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Un doux retour...

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MessageSujet: Un doux retour... Mar 05 Jan 2010, 19:25

Tout
autour, la salle était somptueuse. La large pièce était bondée de
monde, qu'ils fussent chevalier, écuyers, ou quelque membre de la
noblesse. Du moins, tous se laissaient emporter par les musiques
étrayantes des ménestrels. Là ou la harpe montait haut, elle était
rapidement rattrapée par les tons plus creux de la cithare ou encore le
bourdonnement du hautbois. La salle était de toute part revêtue des
armoiries d'émeraude, que ce fut autant en l'honneur du royaume que des
légendaires chevaliers qui se faisaient foi de défendre le continent.
Haut dans le plafonds, des lustres de métal précieux éclairaient les
invités, tandis que des tentures avaient été dressées sur les fenêtres
pour empêcher le froid de venir glacer les os des invités. malgré la
fraicheur de l'automne qui commençait à s'installer, les trois âtres,
brulant comme des fournaises, suffisaient à garder la température de la
pièce agréable. Autour de ces dernières, conteurs et jongleurs se
rassemblaient pour divertir, et à la plus grande joie de leur publique.
De longues tablées avaient été dressées, et les mets, des plus raffinés
de tout Enkidiev continuaient d'être apportés sur les tables. L'odeur
des volailles aux épices, des rôtis et des galettes, emplissait peu à
peu l'atrium, mêlées à celle des vins. En effet, les meilleurs cuvées
du roi étaient de mise, et les eaux de vies les plus raffinées et les
plus lointaines seraient sans fautes apportées pour la suite du repas.
Là ou tous commenceraient à succomber aux effets de ces dernières et
s'accorder quelques vices malgré leurs nobles origines. Malgré tout,
tous restaient encore à distance des tables, tandis que le flot
d'invités continuaient à pénétrer dans la pièce. Les déguisements de
tous et chacun rivalisaient de fantaisie et d'originalité, tandis que
d'autres, plus traditionnels, se contentaient d'à peine quelque masques
et fanfreluches, plutôt que d'imaginer les plus extravagantes livrées
et tentures. Retiré dans un coin, une coupe de vin à la main, Curtis
restait observateur, adossé à la pierre froide du mur. Il était vêtu
d'une simple chemise de soie blanche, et d'une paire de braies noires.
Une ceinture avec une boucle d'argent ouvragée sertissait sa taille.
Quant à ce qui était de son déguisement. Il portait un masque blanc,
couvrant à peine la moité de son visage, s'arrêtant au dessus de ses
lèvres, pour caresser sa joue, avant de rejoindre la base de sa
mâchoire. Il était blanc comme neige, n'affichant nulle imperfection,
nulle rature. Faisant ressortir plus encore le teint blanchâtre de sa
peau, ainsi que ses yeux gris et froids. Yeux qui soulignaient si bien
les trait neutres de ses lèvres. Un de ses doigts arborait une bague
d'argent ouvragée, nullement couverte de pierres ou d'autre joaillerie.
Un simple anneau, les deux bords en reliefs alors que des motifs
s'entrecroisant passaient entre eux, tout autant en reliefs. Quant à
ses cheveux, Il les gardait noués en une tresse aux motifs compliqués,
changeant de la tresse guerrière ceinte d'un lacet de cuir qu'il avait
l'usage d'arborer. À son habitude, et tout à son honneur, il restait en
retrait, loin des festivités, loin de la foule. Distant et silencieux.
Il avait laissé Kosuké vaquer à ses occupations, conscient qu'il serait
loin d'être d'attaque aux aurores le lendemain matin. Ainsi, il
laissait son regard froid et impavide se balader sur la pièce,
imperturbable, tout comme à son habitude...
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MessageSujet: Re: Un doux retour... Mar 05 Jan 2010, 23:05

-Mon amour... Tu m’as manqué...Lui chuchota-t-elle.

Curtis se retourna face à elle, le visage d’une froideur tel qu’il en était méconnaissable et lui dit :


-Je n’ai plus besoin de toi Jenifael. Repart d’où tu viens, j’ai refait ma vie et tu n’en fait plus partit!

Elle sentit son cœur se brisé en mille morceau, une larme roula sur sa joue en même temps qu’un crie prenait naissance dans sa gorge… Et elle se réveilla. Son corps était parcourut de spasme et de sueur froide. Son souffle était court et son cœur battait à vive allure. Tel était le cauchemar qui la hantait depuis une semaine. Elle se releva sur les coudes. Elle laissa ses yeux s’habituer un peut à la noirceur. Le soleil allait bientôt se lever. Cela faisait une semaine que Jenifael était revenu à Émeraude, incognito, elle s’était louer une chambre dans une petite auberge peut fréquenter le temps de se réhabituer a se monde. Elle avait à maintes reprises, tenté d’imaginer l’effet de son retour sur Curtis, mais elle avait tellement peur de sa réaction… Elle avait envisagé toute les possibilités. Aujourd’hui était un jour nouveau. Elle n’en pouvait plus de ce cacher, elle allait faire une femme d’elle et foncé! Elle avait déjà prévu son entré à Émeraude… Ce serait ce soir, durant le bal. Elle se leva et s’approcha de la robe qu’elle avait achetée la veille, à une jeune couturière très doué, pour quelque pièce d’or.

La journée passa rapidement, dans le calme paisible de sa chambre. Le soir venu, Jenifael enfila pour la première fois sa robe. Celle-ci était d’un blanc crème impeccable, se terminant dans le bas par des motifs brodés en fils d’or. Les manches lui arrivait au coute, travailler également. Un décolleté mettait en valeur sa poitrine et un corset laissait paraitre sa fine silhouette. Celui-ci était lacé à l’aide d’un ruban doré. De petits souliers de cette même teinte ornaient ses pieds. Assise à sa coiffeuse, Jeni s’appliquait à coiffé sa tignasse blonde. Jamais elle n’avait vraiment fait ça… En temps normale, elle les laissait lousse ou les nouaient avec une liasse de cuire. Cependant, ayant vu faire sa mère dans sa jeunesse, elle savait se débrouiller. Elle avait donc bouclé ses cheveux et les remonta en chignon, laissant quelques mèches retomber. Elle en avait également laissé une en avant. Pour couronner el tout, elle plaça un magnifique diadème sur le dessus de sa tête. Bien entendu, ce n’était qu’une réplique… Elle se regarda dans el miroir, contente du résultat. Elle recentra le pendentif attaché à sa chaine, souvenir de sa mère, et se leva. Elle avait déjà tout rangé ses quelques effets personnels dans un sac de toiles. Elle sortit de la chambre, pour y réentrée quelque seconde après. Elle y avait oublié un élément important de son déguisement. Elle prit sur la coiffeuse un petit masque couleur crème parsemé de motifs dorés peint à la main. Celui-ci ne cachait que ses yeux, laissant à découvert son visage angélique qu’elle avait finement maquillé pour l’occasion. Elle sortit de la chambre, et prit la direction du château.

Elle passa les grandes portes de la forteresse. Elle huma l’air frais du soir et sentit la joie l’envahir. Elle se sentait enfin chez sois! Elle voyait quelque paysan et serviteur du château parler entre eux. Elle s’avança en souriant. À la porte du château, deux gardes accueillaient les gens. Ils lui firent une révérence et la complimentaient sur sa grande beauté. Cela eut pour effet de lui monté le rouge aux joues. Elle fila doucement ver la salle où se déroulaient les festivités. La salle était bondée de monde. Elle déambula avec légèreté, déclinant plusieurs invitation à dansé des hommes, certainement un peut ivre, qui la croisaient. Elle reconnut plusieurs membres de l’ordre, sans pour autant leur adresser la parole, elle le ferait plu tard. Elle s’enligna ver un coin plus reculé de la pièce, déçut de ne pas y trouver ce qu’elle cherchait, lorsqu’elle le vit! Adossé contre un mur de pierre, l’air de solitude dans l’âme, celui qui lui avait volé son cœur se tenait devant elle, à quelque mètre. Elle le regarda et croisa enfin son regard et souri… Plusieurs secondes s’écroulèrent. Elle prit peur, elle se retourna et se faufila entre les gens pour repartir, souhaitant qu’il ne l’a pas reconnut.
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MessageSujet: Re: Un doux retour... Mer 06 Jan 2010, 15:52

Le coupe D'argent toujours à la main, Curtis laissait le cours des choses défiler devant lui, simple spectateur de la vie de cette foule. Lui restait là, indépendant d'eux, simplement adossé à ce mur, simplement égaré dans ses pensées. Ainsi, même si son regard restait attaché à la salle, il n'y était que très peu attentif. Relevant lentement son bras, il vint porter la coupe d'alcool à ses lèvres, laissant lentement le vin couler dans sa bouche, irradiant le palais du chevalier de son goût fruité. Une nouvelle fois, il balada son regard sur la pièce. Plus loin, les domestiques s'affairaient encore à apporter sur la table, les mets qui composeraient le festin royal des chevaliers et de la noblesse. L'air, lui, résonnait toujours du son des conversations, accompagné par celui, bien plus harmonieux, des instruments qui accompagnaient les conteurs dans leur récits, alors que d'autre profitaient de la mélodie pour s'accorder le temps d'une danse... Ainsi, tous parlaient dansaient s'amusaient, où en profitaient pour s'accorder quelques plaisirs gourmands que beaucoup regretteraient le lendemain matin à l'aube. Quant à lui, rester ici dans ses pensées lui suffisait amplement. Et il éprouvait sûrement bien plus de plaisir, ici, taciturne et silencieux, qu'il n'en aurait éprouvé au milieu de cette foule, gaspillant ses paroles en courtoisies, phrases vides, et conversations inutiles. Après manger, il ne tarderait guère à trouver un endroit plus calme, où il pourrait s'ouvrir à la nuit, tout en laissant la nuit inspirer le chant de son ocarina. Mais pour ce qui était de maintenant, il se complaisait à observer simplement la scène. Peut être irait-il, plus tard, échanger quelques paroles avec Lyra, Amyxa ou peut-être Isklive...

Portant un regard au liquide fruité qui demeurait dans sa coupe, Il fit tourner ce dernier, l'agitant de petits gestes du poignet. Il porta finalement le réceptacle d'argent à ses lèvres, buvant encore quelques gorgées de ce nectar dérivé du raisin. Laissant l'alcool quitter sa bouche pour rejoindre sa trachée, il laissa ses lèvres pénétrer dans sa bouche, retirant le peu de goût qui y demeurait encore à l'aide de sa langue. Redescendant le verre à hauteur de son autre bras, qui était encore croisé sur celui qui tenait la coupe, il laissa son regard se balader une fois de plus sur l'assemblée. Puis, son regard s'arrêta sur une fille qui le fixait aussi. Elle était si belle. Ses mèches blondes étaient relevées sur sa tête, alors que quelques pans retombaient, éparses, sur son beau visage, embellissant, milles fois encore ses traits angéliques. Elle portait un masque crème, travaillé de milles filaments d'or, rajoutant encore à la pureté des courbes de son visage. Ce dernier masquait ses yeux, s'arrêtant sous son front, caressant ses joues... Quand à son habit, il faisait d'elle, de loin, la plus ravissante de toutes les personnes présentes dans la salle. Elle était d'un blanc crème, le même que celui du masque qu'elle arborait au visage. Aux extrémités de cette dernière, milles motifs, tissés de fils d'or, s'élançaient en s'entrecroisaient en miles dessins différent. Finalement, au buste, elle portait un corset de la même couleur que le reste de son habit. Relié par un beau ruban d'or, parfait.

Il croisa son regard, et s'y plongea littéralement, comme aspiré. Comme si il avait toujours dû s'y trouver, comme si il venait d'y trouver sa place, comme si il venait de comprendre sa place dans l'univers. Ainsi, aspiré, happé, il s'y perdit complètement, et s'y abandonna. Autour de lui, tout ce qui l'entourait perdait son importance, plus rien ne semblait compter que l'instant. Même le temps semblait avoir perdu son absolu. Il se sentit envahi d'un bien être que depuis bien longtemps il n'avait plus ressenti. Et au fur et à mesure qu'il perdait pied, au fur et à mesure qu'il s'abandonnait dans son regard, il se sentait envahi d'une certitude. Mais, non, c'était impossible. Elle était partie maintenant, ce ne pouvait être la vérité. Sûrement son esprit lui jouait-il encore des tours. Elle l'avait quitté. Elle l'avait quitté et il avait tant souffert. Mais même si milles fois subir la mort aurait été plus doux que d'apprendre que ce n'était pas elle, ce ne pouvais être que ses émois qui voulaient encore tirer des souffrance à son cœur que, seule elle avait réellement le pouvoir de blesser. Dieux sait combien de temps passa alors qu'il se laissait abîmer dans son regard. Mais elle se détourna. Quitta son regard, plaçant son doux visage hors de portée de ses yeux. Ainsi, alors qu'elle se soustrayait à sa vue, il sentait la douleur irradier sa poitrine. S'y loger et tout réduire en lambeaux. Comme si elle y creusait un gouffre, mentant au limbes du monde. Et alors que tout reprenait vie douloureusement, elle disparaissait dans la foule, quittait la salle.

Sous l'émoi, Curtis faillit lâcher sa coupe. Puis, envahi par le doute, élancé par l'espoir. Il se mit en tête l'idée folle de la retrouver. Dans l'impossible espoir que ce fût celle qui autrefois, et aujourd'hui encore, signifiait tant de chose. Rasant le mur, passant la porte de la salle, il déboucha dans le couloir, vide, la plupart des membres des hautes familles et de la royauté, des chevaliers, ayant déjà gagné la grande salle. Guidé par ses pas, il suivit ce dernier, tournant maintes fois pour finalement déboucher dans la grande cour. Mais il finit par s'arrêter, secouant la tête. L'âme en peine, une larme roula sur sa joue.Chose qui n'était pas arrivé depuis bien longtemps. C'était tout simplement impossible. Simple fantasme de son âme, son esprit avait finit par le lui montrer. Mais ce n'était rien de plus qu'une image. Celle qu'il avait connu était partie, depuis plus de cinq ans déjà, même si la plus grande partie de son cœur s'était dit qu'elle ne reviendrait pas, son esprit continuait apparemment à lui jouer des tours...

La larme qui avait roulé sur sa joue continua à glisser, avant de commencer sa chute. Puis, brièvement reflétée par la lune, elle vint s'écraser sur le sol, se mêlant à la terre qui gisait entre les dallages de la cour. Il se mordit une fois la lèvre inférieure, puis la laissa glisser pour regagner sa place habituelle. Bien trop abattu pour regagner la salle directement, il se dirigea vers un endroit qu'il avait bien souvent fréquenté. Il prit la direction de l'escalier qui menait à la muraille, décidé à retrouver la sérénité et la paix intérieure avant de regagner le hall ou avaient lieux les festivités. Ainsi, il monta les degrés de pierre, avant de déboucher sur le chemin de ronde. Il s'approcha alors lentement des créneaux, appuyant ses bras dessus. Il leva alors le regard vers la lune, dans quelques jours, son croissant disparaîtrai pour laisser apparaître une nouvelle lune. Il ferma les yeux quelques instants, avant de les rouvrir, ralentissant son rythme cardiaque, tentant d'apaiser le pincement qui irradiait toujours sa poitrine...
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MessageSujet: Re: Un doux retour... Jeu 07 Jan 2010, 08:38

Jenifael réussit finalement à retrouver la sortit de la sale, elle sentait son cœur battre si fort dans sa poitrine... Elle arriva dans un couloir, heureusement vide. Son pas s’accéléra jusqu’à devenir une course. Elle n’avait nul part où allé… Une idée lui vient en mémoire, elle bifurqua pour monté les grandes escaliers. Si tout le monde étaient dans el hall et la cours, l’aile des chevaliers devait être vide. Elle arriva au pied de l’escalier et les monta quatre à quatre. Sa robe, pourtant très longue, ne semblait pas la gêner dans sa course. Elle n’avait qu’une chose en tête; se retrouver seul dans un lieu tranquille. Le château n’avait pas réellement changé. Elle se laissa guider par ses souvenirs pour enfin arriver à la chambre de Curtis, son ancienne chambre… La porte n’était pas verrouiller. Elle s’y engouffra sans hésiter. Elle ferma la porte derrière elle. Elle eut un pincement au cœur. La chambre n’avait pas changé du tout, il y avait uniquement un petit lit de paille ajouter pour son écuyer ainsi qu’une commode. Elle s’approcha de, ce qui avait été autrefois sa commode à elle et l’ouvrit. Elle ne savait pas exactement pourquoi elle faisait cela… C’était probablement pour voir par quoi Curtis avait remplacé ses effets personnels… Elle eut le souffle coupé en y découvrant, encore intacte, ses vêtement… Il avait tout gardé… l y avait un parchemin sur une des tablettes, elle la prit pour y lire les quelques lignes… C’était une lettre de sa main. Celle qu’elle avait laissée en guise d’adieux à Curtis. Elle la reposa à sa place et referma les portes de l’armoire. Elle se retourna et se dirigea ver le lit double. Sur la table de nuit du coter qu’elle dormait autres fois, étaient déposées dans un vase de magnifiques tournesols, sa fleures préféré… Elle retira son masque et le jeta sur le lit. Elle s’approcha du bouquet et prit une des fleurs. Faisait-il cela pour elle? Était-ce possible qu’il ait encore, après tout ce temps, des pensés pour elle? Elle huma l’odeur de la fleur. Elle ouvrit les portes qui menaient au balcon personnel de la chambre et y sortit. Un doux vent s’engouffra sur son visage. Elle ferma les yeux. Elle s’avança ver le rebord du balcon. Elle accota ses coudes sur la rambarde. Les étoiles étaient merveilleuses se soir… Elle baissa les yeux ver la fleur qu’elle faisait jouer entre ses doigts. Elle ne savait plus quoi penser. Elle sentait un trou dans son ventre, une plaie immense. Elle prenait conscience à quel point elle avait fait souffrir son amour en partant. Elle se demandait comment avait-elle pu oser revenir après tout ce qu’elle lui avait fait endurer! Une larme prit naissance dans son œil, et glissa le long de sa jouer blanche. Une seconde perla et roula comme la seconde. Elle se laissa glisser sur le sol doucement. Elle remonta ses jambes contre sa poitrine. Elle éclata en sanglots. Par chance, à l’heur qu’il était, tout le monde qui était dans la cour étaient rentré pour le banquet.

Le balcon de la chambre donnait sur la cour intérieur du château et sur une partit de la palissade. Elle se croyait seul, seul à pleurer son amour qu’elle croyait perdu. Elle était loin de se douter que, à quelque mètre de là seulement, Curtis était assis sur l’un des créneaux de la palissade s’employant à la même occupation. La forteresse étant très écho, les sanglots de Jeni résonnaient parmi les murs de la palissade juste à coter du balcon. Mais Jeni ne s’en redis pas compte de ce détails, de toute manière, elle se croyait seul…
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MessageSujet: Re: Un doux retour... Mar 12 Jan 2010, 14:14

À nouveau, il ferma les yeux, tentant d'apaiser la douleur qui serrait sa gorge, mettait à vif la chair de sa poitrine. L'irradiant totalement, au point de ne guère sentir plus qu'elle. Il reprit une inspiration, plus grande que la dernière. Lentement, elle partait, s'éloignait pour, il l'espérait, ne plus jamais revenir. Lentement elle fuyait sa chair, laissant la place au vide, un vide accablant. Un vide lui rappelant tellement qu'elle n'était plus là. Quelques minutes passèrent encore, si désormais dans sa poitrine la douleur n'était plus aussi forte qu'avant, son âme, jusqu'à ses tréfonds, était en peine. Le coeur ravagé, les yeux vide, morts, il tenta de se plonger dans la nuit. En vain. Sa peine mettrait encore bien du temps à le quitter. Des jours, sûrement. L'espoir... pensa-t-il... L'espoir c'est comme la neige, si beau quand on l'attend, si froid quand il nous touche. Il ne parvint guère à se rappeler qui lui avait dit celà, ou où l'avait-il lu. Mais il ne doutait pas de la véracité de ses dires. Il se tourna ensuite, faisant dos à la muraille, faisant dos à Argent. Ainsi appuyé, il se laissa glisser, jusqu'à atteindre le sol. Il leva finalement les yeux vers la masse sombre face à lui. La montagne d'Argent. Levant les vieux vers ses pics enneigés, il parvint à la voir. La neige... L'astre lunaire projetait ses reflets immatériels sur les cristaux, faisant miroiter leur reflets aux yeux de tous. Donnant l'illusion de pouvoir les atteindre, simplement en tendant sa main. Comme il avait cru pouvoir le faire en la voyant. Mais jamais elle n'avait demeuré devant lui... Elle... À cette pensée, un nouveau poignard vint déchirer sa poitrine. Il ferma soudain les yeux, tentant de réprimer cette brusque douleur, tressaillant presque sous la souffrance qui assaillait son cœur. Il repense aux paroles qui avaient raisonnés dans son esprit quelques instants plus tôt. La seule à pouvoir atteindre son coeur. Il en avait toujours été ainsi. C'avait été la seule qui était parvenir à percer l'enveloppe de glace qui isolait ses sentiments. Et la seule à pouvoir les changer. Jamais à personne d'autre il n'avait franchement sourit. Et jamais à personne d'autre il n'avait désiré ouvrir son âme. Et surement, personne ne la précéderait. D'ailleurs comment se pourrait-il. Ce n'était pas elle...

Les secondes continuèrent à s'écouler, alors qu'il fixait la montagne, immobile. Les secondes succédèrent ensuite au minutes, peut-être même, une heure s'écoula ainsi. Le reflet des monts enneigés miroitant dans ses yeux, vides. Trouvant lentement le réconfort dans l'harmonie de la scène, dans la plénitude du moment qu'il l'entourait. Il détourna finalement son regard de la montagne. Le retourna en direction de l'aile principale. Il vit les lumière qui éclairaient la salle, et les faibles échos qui ressortaient du clos. Il n'avait pas le cœur à y retourner, pas l'âme à supporter autant de monde, autant de bruit. Il tourna finalement ses yeux vers sa chambre. Peut-être, les étuves lui feraient-elles le plus grand bien. Le contact de l'eau chaude au toucher de sa peau, et la solitude qu'il y trouverait apporteraient peut-être un mince recours à ses maux. Il laissa ses mains descendre jusqu'au sol. Le contact de la pierre froide le fit ressentir un peu plus de vie. Mais la peine qui faisait proie en lui faisait sembler tout ce qui l'entourait comme lointain... S'aidant de ses bras, il se releva. Il égrena alors quelques pas lents, descendant le mince escalier de pierre qui menait au pavage de la cour. Une fois qu'il l'eût atteint, il gagna la porte qui menait à l'aile ou tous étaient logés. L'atrium était vide, et des bûches flambaient depuis peu dans les cheminées qui avaient été évidées de leur cendres. Sur les tables, figuraient quelques coupes, accompagnées d'une ou deux bouteilles de vin, de pain et de fromage. Mais ses yeux passèrent dessus, sans même les noter. Montant lentement les degrés de pierre, il atteint finalement le palier. Dépassant les différentes portes du long couloir, il finit par atteindre celle de ses appartements. Il posa sa main sur la poignée, et franchit le cadre, avant de refermer le battant derrière lui. Lorsqu'il se retourna, la brise vint caresser son visage. Il s'en étonna, il n'aurait pas laissé la fenêtre ouverte. Il fit un pas, n'entendant pas les sanglots. Ils étaient si lointains, si infimes comparés à la douleur qui déchirait son poitrail. Engageant encore un pas devant lui, il finit par voir la dite fenêtre.

Son cœur manqua alors un battement. Elle était là devant lui. Se pouvait-il que... Mais pourtant, son visage, ses traits. Ses mèches blondes qui s'échappaient au vent. La fleur qu'elle faisait jouer entre ses mains, qui aurait-ce pu être d'autre. De sa joue, perla une larme. Une larme d'infini. Le temps d'un battement de cil, elle chuta. Pure et gracieuse, elle défia le vent, quelques instant. Puis elle vint éclater sur sa robe. Rapidement absorbée par le tissus. Curtis sentit ses jambes se dérober sous lui, mais il se retint de tomber. Il était là. et elle était devant lui. Pourtant, c'était bien impossible. Elle était déjà partie, cinq ans plus tôt, elle avait rejoint les cieux, sa place y était désormais. Elle avait choisit de ne plus vivre auprès de lui. Alors comment se pouvait-il qu'elle soit là. Ses lèves s'écartèrent lentement. Une brise, un murmure s'en échappa alors, inaudible

-"Jeni, est-ce bien toi..? "
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MessageSujet: Re: Un doux retour... Sam 06 Fév 2010, 13:56

Elle croyait perdre la raison. Tant de sentiments différents lui brûlaient le cœur. Elle avait l’impression de ne plus pouvoir respirer… Qu’elle manquait d’air. Tout était flou. Si incompréhensible. Mais dans un souffle, tout s’éclaira. Elle sentit sa tête se libéré de ce torrent. Elle ferma les yeux. Personne n’aurai pu comprendre .Personne n’aurait pu entendre.
En effet, les hommes sont bornés. Le silence les empêche d’entendre. Pourtant, à qui sait écouter, le silence devient la plus belle mélodie. C’était le cas pour la jeune immortelle. Ce soir, rien ne lui échappa du murmure qui flotta jusqu’à son oreille. Comme un baume apaisant, il sut calmer les tourments de la femme. Elle inhala une bouffée d’air et ferma les yeux. Ce ténor… Elle aurait put le reconnaître entre mille ! Ce ton, calme, plein d’espoir avec lequel il s’était adressé à elle … Ce ne pouvait être que lui. Elle sentit son cœur battre, plus fort que jamais ! Malgré elle, un fin sourire se dessina sur ses lèvres pulpeuses. Doucement, elle ouvrit ses yeux. Son regard tomba sur la fleur qu’elle tenait entre ses doigts. Elle releva doucement la tête ver la porte du balcon. Elle retenu son souffle malgré elle à la vu de l’homme. L’homme qui représentait pour elle, tout ce qu’elle avait de plus chère. Elle battit plusieurs fois des yeux. Elle avait une étrange sensation. Comme si elle avait peur que tout cela ne soit point réel… Comme si elle avait peur qu’il disparaisse. Tel un mirage. Il était rare que Jenifael éprouve de la peur dans sa vie. Elle pouvait se retrouver devant le plus psychotique des sorciers de l’empire sans même ciller des yeux. Pourtant, là, tout de suite, elle était morte de peur. De peur de se faire rejeter par l’homme qui lui faisait face. Elle se reprit rapidement en main. Avec lenteur, elle se releva sur ses pieds. Elle avança machinalement ver le chevalier. Comme si une force inconnue l’incitait à le faire. Ses yeux s’étaient asséchés d’eux-mêmes. Elle sentait le poids de ses 5 années d’absences peser un peut plus à chaque pas qu’elle faisait ver lui. Des tonnes de questions arrivaient dans sa tête. Comment réagirait-il ? L’aimait-il toujours ? Lui pardonnerait-il ? Son cœur se serra sous cette question. Elle avait tellement peur de sa réponse… Tout serait relatif à cela. Le reste de sa vie en dépendait !
Elle était entrée sans la chambre. Elle se tenait à moins d’un mètre du jeune homme. Sa gorge était nouée par l’émotion. Elle savait à quel point elle l’avait blessé. Pour ça, elle ne se le pardonnerait simplement jamais ! Dans un souffle, elle dit simplement d’une voie tremblante :


- Pardonne-moi mon amour…

Sa voie, bien qu’elle ne fut qu’un murmure, était emplie de tristesse et d’espoir. Elle laissait transparaître tout l’amour qu’elle éprouvait pour lui. Elle releva la tête pour planter son regard azur, pour la première foi depuis une éternité, dans les yeux gris de son ames-sœur. Ses doutes furent, à cet instant précis, plus que souvenir. Elle se sentit aspiré par le regard du chevalier. Elle sentit son cœur se réchauffé. Elle n’avait qu’une seule envie ; se jeter dans ses bras et l’étreindre avec amour.
Elle ne pouvait détacher son regard du sien. Elle était attirée, comme dans un gouffre sans fin. Tout défilaient tellement rapidement dans sa tête… Cependant, une seule chose était sur ; elle aimait et aimerait pour toujours Curtis d’émeraude !


[[hrp: dsl je sais que ça été long... et c'est également court Sad Je me reprendrai sur le prochain...Smile]]
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MessageSujet: Re: Un doux retour... Mar 09 Fév 2010, 12:11

Lorsque ces quelques mots, ces quelques paroles quittèrent les lèvres de Curtis, Jenifael, tressaillit. Une nouvelle bouffée d'air gonfla sa poitrine, alors que ses paupières vinrent se fermer, masquant ses iris, le temps d'un battement de cœur. Battement de coeur qui sembla absolu, monumental, battement de coeur qui sembla la faire vibrer jusqu'au tréfonds de son être. Puis, lentement, ses lèvres se courbèrent en un mince sourire. Un sourire qui était si cher au chevalier, un sourire qu'il n'avait pas vu depuis si longtemps... Puis, avec tout autant de lenteur, ses iris furent à nouveau révélés aux yeux gris du chevalier, à son plus grand émerveillement. Son regard vint alors choir sur la feuille qu'elle tenait entre ses mains, un tournesol, la fleur soleil, celle qu'elle avait toujours préférée. Puis, avec plus de lenteur encore, elle remonta lentement sa tête vers l'embouchure de la porte, vers Curtis. Et, quand enfin, elle posa les yeux sur lui, elle sembla comme traversée d'une brusque inspiration, comme si le voir là, en face d'elle, avait fait regagner son enveloppe charnelle à son âme. Ses paupières battirent alors, comme pour s'assurer que ce qu'elle étaient en train d'admirer n'était pas vision ou mirage. Puis, avec la plus grande des précautions et des lenteurs, elle regagna lentement une position verticale. Elle admirait toujours le visage de Curtis, mais ne semblait pas oser placer son regard dans celui du chevalier. Ainsi, debout, immobile, son regard rivé sur les traits du chevalier, elle garda le silence. Quelques secondes s'écoulèrent. Puis elle mit un pas en direction de Curtis, puis en égrena un second, puis un troisième. Tandis que lui, immobile, continuait de la fixer, ne cherchant point à soustraire son regard du sien. Sur le sol, à genoux, les bras ballants, son thorax s'élevait en de profondes et rapides inspirations, Il ne pouvait quitter les traits de celle avec qui il aurait voulu pour toujours demeurer. Ces mèches blondes qui tombaient en cascade, ses fines lèvres taillés en un mince sourire qui le faisait tout simplement fondre, la finesse de ses traits, de par ses ancêtres elfiques...

Encore un pas la rapprocha de lui, elle n'en avait plus guère que deux a franchir, et elle serait au porte du bastion de son coeur. Portes inattaquables, mais qu'un simple regard de sa part aurait suffi à faire céder.Faux Portes qu'un simple regard de sa part avait déjà fait céder Elle franchit le deux ultimes pas qui la séparaient de son adonis, alors que les battements du coeur du chevalier se faisaient plus fort, tambourinant à ses oreilles, résonnant dans tout son corps, faisant vibrer la plus infime parcelle de son être. Elle se tenait là, devant lui, il li aurait suffit de tendre la main pour la toucher, pour caresser la soie de sa robe. Mais cette main, il ne la tendit pas, car ses traits, magnifiques, l'envoutaient de la plus pure des façons. Puis, ses deux lèvres s'écartèrent, laissant échapper quelques mots, un murmure. Quatre mots, quatre mots qui vinrent le toucher au plus profond de son être, quatre mots qui l'étourdirent presque. La pardonner, comment l'aurait-il pu, alors que jamais il ne lui en avait voulu... La simple tristesse qui perçait sa voix, la simple tristesse dont il se savait l'auteur le déchira. Et de ses yeux, qu'elle gardait rivés sur la mâchoire de Curtis, tout autant de déchirement naissait. Ils demeurèrent ainsi, immobiles, le temps de quelques battements de coeur. Puis, tout aussi lentement qu'alors elle avait quitté le sol, elle remonta son regard ses yeux, ses iris, dans le regard gris de Curtis. Alors, quand les regards de ces deux êtres se mêlèrent, quand tout deux trouvèrent finalement leur place l'un dans l'autre, tout obstacle, toute barrière, qui aurait pu exister entre les deux êtres cédèrent brusquement, comme emportées par un puissant et indémontable torrent, toutes ces cinq années, toutes les souffrances que les deux cœurs avaient pu endurer, furent comme emportés, et en un instant, relayés au rang de souvenir. Dans ce regard, dans ce toucher immatériel, ils se retrouvèrent, comme si de ces cinq années, il n'avait jamais rien été.

Les iris azurés de Jenifael se plongèrent dans le regard azuré de Curtis, et tous deux retrouvèrent alors cette dimension que depuis bien longtemps ils n'avaient pas côtoyé. Ils se plongèrent littéralement l'un dans l'autre, et alors ils se retrouvèrent, alors plus rien n'eut d'importance qu'eux deux. Tous le reste, tous ce qui les entourait, semblait soudain si superficiel au point de disparaître, ne laissant un monde, où seul les deux amants avaient leur place. Les essence de l'un et de l'autre se mêlèrent, alors qu'ils savouraient cet instant d'absolu, où temps n'avait plus place, ou temps n'avait plus de raison. Où plus rien n'avait de raison qu'eux, et leur regard, toucher immatériel de leur âmes. Ainsi, si temps il y avait, il continua de s'écouler, sans que aucun des deux n'en fassent fi. Car enfin ils s'étaient retrouvés...



[Je suis désolé, c'est un peu court, mais je suis pas mécontent de ce que j'ai fait, même si sa se termine un peu rapidement quand les regards se retrouvent, je suis assez fier du reste, et t'en fais pas, le tien est parfait Smile]
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MessageSujet: Re: Un doux retour... Sam 06 Mar 2010, 21:48

Jenifael n’avais plus aucun doute. Comme si les cinq dernières années étaient parties en fumer. Elle vient à se demander comment avait-elle pu quitter sa vie qui était pourtant si parfaite. Elle se sentait revive. Chaque goulée d’air entrant dans ses poumons était comme un souffle de vie qui la ramenait petit a petit a sa vie. Comment, même sou l’appelle d’une divinité, avait-elle pu partir loin d’ici… Loin de lui… Il était elle et elle était lui. Trop de temps avait passé sans qu’il en sois ainsi. Dans une impulsion soudaine, elle se jeta dans les bras de son amant, le renversant du même coup. Ils basculèrent sur le lit qui trônait au centre de la pièce. Elle prit le visage du jeune chevalier entre ses mains. D’une délicatesse sans égal, elle caressa la joue du chevalier. Elle s’approcha doucement de lui et déposa ses lèvres sur les siennes. Un souffle chaud l’envahis intérieurement. Jamais elle ne s’était sentit aussi vivante, aussi humaine… Elle se laissa imprégner de ce doux contacte amoureux. Il y avait si longtemps qu’elle n’y avait eut droit. Elle ferma les yeux, savourant ce moment avec plaisir. Après un certain moment, elle les rouvrit et se recula un peut, pour observer l’élu de son cœur. Elle se trouvais toujours coucher par-dessus celui-ci, il ne lui vint nullement à l’esprit de s’écarté… Elle était si bien. L’aura blanche de Curtis braillait plus que jamais. Il était si beau. Malgré les cinq années d’écarts, il n’avait presque pas changé… Lorsque la jeune déesse porta les yeux sur l’homme, quel que chose avais changé dans ses yeux. En effet, sans même qu’elle ne le sache, un nouveau désir commençais a croître en elle. L’étincelle rougeâtre dans ses yeux la trahissait sans égal!Elle lui chuchota :

-Je suis là mon ange, pour toujours cette fois. Tu m’as manqué…

Une fine mèche blonde se défit lentement de la coiffure de la chevalière pour retomber légèrement au milieu de son visage. Jeni passa un doigt sur les lèvres de son adonis, suivant leur courbe. Elle l’aimait, et se n’était plus un amour d’une adolescente en recherche de son identité… C’était un amour vrai, sincère et profond. Si elle le pouvait, elle le crierait sur tous les toits ! Elle était complètement et irrévocablement amoureuse de Curtis d’Émeraude. Et ce, jusqu'à son dernier souffle…
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MessageSujet: Re: Un doux retour... Dim 28 Mar 2010, 20:24

[ Bon, par quoi commencer, que je suis vraimment confus, trois semaines c'est juste une honte... Jâi juste pas d'excuses, j'ai décroché un moment et j'étais pas mal pris par mon boulot, mais c'es tpas une excuse pour 3 semaines... ]

Éternité, un mot que depuis bien longtemps, Curtis n'avait plus ressenti dans ces mesures. Et ce n'était que dans l'azur de ses iris qu'il prenait tout son sens. Combien de temps, combien de nuits, depuis qu'il n'avait plus ressenti ce bien être en se perdant dans son regard. Le regard de la seule qui était parvenue à franchir le mur qu'autrefois il avait bâti, entre son cœur et le monde. Ceignant son cœur de cette prison de glace qu'il pensait alors infranchissable. Eternité, alors que ce mot irradiait son cœur, et se rependait lentement dans son corps, les coins de ses lèvres s'entaillèrent en un sourire, un sourire arraché, un sourire irrépressible, un sourire qui, loin d'être aussi éphémère comme ceux qui apparaissaient fugacement sur ses lèvres, s'épanouissait, comble d'un amour retrouvé. Combien de temps s'écoula alors..? Peut-être Parandar lui même ne le sût pas, dans cet instant d'éternité, que rien n'aurait su gâcher ou briser. Le silence régnait, un silence pur exempt de bruits, dans la pénombre de la pièce, les deux amants se fixaient, ne faisant fi du temps et de ses jeux. La lune baignait la pièce d'une lueur qu'on aurait dit magique, offrant à l'azur opalescent des yeux de sa douce, quelque chose d'encore plus divins qu'il n'en avait l'usage. Ainsi immobile, ils demeurèrent, dans l'attente que l'un des deux esquisse un geste, une parole, une attente nullement impatiente, une attente que tous deux auraient désiré conserver le temps de compter jusqu'à l'infini...

Puis Jeni quitta son regard, comme animé d'un sentiment nouveau elle s'élança vers Curis, s'enfonçant dans son étreinte, ce dernier la reçu en refermant cette même étreinte, la pressant contre lui, dans une geste que milles nuits il avait rêvé. Et, alors qu'elle s'écrasait contre lui, il se laissait choir, retombant sur la couche qui se dressait derrière eux. Ainsi, ils se retrouvèrent tout deux couchés sur le lit, les regards à nouveau braqués l'un dans l'autre. D'une main douce, elle vint alors repasser les traits de son visage, caressant doucement sa joue. Le contact de ses mains, si douce, si fraiches contre le visage de Curtis, fit courir un frisson tout le long de l'échine de ce dernier. Elle approcha alors lentement son visage vers celui de Curtis, jusqu'à que les lèvres deux deux chevaliers ne fassent plus qu'une. Fermant lentement les yeux, Curtis savoura ce baiser, comme il n'avait peut-être jamais savouré aucun de cette dernière. Et alors qu'il sentait ses lèvres effleurer les siennes, il se sentit comme envahi par une vague de sentiments. Une vague de souvenirs que son esprit n'avait pas regardé depuis bien longtemps. Il se revit, près d'elle, en haut d'une vieille tour du château, ou encore, sur les murailles, adossés entre les lourds créneaux de pierre froide, les mèches blondes de Jeni parcourus des reflets ambrés du soleil couchant. Un temps d'écuyer, un temps d'insouciance. Un temps auquel il n'avait plus repensé depuis longtemps. Abandonnant ses souvenirs, il se laissa complètement emporter par le baiser qu'il échangeait avec Jeni. Perdant complètement pied avec ce monde, il se laissa aller dans celui que eux seuls partageait, un monde sans heures, un monde sans rien, sans rien d'autre qu'eux deux et leur amour, qu'eux deux et ce qu'ils partageaient. Puis, à contrecœur, tous deux quittèrent cette étreinte, pour à nouveau pourvoir s'admirer, leurs regards plongés l'un dans l'autre. Jeni releva sa tête, alors que sa voix douce résonnait à nouveau à ses oreilles, une voix qui, plus qu'aucune autre, donnait un sens différent aux mots qu'elle prononçait, un sens différent, un sens de passion.

Alors, à son tour, la voix de Curtis résonna, calme, mais, loin d'être aussi froide et vide qu'elle l'était avec d'autre, son ténor était empli d'une douceur et d'une passion qu'elle seul n'entendrait jamais

-" Tu m'as tant manqué aussi, Depuis trop longtemps je n'avais plus croisé ton regard, depuis trop longtemps je n'avait plus senti ton corps chaude contre le mien... "

Sa voix se perdit dans l'écho de la pièce, alors que le silence reprenait à nouveau sa place, à nouveau, il parla, de cette même voix si différente de celle qu'il avait habituellement

-" Je t'aime... "

Il continua de la fixer dans les yeux, alors que sa voix s'éteignait dans la pièce, une voix empreinte d'amour, d'une force telle qu'elle n'était qu'en présence de Jeni

[Je suis désolé, il est vraimment nul mais j'ai pas d'inspiration, je me rattraperai au prochain Smile ]
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Un doux retour...

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