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~~Les yeux fermés~~ (PV : Naliatès)

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MessageSujet: ~~Les yeux fermés~~ (PV : Naliatès) Sam 16 Jan 2010, 12:06

A l'abri des regards indiscrets et sous l'accord de Jayade, Shivak était venu au pied la montagne noire en compagnie de sa Naliatès pour pouvoir lui apprendre à manipuler ses armes malgré sa cécité.
Ils étaient partit tôt le matin, sous un soleil rouge et des nuages sombres, afin d'effectuer la longue route qui les séparaient de l'endroit que le Garlik avait jugé idéal pour l'entrainement.
Autrefois, lorsqu'il avait été vagabond, il s'était aventuré ici, seul, dans l'espoir d'y trouver un refuge, un endroit ou vivre seul et écrire ses livres. Il n'y avait cepandant trouvé que des roches sombres et un lac noir, qui inspirait la mort et la désolation. C'était cepandant le terrain pafait pour y commencer une initiation à l'art des 5 sens que l'écuyer s'était juré d'apprendre à sa camarade, lorsqu'il l'avait sauvé du mauvais sort qui l'avait plongé dans le coma, peu après le début de la cérémonie d'attribution et d'adoubement des chevaliers d'Irianeth.

Un sol sabloneux, rocailleux et plutôt plat, sans aucun obstacle apparant sur des centaines de mètres, voilà ce à quoi ressemblait le Plateau de Shlipak, lieu qu'ils venaient d'annexer grâce au parcours effectuer sur leurs chevaux.
Etant donné l'infirmité de la jeune femme, mieux vallait qu'elle puisse prendre une monture plutôt que le Garlik n'use de ses illusions pour lui faire apparaitre les images tels qu'il les voyait. Cet exercice l'aurait épuisé avant même qu'ils n'arrivent à leur point de raliement.

Ils avaient une permission d'une semaine et devaient passer la nuit ici. Même si ce délais paraissait assez court pour un apprentissage efficace, il n'était cepandant pas impossible. Naliatès semblait motivé et avait décidé de ne pas renoncer à son rôle au sein de l'ordre, ce qui rendrait sa détermination plus efficace et sa volonté plus draconique.

Alors qu'ils arrivaient devant l'unique point d'eau disponible à des kilomètres à la ronde ( un vieu puits délabré ), Shivak arrêta son cheval et descendit de sa selle. Il déposa ses affaires sur le sol, puis, il expliqua à sa jeune amie ce qu'il attendait d'elle :

- "Je sais que je suis ton égal en tant qu'écuyer et que je n'ai jamais donné d'ordres auparavant, mais j'espère que tu pourras coopérer comme si j'étais ton supérieur, même si l'idée de me plait guère. Mon but est de t'apprendre à utiliser tout tes sens, de façon à ce que ton aveuglement devienne ta force. Je souhaite égallement que tu me fasses part de tes craintes, de tes sentiments, des choses qui pourraient de déplaire dans ma manière de faire, de façon à ce que l'on puisse progresser tous les deux dans un terrain d'entente optimal. On est ici pour la semaine et cela va surement te sembler long puisqu'ici il n'y rien, c'est un désert grisâtre ou rien ne pousse et rien ne vit, mis à part des dragons, des oiseaux charognards et des loups géants. C'est sûrement l'un des endroits les plus hostiles de la planête. Je te conseille donc de suivre mes directives en cas de danger et de te fier à ton ouïe, car elle sera ta principale arme dans cette montagne. N'oublie pas que si il y a quoi que ce soit d'étrange ou d'anormal, de me prévenir, afin que je puisse t'assister au plus vite. Je veux égallement que tu sâches que cet entrainement n'est généralement réservé qu'aux hommes-lézard et aux guerriers dont les sens sont surdévelloppés. Je ne sais même pas si cet formation va marcher et si elle va réelement t'aider. Toutefois, je t'ai promis de le faire et je tiens toujours mes promesses, alors maintenant, si tu es prête, nous allons commencer."

Shivak la laissa se débrouiller pour qu'elle puisse descendre seule de son cheval, il fallait qu'il l'aide le moins possible car sinon, elle alait s'habituer à recevoir un soutient et cela l'handicaperait pour les tâches les plus ardus, comme les plus banales.
Dès que ce fut fait, il lui lança des images de l'endoit ou ils étaient, afin qu'elle puisse se rendre compte des conditions dans lesquelles ils allaient vivre :
Il n'y avait rien. Rien d'autre qu'un sol en pierre grise. Un vent plutôt frais balayait le plateau et la température pouvait surement descendre en dessous du 0 C°. Le paysage était aussi mort que dans une plaine glacée ou un désert aride. Rien ne poussait, rien n'altérait au sol marbré, mis à part le puit qui servait de point de repère. Tout était vide...


- "Comme tu peux le voir, il n'y a pas d'endroit ou se cacher. Un être dôté de la vue, peut donc facilement appercevoir une proie potentielle à l'horizon. C'est pourquoi il faudra que tu apprennes rapidement à te défendre, afin de pouvoir repousser les animaux qui rôdent dans le coin. Sâches égallement qu'il est facile de s'y perdre car le terrain s'étend comme ça sur près de d'un quart du continent d'Irianeth..."

Les proportions étaient énormes et il savait que Nali s'en rendrait compte. Il ne cherchait pas à l'effrayer, mais simplement à lui faire comprendre qu'il n'y avait pas d'issue à sa formation. Elle réussissait ou elle quittait l'Ordre, aucun autre choix n'était possible.

- "Pour commencer, nous allons faire un exercice simple. Tu vas créer le vide dans ton esprit et te concentrer sur tout ce que tu peux entendre, sentir, percevoir, toucher et tu vas me décrire toutes ses choses du mieux que tu pourras. Ensuite, je ferais de même pour te montrer ce que je suis capable de faire en coordonant tous ces moyens."

Même si l'exercice parraissait d'une simplicité extrême, c'était en réalité loin d'être le cas. Naliatès allait d'ailleurs rapidement s'en rendre compte.

- "Je te laisse quelques instants pour utiliser tes sens. Je vais faire la même chose et lorsque je te le demanderais, tu me feras ton rapport. D'accord ?"

Il attendit qu'elle acquiesa avant de lui donner le "top départ" de l'épreuve.
Les yeux clos, ils se fiaient à leurs autres sens, tentant de percevoir chaque parcelle de vie, chaque bruit, chaque sensation qui emmanaient autour d'eux.
Lorsqu'enfin Shivak eut rassemblé toutes les données qu'il pouvait emmagasiné, il décida de stopper l'exercice.


- "Alors ? Qu'à tu à me dire ?"

Demanda t-il simplement, attendant de voir si son amie avait réussie à s'harmoniser avec l'environnement.
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MessageSujet: Re: ~~Les yeux fermés~~ (PV : Naliatès) Lun 18 Jan 2010, 13:12

Il y a des jours ou je voudrait être morte.Ne rien sentir,ne rien entendre,ne rien toucher.Des jours comme cela,j'en reverrai si il n'était pas là.Au départ,je n'avais aucune raison de vivre hormis celle de pouvoir chevaucher librement Noctis et de défendre le continent.Sauf qu'il était là et je ne pouvais plus me passer de sa compagnie rassurante.L'autre jour,quand mes parents avaient débarqués sans prévenir,j'avais tout de suite su que Bella ne le tolérerait pas.Je détestais ma mère comme je détestai les jours trop ensoleillés et c'était une très bonne chose que papa l'ai accompagné,sûrement dans le but de rendre sa présence moins étouffante pour moi.Je n'avais pas pu le remercier mentalement car Bella l'aurait entendu.Dommage.Revoir mon père et lui parler aurait été une bonne chose,surtout que je lui avait mentit.Et je ne supportai pas de mentir a mon père.C'était comme s'enfoncer un poignard dans la gorge,la lame nous chatouillait mais c'était les autres qui ressentaient la douleur pour soi.Je repensai souvent a ce funeste jour ou l'adoubement avait eu lieu.Depuis,je n'avais plus revu Noctis et j'avais peur qu'il soit parti sur des terres inconnues.Mais après tout,c'était un dragon,libre comme l'air...

Aujourd'hui,nous étions partis,Shivak et moi sur une terre qu'il m'avait décrite hostile et dangereuse.Nous avions eu l'autorisation de Jayade et nous arrivions désormais sur mon "nouveau terrain de jeu.C'était plutôt drôle car on allait passer toute la semaine dans un endroit lugubre et je n'avais même pas peur.Normal,je ne voyais rien du tout et seuls les bruits des sabots de Waen,mon fidèle pur sang m'indiquait que nous avancions assez rapidement.J'avais une totale confiance en ce vieux cheval qui appartenait a un ancien capitaine de l'empereur,qui avait été tué au cours d'une guerre contre une civilisation de par delà la mer.Finalement,nous nous arrêtâmes et Shivak dit:


- "Je sais que je suis ton égal en tant qu'ecuyer et que je n'ai jamais donné d'ordres auparavant, mais j'espère que tu pourras coopérer comme si j'étais ton supérieur, même si l'idée de me plait guère. Mon but est de t'apprendre à utiliser tout tes sens, de façon à ce que ton aveuglement devienne ta force. Je souhaite également que tu me fasses part de tes craintes, de tes sentiments, des choses qui pourraient de déplaire dans ma manière de faire, de façon à ce que l'on puisse progresser tous les deux dans un terrain d'entente optimal. On est ici pour la semaine et cela va surement te sembler long puisqu'ici il n'y rien, c'est un désert grisâtre ou rien ne pousse et rien ne vit, mis à part des dragons, des oiseaux charognards et des loups géants. C'est sûrement l'un des endroits les plus hostiles de la planète. Je te conseille donc de suivre mes directives en cas de danger et de te fier à ton ouïe, car elle sera ta principale arme dans cette montagne. N'oublie pas que si il y a quoi que ce soit d'étrange ou d'anormal, de me prévenir, afin que je puisse t'assister au plus vite. Je veux également que tu saches que cet entrainement n'est généralement réservé qu'aux hommes-lézard et aux guerriers dont les sens sont surdéveloppés. Je ne sais même pas si cet formation va marcher et si elle va réellement t'aider. Toutefois, je t'ai promis de le faire et je tiens toujours mes promesses, alors maintenant, si tu es prête, nous allons commencer."

Je ne pu réprimer un sourire timide et je descendit de cheval,sans aucune difficulté.


- "Comme tu peux le voir, il n'y a pas d'endroit ou se cacher. Un être dôté de la vue, peut donc facilement appercevoir une proie potentielle à l'horizon. C'est pourquoi il faudra que tu apprennes rapidement à te défendre, afin de pouvoir repousser les animaux qui rôdent dans le coin. Sache également qu'il est facile de s'y perdre car le terrain s'étend comme ça sur près de d'un quart du continent d'Irianeth..."

Wow,ce lieu n'avait pourtant pas l'air...dangereux.Juste grouillant d'une forme de vie étrange.

- "Pour commencer, nous allons faire un exercice simple. Tu vas créer le vide dans ton esprit et te concentrer sur tout ce que tu peux entendre, sentir, percevoir, toucher et tu vas me décrire toutes ses choses du mieux que tu pourras. Ensuite, je ferais de même pour te montrer ce que je suis capable de faire en coordonnant tous ces moyens."

Ok...Bon,il fallait juste que je donne le meilleur de moi même.


- "Je te laisse quelques instants pour utiliser tes sens. Je vais faire la même chose et lorsque je te le demanderais, tu me feras ton rapport. D'accord ?"

Je fis oui de la tête et l'exercice commença.C'était plutôt compliqué en fait.Mais je me concentrai intensément sur tout ce que je pouvais percevoir.Concentration...La respiration lente d'un loup qui va fondre sur sa proie...Le battement léger des ailes d'un oiseau...Je sentais la pierre des montagnes non loin,la pierre rugueuse,grisâtre...

- "Alors ? Qu'à tu à me dire ?"

-Peu de choses pour le moment...Des battements d'ailes,une respiration rauque...La rugueuse matière de la pierre,celle des montagnes noires...
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MessageSujet: Re: ~~Les yeux fermés~~ (PV : Naliatès) Lun 25 Jan 2010, 17:27

Il existe deux sortes de cécité sur cette terre : les aveugles de la vue et les aveugles de la vie.
Comment pouvoir définir vraiment ce sentiment de noirceur ?

Les ténêbres sont douces, propices à ceux qui savent en faire partie intégrante de soi. Elles peuvent être l'allié des hommes comme elle peut les mener à leur destruction.
Accidentelles, réelles ou maudites, elles ont un rôle important et prennent place sur terre avec autant de vigueur que la lumière et le néant. Elles forment un tout indéfinissable et inchangeable. Personne ne pourra jamais rien n'y changer car il y aura toujours de l'obscurité dans le coeur des gens et de la luminosité dans la noirceur de l'âme.
Naliatès arrivera t-elle à se débarasser de ses démons intérieurs ? Pourra t-elle céder ses pensées aux ténêbres qui sont désormais siennes ou sombrera t-elle dans le gouffre infini du vide et de la solitude ?
Non. Il n'en était pas question. Shivak se l'était juré : il ne laisserait pas tombé sa camarade à cause de son infirmité. Il s'était donné comme objectif de vaincre la cécité qui avait frappé son amie et il y arriverait !

Les aveugles de la vue ne voient pas le monde la même manière que ceux qui peuvent le voir. La vue n'est qu'une illusion que l'obscurité ne voit pas. Qui pourrait être perturbé dans l'ombre quand votre vue peut l'être par une mouche qui passe au coin de l'oeil ? Qui ne pourrait être plus concentré que quelqu'un qui ne sait pas ce qui l'attend, ni de quoi il pourrait avoir peur ?
Le Garlik avait appris à se battre seul, tel l'obscurité frappant la lumière. Il s'était lui même bandé les yeux pour dévellopper ses autres sens reptilliens et l'opération l'avait rendu encore pus fort que n'importe quel individu normal.
Il est bon quelquefois de s'aveugler soi-même car cela nous permet de mieux concevoir les choses, de mieux nous y préparer. Pourquoi se fier à notre seul vue lorsque l'on pourrait tout aussi bien manipuler notre ouïe ou notre odorat ?
N'étions nous pas sauvage avant d'être civilisé ? N'avons nous jamais été conçu pour survivre dans un millieu hostile ?
Nous avons tout simplement coupé nos racines et il sera peut être temps un jour de les retrouver.

Les aveugles de la vie n'ont rien à voir ni à concevoir. Ils ont perdu espoir de se voir un jour sauvés.
La peur et la solitude les as envahis en tout points. Ils sont plus que le reflet d'eux même, partagés entre un désir de mort et un désir de haine.
Ils ont oublié ce que signifiait la vie, oublié ce que le monde avait à leur offrir. Ils ont renoncé à exister.

Nali, elle, était perchée entre la vie et la mort. Si elle échouait dans ses exercices, elle ne pourrait sans doute plus jamais se battre aux côtés des soldats d'Irianeth. Elle ne pourrait plus jamais observer le monde de ses propres yeux. Elle serait condamnée à vivre une existence incertaine, semmé d'embuches et avec l'obligation de subir une assistance permanante pour les infirmes. Du moins, c'est ce qu'il se passerait si l'Empereur Urianos ne décidait pas entre temps de sacrifier et d'éliminer ses troupes handicapées et incapables de se battre contre un ennemi...

L'homme-lézard s'était donc mis au défi de sauver l'écuyère en la soumettant à un entrainement draconien. Toutefois, il y avait très peu de chances qu'elle ne le maîtrise complêtement et qu'elle puisse libérer ses sens au combat d'ici une semaine, car le Garlik avait lui même mis des mois à parfaire son art.
Evidement, les exercices qu'allait lui enseigner Shivak étaient rudimentaires et servirait de base pour plus tard. Il était tout à fait justifiable qu'elle ne puisse atteindre le même niveau que lui en si peu de temps. Naliatès pourrait ainsi continuer l'entrainement seule, plus tard, pendant un moment de répit.

Ensemble, ils avaient donc commencé un cours plutôt simple sur l'écoute des cinq sens, mais qui allait finalement se montrer bien plus coriace qu'il en avait l'air, aux yeux de la jeune femme.
Le but était simple : décrire absolument tout ce qu'on pouvait entendre, sentir, voir, toucher, ou gouter.
La clef tenait exclusivement dans la concentration et l'harmonisation du corps et de la terre. L'écoute venait ensuite d'elle même.
Concentré, l'écuyer avait pris soin d'analyser toutes les myriades d'éléments qui pouvaient l'entourer.
Les yeux clos, ils s'était laisser guider à ses autres sens, tentant de percevoir chaque parcelle de vie, chaque bruit, chaque sensation qui emmanaient autour d'eux.
Lorsqu'enfin il eut rassemblé toutes les données qu'il pouvait emmagasiné, il avait décidé de stopper l'expérience.

Aussitôt après, son élève lui avait rendu un maigre rapport par rapport à ce qu'il aurait aimé entendre.
Certes il était déçu, mais il devait encourager sa camarade à aller sur le droit chemin plutôt que de la réprimender dès les premières minutes de leur entretient. Il fit donc silence absolu et attendit patiement que sa camarade est terminé de lui révéler ses découvertes frivoles.
Calmement, il décida à son tour de faire part de sa communion avec l'espace vide qui les entouraient :


- "A mon tour désormais. Concentre toi sur mes paroles et essaye de comprendre tes erreurs afin de mieux pouvoir les réparer la prochaine fois."

Il observa les réactions de la jeune écuyère et remarqua qu'elle l'écoutait sagement, déterminée à réussir tous les objectifs qu'elle s'était fixée. Cet esprit revêche et courageux témoignait de la volonté de fer et de l'envie qu'avait la soeur de Noctis de retrouver sa place au sein de la caste de chevalerie à laquelle elle faisait partie désormais.
Sans plus attendre, il lui décrivit ce qu'il avait perçut :


- "Commençons par le touché. Mes pieds sont enfourchés dans des bottes en cuir, assez serrés pour me donner des ampoules si je ne les ôtes pas pendant la nuit. Je porte de vêtements légers, utiles pour les voyages ou les déplacements rapides. Ils sont assez humides, car l'effort et la chaleur me font transpirer. Je sens égallement qu'une de mes mains est posé sur ma ceinture, elle aussi en cuir. Mon index touche d'ailleurs une partie métalisée qui est plus froide que le reste de ma tenue. L'autre, la gauche, est ballante sur mon flanc. Elle est simplement bercée par une brise printanière plutôt fraiche qui viens égallement se perdre dans mes cheveux et sur mon visage..."
Rien que par cette première description, la jeune femme allait pouvoir rapidement comprendre qu'il ne s'agissait pas d'un simple exercice ou il suffisait de donner les premières choses qui nous passaient par l'esprit : au contraire ! Le but était bel et bien de ne faire qu'un avec la nature afin de mieux pouvoir partager tout ce qui nous entoure.

"... L'Odorat maintenant : Je perçois ma propre odeur, suintante, aïgrie par l'effort et la chaleur des volcans que nous avons croisé en chemin. Je peux égallement sentir l'air montagnard, très peu pollué par les déchêts de la ville ou les émmanations toxiques des cheminées de souffre. Ici, il est pure. C'est d'ailleurs grâce à cette pureté que je suis capable de discerner d'autres odeurs. La tienne par exemple, ressemble de très près à un léger mélange entre de la menthe sauvage, du thym et de la lavande. Chaque odeur est unique, il est donc facile de pouvoir reconnaitre quelqu'un rien qu'au parfum qu'il dégage. Ensuite, je peux égallement sentir le fumet particulier de nos chevaux qui sont postés à quelques pas de nous. Les animaux aussi ont une odeur qui leur est propre. Ceux-ci sentent encore l'écurie, ils en sont impreigné. Un bon nettoyage leur ferait du bien."

Il souria un instant, attendit que Nali est bien pris conscience de ce qui l'entourait, puis reprit :

- "Ensuite, il y a l'ouïe. J'entend ma propre respiration, mon coeur qui bât à rythme régulier. Je peux égallement percevoir la tienne, un peu plus douce, plus lente aussi. J'en déduit que tu es concentrée. Je peux aussi entendre le vent souffler sur le plateau, à puissance différente. Il peut être calme comme il peut soudain devenir tempêtueux. Je sens égallement renacler nos montures et je peux écouter leurs sabots frapper le sol dur et rocheux. J'en conclus qu'il est solide et qu'il ne peux pas être percé par des rayons magique ou par des outils de forge. C'est du granit de qualité. Indestrutible. Enfin, si j'écoute avec d'avantage de profondeur, j'arrive à décerner le cri lointain d'oiseaux charognard, à quelques kilomètres au sud est. Mais ça, tu ne pourras pas l'entendre car il est hors de portée de l'oreille humaine."

En effet, l'ouïe reptilienne portait plus loin que celle d'un être humain normal et même avec un entrainement sérieux on ne peut malheusement pas toujours égaller la génétique différentes des espèces.

- "Terminons enfin par le goût, car la vue ne sera pas comptabilisé. Je peux sentir la salive qui ruiselle entre ma langue et mes dents. Je renssent de l'amêrtume au fond de ma gorge, signe que je n'ai pas mangé depuis des heures. Ma bouche est assez sêche et manque d'humidité : j'en conclu égallement qu'il me faut boire afin de ressourcer mes forces vitales. Autrement dit, je te propose de faire une petite pause. Suis moi !"

Il la laissa se fier à ses oreilles pour qu'elle puisse facilement le suivre sur le désert rocheux, puis, il se posa pret du puits, ou ils avaient laissés les chevaux et leurs affaires de voyage.
Il descella la gourde de Naliatès qui était accroché à l'une des poches de la scelle de Waen, puis servit à boire à sa camarade dans un gobelet en bois, avant de lui donner le précieux liquide en main propres.


- "Nous recommencerons cet exercice plus tard, en attendant, je veux savoir si tu as compris tes erreurs et si tu penses comprendre comment y remédier."

Tout en discutant, il avait sortit de son sac à provision deux viandes crues, conservés dans une envelloppe de sel et qu'ils allaient faire rôtir sur un feu de camp.
Shivak avait d'ailleurs pensé à tout, puisqu'il sortait désormais du petit bois pour faire un petit barbecue.


- "Nous avons de quoi nous réchauffer pour deux nuits seulement. Ensuite, il faudra te servir de ce que tu aura appris pour te protéger du froid. Mais nous verrons ça demain. Pour l'instant, je vais t'écouter. J'aimerais égallement, même si ça peux te parraitre gênant ou dérangeant, que tu me révêle tout ce que tu as sur le coeur. Je voudrais que tu partages ici tes moindres soucis, tes moindres pensées, car c'est en te détachant complêtement de ce qui t'obscurcie que tu pourras manipuler tous tes sens à la perfection. Je ne vais pas te brusquer, nous avons tout notre temps... Laisse toi simplement aller selon tes désirs..."

La discution était lancée. Par cet échange, le Garlik esperait en apprendrait plus sur les conditions actuelles de son apprentie et il pourrait ainsi mieux la guidée par la suite. Une seule crainte demeurait désormais dans l'esprit de l'homme-lézard : Et si Naliatès échouait ? Que pourrait-il faire pour l'aider ?
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MessageSujet: Re: ~~Les yeux fermés~~ (PV : Naliatès) Sam 06 Fév 2010, 09:53

Je n'entendait rien de ce que Shivak me disait.Si je retranscrivais,cela voulait dire que j'étais une incapable.Oui,c'était cela,je n'étais qu'une pauvre fille qui avait perdu la vue et qui n'essayait même pas de trimer pour la retrouver.Shivak faisait tant pour moi et je ne m'investissais pas assez.A cet instant,une multitude d'idées suicidaires vinrent a moi.Oui,il fallait que je laisse les autres vivre tranquilles,il fallait que je les laisses profiter du peu de vie qu'ils avaient.Je n'étais qu'une égoïste.Une sale égoïste.A chaque fois que ce mot résonnait dans mes pensées,le visage de ma mère.Je serais comme elle.Égoïste et hypocrite.Un éclair passa soudainement sous mes yeux pourtant meurtris.Une rage inexplicable s'emparait de moi.Je voulais...je voulais...Tuer.

Quelque chose,n'importe quoi.C'était comme si quelque chose s'emparait de moi,me contrôlait.C'était tellement agréable,comme si je devenais invincible.La rage,la colère faisaient ma puissance.Je voulais agir.Je voulais vivre.Mais tuer pour me contenter.LA vie semblait si facile soudain.Comme un jeu.Shivak avait sorti de son sac de la viande et son odeur alléchante me parvenait...très bien.Je n'avais aucune difficulté a la sentir,même si elle était crue.Le sang m'attirait.Quelle délice que serait ce repas.J'en frémissais déjà.


-Cru pour moi,
dis je un sourire affamé aux lèvres.

Je me foutais de sa réaction mais la viande je la préférai crue et sanguinolente.Comme les cadavres qui joncheraient bientôt le sol sur Enkdiev.Mmmmm...ce serait un délice.Et puis pourquoi ne pas tuer les chevaux aussi et toutes les créatures appartenant a cet endroit....Et regarder leur sang couler le long de mes lèvres...chose que je ne pourrai faire car je n'avais plus la vue.Quelle vie palpitante qu'était celle qui s'offrait a moi ! J'étais puissante.Invincible.Je laissai échapper un petit rire alors que le feu crépitait dans le foyer.

- "Nous avons de quoi nous réchauffer pour deux nuits seulement. Ensuite, il faudra te servir de ce que tu aura appris pour te protéger du froid. Mais nous verrons ça demain. Pour l'instant, je vais t'écouter. J'aimerais également, même si ça peux te paraitre gênant ou dérangeant, que tu me révèle tout ce que tu as sur le cœur. Je voudrais que tu partages ici tes moindres soucis, tes moindres pensées, car c'est en te détachant complètement de ce qui t'obscurcis que tu pourras manipuler tous tes sens à la perfection. Je ne vais pas te brusquer, nous avons tout notre temps... Laisse toi simplement aller selon tes désirs..."


Je me passai la langue sur les lèvres et souris.Mes idées de destruction laissa place a un entrain inimaginable venant de moi.Je n'étais plus la fille timide et douce qui s'était fait sauver par l'homme-lézard,plutôt mignon dailleurs mais une écuyère puissante et optimiste.ET sanglante aussi.

-Tout ce que j'ai sur le cœur ? Mais si je te le disais tu t'endormirai mon coco...

Cela devenait de plus en plus excitant.Il fallait que je me défoule sur quelque chose.Que j'évacue tout ce que je pensais.Ah ah...trop drôle.

-Bon si tu veux.Tout d'abord,merci de m'aider,c'est cool.Ensuite,je voulais te remercier également de me supporter pendant une semaine...

Je ris intérieurement.Cette semaine allait être...brûlante et éprouvante.J'espérai que Shivak ne voyait pas mon rictus de folie.


-Si tu veux en savoir plus sur ma vie sociale,tu connais déjà ma mère,cette....Bon,je me tairai car ce que je vais dire n'est pas très poli.Mon père,un homme que j'admire.Pour sa force,sa rage de vaincre....mais aussi sa douceur.Il y a peu de temps j'ai appris que j'avais une petite soeur...elle s'apelle Esmé et elle ressemble beaucoup a ma mère,Bella.


Je sortais discrètement un petit couteau attaché aux jambières de mes bottes cuissardes et le glissai derrière mon dos.Je devais le faire.

-ET puis...toi ?

A cet instant,je le fis.Je laissai e sang couler sur mon poignet.Le couteau avait entaillé ma peau,me procurant une sensation de liberté.Je...j'étais quelqu'un d'autre.Soudainement,je me mis a trembler et le couteau glissa de mes mains pour atterrir mollement sur le sol.Qu'est ce que j'avais fait !? Je m'autodétruisais.Qui étais je vraiment ? J'avais peur...peur...peur...
Me fichant complètement de la réaction de Shivak,je me levai et courut m'éclaircir les idées un peu plus loin.je n'étais plus moi même.Je sombrais dans la folie...Une larme glacée roula sur ma joue et je partis marcher loin du camp.
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MessageSujet: Re: ~~Les yeux fermés~~ (PV : Naliatès) Lun 08 Fév 2010, 14:14

Rien ne le freine
Le skizophrène
Il est plusieurs à la fois
A fond chaque fois il y croit
Un jour ange, l'autre démon
Sage penseur, ou pauvre con
Un coup amour, juste après haine
Au fond de lui rien que d'la peine
Et l'ignorance de son état
Tous ces lui-même il y croit
Malheureux celui qui l'aime
Il se perdra dans tous ces thèmes
S'il veut l'aider
Et le sauver
Il se fera bouffer l'esprit
Il pourrira sa propre vie
Et à la fin pour s'en sortir
Il n'aura qu'une issue : fuir



Comment avait-il pu laisser passer toutes ses semaines sans se rendre compte de la situation ?
Pourquoi n'avait-il pas tout simplement sondé l'esprit de sa camarade pour voir si le mal y persistait toujours ou si il avait bel et bien été anéhentis ? Parce que c'était un idiot pure et simple et qu'il avait eût peur de ce qu'il y aurait touvé.
Sa sérénité l'avait persuadé du bien être de la jeune femme et il ne s'était pas douté une seconde que le maléfice pouvait se manifester encore dans son esprit.
Qui diable était cette personne qui désirait voir naître la souffrance sur son doux visage ? Quel être cruel et masochiste pouvait souhaiter utiliser une âme innocente comme celle de sa protégée ? Qu'il soit monstre, sorcier ou dieu, il avait osé s'en prendre à une innocente pour l'utiliser à des fins personnelles dont le Garlik ignorait tout.
La seule chose dont il était conscient, c'est que ce sortilège rongeait peu à peu l'humanité qui était en elle...


la personnalité est singulière, propre à chacun: le produit de racines et de ruptures au sens de structuration hiérarchique par laquelle on devient auteur d'une mise en ordre qui transforme ce que nous avons reçu en un bien propre.
Au contraire la personne est universelle, c'est le même sujet moral et sujet de droits que l'on retrouve en chacun.
Nous jouons souvent un personnage devant les autres, ou plutôt une série de rôles en fonction de l'image que nous voulons leur imposer ou de celle qu'ils veulent nous imposer. Le personnage est caractérisé par la multiplicité des perspectives, la lâcheté comme refus d'authenticité et la sensibilité au regard des autres, alors que la personne est fidélité à la loi qu'elle s'est prescrite, obéissance à la représentation de la loi, parole conforme à un texte choisi et voulu selon la raison.
Disons simplement qu'une personne est un individu. Mais non pas n'importe quel individu: une substance individuelle de nature rationnelle, un individu doué de raison

Qu'est ce que Naliatès pouvait ressentir au plus profond de son coeur ? Quel élément avait bien pu animé cette colère enfouie en elle ?

La personne c'est l'esprit lui-même considéré en tant que liberté. Nos choix, nos actions, nos sentiments, nos actes, nos passions, nos goûts, nos habitudes, nos pensées, nos peurs, nos doutes, nos atitudes, nos relations, nos libertés, nos droits, nos vécus, nos présent, nos futurs, notre amour, notre foi et nos vies sont ce qui nous définissent. Ôtez un seul de seul de ses éléments et vous perdez votre humanité et ce qui vous définis.

Nali n'avait rien perdu de cela, ce qui était blessé, c'était la plus puissante des armes : son coeur !

La personne se veut solidaire. Elle sait qu'elle ne peut accomplir son jeu que dans un nous. Lorsque les ténêbres envahissent nos âmes, il ne reste que la lumière de ceux qui nous entoure pour nous en libérer.
Se mutiler était un appel au secours, un acte volontaire, imprécis, indécis... Elle sombrait dans des pensées folles et confuses, son esprit répondait à des envies, des pulsions, qui n'étaient pas les siennes.
Comment l'aider à s'en sortir cette fois-ci ?

Récapitulons...

L'envie de chaire n'était pas normale pour une personne comme Naliatès, les intentions meurtrières qu'il avait détecté chez elle non plus. Elles appartenaient donc à une autre personnalité qui n'était pas la sienne. Pendant un court instant, l'écuyère avait laissé place à une folie passagère et à de noirs désirs...
Le regard de cette dernière n'avait d'ailleurs jamais été aussi électrisant, aussi meurtrier et aussi rouge qu'à l'instant. La démence semblait s'être emparé de son âme un quart de seconde, si bien qu'il avait cru qu'elle allait lui sauter à la gorge pour l'étrangler.
L'homme lézard devait absolument tenté quelque chose si il ne voulait pas voir sa seule amie se changer en une attrocité incontrôlable.
Heureusement pour lui, la jeune femme avait retrouvé un soupçon de lucidité et en avait profité pour s'éloigner. Elle était effrayé et s'était mise à pleurer...

N'écoutant que son coeur, il décida d'aller à sa rencontre, persuadé qu'elle risquait de perdre le contrôle d'elle même d'un instant à l'autre. Il s'approcha de quelques pas, de façon à ce qu'elle puisse sentir sa présence et son arrivé, puis tout en approchant, il lui tint ce discours :


- "Nali... S'il te plait, ne te laisse pas plus aveugler par tes sentiments plus que tu ne l'ai déja. J'ai bien compris que ce que tu ressentais ne venait pas qu'en partie de toi et qu'il s'agissait de ce... Maléfice qu'on t'avait lancé... Tu peux vaincre ce mal, refouler cette haine qui est en train de naître en toi, mais pour cela, tu dois me faire confiance. Comprends tu ?"

Il n'attendit pas sa réponse pour faire les derniers pas qui la séparait d'elle. Aussitôt qu'il fut à sa portée, il se moqua de savoir si il elle allait l'attaquer ou non et il l'a pris dans ses bras et la serra fort contre lui.
Cette étreinte appaisa ses souffrances, ses peines, ses doutes, il se sentait heureux, seraint, fort et il aurait tout affronter pour elle.
Tandis que sa tête et ses cheveux blanc reposaient sur l'épaule de sa protégée, il lui chuchota à l'oreille :


- "Mords moi !"

On aurait pu croire à l'instant qu'il avait perdu l'esprit, mais au contraire, l'action était prémédité et calculée. Si sa peau avait resistée au sortilège encré dans le corps de Naliatès et si ses défenses immunitaires lui provennaient de son sang, alors la jeune femme pourrait peut être y trouver de quoi affronter les symptomes qui commençaient à se manifester chez elle. Pour cela, il fallait qu'elle le morde, comme une buveuse de sang, afin d'essayer de conjurer le sort.
Shivak sentit alors la confusion s'emparer d'elle, comme si elle était partagée entre ses propres sentiments et ceux d'un être malveillant. Si il ne tentait rien, si il ne la ramennait pas, elle allait une nouvelle fois sombrer dans la folie meurtrière...

Ce nouveau contact fut totalement inédit pour lui, il ignorait encore comment il avait fait pour que cela puisse ce produire.
Il avait simplement répondu à l'élan de son coeur, avait répondu à un désir singulier et unique qui l'avait fait trembler de tout son être. Il pouvait désormais sentir la chaleur irradié son corps, tandis qu'il déposait ses lèvres sur celles de Naliatès. Ce baiser qui venait de naître lui fit découvrir une tonne de sensations qu'il ne pouvait décrire. Jamais il n'avait ressentit cela et il ignorait totalement pourquoi il sentait ses joues rougir de plaisir...
Il dut cepandant faire preuve de volonté pour stopper son élan et pour que son amie puisse se concentrer uniquement sur ses paroles :


- "Nali... Reviens, écoute ma voix ! Mords moi !"

D'un geste protecteur, il pris sa tête dans sa main droite, caressa ses cheveux et approcha de ses lèvres son avant bras. L'expérience n'avait jamais été tenté et il se pourrait qu'elle ne fonctionne pas. Toutefois, le Garlik ne renoncerait pas car il sentait naître une force en lui, une volonté inouïe, paré à toute épreuve : La force du coeur !
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MessageSujet: Re: ~~Les yeux fermés~~ (PV : Naliatès) Mer 10 Fév 2010, 08:25

"Bienvenue dans mon merveilleux monde.Nous allons jouer a un jeu.Je suis le prédateur et vous vous êtes les proies.Le but du jeu est simple.Je dois vous attraper alors j'espère que vous savez courir vite.Je vous aime mes petites proies,mais seulement parce que ce qui coule dans vos veines c'est du sang.Et j'adore ca.Bienvenue dans mon merveilleux monde.Vous êtes mes serviteurs et moi votre déesse.Aimez moi,admirez moi, car vous allez vous éteindre d'une belle mort.Être vidé de son sang c'est peu commun.Alors courez vite.Je ne vais pas tarder a me réveiller...Et vous mourrez."

Je le voulais.Je le voulais.Le sang de toutes les créatures aux alentours.J'avais faim,non j'avais soif...Ma gorge me brûlait et je me sentais disparaître derrière le masque d'une bête avide de sang.J'avais envie de me défouler sur quelque chose ou sur quelqu'un...Je sondais les environs.Il m'avait suivie.Lui dire de fuir ? Jamais.J'allais enfin pouvoir ....pouvoir....Ma vision se brouillait.Que se passait il ? Je n'en savais rien.Je n'étais plus moi même mais une bête.Un monstre.Je n'étais plus humaine mais animale.Et j'avais faim.La proie la plus proche s'avançait vers moi,dans la gueule du loup en fait.Je sondais a nouveau les alentours et détecta ou se trouvais Shivak.Il allait droit sur moi.Pauvre idiot ! Il voulait mourir.Ah ah,trop drôle.Ce serait sa fin.Lui aussi serait vidé de son sang.Je souris et sentit deux pointes sur mes lèvres inférieures.Des canines rétractables...et aiguisées.Excellent.La proie venait d'elle même.

Tout d'un coup,je sentis quelqu'un s'approcher.Lui.Il était là et devait attendre patiemment son heure.


- "Nali... S'il te plait, ne te laisse pas plus aveugler par tes sentiments plus que tu ne l'ai déja. J'ai bien compris que ce que tu ressentais ne venait pas qu'en partie de toi et qu'il s'agissait de ce... Maléfice qu'on t'avait lancé... Tu peux vaincre ce mal, refouler cette haine qui est en train de naître en toi, mais pour cela, tu dois me faire confiance. Comprends tu ?"


Foutaises ! Je grognai puis feulai comme un chat.Je n'étais plus humaine.Puis,je reculai vivement.Quand....non,c'était trop étrange...Je rêvai.Oui,je devais rêver.L'étreinte de Shivak avait agi comme un choc électrique et pendant quelques instants,j'étais...moi même.Mais plus maintenant.Était il fou pour venir de lui même ? Avait il envie de périr plus tôt ? D'accord...


- "Mords moi !"


Deuxième choc électrique.J'étais a nouveau moi mais pour combien de temps ?
J'essayai de me dérober et de fuir loin d'ici pour ne pas le tuer.Il fallait que je parte.En vain.Quelque chose me retenait.Un sentiment puissant.L'impression d'être en sécurité.Oui,exactement.En sécurité.Ses lèvres se posèrent doucement sur les miennes et je ne cherchais plus a me dérober.Je ne voulais plus partir.Je voulais que le temps cesse.Que tout cesse.Je voulais être quelqu'un de normal.De parfaitement normal.Pourtant,tout s'arrêta.Déçue,je ne le montrais pourtant pas...Je sentais a nouveau la bête revenir.Elle était là.Elle attendait patiemment.


- "Nali... Reviens, écoute ma voix ! Mords moi !"

Non.Je me dérobai a nouveau puis fis brusquement volte face et m'éloignai de Shivak.Il ne savait pas ce qu'il se passerait si je le mordais.Mais au fond de moi...Je savais que j'en avais absolument besoin.Alors,pourquoi se priver ?
Mes canines sortirent d'elle même.4....Je me retournai pour faire face a Shivak.J'étais encore loin de lui. 3....Je courait,le moins vite que je pouvais.2...J'étais face a lui.Non. 1...Il ne vit rien venir.Je le mordis a l'avant bras.
0...c'était peut être la dernière fois que j'étais en compagnie de Shivak...vivant.

Combien de temps étais je restée là ? A boire comme une saoule.Une heure ? Deux ? Non,il fallait que je m'arrête sinon je viderai mon...ami de son sang.Mais c'était si bon...moi qui avait cru que l'hémoglobine avait un gout métallique.Shivak chancela.J'y allais trop fort.Bientôt,il ne pourrait plus du tout bouger car disais plus assez de sang disais mauvaise circulation et donc...faiblesse.Comment pouvait il aimer une créature comme moi ? Comment ?
Il fallait que je cesse.Sinon celui qui me sauvais a chaque fois périrait.Mais comment arrêter ? La volonté.

Je retirai vivement mes crocs de sa peau et du le retenir pour ne pas qu'il s'effondre.J'avais la force.La force que lui n'avait pas et je devais l'aider.Mes crocs se rétractèrent automatiquement et je repris mon souffle comme si j'avais fait de l'apnée.Immédiatement,je redevins moi même.Humaine.Je devais m'excuser car il n'avait pas eu le choix.Shivak n'était pas mon défouloir,et la prochaine fois que ma crise reprendrait,je devrais m'occuper de quelqu'un d'autre que lui.Comment avais je pu faire ça ?


-Excuse moi...Je ne suis qu'un monstre.


Tout d'un coup,une goutte d'eau me tomba sur le nez.Je levai les yeux au ciel en sachant que je ne verrais rien.Mais a la place,une pluie fraîche martela mon visage et je me sentis si bien.Comme lavée de mes pêchés.
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MessageSujet: Re: ~~Les yeux fermés~~ (PV : Naliatès) Jeu 11 Fév 2010, 13:23

Suis-je maître de ma vie ou est-elle prévue d'avance ? Le destin existe-t-il ? Notre destinée est-elle écrite quelque part ?
Par qui, par quoi, comment ? Puis-je connaître l'avenir ?
S'il y a destin, cela signifie que des événements ne manqueront pas d'arriver, quoi que nous fassions. Cela veut dire que notre pouvoir d'action sur notre propre vie est limité, que nous sommes impuissants face à certains événements ! Où donc est notre liberté ? Suis-je maître ou non de mes choix de vie ?
Ces questions importantes ont une infinité de conséquences dans notre vie de tous les jours. Chacun d'entre nous vit selon ce qu'il croit. Notre conception de la vie sous-tend nos choix et nos comportements.
De façon sûre, il y a un événement dont nous ne pouvons empêcher l'arrivée. C'est un événement universel, auquel nous sommes tous destinés : la mort. Personne ne peut y échapper. Dès notre naissance, le destin fatal se met en marche et nous achemine vers l'instant inéluctable. Biologiquement, nous le savons maintenant, nos cellules sont programmées pour mourir. Dès notre conception, le compte à rebours commence !
La mort : événement fondamental de notre vie, qui va orienter tous nos choix et nos croyances. Ce destin funeste pèse sur nous et fait naître en nous la peur. C'est une peur diffuse, pas forcément consciente, mais qui constitue le fond affectif de notre être. Que survienne un danger et c'est elle qui nous gouverne. Un rien et l'on se sent exposé, en péril, insécurisé. Notre liberté est une liberté de "mortel" : quelle vie vais-je choisir, sachant qu'elle est marquée par la finitude ? C'est sur cette problématique de la mort que s'articulent toutes les conceptions du destin.
Je sais que je vais mourrir, alors je vis...
Même malgré cela, nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.
Les prévisions des devins et des horoscopes sont-elles appuyées sur des raisons ? Est ce que la lecture des étoiles comme l'avait enseigné Gaasf était nécessaire ?
Peut-on croire au destin au point de ne plus rien faire du tout ? Comme si c'était notre but ultime et que rien ne nous en écarterait ? Ou alors, ne serait-ce pas tout simplement du hasard ou de la chance ?
Et si nous n'étions pas né en vain, si chacun d'entre nous était prédestiné à la réalisation de quelque chose ?
Seront nous penseurs, instructeur, soigneur, guerrier, inventeur, héros ?

Et si j'étais son Ange-Gardien ?
Serait-ce possible ? Devrais-je la sauver au prix de ma propre vie ? Par amour pour elle ? Parce que plus rien de me semblait plus important que sa sécurité et son bohneur ? Ou était-ce tout simplement la force de mon coeur qui se manifestait ?
Nous sommes des anges déchus qui nous acharnons à remonter vers notre céleste origine.
Un démon ? C'est un ange qui a eu des malheurs ; un ange émigré. Un ange qui a laissé son âme s'obscurcir par de sombres pensées.
Les anges ont eux aussi leurs diables, et les diables leurs anges.
Alors suis-je un ange ou un diable ?
Fais-je le bien ou le mal en aidant un ange à repousser un démon ? Ne serait-ce pas l'obliger à choisir un camp ? A l'incarcérer dans une prison de choix dont elle ne semble pas pouvoir décider ?
Les hommes sont connus pour recouvrir leur diable du plus bel ange qu'ils puissent trouver. Mon sang était-il celui qui pourrait protéger Nali de son maléfice ? Etais-je l'ange destiné à recouvrir le démon de l'écuyère ?
Vivre, c'est lutter contre les démons du coeur et du cerveau. Alors il me fallait faire ce que tout Ange Gardien ferait : Protéger et servir, au prix de sa propre vie.

L'acte humain, c'est l'acte essentiel, celui qui engage l'homme et qui fait de lui un ange ou un démon, mais toujours un solitaire.
Chacun de nous sent un jour le besoin d'exorciser ses démons, ceux qu'ils connaît et surtout ceux qu'il ignore et qui le poussent vers des ravins qu'il ne voit pas.
Shivak avait toujours été solitaire. Naliatès était la seule à lui avoir ouvert son coeur et à l'avoir accepté. Fallait-il qu'ils soient séparés par un maléfice inconnu ? Pouvait-il tenir la promesse qu'il lui avait fait ? Qui était donc ce diable qui l'avait transformé ainsi en bête sauvage et s'était emparé de son coeur ? Qui l'avait obligée à se morfondre dans les ténêbres et à quel prix, dans quel but... ?

Les yeux de la jeune femme n'exprimaient que folie, rage et confusion, pourtant, le Garlik arrivait à détecter en elle un soupçon de lucidité, il était persuadé que l'écuyère n'était pas totalement sous l'emprise du sortilège qu'elle avait reçu lors de la cérémonie d'adoubement et d'attribution à Pikay. Alors il s'était laissé guider par une pulsion indescriptible : il l'avait embrassé, lui envoyant une puissante vague d'appaisement et d'amour pour lui faire retrouver ses esprits. Elle ne l'avait pas repoussé, mais il s'avait bien qu'elle n'avait pas la totalité de son esprit. Il ne connaissait rien des sentiments de Nali et il ignorait si il avait bien fait ou non. Malgré cela, il ne s'était pas laissé abattre et il lui avait tendu son bras pour qu'elle puisse y planter ses dents. L'instant d'après, elle rentrait dans une transe hystérique qui l'avait stoppé net pendant l'espace de quelques secondes. Sa perception du temps avait été altéré et elle ne se rendait pas compte qu'elle drainait l'énergie vitale de l'homme lézard. Heureusement pour eux, son sang eut les vertues curatives qu'il avait espéré : il lui avait rendu sa lucidité. Mais pour combien de temps ? Il faudrait donc qu'ils s'attardent à chercher un vaccin ou un remède à base de son flux vital pour réaliser un antidote adéquat. C'était le seul moyen logique et évident de stopper le démon une bonne fois pour toutes.
Vidé de son énergie alors qu'il n'avait fait encore aucun effort, Shivak s'effondra à genoux, aux pieds de Naliatès, tandis que cette dernière reprenait son souffle. De nouveau consciente, la jeune écuyère lui présenta ses excuses...
Il voulait lui répondre, mais une goutte d'eau le ramena à la triste réalité : une tempête.
La pluie commença à marteller le sol, éteignant le feu qu'ils venaient de préparer et humidifiant le bois sec qu'ils s'étaient donné le peine de ramasser en chemin. Ils n'auraient donc pas de cuissons pour le repas et ils n'auraient pas non plus de feu pour la nuit. Seuls, dans le désert de pierres sombres, ils allaient devoir survivre au froid et aux éléments.

Timidement, il leva la tête vers sa "disciple de la semaine", contempla son visage ravagé par des émotions contradictoires. Afin de la rassurer, il s'empara de sa main et ce contact leur procura un peu de douceur et de sérénité. Se relevant avec difficultés, ses cheveux argents trempés par les flôts, l'écuyer se trouvait désormais face à face avec sa protégée. Sa voix douce et suave se mit à murmurer quelques mots, malgré le tumulte de l'orage grondant :


- "C'est une habitude chez toi de toujours t'excuser ?" La taquina t-il d'un léger sourire qu'elle ne pourrait pas malheureusement pas voir.

- "On va avoir un petit soucis..." Expliqua t-il en observant les forces de la nature se défoulées autour d'eux. "Notre seul abri disponible est à des kilomètres d'ici et il est dangereux de s'aventurer sur ce plateau avec ce temps. Les animaux sont de sortie par mauvais temps et la nuit, je vais aller chercher des couvertures et nous allons passer la nuit à côtés des chevaux."

Pour surmonter le froid, il fallait en effet qu'ils puissent se procurer un maximum de chaleur corporelle pour éviter une mort par hypothermie. Ils allaient donc devoir se serrer contre les chevaux et dormir côte à côte.

- "J'espère que la proximité ne te dérange pas... Le tempête n'est pas prêt de s'arrêter et vu notre état actuel je pense qu'il vaudrait mieux pour notre survie, d'éviter d'attrapper froid."

Le vent battait fort, le grondement qu'il produisait paraissait ressembler au souffle rauque d'un dragon mâle. Ils allaient passer une longue nuit tumultueuse...

Voyant que sa camarade ne semblait pas vouloir réagir et comprenant qu'elle était encore troublée des évènements qui venaient de se produire, Shivak décida de lui porter une nouvelle étreinte.


- "Ne craint rien, je suis là, avec toi. Tu ne risques plus rien tant que je suis à tes côtés. Je t'ai promis de veiller sur toi et je tiens toujours mes promesses..."

Il aurait voulu en dire plus, lui avouer ses sentiments, lui prouver son amour et sa détermination, mais il la sentait fragile et ne souhaitait pas parler de ce qu'il venait de se produire. Ils savaient tous les deux qu'il pouvait y avoir des effets secondaire suite au sauvetage que Shivak avait apporté à Naliatès à l'infirmerie, mais aucun d'eux n'avait voulu y croire. Ils étaient encore jeunes et insouciant. La vie avait encore tant à leur apprendre... Tout ce que la Garlik craignait, c'est qu'elle ne subisse des dommages irréversibles ou qu'elle devienne une créature incontrôlable, comme celle qu'il avait pu voir des son regard, quelques secondes auparavant.
D'un mouvement, il utiliser un peu de l'énergie qui lui restait pour arrêter le sang qui ruisselait le long de son bras, là ou les crocs de la jeune femme s'étaient plantés. Elle avait détecté son mouvement et elle se demandait ce qu'il fabriquait, du coup il lui envoya une image de la situation par la pensée et il lui indiqua qu'il ne lui en voulait pas. Au contraire, il était heureux qu'elle ne se soit pas perdue dans le néant.


- "Comment te sens tu...?" Finit-il par laché au bout d'un instant, alors qu'ils étaient toujours dans les bras l'un de l'autre, sous une pluie d'illuvienne.
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MessageSujet: Re: ~~Les yeux fermés~~ (PV : Naliatès) Dim 28 Fév 2010, 08:51

Je ne comprenais pas la vie.Je ne l'avais jamais comprise de toute façon.Je n'étais plus que l'ombre de moi même,alors,pourquoi vouloir comprendre quelque chose d'indéchiffrable,de mystérieux et totalement incompréhensible.Alors que je me perdais dans mes pensées,je me retrouvais avec la personne la plus gentille que je connaissais.Pourquoi Shivak faisait il tout cela pour moi ? Je n'en savais rien mais ce qui était sûr et certain,c'est que j'adorais qu'on prenne soin de moi.Cela pouvait paraître plutôt égoïste mais il n'avait jamais été déclaré que j'étais une enfant de chœur.J'étais seulement moi même et je n'essayais pas de me cacher derrière une personnalité inventée.Je répondis franchement a la question de Shivak,comme je m'étais promis de le faire.Je tenais toujours mes promesses.

-Mieux...murmurai-je,en écoutant d'une oreille attentive la pluie qui tombait par seaux d'eaux.

La pluie,je l'adorais.Aussi,je me dérobais des bras protecteurs de Shivak pour me promener un peu et tenter de détecter quelque chose.Depuis que nous étions arrivés ici,je pensais devenir folle non seulement a mon comportement totalement...Un frôlement me sortit de ma torpeur.Un frôlement plutôt proche.Nous étions encerclés de prédateurs nocturnes.Cool.D'abord moi avec mon "vampirisme"et maintenant les félins affamés ? Bravo,quelle super journée j'avais fait passer a Shivak.Il avait du s'amuser grandement.Pas du tout.Peut être m'en voulait il ?Non,impossible.Alors qu'un grognement lointain me faisait frissonner,je détectais la présence de ce qui pouvais être un allié.Hormis la meute de prédateurs qui guettaient non loin,une bête marchait en silence,en solitaire.Un loup plutôt grand si j'en croyais mon sens de détection.Il semblait tourner autour des prédateurs.Et oui,c'était la dure vie sauvage : manger ou être mangé.
Jugeant que la présence des ces bêtes n''était pas trop dangereuse,je restais sur mes gardes et prit une décision.Je me foutais de si Shivak disait oui ou non.J'en avais assez de passer pour celle qui se faisais tout le temps sauver.J'avais assez vu les autres me protéger.A mon tour maintenant de les aider.


-Shivak,je viens de détecter la présence d'une meute non loin.Sûrement des félins nocturnes.Ils rôdent autour de nous depuis un bout de temps déjà.Tu vas aller te coucher et te reposer,je m'occupe de ces matous.


Allais il m'obéir ? Après tout,c'était lui qui avais tout organisé.C'était pourtant un bon moment de lui montrer qui j'étais vraiment.Je partis d'un pas décidé vers l'endroit ou j'avais localisé les félins mais avait aussi une vive envie de voir qui était vraiment ce loup solitaire qui guettait le moindre faux mouvement de mes futures victimes.J'avais l'impression d'être observée et en même temps celle que j'avais progressé soudainement,c'était d'un ennui de rester sans rien faire et attendre que les autres agissent pour soi...Maintenant,c'est moi qui tenais les rênes,qui agissais.

(Sorry,vraiment court mais j'ai pas d'idée là)
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MessageSujet: Re: ~~Les yeux fermés~~ (PV : Naliatès) Mar 09 Mar 2010, 15:14

Décidément, elle ne manquait pas de toupet !
Encore une fois il avait du lui venir en aide et une nouvelle fois elle avait fait comme si rien ne s'était passé, cherchant à esquivé la discution, essayant de ne pas entrer dans le vif du sujet. Il fallait pourtant qu'elle puisse se confier, vaincre cette rancoeur qui grandissait en elle, ce maléfice qui dévorrait la lumière de sa vie et qui la transformais en une noirceur indéchiffrable... Mais non, elle l'avait tout bonement ignoré.
Peut être qu'il s'était trompé finalement. Si ça se trouve, elle ne voulait pas de lui et pouvait se débrouiller seule. Peut être était-il trop collant, trop proche d'elle ses derniers temps... Et si c'était lui le problême ?
Non, il se faisait des idées. Son esprit lui jouait des tours parce qu'il était épuisé. Il ne désirait pas la souffrance de Naliatès et il souhaitait lui apporter toute l'aide et l'attention possible. Il lui avait juré d'être là pour elle et il tiendrait sa promesse.
Tant qu'elle aurait besoin de lui, il lui offrirait ce dont elle aurait besoin et l'asisterait. Si elle désire une épaule pour pleurer, il lui donnerait la sienne. Si elle souhaitait un être à qui se confier, il lui tendrait l'oreille. Si elle cherchait un contact physique, il lui prêterait sa main...
Il ferait tout pour son bohneur et sa protection.

D'ailleurs, ce n'était pas le moment de chômer : déja, une meute de loups géant avait repéré leur campement nocturne et s'appretait à les encercler. Heureusement qu'il pouvait compter sur ses sens dévellopper pour parer à toute éventualité.

-Shivak,je viens de détecter la présence d'une meute non loin.Sûrement des félins nocturnes.Ils rôdent autour de nous depuis un bout de temps déjà.Tu vas aller te coucher et te reposer,je m'occupe de ces matous.

Avait-il bien compris ce que la jeune femme venait de lui dire ? Avait t-elle réelement détecté les loups elle aussi ?
Il se concentra à nouveau avec attention, oubliant la présence de l'écuyère, de la pluie qui frappait son front irrégulièrement, du hénissement inquiet des chevaux et là, dans l'ombre de la nuit, se tenait à une cinquantaine de mètres, trois loups d'environ deux mètres cinquante de long et aussi haut qu'un homme de taille adulte. C'est alors qu'il compris qu'un évènement inhabituel venait de se produire : en le mordant, Naliatès avait copié une partie de sa capacité à utiliser ses sens dévelloppés. Ainsi, sa camarade avait pu aisément repéré la menace des ténêbres.
Après le choc de cette découverte, il se rendit ensuite compte qu'elle lui avait égallement donné un ordre et de rester couché le temps qu'elle se débarasse de ses monstres. Evidement ce ne serait pas une partie de plaisir et seule, dans son etat actuelle, ces chances de survie n'étaient pas élevées...
Shivak était épuisé, à court d'énergie magique et ressentait des spasmes de douleurs autour de ses muscles principaux. Il n'était pas en état de combattre.
En guise de réponse, il se contenta de dégainer son poignard et alla s'adosser contre le puîts. Là, il bénéficierait de la protection des chevaux et éviterait les attaques de dos.


- "Tu devrais en faire autant..." Indiqua t'il à sa protégé.

Rapidement, ils opérèrent en équipe, se fiant au bruit du déplacement des loups et à leur propre instinct de survie. Si ils voulaient survivre à ce type d'assaut, il fallait qu'ils soient coordonés et rapide en exécution.

- "As tu un don pour la communication animal ou dans le déchiffrage des codes des animaux ? Je suis à court de flux d'énergie et je tiens à peine sur mes deux jambes... Tu vas devoir te battre seule..."

D'un rapide tour d'horizon, il établit la liste des forces en présence ...

- "Un au nord, deux à l'est... Et..."

Soudain, son coeur s'arrêta de battre l'espace d'un instant, plus loin à l'Ouest, se tenait un animal gigantesque, en retrait qui semblait attendre lui aussi sa part du carnage. Etrangement, il restait à l'écart, comme si il avait peur d'approcher et d'être blessé au combat. Pourtant, le monstre rivalisait en taille et en poids avec les dragons mâles qui séjournaient dans ces contrées reculées.

- "Il ne faut pas trainer. C'est l'heure de ta seconde chance. Souvient toi de ce que je t'ai dis pour l'exercice des 5 sens. Concentre toi sur ces points. Evalue les mouvements de tes adversaires, immagine la scène, fixe toi des repères. Tu n'auras pas de troisième chance. C'est la survie ou... la mort."

Le véritable test allait commencer.
Nali arriverait-elle à adapter son style de combat à ce nouveau type de perception des éléments ? Le Garlik l'ignorait.
Quoi qu'il en soit, les deux écuyers de Jayade allait dignement se battre pour leur survie.

Shivak fit tournoyer la lame de son poignard dans sa paume.
Plus que quelques mettres et ils seraient nez à nez avec la meute...
La lame topaze, ruisselait de petite goute mauve, qui diluait le poison dont l'arme était impregnée. Il ne pourrait pas compter sur l'asphixie que procurrait chaque blessure lorsque le venin entrait en contact avec le sang. Il était affaiblit et ne pourrait compter que sur sa force et son esquive...
Toute sa confiance et sa détermination étaient désormais tournées vers son amie et il sentait son coeur battre à tout rompre.

Et si elle était blessé ou pire encore... ?
L'éventualité lui laissa un goût amer dans la bouche et il ravala sa salive. Son expérience dans ce terrain hostile allait finalement lui être d'un grand secours.

Soudain, un éclait frappa la plaine de roches argentées et une armée de crocs luisant se découvrirent dans la nuit. L'espace d'un instant, il avait pu distinguer l'un des canidés géant, au pelage gris clair et aux yeux jaunes meurtriers. Le loup était silencieux et attendait le moment opportun pour frapper sa proie d'un seul et puissant coup de machoire.
Il les fixait dans la nuit, majestueux. Eux étaient les êtres fragiles destinées à être sacrifiés et dévorrées par la horde.
Sans crainte, Shivak lança le premier geste offensif vers l'animal le plus proche, indiquant qu'il ne se laisserait pas faire sans combattre. Ainsi, il pointa le poignard droit et fixe, en direction des yeux du monstre pour qu'il puisse voir qu'il était armé et qu'il était dangereux.
Bien souvent, ces animaux ne s'attaquaient pas à des proies difficile à saisir. Il avaient du capter l'infirmité de Naliatès et la faiblesse du Garlik. Voilà pourquoi ils s'étaient aventurés ici.


** Nali, essaye de les menacer à l'aide de la magie, ne les blesse pas, ils ne nous attaquerons pas si ils sont assez effrayés par notre force. Ce qui m'inquiète le plus, c'est cet autre monstre qui est resté en retrait. J'ai bien peur qu'il s'agisse d'un animal charognard qui attende qu'il y est un cadavre. Si mes pronostiques sont bons et que ces loups nous laisse tranquilles, l'autre devrait s'en aller égallement. **

Il ne restait plus qu'à attendre qu'elle s'exécute. Mais ce plan allait-il réelement marché ?
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~~Les yeux fermés~~ (PV : Naliatès)

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