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Soirée ambiguë ... [Drace - Kosuké - Lyllianna]

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#Lyllianna

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MessageSujet: Soirée ambiguë ... [Kosuké - Lyllianna] Mar 06 Avr 2010, 21:22

La nuit fut glaciale. Fébrile. C'était rare dans ce temps-ci de l'année. Et puis, il annonçais chaud. En fait, le lendemain, il allait faire soleil. Peut-être que c'était du aux quelques journées de nuages qu'il avait fait, ou bien autre chose. Mais ce n'était pas trop joyeux, en vu des évènements à venir, et qui étaient si près.

Il faisait froid au matin quand Zeïlia et son écuyer sortirent pour leur entrainement quotidien, ou plus ou moins. Elles avaient mangé un bon petit déjeuner en prévision de l'énergie qu'elles allaient peut-être finir par dépenser malgré le fait qu'elles ne passaient que rarement des journées entières ensemble, ou tout simplement pour se protéger psychologiquement au froid. Pourtant, même en essayant de son mieux de se rentrer dans le crâne qu'elle allais avoir chaud à force de bouger et de forcer ses muscles et même sa tête, à l'instant, sous les nuages les plus gris et moins invitant du monde (Oui oui, même des nuages noirs avaient un certain charme) et qui ne présageaient rien de bon, comme à leur habitude, Lyllianna n'en restais pas moins frileuse. Habillée que d'une tunique la plus normale, toute en beige, sans son équipement de chevalier, il faisait plus frais. Car encore, l'équipement si lourd des chevaliers était plus chaleureux. Les sosies se dirigèrent à la place habituelle où l'entrainement de magie se tenais. Bien entendu que Lyllianna en avait appris tout une tonne sur la magie et son histoire et la façon se s'en servir et les différents types et tout et tout, mais récemment, elle avais remarqué un pouvoir en elle. Il était peut-être vieux, tout autant qu'elle pouvais l'avoir acquis avec les différentes sortes d'entraînements qu'elle avais endurés. En fait, c'était une bonne chose qu'il ne lui soit pas venu plus tôt. Car juste un peu plus jeune, elle aurais tout de suite voulus l'expérimenter, sans vraiment le contrôler, et elle aurais pu causer une catastrophe, sur les alentours autant qu'elle aurais pu le faire sur elle-même. Non, elle avais appris qu'il faudrait qu'elle médite pour aller trouver la source de ce petit pouvoir, et en tirer des conclusions. Était-il dangereux pour l'utilisateur, ou bien était-il trop difficile à contrôler pour son âge? Rien n'était impossible dans ce monde. Mais finalement, la séance avait bien été, et son maître l'avait supervisé tout au long. finalement, elle pourrais commencer à l'essayer petit à petit. Il fallait qu'elle apprenne à doser, comme une toute première fois, car même en étant habituée à l'usage de magie, ce n'était pas toujours le même forme ou catégorie. bref, le chevalier avait de l'expérience, car dernièrement elle avait passé par le même chemin pour parvenir à maîtriser son propre pouvoir, bien qu'il lui avais toujours semblé inutile, de façon avantageuse. Ce matin, elle allais pouvoir essayer la même chose, tranquillement, sous le bruit des derniers oiseaux qui chantaient moins facétieusement qu'au printemps, annonçant leur départ légèrement retardé.

Les feuilles tombaient. L'avant-midi se termina de cette façon. En entrant au château, riant un peu toutes les deux avoir aussi froid et de ne pas avoir plus été prévoyantes que cela, elles croisèrent Kosuké qui, en l'apercevant, lui fit signe de la main de venir le rejoindre. Il avait gagné une bonne tête de plus qu'elle, mais avais toujours les mêmes yeux dorés que toujours. Les mêmes cheveux blonds qui au soleil couchant, étaient parsemés de reflets tout aussi dorés, voir roux. son visage avec le temps, s'était raffermis et était devenu plus adulte. Et puis il y avais sa queue qui se baladais au gré de quelconque petite chose la frôlant. Celle d'un chat. Elle qui seule, présentais la preuve qu'il avais du sang de pardusse en lui. Mais à quel pourcentage donc? En fait, il en était au portes, un air pressé scellé au visage, et elles un peu plus loin, donc, bien entendu, avec le consentement de dame Zeïlia, Lyllianna alla le rejoindre à la course tandis que l'autre rousse prenais son temps, marchant, avec un sourire désinvolte aux lèvres, tout en regardant les arbres et leurs feuilles d'un air étrangement rêveur. Qui aurais pu la comprendre? L'écuyer se retrouva bien vite à la hauteur de son ami. Après qu'elle lui ait demandé ce qui se passais, il lui sourit, d'une façon qu'elle ne pu pas déchiffrer cette fois-ci et lui annonça qu'il aimerais bien la voir, une fois la nuit tombée, à la chapelle. La chapelle. C'était bien une des rares places qu'ils n'avaient pas visités ensemble. Peut-être prévoyais-t-il quelque chose de spécial, ou plausiblement, ils ne feraient que comme à l'habitude et se partageraient leurs avis sur cette petite place réservée. Or, Lyllianna n'y allais que rarement. Les dieux n'étant pas son passe temps favori, elle ne priait que rarement, en vue de les remercier de la nourriture ou du beau temps, ainsi que tout ce qui la rendais joyeuse. Leur avait-elle déjà lancé quelque chose de négatif? Non. Même les pires moments, ceux qui lui faisaient le plus peur, elle s'en protégeait elle-même en se répétant que c'était une leçon. Après qu'elle lui ait lancé un bref mouvement de tête, suggérant qu'elle y serais, Kosuké fila. Lyllianna ne tint même pas compte de la direction. Il était juste partit vite comme tout. Et puis, son maître était arrivé à son niveau. Elles continuèrent donc le chemin vers l'intérieur en silence. Elles allèrent manger. Une deuxième fois aujourd'hui. Comme à tous les jours. C'était vrai. Tout était pareil presque tous les jours. Et même s'il y avais un semblant de différence dans une journée, cette différence allais être la la semaine d'après. Mais pourtant, c'était génial comme cela. Même si en devenant un écuyer, elle s'était attendue à une vie pleine de surprises, la sienne, elle devais bien se l'avouer, devais être une des vies les plus normales sur Enkidiev. À l'exception de quelques petites choses d'anormales dans sa vie jusqu'à aujourd'hui. Des choses qu'elle ne voulais pas admettre. Des choses qu'elle ne voulais pas admettre. Le dîner se passa bien. Comme n'importe quel dîner entre maître et écuyer. La conversation tirais soit vers le silence, avec l'agacement le plus puissant d'entendre quelqu'un, incluant soi-même manger, soir vers l'entraînement du passé et celui du futur.

« Demain nous devrions pratiquer cela » « Et si après le repas nous relaxions? » « Non, pratiquons-nous à l'épée! Mais qui es-tu de me proposer de telles choses!? » Et cela pouvais se finir en un rire qui faisait que l'une des deux rousses s'étouffait sur un morceaux de viande juste un peu trop sèche cette journée-là. C'était amusant. Calme, impassible. Tous les petites tranches de vie comme celles-là n'étaient jamais à oublier. Lyllia souffla une mèche insoumise qui lui barrais la vue. Collée aux semelles du chevalier qui jouais le rôle de son tuteur, à l'agenda se montrais un petit entraînement de tous les jours. De la course. Lyllianna avait beau aimer bouger, mais elle venais de manger, bien que pas beaucoup, et cela allais lui donner des crampes. Pourtant, elle espéra que ce fut le contraire. Que la nourriture absorbée lui donne un peu plus d'énergie. Les nuages la poussaient à croire le contraire. Ils étaient aussi ternes que le matin-même. C'était comme si le ciel ne pouvais pas se décider entre être tout bleu voir parsemé de nuages cotonneux, ou bien complètement plein de nuages menaçants et sombres. Pourtant, elle fit ce que son maître lui demanda. Ce n'était pas comme si cette dernière n'y participait pas non plus. Il serais plutôt injuste qu'elle ne course pas. Qu'elle ne montre pas l'exemple quoi. Elles ne firent pas cela tout l'après-midi. Mais jusqu'à ce que la gorge de la petite goute le sang. Ce n'était pas vraiment agréable, mais elle sentais qu'elle avais bien fait de continuer malgré les difficultés. Lyllianna avait eu autre chose en pensée tout le long de cette course, et y penser l'avais peut-être aidé à oublier ce qu'elle faisais pour quelques instants. Cependant, même si cette pensée peut-être dérangeante, probablement pas, l'avais aidé à finir l'exercice, Son maître le remarqua, et l'invita à aller se laver et se changer pour peu importe ce qu'elle avais de prévu ce soir. Même après avoir protesté et admis qu'elle ne faisais rien avant la nuit, Lyllianna se vit congédié, sous la raison que pour bien être entraînée et cela sans danger, elle devrais bien avoir toute sa tête. Oups. Après s'être tout de même fait embrasser sur le front par le chevalier, elle fila, la tête toujours ailleurs.

L'écuyer roux était de nature patiente. Du moins, elle avais graduellement acquis cette qualité. Même si l'« évènement » n'était que pour en soirée, elle pris en effet un bain, pas trop long, question de ne pas sentir le moindrement la sueur, et fila dans sa chambre. Où son maître n'était pas. Pourtant, elle ne se posa pas de question. Dame Zeïlia n'avais pas non plus été au bain, donc elle était forcément restée à l'extérieur pour s'occuper de quelque chose. Peu importe. Elle s'habilla. Une tenue quand même jolie serais bien. Et c'est bien ce qu'elle trouva. Le pantalon fut des plus simples: Il était marron, voilà tout. Son tissus était lourd et la garderais au chaud, car si une des places au château était la moins réchauffée, c'était bien dans la chapelle. On y allais habituellement de jour en plus. Ce devais pour être seul avec elle et pouvoir parler librement sans déranger personne que Kosuké avais choisi d'y aller aussi tard. Et puis, il n'avais pas eu l'air d'avoir trop de temps pour lui-même quand il lui avais demandé de s'y rendre en soirée. Son chandail était un peu plus beau, mignon, aimable, charmant! Il était blanc. Et tout doux à porter. Ses manches étaient longues mais on voyais bien les épaules très pâles de la porteuse. Il était orné de dentelles un peu partout, de façon équilibré. Puis elle s'attacha les cheveux en tresse, laissant comme à son habitude, quelques mèches lui encadrer le visage, mais pas trop. On le voyais quand même bien. Elle aussi ses cheveux avaient poussés. Peut-être pourrait-elle les faire couper bientôt. Habituellement, son maître le faisait pour elle. Ce devrais être comme ça la prochaine fois aussi. Elle pourrais en demander l'avis à Kosuké ce soir. Mais avant, elle alla manger. Pas question de passer le temps le ventre vide! Selon elle, un petit grommellement de la part de son ventre et la soirée était fichue! Mais bon. L'écuyère aux yeux verts descendit donc à la salle à manger. Quelques personnes y étaient. Tous des visages qu'elle était forcée de reconnaître, mais pas vraiment des gens qu'elle avait personnellement rencontrés. Après cela, elle se rendis enfin à la chapelle, marchand lentement sur le sol du château, un sol qu'elle était habituée de fouler et de refouler, un sol où le paterne ne lui était pas inconnu du tout. Personne n'y était à la chapelle. Ou plutôt, ne répondis à son appel. Son écho lui revint la faisant frissonner un peu. C'était légèrement lugubre ici. Lylli alluma donc magiquement quelques chandelles regroupées, plongeant la pièce dans une lueur orangeâtre et frémissante. L'eut beau attendre, il fallait reconnaître qu'il n'arrivais pas. Donc, elle s'agenouilla pour prier. Cela faisais un moment maintenant qu'elle n'avais pas pris le temps de le faire. Justement.

La jeune femme remercia encore tous les dieux. Ceux qui pouvaient capter son message, elle s'excusa auprès d'eux de leur prendre du temps. Peut-être que le temps des dieux étaient très précieux après tout, et même en n'en prenant que quelques minutes, ces quelques minutes devaient se voir multipliées par des centaines de gens, d'un peu partout, dépendant du royaume, de la croyance et du dieu vénéré. Mais Lyllianna n'était pas calée en matière de dieux, et donc, elle ne connaissais même pas leurs noms. Le panthéon était tellement quelque chose de compliqué... Mais finalement, Koko la coupa de sa petite occupation. Et puisqu'il était arrivé, elle coupa le petit lien qui l'avais un instant reliée au monde des cieux, se demandant quand même combien d'entre eux pouvaient entendre les prières et si parfois ils y répondaient peut-être par quelconque manifestation.


Dernière édition par Lyllianna le Dim 11 Avr 2010, 22:31, édité 2 fois
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Kosuké
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MessageSujet: Re: Soirée ambiguë ... [Drace - Kosuké - Lyllianna] Jeu 08 Avr 2010, 21:35

[center]Son sommeil avait été léger. Si léger qu'il ne dormit presque pas tout compte fait. Couché dans son lit, il n'avait cessé de se tourner d'un bord puis de l'autre. Du fait peu important qu'il faisait froid, rajoutons notamment un certain malaise. Oh, la nuit avait bien commencé. Il s'était couché plutôt tard, fidèle à son habitude de veiller longtemps après le dernier rayon de soleil visible. De toute manière, en ce temps-ci de l'année, le soleil disparaissait plus tôt qu'à son habitude estivale. L'été, la chaleur, les oiseaux chantants, quittaient peu à peu la région d'Émeraude. Peut-être n'était-ce pas le cas dans tous les autres pays d'Enkidiev, mais étant « confiné » à Émeraude en quelque sorte, il devait s'y faire avec les saisons d'ici. Ainsi donc, l'automne allait revenir, ou plutôt, était revenu, annonçant fidèlement un autre hiver. Le froid engendré, cette nuit là, n'avait pas spécialement empêché l'adolescent de s'endormir, juste un peu de se rendormir après ce rêve qu'il avait fait. Tout avait bien commencé dans ce songe. Cela semblait être une futile journée semblable aux autres. Le temps de cette dite journée n'était pas bien clair à cerné, mais il ne faisait pas très mauvais. Il était avec la fille qu'il aimait. Cette écuyère aux cheveux roux, celle avec qui il était toujours ces derniers temps, lorsqu'il ne s'occupait pas de Lowen ou qu'il ne s'entrainait pas avec son maitre. Étant officiellement, le parrain du fils de son ami, il le « gardait » quand celui-ci était...occupé avec son propre maitre. M'enfin, là n'était pas l'essentiel. Il se promenait dans la forêt avec Lyllianna. Les arbres des alentours étaient flous. Il ne voyait qu'elle. On aurait pu croire qu'il l'aurait idéalisé, car dans un rêve, tout est possible. Toutefois, c'était le portrait exacte de l'écuyère de Zeïlia. Le même regard émeraude vif, les mêmes cheveux roux un tantinet ébouriffés, le même visage; celui d'une jeune femme magnifique aux yeux de Kosuké. Ils riaient ensemble. Au bout d'un moment, le jeune dieu, conscient d'être dans un rêve, se pencha vers son amie pour l'embrasser, mais elle disparue. Relevant la tête, il aperçu la silhouette de la jeune fille un peu plus loin. Il fut surpris, mais probablement plus déçu qu'autre chose. Ce ne fut pas tout. À ses côtés, il y avait un autre jeune homme. Grand, cheveux bruns, yeux d'une couleur que Kosuké ne pouvait percevoir d'où il était. En fait, il ne voyait pas très bien sa figure non plus. Apparemment, Lylli n'avait d'yeux que pour lui. L'écuyer se retourna lorsque l'autre embrassa la fille. Au même moment, une voix résonna dans sa tête, comme si l'adolescente lui parlait « Tu m'aimais? Ah, désolé....trop tard», Le dieu du temps se figea...puis ouvrit les yeux. Il était toujours dans sa chambre, et pas dans la forêt. C'était la nuit. Il savait bien que rien n'avait été vrai, et pourtant, pourtant, il était troublé. C'était vrai, dans un sens. Depuis combien de temps aimait-il son amie?2,3,4 ans? Et elle n'en savait rien. Presque tous les jours, elle fréquentait un garçon qui l'aimait follement, sans s'en rendre compte. Alors qui sait? Qui sait quand elle ira plus loin et rencontrera un autre qu'elle aimera? Kosuké s'était toujours dit que si Lylli aimait un autre, ça ne le dérangerait pas..mais maintenant, maintenant, après ce rêve, il n'était plus aussi certain qu'il partirait en toute quiétude si celle qu'il chérissait le plus venait à aimer un autre que lui-même. « Quel égoïste », songea-t-il avec un certain mépris envers son être, suite à ses pensées. Si Lylli en aimait un autre, ce devrait plutôt être des pensées sympathiques du genre « Tant mieux pour elle », pas ça! Même s'il se répétait qu'il devrait accepter le choix de son amie, ce n'était qu'à contre-cœur qu'il songeait ainsi. Lui, il voulait être à ses côtés. Avec elle à jamais, jusqu'à la mort. Mais encore, bien sûr, il faudrait qu'elle le veille, qu'elle le désir. Tout dépendait de son choix à elle. Attendez...quel choix? Quel choix lui avait-il offert jusqu'à maintenant? Quelles options avait-elle? La seule chose qu'elle savait sur les sentiments de son ami à son égard, c'était qu'ils étaient amis. Ou était le choix la dedans? Nul part. Elle ne savait pas qu'il voulait aller plus loin. Alors, elle pouvait bien se détourner et tranquillement se trouver un autre prétendant. Comme ces jeunes hommes avec qui elle avait dansé, le soir du bal masqué. Nombreux furent ceux qui l'observèrent tels des vautours attendant que la mort vienne chercher un animal sans défense ( bon, il y a certes un peu d'exagération. Ce que Koko aurait dû penser était: Tel des hommes normaux attirés par une belle fille quoi). Bref, la réflexion était claire. Il devait lui dire avant que ça ne soit trop tard. Lui dire à qu'elle point son cœur se consumait à chaque jour pour la fille qu'elle était. Après 3 ans et demi; finalement s'exprimer.
Sur le coup de cette décision, l'écuyer de Curtis ressentit un énorme stress. Non pas qu'il ne l'ai jamais fait, au contraire; une ancienne activité concernant le draguage de fille, lui avait appris bien des choses. Seulement, là, c'était Lylli. Sa Lylli. Trop longtemps il s'était imaginé cette scène, changeant plusieurs détails, cependant, là, cette nuit, il se sentait incertain. Désarmé.

Sur ces pensées absolument apaisantes, il se leva, sans un bruit, sachant qu'il ne pourrait se rendormir de sitôt. Il jeta un coup d'œil au lit de son maitre. Ce qui était sympa, c'était que même si le Chevalier savait que son écuyer s'était levé, il n'allait pas le rejoindre et ne ferait pas de commentaire. C'était leur manière à eux de se respecter mutuellement. Accepter le silence et le besoin de solitude de l'autre. D'un soupir, Kosuké se dirigea vers la petite fenêtre que contenait la chambre. La lune presque pleine éclairait froidement l'intérieur de la chambre. S'accotant sur le rebord de la fenêtre, le jeune homme fixa son regard à l'extérieur. Voyant à la manière d'un chat dans le noir, il pouvait distinguer les ombres sombres des arbres qui se faisaient balloter au gré du vent et de la pluie qui fouettait doucement la paroi vitrée par laquelle l'adolescent regardait. Un peu plus bas, il aperçu les silhouettes de deux êtres humains qui se dirigeaient apparemment vers les écuries. Un homme et une femme. Kosuké fit un rapide tour dans l'esprit de l'homme et comprit un peu leur histoire. Une servante et un paysan. Les deux occupés pendant la journée, n'avaient que le temps de se voir le soir. Dans un second soupir, le blondin ferma brièvement les yeux. Il avait la chance de voir celle qu'il aimait à chaque jour ou presque alors que ces deux là devaient absolument se voir le soir lorsque personne ne regardait. N'était-ce point déplorable? Mille et une fois, il aurait pu déclarer sa flamme à la jeune fille rousse et autant de fois il ne l'avait pas fait, se trouvant à lui même des excuses bidons pour justifier ce manque de tact flagrant. Mais demain ( ou aujourd'hui, l'heure exacte étant inconnue), ce serait différent. Différent car il allait tout lui dire. Enfin, presque tout. Ses « amis » les dieux refusaient toujours qu'il avoue son identité. Comme c'était stupide! Si elle lui promettait de se taire, pourquoi lui empêchaient-ils de parler librement?...
Lors d'un énième soupir, le jeune dieu du temps se retourna de bord et se redirigea vers son lit. Aller, il devait se reposer à présent. Glissant sous les couvertures, il ferma ses yeux dorés , puis après de longues minutes, ou heures, il sombra finalement dans un sommeil agité.

Curtis le réveilla le lendemain, faute qu'il le fasse par lui-même. Endormi, il se dirigea vers les bains d'un pas traînant. Rendu là-bas, il se déshabilla et pénétra dans l'eau chaude avec soulagement. Ses pensées nocturnes lui revinrent en mémoire et il se tendit. Secouant sa tête de gauche à droite, il songea qu'il ne devait pas s'inquiéter comme ça. Mais bon, même penser ce qu'il faut faire ne nous fait pas nécessairement le faire. S'obligeant à desserrer ses muscles, il se cala un peu plus dans l'eau. Lâchant un autre soupir, il usa de ses pouvoirs sur l'eau pour faire flotter une sphère de ce liquide juste au dessus de sa tête. Sans mouvement de la part de l'adolescent, la sphère obéit à ses ordres mentaux et tomba sur la tête de ce dernier, mouillant ses cheveux blonds. À ce moment, Kosuké entreprit de se laver; la journée promettait d'être chargé. Suite aux bains, il revêtit sa tunique d'écuyer et suivit son maitre. Ils passèrent par les cuisines où chacun se prit un quignon de pain. À bien y penser, c'était rare qu'ils s'asseyaient pour manger. Quand tous les autres déjeunaient, eux étaient déjà rendu dehors.

Ce matin, il faisait presque aussi froid que pendant la nuit. Kosuké s'autorisa un frisson, mais il ne dit rien d'autre. Après tout, tous les écuyers qui allaient s'entrainer aujourd'hui seraient dans la même situation que lui. Se plaindre du temps de l'extérieur de serait que démontrer une pitoyable faiblesse qui ne servirait à rien, de toute manière, car Curtis ne rentrerait jamais pour une telle stupidité.
L'entrainement débuta avec un combat à l'épée sans magie. L'adolescent n'était pas le meilleur là dedans, mais au fil du temps, il s'était plutôt amélioré. Ses bras d'enfants étaient devenus ceux d'un jeune homme, malgré son « jeune âge ». Pour lui, le temps n'était pas compté de la même manière que pour les mortels d'Enkidiev, du moins, pas pendant sa jeunesse. Il grandissait et mûrissait plus vite que les autres. Ce qui ne changeait pas grand chose au final, considérant qu'il avait beaucoup moins d'années d'existence que la majorité des autres écuyers. Comme avec Hayden: Il avait environ 4 ans de différence avec lui, mais ils semblaient n'être simplement qu'un peu plus jeune ( aussi dû au fait qu'Hayden était un géant). M'enfin, tout ça pour dire qu'il avait beaucoup changer depuis qu'il était devenu écuyer.
Assénant un coup d'épée à son maitre, ce dernier le para et renchérit avec d'autre coups, plus vifs, plus forts. Le combat dura une bonne partie de l'avant midi. Bien sur, ce ne fut pas en continu. Curtis s'arrêtait souvent pour donner des conseils à son écuyer, sois pour corriger sa position, soit pour lui dire où et comment attaquer dans certaines situations. Ainsi passa le temps jusqu'au diner. Bien qu'il soit parfois froid et rigoureux, le Chevalier restait humain et surtout après un entrainement comme celui-ci, ils se devaient de manger correctement au dîner.

Lorsqu'ils atteignirent la salle à manger, le dieu du temps signala à son maitre qu'il reviendrait plus tard. Il ressentait le besoin de réfléchir à ce qu'il allait faire. Si aujourd'hui il voulait dire à Lyllianna qu'il l'aimait, il lui fallait au moins la voir. Techniquement, c'était facile de la trouver; il n'avait qu'à chercher son énergie à l'aide de ses sens magiques. Mais quoi lui dire? Pleins de solutions lui parvenaient, mais aucune d'entre elles ne lui plaisaient vraiment. Il les chassait tous les unes après les autres d'un mouvement de main agacé. Il n'était pas un as dans l'action de réfléchir avant de parler. Lui, ça sortait toujours sur le moment! De toute manière, dieu sait que même s'il prévoyait quelque chose à dire, il n'arriverait même pas à dire exactement ce à quoi il avait pensé. S'accotant contre le mur de pierre, il laissa reposer sa tête sur celui-ci, fermant ses yeux pendant quelques secondes. Il était trop agité et comme ça, il n'arriverait jamais à rien. Soit il se calmait, soit il abandonnait l'idée de penser à ce qu'il allait déclarer à Lylli.
Soudainement, il se remit droit. Comble de la coïncidence, Lyllianna et son maitre se dirigeait vers lui. Ce qui signifiait: improvisation. D'une certaine manière, ça le soulageait. Il avait fait ça bien plus souvent que son autre idée. Ça allait bien se passer...

Les deux filles tournèrent le coin du mur. C'était amusant de remarquer à quel point leur physique était semblable. On aurait presque pu les prendre pour des sœurs. En tout cas, elles avaient l'air de bien s'amuser, car les deux rigolaient. Kosuké s'avança vers l'écuyère et lui fit signe de le rejoindre, discrètement. Il continua un peu de marcher pour ne pas trop avoir l'air d'attendre après celle à qui il avait parlé. C'était la première fois depuis son rêve qu'il croisait l'écuyère. Il eut un bref flash-back d'elle dans les bras de l'autre garçon et détourna un peu les yeux. Il était absolument heureux de ne pas avoir le pouvoir de faire des rêves prémonitoires. À bien y penser, aucun de ses rêves de n'étaient jamais réaliser, lui enlevant quelques espoirs de temps à autre, mais le soulageant parfois, comme à l'instant. Il décida de cesser de s'égarer de la sorte dans ses pensées lorsqu'il atteint la porte de sortie. Alors, il s'arrêta puis attendit, un sourire un lèvre en regardant Lylli qui demandait à son maitre d'aller le rejoindre. Il se détendit légèrement, ne se concentrant que sur elle. Était-ce la présence de Lyllianna qui le calmait de la sorte? Si c'était le cas, tant mieux, ça vaudrait aussi dire qu'il serait peut-être également plutôt calme, avec un peu de chance, au moment voulu.
Enfin, la jeune fille couru vers lui avec entrain. Zeïlia continuait de marcher et Kosuké songea, sceptique, qu'elle savait peut-être ce qu'il se passait, ou qu'elle en avait de vagues idées. De ce côté là, son écuyère qui était un peu plus naïve, lui demanda gaiement ce qu'il voulait. Son voix était belle, décidément, il aimait l'entendre et il lui paraissait qu'il pourrait se contenter de l'écouter pendant des heures sans s'arrêter. Il sourit donc en l'entendant. Si douce, si rayonnante, si belle. Vraiment, il l'aimait au plus au point. Tranquillement, il lui demanda si elle était libre ce soir et que si c'était le cas, si elle pouvait le rejoindre à la chapelle un peu après le souper. La jeune femme semblait pressé, probablement à cause de son maitre. Elle quitta de ce fait, rapidement, sans oublier de hocher la tête pour signaler sa présence. Donc elle y serait. Le plus « facile » était passé.

Toujours souriant, Kosuké se demanda à lui même pour quelle raison il avait choisi la chapelle comme lui de rendez-vous. C'était un peu amusant dans un sens, que lui, un dieu choisisse un tel lieu de prédilection. Ce devait surtout être parce qu'il n'y avait jamais personne...ou peut-être aussi par reflet d'une certaine arrogance datant d'antan. Les dieux n'étaient techniquement pas sensés ressentir de si forts sentiments tel que l'amour. Il voulait peut-être leur montrer clairement que c'était possible, lui, le petit dieu qui n'avait jamais fait comme les autres en s'étant ainsi lier aux humains et mortels. Enfin...qui sait à quoi il avait songé lorsqu'il avait dit ça spontanément? Voici quelques inconvénients de l'impulsivité. Cela impliquait souvent des questions sans réponses/à réponses multiples. Jamais une seule et claire réponse qui apparaîtrait gentiment à la question « pourquoi exactement est-ce que j'ai dit/fait ça? ». C'était des risques à encourir, voilà tout. De toute manière, ce qui était fait, était fait et il n'allait pas retourner en arrière ( même s'il aurait pu aisément le faire mais...bon sang, après tout, la chapelle ne constituait pas un problème majeur...).

Le jeune homme se retourna. La machine était lancée, il ne devait pas l'arrêter. Prenant une grande respiration, l'écuyer retourna auprès de son maitre pour manger rapidement. Il restait encore à passer toute la journée, avant la soirée. Autant se changer les idées pour ne pas se mettre à paniquer immédiatement.
Donc, le reste de la journée passa relativement rapidement, composée d'une séance de méditation où Kosuké essayait désespérément de ne pas tourner ses pensées vers la soirée à venir, et de d'autres exercices physiques. Suite au souper qui vint un peu après ces faits, Curtis lui laissa la soirée de libre. Encore une fois, Koko soupçonna qu'il savait peut-être quelque chose....ou peut-être était-il seulement trop paranoïaque à ce sujet. Les deux hypothèses étaient franchement autant possibles l'une que l'autre. Ce qui comptait, dans tout cela, c'était qu'il allait avoir le temps de se préparer un peu avant d'aller à la chapelle, grâce à la magnanimité de son maître aujourd'hui. Kosuké n'avait jamais été le genre de gars à se mettre sur son 31, même pour une « occasion » pareil. Il avait toujours été naturel et cela resterait ainsi...même si un bain n'allait certainement pas être de refus après cette journée de travail acharné. Il y alla avec sérénité, sans y rester très longtemps, juste assez pour être propre. En sortant, il se rendit dans sa chambre, où Curtis n'était pas. Bah, de toute manière, il n'aurait pas posé de question, alors ce n'aurait pas été un problème qu'il soit présent ou non.
Fouillant dans ses tiroirs totalement en désordres, l'écuyer trouva son habituel chemise blanche. Il enfila un t-shirt de la même couleur pour ensuite revêtir cette dernière, sans l'attacher. Il s'habillait souvent de la sorte. Il sortit aussi un pantalon qui était dans les teintes de beige. Il ne s'habillait que rarement en foncé, conservant une certaine décontraction à porter du pâle. Il jeta un petit coup d'œil au miroir de la pièce, question de s'assurer de tout de même n'avoir pas trop l'air d'un épouvantail. Ses cheveux blonds étaient en bataille, comme d'habitude. Étouffant un soupir d'exaspération, il se passa quelques fois la main dans ceux-ci, sans guère plus de résultat. On lui avait déjà dit que ça lui faisait bien et que ça faisait « classe », mais il avait prit ces commentaires avec un brin de suspicion, même si c'était un gang de fille qui les lui avait dit. M'enfin. Il jeta un dernier regard à la pitoyabilité de ces exaspérantes et irritantes mèches de cheveux, puis il quitta la chambre ( sans savoir qu'il ne la reverrait pas si tôt muhahahah * crève *). Le soleil que le garçon aperçu par une des meurtrières du château avait déjà l'air de s'être presque couché. Serait-il en retard? C'était un peu son genre...mais franchement, être en retard à un pareil rendez-vous où...où...

Il s'arrêta, soudainement prit d'un énorme doute. Et s'il flanchait? S'il bloquait? Si tout se passait de travers? Si Lylli était embarrassé et ne voulait plus lui parler? Si elle ne le comprenait pas? Si elle refusait tout simplement? Sur le coup, il ne se sentit pas prêt à accepter les conséquences qui pourrait être emmenées. Il se sentit mal, incertain. Ce n'était peut-être pas le bon temps? Peut-être devrait-il attendre encore un peu? Oui, un peu...encore un peu, attendre. Soudain, il entendit une voix dans sa tête, comme si quelqu'un lui parlait par télépathie, mais c'était un tantinet différent. C'était plus écho. Il se rappelait avoir déjà entendu quelque chose de semblable lorsqu'il était un peu plus jeune. Il avait entendu quelque chose comme « Dieu du temps, je vous en prit, accordez moi plus de temps » et encore plus tard « Humble Seigneur qui contrôler l'espace temps, arrêter celui de cet homme qui m'a voler mon bétail. ». C'était des suppliques, des prières qui lui était adressé à lui, et qu'il aurait peut-être pu exaucer s'il aurait été encore immortel. Mais..arrêter le temps de quelqu'un...À bien y penser, cet homme avait dû implorer sans succès plusieurs dieux pour s'adresser à celui du temps pour tuer quelqu'un. Mais celle qu'il entendait à l'instant s'adressait à tous les dieux. Cette voix...il la connaissait non? Bien sûr! Il sourit lorsqu'elle dit s'excuser de leur prendre du temps. Possiblement que d'autres dieux étaient exaspérés de l'entendre dire ces choses, mais lui qui n'avait pas l'habitude de ce genre de messages, souriait. Les chapelles devaient avoir ce pouvoir peut-être. Lorsque l'on implore où lorsqu'on adresse un message aux dieux en étant dans cet endroit, peut-être vous entendent-ils à chaque fois? C'était un peu drôle que Lylli ne savait absolument pas que son message l'avait atteint, lui...et un peu triste en même temps. Combien d'heures, de jours ou d'années devraient encore s'écouler avant qu'il sorte de cette situation agaçante?

Rendu à la dite chapelle, Kosuké cessa ces pensées pour se concentrer sur le présent. La jeune fille avait allumé les chandelles qui illuminaient la petite pièce. Quelques faces des dieux principaux ornaient les bordures du plafond. L'adolescent porta son regard sur son amie qui ne l'avait pas encore vu. Le même stress qui l'avait assailli quelques minutes auparavant, revenait maintenant en trombe. La même incertitude, le même malaise absolument désagréable. Pendant une seconde, il hésita à s'avancer davantage. S'avancer et déclarer sa présence, l'obligeant à parler, à lui dire ce qu'il devait lui dire. Être courageux quoi. Et pourtant, le courage lui manquait totalement. Partir semblait être une option des plus attirante. Mais Lyllianna se retourna et elle le vit. En même temps que celui-ci là vit vraiment. Une des chandelles éclairait avec chaleur son visage qu'il avait uniquement envie d'admirer plus encore, une autre faisait ressortir les reflets presque rouges de ses cheveux qu'elle avait noué d'une tresse, laissant bien sur quelques mèches venant parfaire l'encadrement de son visage. Elle était vêtu d'un chandail blanc qui lui allait à merveille, étant un peu moulant, dévoilant sa silhouette, et également d'un pantalon souple de couleur marron. À ce moment, les jambes du blondin le portèrent automatiquement dans la direction de la fille. Tous ses doutes s'étaient miraculeusement envolés. C'était elle. Il l'aimait. Il n'avait plus peur à présent, car il lui semblait que c'était parfaitement naturel et que les choses ne faisaient que sur leur cours normal. Il sourit. Un sourire qui complétait ses pensées.

-Salut, désolé du retard

Déclara-t-il d'un ton tout simple. Il s'assit à côté de Lylli sur le petit banc près de l'autel, qui servait à ceux qui souhaitait faire des prières, et il se remit à parler.

-Je me demandais où est-ce que nous pourrions aller et comme nous n'avions jamais vu cette chapelle, j'ai opté pour. J'avoue que l'endroit n'a pas un air très réjouissant, mais on va devoir faire avec

Il était énergique et ce n'était même pas feint. Il était heureux, voilà tout. Sa voix se radoucit.

-En fait, j'avais quelque chose à te dire et je souhaitais éviter les endroits publiques...

Voilà, voilà. Il sourit doucement, puis regarda la jeune fille. Toute trace de malice avait quitté son regard, seule une douceur incomparable subsistait et animait ce dernier. Il se pencha un peu plus vers son amie. Ils étaient plutôt proche.

-Ce que je voulais c'est que...

Petit silence. Hésitation? Non, seulement un peu de silence. Parole douces, tendres.

-Je t'aime Lylli, et pas uniquement en ami. Je suis amoureux de toi, totalement. Tu es la personne la plus merveilleuse qu'il m'ait été donné de rencontrer en ce monde.

Rien n'avait été dit fort. Plus qu'un murmure, mais moins qu'une voix clair et net. Juste assez pour qu'elle entende, qu'elle comprenne, qu'elle assimile. Elle ne bougeait pas. Ils étaient toujours aussi proches. Elle ne se reculait pas non plus. Le dieu sentait le souffle chaud de celle qu'il aimait. Ça le démangeait, car il voulait...Elle était proche, si proche. Il se sentait plus qu'attiré par elle. Ses yeux qui brillaient, ses lèvres joliment dessinées. Impossible de décrire à quel point il voulait s'approcher, comme il avait besoin de s'approcher. Il l'aimait inconsidérablement. Les paupières du blondin se fermèrent graduellement tandis qu'il approchait son visage de celui de Lylli. Ses lèvres effleurèrent les siennes. Il brûlait. Il déposa un baiser avec tendresse. Contact électrisant. Il se retira tranquillement tendit qu'une bouffée de chaleur l'envahit. Il tourna la tête vers l'avant un peu vite, soudainement embarrassé. Il avait encore la chaleur des lèvres de Lyllianna sur les siennes. Il regardait devant lui, un point fixe, les joues probablement un peu rosées. C'était rare qu'il était gêné, mais là...Il n'avait pas voulu l'embrasser. Enfin, si, mais pas sans son accord. Elle ne disait rien. Peut-être était-elle troublée, ou offusquée. Koko pria silencieusement pour qu'elle lui pardonne si c'était le cas. Il avait cependant plus l'impression qu'elle ne partageait tout simplement pas ses sentiments. Le jeune dieu se sentit triste.

Non, ne soit pas triste. Car de toute manière, tu le savais non? Tu le savais qu'elle ne ressentait probablement pas les mêmes sentiments que toi. Alors, ne soit pas triste...et dit quelque chose bon sang!

-Je...enfin...désolé, c'est parti tout seul...

Murmure. Rien de plus que cela. Tu as perdu de ton assurance. Où est-elle? Envolé avec le baiser? Et pourtant, tu ne peux pas te mentir, tu as aimé ça. Tu souhaites même recommencer, plus longtemps encore. Mais bien sur, tu n'en fais rien. Tu as regagner ta peur de sa réponse. Le doute, l'incertitude, toi qui croyait les avoir vaincu, les voilà qui reviennent en force. C'est dûr.

Tu te lèves, indécis, le regard troublé, fixé sur le mur
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MessageSujet: Re: Soirée ambiguë ... [Drace - Kosuké - Lyllianna] Dim 11 Avr 2010, 21:04

Son ami sembla avoir le besoin de parler. Ce qui la rassura, si jamais elle eu le besoin d'être rassurée. Confirmant ce qu'elle avait cru savoir sur les raisons qu'il avait eues de choisir cette place. Rien d'anormal quoi. De toute façon, quand est-ce qu'ils avaient été à une place avec bien du monde? Presque jamais. Maintenant à côté d'elle, tandis qu'elle le regardais sans broncher, sans parler, tel un chat curieux, il ajouta qu'il avais voulu être seul avec elle. Non. Ce n'était pas ce qu'il avait dit. Mais certainement ce qu'il avait voulu dire, ou bien ce qu'il avait pensé. Le sourire qu'il esquissa ensuite, elle le connaissais. Il était... familier maintenant. Mais que voulais-t-il dire? L'écuyer roux eu envie de le frôler avec sa main pour s'assurer qu'il était bien réel. Car ce sourire, il avait commencé à changer avec le temps. Au début, il avait été moqueur, résigné, reprochant. Mais avec le temps, les jours, les nuits, les mois, et même les années, il était devenu chaleureux, gentil et réconfortant. En plus de ces yeux dorés qui étaient capables de lui faire parvenir n'importe quel message. Que Lyllia n'avais pas toujours accepté de voir.

- Ce que je voulais, c'est que...

Il s'approcha un peu. Ou beaucoup. Peu importe de combien de distance il s'approcha, il était maintenant tout près d'elle. Mais encore là, ils avaient toujours été comme cela. Ah oui, il voulais continuer de lui dire ce qu'il voulais. Il s'était approché comme s'il voulais que personne d'autre ne l'entende. Comme si une oreille indiscrète pourrais s'en mêler et l'écouter parler. Comment savoir ce qu'il pensais? Pourtant, son cœur se mis à battre plus rapidement qu'habituellement. Non, il y avait quelque chose de différent dans le comportement de Koko.

-Je t'aime Lylli, et pas uniquement en ami.

Et vlan. C'est là qu'elle se figea. Ces sourires, les messages dans les yeux de son ami. Elle les avaient tous bien captés. C'était elle qui ne savait pas ce qu'il signifiaient. Sans un mouvement, elle réfléchis à toute allure. Comme si le temps était figé, car si elle n'était pas trop stupide, il était clair que Kosuké était en pleine phrase. Il l'aimait? depuis quand? pourquoi? Est-ce qu'elle l'aimais peut-être par hazard en retour? Est-ce qu'elle croyais l'aimer? Pourquoi n'y avait-elle pas réfléchit plus tôt? Est-ce qu'elle lui avait fait croire qu'elle l'aimais en retour? Mais... et c'est quoi l'amour exactement? L'écuyer en avais entendu parler. C'était... un sentiment doux non? quelque chose... d'envoutant, il lui semblais. Mais pourquoi dans ce cas, est-ce qu'elle se sentais si tendue tout d'une coup? Si... Angoissée. C'était vrai qu'il parlais pour que personne d'autre n'entende. Tout bas, mais clairement. Et il avait raison. Ces paroles n'étaient que pour elle malgré tout. Et puis, elle lui firent quand même du bien. Il l'aimais, tout simplement. Il était prêt à tout faire ce qu'elle avait entendu dire, pour elle? Passer du temps avec elle, se confier à la personne qu'il aimais, faire des sacrifices pour elle... Mais elle? C'était probable. Elle n'y avais jamais réfléchit, et il fallait qu'elle pense à tout cela, maintenant. Comment quelqu'un d'aussi beau et important (Selon elle) que Kosuké s'attardait-il à être amoureux de la jeune femme? Cela voulais dire qu'elle avais bien un certain charme. C'était surtout cela qui était flatteur. Et tout le reste. Il l'aimait peut-être plus qu'il aimait Hayden. C'était pour cela qu'il avait passé des moments avec elle, tandis qu'il aurais pu aller voir son meilleur ami. Celle qui s'était transformée en femme réfléchissait tandis que son cœur battais encore et toujours la chamade. Kosuké ferma les yeux, depuis quelques bonnes secondes maintenant, il l'avait observée avec au fond des yeux... Un regard protecteur? doux? Ce que l'amour représentais quoi. Et il l'embrassa.

Il lui vola son premier baiser.

Ça, elle n'y avais jamais pensé. Elle ferma elle aussi les yeux. Est-ce qu'elle le lui rendit? Peu importe, car très peu de temps après, il s'était retiré. Pourquoi? Lyllianna s'éloigna aussi. Elle n'avais pas hait cela pourtant. Ce geste l'avait apaisé. L'écuyer ne pensais plus à l'adoubement du lendemain, quand dans la même journée, on lui donnerais un écuyer. Une petite fille ou un garçon, duquel elle s'occuperait durant quelques années. C'était une telle responsabilité. elle se surprenais souvent à se demander si elle en était capable. Une chance qu'elle avait un maître tel que Zeï pour lui dire que tout allais bien aller... Mais il se leva, se retourna, tout rouge, après avoir balbutié quelque chose qui ressembla à une excuse. Elle aussi devais avoir les joues toutes roses, car elle le sentais. Il se retourna, fixant peut-être au loin, tout comme il pouvais être en train de regarder le mur, en pensant à sortir. Non.

- Non...

Non quoi? Non elle ne l'aimais pas? Non elle ne voulais pas qu'il parte? Qu'il se retourne? Qu'il ai honte? Qu'il soit triste? Ils restèrent longuement comme cela. Tous les deux. Encore une fois, elle dut réfléchir, penser, se raisonner. Il ne partais toujours pas. Elle ne lui avait pas donné une réponse directe non plus. Ce n'était pas clair. Rien n'était clair à l'instant. Elle remarqua donc qu'elle avais les larmes aux yeux. Mais quelle pleurnicheuse! En fait, elle expérimentais l'amour pour la première fois ce soir. C'était ça... Elle toucha ses lèvres avec sa main. Oui, c'était donc cela... Inexplicable, unique pour chacun, ce sentiment, ne pouvais pas être décrit. Pas précisément en tout cas. Et si quelqu'un le faisait, cette description ne touchais qu'une seule personne, étant la personne qui elle-même, l'avait décrite. Son cœur battais encore, tandis que de sa manche elle s'essuya les yeux. Lylli se leva aussi. Il capta surement ce mouvement. Mais il ne broncha pas. Ou peut-être que si, qu'en savais-t-elle? Elle regardais au sol. Il était tout gris... Ombré à certaines places de façon vacillante, car c'est comme cela la luminosité des chandelles fonctionne. Puis elle lui pris les deux épaules pour le retourner vers elle, de façon à ce qu'il plonge son regard dans le sien.

- Tu sais Koko... Toi aussi... Tu es...

Elle détourna le regard, pas certaine qu'elle voulais lui dire ça après seulement quelques minutes de réflexion.

- Tu es la personne la plus merveilleuse qu'il m'ait été donné de rencontrer... et...

Toute rouge, elle retourna son regard vers le sien, plongeant ses yeux verts dans ceux de son ami. Une nouvelle fois. Se souvenant de toutes ces fois ou elle l'avait fait. Où elle avais bien cru qu'il y avais un magnétisme entre eux deux. Où L'écuyère de s'était pas trompée, mais où ils avaient été stoppés par quelque chose. Toutes les fois. Stoppée par elle-même.

- Je crois bien que... Je... Je t'aime... aussi...

Et voilà, elle lui avais dit. C'était tout? C'était aussi simple que cela? Pourtant, non. Une lueur passa dans les yeux de son ami. Ou dans les siens. Quelle différence maintenant? Elle le comprenais aujourd'hui. Ce soir, maintenant. Et elle se désolais de l'avoir fait attendre si longtemps. Puis elle se jeta carrément sur lui. Quoi? Ce n'était pas le temps d'être si enfantine! Ils tombèrent à la renverse, elle par dessus lui, espérant qu'il ne s'était pas fait mal, car le sol ici était plutôt solide. Le fixant droitement dans les yeux. Elle rit un peu. Ils étaient ridicules. Tout les deux. Mais elle ne lui laissa pas de temps de réaction, et comme son corps réclamais le sien, elle l'embrassa à son tour. Plus fougueusement qu'il l'avait fait, mais doucement quand même, tendrement. Elle avait changé du jour au lendemain, et elle allais rester comme cela. Amoureuse. Honteuse. Joyeuse. Nouvelle. Mais... que venais-t-elle de faire? Son cœur se remis en marche, très fort, la rendant encore très rouge, car elle l'était restée tout au long. Mais elle était heureuse de se sentir ainsi. Aussi soudainement que ça s'était passé. Finalement, elle était bien capable de prendre des décisions seule.

[HRP: Je veux qu'on continue ce poste, réponds-moi encore au moins une fois, puis je veux conclure! Je m'amuse follement xD:HRP]
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MessageSujet: Re: Soirée ambiguë ... [Drace - Kosuké - Lyllianna] Jeu 15 Avr 2010, 21:12

( J'ai retrouver ma grandeur de poste normal >_<)

Le silence durait, durait et durait encore. Il lorgna la porte du coin de l'œil. Partir. Pourquoi ne le faisait-il pas? Ses pieds refusaient d'avancer même si sa tête, prise dans un torrent de question mêlée de sentiments confus lui sommait de s'en aller au plus vite. Mais s'en aller pourquoi? Pour cesser cette gêne, pour arrêter ce sentiment de faiblesse? Pourquoi pas? Et pourtant, se sentirait-il vraiment mieux ailleurs, loin de Lyllianna? Juste songer son nom, seulement penser à elle lui emplissait le coeur d'amour..et de douleur en même temps. La certitude qu'elle ne partageait pas ses sentiments devenait plus forte que jamais. La raison qui le faisait rester là, tout compte fait, n'était qu'une minuscule poussière dans cette certitude. Une poussière d'incertitude basé sur le fait qu'elle n'avait encore rien dit. Une poussière formée d'une lueur d'espoir vacillante dont la flamme s'amenuisait peu à peu, au fils que les secondes, que les minutes passaient. Elle était si petite, si menu, qu'elle n'agissait pas vraiment sur les sentiments du jeune homme. La seule chose qu'elle faisait c'était l'empêcher de déguerpir, en attendant une parole.
Ce ne fut pas une phrase qui brisa le silence tendu, mais un simple mot. « Non ». Quoi, « Non »? Cela pouvait tellement tout dire! Non, elle ne l'aimait pas, non elle ne partageait pas ses sentiments? Non elle ne voulait pas qu'il parte, qu'il se sente mal? « Non » n'était pas une réponse. C'est pourquoi il resta planté là et qu'il ne partit pas. Un tressaillement le parcouru. Il priait silencieusement pour qu'elle lui dise autre chose. Qu'elle clarifie au moins le fait qu'elle ne voulait rien savoir de lui, pour qu'il puisse confortablement s'installer dans la solitude, dans le désespoir. Pour que finalement, il souffle et éteigne cette flammèche qui subsistait sur la noire certitude.
Son cœur battait vite, son âme était sur le point de se briser. Enfin, il la sentait ainsi. Comme si elle attendait le moment propice pour voler en éclat et lancer toute la douleur que les émotions de ce genre pouvaient contenir. Moment qu'il souhaitait bientôt voir venir, ou ne jamais venir. Cette incertitude était des plus inconfortables.

Il l'entendit se lever. Ça y est. Allait-elle partir? Allait-elle faire ce qu'il souhaitait faire depuis tout à l'heure? Non, car elle n'était pas lui et n'était pas dans sa situation. Dans un sens, Kosuké s'en voulait d'avoir troublé Lylli. Ça n'avait pas été son but, loin de là.
L'adolescent se sentait sur le bord de céder à la colère, pendant un bref instant. Colère? Oui, car c'est bien la frustration qui succède à la déception et la tristesse. Frustré de s'être trompé, pensait-il. Frustré d'avoir cru cela possible. Frustré qu'elle le laisse penser à tout cela et qu'elle n'ait rien trouvé d'autre à dire que « non ». Il soupira. Soupir qu'il aurait voulu peut-être moins désespérer. Oh, il n'allait pas pleurer, bien entendu, mais il ne voulait quand même pas montrer l'état de faiblesse dans lequel il se trouvait.

Elle s'approcha de lui. Sa proximité pouvant tant être bienveillante que douloureuse. Il n'osait pas aller voir dans ses pensées ce qu'elle ressentait. Lui même s'érigeait une barrière de glace impénétrable. Au moins, ceux qui n'étaient pas dans la pièce ne pouvait savoir ce qu'il ressentait, même s'il émanait une sorte de tension mêlée de tristesse autour de lui.
Pourquoi Hayden avait-il eu plus de chance que lui de ce côté là? Certes, au départ, c'était toujours le blondin qui avait plus de filles autour de lui que l'autre. L'écuyer de Lyra avait aussi 5 ans de plus que lui, environ, mais ils avaient commencer à regarder les filles au même moment. Sauf que c'était son ami et non pas lui qui était maintenant en couple avec la femme qu'il aimait et qui avait 2 enfants. Même si franchement, il n'était pas lui-même accroc aux gosses ( certes, il appréciait bien ses filleuls, mais c'est un détail). Hayd' était heureux, lui.
Ses pensées s'arrêtèrent lorsque les mains de Lylli se posèrent sur ses épaules et que tout d'un coup, ils se retrouvaient les yeux dans les yeux, les deux encore proches. Il ne se sentait pas prêt à avoir mal, et pourtant, il ne se dégagea pas. Comment aurait-il pu être le moindrement brusque avec celle qui comptait le plus pour lui? La frustration revint à la tristesse. Il ne pouvait détacher son regard de ces yeux émeraudes qui pétillaient. Il semblait y avoir de l'eau. De l'eau? Lavait-il rendu triste au point de la faire pleurer? Horriblement mal, il s'apprêtait à se dégager quand elle se mit à parler pour la deuxième fois.

"Tu sais Koko... Toi aussi... Tu es... "

Aussi? Attends..que voulait-elle dire? Les pensées de l'adolescent tournoyaient dans tout les sens. Qu'elle dise autre chose, qu'elle finisse sa phrase! Il n'osait pas espérer, mais c'était décidément plus fort que lui. Elle détourna le regard, lui, il continua de regarder ce visage sans imperfection aucune. Son coeur battait plus fort que tout, presque qu'irrégulièrement, mais lui, il ne respirait que doucement, retenant parfois son souffle pendant quelques secondes. Lyllia continua à parler. Elle avait le teint beaucoup plus rouges que d'habitude. Elle lui dit que lui aussi était la personne la plus merveilleuse qu'elle avait rencontré.
À partir de là, elle avait deux choix. Dire « mais je ne t'aime pas » ou...

"Je crois bien que... Je... Je t'aime... aussi..."

Choc. Choc dû à une vague de bonheur. Avait-il vraiment bien entendu? Ses oreilles ne le trompaient pas? Alors elle l'aimait? Il l'aimait et c'était réciproque. Elle ne l'avait pas fuit, elle s'était rapprochée, elle le comprenait. Ils se comprenaient car l'amour les réunissait. Rien de plus, rien de moins. Un sourire éclaira le visage du garçon. Son cœur allait exploser; de joie et d'amour absolument intenses. Il voulait la serrer contre lui, mais elle le fit avant lui. Elle se jeta sur lui. Surpris et heureux à la fois, il ne l'avait pas vu venir et perdit l'équilibre. Il sentit le sol froid le heurter sous lui, mais il n,en avait que faire. Son regard était uniquement porté sur la merveilleuse créature qui l'avait fait tomber. Cette dernière rigola un peu. S'il avait encore toute sa tête, le jeune homme aurait aussitôt comprit qu'ils étaient ridicules d'agir de la sorte, mais l'idée d'une telle pensée ne lui effleura même pas l'esprit. La gène était totalement disparu de son côté. Il n'avait jamais été embarrassé très longtemps. Son visage avait retrouvé sa teinte normale et la garderait probablement toujours, maintenant qu'il était avec Lylli et qu'elle acceptait très bien qu'il l'aimait, car elle l'aimait aussi en retour. Il pourrait à présent faire tout ce qu'il avait voulu faire, comme lui tenir la main, la prendre par la taille, la serrer contre lui et...

L'embrasser.

Mais ça, elle aussi était capable de le faire et le démontrait à l'instant. Leurs lèvres se rencontrèrent une nouvelle fois, mais c'était plus langoureux, plus sûr. Kosuké était au comble du bonheur. Ils brûlaient, chacun désirant le contact de l'autre. Elle se retira sous les yeux légèrement amusés de Koko. Il était rare que la jeune femme faisait preuve de tant de tact, mais il n'haïssait pas ça du tout.
Elle était encore toute rouge. Probablement que ça allait lui prendre du temps à s'habituer. Pour cette humaine, ce n'était peut-être que le mélange de coeur-battant-vite et de gêne qui la rendait cramoisi, mais pour l'écuyer, c'était uniquement la gêne, et il n'en avait plus. Quand son cœur battait vite, il conservait une couleur de peau normale.

Tout souriant, il se redressa un peu, se mettant assis, Lyllianna toujours contre lui, maintenant dans une position à califourchon qui aurait presque pu être embarrassante.
Il vint quérir un second baiser sur ses lèvres, doucement, puis la serra contre lui.

-Hmmm, j'espère, que tu es consciente que je ne pourrai plus me passer de toi à présent?

Lui murmura-t-il d'un ton amusé à l'oreille.
C'était vrai, car avant, il se retenait d'embêter Lylli en lui « imposant » sa présence, mais maintenant, il n'allait plus agir de la sorte. Au pire, elle lui dirait de s'en aller... certes, il allait avoir un écuyer à élevé, mais comme il n'avait jamais été quelqu'un de très responsable, il espérait que l'on ne lui en voudrait pas trop s'il passait aussi beaucoup de temps avec celle qu'il aimait. Au pire, ils feront des entrainements communs. Demain c'était l'adoubement et l'attribution, mais il n'y pensait pas vraiment. Tout ce qui occupait ses pensées était devant lui.

Tentant l'audace, il glissa sa main sous le chandail à Lylli, caressant sa peau de satin et s'arrêtant dans le bas de son dos. Tout ce qu'il voulait, c'était la sentir plus près, même si elle l'était déjà assez. Le dieu du temps, souriant toujours, accota son menton et sa tête sur l'épaule de son amoureuse. C'est drôle comme cette place si peau accueillante lui semblait être un sanctuaire de paix à présent. Tiens, parlant de cela. Voilà qu'à présent, les dieux savaient qu'il était en couple. Pourrait-il lui dire son identité? Il essayerait plus tard, pour l'instant, le sujet n'était pas très approprié.
Il l'a serrait toujours contre lui. Il était heureux et rien ne viendrait gâcher ce bonheur...

( Ze veut pas arrêter le rp tout de suite, je m'amuse trop x3)
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MessageSujet: Re: Soirée ambiguë ... [Drace - Kosuké - Lyllianna] Mer 21 Avr 2010, 08:03

[Désolée que ma longueur de poste normal soit plus petit que les tiens o(╥__╥ )o]

Une première chandelle termina sa vie en un souffle, donnant à l'air des environs un dernier indice de sa défunte présence. Il n'était plus gêné. Du moins, il ne le montrais pas et agissait plutôt de façon contraire. Dans ce temps, on en déduit que la personne ne l'est plus. Lyllianna aussi voulais l'être. Elle voulais empêcher la rougeur de se rendre à ses joues, elle voulais se calmer un peu, elle voulais que son cœur arrête de battre autant. Mais en même temps, tout cela faisais partit du sentiment qu'elle ressentais pour lui. Il était facile en ce moment de seulement penser à la relation qu'ils commençaient aujourd'hui. Comment c'était bien, combien de temps elle avait attendu avant de commencer quoi que ce soit du genre. Et les gens s'étaient fait une image d'elle comme une fille qui restais seule, c'était évident. Qu'est-ce que les gens penseraient? En fait, Lylli n'avais pas trop d'alentour immédiat. Et comme certains étaient mal placés pour parler (Son maître), les autres, leur avis n'avaient pas plus d'importance que cela finalement. Son ami... non non, son... amoureux(?) se redressa un sourire collé au visage, preuve qu'il était heureux à l'instant, de façon à ce que Lyllia finisse assise sur ses jambes, qu'elle replia sur lui question d'être plus confortable. Elle posa aussi ses mains sur les cuisses de Koko pour y trouver un certain appui. Avant de la coller contre lui, la prenant dans ses bras, il l'embrassa de nouveau.

Il lui chuchota des paroles. D'un timbre amusé, mais que d'une façon, il arrivais à garder aimable. Peut-être bien que c'était l'imagination du futur chevalier aussi, vu les circonstances. Sinon, ce put être ce qu'il lui avait dit. car ce n'était pas faux. Elle non plus ne pourrais plus se passer de lui. Mais ils allaient avoir des écuyers. Pourtant, elle n'eût pas trop à y penser. Demain n'était pas aujourd'hui, et l'on trouvais souvent des façons d'arranger les choses dans cet ordre de chevalerie. Si seulement Kosuké avait décidé de lui dire tout ça plus tôt... Peut-être qu'elle aurais moins bien réagis. Demain, elle pouvais bien laisser son écuyer passer une des dernières journées qu'il pouvait avec ses amis. Lylli pourrais donc festoyer parmi les autres chevaliers, dont Kosuké. Le même introduisais sa main dans son chandail pour caresser sa peau et s'arrêter dans son dos lui procurant un petit frisson qui n'en resta pas désagréable. Elle profitait de chaque seconde passée ainsi, sachant que tout prenait une fin, tôt ou tard. Il accota ensuite sa tête sur l'épaule de l'écuyer roux, ce qui l'aurais bien fait rire, elle le fit intérieurement, parce qu'il aurait plus été aisé que ce soit elle qui posa sa tête sur son épaule, vu leur différence que grandeur, même en position assise, et même si elle était assise sur lui, malgré le fait que ça lui donnais une légère "poussée de croissance" inopinée. Encore en tant que question de confort, Lylli déplaça aussi ses propres mains dans le dos du jeune homme tout doucement par contre, et par dessus ses vêtements. Cela lui suffisais pour le moment. Mais elle fut heureuse d'être ainsi collée à lui. Sentant la main de Koko se réchauffer graduellement dans son dos, car l'air de rien, les mains de cet écuyer n'étaient pas aussi chaudes que cette partie du corps de la rouquine.

Mais une question passa en un éclair dans sa tête. Une question qu'il avait évitée, de nombreux mois plus tôt, et que comme l'innocente qu'elle était, elle avait laissé filer entre ses doigts la réponse de cette dernière.

- Dis-moi... T'es prêt à tout me dire sur toi? Car... J'aimerais vraiment savoir qui tu es... vraiment. D'où tu viens... Elle stoppa sa narration, une chose à la fois.

Puis Lyllianna se décolla un peu, mais elle resta assise sur lui et ne refusa pas n'importe quel mouvement qu'il ferait. Elle le regarda dans les yeux son visage encore tout près du sien, prête à le sonder si elle sentais qu'il lui mentais le moindrement. Il y avait tellement de choses inexplicables qui s'étaient passées avec lui. Et quand qu'elle y pensais, car ce n'était pas la première fois que de telles pensées l'assaillaient, elle le connaissait mal. Mais comme toujours, elle s'était permise de facilement s'approcher de lui, ou bien de le laisser se rapprocher d'elle ainsi. L'un ou l'autre, elle croyais ne pas mentir quand elle s'avouait ne pas connaître son âge. Bien que l'écuyer se disais bien qu'il devais au moins avoir deux ans de plus qu'elle. Pour son comportement et son physique. À quoi d'autre pouvait-on se fier? Si elle savais. Si elle avait su... Ah oui, c'était vrai. À la première neige, il y avait un bout maintenant, il lui avait promis de tout lui dire, mais une autre fois... C'était quoi déjà qu'il lui avait dit? Qu'il avait à arranger des choses... avec certaines personnes. Mais l'avait-il fait? Il avait eu beaucoup de temps quand même. Une nouvelle chandelle fut éteinte. Ne changeant presque rien à l'éclairage, sinon agaçant peut-être un peu la jeune femme qui le remarqua mais ne pu pas dire ce que c'était, étant dos à l'autel. Mais aucune raison de le laisser paraître. Finalement, elle cherchais juste une réponse de la part de son nouvel amoureux. Elle aimerais tout à fait lui rendre la pareille et lui dire tout sur elle, mais il lui semblais que c'était moins intriguant. Pourtant, s'il voulais un échange, ce ne serait pas de refus. N'importe quoi, même long et plate, pour savoir tout, ce soir.

Elle contempla ses dorés yeux longuement, sachant que même s'ils pouvaient tout lui faire savoir, ils pouvaient aussi lui cacher bien des choses, avant qu'il ne lui réponde enfin...
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Kosuké
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MessageSujet: Re: Soirée ambiguë ... [Drace - Kosuké - Lyllianna] Mer 21 Avr 2010, 21:10

[Niahaha, j'ai trop parlé là xD]


Elle mis également ses mains sur le dos du jeune homme et ce dernier sourit doucement. Tout était si calme. Les lueurs des flammes des bougies restantes, dansaient lentement sur les parois de la chapelle. Seuls se percevaient les souffles des deux jeunes gens.. Puis Lylli parla. L'écho de sa voix résonna dans la tête du futur Chevalier. La même question...Combien de fois avait-elle été posé? Ou simplement pensé par Lyllianna? Kosuké avait toujours perçu ces pensées vagabondantes dans la tête de la jeune fille. Cette fois, il ne pourrait y échapper. Il devait bien lui dire la vérité. Il fallait seulement, à présent, que les dieux acceptent. Dans l'esprit du jeune homme, ils ne pouvaient juste PAS refuser. Il leur avait montré celle qu'il aimait plus que tout, pour qui il serait prêt à donner sa vie. Alors ils ne pourraient rien dire. Ainsi songea le dieu du temps. Lylli recula un peu et le regarda dans les yeux. Bon sang, comment faisait-elle pour être si belle? Il reposa ses mains sur le sol. Par où commencer son récit? Il n'épargnerait aucune bribe de son passé. Tout y passerait, qu'Ils le veuillent ou non. Enfin ce moment si attendu...depuis combien de temps voulait-il lui dire? Longtemps, certainement. Maintenant, c'était le moment.

-Je ne crois pas qu'il y ait de problème à ce que je te dise tout...au pire des cas, j'utiliserai la force pour les convaincre, bien que je ne fasse plus vraiment le poids contre eux...

Bon, d'accord, pour l'instant, il n'était pas du tout clair et le savait pertinemment. Elle n'avait qu'à attendre et les mots viendraient. L'écuyer respira un bon coup.

-Par où commencer...

Il semblait songeur. Rien de plus normal. Après tout, son passé était constitué de plusieurs éléments, et vallait mieux qu'ils aient une certaine organisation pour ne pas trop mélanger la jeune femme. Ses yeux se plissèrent un peu, se perdant pendant un instant dans le vide, puis revint brusquement dans ces de la jeune fille, une lueur vive les illuminants.

-Tiens, pourquoi pas par le début?

Il eut un sourire amusé, puis commença à parler.

-Mon père mortel, était un mélange de plusieurs sangs. Elfe, Pardusse( petite agitation sa queue de chat) et Tanieth, bien qu'il n'ait guère de signes physiques de cette dernière ascendance. Ma mère, quant à elle, était, ou est, car en fait, je n'ai plus de nouvelles d'elle depuis longtemps déjà, la Déesse de la foudre et de la vie. D'elle, j'ai hérité du sang céleste, mais mes pouvoirs furent tout autre que les siens. J'aurais techniquement dû être un Immortel ordinaire, mais mes pouvoirs se révélèrent beaucoup plus puissant que ces derniers, et c'est à contre-coeur de la part de plusieurs autres dieux qui ne m'aimaient pas, que j'obtins le statut de Dieu du Temps. Qui aurait cru cela possible? À l'âge de 4 ans, bien que je paraissais déjà beaucoup plus vieux, je savais déja arrêter le temps et l'avancer. Plusieurs êtres célestes avaient peur que je ne fasse une bêtise...ce qui aurait très bien pu être probable. On tenta de m'éduquer à la manière froide et stricte des Immortels et Dieux, mais je ne voulais rien savoir. Ma mère ayant disparu subitement, ils m'avaient tous sur les bras. Certains demeurèrent infatigables, et je dois t'avouer qu'ils m'impressionnent maintenant beaucoup d'avoir essayer de continuer à m'éduquer, même si je semais la pagaille partout.

Il s'arrêta un instant, le sourire aux lèvres.

-Avant de continuer, je tiens à te dire que j'ai essayer le plus possible de ne pas te mentir, mais j'avais quelques obligation...enfin, tu vas voir...Donc je continue.
J'allais toujours me balader sur Enkidiev, étant fasciné par ce peuple si étrange que constituaient tous les mortels. C'est d'ailleurs par un jour où j'étais assis dans une flaque d'eau sous un orage terrible, regardant la pluie d'un air émerveillé, que j'ai rencontré Hayden...M'enfin, passons cette histoire... J'ai donc continué ma vie en tant que Dieu, exaspérant à chaque jour un peu plus tous mes pairs, lorsqu'un jour, me promenant dans le désert, je suis tombé sur Drace. Je me demande maintenant pourquoi il ne m'a pas tué à cet instant. Peut-être tenait-il à me voir dépérir dans le monde des mortels, et pensait-il avoir adressé un coup aux Dieux? Bref, il m'a enlevé mon Immortalité et environ le ¾ de mes pouvoirs. À cet âge là, je n'arrivais pas encore à bien reculer le temps, je n'ai donc pas pu éviter cela... Et maintenant, même si je le voudrais, je n'arriverais pas à reculer si loin...je suis plutôt faible à vrai dire. Mais bon, pour continuer mon histoire, un Dieu, je ne me rappelle plus lequel, est venu me voir. Ils m'ont dit que ça leur était impossible de me redonner mon Immortalité....à vrai dire, je crois qu'ils voulaient plus se débarasser de moi que d'autre chose. Alors comme excuse à ce fait, il m'a dit que je servirais d'aide aux Chevaliers d'Émeraude, possédant quand même, des pouvoirs largement supérieur à ces derniers. Je me suis donc rendu au château d'Émeraude...je crois que j'avais 9 ans, ou quelque chose du genre, à ce moment. Le trois quart des études des élèves étaient déjà passé, mais Lyra m'a quand même accepté. J'étais heureux de pouvoir rejoindre les rangs d'Émeraude, naïf que j'étais. Enfin un peu de liberté, avais-je songé en ce moment. En plus, j'allais pouvoir rejoindre Hayden, qui était mon seul ami à l'époque...

Petite pause. P'tain, il avait parler pas mal là.

-Puiiis, je suis devenu écuyer à 10 ans, même si je n'en avais pas l'air, et je t'ai rencontré. Un jour, tu m'as posé des questions sur mon identité. Le pire, c'est que je t'ai répondu...mais que j'ai reculer le temps, sous ordre de Dieu du Son, qui m'avait enlevé toutes possibilités de parler, à moins que j'efface mon erreur. Ce que j'ai fait d'ailleurs...(sourire)Je crois qu'à ce moment là, tu ne m'as pas cru quand je disais que quelqu'un m'empêchait de te le dire non? En tout cas, je te comprends, j'étais vraiment pas clair...

Soupir.

-Donc, je crois que ça résume pas mal tout...désolé si j'ai presque tout lancer d'un bloc.


Il eut un sourire et des yeux d'excuses. Il espérait profondément que rien de cela ne l'avait trop affectée. Il avait un peu passé ses temps libres pendant qu'il était écuyer, mais bon, inutile qu'elle sache qu'il avait fréquenté beaucoup de filles... Si elle ne le demandait pas, à quoi bon lui dire? De toute manière, elle en avait probablement assez avec ça.
Kosuké résista à l'envie de l'embrasser. Zut, ses lèvres étaient beaucoup trop attirantes. Il devrait au moins attendre qu'elle digère et dise quelque chose...
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MessageSujet: Re: Soirée ambiguë ... [Drace - Kosuké - Lyllianna] Sam 24 Avr 2010, 11:32

Kosuké aussi retira sa main. Ils les posa ensuite toutes les deux au sol. Mais elle resta assise sur lui. Elle devait être lourde à la longue, était-ce une invitation pour qu'elle débarque? Elle ne le fit pas si tel était l'intention du jeune homme. Elle voulais au moins rester un minimum près de lui. Comme pour rattraper les années perdues. Puis il lui répondit d'un genre d'affirmation énigmatique encore pour elle. Il prit une grande respiration et se demanda où il pourrait commencer. Alors elle avait raison, il y avait là quelque chose d'intéressant. Son regard alla au loin durant un instant, puis revint à elle en en prenant soin d'embarquer une lueur quand ils la regardèrent. Il lui annonça l'évident, faisant brièvement rire Lyllianna. Un sourire compléta toute cette expression, puis il débuta. Et qui savais qu'il continuerais pour encore un bout? Pourtant, elle n'en resta pas moins intéressée, comme un petit enfant à qui on racontais une belle histoire de princesse. Gardant un air désinvolte, il garda son sourire tout au long de son récit.

Lyllianna ne garda aucunement son sourire. Elle ne le perdit pas graduellement non plus, même si cela aurais eu l'air plus naturel. Il partit d'un coup, tandis qu'il continuais de parler, et qu'elle évaluais la situation. Toutes les petites chose pas normales qui s'étaient produites par les passé lui venaient à l'esprit. De leur rencontre, jusqu'à ce jour. Tous les pouvoirs qu'il aurait du avoir pour la faire monter sur le cheval et apparaître à ses côtés, Ce qu'il aurait du pouvoir faire pour lui avoir mis le manteau sur les épaules... Ce n'était que du au temps, une seule petite chose, que tout le monde réclamais, du au manque de cette matière. Au moins, il lui avait déjà dit qu'il n'était pas un charme plus jeune et l'écuyère avait eu du mal à le croire, mais face aux Dieux?! Étant un Dieu lui-même, est-ce que c'était plus compréhensible? La jeune femme, même si elle croyais se souvenir de s'en être douté, en resta effarée. Troublée. Elle n'écoutais plus que d'une oreille ce qu'elle avait eu envie d'entendre depuis si longtemps. Depuis quand méritais-t-elle d'avoir un Dieu comme compagnon? Une nouvelle fois, des larmes lui revinrent, et elle n'essaya pas de les cacher, mais dévia son regard. Elle regarda ailleurs comme cela il ne remarquerais pas trop, et continuerait. Il n'avait pas voulu lui mentir. Ça, elle le croyait, et il ne l'avait pas vraiment fait. Mais peu après, il lui dit avoir perdu ses pouvoirs ayant croisé Drace qui lui avait surement voulu du mal, à lui, et au Panthéon. Une larme roula sur sa joue. Le futur chevalier ne voulu pas l'essuyer, car ce mouvement alerterais Koko. Elle pensais que quand bien même qu'il soit devenu mortel, il avait été un dieu et qu'elle n'avait rien fait pour valoir l'amour qu'il ne devait donner qu'à une seule femme. Ça lui faisait encore plus plaisir, mais qu'est-ce qui garantissait que ce Drace allais vivre pour toujours, et que quand il mourrais, peu importe ce qu'il avait fait à l'enfant qu'était Kosuké alors, ne se déferait pas, et qu'il pourrais à nouveau être un Dieu comme tous les autres? Si elle pouvait éviter cela, elle le ferait, mais qui souhaitais que Drace reste en vie? En fait, elle avait encore plus l'envie qu'il meure à cet instant.

Continuant, malgré les pensée tordues de son amie (Hahaha), il ajouta qu'il avait voulu le lui dire. L'écuyer eu beau se creuser la tête, elle ne s'en souvenais pas. Donc elle se laissa abandonner dans son récit. Essayant de son mieux de ne penser à rien d'autre. Il avait rencontré Hayden très jeune, mais, dans une flaque d'eau? Elle lui poserais des questions sur cela plus tard... même si ce n'était pas en cette soirée troublante. En fait, voulais-t-elle en savoir plus maintenant? Le Dieu du temps (Ahh j'peux enfin t'appeler ainsi, depuis le temps!!) continua tout de même. Il avait moins le trois quart de ses pouvoirs d'antan aujourd'hui? C'était quand même drôlement énorme. Dur à imaginer ce qu'il était capable de faire avant. Et elle n'essaya même pas. Le reste de son réçit se fit peut-être un peu plus bref: Celui qu'elle connaissait était une réplique très faible de qui il était avant. Les Dieux n'avaient pas pu lui rendre ses pouvoirs. Que c'était eux qui avaient décidé qu'il deviendrais un chevalier. Qu'il avait été heureux de rejoindre Hayden dans ce qu'il faisait. Mais, comment ça il avait été naïf? Il n'y avait absolument rien de mal à être chevalier jusqu'à cette date. Ou presque...Ensuite il lui dit qu'il était devenu écuyer à ses dix ans, comme Lyra l'avait accepté dans l'ordre malgré le fait qu'il n'ai pas autant d'études de faites que le reste des élèves. Est-ce que Lyra et Hayden connaissaient son réel statut? Pour Hayden, c'était clair, mais il restait à deviner pour le cas du chef des chevaliers. Pour conclure, il ajouta qu'elle avait déjà posé des questions auxquelles il aurait répondu, mais aurais du effacer tout cela en revenant légèrement dans le passé. Ah bon...

Elle se retourna vers lui. Il y avait tellement de choses qu'elle voulais lui sortir en même temps, qu'elle ouvrit la bouche, puis la referma. D'abord, elle n'était vraiment plus certaine de mériter d'être à ses côtés de la sorte, mais deuxièmement, s'il était devenu écuyer dès ses dix ans, c'est qu'il était de deux ans plus jeune qu'elle, il avait 17 ans! Pourtant, il avait déjà l'air, facilement, d'être dans la vingtaine, moralement et physiquement!! Puis elle remarqua l'expression qu'il affichait. Lylli eu un peu pitié de lui, mais ç'aurait dû être le contraire plutôt. Bah, selon elle. L'écuyer resta encore sans voix, le visage une seconde fois rougi à cause de plus tôt, mais essayant de chasser ces pensées très inconfortables. Il lui avait dit qu'il l'aimait, comment pouvait-il mentir? Mais une autre pensée entra alors dans son esprit. Avait-il déjà dit à une fille qu'il l'aimait? Même si selon elle, il semblais très sérieux, c'était tout de même la première fois qu'on lui disais quelque chose d'aussi gentil, et Lyllianna s'était plutôt facilement fait prendre. Même s'il ne s'agissait pas d'une mauvaise blague. Et même si quelque chose lui disais qu'elle ne voulais pas plus en prendre pour ce soir, ce fut malgré elle, que Lyllianna voulu tout savoir, comme si l'incertitude n'avait pas sa place dans son esprit. Elle se leva puis se retourna vers lui, un expression soudainement pas très convaincue au visage. Après tout se temps de toute façon, il devait bien avoir les jambes engourdies.

- Dis, t'as déjà dis à d'autres filles que tu les aimais... Ou les as embrassées... Ou, ou...

Mais qu'est-ce qui la prenais?! C'était sa vie privée ça! Il n'était pas du tout obligé de lui répondre. Mais tant qu'à l'avoir demandé aussi sèchement, elle voulais une réponse. Lylli n'avait pas spécialement envie de connaître la réponse, mais elle voulais savoir s'il lui mentirais, car encore une fois, elle était persuadée de pouvoir dire s'il était sincère ou pas. Les autres questions ou affirmations qu'elle voulais affirmées seraient pour tout de suite après. Prouvant qu'elle ne prévoyait pas vraiment sortir de la chapelle pour aller se coucher.
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Kosuké
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MessageSujet: Re: Soirée ambiguë ... [Drace - Kosuké - Lyllianna] Dim 25 Avr 2010, 15:05

( mini poste ._.)

Elle se leva, un air peu convaincu au visage. Pendant un instant, Kosuké se demanda si elle le croyait ou non. Probablement que oui, mais dans ce cas, pourquoi elle affichait une telle expression. De plus, maintenant qu'elle n'était plus proche, il avait le goût d'aller reprendre sa main, ou d'être plus près d'elle. Ramenant ses jambes à lui, il se leva également, quand Lylli parla.
Outch. Littéralement, ça portait un petit coup. Pas un gros, mais juste assez pour le raisonner. Avait-elle lu dans ses pensées ou quoi? Il aurait presque gagé que oui, et pourtant, il avait toujours sa barrière mentale d'érigé. Cette dernière, il ne l'avait pas enlever depuis...7 ans? Ou plus? Enfin, c'était impossible qu'elle ait lu dans ses pensées. Enfin, la question n'était pas de savoir pourquoi elle a posé cette question, mais plutôt qu'allait-il lui répondre? ...Non, elle avait surement aussi une raison de lui poser cela. Peut-être qu'elle ne le croyait pas sincère. Encore là, ça portait un coup. Comment lui dire que c'était elle qu'il avait toujours aimé contrairement aux autres? Elle pourrait surement croire qu'il disait cela à tout les autres. Quelque soit le chemin qu'il empruntait pour lui dire que c'était elle qui importait le plus, qu'importe les paroles, il aurait pu dire ça à tous les autres. Comme c'était stupide! Il n'avait pas cru se retrouver confronté à ce genre de situation. Après tout, il comprenait aussi Lylli de penser comme cela. Il pourrait faire mine de l'aimer et la lâcher quelques jours plus tard, comme il l'avait fait avec tant de filles auparavant. Toutes ces filles qu'il laissait parce qu'elles n'étaient pas comme celle qu'il aimait réellement. Parce qu'elles n'agissaient pas comme Lyllianna, parce qu'elles n'étaient pas elle. Elle qui maintenant, suspectait qu'elle était peut-être comme les autres. C'était un peu frustrant après tout ce qu'il avait enduré et penser à son égard. Combien de fois s'était-il réveiller dans le lit d'une auberge, à côté d'une fille, en pensant amèrement que c'était vraiment seulement l'écuyère de Zeïlia qu'il aimait? Beaucoup trop pour qu'elle puisse oser en douter.

Soupirant, le Dieu du Temps se leva à son tour.

-Oui...je n'ai pas grand chose à ajouter. J'ai fréquenté plusieurs filles et je suis souv...parfois ( toute vérité n'est pas bonne à dire aller loin. Je te dirais bien que tu es la seule que j'ai vraiment aimé et que j'aime, mais je suppose que ce n'est pas vraiment convainquant.

Il s'approcha d'elle.

-Il n'y a aucun mot qui pourrait vraiment te convaincre et effacer tous doutes.

C'était une constatation plus qu'une question. Il ne savait pas vraiment quoi faire...non, à moins que... Il prit la main de Lyllianna avec douceur et lui lança:

-Alors sonde-moi.

Voilà, c'était ça, la solution. Elle pourrait tout voir. Elle verrait qu'il ne mentait pas. Elle pourrait voir son passé, fouillé au plus profond de son être, peut-être même comprendre certains de ses actes mieux que lui-même.
Sachant que c'était une bonne solution, il abaissa ses frontières de glace avec lenteur. Tout ce qu'il pensait pourrait être entendu par les personnes qui étaient à proximité. Et heureusement, il n'y avait que Lyllianna. L'impression de...faiblesse et fragilité, plutôt désagréable l'emplit. Il avait le sentiment d'être un livre ouvert que chacun pouvait lire à son gré. Ahh, voilà. Il se sentait absolument vulnérable. Mais pour celle qu'il aimait, ce n'était qu'un minuscule sacrifice. Il voulait vraiment qu'elle voit tout, même si certains détails pourraient lui déplaire, comme ses nombreuses relations. Pourtant, elle verrait bien que tout n'était qu'arnaque. Kosuké était un beau parleur, mais le coeur lui, ne mentait pas. De même que les pensées. Elle verrait ses faiblesses, ses forces, ses bêtises, son arrogance passé, ses rencontres avec les autres dieux, avec Drace, ses entraînements, mais surtout, surtout, ses sentiments. Le malaise de ne jamais pouvoir serrer Lylli dans ses bras, la retenue dont il avait fait preuve, l'amour qui l'emplissait à chaque fois qu'il posait les yeux sur elle. Tout ça, il fallait qu'elle le voit de ses propres yeux. C'était peut-être étrange, pour elle, d'entendre tout ce qu'il pensait à l'instant. En tout cas, elle verrait qu'il souhaitait qu'elle le connaisse mieux, qu'elle n'ai plus de doute, qu'elle soit au courant de tout ce qu'il avait vécu. Tout serait si plus facile que de simples mots auxquels nous ne sommes même pas certain de pouvoir se fier.

Kosuké lui serra la main. Il l'aimait tant. Il pourrait tout faire, pour elle. Probablement même mourir. Et cet amour, qu'il avait garder secret pendant si longtemps, pourrait peut-être bientôt s'épanouir.

( si t'as des questions sur ce qui est dans la tête à Koko/ ce qui s'est passé ou etc, tu poses =3...enfin, si tu sondes ^^')
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MessageSujet: Re: Soirée ambiguë ... [Drace - Kosuké - Lyllianna] Sam 01 Mai 2010, 14:27

Kosuké replia ses jambes sur lui-même, puis se leva, en réponse à son geste.

- Oui...

Oui il l'avait fait, oui il le regrettais, oui il était parfois allé un peu loin. Cette réponse, contrairement à un simple non, voulais tout dire. Elle était tellement claire. Lyllianna continua à le regarder sans le comprendre, faisant donc en quelques sortes preuve de froideur, tandis qu'il se frustrais qu'elle pense ainsi. Kosuké s'approcha néanmoins de quelque pas, l'obligeant à lever la tête un peu plus pour le regarder dans les yeux, cherchant à y trouver la vérité. Il lui semblais qu'elle l'aimait malgré cela, mais Lyllianna ne voulais pas qu'il se joue d'elle. Après avoir conclu de des mots ne suffisaient jamais dans de telles situations, Koko lui pris une main, très doucement, peut-être animé par la peur qu'elle rejette ce simple mouvement. Mais elle ne bougea pas et fut un peu, il faut l'admettre, rassurée par ce geste.

- Alors sonde-moi.

Il était très sérieux. Les deux étaient sérieux. L'un cherchait à comprendre, être sure, l'autre espérait se faire comprendre. C'était pas mal parfait. Progressivement, comme pour prouver qu'il était sincère, le blondin qu'elle avait alors connu, pourtant si chaleureux, avait toujours gardé une barrière devant lui, l'abaissa. Elle ne s'en était jamais rendue compte. Cela voulais dire qu'il l'avait mise bien avant qu'ils ne se connaissent. Faire cela avait du le rendre inconfortable. Comme si tout d'un coup il se déshabillait devant elle, exposant toutes les petites imperfections dont elle ne s'était jamais douté. Mais n'étant pas pressée et voyant la nuit s'allonger devant elle, pour qu'elle puisse en profiter, Lyllianna y alla doucement. Effleurant d'abord son ami de ses sens magiques, juste pour le tester, voir s'il se refermerais de nouveau, elle put capter ses pensées. Mais seulement elles. Kosuké était plutôt préoccupé par ce qu'il savait qu'elle allait découvrir.

Voyant qu'il faisait des efforts pour la laisser se balader dans son esprit, Lyllianna poussa ses sens magiques un peu plus loin, même si elle était un peu effrayée de ce qu'elle allais découvrir. Le futur chevalier lambina son attention sur le passé de Koko. Ce qu'il lui avait raconté était bien là. Mais poussant un peu plus loin, en revenant graduellement vers le présent, il y eu des détails qui n'avaient jamais été dit. Kosuké se retrouvant avec une fille dans les bras, lui soufflant des mots doux à l'oreille, faisant la journée de la jeune femme. Mais ses pensées étaient tout autre. Il s'amusait de voir la facilité avec laquelle, le spécimen qu'étaient les filles, se laissaient charmer, sans jamais penser à ce qu'il y avait par en arrière. C'était aussi souvent pour cette raison, qu'il la laissait, et allais vers une autre fille, allait un peu plus loin avec elle, car pour se rendre intéressante, elle jouais les durs à avoir, mais à la fin, elles étaient toutes les mêmes. Si facile d'approche. Tellement, que souvent, il finissait bien plus loin avec l'une ou l'autre, qu'il l'avait même souhaité. Ces petites scènes, elle n'y resta pas. Très mal à l'aise par ce qu'elle découvrait. Tout ça, c'était tellement personnel. Puis il rencontra Lyllia. Il avait d'abord été devant l'écurie, à ressentir les émotions de la fillette, se demandant ce qui pouvait bien les causer. Cela fit un léger choc à la spectatrice, de se voir (bien que plus jeune) ainsi que d'entendre chaque pensée du jeune homme (c'est le cas de le dire puisqu'il est plus jeune qu'elle) face à la situation. Le fait qu'il se sentais un peu moqueur devant sa peur des chevaux fit la fille se pincer la lèvre. Koko lui serra aussi la main, comme pour lui montrer qu'il était encore là. La première fois qu'il avait faillit lui donner un surnom. Lylli...anna. La jeune femme faillit rire un peu. Ayant déjà oublié ce qu'elle avait vu plus tôt, elle continua sur leurs rencontres. Surprenament, Koko s'était attaché à elle bien plus rapidement qu'il en avait laissé l'impression. Ou bien elle avait été très naïve, très longtemps. Puis elle réalisa qu'il l'aimait depuis un bon bout déjà. Tiens, il l'avait observée quand elle avait dansé avec le jeune Nathan. C'était là qu'il s'était admis ses sentiments. Et elle n'avais rien vu. Faisant fi de tout ce qu'il ressentais à son égard, agissant avec lui de façon très proche, sans se rendre compte de rien. Même pas de ce qu'elle-même avait commencé à ressentir pour lui. Et l'amour qu'il ressentais pour elle, présentement, la jeune femme n'eut pas à le chercher bien longtemps. Semblable à ce qu'elle aussi ressentais, il était tout autour d'elle, l'enveloppant. Ça aurait dû être assez pour la faire croire qu'il avait raison. Qu'il ne lui mentais pas. Qu'il ne lui mentirais jamais. Alors pourquoi avait-elle voulu aller plus loin? En quel honneur? Est-ce qu'elle doutait de lui? Pourtant... non. Peut-être que Kosuké croirait que le contraire était vrai. Mais cela était faux. Si elle-même aurais pu remonter dans le temps, elle se serais arrêtée. Mais putain, pourquoi se sentait-elle si mal à présent!? Il l'avait invité à le faire pourtant...

La rouquine serra la main de Koko en retour. Ayant peur qu'il ne la lâche. Tout d'un coup, elle craignait que le doute qu'elle avait eu l'ai blessé. Bien qu'il n'en afficha rien. Mais au moins, elle savais qu'il ne se moquais pas d'elle. Toutefois, elle n'osa pas faire un nouveau rapprochement trop brusque, bien qu'elle en ai envie... Lyllianna garda tout de même la main de Koko dans la sienne, et s'appuya contre lui. La tête sur le côté, l'oreille contre son torse. Elle pouvais sentir son cœur battre, et elle voulais continuer à l'entendre.

- Désolée. Je n'aurais même pas dû...

Elle laissa sa phrase en suspension, laissant deviner qu'elle aurait pu la continuer. Se sentant encore mal d'avoir accepté de le sonder. Premièrement, car il n'y était pas du tout habitué, puis parce que, c'était tout simplement méchant d'être une intruse sur tout ces souvenirs...
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MessageSujet: Re: Soirée ambiguë ... [Drace - Kosuké - Lyllianna] Dim 02 Mai 2010, 19:51

Elle commença donc à le sonder. Sentir une présence mentale autre que la sienne, cela faisait si longtemps que ça ne lui était pas arrivé. Et c'était tout sauf confortable. Il devait se retenir à grand peine de ne pas ré-ériger brusquement sa barrière. Du calme...Au début, elle ne faisait que l'effleurer, puis elle rentra carrément. Le futur Chevalier eut un bref mouvement de tête sur le côté, par réflex, mais il ne fit rien d'autre. Elle verrait ce qu'elle voudrait. Bien sûr, Kosuké suivait son parcours, il pouvait savoir ce qu'elle voyait et ce sur quoi elle passait à côté. Elle débuta par regarder le passé, probablement pour s'assurer que tout ce qu'il lui avait dit était vrai. Étrange, car auparavant, elle le croyait sur le coup. Qu'est-ce qui lui avait fait changer d'avis pour douter de la sorte de son ami? Peut-être était-ce parce qu'elle venait de réaliser qu'il lui avait caché beaucoup de chose. En tout cas, avec un peu de chance, après cela elle lui ferait confiance, peut-être...
Elle finit d'observer son passage chez les dieux, puis elle revint plus au présent, lorsqu'il était adolescent...et lorsqu'il charmait les filles du village. Ça, ça ne risquait pas de lui plaire, à Lylli. Mais il lui avait dit qu'elle pouvait tout regarder, donc qu'elle le fasse, mais qu'elle ne soit pas étonnée ou choquée. Dans un sens, c'était un peu étrange, car Koko s'imaginait que si c'était lui qui aurait été dans la situation de son amoureuse, il aurait été plus que jaloux, surtout de savoir qu'elle faisait cela même depuis qu'il se connaissait. Heureusement, il n'était pas dans le cas de l'écuyère de Zeïlia, mais bien dans le sien. Il aurait peut-être pu être honteux de ses agissements, mais il ne ressentait nullement ce sentiment. Il n'avait jamais forcé ces filles à coucher avec lui, ni à l'embrasser d'ailleurs. Chacune était tous pareils et agissait presque toujours de la même manière. Avec un certain recule au début, tentant de faire la forte. Ce n'était qu'avec amusement que le blondin avait su charmer toutes ces demoiselles qui s'imaginaient probablement une relation longue et romantique. Pauvres elles tout de même. Pour d'autre, il y avait eut moins de larmes. Parfois, l'un ne connaissait même pas le nom de l'autre et vice versas. Ce qui les réunissait n'était que plaisir charnel et rien d'autre. Que voulez-vous? Kosuké était un homme, voilà tout. L'idée que Lylli puisse voir tout cela était plutôt agaçante, mais par chance, elle n'y resta pas trop longtemps et passa rapidement à d'autres scènes, pendant que l'écuyer ne bougeait toujours pas. Ce qu'elle vu par la suite était plus doux un peu. Elle s'aperçut que cela faisait bien longtemps que le jeune homme était amoureux d'elle. Elle continua ainsi, tandis qu'il la laissait faire.

Sans qu'elle le sache, il alla lui même dans ses pensées, pour voir ce qu'elle pensait de tout cela. À la fin, il n'y trouva qu'un malaise intense d'avoir ainsi violé l'intimité de son ami. Elle lui serra la main et s'accota contre lui. Ce contact. Il l'aimait tellement. Il pourrait passer des jours à avoir Lyllianna ainsi appuyée sur lui. Elle prononça des excuses, comme quoi elle n'aurait pas dû agir de la sorte. Kosuké, lui, ne lui en tenait pas rancœur. Certes, elle aurait pu refuser tout simplement de le sonder, ou seulement s'arrêter en ressentant tout l'amour qu'il éprouvait pour elle, mais...c'était Lylli, et elle était curieuse, alors que dire de plus? La curiosité peut être un défaut aussi bien qu'une qualité.
L'écuyer de Curtis déposa ses lèvres sur la tête de celle qu'il aimait, puis passa sa main qui était libre dans les cheveux rougeoyant de son ami. Il la repoussa doucement, histoire de la regarder dans les yeux, comme elle l'avait déjà fait quelques minutes plus tôt. Ne relâchant toujours sa la main de Lylli qui était plus petite que la sienne, il sourit, soupira un peu, puis dit finalement:

-Pas de problème voyons, si tu savais le nombre de fois où j'ai regardé ce que tu pensais. Quoi que, je ne l'ai pas vraiment fait récemment, probablement parce que je craignais de connaître tes sentiments à mon égard.

Il eut un autre sourire, puis il embrassa une nouvelle fois les lèvres si attirantes de son amie. Pour s'en être si longtemps privé, c'était rendu une drogue à présent. Mais il se retira assez rapidement, abordant un sourire amusé, pour dire une autre chose à la jeune femme, d'une voix quelque peu moqueuse, sans méchanceté bien entendu.

-D'ailleurs, à ce sujet, j'espère être fixé...

Sans attendre la réponse, il l'attira vers lui doucement, par la taille, pour l'embrasser à nouveau, tendrement et fougueusement. Il l'aimait tant que ça en était indescriptible. Les évènements du lendemain ne lui rentrait même pas en tête. Tout ce qui importait vraiment, c'était ce moment présent, où tous ses rêves les plus fous et les plus espérés semblaient prendre vie d'une manière stupéfiante. Ces baisers si longtemps attendus, ce contact tout autant désiré, tous prenaient vie comme par enchantement, dans cette chapelle qui au début semblait lugubre. L'ambiance avait changé, c'est tout ce qu'on pouvait dire.
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MessageSujet: Re: Soirée ambiguë ... [Drace - Kosuké - Lyllianna] Mar 18 Mai 2010, 08:10

Koko posa ses lèvres sur la tête de Lyllianna, glissant sa main sur le côté de la tête de cette dernière. Sous ses cheveux. Ce geste l'apaisa un peu, la laissant deviner que ce n'était pas grave. Ce qui acheva de lui donner raison, furent ses paroles. Il avait souvent suivit les pensées de la petite rousse, mais pas dernièrement, par peur d'y découvrir ce qu'elle pensait de lui. Et il avait eu raison d'agir ainsi. Ç'avait été ce soir que Koko lui-même avait fait naître le sentiment qu'était l'amour, dans le cœur de l'écuyère. S'il l'avait sondée, avant, il aurait été déçu. Car elle ne pensait à lui que comme un ami. Même si c'était son meilleur ami. Peut-être que ça aurais évolué plus tard, ce sentiment qu'elle avait parfois près de lui, mais est-ce que son ami se serais désintéressé? Ou est-ce qu'il aurait aurait continuer à vivre des aventures avec ces différentes filles, en attendant qu'un de ces jours, ce qu'il avait trouvé dans la tête de son amie change? Elle avait beau penser à cela, tout lui faisait dire le contraire. Et puis, elle n'aimais pas penser à tout ça. Il était quand même mignon d'avoir eu peur de fouiller, ne serais-ce qu'un peu, dans l'esprit de la jeune femme. Même s'il n'avait pas eu tort. Elle hocha donc négativement la tête, à la suite de ce qu'il dit, un sourire vaincu mais pas pour le moins moqueur, affiché au visage, avant qu'il ne se penche pour l'embrasser. Elle ferma les yeux, lui rendit son baiser, mais fut déçue de devoir les rouvrir très peu longtemps après, quand il se retira, mettant fin une nouvelle fois à ce contact qu'elle commençait à apprivoiser. Pourtant, elle était contente de sentir le blondinet aussi proche d'elle. Presqu'à elle, comme elle était presque à lui, se promettant silencieusement de lui rester fidèle. Même si le futur chevalier savait que le contraire serait impossible à présent.

- D'ailleurs, à ce sujet, j'espère être fixé...

- Quoi!? Tu doutes encore? Mais... mais...

Koko se moquais d'elle, il la pris par la taille et l'attira vers lui, ne lui laissant pas le temps d'en dire plus. Il l'avait toujours taquinée, ça ne changerais pas. En fait, elle ne sut pas s'il le faisait exprès, mais Lyllianna cru qu'il avait dit ça pour lui montrer qu'ils resteraient de bons amis, malgré leur statut d'amoureux. La cœur de la jeune rousse se calma. Pas parce qu'elle ressentait moins de plaisir à être ici avec lui, mais parce qu'elle commençait à être habituée, à être moins gênée.

Koko cette fois, ne la lâcha pas. Ce fut elle qui rompit l'embrassade. Sans le faire méchamment, mais plutôt, lentement, Lyllia prit les mains de ce dernier et les retira de sur sa taille. Elle en garda une en main et le traîna vers la sortie de la chapelle. Mais ils n'en sortirent pas. L'écuyère rousse tira le Dieu du temps vers les banc, et le poussa sur l'un deux pour qu'il y soit assis. Puis elle s'assit sur lui, face au blondinet. Elle aussi commençais à oublier la journée du lendemain. En fait, à ne pas penser à rien d'autre qu'au moment présent. C'est avec amusement qu'elle se demanda si Kosuké aussi pouvait tout négliger, du passé et du présent, en temps que formel Dieu du temps. Mais elle vit que ce n'était pas impossible, car peut-être que sinon, il serais en train d'en parler, rompant l'ambiance qui régnait, et qui se préludait. Mais il n'en fit rien, lui prouvant le contraire. Elle alla quérir un autre baiser de sa part, ne trouvant rien d'autre à faire que cela et se coller contre lui. Ses mains trouvées libres, le futur chevalier les enlaça autour du cou de ce jeune homme, tenant sa nuque délicatement. Ce fut un peu sournois de sa part, mais profitant du fait qu'il n'avait pas relevé la barrière magique entre elle et ses pensées, Lylli s'y glissa juste un peu. Ce fut assez pour y trouver ce qu'elle cherchais. Le sentiment d'amour de Koko, il était si réconfortant. En échange, elle lui envoya une vague d'amour.

- Merci... Pour ce soir.

Lyllianna se posa ensuite sa tête dans le cou de Koko et ferma les yeux, et replaça ses mains dans son dos.
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MessageSujet: Re: Soirée ambiguë ... [Drace - Kosuké - Lyllianna] Mar 25 Mai 2010, 17:58

Doucement, ce fut elle qui se sépara de lui. Ses lèvres quittèrent les siennes tandis qu'elle abaissait également les mains de Kosuké qui la retenaient. Un doux sourire éclairait toujours la face du Dieu du Temps. Elle lui prit une main puis le tira. Le jeune homme se demanda pendant un instant si elle comptait sortir, mais à son grand soulagement, elle ne se dirigea que vers les bancs, pour ensuite l'y pousser, lui arrachant un sourire amusé. Sans préavis, elle s'assied sur lui tandis que lui la contemplait d'un air presque rêveur. Il était plus qu'aux anges. Vraiment, il aurait donné tout pour vivre ce moment, et voilà qu'il n'avait fait que parler pour avoir le même résultat. Elle l'embrassa à nouveau, déclenchant de nouveaux frissons de plaisir chez le jeune dieu. Lorsqu'elle rompit, il la sentit s'immiscer dans ses pensées plus ou moins subtilement. Qu'elle fasse ce qu'elle veule, vraiment. Tant qu'elle y trouve que qu'elle y cherche. Cela ne dura pas longtemps, car aussitôt arrivé, elle déguerpit. Celle qu'il aimait passa la bras autour de son cou, pour lui murmurer un remerciement pour la soirée. Le même sourire subsistait sur la figure du blondin. C'était à lui de la remercier, pas à elle. Elle ne savait pas à quel point elle venait d'enchanté sa vie. Presque tous ses rêves étaient réalisés grâce à ses seuls gestes et paroles. Auparavant, l'univers tournait autour d'elle, mais le doute faisait que ce dernier avait quelque accrochages et qu'une infime partie le retenait à l'extérieur. Maintenant, il pouvait se laisser aller en érigeant sa vie autour d'elle. À l'instant, il ressentit un léger malaise et il sut par une pensée qui ne serait jamais venu d'elle même, que les dieux tenaient à lui rappeler qu'il était là pour aider l'ordre d'Émeraude pendant la guerre. Abordant une grimace intérieur, Kosuké se répondit à...lui-même, qu'il avait assez combattu les deux dernières années. Certes, ce n'était pas fini et malheureusement, certains royaumes étaient maintenu sous la gouverne de l'Empereur et de ses partisans. Donc oui, il y avait la guerre présentement et non, il n'avait pas oublier son rôle. Simplement, il ferait tout pour protêger Lyllianna, s'il devait retourner sur le champs de bataille. Il mourrait pour elle, tout bonnement. Après tout, il n'était plus immortel. D'ailleurs, s'il mourrait, comment les dieux le prendraient-ils? L'empêcheraient-ils de mourir? Quand même que ça l'arrangerait car de un, il ne voudrait pas faire de peine à celle qui détenait son cœur et de deux, il pourrait continuer à vivre sa vie qui lui semblait être si pertinente à présent.

-Mais ce n'est rien, c'est plutôt moi qui devrait te remercier.

Lui souffla-t-il à l'oreille d'un ton quelque peu charmeur.
Tendit qu'elle s'accotait contre lui en abaissant ses mains dans son dos, il la serra contre lui à son tour lorsqu'il reçu la vague d'amour. C'était si pur, si bon, si dépourvu de toute méchantes ou mauvaises intention, si riche. Intérieurement, Kosuké remercia les dieux de ne pas lui avoir rendu son immortalité lorsqu'il était petit. Car après tout, il ne serait pas aller quérir l'aide des Chevaliers d'Émeraude si ça aurait été le cas. Et il n'aurait jamais pu rencontrer cette si charmante jeune femme. La mortalité était une bien petit compensation en échange d'un amour véritable. À ce moment, il se surprit même à plaindre les autres êtres célestes qui restaient dans leur panthéon. De plus, la majorité du temps, quand ils devaient se...reproduire, c'était uniquement par besoin et non pas nécessairement par amour. S'il en ressentait quand même un peu, ce n'était rien en comparaison de l'amour des mortels. Comme si lorsqu'on était immortel, en plus de ne pas ressentir la douleur et de ne pas avoir faim, tous les sentiments et émotions se voyaient diminués d'intensité. Seuls ceux qui désobéissaient ou avaient beaucoup de volonté s'en sortait de ce côté là.
Le Dieu du Temps se demanda avec amusement si Lylli allait réfléchir au fait qu'il soit un dieu. Officiellement, elle n'était pas insensible et elle ne s'était peut-être pas encore rendu compte de ce que tout cela apportait et changeait dans un sens.

Il commençait à se faire tard. Très tard. Demain c'était l'attribution, il leur faudrait essayer d'être un tantinet reposés. Faisant face à cette énervante réalité, l'écuyer se leva et soulevant doucement sa princesse sans qu'elle touche par terre. Rapidement, il sonda la chambre de Lylli pour s'apercevoir avec satisfaction qu'elle était vide. Il se matérialisa dans celle-ci en compagnie de la jeune fille. Il avait fait bien attention à ce que ce petit voyage ne soit pas trop déstabilisant. Koko la déposa délicatement sur le sol, tandis qu'elle était debout, puis il lui sourit dans l'obscurité de la chambre.

-Demain sera un tout autre jour auquel j'ai déjà hâte, juste pour être avec toi à nouveau.

Il s'approcha d'elle, l'attira vers lui, frôla ses lèvres pour finalement lui déposer un baiser sur le front. Il recula un peu puis murmura:

-Bonne nuit Lylli...

Il se dématérialisa peu après et se rendit dans sa chambre, ayant déjà hâte au lendemain.
Le temps viendrait et passerait, de toute manière, à moins qu'il ne fut arrêter par cet énergumène qu'était Kosuké, il suivait tranquillement son court.
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Soirée ambiguë ... [Drace - Kosuké - Lyllianna]

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