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Une voie vers une ère nouvelle.... [Pv Iraneth]

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MessageSujet: Une voie vers une ère nouvelle.... [Pv Iraneth] Dim 29 Nov 2009, 17:25

Le regard d’Urianos était braqué vers le ciel. Laissant ses yeux s’abîmer dans l’immensité de la nuit, il tentait de comprendre ce que les astres lui révélaient. Déjà demain… pensa-t-il. Mais les présages du ciel lui étaient favorable, il mènerait l’attaque. Il était tant de donner le premier coup… Depuis longtemps déjà, la guerre s’était profilée. Il venait finalement mettre en œuvre ce qu’une longue dynastie avait imaginé. Comme, si souvent, il l’adressait à lui-même ; Zellus l’avait imaginé, je l’ai concrétisé. Depuis plusieurs mois déjà, les galets de la plage avaient crissés sous les pas des guerriers insectes. Les jours avaient passés, ponctués de leurs longues heures d’entrainement. Tandis que, dans la forteresse, résonnaient les pas de ses ducs et barons. En effet, tous s’étaient mobilisés en vue de sa demande. Certains venant lui offrir leur serments, d’autres désireux de victoire et de territoires, certains encore, dans le simple but d’assouvir leur soif de sang. Ainsi, que ce soit des nobles ou encore de leur hommes, la forteresse était en effervescence…

Lentement, l’empereur détourna son regard des cieux. Il marcha jusqu’au socle de pierre où il couchait et s’empara de la lame qui y reposait. Jouant avec pour bien la caler dans sa main, il l’éloigna un peu de lui, laissant les doux rayons de la lune la caresser. À ce contact, les runes qui couvraient sa surface s’illuminèrent, faisant miroiter faiblement les traits du Secyeth. Il la fit finalement tourner dans sa main, avant que cette dernière ne regagne l’étui de cuir qui pendait à sa ceinture. Il reprit la direction de la salle du trône, de sa démarche lente et nonchalante. Il dépassa finalement l’encadrement du couloir qui menait de ses appartements à cette dernière et laissa son regard s’attarder sur la salle. Les braises des torches persistaient encore, baignant la pièce d’une lumière vacillante, se perdant dans l’ombre après les lourdes colonnades qui encadraient la salle. Son regard continua jusqu’à son trône, l’effleura quelques instants, puis ses yeux se fermèrent, alors qu’un sourire sadique venait tordre ses traits…. Bientôt… Dans quelques heures ses troupes sillonneraient la mer. Ses yeux se rouvrirent, alors que ses pupilles verticales se rétrécissaient, au contact de la lumière. Mais ne diminuant en rien l’étincelle de perversité qui animait toujours son regard. Ses pas lents battirent à nouveau le sol, alors qu’il prenait la direction de la petite alvéole qui servait de salle d’armes, quelque mètres derrière le trône, en retrait des piliers. Pénétrant dans cette dernière, il vint se placer au centre de la pièce ronde. Il leva le regard vers le dôme au plafond…

Puis, avec une si grande vitesse et précision qu’elle fit contraste à ses gestes précédents, il tira sa lame. Il vint caresser le pommeau avec sa deuxième main, avant de la refermer sur le manche avec fermeté. Alors, lentement il se mit a suivre une lente gestuelle, sa lame dansant autour de lui plus il prenait de la vitesse. Ses mouvements furent bientôt perdus dans une valse endiablée ou le seul bruit qui troublait le silence de la pièce était celui de sa lame qui
sifflait dans l’air. Pendant un moment sa lame de continua de danser… Presque une heure. Malgré la sueur qui coulait à son front et l’air qui échappait bruyamment de ses poumons, il ne réduisait pas son rythme, égrenant ses coups avec toujours plus de précision… Encore un moment s’écoula, la fatigue commença à le gagner. Il ralentit son rythme pour finalement l’arrêter, haletant. Sa lame revint gagner son fourreau, tandis que sa respiration restait lente et profonde. Il clos à nouveau ses yeux, reprenant ses esprits. Ses pupilles malsaines réapparurent à nouveau, tandis qu’il reprenait le chemin de la sortie. La lumière qui baignait son alvéole lui indiquait que le jour allait se lever dans quelques heures… Ainsi, la guerre était arrivée… Il redressa son capuchon sur sa tête, et s’avança lentement vers les portes de son alvéole. Il leva la paume et les deux battants de bois s’ouvrirent lentement, dans un grincement sinistre. Le long du couloir, des gardes se tenaient en faction, la lance haute pointée vers le ciel. Il n’avait pas besoin de les avoir ici, mais la tradition le voulait. Il s’arrêta après la porte et les toisa tous. Sa voix s’éleva alors, froide, sinistre et horriblement malsaine.

-‘’ Messieurs, si vous êtes ici c’est parce que vous figurez parmi les meilleurs guerriers de tout l’empire. Aujourd’hui, il est temps de prendre les armes et de les dresser contre les Enkievs, aujourd’hui, il est temps de prouver votre valeur… ‘’


Ses mots s’éteignirent dans les échos de la salle. Il les regarda encore quelques secondes, puis repris sa route, sans leur adresser d’autres regards. Il savait qu’ils le suivraient… La petite escorte quitta le couloir quitta le couloir, les pas des insectes résonnant lourdement derrière Urianos. L’empereur fit alors rejoindre ses pensées à la collectivité, adressant un message à toute la population insecte de l’ile…

** Mes frères… Le temps est maintenant venu. Depuis longtemps déjà, les gloires de notre empire s’étaient éteintes dans l’ombre… Depuis longtemps déjà, le nom d’Iraneth s’est tût dans l’ombre, alors que les légendes sur la violence de nos guerriers se sont tus dans les mémoires. Mais aujourd’hui, cet oubli prend fin. Aujourd’hui, nous allons nous avancer à la lumière de leurs torches et porter un coup de taille. Depuis des mois déjà, vous vous entrainez, affutez vos armes ou encore vous réjouissez de ce jour… Le temps est maintenant venu de prouver votre valeur à votre empire. Dans quelques heures, quinze milles hommes embarquerons sur nos lourds trirèmes. Le soir venu, nous attaquerons, reconquérant ainsi la gloire de nos paires… Aujourd’hui mes frères, un royaume oublié refait surface… **

Les derniers mots qui résonnèrent dans leur esprits furent accueillis par une clameur de cliquetis, alors qu’un sourire sadique se dessinait sur les lèvres du seigneur de ces terres. Suivi de ses dix hommes, il continua de suivre lentement son chemin vers l’extérieur. Devant lui, les insectes se collaient au mur en courbant respectueusement le cou, laissant la place au lourd comité de se mouvoir…

Les insectes parvinrent à une première rampe d’accès et l’empruntèrent, descendant d’un degré dans l’imposante structure de la forteresse. Pendant un moment encore, leur pas résonnèrent, tandis que de toutes parts, guerriers et commandants prenaient la direction de l’extérieur. Lorsqu’Urianos déboucha sur l’extérieur, plusieurs nobles derrière son escorte, un spectacle terrifiant s’offrit à se yeux. Devant lui, sur les galet, des milliers de guerriers insectes s’organisaient en bataillons, sous les ordres de leur lieutenants respectifs. Urianos s’arrêta alors, marquant une pose, il admira la beauté de la scène. Un bourdonnement de cliquetis s’élevait de la vallée, plusieurs mètres en contrebas. Déjà, huit mille hommes brandissaient leur lance vers l’aube, prêts à vaincre quiconque se dresserait sur leurs chemins. Longtemps il avait attendu ce jour et plusieurs fois il l’avait vu en songes. Mais jamais le spectacle n’avait été aussi saisissant. Il prit une longue inspiration, son sourire s’élargissant encore, la bataille s’annonçait grandiose. Il continua alors d’avancer, suivant le petit chemin qui longeait la falaise sur laquelle il était. Il continua sa route sur la grève, se dirigeant vers les plages où tant d’agitation régnait. Plus loin devant lui, les quais s’avançaient, comme des énormes bras noirs plongeant dans la mer. Un peu plus de quinze lourds trirèmes y étaient amarrés. De la meilleur facture. Le bois lisse et noir de leur coque reflétait la lumière du jour. Et en haut des hauts mats s’enroulaient les gréements, prêts à tomber pour libérer les lourdes voiles de tissus noir, Les armoireries des différents amiraux tracés sur ces dernières. À leur abords, sur les quais, des ouvriers s’occupaient de charger les ponts de ces derniers. Certains portant des caisses de vivres, d’autre apportaient des armes tandis que de lourdes poulies chargeaient des machines de siège sur les navires. Alors qu’il s’approchait des soldats, un nouveau bataillon apparut derrière les rochers, plus loin, à gauche, venant se joindre à la lourde armée déjà présente sur la plage.

Urianos longea les bataillons, inspectant du coin de l’œil l’avancement des préparatifs. Dans deux heures ils pourraient prendre la mer… Il rejoint une élévation rocheuse, ou plusieurs de les
conseillers, généraux ou sorciers l’attendaient déjà. Une fois qu’il fut sur le monticule, ils le saluèrent tous avec la déférence respective qu’ils lui devaient. Un homme s’approcha de lui, désirant lui faire part de quelque réflexion par rapport à la stratégie, mais il leva la main, lui indiquant qu’il lui parlerait plus tard. Il s’avança au bord du monticule. Quelques mètres en dessous, les soldats se tenaient en rangs serrés, étendant leurs bataillons sur plusieurs centaines de mètres. Parmi les hommes devant lui, plusieurs bannières se dressaient, faisant référence à quels lieutenants ils appartenaient. Jamais Iraneth n’avait frappé aussi fort la première fois, les Enkievs ne verraient rien venir. Devant lui, pas moins de quinze milles hommes piaffaient, impatients. Parmi eux, moins du tiers étaient des guerriers impériaux. Gros insectes à la carapace luisante, ils dépassaient leurs congénères d’au moins une tête pour les plus petits. La plus part étaient armés de lances, Mais Urianos avait trouvé bon d’en entrainer certains à la hache et au marteau, car ils s’étaient avérés plus aguerris sous ce rôle.

Le reste des soldats, à deux ou trois milles entités près étaient des guerriers insectes normaux. Ces scarabées à la carapace sombre, bien que bien loin de la puissance des guerriers impériaux, restaient des ennemis redoutables. Ils étaient tous armés de lance. Et même si ils étaient beaucoup moins nombreux qu’à l’époque d’Amecareth, c’était par choix. En effet, en plusieurs siècles, l’empire avait eu le temps de changer. Et un empereur comme Urianos ne supportait pas l’idée d’avoir des faibles sous ses ordres. Il avait donc ordonné d’exécuter tous les insectes qui étaient jugés comme "faibles" à leur naissance. Selon lui, ils étaient inaptes de vivre, et ne méritaient pas de servir sous la bannière de l’empire noir. Ainsi, dès leur plus tendre enfance, ils étaient entrainés à manier la lance. Le long des plages, de gigantesques terrains d’entrainements avaient été bâtis. Et c’est sous les ordres de leurs lieutenants que les insectes avaient appris à se battre, maniant la lance côtes à côtes, les bataillons avaient appris à cohabiter, faisant preuve d’une cohésion qu’ils n’avaient jamais montré auparavant. Plus proche du monticule, une longue ligne de soldats était montée sur des dragons. Plus petits que leurs congénères, ces derniers se tenaient sur leurs pattes arrière, leurs membres avant repliés devant eux, pourvus de longues griffes. Contrairement à leurs cousins, ils étaient dépourvus d’ailes et possédaient une silhouette fine et élancée, pourvue de muscles agiles. Ils possédaient un long cou terminé par une tête osseuse et un museau allongé. Leur corps était recouvert d’écailles noires et luisantes, et de petits yeux rouges regardaient autour de lui.

Sur leur échine, des insectes eux aussi plus légers et agiles arboraient une carapace sombre, bien que peu résistante. Ils tenaient de longues lances argentés, et levaient un regard intelligent au dessus d’eux. À défaut d’être très robustes, ils maniaient la lance avec virtuosité, force et rapidité. Et le puissant poitrail de leur monture suffisait largement à combler le manque de leur armure. Ainsi, le seul moyen efficace de leur ôter la vie était de venir planter une lance droit dans leur poitrail, en déjouant leurs armes et leur monture. Ces guerriers portaient le nom de parias, montés sur une espèce rare de dragons nommés Vutraïls que l’on trouvait au nord. Urianos en disposait de moins de deux mille, une poignée… Mais leur efficacité comblait le manque de leur nombre. Plus haut sur la montagne, trois dragons mâles accompagnés de deux femelles. Les tribus Secyeth s’était bien amoindries ces derniers siècles… Mais Urianos n’abandonnerai jamais les siens. Il faisait confiance en ces chevaucheurs, et il savait qu’ils ne failliraient pas dans leur tache. Ces être millénaires à la peau bleue, chevauchant leur puissantes bêtes étaient de loin les plus redoutables combattants de l’armée. Et il connaissait chacun de ces êtres personnellement. Ils étaient ses frères de sang et de race, plus encore que tous les soldats qui se tenaient devant lui. Et sa loyauté revenait à eux en premier. Ces tribus chez qui il avait vu le jour. Dans ces montagnes qui les avaient toujours abritées, avant même que l’empereur et ses insectes n’habite cette île...

Finalement, de ci de là, des petits groupes de guerriers plus disparate, arboraient d’autres bannières, ainsi que d’autres traits physiques. Ils ne faisaient pas vraiment partie de l’armée impériale, servant leurs propres intérêts. Ils étaient les hommes de différents nobles de la cour, arborant les armoireries de ces derniers. Tous venaient d’îles de l’archipel d’Iraneth, ou encore des profondeurs de l’ile principale. Tous étaient fraichement arrivés à la cour, venus jurer allégeance à l’empereur, lui offrir leur soutient ou voir si ils parviendraient à obtenir quelque territoires dans les conquêtes futures de l’empereur. Ils n’en restaient pas moins, pour la plupart, des combattants aguerris, et se montreraient d’une grande aide durant le siège. Sur la droite, un peu isolé des autres, un groupe d’une vingtaine hommes se tenaient isolés. Ces hommes n’étaient autres que les mages noires d’Iraneth. Entités sombres, apparaissant dans les vieilles légendes d’autrefois sous des figures cauchemardesques, possédant des pouvoirs les plus sombres et pervers qu’on ait connu depuis les dieux déchus… Ce serait ces divinités sombres elles mêmes qui auraient octroyés leur pouvoirs à ces êtres ténébreux. Ils revêtaient tous robe noire et sombre, brodée de fils d’or. Une capuche noire remontée sur leur tête. On apercevait des petits yeux malveillants sous leur obscurité, tandis qu’une dague sacrificielle pendait à leur ceinture, ainsi qu’un grimoire frappé d’un pentacle.

Ainsi, toute l’armée était rassemblée. Il ne manquait personne. Il s’avança encore un peu au bord du monticule, levant les bras vers le ciel. Une ovation de cliquetis accueillit alors son geste. Alors qu’il levait ses bras vers le ciel, tous les guerriers levèrent leurs armes vers le ciel entamant une longue ovation. L’empereur laissa la foule se calmer d’elle même avant de prendre la parole...

- Ainsi nous y sommes chers frères… Une fois que les ponts des navires auront finis de charger, ce sera à notre tour de monter sur les embarcations impériales. Si les vents nous sont favorables, nous atteindrons les royaumes côtiers dans deux jours… Les humains ne s’attendront pas à une attaque de taille, je ne doute pas de notre victoire. Chacun d’entre vous à été formé en attente de ce jour, montrez-moi aujourd’hui que je n’ai pas attendu pour rien… Battez vous pour moi et pour votre empire… Que l’ivresse du combat vous porte en liesse et que tout ennemi qui se dressera sur votre route périsse lentement. Prouvez leurs que nous sommes à la hauteur de nos légendes, prouvez leur que notre empire n’est pas à prendre à la légère, prouvez leur que nous sommes à la hauteur de nos menaces… Si ils doutent que nous ne soyons aptes à mener nos insurrections jusqu’à eux, prouvons leur qu’ils ont torts "

Alors que des acclamations bestiales s’élevaient à nouveau de l’armée, Urianos se retourna, disparaissant derrière le rebord du monticule. Il retourna près de ses conseillers. Plusieurs tentes étaient levaient et une carte du champ de bataille était dressée au milieu de ces dernières. Autour d’elle, une dizaine d’hommes conversaient, discutant de comment ils allaient se répartir les tâches. Quel général prendrait quel front et combien de soldats figureraient sous les ordres de chaque lieutenant. Urianos s’approcha de ces derniers. Ils s’écartèrent avec déférence pour lui laisser voir la carte. L’empereur porta une main à son menton, s’esquissant des agissements de chacun de ses hommes. Son capuchon rabattu sur sa tête, ses traits demeuraient invisible, et aucun son ne sortait de sa bouche. Il se contentait d’acquiescer en silence les décisions que chacun des commandants prenaient. Les pourparlers continuèrent encore un moment, Urianos sentit alors la présence de Draken se rapprocher. Il s’éloigna de la table, le voyant apparaître derrière la colline. D’un mouvement de la tête, Urianos lui intima de le suivre plus loin. Draken s’approcha de lui et mis un genou a terre pour le saluer. Urianos lui ordonna de se relever, avant de lui demander si ses hommes étaient prêts. Draken l’informa qu’il n’attendait plus que ses ordres pour embarquer. Avant de le laisser disposer, Urianos lui demanda une dernière fois si les ordres de mission qu’il lui avait confiée étaient clairs. Draken acquiesça lentement. Urianos le laissa donc rejoindre ses hommes. Ainsi, les trois chevaliers, accompagnés de leur écuyers respectifs prirent la direction de la barge impériale, celle ou l’empereur ainsi que sa suite séjourneraient. Derrière les neufs hommes, plusieurs serviteurs portaient des caisses, suivant les chevaliers… Ils arrivèrent sur les quais et disparurent rapidement sur le pont de l’énorme bâtiment. Lentement, l’empereur rejoint ses hommes…

Pendant moins d’une heure, les hommes continuèrent de converser, ajustant les derniers préparatifs quant à l’attaque. Au bout d’un moment, un coursier impérial vint s’enquire près de l’empereur que les frets étaient finalement chargés et encordés sur les bâtiments, qu’ils n’attendaient plus que l’embarquement des soldats pour prendre le large. Un sourire malsain sur le visage, Urianos le congédia. Il fit passer le message à ses généraux et tous envoyèrent leur aides de camp quérir leur paquetage. En contrebas, le son d’un puissant cor résonna dans toute la vallée, annonçant le début de l’embarcation. Sous les yeux de l’empereur, quinze milles hommes se mirent en mouvement, prenant tous la direction des quais à leur gauche. Trente milles pattes foulèrent la grève, faisant s’élever un grondement assourdissant sur cette dernière. Au fur et à mesure que les quais se vidaient, les insectes venaient installer leurs quartiers sur les camps, dressant de petites tentes ou ils plaçaient leurs couchettes et leurs armes. Seigneurs ducs et autres nobles embarquaient sur leurs propres embarcations, les pavillons de ces dernières représentant les différents clans auxquels ils appartenaient. La manœuvre dura plusieurs heures, jusqu’au point du jour. Pendant ce temps, l’empereur et sa suite avaient pris leurs quartiers sur l’imposante barge impériale. Cet immense bâtiment construit de bois et d’or pouvait accueillir plus de deux milles hommes sur son pont. Et la plupart des hautes sphères de l’armée prenaient place dans les appartements qu’il abritait. Il ne fallait pas moins de six milles rameurs pour actionner la structure à bonne vitesse, et les milliers de mètres carrés de toile rivalisaient avec les kilomètres de gréements… Une fois que tous les navires furent prêts, on ordonna de larguer les amarres. Ainsi, toutes les embarcations s’éloignèrent lentement des quais, faisant clapoter les eaux Dans un ensemble parfait, les avirons des navires, les unes après les autres, sortaient de leur encoche, et plongeaient dans les flots noirs. Unes à unes, les embarcations commencèrent à quitter leur port d’attache. Rythmées par le son des lourds tambours qui donnaient au rameur leur cadence. Ainsi, plus d’une quinzaine de trirèmes et plus encore de petits navires en tout genre quittèrent l’archipel… Unes à unes, les barges lâchèrent leurs voiles, faisant craquer les gréements sous les bourrasques du vent. L’empire prenait le large…
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MessageSujet: Re: Une voie vers une ère nouvelle.... [Pv Iraneth] Dim 29 Nov 2009, 18:53

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#Meyko

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MessageSujet: Re: Une voie vers une ère nouvelle.... [Pv Iraneth] Mar 01 Déc 2009, 11:44

Voilà maintenant cinq jours que Draken était venu le rechercher à l'opposé du continent Noir, cinq jours qu'ils avaient eu leur discussion, les problèmes étaient réglées, les choses claires et même si Meyko ne pouvait s'empêcher de lui en vouloir pour tout ce qui s'était passé, tout se qui se passait et tout se qui risquait de se produire - avec sa fille notamment - Meyko avait accepté de revenir à la forteresse, de retrouver cette entente cordiale qu'il partageait avec son ancien maitre depuis tellement longtemps, et mieux encore, de faire la guerre. La guerre... En fait, il y avait de fortes chances pour qu'il finisse mort, après avoir toutefois infligé de lourdes pertes à l'ennemi, s'il avait osé dire qu'il n'y participerait pas... Cela faisait quinze ans qu'il était ici, et dix qu'il connaissait Draken, et depuis le premier jour, il avait demandé une seule chose - hormis le fait de tout savoir - et cette requête n'était autre que partir à la guerre, faire couler le sang des Enkievs, pour tout ce qu'on lui avait fait plus jeune, pour sa vengeance personnelle. Car il avait du se retrouver du côté des méchants, du côté d'Irianeth alors qu'il aurait simplement pu renforcer les rangs des chevaliers d'Emeraude.

Mais désormais, il était bien trop tard pour changer de camp, bien trop tard pour avoir des remords et il était devenu bien plus puissant que quiconque ne le serait jamais sur cette terre, du moins, il en était intimement persuadé. Au point qu'il avait cessé tout entrainement, se complaisant dans son savoir, son excellence pluri-disciplinaire, sa "perfection naturelle". Orgueil ostentatoire, mais c'était Meyko, alors on ne pouvait pas réellement s'attendre à autre chose venant de sa part. A vrai dire, habitué à être traité mieux qu'un prince comment ne pas se détendre dans une bonne estime de soi. Il y avait un moyen certes il suffisait de s'appeler Draken, mais lui était Meyko, seulement Meyko et rien d'autre que Meyko. Alors il se sur-estimait.

De toute façon, il ne pouvait pas se permettre de rater cet événement, déjà qu'il n'aimait pas l'Empereur, et peut être était-ce réciproque allez savoir, cela aurait surement été vécu par un acte égocentrique, un peu comme ce qui s'était passé le jour de la cérémonie d'attribution et d'adoubement. Pour le porteur de ténèbres, l'Empereur - et les trois qu'il avait connu - n'est qu'une simple larve habitué à se faire servir, totalement imbu de leur personne et qui se plait à impressionner les autres par son titre. Il fallait toutefois reconnaitre au dernier en titre - Urianos c'est ça ?! - qu'il avait - enfin - mis à exécution ce qu'on entendait partout depuis quinze ans : la déclaration de guerre envers Enkidiev. Juste pour cela, Meyko ne le haïssait pas, il ne le portait juste pas dans son estime.

La nuit dernière, et également mais à moindre titre les cinq dernières, peu de personnes trouvèrent le sommeil à cause des insectes qui martelaient encore et toujours le sol de gravier des plages aux Dragons. Quant à Meyko, il s'occupa de brifer brièvement son écuyer - Ventio - une dernière fois, prépara tout ce qu'il aurait à revêtir le lendemain, et les maigres affaires qu'il emporterait sur leur bateau. Puis, comme si de rien était, s'allongea, vérifia que sa fille faisait bien de même et ferma les yeux pour entamer un repos préparateur qui lui serait fort utile pour les épreuves qui s'en suivraient dans les prochains jours. Les dirigeants avaient tort de sous-estimer les clowns verts, ils étaient bien plus puissants qu'ils ne voulaient bien le croire et surtout, beaucoup plus nombreux qu'eux. Le nombre n'est pas déterminant dans la guerre, simplement, il peut aider...

En plein milieu de la nuit, une servante vint le réveiller doucement sur ordre du chef. Par réflexe Meyko porta la main à la garde de son épée ce qui fit fuir la servante un peu prématurément, mais cela arrivait souvent désormais. D'une manière plus brutale, il secoua Ventio ; après tout, celui-ci aurait déjà du être debout quand une nouvelle aura pénétrait dans la pièce, ses sens n'étaient pas encore assez aiguisés... Il faudrait travailler cet aspect mais ce qu'il savait suffirait amplement pour le maintenir en vie lors de ce premier raid. Le nombre de blessures qu'il récolterait par la suite ferait décider à Meyko au sujet de sa participation ou non aux combats contre ces pittoresques chevaliers...

Dans le calme, il se prépara, s'appliquant du mieux qu'il put à attacher les lacets de sa cuirasse, à placer sa ceinture portant le fourreau de façon stratégique pour plus d'efficacité et de rapidité. Et, sans attendre plus longtemps son écuyer, il sortit de son alvéole, traversa les nombreux corridors et arriva enfin sur la plage laquelle était par ailleurs méconnaissable. Des millions d'insectes arborant chacun des fanions différents déambulaient, se précipitant ou marchant en cadence au rythme imposé par leur lieutenant, tantôt un partait, tantôt l'autre arrivait. Les troupes commençaient à embarquer dans les vaisseaux, regroupés en fonction de critères inconnus de la plupart. Meyko décida de ne pas s'attarder sur le spectacle, mais plutôt de rester concentré. Plusieurs jours de voyage s'annonçaient mais il fallait avant tout rester concentré sur l'objectif, il pouvait le faire, il le savait car il l'avait déjà fait...

C'est donc toujours dans sa bulle qu'il se rapprocha du navire prêté pour l'ordre d'Irianeth. Il n'y avait encore que Draken, forcément, en tant que second, il devait accueillir les autres avec le chef. Ce protocole l'exaspérait réellement à un point... Inavouable. De plus, c'était certain qu'il n'échangerait pas beaucoup de paroles aujourd'hui vu la concentration requise. Il avait peut être été touché par la puissance des Dieux, mais il restait humain. Draken le salua du regard, Meyko fit de même. L'ancien maitre connaissait par cœur celui qui avait été son écuyer et savait pertinemment qu'il ne servait à rien de commencer une conversation qui, au final, n'atteindrait jamais un quelconque aboutissement. Quelques minutes plus tard, Draken partit rendre des comptes à l'Empereur et surement vérifier qu'aucun changement de dernière minute n'avait été effectué en ce qui concerne le plan. C'est pendant ce moment que Jayade et tous les écuyers arrivèrent, dans un mouvement presque uniforme. Mais mis à part un regard plein de questions envers Hyllïna, Meyko ne bougea pas, certains auraient même pu penser qu'il les ignorait d'une manière royale. C'était le cas.

Draken revient et s'informa brièvement à propos de tout le monde puis s'arrêta devant le jeune chevalier et lui indiqua qu'il devait se présenter devant l'Empereur. Meyko ne releva pas, il ne dit rien, n'essaya même pas de protester, il y avait un planning à respecter, protester l'aurait perturbé et aurait repoussé l'expédition à... Peut-être même bien trop longtemps pour qu'il puisse encore combattre. Alors il se leva, repéra l'Empereur, fit quelques pas entre les débandades d'insecte puis renonça et se téléporta à quelques mètres de lui. Le porteur de ténèbres fit une légère révérence afin de ne pas s'attirer d'ennuis en ce jour si important et attendit que " l'insecte en chef " daigne lui adresser la parole. Ce qui, pour une fois, ne se fit pas attendre, il y avait vraiment un programme à respecter...

- Meyko, nous sommes bien d'accord, on s'en tient au plan. Pas de folies cette fois...

Le chevalier noir hocha imperceptiblement la tête. Pas de folies, référence subtile à son erreur de jeunesse, et son avenir qu'il avait faillit faire exploser, en même temps que celui du continent par ailleurs, du moins si on s'en tenait à ce que la prophétie annonçait. La prophétie, c'était bien ça dont Urianos lui parlait présentement. Bien sur, il invoquait également le fait d'obéir à Draken, de ne pas partir seul, et surtout, d'éviter les sautes d'humeur. Mais surtout, de respecter ce qui avait été convenu lors de l'entretien précédant, à savoir, éliminer porteur de lumières et également bouclier, cette Kyera qui leur avait causé beaucoup de soucis. Meyko était plus forte qu'elle à présent, la chose était quasiment gagnée d'avance. Quant à la porteuse de lumières... Il aviserait sur place.

- Ah, et si jamais les choses venaient à mal tourner...

- Je ne vois pas pourquoi.

C'était clair, net, précis, méchant, simple. Cela avait fusé, Meyko n'avait pas eu le temps de retenir cette réflexion. En effet, l'Empereur n'avait pas foi en lui à présent, cela rassurait, en fait non. Mais lui n'avait pas besoin d'être rassuré, il savait très bien ce qu'il valait. Toutefois, il dut se contraindre à baisser la tête, signe débile de soumission obsolète, pour que l'autre continue de s'expliquer.

- Je veux que tu fasses le nécessaire pour que cela ne tourne pas en notre défaveur.


C'était débile, tout simplement idiot, déjà il y avait une probabilité très proche de zéro pour que les choses tournent mal. Et si jamais c'était vraiment le cas, il n'y avait aucun moyen pour qu'à lui tout seul, il puisse sauver l'Empire... Après quelques secondes de réflexion à ce sujet, Meyko comprit ce que l'insecte voulait dire. Si cela tournait mal pour lui, s'arranger pour sauvegarder la puissance de l'Empire. En bref, il lui demandai là un transfert de pouvoir. Le porteur de ténèbres ignorait comment l'Empereur était au courant qu'il avait apprit à maitriser cette technique et il s'en contrefichait, c'était hors de question. Si lui tombait, l'Empire avec ! Hors de question de gâcher une autre vie que la sienne par cette malheureuse prophétie... Des éclairs fusèrent de ses yeux et il se contrôla de toute sa force pour empêcher des serpents d'énergie d'apparaitre au creux de ses paumes. Ce fut d'un ton sec qu'il répliqua :

- Ce ne sera pas nécessaire. Maintenant, si vous permettez, Majesté ...

Ironie, encore et toujours. Mais Meyko s'en alla, sans plus se soucier de ce fou qui venait nu plus ni moins de lui annoncer sa perte. En retournant à son vaisseau, il aperçut le prince nouveau-venu, ou l'heureux retrouvé, Trystan, empereur héritier. Très puissant apparemment selon les dires de qui se plaisait à en parler, peut-être même le plus puissant des élèves jamais vu dans les classes d'Irianeth. Cela semblait peu probable à la vue de Meyko, il semblait logique que c'était lui. Ce gamin n'était même pas encore Empereur, il le haïssait déjà.

Complètement fous dans cette famille Impériale. Meyko monta dans le bateau, il était le dernier de l'ordre. La plage termina de se vider rapidement. Les vaisseaux partirent. Sur l'étendue, seuls quelques serviteurs, élèves et l'Empereur junior étaient encore présents. Les bateaux s'envolaient vers Enkidiev, le royaume d'Argent où la première bataille serait surement une des plus mémorables.

La guerre s'annonçait concrètement.

Enfin...

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MessageSujet: Re: Une voie vers une ère nouvelle.... [Pv Iraneth] Lun 14 Déc 2009, 15:15

Le guerre. Depuis combien de temps attendait t-elle cela ? Plus de cinq ans déjà. Ses effort allait enfin payer. Elle deviendrais la première conseillère à prendre un territoire d'Enkidiev. Sans aucun doute elle était la meilleurs. La jeune femme était prête à combattre. Cela faisait des années qu'elle être prêtre. Elle était née pour combattre, l'envie de sang pulser dans ses veines, le besoin de retiré la vie était si puissant en elle. Elle était cruelle, cruellement belle aussi. Depuis plusieurs jours le sourire ne quitter plus ses lèvres. Tout ce passer à merveille, bientôt il se trouverait en Enkidiev. La conseillère était passée Maître dans l'art de manié toutes les armes. Elle connaissait parfaitement le animent du bâton, de la hallebarde, des épées à une mains ou à deux mains, des haches. Elle savait parfaitement tirée à l'arc et avait apprit à maniée le fouet avec une dextérité impressionnante.

Il était temps à présent de partir à la guerre. L'heure était venue. La jeune femme ouvrit les yeux. Il faisait encore sombre dehors pourtant l'agitation régnait. Les préparatifs s'accélérer. Se lovant contre le puissant corps de Rubis elle l'embrassa avant de prendre appuie sur sa queue pour se lever. Il était temps à présent. Son œuvre allait débutée. L'ancienne princesse se revêtit de son armure de cuir rouge. Beaucoup de sang coulerais dans quelques temps, sur ce vêtements il ne se verrait pas. Elle secoua la tête, ébouriffant ses cheveux puis se tourna vers son armurerie personnel. Près d'elle dans la grotte, un rugissement retentit, Rubis venait de se lever à son tour et elle sentait sa soif de combat et de sang. Bientôt il allait s'amuser... Bientôt. La conseillère observa ses armes, puis, se saisit d'un fouet. D'un geste fluide elle le fit claquée dans l'air. C'était une arme mortel qui pouvait arrachée une langue, un bras ou une tête lorsqu'il était bien maniée. Satisfaite, elle le glissa à sa ceinture, à porter de main. Son regard continua de se balader sur les armes disponible. Une hallebarde ou une lance ne serait pas le mieux. Ces armes était lourde et elle passerait peu de temps au sol, elle devait être rapide. Son choix se tourna finalement vers les cimeterres qui l'avait si souvent accompagnée. Elle les glissa également à sa ceinture rajoutant une panoplie de dagues ainsi que quelques onguents - au cas ou Rubis serait blesser - et des potions de récupération qu'elle avait demandé aux sorcier de l'Empire.

Rubis quand à lui, s'élança vers sa balade matinal après s'être ébrouée dans la grotte. La jeune femme en profita pour s'étirer. Comme tout les matins. Elle répéter ces gestes depuis tant d'années déjà qu'il était machinal. Dans un profond retour sur soi même, elle respirait régulièrement, vérifiant que chacun de ses muscles serait près lors du combat si proche à présent. Plusieurs minutes elle enchaine plusieurs mouvement les yeux fermée, totalement concentré, n'ayant pour seul lien avec le monde réel la partit de Rubis qui était toujours en elle. Puis, elle rouvrit les yeux lorsque le puissant dragon rouge fit vibrer le sol en atterrissant. Il était sublime, un être dans toute sa puissance, ses muscles roulée sous sa peau aussi sur qu'une armure. Amethyst flatta le museau de son compagnon avant de grimper sur au creux de son cou. Le dragon rouge s'élança, connaissant parfaitement les désirs de sa maitresse sans le moindre mots, c'était ça qui faisait leurs forces.

Sous le puissant corps du dragon, Amethyst voyait défilé les préparatifs. Les navires était près tout comme les soldats. Chacun avait était formée selon ses ordres. Seul les chevaliers n'avait pas de compte à lui rendre... et encore, ce serait bientôt fini aussi puisqu'elle enseignée aux misérable élèves qui deviendrait des chevaliers noirs. Tout allait très bien. Rejoignant la collectivité insecte la jeune femme écouta les ordres, les paroles. Oui, tout était parfait les préparatifs, la guerre. Tout serait parfait. Un discourt d'Urianos se fit alors ressentir dans son esprit. Il savait parler, il était bon pour motivée les troupes. Amethyst ne voulait pas s'encombrer de mots inutiles. Elle avait d'autre chose à préparer en matière de discourt et le peuple des insectes ne devait avoir qu'un Maître : Urianos. Elle, elle posséderait bientôt sa récompense... si l'attaque se passait bien, mais ça, elle n'en doutait pas puisqu'elle avait tout planifié, tout ne pouvait être que parfait.

En bas, les insectes était près à combattre. Combattre pour leurs peuple, combattre pour le plaisir, combattre pour la gloire. La conseillère ne désirait pas rejoindre l'empereur et son peuple. Elle était bien dans les airs. Le temps continua de filer ainsi, rythme par les discourt de-ci de la, par le piétinement des armées insectes ou des peuples asservie qui se préparer au combat. La conseillère aurait du descendre bien sur, pour plaire à cette myriades de noble prétentieux et plus inutile les uns que les autres. Elle n'en ferait rien. La stratégie avait était définie de nombreuse année auparavant, elle avait était affinée au maximum, la rendant parfaite. Les quelques discutions qui pouvait avoir lieu ne changerais absolument rien. Tous ses hommes pensant avoir à donner leurs avis n'en faisait rien, ou du moins était t-il totalement inutile. Ils faisaient exactement ce que Amethyst et Urianos avait prévu, rien de plus, rien de moins. Pour le moment, il apaiser leurs craintes, se résumer leur rôle, car, il le savait, Amethyst n'admettrait aucun échec.

Rubis lança un cris de guerre, puissant celui-ci s'éleva dans les airs comme une promesse de mort lancée à Argent. Quelques dragonnes au sol lui répondirent embarqué ou non dans les bateaux. Les préparatifs continuèrent ainsi, la conseillère les observant du ciel. Tout était parfait, bientôt Argent serait à elle. Un sourire étira ses lèvres tandis que les embarcations, pleine de l'armée qui conquérait bientôt Argent, s'élançait sur les vagues. Rubis tacha un nouveau cris au même instant qu'Amethyst. Un cri d'encouragement pour l'armée. S'élançant au dessus des navires, Rubis les sema rapidement. Dernier moment paisible pour Amethyst, seul avec son compagnon et les vagues qui déferler sous elle sans pouvoir l'atteindre. Un sourire au lèvres, la conseillère regarda vers le large, vers Argent. Bientôt il serait sienne...
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MessageSujet: Re: Une voie vers une ère nouvelle.... [Pv Iraneth] Mar 22 Déc 2009, 20:34

[ Le début concerne surtout mon absence, je vais essayer de faire quelque chose de pas trop long pour ça ]

J'étais sur Enkidiev, l'odeur de l'herbe fraîche était bien celle d'Enkidiev, j'avais mal à la tête, comme si un dragon m'écrasait de ces lourdes pattes, je me sentais léger, bien trop léger, comparé à d'habitude, je sentais mes jambes l'une contre l'autre, mon armure, où était-elle passée ? Je ne pouvais ouvrir entièrement les yeux, un faisceau de lumière blanche me rendant aveugle, il faisait jour apparemment, j'avais chaud. J'entendais des voix, un vieil homme, il parlait, seul... Non c'était à moi qu'il parlait, il me disait qu'il n'y avait pas à avoir peur, qu'il savait qui j'étais, que tout allait bien. Mais non tout va pas bien, vieux fou, tu ne sais pas qui je suis, et ce que je vais te faire quand j'aurais retrouvé la vue, voilà ce que je pensais à l'instant où j'entendis sa voix. Une heure après, je me forçais à ouvrir les yeux, je devenais fou ! Sa voix m'énervait au plus haut point, j'avais une envie, l'embrocher au bout d'un de mes sabres, ou lui couper la langue pour qu'il se taise à jamais. Je roulais sur le côté, après avoir entrevu une tâche de rouge, c'était surement mon armure, et mes armes avec. Quelle douce sensation que de sentir le métal chaud de cette armure, elle était déjà légendaire, le prince rouge, cela faisait un moment qu'il n'avait pas fait grand chose celui-là. Je la touchait pour voir si elle était entière, oui c'est bon elle l'était. Je saisissais un de mes sabres, pour couper les liens que j'avais sur mes mains et mes pieds, je sentais une douleur très curieuse dans mon dos et sur mon torse, mais je ne savais pas ce que c'était.

Une fois mes liens coupés, je bougeais mes doigts et mes jambes, pour me remettre, j'avais pas bougé depuis des lustres ou quoi ? Comment cela était-il possible ?! Je ne tenais plus sur mes jambes, j'avais même du mal à bouger ma main comme je le voulais. Le vieux fou me dit que j'étais resté plus de deux ans endormis, que j'avais eu de très graves blessures, surement un combat disait-il, moi je ne me souvenais de rien. Cette voix, finalement, elle me disait quelque chose, j'arrêtais de bouger, je me fiais à mes sens magiques, eux, ils semblaient encore opérationnels, quoi que . . . J'avais du mal à distinguer l'aura du vieil homme de celui d'un animal, mais cette énergie m'était très familière, avec une voix très usée, comme inutilisée, je parvins à dire après quinze minutes d'effort intense.


-... Père...."


L'homme riait de bon coeur, ce n'était donc pas mon père, je savais que je le connaissait, mon visage se crispa, je commençais à m'énerver vraiment là, l'homme me dit que je ne l'avais pas connu sur Enkidiev, mais sur Irianeth, je cherchais dans ma mémoire, tout était trop flou, je me souvenais que j'étais un chevalier d'Irianeth, que j'étais prince du royaume d'Argent aussi, quoi d'autre, oui, une femme, Elyon, je l'aimais je croyais, je me moquais de moi-même, il était impossible que je tombe amoureux, puis l'image d'un guerrier, puissant, me ressemblant, à quelques années près, oui, le guerrier noir qui m'avait aidé à mon arrivée, je m'en souvenais maintenant, je fis un signe de tête, j'avais compris. A partir de ce moment, je l'écoutais, il me disait que j'avais beaucoup de chance de l'avoir trouvé ici, il me disait qu'on été en sureté, personne ne viendrait me cherché, il me déplaça, on entra dans une maison, j'étais couché sur un lit, je sentais la paille sous mon corps, j'avais mal en permanence. Au bout d'un mois, j'arrivais à parler presque naturellement, je parlais toute la journée de ce qu'il se passait sur les deux continents. C'est comme ça que je su que j'en avais loupé un bon morceau, le nouvel empereur était Urianos, quelque chose comme ça, je ne me souvenais pas de ce nom là, c'était qui celui-là ? Encore un qu'on devrait protéger... Deux mois après, je pus regarder le visage de mon maître, Le seul vrai Maître que j'avais eu dans ma vie, il avait bien vieilli, mais il était toujours aussi impressionnant.

Toujours cloué au lit, je bougeais mes mains parfaitement bien mais il n'y avait aucun progrès du côté de mes jambes. Mon maître m'aider à m'asseoir devant une glace, il plaça un deuxième miroir derrière moi et je constatais que j'avais de multiples cicatrices dans le dos, dont une qui était particulièrement grosse, elle faisait plus de cinq centimètres de largeur et traversait tout mon dos, j'en été sur maintenant, j'avais perdu l'usage de mes jambes. Les cinq mois qui suivirent, je me voyais devoir tout apprendre de nouveau, parce qu'il y avait des choses dont je ne gardais aucun souvenir. Mes jambes me piquaient parfois, comme si je les sentaient mais ça durait une dizaine de minutes maximum, puis avec le temps, cela dura une heure, puis deux, puis trois. J'appris que du côté d'Irianeth, les insectes commençaient à bouger, ils se préparaient pour envahir un royaume que je connaissais bien, Argent. Cela me fit doublement plaisir, premièrement, j'allais pouvoir rentrer à la maison, et aller exterminer cette vermine d'Emeraude, deuxièmement, je verrais ma famille, et peut-être qu'eux aussi je les tueraient ? En à peine deux mois, je passais de l'handicapé à l'homme que j'avais été auparavant, j'avais même musclé mes jambes. Je ne parlais pas beaucoup. Le jour de mon départ arriva, je partais tôt, sur le pas de la porte, mon maître m'adressa ces paroles :

- Tempête, je t'ai recueillis tu étais mourant deux fois, les deux fois tu es partis plus fort que jamais. La première fois tu as juré de faire le mal partout où tu irais.. Pendant tes longues nuits de cauchemars, quand tu étais dans un coma profond, je ne sais comment, tu arrivais à dire ceci " Ne la laisse pas, Elyon". Je pense que tu devrais méditer là dessus, mon ami.

Je lui faisait un signe de tête, il me lança son arme, un grand honneur pour moi, recevoir comme cinquième lame l'épée de mon maître, je m'en souviendrais jusqu'à ma mort. Une fois seul, je visitais le royaume où j'étais, je me voyais bien dans le royaume des Elfes, il y avait de la forêt partout !! J'en sortis et pour faire comme la première fois, j'allais sur la côté, la longeant à la recherche d'un navire à aborder pour rentrer direction la maison. L'attente fut longue, je mis trois semaines à trouver un navire, à croire que pour ça aussi j'étais maudit, durant mes nuits, bien que très courtes, de sommeil, je voyais toujours un peu plus de ma vie, mais jamais ce qui c'était passé avant mon coma. Une fois sur le navire, bien sur après avoir tué tout le monde, je méditais longuement sur les parole du Maître, j'en oublié de manger, ce qui me rendit malade les deux jours de voyages. J'arrivais devant Irianeth, un paysage noir, hostile à tout inconnu, je cachais ma présence, pour ne pas être détruit pour rien, je sentais beaucoup de signes de vies sur la plage, les insectes allaient pas tarder à grimper sur les navires direction Enkidiev, j'y croyais pas, j'avais fais tout ça pour repartir illico direction Enkidiev, bref, dans la joie, j'accosté à une bonne heure de marche de la plage aménagée pour le départ.

Je marchais vite, prenant soin de vérifier que mon armure était impeccable, que j'avais tout sur moi. Je pensais pas vraiment à ce qu'allaient dire les autres, je me souvenais surtout de Draken et Meyko, aussi d'une fille qui avait été mon écuyère, surement pas longtemps parce que je n'avais que très peu de souvenirs d'elle, Jayade. J'arrivais dans la forteresse à la bourre, presque aucun insecte, je courus aux cuisines prendre de la nourriture et à boire, dans une autre alvéole où je trouvais deux tuniques, une noire et une rouge, je mis tout cela dans un sac et je couru vers le navire qui portait l'emblème d'Irianeth, les autres devaient surement être déjà dessus, j'étais impatient de voir leur tête quand ils verraient le retour d'un mort ? Quoi qu'il en soit, j'étais enfin en route pour une mission, et une mission intéressante puisqu'on allait se battre, rien de tel qu'une bonne guerre pour se mettre en forme.

[ Bon voilà, si il y a des petites choses à modifier dites le moi par mp, je modifierais, pas très long mais il est 2h34 et j'ai un peu envie de dormir là ^^' ]
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MessageSujet: Re: Une voie vers une ère nouvelle.... [Pv Iraneth] Jeu 24 Déc 2009, 12:52

L’attention n’était porté qu’à une seule chose depuis maintenant des jours, chaque parole la concernait, tous y pensait en se réveillant. Enfin elle était arrivée, la guerre! Tout le monde y posait son grain de sel et, du côté de Jayade, son travail consistait à entraîner le plus durement possible ses trois écuyers afin qu’ils soient prêts à un pareil évènement. Un à un, jour après jour, la femme chevalier les vit grandir à ses côtés. Autant avaient-ils changé physiquement que mentalement avec le temps, sans compter que l’évolution au combat s’était montrée plutôt surprenante. Elle savait que tout trois montreraient de quoi ils étaient capables durant cette guerre, elle n’en doutait simplement pas. De plus, qu’avait-elle à craindre, se simple mot n’existait pas, il sonnait faux à ses oreilles. Irianeth s’était largement préparé, du départ jusqu’au retour, et Jayade croyait en leur continent. Enfin, c’était dur de croire au contraire lorsqu’à chaque nuit le brouhaha des préparatifs et le croisement de métal en plein jour étaient rendus les bruits de fond quotidien.

-

La nuit paressait si longue contrairement à la normale, le sommeil la fuyait bêtement et la respiration régulière de ses écuyers ne réussi qu’à l’agacer. Yeux clos, la femme chevalier essaya de chasser tout les va-et-vient qui traversaient ses pensées, demain… c’était déjà le lendemain que tout allait se passer et pourtant, c’était à peine s’elle le réalisait. Ce fut ainsi que se passa sa nuit, où les heures s’écoulaient l’une à la suite de l’autre sans que Jayade ne parvienne à dormir. Voir même somnoler un instant. Elle décida, alors qu’il ne restait que très peu de temps avant le départ, de sortir de son lit et de faire les derniers préparatifs. Passant à côté des deux jeunes demoiselles, la Seccyeth envia le sommeil dans lequel elles étaient tombées. Cependant, Jayade préférait de loin être dans cette situation plutôt qu’à l’inverse. C’était maintenant dans moins de quelques heures que tout allait commencer après tout.

Pour la troisième fois dans sa vie elle aiguisa la lame de sa dague, prenant soin d’être la plus discrète possible. Elle enfila les vêtements appropriés et ramassa les réserves de nourriture qui pourrait s’avérer utile dans les jours à suivre. Puis, entendant les déplacements continuels dans les couloirs voisins, Jayade se dépêcha de tout terminer rapidement. Ne restait plus que ses écuyers, qu’elle se fit plaisir de réveiller en les brassant de gauches à droite. Elle n’attendit pas qu’ils se lèvent, déjà la femme chevalier leur lança de quoi se nourrir tout en les avertissant de faire vite. Puis, sachant que tout trois étaient autonomes, elle quitta l’alvéole sans plus tarder pour se rendre sur la plage.

Le bateau dans lequel les chevaliers allaient embarquer était facile à reconnaitre au loin. D’un bon pas, Jayade s’y rendit, sachant que Kaleena, Shivak et Naliatès arriveraient à leur tour sous peu. Draken et Meyko y étaient déjà, plus loin cependant, et la Seccyeth n’irait pas les déranger. Ne tardant pas elle embarqua, ne sachant pas s’elle remettrait un jour les pieds sur cette plage ou non. Mais cette question elle refusait de s’y prêter maintenant. Enfin, elle se mit plus au bord, regardant fixement l’eau sous elle. Puis, le reflet d’une chose rouge se refléta dans l’eau, une chose que ne lui semblait pas inconnue. Se retournant, ce fut bien la dernière personne qui se tenait devant elle que Jayade ne s’attendait de voir ici. Tempête! Le sourire en coin, regardant son ancien maître, lequel n’était pas resté bien longtemps avec elle, la Seccyeth s’approcha de lui. Si seulement il la reconnaissait?


« Tiens, Tiens, mais je vois là un revenant! C’est étrange… normalement on est heureux dans se genre de retrouvaille. »

Ne voulant rien n’ajouter, elle se contenta de le regarder un instant. Elle l'aurait frappé volontier, c'est certain, mais elle devait essayer d'être mature pour une fois. Il y avait tant de question qui lui venait en tête… Que venait-il faire ici après tout ce temps, mais surtout pourquoi? Au moins il allait participer à la guerre, un de plus. Enfin bref, elle retourna sur le bord du bateau, son arme attachée à sa ceinture. Sentant soudainement le besoin d’être seule, elle tourna le dos aux autres. Puis, alors que tous arrivait, ses écuyers y comprit, ils quittèrent la plage jusqu’au large. Elle jeta un rapide coup d’œil vers Irianeth, sentant au plus profond d’elle-même que les choses allaient tourner pour elle. Son intuition.
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MessageSujet: Re: Une voie vers une ère nouvelle.... [Pv Iraneth] Jeu 24 Déc 2009, 16:53

"En observant le monde qui nous entoure, nous constatons rapidement l’emprise de la souffrance, de la haine et de toutes les formes de destruction sur l’existence humaine.
Nous connaissons famines, guerres, catastrophes naturelles et autres fléaux qui s’affairent à détruire tout ce à quoi nous nous attachons.
Dès lors toute harmonie, tout confort semblent précaires, instables, prêts à céder aux coups répétés du destin.
Plus gênant encore pour notre conscience, nous constatons le rôle particulièrement destructeur de l’être humain, qui loin de se contenter du caractère déjà nuisible d’autres sources de destruction, en rajoute encore en violence et en cruauté, étant souvent partie prenante des fléaux qu’il subit lui-même dans une spirale d’autodestruction à l’énergie proportionnelle à ses difficultés existentielles.
Et sans être eux-mêmes les derniers des tyrans, force est de constater que bien rares sont les individus lucides et sincères qui pourraient affirmer ne jamais participer à ce mouvement.
Ce sont ces petites mesquineries de bas étage que nous véhiculons trop souvent.
Nous gémissons, critiquons, médisons – souvent sans réels fondements – créant notre petit nuage de pollution spirituelle dans lequel les autres doivent se débrouiller pour trouver air pure à respirer.
Et trop souvent nous cherchons les « mauvaises » actions d’autrui pour nous justifier (« c’est lui qui a commencé ! »), revendiquant de ce fait le caractère purement réactif de notre comportement (hum…).
Toujours est-il, qu’il nous semble trop souvent justifié de nous commettre dans cette bassesse ordinaire, alors même que celle des autres nous semble intolérable.
La complaisance ne va que dans un sens !
Mais pour en revenir aux fléaux majeurs précédemment évoqués, ceux-là nous sont encore moins supportables, et loin de nous remettre en cause pour comprendre pourquoi nous ne pouvons les supporter, nous préférons nous battre contre des moulins à vent, sans de nouveau manquer de donner le tord aux « autres » (l’enfer, comme disait l’autre).
En effet une bonne partie des souffrances que nous subissons, semblent dues à notre inaptitude à faire face avec lucidité aux aléas de l’existence, trop accoutumés que nous sommes au confort(-misme) et à l’inertie.
Nous nous endormons dans notre existence grégaire et sédentaire, et sommes fâchés quand les sirènes de la vie nous poussent à ouvrir les yeux !
Une simple observation des processus naturels nous prouvera le caractère instable de toute chose, et pourtant nous ne cessons pas de déplorer la perte de ce qui nous est chère.
Nous pleurons nos morts, comme-ci nous découvrions à chacune de ces pertes, le caractère mortel de l’humanité !
Nous sommes décidément de mauvais élèves à l’école de la vie pour ne pas réussir à comprendre ce qui apparaît comme évident à celui qui a des yeux pour voir !
Notre attitude est pour le moins contradictoire puisque, quand d’un côté nous nous activons à combattre et à nous prémunir de certains fléaux naturels (maladie, famine…), de l’autre nous optons pour des comportements résolument mortifères (violence, drogues…).
Malgré nos efforts, nous ne semblons pas réussir à nous extraire de ces tendances opposées que nous pouvons observer dans les autres processus naturels.
Par ailleurs, bien au-delà de nos attachements affectifs - auxquels les sentimentaux trouverons milles justifications. Nous trouvons encore le moyen de nous attacher à des biens matériels, dont le caractère périssable est encore plus évident si possible, dans le sens où nous avons moins tendance avec eux qu’avec nos semblables, à projeter nos illusions d’immortalité.
On se trouvera donc malheureux d’avoir perdu trois sous ou encore de ne pas pouvoir « se payer » cette si belle babiole dont nous avions envisagé l’acquisition.
De quoi rire ! et pourtant j’en vois qui pleurent…
Certes, les anciens ne s’y sont pas trompés, nous sommes toujours possédés par ce que nous possédons !
L’ironie des désastres écologiques auxquels nous oeuvrons quotidiennement (et avec quel talent !) est que nous remettons en cause l’aptitude de notre environnement à combler nos besoins vitaux (respirer, boire, manger), au profit de caprices d’enfants gâtés et écervelés.
Dans ce contexte les plus amusants ne sont-ils pas ceux qui tiennent pour responsable une société à laquelle ils contribuent pleinement, puisqu’ils y participent non pas par la force des choses mais par la faiblesse de leur volonté et de leur lucidité.
Ceux-là médisent beaucoup, et participent donc à cette pollution spirituelle dénoncée plus haut, mais à moins d’être un sage, il est toujours malvenu de montrer du doigt.
Faut-il qu’ils soient mal élevés, pour être si bas !
Nous voyons donc bien que l’individu est l’architecte de sa prison, et qu’il paye le prix fort de ses attachements illusoires.
Il est doublement responsable de son malheur, puisque ce sont ces mêmes attachements qui le rendent sensible aux périls de la vie, tout en occasionnant chez lui des comportements augmentant ces périls…
Le serpent se mort la queue ! Gare au venin !
Il n’y a donc pas lieu d’inciter à une quelconque révolution sociale ou politique, qui se ferait aux noms d’idéologies toutes plus destructrices et aliénantes les unes que les autres, mais de s’investir dans une révolution intérieure qui est la seule véritable révolution, apte à nous libérer de la tyrannie de notre vide existentiel.
Soyons bien conscient que dans l’origine de notre souffrance individuelle, il n’y a pas d’ennemi clairement désigné à abattre, si ce n’est nous-même.
Par ailleurs la projection de nos préjugés sur le monde extérieur augmente encore notre inaptitude à l’accepter, à moins plutôt que ce soit justement cette inaptitude qui soit à l’origine de ces préjugés.
Par exemple, aux yeux de l’être épris de justice, la nature paraît bien cruelle dans ses jeux de force et ses sélections élitistes.
L’animal faible par nature ou accident, est toujours une proie facile !
Mais la sensibilité humaine fait que nous voyons dans le malheur d’autrui la possibilité de notre propre malheur et que refusant cette possibilité nous combattons ce que nous sommes trop faibles pour accepter.
Sous un autre angle encore, on se rendra compte qu’il s’agit souvent d’un problème d’intensité.
En effet, le même phénomène plus ou moins poussé sera ressenti comme positif ou négatif.
Le feu nous réchauffe à distance respectueuse, puis nous brûle si nous allons plus loin.
Évidement chacun réagira différemment à la même source de chaleur, suivant sa sensibilité.
Si majoritairement les excès font peur tout en fascinant, d’aucun à contre-courant ne se sentent « exister » que dans le paroxysme et l’intensité. « Je péris donc je suis ! », pourrait être leur devise.
Mais c’est peut-être encore plus généralement un problème de maîtrise des phénomènes.
Ce même feu dont nous redoutons les brûlures, nous apparaît profitable lorsqu’il s’agit de préparer nos mets.
De même une explosion nous apparaît avant tout comme destructrice, et pourtant son énergie canalisée dans nos moteurs nous profite largement.
Ici aussi, chacun suivant sa sensibilité, jugera du niveau de maîtrise et de connaissance d’un phénomène lui permettant d’envisager sereinement son utilisation.
Cela allant des plus « précautionneux » aux plus « têtes brûlées », tous pensant évidemment avoir raison...
Mais au-delà de ces jugements sur le monde extérieur, il nous vient aussi le questionnement de savoir la « bonne » attitude à endosser.
Puisqu’il y a bien un équilibre entre les forces opposées, dont le fertile affrontement génère la vie dans une dialectique apparente création/destruction, comment juger nos actes sans connaître leurs réelles répercussions à l’avance, les plus destructeurs à première vue pouvant se révéler les plus positifs à plus long terme, et vice-versa.
Sans doute ici encore il ne faut pas chercher la réponse ailleurs qu’en soi-même, mais en veillant à ne pas confondre ce « soi-même » qui est notre vocation profonde, avec l’ensemble de nos attachements idéologiques, et autres préjugés et croyances.
Il ne s’agit donc pas d’être « pour » ou « contre » - suivant de quelconques principes, illusoires par essence - mais d’être « avec » la vie et cette pulsion qu’elle nous inspire au coeur de notre être.
Ce sont donc l’intuition et l’instinct qui nous guident sans erreurs, la raison ne devant se contenter de nous aider à concrétiser cette pulsion primordiale sans s'y opposer.
Mais que l’on ne se trompe pas sur ces mots, ceci ne devient possible qu’après une révolution intérieure.
Toute véritable écoute de soi-même sera avant cela impossible dans le brouhaha de la conscience.
L’être, une fois réconcilié avec la vie, n’aura plus à craindre ses revers, devenu apte à jouir de l’instant présent.
Observons donc sans nous voiler la face, le champ de bataille qu’est l’existence et apprenons à nous comporter comme de vaillants guerriers, ivres d’aventures, d'idéal, de liberté et de passions et ennemis de tous les cloisonnements et conditionnements."

Shivak Naarya, Réflexions, Livre IV


Le Garlik reposa l'oeuvre sur la table de son alvéole, ou étaient sculptés en lettres de bronze les mots suivants :

« Rien n'est indigne pour une intelligence grande et simple: le moindre phénomène de la nature, s'il y a mystère en lui, deviendra, pour le sage, inépuisable matière à réflexion. »

Il venait enfin de terminer son quatrième recceuil et sa satisfaction était pleine. Dans quelques instants, à l'aube, il partirait en compagnie de son maître et de ses camarades écuyers, à l'assaut de nouvelles conquêtes.

Enkidiev...

Le nom de leur futur patrie, qu'ils soumettraient à l'Empereur, comme tous les autres peuples anciennement conquis. Des terres nouvelles qui leurs serons surement offertes en récompenses de leurs actes de guerre. De nouveaux horizons, autres que cette montagne sombre, de ces rochers noir, de ce ciel grisonnant, de ces contrées obscures. Un nouveau monde riche en couleurs, en vies, en découvertes, en rencontres : un endroit parfait pour écrire un nouveau livre. Une oeuvre encore plus aboutis que les précédentes : le récit de la découverte, de la guerre, des émotions, du champ de bataille, de l'évolution des moeurs et des maux... Tant de choses à racconter, à décrire, à répertorier. Tant de nouvelles trouvailles à déchiffrer, à explorer, à connaître, à comprendre et à assimiler...
Si il s'était porter volontaire pour rapporter par écrit le plus d'informations possible sur les terres inconnues, c'était dans un premier temps dans un but personnel, mais égallement, dans une optique avancée : de narrer toutes les découvertes, les actions, les plans de bataille, les phases de combat, de dessiner les cartes, récolter les aliments commestible, noter les prises de guerre et les éléments capturer par l'Empire...

Tant de choses à dire...

Il le ferait en temps voulu. Les tambours de guerres sonnaient dans la tête de tous les guerriers d'Irianeth. Urianos, dans sa grande soif de conquête, leur avaient annoncer le prochain débarquement sur Enkidiev et leur présence à tous était nécessaire. Jayade, Kaleena et enfin Naliathès, qu'il avait jurer de protéger, seraient aussi de la partie.
C'était d'ailleurs leur première mission officielle depuis l'adoubement qui avait eut lieu un an plus tôt. Sans une once d'inquiètude et pousser par une exaltation et une adrénaline or du commun, il avait préparé ses affaires et son équipement, atteler son cheval-hybride, Rör, ainsi que celui de son Maître, de façon à ce qu'ils puissent gagner de temps lorsqu'il serait temps d'ammarer.
Lorsque la bouclière du porteur des ténêbres entra dans la pièce, elle n'eut pas besoin de le réveiller comme les deux jeune femmes puisqu'il était de nature insomniaque. Fier d'avoir put anticiper les préparations, il se contenta de prendre le temps de grignoter un lambeau de chaire de bovin, puis après avori effectuer un brin de toilette et salué ses deux camardes avec un sourire, il se rendit sur le port pour y observer les armées d'insecte qui y grouillaient.

La marée noire empestait le bruit des cuirasses des scarabés, des cliquetis guerroyant des soldats, du souffle rauque des dragons prêt à monter dans les calles d'une veritable flotte maritime.
Jamais Shivak n'avait assister à un tel rassemblement de toute sa vie. Il ignorait même qu'une telle population hantait les galleries de l'endroit ou il vivait. Comment une fourmillière aussi impossante pouvait-elle recceuillir autant de guerrier de cette taille et de cette carrure ? Il décida qu'il serait égallement judicieux d'en apporter quelques lignes à son nouveau roman et en prit note mentalement.
Quelque peu perdu dans la foule grouillante, il repéra Jayade par le biais de son esprit et ne tarda pas à la rejoindre. Là, prêt d'elle, se tenait un homme imposant qu'il ne connaissait pas. Pourtant il revetait l'armure de l'Ordre d'Irianeth.
Captant les pensées confuses de la chevalière et les paroles qu'ils échangeaient, il comprit qu'il s'agissait d'une personne importante pour elle, malgré le fait qu'il n'en ait jamais entendu parler. Etait-ce possible qu'il fût été l'ancien maître de Jayade ?

Redoutant d'être impolie en posant directement la question, il décida de se tenir à quelques mettre, prêt à agir aux ordres ou aux indications de sa Maîtresse.
Vérifiant rapidement son matériel lors d'un dernier doute, il fut soulagé de constater que tout son matériel était là, y compris les chevaux.
Après que les deux autres écuyers les eurent rejoint, ils se dirigèrent tous vers leur embarcation.

C'était un navir colossal, capable d'emporter des dizaines de dragons et un régiment entier. Or, l'homme lézard n'était pas un habitué des grandes masses de populations et redoutait les conversations avec les êtres qu'il ne connaissait pas. Bien qu'il fût été pendant près d'une année auprès de sa nouvelle famille, il n'avait quasiment pas parler à Kaleena, très peu à Jayade et uniquement sous un prétexte d'exercice. La seule en qui il pouvait se confier, c'était Nali. Il ignorait pourquoi, mais son accident à la cérémonie d'attribution les avaient rapprochés, au point qu'ils avaient noué une profonde amitié.

Son regard se porta finalement sur l'horizon.
Que se cachait-il dans le lointain des mystères et quels dangers allaient-ils y découvrir ?


"La guerre n'est pas une aventure. La guerre est une maladie. Comme la peste..." Songea t-il...

Mais cette aventure n'était-elle pas celle qu'il avait attendu depuis des années ?
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MessageSujet: Re: Une voie vers une ère nouvelle.... [Pv Iraneth] Jeu 07 Jan 2010, 14:20

Voilà plusieurs nuits que personne ne dormait sur Irianeth. Personne et surtout pas l'Empereur, et encore moins les soldats. Tous les puissants seigneurs arrivaient ensemble, accompagnés de leur garde rapprochée de quelques centaines et de leur armée de quelques dizaines de centaines, le nombre variant en fonction de l'importance du seigneur. Les soldats étaient logés avec les moyens du bord, c'est à dire dans d'immenses tentes montées sur la plage aux dragons tandis que les seigneurs remplissaient enfin toutes les pièces vides de la forteresse qui étaient réservées aux invités de marque. Souvent Trystan était convié aux réunions avec les personnages important du continent Noir, lesquels, malgré le très jeune âge du prince le reconnaissaient déjà comme leur futur Empereur, et mieux, leur Empereur régent durant la guerre à venir. Les réunions s'amplifiaient et l'Empereur passait la plupart de ses nuits à l'extérieur, sans dormir, afin d'organiser mes derniers détails. Une fois, Trystan s'était lui aussi invité, il avait réussit à grand peine, dans le froid, à rester éveillé, mais une fois le jour levé, son père lui fit comprendre qu'il était encore bien trop jeune pour jouer aux héros et que sa fonction présente n'impliquait pas sa présence de manière obligatoire, en attendant, il devait s'exercer, continuer à nouer des liens avec les grands seigneurs, et surtout se reposer en vue du poids qui allait bientôt lui incomber.

Et les jours passaient, et plus le temps passait, plus les plages se remplissaient de soldats. Enfin, la population attendue fut entièrement arrivée et l'on programma au plus vite une date d'embarquement pour attaquer le premier royaume avant la conquête d'Enkidiev : Argent. Trystan multipliait les visites dans la salle des cartes depuis son entrevue avec Amethyst qui lui avait ouvert les yeux, et plus il y allait, plus la stratégie militaire lui semblait familière. Elle avait eut tort, il était fait pour être Empereur. Mais d'un autre côté, heureusement qu'ils avaient eu cette conversation, désormais, il savait qu'il fallait qu'il s'intéresse de plus près à la stratégie, et surtout au maniement des armes, mais cet aspect là, c'était encore autre chose. Enfin, le jour de l'embarcation des troupes était arrivé. Urianos n'avait pas dormi. Trystan si. après tout, sa présence n'était pas indispensable, et il aurait plutôt fait office de boulet s'il s'était mit dans les pattes de son père suffisamment stressé par l'occasion sans que son fils héritier ne rajoute sa présence à tout cela.

Trystan n'eut pas besoin qu'on vienne le réveiller, et heureusement pour lui, il était à l'heure. Il s'habilla avec sa tenue d'Empereur servant cette fois-ci. Après tout, à partir de maintenant, il n'aurait plus cours, et ce jusqu'à une période indéterminée puisqu'Amethyst sa professeur partait faire la guerre sur Irianeth. Enfin, surtout pour une autre raison, mais celle-là, elle allait être efficiente dans quelques minutes à présent. D'un pas assuré et habitué, Trystan parcourut les nombreux corridors, sortit du bâtiment, traversa la grande cour, franchit les murs de la forteresse et se fraya un chemin à travers les milliers de soldats occupant la plage. Les soldats étaient nombreux, et le passage difficile à trouver mais Trystan devait faire bonne figure et surtout se comporter comme les autres, autrement dit, ne pas se téléporter. Cela l'aurait mit sur un pied de supériorité et aurait contribué à tout sauf à le faire aimer de ses... sujets. Et ça, comme le savent tous ceux qui ont un jour dirigé, ce n'est pas souhaitable pour sa réputation et son futur règne donc.

Quelques minutes plus tard, Trystan réussit à trouver Urianos. Il croisa le chevalier Meyko qui le fusilla du regard, allez savoir pourquoi... Mieux valait qu'il ne l'ait pas comme maitre celui-là, si c'était le cas, il était clair qu'il se ferait tuer "accidentellement" par son "maitre". Enfin... Urianos commençait ses discours habituels. Dans sa tête d'enfant, Trystan enregistrait les moindres mots, se disant qu'ils pourraient lui être utiles un jour ou l'autre... Enfin les paroles s'achevèrent et ds clameurs plus ou moins fortes s'élevèrent, mais elles étaient toutes enthousiastes. Tous qu'ils soient humains ou insectes rêvaient de combats, de guerres, de victoire sanguinolente. De gloire. Et ils allaient avoir tout ça. Et le contrat pour avoir tout cela, c'était d'embarquer sur les vaisseaux aux couleurs de l'Empire noir. Ce que les hommes faisaient en ce moment même d'ailleurs. Bientôt, il ne restait plus que les seigneurs, l'Empereur, et le prince donc.

Urianos fit un signe de tête à Trystan. Une sorte de mélange insolite entre au revoir, dernier ordre, conciliation, confiance et respect. Peu importe, le petit prince avait comprit. Enfin non, pas le petit prince, plus le petit prince. A partir de maintenant, et normalement jusqu'à ce qu'il atteigne l'échelon supérieur, Trystan était officielement l'Empereur d'Irianeth. Ou du moins, Empereur Servant, ce qui revenait au même, au moins le temps qu'il serait seul sur le continent. Empereur ! Et à quel âge... à peine 9 ans. Voilà un avenir qui se montrait radieux !!! Trystan hôcha la tête à son tour, un léger sourire aux lèvres. Les grands seigneurs le saluèrent avec un véritable respect et soudain, Trystan se sentit un peu trop important pour un gamin, enfin, il n'allait certainement pas s'en plaindre. Les seigneurs et Urianos embarquèrent. Lentement mais sûrement, les bateaux partirent vers l'autre continent, vers la victoire.

Trystan se retrouva bientôt seul. Seul avec son titre et son sourire. Il repartit vers la forteresse. Il devait aller dire ça à Ellyn, gérer le continent, et prendre du temps pour lui car après tout, il n'y avait guère plus grand monde sur le continent...
Mais il était tout de même Empereur !

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MessageSujet: Re: Une voie vers une ère nouvelle.... [Pv Iraneth]

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Une voie vers une ère nouvelle.... [Pv Iraneth]

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