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Une nouvelle aube... [PV Iraneth]

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MessageSujet: Une nouvelle aube... [PV Iraneth] Dim 29 Nov 2009, 17:29

Lentement, le lourd bâtiment se lovait dans le creux des vagues, faisant ballotter la coque de parts en parts. Le bruit des vagues et le clapotis des vagues étaient percés par le bruit des pas des insectes sur le pont, mêlés aux ordres du capitaine. Plus loin, on entendant le bruit lourd des tambours, annonçant la cadence du navire. Seul dans sa cabine, Urianos était attablé à son bureau. Il fixait la carte de la côte, réfléchissant encore à l'attaque qu'ils mèneraient dans quelques heures. Ils avaient déjà quitté Iraneth il y a deux jours de ça, ils seraient dans les temps... L'empereur laissa son regard glisser sur la pièce, il s'égara sur la fenêtre. Au loin, on distinguait à peine la ligne d'horizon du ciel sombre... La nuit était tombée il y a quelques temps déjà. La côte était apparue au matin, il n'avait noté aucune embarcation notable, mais les sorciers embarqués sur la flotte suffiraient à l'extraire aux regards des humains. Son épée était posée sur la table de bois, il laissa ses doigts courir sur la garde de cette dernière, il se réjouissait de s'en servir. Elle était de la meilleure facture, et enfin elle allait servir réellement la cause de l'empire. Les coups qu'on frappa à la porte sortirent Urianos de ses réflexions. L'hybride entra, il l'informa qu'ils rejoindraient la côte dans moins de deux heures. Urianos se leva, croisant les mains dans son dos, il se retourna pour regarder par la baie derrière lui, faisant dos au commanditaire. D'un geste de la main il le congédia. Il voulait encore savourer un peu la solitude...



Il resta à admirer les flots sombre encore un moment, le regard dans le vide. Finalement, il se retourna, passant près de la table il s'empara de son épée, avec laquelle il ceignit son flanc. Il passa ensuite la porte et se dirigea vers la plateforme du bateau. Lorsqu'il déboucha finalement sur cette dernière, il vit plusieurs centaines d'insectes en train de préparer leurs armes. Certains affûtaient leurs lances, d'autres remballaient leur paquetage. Certains encore se contentaient de quelques heures de repos avant qu'ils n débarquent sur la côte. Son regard se porta vers la droite. Sur le bateau adjacent, on pouvait admirer le même spectacle. Il continua d'avancer, de sa démarche lente et déférente. Les insectes autour de lui s'écartaient, laissant passer leur empereur. Ce dernier se rendit jusqu'à la proue du navire. Courbant le dos, il vint appuyer ses deux mains sur la balustrade qui le séparait des flots. Plus loin, on pouvait apercevoir la masse sombre d'Enkidiev, plongée dans la nuit. Tous dormaient paisiblement, inconscients de la menace qui planait sur eux...





La rive approchait à grande vitesse. Sur le fond noir de l'océan, on pouvait maintenant nettement voir les quinze énormes embarcations qui fonçaient vers le rivage. Dans les cales des navires, les tambours battaient la cadence d'éperonnage, et les rames fendaient rapidement les flots. Sur les ponts, l'agitation régnait. Les ordres fusaient et la presque totalité des hommes s'y tenaient, courant à gauche où à droite, rendant l'image presque douloureuse pour les yeux... Dans à peine quelques minutes, les coques des barques glisseraient sur le sable du royaume. Le bourdonnement des cliquetis mélangé aux sons métalliques des armes parvenait jusqu'à la cabine d'Urianos. Le secyeth se passait les quelques éléments de son armure. Ces derniers se fondaient parfaitement avec les longs voiles de tissus noir qui paraient sa cape. Son épée patientait fièrement à son flanc, n'attendant seulement qu'il s'empoigne de cette dernière. Cette tâche finie, il sortit de sa cabine, se rendant sur le pont à nouveau. À peine atteignait-il ce dernier, qu'un cri retentit, au même moment, un choc sourd secoua le bateau. Lentement, la barge glissa sur le sable de la côte. S'enfonçant de plusieurs mètres dans le territoire du royaume. Dans le même temps, les autres embarcations s'échouèrent sur la côte. Urianos atteignait le pont de la barge impériale alors qu'un nouveau bruit sourd retentissait. La passerelle, lourde de plusieurs centaines de kilos, venait d'apporter le sol. Alors, cinq à cinq, les soldats commencèrent à rejoindre le sol. On sentait ces derniers fébriles, excités... Ils n'attendaient que d'atteindre la forteresse pour pouvoir déchaîner leur rage bersherke. Un peu en retrait, Urianos regardait ses hommes rejoindre le sol. Une soudaine bourrasque d'air les balaya, un dragon passa au-dessus d'eux, avant de revenir en arrière, faisant un demi-tour, de peur d'être aperçu par les guetteurs. Devant lui, le flot de carapaces noires continuait toujours de se déverser sur la plage. Devant Urianos, des milliers de soldats insectes venaient se mettre en rangs près à donner l'assaut. épaule contre épaule, leurs lances étaient haut pointées vers le ciel. La tension entre eux était presque palpable, tant ils étaient impatients que le son du cor retentisse. Çà et là. De gros paquets de bois se transformaient lentement en trébuchet. Les hautes poutrelles étaient assemblées, tandis que les cordages étaient tendus au possible. Une fois qu'elles seraient en état de lancer leurs lourds projectiles sur l'ennemi, les trébuchets seraient matérialisés sur le champ de bataille avec les trébuchets. Plus loin, on pouvait voir une vingtaine d'hommes encapuchonnés, à la démarche sombre et millénaire. Les mages noirs se préparaient à livrer leur première bataille sur Enkidiev, tout comme leurs ancêtres l'avaient fait, plus d'un millénaire auparavant. Son regard revint se poser sur le pont du bâtiment. Au milieu des insectes, neuf hommes encapés se dirigeaient vers la terre ferme. Ne fut-ce que par leur physionomie humanoïde et leur vêture, ils étaient reconnaissable, mais la grâce avec laquelle ils se déplaçaient, et l'aura de fierté et de puissance qui se dégageaient d'eux ne pouvait que conforter dans l'idée qu'ils étaient les chevaliers noirs. Ils n'avaient pas encore eu l'occasion de s'illustrer dans les combats sur Enkidiev, mais ils n'y manqueraient pas, Urianos en avait la certitude... Une fois qu'ils eurent passé la passerelle, ils disparurent dans l'obscurité environnante, s'infiltrant dans les landes du royaume. Devant lui, les guerriers descendaient toujours sur les plages, cinq à cinq côtes à côtes sur la passerelle. Autour d'eux, d'autres embarcations débarquaient les soldats qui avaient occupé leurs ponts durant deux jours. Lentement, mais sûrement, le pont du bateau sur lequel il se trouvait se défit de ses hommes. Et bientôt, plus aucun des guerriers de l'empire ne foulait le bois du pont. Urianos descendit alors les marches qui le mèneraient sur la partie inférieure de ce dernier, là où la passerelle reposait. Les paquetages gisaient, ça et là, attendant que leurs propriétaires reviennent les chercher. Peu de temps après qu'il ait regagné le pont, les hommes de son escorte vinrent le rejoindre pour se mettre près de lui, silencieux... Il ne restait guère plus de monde sur le navire. Et les rares présences qui y avaient encore leurs places étaient les insectes qui répondaient à tes tâches telles qu'entretenir le bastingage, ou garder le navire de toute présence ennemie. À nouveau Urianos laissa son regard se tourner vers ses soldats. La masse sombre de leurs bataillons se détachaient dans l'obscurité de la nuit. Ils n'avaient allumé aucune torche, de peur d’êtres vus par les guetteurs plus loin. Pour l'instant, ils étaient cachés par la brume qu'avaient levée les mages noirs, mais après, qui sait...? Debout derrière la proue du bateau, il leva son regard vers l'horizon. Plus loin, s'étendaient les lourdes murailles d'argent. Elles s'étendaient à l'horizon, jusqu'à disparaître de parts et d'autres derrière les forêts. Mais Urianos avait une assez bonne connaissance géographique du continent pour savoir qu'elle ne s'arrêtaient pas avant d'avoir atteint les limites des autres royaumes, que ce soit les royaumes de Cristal, Des Fées ou d'Emeraude.



Argent... pensa-t-il. Ils se croient protégés derrière leurs lourds remparts de pierre, ils se croient hors de tout danger, mais ils ont torts... Si autrefois ce royaume avait abrité de fiers guerriers, aujourd'hui ce n'étaient guère plus que des paysans armés de glaives et de haches. Si autrefois ils avaient été forts et grands, ces guerriers ne demeuraient plus que dans les légendes. Et bientôt, la gloire guerrière d'Argent sombrerait avec la puissance perdue du royaume...







Sur les murailles devant lui, on apercevait quelques points lumineux. Ces derniers n'étaient autres que les torches des guetteurs, mais ils étaient peu nombreux et épars. Pour couvrir efficacement la structure, il aurait fallu un nombre impressionnant de soldats, nombre que le roi Wydler était loin de posséder. Il pouvait rassembler les hommes dans les différents villages ceints par la muraille, mais si ces derniers prenaient les armes, qui cultiverait les champs et s'occuperait du bétail..??Qui plus est, ils étaient en temps de paix, ils ne soupçonnaient pas la présence des quinze milliers de soldats sur leurs côtes... Fixant toujours les hommes sur les murailles, Urianos projeta ses sens magiques loin autour de lui, les hommes sur la muraille étaient calmes, somnolents. Leur attention était endormie par la lassitude des nuits passés sur la muraille qui se répétait. Ils n'avaient certainement jamais connu d'attaque, et doutaient que quiconque voulût s'en prendre à ces murailles. Il ne comprenait même pas l'utilité de se trouver ici, n'aspirant qu'à rejoindre sa femme et ses enfants, Urianos sortit des pensées de ce dernier. Un sourire cruel se dessina sur ses lèvres, il rejoindrait sa famille, mais il devra pour cela, attendre que ces derniers accèdent aux grandes plaines de lumière... Il reporta à nouveau son attention sur la lande, à l'aide de la magie. Draken et ses hommes avançaient rapidement, bien, ils attendraient donc leur objectif à temps, et auraient accompli leur mission avant que les insectes ne les rejoignent. Il fit volte face et se dirigea vers la passerelle, ses dix soldats derrière lui. À l'aise d'Urianos, leur silence les rendait supportables à sa personne. Enchaînant quelques pas sur les traverses de bois de la passerelle, il rejoignit finalement la terre ferme. Il tourna le regard vers sa gauche. Devant lui, quinze milliers d'hommes attendaient ses ordres en rang. N'attendant que qu'il donne l'assaut, impatient de se mesurer aux guerriers du royaume. Il s'avança vers les rangs, les pans de tissus sombrent de sa cape volant loin derrière lui. Sa silhouette haute et puissante était protégée par les pièces de son armure. Et la lourde épée qui ceignait son flanc battait sa jambe au rythme de ses pas. Alors que, lentement, le Secyeth s'approchait de ses hommes, le même hybride qui était venu à lui dans sa cabine s'approcha de lui, mettant un genoux à terre pour faire comprendre à son empereur qu'il avait un message à lui porter. La voix froide d'Urianos s'éleva alors



Parle



L'hybride s'éxécuta prestement, prenant la parole sur un ton mesuré.



Mon empereur, vos hommes sont prêts à donner l'assaut, nous n'attendons plus que vos ordres.



Silencieusement, Urianos acuiesça. En réponse à l'homme, sa voix froide s'éleva à nouveau sur la plage.



Bien... faîtes apporter ma monture, ce ne sera plus long...



L'hybride inclina à nouveau le buste, avant de disparaître derrière une des lourdes embarcations de l'empire. Urianos repris alors sa route, s'approchant de ses troupes. Ces derniers s'étaient organisés en bataillons de mille à mille cinq cents hommes, formant ainsi une dizaine de regroupements. Alors qu'il allait s'aventurer entre les rangs compacts de ses hommes, un colosse apparut vers sa droite, descendant d'un bateau. Il tenait, au bout de ses lanières de cuir, un Vutrail, ces petits dragons dépourvus d'ailes. Mais contrairement à ses confrères, le mâle, offrait un poitrail plus lourd et paraissait bien plus puissant. Le sentant approcher de ses sens magiques, Urianos se retourna pour mieux apercevoir sa monture. Il tendit son esprit vers ce dernier, et il lui répondit positivement. Il était impatient, il désirait se battre. Jamais Urianos n'avait eu l'occasion de posséder un oeuf de dragon, et il n'avait jamais tenté de trouver le compagnon que ses origines lui permettaient d'acquérir. Il avait néanmoins trouvé quelques fois un lien infime entre son esprit et l'un de ces magnifiques reptiles. Alors que l'homme amenait le dragon près d'Urianos, ce dernier fit un pas dans sa direction. Il leva sa main gantée de métal, et la passa sur le col du dragon. C'était une belle bête. Une fois qu'il eut fait le tour de cette dernière, il se hissa lentement sur son dos. Il leva alors son regard vers l'horizon. Ces murailles céderaient bientôt... Il tourna son regard vers les soldats, à travers la pensée, il leur fit comprendre qu'ils devaient prendre la tête des bataillons, et lui prouver leur loyauté... Puis, sans leur avoir laissé le temps de lui répondre, il fit volte face et lança sa bête en avant.



Le bipède agile s'avança lentement à travers les rangs d'insectes. À l'aide de sa pensée, Urianos guida la bête jusqu'au bataillon monté. Il se battrai à la tête de son armée, en avant des parias. Trouvant finalement le millier de reptiles piaffant, il s'avança à leur tête, pour finalement venir se placer près des généraux et hommes de valeurs qui s'étaient avérés aptes à manier et converser avec ces montures. Même si la majorité de ces hommes étaient de nature Secyeth, le gêne était parfois présent chez certains insectes, possédant une parenté Secyeth. Mais, malheureusement, il s'avérait bien souvent très rudimentaire...



Ainsi à la tête des quelque mille cinq cent parias, Urianos envoya un message à tous les soldats présents autour de lui, ainsi qu'à ceux de sa patrie qui étaient restés sur les terres de l'empereur.



*** Mes frères, nous y sommes finalement. Devant nous, s'étendent les murailles infinies d'Argent. Vos pas vous ont menés à manier les armes, vous êtes maintenant en territoire ennemi, prêts à donner l'assaut afin d'offrir de nouvelles terres à notre empire. Sachez que je suis fier de pouvoir, aujourd’hui, me battre accompagné d'hommes aussi valeureux que vous, et qu'aujourd'hui, l'empire d'Iraneth entame une . ère.Après plus d'un siècle d'oubli, nous refaisons surface de parmi les morts, pour à nouveau semer le cauchemar et la damnation. Soldats, prenez aujourd’hui les armes à mes côtés, et préparez vous à déverser un océan de rage et de furie sur le peuple d'Argent, Soldats, Prenez les armes avec moi et jetons nous sur l'ennemi



Tout en terminant sa phrase, il avait rabattu son épée et lancée sa monture sur les murailles. Derrière, lui quinze milles cris de rage et de bonheur s'élevèrent, suivant leur empereur dans la bataille... Urianos projeta son esprit contre les murailles. Sur ces deniers, les guetteurs virent quinze milles soldats déchirer la brume, courant sur eux en poussant des hurlements bestiaux. Alors qu'ils déchiraient l'air opaque, des milliers de torches s'éclairèrent pami eux, révélant leur nombre aux soldats éffrayés d'Argent. Devant une telle vague de violence et de rage, les soldats se virent pétrifés. Aucun ne put ésquiscer un seul mouvement tant la peur transperçait leur os. Finalement, ils reprirent lentement pied, tandis qu'ils sonnaient le cor d'alarme, les feux d'alerte étaient allumés. Mais il était déjà trop tard. Alors que les soldats approchaient des murailles, quatre lourds trébuchets se matérialisèrent parmi eux. Déjà chargés de leurs lourds projectiles de pierre, ils propulsèrent leur lourd collis en direction des murailles. Les blocs de pierre, lourds de plusieurs dizaines de kilos chacun, virent heurter durement la muraille, ébranlant la pierre de cette dernière. Les vingt sorciers en tunique se matérialisèrent sur la colline en amont de la forteresse, au milieu des hommes chargeant eux aussi. Ils se concentrèrent tous, et un écran invisible vint alors entourer tout le royaume. Rendant impossible toute communication magique vers l'extérieur. Ce simple acte demandait énormément de magie et de concentration aux mages, mais leur puissance leur permettait néanmoins d'effectuer de petites attaques envers les Argentois. Tandis qu'il portait une main à son front tout en murmurant des incantations pour garder l'écran en place, il leva son autre main à hauteur de sa poitrine et ouvrit la paume. ä l'intérieur, vingt petites boules violettes vinrent s'y créer. Il banda alors les muscles de son bras, et les vingt sphères décollèrent en direction de la muraille. Elles foncèrent vers un guetteur, prenant de plus en plus de vitesse. Quant elle parvinrent à l'homme pétrifié, elles ne stoppèrent pas leur route, et les sphères d'énergie le transpercèrent durement, perforant sa poitrine en vingt endroits. Le dépaissant, elles effectuèrent un demi tour avant de retraverser une nouvelle fois le corps de leurs cibles, pérforant de nouveaux trous en elle. En débouchant de ces derniers, elles se fondirent dans l'air, se déliant de toute leur énergie. Alors que la face de l'homme s'effondrait contre le sol, une nouvelle salve de rochers vint s'écraser contre la muraille, précédant les six autres, elle finit de percer une brèche sur cette dernière. Un pan s'effondra, laissant la place a trois hommes côte à côte de s'infiltrer derrière l'imposante muraille.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle aube... [PV Iraneth] Dim 29 Nov 2009, 17:30

Acquiesçant à ses ordres, le dénommé Kéridos s'en retourna vers ses soldats. Urianos fit effectuer un quart de tour à sa monture pour voir la forteresse d'Argent. En haut de la colline, se dressait la large forteresse. C'était un gros bâtiment aux angles carrés, entièrement fait de pierre blanche. On pouvait observer des dômes d'argent ou de même pierres blanches sur son toit. , On pouvait voir des hommes qui montaient la colline pour défendre la forteresse, mais ils ne feraient pas le poids contre les troupes de l'empereur. Ils étaient désorganisés, et les villages au bout du pays n'étaient sûrement pas encore avertis de l'attaque. Alors qu'il regardait vers le lourd bâtiment blanc, ses hommes reprenaient leur souffle tout autour de lui. Derrière eux, deux ou trois villages brûlaient, victimes des croisades de l'empereur. Tandis que dans le ciel, volaient des dragons, harcelant les compagnies de soldats qui tentaient de rejoindre. Autour des lourdes portes d'Argent massif, donnant accès au continent, les cadavres s'empilaient. De petites troupes de soldats avaient été mises au-devant de chacune de ces dernières pour empêcher que quiconque ne puisse quitter le pays. Personne ne pouvait se douter de ce qui arrivait à Argent. Alors qu'il s'abîmait dans ses pensées, Kéridos revint poser un genoux à terre, près de la monture du Secyeth, derrière lui, trois milles soldats attendaient patiemment, fiers de se battre pour leur empereur et dans sa propre escorte. Il vint l'étendard d'un noble approcher, avec quelques-uns de ses hommes pour venir s'ajouter aux troupes de l'empereur. Urianos acuiesça silencieusement de la tête.Sa voix froide s'éleva parmi ses hommes, forte.



" Allons-y "



Il fit alors avancer sa monture à un train plus modéré, permettant ainsi aux hommes qui n'en possédaient pas de le suivre. Ils avancèrent lentement dans les ruelles sombres du village. Dans les battisses, des têtes apeurées et désemparées se pointaient aux fenêtres. Une ère de souffrance commençait aujourd'hui pour eux. La longue compagnie de soldats s'éloigna alors du village, telle une longue et sombre procession. Au-dessus d'eux s'élevait une bourgade, une presque ville. La pluspart des battisses étaient en pierre, et il affichait une position stratégique de par sa hauteur par rapport à la position d'Urianos et de ses guerriers. Derrière les fenêtres des bâtisses, des archers bandaient leurs arcs, fébriles. Ils n'attendaient que la première flèche pour pouvoir relâcher leur corde. La sueur perlait à leur front, alors que leurs yeux anxieux demeuraient grand ouverts. Devant eux, plus de quatre milles soldats avançaient lentement. Ils se doutaient bien que le combat serait dur, et que leurs chances étaient bien faibles de repousser les insectes s’ils étaient venus jusqu'ici, mais leur honneur d'Argentois passait avant tout, et ils se sentaient le devoir d'amoindrir les ressources de l'ennemi le plus possible. Etandant ses sens invisibles, il prit conscience de la présence des archers dans les bâtisses fortifiées qui se montraient devant eux. Les habitants avaient tentés de hérisser des barrages en empilant toutes sortes d'objets devant les accès au bourg, et des hommes les attendaient derrière les monticules, armés de fourches ou d'autres armes d'hast. Urianos tendit alors son esprit vers l'un de ses confrères Secyeth qui chevauchait dans l'immensité de la nuit. Il demanda au cavalier de faire une incursion chez l'ennemi, de dispercer les soldats le plus possible avant qu'ils ne parviennent jusqu'à eux. Exécutant ses ordres, on entendit un rugissement rauque quelques secondes plus tard, dans le ciel. Un dragon plongea au milieu de la place, alors que les flèches ricochaient ou s'enfonçaient à peine dans ses épaisses écailles. Arrivant à portée des cuirassiers d'Argent, il s'empara du plus de soldats possibles, avant de redécoller. Alors qu'il remontait vers les cieux, deux corps churent mollement de ses pattes, se dévertébrant en touchant le sol.Dans sa gueule, le dragon tenait un corps lacéré, qu'il ne tarda pas à lâcher. Tandis que les hommes tentaient de reprendre leurs esprits et encochaient de nouvelles flèches, Urianos sonna la charge. Levant son épée vers le ciel, il ordonna à tous les hommes autour de lui de se jeter sur l'ennemi. De part et part de l'empereur et ses Parias, trois milliers d'hommes s'élancèrent sur les palissades. Alors que la moitié les avaient dépassés, ils partirent eux-mêmes se jeter contre le village. Quand ils firent à quelques centaines de mètres à peine du village, les flèches se mirent à voler contre leurs directions. Les soldats s'entrechoquèrent brutalement contre les palissades hérissées, avant de les escalader, s'aidant des griffes dont leurs membres étaient pourvus. Les premiers s'empalèrent contre les bâtons et les objets contendants que les paysans dressaient, mais ils se virent rapidement dépasser par le nombre des insectes. Les défenseurs d'Argent se mirent alors reculer lentement vers l'intérieur du village, tendant désespérément leurs piques devant eux. Mais les soldats de l'empereur étaient puissants, et il leur suffisait de s'emparer de l'une de ces lances et de l'éviter pour se jeter sur l'ennemi apeuré. Ils tendaient leurs lances avec angoisse, devant ces guerriers cauchemardesques, comme un dernier rempart contre l'ombre. Les hommes insectes, eux empoignaient leurs lances en les tirant vers eux, Ils se jetaient ensuite sur leur porteur, lacérant son corps avec ses griffes et ses crocs. Les autres hommes tentaient de le tuer de leurs épées mais la manœuvre échouait bien des fois, et tous ce qu'ils parvenaient à faire, c'était de reculer encore pour éviter qu'il ne s'empare d'un nouvel humain.



Les parias foncèrent vers une des palissades maladroitement hérissées. Les hommes dréssairent leurs lances, n'attendant plus que leur mort survienne, le plus rapidement possible. Mais quel fut leur effarement quand la palissade tout entière recula brusquement en arrière, s'effondrant, éparse. Les montures lancées à pleine vitesse s'élancèrent alors dans les ruelles, piétinant et encornant les hommes qui se dressaient devant eux. Urianos allait à leur tête. Et son épée tournait tout autour de lui, causant des ravages... Alors qu'ils continuaient à avancer dans les ruelles, ou guère plus de deux dragons ne parvenaient à rester côte à côte, le dragon d'Urianos fut blessé. Une lance s'enfonça de plusieurs centimètres dans ses côtes, déchirant le tissu du foi. La bête, douloureusement blessée, commença à se débattre, faisant voler les soldats d'Argent tout autour d'elle. Urianos parvint finalement à la calmer alors qu'elle se heurtait brutalement contre le mur. À sa gauche, les dragons continuaient d'avancer dans le ruelle. Posant une main sur son échine, Urianos transmit une vague d'apaisement, qui calma autant qu'elle engourdit la bête. Désireux de soigner sa monture, Urianos posa le pied à terre. Devant lui, un homme sortit d'une ruelle, pointant une lance contre lui, un regard inquisiteur sur l'empereur noir d'Iraneth. Urianos posa alors son regard froid sur l'homme en face de lui, nullement impressionné par ce dernier. Un sourire sadique vint caresser ses lèves. Il leva sa pauma à plat, à hauteur de sa poitrine. Il la ferma alors brusquement, et dans un bruit de craquement horrible, le torse de l'homme se referma sur lui même. Le corps heurta le sol, inerte.



Urianos fit alors le tour de sa monture, dans le but d'évaluer l'ampleur des dégâts. Le fer de la lance était encore dans la plaie, mais le bois avait cédé sous les coups forcenés du dragon. Posant une main sur son encolure, Urianos lui fit comprendre qu'il allait le soigner, qu'il devait rester calme. Le dragon lui tourna un regard anxieux. Il posa sa main gantée sur le morceau de métal, et le retira d'un coup sec. La bête poussa un cri d'agonie en se débattant. Urianos attendit que cette dernière se fût calmée pour poser sa paume sur la plaie suppurante. Fermant les yeux, il laissa la lumière violette échapper de sa main, entourée de petites sphères violettes. Sous sa main, les tissus de l'organe se relièrent l'un à l'autre lentement. Puis des écailles vinrent recouvrir la chair lacérée. La blessure était profonde, et la bête en pâtissait encore, mais au moins, il pouvait retourner au combat.



Il monta à nouveau sur le dos du dragon, et ce dernier repartit en direction du village. Quant il déboucha des ruelles étroites, le combat faisait déjà rage. Et il tournait en l'avantage de l'empire. Les fermiers qui s'étaient emparés d'épées et de glaives avaient depuis longtemps oublié comment s'en servir efficacement, si un jour ils avaient réussi à bien se battre avec.Leurs muscles étaient noueux, typiques de ceux d'un fermier qui laboure ses champs et effectue de telles corvées, ce n'étaient pas des bras d'épée.Pourtant, les guerriers insectes tombaient sous les coups des Argentois. Mais si cela était possible, c'était parce qu'une lourde bâtisse fortifiée s'élevait au milieu de la place. À son étage, des archers laissaient leurs projectiles partir, les insectes tombaient sous leurs coups. Pourtant, aucun des soldats ne semblaient s'en préoccuper, trop pris par les combats qui les opposait, leur cerveau plus lent, ne leur permettait pas de considérer cet autre problème. Même avec des sélections de guerriers, la faible capacité de leurs réflexions restait toujours un fait. Urianos laissa quelques mots partir dans l'immensité de la collectivité, tandis que son bras, emporté par le poids de son épée, venait décapiter un soldat.



** Que ceux qui sont a proximité tentent de pénétrer dans la bâtisse foritifée, je veux que vous neutralisiez les archers à l'étage, c'est la seule solution... **




Alors que ses mots se perdaient dans l'esprit de ses soldats, son épée transperça le gosier d'un de ses adversaires. Autour d'Urianos, un cercle commença rapidement à se créer, les soldats d'argent efficacement repoussés par sa science des armes. Les coups d'épées hargneux qu'il donnaient n'avaient d'égal, que leur vitesses, et les soldats du royaume tombaient rapidement autour de lui. Mais il ne pourrait pas tenir indéfiniment. La concentration que lui demandait de repousser les ennemis était facilement supportable, mais ajoutée au fait de dévier les flèches qui partaient sur lui et de suivre l'évolution de ses hommes dans le fortin, elle était presque insupportable. Son épée trancha un autre membre, avant de plonger dans un éstomac et d'en ressortir. Il para un coup à gauche et s'empara de la lance de son attaquant. Il la tira à lui avec force, entraînant son porteur avec elle. Tandis qu'elle volait plus loin dans la foule, l'épée de l'empereur noir s'enfonça de plusieurs centimètres dans le crâne de l'homme.



Plus haut, dans le fortin, les guerriers de l'empereur avaient pratiquement atteint la salle ou les archers libéraient leurs projectiles.Les lourdes portes de cette dernière avaient été scellés avec tous les objets passés sous la main des guerriers. Et un contingent de soldats brandissaient leur lance en direction de cette dernier. Mais la palissade tremblait lourdement, à chaque choc que les épaules des insectes infligeaient à la porte, tels des coups de boutoir. Finalement, la porte céda dans un bruit de craquement, et dix hommes insectes pénétrèrent dans la salle, précédés de leurs confrères.Les premiers se virent leur corps traversé par les lances des Argentois, mais ceux qui les suivirent furent plus chanceux. Rapidement, la garde fut détruite, et seule une cinquantaine d'archers demeurèrent à l'étage. Ils se tournèrent vers Les insectes, et dégainèrent leurs poignards, prêts à livrer leur dernière bataille. Ils combattirent fièrement, et avec habileté. Mais ils ne faisaient pas le poids face aux lances et au nombre des guerriers de l'empire.



Le combat tourna alors rapidement aux mains d'Iraneth. Privés de leur archers, les Argentois perdirent rapidement foi en leur victoire et leurs forces furent rapidement écrasées. Ils avaient affronté au moins autant d'hommes qu'eux, mais la visibilité des Argentois était réduite et ils étaient loin d'être préparés à livrer une telle bataille. Sur les quatre milles hommes qui avaient donné l'assaut, malheureusement, seul trois milles subsistaient... Le combat avait fait rage. Mais Urianos aurait besoin de d'avantage de soldats s’il désirait prendre le contrôle d'un nouveau village de la même ampleur...



Les soldats étaient essoufflés, et ils devaient malheureusement prendre une petite pause et se régénérer. Urianos, via la collectivité, leur conseilla de manger un peu, avant de reprendre le combat. Mais il craignait que ces hommes ne soient trop fatigués pour mener un coup de plus avec autant d'aisance. Le reste des troupes n'était pas loin derrière, frais et dispos. Il pourraient facilement mener un combat dans le prochain village, pendant que ses hommes se reposaient, il irait porter main forte sur le prochain champ de bataille. Ils n'avaient guère plus qu'une bourgade à traverser, et ils arriveraient jusqu'à Argent. Il aurait besoin de tous ses hommes pour ce faire, et l'aide des dragons serait bénéfique aussi. Malgré tout, il doutait que beaucoup de soldats se montrent en haut de la colline. Ils avaient déjà envoyés des hommes pour consolider leurs positions autour de la colline, ils n'auraient pas à affronter plus de cinq à six milliers d'hommes. Mais il ne serait pas seul, ses généraux seraient là pour l'accompagner, et ils ne serait pas moins de dix stratèges pour diriger la bataille. Qui plus est, il disposait de bien plus d'hommes, et les guerriers impériaux figuraient dans ceux-ci. La victoire leur serait quasiment offerte. Tout ce qui restait aux paysans d'Argent, c'était la rage du désespoir. Ils avaient vus les villages tomber devant eux, un à uns. Et puis... Il gardait encore quelques avantages face aux soldats d'Argent... Il avait embarqué quelques autres armes de jets. armi ses soldats plusieurs moniaux faisaient leur route. Ces petites catapultes embarquaient des dizaines de petits pierres destinées à décimer l'infanterie. À cette pensée, il ne put retenir le sourire sadique qui vint fendre ses lèvres...



Peu de temps après, le reste des troupes parvint jusqu'au village. Les torches des insectes projetaient des ombres grouillantes contre les murs des masures et les hommes avançaient en direction du centre du village. Bientôt, un peu moins de douze milles soldats parvinrent jusqu'au centre de la place. Au devant de chaque troupes s'avançait un général insecte, un étendard représentant sa faction derrière lui. Urianos toujours sur sa monture se tourna vers eux. Sa voix se fit plus forte, alors qu'il s'adressa à ses hommes.



" Ils ne nous reste guère plus qu'un village pour parvenir jusqu'à Argent, nous mènerons alors le combat décisif... Dans quelques heures, l'aube se lèvera. Mais ce sera une aube nouvelle que connaîtra l'empire. Une aube de gloire et d'éveil, après des siècles de sommeil. Demain, aux premières lueurs du jour, l'empire aura récupéré sa gloire perdue. Tandis que tous sur ce continent dorment paisiblement, le royaume d'Argent échappe petit à petit entre les mains de son vieux dirigeant. Comme une poignée de sable, les restes de son pouvoir seront balayés par le vent... Réjouissez vous mes enfants, car le monde entre dans une nouvelle ère... "



À nouveau, les soldats devant lui l'acclamèrent d'un bourdonnement de cliquetis mandibulaires et métalliques. Il s'adressa alors dans la collectivité, son message était désigné à ceux qui avaient participé à ce dernier combat.



*** Vous vous êtes battus fièrement. Et vous méritez amplement quelques instants de repos. Reprenez des forces pendant que nous nous approprions le prochain village, nous nous reverront dans un moment, quand seuls la ville d'Argent nous séparera de l'aube... ***



La lourde troupe se mit alors en avant. Huit milliers d'hommes prirent l'amont, en direction du prochain village. Ils feraient sur ce dernier, une victoire écrasante. Derrière Urianos, pourtant, plusieurs hommes qui avaient participé au combat précédant se mirent en route, désireux de combattre aux côtés de leur empereur jusqu'au bout... Ainsi, huit milles guerriers impériaux quittèrent le village, sortant les un après les autres des ruelles. Dans la plaine qui séparait les deux bourgs, huit milles guerriers s'illustrèrent. Brandissant des armes et des torches. Ces dernières bougeaient lentement dans la plaine. S'avançant comme des spectres vers le village. Plus haut, près de la forteresse, un dragon harcelait les soldats. La forteresse ne possédait guère plus de machines de siège sur ses tours, ces dernières avaient été descendues par les chevaucheurs Secyeth. Urianos fixait les fenêtres des bâtisses en face de lui, tentant de repérer les éventuels archers. Par la collectivité, il indiqua leur position. Les hommes continuèrent d'avancer, "comme une vague ondulant sur les collines". Ils s'arrètrent alors, de justesse hors de portée des archers. Dans un même esprit, les insectes se mirent d'accord pour les éliminer, décidant qui tirerait son javelot dans quelle fenêtre. Il lança alors sa monture contre le village.



Derrière lui, huit milles hommes se mirent en mouvement. L'élite impériale était placée devant. Les lourdes carrures de ces soldats permettaient d'en cacher d'autre derrière. De plus, la robustesse de la carapace de ces derniers empêchait les flèches de la briser. Ainsi, les huit milliers de guerriers se mirent à courir en criant avec rage en direction du village. La pluspart des flèches se heurtèrent contre les carapaces sombres des soldats impériaux, mais certaines parvinrent tout de même à trouver leur cible. Ici, aucune barricade, mais les espaces entre les maisons étaient bloqués par de lourdes portes. Urianos leva la main, et les gonds en fonte de la porte se mirent à ployer, laissant échapper un gémissement de souffrance. Crispant ses muscles, la main de l'empereur se mit à trembler. Alors, d'un seul coup, les jointures de la porte se rompirent, alors que les deux battants claquaient pour venir s'appuyer contre les murs des ruelles.



Rapidement, les soldats investirent les ruelles de la ville. La garde d'Argent les attendait fermement, lances pointées en avant, mais quel fut leur effarement en voyant l'élite cauchemardesque de l'empire se dresser devant eux. Ils tentèrent de les transpercer de leur lances, mais ces dernières ne trouvèrent aucun défaut dans leur armure biologique. Peu à peu, les escadrons compacts reculèrent vers l'intérieur du village, balayés par les forces de l'empereur. Une véritable bataille rangée s'empara des ruelles. La place centrale du village, beaucoup moins vastes, faisait méandrer de petites routes dans la ville, et dans ces dernières, les soldats d'Iraneth s'étaient dispersés, entourant petit à petit ceux d'Argent. Sans que ces derniers ne s'en rendent compte, ne sachant ni ou étaient leur frères ni ou étaient les insectes le piège se refermait sur eux...



Urianos, de son côté, laissait l'ivresse du combat s'emparer de lui. Dans les ruelles étroites, il faisait voler son épée autour de lui, et cette dernière atteignait les guerriers coincés à chaque coup. Ceux qu'ils ne tuait pas, son Vutrail s'en chargeait. Chaque fois qu'une ruelle rencontrait un nouveau croisement, les guerriers insectes se déversaient un peu plus dans la citée. Lentement, Les troupes d'Iraneth avancèrent vers le village, sans même se fatiguer, tandis que les troupes d'Argent s'amenuisaient. Les membres tranchés et les cadavres s'empilaient dans des marres de sang, le long des rues d'Argent.Souvent, au milieu de quelques cadavres d'Argentois, on trouvait la dépouille visqueuse d'un homme insecte. Mais la victoire s'offrit finalement à l'empire. Alors qu'ils parvenaient à la place centrale, une vague de cavalerie s'élança contre eux, mais alors qu'elle se brisait partiellement sur les lances des guerriers noirs, d'autres insectes les contournaient pour les prendre entre deux vagues. Encerclés, pris aux pièges, les guerriers n'avaient aucune chance. Bien que dignement, ils s'en allèrent vers les grandes plaines de lumière...
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MessageSujet: Re: Une nouvelle aube... [PV Iraneth] Dim 29 Nov 2009, 17:31

Les soldats se réunirent alors au milieu du village. La bataille avait été courte, et ils en étaient sortis victorieux. L'arrière-garde n'avait même pas eu de contact avec l'ennemi. Urianos fit appeler Kéridos. Il demanda à ce dernier de regrouper les troupes, il fallait se préparer pour l'ultime combat... Kéridos repartit en direction de l'armée, tandis qu'Urianos se tournait vers la forteresse d'Argent... Il se demandait si Draken parvenait à accomplir sa mission...



Spoiler:
 



Ils venaient d'atteindre les murs de la forteresse. S’ils ne rencontraient pas de contretemps, ils devraient terminer leur mission à temps... À nouveau, il étendit magiquement ses sens. Les troupes qui étaient restés de garde au dernier village. Ils ne seraient pas moins de dix milles soldats pour mener cette bataille. Et les machines de guerre qu'il avait fait venir d'Iraneth ne seraient sûrement pas de manque. La victoire lui était maintenant assurée. Alors qu'il se perdait dans ses pensées, le dénommé Kéridos revint vers lui.



-" Mon empereur, nous n'attendons plus que l'arrière garde pour partir...




-" Bien, dites au hommes de se préparer à partir, nous serons sur la forteresse dans l'heure... "




"Bien empereur"
Il s'effaça ensuite, le laissant terminer ses réflexions.

Peu de temps après, le reste des hommes arrivèrent. Les mogneeau furent placés aux devants de l'armée, et les pierres mises à leur disposition en abondance. Les Parias vinrent se placer aux devants des troupes, prêts à lancer leur assaut soutenu sur les soldats Argentois. Les éclaireurs avaient rapportés qu'ils n'étaient guère plus de sept mille, et c'était la plus grosse armée qu'il restait dans le royaume. Le reste se composaient de petites troupes de paysans ou encore une compagnie en déroute.Ceux qui n'avaient pas été massacrés par les dragons seraient exécutés dans les jours qui suivent...

Les guerriers insectes mirent quelque temps à s'organiser, mais l'armée fut finalement reconstituée, et prête à partir au combat. Ils n'attendaient plus que les ordres d'Urianos...
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MessageSujet: Re: Une nouvelle aube... [PV Iraneth] Dim 29 Nov 2009, 17:34

Il sentit l'esprit de Draken effleurer le sien, signe d'acquiescement. Il concentra alors ses recherches magiques vers le reste de l'armée. Mais comme pour le supporter dans sa victoire, ces derniers étaient tout proches. Ils pénétraient dans le bourg en ce moment même. À peine quelques minutes plus tard, un flot d’hommes insectes pénétraient sur le forum du village. Kéridos, un des généraux s'approcha d'Urianos. Le puissant colosse s'approcha de son empereur, un lourd marteau dans la main. Il courba l'échine devant son empereur et attendit que ce dernier ne lui adresse la parole.



" Kéridos, laissez une partie de vos hommes ici et prenez trois milles de vos hommes et de ceux de Slaryeth avec vous, vous allez nous suivre jusqu'à Argent, pour ce qui est du reste de l'armée, qu'ils continuent l'offensive, nous les retrouveront en temps voulu devant la forteresse, pour l'instant, nous devons continuer de nous frayer un chemin jusqu'aux contreforts. "








L'empereur fit rejoindre sa monture, celle des autres parias. Il était temps de sonner l'attaque. Un homme à côté de lui sonna le cor, et l'armée se mit lentement en mouvement, marchant tous au son des tambours de guerre. Devant les guerriers d'Argent, les insectes commencèrent alors à sortir du village, franchissant les portes qu'ils avaient ouvertes. Plus loin, les soldats resserraient leurs rangs, se préparant pour les combats. L'appréhension se lisait clairement dans leur yeux.Mais la fierté qu'on leur avait toujours appris à garder les empêchait de faire demi tour, les empêchait de fuir. Ils se battraient pour garder Argent, jusqu'à que le denier soldat paye l'affront de sa vie.Lentement, Urianos avançait au devant de ses hommes, ballotté par les pas lents de sa monture.Autour de lui, ses soldats avançaient avec le même entrain, la même fierté, la même confiance.Ils accomplissaient, aujourd'hui, quelque chose dont ils tireraient fierté, ils établissaient la première colonie insecte sur émeraude... à bien des mètres de la petite enceinte, l'armée s'arrêta, les rangées de soldats arrêtant unes à unes d'avancer. Les mogneeau furent chargés, et leurs cordes tendues. Les pierres dans leur cuillère, prêtes à être catapultés sur les soldats. Lentement, Urianos tira l'épée qui pendait à son flanc. D'un geste gracieux, il la sortit. Il la monta alors lentement à hauteur de son épaule. Il attendit encore quelques secondes, toisant du regard les soldats d'Argent. Ce combat était le dernier avant qu'ils ne s'emparent de la forteresse. Dans quelques heures, Il accomplirait ce pour quoi Zellus était mort, dans quelques heures, son prédécesseur serait finalement vengé, comme il avait promit de le faire. Il rabattit alors brusquement son arme, alors que les mots qui sonnaient la charge sortaient de sa bouche. Partout autour de lui, les mogneau tirèrent les projectiles mortels, alors que toute l'armée se mit à courir vers Argent.Quand ils ne furent plus qu'à quelques mètres de la palissade, les flèches se mirent à voler, tandis que les javelots des insectes décollaient au dessus des pierres grises et du mortier. Une porte se tenait devant eux.Alors qu'il était encore à quelques mètres de cette dernière, Il avança sa paume, face au ciel, avant de fermer le poing et de brusquement la rabattre contre lui.Les deux lourds édifices d'Argent s'ouvrirent brusquement, offrant un accès direct aux Parias sur l'armée. Ils s'engouffrèrent brusquement dans l'étroite porte, se déversant dans les ruelles du bourg. Alors qu'ils commençaient à monter la rue, une volée de flèches partirent dans leur direction. Plusieurs hommes tombèrent, le corps déchiré à multiples endroits par les têtes de métal des archers. La monture d'Urianos se heurta violemment contre les rangées de soldats. Comme celles des autres Parias elles firent une longue percée dans les soldats. La monture propulsant sa lourde tête contre les autres soldats, tandis que leur cavalier donnait des coups éffainnés tout autour d'eux, faisant tomber les hommes uns à uns. Autour d'eux les soldats de l'empire pénétraient aussi dans le bourg, se heurtant contre les lignes de guerriers d'Argent. Urianos et ses suivants commencèrent à monter dans le bourg, mais les soldats d'Argent étaient bien mieux organisés et bien mieux entraînés que les hommes qu'ils avaient combattus jusqu'à maintenant. Armés de lances et d'épées, ils se servaient de ces dernières avec aisance, et ne craignaient pas de faire preuve de courage. Les Vutraïls tombaient un à uns, sous les lances expertes des Argentois. Celle d'Urianos figurait dans une des premières. Une première lance vint s'enfiler entre ces côtes. Sous la douleur, le reptile arrêta sa course, tentant de se débattre. Un autre lance vint alors l'immobiliser sur le côté. L'animal, enhardi par la douleur, se débattait. Tandis qu'Urianos massacrait les hommes autour de lui. Une troisième picte vint déchirer le poitrail du Vutraïl, le faisant pousser un cri strident de douleur. Bientôt, deux autres virent l'y rejoindre. L'animal se débattait, mais avec de moins en moins de force, s'en vidant lentement. Poussé par l'énergie du désespoir, l'animal bourrait à gauche, puis à droite, marquant un lent temps d'arrêt entre deux. Puis, vidée, au bord de l'agonie. Elle se laissa lentement tomber au sol. L'empereur s'en dégagea avant qu'elle touche le sol et s'écarta d'elle, portant sur le pauvre animal un regard où l’on aurait presque pus lire de la peine. Son capuchon toujours rabattu sur sa tête, il laissa un sourire pervers se dessiner sur ses lèvres. Les Argentois se tinrent alors des regards, hésitants... Mais ils n'eurent pas le temps de réfléchir plus que ça sur leur actes, Urianos se lança sur eux, l'épée au clair. Effectuant un grand mouvement circulaire, son épée vint se ficher dans les côtes d'un premier soldat. Avant qu'il ne la fasse ressortir, la faisant tourner autour de sa tête, une fois, il vint trancher la tête d'un deuxième homme. Il parra un coup d'épée devant lui repoussant l'attaque. Il leva son autre bras en même temps, et deux hommes furent brusquement projetés au sol. Il leva son arme au dessus de lui, et la rabattit sur la poitrine d'un autre homme. Une lueur démente dansait dans ses lobes, alors que, tel un démon, il faisait tomber les ennemis autour de lui, trépassant les uns après les autres.



Encouragés par la folie guerrière de leur empereur, les soldats autour de lui combattaient avec encore plus de hardiesse. Et lentement, rythmé par leur coups, ils entamèrent un champ guerrier, lent, lourd et fort. Partout dans le bourg, les soldats de l'empereur progressaient lentement vers la forteresse, tandis que les Argentois abandonnaient lentement leur positions, ravagés par les coups des insectes. Malgré tout, eux aussi tombaient en nombre. Mais les Argentois rendus aveugle par l'obscurité étaient dépassés par la vision nocturne des insectes. De plus, leur puissants bras et leurs longues griffes étaient bien plus utiles au corps à corps que les longues lances ou épées des Argentois. Non seulement ce n'était plus un peuple guerrier, mais jamais ils n'avaient jamais été entraînés à se battre face à de tels ennemis, et la plupart n'avaient sûrement jusqu'à jamais imaginé de créatures aussi cauchemardesques. Les Insectes utilisaient leur lances pour empaler leurs ennemis, mais une fois que la distance se montrait trop réduite, les guerriers bestiaux se jetaient sur les Argentois pour labourer leur poitrines de leurs longues griffes.Ainsi, lentement, les troupes d'Urianos gagnaient les hauteurs d'Argent.

Urianos sentit un Secyeth approcher, levant les yeux, ils vit Améthyst, chevauchant fièrement rubis. Ce dernier plongea dans la masse de troupes d'Argent, plusieurs soldats, furent broyés par les énormes serres de ses pattes, d'autres furent déchiquetés dans la bouche du reptile. Alors qu'il reprenait de la hauteur, les corps inertes de plusieurs soldats retombèrent dans la foule des Argentois paniqués. Alors qu'il se heurtaient contre le sol, telles des poupées de chiffon décharnées, ils entraînaient d'autres soldats dans leur trépas. Mais Urianos ne s'en souciait guère, il continuait à faucher les hommes autour de lui, tandis que ses frères suivaient ses actes, le même chant barbare dans la bouche. Derrière, d'autres insectes avaient rejoint les rangs des Parias qui faiblissaient. En effet, ils ne possédaient pas une physionomie propre aux combats d'infanterie, et seuls les plus vaillants d'entre eux restaient à manier les armes. Mais la bravoure était tout aussi présente du côté d'Argent. Les soldats d'Argent se battaient comme des lions, décidés à défendre leur honneur jusqu'au bout, c'est la dernière chose qui resterait d'eux après leur trépas. Mais même si ils avaient abattus une grand nombre d'insectes, leur rangs s'amenuisaient toujours un peu plus, les forçant à rapprocher leur ceinture autour de la forteresse. Quelques archers s'étaient regroupés sur les hauteurs de ces dernières, mais ils n'étaient qu'une poignée, les autres se battaient déjà dans la mêlée qui se rapprochait d'Argent. Tandis qu'il valsait, enfonçant une épée derrière lui, la lame contre sa côte, il étendit sa magie jusqu'à la forteresse. Alors qu'il se retournait en envoyant son épée dans la mâchoire d'un autre ennemi, il laissa échapper un sourire de satisfaction, ils étaient en train de croiser le fer dans les appartements du roi. Son épée rejoint le sol dans son mouvement, et il tendit l'autre bras devant lui, à nouveau plusieurs soldats furent propulsés contre le sol, comme plaqués par un bras insivible. Dans un ensemble parfaits, les insectes levèrent leurs lances, les rabattant ensemble sur les rangs ennemis, éliminant une nouvelle rangée d'hommes. La blessure qu'il avait reçue à la côte le faisait souffrir, et le sang avait déjà commencé à coaguler contre le cuir, tandis que la croûte toujours déchirée par les amples mouvements du Secyeth laissait échapper un flot de liquide noir. La fatigue lentement le gagnait, mais il ne diminuait pas la vitesse de ses coups. Beaucoup d'hommes étaient tombés, mais ils se rapprochaient de la forteresse. Bientôt, ils seraient dans la grande salle, et Argent serait à eux. Il ne pouvait pas faiblir. Il était empereur, et il descendait d'une puissante famille. Il ne faiblirait pas, il était fort, il ne tomberait pas, la mort passait avant le déshonneur. Cette pensée lui donna une énergie nouvelle, et il multiplia encore les coups de son épée. Autour de lui, les généraux entretenaient les mêmes pensées, ils ne restait plus qu'un millier et demi de soldats sur leurs routes, ils atteindraient alors la forteresse.



Ainsi, les soldats de l'empire gardèrent la foi. Les épées de chacun de leur dirigeants étaient comme des lanternes sur le champ de bataille, guidant leurs hommes dans la foi et dans la rage. Leur épées décousaient la chair et leur rage décomposait le courage. Même si les Argentois gardaient la tête haute devant ces être enragés, au plus profond d'eux, leur courage défaillit et ils doutaient. Impressionnés devant leur folie guerrière et leur rages. Jamais, même dans les contes où l'on citaient les plus barbares des bandits ils n'avaient vus cela. Mais l'empereur demeurait bien le plus effrayant. Le fanatisme que lui vouaient ses soldats semblaient lui donner encore plus de rage et de force sur le champ de bataille. Et même si la fatigue le gagnait petit à petit, il ne se laissait pas faiblir. Repoussant toujours plus loin ses limites. Plongeant son épée dans les entrailles d'un soldat avant de la ressortir pour trancher une autre tête. Ainsi, bientôt, il ne restait quasiment plus de soldats devant eux.



Quelques flèches plongeaient parmi les soldats, tirés maladroitement par les serviteurs et les rares soldats qui étaient demeurés au château. Devant l'empereur, Vint guerriers se tenaient, épars. Ils luttaient, sachant leur cause perdue, mais se sachant dernier rempart entre l'empereur et leur roi. La peur les avaient quittés, et ils étaient comme investit d'une force nouvelle. Ils n'étaient plus que vingt, mais ils maniaient leur épée comme aucun soldat ne l'avait fait jusqu'alors, et ni leurs blessures, ni leur fatigue ne semblait leur porter préjudice. Urianos était engagé dans un duel face à trois d'entre eux. Ils s'était interdit à utiliser sa magie, son code d'honneur étant au dessus de ça... Il l'utilisait dans une mêlée, mais dans un duel équitable, face à des hommes dépourvus de magie, il n'était pas capable à s'y réduire. Il parra un premier coup sur sa gauche plongea sur le même côté pour en éviter un qui venait de son autre bord, en se relevant, il parvint à lacérer profondément la cuisse d'un soldat. Ce dernier tomba sur un genoux, mais il dressa fièrement son arme devant lui, fièrement. Urianos effectua trois passes, avant de percer un trou dans sa garde et de lui porter un coup mortel au coeur. L'homme tomba à terre, apaisé. Il savait qu'il rejoindrait les grandes plaines de lumière, et qu'il pouvait être fier d'avoir défendu son pays jusqu'au bout. Urianos retira son arme du cadavre, et reprit le duel face aux deux hommes. Ayant perdu le tiers de leur force, le désavantage se montra lentement, et bientôt, Urianos ôta la vie au second soldat. Il se retourna alors lentement face au dernier soldat. Un sourire sadique assombrit sa face quelques secondes, il s'élança alors contre l'ennemi. Il multiplia la vitesse de ses coups, et bientôt, l'homme se retrouva privé de ses jambes. Il n'eut guère le temps de jour de la vie plus longtemps... Il se retourna alors, tandis que le dernier homme tombait. Un hurlement de joie s'éleva alors des soldats...



Ils avaient vaincu l'armée d'Argent. Autour de la forteresse, guère de soldats n'élevaient encore leurs armes.Les forces d'Argent avaient été décimées, et cinq milles insectes convergeaient vers le lourd bâtiment blanc. Plus rien ne se dressait devant eux, plus rien ne s'opposait à leur victoire. Tandis que les soldats marchaient vers les portes d'Argent. Quelques flèches partirent dans leurs directions, uns à uns, les archers furent abattus par les lances des insectes. Ainsi, les soldats s'amassèrent devant la forteresse, formant des rangs, se divisant en cinq bataillons. Urianos se tint devant eux, seul face à la porte colossale d'Argent. Sa voix s'éleva alors, froide et cruelle.



"Faîtes apporter les béliers"



Plusieurs insectes apparurent alors derrière les rangs.Des monstres à la carrure impressionnante. Ils portaient tous à bout de bras des énormes troncs de bois noir, au bout desquels était fichée une tête de dragon en métal. Ainsi, trois groupes de soldats se détachèrent du lot. Chacun d'eux s'approcha d'une des lourdes portes de métal précieux. Les béliers reculèrent alors lentement. Puis, emporté par le poids du contrecoup, les bras des insectes envoyèrent leur puissant fardeau contre les lourds battants.Le bruit sourd résonna, faisant trembler les structures de métal, ployant légèrement le métal là où la têt avait frappé. Ils répétèrent leur action. Alors, lentement, les portes se mirent à céder. Sous le coup des lourdes armes, sous la force des puissants soldats, les barres de métal, qui empêchaient les portes de s'ouvrirent lâchèrent petit à petit. La porte qui était à l'extrême droite céda la première. Dans un claquement sourd, le barreau de métal céda, et la porte s'entrouvrit, tandis que les soldats retenaient le bélier, l'empêchant de valser dans la salle. La porte à la droite d'Urianos céda en seconde place. Puis celle qui était en face de lui s'entrouvrit à son tour. Les passages pour la forteresse étaient maintenant ouverts. Les portails étaient à présent rouverts, ils s'apprêtaient à investir la forteresse.



À nouveau, La voie d'Urianos, resté immobile jusqu'alors, s'éleva dans les airs Allez-y. Alors, les insectes qui avaient tenus les béliers laissèrent choir ces derniers à terre. S'emparant des battants d'Argent, ils les repoussèrent lentement contre les murs. La voie était ouverte. Urianos leva alors son épée d'un coup. Les soldats s'élancèrent dans la forteresse qui étaient maintenant leur. Urianos Les suivit à son tour, d'une démarche lente et nonchalante. Dans le hall d'entrée, serviteurs, scribes et habitants du château s'étaient réunis, brandissant maladroitement les armes qu'ils avaient trouvées. Mais ce n'était qu'une bien piètre armée face aux hordes d'insectes. Urianos pénétra lentement dans le hall d'entrée. Devant lui, les soldats massacraient ce qu'il restait de résistance. Il demeura froid face à cet acte de barbarie. Gardant un visage impassible et des yeux mauvais. Les mains dans le dos, il laissa son regard se balader sur la forteresse qui était maintenant sienne. Dans le hall, les étendards d'Argent, l'hippocampe d'argent sur fond bleu, étaient déroulés sur le mur, tandis que d'autres tableaux ou tapisseries occupaient le vide. Mais les murs restaient principalement meubles, parsemés de torches. Le plafond était haut, et des lustres pendaient à ce dernier. Le sol de pierre était meublé par des tapis bleus. Face à lui, deux escaliers permettaient d'accéder sur une esplanade, au dessus de cette dernière, était accroché un portrait du roi Wydler, à gauche et à droite, des couloirs partaient vers différentes ailes du château. En dessous de cette dernière, un grand couloir menait à une autre salle, sans doute la grande salle. Toujours aussi calme, Urianos évita les combats, se dirigeant vers l'escalier de gauche. Nonchalamment, il gravit ses marches, avant de tourner vers la gauche, empruntant les couloirs de la forteresse. Il tourna plusieurs fois, se dirigeant vers les appartements royaux. Durant tout le trajet, il ne croisa qu'un seul garde. Ce dernier brandit sa lance vers Urianos, apeuré, traumatisé par la vision d'horreur de l'empereur. Urianos leva alors un bras, le décollant de son dos. L'homme lâcha son arme, portant ses mains à son cou. Il s'éleva lentement dans les airs, tentant d'empêcher la strangulation que la lévitation d'Urianos opérait sur sa gorge. Mais, lentement, il arrêta de se débattre, avant de finalement choir dans les airs, comme une poupée de chiffon. Urianos descendit son bras, le ramenant contre son dos. L'homme tomba mollement au sol. Indifférent, Urianos poursuivit s à route. Il atteint finalement des escaliers. Des débris de verre jonchaient les tapis de ces derniers. Il entama lentement son ascension. Dans le hall, les soldats avaient terminés d'exterminer leurs opposants, et suivaient les directives des généraux. Il dépassa la dernière marche et s'engagea dans un couloir. Un homme richement habillé jonchait le sol, la poitrine perforée, le sang s'était écoulé autour de lui. Il bifurqua à l'angle, et deux autres gardes jonchaient le sol, les portes des appartements grandes ouvertes. Il s'y engagea, lentement. Partout, des cadavres jonchaient le sol. Les hommes de Draken conversaient à voix basse, tandis que deux jeunes écuyers gardaient la famille royale dans un coin, le roi, la reine et la princesse héritière. Cette dernière sanglotait dans les bras de sa mère, effrayée...





Draken s'avança alors vers lui. Il posa un genoux à terre et courba la tête. Sa voix froide s'éleva alors Me voici, mon empereur, ma mission accomplie Draken acquiesça de la tête. Il se détourna alors du chevalier et s'avança au milieu de la pièce. Il fixa le roi dans les yeux. Sa voix s'éleva alors, cruelle, presque méprisante...



" Votre peuple est mort Wydler, vous avez failli à votre tâche... Vous me faites pitié de préférer garder la vie, alors que vos hommes sont morts bravement pour vous... La gloire guerrière de votre royaume est chue... depuis bien longtemps...




Il se détourna alors de ce piètre roi, et se tourna vers la balustrade. Une dernière fois, sa voix s'éleva Emmenez ce lâche loin de ma vue... Il fraîchin alors les quelques pas qui le séparaient de l'extérieur. Franchissant la fenêtre, il s'appuya de ses deux mains sur la barrière. Il laissa alors son regard traverser le royaume qui était maintenant sien... Au loin, l'aube se levait... une aube nouvelle...





[Voilà, c'est fait, la guerre est entamée... Il est parfois moyen, mais j'en suis réellement fier..., c'est mon chef d'œuvre, 14'210 mots... Si jamais vous voulez me citer dans vos posts, ou modifer quelque chose que j'ai mis, ne vous dérangez pas, j'ai tout fait d'une traite, je comprendrai... Je voudrais aussi, dédier mon oeuvre à Zellus, c'est en partie à elle qu'il est là... Enfin, j'éspère que vous aurez apprécié, car c'est l'oeuvre de ma vie... ]
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Rôle: Porteur des ténèbres, Chevalier d'Irianeth
MessageSujet: Re: Une nouvelle aube... [PV Iraneth] Dim 20 Déc 2009, 16:24

La flotte avançait toujours, groupée, tranchant la mer calme à l'aide des poupes vigoureuses des navires Noirs. Les bateaux, construits peu de temps auparavant, et vérifiés depuis presque tous les jours par les meilleurs spécialistes faisaient office de perfection en terme de navire. Aucun détail n'avait été laissé au hasard, il y avait assez de place pour tous les hommes embarqués, assez de nourriture, et du personnel pour répondre aux besoins divers des insectes ou plutôt des nobles et des dignitaires puisque les insecte n'avaient pas à éprouver de besoin. Et Urianos, l'Empereur, qui se disait être leur frère. C'était réellement du n'importe quoi ! Comment un Empereur pouvait se considérer et se désigner en public comme les chef de ces ignobles créatures sans cervelle ?! Et pire encore, comment ces insectes hideux arrivaient-ils à croire au fait que l'Empereur se considérait comme l'un des leurs ?! D'accord, cet Empereur là se voulait assez proche de son peuple, il vivait sans artifice, sans luxe ostentatoire, mais il restait tout de même Empereur et se voyait chaque jour accordé des privilèges que personne d'autre n'aurait jamais. Sauf le prince bien sur, chez lui même histoire. Sauf que le prince actuel se complaisait dans son titre. Peut-être était-ce ainsi à cause de son jeune âge, après tout, à sa place, Meyko se doutait qu'il aurait agit de même, il avait toujours eut un penchant marqué pour l'admiration et la complaisance. Mais tout de même, il n'aimait pas l'Empereur, n'aimait pas le prince. C'était un fait, et n'importe quel argument aurait pu aider à le démontrer. S'il le fallait, il aurait volontiers fait preuve de mauvaise foi pour cela. Draken, quant à lui, semblait apprécier les Empereurs qui se succédaient. Peut être, en sa qualité de chef des chevaliers de l'Ordre Noir, jouissait-il de privilèges dont Meyko n'avait pas la moindre idée. Mais non, c'était impossible. Draken n'était pas ainsi, s'il avait eu accès à des privilèges, il les aurait refusé et en aurait exigé pour tout l'Ordre. Oui, car dans l'Ordre, c'était une vraie famille qui évoluait et eux, seulement eux, étaient dignes de s'appeler "frères".

La première fois où Meyko avait été nommé ainsi, c'était le jour de son adoubement. Il se rappelait d'ailleurs que c'était lui qui avait organisé la cérémonie d'attribution - tout comme la dernière en date d'ailleurs, mais celle-ci, il préférait ne pas y penser étant donné la quantité phénoménale de problème qui en avait découlé. Toujours est-il qu'après celle-ci, alors que tout le monde était descendu de l'estrade, Meyko avait était retenu par son maitre et adoubé, alors qu'il venait juste de se relever de la plus grosse erreur de sa vie. Mais la meilleure également. Litthyssia. Et deux petites erreurs qui étaient nées - c'est le cas de le dire - de leur amour : les jumeaux. La première fois qu'il les avait vu, il n'y avait pas cru, comment deux enfants pouvaient leur ressembler autant. Hyllï rattrapait de jour en jour la beauté de sa mère, mais Meyko avait cessé de la voir en elle, désormais, il la voyait comme sa fille, une guerrière accomplie, un petit prodige en fait. Il se demandait très fréquemment si son fils parti avec sa mère en territoire moins hostile lui ressemblait également... Mais cette réponse, il ne l'aurait très certainement jamais. Une chose était sure, pour avoir réussi à contacter sa sœur malgré la grande distance, le gamin était puissant. Très puissant, peut-être même plus que sa sœur, mais ça il ne pouvait pas le dire, il était impossible de juger un ensemble magique en se basant uniquement sur la télépathie, pouvoir de base, même si ici son application avait été trop bien réussie en vue de la difficulté. Les jumeaux que sa ... partenaire avait mis au monde étaient réellement puissants, et souvent le porteur de ténèbres se demandait pourquoi ce n'était pas eux qui avaient écopé des rôles de la prophétie. Niveau cruauté, forcer à se battre des âmes-sœurs ou des frères et sœurs jumeaux, cela se valait... Pourquoi les Dieux n'avaient-ils pas choisis des personnes faites pour le combat et la magie, ayant des prédispositions écœurantes plutôt que deux autres, forts et puissant certes, mais pas autant. C'était illogique, c'est pourquoi le chevalier Noir se complaisait dans l'idée que les Dieux n'existaient pas.

Et donc les bateaux voguaient fièrement. Au début du périple, tous étaient excités, sautant et s'affairant en tous sens, gardant leur arme en main et s'apprêtant à sauter par-dessus la poupe pour aller mener bataille. Les fous ne savaient rien, ils ignoraient tout de la géographie et par la même occasion le fait qu'il leur faudrait beaucoup de courage et de patience pour arriver et débarquer sur Argent. Les dignitaires et lieutenants essayaient de maintenir la motivation des troupes, mais les jours passaient et bientôt les soldats préférèrent se détendre et s'entrainer plutôt que de guetter cette terre qui n'approchait pas sans relâche. Sur le bateau réservé à l'Ordre, rien ne s'était passé ainsi. Chaque chevalier s'était occupé comme il le faisait habituellement, continuant d'entrainer ses écuyers, et ne s'impatientant pas trop. Tous ? Non. Pour Meyko, cela n'avait pas été la même histoire. Depuis qu'il avait été sorti de son alvéole par un petit serviteur sur ordre du chef, il était resté dans sa bulle. Il avait traversé tranquillement les rangs des troupes noires, puis avait du les retraverser pour avoir un entretien avec l'Empereur - entretien débile auquel il ne comptait pas prêter attention et encore moins allégeance - avant de pouvoir retourner vers le bateau. Là, il s'était adossé contre la paroi de bois et s'était enfermé dans concentration. Jamais il n'avait prit part aux conversations qui animaient la vie des chevaliers, quand ils mangeaient, il se servait rapidement et toujours légèrement par télékinésie - le jeune homme n'avait jamais été un grand mangeur, surement car il avait été habitué à une ration ridiculement petite dès sa naissance. Et les jours passèrent, Il avait vu Draken entrainer sa fille, Jayade entrainer Naliatès, Shivak et Kaleena. De son côté, il avait vu Ventio s'entrainer avec les autres, sans le soutien de son maitre. A l'évidence, il commençait à le connaitre assez pour savoir qu'il risquerait sa vie qu'il allait le déranger en ce moment. Les jours passaient et la concentration de Meyko ne cessait pas. Il restait simplement assis, à réfléchir, ou plutôt, à se vider l'esprit. Afin de ne pas commettre d'erreur, il avait besoin d'être au maximum de ses forces. Le physique étant déjà atteint, lui restait le mental. Il savait très bien qu'il ne fallait jamais sous estimer ses adversaires, cette erreur, il l'avait commise lors de son tout premier entrainement. Battu par un pantin. Prétentieux, il n'avait pas prit sa cible au sérieux et celle-ci s'était animée. Du moins cet échec cuisant lui fut bénéfique puisqu'il ne refit plus jamais la même erreur. Et il ne comptait certainement pas la réitérer à Argent, le combat le plus risqué qu'il allait connaitre, avant que les réels combats contre les chevaliers d'Emeraude commencent bien sur...

Enfin, un jour pourtant comme un autre, Meyko se leva, descendit dans ses quartiers et vérifia son matériel très rapidement. Tout avait été placé comme il l'avait exigé. Finalement ces insectes n'étaient peut être pas QUE des bons à rien. Après cela, il se dirigea vers la salle commune, tous prenaient leur déjeuner. Toujours sans mot dire, Meyko prit place entre Draken et sa fille. Il entre-aperçut certains regards se tourner vers lui, et peut-être même quelques sourires, mais il ne lança aucune remarque. L'heure n'était plus aux enfantillages, il ne fallait en aucun cas prendre le risque de voir une situation dégénérer, surtout pas à quelques jours d'une attaque. La nourriture était fade, insipide... Vraiment déplaisante, mais il n'y avait que cela et il faudrait s'en contenter. En attendant de goûter aux mets d'Argent préparés par des cuisinières de métier, il convenait de se maintenir en vie, et de supporter ce qu'on leur donnait pour calmer leur faim et leur transmettre un minimum d'énergie pour gagner la victoire qui les attendait. En parlant de victoire, Meyko - en même temps que les autres - quitta la table et se dirigea seul vers la cabine de Draken. Celui-ci conservait les plans de la première bataille, enfin de la conquête d'Argent et le jeune chevalier voulait les relire une dernière fois. Après tout, c'était lui le second, et si jamais il arrivait quoique ce soit à Draken ou que celui-ci était réquisitionné autre part, ce serait à lui qu'il adviendrait de prendre la direction des opérations. Meyko lut rapidement les différents parchemins, vérifiant une énième fois les consignes. Et une énième fois, il se fit la réflexion que c'était à eux qu'advenait le travail le plus difficile. La forteresse. Après cela, les troupes arriveraient et l'Empereur dirait quelques mots. Enfin, ils pourraient se reposer, et attendre les guignols verts sur le pied de guerre.

Le jeune homme reposa les papiers, il connaissait les directives par cœur, à la virgule près. Il prit soin de les ranger et retourna dans la salle commune. Chacun s'occupait comme il le pouvait. Meyko lui, s'exerçait à mettre le moins de temps possible pour faire apparaitre des boules d'énergie au creux de ses paumes. A cet exercice, il était indéniablement le plus rapide de l'ordre, il avait fini par prendre son ancien maitre de vitesse deux ou trois ans après son adoubement, mais cela ne s'était avéré possible uniquement grâce à des séances d'entrainement éreintantes. Il avait hâte de mesurer ses talents aux meilleurs de l'autre continent, ainsi voir laquelle des deux méthodes était en fin de compte la plus efficace. Sans aucun doute celle d'Irianeth. Et la première étape pour le prouver serait la conquête d'Argent, en une nuit à peine. Au fond de lui-même, il sentait que cela allait se passer cette nuit, et tout le monde devait le ressentir pareillement. Afin de s'en assurer, il prit le soin de transmettre les informations à son écuyer et à sa fille. les autres se débrouilleraient, ils n'étaient pas sous sa responsabilité. Meyko passa le reste de la journée dans ce fauteuil, à passer le temps par des petits entrainements factices. Puis, deux heures avant la tombée de la nuit, il se retira dans sa cabine. Là, il prit une heure de repos total, allongé sur son matelas, ne pensant à rien et décompressant avec de passer aux choses sérieuses. Au terme de cette heure, comme s'il savait ce que son maitre allait faire, Ventio vint lui tenir compagnie. Alors, le maitre s'équipa sous les yeux attentifs du jeune garçon. C'était la première fois qu'il revêtait l'armure en entier, elle n'était pas bien lourde, mais elle mettait un certain temps à enfiler, surement car il n'en avait pas l'habitude. Puis, il aida son écuyer à faire de même, le laissant autonome dans sa préparation mais vérifiant qu'il agissait bien correctement. Au final, aucun interstice de peau ne devait être atteignable, même pas la meilleure flèche du monde. Enfin, il finit par passer sa ceinture autour de sa taille, comme il l'avait fait à l'attribution. Son écuyer était prêt et ne fit pas prié pour sortir. Meyko soupira brièvement, puis il attrapa son épée et noua le fourreau à la ceinture noire et améthyste qu'il portait à la taille. Avant de sortir définitivement, il attrapa une cape noire qui était censée le recouvrir totalement si elle était bien positionnée. Il rejoignit le pont sans se retourner et attendit au même endroit qu'il s'était placé durant la majeure partie du voyage. La nuit venait de tomber, et même s'il ne possédait pas la même vue perçante que les insectes, il arrivait pleinement à distinguer la côte, à une heure environ de bateau. Soudain, il eut la folle envie de se téléporter là-bas, après tout, il était déjà allé à Argent ; mais il parvint à se contenir. Il ne restait plus longtemps à tenir et devoir attendre le reste des troupes pour partir plutôt que d'attendre en même temps qu'eux ne ferait que l'énerver plus encore. Et ça, ça n'était pas souhaitable. A nouveau, Meyko entra dans sa bulle, c'était la dernière fois qu'il pouvait se concentrer avant l'échéance.

Enfin, les premiers bateaux accostèrent, celui des chevaliers n'était pas dans les derniers, bien au contraire... Mais Meyko, ne contenant plus son impatience, sauta par-dessus le bastingage et atterrit en souplesse sur le sable mouillé. Les grosses créatures furent plus lentes à descendre mais l'armée mit étonnement peu de temps à se mettre en place. A l'évidence, les lieutenants avaient du faire répéter cet enchainement un nombre incalculable de fois, afin qu'ils mettent un temps optimal le jour venu. Le chevalier sourit, mais ce fut presque un sourire de frustration, cette fois-ci, il ne pourrait pas critiquer le travail effectué par l'Empereur. Lequel ne tarda pas à se placer en tête de ses soldats et à clamer un discours de motivation. Peut être était-ce un bon discours, Meyko n'aurait su le dire, il ne l'écoutait même pas en fait. Il passait en revue chacun des chevaliers et écuyers et vérifiait que tout était parfait, aucune mauvaise surprise ne serait acceptable au cours des combats, et même pire, une seule erreur pourrait entrainer leur mort à tous. Enfin, Draken arriva, avec ce qui leur servirait de montures cette nuit là, une espèce des plus rapides, des Vutrails. Rapidement et avec agilité, chacun enfourcha sa bête. Urianos sembla regarder un instant vers eux, et presque un signe de tête encourageant avant de reporter son attention vers ses soldats. Meyko avait déjà lancé sa monture, rien ne servait d'attendre la fin d'un discours qui ne leur serait pas utile. Eux avaient vraiment du travail cette nuit-là. Très vite, il fut rattrapé par Draken qui ne s'imposa pas en chef mais au contraire resta comme son égal, à ses côtés. Le chevalier vérifia rapidement que tout le monde était bien présent par un simple effleurement de pensée, en tant que second, il lui incombait de veiller sur les hommes, mais il se doutait qu'il n'aurait pas la tête à les compter toutes les cinq minutes. Voilà longtemps qu'il attendait cela, il allait enfin pouvoir faire reconnaitre sa valeur, rattraper son erreur de jeunesse. Et dire qu'il avait failli ne pas participer à cette guerre par simple caprice... Encore une fois pitoyable. Mais l'important était que cette nuit là, il était là. Là devant le premier village Argentois qui se dressait devant eux.

Sans un seul bruit qui aurait pu trahir leur présence incongrue, les chevaliers traversaient le village à vive allure. Heureusement pour les habitants, il faisait nuit, et donc ces derniers dormaient, ils évitaient donc d'être tués. Mais bon, cela retardait seulement l'échéance de quelques heures tout au plus, alors bon... Au moins avec les chevaliers ils n'auraient pas eu le temps d'avoir peur, de trembler, d'avoir mal, de souffrir des heures durant, le travail aurait été bien fait. Si on pouvait appeler cela un travail et si on pouvait appeler cela bien fait. De temps à autre, un villageois avait le malheur de souffrir d'insomnies. En quoi est-ce un malheur, et bien, disons pour simplifier qu'il n'aurait plus jamais l'occasion d'avoir à nouveau des insomnies. Les écuyers étaient si rapides, et Draken également. Pour l'instant, Meyko se contentait de rester concentrer, abattre des villageois ne l'intéressait pas, il n'y avait aucun honneur en cela, c'était même presque déshonorant. Le plan d'attaque était lâche, nécessaire, mais affreusement lâche. Attaquer par surprise, passe encore, de toute façon, les chances de victoire n'était que trop faibles lorsque que l'adversaire était préparé à un assaut, mais de nuit, une véritable conquête. Et tuer tout opposant, quel qu'il soit. Lâche, tout simplement lâche. Ces hommes n'avaient rien fait, ils auraient pu être conservés pour faire de bons esclaves au pire, mais non, il fallait qu'ils meurent. Il fallait respecter les consignes. Toutefois, Meyko n'eut pas l'occasion de dégainer son arme dans les premiers villages, les autres s'en chargeaient trop bien...

Vint enfin un endroit où ils rencontrèrent une petite résistance. Petite j'ai dit. Seulement assez pour forcer Meyko à sortir son épée de son fourreau. Le village en question était protégé par une faible muraille - quoique celle-ci atteignait tout de même les deux mètres de haut - qu'il ne fallut pas longtemps à Draken pour percer. La muraille était un topos d'Argent, mais à chaque fois, elles tombaient sous les coups des soldats de l'Empire. Peut-être comprendraient-ils enfin qu'une muraille n'est rien pour de sorciers ou pour des combattants. Mais en attendant, ils allaient se faire confisquer leur royaume... En voyant la porte d'entrée tomber au sol, Meyko ne put retenir une réflexion désobligeante comme quoi lui - si seulement on avait daigné lui demander son aide au lieu de foncer tête baissée vers le problème - aurait été plus rapide. Quelques dizaines de secondes certes, mais plus rapide quand même... Enfin, une légère force armée se dressa sur leur passage, au début, ils ne les aperçurent même pas. Ce n'était réellement pas drôle. Meyko eut presque l'envie de les avertir pour obtenir une réelle opposition en face de lui mais se ravisa en se disant que dans ce cas, c'était Draken qu'il risquait de rencontrer comme adversaire mortel. Et ce, plus rapidement qu'il ne fallait de temps pour le dire. La mort était un jeu dangereux, elle n'en valait pas toujours la peine, et ce jour-ci, ou plutôt cette nuit-là, rien ne justifiait de prendre un tel risque. Alors, le jeune chevalier sortit son épée comme ses compagnons et la fit virevolter entre ses mains en attendant l'impact. Enfin les hommes de garde se retournèrent, ce ne fut que pour mieux recevoir le coup mortel des épées. Dans ce village, Meyko fit trois victimes. La première avec son épée par un coup de débutant que même un élève aurait su paré. Presque simultanément, un deuxième homme tomba par une boule d'énergie juste ce qu'il faut de puissant pour causer la mort. Enfin, par un prolongement de l'action de l'épée, un troisième tomba. Le porteur de ténèbres s'arrangea pour nettoyer son épée avant de continuer sa route avec ses compagnons qui semblaient eux aussi avoir accomplit leur sinistre besogne.

Mais ce village n'était pas encore une histoire terminée et il fallait finir de le traverser. Plus loin d'autres gardes. A l'évidence, le peu de bruit et les cris étouffés des victimes avaient du en alerter plus d'un. On passa c'est tout. C'était dans les consignes de l'Empereur, qu'il avait prit soin de relire une dernière fois. Mais de toute façon, que croyait-il donc qu'ils auraient pu faire d'autre ? Un repas amical au pied de leur muraille ?!? De temps en temps l'Empereur devait oublier à qui il s'adressait, l'Ordre de Chevalier était composé de tueurs. On passa c'est tout. La même phrase lui revint de Draken cette fois-ci. Mais l'attention de Meyko ne se porta pas sur les hommes plus loin, après tout, ils seraient largement assez de huit pour les défaire. Le porteur de ténèbres, quant à lui, se trouvait intrigué par une lueur à demi camouflée dans un petit baraquement. A pas feutrés, il s'y dirigea. Il poussa la petite porte de bois, laquelle n'eut pas pu trouver une meilleure occasion pour grincer tandis qu'elle pivotait sur ses gonds, signalant ainsi sa présence. C'était ce qu'attendait, apparemment un homme - probablement le père de famille - tout en armes et qui brandissait à présent son épée au-dessus e la tête de Meyko. Habitué par les situations saugrenues de l'entrainement, Meyko n'eut aucun soucis apparent, il plaça son épée au dessus de tête, en protection ultime. Le choc fut rude et insoutenable, pour l'adversaire qui eut le loisir de contempler son épée de briser en plusieurs morceaux. Une épée factice. Ces hommes n'étaient pas entrainés, cela se voyait, son armure datait de trois générations au moins... Mais il n'y avait pas de sentiments qui tiennent dans une attaque, alors Meyko fit une légère feinte et plongea son épée dans l'un des interstices de l'armure du chevalier improvisé. Ce dernier eut le souffle coupé et ne tarda pas à s'écrouler sur le sol poussiéreux de la chaumière.

Alors qu'il se dirigeait sereinement vers la sortie, un petit gémissement suivi d'une réprimande angoissée à demie-voix retint ses pas et le fit faire demi-tour. Caché derrière un placard à balais, deux enfants en larmes. Le jeune homme fouilla la pièce du regard, il y avait bel et bien des traces d'une présence féminine, mais la femme - si femme il y avait réellement n'était pas là. Grâce à ses sens, il sonda la pièce et en arriva à la même conclusion. Il n'y avait que des enfants. Toujours pétrifié et ne sachant comment agir devant ces gamins, il sursauta presque quand il entendit un cri d'assaut derrière lui. Ayant juste le temps de se retourner, il aperçut une petite paysanne, pas grosse pour un sou qui se ruait sur lui armée d'une casserole. Mais, comble de malheur, son bras fut plus rapide que son intellect et l'épée - pareille à un prolongement de son corps - se planta dans le ventre la mère effarée. Alors que son corps tombait à son tour, Meyko gardait des yeux horrifiés d'horreur. Techniquement, ce n'était que la première fois qu'il tuait. Cette fois les deux enfants, en cœur, ne purent s'empêcher de laisser échapper un cri ; ils allaient finir par le faire repérer. Décidant alors qu'il ne fallait pas laisser de trace et tant pis pour le peu de morale qui lui restait, il se retourna vers les brailleurs.

Ce fut réellement à ce moment là qu'il les vit, ou plutôt qu'il les contempla. Environ cinq ans chacun, ils se ressemblaient pas mal si bien qu'on pourrait les décrire comme des faux jumeaux. Mais la fille, une petite blondinette, c'était le portrait craché d'Hyllïna, en plus apeurée peut-être, beaucoup plus apeurée en fait. Meyko en eut un choc et s'attendait au pire quand il se retourna vers le garçon. Encore une fois, un hasard désarmant, la même bouille que son fils, Akyro. Du moins, les mêmes cheveux, la même figure, la même couleur d'yeux. Exactement le souvenir qu'en gardait Meyko quand il l'avait laissée au bon soin de sa mère qui l'emmena sur Enkidiev, surement à Emeraude d'ailleurs. En revanche, dans le regard de son fils, il y avait eu comme de l'admiration mêlé à de la curiosité et un rien de timidité. Dans celui du gamin, à l'inverse, on voyait sa détermination, et sa Haine envers le chevalier qui venait de tuer ses parents. Cela faisait peut-être un peu trop de hasard. Meyko observa brièvement le corps de la jeune femme au sol, le portrait craché de Litthyssia. Trop de coïncidence tue la coïncidence. L'espace d'un instant, le porteur de ténèbres fut convaincu de s'être tué lui-même, d'avoir massacré son amour, et d'être sur le point d'achever ses enfants. Puis il se rassura quelque peu en se disant bien que c'était impossible, Hyllïna était dehors, Litthyssia et Akyro au château d'Emeraude. Et puis, ses enfants devaient avoir à peu près... dix ans maintenant. Ceux-là ne devaient pas dépasser les cinq. C'était juste une famille Argentoise, très commune, rien de spéciale, qui ressemblait légèrement aux personnes qui lui tenaient le plus à cœur. Il se pencha à nouveau vers les gamins, et avant qu'il n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche, le môme se jeta sur lui avec sa petite épée ; par réflexe, Meyko l'attrapa au vol, le désarma par télékinésie et le reposa en sol sans desserrer son étreinte. Il avait maintenant plusieurs options qui s'offraient à lui : les tuer, les laisser là en sachant qu'ils finiraient soit morts soit esclaves dans la semaine ou aller les mettre en sécurité dans un royaume voisin ce qui équivalait à donner l'alerte. Malgré tout, le jeune père ne pouvait se résoudre à ôter la vie à des gamins morts de trouille qui n'avaient juste pas eu de chance. Il avait déjà prit sa décision et ne cherchait qu'à se donner des excuses, malgré tout, il lui faudrait agir vite pour ne pas que son absence inquiète et se fasse remarquer de trop. Alors, il téléporta, emmenant avec lui les deux gosses.

Ils atterrirent en douceur loin de là, près de la frontière avec Perle. A côté d'eux, un élevage fermier. Laissant les enfants sur place - mais persuadé qu'ils ne sauraient bouger à cause de la peur de ce territoire inconnu - il se dirigea vers l'écurie et en ressortit avec un cheval taillé pour la course. Il plaça d'abord la fille sur l'animal, puis aida le garçon à s'installa. Quand ce fut fait, Meyko le regarda dans les yeux et lui dit gentiment :

- Maintenant écoutes-moi petit. Tu vas galoper pendant longtemps, très longtemps, tu ne vas pas t'arrêter aux villages car c'est dangereux cette nuit. Quand il fera jour, tu feras arrêter ton cheval et tu iras demander refuge à des villageois de Perle. Mais tu ne dois pas te retourner, et tu ne dois jamais revenir ici. Compris ?

Les jumeaux opinèrent en cœur, Meyko confia les rênes au petit garçon et donna une claque sur l'arrière train du cheval, lequel ne se pria pas pour partir au triple galop. Sur la selle, les gamins décollaient et avaient grand peine à ne pas tomber. Ils n'étaient pas vraiment loin de Perle à cet endroit là et l'atteindraient sans mal. Les troupes de l'Empereur ne devraient arriver ici qu'à la fin de la nuit, ils avaient une confortable avance. Le porteur de ténèbres n'avait même pas songé à lui demander de tenir sa langue. Pendant quelques jours, ils seraient occupés à se trouver une nouvelle famille, puis encore traumatisés. Quand ils se décideraient à parler, il faudrait des jours entiers pour que cela remonte à l'oreille du roi et encore bien des jours avant que celui-ci le prenne au sérieux et en informe les chevaliers d'Emeraude. Et d'ici là, la guerre serait déjà déclarée. En secouant la tête en signe d'impuissance, Meyko se téléporta à nouveau dans la vieille demeure. Mais qu'est-ce qui lui avait prit d'aider ces deux petits ?! Quand L'Empereur apprendrait cela, il aurait de très grands ennuis, et même Draken ne pourrait rien y changer. Remarque, Draken serait sûrement d'accord avec le châtiment que proposerait l'Empereur pour une fois. Était-ce le fait d'être père qui le ramollissait ainsi et le rendait plus sensible ?! Enfin, il s'agissait ici de faire bonne figure et de rejoindre ses camarades en gardant un air impassible. Cet air là, il le maitrisait à la perfection pour l'avoir tant de fois arboré sur le continent Noir. Meyko sortit donc du baraquement et se hissa de nouveau sur sa monture, comme si il ne l'avait jamais quitté auparavant. Il rejoignit les autres chevaliers au pas de course, ils étaient encore en train de se dépatouiller avec les hommes. Soit il avait été très rapide, soit eux s'étaient montrés étonnamment lents, soit un peu des deux. La dernière solution semblait être la plus probable. S'intégrant le combat, il prit au revers un homme qui tentait d'échapper à un ou une de ses frères et sœurs d'arme. Meyko se replaça tranquillement aux côtés de Draken tandis que les écuyers terminaient d'achever les Argentois.

Ils firent quelques pas et Draken - conformément aux consignes officielles - déclara que le reste du voyage s'effectuerait à pieds. Meyko, sans mot dire, mit pied à terre. Draken poursuivit son injonction en lui parlant personnellement l'appelant à garde en vue qu'il était le second, et surtout une règles des plus importantes : ne pas courir de risque. En temps ordinaire, il aurait récrié : trop tard ! Mais là ce n'était pas le moment... Toutefois, cette clause n'apparaissait nulle part dans les consignes officielles, il n'était donc pas pleinement fautif. Pour autant, il s'interdit formellement toute pensée vers les deux enfants qu'il avait aidé à fuir, un brusque changement d'intérêt aurait de suite alarmé son chef. Mais, s'interdire d'y penser ne revenait-il pas à y penser. Meyko soupira d'agacement contre lui-même, il convenait de laisser la philosophie aux philosophes ; la magie et le combat aux chevaliers d'Irianeth. Voyant que Draken le fixait, Meyko fut contraint d'opiner afin de montrer qu'il avait bien comprit le message.

S'en suivirent quelques autres affrontements opposant encore une si ridicule résistance qu'il ne convient pas de les raconter en détail. Pour faire bref, Irianeth les remporta tous sans aucun souci, et chacun tuait toujours un peu plus vite qu'au combat d'avant. Mais pouvait-on réellement douter d'une victoire des troupes Noires en pareille situation, surement que non, mais pour la logique de la l'histoire il convient de le préciser, sinon on ne raconterait rien du tout... Enfin, les chevaliers se retrouvèrent à quelques centaines de mètre de la forteresse royale. Passer par le toit, comme si c'était une surprise... Et bien oui, c'était une surprise ! Urianos n'avait du tout prévu la technique d'infiltration et avait laissé son chef des chevaliers totalement libre. C'est pourquoi Meyko se permettait de penser que cette technique d'approche était ingénieuse, car elle venait de son chef bien sur ! Voilà qu'une partie d'escalade les attendait, tant mieux ! Il commençait légèrement à se refroidir... Il regarda Jayade avec un regard de défi, le premier en haut... L'ascension se fit réellement sans difficulté, et même s'ils arrivèrent à l'œil nu en même temps, le jeune homme restait persuadé qu'il avait remporté cette manche amicale de quelques centièmes de seconde. Ce n'était pas grand chose, mais ces centièmes en duel permettaient à l'un des guerriers de prendre l'avantage sur l'autre, et de gagner. Voilà pourquoi tous ces petits détails importaient tant à Meyko, rien de bien plus compliqué que ça...

Un comité de réception pas franchement amical semblait les attendre, mais ce n'était pas possible puisque les chevaliers avaient d'autres projets. Draken les dirigea plus loin, si Meyko avait bien comprit, ils devraient se jeter de la tour, et ne compter que sur les pouvoirs de lévitation des autres pour éviter de mourir. Assez dangereux mais sans aucun risque puisqu'ils étaient habitués à ce genre de situation. Tout l'ordre passa, sauf Draken, qui lui fit signe de passa d'abord. Meyko sauta et profita de la sensation de liberté, de l'air qui caressait doucement son visage. Puis, à quelques mètres du sol, il enclencha - si l'on peut dire ça comme ça - son pouvoir de lévitation afin de se poser en douceur. Il savait bien qu'un jour ce pouvoir lui serait enfin utile à quelque chose. Draken les rejoignit ensuite, grâce à ses grandes ailes. Cette fois encore, un autre comité d'accueil était là, mais en revanche, cette fois-ci, ce comité les avait bien vu et les attendait de pied ferme, prêts à tout pour défendre leur souverain très certainement. Bien que Meyko ne comprenne pas ce concept - et en l'admette encore moins - cela devait sûrement être quelque chose de très louable sur Enkidiev pour que tant d'hommes s'y prêtent ainsi, au péril de leur vie, jusqu'à la mort...

Draken n'attendit pas une seconde avant de se jeter dans la bataille puis de se mettre en garde. Rigolant presque devant le caractère furieux de son ancien maitre, Meyko l'imita. Presque immédiatement, un des deux hommes de la garde se jeta sur Draken, Meyko observa le début du combat avant de réaliser que l'autre garde se dirigeait vers lui. Non mais vraiment, ainsi, on ne pouvait plus regarder un combat tranquillement ?! Cet homme aurait au moins pu respecter un minimum le désir de son adversaire, c'est à dire, regarder l'autre combat. Heureusement, le chevalier noir parvint à tenir le garde suffisamment en respect pour continuer d'observer les passes qu'effectuait Draken. Toutefois ce petit jeu commençait à devenir plus qu'éreintant et plus les secondes passaient, plus le garde semblait trembler, et surtout être épuisé. De toute évidence, ils n'avaient pas été suffisamment régulièrement entrainés. Meyko perça donc rapidement sa garde, s'infiltra dans cette nouvelle faille et planta son épée dans la poitrine du presque défunt. Après cela, il se contenta de regarder le combat qui se déroulait juste à ses côtés. Il s'amusait un peu, l'adversaire était loin d'avoir le même niveau que lui mais il représentait tout de même un être aguerri. Meyko soupira, encore une fois, c'était lui qui avait eu le plus nul des adversaires, le moins drôle à affronter, c'était toujours comme ça avec Draken, il avait de la chance au tirage ! Meyko commençait réellement à s'impatienter, ils avaient encore du travail à faire et leur chef prenait du bon temps... Enfin se dernier passa réellement à l'action, il fit une passe que l'ancien écuyer connaissait par coeur et trancha la gorge de l'homme. Ou plutôt, il trancha sa tête. Peut-être Draken aurait-il eu l'obligeance de faire son travail proprement, maintenant les rares survivants pourraient penser qu'ils n'étaient qu'une bande de sagouins ou pire : que des insectes avaient réussi à pénétrer dans la forteresse ! Non, cette dernière proposition était totalement inenvisageable ! Les insectes pouvaient s'avérer efficace en armée car le nombre compensait leur maladresse, mais seul, non, jamais, l'un des leurs ne serait assez performant et surtout intelligent pour réussir pareille mission. Même si, Meyko en convenait, ils avaient très progressé en escrime, jusqu'à atteindre un niveau correct pour la plupart, voir bon pour quelques élites. Peut-être environ le niveau des verts pour les meilleurs. Toutefois, jamais, non JAMAIS, ils n'arriveraient à la cheville de l'élite d'Irianeth, les chevaliers noirs.

Alors qu'il se complaisait dans ses remarques cinglantes à l'encontre des hommes de l'Empire, la porte s'ouvrit, grâce à eux ou une initiative des hommes d'Argent, Meyko n'aurait su en être sur au premier abord. Mais en apercevant le regard effrayé de la vingtaine d'hommes qui se trouvaient en face d'eux, il comprit qu'ils n'en étaient pas la cause. Car rien, et même pas un maitre en colère, n'aurait pu forcé ces hommes à se jeter dans la gueule du loup. Mais à présent qu'ils étaient là, il était évident qu'ils allaient tout faire pour rester en vie, protéger leur roi... Enfin, tout faire pour mourir seulement après avoir fait des dégâts, beaucoup de dégâts même ! Un homme enragé était deux fois plus fort qu'un homme normal au combat, et un homme désespéré était cinq fois plus efficace qu'un homme enragé. Le calcul était simple. La première ligne se jeta sur les deux chevaliers, après quelques échanges échangés, Meyko réussit à la défaire, non sans avoir manqué de perdre un membre une ou deux fois. A présent, plus question de rire, il fallait replonger dans la concentration qui avait jusqu'alors porté ses fruits. Sitôt après la première vague, Jayade et les écuyers vinrent leur prêter main forte, ce qui fut loin d'être de trop cette fois ci ! Pendant un instant, Draken croisa son regard, ils étaient presque sur de remporter cette dernière étape mais ces hommes étaient à prendre au sérieux, il n'était plus temps de commettre une erreur, pas maintenant qu'ils étaient si proches du but, de l'aboutissement de leur mission visant à écarter le maximum de difficultés pour le gros de l'armée et l'Empereur.

Meyko perçut un ennemi non loin, Draken ne semblait pas l'avoir repéré. Sans réfléchir le porteur de ténèbres se jeta sur lui, empêcha son coup et le tua par un rapide cou d'épée bien placé. C'était terminé pour lui. Encore un ou deux adversaires à abattre et ce serait fini pour la nuit, et même pour la journée. Sauf que la fatigue accumulée commençait à se faire ressentir dans les gestes du jeune homme, et chaque assaut devenait plus dur à mener, par conséquent, il reçut quelques coups superficiels sur les bras. Rien de grave, mais c'était toujours quelque chose de plus qui allait l'affaiblir. Enfin, cela se termina pour Meyko. Tous étaient en proie avec un dernier combattant, il s'accorda alors une petite pause et soigna ses ecchymoses. On ne savait jamais avec ce royaume, peut-être allaient-elles s'infecter... Un à un, tous firent de même, du moins la plupart. Du coin de l'œil, le jeune chevalier remarqua sa fille, elle allait bien. Aucune perte n'était signalée, son écuyer devait donc encore être vivant...

Meyko s'avança d'un pas serein dans la salle principale, ou peut-être une antichambre de la famille royale. Il fit un signe de main et deux écuyers se chargèrent d'encercler les descendants ainsi que celle qui devait être la reine. Il s'attarda un peu sur eux. Vraiment, ils n'avaient pas de chance, le sort avait voulu qu'ils soient au pouvoir et dans le mauvais royaume quand Irianeth se déciderait à attaquer, près de cinq cent ans après leur cuisante défaite. Les gamins étaient effarés, effrayés, interdits, sanglotants. Meyko ne les tuerait pas mais cette fois, il ne les libérerait pas non plus. Il ne savait toujours pas ce qui lui avait prit dans l'autre village un peu plus tôt... Vraiment pitoyable pour un chevalier, pitoyable pour lui, pour Irianeth. Enfin, il se détourna des nouveaux captifs et se dirigea calmement vers le roi. Pittoresque personnage. Il n'arrivait réellement pas à comprendre pourquoi les sujets gardaient quelqu'un de si... rampant et larmoyant à souhait à leur tête. Pour le coup, même Urianos offrait une meilleure figure, lui au moins se battait, et faisait semblant de se mettre sur un pied d'égalité. Ce roi en revanche - comment s'appelait-il déjà... ah oui, Wylder - n'inspirait que le mépris pour être resté caché dans ses appartement tandis que ses hommes avaient péri pour le défendre. Mais Meyko espérait qu'ils s'étaient lancés dans la bataille pas seulement pour leur roi, mais surtout pour leur liberté, valeur bien plus noble et digne d'être revendiquée que ce souverain de bas étage.

Un tel être ne méritait pas de vivre. Meyko leva son épée, la fit tournoyer au dessus de sa tête et dans un même temps, appuya son pied sur la tête de ce soit-disant roi, le maintenant face contre terre. Et alors qu'il allait trancher la tête de cet hypocrite, son épée s'arrêta comme par magie. Non, c'était bien de la magie. Et une seule personne pouvait avoir osé faire ça. Draken. Meyko lui lança un regard furieux entre Haine et interrogation des plus complète. Un seul mot pour toute réponse. Arrêtez, maintenant ?! Hors de question ! Pourquoi ne pourrait-il pas s'amuser un peu lui aussi maintenant. La suite de la réponse arriva très vite alors que déjà son chef se rapprochait. D'autres projets, cela voulait dire, l'Empereur va endosser le rôle de celui qui a tout accomplit lui-même, avant de le tuer pour démontrer - faussement - à ses sujets qu'il était le maitre incontestable de ces lieux et de tous les autres. Tellement prévisible, et pourtant, tellement décevant une fois de plus.

Meyko se trouva une place confortable dans ce qui devait faire office de petit salon. Son travail s'arrêtait là. Leur travail s'arrêtait là, et pourtant, trois des écuyers étaient debout à surveiller les prisonniers de guerre. Debout en attendant que l'Empereur daigne arriver, qu'il s'amuse avec une phrase bien trouvée et que chevaliers et apprentis puissent prendre le repos qu'ils avaient mérité après une nuit de combat et de voyage pas des plus agréables. Mais non, l'Empereur et son armée plus qu'imposante se faisaient attendre. Terriblement attendre d'ailleurs. Combien de temps passa ainsi ? Au moins une heure, peut-être deux. En tout cas, pendant ce labs de temps, il était hors de question pour eux seulement d'envisager de prendre du repos, ils devaient tous rester bien éveillés, jusqu'à la fin. Enfin, du bruit retentit dans les villages environnants, les insectes approchaient. Silencieusement, ils suivaient leur progression. Quelques écuyers se relayaient de temps en temps pour aller observer la scène avec de grands yeux ébahis ; Meyko, lui, restait assis, sur un fauteuil moelleux à souhait et suivait le déroulement des événements grâce à son ouïe. Ils étaient certes lents, mais efficaces et bientôt, ce fut au rythme du battement des béliers sur les portes d'entrée de la forteresse que leurs cœurs battaient. Si on avait prit la précaution de de lui demander son aide, il l'aurait fait, rien que pour le plaisir de voir l'Empereur lui demander quelque chose, devoir s'en remettre à lui et en devenir dépendant. Mais ce n'était pas le cas, alors ils durent se débrouiller seuls et cela prit plus de temps, beaucoup plus de temps. Il avait envie de dire tant pis pour eux, mais d'un autre côté, il voyait s'envoler des minutes qui auraient pu lui être accordées pour son temps libre.

Enfin, les troupes impériales pénétrèrent dans l'enceinte de la forteresse et se chargèrent d'éliminer les derniers opposants. Mais cette fois-ci, Meyko était bien heureux que l'on ne lui ai pas demandé son aide, il lui semblait avoir assez combattu pour pas mal de temps comme cela. La guerre n'était plus un jeu à ses yeux, s'entrainer à prendre la vie, c'était une chose, l'ôter pour de vrai à des inconnus, à des étrangers, et pire que tout, des innocents, c'en était une autre. Et finalement, c'était peut-être ceci qui l'avait poussé à libérer les deux gamins. Ou peut-être aurait-il aimé que l'on agisse de la même manière pour lui quand il était plus jeune. Mais il était désormais trop tard pour les états d'âme. L'empereur arrivait, il entendait ses pas lourds dans les corridors. Draken annonça la réussite officielle de "SA" mission. Deux points qui l'exaspéraient : il avait tout fait tout seul ?! Et comme si cela ne s'était pas vu ! Draken ne l'avait pas fait méchamment bien sur, il suivait juste le protocole à la lettre.

Afin de faire bonne figure, et surtout, de le faire démentir quant aux propos qu'il avait prononcé juste avant l'embarquement, Meyko se propulsa en dehors du lit et se releva. Un dernier effort avant la sainte libération. Comme il l'avait prévu, Urianos prononça une petite phrase qui faisait beaucoup si l'on observait un tantinet de respect envers lui, du moins, avec la crainte, cela devait fonctionner également puisque toutes les figures l'observer sans parler, les larmes aux yeux, et très certainement la peur au ventre. Puis Urianos sortit sur le balcon, contempla son nouveau royaume.

L'aube se levait. Cette fois-ci c'était réellement terminé. Les écuyers passaient la relève à des insectes de confiance, ou presque. Meyko sortit en marchant tranquillement, emmenant les derniers écuyers à sa suite. Il marcha longuement, arpentant les corridors et s'arrêta enfin devant ce qui devait être la chambre d'un des princes les plus âgés. Le chevalier y pénétra suivi de son écuyer - lequel avait donc survécut - enleva rapidement son armure et l'entassant en un tas bien compact dans un coin de sa nouvelle demeure avant de s'élancer sur le matelas. Il resta là, sur le dos pendant plusieurs minutes. C'était vraiment terminé, ils avaient remporté la victoire, il avait apprit à tuer, cela faisait une sensation très étrange tout de même... L'esprit d'équipe s'était renforcé au sein de l'Ordre. Il était là, allongé, et il se sentait bien, enfin bien, détendu, serein.


C'était fini, enfin vraiment fini. Mais en fin de compte, cela ne faisait que commencer...



[Record perso avec 7200 mots ! C'est un peu long et pas toujours intéressant... Mais j'ai fait ce que j'ai pu !]
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MessageSujet: Re: Une nouvelle aube... [PV Iraneth] Mer 23 Déc 2009, 10:31

A peine étais-je monté sur le navire qu'il commençait à se diriger vers les eaux plus profondes, je me contentais de marcher sur le pont parmi les insectes, c'était étrange, eux, ils m'avaient pas du tout manquer, je me rappelais parfaitement bien de cette odeur presque insupportable à mon nez, leur carapace visqueuse et luisante, marron, noire, c'était du pareil au même, les soldats d'élite avaient juste une carapace plus épaisse, sinon, ils étaient tout aussi lent et grotesque, enfin c'est ce que je me souvenais d'eux. L'ambiance était plutôt chaleureuse, tout le monde bougeait, s'occuper pour faire passer le temps avant d'arriver sur Enkidiev, ils perdaient tous leur temps, je venais de faire le trajet inverse, on était pas près d'arriver. Je vis un ou deux soldats humains, mais eux me disaient rien du tout, vraiment rien du tout, combien de temps était passé depuis mon départ ? Je reconnus Jayade, elle avait poussée la petite, c'était plus l'adolescente que j'avais laissé, en y repensant, j'eu un peu honte, je n'avais pas été très bon en maître, à cause de... l'absence d'une durée que je ne connaissais pas. Je m'accouder au bastingage et je regardais le navire s'éloigner peu à peu du continent noir, c'était bon de revoir la maison, juste pour ça j'étais heureux d'être rentré.

Une heure passa, il faisait nuit maintenant, je pénétrais dans le navire pour aller chercher un coin où m'installer, je pourrais passer mon temps à l'intérieur et m'entraîner un peu, je devais être en forme pour le grand jour. D'après moi, on allait arriver en pleine nuit, j'estimais le nombre d'insecte à quinze milles, c'était pas mal, il y avait aussi des dragons dans les airs, Irianeth avait mis le paquet sur cette attaque ! Je me demandais quand même pourquoi ils commençaient par Argent, c'était chiant d'aller là-bas, des murailles de partout, une forteresse facile à prendre, pourquoi se déshonorer, on aurait pu prévenir de notre arrivée aussi, la victoire aurait été une véritable victoire. Je ne pensais pas vraiment à avertir que j'étais là, les Chevaliers d'Irianeth allaient surement devoir s'infiltrer dans le château et prendre en otage la famille royale, j'avais autre chose à faire moi, pas la peine d'aller voir papa, petite soeur et compagnie, sinon je les tueraient tous, en plus, il s'était avéré que mon père s'était remarié, quel enfoiré sérieusement, il allait la perdre sa femme, je ferais en sorte qu'il voit ses boyaux sortir de son ventre, je les lui feraient même manger, c'était sadique, mais il ne méritait que ça. Le voyage se passa très bien, même s'il fut tout aussi pénible que celui que je venais juste de faire. J'étais seul, dans une cabine d'une taille respectable, je pouvais m'entraîner, voir si on arrivait. Je sentais qu'on arrivait, et ce fut bien la vérité, tout le monde s'activait sur le pont, pour ma part, j'allumais deux ou trois bougies qui traînaient un peu partout et je méditais, je priais aussi mes dieux pour avoir de beaux combats, pas que ces fichus gardes royaux, une bande de vieux guerrier qui n'arrivaient plus à marcher sans leurs canes. J'entendis le bruit sourd du bois tombant sur le sable mouillé, les insectes formaient les rangs, les Chevaliers eux partaient, je me procurais une monture digne de ce nom pour les suivre, les Vutrails. Je suivis la file des Chevaliers noirs, moi-même je portais une cape noire, je cachais ma présence, je ne voulais pas déranger à leurs plans, ce n'était pas le moment de ralentir tout le monde. Je ne rencontrais aucune résistance, uniquement des cadavres qui s'étaient trouvés au mauvais endroit au mauvais moment, tant pis pour eux !

J'arrivais devant la forteresse, quand je vis qu'ils escaladaient le mur, pour atteindre directement le toit, d'après mes souvenirs, il y avait un petit passage secret, pas trop loin de ma position, je pourrais accéder à l'escalier menant à l'étage de la famille royale assez rapidement. Je changeais de direction, arrivait devant le grand mur, je le suivais pendant dix bonnes minutes, faisant bien attention de ne faire aucun bruit, pour ne pas me faire cribler de flèche. Je vis enfin ce que je cherchais, un amas de buissons, épineux, derrière se trouvait une trappe, je la cherchais pendant cinq minutes, les buissons avaient bien poussés depuis toutes ces années, je dus en couper pas mal. Enfin j'arrivais dans le couloir sombre qui menait à l'intérieur de la forteresse. Une boule de feu dans la main gauche, et une épée dans l'autre, j'avançais, jusqu'à me retrouver dans une espèce de salle de réunion, quel coïncidence ?! Une dizaine de gardes, armés jusqu'aux dents, étaient en train de discuter à propos de la soumission du royaume, ils voulaient sauver leurs vies, mais j'étais là, c'était trop tard. Je m'avançais au centre de la salle, envoyant voler la table à l'opposée, les dix hommes firent un cercle autour de moi, j'allais enfin voir si mes compétences de combat étaient restés les mêmes, deux sabres dans les mains, je les attendaient ces malins.

Visiblement, ils me reconnurent et ils attaquèrent leur prince, qui une dizaine d'année à peu près auparavant, avait voulu les tuer. Je parais bon nombre d'attaque, il fallait dire que c'était pas simple pour une remise en forme, j'avais devant moi les "meilleurs guerriers d'Argent" j'en faisais partie avant. Je profitais de chaque erreur qu'ils faisaient pour leur ôter la vie, le premier sentit le métal froid d'un de mes sabres les perforer les poumons, avant de lui trancher la main droite, il se noyait dans son sang, je ne pris pas la peine de l'achever, ils mourraient lentement, et la dernière chose qu'il verrait avant de rejoindre les plaines de lumières. Deux soldats le suivirent de près, chacun prirent mes deux sabres, que je leur avais lancé, je tirais une des mes épées, à une main, je la maniais comme si ce n'était qu'un jouet. Ils étaient plus que sept, et je voyais déjà sur deux d'entre eux les traits qui signifiait qu'ils allaient mourir, la peur, c'était pour les faibles. Je m'élançais vers eux quand ils attaquèrent tous au même moment, je parais six attaques, mais la septième, dans mon dos, me rappela que j'avais encore une cicatrice, j'attrapais le bras de celui qui avait osé me blessé et il mangea le pommeau de mon épée plusieurs fois avant de s'écrouler, inerte, sur le sol. Six. Le combat était intense, ils étaient pas trop mauvais, et moi pas trop en forme, cependant la jeunesse faisait que j'avais un sérieux avantage sur la vitesse, tandis que j'en repoussais un, je prenais le temps d'en atteindre un autre, séparant sa tête du reste de son corps, un autre vit ses entrailles tombées par terre, peu avant sa tête d'ailleur. Le combat continua dans cette teinte jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un.

Il était impressionnant le gars, ils combattaient avec une épée à deux mains, je pouvais voir des runes dessus, c'était une épée puissante, bien forgée, je pensais à la récupérée après l'avoir tuer, son armure bleue avec les insignes d'Argent me donnaient envie de vomir, je regrettais vraiment d'être né ici, j'avais honte de la défaite d'un des royaumes autrefois puissant, maintenant, ils étaient réduis à l'esclavage en à peine une nuit ! Les insectes commençaient à entrer dans la forteresse. Le guerrier s'avança vers moi, commença à m'attaquer, des coups qu'il maîtrisait parfaitement bien, mais par malheur moi aussi je les connaissaient, on avait un style de combat similaire, je parais ces coups, on fit pas mal d'échanges, puis le coup de grâce arriva, je bloquai son bras avec le mien, et mon épée transperça son corps du côté droit au côté gauche, se bloquant un instant dans ses côtes puis les fracturant, arrachant un cris de douleur effroyable à ce guerrier battu. Je l'achevais dignement, puis je commençais à gravir les marches de l'escalier qui menait à l'opposé de la chambre royale où étaient les autres chevalier, et un autre homme, plus sombre. J'entrais, et je vis que c'était un homme avec une cape sur lui, j'entendis un bout de son discour, je profitais du fait qu'il était aller sur le balcon pour dire à haute voix :


- Bonsoir à tous, non me tuez pas, ce serait pas très chaleureux comme accueil, surtout pour un de vos frères... Combien de temps s'est-il écoulé ?


Je regardais Meyko, Draken, tous les autres, mais pas l'empereur, je ne le connaissait pas lui . . . J'attendrais pour être mis au parfum, après tout, ça ce fête le retour d'un chevalier perdu ?
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MessageSujet: Re: Une nouvelle aube... [PV Iraneth] Dim 31 Jan 2010, 21:54

La flotte de Pikay progressait à travers les flots à un rythme régulier, la proue de chaque navire fendant les vagues avec aisance, faisant tanguer le bateau, ce qui n'empêchait pas les soldats d'exécuter les ordres du capitaine. Le doux roulis était ponctué des directives du capitaine, ce qui rendait la situation pratiquement sereine, quoique tendue. L'approche de la guerre rendait la majorité des soldats inexpérimentés nerveux, au contraire des vétérans qui attendaient impatiemment l'arrivée de la bataille. Certains racontaient de vieux exploits de guerre et d'autres affilaient leur lame et ajustaient leurs armures. Dans la cale, on entendait les soldats de quart aux rames souffler et chanter une vieille chanson paillarde, en gros, c'était la routine sur les bâtiments de guerre.

Dans la cabine réservée aux personnages importants, gisait Kaldan sur son lit, méticuleusement enveloppé dans ses couvertes brodées de qualité supérieure. La cabine était sobrement décoré d'un tableau à l'effigie d'un quelconque personnage important de Pikay, de deux commodes très simples et d'un bureau surmonté d'un joli vase. Cette pièce avait été aménagé pour être pratique et non pour être luxueuse et belle. L'air était lourd de la fumée dégagée par les brûloirs à herbes installés non loin de Kaldan. Ces herbes étaient des drogues destinées au plaisir de l'Empereur, mais aussi utilisées lorsqu'il était malade. Elles ne neutralisaient pas la douleur, mais la réduisaient, la rendant plus supportable. L'odeur des herbes mélangée était répugnante, les serviteurs devaient se boucher le nez avec un mouchoir pour ne pas vomir. C'était insupportable. La lumière provenant de la lanterne peinait à éclairer le drogué qui semblait être sur le point de mourir (même si ce n'était pas du tout le cas). Outre les domestiques qui s'occupaient de lui et le capitaine, Kaldan était complètement laissé à lui-même depuis le début du voyage, personne n'ayant la gentillesse de se tenir au courant sur l'état de leur chef.

Kaldan remua la tête de gauche à droite. Les oreillers recouvraient partiellement sa tête qui semblait être sur le point d'exploser, les battements de son cœur se répercutant dans sa tête. Doucement, il tassa les oreillers à l'aide de sa tête, et Kaldan ouvrit ses yeux à la façon d'un homme qui se réveille le lendemain d'une soirée bien arrosée. Ses yeux papillotèrent à cause de la fumée de la pièce qui irritait ses yeux gris. Il se les couvrit de son bras droit et de l'autre, il se débarrassa de ses couvertures qui tombèrent sur le plancher de bois de la cabine. L'Empereur possédait quand même un certain honneur, il ne pouvait pas rester couché dans son lit à attendre que le temps passe. Croire ça c'était ne pas connaître Kal! Si il était le représentant de Parandar, son destin n'était pas de rester allongé comme un lâche! Alors, avec difficulté, Kaldan se leva et dès qu'il posa le pied sur le plancher, il chancela: cela faisait plusieurs jours qu'il n'avait pas marché. Le navire tanguait rendant sa démarche encore plus difficile. L'Empereur posa ses mains sur la commode et continua sa lente progression vers la porte. Il n'était plus capable de rester enfermé dans sa cabine. Il devait être au courant de ce qui se passait sur son navire! Kal poussa la porte et mit pied sur le pont. La lourde embarcation tangua violemment, le projetant sur le sol. Un des marins le vit tomber et, comme ce-dernier savait qu'il s'agissait du dirigeant de Pikay, se dirigea vers lui dans l'intention de l'aider. Le voyant s'approcher, Kal le repoussa d'un geste de la main : il allait se débrouiller seul! Il avait beau ne pas être en grande forme, il était digne et n'avait pas besoin de personne pour se relever. Lentement, il se redressa, un genou toujours sur le pont et avec maints efforts, il se releva entièrement. Toujours aussi lentement, il se dirigea fièrement vers la proue, faisant fi de sa douleur . Devant lui, les marins et soldats se tassaient et le saluaient avec révérence. Malgré sa difficulté à marcher, Kaldan dégageait toujours autant de charisme que d'habitude.

Finalement, il atteignit la proue devant laquelle c'était formé un groupe de soldats. Il devina aisément la raison de leur présence : ils avaient hâte d'atteindre la côte d'Enkidiev et de pouvoir répandre le sang sur leur lieu de naissance (pour certains). Leur excitation était contagieuse, puisque Kaldan ressentit lui aussi un frisson de plaisir face au combat. Peut-être n'était-il pas un guerrier aguerri, mais plus la guerre approchait, plus il s'approchait de son but ultime! Un peu plus au nord, Kaldan repéra les navires de l'Empire qui partaient d'Irianeth. La flotte était énorme, comparée à celle de Pikay, mais c'était normal vu la petite taille de l'île-forteresse. Les vaisseaux de guerre d'Irianeth étaient immenses, les hommes-insectes que l'on pouvait voir sur le pont semblaient minuscules comparés aux navires.

Après quelques minutes passées accoter sur la rambarde, Kaldan aperçut les premières lumières d'Argent et ses hautes murailles qui n'avaient pas vu la guerre depuis un bon bout de temps. Les navires d'Irianeth venaient à peine d'accoster que déjà des soldats étaient en train de débarquer sur la plage, brandissant, pour la plupart, des lances. Les soldats de Pikay se massaient sur les ponts, voyant la côte approchée à chaque instant. L'énergie de la guerre semblait redonner des forces à Kaldan qui était beaucoup plus en forme que lorsqu'il était sorti de sa cabine. L'air marin semblait le rafraîchir et lui remettait les idées en place. Il fallait dire que l'air de sa cabine était loin d'être sain!

Leur navire accosta sur la plage d'Argent, à quelques centaines de mètres au sud de la flotte de l'Empire. Il était suivi par les autres vaisseaux de guerre de Pikay qui s'installèrent aux côtés du bateau impériale. Les soldats se mirent rapidement en branle, préparant leurs armes, les provisions et le matériel pour le campement. Les hommes étaient fébriles ce qui présageaient que le sang allait couler à flot ce soir...

Lorsque Kaldan mit le pied sur la plage, ses hommes étaient déjà en rangs, armés jusqu'aux dents. L'armée de Pikay avait beau avoir l'air ridicule à côté de celle d'Irianeth, elle restait néanmoins impressionnante pour des soldats d'Enkidiev qui ne connaissaient pratiquement rien à l'art de la guerre. On voyait dans les yeux des soldats qu'ils n'allaient pas faire de quartier à cette terre qui avait autrefois été la leur. La soirée allait être longue pour Argent...Quoique le roi de ce Royaume allait probablement comprendre que la meilleure façon pour que son Royaume subisse le moins de pertes possibles serait qu'ils se soumettent. Ainsi, Irianeth et Pikay pourraient s'installer à Argent et en faire une place forte, facilement défendable avec ses hautes murailles face à un peuple qui ne savait même plus ce qu'était une machine de guerre! La seule véritable opposition viendrait des Chevaliers...Mais encore là, leur nombre minuscule en faisait des ennemis ridicules, mais à la fois surprenant avec leurs pouvoirs magiques.

Au loin, l'écho des mandibules des hommes-insectes se faisaient entendre. Ils étaient déjà en train de se battre. Les claquements métalliques étaient effroyables mélangés avec les cris de souffrance des soldats d'Argent rendaient l'ambiance encore plus sombre. Les Argentois n'avaient décidément aucune chance de l'emporter, la seule défense se trouvant à plusieurs lieux d'Argent. Le temps que les Chevaliers arrivent, Argent serait déjà tomber et Irianeth pourrait aisément amener des renforts pour progresser sur le continent humain. Ça allait être un jeu d'enfants...

Kaldan se tenait en retrait de l'armée, écoutant attentivement les directives que son général était en train de répéter à ses hommes. L'Empereur avait beau être le chef incontesté de Pikay, il préférait laisser le commandement de l'armée à son général. C'était logique, si Kaldan lui en avait laissé le commandement, c'était qu'il faisait le boulot mieux que personne! Alors, il se taisait et écoutait. Le général répétait plusieurs fois les mêmes instructions, mais les plus petits détails ne devaient pas être mis de côté, cela pouvaient coûter la bataille! Sur les ordres du général, les hommes partirent en rangées vers l'endroit dont ils avaient prévu prendre le contrôle. C'était un petit village à l'est de la grande cité d'Argent où passait une grande route marchande. Les soldats argentois, dans leur frayeur, tenteraient évidemment de s'enfuir et de rallier les autres royaumes pour leur demander de l'aide. La mission de l'armée de Pikay était simple: couper l'option de retraite à ces soldats et détruire toutes présences qui pourraient nuire à l'armée d'Irianeth. En gros, les soldats de Pikay devaient protéger l'armée d'Irianeth qui pourrait être attaquée alors qu'elle se reposait après avoir accompli le gros du travail.

Sur les ordres de leur général, les soldats se mirent en marche en rang serré. Ils marchaient d'un pas cadencé à un rythme qui se voulait normal, mais l'excitation du combat les faisait accélérer sans qu'ils ne s'en rendent compte. Kaldan fit signe à son serviteur de lui amener son escorte personnelle: il souhaitait aller rejoindre rapidement Urianos et les autres nobles d'Irianeth. Ils seraient peu nombreux à avoir fait le voyage, mais Kaldan tenait à rencontrer son Empereur qu'il n'avait pas vu depuis quelques années. Bien sûr, ils gardaient un contact constant pour se tenir au courant de ce qui se tramait avec Enkidiev, mais il n'avait pas eu de rencontre officielle. C'était le moment idéal pour qu'ils se rencontrent.

Lorsque l'escorte arriva, Kaldan leur indiqua qu'il souhaitait atteindre le camp d'Irianeth. Ses hommes, sans poser de question, se mirent en marche en silence. Il était au centre de cette belle petite brigade, protégé par les meilleurs soldats de Pikay. Ils avançaient rapidement, le plus tôt ils arrivaient et mieux ça serait! Ils traversèrent prestement l'étendue herbeuse qui les séparaient de leurs congénères d'Irianeth : ils étaient à découvert et ils étaient facilement repérables. Néanmoins, ils parvinrent à rallier le camp d'Irianeth qui venait déjà d'écraser un village, la résistance n'étant pas préparée à ce genre d'attaque éclair et qui en fait, n'était pas préparée du tout!

Les soldats d'Irianeth reconnurent immédiatement les couleurs de Pikay et ils firent passer le mot que l'Empereur de Pikay étaient au campement et qu'il souhaitait rencontrer Urianos. Cependant, quelques minutes plus tard, les soldats revinrent et lui indiquèrent qu'il était en train d'assiéger le château d'Argent en compagnie de ses soldats... Kal envisageait donc que son chef resterait probablement au château pour savourer sa victoire -car il allait gagner, c'était sûr- , alors inutile de l'attendre dans le campement. Donc, la petite troupe prit le trajet qui menait à Argent. Heureusement, les herbes hautes avaient été piétinées par les hommes-insectes d'Irianeth, favorisant largement Kal et sa garde pour rejoindre le château. Le sol était jonché de cadavres, parfois humains, parfois insectes. Cependant, on voyait clairement que la majorité des humains qui étaient tombés au combat étaient des Argentois, car ils portaient les armoiries d'Argent.

Enfin, le petit groupe arriva devant les portes défoncées de l'immense château d'Argent, la fatigue s'emparait lentement d'eux, à force de marcher sur de longues distances. Ils pénétrèrent dans l'enceinte de la forteresse et Kal ne put s'empêcher de retenir un petit sourire. Irianeth avait tout détruit, littéralement. Dans le fond, ça n'avait rien de vraiment surprenant, puisque Irianeth était beaucoup plus forte que ce minable continent humain. Les maisons avaient brûlé laissant derrière elles des ruines et des cendres. On pouvait entendre l'écho des cris de gens désespérés qui demandaient de l'aide et mêmes certains qui insultaient Parandar d'avoir envoyé cette vague de mort sur eux. Ils se dirigèrent vers le château, Kal se tenait droit, le regard impassible devant les cadavres fraîchement mutilés des soldats d'Argent. Après tout, c'étaient des soldats, ils étaient donc prêts à mourir alors, à quoi bon les pleurer?

Ils parvinrent à la salle où Urianos se tenait, accompagné de ses nobles. Leur Empereur était dos à Kal et aux soldats et il avait les mains appuyées sur la balustrade. À partir de la fenêtre, on voyait les maisons brûlées et le ciel s'était teinté d'une teinte rouge et des tisons qui provenaient des maisons calcinées se déplaçaient dans l'air dans une danse effrénée. Pour Kal, ce spectacle était magnifique, mais pour les Argentois s'étaient complètement le contraire. C'était la fin pour eux, plus jamais ils ne seraient libres...Irianeth venait de débarquer et sous peu, les autres royaumes humains seraient aussi les hôtes d'un spectacle semblable. Dans ces flammes, Kaldan voyait se concrétiser son rêve d'un jour aller rejoindre le monde paradisiaque des Dieux. Il posa un genou sur le sol froid de la forteresse et baissa la tête.


« Mon Empereur... Je viens vous rejoindre en tant que représentant de Pikay. Nous voilà enfin arrivés avec les cinq milles hommes convenus. Ils sont maintenant prêts à prendre les armes et à vous soutenir dans cette guerre. À la gloire d'Irianeth! »

Il releva les yeux vers Urianos. Son regard était brillant d'excitation. Après tant d'années, il était sur le point de réussir!

(HRP: Bon, je sais, c'est loin d'être excellent, mais j'ai fait de mon possible, donc euh...Et c'est quand même mon plus long poste à vie, même si j'sais pas j'ai combien de mots ^^')
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MessageSujet: Re: Une nouvelle aube... [PV Iraneth] Lun 01 Fév 2010, 13:52

Son regard se plongeait sur la ville alors que Tempête pénétra dans les appartements royaux. Il s'évoqua de sa voix habituelle, une voix froide et tranchante comme une lame, comme celles qu'il maniait avec autant d'aisance. Mais pourtant, teintée d'une joie non feinte, d'un bonheur presque sombre... Déroutant l'épée qui se plaçait sous sa gorge avec ironie, il questionna Draken. Tempête... Il l'avait pensé partit. Cela remontait à plusieurs années lorsqu'il avait regagné Enkidiev pour quelques temps. Une affaire personnelle avait-il dit. Ils ne l'avaient plus revu. Ce n'avait pas manqué de décevoir Urianos, mais ne l'avait pas étonné tant que ça venant de cet homme si solitaire et indépendant. Pourtant, il ne fit pas fit de sa présence, sachant que Draken s'occuperait de son cas en temps voulût. Au lieu de cela, il plongea son regard plus profondément sur les rues méandreuses du bourg. Plus bas, les lueurs vacillantes des flemmes éclairaient l'obscurité des ruelles. Dans le ciel, s'élevait lentement une lourde fumée noire, accompagnées des braises des habitations calcinées. Des débris de leur bonheur perdu. Au loin, on entendait les plaintes de douleur et de peine des Argentois, mêlées à celles des appel à l'aide. La destruction, l'infamie et le chaos. Voilà ce qui était d'Argent en cette aube nouvelle qui se levait. Tout ce qui autrefois était le bonheur de ces gens n'était plus que lambeaux, d'où naîtrait une nouvelle ère qui leur serait bien dure. Son regard s'étendit au loin, mais ce n'était que pour admirer le même spectacle terrible et déchirant, teintée d'une beauté sinistre pour l'empereur de l'Archipel. Si loin que s'étendaient les hautes murailles de pierres, on pouvait voir des villages détruits' d'où s'élevaient des cris et de sombres fumées. Là d'où venaient des odeurs de bois brûlé, mélangée à celle de chair calcinée et de sang répandu... Plus près devant lui, on pouvait voir des bataillons de soldats remonter les rues en direction du château. Massacrant les rares survivants qui avait la stupidité de ne pas se cacher des soldats insectes. Ces hommes qui, livrées à la preuve et le désespoir le plus morbides, croyaient que fuir à travers les rues les épargneraient. Le regard d'Urianos s'attarda encore un moment sur les soldats et les ruelles, puis il s'étendit plus loin sur son nouveau royaume, là ou le soleil montant miroitait sur les eaux de l'Océan. Teintant le ciel d'une nouvelle aube. Une aube teintée de rouge par les fumées et les braises qui s'élevaient des maisons. Sur les côtes, les proues des lourds bâtiments étaient lourdement enfoncées dans le sable, et il faudrait attendre la prochaine marée avant de pouvoir les remettre en mer. Sur leurs cordages et leur gréements. Les hommes de quart s'agitaient,invisible à l'œil de l'empereur, trop lointains. Sur plusieurs centaines de mètres. des embarcations de diverses tailles, de divers étendards s'alignaient, tandis que d'autre demeuraient amarrées plus loin sur la mer. Eux aussi invisibles, des hommes marchaient sur la plage, s'affairant à diverses tâches. Montant le camp, préparant de quoi se restaurer ou encore affûtant leurs armes.

Il leva son regard encore plus loin jusqu'à la ligne d'horizon. Bientôt, de là viendraient d'autres navires remplis d'hommes et de matériel. Ainsi ils pourraient bâtir e nouveau quais, permettant d'aceuillir les bateaux venants de l'Archipel, chargés d'armes ou de ravitaillements. Tous les humains qui n'avaient pas été tués dans la bataille participeraient à leur construction. Et bientôt, l'étendard d'Iraneth claquerait au vent de toutes les tours de cette citée. Ils venaient d'accomplir un acte que l'histoire se rappellerait. La prise d'Argent, la forteresse imprenable, en seulement une nuit, sans qu'aucun royaume ne s'en soit rendu compte. En quelques heures à peine, les hommes avaient taillés leur chemin dans les villages jusqu'à la forteresse. Et bientôt, toutes les citées de ce royaume serait sous l'autorité impériale d'Iraneth. Tandis qu'il s'abîmait toujours plus profondément dans ses pensées, une nouvelle personne vint l'interrompre dans ses réflexions. Il entendit les bruits de pas dans le couloir, et tandis que Kaldan s'agenouillait derrière Urianos, ses hommes s'arrêtaient à la porte de la salle.

Faisant fi de sa présence, Urianos se retourna lentement. Baissant les yeux pour voir qui venait se présenter à lui, il vit alors Kaldan, le reconaissant aux parures luxueuses qui couvraient son corps, autant qu'au teint blafard de sa chair et à l'impression de profonde lassitude qui imprégnait toujours son visage. Voyant cette face amicale, Urianos ne put s'empêcher de sourire, de ce rictus sombre et malsain qui venait souvent caresser ses lèvres. Il n'avait jusqu'à maintenant jamais eût l'occasion de faire la connaissance de l'empereur de Pikay, ils avaient jusqu'à lors souvent correspondu, mais ce ne s'était jamais fait autrement que sous forme de courrier que les messagers impériaux avaient portés au dirigeant de la forteresse. Lorsque la flotte se rendait jusqu'à Argent, il avait eu le plaisir de voir les bâtiments frappés du blason de Pikay, et s'était réjouit de les voir si nombreux... Alors qu'il continuait à l'étudier, la voix de ce dernier s'éleva:

-" Mon Empereur... Je viens vous rejoindre en tant que représentant de Pikay. Nous voilà enfin arrivés avec les cinq milles hommes convenus. Ils sont maintenant prêts à prendre les armes et à vous soutenir dans cette guerre. À la gloire d'Irianeth"


À ses dires, le sourire de l'empereur d'Iraneth s'élargit. Kaldan leva alors son regard vers Urianos, et ce dernier s'étonna d'y voir figurer autant d'excitation, lui qui était d'habitude si las. Chose rare pour le Secyeth, Urianos portait Kaldan plutôt haut dans son estime. La réputation qui le précédait était plutôt conséquente, et il aimait la façon dont il dirigeait ses hommes. Il avait aussi su apprécier ses qualités d'homme dans les écrits qu'ils s'étaient envoyés. Urianos éleva alors la voix, répondant à ses dires. Une voix froide et sombre, aussi ténébreuse que sa réputation

- Relèves toi, mon cher Vassal, je te remercie d'avoir porté avec toi tant de soldats, et ne doute pas qu'ils seront d'une grande aide pour nos futures conquêtes. La réputation de leur science d'armes les précède. Je me réjouis de faire enfin la connaissance du nouvel empereur de ces terres de Pikay "


(Oh, ne t'en fais pas, j'ai eu beaucoup de plaisir à le lire, et rassure toi, il est largement à la hauteur. Par contre, je m'excuse, le mien est assez moyen, et pas vraiment plus long :/ j'essaierai de me rattraper )
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MessageSujet: Re: Une nouvelle aube... [PV Iraneth] Lun 22 Mar 2010, 16:08

Avec élégance, Urianos se retourna vers Kaldan, un sourire carnassier aux lèvres. En fait, ça ressemblait plus à une horrible grimace faite par un enfant tentant d'avoir l'air méchant. L'Empeur de Pikay faillit rire à cette comparaison, cependant il se retint, ça serait mal vu de rire sans aucune raison devant son chef. Pour en revenir au sourire démoniaque qui étirait le visage d'Urianos, la seule différence qui le distinguait de ces dites grimaces d'enfants était l'expression de fureur qui habitait ses yeux. Évidemment, Urianos devait avoir participé lui aussi à la bataille aux côtés de ses hommes, tandis que lui, préférait regarder...C'était peut-être mieux ainsi. Comme ça, si il arrivait un quelconque malheur à son chef, il serait assurément le choix logique pour le remplacer. Bien sûr, Kal ne lui souhaitait rien de tel, Urianos était un excellent dirigeant, qui plus est, il était proche des hommes, se battant à leurs côtés et le rendant encore plus singulier. L'Empereur de Pikay était loin d'être aussi proche de son entourage et encore moins de ses soldats. Mais bon, Kaldan devait bien être un assez bon «leader» si il était aussi respecté par sa contrée.

-«Relèves toi, mon cher Vassal, je te remercie d'avoir porté avec toi tant de soldats, et ne doute pas qu'ils seront d'une grande aide pour nos futures conquêtes. La réputation de leur science d'armes les précède. Je me réjouis de faire enfin la connaissance du nouvel empereur de ces terres de Pikay.»

Ces paroles réconfortèrent l'Empereur, car elles prouvaient que Pikay n'était plus une île rocheuse, mais un royaume capable de se gouverner. Même si il n'avait pas vraiment d'attache à Pikay, il avait trimé dur pour qu'elle redevienne ce qu'elle était et il était heureux de savoir que son travail avait été remarqué et apprécié.

Kal se releva lentement, d'une façon nonchalante pour laisser le temps aux autres personnes dans la pièce que bien qu'il soit le subordonné d'Urianos, il était capable d'agir indépendamment, à sa manière. Ainsi, les témoins de cette nonchalance savaient que Kal n'était pas du genre à obéir à n'importe qui. Il n'avait qu'un chef ici et c'était Urianos. Époussetant négligemment sa cape et ses habits, il regarda en même temps chacun des autres individus présents dans la pièce. Il y avait évidemment le très célèbrement connu Draken, chef des Chevaliers noirs, reconnaissable aux ailes noires qu'il avait dans le dos. À ses côtés, un type qu'il ne connaissait pas vraiment, mais à ses airs, on devinait qu'il était plutôt haut-placé et sa lame ensanglantée prouvait qu'il faisait partie des Chevaliers d'Émeraude. Dans la pièce, il y avait un autre Chevalier noir, lui aussi reconnaissable à son épée tâchée de sang. En gros, personne de bien intéressant. Kaldan aurait aimé amener quelques-uns de ses généraux pour les présenter à cette petite assemblé de gens plutôt importants. Cependant, ces-derniers organisaient le rassemblement des troupes aux alentours du château d'Argent pendant que leur Empereur se relaxait avec ses serviteurs dans des appartements royaux du château. Les plus luxueux allaient très certainement appartenir à Urianos, mais Kal pouvait bien avoir les appartements réservés aux invités royaux, pratiquement aussi majestueux que ceux du roi et de la reine, car ils voulaient impressionner les invités.


«Bon, je suis profondément désolé, mais je vais devoir vous quitter mes amis, mais ma royale présence est requise en d'autre lieu. Je vous souhaite une excellente soirée mes chers camarades et j'espère que cette première victoire est la première d'une longue série!»

C'était bien des mots pour dire peu de chose: il ne voulait pas rester ici plus longtemps. L'Empereur devait trouver une chambre digne de ce nom et enfin pouvoir se reposer ailleurs que dans ce placard qui lui servait de logement. Il fit donc volte-face et se dirigea d'un pas calme et assuré dans le couloir, ses hommes toujours présents ne manquant pas de l'encercler pour démontrer l'entier contrôle que Kaldan avait sur eux.

Après avoir erré pendant quelques temps dans les quartiers royaux, il atteint finalement son but: une très belle chambre avec des draps soyeux et un lit moelleux, parfait pour l'excellence de Kal. Il s'y installa, ne manquant pas d'aller les peintures d'anciens monarques ou, du moins, de gens assez importants pour se faire peinturer et installer dans les suites royales. Il ordonna à quatre de ses hommes d'aller chercher le reste de sa suite, question de s'emparer de quelques chambres supplémentaires et donc, d'installer une certaine main-mise sur le pouvoir du château. Si les serviteurs du château voyaient que c'était son étendard que portait la majorité des gens occupants le château, ils ne tarderaient pas à offrir leur vœux d'obéissance à lui et non à Urianos. C'était peut-être futile, mais de toute façon, il avait quand même besoin de ses serviteurs pour lui amener son repas et le laver!


HRP: Bon, j'l'ai fait plutôt rapidement, alors il est pas super, mais je crois que ça quand même du bon sens =D
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MessageSujet: Re: Une nouvelle aube... [PV Iraneth] Mer 31 Mar 2010, 21:03

Un mouton…deux moutons…trois moutons… À peine ma corvette de guerre était partie que je m’étais enfermé dans ma cabine pour un repos bien mérité. En effet les derniers jours à Pikay n’avait pas été faciles. Car en effet je m’occupais en partie de l’administration de la citée, la construction de nouveaux bâtiments, la répartition des Insectes ouvriers puis finalement la gestion des ressources de Pikay. Je travaillais tellement que je ne dormais presque jamais. Pour un insecte cela peut sembler normal, mais pour un hybride démoniaque, ce l’était bien moins. J’avais ordonné à mon premier lieutenant de rester sur le cap d’Argent, comme convenu le temps que je reprenne le commandement. J’avais également fait venir quelques esclaves ainsi que deux de mes maîtresses pour me divertir un peu. Le navire de guerre était si gigantesque pour la quantité de troupes que j’étais chargé de transporter que j’avais prit le luxe d'amener quelques jolies filles pour que le voyage semble moins monotone.

J’ouvris les yeux, il faisait nuit, sachant que nous étions partis dans le début de l’après-midi, j’en conclu que j’avais dormi une dizaine d’heures. Je renvoyai d’un coup sur l’épaule ma maîtresse, qui s’était joint à moi pendant la nuit, je m’habillai simplement puis je fis venir mon premier lieutenant. Il m’informa que dans moins de six heures, nous atteindrons les côtes d’Argent. Content que nous soyons si près du but, je le renvoyai puis je m’équipai pour la bataille à venir. En temps que Général, j’avais pris la disposition de me faire forger une armure à Pikay digne de ma prestance, mes habits de tout les jours étant peu adaptés pour rencontrer l’Empereur d’Irianeth lui-même.

Une fois les côtes atteintes, j’envoyai mes deux lieutenants ordonner aux quelques malheureuses dizaines de soldats que je transportait de quitter le navire et d’attendre mes ordres. Mais évidemment là dehors, la bataille avait déjà commencée. Des masses incalculables insectes pullulaient déjà à l’intérieur du royaume d’Argent. Une fois bien équipé par un misérable servant, je sortis de la corvette de guerre dont Kaldan avait fait mon navire personnel, puis j’allai rejoindre l’armée, qui s’était placée en rang tel que j’avais demandé aux commandants de leur ordonner. Une fois dehors, je pus rapidement constater que l’armée d’Irianeth avait déjà passé par là, on le voyait aux tonnes de fumée qui s’échappait de la ville portuaire près du lieu où nous avions accosté. Des cadavres par centaines jonchaient les plages et les rues de la ville, chaos et désolation régnaient à présent sur le royaume. À mesure que j’avançai, je vis les troupes du navire amiral de Kaldan quitter l’imposant vaisseau pour venir se joindre à mes troupes pour immédiatement se mettre en rangs. Kaldan quitta le navire à son tour alors que j’avais déjà commencé mon speach pour donner un peu de moral aux troupes, leur assurer une victoire écrasante et finalement leur donner les instructions à suivre. Les quelques milliers de soldats qui étaient rapidement sortis de la flotte de Pikay avançaient déjà en direction de la capitale d’Argent, dans le but de rejoindre Urianos dans l’ultime attaque qui mettrait officiellement Argent entre nos mains. Il ne suffisait que d’avoir des yeux pour comprendre que la bataille était déjà perdue d’avance pour Argent. Ces sots ne se doutaient probablement pas que cette petite conquête n’était que le début de l’occupation totale d’Irianeth en Enkidiev. Si utopique cette réalité paraissait-il, elle était pourtant en train de se réaliser lentement.

Je restai planté sur la plage quelques minutes durant les derniers préparatifs. Je m’occupai de réunir une escorte pour Kaldan, qui désirait rejoindre Urianos au plus vite. Une fois m’être occupé de cette corvée ennuyeuse, je parvint enfin à trouver mon premier Lieutenant, dont j’avais perdu la trace depuis que nous étions accostés. Je lui ordonnai de m’amener ma monture et de réunir un bataillon de cavaliers pour m’accompagner jusqu’à la citadelle. Une quinzaine de minutes plus tard, après avoir fumé quelques bouffées de pipe en regardant les vagues, mon second revint, suivi de quelques cavaliers ainsi que de ma magnifique monture. Je me mis rapidement en selles puis débuta l’avancée vers la citadelle, qui durerait près d’une heure à cheval. En chemin je croisai bien entendu quelques villages en flammes, dont il n’y avait plus le moindre survivant, tous sauvagement assassinés, pour notre plus grand plaisir. Plus je voyais que nous nous rapprochions de la citadelle, moins les cadavres abondaient. Les survivants au début de l’attaque, conscients qu’ils courraient à leur perte, avaient dû tous se replier à la citadelle dans l’espoir de repousser les dizaines de milliers d’insectes qui s’opposaient à eux.

Une fois que moi et mes hommes furent arrivés à la citadelle, les combats avaient déjà cessé. Des centaines de soldats, de miliciens, de gardes et à peine quelques dizaines d’insectes jonchaient le sol. Décidément, nous étions arrivés en retard pour l’action. Après avoir traversé le château jusqu’à son extrémité. Je reconnus Kaldan, qui arrivait avec son escorte. Je fis signe a mes cavaliers d’aller rejoindre le camp que les soldats de Pikay avaient monté à quelques kilomètres d’ici puis je confiai à mon premier lieutenant ainsi qu’aux autres généraux le devoir de rassembler les troupes pour une prochaine attaque. Je descendis ensuite de ma monture puis s’empressa de rejoindre mon empereur pour l’accompagner durant son entretien avec Urianos. Après tout en tant que second dirigeant de Pikay, ma présence à cette audience était également requise pour représenter la grandeur de notre royaume.

Après avoir arpenté les couloirs qui nous menèrent rapidement à la pièce remplie de gens importants, nous pénétrèrent dans l’endroit en marchant, accompagnés des quelques autres nobles qui suivaient Kaldan. Nous nous agenouillèrent simultanément, tout comme les nobles, devant Urianos, qui se tenait au centre de la pièce.

Après une brève présentation de Kaldan, Urianos lui ordonna de se relever, chose que nous faisions tous. Puis après deux ou trois minutes passées dans la salle, l’empereur Kaldan décida de partir, prétextant qu’il avait plus important à faire que se prélasser en compagnie d’Urianos. La petite troupe que nous étions quitta la salle puis plusieurs d’entre nous, dont Kaldan et moi-même, scrutèrent les couloirs de l’étage réservée à la royauté, dans le but d’y trouver un endroit tranquille où se reposer après cette longue journée laborieuse…


[HRP: Pardon également pour le court post et de sa qualité plutôt moyenne puisque je l'ai fait rapidement]
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