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Recrutement

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MessageSujet: Recrutement Dim 28 Mar 2010, 14:48

Quelque part en Enkidiev

Nul doute que les bas quartier était bien un endroit où personne n’aurait voulu trainer les pieds après minuit. Comme à toute autre heure de la journée. Car bien que quelques gardes à l’allure menaçante rôdaient jours et nuits, la dépravation semblait investie de chaque pierre des rues, de chaque gloussement de femmes aux atours légers, de chaque bruits de pas furtifs et fugitifs. Pourtant, Asmael y respirait comme en pleine montagne. Voila un lieu où les hommes avaient touché le fond, le plus profond ravin de la débauche et c’est dans cette optique qu’il venait chercher l’homme qui lui avait donné rendez-vous. Asmael venait de rentrer dans le périmètre des bas quartier. La nuit tombait doucement et des torches commençaient à apparaitre un peu partout, tout comme les premiers curieux qui sortaient de leurs habitations, impatients de savoir de quelle fortune serait fait ce soir.

Bien que les plus extravagants personnages passaient leur temps dans ce genre d’endroit, les gens semblaient surpris et… inquiets de l’apparence d'Asmael. Dans son armure de cuir intégrale, agrémenté d'un masque représentant la face d'un dragon pas moins impressionnant, c’est vrai qu’il avait de quoi dominer et, oppresser. Comme si cela ne suffisait pas, deux grands gaillards à l’air farouche l’accompagnaient. Deux purs soldats, violents et brutaux à souhait. Asmael les avait sélectionnés justement car ils étaient sans foi ni honneur. Des guerriers pour qui l’honneur n’était qu’une serpillère. Des guerriers mortellement dangereux car ils ne reculaient jamais devant rien. C’était la loi de la survie pour ces soudards, et c’est tout ce que réclamait Asmael. Le quartier en lui même présentaient des espaces assez ouverts, mais le véritable cœur de cette petite cité du crime était constitué d’un véritable dédale de ruelle plus étroites et plus longues les unes que les autres. Aussi, lorsque les trois hommes arrivèrent devant l’établissement que cherchait Asmael, la pénombre avait totalement envahi les rues, déjà pas très éclairés en pleine journée. Partout, du bruit retentissait. Rires, cris de joie, cris d’horreur, parfois un peu les deux, les lieux devenaient une véritable bâtisse hantée pour les honnêtes gens.
Mais bien entendu, même dans un chaos pareil, l'ordre existait et il était dicté par le crime. En effet, les gangs avaient la main mise sur le quartier qu'arpentait pour le moment Asmael. Les trois hommes avançaient sans hésiter dans des rues de plus en plus louches. Asmael se dirigeait comme s'il avait toujours vécu en ces lieux, pourtant, c'était seulement la deuxième fois qu'il y mettait les pieds. La dernière fois c'était... Non, il ne préférait pas y penser. Au détour d'une rue, cependant, le voyage d'Asmael faillit bien s'écourter. Un homme s'était tenu contre le mur un instant plus tôt et dès que le l'assassin était passé, il s'était jeté sur lui, dague au clair. Voyant arriver la menace trop rapidement, Asmael savait que s'il cherchait à dégainer son épée, il n'aurait pas le temps de se décaler. Bien qu'il fut protégé par une bonne armure, une dague aussi acéré que celle là, frappée judicieusement s'enfoncerait profondément et le métal empêcherait tout simplement la dague de ressortir, au lieu de protéger son porteur. Cet homme était donc certain de mourir, car même s'il réussissait à toucher sa cible, il ne pourrait plus dégager son arme.


C'est ainsi qu'Asmael eu tout juste le temps de frapper le bras de son adversaire avec son poing pour détourner la lame. En plus, son agresseur visait la tête... L'homme, emporté par sa propre force s'effondra contre les pavés. Il ne tenta même pas de se relever ni d'affronter les deux gardes d'Asmael qui lui tombaient déjà dessus. Il saisit sa lame et se l'enfonça dans le buffet. Une mort rapide. Asmael bouillonnait. Qui avait bien pu essayer de le tuer?

Les trois s’arrêtèrent devant un petit immeuble, en vérité le plus bas de la rue. Sur le fronton, un dessin équivoque vantait les mérites de la maison puisqu’il représentait deux jambes de femmes croisées avec l’inscription « Chez Jhad, tous les plaisirs sont bons pour le corps et joyeux pour les bouches ». Le jeune seigneur ne s’en formalisa pas et frappa trois coups à l’aide du heurtoir. Dès cette annonce, de nombreux visages féminins fleurirent sur toutes les petites fenêtres du bâtiment. Si les deux soudards levaient les yeux vers les jolis minois prometteurs de ces filles, Asmael ne broncha pas et resta concentré sur la porte qui restait pour le moment close.


Le battant s’ouvrit de moitié et une tête apparut dans l’embrasure. Une figure de malfrat. Teint blafard, cheveux sales et en bataille, dents écartées… Son nom était comme signé sur sa face. Le personnage détailla les individus rapidement mais lorsque son regard se reposa sur Asmael, ses yeux s’écarquillèrent et il essaya de claquer la porte aux visiteurs. Mais c’était sans compter la rapidité du jeune homme qui plaça son pied cerclé de fer et bloqua la porte. D’un grand coup d’épaule, un de ses gardes renversa le petit passeur qui venait de prendre la porte en pleine face. Asmael pénétra alors dans le bâtiment. L’air était chargé de fumée, dont les odeurs n’étaient pas toutes connues de la plupart des civils. Pipes, encens, feu de cheminée, tout était mélangé dans une atmosphère surchargée. L’entrée du bâtiment était chichement décorée avec un manque flagrant d’esthétique puisque trois des murs étaient peints en rose, tandis que le dernier, celui qui menait à la suite de l’établissement était violet. Mais les clients qui pénétraient dans ce lieu ne le faisait pas par hasard et n’était pas arrêté par ce genre de détail. Tandis qu’Asmael regardait autour de lui, le petit homme qui lui avait « ouvert » essayait de se faire tout petit et de regagner la porte par laquelle il espérait peut-être s’enfuir. Cependant, un seul coup d’œil d’un des deux soudards le réduisit à l’état de statue. Voyant qu’on ne venait toujours pas lui ouvrir la seconde porte, Asmael commença à s’impatienter.

« Bon… Staurk, je crois que notre ami a besoin d’un petit stimulant. »
Souriant de toutes ses dents noircies, le plus grand des trois hommes s’approcha du petit passeur, et dégaina sa lame. L’homme essaya de s’enfuir et se jeta contre la porte du vestibule, qui demeurât close. Bien qu’il hurlait et se débattait, Staurk n’eut aucun mal à le maitriser et à le mettre à genoux devant la porte, lame contre la gorge. Asmael se demanda si l’homme allait commencer à pleurer, mais il se retint. Alors, le fils d’Asgard tambourina contre la porte.

« Jhaâd, je sais que tu nous regarde. Ouvre cette maudite porte, où tes murs seront tâchés du sang de ton… Rat. Ouvre ou je passe en force, et tu n’aimeras pas ça. »

Après quelques minutes d’attente ponctuées par les sanglots du bonhomme qui avait finalement pas résisté à la tension, le battant s’ouvrit à la volée sur un homme émacié, vêtu comme un prince et souriant de toutes ses dents. Jhaâd était en effet un petit homme bien peu courageux, mais fourbe et rusé, et surtout extrêmement riche. Son établissement était l’un des plus prestigieux des bas quartiers et bien que l’apparence fut négligée, on vantait les mérites de ses filles jusqu’aux quatre coins du monde. Jhaâd était paré d’innombrables colliers, tous plus lourds les uns que les autres et de nombreuses bagues ornaient tous ses doigts..

« Asmael, mon vieil ami ! Cela fait si longtemps ! Je suis heureux que tu ai pu te rendre jusqu’à chez moi sans incident ! Si tu savais, les affaires marchent tellement mal en ce moment…
-Garde tes vilaines de grand-mère, l’ami. »
répondit Staurk qui dégaina un autre couteau et le pointa sous le nez du « commerçant ». La lame était magnifiquement forgé, c'était celle de leur agresseur, qu'ils avaient rencontré un peu plus tôt, un "J" était gravé dessus. Le marchand fit une grimace de dégoût tandis qu’Asmael se rapprocha dangereusement
-Asmael, je te jure que je ne sais pas qui a pu faire ça. On m’a piqué ma dague la semaine dernière alors…
-Ne te justifie pas Jhaâd, je sais très bien que tu as essayé de m’assassiner, mais tu crois vraiment que j’aurai pris la peine de mourir avant d’avoir reçu mon du ? Le du que tu me doit ?
-Haha, bien entendu, bien entendu. Allez suivez moi, ne restez pas plantés là ! »


Les trois hommes franchirent alors la deuxième porte, abandonnant le passeur. Lorsqu’ils arrivèrent dans la partie principale de la maison, l’atmosphère changeait totalement. Les murs étaient de couleur ocre et les fenêtres magnifiquement ouvragées d’ébène accentuaient le côté déjà sombre de la cité dans la nuit. Quelques torches flambaient au mur et partout sur le sol, des coussins étaient disséminées, accompagnant volontiers quelques canapés et fauteuils. La fumée ici, ne dégageait pas d’odeur âpre mais bien au contraire laissait percevoir les effluves de délicats parfums. Arrivé au bout de la pièce, Jhaâd se laissa tomber sur un fauteuil et détailla les droits individus qui se trouvaient devant lui, debout, stoïques.

« Bah, vous allez pas rester comme ça ? La soirée va bientôt commencer, voyez, la pièce est vide, tout le monde se prépare ! Et vous ferez bien mieux d’en faire autant. Puis Asmael, vu comment tu es sous ton armure, tu vas faire un tabac. J’ai préparé une fille spécialement pour toi, tu vas voir, c’est du tonnerre ! Héhé. Troisième chambre au deuxième étage. Et tâchez de vous dépêcher ! Emeraude ! Amène trois tuniques à nos étrangers.. »

Une jeune fille arriva en haut des escaliers et esquissa une rapide pirouette devant les étrangers et les invita à la suivre. Asmael la regarda, elle n’aurait pu croiser ses yeux, cachés derrière le masque, mais si elle l’avait fait, elle aurait peut-être vu le profond désir qui emplissait le froid assassin. La fille était jeune et belle, de longs cheveux bruns cascadaient sur ses épaules. Elle portait un superbe cache cœur noir qui laissaient voir sans toutefois provoquer, ses formes. Une marque de fabrique de Jhaâd. Susciter sans imposer. Son cache cœur ne couvrait pas son ventre et ses jambes étaient elles aussi nues, seulement cachées par une petite jupe. Asmael n’en voulait pas d’autre. Les trois compères prirent sa suite et allèrent se préparer pour la soirée, où outre Arthas entendait récupérer un certain prix de Jhaâd, il espérait aussi profiter des milles charmes que ce dernier proposait..

Asmael arpentait sa chambre en réfléchissait profondément. Les vêtements que lui avait fait porté Jhaâd étaient confortables. L’habit dit «traditionnel » de ce genre de soirée était léger et presque transparent, bien que les hommes ne puissent se plaindre de la teneur de leurs vêtements lorsque l’on voyait comme les femmes étaient accoutrées. Il avait congédié ses deux guerriers qui étaient déjà descendus, avides de rencontrer les magnifiques créatures de Jhaâd. Asmael, lui, avait préféré rester dans le calme de sa chambre pour méditer. Ce soir, il se devait de rester calme et ne pas perdre son sang froid, malgré tous les stratagèmes qu’allait surement employé Jhaâd. Il n’avait pas qu’un tour dans son sac et lui ferait volontiers perdre la tête en l’amadouant avec toutes les techniques imaginables.

Se sentant prêt, Asmael se leva et s’apprêta à sortir lorsqu’on frappa à sa porte.
Surpris, il ouvrit le battant et découvrit la superbe femme qu’il avait vu en montant, tout à l’heure. La différence de taille entre les deux personnages était impressionnante. Naturellement grand, Asmael dominait totalement Emeraude, si fragile. En étant si près d’elle, il comprenait pourquoi elle portait ce nom. On se noyait volontiers dans ses yeux d’un vert liquide, ensorcelant.
Il la détailla rapidement. Elle portait la tunique des femmes, encore plus légère que la sienne. En dehors du strict minimum, elle portait une robe si fine qu’elle en était transparente, laissant clairement apparaitre ses formes derrière ses sous-vêtements. La jeune femme, elle avait failli sursauter en voyant Asmael sans son terrible masque, en le voyant tel qu’il était vraiment, cheveux d'argent aux nuances d'azur libres et yeux bleus perçants. Puis il reporta l’attention sur son visage en lançant un regard interrogateur. Elle eut un petit sourire en montrant la sacoche qu’elle portait puis déclara de sa voix douce :


« Jhaâd m’envoie, mon seigneur, pour vous préparer à la soirée. Je dois vous faire un massage et une préparation. »


Ainsi donc, Jhaâd avait surpris le regard d’Asmael envers son assistance. Le premier piège de la soirée. Toutefois, Asmael n’eut pas le cœur de la congédier en inventant un quelconque prétexte. Aussi, il s’effaça et laissa entrer la jolie jeune fille dans la chambre dont il referma la porte juste après. Emeraude déballa les affaires de son sac sur le lit. Des huiles pour la plupart. Le jeune home eut un regard sceptique. Jhaâd l’avait vraiment envoyée pour lui faire du bien ? Bon présage.

« Veuillez enlever le haut de votre tunique et vous allongez, mon seigneur..
-Très bien, mais appelle moi Asmael dorénavant. »


Tandis qu’il s’affairait, Emeraude eut un petit sourire. Mais Asmael ne voulait pas être dupe. C’était un jeu, rien de plus. Il ne fallait pas qu’il se laisse attendrir, il fallait qu’il voie, à la place du magnifique sourire d’Emeraude, le regard perfide de Jhaâd. Le jeune seigneur s’allongea alors sur son lit, attendant avec patience l’arrivée de sa masseuse. Emeraude ne tarda pas à se placer, d’ailleurs. Elle s’assit doucement à genoux, laissant ses cuisses de part et d’autre du dos musclé et noueux d’Asmael.
Le contact glacé des mains d’Emeraude sur son corps fit frissonner le grand seigneur. Voila bien longtemps qu’il n’avait pas eu une preuve de tendresse de la sorte. Car plus le massage avançait, plus il sentait la douceur qui émanait d’Emeraude. En temps normal, il n’aurait jamais accepté, trop prudent. Et s’il avait du faire quoi que ce soit avec cette fille, il aurait été brutal, prenant son du. Là, c’était une tout autre affaire. Le contact de sa peau contre sa peau, de ses cuisses contre son dos, tout cela dominait petit à petit Asmael, qui finit par faire tomber toutes les murailles de sa prudence, se laissant aller à ce massage. Ce fut une véritable déchirance lorsqu’ Emeraude s’arrêta pour s’occuper des chevaux d’Arthas, qu’elle peignait et huilait. Après un moment de plénitude digne d’un Dieu, il se retourna sur le dos afin de contempler celle qu’il bénissait depuis maintenant un bon bout de temps. Elle était penchée vers lui, le contemplant également. le jeune assassin passa sa main sur son dos et l’attira à lui. Elle allait céder à son étreinte, cela ne faisait plus aucun doute. Cependant, Emeraude se pencha un peu plus, l'embrassa sur la joue et s’en fuit aussi rapidement qu’elle était arrivée avec un petit sourire. Le jeune seigneur souffla un moment puis se redressa. De nombreux bruits lui parvenaient maintenant de l’étage inférieur. Ca y est, la maisonnée de Jhaâd retentissait du bruit de ses fameuses soirées. Il s’élança et décida de se joindre tout de suite à la petite fête. Il allait sortir lorsqu’il s’aperçut qu’il n’avait pas d’arme. Mais comment la cacher ? Tant pis, il ferait sans. Il saisit son épée, qui demeurait couchée par terre au milieu de toutes ses armes et la plaça sous son lit..
C’est ainsi qu’il ferma la porte de sa chambre et descendit aux milieux des rires et des cris…


Quelques jours plus tard, sur la route menant au royaume de Fal...

Cela faisait deux jours entiers qu'Asmael suivit de ces deux compères avançaient en direction du château de Fal. Aucune route réelle existait pour les voyageurs, il fallait traverser désert de Fal, en marchant dans le sable...

Leurs montures laissaient des traces visible dans le sable chaud, les chevaux tiraient la langue, le soleil ardent attisait la soif, et les dunes fatiguaient les corps. Le jeune homme savait que le château n'était plus très loin. Qu'allait t-il dire au prince? Le jeune homme n'était pas fin diplomate, il ne connaissait que la dur loi de la dague. Il ne savait pas comment ils allaient réagir à un membre de"L'ombre de la justice.

La nuit commençait à tomber rapidement sur le désert, cet océan de sable était peu à peu plongé dans la pénombre. Les trois hommes virent enfin les remparts du château. Ils arrivèrent aux portes de du château un garde s'approcha épée à la main, suivit de quatre autres. Il leur demanda qui ils étaient et ce qu'ils voulaient.


-Nous sommes personnes, et ce que nous voulons ne regarde que ton prince, conduis moi à lui.


Dernière édition par Asmael Gladiatoria le Jeu 01 Avr 2010, 14:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Recrutement Lun 29 Mar 2010, 13:07

Le chant d'un oiseau raisonna dans la pièce à peine éclairait par la lumière du soleil qui venait de se lever. Le chant ce tut, mais il fur reprit par des dizaines d'autres chants de volatiles... La pièce était baigné d'un très léger rayon de soleil matinal, perçant à travers la toile accroché à la fenêtre sans vitre de la chambre du prince. Un mouvement dans le lit qui était calé contre le mur en pierre. Un jeune homme se redressa dans ses couvertures, les cheveux déjà plaqués sur son crâne. Ses yeux noir d'onyx étaient encore tout endormis. Sa main toucha alors le bras de sa femme... Le prince leva un sourcil. Il avait presque oubliait où il se trouvait. Tout lui revint en mémoire. Bien entendu, il se trouvait au royaume de Fal, son royaume natal, celui dont il était prince! Quel idiot. Ca commençait bien dès le réveille dit donc... La pièce était encore très légèrement sombre. Quelle heure pouvait-il bien être? Tard? tôt? Sa femme dormait encore en tout les cas et la petite Nell aussi... Evalmar haussa les épaules et descendit du lit en se frottant le visage de ses mains. Il faisait chaud ici, ce dont il n'avait plus l'habitude au réveil... Après être resté aussi longtemps en exil, le jeune homme en avait oublié le confort. Il ne se rappelait pas vraiment des lits douillet de dormir dessus n'était pas du tout désagréable au moins!

Evalmar posa ses pieds par terre et il se rendit compte qu'il ne s'était pas déshabillé pour se coucher. Tien donc... Le prince fit attention de ne pas réveiller sa petite famille qui dormait encore d'un sommeil assez profond apparemment et sortit du lit entièrement. Sa chemise noir était vraiment toute froissée et son pantalon n'était pas mieux mit sur son corps! Evalmar poussa un soupir presque inaudible et poussa doucement la porte du couloir. Il jeta un rapide coup d'œil à droite puis à gauche et referma doucement la porte en bois derrière lui. À peine eut-il fait ce geste que plusieurs domestiques vinrent à sa rencontre. La bonne femme d'hier soir avait du tout raconté dès son réveille aux autres... Rien ne pouvait resté bien longtemps caché dans ce château avec toutes ses commères qui y traînaient! Le prince de Fal fut clément et les laissa piailler. Il s'éloigna toute fois de sa chambre pour ne pas que ces cries de jeunes filles ne réveillent sa femme et sa fille adoptive endormies. Le jeune homme les écouta toutes criaient en cœur sans comprendre ce qu'elles disaient. Il finit par lever sa main, comme il le faisait dans le temps. Elles se turent toutes. Enfin un peu de calme par ici...

-Écoutez, moi aussi je suis ravies de vous revoir mais j'aimerais savoir si je pourrais allez voir mon père pour lui annoncer mon retour.

Cette fois, Evalmar c'était bien décidé! Il allait se présenter à nouveau devant son père et il n'aurait pas peur de son regard royale! Mais contrairement à ce qu'il s'était attendu, les domestiques ne dirent aucun mots et restèrent toutes muette, comme gênées. Que c'était-il donc passé durant son absence? Son père était-il souffrant ou était-il partit en guerre? Il leva son sourcil, surpris de ce silence de mort qui régnait à présent dans le couloir. Seuls les chants des oiseaux demeuraient encore, ne rendant la scène que plus désespérante... Evalmar croisa les bras sur sa poitrine, ne comprend pas trop ce qu'il pouvait bien ce passer.

-Allons bon. Que c'est-il donc passé?
-Votre père... heu... N'est plus de ce monde, sire.

Le prince de Fal ouvrit de grands yeux. Et... et... et puis c'était tout? Elle lui annoncer ça comme ça? Mais que c'était-il donc passait durant cette absence très longue, plus de quatre ans à vrais dire. Bientôt cinq ans. Evalmar se mordit la lèvre, essayant de ne pas montrer ses sentiments. Mais alors, qui gouvernait le pays? Qui donc pouvait bien faire cela? Le prince ne pipa mot, il ne savait pas quoi dire de toute façon. Son père avait toujours était comme mort pour lui et il ne savait pas trop ce qu'il devait ressentir. Il n'était pas aussi triste qu'il le devrait, et cela le troublait plus qu'autre chose. Les fils ne devraient-ils pas être complètement déprimé quand à l'annonce du décès de leur paternel? Ce n'était apparemment pas le cas d'Evalmar qui ne sentait ni chaud ni froid suite à ce que venait de lui dire la domestique. S'il ne montrait rien, le prendrait-on pour un homme sans cœur? Sans doute... Mais que dire de toute façon?

-Ah!! Heu... bien. Je... Hum. Mais comment?
-On l'a assassiné, sire.
-Mais... qui... qui règne sur Fal alors?
-Votre oncle.

Assez surprise par la réaction du prince, les domestiques se regardèrent entre elles tout en lui révélant que quelqu'un avait assassiné son père et que c'était maintenant son oncle qui gouvernait Fal. Ainsi dont, l'oncle tant haïe était maintenant le maître. Quelle ironie! Evalmar soupira en serrant les poings. Il avait toujours haïe cet oncle qui les maltraités, lui et Fly, lorsqu'ils étaient enfants, sous la protections encore de leur parents... Enfin, sous leur protection encore aurait-il fallut qu'ils s'intéressent un tant soit peu à eux. Le prince de Fal laissa ses bras pendre le long de son corps alors qu'il était très contrarié par cette nouvelle au lieu d'être complètement anéanti par la mort de son père. Le jeune prince regarda tour à tour les domestiques.

-Je vais dans ce cas là rencontrer mon oncle. Si je suis de retour, théoriquement, c'est moi qui doit régner sur Fal!

Était-ce une lueur d'espoir qu'Evalmar voyait dans les yeux des servantes ou simplement son imagination qui débordait un peu trop? Le prince regarda trois domestiques lui passer devant et lui faire signe de les suivre. Ce que le jeune homme fit de ce pas. Ils traversèrent ce couloir pour entrer tout les quatre dans une pièce... C'était une chambre que le jeune homme n'avait bizarrement jamais visité!! Pourquoi donc? Il regarda tout le mobilier autour de lui et fut vraiment surpris. Une chambre entièrement... d'habits? Quel était ce délire? Qui avait bien put avoir l'idée de construire une chambre consacrée aux habits? Son ère? Certainement pas! C'était sans aucun doute son oncle qui avait ordonné cela pendant son absence... L'ancienne chambre de sa sœur par ailleurs! Quelle outrage! Il n'avait vraiment pas froid aux yeux ce fumier! Une domestique lui fit signe de s'approcher, ce que le jeune homme fit sans hésitation. Elles sortirent toutes les trois des habits des commodes. Ils étaient vraiment très beaux!

Evalmar dut en essayer plusieurs à la suite avant que les trois jeunes filles furent satisfaite. Le prince se regarda dans un miroir... Il fut vraiment surpris de son apparence! L'habit n'était pas du tout fait pour lui... Du moins il n'avait plus l'habitude de porter ce genre de choses trop princières et trop riches. Mais c'était là la vie qui l'attendait s'il devenait roi à la place de son oncle! Lui qui ne connaissait rien à la diplomatie... Vous imaginez un peu l'angoisse... Enfin. Evalmar se regarda encore, détaillant chaque fils de l'habit. Le haut était une longue veste doré parsemé de plusieurs émeraude et saphir. Le prince n'en revenait pas. Pourquoi dépenser autant simplement pour paraître bien habillé? Il secoua négativement la tête et déboutonna la veste pour se retrouvait en tee-shirt. Pas un tee-shirt dont il avait l'habitude. Une sorte de sous pull trouvé laissant ses épaules nues et ses paumes de mains également. Evalmar leva un sourcil. Pourquoi les manches de cet habits formaient-elles comme des mythènes à ses doigts? Étrange!! Evalmar saisit une chemise un peu plus simple mais comme rien n'était vraiment très simple dans cette pièce, il s'y ferait bien. C'était une chemise relativement longue et noir comme la nuit, boutonné avec des boutons de velours. Il avait à sa taille une ceinture doré et son pantalon était aussi noir que sa chemise. Voilà quelque chose qui faisait plutôt ténèbreux... Mais ce côté plaisait beaucoup au prince de Fal justement! Il regarda ses cheveux à peu près bien coiffé et sursauta lorsque une des domestiques aux longs cheveux bruns nattés vint lui peigner ceux-ci. Evalmar se laissa faire, trop surpris pour la chasser.

Une fois cela fait, il ressemblait enfin à un prince! Ses cheveux noirs bien plaqué sur son crâne et parfaitement lisse et soyeux ainsi que sa tenue sombre et sa ceinture doré... Il se regarda de ses yeux brillant comme des onyx, entourés d'un rouge pourpres à cause du démon qui reposait dans son épaule. Le jeune homme essaya de ne pas passer une main dans ses cheveux et remercia beaucoup les domestiques pour leur aide. Il sortit vivement de la pièce et une autre domestique encore lui apprit qu'un messager était allé prévenir son oncle de sa visite. Evalmar hocha vivement la tête, reconnaissant une fois de plus. Il attrapa par le bras le jeune femme.

-Pourrais-tu demander à un autre messager d'aller prévenir ma femme qu'elle ne m'apercevra certainement pas de la journée?
-Votre femme, sire?
-Oui, elle dors encore dans mes appartements.

Evalmar relâcha la domestique toute surprise par les paroles du prince. Le jeune homme eut un demi sourire. Hé oui! Il était bel et bien marié avec la princesse des fées, la plus belle femme de tout Enkidiev et la plus douce aussi. Il passa ses deux mains derrière sa tête et attendit sagement. Quand enfin le domestique ou plutôt le messager, arriva devant lui, il le pria d'avancer avec lui jusqu'à la salle du trône ou son oncle l'attendait. Evalmar sentit son cœur battre un peu plus vite. Il n'avait pas hâte de rencontrer le regard sarcastique de son oncle et ses manière arrogantes et supérieures. Le jeune homme se tordis nerveusement les mains et entra à contre cœur dans la pièce. Son oncle était là, il l'attendait comme prévu...

Celui-ci avait par ailleurs vraiment changé!! Il avait les cheveux tout grisonnant à présent, eu qui flamboyaient royalement normalement au soleil, de mil feux. C'était ça la vieillesse? Ca vous tombait dessus d'un seul coup, sans prévenir? En plus, il semblait plus calme et plus faible qu'avant... Que c'était-il donc passait? Evalmar avança dans la pièce et son oncle se leva avec difficulté du trône de Fal, occupait avant par le père du jeune homme aux yeux entourés de rouge. L'oncle l'accueillit avec une sympathie qui ne lui ressemblait pas. Les bras ouvert, il le serra contre lui avec affection. Mais... Ne l'avait-il pas toujours méprisait? Sous le regard étonné d'Evalmar, l'oncle roi eut un rire grinçant. Celui-ci n'avait pas changé par contre!

-Mon cher neveux! Je t'attendais. J'espère que le décès de ton père ne t'a pas trop attristé... Je suis navré que tu l'apprennes dans de tel circonstances, vraiment navré.
-Vous savez, je ne le connaissez presque pas. Alors franchement, ça m'est égale en quelque sorte.
-Vraiment? Je ne te savais pas si cruel. Pourquoi voulais-tu me voir?

Et voilà Son oncle reprenait ces manières froides et arrogante. Cruel? Non, Evalmar ne le pensait pas. Son père avait ignoré son existence, Evalmar ignorait à présent la mort de ce dernier. Mais qu'allait-il répondre à son oncle? Il était venu le voir surtout pour lui demander la permission de vivre à nouveau ici. Il ne voulait pas que ça famille soit exposait au danger de la guerre qui avait débutait déjà à Argent. Et petit à petit, Evalmar essayerais de gagner du pouvoir sur son oncle avec l'appuie de son peuple, et il reprendrait le dessus sur le roi présent. Il ne tolérait pas que son oncle soit au pouvoir. Le prince n'aurait jamais dut partir de son royaume natal... Ca avait sans doute était une erreur. Mais en même temps... Cela avait été très bénéfique. Il avait rencontré la femme de ses rêves et une amie qui l'avait soutenue tout le temps, dans toutes ses épreuves.

-Je suis juste venu te saluer... Et aussi te demander la permission de m'installer ici avec ma famille. La princesse Shaona des fées et Nell, ma fille.

Evalmar se garda bien de dévoiler tout ses projets, il aurait été vraiment un garçon stupide. Il tint aussi sa langue sur le fait que Nell était sa fille adoptive. Là n'était pas la question. Mais son oncle parut surpris qu'il est trouvé des personnes sur terre qui puissent l'aimer. Avec un rire plein de sarcasme, il déclara:

-Si tu y tien tant, tu n'a qu'à rester ici. Combien as-tu payer le roi des fées pour avoir une femme?

Evalmar serra les poings, sentant son démon s'agiter dans son épaule. Il s'inclina néanmoins poliment et voulut sortir. Mais la main de son oncle se serra sur son poignet.

[b-En attendant, que tu le veuilles ou nous j'aimerais passé cette journée avec toi. J'ai beaucoup de choses à te dire... Quand au royaume que Fal deviendra bientôt![/b]

Le jeune prince fut bien obligé de se plier aux volontés de son oncle et il se jura de ne pas se mettre en colère, ceci risquant de réveiller le démon des ombre dans son épaule, sous le tatouage en forme de lune scintillante. Evalmar passa toute la journée en compagnie de son oncle. Ils parlèrent de nombreuses choses concernant le royaume... Enfin "parler"... Evalmar écoutait plutôt ce que le roi racontait oui! Mais bon. Au moins il ne s'énervait pas vraiment, il bouillait juste de l'intérieur comme une cocotte minute prête à exploser...

* *
*

À la fin de cette journée, au moment à la lune commençait à ce lever, Evalmar fut enfin libérait de son oncle. Il n'allait pas allé le retrouver de si tôt! Pfiou! Jamais il ne le présenterait à Shaona! Ce serait bien trop long et en plus honteux pour lui. Il choisi d'aller se détendre un peu dehors, dans la fraîcheur du crépuscule. Le jeune homme sortit jusqu'aux portes du château, de la cours plus précisément et là... Il vit le garde en pleine négociation ou quelque chose dans ce genre avec un homme bien étrange. Evalmar s'approcha doucement, sentant le poids de l'épée qu'il avait rangée à sa ceinture quelques minutes plus tôt contre sa cuisse. Il tendit l'oreille, même s'il savait qu'il était bien malpoli d'écouter les conversations. Evalmar tendit donc l'oreille et il entendit la mention du prince... C'était lui? Mais qui était donc ce "Personne". Evalmar s'avança et le garde le laissa se mettre à ses côtés.

-Bonsoir, étranger. Je suis le prince de ce royaume. Que voulez vous, vous qui dites vous appelez "Personne"?
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MessageSujet: Re: Recrutement Mar 30 Mar 2010, 05:38

-Bonsoir, étranger. Je suis le prince de ce royaume. Que voulez -vous, vous qui dites vous appelez "Personne"?

Asmael inclina légèrement sa tête en signe de respect. L'usage aurait voulu un peu de soumission devant un membre de la royauté, mais Asmael ne s'en préoccupait pas. Il retira son masque pour parler au prince, à visage découvert.

-Bonjour prince, en effet je suis personne, vous comprennez j'espère que l'annonymat est la meilleur des armes Notre route a été longue et éprouvante, avec votre accord j'aimerais pouvoir me reposer avant de vous parler.

Le prince acquiesça et ordonna aux gardes de conduire les étrangers, dans les chambres réservées aux invités.Le château
était peuplé de nombreux serviteurs, courtisans et de gardes armés. Il était composé de plusieurs parties indépendantes groupées autour d'une immense cour. Les trois hommes et leur escorte marchèrent une bonne dizaine de minutes, avant que leur guide ne s'efface pour leur laisser le passage. Ils se trouvaient au sommet d'un escalier, qui descendait vers un patio, composait de quelques fauteuils, d'une table basse chargée de fruits frais. Une fontaine à l'eau claire comme du cristal trônait au milieu de la pièce. Les gardes leurs indiquèrent que les chambres se trouvaient derrière la porte au fond de la pièce. Asmael s'adressa à ses deux compagnons.


-Camarades! Si toutes les missions pour l'ombre de la justice ressemblent à cella là, j'ai trouvé ma vocation

-Dis Asmael, on est là pourquoi au juste? questionna Staurk

- Ne te préocupe pas de ça, contente toi d'assurer notre protection. Reposez-vous, une fois que j'aurai parlé au prince nous devrons nous remettre en route

Le lendemain midi

Asmael déambulait dans les couloirs du château en direction du jardin principal, il portait sa tenue de travail : une tunique de cuir sombre, épaisse, mais coupée pour faciliter les mouvements ; un pantalon taillé dans la même matière ; un harnais bardé d'arme de lancer, dont plusieurs que le prince ne connaissait pas. La pointe de certaines ne se composait pas seulement d'acier. Du poison. La veille il avait fait parvenir un message au prince, lui demandant audience pour le lendemain midi. Le rendez-vous avait donc lieu dans le jardin du chateau. Poussé part le vent, un nuage vint cacher l'ardent soleil, apportant une vague de fraicheur avec lui.Asmael observait le magnifique jardin dans lequel il se trouvait, il était composait de plusieurs partères de roses rouges, ainsi que des blanches, des fontaines avait été disposées ici et là. Le jeune homme se demanda d'où pouvait bien venir l'eau destinée à alimenter tout ceci. Il remarqua aussi les statues autour de lui. Elles représentaient toutes des héros de Fal, Asmael ne comprenait pas cette manie qui poussait les hommes à immortalisé leurs semblabes. Leurs ombres avaient quelque chose de menaçant, ce n'était bien sûr que le fruit de son imagination. Un infime crissement de gravier se fit entendre derrière lui. Asmael se retourna et saisit la poignée d'une de ses dagues. C'était le prince qui s'avançait , reprenant ses esprits, Asmael lacha l'emprise sur sa dague, puis posa un genoux à terre en signe de respect.


Dernière édition par Asmael Gladiatoria le Mar 30 Mar 2010, 10:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Recrutement Jeu 01 Avr 2010, 14:35

Evalmar avait croisait ses bras sur sa poitrine, fatigué par cette journée épouvantable. Il n'avait plus qu'une envie, ce coucher et dormir jusqu'à l'aube sans se faire réveiller par quoi que ce soit. Mais en bon prince de Fal et futur roi contre cet usurpateur d'oncle, il fit bonne figure sous son voile de patience et de politesse. L'homme ne mit pas bien longtemps à lui répondre. Il inclina légèrement la tête et dit qu'en effet il était Personne. En faite il ne voulait pas que tout le monde sache qui il était et préférait donc ne pas dévoiler son vrais prénom ou son vrais nom. Le prince de Fal était bien intrigué par cet homme qui ne voulait rien dire. Pour le moment...? Evalmar allait briser cette vérité, il s'en fit la promesse, il n'aimait pas les mystères trop longs. Le prince hocha la tête lorsque Personne lui demanda d'avoir quelque part ou dormir cette nuit. Il décroisa ses bras et leur fit un léger signe pour qu'ils l suive jusqu'au château. Le garde reprit son poste sans plus se soucier des personnes qui partaient dans la cours du château dans cette nuit épaisse. Il aurait très bien put s'agir d'assassins mais si c'était le cas, Evalmar s'en fichait. Il n'avait pas peur de mourir, il s'en fichait même un peu si ce n'est peu dire.

Ils croisèrent deux gardes dans la cours et Evalmar leur ordonna de conduire les deux voyageurs dans des chambres pour les inviter. En croisant ses mains encore une fois sur sa poitrine, le jeune homme regarda les personnes s'éloigner vers la grande bâtisse. Lui même ne bougea pas tout de suite, restant dans la cours de sable orange de sable, sa veste étant balayait par les léger vent chaud de la nuit. Oui, il était bien dans ce lieu si connu... Cela faisait à présent la deuxième nuit qu'il allait passer ici, dans le château de sa plus tendre enfance. Il baissa ses yeux noir rougeâtre sur ses pieds chaussés mieux que d'habitude en repensant à la journée fatigante qu'il venait de passer. Ce nouveau roi à Fal voulait transformer le royaume en véritable mine de commerce.Bien sur Fal serait un peu plus riche mais qui viendrait par là? Bien sur le royaume avait des fruits rares mais beaucoup de gens mourrait en traversant le désert! Il y avait beaucoup d'autres idées un peu folles comme celles-là. Et que pourrait dire le peuple fasse à la fausse sympathie de son roi? Evalmar avait bien peur que Fal ne sombre dans la confusion et la peur de son oncle. Les citoyens auraient-ils la forces de se rebeller? Les Falois avaient toujours étaient très obéissant face aux autres monarques, même s'ils étaient dures, pourquoi cela changerait-il?

Evalmar décroisa ses bras en secouant négativement la tête. Il rentra d'un pas lourd vers le château de Fal. Il poussa les portes qui menait au hall d'entrée et passa une main las dans ses cheveux noir d'encre. Il ordonna aux gardes de fermer les grandes portes du palais de Fal et traversa les couloirs, tel un fantôme. Il ne prit même pas la peine d'entrer dans la chambre où sa femme et sa fille devait l'attendre depuis le matin même si le messager les avaient prévenu dans son absence pour la journée. Le jeune homme se plaça plutôt face au paysage nocturne dont on avait une belle vue lorsqu'on traversait le couloir Est du quatrième étages du château. Le prince s'adossa contre le mur du château et posa sa tête sur ses genoux repliés contre sa poitrine. Il ferma ses yeux et la poids de cette journée l'endormi complètement. Après tout, il avait l'habitude de dormir n'importe comment depuis son exil.

* *
*

Un sursaut gigantesque réveilla le prince. Quelqu'un le secouait par son épaule. Pestant dans sa tête, Evalmar passa une main sur son visage. Il vit le visage d'une domestique. Le jeune homme fronça les sourcils et se souvint qu'il c'était endormi dans les couloirs du château. Pfiou! Et on le réveillait ainsi même dans les couloirs? Bonjour le réveil! Mais bon... Au moins il était sûr de se réveiller un jour avec des domestiques comme ça! Même mort, elles le réveilleraient avec de tel brusqueries. Il se releva en sentant sur tout son corps des courbatures qui lui tirèrent les bras et les jambes. Bah! Cela ne gênait pas trop le prince après tout... Il secoua doucement sa tête aux cheveux un peu ébouriffés et essaya de déplier ses vêtements à nouveaux tout froissés. La domestique gloussa doucement. Evalmar leva un sourcil et leva ses yeux surpris vers elle. Qu'avait-elle? Oh mais...! Il ne l'avait jamais vu cette toute jeune fillette! N'était-elle pas un peu jeune pour être domestique? La fille s'inclina devant lui et détalla comme un lapin. Et bien dit donc... en voilà des surprises et des manières... Mah! Elle faisait ce qu'elle voulait après tout.

Evalmar regardait ses vêtement en haussant les épaules. Il voulut entrer dans sa chambre afin de voir si sa femme et sa fille étaient là mais un messager le percuta de plein fouet. Étourdie, le prince secoua doucement la tête afin de reprendre ses esprits. Quelle matinée dit-donc! Il leva la tête vers l'homme, confus. Il bredouilla es excuses avant de lui annoncer qu'un homme nommé "Personne" voulait le rencontrer aujourd'hui. Tien donc! Evalmar avait faillit l'oublier celui-là... Parfait! Il n'aurait pas besoin de réclamer lui même une audience! Il sourit;

-Merci. Dit lui de me retrouver dans les jardins à midi.

Le messager hocha la tête avant de repartir en courant dans les couloirs. Evalmar allait poser la main sur la poignée de la porte pour l'ouvrir et enfin voir sa femme lorsqu'une domestique l'arrêta. Agacé, le prince se tourna un peu brusquement vers la femme. Il la regarda d'un œil interrogateur tout de même. Pauvre Shaona...

-Sire, votre petite déjeuné vous attend avec votre oncle. Si vous voulez bien allé vous préparer.

Anéanti par l'idée de prendre un petit déjeuné avec son oncle, Evalmar se détourna de la porte et se dirigea d'un pas lourd vers la salle ou on lui avait dit de s'habiller tout les jours à présent. Il fut obligeait encore une fois de s'embêter à revêtir des vêtements de riches dont il n'avait plus l'habitude. Il enleva ses vêtements tout froissés et saisit un poncho brun au dessus d'une sorte de sous-pull bleu pâle. Il ne s'embêta pas d'avantage et prit un pantalon simple. Il se dirigea vers la sortit de la pièce mais fut encore une fois arrêté par les domestiques qui choisirent elles même ses vêtements. Veste bleu aux boutons dorés et au fils argentés qui pendaient gracieusement de ses manches. Pantalon en sois noir et bottes en cuir. Il allait crever de chaud, mais bon. Il ne pipa mot et partit prendre son petit déjeuné en compagnie de... son oncle...

Fou de joie, Evalmar s'assit à la table, un air morose sur le visage. Il n'adressa même pas un regard un son oncle. Gave erreur! Il eut droit à toute une tirade sur la politesse même en étant le neveu du roi. N'écoutant rien et pensant à Shaona et à toutes les choses qu'ils n'avaient pas fait suite au mariage, le déjeuné fut vite finit en fin de compte. Evalmar se dépêcha de se rendre aux jardins. Il traversa lentement les couloirs tant connus et arriva dans les magnifiques jardins du palais. Le "Personne" était déjà là. Il se retourna, une main sur sa dague mais en voyant que ce n'était qu'un prince il lâcha son arme et posa un genoux à terre, signe de respect. Le prince ne savait pas comment réagir lorsque l'on faisait ça alors il se contenta de sourire timidement.

-Heu... Vous n'êtes pas obligés de vous incliner ainsi, sire Personne... Je me sen,s ridicule de vous appeler ainsi. Puis-je tout d'abord savoir quel est votre nom?

Evalmar s'en fichait du protocole ou de il ne savait quoi. Cela faisait longtemps qu'il ne le pratiquait plus et qu'il avait tout oublié! Il avait prit l'habitude de parler franchement aux personnes qu'il voyait: "Bonjour! Comment vous appelez vous?". Un dialogue normale en fin de compte... Il renchérit:

-Si vous pouviez en même temps me dire le but de votre visite...?
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MessageSujet: Re: Recrutement

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Recrutement

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