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La Fin de la liberté [PV Zia]

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#Evaliyah

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MessageSujet: La Fin de la liberté [PV Zia] Dim 06 Déc 2009, 14:58

Seule, Evaliyah talonna lassement sa jument en la guidant en direction de la forêt. Elle enfonça à nouveau son talon dans les flancs de la bête, afin d'aller plus vite. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas sentit le vent lui fouetter le visage, ses cheveux voler dans le vent et se sentir elle-même voler sur sa monture. Elle ferma les yeux un instant, pouvant parfaitement voir ce qui l'entourait : plus loin, le village, derrière elle, le château, et devant elle, la forêt. Elle n'avait pas besoin d'admirer la beauté du paysage avec ses yeux, ses sens magiques lui suffisaient. Elle en profita pour les laisser parcourir la forêt, lui indiquant qu'aucun intrus n'était dissimulé à moins d'un kilomètre d'elle. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle aperçut un lièvre détalant dans son terrier, puis les terres qui défilaient devant ses yeux à vive allure. Eva dut aggripper les rêne avec force et se raidir lorsque sa jument sauta par dessus une branche qu'elle n'avait pas vue. Le saut fut court, et Eva, bien que nulle en plusieurs domaines, parvint à ne pas tomber quand les pattes avant de la jument atterrirent le sol. La femme chevalier n'avait pas prit du temps pour penser à tout et à rien ou pour faire le point sur les derniers évènements, et elle adorait ces moments, seule avec elle-même. Elle adorait l'odeur de la forêt, du gazon, des feuilles mort, du feu...Bref, de la nature au complet. Surtout le soir, où régnait le calme, où le seul bruit audible était celui des feuilles mortes craquant sous ses pas. Eva se rapprochait de plus en plus de l'orée de la forêt. Finalement, arrivée là, elle arrêta sa jument. La forêt était trop dense pour qu'Evaliyah ne s'y aventura avec sa monture. C'est pourquoi elle l'attacha à un arbre, la caressa un peu en lui parlant doucement. Eva avait toujours eu la manie de parler aux animaux, bien qu'ils ne la comprennaient pas. Finalement, elle s'éloigna et pénétra dans la forêt.

Elle créa une boule de feu, qu'elle garda dans sa main, afin de s'éclairer. Elle cherchait une clairière, un endroit qu'elle avait découvert un jour par hasard en se promenant. Depuis, elle l'avait adoptée et était persuadée que nul autre y venait, ce qui était probablement faux. La sphère lumineuse l'éclairait assez pour qu'elle puisse voir ce qu'elle cherchait. Souriant, elle s'aventura entre les arbres la séprarant de l'endroit convoité. Sur son chemin, elle ne vit la branche coincée à la hauteur de ses tibias. Maladroite comme elle était, elle s'enfargea dedans. La flamme dansant dans sa main se mit à vaciller et elle perdit sa concentration, quoique ce pouvoir ne nécéssitait pas une énorme concentration. La flamme s'éteignit, la laissant trébucher dans l'obsurité. Elle sentit un liquide couler le long de son avant-bras, probablement rouge foncé. Elle roula les yeux en soupirant. Ne pouvait-elle pas s'abstenir de maladresses, de temps à autres? Elle se releva en s'essuyant les coudes et frotta son bras, simplement égratigné. Une tâche de sang souillait sa tunique, brunie par le bois et le sol. Son apparence physique était pire que son réel état. Elle secoua la tête, mais ne poursuivit cependant pas son chemin. Du moins, pas d'ans l'obsurité. Elle recréa un sphère lumineuse en éclairant cette fois-ci plus le sol. Tout en regardant devant elle, évidemment. Elle écarta prudemment les branches lui barrant le chemin pour enfin pénétrer dans 'sa' clairière. Elle ramassa quelques brindilles convenables en fit un petit tas, où elle alluma magiquement un feu. Elle s'agit ensuite dans le gazon, puis s'allongea pour regarder le ciel étoilé malgré les feuilles des arbres lui masquant la vue.

Malgré le léger vent frais, la température ne gênait Eva en rien. Il n'était pas très tard, mais la forêt était déjà polongée dans l'obscurité, cachée par les arbres, d'autant plus que la noirceur tombait vite, ces temps-ci. Elle calma sa respiration en tentant de se vider l'esprit, puis se laissa finalement aller à ses réflexions. En fait, ces temps-ci plusieurs idées lui étaient passées par la tête, mais elle n'avait pas eu le temps de les élaborer, d'y repenser. Mais maintenant qu'elle était seule, elle ignorait quoi faire, à quoi penser. Durant l'entraînement précédant avec Naryaa, elle avait eu le temps de penser, de se jurer qu'il ne lui arriverait rien, qu'elle serait toujours là pour elle quoi qu'il arrive. Tous les points concernant Naryaa étaient réglés : il y aurait un entraînement pas jour, elles prendrait aussi un moment chaque jour seules, et son écuyère ne la lâcherait pas d'une semelle. Elle devait se montrer vigilante, car si Naryaa aurait la mauvaise idée de se lever pendant la nuit pour une quelconque raison, il pouvait toujours lui arriver quelque chose... Avec un dieu déchu dans les parages, qui sait ce qui pourrait arriver? Il était sournois, était à des places que l'on pensait sécuritaires. Eva bâilla. Elle essayait tellement de protéger son écuyère pour qu'il n'arrive aucun imprévu et qu'un membre de l'ordre n'ait pas à se sacrifier qu'elle manquait de sommeil, qu'elle avait cesser de penser à elle. En y repensant, c'était dûr à croire... Eva qui ne pense pas à elle en essayant de protéger quelqu'un.

Et Mathys...leur relation avait mené à quelque chose : une fille et un mariage. Zerrah. Une autre petite à protéger. Elle ignorait si elle était une bonne mère, mais elle savait que Zerrah l'aimait. Si Eva était une mère qui craignait souvent pour elle, Mathys était encore plus protecteur qu'elle. Chaque fois qu'elle pensait à eux, elle sentait la fierté l'envahir, parfois les larmes monter. Elle se rappelait comment elle était arrivée à ce point, comment elle avait fait pour avoir un famille aussi incroyable(l'ordre au complet), une jolie petite fille et un homme qui avait voulu d'elle. Elle sourit, en regrettant de ne pas avoir de parents qui auraient pu être fiers d'elle...Enfin, si on oubliait ses nombreux défauts.

Puis Lyra et Drace. Cette vile créature, qui n'entrait pas dans la définition du mot 'humain', chez Eva. Si cette chose touchait un autre fois à Lyra, ou cette fois à Zerrah, Mathys ou son écuyère, elle s'était juré de se venger. Sans penser aux conséquences, parce qu'elle n'ignorait pas que plusieurs avaient tenté de le blesser et c'était impossible. Si elle pensait que suite à sa stupide et ridicule tentative de vengeancem c'était elle qui ne s'en sortirait pas intacte, elle oublierait cette idée. Elle redeviendrait lâche, comme elle l'avait toujours été. Et elle manquerait de courage, ne défendrait même pas ceux qu'elle aimait. Comment pouvait-elle faire ça? En étant elle-même, probablement.

Elle rouvrit les yeux et se releva, pensant au fait que s'il n'était pas prudent pour Naryaa de rester seule la nuit, ce ne l'était pas pour elle non plus. Elle epousseta son dos et sa chevelure ondulée. Elle ne voudrait pas empirer son apparence...Elle entendit alors son cheval hennir. Elle se hâta à le rejoindre. Miraculeusement, elle se rendit à sa monture sans embûche. Elle chercha la place où elle l'avait laissée. Puis se retournant vers le château, elle vit sa monture qui détalait vers le château. Elle laissa échapper quelques jurons. Un animal l'avait probablement appeurée, et elle n'avait probablement pas, encore un fois, serré le nœud comme il faut. Alors, comme elle devrait parcourir la distance qui la séparait du château à pied et qu'elle n'avait pas à se soucier d'une monture qu'il l'attendait, elle décida se retourner dans la forêt. Elle soupira en se demandant pourquoi sa monture d'ordinaire si docile lui avait fait ça. Elle savait qu'il faisait un peu frois et noir, mais ce n'était pas une raison. Eva retourna à sa clairière, où elle avait d'ailleurs oublié son feu. Evaliyah ne savait d'ailleurs pas vraiment pourquoi elle était revenue, elle n'avait plus rien à faire, et le calme l'inquiétait. Si quand elle était entrée la forêt lui semblait calme, à présent, il y régnait un silence de mort. Tous les oiseaux qu'elle entendait parfois s'étaient tus, et c'était décidément très calme. Trop calme.
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MessageSujet: Re: La Fin de la liberté [PV Zia] Mar 08 Déc 2009, 19:51

La confiance du Maître était sienne, c’était désormais certain, dans la tête de la jeune fille nommée Zia par ce même seigneur qu’était son Maître. Toutes ces heures d’entraînement et de polie soumission s’avéraient avoir été très utiles, au final, puisque l’homme qu’elle adorait lui avait confié une mission. Ce qu’elle désirait le plus au monde c’était enfin réaliser après cinq piètres années, elle pouvait enfin obtenir, d’une quelconque façon la fierté du Dieu qui l’avait amenée à la vie. Une belle occasion, aussi, de montrer ce qu’elle pouvait faire avec ses pouvoirs sans parler que c’était la première fois qu’elle quittait la sécurité de l’antre de son créateur, Zircon. Elle était si excité qu’elle en oublia presque que son but était, selon les dires de Drace, d’arracher une femme nommée Evaliyah à sa famille, ses amis, sa parenté, ses frères, ses sœurs, à tous. Ça semblait comme quelque chose de très méchant et hypocrite à faire, pour la jeune dame de cinq ans et elle questionna le dieu sur ce fait. Il fut surprit de son interrogation et alla même jusqu’à croire qu’elle n’était peut-être pas prête, mais elle rebuta nerveusement cette idée en prétendant simplement vouloir comprendre pourquoi elle devait faire cela. Il lui dit simplement que le mal devait être combattu par le mal.

Alors cette personne avait fait le mal et il fallait la punir? Était-elle une des « complets » qui détestait les êtres comme elle et son Maître? Cette perspective la dégoûtait et l’idée de déplaire à Drace était plutôt ennuyante, elle se convainquit de faire de son mieux. Son bon Maître avait fait apparaître une image de la dite Evaliyah, chevalier d’Émeraude et aussi une des première écuyère de Lyra d’Émeraude, la fameuse femme de feu qu’elle avait vu il y a un bon moment. Apparemment, d’être brûlée vivante pendant tant de minutes sans en mourir et de l’avoir gardé réveillée pendant toute une nuit n’avait pas été suffisent pour garder cette dame tranquille, puisque Drace désirait maintenant la faire souffrir davantage et la logique voulait que Lyra se soit attachée spécialement à sa première écuyère, alors Drace exigea qu’elle ramène cette personne. Elle apparut tout d’abord dans un endroit très étrange, pour elle. Tout était frais, tout était bon. D’énormes colonnes brunes fortement fixées au sol et de petits bouts de papier vert étaient collé à des sortes d’antennes qui explosaient du haut des colonnes. Elle se demanda qui pouvait bien être excentrique au point de décoré sa demeure de ce genre de chose, mais elle dû admettre que ça lui plaisait bien et l’environnement dégageait une agréable odeur, Le sol était mou, comme si elle marchait sur les draps de son lit et elle remarqua que ses pieds nues furent envahis de petits grains d’une nature inconnu aussitôt ses premiers pas venus. Elle leva les yeux pour fixer le toit et ne vit qu’une immense voute sombre parsemée de petits points lumineux. Elle fixa cette fameuse voute un moment avant de se rendre compte qu’il faisait bien plus froid ici qu’à Zircon et c’était bien la seule chose, jusqu’à maintenant, qu’elle n’aimait pas de ce nouvel endroit.

Tournant sur elle-même, elle ne vit pas de murs et se dit que ça devait être une énorme pièce, bien plus grande que la bibliothèque géante de Drace. Elle ressentit soudainement une énergie magique, certainement celle de cette Evaliyah. Son Maître ne l’aurait pas fait apparaître nulle part, il avait dû lui-même traquer l’âme de la femme pour s’assurer qu’il n’envoyait pas l’impressionnable jeune dame n’importe où. Elle se guida à travers les titanesques colonnes de bois, suivant l’énergie de la femme, faisant bien attention à ne pas faire le moindre bruit. Elle se demanda alors qu’elle approche prendre. Devait-elle être agressive et lui ordonner de venir avec elle? Ou peut-être pourrait-elle prétendre avoir besoin de son aide et lui tendre un piège? Non, personne ne lui ferait confiance, avec ses vêtements et son énergie magique était similaire à celle de Drace, alors, si cette femme était déjà venue en contact avec lui, elle saurait qu’elle est à ses ordres. C’était donc mieux que de faire une grotesque mise en scène. Elle vit alors la femme, la troisième personne de sa vie et elle était magnifique. Une merveilleuse femme à regarder : ses longs cheveux brun lui rappelaient ses mêmes cylindres géants qui les entouraient et ses yeux étaient d’un vert profond qui attira beaucoup la jeune fille. Sa peau était presque sans tâche, considérant qu’elle ne voyait pas trop bien, dans cette noirceur, mais elle s’imagina tout de même qu’elle devait être magnifique. De plus, elle remarqua que sa poitrine était encore plus volumineuse que la sienne! Drace lui avait apprit que la plupart des créatures pensantes, spécialement les hommes, aimaient beaucoup cet attrait des femmes et le plus gros c’était, le plus ils les fixaient. Elle se dit que les hommes de sa race devaient grandement la fixer, dans ce cas. Ignorant sa beauté, elle s’approcha la tête haute sans même cacher sa présence mais, discrètement, un mince filet de sang coulait du poignet blessé de la jeune fille et elle usait de sa lévitation pour guider le sang autour de la femme chevalier il y avait donc de cette substance noire partout autour d’elle sur un rayon d’environ trois mêtres, celle-ci était donc encercler par une matière que la jeune fille pouvait maîtriser à volonté. Elle prit la parole et, usant de toute l’éloquence que son Maître lui avait léguée, commença son ultimatum précoce.


-Veuillez nous suivre sans prononcer de paroles inutiles et aucun mal ne vous sera fait.

Elle ne pouvait imaginer une phrase plus claire pour étendre ses intentions, aussi malsaines puissent-elles être. Si elle était réellement aussi magique qu’elle en avait l’air, elle ressentirait la force qui habitait la pourtant petite femme, prendrait peur et accepterait de la suivre. Si elle refusait, elle devrait devenir violente et user de son pouvoir pour l’envoyer dans son propre esprit, la mettre dans l’état incompris de l’inconscience. Bien qu’elle fut une chevalière, l’originalité de son sang qui était vraiment son seul pouvoir imprédictible suffirait sûrement à la surprendre à un tel point qu’elle pourrait s’emparer d’elle avec aise. La situation allait plutôt bien, jusqu’à maintenant. Drace serait fier.

(Je ferai un meilleur poste, une fois que la situation sera mise en place)
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MessageSujet: Re: La Fin de la liberté [PV Zia] Mer 09 Déc 2009, 16:24

Eva voulut se lever pour rentrer, mais soudain, sentit une présence pas loin. Ce n'étaient pas ses sens magiques, qui lui avaient indiqué cela, mais bien ses yeux. En effet, la silhouette d'une adolescente se dressait à moins de cinq mètres d'elle. Sa robe noire touchait à terre, et Eva pensa qu'elle revenait d'un quelconque soirée, ce qui l'amena à croire que cette jeune fille était perdue dans le bois. Elle tenta de sourire, en la voyant avancer, mais un étrange malaise s'empara d'elle, une boule se forma dans sa gorge. Elle plissa les yeux, pour tenter de mieux discerner l'inconnue, dans la noirceur. Des cheveux blonds, mince...Pas laide du tout. Mais Eva n'avait pas l'habitude de se fier aux apparences, sa naïveté avait tout de même une limite. Plus elle approchait, plus Eva reculait. Tentant de se reprendre, elle sonda la jeune blonde. Elle n'usait pas ce pouvoir très souvent, question de respect pour la vie privée, mais là elle n'avait pas d'autres choix. Elle guida ses sens vers l'esprit de l'adolescente. Eva sentit la panique l'envahir lorsqu'elle sentit que la présence était magique. Encore plus quand elle reconnnut l'énergie Drace. Evaliyah ferma les yeux en tentant de se calmer. Ainsi Drace porvait prendre plusieurs apparences? Si elle était lui, en tout cas, Eva n'aurait pas choisi de ressembler à un jolie blonde. Elle regarda avec dégoût le corps en s'imaginant Drace. C'est sûr que ça passait facilement inaperçu. Alors, elle se demanda ce qu'était cette fille, avant? Qu'est-ce que Drace en avait fait? Elle frissonna en pensant à toutes les horribles possibilités qu'elle imaginait. Stupide. Eva était stupide...

Pour s'assurer de sas supposition, Eva sonda à nouveau la fille, et découvrit avec surprise que l'énergie n'était pas la même, quoique étrangement similaire. Elle ignorait si elle devait s'inquiéter de cette ressemblance ou rire de sa stupidité. Elle fit les deux. En riant silencieusement, en se trouvant ridicule, elle était visiblement agacée par cette découverte. Elle se demandait si, cependant, il avait réellement utilisé un vrai corps, profité d'une vraie personne. Cela n'aurait pas étonné Eva, mais il avait besoin d'une esclave, maintenant? Il ne pouvait évidemment pas se satisfaire de torturer les autres, évidemment. Ils avaient tous été naïfs de croire ça. Eva hésita à communiquer avec le reste de l'ordre, probablement endormi. Devrait-elle risquer de leur dire qu'en face d'elle, il y avait une fille dégageant une énergie malsaine, ressemblante à celle de Drace? Cette fois, elle choisi de se débrouiller. Elle ne pouvait pas risquer de les mettre en danger. Elle ne voulait pas que tout le monde accourt et que quelqu'un d'autre doive se sacrifier pour elle. Alors, elle cessa de reculer pour faire face à son ennemi. Ou...et si ce n'était pas son ennemi? Si ce n'était qu'une fille que Drace avait utilisée? Peut-être qu'elle voulait demander de l'aide. Pour se sauver de lui. Ou peut-être qu'il l'avait forcée à aller chercher Eva, une petite fille était toujours moins menaçant et plus subtil. Mais pourquoi voudrait-il Eva? Ils ne s'étaient jamais rencontrés et se connaissaient à peine, ils ne s'étaient vus que lors de l'enlèvement de Zeïlia. Ces pensées traversaient sa tête à une vitesse folle, mais quelque chose la dérangait encore. Pourquoi avaient-ils la même énergie, ou presque, elle et Drace?

Elle remarqua que la blonde l'examinait, et elle détesta cela mais n'en fit rien. Elle savait qu'elle était belle, mais elle était du genre modeste et détestait se faire regarder. Alors, malgré la noirceur, elle continua son oservation détaillée. Lorsqu'elle s'arrêta au poinget de celle-ci, elle sursauta, se demandant pourquoi elle s'était coupée le poignet, ou comment elle s'était fait ça. Son regard faisait la navette entre son poignet meurtri et son visage, son expression. Les veines étaient tailladées et un mince filet d'une substance foncée en coulait. Dans la noirceur, Eva supposa que c'était du sang, et elle le regardait avec horreur s'échapper de la blessure. Ses yeux étaient fixés dessus, si bien qu'elle ne remarqua pas le liquide qui ne venait pas s'écraser par terre. Elle n'eut pas le réflexe de tenter de l'aider. Elle était tout simplement paralysée. Cette fille lui faisait peur. Elle détourna le regard de son poignet, pour à la place fixer le vague et penser à ce qu'elle pourrait faire. Se retourner et courrir lui paraissait être une bonne idée, mais ce ne serait pas un comportement digne d'un chevalier d'Émeraude. Si la blessure n'était pas soignée, l'inconnue perdrait trop de sang. Alors, elle pourrait tout simplement déchirer un morceau du tissu de sa tunique et la panser sur place. Mais l'énergie dégagée par cet être l'inquiétait et elle préférait rester vigilante. alors, la première option lui semblait une décision plus judicieuse. Personne ne le saurait, elle n'aurait qu'à retourner dans son lit et oublier tout ça. c'était mieux que de rester dans les bois avec un adolescente qui lui était inconnue et de risquer sa vie...Eva avait cette habitude, de dramatiser.

Evaliyah regarda autour d'elle pour s'orienter, n'étant plus trop sûre dans quelle direction partir. Autour d'elle, tout était noir. Elle ne pouvait croire que la forêt était devenue plus sombre qu'elle l'était déjà. Elle ne pouvait plus rien discerner, à part l'adolescente devant elle et un peu de la végétation près d'elle. En fait, ce qu'elle voyait plus loin semblait voilé de noir. Que se passait-il? Elle se laissa une fois de plus guider par sa magie afin de découvrir de quoi s'agissait l'étrange matière. Elle était certaine que ce n'était pas causé par un phénomène naturel. Elle ne pouvait en deviner l'origine, ni la composition. Ce qu'elle savait, cependant, c'est que c'était la fille qui avait créé ça et c'était fait par magie, évidemment. Dans son visage s'afficha une expression intriguée, mais aussi appeurée. Elle n'aimait de moins en moins ça. Elle se sentait emprisonné. Si c'était effectivement de la magie, elle avait piquée la curiosité d'Eva. Ce type de magie, Eva n'avait jamais vu ça. Même pas dans les livres. Il ne lui arrivait presque jamais de fouiller dans les livres de magie rare ou de sorcellerie, mais ça ne l'aurait pas étonné si c'était ce de quoi il s'agissait. Ça l'impressionnait et elle voulait absolument en savoir plus. Cette forme de magie lui semblait puissante, mais pour l'instant, au lieu d'enquêter sur ce fait, elle aurait mieux fait de tenter de trouver une solution. Elle semblait ne pas avoir conscience de la situation, du fait qu'elle soit prise au piège, innocente comme elle était. Elle s'apprêtait à partir, à s'enfuir en courant, à dire quelque chose, mais la fille la devança. Ses paroles la laissèrent paralysée de stupeur, c'était ce à quoi elle ne s'attendait le moins.

Elle n'avait plus de doute sur ses intentions.Cela voulait dire que, si elle refusait de suivre la fille qui semblait avoir quinze ou seize ans, du mal lui serait fait? Elle fronça les sourcils, car si Drace était derrière ça, elle savait que du mal lui serait fait d'une manière ou d'une autre. Et elle aurait préféré mourir que d'endurer les horribles choses dont il était capable. Elle resta figée un moment, sachant qu'elle pourrait probablement vaincre au combat ou résonner la jeunne fille. Mais un autre truc l'agaçait dans les paroles qu'elle venait d'entrendre. Quand la fille disait 'nous', cela voulait-il dire qu'il y avait plusieurs êtres caché(e)s dans les bois? Elle regarda autour d'elle, mais la substance noire n'aidait pas à voir les alentours. Elle jura dans sa tête, elle ne pourrait rien contre plusieurs personnes. Elle fronça les sourcils tout en continuant de chercher dans la noirceurs d'autres silhouettes. Elle n'avouerait pas qu'elle avait peur, pour une fois, et tenterait de résister. Elle n'accepterait pas de «les» suivre, pas parce qu'«elles» le lui demandaient. Elle ignorait ce qu'elle avait voulu dire par «des paroles inutiles», bien que ce ne fut pas très dûr à comprendre. De toute façon, elle était capable de se défendre.


-Nous?! Vous n'êtes pas seule? Vous ne me faites pas peur, d'ailleurs. Et vous êtes qui, en plus? Votre magie est certes puissante, mais elle pourrait être mieux utilisée. Pour faire le bien, par exemple. L'utiliser contre moi ne serait p-pas...très utile. D...D...Drace. C'est lui, non...?

Malgré elle, sa voix adoptait un ton irrégulier et était chevrotante. Elle voulut dégainer son épée, mais constata avec déception qu'elle ne l'avait pas emportée. Elle se maudit elle-même en se diisant qu'il lui restait quand même sa magie. Quoique, après avoir vu ce dont elle était capable, elle n'avait plus vraiment d'espoir. Elle marcha à reculon, avant de se retourner. Peut-être pourrait-elle passer à travers la matière? C'était une réflexion stupide, mais elle n'avait plus vraiment d'autre choix. Si elle pouvait passer à travers, à quoi cela servait-il de créer cette matière? Elle prit son élan et en fermant les yeux, se jeta contre la paroi qu'avait formée la jeune blonde. Elle aurait imaginé que c'était «mou», au moins, qu'elle rebondirait à la limite, mais non. Elle heurta de plein fouet le mur, qui était dur comme de la brique. Le choc la fit perdre l'équilibre et elle tomba comme une poupée de chiffon par terre, encore consciente, mais pas peu sonnée. Elle sentit du sang qui coulait de son nez, et une bosse sur le coin du devant de la tête. Elle resta un moment étendue par terre, les yeux fermés. Le monde semblait tourner autour d'elle et la douleur était insupportable. Quelle idée elle avait eue, de se jeter sur cette chose?! Lentement, elle se releva, vacillant. Elle dut se tenir contre un arbre, pour ne pas tomber au sol. Sa tête la faisait énormément souffrir.

-Aïe...

Elle se frotta la tête. Quelle idiote. Maintenant, elle était vulnérable et elle ne pourrait résister, elle se ferait probablement apporter. Sinon, elle se rendrait probablement d'elle même. Mais pour l'instant, comme elle était toujours consciente, elle était déterminée à ne pas suivre la jeune dame. Elle tituba et se laissa choir sur un tronc d'arbre coupé. Elle savait qu'elle aurait maintenant de la difficulté à s'enfuir, il lui faudrait trouver une autre alternative. Elle jeta un regard à la fille, qui voulait tout dire sur ses intentions, mais qui semblait à la fois haineux. Elle la tenait coupable pour le choc, évidemment.
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MessageSujet: Re: La Fin de la liberté [PV Zia] Lun 14 Déc 2009, 19:42

Elle sembla logiquement paniquer, au début. La jeune servante de Drace pouvait relativement comprendre ses craintes, puisque, comparé à sa beauté, Zia n’était pas la plus agréable chose à regarder en ce monde, selon son humble et valable opinion. La phrase prononcée ne devait pas avoir aider à sa cause, non plus, après un instant de réflexion, mais elle se dit qu, à ce point, il était probablement mieux qu’elle sache pertinemment ses intentions, histoire de ne pas perdre du temps à faire une stupide mise en scène. Après un visible moment de crainte de sa part, elle commença à parler et sa réplique la laissa de glace, mais elle réfléchissait beaucoup. Elle avait commenté sur le « nous » utilisé dans sa phrase. Cela la laissa perplexe, puisque, jusqu’à présent, elle n’avait jamais même considéré qu’elle pu s’exprimer incorrectement et Drace ne l’avait jamais corriger sur ce point, alors elle avait simplement supposer qu’il n’y avait absolument rien de mal avec sa manière de dialoguer et de monologuer, mais cette dame semblait croire, par sa manière de parler, qu’elle n’était pas seule. C’était complètement faux, puisque, or de sa personne, Drace ne semblait pas travailler en collaboration avec qui que ce soit, à moins qu’il ait un genre de réseau qu’elle n’avait pas le droit de connaître, ce qui ne la surprendrait pas vraiment, quand elle y pensait. Une chose que son Maître répétait souvent était « La puissance attire la puissance » et, logiquement, comme son géniteur était l’être le plus puissant au monde et probablement de toute l’existence, certainement plusieurs corrompus cherchant à devenir aussi puissant et majestueux que lui l’aura approché pour le servir! Mais bon, elle décida donc de rapidement ignorer sa remarque sur la possibilité de la présence d’autres serviteurs de Drace dans les parages et se concentra sur le reste de sa phrase. Elle la complimenta en clamant que sa magie était bien puissante. Oh! Comme c’était gentil, c’était bien le premier compliment d’une « complète » qu’elle recevait de sa vie, quoi que son Maître ne la complimente pas beaucoup, lui-même, bien qu’elle ne puisse pas vraiment imaginer un seul moment où elle eut mérité les éloges de celui-ci.

Réussir cette mission serait probablement la première fois qu’il pourrait finalement penser ne pas avoir prit une mauvaise décision en gardant sa création manquée aurpès de lui. Mais, maintenant qu’elle y pensait, si son Maître détestait les êtres « complets » pourquoi l’avait-il créée en espérant qu’elle soit comme eux? Peut-être était-ce simplement pour avoir une victime ressentant la douleur pour se défouler? Malgré son inconditionnel amour pour Drace, elle devait admettre qu’il semblait prendre un pervers plaisir à voir souffrir les gens qui différaient d’eux. Pas qu’elle osa questionner cette logique : dans son esprit, tout ce que son sauveur et créateur faisait était pur et ne visait que l’accomplissement de ses projets tout aussi bons que son âme, mais elle devait admettre qu’au fond d’elle, des souffrances inutiles faites à un corps, spécialement si ce corps ressentait davantage la douleur qu’elle la vivait, semblait bien inutile et sadique. Si elle avait un de ces êtres que son tuteur et elle combattaient devant elle et que l’existence de cette personne ne leur était plus profitable, elle abrogerait les souffrances de cette personne et l’enverrait à cet endroit dont son Maître lui parlait occasionnellement, les plaines de lumières. Mais elle laissait son Maître agir comme bon lui semblait parce que, évidemment, elle n’était que sa chose, un objet de valeur et dont l’utilité était grande mais pas nécessaire.

Elle savait qu’elle n’avait vraiment pas sa place pour discuter les actions de son créateur. Revenant à cette femme, replantant son regard sur elle, elle examina mentalement le reste de ses paroles. Utiliser ses pouvoirs contre elle ne serait pas très utile, selon ses dires, mais cela serait une grande insulte, pour son Maître, puisque c’est lui qui l’avait envoyé là et, donc, évidemment, cette décision était la chose la plus sensé à faire. De questionner la pertinence des actions du Maître semblait, pour sa jeune servante, une grave insulte qui devait être punis, mais, malheureusement, elle se devait de ramener cette complète à son seigneur et c’est bien ce qu’elle ferait, même si un léger dégoût commençait à naître en elle. Elle déclara alors, bien qu’elle bégayait, que c’était Drace. La pauvre jeune création n’était pas certaine de ce que cela impliquait, est-ce qu’elle voulait dire que son Maître était derrière tout ça? Si c’était le cas, elle avait rapidement deviné. N’avaient-ils aucuns autres ennemis? Les complets vivaient-ils simplement dans une utopie que son Maître enviait et qui faisait de lui le seul ennemi de ce monde parfait? Ou peut-être croyait-elle, pour cause le fait que son énergie était similaire à celle de son créateur, qu’elle était Drace? Ridicule, si un déguisement était requis, il n’aurait jamais pris une forme aussi corrompue et imparfaite que celle-ci. Elle parlait donc probablement du fait que c’était Drace qui l’envoyait, alors il lui fallait bien répondre à sa question, ne serait-ce que pour honorer la notion de politesse que Drace lui avait léguer. Elle réfléchit un moment à ça réponse, par contre, ne voulant pas mal paraître devant elle, préférant représentant une jeune femme éduquée et en plein contrôle de son esprit plutôt que d’incarner à ses yeux ce qu’elle était vraiment, une esclave soumise et dépendante.

Heureusement pour elle, la jeune sorcière releva les yeux vers sa captive, une réponse juteuse dans sa tête, juste à temps pour la voir entamer une possibilité de fuite. C’était une bonne chose qu’elle l’ait vu débuter sa manœuvre, puisqu’elle n’aurait pas pu utiliser la matière noire de son corps, si elle n’était pas consciente de sa fuite. Utilisant ce fameux pouvoir, elle fit s’agrandir la matière de façon à ce qu’elle soit plus grande que la femme, ensuite, elle durcit son mur jusqu’à ce qu’il soit aussi résistant que de la pierre. La surprise devrait être suffisante pour qu’elle ne puisse arrêter sa course et elle se fracasserait la tête contre le mur en question. Sa prédiction fut correcte et elle retomba durement au sol après n’avoir même pas laissé une égratignure sur l’obstacle. Zia n’aimait pas cette tentative de fuite. Elle n’aimait pas du tout l’idée que sa tâche, celle que Drace lui avait confié, ait pu échouer, alors elle décida de devenir plus agressive. D’un élégant mouvement de main, elle commanda à la matière d’étendre ses griffes autour de la femme, de façon à créer des liens et de l’attirer contre le sombre mur, pour l’empêcher de bouger. Son plan fonctionna relativement bien, malgré le fait qu’elle s’opposa momentanément à sa puissance alors que la femme sonnée se laisse emprisonner plutôt facilement. Zia s’approcha lentement d’elle, cette femme bien plus vieille qu’elle qui la fixa avec rage, et elle prit la parole, monologuant d’un ton hautain :


-Nous nous nommons Zia. Nous avons été créée et épargnée par lui, nous avons donc décidé de lui appartenir. Chaque décision de Drace n’est que justice et nous nous sommes engagée à servir Drace, nous servons donc la justice.Vous ne comprenez probablement pas, mais c’est normal, seul le Maître et nous comprenons notre logique. Maintenant, nous vous prions de vous rendre sans discuter et sans tenter de fuir inutilement, puisque, selon notre rapide analyse de votre puissance, votre magie est rudimentaire, comparée à la nôtre, il serait donc bien plus sage de votre part que de vous que d’abandonner. Nous vous prions aussi de ne rien dire de désobligeant sur notre Maître, nous n’aimons pas cela. Si vous venez en silence, peut-être sera-t-il clément…

Puis elle se mit de nouveau à réfléchir. Pourquoi lui laisser l’occasion de la suivre en silence? Elle n’aurait qu’une autre occasion de s’enfuir, c’était inévitable. Elle décida donc de s’assurer son calme et sa soumission. Le filet de matière noire coulait encore, mais alors elle l’utilisa à nouveau et ordonna au mur sur lequel la femme était retenue prisonnière de former un objet ressemblant à un marteau au-dessus de la prisonnière. Après une seconde d’hésitation, elle fit s’abattre sur son crâne avec une force moyenne la masse qu’elle avait préalablement modelée. Le choc fut tel qu’elle ne ressentit probablement qu’une fraction de seconde de douleur avant de sombrer dans sa conscience. La dénommée Evaliyah ferma paisiblement les yeux pour probablement de longues minutes. Lentement, elle fit stopper le filet de sang, utilisant simplement quelques gouttes pour recréer sa peau, et, après trente minuscules secondes, le mur aussi dur qu’un minerais rare ainsi que ces genres de tentacules qui faisaient offices de cordes retenant la chevalier s’évaporèrent dans le néant. Elle s’approcha de la femme et se rendit compte qu’elle devait avoir une tête de plus qu’elle et qu’elle devait donc être bien trop lourde pour qu’elle puisse la transporter au discret point de rencontre prévu par Drace. Elle se résigna donc à simplement la traîner jusque-là par les épaules, le reste suivrait. Elle s’imaginait bien ce que le dieu déchu lui ferait, de toute manière, de la souffrance, de grandes agonies, l’attendaient, alors aussi bien habituer son corps à cet état. Lors de sa torture, elle n’interviendrais pas, même qu’elle n’assisterais probablement pas à la dite torture, elle se contenterait probablement de retourner à sa chambre et de fixer les murs en se disant avoir grandement satisfait Drace, sauf si celui-ci lui demandait de rester pour admirer la séance, peut-être même exigerait-il d’elle qu,elle participe, ce qu’elle se ferait un plaisir de faire. Elle n’avait encore jamais ressentit la pitié et ce n’était certainement pas bientôt qu’elle en ressentirait la quantité infime qu’elle pourrait éventuellement vivre. Elle se contenta donc de tranquillement tiré le corps, s’appliquant à éviter de faire du bruit inutile qui pourrait attirer l’attention de passants. Après un moment, elle rencontra un grand arbre sur lequel se trouvait des coupures formant un genre de carré. C’était le signe qu’elle recherchait pour s’assurer d’être au bon endroit, bien que Drace l’avait sûrement observer probablement observée tout au long de son périple avec la femme. Soudain, sans sa connaissance, consentement ou volonté, elle se retrouva avec la femme inconsciente dans sa demeure adorée, le domaine de Drace, là où rien ne pouvait les toucher, les atteindre, les blesser. Elle se retourna sur elle-même en faisant une rapide recherche visuelle de son Maitre et l’aperçut, alors qu’il se dirigeait vers eux. Elle laissa le corps de sa prisonnières choir sur le sol froid alors qu’elle se précipita vers celui qui les avait téléportés là, un regard ironiquement pétillant au visage. Ne venait-elle pas de kidnapper une femme qui n’avait quasiment rien fait de mal? Elle savait que la simple action qu’elle venait de faire était mal, mais elle ne s’en souciait pas, parce que Drace souriait. Un bref, mince et discret sourire, certes, mais une grande expression de joie, spécialement de la part du Dieu Déchu qui n’éprouvait que si peu. Il est intéressant de noter que la jeune Zia ne se projeta pas à genoux devant son Maître et ne s’inclina même pas, pas une seule des marques de respect classiques. C’était quelque chose que son Maître n’avait pas jugé utile de lui apprendre. Elle savait qu’elle lui devait une totale obéissance et elle s’exprimait de façon très polie, alors il ne ressentait pas le besoin de lui ordonner un quelconque respect physique. Zia pointa le corps de la femme de son sombre ongle avec un grand sourire aux lèvres.

-Vous voyez? Nous avons ramener la femme que vous vouliez! Nous aurions put nous cachée dans la grande salle sans toit, mais nous ne l’avons pas fait, parce que nous vous sommes fidèle.

Le mince sourire de Drace laissa alors apercevoir quelques-unes de ses dents pointues, alors qu’il comprenait l’avantage énorme qu’il avait désormais sur Lyra. Elle l’avait fait seule, sans son aide, excepté pour l’utile téléportation, mais, autrement, elle s’était débrouillée seule. Il ne regrettait plus sa décision de la garder auprès de lui. Le Dieu marcha lentement vers la victime, ne répliquant pas aux paroles de la jeune fille qui suppliaient visiblement des félicitations. Il observa le corps inanimé mais bien vivant de la dame et se dit que, peut-être devrait-il la tuer immédiatement et simplement prétendre toujours l’avoir en son antre, mais cette tactique pourtant raisonnable en d’autres circonstances quitta vite son esprit. Il se souvint que les chevaliers avaient un lien spécial entre eux, la mort de l’un pourrait facilement être ressentie par tous les autres et Lyra saurait inévitablement qu’elle était décédée et que Drace ne faisait qu’un vulgaire et grotesque bluff. Il se contenta donc de la regarder de haut un moment puis se retourna brusquement vers son esclave qui sursauta, surprise de l’attention soudaine que lui offrait son Maître auparavant fasciné par le corps de la femme.

-Je suis très fier de toi. Je ne m’attendais pas vraiment à ce que tu sois revenue si rapidement de cette petite demande que j’ai faite. Et elle n’a qu’une légère bosse sur la tête, en plus. Elle ne s’est probablement pas beaucoup défendue, mais je t'ai largement sus-estimé...

-Elle a tenté de s’enfuir. Nous croyons qu’elle a sûrement compris que nous ne lui voulions pas vraiment du bien. Mais nous l’avons arrêté avant de la perdre de vue, parce que vous vouliez que nous vous la ramenions...

-Et tu as fait un excellent travail...attendons ensemble qu’elle reprenne conscience, veux-tu?

D’un mouvement vastement moins élégant que celui de Zia et beaucoup plus saccadé que ce même geste de la jeune sorcière, Drace fit apparaître une courte chaise sur laquelle il plaça l’inconsciente et, d’un autre geste similaire à un chef d’orchestre, il matérialisa de lourdes chaînes noires qui la retinrent fermement à la chaise. Il se dit aussi que, à son réveil, si elle gigotait trop, il lui injecterait un calmant ou lui donnerait simplement un bon coup, les deux feraient effet. Zia fixa candidement la femme, s’attendant à son réveil d’une minute à l’autre.
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La Fin de la liberté [PV Zia]

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