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Une visite sur les murailles [PV Zei] [Terminé]

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#Lyon

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MessageSujet: Une visite sur les murailles [PV Zei] [Terminé] Sam 10 Oct 2009, 15:37

C'était tard dans la nuit de l'adoubement que Lyon se leva, couvert de sueur froide. Par la fenêtre de sa chambre, on pouvait voir qu'il faisait nuit noire, seuls quelques étoiles perçait cette obscurité infinie, la lune brillait par son absence. La légère brise qui s'infiltrait par la fenêtre ouverte eurent tôt fait de geler le jeune homme sur place, la sueur qui lui impregnait le dos avait fini par lui donner des frissons sur tout le corps, sensation pas très agréable, surtout lorsque l'on manque de sommeil, mais même s'il n'avait pas beaucoup dormit ses derniers temps à cause de ses parasites de cauchemars, il n'avait même plus sommeil, le fait qu'il soit gelé jusqu'aux os ne doit pas vraiment aider non plus. Dans sa tête, il pouvait entendre le silence, les rares occasions où l'Autre lui fichait la paix, c'est la nuit. Haletant, il finit par retirer ses couvertures, il mit les pieds sur le sol glacé qui retira les dernières graines de sommeil qui errait dans son esprit, et autre chose aussi.

*Tu pourrais pas dormir comme tout le monde??*

Lyon prit le temps de calmer sa respiration, les nuits ne sont pas facile sur ses émotions, et Zephyr non plus.

*Quand même que j'essairais, j'y arriverai pas, alors toi va dormir, au moins un de nous deux doit être reposé*

*Réflexion pleine de bon sens*

Et il disparu dans les tréfonds de son esprit, il n'était pas du genre à tourner autour du pot, au moins, grâce à ça, il n'attirait pas l'attention de tout le château, un point pour lui. Heureusement que les écuyers et maîtres de sexes opposés ont des chambres séparées, sinon, ce genre de chose serait une vraie torture à dissimuler. Il se leva et entreprit d'enlever son linge trempé et gelé, lequel réagit en émétant un son fort peu attirant. Il retira le tout et le tira dans un bac à linge en fibres tressés, prit du linge de rechange, une serviette et se dirigea vers les bains, qui, heureusement, se trouvait presque en face de sa chambre. Avec un silence calculé, pour ne pas alarmer tout le château, mais surtout, pour ne pas réveiller Zephyr, il se dirigea vers les bains où il pourrait enlevé cette sueur. Il entra aux bains en refermant la porte doucement et tirant le loquet pour être certain de ne pas être déranger, puis il se glissa dans l'eau chaude.

*Comme si j'arrivais à dormir dans un bassin d'eau chaude...*

Lorsqu'il eut terminé sa toilette, le sommeil n'était toujours pas revenu, et selon son état, il ne risquerait pas de revenir avant le lendemain.

*Jamais là quand on a besoin de lui, stupide dieu du sommeil, il mérite bien son nom, il dort au travail!*

*T'as rien d'autre à faire que de blasphèmer les dieux?*

*Non*

Il enleva, avec regret (et sa serviette) les dernières gouttes d'eau chaude qui persistait à s'accrocher à sa peau. Il s'habilla en vitesse d'un chandail moulant sans manche noir et d'un pantalon du même noir, il mit des bottes de promenade et sortit de la salle de bain.

*T'as oublié ta serviette...*

*Laisse, les serviteurs vont s'en occuper*

*Vous les humains vous êtes bizzares...j'préfère blasphèmer les dieux, moins compliqué*

*Si tu te tais, je passe par les cuisines avant de sortir*

C'est étrangement une tactique qui marche, et ça, Lyon ne s'en plaignait pas. Comme promit, il alla aux cuisines emprunter quelques pommes et une miche de pain frais de la soirée, ça devrait suffire. Au fond de lui, il entendait l'Autre marmonner dans sa barbe qu'il voulait le faire mourrir de faim, mais il n'en fit guère. Il sortit dans la grande cours après avoir avalé une pomme jusqu'au coeur qu'il enterra dans un sol dégagé près d'un paquet d'arbres.

*Tu caches tes méfaits? Ça ne te ressemble pas*

*Non, je couvre les tiens, comme d'habitude*

*Pas si mal comme méfait, dans quelques années, le château va avoir un nouveau pommier*

Logique implacable et discours inutiles, la routine habituelle quoi. Lyon jeta un coup d'oeil vers le ciel, toujours aussi noir, mais le grisonnement d'un coté annoçait clairement que dans deux ou trois heures, l'endroit serait bondé de serviteurs qui suivait leur routine de tous les jours, et que le calme s'arrêterait surement là. Pensant pouvoir profité d'un petit moment seul à regarder les étoiles et peut être même voir un beau levé de soleil qui sait? Lyon avait presque oublié la joie que tous ces petits plaisir lui avait apporté par le passé. Il monta donc les escaliers qui menait sur la muraille extérieure et alla jusqu'aux portes, où les sentinelles dormaient à leur poste, comme d'habitude, mais au lieu de s'en plaindre, Lyon en profita pour s'asseoir sur le bord de la muraille, les pieds ballant dans le vide et regarda le ciel encre en laissant errer son esprit un peu partout.

*J'peux avoir le pain?*

*La ferme*
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#Zeïlia

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MessageSujet: Re: Une visite sur les murailles [PV Zei] [Terminé] Sam 10 Oct 2009, 18:40

Fermant les yeux lentement, Zeïlia inspira lentement une bouffée de cet air frais nocturne. De la fenêtre de sa nouvelle chambre, la chevalière avait une vue magnifique sur les champs qui entouraient le château d'Émeraude. Dès le moment où elle était entrée dans la pièce pour déposer ses choses, elle était passée à la fenêtre observer la vue, elle était tombée en amour avec ce magnifique paysage qui s'offrait à elle. Au loin, on voyait la montagne de Cristal qui s'élevait majestueusement dans les nuages et un peu plus près se dessinait les contours de la lisière de la forêt. La nouvelle chevalière avait bien passé une dizaine de minutes à seulement regarder le mouvement du blé des champs dans le vent créant une magnifique vague dorée qui dansait sous le regard émerveillé de la jeune femme. Elle avait quitté avec regret le paysage pour retourner dans la foule pour se faire féliciter par certain, pour rigoler avec d'autres et pour discuter un peu avec sa nouvelle écuyère, Lyllianna.

Zeïlia ouvrit de nouveau le regard, un sourire délicat flottait sur ses douces lèvres et ses yeux émeraude se perdaient dans la contemplation du paysage maintenant baigné de gris par la lumière lugubre de la lune, haute dans le ciel. Le vent créait dans la chevelure rousse de Zeïlia, un chaos qui pourtant était adorable, calme, serein. Ses cheveux de feu dansaient sans s'arrêter, passant par moments devant les yeux de Zeïlia et y restant jusqu'à ce que la jeune fille doive lever la main pour repousser la mèche en se disant qu'elle devrait les retenir avec une lanière de cuir, mais à chaque fois, elle se refusait à le faire, la sensation de sa chevelure dans le vent était aussi reposante qu'une nuit de sommeil.

La jeune femme finit cependant par soupirer, courbant le dos et baissant la tête, cette journée avait été difficile et elle savait très bien qu'elle devait dormir encore un peu, pourtant, elle ne se sentait pas capable de fermer les yeux, d'arrêter de penser et de sombrer dans le monde magnifique et pourtant si effrayant des rêves. Tournant la tête un instant, Zeïlia laissa son regard parcourir la chambre plongée dans le noir jusqu'à ce que ses yeux tombent sur sa protégée. Un sourire maternel et protecteur apparut sur ses lèvres. La tête de Zeïlia se pencha sur le côté et elle ne bougea plus durant quelques minutes. Elle devait être forte, faire son possible pour éduquer cet enfant adéquatement et faire d'elle un être meilleur. Cependant, elle n'était pas totalement certaine d'être capable de le faire. Elle savait très bien qui elle-même était, elle avait passé trop de temps à se poser des questions sur elle-même, elle savait très bien qu'elle n'était pas totalement saine d'esprit, qu'elle pouvait retomber n'importe quand dans l'enfer où elle s'était autrefois enfermée, elle n'était pas la meilleure personne qui existait sur Enkidiev, et elle le savait mieux que quiconque.

Le sourire de Zeïlia s'effaça lentement, lui laissant un air nostalgique sur le visage, elle se souvenait des problèmes qu'elle avait traversés, elle se souvenait de la façon dont elle avait réussi à reprendre le contrôle sur elle-même, ça n'avait pas été chose facile, un combat intérieur qui l'avait complètement épuisé. Elle ne voulait pas faire subir cela à Lyllianna, elle voulait la protéger, elle sacrifierait sa propre vie pour empêcher Drace de lui faire quoi que ce soit. Elle savait mieux que quiconque ce que pouvait entraîner une perte lourde de mémoire, c'était comme recommencer à zéro ne plus connaître ceux que l'on aimait, blesser ceux qui nous tenaient à coeur, peut-être même tuer quelqu'un qui nous avait déjà sauvé. C'était l'incertitude sans arrêt, un combat contre notre passé pour notre futur. Elle avait été chanceuse, elle avait eu des amis proches qui ne l'avaient pas abandonné, même après avoir découvert les affreuseté qu'elle avait fait.

Esquissant un mince sourire incertain, Zeïlia refermât les volets en silence et attrapa les vêtements qu'elle avait préalablement préparés pour la journée à venir, enfin, pour le début de la journée, elle prévoyait passer la journée avec son écuyère pour découvrir ses capacités physiques et magiques. Elle avait déjà prévu commencer par le côté magique que physique puisqu'elle n'était, elle-même, pas une très grande combattante de ce côté-là. Elle voulait aussi avoir le temps de discuter un peu d'elle-même avec Lyllianna, elle ne voulait pas écarter son passé durant ces cinq années, elle voulait être franche dès le début.

Zeïlia referma donc la porte doucement en lançant un dernier regard sur le visage endormis de sa protégée. Le visage paisible de Lyllianna apaisa le coeur gonflé d'inquiétude de Zeïlia, elle n'était encore qu'une jeune fille, elle avait toute la vie devant elle, elle ne se rendait pas compte des dangers qui l'entouraient, enfin, peut-être qu,elle le savait mais son visage endormit donnait l'impression qu'elle mettait tout de côté pour simplement rester avec elle-même dans le sommeil.

Zeïlia s'adossa au mur avant de baisser la tête et de rigoler toute seule dans le corridor silencieux. Qu'est-ce qui lui passait par la tête, si elle n'avait pas été apte à s'occuper d'une écuyère, elle n'aurait pas été adoubé et n'aurait pas reçu d'enfant à s'occuper, elle aurait été mise de côté et n'aurait rien pu faire, elle n'avait donc pas besoin de s'inquiéter, et pourtant...

Se repoussant pour être droite, Zeïlia laissa sa tête retomber vers l'arrière, laissant son regard se poser sur le plafond affreusement haut du corridor. Son sourire était encore là jusqu'à ce qu'elle relâche ses muscles, rabaisse la tête et tourne dans le corridor. Ses pas étaient lents et inaudibles. Elle ne portait alors qu'une robe de nuit courte, blanche avec des chaussettes blanches elles aussi. Ses cheveux roux tombaient en une longue cascade jusqu'au milieu de son dos. À chacun de ses pas, la cascade faisait une légère déviation de droite à gauche et ainsi de suite jusqu'à ce qu'elle s'arrête devant les grandes portes du bain. Sa respiration était lente, la froideur de la nuit lui faisait hérisser les cheveux, ses pores de peau semblèrent apparaître à chacun des frissons qui lui passait sur le dos.

Relevant le bras droit, le bras libre, la jeune femme entra dans la pièce silencieuse en faisant grincer les joints de la porte. La chaleur des bains la parcourut telle une caresse bienfaitrice, plusieurs de ses frissons disparurent et elle commença à ressentir la chaleur au centre de son corps. S'approchant d'un des nombreux bancs, Zeïlia y déposa ses vêtements propres et enleva les siens pour se dépêcher à entrer dans l'eau chaude. Un soupir s'échappa de sa gorge, c'était son premier bain en tant que Chevalier d'Émeraude.

Le temps du bain fut d'environ une trentaine de minutes, c'était suffisant pour les mains et les orteils de Zeïlia se mettent à ratatiner, la sensation que Zeïlia avait en frottant ses deux mains sous cet effet la dégoûtait, elle se sentait devenir vieille en un instant et elle finissait toujours par enfouir sa tête sous l'eau, observant le reflet des chandeliers sur ses cheveux sous l'eau. Ce n'était pas quelque chose de tellement remarquable, mais cela créait de drôles de reflets dorés et orangés. Lorsqu'elle sortit enfin du bain, c'était toujours vide. Zeïlia fronça les sourcils, normalement à cette heure, il y avait au moins trois ou quatre chevaliers féminins dans les bains. Un sourire s'étira sur ses lèvres lorsqu'elle se rappela qu'ils étaient en fait le lendemain de l'attribution et que la fête avait duré tard dans la nuit, tout le monde se levait plus tard ce jour-là, enfin, sauf quelques lève tôt.

La jeune femme se sécha rapidement, elle enfila ses vêtements secs et rassembla ses affaires. Elle avait alors enfilé un pantalon qui lui arrivait en dessous du genou et de couleur noire. Son chandail était un chandail couleur crème aux manches longues et qui lui descendait jusqu'en bas des fesses. Sur les manches étaient brodés différents motifs floraux. Un ruban qui partait de ses hanches se rejoignait dans son dos en une boucle mal faite, mais ça ne dérangeait pas vraiment Zeïlia, ce n'était qu'un vêtement comme un autre et la façon dont elle le portait ne la regardait qu'elle et personne d'autre!

Zeïlia passa à sa chambre déposer ses autres vêtements. En ouvrant la porte elle laissa son regard passer sur Lyllianna avait toute chose. L'enfant s'était tourné et lui faisait maintenant dos Zeïlia, toujours aussi inquiète contourna le petit lit pour voir le visage de Lyllianna. Elle fut soulagée de voir qu'elle dormait toujours aussi paisiblement. Elle lança ses vêtements sur la chaise en face de son bureau, enfila des chaussures et quitta de nouveau la pièce, plus joyeusement cette fois. Zeïlia se dirigea instinctivement vers les cuisines, normalement à cette heure-là, elle était toujours affamée, pourtant plus elle avançait, moins elle marchait rapidement jusqu'à ce qu'elle s'arrête complètement, devant une fenêtre. Son estomac ne criait pas famine, elle ne ressentait même pas une once de faim. Le regard de Zeïlia en dit long sur sa penser à ce moment là. Ses yeux un peu trop grands ouverts, elle laissa échapper un petit:

- Étrange ça... Je vais peut-être être malade... Non, pas maintenant! Ce n'est vraiment pas le bon moment!

Soupirant lentement, Zeïlia alla s'appuyer contre le rebord de la fenêtre, elle ne voulait pas tomber malade, elle venait d'avoir son écuyère, elle ne pouvait pas se permettre d'être moins forte et d'enseigner n'importe comment à sa protéger, elle méritait bien mieux qu'un maître malade et inutile. Elle ferma les yeux lentement avant de les ouvrir et de laisser son regard parcourir la grande cour de haut. Elle était au 2e étage alors, elle observait le tout de haut. Elle allait quitter son perchoir lorsqu'elle vit quelque chose qui attira son attention. Un sourire étira ses lèvres alors qu'elle s'élançait dans le corridor vers les escaliers.

La jeune fille dévala les escaliers à la course, elle n'avait pas vraiment eu le temps de parler à Lyon durant la fête, elle avait essayé quelques fois, sans résultat, elle était toujours prise par les paysans, par son écuyère ou par son ancien maître. Zeïlia manqua une marche, elle pencha vers l'avant, le visage surpris et craintif, une chance qu'elle n'avait manqué que trois ou quatre marches, elle pu retomber sur ses pieds sur le plancher du rez-de-chaussée. Elle s'arrêta et soupira, elle avait failli s'exploser le visage sur la pierre là. c'était dangereux, elle nota pour elle-même de ne plus jamais courir ainsi, surtout la nuit où elle ne voyait rien. La vérité passa alors sous les yeux de Zeïlia. Elle était idiote. Elle possédait le pouvoir d'éviter ce genre de situation, mais elle ne pensait même pas à utiliser ce pouvoir. Quel piètre chevalier allait-elle faire?! Ça allait être tout un spectacle!

Rigolant d'elle-même un instant, Zeïlia posa la main sur son front avant de secouer légèrement la tête et de se relever convenablement, il ne lui restait qu'un corridor à traverser, le hall d'entrer puis la cour pour arriver à l'endroit où était Lyon. Allait-elle survivre?! Elle l'espérait! baissant la main, Zeïlia laissa son énergie magique traverser ses veines à une vitesse folle. L'énergie de dégagea de tous ses pores de peau pour finir par se concentrer en une petit boule lumineuse à peine plus grosse qu'une dizaine de pépins de pommes. La petite boule lumineuse faisait tout de même assez de lumière pour que Zeïlia puisse voir les craquelures dans les murs et sur le plafond. Le chevalier baissa l'intensité lumineuse et reprit sa course, passant de nouveau près de tomber au moment où le sol augmentait d'environ trois ou quatre centimètres. En fait, elle ne fit pas que passer près, elle tomba et pas simplement tomber, elle glissa sur le sol maintenant de bois et avança d'autre moins 6 mètres avant de s'arrêter les mains par en avant et les jambes relevées. Elle resta bien une trentaine de secondes, couchée sur le sol, à se plaindre mentalement de sa stupidité et de son incapacité à être normale. Pourquoi fallait-il qu'elle se plante maintenant?! Était-elle vraiment idiote au point de ne pas remarquer le changement de niveau?! Probablement, elle était maladroite et toujours gauche. Soupirant, Zeïlia se repoussa passa la main sur son visage et regarda sa paume alors que sa balle de lumière s'approchait un peu plus, aucune trace. Bien, elle n'était pas blessée c'était déjà ça!

Elle finit par sortir du château en un seul morceau. Les derniers trente mètres, elle avait décidé de les marcher, simplement pour éviter de tomber une fois de plus et de rencontrer quelqu'un, ce qui détruirait complètement son image de Chevalier. Elle traversa la cour, évitant de laisser ses sens magiques quitter son corps, elle avait toujours détesté sonder les choses, les endroits où les gens. Ce que les gens pensaient ne la regardait pas et où ils étaient ne la regardait pas non plus. Elle se fia à son instinct pour la mener à la muraille où elle se souvenait avoir aperçu Lyon. Elle fit le trajet pour se rendre sur la muraille et s'approcha en silence, elle avait bien vu. C'était bel et bien le solitaire Lyon qui était là.

Zeïlia n'attendit pas qu'il remarque sa présence pour aller s'installer à ses côtés, relevant la tête vers le ciel étoilé, elle n'avait pas vraiment remarqué le ciel magnifique de sa chambre, elle n'avait qu'observé le paysage. Elle se trouva stupide un instant. Voyant qu'un silence lourd s'installait, Zeïlia brisa la glace de sa voix cristalline et faible.

- Alors... Content? Satisfait?!

N'osant pas tourner la tête, Zeïlia craignait de voir une réaction du genre: " Mais de quoi tu parles, mêles-toi de tes affaires et vas-t'en ailleurs stupide femme!" Elle n'avait jamais été aussi proche de Lyon qu'elle l'était avec Isklive, elle avait traduit cela à cause de la différence de temps entre ses deux relations, mais elle n'était jamais capable de faire parler franchement Lyon, elle avait beau le considérer comme un de ses bons amis, elle avait peur que ce ne soit pas réciproque. Elle hésita, mais finit par tourner la tête vers Lyon, un sourire innocent sur les lèvres. Elle avait déjà froid, l'eau dans ses cheveux n'aidant en rien.
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MessageSujet: Re: Une visite sur les murailles [PV Zei] [Terminé] Sam 10 Oct 2009, 21:43

La vue était vertigineuse du haut de la muraille d'Émeraude, ça n'a pas l'air de grand chose, mais c'est quand même assez haut pour se casser tous les os du corps en tombant, un bon vingt mètres. Et étrangement, Lyon se sentait attiré par ce vide, il ne voyait que le sol en bas, plus rien n'avait d'importance, ni les étoiles, ni la brise, ni le magnifique paysage, que le sol, qui semblait étrangement l'aspirer. Il entendait comme des murmures pratiquement imperceptible dans sa tête, il était comme hypnotisé, il savait que s'il sautait en bas, il était mort, mais il n'en était pas moins trop faible pour remonter. Il n'avait plus la force de résister au vide qui s'étendait devant lui, il penchait par en avant, il allait tomber! Mais au dernier moment, un écho explosa dans sa tête et fini par le ramener à la réaliter:

*T'es malade ou quoi? T'as falli basculer dans le vide!!*

*Qu'est-ce...qui c'est passé?*

*T'as eu un vertige pendant une demi-seconde, et une autre demi encore et on aurait du nous ramasser à la cuillère! Je te l'avais dit que tu avais besoin de dormir, on est deux à être fatiguer, mais même si je peux me reposer, je ne peux pas dormir, alors la prochaine fois, écoute-moi!*

*Pas obliger de me faire sauter les tympans, j'ai pigé*

*J'ai pratiquement dû te posséder pour t'empêcher de te suicider, alors si j'ai envie de te faire sauter les tympans, je le ferai, mais plus tard, on a de la visite*

À peine Lyon eu t'il le temps de sortir de sa bulle mentale que quelqu'un venait de prendre place à coté de lui. Il avait encore la vision brouillée par le choc de Zephyr, mais il arrivait à discerner du coin de l'oeil une forme floue, un haut pales et un bas noir...et les cheveux roux... La révélation enleva la dernière buée qui masquait les traits de son amie assise à coté de lui, c'était Zeilia! Le vent frisquet faisait aller librement ses cheveux en arrière, on aurait dit qu'il hallucinait, si ce n'était pas la poigne que Zephyr gardait autour de son esprit, Lyon aurait surement perdu l'esprit, mais il avait pleinement conscience de ses actions. Et même s'il était à moitié endormit, il n'eut aucun mal à entendre la voix de son amie:

- Alors... Content? Satisfait?!

Il ignorait totalement le sens de la phrase, comme si les mots ne voulaient même pas rentrer dans son cerveau, la phrase était aussi indéchiffrable pour lui que de lire un livre dans la langue des immortels. En lui, il ne sentait que la présence de l'Autre qui essayait, de sa magie, de le garder éveillé, tactique inutile, si bien que...

*Hé oh! Reprend toi! Elle t'as demandé comme avait été ta soirée! HÉ!!!*

Mais c'était inutile, Lyon venait de perdre conscience, dans le sense de son fort intérieur, son corps lui regardait toujours en face de lui, et bien que tous ces évènements parussent durer une éternité, il ne s'écoula que quelques secondes en réalité, mais le corps finirait par tomber inerte, et basculer dans le vide.

*Bon, on a pas le choix, désolé mon grand, tu risques d'avoir très mal en te levant demain*

Zephyr bascula la conscience de Lyon dans un noeud de son esprit pour lui permettre de reprendre de l'énergie, en attendant, l'Autre prit sa place dans le corps, même s'il était deux entités différentes, la différence était peu visible: les yeux verts fatigués était devenu plus étincelant et sa position plus crispé, comparé à celle d'avachie il y a quelques secondes. Ne perdant pas de temps pour ne pas avoir affaire à une sonde de l'amie de son double, l'Autre se contenta de répondre:

- Je n'ai pas vraiment participé au festivité, une fois les formalités passées, j'ai préféré allez dormir.

Ne voulant pas trop parler, puisqu'il n'était pas dans son corps, Zephyr devait imiter la voix de son partenaire, ce qui n'avait rien de facile. Préférant ne pas avoir à parler beaucoup, il demanda simplement:

- Et toi, tu es contente? satisfaite?

Même s'il ne l'avait pas voulu, le ton de voix sonnait presque aggressif, et la migraine dû à la dépense d'énergie du transfert commença à lui bousiller les idées. Pour ne pas parrêtre impolie, il relança rapidement d'un ton qu'il voulait amical:

- Pourquoi es-tu ici, je ne me plaint pas de la compagnie, mais il est très tôt pour les fêtards, non?

Il espérait bien sûr que Zeilia face un long récit de sa journée, même si c'était peu probable, il faudrait une dixaine de minutes à Lyon pour pouvoir devenir avec un peu d'énergie.

*J't'en donne cinq mon vieux, si t'es dans le pétrin avec ta copine, c'est pas mon problème après ça...*
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#Zeïlia

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MessageSujet: Re: Une visite sur les murailles [PV Zei] [Terminé] Sam 10 Oct 2009, 23:27

Le regard émeraude de Zeïlia ne quittait plus le ciel, la contemplation des êtres célestes l'hypnotisait, la rendait molle, innocente, sereine et pourtant, elle avait l'étrange envie de sauter le plus haut possible pour les attraper, les détruire, les réduire à néant. Éteindre toute cette lumière superflue et ne laisser que la lune et sa lumière grise qui rendait le paysage plus mort que vif. C'était cette vision qu'elle désirait du plus profond de son âme, ce manque de vie. Elle voulait observer ce monde avec autre chose que ses yeux, avez son coeur, ressentir ce qui l'entourait, arrêter de se fier à ses yeux, arrêter de se fier à ses sens. Ce n'était pas non plus sonder, puisque sonder était détacher une partie de son âme pour la faire voyager, ce n'était pas cela, elle voulait devenir ce qui l'entourait, savoir tout sans arrêt, sombrer dans la noirceur de l'univers si vaste qui les entourait, oublier ses problèmes, son passé toutes les mauvaises choses qu'elle avait faite.

Zeïlia serra le poing, le court laps de temps entre sa question et la réponse de Lyon lui avait été assez long pour la laisser divaguer, sortir de son enveloppe charnelle pour voltiger autour d'elle même. Lorsqu'elle était revenue à elle-même, Zeïlia avait fermé les yeux pour lancer de nouveau un rapide coup d'oeil à Lyon. Qu'est-ce qu'il venait de dire déjà?! Le temps sembla s'arrêter et les yeux de Zeïlia s'agrandirent. Sa tête émise alors une alerte, qu'est-ce qu'elle venait de manquer?! Était-ce quelque chose d'important? Était une révélation à laquelle elle aurait normalement pleuré? Était-ce une question? Que devait-elle dire?

* Oh non... *

Zeïlia songea un moment à dire "Pardon, je crois avoir mal compris" mais elle se rendit vite compte qu'elle ne pouvait pas dire ça, lorsqu'il avait répondu, elle ne le regardait pas, elle était dans la lune, perdue au milieu des étoiles et de ses propres pensées. Zeïlia sentit ses mains devenir muâtes et de la sueur perler sur son front, sa respiration s'était accéléré tout comme le rythme de ses battements de coeur. Zeïlia n'émis alors qu'un vague " Heuuuuuuuuu..." ni très précis, ni très intéressant, c'était plus une réponse voulant dire soit " Oui je t'écoute continus " soit " Hein? ". La pauvre Zeïlia se sentait déjà cuire de l'intérieur, même si elle était censé grelotter de froid et de peur à cause de la hauteur, mais parlant de la hauteur elle l'avait complètement oubliée celle-là. Le regard de Zeïlia se dilata alors, sans s'en rendre compte, Zeïlia baissa lentement la tête pour plonger son regard dans le vide sombre de la nuit. Rien, elle n'y voyait absolument rien! Son coeur se mit à palpiter et la soudaine envie de lancer une boule lumineuse pour voir la hauteur lui traversa la tête, mais elle se retint, relevant de nouveau le regard vers Lyon. Erreur, encore une fois.

-...Tisfaite?

*Quoi? ...*

- Heuu...

*QUOI?!!*


Venait-elle vraiment de rater ne nouveau une réponse de Lyon? Ne venait-elle pas vraiment d'oublier d'écouter? Zeïlia releva la main droite avec un manque de certitude pour passer ses doigts fins dans ses cheveux roux. La sueur redoubla d'ardeur et Zeïlia eut envie de pleurer en s'excusant comme une petite gamine de 5 ans. Elle s'en voulait affreusement de ne pas vraiment avoir écouté les réponses de Lyon, non pas qu'elle le trouvât ennuyeux et stupide, non loin de là, c'était que sa tête était parfois, comment dire, lointaine?! Elle se perdait facilement dans ses pensées et la deuxième fois, c'était à cause de sa situation physique, non ce n'était pas sa faute vraiment n'est-ce pas?!

Zeïlia ferma les yeux, ravalant ses larmes pour elle-même et se donnant du courage, cependant, une nouvelle chose qu'elle n'avait pas prévu arriva qui gâcha encore un peu plus la belle discussion amusante qu'elle avait prévu avec son ami Lyon. Elle en était venu à la conclusion de lui demander de répéter en lui expliquant calmement la raison de son agitation soudaine. Hochant calmement la tête pour elle-même, Zeïlia fit un mince sourire des plus ratés, mais bien vite elle perdit ce sourire lorsque parvinrent à ses oreilles les mots tabous.

- ...Tôt pour les fêtards, non?

* Non... Non... C'est pas vrai! ZEÏLIA ESPÈCE D'IDIOTE FINIE! *

Redondant? Pire que cela, c'en était même devenu prévisible, Zeïlia, l'idiote perdue dans sa propre tête ne répondait pas aux gens, mais el plus, elle ne les écoutait pas du tout? "Eh bien bravo!" Ce fut ce qu'elle se dit à ce moment-là. " Tu viens de gâcher ton amitié avec lui, eh bien Bravo!" Eh oui, Zeïlia en était venue à la conviction que Lyon allait la prendre pour une folle impolie qui n'écoutait pas et qui parlait d'autres choses sans répondre aux question posées. Était-ce ce qu,elle était? Une simple petite paysanne qui ne méritait aucune amitié? Elle avait pourtant parfaitement réussi à s'entendre avec Isklive au cours des dernières années, à quelques exceptions près bien sûr.

De nouveau, la pensée de la dernière année répugna Zeïlia au plus haut point. Ces souvenirs, c'était ceux-là qu'elle aurait voulu détruire et oublier, pas ses anciens. Il y avait encore quelques trous noirs dans sa tête et même si elle essayait de se remémorer des passages de sa vie, il en manquait quelques bouts. Comment allait-elle faire pour retrouver ces souvenirs, devrait-elle se battre contre elle-même de nouveau? C'était une possibilité à ne pas mettre de côté. Il était même fort probable qu'elle devait marchander avec elle-même pour obtenir cette clé, bien que psychologique, il semblait que sa détermination n'était pas assez grande pour débloquer cette porte close.


S'était-elle encore séparé du monde réel? Lyon était-il en train de la battre pour qu'elle réponde? Elle écarta cette idée de son esprit, il n'était pas comme ça, bien qu'elle ne le connût qu'à peine, elle en était certaine, elle se forçait à y croire et pourtant elle savait que c'était vrai! Pourquoi s'y forcer? Elle ne voulait tout simplement pas hésiter! Zeïlia inspira tout doucement pour soupirer toujours avec la même douceur. Cela faisait alors près de trois ou quatre minutes qu'elle n'avait même pas répondus. Elle s'en fichait! Eh oui, elle s'était déjà convaincue de la réaction de Lyon, mais pourtant lorsqu'elle posa son regard sur le Lyon qu'elle s'attendait à trouver enrager, elle ne trouva qu'un visage calme tourné vers elle. Un sursaut la parcourut. Choc? C'en était semblable. Elle rougit et baissa la tête.

*Tu vois l'image que t'as de tes amis. Idiote idiote idiote!! Normal qu'il soit pas fâché!! Ahhh, stupide Zeïliaaa!!*

Lorsqu'elle releva de nouveau la tête, un sourire gêné étirait ses lèvres et ses yeux ne fixaient pas directement Lyon. Lorsqu'elle reposa finalement son regard dans celui de son ami, elle soupira et redevint elle-même, plus calme, moins crispée sur place. Avant de répondre, Zeïlia se retourna vers les étoiles relevant la tête jusqu'à la faire basculer sur ses épaules. Un sourire nostalgique voila son visage pâle baigné par la lueur pâle de la lune. Elle inspira lentement avant de commencer à parler de sa voix douce lançant premièrement un regard désolé vers Lyon pour reposer ses yeux émeraude vers les cieux.

- Je vais être franche, je n'ai rien écouté, j'étais un peu... Perdue disons...

Zeïlia prit un petit moment pour réfléchir et placer ses mots dans le bon sens pour dire clairement ce qu'elle pensait et comment elle voulait le dire. Son sourire devint encore plus nostalgique à ses propres paroles.

- Tu sais, je n'ai jamais vraiment eu beaucoup d'amis... Oui, j'suis assez sociable maintenant, mais ce n'est qu'en partie du superflu. Je souris pour les autres, je ris pour les autres, je discute pour les autres, j'ignore lorsque l'on me pointe pour n'inquiéter personne, mais tu sais... Au fond... Ce n'est qu'une grande blague. Je n'ai pas envie de leur sourire, je n'ai pas envie de rire avec eux, je ne veux pas non plus leur parler. Tu dois te demander pourquoi je dis ça hen...

Zeïlia baissa la tête, son regard se posa sur ses mains, elle croisa et décroisa les doigts avant de relever de nouveau la tête.

- J'ai mal! Tu es mon ami, sincèrement, et tu mérites de le savoir! J'ai mal, se sentir coupable sans arrêt, entendre les murmures des gens dans mon dos en faisant semblant de ne pas les entendre, ça me blesse. J'ai tué. Je le sais déjà, mais il faut toujours qu'ils me le rappellent et qu'ils me pointent du doigt en me traitant de monstre! J'ai tout fait pour changer, j'ai tout fait pour redevenir parfaite, souriante, gentille douce, parfaite et pourtant, ce n'est pas assez?! C'est toujours insuffisant?!

Zeïlia serrait maintenant les dents, son coeur battait la chamade dans sa poitrine, finalement, elle ouvrit les yeux grands et émis un petit rire gêné. Sa main se releva, essuyant les larmes qui coulaient le long de ses joues rosies par la gêne.

-Ahh, je suis stupide... Huum... Pourquoi j'ai dis ça! Vraiment, oublis ça! C'est... Ce n'est pas important!
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MessageSujet: Re: Une visite sur les murailles [PV Zei] [Terminé] Dim 11 Oct 2009, 22:07

Le temps que Zeilia commence son discours, Lyon avait déjà repris des forces, il avait donc assisté à toute l'histoire que son amie avait jeté sur lui, sans savoir pourquoi, il se sentait nostalique, lui aussi, il avait tué, bien qu'inconsciammant, il avait mis fin à une dizaine de vie sans raison, c'est d'ailleurs une torture pour lui, imaginer ce qu'ils auraient tous pu devenir, la famille qu'ils auraient pu fonder, les enfants qu'ils auraient pu avoir, la joie et le bonheur de vivre leur avaient glisser entre les doigts, la mort avait frappée sans prévenir, emportant d'un coup de faux une dizaine de vie, et en le laissant en vie, l'esprit torturé par les remords et les souvenirs, qui le hantaient chaque nuit, l'empêchant de trouver la paix. Quelques fois, il se disait que mettre fin à ses souffrances d'un coup de couteau bien placé serait une solution tellement facile, tellement libératrice, qu'elle en était très tentante, mais une petite lueur en lui disait qu'il devait honorer leur sacrifice en demeurant en vie. Mais pourquoi était-il né si ce n'est que pour mourrir aux mains de la magie, des vies si fragiles, balayé par le destin, emporter par les dieux qui avaient décidé de les reprendre. Il crispa les machoires en revoyant son ancienne grange dévorée par les flammes, flammes qu'il avait provoqué, par un coup accidentel d'une magie qu'il avait hériter sans savoir contrôler, mais maintenant, c'était du passé, et il continuait de le harceler.

* Les dieux peuvent parfois décider de reprendre une existance quand ils veulent, ce ne sont que des égoistes qui régisse un royaume où les humains et les insectes ne sont que des pions et les immortels les pièces maitresses, nous ne sommes rien, que des pièces sur un échiquier, aurais-tu honte de jeter une vingtaine de bout de bois dans le coffre si tu pouvais gagner ainsi, c'est la même chose, remplace les pions par les humains et le coffre par les pleines de lumière, voilà ce que les dieux appelent le monde *

* C'est tellement injuste... *

* Je sais...je sais... *

Voyant qu'il fixait le sol plus bas comme un abruti, il redressa la tête vers le ciel en poussant un petit rire sans joie, il avait eu le temps de pleurer en ruminant ainsi tout seul, les larmes étaient encore sur ses joues et ses yeux encore brillants d'humidité. C'est vrai, il pouvait comprendre la souffrance de Zeilia de vivre en mentant aux autres, de ne pouvoir rien dire de soi sans passer pour un débile ou un meurtrier, ne pouvoir s'épauler sur personne d'autre qu'une poignée de gens près à écouter. Le sourire sans joie qu'il affichait était toujours sur ses lèvres lorsqu'il finit par répondre après plusieurs minutes d'un silence gênant.

- Je ne prétendrai pas comprendre ce que tu ressens, c'est vrai, mais...les gens qui te pointe du doigt en parlant dans ton dos ne connaissent rien, ce sont des simples d'esprits qui veulent avoir l'air interressant, alors qu'ils ne savent rien. Tu as largement payer le prix d'une vie en endurant cette vie.

Il regarda lui même ses mains pendant un moment, puis les referma prusquement, toutes traces de tristesse dans son visage était devenu des traces de frustration réprimée.

- Tu ne devrais pas chercher à être parfaite, souriante ou peu importe quoi si ce n'est pas ce que tu as envie. Dis moi franchement, es-tu heureuse de sourire pour ceux qui parlent dans ton dos? Je ne pense pas, tu devrais vivre ta vie comme tu l'entends, au moins si les gens te pointe du doigt, tu pourras au moins te dire que tu n'as rien à te reprocher, que tu vis une vie que tu es heureuse de vivre, pas une vie que tu veux vivre pour plaire à d'autres!

Il avait jeter ses mots sans vraiment réfléchir à ce qu'autant de mots pouvaient faire à une personne comme elle, mais c'était vrai... Il prit un visage désolé et regarda vers le bas de la muraille. Il ne savait pas si ces mots avaient du sens pour la jeune femme, puisqu'il en doutait lui-même, mais il attendit quand même une réponse.
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MessageSujet: Re: Une visite sur les murailles [PV Zei] [Terminé] Dim 11 Oct 2009, 23:46

Oublier, effacer! C'était à ce moment-là le seul et unique désir de la jeune Zeïlia. Ses yeux mouillés et rougis, ses lèvres serrées, ses jointures blanchies par la force qu'elle exerçait, toutes ces caractéristiques ne faisaient qu'encourager son désir du noir. Cette obscurité profonde que créait l'oubli. Elle voulait effacer ses propres paroles, ses propres pensées des derniers instants. Elle ne voulait pas s'être réveillé, elle ne voulait pas avoir observé le paysage nocturne de sa chambre, elle ne voulait pas s'être arrêté à cette fenêtre. Elle voulait simplement se réveiller, retourner au soleil et se dire " Souris " une fois de plus.

Pourquoi avait-elle raconté cette partie de ses penser à Lyon, ce n'était pas intéressant, ce n'était pas une chose à raconter comme ça. Pourquoi n'avait-elle pas simplement dit que les étoiles étaient belles et qu'il faisait frisquet? Pourquoi avait-il fallut qu'elle décide de tout lâcher, de laisser aller cette image heureuse et souriante qu'elle avait créée d'elle-même?! Comment, simplement en quelques minutes, avait-elle pu tout anéantir? Était-ce vraiment ce que son coeur désirait? Elle en doutait, il était totalement improbable que son coeur désirât se serrer comme il le faisait alors.

Le regard émeraude de Zeïlia s'était posé sur ses pieds qui pendaient dans le vide. Elle ignorait le noir qui recouvrait le sol devant elle, elle ne faisait que se regarder elle-même de loin, observant sa stupidité avec un oeil désolé et peiné. Si elle avait pu changer quelque chose en elle, elle aurait probablement changé sa mémoire, vivre une journée à la fois, oublier celle d'avant, toujours recommencer, détruire ses anciennes erreurs et revenir souriante, belle et enjouée. Pourtant, elle hésitait, aurait-ce été une bonne chose?! Elle avait tout de même vécu quelque chose de semblable. Elle s'était enfermée, autrefois, dans une toute petite boîte sombre au plus profond de son coeur, enchaînant ses anciens souvenirs dans différents recoins de son âme. Était-ce réellement une bonne chose?! N'avait-elle pas tout fait pour retrouver ses souvenirs perdus? Ne regretterait-elle pas sa décision en vivant au jour le jour en ignorant son passé autant lointain que rapproché?

* Décide-toi un jour Zeïlia d'Émeraude! Tu n'es plus une enfant! Soit tu fermes les yeux, soit tu les ouvres grands! À toi de voir! *

C'était facile à dire. Oh que oui, très. Elle se poussait le bouchon toujours plus loin, refusant de voir en face les choses. Elle avait besoin d'être elle-même par moments, elle ressentait le besoin de dire franchement ses pensées. Cela faisait justement un petit bout de temps qu'elle n'avait pas passé une soirée à discuter avec Isklive comme elle le faisait si souvent normalement. La pression intérieure était donc devenue trop grande, à un point tel, que dès qu,elle avait sentit qu,elle pouvait se confier, qu'elle pouvait faire confiance, qu'elle pouvait parler sans faire jurer de garder le silence, elle l'avait fait. Rares étaient les personnes en qui elle avait une telle confiance, elle avait même de la difficulté à se confier à son anciennement Maître. Son Maître! Était-ce vraiment possible de faire encore plus confiance à quelqu'un d'autre que son maître? Il semblait bien que oui. Peut-être était-ce l'âge qui la mettait mal à l'aise. C'était peut-être aussi le caractère! Elle ne le savait elle-même pas! Tout cela était depuis bien longtemps un mystère irrésolu de sa vie de simple humaine.

* Stupide... Je suis stupide! *


Zeïlia soupira lentement, elle s'apprêta à quitter son perchoir pour repartir dans sa chambre, rester en petite boule sur son lit, à sangloter, frissonner et se maudire en silence. Elle voulait disparaître pour cette nuit, se retrouver seule avec elle-même, se convaincre qu'elle n'avait pas totalement tort, qu'elle n'était pas si méchante pour pouvoir continuer demain, rester qui elle était et n'inquiéter personne. Pourtant, elle commença à appuyer sur ses mains pour pouvoir se relever, mais Lyon laissa sa voit parvenir aux oreilles de Zeïlia. Enfin, son rire parvint aux oreilles de Zeïlia. Celle-ci arrêta son mouvement, le regard grand ouvert, elle ne comprenait pas, pourquoi ce rire? Était-ce si comique ce qu'elle venait de dire? Non. Pas exactement, ce rire n'était pas comme les rires normaux. Ce n'était qu'un rire, sans joie? Un rire faux! Zeïlia tourna alors la tête vers Lyon, pourquoi!?

Pourquoi ce rire?

Pourquoi ces larmes?

Ce qui passa au travers du regard de Zeïlia à ce moment-là ne fut pas exactement de la pitié, ni de la tendresse. C'était un semblant de compréhension et de compassion. Elle n'avait pas pitié, elle détestait la pitié, elle haïssait aussi tous les sentiments qui s'y reliaient directement tels l'apitoiement et la déception. Ce rire, elle l'avait tant de fois entendue sortir de sa propre bouche, c'était comme la valeur qu'elle donnait à sa vie, ce rire. Une bonne humeur qui pouvait paraître réelle aux oreilles de certains trop optimistes et qui pouvait paraître faux aux oreilles de ceux qui le comprennent. Zeïlia tendit une main hésitante vers Lyon, mais se résigna au moment où celui-ci se mit à parler, sa main, à moitié dans les ais retomba lentement sur sa cuisse pour serrer son pantalon sombre, ses cheveux retombaient dans son visage.

- Je ne prétendrai pas comprendre ce que tu ressens, c'est vrai, mais...les gens qui te pointe du doigt en parlant dans ton dos ne connaissent rien, ce sont des simples d'esprits qui veulent avoir l'air intéressant, alors qu'ils ne savent rien. Tu as largement payé le prix d'une vie en endurant cette vie.

Cette fois, Zeïlia aussi adopta le sourire sombre, triste, mais pourtant reconnaissant. Son visage toujours baissé se releva, ses yeux se posèrent sur la lumière grise de la lune presque complètement ronde. Ce que venait de dire Lyon, c'était ce qu'elle s'était répétée tant de fois pour survivre aux journées plus difficiles. Le réentendre? Elle ne considéra pas cela comme inutile, loin de là, c'était un peu plus réel, ce n'était pas sa propre conscience qui parlait cette fois. C'était quelqu'un de l'extérieur. Pourtant, Zeïlia savait très bien que les vies détruites, réduites à néants n'avaient pas encore eu leur vengeance, elle savait bien qu'elle n'avait toujours pas assez souffert, de plus une autre chose entrait en jeu...

Zeïlia releva un regard désolé vers Lyon, bien que ses mots étaient francs et pensés, elle ne pouvait pas y croire totalement elle voulait s'excuser, elle voulait s'expliquer, elle ne voulait pas sourire! Elle ne voulait pas lui mentir et pourtant! Zeïlia ne pu rien faire d'autre que le regarder, impuissante et d'écouter de nouveau son discours, cette fois un peu plus agressif.

- Tu ne devrais pas chercher à être parfaite, souriante ou peu importe quoi si ce n'est pas ce que tu as envie. Dis moi franchement, es-tu heureuse de sourire pour ceux qui parlent dans ton dos? Je ne pense pas, tu devrais vivre ta vie comme tu l'entends, au moins si les gens te pointe du doigt, tu pourras au moins te dire que tu n'as rien à te reprocher, que tu vis une vie que tu es heureuse de vivre, pas une vie que tu veux vivre pour plaire à d'autres!

Ce n'était pas si simple. Dans sa bouche, tout semblait être réglable d'une façon droite et simplifiée, comme si tout allait bien aller si elle faisait ce qu'il disait, être elle-même et agir comme tel. Pourtant, il devait bien comprendre les différences, tout ce qui était en jeu le repos de son âme aussi avait sa place sur la balance. Elle savait qu'elle ne pourrait plus jamais sourire franchement comme elle le faisait tout juste après son attribution au chevalier Amyxa. Plus jamais elle ne retournerait à ce moment, c'était trop dur, trop lourd sur ses épaules. Elle n'avait pas le droit d'être heureuse, elle le savait très bien!

- Tu sais Lyon...

Zeïlia fit un rapide sourire, plus naturel cette fois. Elle prit aussi le temps de regarder ses mains, non qu,elle fuyait le regard de Lyon, mais elle savait qu,elle ne pourrait pas parler franchement si elle le fixait, alors elle préférait observer ses mains pâles.

- Tu as oubliés quelques détails, tout n'est pas si simple, pas si facile. Enfin, peut-être que pour toi, tout se réglerait de cette façon dans ma situation, mais... Pour moi, c'est différent.

La voix de Zeïlia devint encore un peu plus douce, son ton plus calme sa posture plus sereine, elle parlait du fond du coeur et sans larmes cette fois.

- Lyra. Comment est-ce que je pourrais me pardonner ce qui lui est arrivé? C'est ma faute, personne ne peut le nier! Si je n'avais pas bêtement refuser de la reconnaître, elle ne serait pas revenue dans l'état où elle était. Elle serait probablement restée au château, près de ceux qu'elle aimait. Comment faire pour survivre sans ignorer les reproches des gens? Surtout lorsque je sais qu'ils ont raison! Dis-moi!

Zeïlia releva alors le regard vers Lyon. Elle n'exprimait rien, enfin, presque. Dans son regard se lisait de la simple incompréhension.

- Comment faire pour échapper à la pitié sans se forcer et sans mentir? S'il y a une réponse, tu sais... J'aimerais la connaître... Mais pourtant...
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MessageSujet: Re: Une visite sur les murailles [PV Zei] [Terminé] Lun 12 Oct 2009, 21:36

Il commençait à faire frisquet, et on ne parle pas simplement de la température ici, l'atmosphère de la conversation était passé d'une discution amicale, à une leçon de philosophie, à un sermon. On peut pas dire que c'est ce qu'il avait espéré avoir quand il est venu sur les murailles, mais qu'est-ce qu'il devrait faire, laisser son amie toute seule dans ses tourments aussi incessant que ses propres cauchemars? Il n'imaginait pas la souffrance que Zeilia devait ressentir toutes les journées de son existence. Aussi, il écouta donc ce que son amie avait à répondre.

- Lyra. Comment est-ce que je pourrais me pardonner ce qui lui est arrivé? C'est ma faute, personne ne peut le nier! Si je n'avais pas bêtement refuser de la reconnaître, elle ne serait pas revenue dans l'état où elle était. Elle serait probablement restée au château, près de ceux qu'elle aimait. Comment faire pour survivre sans ignorer les reproches des gens? Surtout lorsque je sais qu'ils ont raison! Dis-moi!

Lyon écouta les propos de son amie sans rien dire, que pouvait-il répondre? Il n'était pas pour enfoncer sa soeur d'arme plus creux encore, un mauvais mot et il risquait de finir en bas de la muraille. Lyra n'avait-elle pas fait ça de son propre chef? Ne l'aurait-elle pas fait pour n'importe qui? Et n'était-elle pas déjà revenue? Pourquoi ce compliquer la vie avec le passé quand le futur vous tend les bras? Il ne savait que trop bien la réponse à toutes ces questions, puisque ses cauchemars étaient le reflet de son passé dont il ne parvenait pas se débarrasser. Néanmoins, ;a réponse de son amie était d'une simplicité étonnante, et pourtant, d'une subtilité à vous coller la migraine... Il allait formuler sa réponse quand Zeilia reprit:

- Comment faire pour échapper à la pitié sans se forcer et sans mentir? S'il y a une réponse, tu sais... J'aimerais la connaître... Mais pourtant...

Ça c'est une question plus facile à répondre. Le vent s'était mis à souffler et il commençait à faire froid, mais l'atmosphère sembalit s'être détendu...ou devenu tellement givrée qu'on ne la sentait plus. En regardant le regard perdu de la jeune femme, Lyon ferma les yeux, baissa la tête et fit un sourire en coin. Il leva les yeux vers le ciel, la lune était haute, mais le soleil ne tarderait pas, une heure ou deux, pas plus. Il fixa les étoiles, comme si elles pouvaient lui donner l'énergie pour formuler une réponse simple à comprendre, mais assez complèxe pour avoir du sens. Ce n'est pas aussi facile à formuler que juste le penser. Comment expliquer ça en mot?

* Je te donne un coup de main si tu me laisses le pain *

* Tu sais où tu peux te le mettre ton pain... *

* Dans ma bouche se serait bien *

Si seulement les trouver des répliques aussi simple que ça était facile dans ce genre de situation, ils n'en seraient pas là.

Lyon poussa un profond soupir, et décida de répondre comme ça sortirait:

- Pour échapper à la pitié et ne plus avoir à mentir, ce n'est pas la mer à boire, suffit de trouver quelqu'un qui comprend ce que tu ressens, une personne qui t'épauleras peu importe ce qui t'arriveras. Avec lui ou elle, tu n'auras pas à mentir, et lui ne pourra pas te prendre en pitier, parce qu'il te comprend. Une personne qui te connait mieux que personne, c'est ce genre de solution qui est à la fois simple et compliqué, mais tu as déjà une personne comme ça, je me trompe?

Voyant qu'il avait peut être poussé le bouchon un peu trop loin, pas en ayant regarder Zeilia, puisqu'il n'avait pas bougé la visage du ciel, mais par simple prémonition, Lyon se dépêcha d'ajouter avec une voix qu'il voulait amicale et bienveillante:

- Les amis ça serrent à ça, n'est pas peur de te coller à eux, ils ne te prendront pas par pitié, mais par amitié. Moi par exemple, je ne te connais peut être pas de fond en comble, mais avec moi, tu n'as pas besoin de mentir, et jamais je ne te pointrer du doigt ou te prendrer en pitier, faut se serrer les coudes dans ce genre de situation, pas seulement en temps qu'amis, mais en temps que frères d'armes aussi.

* Ceux qui comprennent pas cette logique mériterait de se faire bouffer par un insecte *

* Je pense pas que se soit une bonne idée... *

* Ouais, t'as raison, je reprends: Ceux qui comprennent pas cette logique mériterait de se faire bouffer par moi *

* Pas envie d'avoir une indigestion moi *

* Et moi je me fiche de ce que tu penses *

Lyon ne put s'empêcher de sourire, ce n'était pas faut. Il détourna son regarde des étoiles avant d'être pris de vertige et tourna vers Zeilia un regard plus sérieux que la situation ne le méritait, mais il fallait bien qu'elle remarque qu'il était justement sérieux dans ses propos, et que ce n'était pas que des paroles en l'air. Il attendit donc avec patience la réponse de sa soeur d'arme.
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MessageSujet: Re: Une visite sur les murailles [PV Zei] [Terminé] Mer 14 Oct 2009, 14:42

Rougir?

Était-ce réellement ce qu'elle était en train de faire? Fort probablement. Non, elle n'était pas réellement gênée ou quoi que ce soit de ce genre, Zeïlia se trouvait simplement stupide et irréfléchie. Cela finissait toujours de cette façon lorsqu'elle racontait ce qu'elle pensait, des conseils, bien qu'intelligents, la plupart du temps inutiles et des réflexions qu'elle n'aurait probablement jamais voulue avoir qui lui trotterait dans la tête longtemps. Enfin, celle-ci durerait probablement plus longtemps que les autres, pas qu,elle était importante, mais plutôt inquiétante...

Ce qu'elle pensait en ce moment? " Idiote! "

Pourquoi elle pensait cela? Reprenons depuis le début pour mieux comprendre!

Ce qu'il avait dit, elle le savait, enfin, la première partie. Elle savait déjà que le poids sur ses épaules était bien moins grand grâce à Amyxa avec laquelle elle avait parlé plusieurs fois de ses sentiments et grâce à Isklive qui était toujours là pour l'écouter et elle savait très bien qu,elle pouvait compter sur lui comme sur un frère. Ils avaient grandi ensemble, restant toujours soudés l'un à l'autre. Ils s'étaient protégés mutuellement durant de longues années, se fâchant souvent l'un contre l'autre simplement parce qu'ils s'inquiétaient trop.

Lorsque Lyon avait prononcé la phrase "Une personne qui te connaît mieux que personne", Zeïlia n'avait pu réprimer un mince sourire nostalgique. Mieux que personne, c'était bel et bien le cas de le dire, il devait bien la connaître encore mieux qu'elle-même se connaissait et ces, malgré les quelques centaines d'années qu'elle avait passé enfermée dans son propre esprit à découvrir de nouvelles facettes à sa personnalité, déjà assez complexe. Et même avec cela, Isklive réussissait toujours à savoir ce qu'elle pensait ou ressentait. Bien que c'était souvent pratique, parfois, elle aurait préféré le laisser dans l'ignorance lorsqu'elle souffrait ou qu'elle se sentait seule. Illogique? Oui, ça l'était et pourtant, elle ressentait les événements de cette façon.

Zeïlia eut peut-être deux ou trois secondes à elle-même pour penser et peser les paroles prononcer par son ami avant qu'il ne reprenne la parole. Entre temps, elle avait lentement baissé la tête, son regard s'attendrissant à la nostalgie qui s'engouffrait dans son coeur, laissant une douce chaleur amicale l'entourer, lui faisant oublier la froideur physique et les grelottements qui agitaient son corps quelques secondes au paravent. Son état psychologique l'emportait donc sur son état physique, un léger plus, sinon, elle serait probablement rentrée se réchauffer devant le feu du hall. Elle se demanda alors s'il était encore allumé, mais chassa assez rapidement cette question, pourquoi voudrait-elle rentrer?! Lorsque la voix de Lyon résonna de nouveau dans ses oreilles, Zeïlia avait lentement relevé la tête, l'observant calmement avec attention. Le début, elle s'y attendait, mais la fin la surpris légèrement. Ce n'était exactement le genre de réaction qu'elle avait prévue du côté de son ami en fait!

C'était vrai qu'elle avait discuté assez souvent avec Lyon, mais tout de même, leurs discutions étaient surtout superficielles et parfois trop banales. Ils ne se connaissaient pas tant que ça, c'était la raison pour laquelle ses paroles l'avaient surprise. Elle s'attendait seulement à ce que Lyon lui dise presque "clairement" d'aller voir Amyxa ou Isklive pour se plaindre et le laisser tranquille, mais à la place, elle recevait une offre d'écoute? Était-ce une blague? Se moquait-il d'elle pour qu'elle lui raconte ses troubles pour le raconter aux autres et rire d'elle? Bien qu'elle croyait le connaître suffisamment pour savoir qu'il ne ferait jamais une chose pareille, elle ne savait pas non plus s'il cachait habilement son jeu et qu'au fond c'était une personne méprisante, méchante et impolie. C'était une possibilité à ne pas mettre de côté et pourtant, Zeïlia voulait accepter l'offre aveuglément. Savoir qu'elle pouvait tendre la main à quelqu'un d'autre que Isklive, maintenant qu'Amyxa avait une nouvelle écuyère à écouter et à épauler.

Zeïlia allait hocher la tête lentement en souriant lorsqu'elle se rendit compte qu'il n'avait tout à fait terminé. "...dans ce genre de situation, pas seulement en temps qu'amis, mais en temps que frères d'armes aussi." D'un coup, l'enthousiasme de Zeïlia se calma et redevint au niveau normal. Ses yeux se baissèrent avant de se relever et qu'elle ne fasse qu'un léger sourire gêné.

- Alors c'est comme ça ... En tant que frères d'armes... N'est-ce pas?!

*Idiote! Tu t'attendais à quoi?!*


Venait-elle vraiment de dire cela à haute voix? Ne l'avait-elle pas encore remarqué? Sa bouche avait bougé! Ses lèvres avaient formé les mots et sa voix avait résonné à travers eux! Elle venait clairement de faire remarqué qu'elle attendait autre chose! Et elle ne le savait même pas! Elle ne faisait que se traiter d'idiote, de se demander pourquoi s était-elle attendu à quelque chose de plus, comment dire? Enfin, elle avait voulu autre chose, c'était clair! Idiote! Voilà vraiment ce qu'elle était! Elle se le répétait, mais à un degré assez faible!

Ce fut donc à ce moment-là qu'elle rougit. Eh oui. Elle rougit à CE moment-là. Exactement au moment où elle aurait dû soupirer et raconter une bêtise qui aurait fait changée le cours de la discussion ce qui aurait probablement évité les questions qui arrivaient et où elle serait perdue jusqu'à ce qu'on lui annonce ce qu'elle avait dit. Oui. Zeïlia venait de faire une grosse bêtise. Elle ne rougissait pas pour les raisons que nous nous imaginions tous! Non, elle rougissait à cause de sa bêtise, de sa stupidité à raconter ses sentiments et à attendre patiemment qu'on la console? Était-ce ce qu'elle attendait toujours à chaque fois qu'elle se plaignait? Peut-être attendait-elle toujours une bonne accolade, chose qu'elle savait qu'elle n'oserait jamais demander. Au fond, elle cherchait probablement une paire de bras pour la retenir dans ses moments de simple délire malheureux! Elle était peut-être affreusement hypocrite la petite Zeïlia! Mais, en ce moment, tout ce qu'elle avait l'air, c'était d'une petite fille bête, complètement amoureuse à en craquer, chose qui n'était pour le moment, pas le cas! Mais elle rougissait et c'était mauvais signe pour le futur de cette pauvre rencontre, pur fruit du hasard qui plus est!

*Stupide!*


C'était le cas de le dire, stupide, irréfléchie, lunatique, perdue, complexe, idiote, incompréhensible. Il en manque encore d'autres en fait! Notre pauvre Zeïlia était toujours en train de s'apitoyer sur son propre sort lorsqu'elle releva la tête vers Lyon. Son visage aurait presque pu passer pour une tomate. Elle souriait bêtement comme une petite fille qui venait de voir sa bêtise et qui sentait qu'elle allait se faire gronder. Ce n'était probablement pas la même image pour tout le monde. Quelqu'un serait arrivé et aurait vu la scène, il aurait probablement changé de direction, simple question d'éviter de les déranger. Enfin, Zeïlia avait toujours cet air stupide lorsqu'elle marmonna quelques mots idiots et irréfléchis, mais qu'il fallait tout de même qu'elle dise, comme toujours!

- J'suis bête, je sais! Ne même pas répondre, tu dois me prendre pour une folle.
Elle rigola légèrement, toujours gênée. Mais bon, j'apprécie le geste tu sais! Ça fait du bien à savoir que l'on peut compter sur les autres! Merci Lyon.

Venait-elle réellement de sauver sa situation? Cela y ressemblait! Elle sourit. Son coeur était emballé! Elle n'entendait plus rien en dehors de ses propres battements de coeur. À un point tel, que son visage en laissa transparaître. Un léger malaise s'installa dans son esprit et elle commença à hésiter. Venait-elle de paraître encore plus stupide? Pourquoi racontait-elle toujours n'importe quoi dans les moments importants! Ça ne lui était pourtant jamais arrivé avec Isklive. Avec Amyxa non plus en fait. Lyon devait avoir une mauvaise influence sur ses capacités mentales! Finalement, ce fut avec un air plutôt hésitant que Zeïlia fit un petit " Hum..." Pas que le silence la dérangeait, mais elle n'aimait pas ce qu'elle laissait paraître et voulait se corriger par rapport aux prochaines paroles de Lyon, sauf si bien sûr il décidait de s'enfuir en la regardant étrangement et en se disant " Elle est folle, voilà! "

[Bon, pas mon meilleur, j'suis malade et je feel pas alors bon, 'va falloir faire avec! C'est pas mal moins dramatique, mais j'me reprendrai sur le prochain! Encore désolée Lyly! ^^']
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MessageSujet: Re: Une visite sur les murailles [PV Zei] [Terminé] Ven 16 Oct 2009, 22:25

Alors qu'il finissait de parler, Lyon observa un changement bizzare chez son amie, pas un simple sourire qui disparait non, mais d'un visage qui passe de la joie à la deception, ou un truc dans ce genre. Il ne pouvait rien y faire, il était comme ça, chaque fois qu'il essait de bien parrêtre dans un beau discourt, il finit toujours par tout faire griller, ah ça c'est vraiment intelligent...

* Que la peste m'emporte, j'ai jamais été doué avec les mots, ni avec les filles, ni avec les relations sociables, j'suis mal barré pour ce genre de conversation *

* Le problème, c'est pas le manque de talent, c'est le manque de pratique, t'as parlé combien de fois dans ta vie, une vrai conversation, avec d'autres gens? *

* Bon, je rectifis une chose dans ma précédente pensée... *

* Ah? Quoi donc? *

* Que la peste t'emporte *

Lyon poussa un soupir mental, il n'avait pas envie que la jeune femme le pense déprimé ou inapte à faire la conversation, il savait au moins ça, mais c'était aussi pour réprimer les grommellements de Zephyr en lui, quel boulet il peut être parfois...

* Attention à ce que tu dis toi! Y'a pas que dans les pommes que je mords fort! *

Le jeune homme reporta son regard vers le petit cours d'eau qui coulait dans une voie creusée à même la muraille et qui continuait dans le château, elle en avait de la chance elle, tellement de chance: les humains l'aidaient à poursuivre son chemin au lieu de lui mettre des batons dans les roues, remplacez l'eau par Lyon et les humains par Zephyr et on a l'image à quelques détails près. Lyon réprima un autre soupir, la vie serait tellement simple s'il était à la place de ce simple cour d'eau, pas à se soucier de rien, couler toute la journée, sans tracas ni souci, pourvoir au besoin des habitants du château en les hydratants, continuer sa voie jusqu'à la fin du château et finir dans le bassin au sud d'Émeraude. Voyant qu'il s'égarait de la réalité, dangereusement en étant à moitié fatigué, il revint prusquement à lui pour entendre Zeilia déclarer d'une voix chevrottante:

- Alors c'est comme ça ... En tant que frères d'armes... N'est-ce pas?!

Lyon ne put s'empêcher de rougir et émit un petit toussottement à peine audible, et Zephyr vient ajouter son grain de sel dans son comble de l'embarra:

* HAHAHA, voyez-vous ça? La petite en pince pour toi mon grand! Qui aurait cru que la folle furieuse du château et le type à deux faces seraient en amour! HAHAHA *

Lyon dépêcha en lui une force qu'il croyait inexistante avant aujourd'hui, il empoigna Zephyr et l'écrasa de tout le poid de son esprit, et cria en lui-même au risque de réveiller tout le monde avec des pouvoirs magiques au château:

* Et qu'est-ce que ça veut dire ça?! J'te signale que la "folle furieuse" est sans doute la seule personne au château à m'avoir témoigné ne serait-ce qu'un petit peu d'attention et de respect! Si je te prend encore à rire d'elle, je vais te montrer de quel bois je me chauffe! *

* Hé oh! J'disais ça pour rire moi! Lache moi ou je vais finir en crèpe mentale! *

Aussi brusquement qu'elle était arrivée, la force mystérieuse s'éclipsa, le jeune homme sentit de nouveau la présence de Zephyr, comme s'il avait retenu son souffle pendant tout ce temps.

* C'était quoi ce...ce truc? *

* J't'en parlerai une autre fois, t'as pas fini le travail ici... *

* Tiens, pas de plaisanterie cette fois le gros malin? *

* Non merci, je passe, pas envie de finir en compote moi *

Il avait vraiment le don de s'échapper dans son propre subconscient que si la lune avait bougé, il aurait cru qu'une journée ou deux auraient pu se passer sans réaction de sa part, c'était un problème à régler ça aussi, mais plus tard. Il venait de se rappeler de la présence de Zeilia, et les flammes qui allumait les joues du jeune homme n'avait toujours pas envie de s'éteindre. Il allait répondre quand la jeune femme prit la parole:

- J'suis bête, je sais! Ne même pas répondre, tu dois me prendre pour une folle. Mais bon, j'apprécie le geste tu sais! Ça fait du bien à savoir que l'on peut compter sur les autres! Merci Lyon

Lyon s'empressa de répondre rapidement avant que sa jeune amie ne voit qu'il rougissait:

- Ce n'est rien, les amis c'est fait pour ça

Il ne pouvait plus rien dire d'autre, sa langue était comme devenu aussi lourde que de la pierre, il avait envie de dire un truc, mais étrangement, il ne pouvait pas, il ne voulait pas, du moins, c'est ce qu'il voulait penser, mais Zephyr mélangea son esprit à Lyon pour l'aider à délier sa langue, ça faisait longtemps que Lyon n'avait pas senti l'Autre et lui même comme une seule personne, ça faisait bizzare, mais familié à la fois. Lyon prit une prise sur sa voix et, plus assuré, enfin, l'air plus assuré, il déclara:

- Et je te considère plus comme une très bonne amie que comme une soeur d'arme, si jamais tu as des embêtements ou même juste un truc qui te tracasse, n'hésite pas à venir m'en parler, t'en que je vivrai, je t'aiderai dans tes moments de détresse

Même si ça semblait plus de la vantardise ou des paroles en l'air, on pouvait lire l'assurance et la détermination dans les yeux maintenant d'un vert éclatant de Lyon, lui et Zephyr avaient dit cette phrase...non, ce serment ensemble, et il le respecterait! Lyon sentit la présence réconfortante de l'Autre se retirer de son esprit pour aller somnoler dans un coin de son esprit, ne plus sentir sa présence avec lui le ramena à rougir de leur audace à tous les deux.

* C'est bien beau tout ça, mais je ne sais pas si je pourrais garder ma part de cette promesse... *

* Premièrement, ce n'est pas une promesse, c'est un objectif. Deuxièmement, t'as pas à t'en faire, je suis là pour t'aider, tu le sais. Troisièmement, ferme là et laisse moi dormir *
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MessageSujet: Re: Une visite sur les murailles [PV Zei] [Terminé] Sam 17 Oct 2009, 11:20

Zeïlia commençait à douter de ce qui allait suivre. Elle craignait un reproche, un simple mot qui l'aurait envoyé se renfermer sur elle-même un moment. Bien qu'elle pouvait paraître forte, un reproche d'un ami cher dans sa situation était probablement la pire chose qui pouvait lui arriver. Elle n'était pas prête, bien qu'âgée de 18 ans, elle était plus mature, plus calme qu'avant, elle savait aussi qu'elle était plus facilement déstabilisée. Son coeur était-il plus fragile? Dans un certain sens, oui. Elle prenait plus les paroles directement et encaissait beaucoup plus de reproches que dans sa jeunesse, bien qu'elle était à peine âgée de quelques années qu'on la traitait déjà comme un moins que rien. Ce soudain retour au passé fit soupirer Zeïlia qui baisa timidement la tête, son visage, toujours coloré par la gêne, elle essaya de se calmer, essayant de penser à des choses plus calmes, plus douces qui ne lui faisait pas faire allusion à cette conversation qu'elle considéra alors comme comique et stupide.

Zeïlia tourna légèrement le regard vers Lyon, la tête pourtant toujours basse. De longues mèches rousses l'empêchaient de clairement voir le visage de celui qu'elle considérait comme un de ses meilleurs amis. Le vent soufflait toujours, ce qui faisait danser le rideau couleur de rouille. Elle finit par abandonner l'idée d'apercevoir son visage en reposant lentement son regard sur ses genoux. Ce fut au moment où elle s'y attendait le moins que Lyon réagit, laissant sa voix résonner jusqu'aux oreilles de Zeïlia qui frémit légèrement. Elle redressa la tête, le dos droit pour tourner lentement son regard émeraude vers son ami. Le visage, naturellement doux et paisible de Zeïlia adopta un semblant de regard surpris. Elle s'était quand même attendue au " Ce n'est rien, les amis c'est fait pour ça " mais elle l'avait prit au premier degré, de simple paroles pour ne pas perdre la face, ne pas être impoli, mais la profondeur des paroles que prononça la voix de Lyon laissa Zeïlia bouche bée. Sa tête se vide lentement, laissant toute la place aux paroles de Lyon. La promesse se grava au fond de son esprit dans des lettres d'or. Elle n'hésiterait pas, c'était certain.

Le sourire qui étira lentement les lèvres de Zeïlia fut un simple sourire gêné, entouré de joues normalement pâles, mais alors éclairée d'un pâle rose, une simple petite teinte s'une gêne cachée, camouflée par toutes sortes de pensées plus bêtes les unes que les autres. Était-ce des paroles qui valaient tant que ça pour la petite Zeïlia? Elles n'auraient pas dû, elle aurait, normalement, sourit bêtment en remerciant Lyon maladroitement et aurait vite changé de sujet pour enlever le malaise qui s'installait lentement, mais ces paroles-là la touchèrent plus profondément. Une raison? Pas vraiment. Est-ce que Zephyr avait raison au fond, était-elle tombée amoureuse de Lyon? Elle même n'aurait alors pu le dire, tout était confus, elle était un peu perdue entre l'idée de remercier, de ne rien dire, de simplement lui faire un de ces sourires béats pas très révélateurs, elle hésitait.

Zeïlia releva en hésitant la tête vers Lyon. Elle craignait de le voir éclater d'un rire sonore et se moquer de son sérieux. Cependant, lorsqu'elle croisa le regard de Lyon. Elle ne pu qu'arrêter de bouger. Non, pas qu'il l'effrayait ou quoi que ce soit, mais son regard en disait plus long qu'elle n'aurait cru pouvoir en savoir. Aucune once d'humour. Rien que du sérieux. Cette soudaine pression, bien qu'inutile, effraya Zeïlia. Et si elle répondait par quelque chose de maladroit qui blesserait Lyon! Et si elle voyait son regard perdre de cette détermination! Si jamais il la mettait de côté à un moment où elle aurait besoin d'aide, pourrait-elle être assez forte pour se retourner et ravaler ses sentiments?

*Sois forte*

Zeïlia baissa vivement la tête ne riant d'une voix mal à l'aise et gênée, son coeur battait la chamade et elle ne savait pas quoi faire d,autre que rire. Gagner du temps! C'est au fond ce qu'elle essayait de faire, gagner du temps. Si elle pouvait trouver une réponse parfaite qui offrirait la même chose à Lyon tout en lui démontrant sa reconnaissance. La jeune femme ne voulait pas être inutile, elle ne voulait pas que compter sur les autres, elle voulait rendre la pareille, devenir une personne sur qui on pouvait compter, une femme respectée. Elle avait trop de fois profitée de l'amitié des gens, ne faisant qu'en profiter sans en redonner une miette. C'était son tour, elle devait aider, tendre la main, retenir une chute, aider à relever quelqu'un d'une chute. Elle ne se savait pas tout à fait capable de guérir des blessures psychologiques, mais elle voulait au moins être là pour entendre l'histoire, écouter en silence, un sourire réconfortant aux lèvres à chaque mot prononcer.

De longues minutes devaient alors déjà avoir passé. Zeïlia n,avait toujours pas bougé, il y avait seulement ses paupières qui s'abaissaient parfois pour remonter aussi rapidement après et ce, sans que le reste ne bouge. Elle était perdue dans ses pensées, elle hésitait à faire ce qu'elle croyait être la meilleure réponse. Elle savait très bien qu,elle mettrait un énorme malaise entre eux deux, peut-être même prendrait-il peur et l'envoierait valser en bas de la muraille! Peut-être aussi ne la regarderai-il maintenant qu'avec un regard méprisant! Ce n'était tout de même pas rien, bien que pour elle, cela voudrait probablement dire des choses biens différentes. La reconnaissance qu'il y avait dans ses plans étaient bien plus grande qu'elle même ne l'aurait crue. C'était un peu un remerciement qui s'adressait à toutes les personnes qui l'avaient aidé au cours de sa vie. Elle savait que c'était totalement injuste pour les autres, mais elle ne pouvait rien y faire à ce moment-là, elle témoignerait sa reconnaissance aux autres un peu plus tard.

Pour l'instant, elle ne faisait que fixer Lyon intensément, sa tête bouillait à l'intérieur alors qu'elle hésitait de moins en moins. Quelles que soient les conséquences, au moins tout ceci serait clair. Bougeant pour la première fois depuis de longues, minutes, Zeïlia laissa échapper un court " Heeeu, Lyon?! " qui sonnait totalement inoffensif. Les yeux de Zeïlia se baissèrent légèrement, avant de se relever tout aussi rapidement, elle prit appuie sur le bord de la muraille, relevant son corps assez pour qu'elle puisse se prendre un élan. Son mince corps fut "projeté" un peu plus vers Lyon, elle releva le bras gauche, celui qui ne retenait pas toujours son corps sur la muraille et elle le passa par-dessus l'épaule droite de Lyon, le reste suivit. Son bras droit bougea finalement, faisant le même chemin que la gauche, mais de l'autre côté. Sa tête, quant à elle, suivit la main droite, passant sur le côté gauche de Lyon. Lorsqu'elle s'arrêta finalement, sa voix fut douce et calme.

- Merci.

Zeïlia avait les yeux fermés, elle entourait Lyon de ses minces bras, un sourire aux lèvres. Elle attendait patiemment d'être jetée en bas, accompagnée d'un regard de reproche et de dégoût. N'était-elle pas un monstre? Bien qu'elle sût qu'elle était son amie, elle redoutait, non en fait, elle attendait un réflexe de la part de Lyon qui la ferait reculer, regretter et finalement partir.


[Désolée, je savais pas quoi dire ^^' Tu m'le dis si ça te dérange j'ajusterai Wink]
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MessageSujet: Re: Une visite sur les murailles [PV Zei] [Terminé] Mer 04 Nov 2009, 22:08

Lyon était en état de choc, si on pouvait qualifier son état en mot, ça serait le plus près, jamais personne n'avait violé son espace personnel, jamais personne ne l'avait vraiment accosté pour lui faire une quelconque remarque, encore moins faire la conversation, c'était invraissemblable de parler avec quelqu'un qui n'avait pas envie de répondre ou qui n'écoutait tout simplement pas. Même ses parents à lui, enfin, ses parents adoptifs étaient distant avec lui, ils lui prodiguaient les soins et l'amour nécessaires pour le bon développement d'un enfant, mais sans plus. Il n'avait pas connu sa petite soeur qui était trop jeune pour comprendre ne serait-ce que le mot affection. Ces amis, de leur vivant, essayaient de l'intégré du mieux qu'ils pouvaient à leur groupe, mais ils préféraient garder leur distance avec le jeune garçon aux cheveux blancs et aux yeux verts, quelque chose chez lui était...déstabilisant, comme s'il n'était pas normal, alors que pour Lyon, il n'y avait rien de plus normal que lui, c'était les autres qui étaient bizzare, pas lui. Mais il n'a pas pu se cacher derrière son masque longtemps, après l'incident de la grange, ce n'était pas le "quelque chose" qui faisait que les paysans s'éloignaient de lui en courrant, mais en plus de ce "quelque chose", la magie avait ajouté son grain de sel dans sa vie, et il n'avait plus jamais connu l'affection, quelqu'en soit la sorte. Il y a bien eu la légère amitié d'un professeur envers son élève doué en classe et d'un maitre fier de son écuyer, mais sans plus, jamais il n'avait eu une seule poignée de main ni même une main autre que la sienne sur son épaule, cet isolationnisme était pour lui un aspect normal de sa vie, une partie où il devait souffrir en silence et n'avoir affaire à personne, pour lui, c'était...normal quoi?

Mais maintenant, pour sans doute la première fois, une personne, une femme qui plus est, a daigné piger dans son precieux temps pour venir faire une conversation amicale, assis sur un creux de la muraille de l'enceinte du château, elle avait même parlé de sa vie personnelle, de ces sentiments, d'autre chose que des formalités dont il avait l'habitude, c'est en partie l'explication de son malaise, pour la première fois, il ressentait autre chose que la solitude, la tristesse, la douleur, la détresse et la haine dont il était désormais habitué: il entrevoyait maintenant l'amitié, pas le même type d'amitié qu'il entretenait avec Isklive et certains autres chevaliers, mais un véritable lien entre eux, une compréhension, que dis-je, une confiance mutuel. Sans le savoir, son univers changeait, il avait vécu pas mal de chose, mais cette simple discution amicale était sûrement le meilleur souvenir qu'il garderait pendant plusieurs années.

Il n'était pas au bout de ses surprises, la discution et les révélations n'étaient rien à coté de ce qui allait suivre. Zeilia c'était retourné et comme de rien c'était jeté sur lui en une légère étreinte. De l'extérieur, on eût cru qu'il venait de voir un coup de poing dans le ventre, l'image représente assez bien la scène en fait. Pendant une seconde, il bascula dans un autre monde, un endroit où il faisait bon vivre, il voyait maintenant le monde comme n'importe quel humain qui souhaite défendre son pays devrait le voir: pas un bout de terre supérieur au niveau de l'océan où il vivait; mais bien une merveilleuse qui avait ces hauts et ces bas, une terre où on pouvait trouver un peu de réconfort. Mais cette sensation le fuya aussitôt, en une seconde, il avait vu ce que son monde pouvait devenir s'il passait par dessus le passé pour vivre dans le présent, mais ce n'était pas si simple...pas si simple.

Voyant ses souvenirs cauchemardesque revenir vers lui, Lyon ne pu s'empêcher de rendre involontairement son étreintre à la jeune femme, il avait un larme au coin de l'oeil qui luisait sous l'éclat de la lune à travers les montagnes, elle glissa lentement sur sa joue et fini par lacher prise et terminer sa course au sol avec un petit "ploc" inaudible. Son coeur battait au même rythme qu'un cheval de course au grand galop, il ne voulait pas retrouver cet enfer qui était son passé, il voulait demeurer dans le présent, il ne voulait pas vivre dans la souffrance, plus jamais...jamais......jamais.

Il s'accrocha désespérément à l'étreinte de la jeune Zeilia, comme si cette seule marque d'affection pouvait lui servir de point d'ancrage dans le présent, il s'y accrochait de tout ces forces mentales, puisqu'il sentait durement son corps, maintenant engourdit par son esprit absent trop longtemps de son enveloppe.

Puis il finit par perdre son léger équilibre qu'il avait acquis, puis il bascula à nouveau dans son monde, un monde sombre, sans aucun attrait symbolique pour lui, rien que du vide sans émotion, mais au moins, il avait entrevu un monde meilleur, et il se battrait pour l'avoir.

Il sortit de sa torpeur, ce qui semblait avoir été un voyage de plusieurs minutes n'avaient en fait duré que quelques secondes, ça devenait assez fréquent maintenant. Il relacha son étreinte sur la jeune femme, de peur de lui avoir fait mal, il la repoussa doucement, mettant fin à son contact avec cet étrange univers pour redevenir lui. Il regarda en direction du château, le soleil allait se lever dans quelques minutes, et il n'avait pas envie d'être mêlé à la cohue de palefrenier, serviteur et courtisan, plutôt mourrir. Il tourna son visage rougit par l'émotion, toujours présente physiquement bien qu'absente mentalement, et il dit seulement:

-On...on devrait rentrer, les autres vont bientôt se réveiller et je n'ai pas très envie d'être pris dans le brouhaha de la cour à cette heure, si tu veux, on se reverra au déjeuner, mmh?

Sur ce, il se leva et s'étira les bras et les jambes engourdient par le manque de mouvement puis il fixa sa soeur d'arme en attente d'une réponse.
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MessageSujet: Re: Une visite sur les murailles [PV Zei] [Terminé] Sam 12 Déc 2009, 22:07

*Non.*

Ses yeux se plissèrent lentement, ses lèvres se serrant lentement, elle attendait. Elle s'y était préparé, dans cette fraction de seconde, elle avait tout mis en place dans sa tête. Le cours des événements, son hésitation première, son affolement second pour finalement la repousser plus loin et lui demander d'une voix surprise ce qu'elle faisait. Cette voix qui résonnerait dans son esprit, repassant sans cesse les mots "Tu es folle ou quoi?" Elle savait tellement bien qu'elle venait de faire une bêtise, elle aurait tout simplement pu le remercier de loin, elle n'aurait pas brisé leur amitié, elle n'aurait pas posé un froid entre eux. Elle aurait pu éviter tous ces problèmes. Pourtant, elle se refusait à regretter. Elle sentait son esprit sourire alors qu'elle avait les larmes aux yeux, ses lèvres, bien que serrées, avaient toujours tendance à s'étirer pour laisser apparaître ce sourire-là. Ce sourire franc qui n'apparaît qu'aux lèvres d'une personne heureuse, reconnaissante. C'était ce qu'elle était. Reconnaissante.

*Non. Je t'en pris! Pas ça!*


Si elle en avait eu le temps et la force, ces mots, elle les aurait dits tout haut. Son coeur battait la chamade dans sa poitrine et elle retenait son souffle, comme si elle avait peur que respirer briserait le moment. Elle voulait empêcher le temps de s'écouler. Zeïlia voulait devenir pierre. Elle voulait que son corps reste de cette façon sans cesse, que le contact ne s'arrête plus. En avait-elle tellement besoin? Non, pas réellement. Elle craignait plus la suite qu'autres choses. Si jamais elle voyait ses yeux la regarder d'une façon autre que contente ou reconnaissante, non, même, juste si elle voyait qu'il avait pu penser "Elle est dingue", Zeïlia en serait énormément touchée. Comment devrait-elle réagir si c'était ce qui arrivait?

Zeïlia capta alors un petit mouvement sur Lyon. Son coeur s'arrêta un moment, elle inspira, plissa un peu plus les yeux et s'apprêta à reculer lentement pour essayer de cacher un regard déçu. Une fraction de seconde passa de nouveau. Elle suppliait de tout son coeur de faire simplement dire à Lyon qu'il préférait éviter. Elle voulait éviter le silence. N'importe quelle parole aurait fait l'affaire, mais le silence était banni. Le silence pouvait se traduire de façon bien trop différente, c'était tellement vague qu'on pouvait l'interpréter de toutes sortes de façons, ce qui aurait pu emmener un plus gros malaise encore et encore un peu plus d'affolement dans le pauvre esprit de la jeune femme. Le mouvement continuait, Zeïlia était prête à sentir les mains chaudes de Lyon sur ses bras pour être recalée vers la nuit. Pourtant, le contact ne vint pas, une nouvelle fraction de seconde passa. Zeïlia allait se reculer elle-même au moment où les bras de Lyon l'enlacèrent à leur tour.

*Hein?*


Incompréhension? L'avait-elle sous-estimé? Venait-elle réellement de s'assurer elle-même qu'elle allait être repoussé? Que voulait dire cette réponse? Acceptait-il sa reconnaissance? Zeïlia laissa ses lèvres s'étirer lentement, ses yeux restèrent clos, renfonçant légèrement sa tête dans l'épaule de Lyon, la jeune femme profita au maximum de la situation, elle ne pouvait pas avoir de contact physique avec les gens très souvent. Elle pouvait donc se permettre de se recharger un peu dans l'affection de quelqu'un qui lui était cher? Était-ce réellement une chose dont elle devait se passer? Ne le méritait-elle pas? Ne venait-elle pas de sortir d'une année plutôt pénible? Combien de fois avait-elle pu tenir quelqu'un dans ses bras comme ça? Une ou deux fois peut-être? À chaque fois c'était des personnes qui étaient très proches d'elle.

Lyon n'était-il pas déjà proche de Zeïlia? Alors pourquoi était-ce si différent? Était-ce à cause de la situation, du moment présent? À cause du fait qu'elle avait parlé de sa vie, qu'il l'avait réconforté? Peut-être ne faisait-elle que réagir aux paroles de Lyon en le voyant, pour une fois, différemment? Était-elle aveuglée? Peut-être! C'était une des nombreuses possibilités qui auraient pu expliquer sa propre réaction! Pourquoi réfléchissait-elle ainsi premièrement? Pourquoi s'inquiétait-elle? N'avait-elle pas simplement démontré à son ami son affection pour lui? C'était bien ce qu'elle venait de faire. Et pourtant... Pourtant. Ce n'était pas assez!

Zeïlia sentait les bras de Lyon se resserrer de plus en plus autour de mon frêle corps. Pourtant, elle n'avait pas mal, elle était simplement plus enveloppée, la situation ne faisait que s'imprégner plus rapidement en elle. La trace resterait là simplement plus longtemps! Elle savait, à ce moment-là, qu'elle se souviendrait de ce moment-là, assez longtemps. Comment ferait-elle pour l'oublier? On ne sait pas, un événement plus grand, plus imposant? Et pourtant... Pourtant, ça ne serait probablement pas assez.

*Déjà?!*


Le moment avait semblé tellement court et tellement long à la fois, Lyon venait de repousser lentement le petit corps de Zeïlia. Les cheveux de la jeune femme volaient au gré du vent, faisant virevolter les longues mèches devant ses yeux verts. Ces grands yeux qui s'étaient maintenant posés sur le visage de, Lyon. Il n'y avait aucun malaise dans son regard, bien que son visage en disait autrement. Elle avait de nouveau touché la pierre froide. La lune était toujours haute dans le ciel, le soleil ne tarderait pourtant pas à se lever, c'était certain, juste en voyant le ciel qui s'éclaircissait un peu au-dessus des grands volcans.

Clignant lentement des yeux, Zeïlia inspira doucement, l'air s'engouffra dans ses poumons, y répandant une fraîcheur douce et apaisante. Son coeur battait de nouveau la chamade, ses mains tremblaient légèrement, mais elle le cachait en serrant les poings avec une vigueur cachée au plus profond de sa pensée. Son corps réagissait plus ou moins violemment à ce qui venait de se passer, la chose qui était la plus calme en ce moment, c'était la tête de Zeïlia. Ses pensées ne bougeaient plus follement, tout était calme, tout était silencieux en fait. Elle était sereine. Soupirant lentement pour elle-même, Zeïlia observa les mouvements du regard de Lyon en direction du château. Zeïlia suivit son regard et posant ses yeux émeraude sur la pierre grise, ternie de brun avec les années, du château. Le calme qui régnait dans cet endroit fit lentement sourire Zeïlia, cependant ce petit instant de pur bonheur et de nostalgie de sa jeunesse au château fut vite balayé par les paroles de Lyon. Le regard de Zeïlia, innocent, se releva vers les yeux de Lyon.

- On...on devrait rentrer, les autres vont bientôt se réveiller et je n'ai pas très envie d'être pris dans le brouhaha de la cour à cette heure, si tu veux, on se reverra au déjeuner, mmh?

Déçue? Ça y ressemblait. Zeïlia aurait voulu rester assise là, à simplement discuter de tout et de rien avec Lyon, mais celui-ci ne semblait pas partager cette envie. Elle comprenait, tout le monde ne voulait pas la même chose. Elle serait restée, beau temps, mauvais temps, nuit et jour. Lui, il semblait fuir le jour? Enfin, peut-être pas le jour, mais la vie active qu'il y avait le jour. Pourraient-ils recommencer, un jour prochain? Lui serait-ce permis? En aurait-elle seulement la chance? Non pas qu'elle voyait les moments passés avec Lyon comme peu nombreux, mais à chacune des quelques fois, le moment était très court, un laps de temps très petit, chose qui ne lui permettait pas grand chose, rares étaient les fois où elle pouvait en apprendre un peu plus sur Lyon. À chaque fois, elle parlait, parlait et n'arrêtait plus de parler. Peut-être pourrait-elle feindre d'avoir perdu la voix pour simplement l'écouter et en savoir plus sur lui. Non, il n'aurait qu'à la sonder pour savoir qu'elle mentait et qu'elle n'avait pas perdu la voix du tout. Secouant lentement la tête pour elle-même, Zeïlia soupira lentement, fermant ses grands yeux verts un moment. Lorsqu'elle releva la tête, elle feint un sourire d'accord. Elle ne l'obligerait pas à rester, c'était certain!

- Oui! Bonne idée, mon écuyère ne va probablement pas m'aimer si je ne suis pas là à son réveil. Bien que ça m'étonnerait assez qu'elle soit déjà debout, à l'heure où elle s'est couchée la nuit dernière, elle ne sera pas levée avant encore, quelques heures.


Zeïlia laissa un petit rire s'échapper de sa gorge, elle baissa lentement la tête avant de la relever en repoussant une de ses nombreuses mèches rebelles qui lui cachaient la plupart du temps la vue. Sa main resta un petit moment sur le côté de sa tête, retenant quelques mèches, le temps qu'elle puisse observer longuement une dernière fois les champs qui s'étendaient loin devant elle jusqu'à être coupé par la forêt. Quelques secondes passèrent avant qu'elle ne soupire de nouveau, ne se retourne vers Lyon, le visage complètement rouge. Que venait-elle de penser? Nul ne le sait!

*C'est pas vrai!*

- On... Y va?!


Elle fit un petit sourire, tournant la tête de Lyon, puis vers les marches qui descendaient vers la cour. Devait-elle y aller? Elle hésita. La tête de Zeïlia reprit son cours normal et elle se perdit trop rapidement dans sa propre tête. Bon, elle irait, elle n'avait pas vraiment écouté ce qu'il avait dit en fait. Avait-il seulement répondu? Tournant les talons, Zeïlia commença à avancer, incapable de vraiment savoir ce que Lyon lui avait dit, finalement, se trouvant complètement bête, elle sourit pour elle même, s'arrêta, se retourna, Lyon étant à quelques pas derrière elle. Elle s'avança vers lui, du se mettre sur la pointe des pieds et déposa un petit baiser joyeux sur la joue de Lyon. Elle n'osa pas le fixer, elle retourna à sa grandeur habituelle, tourna les talons et décampa plutôt rapidement, juste avant d'entrer dans le petit escalier de pierre, Zeïlia se retourna, le visage complètement rouge et un énorme sourire dans le visage.

-On se revoit plus tard Lyon!


Sur ses mots, elle lui fit un rapide petit signe de la main et s'élança dans le petit escalier. C'était à peine si elle ne manquait pas les marches tellement elle le dévalait à la course. Elle passa près, plusieurs fois de tomber face première, mais à chaque fois, elle se reprenait à temps en ralentissant ou en faisant un pas un peu plus grand. Lorsqu'elle atteint le sol, elle marcha au lieu de courir, mais sa marche était légèrement trop rapide, elle avait tellement l'air pressé. Zeïlia n'osait pas regarder derrière pour voir si Lyon avait repris sa marche vers l'intérieur du château. Elle monta les petites marches de pierre et s'engouffra dans la noirceur du château. Plus elle avançait, plus elle devenait de plus en plus rouge. Pourquoi avait-elle fait ça?! Elle était idiote ou quoi? Voyons, pourquoi avait-elle fait cela sur un coup de tête?

*Réfléchis parfois Zeï!! Stupide fille!*


Sur cette pensée, Zeïlia retourna à sa chambre, ouvrant la porte et la refermant le plus subtilement possible. Lyllianna dormait toujours, une chance pour elle. Avec un énorme sourire béat sur le visage, Zeïlia courut se cacher dans ses couvertures, cachant sa tête sous son énorme couette de plumes d'oies.

*Idiote!*
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Une visite sur les murailles [PV Zei] [Terminé]

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