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Brillante Fraternité Nocturne (PV: Hayden)

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MessageSujet: Brillante Fraternité Nocturne (PV: Hayden) Dim 29 Aoû 2010, 20:13

Une pensée effleura le garçonnet, alors qu’il frottait le sol froid des doigts : Il était de plus en plus souvent en cet endroit, ces temps-ci. Les rêves se faisaient de plus en plus sombre et de plus en plus long. L’air était empli de cette même atmosphère désagréable qui faisait en sorte qu’il détestait se trouver ici. Avec une difficulté surprenante, il se releva sur ses courtes jambes et observa le décor mélodramatique qui l’entourait sans relâche. Il s’agissait là d’une bien triste scène, celle d’un théâtre à moitié démolis, telle une incarnation de la mort de l’art. Un chapiteau fait de bois en décomposition avancée dominait farouchement la salle, alors qu’il se décorait fièrement du grand rideau de soie rouge, classique aux grandes salles où des pièces fictives étaient jouées, lui aussi en bien piètre état, d’ailleurs, sale et troué à de multiples endroits. Se retournant un peu plus sur lui-même, le garçon vit ce qui faisait office de bancs pour les spectateurs fantômesques, principalement des sièges de velours noirs déchirés de toutes parts et renversés, tels des cadavres hideux. Le garçon n’aimait pas cet endroit et, pourtant, il s’y retrouvait à chaque soir, depuis quelque temps, contrairement à l’endroit habituel de ses rêves étant cette plaisante forêt en compagnie des deux étrangers tout aussi amusants.

Non, au lieu du calme du ruisseau auquel il avait commencé à s’habituer, il fixait désormais l’énorme emblème d’or rouillé qui ornait le haut du rideau, représentant une magnifiquement belle femme percée d’une épée mais qui ne semblait pas ressentir de douleur, offrant au gamin un sourire pétrifié et un regard immortellement gelé. Pris de panique, le garçon chercha des yeux une éventuelle sortie, afin de partir sans préjugé de cet endroit, mais son épopée de recherche fut interrompue par un bruyant commencement de piano, alors que le poisseux rideau se levait. Un homme, les bras tendus, comme s’il saluait le publique, s’avança alors avec un large sourire qui laissait paraître ses dents d’ivoire et bien droites. L’homme en question était de taille phénoménale qui se rapprochait plus des huit pieds qu’autre chose, bien que ce fut là une mesure dont le garçon ne connaissait rien. Pour lui, il y avait très petit, comme lui-même petit, comme son grand frère moyen, comme maman, grand, comme son papa et puis il y avait les gens incroyablement colossales comme ce monsieur qui semblait bien se complaire de l’absence d’applaudissement que l’audience inexistante lui offrait. Le géant portait ce qui semblait être une lourde armure fait de jet, une pierre moyennement précieuse et bien peu solide ou résistante, arborait aussi plusieurs joyaux quant à eux bien plus précieux, principalement des rubis, sur ladite armure. Sous la probablement très dispendieuse cuirasse, l’homme portait un long chandail noir et, de surcroît, il portait des gants rouges comme le sang qui étaient si longs qu’ils allaient jusqu’à ses coudes.

Cet étranger semblait aussi contre la coupe de cheveux, puisqu’il avait de longs cheveux d’un rouge très foncé qui se reposait jusqu’à ses épaules en se prélassant d’occasionnelles boucles. De surcroît, l’homme qui se croyait applaudit portait une longue cape qui le suivait fidèlement, léchant le sol derrière lui, comme si l’endroit où son pied avait été mit était soudainement divin, d’un vermillon un peu plus foncé que ses cheveux. Son âge, quant à lui, devait se situer de la vingtaine à la trentaine, bien que, encore une fois, notre jeune protagoniste n’ayant aucun concept de l’âge, il ne pouvait pas deviner une telle chose. En écoutant plus attentivement, le gamin pu entendre une sorte de discret ricanement provenant de l’homme, comme s’il était pleinement satisfait de la situation. Le garçon recula de quelques nerveux pas, alors que l’homme se rapprochait, dominant le chapiteau de sa prestance.

La musique de style classique d’un rythme très lent que jouait le piano apparemment invisible ponctuait l’entrée remarquable de l’homme qui aimait visiblement la couleur du sang, spécialement considérant que la couleur même de ses yeux était cramoisie. Son regard lui-même n’avait rien de rassurant : On y voyait plutôt facilement une envie perverse de s’amuser, tel une personne qui se serait ennuyé pendant des heures et qui prendrait la plus petite occasion de s’amuser, il y avait aussi quelque chose d’incroyablement fatiguant dans son regard à un tel point que le gamin avait envie de s’asseoir pour récupéré ses forces après un moment, mais il était bien trop paralysé de peur pour faire une telle chose. L’homme engagea la discussion, révélant une voix profonde digne d’un vieux philosophe :


-Bienvenue à nouveau dans mon antre, prince! Cela fait quelques fois que vous venez me rendre visite, bien que je n’eu pas prit la peine de vous saluer, autrefois. Vous excuserez ce fait, j’espère, je devais régler quelques problèmes, autrefois. Parlons affaire, voulez-vous?

L’homme planta son regard dans celui du garçon, le faisant flancher et lui donna envie de pleurer, mais, après avoir prit une grande respiration, s’en retint. Avant qu’il puisse simplement penser à une réponse décente, par contre, un son profond se fit entendre, comme un impact majeur au loin. Le sol trembla devant le choc invisible, ce qui fit immédiatement tomber le garçon qui lâcha une plainte infantile sans pour autant verser une larme, alors que l’homme, bien qu’il perdit son sourire, ne sembla pas bien troublé par cet évènement. Le garçon releva sa tête châtaine vers le plateau de bois sur lequel l’homme se tenait. À la terreur montante du garçon, le plafond craqua bruyamment, puis plus silencieusement et lentement, comme le rire d’un vieil homme sénile. Des morceaux dudit toit commencèrent à tomber dangereusement près du jeune bonhomme, qui lâcha un cri de surprise à l’arrivé de la première pierre. Devant ce visible danger, le garçon utilisa la tactique brillante de recouvrir sa tête de ses frêles bras et de recroqueviller ses jambes devant son ventre. Lorsqu’il rouvrit un oeil préalablement fermer, il vit que l’homme avait disparu. Il se sentit alors très étourdi et le monde entier s’effondra.

Au réveil, Mathias prit une seconde pour se souvenir de l’endroit où il se trouvait. C’était l’endroit très chaud et confortable où ses parents le menaient lorsqu’il était fatigué ou quand le toit de dehors devenait tout noir. Il se releva et, comme à son habitude, regarda par la fenêtre pour voir s’il y avait des gens dans la cour, ainsi, il saurait s’il était temps de se lever à son tour. Malheureusement, les ténèbres envahissaient encore l’extérieur. Par contre, en se remémorant son rêve, il décida spontanément qu’il avait besoin d’un quelconque réconfort, préférablement un réconfort physique de sa gentille et douce mère, mais quiconque ferait probablement l’affaire. Utilisant les quelques forces encore endormies qu’il pus amasser, il se souleva de son lit bien trop grand pour son minuscule corps. Il se dirigea maladroitement vers la porte, faisant bien attention de ne pas faire trop de bruit afin de ne réveiller personne sans que ce soit nécessaire, bien que le sacrifice du sommeil de quelqu’un serait capital pour apaiser le jeune garçon qui se dirigeait relativement pathétiquement dans les ténèbres.

Après avoir atteint avec une certaine difficulté la poigné de porte, se hissant au bout de ses pieds, le garçon risqua une fraction de sa tête dans l’ouverture de la porte pour tenter d’apercevoir un quelconque signe de vie, sans franc succès. Il s’engagea dans le couloir dans lequel il était relativement habitué de s’aventurer à une telle heure. Quelques discrets pas plus tard, le jeune garçon entendit un bruit semblable à une porte qui s’ouvrait. Comme à son habitude, il fit ce qu’il faisait pratiquement à chaque fois qu’il était effrayé et ramena ses mains devant sa poitrine en reculant de quelques pas et en fermant légèrement ses yeux, pour ne pas avoir à visuellement affronter peu importe ce qui venait vers lui.

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MessageSujet: Re: Brillante Fraternité Nocturne (PV: Hayden) Ven 03 Sep 2010, 08:31

Les enfants. Une plaie ou un don du ciel ? Lorsqu'il était jeune, il n'aurait jamais hésité a dire qu'il ne voulait pas d'enfant, qu'il ne voulait pas donner sa « malédiction » des démons à ses propres enfants et les regarder grandir en souffrant. En grandissant, il découvrit qu'avoir cette « maladie » n'était pas mortelle et qu'on pouvait la contrôler si des gens autour de nous nous aidait. Il ne souhaitait pas à ses enfants d'avoir cela comme lui. Loin de là, seulement, il se disait qu'en donnant une bonne éducation, en les aimant, ceux-ci pourrait grandir normalement. Bien sure, s'il pouvait éviter d'avoir des enfants, cela ne l'aurait pas déranger, mais il découvrit rapidement qu'il était un homme très fertile. En effet, après seulement quelques aventures avec Kaleena, il se retrouva avec Lowen dans les bras. Ensuite, avec ses relations avec Lyra, les enfants arrivaient un après l'autre. Zoelie, suivit de Mathias avec seulement deux ans de différence. Il était plus habitué d'élevé des garçons que des filles, alors il eu un peu de difficulté avec Zoelie. Hayden est trop sévère et justement trop garçon pour donner à sa fille des poupées automatiquement. La plupart du temps, Lyra s'était occupé d'elle, Hayden lui s'était occupé du côté combat, comme la défense. Il n'était pas dit que ses enfants ne sauraient pas se défendre devant leurs camarades ! Jusqu'à la venu de Mathias qui lui, ne fut pas aussi rebelle que les deux autres.

Il était beaucoup moins agressif que son frère et sa soeur, ne cherchant pas a faire « le mal ». Il n'était pas le genre de petit garçon qui allait partir la bagarre. Hayden se disait qu'il était encore jeune et que cela pouvait changer, mais définitivement, il devrait prendre son courage à deux mains pour affronter ses peurs. Son père avait effectivement remarquer que son fils se cachait lorsqu'il était effrayé par quelque chose. Lentement, puisque comme déjà dit plus haut, il était encore très jeune, son père avait essayé de lui montrer qu'il ne devait pas avoir peur. Il se disait aussi qu'en grandissant il prendrait de la confiance en lui, car il en serait obligé, la vie de Chevalier était loin d'être rose. Qu'il vive son enfance, d'accord, mais ensuite, il devrait grandir. Cette nuit là, le père n'avait pas sommeil, s'était assez courant par ses temps si avec ses cauchemars. Après avoir endormit les enfants, de plein gré sans être forcer, il avait errer dans le château. Marié depuis peu, il était devenu « Roi d'Émeraude ». Pourquoi c'est guillemet ? Parce qu'il était loin d'être assit sur un trône à beugler des ordres. C'est Lyra qui s'occupait du royaume, il ne l'avait pas marié pour gouverner.

Il trouva donc refuge dans la cuisine. Ses pas, lourd de bruit, résonnait dans toute cette salle. Habillé seulement d'un grand chandail blanc à manche longue ainsi que d'un pantalon très court qui pourrait être qualifier de « Boxer » de nos jours, mais il est important de spécifié que se ne sont pas ses sous-vêtements. Le roi ne se promenait pas en sous-vêtements dans le château tout de même ! Vu la saison chaude, Hayden mourrait de chaud avec ses pantalons longs, alors il adaptait ses tenus dans ce moment de l'année. De plus, on ne pourrait pas dire qu'il avait l'air idiot, au contraire, cela permettait aux jeunes, comme aux vieilles, servantes dans le château d'admirer ses jambes élancés. Certe, Hayden était considérer comme une très belle homme qui vieillissait bien. En effet, son visage autrement toujours crispé de colère aurait du laissé des marques affreuses de ride sur son front, le nez et sous les yeux. Contre tout attente, son visage était resté sans ride, comme la peau d'un enfant. Malgré son visage carrée et autoritaire, le jeune homme de 25 ans avait un visage très jeune. Certe, il faisait son âge, loin derrière lui les trait de son visage d'adolescent, mais on lui donnerait rarement plus que son âge. Gardant des cheveux assez courts, lui tombant juste devant les yeux et aussi avec un barbe légère de quelques jours, il ressemblait parfaitement à un prince, malgré qu'il soit roi. Disons aussi qu'il était assez jeune pour avoir trois enfants. Ramassant des restes dans la cuisine, il trouva des jolies pointes de gâteau que les Chevaliers avaient laissés après le souper. Bien, il allait les finir tout seul. Il n'avait pas beaucoup mangé, alors il allait se gâter dans le dessert. Il se sortit lui-même des ustensiles ainsi qu'une assiette pour se servir. Ensuite, il alla s'asseoir sur un petit banc pour manger sur les tables ou à l'habitude les cuisiniers travaillent leur nourriture. Mangeant sa première portions seul, il sentit seulement la présence de son fils lorsqu'il se servait sa deuxième pointe. Tout de suite, Hayden comprit qu'il errait dans le château parce qu'il avait fait un cauchemar. Lyra était surement dans la salle de réunion, alors le petit devait chercher un de ses parents.

Hayden se leva de sa chaise et se dirigea vers la porte pour aller récupérer son fils, il ne devait pas être loin. Mathias faisait souvent des cauchemars, comme son père. La plupart du temps, si un parent était présent dans la chambre, il ne suffisait que de le rassurer et il retombait endormit, mais lorsqu'il se levait pour les chercher, s'était beaucoup plus dure le rendormir. Alors cela ne servait a rien d'aller le ramener tout de suite dans la chambre et de lui dire de dormir, il allait se relever ou bien il ne dormirait pas. Cherchant son fils du regard, il le trouva à sa gauche, les poings ramenés vers lui et les yeux légèrement fermés. Hayden s'approcha de lui pour le prendre dans ses bras et le ramener contre son torse.


- C'est papa Mathias, n'est pas peur.

Il fit ensuite demi-tour vers la cuisine pour amener son fils avec lui. Donner du gâteau en plein nuit à un enfant ? Bah oui, pourquoi pas ? Si lui il pouvait, pourquoi pas son fils ? De toute façon, dans les deux cas, Mathias était loin de se rendormir avec tout le chemin qu'il avait fait dans le château, il était bien réveillé.

- Tu as fait un cauchemar c'est ça ? Ce n'est rien papa est là.

Il ne rappelait pas a avoir eu a consoler Lowen ou Zoelie de cette façon, mais chaque être est différent et il ne dégradait pas son fils à cause de ses peurs qui étaient loin d'être stupide. Hayden avait lui-même des cauchemars et il savait à quel point ceux-ci pouvait faire peur et mettre la panique dans l'esprit. Maintenant qu'il était plus vieux, il pouvait comprendre que cela n'était justement que des rêves, mais pour le jeune garçon, entre la réalité et le rêve, s'était plus dure à comprendre. Il alla donc prendre place exactement ou il était assit quelques minutes plus tôt et il mit Mathias sur ses genous, tout en s'assurant qu'il était bien assit, il n'avait pas vraiment l'envi de le voir tomber, plus ensuite il donna une fourchette à son fils en lui indiquant le gâteau.

- Tu veux manger du gâteau avec papa ?

La portion qu'il s'était servit était énorme pour le jeune et petite pour lui, mais cela ne lui dérangeait pas de partager, après tout, il en restait encore et il préférait voir son fils apprécier le gâteau et oublier son cauchemar que d'avoir le ventre plein. Il était beaucoup moins égoiste avec ses enfants, jamais il n'aurait partager le gâteau avec un autre chevalier. Premier arrivé, premier servit ! Il prit lui même aussi un ustensile et il commença a manger tout en surveillant son fils du regard. Quel enfant refuserait de manger du gâteau en pleine nuit !
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MessageSujet: Re: Brillante Fraternité Nocturne (PV: Hayden) Mar 05 Oct 2010, 13:24

Le gamin aperçu une ombre gargantuesque émergeant de derrière un coin et le bruit de pas lourds se fit entendre, alors qu’une entité d’une masse et d’une taille incroyable, inconcevable, impossible se dirigeait vers lui. Quelle sorte de créature infâme pouvait bien rôder dans le château, se cherchant une délicieuse collation de minuit pour satisfaire son appétit colossal? Quel genre de monstre abominable aux yeux rouges, scintillant de cliché dans le noir, pourrait possiblement faire une balade nocturne avec la quête gagner d’avance d’abattre quelques innocents petits enfants pour satisfaire ses bas instincts? Tous les pires scénarios se formèrent dans l’esprit du fils de Lyra qui avait tout de même gardé un oeil très légèrement, simplement pour voir ce qui causerait inévitablement sa perte fatidique. Il sentit alors deux énormes tentacules se saisir de sa minuscule personne et il se sentit cruellement misérable et impuissant devant le danger si visible. Il entendit alors une voix puissante et grave et ce n’est qu’à ce moment-là qu’il reconnut le monstre : C’était papa. Sur le coup, il se détendit, alors que sa figure paternelle tentait de le rassurer verbalement. Son père n’était pas sa mère, il n’avait donc pas ce don particulier d’immédiatement le rassurer par sa simple présence, mais il faisait quand même l’affaire. Un peu comme un bouche-trou, bien qu’il n’y ait pas de pensées si malsaines dans le coeur de jeune garçon. Cet homme était très grand, comme déjà établit auparavant, un peu plus de quatre fois plus grand que son fils, ce qui intimidait grandement le petit bonhomme, mais, d’un autre côté, il était bien content d’avoir un père de cette taille : C’était comme avoir un titan pour le défendre, bien qu’il n’eut pas souvent besoin de se défendre contre qui que ce soit. Les gens étaient généralement très gentils avec lui, au château, qui se résumait au fond à être le monde entier, pour lui.

C’est vrai, il n’y avait rien du tout, au-delà de l’horizon, et le garçon acceptait pleinement cette idéologie et s’en contentait avec joie. Mais, pour l’instant, le problème se trouvait à être son papa qui le menait contre sa volonté indécise vers une autre pièce. Toutefois, rassuré par la force de ses bras et ayant un vague sentiment de sûreté, il entoura le cou de son père de ses petit bras, utilisant sa nuque comme prise pour rester accroché. Escalader son père n’était pas quelque chose de facile, mais il lui donnait un coup de main en le transportant, alors il devrait pouvoir tenir un moment. Il fut mener dans une pièce qui lui était familière, mais uniquement de jour, il ne venait jamais ici la nuit puisque, en général, il dormait et, s’il se réveillait à cause d’un cauchemars, il se faisait rapidement interférer par sa mère qui le ramenait dans son lit : La cuisine. C’était l’endroit où ses parents si affectueux le nourrissait et qu’eux-mêmes mangeaient, ainsi que le reste de la petite famille et plusieurs étrangers. Après une étude accrue de la cuisine, il se rendit compte qu’il était désormais sur les jambes énormes de son père.

La puissance de ses muscles se firent sentir, même dans cet état de repos. Le haut de la tête du garçon arrivait à peine au menton du géant, mais ce fait ne l’inquiétait pas, puisqu’il savait que son père n’était pas quelqu’un de méchant. Le garçon peureux avait déjà entendu de vilaines choses sur le grand homme, mais elles étaient principalement composées de mots qu’il ne comprenait pas, alors il n’y avait pas fait attention. Son père lui proposa alors l’objet de ses rêves, l’entité la plus magnifique au monde, ce que tout enfant désirait si ardemment : Du gâteau! Sa texture invitante et alléchante lui fit écarquiller les yeux, son odeur, bien que discrète, parvint rapidement aux narines du gamin, ce qui le fit sourire d’une extase gamine. Une fourchette termina dans sa petite main sans qu’il s’en rende vraiment compte, indication honnête qu’il pouvait manger.

Cette pièce était bien trop grosse pour lui, même son estomac vide ne pourrait jamais l’avaler entièrement! Il comprit d’ailleurs que son père participerait au massacre du gâteau lorsqu’il le vit planter son outil sadique, la fourchette, dans le gâteau et en manger une bonne part. Mathias comprit bien vite : Grâce à une coopération père-fils, ils viendraient à bout de ce géant de pâte, de sucre et d’oeufs. Mais, avant tout, il releva la tête aussi loin que son cou pouvait lui permettre et tenta désespérément de regarder son père. Une fois cela fait, il lui offrit son plus beau sourire, comme signe de remerciement, puis ramena son attention à cette monstruosité délicieuse. Il en prit une fraction de ce que son père était capable de manger et ouvrit une bouche inutilement trop grande avant d’utiliser son immature dentition pour le retenir dans ledit orifice buccal. Le goût fut si agréable qu’il força le gamin à fermer les yeux de contentement et son sourire s’élargit sous le charme de cette pâtisserie.


-Hmmm...C’est boooon! S’exclama le petit bonhomme heureux.

Il avait oublié le cauchemar depuis un moment, la présence de son père se faisait de plus en plus rassurante et le sucre lui donnait plus d’énergie. C’était une situation agréable, pour lui, à un tel point qu’il fut encourager à parler avec son père, bien qu’il chuchotta ses paroles, pour éviter de réveiller le reste de la famille :

-Tu es sûr qu’on a le droit de faire ça, papa? Je...Je crois que maman a dit, une fois, que...qu’on avait PAAAS le droit de manger du gâteau le soir. C’est juste pour le dessert... Est-ce qu’on ne devrait pas dormir? Maman dit que, le soir, il faut dormir, mais...on ne dort pas, là, n’est-ce pas? Hmmm...Mais le gâteau est bon...Très bon...

Puis il continua la dégustation du gâteau si succulent, oubliant bien vite les possibles remontrances de sa mère, au matin, lorsqu’il ne mangerait probablement pas son déjeuner. C’était d’ailleurs un des rare moment lors duquel il appréciait grandement la présence de son paternel, il apprenait donc mieux à le connaître. Il poursuivit donc la dévoration si agréable en oubliant tous les problèmes de la vie courante, se disant que, au matin, son frère soit ne le croirait pas ou serait vert de jalousie. À cette pensée, sa joie se décupla, et il accéléra cette séance. Malgré le boost de puissance grâce au sucre si excitant, la fatigue était toujours vaguement présente et, s’il se dépêchait, il pourrait peut-être convaincre son père de le ramener dans le lit du couple qui veillait sur sa fragile personne. Il se rendit compte qu’il appuyait son dos sur le torse trapu de son père et, trouvant cette surface encore plus chaude et rassurante, laissa tomber sa tête sur celle-ci, ses cheveux blond-brun frottant le cou baraqué de son père.
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MessageSujet: Re: Brillante Fraternité Nocturne (PV: Hayden) Lun 13 Déc 2010, 23:21

Voir son fils sourire, c'était une des plus belles récompenses dans sa vie. Il avait toujours eu cette peur que ses enfants ne soient pas heureux pour diverses raisons évidentes et explicables. Premièrement, il est l'homme le plus violent de tout l'ordre d'Émeraude. Par violent, il ne voulait pas dire le plus fort, seulement celui qui était prêt, à tout moment de la journée, à se battre, à tuer, à faire couler le sang. Deuxièmement, il est un démon, juste pour cela il pouvait même aller jusqu'à l'éventualité de comprendre et d'accepté le fait qu'un jour ses enfants allaient avoir peur de lui ou le renier. Pour le moment, être un démon n'avait pas de sens pour eux, même que cela pouvait être considérer comme quelque chose de naturel : « Papa est un démon, j'aime mon papa ». Normalement, on doit apprendre à nos enfants à fuir les démons, qu'un démon est dangereux et qu'il va les tuer, mais dans le cas d'Hayden, s'était impossible à faire. Il ne voulait pas caché sa vrai nature à ses enfants, d'ailleurs, il n'y avait aucun secret sur ses origines, ses enfants savaient très bien qu'il était loin d'être un humain. Pourquoi leur mentir si plus tard ils apprenaient la vérité et qu'ils en étaient traumatisé ? C'est en gros sa philosophie.

Voilà ensuite que son fils, maintenant rassuré par sa présence, se mit a manger le gâteau. Voilà enfin une bonne décision de sa part. Représailles de Lyra ? Allons bon ! Un petit secret de gâteau nocturne n'avait jamais fait de mal à personne et même si Lyra l'apprenait, il était certain qu'en lui administrant quelques baisers et des paroles bien placés, elle allait vite oublié. De toute façon, Hayden avec un enfant devenait tellement mignon. Lui qui était si raide, agressif et mauvais avec les autres pouvait devenir un vrai ange avec ses enfants, si ceux-ci avaient un bon comportement. Jouer avec des jouets et inventer un monde avec eux, il pouvait le faire pendant des heures si s'était le souhait de Mathias et Zoelie. Lowen était rendu un peu vieux pour cela, il préférait frapper son père avec une épée, ce qui était relativement amusant pour les deux. Zoelie aimait le frapper aussi, mais seulement lorsqu'elle est en colère et qu'il l'a punit. Ahhh la belle jeunesse ... Définitivement, Lowen retenait de lui, Zoelie de Lyra, mais de qui Mathias retenait-il son calme ? On dit que dans chaque famille, il y a un enfant différent, qui ne suit pas le moule. À cette âge, Zoelie ou Lowen se serait jeté tête première directement dans le gâteau sans attendre son autorisation, au contraire de Mathias qui avait entendu sagement.

Cela ne voulait absolument pas dire qu'Hayden le reniait et qu'il le trouvait étrange et sans importance, au contraire, il était fasciné de voir qu'un de ses enfants pouvaient être si différent de ses parents et de ses frères et soeurs tout en les côtoyant jour et nuit. Il n'essaye pas de changer son fils, seulement de lui montrer que dans la vie, il ne peut pas toujours avoir peur, mais s'il décide de grandir en restant calme, Hayden n'a absolument rien contre cela, même qu'il serait un meilleur chevalier s'il arrivait à garder son calme, pas comme son père, prêt a tuer le premier qui allait lui parler de travers. D'ailleurs, il ne voulait même pas s'imaginer le sort de celui qui allait osé toucher à seul cheveu de ses enfants. Hayden avait des limites pour se contrôler, que Lyra aidait a établir et respecter, mais il n'y aurait aucune pitié, aucun arrêt et rien ne serait trop sanglant pour le salaud qui ferait du mal à ses enfants. Pas qu'il les couvait comme une poule, bien au contraire, il les laisse grandir avec les autres et prendre leurs propres décisions, mais lorsque la situation devient trop compliqué, qu'un plus vieux veut s'en mêler pour une raison ou une autre, étrangement, le roi se trouvait toujours dans les parages pour lancer un regard agressif, un regard qui paralyse et qui repousse le plus fou des ennemis. Avoir un colosse comme père est un avantage et si cela ne suffisait pas, il avait toujours une lionne comme mère.

Son fils le sortit de ses pensées lorsqu'il affirma que la gâteau était bon. C'est bien, il prenait ça en note, comme ça, lorsqu'il voudrait donné du gâteau à son fils, il saurait qu'elle sorte lui fait plaisir. D'ailleurs, il devait vraiment arrêter de tomber dans la lune, cela deviendrait une plaie pour ses enfants plus tard. Il devait se concentrer sur le moment présent, il passait un bon moment avec son fils, avec un gâteau, il ne pouvait pas demander mieux non ? Bah si, avoir sa femme et ses deux autres enfants avec lui et tous rire autour du gâteau, mais il avait quand même un moment privilégié, surtout que son fils en profitait même pour démarrer la conversation avec lui, ce qui était assez rare.


- Mais oui petit homme que tu as le droit de mangé du gâteau si papa t'en offre, maman ne t'en voudra pas pour cela, on ira dormir lorsque le gâteau sera terminé, aller profite en avant que papa ne le mange tout !

Hayden se mit à rire et il planta sa fourchette dans le gâteau pour en prendre une énorme bouché, il ne voulait pas faire paniquer son fils, seulement mettre un peu de jeu dans leur conversation pour que le jeune guerrier se sente un peu plus à l'aise et qu'il arrête de penser à la punition que sa mère lui donnerait si elle le voyait là à ce moment. De toute façon, Lyra ne ferait absolument rien si l'initiative venait d'Hayden, le pauvre petit n'était pas responsable de la stupidité de son père qui amenait son fils a se bourrer de sucre avant d'aller dormir, de plus, un petit sujet à des cauchemars chroniques. Bravo Hayden. N'y-a-t-il pas une chose que tu fais de la bonne manière ? À part le sexe ... Évidement, tuer n'est pas comprit non plus. Voilà, rien, c'est bien ce que je pensais. Un bon à rien dans le domaine des enfants, mais au moins, un bon à rien qui fait des efforts. Passé du temps avec ses enfants, énormément de père ne le font même pas, il préfère passé du temps avec leur femme ou leur maitresse pourquoi pas, et il ne pense pas une seconde à leur enfant, qui les regarde entré avec un visage plein d'espoir et de joie, tandis qu'eux passent, sans même les regarder, ne leur caressant même pas la tête d'un geste affectueux. Hayden était loin d'être ce genre de père, il s'était juré d'être un meilleur père que le sien avait été. Il n'ignorait jamais un de ses enfants, à moins que cela fasse parti du jeu.

- Es-ce que Mathias veut dormir avec ses parents ou le grand garçon peut dormir tout seul dans son lit après avoir vaincu le méchant gâteau ?

Manière étrange de faire pencher le choix de Mathias vers le choix de dormir seul. Il ne devait pas encourager le fait de dormir avec ses parents, car il grandirait toujours avec cette idée de vouloir aller dormir avec ses parents, il devait prendre confiance en lui, mais pas question de trop le poussé pour le traumatisé à l'heure du coucher. Lui-même refusait de dormir quelques fois, de peur de rêver à sa mère. Il était le mieux placé pour savoir que de forcer Mathias a dormir seul dans son lit alors qu'il tremblait de peur était une mauvaise idée. Oh tien, voudrait-il mieux sonder le territoire, juste pour s'assurer que Lyra est bien dans la salle de réunion et que personne des enfants qu'il est censé surveiller font une balade nocturne. Fausse alerte, tout est normal et pas de danger de punition ne flotte au dessus de leur tête. Quelle claque il se prendrait si un des enfants s'évadaient en pleine nuit pour sortir dans le village ou encore plus pire, dans la forêt. Mathias n'oserait jamais, mais Lowen et Zoelie ... oh le groupe de pestes qu'ils pouvaient formés.

- Tu sais que je t'aime toi.

Hayden était d'humeur joueur, mais pendant que son fils mangeait, il pouvait exclure le fait de leur faire faire du cheval sur ses genoux, s'était trop dangereux qu'il s'étouffe, alors il s'amusa a aller piquer sa fourchette sur les morceaux de gâteau que son fils se prenait pour l'empêcher d'en manger. Il espérait tout de même qu'il n'allait pas arrêté d'en manger, car il croyait cela maintenant interdit.
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MessageSujet: Re: Brillante Fraternité Nocturne (PV: Hayden) Sam 30 Avr 2011, 10:35

Le sujet est-il terminé ?

Sans réponse, il sera déplacé le 07 Mai.
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MessageSujet: Re: Brillante Fraternité Nocturne (PV: Hayden)

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Brillante Fraternité Nocturne (PV: Hayden)

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