elle-même… Mais qu’importe, tout ceci est inutile, une perte de temps tout bonnement. Et, si elle ne s’était pas trompée là, elle le ferait plus tard. La peur de celle qui constituait son élève n’était qu’en sursis, un jour elle sortirait. Et ce jour-là, tous l’apprendront. Lyra, Dorianne, ils verront tous le mal qui la rongeait. Et ils la vireront. Elle devra partir loin, loin d’eux, loin de tout, pour leur sécurité. Ce jour là serait une délivrance. Enfin elle serait libérée de cette culpabilité qui lui pesait. Et eux seraient mieux…

- Commençons-donc. Pourquoi ne pas me dire d’où tu viens. Me parler de ta famille, de ton histoire, mais aussi de tes gouts, de tes envies, tout ce que tu juge pouvoir me confier.


Quelle demande égoïste. Lili lui demandait de se confier à elle, alors que tout aurait du l’inciter au contraire. Elles ne se connaissaient depuis que la veille, quoi que connaitre fût un bien grand mot. Elles ne s’étaient vues pour la première fois que la veille, rencontre peu fameuse sur laquelle nous ne reviendrons pas. Comment Anastazia pourrait-elle lui faire confiance après si peu de temps ? Impossible. Par ailleurs, elle le lui avait elle-même déconseillé, affirmant qu’elle n’était pas quelqu’un de bien. Si une pointe d’intelligence animait cette petite, elle ne lui dirait sans doute rien. Malheureusement, son innocence était plus forte, aucun doute là-dessus, elle aurait en cas contraire eu la merveilleuse idée de prendre ses jambes à son cou. Mais non, elle était là, et comme beaucoup croyaient en elle plus qu’elle ne le devrait. Le pire, était que Lili n’avait rien à lui dire en retour. Elle lui demandait de lui avouer qui elle était tout en sachant qu’elle-même ne le ferait pas. Son histoire, son père, tant de choses qu’elle aimerait oublier. Cela faisait des années qu’elle n’en avait parlé, pour dire vrai nul ne devait être au courant. Et, même si ces souvenirs restaient clairs, elle ne comptait s’y mettre. Quand à ses goûts, elle n’en avait pas réellement. Elle aimait être à la bibliothèque, ce qui n’était plus un secret, et se détestait mais autant ne pas évoquer cela. Il restait encore ses envies. Il n’y a plus simple : elle n’en avait pas. Elle n’avait le droit d’en avoir. Elle imposait déjà sa présence, alors impossible d’envisager qu’elle puisse souhaiter et réclamer quoi que ce soit. Mais Anastazia n’était pas elle. Heureusement….
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MessageSujet: Re: Première... [PV] Dim 06 Mar 2011, 18:26

Pendant un court moment, une drôle d'expression faciale passa sur le visage de mon maître. Comme si elle était surprise. Était-elle surprise de ma question? Avais-je mal écouté et elle me l'avait déjà dit? Je commencais à me sentir mal. Ça commencait bien, je posais des questions idiote. Je savais que je n'aurais pas dù la poser. Je me sentais vraiment la pire des idiotes. J'esseya de trouver où elle me l'avait dit. J'étais certaine qu'elle n'avait rien mentionné à ce sujet. Je me demanda alors si tous les écuyers savaient simplement déjà à quoi allait ressembler leur première journée avec leur maître et ils ne posaient simplement pas la question eux. Une chose que je savais, c'est que plus jamais je n'hoserais la poser.

Heureusement pour moi, mon maître répondit à ma question. Je ne saurai pas si j'avais bien fait de la poser ou non. Premièrement nous allions parler un peu. Tien, on avait pas beaucoup fait ça depuis l'attribution. On allait donc en apprendre plus sur l'un et l'autre. J'avais un peu hate, mais j'avais surtout peur. Je savais déjà la première question. Ça allait sur la famille j'en étais sur. J'espèrais me tromper. Elle allait peut-être plus me faire parler de mes points faibles et forts à la place. Après qu'on se soit dit plusieurs choses, on va aller dans la cours. La, j'allais montrer ce que je savais. Elle allait surement être déçu. J'étais nulle moi. Je savais pas faire grand chose. Tous le monde me l'avait déjà dit avant que j'arrive ici. Au château, personne ne l'avait dit. Je savais par contre qu'ils le pensaient tous. C'était évident!! Une fillette comme moi, petite, mince et en plus, muette! Au moins, on finissait avec le meilleur. J'allais enfin avoir quelque chose à moi. Juste à moi. Quelque chose que les autres réussiraient pas à m'enlever. Du moins j'espérais. Un cheval! En plus, on irait se promener après. J'allais enfin sortir de ses murs là. Ouff, ça allait faire du bien ça!!

** J'ai hate de sortir d'ici. Juste un peu... **

Et voilà, j'avais enfin un petit sourire sur les lèvres. Oui, sortir de ces murs allaient vraiment me faire du bien. Ce fut pas pour longtemps. Comme je l'avais deviné, il fallait que je lui parle de d',où je venais, de ma famille... quel famille ? Celle royale que je n'avais jamais entendu parler sauf quand ma mère adoptif m'avait tout avouer? Mes gouts... Je ne savais même pas ce que j'aimais et ce que je détestais. Mes envies... Quels envies?... La seul envie que j'avais en se moment, c'était de me rouler en petite boule et pleurer. Je ne savais pas quoi dire sur ma vie. Je ne savais pas moi même d'où je venais. Je savais de quel royaume oui, mais le reste, je ne savais pas qui j'étais vraiment. J'étais suposément un princesse muette.... Je n'y croyais même pas. Pas pour rien qu'elle m'avait donner!

** Je ne sais pas quoi dire.... Je viens du royaume d'Opale. Ma famille... J'ai été adoptée par une famille de paysan. **

Je baissa la tête. J'avais honte de parler. Tous les écuyers qui c'était présenter à leur maitre était fiers d'être ce qu'ils étaient. Ils nomaient leur royaume de naissance, nommaient leurs parents ainsi que leur frères et soeurs. Racontaient tous combien ils étaient heureux d'être devenus des élèves d'émeraude et maintenant écuyers et qu'ils allaient tous devenir le meilleur chevalier du monde. Moi, tous cela... je le trouvais nul part en moi.

** Ma mère adoptif ma dit, avant de me laisser ici, que j'étais la fille de la reine d'Opale. Que j'avais une jumelle même!! Vous croyez cela? Comment une fille comme moi, muette et idiote de surcoit pourrait être une princesse. J'ai jamais vu de princesse muette moi. Si j'aurais pas eu ses pouvoirs qui m'ont amener ici, je serais encore dans les champs en train de me faire battre par les autres enfants qui trouvaient cela drôle que je ne puisse pas aller me plaindre à mes parents. Comme ils disent tous, je suis bonne à rien. Ici, personne ne le dit. Ils ont tous au moins le respect de ne pas le mentionner haut et fort... Je comprends parfaitement ma vrai mère de m'avoir donner. Qu'est-ce qu'elle aurait faite de moi? Ma jumelle doit être beaucoup mieux que moi. C'est pour ça qu'elle la garder. Mon père lui, mon vrai père... je sais rien de lui. Il est partie avait notre naissance. Au moins, il ne sait pas qu'il a une fille handicapée! **

Beaucoup de chose était sortie d'un coup. Beaucoup de colère, de peur, de peine et d'incompréhension. Tous étaient sortie. Je pensais que j'allais me sentir mieux, mais non. C'était pire. Je rêvais d'un petit coin pour me cacher en petite boule et pleurer. Pauvre Lili. Elle avait été obliger de m'écouter me lamenter. Je me sentais mal pour elle.

** Je... je m'excuse maître.... J'aurais pas du me lamenter ainsi. **

Je resta tête baisser. J'avais honte de moi à présent. Qu'est-ce qu'elle allait penser? Que son écuyer en plus d'être muette était un chialeuse de première classe. Bravo la fille! Toute une réputation.
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MessageSujet: Re: Première... [PV] Dim 13 Mar 2011, 13:45

Opale. L’enfant venait d’Opale. Lili sentit son sang se glacer. Comme si… Comme si elle était retournée là-bas, comme si elle pénétrait dans l’un des cauchemars qui avaient hanté ses premières années d’élève, comme si quelques secondes avaient suffit à faire ressurgir d’anciens souvenirs. De mauvais souvenirs… Son corps tout entier avait été soudain envahi d’une sensation glaciale. Il lui aurait été difficile de définir ce que cela lui rappelait le plus. Peut-être les vents froids d’hiver, parfois chargés de neige. Ces vents qui semblent à des milliers d’aiguille s’enfonçant dans votre peau pendant que les bourrasques vous giflent et que les courants malins s’insinuent sous les épaisses couches de vêtements. Ces vents ne soufflaient pas tous le temps, la météo d’été les réchauffant considérablement, mais ils restaient bien moins agréables que ceux d’Emeraude. Elle… Lili s’en souvenait encore, bien qu’elle ne fut guère habituée à sortir de ses appartements. Voilà peut-être ce dont elle se souvint. Cette sensation de peur intense, si intense qu’elle vous glace le sang. Et, comme de cause à conséquence, vous ne pouvez plus bouger. Est-ce réellement cela ? Non, le sang ne pourrait se solidifier ainsi, sous la force d’un sentiment, bien qu’intense. Il s’agissait sans doute d’autre chose, mais le liquide vermeille continuait surement à parcourir nos veines, indépendamment de cette incapacité à bouger. Cette même incapacité que ressentait la chevalière. Assise, pâle comme la mort, elle dévisageait son écuyère. Ses yeux étaient ancrés dans les siens, mais elle ne semblait pas la voir. Ni l’entendre. Lili percevait sa voix, mais elle était fluette, lointaine, et surtout assourdie par les battements rapides de son cœur. Avait-elle peur ? Non. Ridicule… Et puis de quoi ? Elle était là, en sureté au château, entourée de ses frères et sœurs d’arme. Frère et sœur d’arme… Une famille qu’elle ne méritait pas… Non, là n’était pas le sujet. Sa peur ne venait que de souvenir, rien d’autre. De mauvais souvenir qu’elle aurait aimé oublié... Son père… Klaus… Et les coups… Les coups qui pleuvaient, sans cesse et pour d’innombrables raison, les coups qui pleuvaient sur son corps, qui la blessaient, et les mots qui la torturaient. Mais il avait raison. Il avait toujours eu raison. Elle était un monstre, un danger permanant, une vie de trop. Son père avait peut-être été la seule justice de ce monde à son sujet.

- Je suis moi aussi née au royaume d’Opale. Ma… ma mère est mort avant que je ne puisse la connaitre, à ma naissance pour être exacte. Elle est morte à ma naissance.


Sa voix était distance, comme un chuchotement à demi conscient. Elle n’aurait su dire si elle avait réellement eut l’intention de les prononcer. Des réflexions à voix haute pour combler le silence installé. Des réflexions ? Non, des paroles prononcées puisqu’ils n’étaient vrais. * Morte ?! Menteuse ! Elle n’était pas morte : tu l’avais tué ! Assassin ! Et tu osais assurer à cette enfant qu’elle était simplement morte ?! Toi qui affirmais vouloir lui avouer que tu n’étais quelqu’un de bien, te voilà aussi hypocrite que pathétique. Et Anastazia ne saura pas, elle croira chacun de tes mots comme tu buvais ceux de Dorianne. Sauf que ton maître ne mentait pas elle. Je me dégoute…* Mais elle n’avait fini, la jeune fille méritait bien quelques mots après son discours. Lili ne s’en souvenait que peu, quelques mots épars lui venaient. Une sœur jumelle, deux princesses, l’abandon, la maltraitance et la peur. La peur d’être rejetée. Mais avait-elle un jour été acceptée ? Elle n’avait aucun ami proche, personne pour confier ses peines et ses joies, personne à qui remettre sa confiance et ses secrets. Personnes… *Arrêtes, ce n’est pas de toi que l’on parle alors arrêtes. Et continue.*

- Quand à mon père, il… Nous vivions aussi je château, je du surement partir avant que tu ne naisses. Mais ne t’en fait pas, tu ne crains rien ici, personne ne te fera de mal…

*Si, bien sur que si. Moi…* Lili aurait voulu s’excuser, ou poser une condition à ses paroles. Bien sur que personne ne lui ferais de mal, mais seulement si elle prenait soin de se tenir loin de la chevalière. Très loin. Elle aurait souhaité le lui dire, mais plus aucun son ne sortait de sa bouche. A croire que les mensonges seuls en avaient l’accès.


- Sortons donc, les écuries nous attendent.


Egoïste, Lili n’attendit pas même que la petite se lève, elle partit à grande enjambées. Mais il fallait qu’elle sorte, il fallait qu’elle prenne l’air, et surtout qu’elle se calme. Elle s’était toujours sentie en sécurité ici, mais ses souvenirs remontaient ainsi que ses mauvaises réflexions. Elle avait besoin de bouger, d’occuper ses mains pour que ses pensées ne dérivent plus. Comme un corps au bord d’une cascade sauvage, ses larmes n’attendaient que leur chute. Il était hors de question que cela se produise. Ne plus se laisser aller, paraitre forte, voilà tout ce qu’elle voulait. Pleurer était stupide, les larmes attirent trop de regards. Se lamenter ? Cela faisait bien longtemps que la magicienne ne se le serait permis. Alors à quoi bon le faire aujourd’hui ? A quoi bon ruiner ces années de succès ? Rester à part, ne déranger personne, là était bien son seul talent. Elle n’en avait guère d’autre. Et cela passait par le silence. Que pouvait penser Anastazia ? Son écuyère, après s’être confiée, n’avait obtenu en retour que… rien. Des propos vagues, une information douteuse, et un maître qui prenait la fuite. Honte à elle. Ecuyère, son seul appuie avait été la confiance qu’elle mettait en Dorianne. Son ancre était ce modèle. Anastazia n’aurait rien. Rien du tout. Que les dieux la protègent. La veille, la chevalière avait prié. Prié toutes les dieux qu’elle connaissait et bien plus encore de prendre sous leur aile la jeune fille, de l’aider, et de ne pas reprendre sa vie trop tôt. L’avaient-ils écouté ? Elle l’espérait. Pourtant, il était à croire qu’ils ne feraient rien pour elle. Sa vie n’était qu’un désastre, de la mauvaise fortune pour quiconque la croisait, une malédiction à l’état pur. Et les dieux laissaient cela. Alors pourquoi l’écouteraient-ils ? Pourquoi l’exauceraient-ils ? Peu importait, elle devait essayer, par tous les moyens imaginables, de protéger la gamine.

Poussant une porte, Lili pénétra dans l’écurie. Tout lui vint. Le bruit avec les sabots sur le sol, les remous de la paille et les hennissements irréguliers ; les odeurs comme la paille ou, moins agréable, le fumier ; mais aussi une impression étrange de… mal aise. Elle n’était pas à sa place ici. Et elle el savait. Elle était une fille de château, toujours habituée à l’intérieur et peu aux travaux d’extérieur. Elle avait beaucoup chevauché ces dernières années mais jamais plus que nécessaire. Elle… Les animaux n’étaient pas son terrain. Un cheval l’attendait, non loin, dans un box, mais elle préférait laisser un autre s’en occuper. Tout d’abord parce qu’elle avait peur. Peur de faire quelque chose de mal, de le blesser ou de mal réagir. De ne pas desseller un problème, de faire un faux mouvement qui l’effraierait ou quoi que ce soit d’imaginable. Les chevaux n’étaient pas que des outils pour se déplacer, ils étaient aussi des êtres vivants et, au même titre que pour les humanoïdes, elle pensait devoir se tenir à l’écart. Toutefois, beaucoup semblaient les apprécier. Et si, comme elle le disait, Anastazia avait grandit avec des paysans, ils l’aideraient peut-être d’une quelconque manière. Il ne lui restait plus qu’à espérer.

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MessageSujet: Re: Première... [PV] Sam 30 Avr 2011, 10:37

Le sujet est-il terminé ?

Sans réponse, il sera déplacé le 07 Mai.
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MessageSujet: Re: Première... [PV] Sam 30 Avr 2011, 15:46

En principe non, mais Anastazia ne répond pas. Je lui demande si elle souhaite le continuer ^^
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MessageSujet: Re: Première... [PV] Mer 11 Mai 2011, 21:54

Je comprennais toujours pas ce qui m'avait poussé à parler autant de moi. Était-ce simplement parce qu'elle me l'avait demander ? Ou seulement le fait que je puisse enfin me libérer de ses souvenirs? Chez moi, à Opale, je ne pouvais pas aller dire tout cela à ma mère ou mon père. Eux qui pensaient que malgré mon handicap, les enfants voulaient jouer avec moi. Leur dire que finalement, j'étais pas leur amis, mais leur souffre douleur... Leur aurait fait trop de mal. Et cela, je ne voulais pas, je ne pouvais pas. Pas après tout ce qu'ils avaient fait pour moi. C'était la raison pour laquelle je n'avais pas dit un mot durant toutes ces années. Lili m'avait écouter. Du moins je le pensais. Qu'elle l'est fait ou pas, je m'en foutais un peu, j'avais eu besoin de parler et maintenant que c'était fait je me sentais mieux. J'avais l'impression qu'un poids sur mes épaules, avait été enlever. Une partie de ma libération était faite.
Je sus ensuite que mon maitre était non seulement née dans le même royaume que moi, mais dans le château. Elle avait vécue là-bas. Pendant un instant je voulu tout savoir sur la vie au château d'Opale. J'y était née, mais était rester que quelques heures seulement... Je voulais tant savoir comment aurait été ma vie si j'aurais été normale. Si j'aurais pas été muette. Je n'osa point posé la question. Et de plus, pourquoi savoir quelque chose que j'aurai jamais. Vouloir savoir cela, alors que cette famille là m'avait complètement abandonner... C'était beau les rêves, mais rêver amenait pas toujours tout. Par contre, secretement, je l'enviais... J'avais aussi apris que Lili avait perdue sa mère à la naissance. je savais pas trop si elle se sentais coupabel ou non. Sa voix était légèrement étrange. un peu lointaine aussi... En gros, elle m'avait pas dit grand chose. C'était moi qui en avait trop dit tout simplement....
Je fus par contre heureuse qu'elle me dise qu'ici personne n'allait me faire du mal. Je commençais à le croire, même si j'avais encore des doutes. En fait, dans mon petit coin secret, que j'avais dévoiler a mon maître, j'étais sur que plusieurs personnes me jugeaient et me traitaient de noms, Pourquoim simplement en changeant de royaume, tous mes problèmes partiraient? Comment cela ce pouvait-il ? Non, j'étais sur que les problèmes suivaient toujours la personne consernée.
Il fallut que je sortes de mes penser, car la femme qui ce trouvait juste devant moi, décida que la première partie du programme était terminée. Que nous allions maintenaant aux écuries. En fait qu'elle partait pour les écuries et que je devais suivre vite si je ne voulais pas la perde de vue. Les écuries. J'allais donc apprendre à monter un cheval. Comme le faisait mon père pour aller dans les champs. J'avais hate, mais j'avais aussi très peur. Comment faire oébir un cheval lorsqu'on est muette ? Pouvais-je lui parler télépathiquement% Voilà une question que je poserai une fois rendu aux écuries. Oups!! Fallait que j'avance plus vite si je voulais suivre, pourquoi marchait-elle aussi vite? Voulait-elle pas être vu avec moi? C,était pour cela qu'on avait commencer la journée dans le fond de la bibliothèque... Je le savais que les problèmes suivaient toujours....
Une fois que j'eu retrouver mon maître dans les écuries, j'étais à bout de souffle. Je la regarda un instant. Fallait toute suite que je lui pose la question. Car, si je pouvais pas faire obéir mon cheval, cela servait à rien de m'en donner un !
*** Maître... je ne pourrai pas avoir de cheval... Comment une personne comme moi peut réussir à faire écouter un cheval ? Je ne pourrai pas le faire comme les auters enfants. Je suis....****
Je suis quoi ? Différente ? Un monstre comme on me l'avait déjà dit pleins de fois? Je n'avais aucune idée de ce que j'étais... Allais-je le savoir un moment donner? Vais-je trouver ma voie un jour... Je regarda les chevaux. Si je pouvais en avoir un, allait-il en avoir un qui me comprendrait? J'avais trop de question dans la tête. Je savais plus quoi faire. Alors j'attendis simplement.
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MessageSujet: Re: Première... [PV] Ven 10 Juin 2011, 14:25

Le RP est-il terminé ?

Sans réponse, il sera déplacé le 20 Juin dans les Archives
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MessageSujet: Re: Première... [PV] Sam 11 Juin 2011, 04:54

Non, il est en cours, je pense répondre dans les jours qui suivent ^^'
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MessageSujet: Re: Première... [PV] Lun 20 Juin 2011, 07:56

* Maître... je ne pourrai pas avoir de cheval... Comment une personne comme moi peut réussir à faire écouter un cheval ? Je ne pourrai pas le faire comme les autres enfants. Je suis....*

Une voix qui sonne, qui résonne dans l’esprit. Une voix qui vient, sans prévenir, puis qui repart aussi promptement. Une voix, cette voix. Au son des pensées de l’écuyère, Lili se stoppa. Elle réagit immédiatement, les mots comme un avertissement, comme le signal du départ. Elle s’arrêta, net, sur place, et tout aussi brusquement se retourna. Son regard tomba sur la jeune fille. Une lueur de chagrin, de pitié presque traversa ses pupilles, heureusement trop rapide pour être interceptée. Oui, elle prenait pitié pour Anastazia, une pitié qui lui tordait l’estomac, qui poussait les larmes au bord de ses yeux, qui lui donnait envie de hurler à l’injustice. Il lui était déjà arrivé de se réveiller soudainement, au beau milieu de la nuit. Lorsque le vol des rapaces nocturnes est le seul troublant le silence, lorsque le pâle reflet de la lune sur leur plume est le seul signe de mouvement, lorsque tous dorment… Oui, à ce moment là, elle se réveilla, tirée du sommeil par un horrible cauchemar, et lança à la nuit un long cri silencieux. La bouche ouverte, les yeux fermés, les larmes volant… Mais personne ne pouvait percevoir son angoisse, sa terreur, sa douloureuse culpabilité, elle se perdait dans la nuit, s’éloignait en silence. Mais la pitié demeurait dans l’air, et la totalité en son esprit, elle ne pouvait rien effacer.

- Pourquoi ne le pourrais-tu pas ?


Elle la regardait, le regard plongé dans le sien, chaque muscle de son visage détendu. Aucune expression, juste de l’impassibilité, aucune réaction. Elle ne dit plus rien, pas un mot, laissa le silence planer. Pourquoi ne s’en pensait-elle pas capable ? Parce qu’elle était différente, différente des autres, pénalisée par cet handicap, parce que la pitié était dans chacun des regards posé sur elle, posé sur son corps frêle et ses traits purs et parce que d’autres avaient pris un malin plaisir à lui assurer qu’elle n’en serait pas capable, qu’elle n’avait rien à faire dans leur monde, qu’elle gênait par sa simple présence. Savaient-ils ce qu’un regard peut provoquer ? Ce qu’un mot peut changer ? Non, ils ne le savaient guère et à dire vrai n’en avaient que faire. La conscience des uns était apaisée. Après tout, ils avaient aidée cette petite sans défense, avaient porté ce seau à sa place, pris son parti dans un conflit, mais n’imaginaient pas un seul moment que ce seau était un moyen pour elle de se montrer qu’elle était capable d’agir, que ce conflit entrainerait les moqueries de ses adversaires et que leur compassion n’était qu’un poids de plus à porter. Quand aux autres, leur plaisir était sans doute assouvi. Comme beaucoup avant eux ils avaient profité de son infirmité pour la malmener, pensant qu’elle n’irait s’en plaindre et jugeant qu’il fallait la bousculer pour qu’elle s’endurcisse. Stupide.

- Anastazia, écoute-moi.

Un clignement de cil, et un fin sourire naquit sur ses lèvres. Elle fit un pas, la démarche légère, et vint poser un genou à terre devant la jeune fille. Puis, posant ses mains sur les épaules frêle de l’opalienne, elle la couva de ce regard maternel si rassurant. Ce regard où l’on voit la protection, le réconfort, et la joie de se sentir écoutée, appréciée. Ce regard que Dorianne lui portait souvent lorsque, écuyère, elle échouait à un exercice et désespérait de réussir. Ce regard signifiait tant pour la chevalière, il était la seule preuve d’amour qu’elle eut jamais cru, la seule qui avait su lui redonner le courage d’avancer, la seule qu’elle souhaitait réellement reproduire. Malheureusement, elle n’avait à sa disposition qu’une pale copie, une vacillante illusion sans grande conviction. Il lui manquait l’assurance…

- Anastazia, ne croit jamais qu’être muette te gène en quoi que ce soit. Tu es comme tu es, avec de la volonté, tu peux tout réussir. Je sais que tu en es capable, je crois en toi.

Un autre principe apprit bien rapidement, et si aisé appliquer. L’enfant ne croyait pas en elle, tout ce dont elle avait besoin était de croire que les autres le pouvaient, de croire que l’on avait foi en elle, de croire peu à peu qu’elle en était réellement capable. Elle adopterait ce point de vue, admettant au fur et à mesure ce qu’elle ne saurait voir mais que l’on affirmait pour elle. La confiance des autres amènerait la confiance en soi qui lui faisait défaut. Le tout était d’être convaincant, et ce n’était guère compliqué. Lili était si entrainée au mensonge, elle trompait sans mal, mais surtout, elle était sincère. Anastazia était quelqu’un de bien, elle ferait de grandes choses, si seulement elle s’en pensait capable.

- De plus, l’équitation ne nécessite pas obligatoirement la voix. Les chevaux ne sont que des animaux et ne comprennent donc pas nos mots, seulement les intonations. Heureusement nous disposons de divers moyens de communication qui les remplaceront sans mal. Les gestes tout d’abord. Un geste brusque sera signe de colère, alors qu’un geste lent signe de douceur. Ce sont certes des animaux, mais cela ne signifie pas qu’ils sont dépourvus d’intelligence. Le langage corporel est universel, ils le comprendront. De même, les équidés sont capables de sentir certaines de tes émotions. Ta peur, comme ton assurance, ne leur sera pas inconnue. Par la suite, lorsque tu seras en selle, tout ton corps te servira. Tes jambes, en pressant les flans de ta monture lui demanderont d’avancer et tes mains, en jouant sur les rênes, pourront t’amener à tourner ou à ralentir ton destrier. Je sais que tout cela peut paraitre compliquer, notamment car c’est abstrait, théorique, mais je t’aiderais et tout iras bien. Maintenant, je vais te faire une proposition. Tu va parcourir les écuries à la recherche du cheval qui deviendra le tien. Pour cela, je vais te laisser, tu disposeras du temps que tu voudras, prends tout celui dont tu auras besoin. Fais comme bon te chante, rentre dans les stalles si tu t’en sens le courage, et surtout trouve celui qui te convient, avec qui tu aimerais passer les prochaines années. D’accord ? Je te donne donc rendez-vous ce soir, pour le repas, où plus tôt si tu as fini nous poursuivrons l’entrainement.

Et sur ce, Lili s’éloigna. Un dernier sourire, puis elle partit en direction de la bibliothèque. Laissant Anastazia le soin de se trouver une monture.
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