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Une histoire de famille (Katylin et Citeo)

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MessageSujet: Une histoire de famille (Katylin et Citeo) Sam 02 Jan 2010, 13:32

Beaucoup de temps avait passé depuis l'adoubement d'un jeune homme et l'attribution d'un autre. Une grande journée où l'inévitable c'était produit, où la joie était revenue et où un coeur avait retrouvé un peu de sa gaieté d'antan. Mais trois années de sombres pensées en équivalent plus que trois de bonheur. Lyra d'Émeraude était revenue au château, Citeo était un fabuleux écuyer et Kysilin une parfaite amante. Alors pourquoi le noyau qui réunissait tout ces gens avait tant de mal à oublier, à passer à autre chose, à se rappeler? Certes beaucoup de mal rongeait le chevalier. Le retour inattendu de son maître deux ans plus tôt n'avait fait que l'alléger d'un seul poids. Tout le secret de son existence lui manquait toujours, ainsi que de bons amis à qui partager son expérience de vie. Évidemment, ses compagnons d'armes lui remontaient le moral, faisant rire le maître-magicien à l'occasion, mais il lui manquera toujours cette partie en nous que nous considérons comme acquis. Ces gens que peut importe ce que l'on dit ou fera resteront toujours derrière nous à nous sourire et à nous héberger en cas de problèmes. On lui avait apprit lorsque le garçon était encore élève que son père tel qu'il le croyait n'était nul autre qu'un roi qui l'avait prit bien malgré lui sous son aile, acceptant que sa femme eut jadis une aventure avec un immortel; Nar. Cependant, depuis bientôt deux saisons celui-ci avait disparu, laissant son fils unique dans la totale ignorance.

Louan aurait voulut avoir une famille. Des frères, des sœurs, un père...
Après l'adoubement de son premier écuyer, l'homme pourrait enfin avoir une famille. Mais en temps de guerre, lorsque père et mère seront au champ de bataille, qui s'occupera du pauvre enfant? Kysilin et son âme-soeur étaient confortables dans l'aile des chevaliers, mais ce n'était pas la meilleure place pour élever un enfant. Il faudrait donc demander une terre, bâtir la maison et tout. Beaucoup d'étapes pour avoir une simple famille. Et évidemment, Kysilin ne voudrait certainement pas manquer quoi que ce soit à cause d'une piètre grossesse. Tous les espoirs du chevalier étaient donc ruinés pour avoir un quelconque lien familial. Il s'attardait donc à forger une forte relation entre lui et son écuyer. Ce dernier apprenait bien, malgré son fort caractère et avait lui aussi le mal de la famille. Les deux s'appuyaient donc tant bien que mal sur l'autre forgeant ainsi un lien presque fraternel entre les deux membres de l'Ordre. Appuyé sur une colonne, les bras croisés sur la poitrine, le maître-magicien observait les gens aux alentours. Par là on voyait une tunique verte qui virevoltait, ici une jolie paysanne qui mangeait et là-bas un grand soldat venu d'ailleurs en grande conversation avec un inconnu. Tous étaient bienheureux en cette grande soirée de festivités et nul ne se doutait que bientôt, les chevaliers quitteraient cette soirée pour aller dans différents pays s'assurer de leurs préparatifs.


- Vous dansez, mon cher?

Plongé bien profondément dans ses pensées, le grand jeune homme n’avait point remarqué la charmante dame qui s’était doucement approché de lui et qui le tenait présentement par le bras. Malgré son sourire attirant, ses longs cheveux brun-roux et son regard pétillant, Louan était déjà promis et c’est presqu’avec un sourire qu’il refusa gentiment l’invitation. Une drôle de moue au visage, la demoiselle s’éloigna et l’homme ne la revit plus. Son cœur appartenait à sa sœur d’arme et nulle aguicheuse ne l’enchanterait tant que Kysilin et lui étaient vivant. Dans la grande salle du château qui accueillait la pièce, la plus grande chaleur était condensée et bientôt on dû ouvrir les portes afin de dissiper l’odeur et la température élevée qui y régnait. Cherchant à s’oxygéner et surtout à éviter la foule monstre, l’homme marcha tranquillement jusqu’aux portes et comme à son adoubement, s’assied dans les marches de pierres qui menaient à la grande cour. Un air entrainant était alors entamé par un violoniste et tous les convives se mirent à danser, laissant un vide dans le dos du jeune homme. Dehors, la température était plutôt fraiche pour un jour d’été mais aucune brise n’était perceptible. Les branches étaient fixes, les foins immobiles, mais l’air semblait chargé de quelque chose de mauvais. Un de ces soirs où il valait mieux rester tranquillement couché dans son lit en se disant que demain irait mieux…Sauf si l’on était chevalier. Quelque chose se préparait et ce n’était pas nécessairement bon.

À Émeraude, les élèves apprenaient tous très jeunes à se fier à leur instinct. Et aujourd’hui, Louan savait d’instinct qu’il devait rapidement aller à Cristal pour revenir au plus vite. Dépassé par les événements et découragé de l’incertitude courante dans laquelle il était plongé, le chevalier se prit le menton dans les mains, pensifs. Toute sa concentration serait nécessaire en cette soirée et il était déjà épuisé après avoir rien fait. Frustré contre lui-même d’être si faible et contre son père de l’avoir abandonné au mauvais moment, il donna un coup de pied rageur dans l’herbe sèche sous ses bottes. D’une main, l’homme agrippa le poignard de sa botte droite et le propulsa directement dans le tronc devant lui. Ce qui était bien avec la magie, c’est qu’elle pouvait nous aider à guider ce qu’on veut où l’on veut. Ainsi, la lame s’était fichée à la parfaite horizontale au plein centre du grand chêne. La magie. Elle aidait bien quand elle le voulait, celle-là et abandonnait la partie le reste du temps. Il avait beau être un maître-magicien, Louan restait faible, sans grand pouvoir extraordinaire, ni rien. Son paternel ayant déserté avant de lui confier sa mission sur Enkidiev, le jeune homme errait dans la cour d’Émeraude, propulsant avec fureur son arme un peu partout. Se rendant soudainement compte que si on le voyait ainsi, on le prendrait soit pour un fou ou pour un colérique sans contrôle de soi-même, le jeune homme cessa ses activités pour retourner s’asseoir dans ses marches froides à l’image du monde extérieur. Bientôt, le chevalier et son écuyer partiraient. Ce premier envoya donc un message à son écuyer afin qu’il le rejoigne à sa vitesse à l’emplacement où son maître se trouvait.


**Je suis dans les marches de la grande cour, Citeo. Prépare-toi et viens me rejoindre.**
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MessageSujet: Re: Une histoire de famille (Katylin et Citeo) Sam 02 Jan 2010, 19:16

Le temps semblait s'écouler si lentement depuis l'adoubement pour Katy. On aurait dit un rêve qui n'arrête pas de s'allonger et qui ne finira jamais. Bien sur, cette journée était magnifique, et l'élève devint écuyère. Elle fut jumelé au chevalier Lyon, et ils s'entendaient bien tous les deux. Chaque jour, Katy s'attachait de plus en plus à son maître, et elle le comprenait de mieux en mieux. Le chevalier, par contre, avait des moments bizarres, et Katy sentait qu'il y avait quelque chose dont son maître cachait envers tout le monde. Mais la jeune fille savait qu'il valait mieux ne rien demander, car ce n'était pas sa place à le faire. Entre autres, elle avait d'autres problèmes qui lui fallait résoudre elle même, des problèmes qu'elle ne laissait pas parraître. Des problèmes aussi banals qu'ils soient, mais cela lui causait tout de même des troubles émotionnels. Auparavant, Katy était une jeune fille pleine d'énergie qui courrait partout, se faisant des amis et avec l'esprit libre. Mais elle devenait de plus en plus renfermée, marchant le regard baissé et ne parlant plus vraiment qu'à chevalier Lyon. Elle ne savait pas ce qui avait apporté ce changement, mais il s'était amplifié depuis l'adoubement. On aurait dit qu'une certaine chose lui maquait, un souvenir ou une intuition que Katy essayer de démêler, mais sans succès. Quoi que ce soit, ça rendait la fille on ne peut plus misérable.

Ce qui n'aidait pas, c'était l'absence de ses parents dans sa vie. Bien sûr, Katy avait décidé de devenir élève d'Emeraude et elle savait qu'elle risquait de ne plus revoir ses parents, mais c'était surtout la froideur de leur dernière rencontre, avant son départ, qui n'arrêtait pas de la tourmenter. Ils avaient l'air si distants, si glacials, que Katy se demandait si c'était une bonne chose de quitter pour ne plus les revoir. Ils n,avaient jamais étés présents dans sa vie, peut-être parce qu'ils étaient régents du Royaume de Diamant, mais elle avait été certaine de l'affection que lui portait ses parents, dans ce temps. Maintenant, elle se demandait si ce n'était qu'une façade, une illusion créée pour la tromper et l'induire en erreur, pour qu'elle les obéisses et les respectes. Les gens du peuple auraient vu là une belle famille royale, toute complète et heureuse. Mais Katylin commençait seulement à comprendre le ridicule dans ces propos. Jamais sa famille n'avais été complète, réalisa-t-elle. Il y avait une gros vide, un vide qui aurait du être comblé par un rapprochement entre les membres de la famille. Toute famille aurait dû être unie, et non distante. Mais il y avait tellement de secrets dont la jeune fille ne pourrait en deviner l'immensité. Avec tout ceci, Katy se demandait comment se faisait-il qu'elle n'allait pas virer folle, ou aller en un dépression.

Se secouant un peu, Katylin se rappela qu'elle était à un bal, et que le temps devait être festif et heureux. L'écuyère se leva du coin où elle était assise, épousseta un peu sa robe maintenant fripée, et parcourra la salle du regard. Une belle grande salle toute décorée contenant tellement de gens que Katy s'y perdait. Des jeunes, élèves, écuyers et chevaliers, ainsi que des gens bien âgés dansaient. Essayant de s'éloigner un peu de son lieu reclus et de se rapprocher au cœur de la fête, une ribambelle d'enfants de bas âge courant devant elle faillit renverser la jeune fille et l'aurait fait si un jeune domestique du château n'était pas passé proche d'elle et ne l'avait pas retenue. En reprenant son équilibre, Katylin le remercia.


-Il n'y a pas de quoi.

Avec ces dernières paroles, l'homme partit au travers de la foule, retourner à ses tâches. Katy perdit son regard dans la vague, se ressaisit et ne porta plus attention au domestique. Reportant son regard sur la foule, elle vit venir vers elle un adolescent d'à peu près son âge qu'elle n,avait jamais vu. « Ce n'est dont pas quelqu'un du château » se dit-elle, et la jeune fille l'attendit. Mais il prenait bien son temps, saluant dans son passage beaucoup de jeune filles, qui rigolaient et rougissaient toutes. Katy avait bien l'intention de lui refuser toute demande, car il avait l'air bien trop arogant à son goût. Quand le garçon arriva enfin à sa hauteur, Katylin aurait juré que dix minutes venaient de filer. Il était plus grand qu'elle, bien que cet exploit ne soit pas trop difficile, la jeune fille étant d'apparence fragile et menue. Le jeune s'inclina, puis lui prit la main et la lui tira un peu, comme si elle avait déjà accepté de danser avec lui.

-Voudriez-vous danser?

Katylin détesta la manière que ce garçon avait de tout prendre pour acquis. Il l'avait pratiquement attiré dans ses bras et mis à danser avant de lui demander son avis. Si ce n'était pas de l'arrogance, Katy n'était pas ceratine de ce que c'était. Elle le regarda avec un peu de mépris, une expression qui lui venait rarement, voir jamais, et lui dit d'une voix froide tout en retirant sa main:

-J'aimerais bien danser, mais pas avec vous.

Elle s'éloigna du garçon, le laissant figé comme une statue, regardant l'espace qu'avait occupé Katy un instant plus tôt avec une expression de surprise peinte sur le visage. La fille sentit un sourire presque invisible lui étirer les lèvre, et partit de l'endroit tout en regardant le sol. Elle était un peu fière de la manière qu'elle avait envoyé promener le jeune. Mais une pensée sombre vint lui enlever toute trace de bonne humeur. Après le bal, son maitre et elle devront partir pour le royaume de Diamant où elle reverra certainement ses parents, même si elle n'en avait aucunement envie. Ce sera la première fois qu'elle quitteras le château depuis qu'elle y arrivée. Mais elle ne comprenait pas vraiment l'urgence du départ des chevaliers et écuyers pour les autres royaumes. Son maitre le lui expliquera sûrement plus tard.

Comme la jeune fille se le faisait souvent répéter, il ne fallait pas garder son regard rivé sur le sol quand on marche, d'où l'explication du choc que venait de ressentir la fille. En se massant le bras, Katy maugréa entre ses dents et s'apprêta d'envoyer aux enfers la personne qu'elle jugeait responsable de cette collision, mais stoppa net en voyant le chevalier Louan se tenir devant elle. Katy blêmit, se rappelant des injures qui allaient sortir de sa bouche qu'elles secondes plus tard, et baissa de nouveau la tête, rouge de honte. Katy ravala sa fierté et son orgueil pour s'excuser auprès du chevalier.


- Pardon, maître Louan. Je ne regardais pas autour de moi...
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