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Une danse ? [PV]

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#Meyko

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Rôle : Porteur de ténèbres - Chevalier d'Irianeth
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MessageSujet: Une danse ? [PV] Jeu 31 Déc 2009, 08:31

Il avait suffit d'une nuit, une seule nuit et encore à peine entière aux troupes d'Irianeth pour s'emparer du royaume d'Argent. De manière générale, cela avait été simple. L'élite des combattants, c'est à dire les chevaliers, n'avait pas subit de pertes mais au contraire, le gros des troupes semblait amoindrit. Il fallait tout de même reconnaitre que les soldats avaient visé la mort de tous dans ces villages tandis que les chevaliers n'avaient fait que les traverser et tuer ceux qui se plaçaient en travers de leur chemin. Beaucoup de fous avaient prit cette initiative d'ailleurs. Ils n'avaient du comprendre que trop tard... Enfin à l'heure qu'il est, la plupart des Argentois capables de manier une épée devaient être morts, ou devenus esclaves de l'empereur, un titre honorifique s'il en est ! Les femmes quant à elles devaient être... utiles aux soldats, pauvres créatures, finir comme cela aurait vraiment été quelque chose d'insoutenable pour le chevalier, c'était tellement déprimant et rabaissant... Et pour finir les enfants... Certains avaient été embrigadés dans l'armée d'Irianeth, ils serviraient en première ligne, d'autres étaient en réserve pour devenir élèves sur le continent, d'autres encore servaient comme esclaves et les plus inutiles avaient été mis à mort... Ainsi allait la vie à Argent depuis que l'Empereur régissait le tout... Une vide de misère, quoique pour l'instant Meyko n'avait pas eu à s'en plaindre.

Les premiers jours, toutes les grâces lui avaient été accordées, preuve évidente que sa mésaventure avec les deux gamins n'était pas parvenue aux oreilles d'Urianos, toutefois, il était surveillé et avait toutes les peines du monde à sortir de la forteresse. Pourquoi l'insecte suprême agissait ainsi, aucune idée, mais mieux valait surement ne pas chercher à le découvrir ! Après une semaine, voyant que le porteur s'était calmé il lui avait laissé plus de libertés, et enfin, ne l'avait plus surveillé du tout. De toute évidence, il avait d'autres problèmes désormais. Et avec un peu de chance, Irianeth était en ce moment à feu et à sang, d'un côté, comment pouvait-il en être autrement puisque le continent était en ce moment aux mains d'un gamin de huit ans ?! Meyko avait juste prit la peine de prévenir Draken et Jayade qu'il s'absentait pour quelques jours, histoire d'explorer un peu plus de royaume sur lequel ils allaient livrer bataille. Reconnaissant son sens pratique, les deux n'avaient pas émit d'objections et Meyko partit, sans emmener son écuyer cette fois-ci. Ces derniers se débrouillaient très bien tout seuls, si bien que certains d'entre eux étaient même en charge d'entrainer les nouvelles recrues. Pour une fois, il ne s'inquiéta même pas de sa fille, elle était en parfaite sécurité et avait un nouveau terrain de jeu désormais, elle ne ferait pas de grosses bêtises, et au pire, les autres sauraient l'aider à arranger la catastrophe.

Contrairement à ce qu'il avait prétendu, le jeune chevalier n'avait pas du tout l'intention de repérer les points tactiques du royaume, de toute façon, leurs adversaires auraient l'avantage de la connaissance du terrain et puis un champ de bataille est un champ de bataille. Ainsi, Meyko chevaucha jusqu'à la frontière avec Emeraude, ce ne fut pas très long et bientôt, il vit l'avant garde placée là par Urianos au cas où un message arriverait. En effet, si le messager voyait des insectes au poste de garde-frontière, il y avait de grandes chances pour qu'il se pose des questions. Et si par mégarde, le messager trop curieux venait à disparaitre, ce serait le royaume qui se poserait des questions. Or, on ne peut pas faire disparaitre un royaume entier en un claquement de doigts. Enfin, pour une fois, c'était une bonne initiative. Par un curieux hasard, à peine Meyko était-il arrivé au post de frontière qu'un messager arriva. Celui-ci fut chaleureusement accueilli, et Meyko ne put qu'imaginer combien il devait en coûter aux soldats de ne pas le tuer, et même pire, de faire comme si ils étaient amis. Après quelques minutes de bavardage, le messager demanda leur chef, et, en un mouvement unique, les soldats se retournèrent et pointèrent Meyko du doigt. Évidemment, en tant que Chevalier, il était leur supérieur à tous, même au capitaine qui encadrait les soldats. Toujours est-il que le messager marcha jusqu'au jeune homme, un peu surpris de voir un homme si jeune à la tête de ces vétérans pour la plupart, tendit une missive et délivra son message :

- Messire, le roi Elthor d'Emeraude a le plaisir de convier tous les habitants du royaume d'Argent, vous-même comprit, au grand Bal d'Emeraude afin de fêter l'anniversaire de la création de l'Ordre des chevaliers d'Emeraude.

A ces derniers mots, Meyko retint un frisson. Ces chevaliers d'Emeraude, il en gardait un mauvais souvenir pour la plupart, surtout pour cette Kyera... Enfin, le principal était de faire bonne figure. Alors, en s'obligeant à sourire, Meyko saisit le papier, le parcourut rapidement et découvrit qu'il contenait les mêmes propos à quelques mots près que ceux que le messager venait de débiter. Un bal, à Emeraude, et il venait de le convier... Sans savoir de quoi il en retournait. Bien sur, s'il avait connu la véritable identité de celui qui se trouvait en face de lui, il n'aurait jamais transmit ce message, mais maintenant c'était trop tard. Meyko sourit de plus bel et dit de la manière la plus gentille qu'il puisse au messager :

- Merci beaucoup Messire, nous y serons !

Meyko avait vu juste dans ses paroles, le "Messire" ravit le jeune homme qui salua tout le monde rapidement et repartit au galop. Quand il fut à bonne distance, Meyko arrêta de sourire bêtement et aussitôt, tous les soldats se mirent au garde-à-vous. Avec un rapide signe de main, il arrêta l'initiative des hommes. Il garda la missive avec lui ce qui leur fit bien comprendre qu'il était hors de question d'en informer qui que ce soit. Et sur ce, il se dirigea vers la petite hutte du capitaine, il avait bien l'attention de se l'approprier quelques heures durant. Il profita de la paillasse confortable pour se détendre avant le voyage qu'il s'apprêtait à faire. Partir à Emeraude seul, se rendre au bal, se faire passer pour quelqu'un d'autre... C'était surement la chose la plus insensée qu'il n'ait faite depuis sa naissance. Peut-être même que tout ce qui s'était passé avec cette fille était moins dangereux que ce qu'il allait faire. Enfin, Meyko était bien connu pour être borné et même l'argument le plus censé du monde n'aurait pas été efficace pour le faire changer d'avis... Il partirait cette nuit.

Quand le crépuscule tomba, il sortit tranquillement de sa cabane, prépara son cheval, et passa devant ses hommes qui n'osèrent pas poser la moindre question, et pourtant, ils n'avaient que ça en tête. Le chevalier noir savait très bien que jamais ils ne diraient qu'ils l'avaient vu passer la frontière. Premièrement car ils se feraient tués pour l'avoir laissé partir et secundo, s'ils étaient par miracle encore en vie, Meyko se ferait un plaisir de les achever. Alors ils ne parleraient pas du chevalier, ni de cette missive après tout comme les autres. Mais déjà le chevalier était loin et les soldats pensaient à autre chose, ce n'était pas leur affaire. Un point, c'est tout. La chevauchée fut plus longue cette fois, et plus d'une fois, Meyko dut pénétrer l'esprit de passants pour trouver le chemin. Enfin, il vit le grand, imposant et majestueux château d'Emeraude se profiler à l'horizon. Il semblait en effet être à la fête, et était de toute évidence, beaucoup plus apte à l'accueil et à la festivité que la forteresse d'Irianeth. Il faisait encore nuit quand il arriva dans un village avoisinant Emeraude, alors, il confia son cheval à un garçon d'écurie et pénétra dans une auberge. Une vieille femme, charmante, s'occupait à diverses tâches quand elle vit le jeune homme entrer. Le prenant pour un personnage éminent d'Enkidiev, elle lui offrit sa plus belle chambre. Meyko eut presque mal au cœur de voir à quel point elle se trompait et il insista pour payer sa chambre, avec l'or de l'Empereur évidemment.

Le lendemain, il se dirigea vers le tailleur du village, lui exposant sa recherche. Des vêtements simples mais raffinés, de préférence de couleur sombre, ainsi qu'un masque. A ses instructions, l'artisan reconnut là une demande pour le bal masqué et sourit devant l'influence du royaume d'Emeraude sur ses voisins. Rapidement, il prit ses mesures et se mit rapidement au travail. L'ouvrage prit quelques heures et le jeune homme ne pouvait qu'admirer tout le soin qu'il fallait pour créer un vêtement, jamais auparavant il n'avait fait attention à cela, et c'était certain qu'une fois de retour sur Irianeth, il ne prêterait pas plus attention au travail des esclaves. Enfin son costume fut prêt. Du beau travail, il convient de le préciser. Le bas était relativement simple, un pantalon noir, droit, de la belle étoffe tut du moins. Le haut était constituée d'un belle tunique saillante noir et argentée en plusieurs motifs étranges ; le tout était recouvert d'une cape somptueuse, noire évidemment, mais pareillement à la tunique, des paillettes argentées s'ajoutaient au travail ce qui lui donnait cette touche en plus. Cette touche qui ne donnait aucune peine à le confondre avec un membre de la royauté. L'homme avait bien travaillé, et Meyko le paya gentiment. Il emporta son masque au passage et retourna à l'auberge, il fallait à présent se préparer, et surtout, enlever tout ce qui aurait pu le trahir.

Ainsi, il fit bien attention d'enlever tout vêtement portant la marque d'Irianeth, et surtout, coinça son épée de façon qu'elle ne soit en aucun cas visible pareillement placée, derrière cette cape veloutée. Il coiffa ses cheveux d'une manière relativement correct. Cette tignasse avait toujours été un problème, en fait, le problème c'est surtout qu'il n'avait jamais cherché à les coiffer, et maintenant qu'il voulait les ordonnait, ceux-ci refusaient délibérément, logique ! Enfin, après une bonne demie-heure de bataille, le chevalier parvint à obtenir un résultat convenable. Disons qu'à force de les avoir emmêlés et torturés dans tous les sens possibles, les cheveux formaient une coiffure assez originale, donnant l'impression d'un travail immense, alors qu'ils étaient encore et toujours en bataille. Enfin... Apparemment, il ne pourrait pas faire mieux aujourd'hui ! D'une main qui se voulait experte, il plaça son masque sur sa figure avec beaucoup de délicatesse. A l'instar de sa tenue, ce dernier était noir et argenté et se prolongeait au niveau des yeux de façon à former comme... des ailes de chauves souris, mais beaucoup plus gracieux. Non, vraiment, c'était un travail de professionnel et Meyko ne regrettait pas de s'être embarqué là dedans. La soirée promettait d'être grandiose !

Tranquillement, il sortit de l'auberge et confia à la vieille femme qu'il y avait de grandes chances pour qu'il n'y revienne pas. Enfourchant son cheval en un geste fluide qui démontrait bien l'habitude que le porteur de ténèbres avait, il se dirigea vers le château en fêtes d'un pas tranquille. S'il se montrait anxieux, il serait démasqué, au contraire, s'il faisait semblant d'être à son aise, personne ne se préoccuperait de lui. Enfin, il arriva à l'entrée et dut, comme tout le monde, patienter. Plus d'une fois, des gardes voulurent le trainer à part sous prétexte qu'il était prince, mais à chaque fois Meyko refusa. Inutile de se faire remarquer. Et puis qu'arriverait-il quand quelqu'un lui demanderait des nouvelles de sa famille, il ne connaissait aucun nom des familles royales d'Enkidiev. Et pire encore, si des membres royaux étaient présents, il serait démasqué en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Et autant dire que ce ne serait même pas la peine de dégainer l'épée, vu le nombre de soldats qu'abritait cette satanée cour.

Enfin, il réussit à pénétrer à l'intérieur de la forteresse, ou plus précisément, dans la cour. Il demanda brièvement des informations aux gardes et ces derniers lui apprirent que les paysans restaient à l'extérieur tandis que les chevaliers et les membres de la royauté étaient invités à se rendre dans la salle des fêtes. D'un regard entendu, le garde interrogé lui fit comprendre que la dernière catégorie le concernait très certainement. Après tout, s'il ne fallait que ça pour rentrer dans le château, Meyko acceptait de jouer le prince pour la soirée. De plus, ce ne serait pas bien dur dans les manières, Draken lui avait souvent reprocher de se comporter comme un prince... Maintenant, ces excès d'égocentrisme allaient lui servir ! Le porteur de ténèbres s'inclina devant le garde, lequel lui rendit la politesse avec diligence, et poursuivit son chemin jusqu'à la forteresse en marchant la tête haute. Personne ne l'arrêta et il se retrouva bientôt à arpenter les couloirs. Instinctivement, il suivit tous les serviteurs et se retrouva bientôt aux portes de cette "salle des fêtes". Sans faire plus de manières, il poussa la grande porte, fit signe à l'annonceur de taire son arrivée (après tout il voyageait incognito) et observa la pièce avec admiration.

Très spacieuse, elle arborait de somptueuses décorations qui semblaient faire partie intégrante de la structure de la pièce. Au centre, un grand espace de danse trônait où quelques jeunes danseurs s'essayaient déjà. Et tout autour de cet espace, des chaises de toutes les tailles et de toutes les couleurs avaient été installées. De temps à autres, l'on trouvait quelques tables, mais peu d'entre elles étaient libres. Décidant qu'il valait mieux ne pas continuer à rester ainsi statique, Meyko se dirigea vers une table en retrait de l'ambiance festive qui commençait à envahir la salle. Le jeune homme s'appuya nonchalamment sur un mur et observa les gens qui l'entouraient. Il y avait de très jolies filles, de très jolies femmes et la plupart d'entre elles cherchaient un cavalier pour un soir.

- Vous dansez ?

Cette petite phrase le sortit de ses pensées, devant lui, trois ou quatre demoiselles vraiment très belles à regarder qui attendaient sa réponse. Il aurait accepté avec joie si sa position n'avait été aussi précaire. Après tout, qu'est-ce qui l'assurait que ces femmes n'étaient pas des chevalières, de très belles chevalières, mais des chevalières tout de même. Rien. Mieux valait rester prudent. Et par mesure de précaution s'inventer une histoire puisqu'il devait absolument garder son esprit ouvert. Ansi, Meyko était un jeune prince d'Argent, célibataire et qui comptait profiter de cette soirée pour trouver une fiancée à son goût. Voilà qui ferait l'affaire. Techniquement, personne ne forcerait son esprit, mais on ne savait jamais, et le porteur de ténèbres s'efforça d'effacer toute pensée concernant Irianeth et de les remplacer par des anecdotes inventées. Enfin, il releva la tête et fixa les jeunes femmes. Il secoua la tête de manière négative et déclara :

- Non, désolé Mesdemoiselles. Tout à l'heure peut-être...


Le jeune homme savait, par expérience qu'il ne fallait jamais vexer une femme. S'il avait été grossier ou trop sec, elles se seraient empressées d'aller tout raconter et exagérer comme quoi le monsieur en noir et argenté n'était qu'un gars à éviter. Et en ce cas, il aurait été grillé pour la soirée. Ce scénario n'était pas souhaitable. Au lieu de cela, les demoiselles repartirent enchantées, convaincues d'avoir fait impression.

Le porteur de ténèbres continuait de scruter la salle, à la recherche de quelqu'un. Mais peut-être n'avait-elle pas ré-intégré l'ordre, peut-être ne serait-elle pas là ce soir. Non, c'était impossible car Hyllïna avait transmit le message à Akyro qui l'avait transmit à sa mère. Elle serait donc là ce soir, ne restait plus qu'à attendre de la trouver, ou tout simplement, qu'elle arrive.

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MessageSujet: Re: Une danse ? [PV] Sam 09 Jan 2010, 14:20

Coucher sur le ventre dans son lit, Litthy ne savait pas quoi faire. Elle regarda le lit de son écuyer. Vide. Normal, elle lui avait dit qu’elle pouvait aller au bal avec les autres sens elle. Oui sens elle, car Litthyssia ne savait pas si oui ou non elle allait ce présenter. Elle ne semblait pas totalement intéresser par cet évènement. Puis, son regard ce posa sur la chaise en bois à ces côté. Une magnifique robe rose très pâle y était placée avec le masque qui avait avec. Allait-elle la mettre pour y aller?... Elle repensa au message qu’Akyro lui avait dit. Meyko était supposé être présent. C’est du moins ce qu’Hyllïna lui avait dit à Akyro. Si Meyko allait être là, Hyllïna était où? Était-elle si près d’elle qu’elle ne pouvait même pas l’imaginer. Et si elle tombait sur Meyko durant cette soirée, allait-il demander des nouvelles de son fils. Aurait-elle, elle des nouvelles de sa fille? Tant de question sens réponse.

Elle ne savait même pas si elle se décidait pas d’aller au bal parce qu’elle avait peur d’être devant l’homme qui avait tout été pour elle ou parce que l’envie n’était tout simplement pas là. En fait, elle le savait très bien même si elle essayait de le cacher depuis deux jours. La dernière fois qu’elle avait vu Meyko, celui-ci l’avait demandé en mariage. Et bien attendu, elle avait répondu oui. Sauf que bien des choses c’était passer depuis ce temps là. Ce souvenait-il de comment elle était. Et lui, avait-il changé.

- Vas-tu arrêter de te poser toujours autant de question à la fin !!! , se dit-elle d’un ton décourager.

Elle avait toujours été ainsi. Toujours en train de se poser des questions et souvent comme celles-ci, sens réponse… Une nouvelle fois, ses yeux se tourna vers la robe. Quelques minutes passèrent. Sens que rien ne change. Puis, d’un bout, elle se leva.

- Qui ne risque rien, n’a rien!

Elle alla se placer devant le miroir. C’était la dernière chose qu’elle avait mise dans cette chambre qu’on donnait si vide. Un lit pour toi, un lit pour ton écuyer, si tu en avais un et un table de chevet. Wow, gros luxe!!

Donc, devant ce miroir, Litthy se regardait sent trop savoir, encore une fois penser. Il fallait choisir entre oui et non. Oui elle se préparait ou no elle n’allait pas et allait se recoucher. La brosse à cheveux avec les élastiques sur la table de chevet la regardait avec un air moqueur. Comme si elle jouait avec elle pour le fun. Avec un air découragé, Litthy prit la brosse à cheveux et se peigna. Elle se fit une coiffure remontant tout ses cheveux, dévoilant sa nuque au complet. Maintenant, il fallait enfiler la robe. Elle alla la prendre, mais eu un geste d’hésitation.

- Il est trop tard pour reculer la grande. On verra bien ce qui va ce passé…

Elle enfila la robe rose et ce regarda dans le miroir. La robe lui cacha les pieds. Tant mieux, elle qui n’aimait pas porter des souliers, elle n’aura pas à le faire. Personne ne le remarquera. Au pire, ils viendront lui dire pour voir. Ses épaules étaient dénudées. Il restait seulement à mettre le masque. Celui-ci qui restait sur la chaise. Alors qu’elle allait le mettre, un détaille du masque tomba. C’était un plume de couleur rose pâle. La même couleur que sa robe. Tout comme les plumes du masque. Des brillants étaient placés autour des yeux. Faisant ressortir ses yeux bleus claire.
Le temps de sortir et rejoindre les autres était arrivé. Juste avant de sortir, elle attacha sa dague près de sa cuisse. Elle n’était pas d’humeur à jouer ce soir. Litthyssia sortie de sa chambre et marcha vers la salle qui était transformer en une salle de bal. Plusieurs personnes étaient venues. Beaucoup était de l’ordre d’émeraude, d’autres étaient venus en cachette… Une fois rendu devant les portes de la salle, l’hésitation se lisait dans les yeux. Elle resta plantée la devant. Jusqu'à ce qu’un homme d’une trentaine d’année la regarde d’un air interrogatoire.

- Malmoiselle, ne rester pas là comme ça. Je suis sur qu'il y a plusieurs hommes à l'intérieur qui seront heureux de danser avec vous. Allez, venez.

L'homme lui prit le bras et la fit rentrer.Litthyssia n'avait peut-être pas prit autant de temps à se préparer que plusieurs personnes ici présente, mais le résultat était le même.

- Je vous laisse avec ce jeune homme, il est très gentil et s'occupera parfaitement de vous.

Les paroles de l'homme la fit sortir de sa rêverie. Le garcon qui devait maintenant ''s'occuper'' d'elle, l'a regarda avec un sourire bêta. Litthye leva les yeux au ciel. Wow! La soirée va être passionnante!!

-Voulez-vous danser?,
lui demanda-t-il.

Bah, pourquoi pas. Juste le temps de lui faire plaisir. Cele ne dura pas longtemps. Une chanson seulement. Elle le quitta en lui disant qu'elle voulait aller prendre de l'air. Il l'a laissa en lui faisaint promette qu'elle allait revenir. Promesse qu'elle ne tiendra pas.

Elle ne voulait pas sortir en réalité. Elle s'avait que si elle sortait, elle n'allait pas en revenir. Elle sonda les environ pour trouver son écuyer. Elle ne voulait pas la déranger, juste savoir ou elle était. La jeune mère passa près d'elle et l'a regarda du coin de l'oeil. Était-ce son coté maternelle ou simplement comme ca?

Litthyssia s'éloigna d'elle et continua à marcher dans la salle pour finalement aller s'asseoir sur une chaise, pres d'un mur.

HJ Vraiment dsl pour le délais!! Les fêtes m'ont pris tout mon temps. En plus que j'ai un new job...
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MessageSujet: i Dim 10 Jan 2010, 12:32

Des tas de personnes n'arrêtaient pas d'entrer dans la salle. Peu de gens en sortaient en vérité. Et ce phénomène était assez compréhensible. L'ambiance qui régnait à présent dans la salle des fêtes encourageait quiconque à s'élancer sur la piste de danse, à inviter de belles demoiselles, en bref, à faire la fête, s'amuser, et tout ce qui lui plairait, mais en aucun cas sortir de cette salle. En effet, sortir reviendrait à rejoindre le calme ennuyeux de son alvéole, non de sa chambre, à Emeraude tout le monde logeait dans des chambres, pas dans des alvéoles aux parois plus ou moins rocheuse et dégoûtant en fonction de l'affection que vous portait l'Empereur... Alors autant dire que pour Meyko, le luxe n'était pas au rendez-vous. Son alvéole était exactement de la même taille que les cellules de la forteresse, mais au moins elle contenait un lit, et une armoire... Et tout ça, c'est la faute de Draken. Celui-ci avait un penchant démesuré pour la simplicité et la vie à la dure. Non pas que Meyko soit un débauché, adorant le luxe et la fainéantise, mais le fait de rendre la vie quotidienne un peu plus agréable. Il fallait tout de même admettre que les chevaliers d'Emeraude, et à plus large échelle, l'Ordre d'Emeraude avait beaucoup de chance, ils étaient chouchoutés. C'était peut-être pour ça qu'ils étaient beaucoup moins forts qu'eux, ils avaient moins l'habitude d'être traité sans distinction, et surtout, tout leur venait directement tout cuit, aucune labeur, aucun problème. Si un gamin entrait élève, il était automatiquement écuyer puis chevalier à en croire la population présente dans la salle du bal. Alors que sur Irianeth, le "taux de perte" était incroyablement élevé... Enfin, Meyko s'éloignait du sujet de réflexion initial. Beaucoup de personnes entraient, mais personne ne sortait. Ce qui rendait la tâche de rechercher quelqu'un en particulier un peu plus difficile encore qu'elle n'était déjà auparavant... C'est pour dire...

A vrai dire, le chevalier noir n'était même pas certain que la personne qu'il cherchait était encore à Emeraude. Quoique, Hyllïna avait bien eut une conversation avec Akyro, et celui-ci était à Emeraude. Meyko ne connaissait peut-être pas très bien sa mère, mais il était certain d'une chose, pour rien au monde elle aurait laissé son fils grandir loin d'elle. Déjà qu'elle avait eu du mal à se séparer de sa fille... Donc normalement, elle serait là. Ou plutôt, elle logeait au pire dans les environs du château. Mais la question principale était : avait-elle été invité à ce bal. Meyko secoua la tête d'agacement : évidemment ! Puisque tout le continent - et même l'autre à leurs dépends - avait été convié à participer à l'événement festif de l'année. La véritable question à poser donc était plutôt : est-ce qu'elle se donnerait la peine d'y venir ? Et ça, c'était beaucoup moins sur quand on considérait ce qui avait été son mauvais caractère légendaire. Il n'y avait qu'à regarder Hyllïna, et encore, c'était une pale réplique de sa mère. Mais encore une fois, cela faisait six ans qu'ils ne s'étaient pas vu, et même dix si on passait outre la simple demie-heure qu'ils avaient passé ensemble la dernière fois qu'ils s'étaient vu... Quand il l'avait libéré de cette prison où il l'avait placé lui-même pour la protéger. La protéger. Plus le temps avait passé, plus Meyko avait réfléchi et avait conclu qu'il aurait peut-être du agir autrement plutôt que de les trahir tous les deux... Mais maintenant le mal avait été fait, et réparé dans la mesure du possible.

Enfin, avec un peu de chance, il allait pouvoir partager un autre moment avec son âme sœur avant l'horreur des combats à venir qui allait les opposer. Toutes les conditions étaient réunies pour faire de ce moment une soirée exceptionnelle - si on oubliait le fait que Meyko prenait à haque seconde qui passait un risque mortel - il ne manquait plus qu'un léger petit détail de rien du tout : elle ! Alors pour être sur de ne pas la manquer quand il la verrait entrer, si toutefois elle entrait un jour ; il fardait les yeux rivés sur toutes les arrivées et détaillait chaque nouvelle dame. Il en vit de toutes les couleurs, des bleues, des vertes, des jaunes, des blanches, des noires, des grises, des marrons... Les robes bien sur ! Et en dessous, des filles toutes plus belles les unes que les autres ; on imaginait aisément le temps qu'il leur avait fallut pour se préparer et être ainsi présentable. Mais la fille - ou la femme - qu'il cherchait n'était pas là. Meyko commençait à perdre espoir, et surtout patience quand une autre arrivée attira son attention. La demoiselle en question était au bras d'un homme et passa très vite au bas d'un autre homme. Le genre de fille pas du tout comme celle qu'il recherchait. Mais quelque chose dans sa démarche, son attitude, son regard incita Meyko à garder son attention sur elle.

Blonde, les yeux bleus. Une grâce naturelle. Comme si il avait Hyllïna en face de lui avec environ douze ans de plus. Non ! Meyko ne laisserait jamais sa fille s'habiller comme cela, c'était trop découvert, trop rose, trop... petite fille sage qui aime faire la fête. Très belle robe en passant. avec cette robe, sa fille en attirerait plus d'un, notamment les indésirables. Mais en ce moment, elle était encore trop jeune, Meyko avait donc encore un peu de temps avant de songer à cela. D'ailleurs, il se demandait si sa fiancée éprouvait le même genre d'ennuis et de questionnement que lui avec son fils... Oui fiancée, il l'avait demandé en mariage, et même deux fois. Et deux fois elle avait dit oui. Mais ils n'étaient toujours pas marié, cherchez l'erreur.

Le porteur de ténèbres ne quittait pas des yeux la fille à la robe rose. La danse s'arrêta, elle lâcha la main de son partenaire et se dirigea vers lui. Enfin, ce n'était surement pas vers lui, mais vers une chaise vide. Par souci de sécurité, Meyko verrouilla ses anciennes pensées, toute sa vie et passa en boucle celle qui s'était inventée, de manière parfaitement accessible. Un jeune prince d'Argent, de bonne fréquentation, ayant une bonne vie parfaitement heureuse, et il ne lui manquait plus qu'une femme - ayant rejeté toutes les prétendantes. Voilà qui devrait faire l'affaire. Après tout, à la forme bizarre sous sa robe - une dague pas très bien dissimulée - elle était une chevalière. Et en tant que chevalière, elle allait forcément pénétrer dans son esprit, et c'était d'autant plus vrai si jamais c'était LA chevalière qu'il cherchait... Et à ce moment il valait mieux qu'il n'affiche pas des capacités magiques poussées, et encore moins qu'il était chevalier d'Irianeth, qu'il était Meyko quoi. Il se souvenait que trop bien de sa dernière réaction face à une nouvelle plutôt déstabilisante et déplaisante : appeler à l'aide. Et si elle s'avisait de le faire ici, Meyko était un homme mort. A présent qu'il la voyait d'un peu plus près, il en était certain, c'était elle.

A présent, trois chaises les séparaient, et Meyko, par habitude, faillit franchir la distance par une téléportation ; mais il réussit à se contenir au dernier moment. Pour une fois, il allait se comporter de façon normale et marcher. Ce qu'il fit. Pour aller se rasseoir juste à côté d'elle. Quelques minutes passèrent tandis qu'il l'observait par intermittence. Aucun doute ne persistait, c'était bien elle. Il aurait pu la reconnaitre parmi mille. Elle avait quelque chose de spécial. Mais lui, elle ne le reconnaitrait pas, c'était le but, elle ne pouvait décemment pas le reconnaitre. Il lui annoncerait sa véritable identité après, vers la fin de la soirée. Il ne voulait pas qu'elle aussi ressente la dangerosité de la situation et se sente trop nerveuse pour profiter de la fête. Après tout, elle aurait peut-être des doutes, mais cela ne changerait rien.

* Litthyssia *

Cela faisait longtemps. Beaucoup trop longtemps depuis la dernière fois. Mais, à sa décharge, il fallait reconnaitre qu'un amour inter-continent était difficile à gérer. Et maintenant, il laissait passer le temps alors qu'ils étaient juste à côté. Alors le jeune homme prit son courage à deux mains, se tourna vers elle et dit gentiment pour attirer son attention :

- Mademoiselle...

Meyko inspira profondément. Allez, ce n'était pas si compliqué que ça d'inviter quelqu'un à danser. Des tas de garçons le faisaient tous les jours, et même quelques filles très, mais alors vraiment très, courageuses. Et après tout, il était censé être une altesse royale. Il fallait se montrer digne de sa fausse identité.

- M'accordez-vous cette danse ?

Meyko priait pour deux choses. La première, qu'elle accepte évidemment, mais connaissance sa Litthye, cela ne devrait pas poser beaucoup de problèmes. Et la seconde, que la musique dure longtemps, très longtemps... Après tout, il avait lui aussi le droit de profiter de la soirée. Il n'avait jamais dansé auparavant, mais ce simple petit problème technique ne lui traversait pas encore l'esprit. En ce moment, il se concentrait seulement sur sa main tendue vers sa fiancée, et sur la sienne. Attendant que cette dernière vienne se poser sur la première ; ce qui marquerait le réel début de la soirée.


[C'est nul, désolée, je me reprends !]
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MessageSujet: Re: Une danse ? [PV] Dim 14 Fév 2010, 20:10

Assie dans cette majestueuse salle de bal, sur une chaise des plus inconfortable, je regardai autour de moi. J'espèrais réellement que la soirée soit bientôt terminer. Un homme vient s'asseoir près de moi. En fait, trois chaises plus loin. Je lui porta pas attention. Sauf que je fut un peu obliger lorsqu'il vena s'asseoir à une chaise près de moi. Je tourna la tête vite fait. Juste pour avoir l'image dans ma tête. Puis, je l'analysais. Pour l'instant, il ne me disait rien. Le fait qui soit assie si près de moi méritais. Mais bon, il avait tout de même le droit là.

Je continua de regarder autour de moi. Je voyais beaucoup de personne que je connaissais. Tout le monde s'amusais, sauf moi... Pourquoi arrivais-je jamais a m'amuser comme les autres? Pourquoi fallait-il que je sois toujours différente de tout le monde? Je n'eu pas le temps de me répondre car le jeune homme qui était assie a coter me parla. Heureusement, il m'appella mademoiselle et non madame. J'aurais moins aimer. Il me demanda si je voulais danser. j'hésita au début. Je le regardai puis sa main.

Et puis je l'a pris. Moi aussi j'avais le droit de m'amuser. Mais à la dernière minute, je décida de froler son esprot.Je voulais savoir à qui j'avais affaire. Un jeune prince d'argent, bonne fréquentation et qui cherchait de la compganie. Du moins une femme qui pourrait épouser, car toutes les autres n'avaient pas été asser bonnes pour lui.

- J'accepte avec plaisir.

Le sourire aux lèvres j'étais prête a m'amuser.

- Puis-je savoir à qui ai-je l'honneur ?

Je ne voulais pas qu'il sache que j'ai fouillé dans son esprit. J'étais maintenant debout. Ma main était dans la sienne. Je l'anmena vers la foule de danseur.

Alors qu'une musique douce ceommenca a jouer, nous nous installâmes pour cette... Quest-ce que c'était comme danse?.. Ah, une valse. Donc, nous nous installâme pour danser une valse.

- est-ce vous qui représenter votre famille ici, au bal?

J'esseyais d'entamer une conversation. La musique était douce et entraînante. On voyait les robes des jeunes femmes valser de toute les bord. c'était vraiment magnifique a voir. J'avais un peu chaud avec ce masque qui me cachait la moitier du visage. Mais je ne voulais pas l'enlever. J'aimais cacher un peu de moi ainsi aux autres. Je ne savais pas pourquoi, mais la sensation était
agréable. En plus, je me sentais plus autant différente que les autres. C'était une des premières fois.

Je me demandais comment allait terminer cette soirée. Elle avait mal commencer, je m'étais obliger a venir, torturer a l'idée qu'une personne vienne... Au fait, elle était ou cette personne?? bah, pas grâve... Je pense. Ensuite, j'avais eu une danse avec un homme que je connaissais pas et que j'avais décider de fuire. M'avait-il vu partir avec un autre. J'allais donner une drôle d'impression aux personnes qui ne me connaisse.

Je remis mon attention vers celui avec qui je dansais. Cela faisais si longtemps que je n'avais pas danser... J'avais tu deja danser au moins. J'avais longuement regarder des gens le faire
et j'avais quelques fois exécuter des pas seule dans ma chambre, mais sinon, je me rappelle pas avoir réellement danser avec quelqu'un comme se soir... Mais bon, une première a tout.


hj Petit mais bon. Je suis presser. Je me ratrappe au prochain.
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MessageSujet: Re: Une danse ? [PV] Lun 15 Fév 2010, 14:25

Après quelques secondes la chevalière blonde posa sa main d'une douceur inédite - enfin presque puisque sa fille avait les mêmes mains - sur la sienne, qui, automatiquement, était plus rêche et vigoureuse. Rien que ce contact remplissait Meyko de joie, à vrai dire, cela faisait vraiment trop longtemps qu'ils ne s'étaient pas vu, qu'ils n'avaient pas eu un quelconque contact entre eux. Beaucoup trop de temps s'était écoulé... Vraiment trop. Et encore, ce n'est qu'un euphémisme. Le chevalier noir put entre-apercevoir un léger sourire sur se dessiner sur ses pommettes. Tant mieux, il ne voulait pas que cette danse soit pour elle une corvée. Elle dit de manière officielle qu'elle acceptait l'invitation de celui qui n'était autre que son fiancé, et Meyko s'empressa de se lever et de la conduire sur la piste avant que la jeune femme ne change d'avis. Évidemment, elle allait lui poser la question de son identité et le jeune homme se persuadait de son histoire factice. Comme toutes les personnes maitrisant des pouvoirs magiques et faisant fi des règles de savoir vivres, elle ferait une petite virée dans ses pensées, histoire d'en savoir un peu plus sur lui, et s'amuser à ses dépens. Mais cette dernière caractéristique concernait toutes les femmes, pas seulement les personnes avec un don étrangement surnaturel. Et naturellement, la question vint.

Sans avoir besoin de vérifier dans son esprit, Meyko sut qu'elle savait déjà tout, ou plutôt, qu'elle pensait tout savoir de lui. Cela se voyait à son air satisfait. Une fille était une fille, cela ne changeait pas. Mais Litthy, elle, était encore au-dessus de tout ça... Alors que le jeune homme se repassait une dernière fois sa fiction pour la déballer, la musique changea pour laisser place à une valse. Et sans lui laisser le temps de s'adapter, elle lui posa une nouvelle question. Sa famille... Comment expliquer que la famille d'Argent était désormais sous bonne garde et soumis quotidiennement à des tortures inimaginables de la part d'Amethyst, et accessoirement de cet Empereur, ce Urianos. Non, c'était tout bonnement inconcevable surtout que le prince aîné était théoriquement avec eux. Mieux valait donc simplifier les choses, et mentir un petit peu. Il lui dirait la vérité, mais plus tard. S'il révélait son identité maintenant, tout ce qu'il aurait fait aurait servi à rien, et il serait contraint de s'enfuir. De plus, Emeraude serait sur le pied de guerre et Meyko méchant garçon aurait fâché tout rouge l'Empereur. Quoique, allez savoir pourquoi, ce dernier point le tentait plus que tout autre chose. Non. Litthyssia comptait plus pour lui. Et il était désormais temps de répondre aux questions de la demoiselle. Demoiselle, elle n'avait pas riposté, elle n'était donc pas mariée. Avait-elle attendu tout ce temps en ne songeant qu'à lui, sans jamais céder à la tentation, rester fidèle comme ils se l'étaient promit ?

La parole d'un homme n'a pas de valeur. Meyko l'avait trahi. Il est vrai qu'il n'avait pas cherché ça, mais quelques mois après le départ de son âme-sœur, il s'était rapproché de Jayade qui l'avait aidé à remonter la pente, à se sentir plus fort, et un soir, il avait outre-passé les limites. C'est fou comme quelqu'un de techniquement mauvais au possible était si souvent en manque d'amour. Sa relation avec elle avait été plutôt courte, soit environ un an, mais réellement passionnelle, et revigorante. Pour autant qu'il s'en souvienne, il n'avait jamais regretté leur séparation. Son simple but au départ lui avait été fourni par Draken, lui faire oublier Litthy. Cela avait marché. Dans une certaine mesure. Meyko alias le prince d'Argent sourit. Il allait lui faire le plaisir de coïncider avec ce qu'elle avait lu dans sa propre tête.

- Et bien oui, je représente ma famille au bal. Voyez-vous, mes parents sont las des voyages et des fêtes. Toutefois m'ont-ils envoyé ici-même dans l'espoir que je prenne du bon temps. Ce qui, grâce à vous, ne manquera pas d'arriver, j'en suis certain.

Merci les cours d'éducation supérieure d'Irianeth. Apprendre par coeur chaque formule de la cour pour chaque situation familiale n'avait pas été facile, de fait, ce fut même assez rébarbatif, mais à présent, cela venait de lui sauver la vie. Bien sure, Meyko parlait bien. Mais jamais il ne lui serait venu à l'idée de débiter pareilles âneries, mais sur Enkidiev, c'était différent, il existait un protocole pour la royauté que leurs membres se devaient de maitriser et d'utiliser. Ainsi, Meyko ne se ferait pas repérer. A présent, il pouvait continuer à répondre...

- Vous l'avez, je pense, deviné, je suis un prince d'Argent. Et je me prénomme [...]

Mince ! Le prénom ! Un des détails les plus important... Pour cacher sa détresse, Meyko fixa une jeune fille à l'autre bout de la salle qui était assise partie, s'esclaffant bizarrement, comme si elle venait de faire quelque bêtise dans les environs. "Meyko" serait trop bizarre, "Akyro" aussi... Il n'avait pas d'autre choix que de s'e inventer un de toute urgence. Voyons, s'il avait un deuxième fils, il l'appellerait...

- Rylian. Veuillez m'excuser de cet inopportun manque d'attention. Je me prénomme Rylian.

Et sur ce, Meyko lui servit son sourire le plus enjôleur dans l'espoir de se faire pardonner. Avec ceci, il pourrait être reconnaissable. Mais avec toute cette histoire, ce merveilleux costume, et ses fausses pensées, il pouvait bien espérer la tenir encore en haleine quelques minutes. Ou un peu plus, juste assez pour parler du sujet qui jetterait un froid. Mais il faudrait en parler sous la couverture de Rylian, et seulement après, il jetterait son masque (façon de parler bien entendu).

Avant de continuer, il fallait se concentrer sur cette valse. Meyko bénit intérieurement son professeur de les avoir mené à une excursion dans une salle des fêtes où il avait donc eu l'occasion de voir des gens danser, et même de pratiquer. Mais cet exercice n'avait heureusement pas compté dans les critères déterminant le passage à écuyer, sinon, il aurait été recalé ! Mais c'était il y a bien longtemps et la maturité faisait bien les choses. Sa partenaire ne semblait pas trop être aguerrie de cette pratique non plus, alors sa maladresse ne devait pas être si visible. Enfin si, elle l'était. Mais pas dérangeante au point d'arrêter de danser ou de gêner les autres valseurs. Un pas à gauche, deux en arrière, deux à gauche, un en avant, deux à droite... Le rythme n'était pas si difficile à prendre et plus la musique avançait, plus il faisait amende honorable... Il était à présent assez rassuré pour pouvoir parler en même temps à sa fiancée.

- Et moi ? Je suis certain que vous êtes une chevalière d'Emeraude... Et je parierai même que vous êtes la célèbre Litthyssia... Me tromperais-je ?

Meyko la laissa répondre gardant toujours son sourire trompeur aux lèvres. La soirée s'annonçait bien. Mais il ne pouvait pas toujours se comporter comme une fille, jouer avec les autres, il fallait bien à un moment qu'il se lance, qu'il en parle. Le problème consistait en la question de comment amener le sujet de conversation. Parler de mariage au bout de techniquement trois minutes pourrait être mal vu. Et même totalement déplacé. Et pourtant, elle verrait peut-être à travers lui, sans découvrir sa véritable identité... Alors comment... ?

- Savez-vous que je suis censé revenir chez moi marié ?!

Meyko rigola en imitant un plaisir faussement déplacé, se moquant de son propre manque de tact. Selon quelques personnes, ce serait redevenu à la mode... Étrange mode. Mais tout de même la mode. Alors bon...

- Ne vous inquiétez pas Mademoiselle, vous n'avez rien à craindre ! Avez-vous le bonheur de connaitre l'amour en ce moment ?

Meyko se mordit la lèvre intérieur. Un petit tic qui ne se verrait pas, mais qui contiendrait ses nerfs en attendant la réponse. Il se concentra dès lors sur son sourire, sur les yeux de sa cavalière et sur ses pas de danse, car après tout, il fallait bien continuer de danser !
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Une danse ? [PV]

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