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Messire Meyko en guise de professeur (PV:Meyko)

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MessageSujet: Messire Meyko en guise de professeur (PV:Meyko) Jeu 31 Déc 2009, 08:07

Le réveil était toujours une étape douloureuse pour moi.C'était aussi là que j'étais le plus vulnérable:endormi,peu concentré,pas assez aux aguets. Perdu dans mes rêves de vengeance et de trahisons,je remuais toute la nuit dans mon sommeil et c'est en ayant pris une chambre seule que je ne dérangeait plus personne. Les parois de l'alvéole étaient froides et le je pensais chaque soir a bien me couvrir de tout les duvets que je pouvais trouver pour ne pas attraper une maladie qui nuirait a mon apprentissage. Je gémit doucement quand une mouche me chatouilla le nez et j'éternuai,me réveillant en sursaut. Saleté d'insecte !pourquoi ces bestioles traînaient t'elle toujours au palais ?C'était pas sensé être un insectarium ici,mais une forteresse puissante que personne,pas même les chevaliers ne pourraient assiéger. D'un geste assuré,j'allumai ma bougie en frottant les deux petites « pierre de feu » posées sur ma table de nuit. Je préférais m'orienter dans la lumière plutôt que dans le noir total,comme les insectes. Tout d'un coup,un flot de souvenirs me revint. Il y a encore trois ans,je vivais a la maison...Avec mes sœurs,ma mère et mon père. Ce n'avait été que du bonheur jusqu'à ce que je sois envoyé ici. Bien sûr,être accepté comme élève avait été génial,mais maintenant,je réfléchissais. Quelques mois auparavant,maman avait été tuée sauvagement par ceux que j' appelaient « les voleurs » et mon but après devenir chevalier et défendre Irianeth était de venger ma mère et de pouvoir rétablir la richesse de la famille Saakeith. Et j'avais promis a mes sœurs comme a papa que je le ferait. Ces pauvres gens qui avaient voulu souiller l'honneur de mes parents et des Saakeith payeraient bien un jour. Et je n'aurai aucune pitié quand cette journée là,bien que sanglante sois t'elle,je n'aurai aucune pitié pour eux. Aucune.

Je me levai doucement,frottant mes yeux dans le but d'y voir ensuite plus clair. Et oui,la matinée s'avérait difficile,vu que j'avais-encore-mal dormi. Les cauchemars se répétaient tous les soirs et je commençait a en avoir assez. Je me dirigeai a petit pas vers ma commode en pierres noire et y fouillait un peu au hasard a la recherche d'un vêtement,n'importe lequel tant que ce n'était pas une couleur trop vive. Je tombai sur mon pantalon de cuir sombre et la tunique noire que portaient la plupart des élèves. Il faudrait que je pense a ranger un peu là dedans. En quelques minutes,j'étais lavé puis habillé. Je sortis de ma chambre dans le silence le plus concret et me rendit aux cuisines ou s'activaient déjà des servantes,bien qu'il soit encore tôt. Je pris discrètement quelques biscuits et les dévorai en cachette,dans le couloir ou passaient de temps en temps des serviteurs ou des soldats affairés. Moi,j'avais décidé de me rendre a la salle d'entraînement,juste pour être un peu tranquille et pouvoir réfléchir. J'avais besoin de calme pour pouvoir me concentrer correctement. Alors que je me promenai un peu de le couloir avant de m'y rendre,je croisai le regard d'une servante qui passait par là et la vit trébucher,puis tomber avec son plateau d'argent dans les mains. Je l'aidai a se relever,lui demandant si elle allait bien puis continuai ma route. Je me demandais comment j'achèverai ces chiens de voleurs une fois que j'en aurai l'occasion.

Quand j'entrai dans la salle des entraînements,lieu ou s'exerçaient les chevaliers et les écuyers,je soufflai puis m'assis sur un des bancs pour méditer un peu. Être seul était décidément reposant bien que parfois pesant. J'aimais la compagnie des gens,j'aimais rire avec eux...Mais en ce moment,j'avais l'impression que ma vie perdait de son goût acide,épicé...Comme si quelque chose d'inattendu allais arriver.Je soupirai bruyamment et posai mes yeux sur les nombreuses armes accrochées au mur,ayant appartenu a de puissants guerriers...Je me levai et m'avançait vers le mur en face de moi pour mieux voir une des épées.Magnifique,un très bel ouvrage.La personne qui avait taillé la lame de l'épée dans du cristal était une véritable artiste.Je contemplai encore un peu les armes,oubliant mes désirs de vengeance.
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MessageSujet: Re: Messire Meyko en guise de professeur (PV:Meyko) Jeu 07 Jan 2010, 14:02

A Argent le temps se faisait long dans le château. Les chevaliers passaient leur temps à se détendre, à s'entrainer, à parler avec l'Empereur et les haut dignitaires, à poursuivre l'entrainement de leurs écuyers même si cela n'était pas bien utile vu leur niveau actuel, et à maltraiter le peu d'habitants encore en vie, enfin, si la réduction en esclavage était encore considérée comme une vie. Personne ne semblait faire preuve d'impatience quant au fait que l'attente était bien longue et qu'il n'y avait absolument rien à faire. Tous sauf Meyko bien sur. Evidemment, il avait prit du temps pour lui après la première bataille. Mais à présent que quelques jours avaient passé, il n'avait plus lieu de se reposer. Ventio se portait très bien sans lui. Et il ne pouvait même pas passer du temps avec Jayade puisqu'elle était accaparée par Tempête depuis le retour de ce dernier. Draken était soit avec ses deux écuyers, soit avec l'Empereur. Et donc Meyko n'avait plus rien à faire. Le pire dans tout ça était que tout son complexe d'entrainement était bien sur resté dans la salle d'entrainement sur le continent.

Devant ses réflexions, Meyko se dit que personne ne remarquerait son absence durant quelques heures. Un petit voyage vers la salle d'entrainement sur Irianeth pour récupérer un peu de matériel s'imposait donc. Le porteur de ténèbres rejoignit donc sa chambre et s'y enferma en donnant la consigne aux gardes de ne pas le déranger sous n'importe quel prétexte. La distance à parcourir pour la téléportation était certes importante mais après tout, une téléportation était une téléportation et il n'y avait pas de raison qu'il échoue. Le voyage dans une autre dimension lui parut juste un tantinet plus long que d'ordinaire. Les Dieux savent à quel point Meyko s'est entrainé sur ses atterrissages, et pourtant il passa à un cheveu de tomber et en plus il atterrit seulement à l'entrée de la salle d'entrainement. Meyko soupira d'agacement devant cette légère contrariété. Pourquoi LUI n'avait pas réussi une téléportation, inter-continent certes, de manière parfaite ?! Enfin, maintenant, il était à Irianeth.

Meyko s'avança vers la porte et était prêt à l'ouvrir quand il ressentit une présence étrangère. Intérieurement, il se maudit de n'avoir encore une fois pas ouvert ses sens au maximum, ou plutôt, de ne pas y avoir prêter toute son attention. Nonobstant, à présent, il pouvait encore y faire attention. La personne qui était à l'intérieur lui était étrangère ais il ressentait que son aura était maléfique. En effleurant son esprit de manière à ce qu'il ou qu'elle ne le remarque pas, il comprit qu'il s'agissait d'un petit garçon. Donc, de toute évidence, un élève qui devait profiter de l'absence des chevaliers pour prendre d'assaut leur salle d'entrainement, s'y installer, rêver d'aventure, de leur future vie d'écuyer, et surtout, essayer toutes les armes qui leur passaient sous la main. S'il avait de la chance, Meyko était arrivé avant que le gamin ne casse tout. D'un air assuré, il ouvrit donc la porte et se dirigea sans un bruit vers le milieu de la salle. Le gosse ne pouvait pas l'avoir entendu, ni même capté sa présence. Meyko voulait lui faire une surprise.

Ainsi placé de dos, le garçon semblait vraiment concentré en regardant les armes des plus grands héros d'Irianeth. Meyko savait qu'à sa mort, comme à celle de Draken, son épée serait exposée dans cette même salle, et l'élève devait rêver qu'un jour, son arme serait également sur ce mur, afin que tous le monde puisse reconnaitre sa force et ses exploits guerriers, qu'il n'avait pas encore effectué d'ailleurs. enfin, devant ce rêve d'enfant, Meyko ne put s'empêcher de sourire d'affection. Étrangement, Meyko trouvait que ce gamin, avec tous ces idéaux dans la tête, ressembalit en tous points au fils qu'il n'avait pas pu éduquer. Toutefois, des idées noires hantaient l'esprit de la jeune recrue, des rêves de vengeance, en tous points semblables à ceux qui hantaient autrefois celui du porteur de ténèbres. Plsu il le contemplait, et plus le chevalier noir se trouvai des ressemblances avec l'élève d'Irianeth. Des ressemblances qui le faisaient sourire. Enfin, après quelques minutes, Meyko se dit qu'il était temps de révéler sa présence au garçon.


- Un jour peut-être, ton arme aussi sera dans cette salle...

Meyko n'avait jamais été très doué pour engager les conversations, aujourd'hui ne faisait pas exception. Enfin maintenant, le petit allait se retourner. Mais Meyko ne pouvait pas défaire de son esprit l'image d'Akyro. Devant le visage du garçon blondinet aux yeux bleus pétillants, Meyko afficha un sourire qui se voulait rassurant. Non, il n'allait pas le punir pour avoir pénétré dans la salle d'entrainement. Pas aujourd'hui. aujourd'hui, il était de bonne humeur.

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MessageSujet: Re: Messire Meyko en guise de professeur (PV:Meyko) Mar 12 Jan 2010, 14:29

J'avais souvent vu les chevaliers et leurs vaillants écuyers s'entraîner dans cette grande salle d'armes.Mon écuyer préféré avait d'abord été Naliatès pour son agilité et sa vitesse mais un peu aussi pour sa beauté mais mon regard s'était tout de suite posé sur Hyllina,la fille de Meyko.Plutôt douée et sérieuse comme fille.Parmi le peu de chevaliers,Draken me plaisait beaucoup mais la personne que j'admirai le plus était Meyko.Certes,l'aura qui s'échappait du chef des chevaliers était puissante mais une énergie particulière émanait de Messire Meyko.C'était lui mon modèle,celui que je voulais surpasser un jour.Mais pour l'instant je n'étais qu'un simple élève en cours d'apprentissage.Un novice quoi...Alors que j'observai attentivement une arme taillée dans un cristal fin de couleur noire,une voix me tira de ma rêverie.J'amais cette voix empreinte de sérieux.Celle de Meyko.

- Un jour peut-être, ton arme aussi sera dans cette salle...

Je me retournai doucement et examinai le porteur de ténèbres.Normalement,il devait être sur le champ de bataille d'argent,sur Enkidiev en train d'écraser ces minables chevaliers d'émeraude comme des mouches.Je souris rien qu'en pensant a la victoire proche d'Irianeth et aux chevaliers d'émeraude hurlant a la mort.Encore de maudites idées noires qui s'attardaient dans mes sombres pensées.On m'avais dis que Messire Meyko était violent.Je n'en croyait pas un mot car c'était un Meyko souriant qui s'affichait a moi.Un chevalier proche de la gloire et de la victoire.Mais quelque chose m'inquiétait tout de même.Les chevaliers et leurs écuyers étaient beaucoup moins que l'Ordre d'Irianeth.D'un point de vue technique,c'était assez stressant.Certes,cela n'allait pas ralentir ou pénaliser les valeureux guerriers du continent noir mais le nombre d'épées et de forces pouvait avoir une influence sur l'issue de la bataille.Si je n'avais pas été si heureux de voir débarquer mon chevalier préféré,je l'aurais questionné sur la guerre qui se déroulai.A la place,je décidai plutôt de le saluer respectueusement.Je m'inclinai en souriant joyeusement.

-Bonjour,messire,excusez moi de cette indiscrétion,mais ne devriez vous pas être sur le champ de bataille en ce moment même ? Ou êtes vous partis en cachette ?

J'adressai une question relativement polie car je détestais gêner les gens ou raconter des indiscrétions sur eux.Je préférai demander poliment pour être sûre et ne pas insister si on ne me donnai pas de réponse.Puis je ne pû m'empêcher de sourire a nouveau et de toucher du bout des doigts une superbe épée accrochée a mon niveau.Les armes étaient des œuvres...Les forgerons d'Irianeth pouvaient s'appliquer quand ils voulaient et avaient une technique plus délicate et appliquée pour faire les armes que les forgerons d'Enkidiev.Si j'en savais autant sur cette contrée ou on respirait la "joie de vivre" et la "sérénité" c'est parce que la bibliothèque impériale était bourrée d'ouvrages très intéressants et avouant des vérités que nul n'aurait pu deviner.
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MessageSujet: Re: Messire Meyko en guise de professeur (PV:Meyko) Mar 12 Jan 2010, 18:06

Le gamin ne mit pas longtemps à se retourner, mais contrairement aux mioches que Meyko trouvait généralement dans des endroits interdits, il ne se mit pas à le supplier à genoux de ne rien, ou même de ne pas le tuer - et entre nous, le chevalier Noir n'aurait jamais fait ça, il savait à quel point Amethyst lui aurait voulu d'avoir éliminer un de ses élèves alors qu'elle aurait pu le faire elle-même, pour son grand plaisir d'ailleurs - avec ce petit air inquiet. Comme si les fuyards du règlement redoutait que quelqu'un d'autre les voit, pour Meyko c'était un peu trop tard. Surement pensaient-ils que c'était encore supportable d'avoir un chevalier à dos, mais il en fallait surtout pas en avoir plus. En effet, sur Irianeth, les chevaliers avaient plus ou moins le choix de leur écuyer, ils pouvaient émettre des vœux quant à l'identité de leur futur apprenti. Les élèves au contraire - et cela n'avait absolument rien d'étonnant - n'avaient pas leur mot à dire... C'est comme ça que Ventio s'était retrouvé avec Meyko. Quoique, ce cas là n'était pas un bon exemple puisque Meyko n'avait pas voulu de lui non plus... Enfin, les gosses qui se voyaient réprimander (ou simplement découverts) par le porteur de ténèbres avaient vraiment peur. Peur car ils savaient que c'était Meyko qui organisait les attributions des élèves aux chevaliers. C'était lui qui formait les binômes et décidait qui devrait refaire au minimum cinq années d'apprentissage. Et il en avait recalé plus d'un, des petits prétentieux qui ne savaient pas faire grand chose et se croyaient meilleurs que tout l'Ordre réuni. Irianeth en avait accueilli plus d'un. Mais ils n'étaient jamais passé. Certains même avaient été renvoyés. Et sa réputation n'était plus à faire ; il fallait dire que les écuyers n'arrêtaient pas de parler, à n'importe qui et n'importe quand des chevaliers qui seraient bientôt leurs frères d'armes. Cela avait de quoi faire rêver les pauvres gamins condamnés à des heures et des heures de cours de magie par jour. Rien d'autre. De temps en temps, face à un chevalier conciliant, ils avaient le bonheur - ou le malheur - d'être en sortie. Meyko en avait organisé une il y a pas mal de temps... Il pourrait peut-être recommencé avec cette nouvelle génération, ou pas. Après tout, ce n'était pas son travail, et Hyllïna n'était plus une élève. Mais bon, il verrait ça plus tard. La guerre et les combats avec les chevaliers ne tarderaient pas et ces derniers ne lui laisseraient surement que très peu de répit. Et donc hors de question de prendre sur son temps libre pour venir faire une petite visite au continent. Le pire dans tout ça, c'est qu'il ne savait pas à quel point il avait raison.

Toujours est-il que ce gamin n'agissait pas comme les autres. Il n'était pas effrayé, ni apeuré, ni suppliant, ni même larmoyant... Au contraire, il semblait plutôt surpris - logique - et content ?! Pourquoi donc ce blondinet était-il "content" ?! Content d'être en proie à une punition future voire à une exclusion de l'Ordre pour non respect des règlements ?! Non, ce ne pouvait pas être cela. celui qui réfléchirait ainsi serait vraiment trop imbécile pour faire partie de l'Ordre d'Irianeth. A la limite celui d'Emeraude... Alors quoi ? Pour ne pas changer les vieilles habitudes, Meyko s'immisça dans la tête du gamin, il devait trouver ce qui ne tournait pas rond, pour sa sécurité à lui. C'est ça. Juste de l'altruisme. Rien d'autre. Et surtout pas de la curiosité, pas lui. Facile à pénétrer, ces gosses étaient de plus en plus nuls. d'accord, cela ne faisait que un an que les cours avaient commencé, mais tout de même. Enfin, là n'était pas le sujet du questionnement, donc ce gamin... il lui demanderait son nom en face pour une fois, semblait, comment dire, bien l'aimer. Et même plus, l'admirer. Aussitôt, le porteur de ténèbres ressentit une puissante vague de fierté. L'idée d'être une sorte d'idole, de modèle, d'objectif pour un plus jeune, un membre de l'Ordre lui faisait réellement plaisir. Surtout un garçon. Surtout quelqu'un qui s'intéressait à l'escrime. Surtout un garçon qui s'intéressait à l'escrime. Et qui plus est, il devait avoir à peu près le même âge que son fils. Le gamin se posait tellement de questions en même temps dans sa tête qu'il était impossible de toutes les cerner séparément. Alors Meyko dut se contenter de les ignorer.

Par ailleurs, le gosse ne tarda pas à le saluer de manière explicite. "Messire'. Cela faisait réellement une drôle de sensation de se faire appeler ainsi. En général, ces titres étaient réservés à la noblesse, aux proches de l'Empereur. alors autant dire que Meyko n'y avait pas droit... Quoique, la plupart des gens perdaient cela de vue mais ils étaient tout de même des chevaliers, et donc des nobles ayant pris pour la plupart l'ascenseur social. Enfin, cela faisait toujours étrange de se voir traité avec tant de distinctions. Et directement, le gosse enchaina avec une question indiscrète. Et malgré le fait qu'une telle interrogation aurait du le mettre mal à l'aise et même lui attirer quelques ennuis, Meyko ne put retenir un grand sourire et un léger rire, euh comment dire, condescendant, non. Ironique était mieux.

* Ces gosses sont tous plus curieux les uns que les autres *


L'ordre d'Irianeth devait trier les candidats sur le volet pour choisir les plus enquiquineurs, les plus curieux histoire de bien embêter tout le monde. Mais sur ce point au moins, le jeune homme ne dirait rien. Il avait bien été comme ça lui aussi. Et pendant pas mal de temps même. a vrai dire, même encore maintenant. Mais la curiosité était loin d'être un défaut, et encore moins un péché (et surtout pas capital), c'était au contraire une source moteur qui nous permettait d'avancer dans la vie. D'aller au devant de choses que l'on n'aurait pas eu sans de nombreuses découvertes, comme de grosses sources d'ennuis, des griefs et tout plein de choses de ce genre. Enfin, après tout, ce gosse avait bien le droit de savoir. Alors, Meyko répondit d'un air amusé :

- Disons qu'ils ne savent pas que je suis ici. Mais ne t'en fais pas, j'y retourne bientôt. Les attaques contre ls chevaliers n'ont aps encore commencé, ils sont lents à réagir...


Le gosse continuait de toucher du bout du doigt quelques armes. Devant sa volonté et son apparente innocence, Meyko lui en aurait bien donné une, mais il se serait fait battre par Draken. En revanche, il y avait pas mal d'anciennes armes de personnages tout autant impressionnant, très légères, qui ne servaient plus dans la petite remise. Le porteur de ténèbres avait déjà volé ou plutôt "emprunté" un arc, un carquois et des flèches pour son écuyer. Il pouvait bien prendre une épée, ce n'était pas ce qu'il manquait ici. Il se concentra donc sur sa recherche et ne tarda pas à matérialiser dans ses mains ne petite épée très fine mais étrangement robuste, les anciens fabricants avaient un petit secret qui commençait à se perdre, le manche entouré d'enjolivures argentées et dorées qui s'entre-croisaient avec une pierre précieuse en plein milieu. Un résultat d'une rare beauté. Il lui la désigna et lui dit :

- Tu n'as qu'à considérer ça que comme une petite avance pour quand tu seras écuyer. Personne ne souhaite d'un apprenti qui n'a jamais touché d'épée...

Une légère note comme quoi il plaisait à Meyko, mais rien n'était encore joué. Rien n'indiquait qu'il serait encore en vie dans quatre ans, ni même qu'il serait jugé apte à passer écuyer. Ou encore que Meyko n'ait pas trouvé mieux. Ou pire, qu'il ne veuille pas de lui. Car cette fois, s'il s'y opposait, personne et pas même Draken ne le forcerait à prendre un écuyer. Ce serait son choix, son initiative. Alors, il allait mener sa petite enquête auprès des élèves pour savoir qui ne ferait pas trop office de boulet avec lui. Ou qui pourrait s'avérer - sait-on jamais - de bonne compagnie ? Mais en ce qui concernait le garçon, il ne fallait pas croire que Meyko allait lui donner cette arme comme ça, ce serait trop simple, beaucoup trop simple, il devait voir s'il méritait un tel chef d'œuvre... Dans le cas contraire, il aurait une épée en bois, ou rien du tout. Mais si le gosse se montrait réceptif, il pourrait peut-être lui montrer deux ou trois trucs, enfin, il ne fallait peut-être pas trop rêver. Il verrait bien... L'escrime était innée chez certains, plus difficile chez d'autres. Il n'y avait que l'entrainement pour réduire cette différence, non, inégalité.

- Je te la donne, mais avant... Je veux que tu me montres ce que tu sais faire avec.

A jsute titre. Peut-être aurait-il pu se blesser. Il était de son devoir de veiller à son apprentissage puisqu'il venait de décider qu'il le ferait avancer plus vite. Meyko fit donc apparaitre un pantin et le laissa immobile. Il ne le ferait pas bouger maintenant. La surprise serait trop énorme. Le jeune se souvenait que lors de ce premier entrainement, il avait été bien surpris, et donc démuni et humilié. Chez Meyko, c'était une source de renouveau, mais qu'en était-il chez ce gamin ? Il ne pouvait le savoir. Il secoua la tête, se surprenant à penser comme un pédagogue endurci. Il reprit son sourire, tendit l'épée au garçon et lui dit tout en montrant le pantin avec l'autre main :

- A toi l'honneur !

Meyko gardait ses sens aux aguets. Si jamais le gosse déclenchait une catastrophe - Meyko avait comprit qu'il fallait s'attendre à tout ici - elle devrait être rapidement canalisée. Ou du moins ne pas détruire toute la forteresse. Quoique... Etant donné que Trystan, LE petit prince était maitre des lieux, la faute retomberait sur lui. Tentant, mais non. Après il devrait se retrouver face à son père Urianos, bien plus terrifiant.
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MessageSujet: Re: Messire Meyko en guise de professeur (PV:Meyko) Mer 20 Jan 2010, 08:47

La vie était simple pour moi.Douce comme ma mère,intéressante comme la personnalité de Messire Meyko.Les épées étaient toutes plus magnifiques les unes que les autres et leur éclats m'aveuglait presque.J'avais toujours aimé les épées,surtout les doubles épées.Mais les armes a une lame étaient toutes aussi efficaces que les armes doubles tant qu'on savait s'en servir.Et moi je n'attendais que cela.Pouvoir m'en servir.Fendre le vent avec une lame d'argent pur et verser le sang pour défendre mes futurs frères et sœurs d'armes.Tout en une épée me plaisait,c'était une véritable obsession..Tant mieux.Si j'apprenais a me battre au plus vite,je serais un écuyer plus efficace et plus performant,pas comme ces gamins kidnappés d'Enkidiev qui ne savaient que faire de leur dix doigts.Ils n'avaient pourtant pas l'air d'empotés de vue...Mais bon,dans ce triste monde,il fallait savoir se défendre.Tuer ou être tué.C'était une des principales règles de ce jeu incessant,de cette vie si dangereuse mais enchanteresse soit elle.Seuls les plus rusés-pas forcément les plus forts-survivaient.C'était comme ça et pas autrement dans ce monde cruel.D'un geste expert,je touchai du bout des doigts la pointe d'un poignard et jugeai cette arme plutôt coupante.L'idéal pour lacérer ces ennemis ou encore mieux,les découper rapidement en petits morceaux.

Tout d'un coup,je sentis qu'on épiait mes pensées et je me dépêchai de les bloquer,comme je savais si bien le faire.Messire Meyko cherchait absolument a savoir ce que j'avais dans la tête.Il rit doucement et sourit,ayant sûrement trouvé ce qu'il cherchait dans mes pensées.Je haussai les épaules pour moi même et soupirait intérieurement.


- Disons qu'ils ne savent pas que je suis ici. Mais ne t'en fais pas, j'y retourne bientôt. Les attaques contre les chevaliers n'ont pas encore commencé, ils sont lents à réagir...

Quels escargots ces Enkievs ! L'ennemi arrivait et même le meilleur d'entre eux ne s'était pas déjà aventurés sur les routes de la guerre.Mais vraiment...Il fallait être malade mentalement pour ne pas réagir comme il se devait a une offense.Si j'avais été de la partie,en tant que chevalier,j'aurai profité de l'inactivité des Emeraudois pour attaquer par surprise...Meyko désigna soudain une petite épée très fine mais a l'air robuste et me dit:

- Tu n'as qu'à considérer ça que comme une petite avance pour quand tu seras écuyer. Personne ne souhaite d'un apprenti qui n'a jamais touché d'épée...


Magnifique.Cette épée était une pure merveille.Je l'admirai de loin,mais sentant que Messire Meyko voulait encore parler,je restais poliment face a lui,ne baissant pas les yeux comme il s'y attendait peut être.

- Je te la donne, mais avant... Je veux que tu me montres ce que tu sais faire avec.

J'étais sûr qu'il cachait des conditions pour que j'obtienne cette belle arme.Je me tenais droit et prêt.Attaquer était tout un art.Il fallait laisser place a la concentration et écouter tout autour de soi,faire le vide dans sa tête.Je n'étais pour l'instant pas sur d'y arriver.Mais le pantin que fit apparaître Meyko me fit sourire.C'était un bon exercice et mon habituelle analyse de chaque chose serait inutile.Mais il fallait que je reste sur mes gardes et que je ne sous estime pas le pantin.Meyko était capable de tout donc ses créations aussi.Il me tendit l'arme et je la serrai fort,soufflant.Prendre une épée a une main,pour commencer était déconseillé.Aussi,je me positionnai correctement et vérifiai la tenue de mon épée.

- A toi l'honneur !

J'acquiesçai d'un signe de tête,m'attendant a voir le pantin bouger.Concentration.Silence.Je vidai mon esprit pour me concentrer sur un unique objectif,le pantin.


-Messire,et si je ne réponds pas a vos attentes ?
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MessageSujet: Re: Messire Meyko en guise de professeur (PV:Meyko) Sam 20 Mar 2010, 11:26

Alors que le gamin allait commencer l'exercice, il s'arrêta et posa une autre question. Encore une question, toujours une question. Cela faisait à peine cinq minutes qu'il était avec lui et le chevalier trouvait déjà que son apprenti du jour posait trop de questions ! Peut-être était-ce quelque chose propre aux enfants. Ventio aussi avait été comme ça les premiers jours. Et pas seulement les premiers jours d'ailleurs, oui Ventio avait toujours été comme ça. Et il y en avait d'autres. Maximilien aussi s'était montré très curieux, quelquefois un peu trop. Et Hyllïna. Alors elle, oui, elle était plus que curieuse ! Mais après tout, c'était une fille, donc c'était dans sa nature d'avoir un pareil comportement. De plus, elle tenait de sa mère, et aussi un peu de son père. Et oui, Meyko avait été très curieux dans sa jeunesse, surement bien plus que n'importe lequel de ces gamins. Il avait été élevé dans cette optique de poser des questions, toujours vouloir en savoir plus, dépasser les autres. Meyko ne s'en était jamais vraiment rendu compte jusqu'à présent, mais il avait certainement du mettre les nerfs de son maitre, Draken, à dure épreuve, à l'époque. Ce dernier était toujours resté stoïque face aux excès de son apprenti. Maintenant qu'il y songeait, le porteur de ténèbres se disait qu'il n'aurait sûrement pas pu agir de la sorte, c'est sur, face à un gamin comme il l'avait été à longueur de journée, il aurait craqué. En fait, Draken était un héros pour l'avoir supporté !

Mais la question du petit était bien loin de la curiosité, c'était plutôt au contraire de la peur, de l'inquiétude, de l'incertitude, de l'angoisse... Et toutes ces sensations que l'on pouvait ressentir la première fois qu'un homme de rang supérieur au sien vous donnait un exercice alors que l'on avait jamais pratiqué. Sur le moment, la question agaça un peu Meyko. Ce n'était pas comme ça qu'il remporterait des victoires sur un champ de bataille... Mais après quelques secondes, il le reconsidéra, et prit en compte qu'il était bien jeune, peut-être neuf ans, pas beaucoup plus. Lui avait douze ans quand il avait eu affaire à son premier entrainement, de plus, ce dernier était officiel, il était déjà écuyer et avait la quasi certitude de le rester. Autre chose avait changé depuis ce temps également : beaucoup de candidats au poste de chevalier étaient éliminés alors qu'ils étaient encore dans leur période d'apprentissage. Et cela, les gosses le savaient, on leur rappelait tous les jours, ou plutôt, on les en menaçait tous les jours !

Sa question était donc de la plus grande importance. Et en tant que pédagogue (ou du moins, il se devait de se montrer pédagogue de temps à autres !), il devait la prendre au sérieux, et plus important encore, montrer à ce blondinet qu'il aurait besoin de confiance en lui tout au long de sa vie, il ne pourrait pas forcément compter sur les autres pour cela, ce serait même plutôt le contraire... S'il échouait à l'exercice, et bien ce ne serait pas grave, il devrait juste travailler plus que les autres, et il n'aurait nu Draken, ni Meyko ne tant que maitre... Comme il avait fait auparavant quand sa fille était encore jeune, il s'agenouilla et attira le petit près de lui, il lui sourit et lui dit assez gentiment :

- Si tu rates cet exercice... Tu n'as aucune raison de t'inquiéter, tout restera comme avant sauf que tu auras eu une expérience et tu auras gagné une épée ! Après, tu t'entraineras jusqu'à ce que tu y arrives, et à force de t'entrainer, tu deviendras meilleur que si tu avais réussi dès le début.


Meyko continua à voix plus basse, comme si il lui faisait là une véritable confession. Après tout, peu de gens connaissaient cette anecdote à part Draken et lui-même évidemment.

- Si ça peut te rassurer, saches que j'ai complètement raté mon premier exercice d'escrime... Face à un simple pantin ! Alors n'aies pas peur !!!


Meyko se releva et poussa un peu le garçon, moyen efficace de lui faire comprendre que cette fois, il devrait y aller. Il fallait bien y aller un jour de toute façon ! Et puis, le chevalier noir se dit qu'il serait gentil, il ne ferait effectuer que quelques mouvements basiques de défense au pantin ensorcelé, pour ne pas démoraliser le petit escrimeur.


[ Très en retard ! * Sorry * Et assez court aussi... ]
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MessageSujet: Re: Messire Meyko en guise de professeur (PV:Meyko)

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Messire Meyko en guise de professeur (PV:Meyko)

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