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L'Hécatombe d'Elthor

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#Drace

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Rôle : Dieu Déchu
Âge du personnage : ???
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Rôle: Dieu déchu
MessageSujet: L'Hécatombe d'Elthor Ven 15 Jan 2010, 20:35

L’homme haut gradé ouvrit lentement les yeux et tourna son cou pour constater encore une fois comment la place supplémentaire de son lit était vide. La femme qu’il aimait ne l’occupait pas et l’air ambiant de la pièce semblait garder jalousement ce qu’il aurait volontier offert à l’élue de son coeur. Avec tristesse, il repoussa les couvertures de son lit et utilisa ses coudes pour se redresser. Il observa le soleil par la fenêtre adjacente à son lit et, en observant les timides rayons du soleil qui semblait hésité à traverser l’horizon pour se montrer dans leur splendeur, devina que l’heure était encore tardive. Certainement, le reste du château était toujours au lit, à l’exception de quelques serviteurs désirant effectuer leur besogne de la journée le plus rapidement possible de peur d’être possiblement punis par leurs supérieurs. Avec une certaine paresse, le roi d’Émeraude mit les pieds au sol, quittant la chaleur de son lit, quoi qu’il désirât bien plus la chaleur de celle qu’il voulait être son épouse et sa reine. Il savait que Lyra possédait d’énormes responsabilités, considérant son titre impressionnant de Chef de l’Ordre d’Émeraude, que cela impliquait qu’elle avait pour mission de protéger le continent.

Il était aussi au courant qu’elle avait été victime d’horribles tortures, infligés par un monstre nommé Drace, il aurait donc été égoïste que de lui en vouloir, mais son coeur désirait tant la voir à ses côtés que cela le faisait occasionnellement souffrir. C’était une toute une chance que les affaires du château lui gardait l’esprit occupé et sain, puisque, en sa qualité de Roi, il devait régler la grande majorité des problèmes, quoi que ses conseillers purent s’occuper de certains de ces conflits. Il se sentait las, mais se dit qu’un bon bain allait certainement le réveiller et lui rendre ses moyens, afin d’entamer une autre possible passable journée loin de la rousse aux commandes des chevaliers. Il se dirigea donc vers les sources, l’endroit où la plupart allaient à tous els matins mais où personne n’était, à cette heure. Ayant pris soin d’apporter avec lui une tunique ainsi qu’une paire de pantalon propre, il retira son vêtement de nuit et laissa l’eau chaude et agréable détendre ses nerfs. Après une relaxante baignade avec sa solitude, il sortit des bains et se dirigea vers les tissus absorbants laissés la veille par les serviteurs. Lorsqu’il fut entièrement séché, il enfila sa tunique ainsi que son pantalon et se dirigea calmement vers la sortie. Il ne lui restait qu’environ trois pas avant d’arriver à la porte et quitter cet endroit isoler et sans fenêtre, mais une odeur de brûler parvint à ses narines et mit une halte à sa sortie. Il se retourna prestement, croyant qu’un des chandeliers qui illuminait la pièce était peut-être tombé au sol, mais ne vit rien et ne remarqua pas que, derrière lui, des longues flammes à la couleur de la mer explosaient du sol et le contour d’une silhouette apparaissait lentement dans celles-ci, vacillants sans pour autant être transformé en cendres dans les secondes qui suivaient. Au moment où le roi se retournait, ayant aperçu les flammes du coin de l’oeil, les dites réactions chimiques se dissipèrent pour laisser place à celui qui n’avait pas été affecté par celles-ci, malgré sa claire présence en elles. Il avait une tignasse ébouriffée de couleur bleue, comme pour être en harmonie avec les dites flammes, ses vêtements étaient un ensemble ridicule de différentes pièces de tissus orange ou bleu, il avait de petites dents pointues comme une bête, une peau blanchâtre comme un cadavre, d’étranges tatouages sur les joues. Son regard n’était pas de ce monde, c’était presque comme regarder dans une version corrompue de sa propre réflexion dans un miroir. Il n’était pas très vieux, non plus, peut-être dix-sept ou dix-huit ans, maximum. Le Roi observa l’homme devant lui un moment et constata qu’il ne semblait pas content. Par réflexe, il recula de quelques pas, retenant difficilement son expression de surprise et légèrement effrayée. D’une voix faussement assurée, il demanda :


-Qui êtes-vous?

-Ça n’a vraiment plus d’importance. Une suite d’évènements malheureux ont fait en sorte que ma haine envers une certaine ait sévèrement augmenté, je dois donc agir rapidement, afin de corriger cela.

Cet être lui était familier et, pourtant, il n’avait pas l’impression d’avoir déjà vu une chose aussi répulsive de sa vie. Mais, avant qu’il n’ait pu répondre à l’étrange réplique de l’homme devant lui, il se retrouva plaqué au sol, incapable de bouger, malgré sa force d’adulte bien développé et en bonne santé. L’homme avait levé la main vers lui et était visiblement le responsable de ce phénomène. Avant de penser à possiblement utilisé ses pouvoirs, malgré le fait qu’ils avaient dû se rouiller, depuis le temps qu’il les avaient utilisés, il vit une tige métallique au bout pointue se dirigée vers son visage à toute allure, le poing de l’homme refermé autour de celle-ci et la dirigeant. Il crut alors qu’il allait mourir et la douleur qu’il ressentit lui confirmait bien ce fait. La tige métallique était aller se loger dans le fond de sa gorge. Une rivière de sang coula derrière sa tête et son esprit s’embrouilla déjà. Il ne réussit même pas à lâcher un cri, il ne réussit pas à appeler à l’aide, il ne réussit pas non plus à se débattre, la lévitation le retenant encore au sol. Malgré son regard embrouillé, il réussit à apercevoir son assaillant. Il ne souriait pas et semblait plutôt fixer l’ancien chevalier des yeux, comme pour s’assurer qu’il ne bougea pas. Après quelques secondes, il sentit toute force le quitter, après avoir perdu une très grande quantité de sang et que son cou eut été brisé par l’attaque de l’homme, mais ça ne sembla pas s’arrêter là. Après avoir solidement enfoncé la tige dans le sol pour s’assurer qu’elle ne quitterait pas la bouche de sa victime, le dieu déchu fit apparaître une ridicule arme joliment décorée. L’arme entière était de couleur rouge, alors que deux autres lames adjacentes, identiques à la première, étaient perpendiculaires à la principale et le total était plutôt, mais léger et facilement manipulable.

Confus, désorienté et souffrant le Roi ne comprit la immédiatement ce qu’il désirait faire de cet outil, mais dès qu’il le vit prendre son élan, il devina, quoi qu’il aurait préféré pouvoir se défendre au lieu de simplement se rendre compte de ce qui allait lui arriver. D’un rapide mouvement, l’homme qui se dressait au-dessus du Roi plia un genou afin d’asséner un puissant coup et de trancher le bras du Roi au niveau du coude. Encore une fois, le Roi ne pu crier, se contentant d’exorbiter des yeux fous avant de lentement fermés ceux-ci, sachant ce qui viendrait ensuite. Lorsque la lame du sombre personnage traversa son ventre, toute vie le quitta et son agresseur passa les quelques secondes qui suivirent à éventrer un cadavre. Elthor d’Émeraude, respecté Roi d’Émeraude amnésique, amoureux de la tout aussi respectée Lyra d’Émeraude venait de mourir. En fait, mourir était un terme bien léger, puisque son sang était répandu un peu partout, colorant même certaines parties des murs. Le visage d’Elthor, désormais aussi pâle que celui du dieu déchu, était visiblement celui d’un mort, mais semblait encore crier. L’un de ses bras était sanctionné, mais semblait encore vouloir se serrer sur lui-même, en un futile essaie d’atténuer la douleur. Pour décrire ce que le dieu déchu avait fait au ventre du Roi, sans rentré dans les détails inutiles, on pourrait simplement dire qu’il n’en fallait plus beaucoup pour qu’il eut pratiquement été coupé en deux. Un trou béant était aisément visible, d’ailleurs, sur ce même ventre, peu importe ce qui se trouvait autrefois dans ce trou étant déchiqueté un peu partout autour de la charogne. Comme pour faire une jolie touche finale à tout ça, le coeur d’Elthor reposait à côté de sa tête, tranché en deux. Drace se tenait debout devant ce désordre organique et son regard semblait fatigué, voir las. Quoi qu’il n’avait pas vraiment détesté tuer Elthor, il n’avait pas non plus aimé. C’était ce genre de meurtre qu’il détestait, les meurtres qui ne lui faisaient rien, même pas un brin de rage, de tristesse, de regret ou de joie. Le seul réconfort qu’il s’imaginait était la réaction de la chevalière rousse lorsqu’elle verrait l’horrible cadavre de celui qu’elle aimait.

La visualiser était délicieux, un vrai régal pour le meurtrier. Mais, désormais, l’homme au visage légèrement tâché de sang ne savait plus trop que faire. D’une seconde à l’autre, un autre habitant du château, presser de se débarrasser d’une éventuelle crasse, viendrait dans cette salle et découvrirait le corps sans vie de leur roi. Désirait-il vraiment assisté à ce spectacle? D’un côté, ça ne servait vraiment à rien, il n’aimerait vraiment que voir Lyra en pleurs, les autres n’étaient pas très importants, mais d’ici à ce que la chevalière se pointe, plusieurs auraient l’occasion d’avertir la garde ou d’autres chevaliers, ce qui ne serait pas profitable, pour le dieu, il se résigna donc à quitter la scène du crime et à silencieusement observer le développement des évènements grâce à son esprit. Peut-être même pourrait-il observer directement la réaction de sa victime favorite, s’il ne se fatiguait pas trop vite ou s’il n’était pas distrait par, disons, Zia. Se retournant lentement, il aperçut ce qu’il n’espérait pas ou, plutôt ne pensais pas voir. Une jeune fille de petite taille se tenait dans le cadre de la porte, à quelques pas de lui. Son regard était, visiblement, celui d’une gamine terrorisée, ce qui était bien logique considérant la scène qui s’offrait à elle. Elle avait de courts cheveux roux, un regard vert pétillant qui semblait pratiquement supplier Drace d’en briser l’innocence. Ses habits étaient simples et décrivaient relativement bien son état fatigué, voire épuisé, bien que ses yeux soient grandement ouverts de la surprise. S’aurait probablement été suffisamment traumatisant de voir un homme en pièces alors qu’un monstre ou ce que l’on pouvait aisément surnommer un monstre se tenait au-dessus du dit cadavre, mais, en plus, il s’agissait du roi. Le dieu déchu porta son regard sur celui de la petite, histoire de parvenir à se souvenir d’elle, et tenta d’entrer dans son esprit pour trouver une quelconque information utilise. Cette petite avait un bon mentale, puisqu’il pu difficilement trouver de l’information utile, mais il vit quelque chose de bien intéressant.

Elle était l’écuyère d’une de ses vieilles posséssions : Zeïlia! Tiens donc, ça confirmait ce qu’il pensait depuis un certain moment, la fille qui avait autrefois prétendu être sa dévouée esclave était désormais une chevalière. Décevant, vraiment, il s’était attendu à un pu mieux de la part de Zeïlia. Après tout, n’avait-elle pas détester les trois cents merveilleuses années passées dans sa propre tête? Apparemment, elle voulait profiter de davantage de temps pour y réfléchir, à moins qu’elle eu une excellente excuse à lui offrir, ce qui n’était certainement pas le cas. Il devrait donc imaginer une différente punition pour son ancienne esclave, espérant peut-être la ramener vers le droit chemin. Mais tiens, pourquoi punir une jeune fille bouillante et indomptable lorsqu’il pouvait simplement s’en prendre aux gens qu’elle aimait, faire d,eux des esclaves et ainsi la soumettre elle aussi du même coup? En effet, son regard était posé sur la nouvelle venue depuis de longues secondes, la détaillant, se régalant de chaque possible endroit à blesser, à trucider, à corrompre. Mais comment faire souffrir cette petite? Il ne lui sembla pas nécessaire de réfléchir à cette triviale question sur le champ, il décida donc de faire disparaître l’arme dans sa main, de se retourner légèrement pour observer une ultime fois le corps en miettes d’Elthor et guida les flammes bleues autour de lui. Plantant silencieusement encore une fois son regard dans celui de la gamine, pour simplement se volatiliser ensuite, ne laissant que quelques discrètes étincelles derrière lui ainsi qu’une jeune fille probablement dégoûtée. C’était là un matin très productif, une victime et un témoin. Il pourrait maintenant passé le reste de la journée l’esprit calme à simplement observer la destruction mentale de Lyra. Cette fois-ci, il en était certain : Elle ne serait plus que l’ombre d’elle-même.
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#Lyllianna

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MessageSujet: Re: L'Hécatombe d'Elthor Dim 24 Jan 2010, 19:55

Zeïlia l'avait pourtant averti que l'entrainement de ce soir allais être plutôt coriace. Lyllianna avait quand même répondu qu'elle voulais s'occuper de toutes les choses qu'elle pouvait apprendre maintenant qu'elle avais acquit beaucoup de connaissances sur les combats à l'épée, ce soir. Alors après trois longues heures d'entrainement sans pause, à tenir une arme qui un an plus tôt, s'était avérée bien trop lourde, le jeune écuyer n'en pouvait plus. Elle avait au début attaqué Zeï avec audace et force, mais plus le temps avançait, plus il lui semblais que ses muscles allaient la lâcher et que son épée s'alourdissait. La jeune adolescente était pourtant bien certaine que si elle n'avait pas insisté, Son maître lui aurait bien laissé une pause ou deux pour boire un peu. Mais toutes les deux devaient savoir que Lylli devait s'endurer de cette façon. Même si un peu d'eau n'aurais pas fait trop de mal. Bien plus essoufflée que son maître, qui avait surement subit le même genre d'entrainement à l'âge de Lyllia, ou qui était simplement endurcie rendu à son âge, elle avait décidé qu'elle allais directement aller se coucher. Sans avoir pris de bain, malgré la sueur qui la recouvrait. Elle allais faire ça au matin, dès qu'elle serait levée.

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Le soleil se fit doucement un chemin vers les yeux fermés de la fille qui dormait surement plus dur que tout le reste du château. Mais ses rayons plutôt ardus qui avaient remplacés la semi-noirceur étaient quand même trop ardus pour elle. Au début, elle ne voulu pas se lever, ou même admettre qu'elle ne dormais plus, car un rêve se faufilais quand même au travers de ses pensées engourdies. En plus il était toujours plaisant de rêver. Même si l'on rêvait que l'on était sur un volcan qui entreprenais de cracher son liquide chaud. Dans ce rêve Lyllianna courait tellement vite qu'elle en avait mal partout. Tous ses muscles étaient endoloris. C'était curieux car elle ne faisait tout de même que courir. Vers l'horizon, elle voyais une silhouette qui promettais de la protéger. Comment pouvait-elle affirmer cela d'aussi loin? Aucune importance, tant que la lave ne se rende pas à elle. Malgré sa douleur, elle continuais à avancer vers ce qu'elle devina aussi, était une personne au grand pouvoir, mais elle se réveilla. Elle se réveilla d'un sommeil légèrement agité, car ses couvertures étaient légèrement de travers, pour se rendre compte que cette douleur était très vraie. Trop vraie. Elle se redressa d'un coup plutôt sec, pour réaliser que chaque mouvement lui donnais l'impression d'avoir un bleu sur le plus petit recoin de chaque muscle qu'elle avait utilisé la veille. Bouger les épaules n'aidais pas. Et pourquoi faisait-elle ce mouvement? C'était plutôt une inspection. Pour savoir quel genre de mouvement lui faisait mal où. Quand elle bougeait ses épaules comme elle le faisait, elle avait mal au dos à la hauteur des omoplates. Donc elle arrêta. Puis en bougeant le bras, elle se rendit compte qu'il lui faisait mal à plusieurs places. Au niveau du creux, opposé au coude, son muscle lui tirais, sur ses bras et sur ses avant-bras, il lui suffisait de forcer un peu pour que le mode ''les-bleus-font-mal'' s'active. Elle arrêta le test là, car elle eu mal à la tête de s'être redressée aussi vivement, donc porta ses petites mains vers sa tête, pour se rendre compte que même ses paumes lui faisaient mal. Puis elle se souvint qu'elle avait prévu aller aux bains. C'était une bonne idée. Elle décida qu'elle en profiterais pour se reposer et espérer voir les dommages faits à son petit corps quand même fragile un minimum guéris.

Prenant le nécessaire de vêtements pour se changer après s'être purifiée sous le bras, elle regarda son maître qui soit dormait, ou faisait semblant de dormir, en se demandant quand les rayons du soleil la réveillerais, elle. En fait, le soir d'avant, Lyllianna s'était endormie avant de savoir ce que Zeïlia faisait. Peut-être qu'elle avait pu prendre un bain. Donc, son écuyer ne la réveilla pas. Ou encore, supposant qu'elle était déjà réveillée, elle ne l'invita pas à venir avec elle, malgré l'envie de le faire. Elles auraient pu parler. Alors elle sortis de la chambre avec ses choses et fit le moins de bruit possible en fermant la porte derrière elle. Puis elle tourna les talons et commença à marcher lentement vers les bains. Tout ce qu'elle pouvait penser à, à l'instant, c'était son futur bain. En marchant, elle réalisait que ses jambes et ses cuisses aussi étaient douloureuses. Marchant maladroitement, elle passa à deux doigts, à plusieurs reprises, de tomber face la première. Ne voyant aucun problème autour d'elle, n'importe qui l'aurait pris pour une folle. Un minimum de concentration ou de discipline aurait pu être requis. Mais la servante qui la regardait aurait eu le droit de pouffer, si elle n'avais pas reçu un entrainement comme celui qu'elle avait reçu.

Mais Lylli réussis quand même à se contrôler, et se rendis saine et sauve jusqu'aux bains. Il y avait surement déjà au moins une servante à l'intérieur. Il n'était pas si tôt que cela quand même. Alors elle poussa la porte et entra, encore un peu endormie. Mais elle ne resta pas dans cet état là très longtemps. Son corps entier se figea et oublia la douleur qu'il ressentais. Sur le sol était étendu le corps d'un homme dont les traits lui étaient familiers, même si couverts de sang. Est ce qu'il était mort? Avec tout ce sang qui recouvrait le sol de la pièce, il était certain que oui. Elle laissa tomber ses vêtements de rechange. Son visage était figé de terreur. La deuxième chose qu'elle remarqua fut l'homme. Ou ce qu'on pouvait décrire comme un homme. Ça devait être le tueur. Il avait aussi un peu de sang sur son visage. Son expression était plutôt neutre, mais n'importe qui aurait pu deviner qu'il se passait beaucoup de choses dans son esprit. Mais avant qu'elle ait pu poser un geste, il disparut sous ses yeux. Toute tremblante, Lyllia s'approcha de lui. En voyant son visage encore un peu crispé, la tige de métal plantée dans sa gorge, le bras arraché, le ventre... Son ventre... il n'y en avait juste plus, et jamais la petite aurait demandé à voir ce qui se trouvais dans un ventre, une courte vision lui vint. Le roi qui parlais à son attribution. C'était tout. Puis elle le regarda encore un peu. C'était lui. C'était Elthor. On avait tué Elthor. Des larmes lui vinrent. Elle coulèrent sur ses joues alors qu'elle poussait un cri qui lui vida les poumons. Il dura longtemps et on y sentais le désespoir, la tristesse, la panique. Elle s'éloigna en chancelant mais trébucha. Toujours face au cadavre, assise dans une flaque de sang. Elle continuait de gémir en pleurant. Que pouvait-elle faire de plus maintenant? Elle aurait du réveiller Zeïlia. Ou peut-être pas. Qui était réveillé à cette heure dans le château? Trop figé, angoissée d'avoir découvert cela, frais en plus, tremblante, elle n'aurais pas pensé à utilisé ses pouvoirs de sitôt. Elle continuais juste à regarder le défunt Roi avec des yeux qui ne voulaient pas croire ce qu'ils voyaient.

Ce matin-là, rien avait averti les gens du château, ou même du royaume du drame. De cette folie. Les oiseaux chantaient comme à leur habitude, les rivières faisaient la course vers l'océan, le soleil venait déranger les personnes endormies qui avaient l'audace de mettre leurs lits sur le bord d'une fenêtre, aussi petite soit-elle, la plupart des animaux continuaient leur cycle de vie, les chasseurs chassaient et les enfants jouaient. Mais si quelqu'un entrait dans la pièce à cet instant, il y retrouverais une petite fille rousse, assise sur un sol recouvert de sang, ses vêtements pâles tachés et devenus rouges, prête à décamper, mais qui ne le faisait pas, malgré toute l'adrénaline qui se formait dans son corps. On voyait ses traits figés, elle pleurait dans un état de choc. Qu'importe quel sorte de choc, juste, un choc. Ses yeux plutôt ronds par la frayeur, ne pouvaient êtres décrochés de ce spectacle morbide, s'en remplissant la tête un peu plus à chaque seconde. Tout son corps tremblais, prouvant qu'elle avait de l'énergie non-utilisé en stock et surtout, elle n'était plus fatiguée. Ses muscles ne lui faisaient plus mal. La personne remarquerais elle aussi le corps du roi, légèrement méconnaissable, mais ne pouvant se tromper sur l'identité de ce dernier. Mais une question était présente dans l'air troublé de la pièce, est-ce que la petite se calmerais? Et après combien de temps se remettrait-elle de ça? ...
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