___




 


AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|

Rencontre nocturne [Enaya] [abandonné]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar
MessageSujet: Rencontre nocturne [Enaya] [abandonné] Mer 09 Déc 2009, 15:25

Noir. Un noir intense, imperturbable. Nulle lueur ne filtre à travers la fenêtre, nulle bruit ne vient perturber le noir. Le silence est pesant, oppressant. Rien ne se passe mais l’angoisse monte ; aucun son, aucune lumière. Le noir. Soudain un éclat, un unique éclat, une goutte. La goutte tombe, une lumière inexistante la rend visible, elle s’écrase au sol sans un bruit. Cet affreux silence donne envie de crier, d’exprimer ainsi son angoisse, de vérifier que les bruits existent encore. Tout-à-coup tout se met à tourner, de plus en plus vite, la vitesse en devient ahurissante, effrayante.

Elenwë ouvrit brusquement les yeux, se releva d’un bond en position assise. Au creux de sa poitrine son cœur battait comme jamais, ses mains tremblaient, la sueur dégoulinait de son front. Elle plaqua ses mains sur sa bouche afin de retenir un cri. Instinctivement elle ramena ses genoux à sa poitrine, tel un cocon, comme si cela allait la protéger. Malheureusement, cela ne changeait rien, elle n’en avait pas besoin. Ici, en cet instant, la seule chose capable de la rassurer aurait été ses parents. Elle songea avec nostalgie aux bras sécurisant de son père, à la voix douce et chaleureuse de sa mère, à la chaleur réconfortante de leur lit. Toutefois, elle ne possédait rien de cela, du moins plus en à présent. Tout ceci était resté à Turquoise, dans sa maison, dans son village, dans son royaume. Loin. Elle s’était promis de ne pas pleurer, d’être forte pour leur faire honneur, elle n’en eut pas le courage. Les larmes glissèrent donc sur ses joues tel des perles, silencieusement, son corps frêle était secoué de sanglots, tout aussi silencieusement. Sa volonté était mise à rude épreuve, la force qui l’animait, l’espoir qui lui permettait d’avancer, commençaient à disparaître Que n’aurait-elle pas alors donné pour retourner chez elle. En effet ce château froid et austère n’était pas son « chez elle », il ne le serait surement jamais.

Len secoua la tête afin de chasser ses horribles pensées. Elle n’était là que depuis peu (deux jours pour être exacte), sa nouvelle vie n’avait pas encore commencée. tout d’abord les cours n’avaient pas débutés, elle n’avaient donc pas eut l’occasion de rencontrer les autres élèves, des enfants qui, comme elle, avait surement été enlevés à leur famille. Il y aurait parmi eux quelqu’un qui lui ressemblerait, ou qui serait du moins capables de l’apprécier. Ils deviendraient amis et la vie retrouverait de sa saveur. Et puis, les études des élèves ne duraient que cinq ans, elle serait ensuite écuyers, puis chevalier et retrouverait ainsi toute sa liberté, celle dont on la priait. Les dix années la séparant encore de cette vie lui semblaient toutefois longue et en cet instant, presque insurmontable. Non. Il fallait garder espoir, sans cela il n’y aurait plus d bonheur. Elle deviendrait chevalier, aiderait à mettre fin à cette guerre en débarrassant une fois pour toute les enkievs de ces affreux hommes-insectes. Mais cela ne s’arrêtait pas là. Son professeur de magie, et plus tard son maître, lui apprendrait à contrôler ses pouvoirs, celui de la guérison surtout. Elle se souvenait de l’histoire d’un homme, membre de l’ordre d’Emeraude lui aussi, racontée nombre de fois par ses parents. Elle voulait lui ressembler. Il s’agissait du chevalier Santo d’Emeraude, qui avait vécu il y avait de cela six cent ans. C’était un guérisseur hors pair, il avait fait tellement de bien autour de lui. Néanmoins, il était plus discret, plus calme et plus sage qu’elle. Sur ce point elle ne se sentait pas à même de lui ressembler. Elle ne renoncerait jamais au jeux, elle en serait incapable. Elle avait promis de bien se tenir, elle l’avait promis à ses parents. Elle devait donc le faire, pour eux…

Une fois de plus sa gorge se serra, penser à eux lui était difficile. Essuyant ses larmes du bras, Elenwë se leva brusquement, il lui fallait se changer les idées ou elle se mettrait à pleurer jusqu’à n’en plus pouvoir. Il ne le fallait pas. Préventive (une fois n’est pas coutume), elle attrapa une veste dans son armoire avant de sortir dans le couloir. Elle se heurta aussitôt à l’immobilité et le silence de la nuit. Ces deux choses, ajoutée au fait qu’elle n’y voyait pas clairement, lui rappelaient son cauchemar. Elle frissonna. Pour ne pas replonger, elle se mit à avancer, seul le hasard décida du lieu où la mena ses pas. Son voyage fut difficile, la peur lui tenaillait le ventre. Il n’y avait aucune lumière pour éclairer les couloirs et plus d’une fois elle se heurta à un mur. Le silence était ainsi troublé par ses cris perçants. Ces cris étaient certes brefs, elle craignait se faire repérer. L’enfant fit donc de son mieux pour se retenir, elle en fut incapable. Au bout d’un moment cependant, après de nombreux chutes et , elle parvint devant une porte massive. Prenant son courage à deux mains, elle l’ouvrit. Il s’agissait d’une sorte de petit salon, avec fauteuils et cheminée, un endroit très coquet. Elle y entra donc plus rassurée, examina chaque recoin. Soudain un grincement, la fit sursauter. Cette fois-ci, elle se contint, nul son ne franchit ses lèvres, ses tremblement n’en restaient pas moins incontrolables. Totalement terrorisée, elle lança en priant pour que sa vois ne dérape pas.


- Qui va là ?


Dernière édition par Elenwë le Ven 12 Mar 2010, 06:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
MessageSujet: Re: Rencontre nocturne [Enaya] [abandonné] Jeu 10 Déc 2009, 16:09

Noir. Quand la nuit tombe, le ciel est noir, éclairé par seulement quelques étoiles, brillant par-ci par-là et par la lune, belle, pleine et ronde... Pas aujourd'hui. La lune et les étoiles n'existaient pas en ce jour. il n'y avait que le noir. Le ciel noir et les nuages noirs. Ceux-ci cachaient les rassurantes étoiles et la brillante lune. Cela arrangeait Enaya.

Souvent, dans son château, là-bas, au loins, à Rubis, elle s'était levée, la nuit pour explorer tous les recoins de ces murs... Aujourd'hui, alors qu'elle connaissait par coeur le château de Rubis, qu'elle pouvait vous décrire les moindres recoins, les moindres passages secrets, elle explorait le château d'Emeraude. Et bientôt, elle le connaîtrait, comme elle connaissait celui de son enfance... Habillée d'une simple tunique de coton noire, elle portait une ceinture toute aussi noire où était accrochée sa petite dague. Ses cheveux, tout aussi noirs que ses habits, étaient attachés en une longue tresse qui partait dans son dos, volant quand elle courrait. A son cou était accroché, comme toujours son drôle de pendentif en forme de feuille. Elle était pied nue. Une étrange tenue, penserait-on, pour se balader la nuit dans le château. La tenue d'Enaya. Ombre parmis les ombres, tout en noir, silencieuse, elle ne faisait jamais de bruit. Elle se glissait dans le château, poussait les portes, explorait les salles, parfois sortait au dehors pour alors se mettre à escalader un arbre... Elle espérait un jour pouvoir escalader une tour, avec un peu d'entraînement...

Enaya soupira de contentement. Par Théandras ! Que cela faisait du bien ! La pierre froide et rappeuse sous ses pieds nus la gelait sur place, la griffait, la coupait... Le vent, glacial à cet heure de la nuit, lui fouettait les joues, les bras, les jambes, la refroidissait... Les quelques cheveux trop courts pour qu'elle puisse les attacher volaient autour de son visage en un ouragan d'ébène... Elle était bien. En y réfléchissant bien, au fond, c'était la partie de la journée où elle se sentait le mieux, la nuit. Parce que la nuit, le château d'Emeraude ressemble étrangement à celui de Rubis. Même pierre froide, même vent froid, même sensations d'aventure... La nuit, elle se sentait chez soit. Tandis que le jour... Le jour, elle avait envie de pleurer. Elle se contenait, elle intériorisait un maximum pour ne pas pleurer devant les autres...

Ils lui manquaient. Tous. sa mère, son père, sa soeur, Alisoa et même Kevin, son cher serviteur, qui lui sevait un peu de parrain. Oui, ils lui manquaient et le pire était sûrement qu'elle savait qu'elle ne les reverrait jamais. Alors, là, dans la nuit noire, elle se mit à pleurer. Elle pleura parce qu'une petite fille de 8 ans, ce n'est pas toujours fort. Elle pleura parce qu'une petite fille de 8 ans, ça ne peut pas tout agrder pour elle, elle pleura jusqu'à ce qu'elle entende un cri.

Aussitôt, essuyant ses larmes avec son bras, elle se mit à courir en direction de l'endroit où elle avait entendu la voix. Pas une seule fois, elle ne tomba, pas une seule fois elle ne se cogna, montrant qu'elle était déjà passée par ici plusieurs fois. Elle connaissait le chemin. Arrivée à destination, elle chercha des yeux la silhouette d'une personne, une fille ou un enfant, sûrement, la voix n'était pas celle d'un homme adulte. Personne. Un autre cri retentit, pas très loin. de nouveau, elle courut. Elle courut, suivant les cris répétitifs, jusqu'à ne plus rien entendre. Elle se trouvait devant une porte. une porte qui, elle le savait, menait sur un petit salon.

Elle la poussa avec délicatesse mais celle-ci, vieille, grinça sur ses gonds. Elle fronça les sourcils. Elle n'aimait pas faire du bruit lors de ses escapades nocturnes... Elle entra dans le ptit salon, et ce fut à ce moment là qu'une voix de fillette, apparement terrorisée vu son faible timbre se fit entendre :


- Qui va là ?

Enaya sourit, gênée, songeant qu'elle avait sûrement terrorisé la fille - ça ne faisait plus aucun doute - qui criait depuis tout à l'heure.

- Salut ! Je m'appelle Enaya ! Pourquoi criais-tu ?

[HJ : Je trouve sèrieusement ça bidon, mais j'avais envie de te répondre rapidement alors...]


Dernière édition par Enaya le Dim 13 Déc 2009, 04:54, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
MessageSujet: Re: Rencontre nocturne [Enaya] [abandonné] Sam 12 Déc 2009, 16:45

Ses espoirs furent réduits à néant. Sa voix se montra chevrotante, elle-même perçut la peur qui la teintait, c’est pour dire. Toutefois, c’était se voiler la face que d’imaginer qu’elle serait capable de se contrôler alors qu’elle était dans un tel état de panique. L’enfant craignait se faire punir, cela au bout de seulement deux jours risquait de lui valoir gros. Se faire expulser de l’ordre ? Elle ne le pensait pas, ne l’espérait pas. Après tout on ne renvoyait pas quelqu’un pour si peu. Elle serait punie, aucun doute là-dessus, mais avec un peu de chance, les magiciens ne seraient pas trop sévère. Les magiciens… et si il s’agissait d’une autre personne. Le petit salon était situé dans les tours, cela ne signifiait pas forcément qu’il s’agissait de l’un deux. Cela pouvait être aussi un serviteur venu nettoyer, ranger, ou un autre élève. Oui ! Il s’agissait peut-être d’un élève. Ainsi, elle n’aurait pas de problème, tout serait réglé. A moins qu’il ne la dénonce. Non. Ils faisaient parti de l’ordre, ses membres devaient se soutenir entre eux. Néanmoins ils étaient tous encore jeune, si la fillette croyait ce qu’on lui avait dit, et ne connaissaient pas encore les valeurs pour une bonne entente de groupe. Len secoua la tête. Elle réfléchissait trop, et pour des choses inutiles de plus. Les élèves dormaient afin de ne pas se faire punir, la gamine aurait du en faire de même.

- Salut ! Je m'appelle Enaya ! Pourquoi criais-tu ?


Le soulagement détendit les traits de la jeune fille, ses épaules s’affaissèrent, elle put respirer plus aisément. Certes, depuis quelques secondes, ses traits étaient tendus par les réflexions, mais la peur l’agitait tout de même. Enfin, tout se relâcha. La voix n’était pas celle d’un adulte, elle correspondait à celle d’un enfant. D’une fillette, pour plus de précision, ce qui réduisait les risques de délation. Après tout, entre fille, on se comprend. Il y avait déjà plus de chance qu’avec un garçon, l’état d’esprit était souvent le même, surtout vu que leurs position était les mêmes. Toutes deux se trouvaient là où elle ne devait pas être, soit debout en plein milieu de la nuit alors qu’elles étaient sensées dormir, et risquaient d’être punies. Finalement, Elenwë entreprit une réponse :


- Coucou, je m’appelle Elenwë. Je suis élève.(Tout d’abord se présenter, la moindre des choses) Je… eh bien en fait… je me suis pris des murs.

Len partit d’un éclat de rire, il fut bref mais sincère. En effet, elle se rendait compte de l’idiotie de ce qu’il s’était passé, elle se rendait compte à quel point elle avait du être ridicule. Elle en riait même. Se rappelant cependant qu’elle n’était pas seule, la gamine se lança dans des explications plus approfondies.


- Je n’arrivais pas à dormir alors j’ai décidé de faire un tour, mais il faisait trop noir et je n’ai pas réussit à m’orienter correctement. Je me suis donc heurter au mur. La douleur et la « surprise » m’ont fait crier.

[ Mon post est nul, pire que le tien. Et ne t'inquiète pas, vu le temps que je met à répondre tu peux prendre le tien ]
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
MessageSujet: Re: Rencontre nocturne [Enaya] [abandonné] Ven 12 Mar 2010, 06:24

Etant donné l'absence de réponse, le sujet est abandonné.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Rencontre nocturne [Enaya] [abandonné]

Revenir en haut Aller en bas

Rencontre nocturne [Enaya] [abandonné]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Hors Jeux :: Archives :: Postes RP :: Cinquième Génération-