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Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter)

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#Zeïlia

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MessageSujet: Re: Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter) Dim 13 Sep 2009, 13:10

L'évolution de Zeïlia depuis son enfance avait quelque chose d'assez surprenant. Petite fille froide, effrontée et malheureuse enfant, elle était devenue une femme enjouée, rayonnante et souriante. Zeïlia s'était assez rapidement mis des personnes à dos. Parfois des gens plus âgés, d'autres plus jeunes, elle était facilement détestable. Non pas à cause d'une différence quelconque physique, simplement de par son caractère étrange et qui souvent n'était pas très agréable à ressentir. Ce caractère n'était pas réel en fait, ce n'était qu'un masque, qu'une façade. Si Zeïlia avait été élevée normalement, entourée d'amour et de tendresse, elle aurait probablement grandi avec un sourire charmeur et des manières mignonnes et féminines. Elle était pourtant ce qu'elle était et il n'y avait que de rares personnes qui la connaissaient comme elle était réellement. La première personne qui avait eu la "chance" de la connaître sous son réel jour avait été son meilleur ami, Isklive. S'étant rencontré dans des conditions un peu farfelues ou étranges, les deux enfants s'étaient rapidement compris et avait développé une amitié forte assez lentement. Ce n'était pas ce que l'on qualifierait d'amitié superficielle. Ils avaient appris lentement à se connaître, à découvrir leurs qualités comme leurs défauts.

Zeïlia et Isklive ne s'étaient pas mis à rester ensemble tout le temps en moins d'une heure. Ils se parlaient de temps en temps, puis plus souvent et, sans le savoir, ils finirent par se retrouver presque toujours ensemble, à simplement rester là assis ou à se chicaner comme de vrais enfants. Zeïlia avait, au bout d'une année d'amitié concentrée, considéré Isklive comme son grand frère, le défendant pour rien alors qu,elle savait déjà qu'il était capable de se défendre seul, il était plus âgé non? Mais elle était ainsi. Elle s'était déjà coupé du monde une fois après avoir fait du tort à quelqu'un, elle ne voulait pas perdre une autre personne chère à son coeur. Elle ne voulait pas retourner dans ce trou sombre qu'était la culpabilité.

Zeïlia avait donc grandi, laissant son meilleur ami découvrir quelques parties secrètes de sa personnalité qu'elle n'avait jamais osé laisser paraître. Elle était devenu écuyer à l'âge de 13 ans. Un âge que l'on qualifierait de rebelle. Pourtant, Zeïlia n'avait jamais vraiment eu les caractéristiques des adolescents de son âge. Beaucoup plus mature que la plupart des jeunes, la jeune fille gardait presque toujours son sang-froid dans les situations critiques. Au moment où elle avait été attribuée au chevalier Amyxa d'Émeraude, Zeïlia avait enlevé une petite couche de l'épaisse couverture qui l'entourait sans arrêt. Laissant un peu plus de gens la connaître sous son vrai jour.

Le chevalier Amyxa avait été une personne très chère pour Zeïlia, un peu comme une personne de sa famille, bien qu'elle considérait tout l'ordre comme sa famille, Amyxa faisait partie des rares proches qu'elle appréciait plus que les autres. Elle avait rapidement appris à lui faire confiance et à lui dire ce qu'elle avait sur le coeur, bien sûr, la plupart de ses pensées, elle en faisait part à Isklive avant tout, il n'avait pas perdu son rôle ni son rang encore, mais elle faisait confiance à quelqu'un d'autre, une nouvelle personne.

Son temps d'écuyère ne fut pas aussi bien et palpitant qu'elle n'aurait voulu qu'il le soit. Les premières années furent parfaites, excitantes et amusantes, mais il y avait de cela un an, quelqu'un qu'elle aurait mieux fait de ne jamais rencontré, était entré dans sa vie. Drace. Cet être envers lequel elle avait eu une telle admiration l'avait enlevée. Enfin, d'après ce que les autres chevaliers et écuyers lui avaient raconté, Drace l'avait enlevé. Elle-même n'en était pas certaine.

Elle se souvenait clairement de la douleur d'être condamné à son propre esprit, de la douleur de ne pas pouvoir se plaindre ni de pouvoir demander que cela arrête. Elle avait tellement voulu mourir dans la période où elle s'était retrouvé enfermée. Elle s'était développée différentes personnalité, enfin, elle se les représentait séparée au lieu de ne former qu,un seul et même corps. Ainsi, elle oubliait lentement sa solitude, discutant de ses propres problèmes avec elle-même, repassant des passages de sa vie dans sa tête t essayant de voir comment les choses auraient pu se passer si elle avait agi autrement. Bien sûr, elle ne se souvenait pas des réponses, elle les avait oubliées, trop loin dans sa tête, mais elle se souvenait clairement de ses "amis". Elle avait débattu avec elle-même sur tellement de sujets que cela aurait probablement pu régler bien des problèmes dans sa vie.

Elle avait passé, pour elle-même, environ 300 années dans son esprit, mais elle n'était pas certaine du temps réel. Peut-être quelques heures, plusieurs jours?! Elle ne savait pas! Enfin, lorsqu,elle était sortit de sa transe, elle n'était plus la même, ayant enfermé ses souvenirs profondément dans son coeur, cela l'empêchait de souffrir. Maintenant qu'elle y pensait, elle avait bien fait de le faire, même si cela avait apporté des problèmes. Si elle ne l'avait pas fait, elle aurait probablement mis fin à ses jours d'une façon ou d'une autre. Elle aurait peut-être sombré dans la folie, même, ç'aurait été plus que probable! Elle avait peut-être une force de caractère différente et plus prononcé que la moyenne des gens, mais son esprit au centre était faible et tendre. Si on réussissait à se rendre au centre, on l'attaquait directement et la détruisait plus ou moins rapidement, tout dépendant de la manière.

Enfin, les chevaliers étaient ensuite venus la secourir, mais, ne se souvenant plus d'eux, Zeïlia avait agi avec affront et s'était adressé à eux comme à des étrangers, les regardants tous de haut. Plusieurs choses s'étaient passés jusqu'à ce que Drace utilise Isklive comme otage. Zeïlia l'avait alors reconnu, les souvenirs étaient retournés à leur place d'origine ce qui l'avait fait souffrir le martyre durant de longues secondes. Ensuite de cela, les choses s'étaient passées bien trop vite. Un échange contre Lyra, la disparition de Drace, leur retour au château, son inconscience.

Le pire n'était toujours pas arrivé. Lorsqu'elle avait reconnu Isklive, sa personnalité Originelle s'était remise à exister, elle avait repris surface un bout de temps, mais l'autre, la vide, la Sombre Zeïlia gardait toujours le contrôle. Et c'était au moment où elle s'était réveillée au château d'Émeraude que celle-ci avait fait son premier et dernier crime grave. Non, elle n'était pas juste devenue sauvage comme Drace le lui avait demandé, elle avait littéralement tué une domestique. Ce n'était pas seulement un petit meurtre, cette pauvre domestique ne lui avait rien fait de très mal, elle avait seulement cru que Zeïlia faisait semblant d'être quelqu'un d'autre pour avoir de l'attention. La pauvre vieille femme avait bien vite regretté cette idée, Zeïlia était totalement sérieuse, elle tuerait qui serait sur son chemin et ce fut ce qu'elle fit avec cette femme.

Elle avait alors adopté un simple couteau, le prenant comme arme principale. Ce que les chevaliers voulaient faire contre cela, elle ne le sus jamais. Tout ce qu'elle savait c'est qu'ils n'avaient pas autant réagi qu'elle ne l'aurait souhaité, que la Sombre l'aurait souhaité en fait. Enfin, durant la semaine qui avait suivi, la Sombre avait tout dérangé dans le château, blessant plusieurs personnes superficiellement et le 6e jour, elle avait trouvé la victime qu'elle cherchait, Isklive. Les choses s'étaient passé vite, une rapide discussion avec lui, Zeïlia, les deux, qui se retrouvaient au plus profond de son âme. Un combat psychique inapparent et la victoire de l'Originale. La Sombre avait à ce moment disparut et Zeïlia pouvait alors commencer à retrouver ses souvenirs, un par un.

En revenant à elle, Zeïlia avait été accueillit par Isklive, mais pas pour longtemps, elle avait perdu connaissance et s'était seulement réveillée quelques jours plus tard, dans sa chambre. Elle n'avait pas tout de suite réalisé qu'elle était redevenu elle-même, mais vite, elle s'était réadaptée et avait commencé à essayer de retrouver ses souvenirs, en se promenant à travers le château. Bien sûr, plusieurs problèmes s'étaient manifestés, tous les mal faits que la Sombre avait fait, elle avait dû expliquer la situation, laisser des gens fouiller sa mémoire pour qu,ils découvrent ce qui s'étaient passé, les paroles de Drace, son ordre précis. Certains avaient été convaincus, d'autres étaient sceptiques, mais Zeïlia fit de son mieux pour ne pas attitrer l'attention et redevenir comme elle semblait l'être auparavant.

Peu à peu, Zeïlia comprit que Drace était le méchant dans l'histoire, elle retrouva aussi certains souvenirs de son passé avant son arrivée au château en allant se promener au village. Elle apprit donc à redécouvrir la rancoeur qu'elle avait envers les villageois d'Émeraude. Eux qui l'avaient vu grandir en l'ignorant, elle les haïssait sans vraiment savoir pourquoi et sans le montrer. Personne, non, personne ne savait cela, pas même Isklive, elle n'avait jamais osé le dire à qui que ce soit. Donc, Zeïlia fut détestée de la plupart des domestiques et de quelques autres personnes au château. Elle n'était pas certaine des sentiments de tout le monde envers elle, mais elle essayait de paraître le mieux possible, toujours.

~ ~ ~

Une fois de plus, Zeïlia soupira. Son regard plus ou moins fatigué voyageait sur la grande cour, la seule chose qu'elle pouvait voir de sa petite fenêtre de chambre. Ses cheveux roux, ayant plutôt allongé au cours de la dernière année virevoltaient dans la brise fraîche matinale. Âgée maintenant de 18 ans, Zeïlia n'avait plus la petite apparence de jeune fille de ses 13 ans. Elle avait un peu grandi, son visage s'était allongé et ses traits s'étaient affinés. Sa peau pâle le restait autant même maintenant. Elle avait ainsi pu garder son même lit d'adolescente au lieu de devoir changer pour un plus grand. Son caractère aussi avait changé. Elle était devenue une femme beaucoup plus douce et compatissante, n'hésitant pas à sourire aux autres, même si parfois ceux-ci ne faisaient que la regarder avec d.goût. N'était-elle pas la cause de la disparition de Lyra? Pourtant, la jeune femme ne se plaignait jamais de ce traitement plutôt méchant et blessant. Elle se sentait coupable, elle ne méritait rien de mieux que cela, elle méritait même pire que cela. Elle aurait probablement du être mise à la porte, qu,on l'envoie même sur Irianeth se faire tuer. Elle avait condamné la chef des chevaliers à souffrir!

La jeune femme ferma alors les yeux un moment, inspirant lentement pour expirer au même rythme. Son coeur battait la chamade dans sa poitrine, ses paupières se plissèrent pendant qu'elle serrait lentement les dents. Baissant la tête jusqu'à ce que celle-ci s'écrase contre le bord de la fenêtre, Zeïlia marmonna quelques excuses s'adressant une fois de plus à Lyra. Celle-ci devait probablement être en train de souffrir, peut-être enfermée dans son esprit, elle aussi! Zeïlia l'avait condamnée à ne pas assister à l'événement pourtant si important. Relevant le poing, Zeïlia le serra et l'abattit sur le bord de la fenêtre en se relevant, le visage sévère et déterminé.

- Sois forte Zeï... Sois forte!

Hochant vivement la tête pour elle-même, Zeïlia attrapa les vêtements qui étaient sur sa commode, un chandail à manches longues d'un blanc cassé accompagné d'un pantalon court noir qui lui arrivait aux genoux. Soupirant, Zeïlia ouvrit lentement la porte de sa chambre, lançant un dernier regard furtif sur les meubles et le lit, déjà fait. Un mince sourire nostalgique étira ses lèvres pâles. La porte se referma dans un grincement sourd, mais pourtant si réconfortant aux oreilles de Zeïlia.

Les pas de la future chevalière résonnaient dans le château silencieux, le soleil n'était pas encore apparu, mais Zeïlia entendait des bribes de conversation à l'extérieur, les domestiques devaient déjà avoir commencé la mise en places des éléments pour la fête après l'adoubement et l'attribution. Soudainement, Zeïlia eut la crainte de se voir refusé un écuyer à cause de son passé. Et s'ils se disaient qu'elle se mettrait à essayer de tuer l'enfant? Comment réagirait-elle? Elle avait fait de son mieux pour prouver son "réel retour", elle ne voulait pas que les autres doutent d'elle.

L'habitude la mena donc aux bains. La jeune femme s'arrêta devant les portes, essayant d'entendre un bruit dans les bains. Quelques mots lui parvinrent aux oreilles, elle ne les compris pas vraiment et de toute manière cela ne la regardait pas. Soupirant, la jeune femme esquissa un mince sourire en entrant. Elle se déshabilla et entra dans l'eau tiède. Ses muscles refroidis se réchauffèrent rapidement et cela fit le plus grand bien à la jeune femme. Elle nettoya son corps de font en comble pour être propre à la petite fête et sortit de l'eau. Les 5 femmes qui étaient déjà là avant elles étaient pour la plupart sorties ou en train de s'habiller. Zeïlia ignora leurs regards pour enfiler ses vêtements. Une jeune fille, une nouvelle domestique proposa à Zeïlia son aide pour tresser le long fil qui remontait du bas du dos de Zeïlia jusqu'à son cou pour serrer le chandail clair. Elle accepta l'aide avec un grand sourire.

Ceci fait, Zeïlia passa par les cuisines, mais en arrivant à l'endroit, elle passa son chemin, son estomac était serré par le stress et elle n'était plus capable de penser à manger. Faisant une grimace de dégoût quand quelqu'un dont elle avait oublié le nom lui proposa un fruit, elle refusa en secouant la main pour reprendre son chemin vers la grande cour. Le soleil commençait à apparaître.

Ses pas la menèrent à l'extérieur du château où le soleil réchauffa sa peau claire. Zeïlia frissonna lorsque ses cheveux, encore humides, dégouttèrent sur ses frêles épaules. Elle secoua vivement sa tête rousse qui éclaboussa un peu tout ce qui l'entourait, c'est-à-dire, pas grand-chose en dehors d'un mur de pierre et d'une plante verte. Zeïlia inspira profondément en souriant vivement, cela allait être une belle journée, elle n'avait pas le droit d'être dépressif ou de baisser le moral des autres. Souriant vivement, Zeïlia chercha alors du regard quelqu'un qu'elle connaissait peut-être. Elle cherchait en fait Amyxa, elle voulait lui dire sa reconnaissance avant de commencer, mais elle ne la trouva pas. Haussant les épaules, la jeune femme se dirigea alors vers ses deux autres amis, Isklive, son meilleur ami depuis la nuit des temps et Lyon, un garçon qu,elle avait rencontré grâce à Isklive et avec qui elle s'était quand même bien entendu, bien qu'elle le trouvait un peu étrange parfois.

Adoptant un de ses éternels regards enjoués, Zeïlia leur envoya la main en souriant à pleine dent avant d'arriver près d'eux gaiement. Elle parcourut rapidement les deux garçons du regard en soupirant. Elle fini par secouer la tête et leur adressés à chacun un regard qui voulait simplement dire: " Vous faites pitié! "

Eh oui, Zeïlia avait pitié d'eux, ils semblaient tout seuls, dans leur coin, rejetés par les autres. C'était bien compréhensible, ils n'étaient pas de grands parleurs, mais ils auraient pu aire un petit effort. Le regard émeraude de la jeune femme se posa alors sur la scène un peu plus loin, elle soupira lentement avant de regarder ses pieds, elle ne savait pas trop quoi dire en fait. Finalement, n'étant pas capable d'apprécier ce genre de silence alors qu'ils étaient sensé être énervé, elle s'exclama, un regard presque ennuyé sur le visage.

- Vous êtes un peu... Hum... Comment dire? Ennuyants?! Non mais, une réaction, je vous pris! Ce serait vraiment apprécier! Je sais pas moi, dites moi que je suis jolie?!

Zeïlia éclata de rire. Le son cristallin de sa voix résonna dans le coin de la grande cour. Elle riait probablement toute seule, mais elle avait hâte, c'était certain et sa joie... Sa joie cachait son malheur. Elle préférait cela, jouer le jeu jusqu'à ce que sa joie couvre complètement son malheur et qu'elle oubli finalement celui-ci!

*N'arrêtes pas de sourire!*


[ Je m'excuse pour le mauvais poste, je vais pas très bien alors bon, soyez compréhensifs Wink ]
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#Litthyssia

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MessageSujet: Re: Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter) Dim 13 Sep 2009, 16:39

Assise hor du château, une larme coulant sur sa joue, la jeune femme pensa à tout ce qui lui était passer depuis dix ans. Dix ans déjà? Quel âge était-elle rendue? 21 ans... ? Elle avait deux enfants âgé de neuf ans... C'était justement en penssant à ses enfants qu'une larmes c'était échapper pour aller s'éttendre sur sa joue. Nous étions la nuit, un moment de la journée, o;u les souvenirs venaient souvent nous hanter. Dans ces moments Litthy'e pensait souvent au dix dernière années. Pourquoi autant d'année en arrière? Parce que c'était là que tout avait commencer. Sa rencontre avec Meyko, le père de ses enfants et son âme-soeur. Une simple rencontre dans la forêt avait tout changer sa vie. Meyko voulait tuer Litthy'e mais y arriva pas à son but. Comme si une force l'empêchait d'agir. Et c'était le cas en fait. c'était l'amour. L'écuyer d'émeraude l'avait ensuite inviter à Émeraude et l'écuyer d'Irianeth avait accepter. Sauf qu'une révélation avait fait tomber les efforts de la jeuen fille. Meyko n'était pas un simple écuyer. Il était le porteur des ténèbres. Donc, le garçon partie vite D'émeraude, mais au dernier moment, l'écuyer d'émeraude décida de suivre son âme-soeur. Ne savant pas trop ce qu'elle faisait.

Meyko l'amena avec lui sur Irianeth. Avant de la faire prossonnière, ils passèrent une nuit ensemble. La seule qu'ils passèrent. Ensuite, Litthyssia fut amener dans une cellule où elle passa cinq ans. C'est aussi dans cette cellule qu'elle donna naissance à deux merveilleux enfants. Des jumeaux. Un garçon nommé Akyro et une fille nommée Hyllïna. CM'est deux êtres sont alors devenus la raison de vivre de la jeune mère. Elle était si jeune à cette époque. à peine douze ou treize ans. Et elle n'avait aucune expérience dans le domaine. Ce qui lui facilita pas la tâche disons. Les gardes qui venaient lui apporter le peu de nourriture qu'elle pouvait avoir passaient à tout les jours. Souvent elle passait deux ou trois jours sens manger pour que ses deux enfants eux mangents pour qu'ils aients une "bonne" santé. Du moins le plus possible. Durant les quatre années qui passèrent , elle était de plus en plus déçue par le comportement de Meyko. Après lur dernière rencontre, elle pensa qu'il viendrait la voire. Que sa soit en cachette ou non... Quatre ans que ça prit pour qu'il se ponte dans la cellule. Il apprit qu'il était le père des deux petites créatures qui lui ressemblaient. En fait, surout Akyro. Portrait cracher de son père. C'était lapremière fois qu'elle le remarquait. L'écuyer ou plutôt le chavlier, car il venait d'être adouber, lui dit qu'Elle pourrait enfin sortir d'ici et de retourner chez elle. Qu'il avait du monde qui arrivait pour la sauvée. Litthyssia comprennait pas vraiment pourquoi après cinq ans, ils avaient décider de venir enfin la chercher. Elle l'apprit assez vite. La jeune femme sut qu'elle était en fait la porteuse de lumière... Elle!!?? C'était donc à ce moment là, qu'Elle réalisa que Meyko était beaucoup plus qu'un seul ennemi parmis d'autre. Il était celui qu'elle devrait tuer dans la grande guerre. Avant de partir, elle décida d'amener Akyro avec elle, mais de laisser Hyllïna avec son père.Comme ça, tout les deux auraient un souvenie de l'autre.

Justement en parlant d'Hyllïna. Lui en voulait-elle de l'avoir laisser là-bas. De l'avoir séparer de son jumeau. Comment était-elle aujourd,hui ?Était-elle rentrer dans l'ordre d'Irianeth. Surement. Alors, allait-elle devanir écuyer d'une minute à l'autre comme son frère? Tant de question sens réponse. Comme elle aimerait revoir sa petite fille. Litthy'e laissa couler les larmes qui demandait juste à sortir depuis un bon moment. Akyro pensait-il souvent à sa jumelle? Voilà une question qui faudrait lui poser. La nuit avancait si lentement qu'elle replongea dans ses souvenirs.

Une fois revenu à Émeraude, Litthy'e se sentait plus seule que jamais, alors qu'elle était entourer de plein de monde. l'attribution et l'adoubation étaient deja passer. ELle devait donc rester écuyer sens maître,pour les cinq prochaines années.Ça i elle était toujours dans l'ordre. Elle avait donc été demander à Lyra qui lui dit qu'elle était tout de même partie de son plein gré Mais, elle fut tout de même reprise. Il fallait juste qu'elle fasse ses preuves maintenant, avant d'être chevalier. Ayant manquer ses entrainement Akyro fut amaner dans les cours des élèves où il trouva rapidement sa place.

Fort heureusement, tout allait bien. Akyro allait devenir écuyer le lendemain et en tant que mère de se petit bonhomme, elle était si heureuse pour lui. Depuis qu'il était devenu élève la jeune mère avait plus à s'occuper de lui à journée longues et trouvait le temps morts dans l'horraire de la nouvellle vie. Mais, maintenant, elle allait avoir un écuyer à s'occuper. La nuit était drôlement avancer maintenant. C'était peut-être le temps d'aller dormir pour pas être trop fatiguée. Dans un soupire, elle se leva et secha d'un geste de la main les dernieres larmes qui restaient ainsi que les souvenir avec. Il fallait qu'elle passe à autre chose... ALlait-elle réussir? là c'était une autre histoire. Les couloirs vident, elle marchait telle un fantôme. eLle entra dans sa chambre et s'étalla sur le lit et s'endormia aussitôt.

***


Le lendemain, lorsqu'Elle se leva, elle n'avait plus aucun souvenir de la veille. était-ce un signe? Aucune d'idée.Elle s'habilla et décida d'aller se raffréchir dans les bains. L'eau chaude allait put-être la réveiller un peu. Car la jeune femme était assez fatiguée. Elle se rhabilla et descendit dans les cuisine manger un morceau. Son ventre criait famine. C'était à ce moment qu'elle se rendit contre qu'Elle n'avait pas vu son fils depuis qu'Elle c'était levée. Elle sonda les lieux et découvrit qu'il était deja dehors. Avec un sourire, elle sortie vers l'extérieur. Il avait deja beaucoup de monde. était-elle en retard? Non, il avait juste du monde qui aimait arriver de bonheure. Elle marcha vers Kyera et la salua. Puis se rendit vers son fils qui était seul sur un rocher.

Elle s'approcha et curieuse de vouloir savoirà quoi il pensait, elle le sonda discrètement. C'est alors qu'elle remarqua qu'il parlait à quelqu'un... Elle aurait reconnue sa voix entre toute celle au monde... C'était sa jumelle. Hyllïna. Sa petite fille... Mais la distance était si grande. Comment il faisait ? Quoi qu'elle n'avait jamais essayer. Donc elle ne savait pas que c'était possible. Elle s'approcha plus de son fils et écouta la conversation qui fut courte. Car, la communication ce termina sec.

- Bon matin mon garçon...

Puis, elle le regarda. Il avait l'aire surpris par quelque chose. Peut-être le lien couper lors de la communication.

- A qui parlais-tu ?...

Elle voulait être sur de ne pas devenir folle. Qu'elle avait belle et bien attendut la voix de sa petite fille.
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MessageSujet: Re: Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter) Dim 13 Sep 2009, 21:26

Elle était là, debout à regarder le ciel de ses yeux marron clair. Jamais elle n’avait pensé qu’être si loin d’Argent lui ferrait tant de mal. Là devant sa fenêtre, le regard absent, il n’y avait que des souvenir de son enfance. Son royaume lui manquait. Son peuple lui manquait. Tout ce qui lui appartenait lui manquait. Mais ce qui lui était le plus dur à supporter était la perte de ses parents. Ça faisais huit ans qu’elle n’avais vue personne hors les gens d’Émeraude. Namassé poussa un soupire. Il lui arrivait tellement souvent de penser à Argent que finalement, son départ de son royaume à cinq ans lui pesait lourd dans le cœur. Personne ne pourrait arranger la profonde tristesse que la princesse éprouvait. Personne. Ça faisait plusieurs nuit que la jeune fille ne dormait pratiquement pas. Elle passait le plus clair de son temps devant la fenêtre de sa chambre à fixer l’horizon, comme si elle pouvait un jour voir apparaître le royaume d’Argent sous ses yeux. Namassé savait que c’était complètement irréel, pourtant, elle ne cessait d’espérer de le voir. Argent lui manquait plus qu’elle ne voulait ce l’avouer. Plus qu’elle le démontrait. La jeune pré-adolescente, toujours accoudée à sa fenêtre essayait de se convaincre d’aller dormir. Mais elle ne put s’y résoudre, tant elle était plongée dans ses pensées. Cependant au bout d’un moment interminable de souvenir passer à Argent avant d’avoir cinq ans et de disparaître totalement de la vie du royaume, ses pensées changèrent brusquement d’endroit. Elle ne se trouvait plus à son royaume natal, mais bien ici à Émeraude. La princesse se voyait au abord d’un cours d’eau. Elle fixait son regarda dans l’eau. Puis quelqu’un arriva derrière elle, la fit sursauter et elle bascula dans l’eau glacée du ruisseau. Trempée de la tête au pied, elle se revoyait encore en ressortir et regarder la personne qui l’avait fait plongé. Au début, Namassé ne fit pas attention où ses pensées la menait. Mais décidant d’y porter un peu plus d’attention, elle remarqua que c’était Citeo qui était devant elle. La fillette ne put s’empêcher de soupirer à nouveau. Citeo, la première personne avec qui elle c’était si bien entendue au départ. En fait, elle n’avait pas vraiment essaye de côtoyer les autres élèves. Le simple fait qui faisait que Namassé connaissait se garçon était qu’il l’avait suivie un jour. Sinon, elle n’aurais jamais fait d’approche. Il était la seule personne en qui elle avait suffisamment confiance pour lui avoir confier quelque chose. Un secret. Son secret que tous ignoraient. Au fond d’elle, Namassé savait qu’elle pouvait lui accorder toute sa confiance. Il ne la trahirait pas, elle était convaincue...

Le ciel commençait à prendre une légère teinte de rosé. Détournant finalement soin regard du ciel, elle le posa sur son lit. Il y était déposé sa robe qu’elle devait mettre pour la cérémonie de l’adoubement. Une boule se forma dans son ventre. Namassé avait un peu peur. Peur de ne pas être adouber. Un peu incertaine, la princesse s’avança vers la robe. Juste à côté, sa petite valise de quand elle avait mis les pieds pour la première fois dans cette chambre débordait. Il y avait tellement de vêtement. Fallait dire que la jeune enfant qui était arrivée avait maintenant grandit et était désormais beaucoup plus grande. Avec un petit sourire en coin, la princesse regardait ses vêtements. La cérémonie ne tarderait pas. Il lui fallait être prête à temps. Namassé prit alors la direction des bains instinctivement. Elle n’y serait sans doute pas longtemps, mais elle tenait quand même à y faire un tour.

Lorsqu’elle pénétra dans la salle, elle était complètement déserte. Namassé enleva sa robe de nuit et plongea dans l’eau. Complètement mouillée, elle fit quelques brasses, puis ressortit de l’eau. La princesse s’épongea un peu avec une serviette, puis elle remit sa robe. Avec une extrême lenteur, la jeune fille commença donc à retourner dans sa chambre.

Parvenue enfin en haut, elle regarda la robe blanche étendue sur son lit. Ce fut à contrecoeur qu’elle enleva celle qu’elle portait pour la remplacer par celle qui était sur son lit. Sa n’avait jamais été le style de Namassé de porter des robes. Elle préférait de loin porter un pantalon. Comme la princesse n’avait pas prit soin de passer un peigne dans ses cheveux, se ne fut pas long qu’il commencèrent à boucler. «Je dois avoir l’air ridicule comme ça», bougonna-t-elle. Il n’était sans doute pas l’heure de descendre, mais elle ne put s’empêcher d’aller faire un tour à l’extérieur. Lorsqu’elle sortit de sa chambre, il y avait déjà plein de personnes, en fait c’était tous les élèves qui descendaient pour se rendre à la cérémonie. Finalement, ça devait être l’heure. Suivant les autres sans être trop pressée, Namassé finit par se rendre dans la cour.

Le soleil inondait la place. La princesse fut éblouie par la soudaine clarté. Plissant les yeux pour pouvoir voir quelque chose, elle parcourut quelques mètres, puis ses yeux s’habituèrent à la luminosité. Comme à son habitude, Namassé se mit à la recherche d’un banc vide. Il y avait tant de monde qu’il lui était difficile de voir. Elle se mit alors à zigzaguer entre les gens pour pouvoir aller rejoindre un banc qui lui avait sembler vide au départ. En fait elle ne c’était pas trompée, il était bel et bien vide. La princesse s’y assis et essaya de ne pas trop penser à la cérémonie qui approchait à grand pas. Elle avait si peur de ne pas être adouber. Juste à cette réflexion, il lui sembla que la boule au milieu de son ventre prenait de plus en plus d’expansion. Namassé essaya de penser à autre chose pour se sentir mieux. Elle décida donc de lever la tête et de regarder le ciel pour se perdre à nouveau dans ses pensées. Au moins elle y avait un peu moins peur…

[Bon ça veux pas dire grand chose, mais je savais aps trop où m'en aller Incertain]
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MessageSujet: Re: Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter) Dim 13 Sep 2009, 21:51

Appuyé sur le rebord de ma fenêtre, perdu dans mes pensées, je regardais le soleil déjà très haut par rapport à l’horizon. Je n’avais pas fermé l’œil de la nuit mais je n’étais aucunement fatigué. Un stress incroyable me tiraillait et je ne pouvais m’empêcher de me faire du souci pour ce qui se présentait dans les prochaines heures. Je savais pertinemment que le nombre d’élèves prêt à la prochaine étape ne concordait pas avec la quantité de chevalier et c’était vraiment injuste. Cela faisait 2 jours que je ne mangeais qua moitié et que le sommeil me fuyait. La tension qui m’habitait avait atteint son paroxysme pour devenir insupportable. Il n’aurait pas fallu grand-chose pour que je régurgite le peu de nourriture avalé la journée d’avant. N’en pouvant plus d’attendre qu’on vienne me quérir, je décidai de prendre le chemin de la grande cour.


Après les quelques minutes nécessaire pour arriver a destination, j’accélérai devant la foule qui y était déjà installé. * On n’a oublié de m’avertir? *. Avançant d’un pas rapide vers la fête, je me fondis rapidement dans la foule. Je me détachai dans ce rassemblement par un unique détail, je dépassais d’une bonne tête la plupart des invités! Ne sachant tout d’abord pas trop où aller, j’aperçu rapidement des présentoirs ou des étalages de nourritures étaient présentés. N’ayant pas réellement faim, je ne pris qu’une pomme. Il fallait tout de même avoir quelque chose dans le ventre. Je pris une bouchée et j’allai m’assoir sur un banc, juste a côté de Namassé qui semblait regarder en l’air. En observant les personnes présentes, je reconnu beaucoup de visages connu. Des élèves que je côtoyais depuis plusieurs années, des chevaliers et des écuyers que je connaissais plus ou moins, des serviteurs, des gardes aperçu ici et la.


Je me surpris à penser a mon entrée au château. Ma rencontre fortuite avec Lanna, les premiers cours de combat et de magie, un peu d’histoire aussi. Je ne me suis jamais démarqué dans aucun domaine sauf un, l’esquive. Dans les entrainements, je réussissais la plupart du temps à faire fatiguer mon ’’adversaire’’ pour ensuite le désarmer. Que de bons souvenirs. Des fous rires qui n’en finissait pas et des blagues enfantines. Quand je me souvenu d’un sceau d’eau jeté d'une rambarde sur un garde, je ne pus m’empêcher de me tordre de rire tout seul. Je ne songeais plus du tout aux adoubements et c’était tant mieux ainsi. Après 2 jours d’inquiétude perpétuelle, ca faisait du bien de rire un peu!
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MessageSujet: Re: Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter) Dim 13 Sep 2009, 22:52

Le soir d'avant, La jeune Lyllianna avait regardé par la fenêtre. Pendant que le soleil se couchait et que le ciel virait au bleu foncé. Elle avait laissé ses pensées errer. Elle avait déjà été au château depuis qu'elle avait trois ans! Elle s'était fait des amis et avait aussi rencontrer d'autres personnes de son âge qu'elle aimais moins. Yume était la meilleure exemple. Dès le premier cours où elle l'avais vu, Lyllia n'avait pas aimé ses manières. Elle paraissaient étrangement hautaines et cela rendant L'élève plus qu'énervée. C'est surtout en restant loin de cette fille qu'elle pu mieux l'observer et décider de si elle se forcerais à la tolérer peut-être. De plus, elle avais ressentit que c'était réciproque!

Les pensées de la jeune fille dérivèrent vers d'autres sujets. Des sujets qu'elle ne se serais pas habituellement arrêtée pour penser à. Puis, après avoir réalisé qu'il faisait très froid et qu'elle ne voyais de toute façon plus rien, la petite couru à sa couchette et sauta en dessous des couvertures, ne laissant pas un seul de ses orteils en dehors de la protection bienveillante des couvertures chaudes qu'elle avait. Ce n'était pas parce qu'elle avait froid, mais parce qu'elle avait peur du noir. On ne voyais pas un ennemis s'approcher. Et bien que d'autres auraient préféré ne rien voir, Lyllia voulais être au courant de presque tout. Pourtant, après quelques minutes à peine, l'ado trouva que l'air ambiant était trop chaud et suffoquant. elle sortis à peine sa tête, et pas sans avoir un peu peur. Mais l'air plus pur de la nuit acheva de chasser ses mauvaises pensées. Demain, elle trouverais que c'était ridicule.

De nature à se lever tôt, Lyllianna se leva en même temps que le soleil. Les festivités d'aujourd'hui ne commenceraient pas avant quelques heures, mais elle avait déjà des papillons dans le ventre. Elle posa ses pieds sur le sol après s'être étiré et se dirigea vers les bains en baillant. Il y avait quelques personnes quand elle poussa la porte. Même si elle y avait été le soir d'avant, la petite aimais toujours autant en prendre. C,était plaisant et elle avait toujours la même agréable sensation qu'elle éprouvais dans l'eau chaude. Un confort inexplicable. Elle trempa d'abord ses pieds dans l'eau tiède et y plongea ensuite toute entière. Lyllia se nettoya de son mieux et profita encore un peu de l'eau avant de sortir. Les garçons aussi auraient bientôt leur tour aussi. Elle sortis en même temps qu'un femme qu'elle n'osait pas regarder, un peu intimidée. Elle enfila les vêtements qu'elle avait choisis pour la journée puis sortis de l'agréable pièce.

Quoi qu'elle fit après cela, le temps fila plus vite que prévu. Affolée, la jeune adolescente couru en direction de la grande cours. Beaucoup de personnes y étaient déjà présents. Elle le savais car elle entendais des voix. L'élève avait hâte de se joindre à eux. Dans son élan, sans tout de suite s'apercevoir de ce qui se passait, elle fonça dans quelqu'un et tomba sur le sol. Quand elle leva les yeux pour regarder à qui elle avait causé du trouble, Lyllianna fut presque figée. Il y avait une ressemblance apeurante entre elle et la femme. Des cheveux roux, des yeux verts et un air pas si vieux, même si leur différence d'âge se marquait. Toujours par terre, Lyllianna prononça quelques mots navrés.

- Je... je suis désolée!

Puis elle se leva d'un bond et se pencha légèrement devant le trio qu'elle avait dérangé en faisant cette action déplacée.

- Je ferais de mon mieux pour que cela ne se reproduise plus!

Puis elle lui jeta un dernier coup d'œil émerveillé ainsi qu'aux autres autours d'elle qui la regardait. Gênée, elle tourna les talons et repartis un peu plus calmement. Elle en avait quand même retiré une certaine leçon!!
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MessageSujet: Re: Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter) Lun 14 Sep 2009, 12:50

La journée de l'attribution et de l'adoubement. Jour attendue par une multitude d'enfant devenue adolescents et d'adolescents devenue adulte. Trois fois déjà Amyxa vivait se jour. Elle c'était levée tôt ce jour la. Besoin de réflexion. Besoin de se retrouver. Avait t'elle était un bon chevalier ? Avait t'elle était un bon Maître ? Elle doutait terriblement de ses deux questions depuis qu'elle était revenue du désert. Par sa faute, par sa négligence elle avait fait souffrir son écuyère et beaucoup de personne dans l'ordre. Pire, à cause d'elle, leurs chef c'était retrouvé au main de l'être le plus abjecte que puisse connaître ce monde : Drace.

Son humeur c'était d'ailleurs détériorer depuis leurs retour. Elle était perdue. Elle ne savait que faire. Une chose était sur à ses yeux : Elle ne méritait pas d'enseigner à un nouvel élève. Non, elle n'avait pas fait ses preuves. De même, une autre question la tourmentée. Question que lui avait posée Natsil. Voulait t'elle l'épouser ? Elle était incapable d'y répondre. Leur relation n'avait jamais était officialiser. Comment le pourrait t'elle ? Un dieu et une mortelle, ce n'était que rêverie. La belle hybride était plongée dans ses pensée, observant le soleil... peut pour la dernière fois. Cet ordre avait t'il besoin d'elle ? Était t'elle une gène plutôt qu'une aide ? Certainement. Elle ne pardonnerai jamais cet négligence qui était le pilier de temps de drame. Non, elle ne méritait réellement pas son titre de chevalier.

Elle c'était pourtant améliorer durant ses années. Devenant écuyère sans passée par élève elle avait apprit peu à peu à maîtriser chacun de ses pouvoirs, à se battre. Elle avait apprit la réalité du sens famille, elle qui ne connaissait toujours pas son passée. Elle c'était tracée un avenir de bonheur. Tout cela était brisée. Elle n'avait ni avenir, ni passée, elle n'était que présent, elle n'était rien. Une larme coula sur sa joue. Elle n'était même plus capable de retenir ses émotions. Pitoyable. Elle n'était plus rien. Tout c'était brisée en cette jeune guerrière pourtant pleine de rêve.

Oui, elle avait voulu devenir chevalier, elle avait tout fait pour cela, elle avait voulu enseignée à un élève. Elle avait voulue gouter à la joie de partager le savoir, de voir un enfant grandir et à son tour réaliser son rêve. Elle avait échouer. Elle n'était rien. Quelques pensée traversèrent son esprit. Méritait t'elle de vivre après les drames qu'elle avait causée ? Méritait t'elle sa place ici alors que des milliers d'autre la convoité. Se reprenant soudainement elle essuya ses larmes. Elle ne devait pas gâchée se jour. Pour chaque personne qui l'avait portée jusqu'ici. Pour tout les enfants qui rêver de devenir chevalier. Non. Ce jour devait être parfait. Pour eux. Peut être alors aurait t'elle effectuer une bonne action dans sa vie...

Elle devait être forte, au moins un jour de plus. Ravalant ses pensée elle fit apparaître ses longues ailes noirs, vestige d'un passée dont elle ne connaissait rien. Qui était t'elle si elle n'était plus Amyxa d'Emeraude. Personne. Elle atterrit dans la cours qui était surpeuplé... comme à chaque attribution. Elle aurait aimait parler à Zeilia, une dernière fois... Elle n'en avait pas la force. Comment pourrait t'elle regarder en face cette jeune femme qu'elle avait brisée ? Pourtant elle devait lui parler. Une dernière fois. Elle sentit la jeune femme près d'autre écuyer. Prenant son courage, certainement le dernier fragment qui lui rester elle se dirigea vers ses jeunes gens. D'un signe de la main elle fit signe à Zeilia de la rejoindre.

Baissant les yeux au sol, incapable de regardée la belle jeune femme qu'elle était devenue elle s'exprima d'une voie pleine de remord.


-"Zeïlia, je m'excuse de mon incapacité à te protéger... Je...je n'ai pas fait un très bon maître... Mais..."

Sa voie ce fit un peu plus sur, elle remonta ses yeux pour observer son écuyère.

-"Mais... malgré mon incompétence total, malgré que tu es souffert par ma faute, tu es devenue une belle jeune femme. Je suis certaine que tu sera l'un des meilleurs chevalier de notre ordre... et un superbe maître pour l'écuyer qui te sera attribuer."

La voie mélodieuse de l'hybride se brisa une nouvelle fois.

-"Sa..sache que... même si cela ne vaut rien... Je suis fier de toi Zeïlia, tu mérite ta place dans l'ordre d'émeraude..."

Ce qui devait être dit avait était dit, du moins en partie. La chevalière était incapable d'expliquer à quel point elle s'en voulait de ne pas avoir sut protéger son écuyère. Non. Les mots était incapable d'exprimer ce qu'elle ressentait à cette instant. Zeïlia ne lui devait rien. Elle était devenue chevalière par elle même. Elle méritait totalement sa place dans l'ordre. Elle était digne des meilleurs. Et, bien quel ne soit rien, Amyxa était fier d'avoir put côtoyer une personne t'elle qu'elle...


Dernière édition par Amyxa le Lun 14 Sep 2009, 13:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter) Lun 14 Sep 2009, 13:15

Miralya dormait, rêvant de son passée... de son arrivée... L'écuyère avait souffert durant son enfance. Elle avait perdue sa mère, son père, et surtout son frère de qui elle avait était si proche. Oui, la pardusse avait déjà vécu des épreuves. Celle-ci l'avait fortifiée, avait forgée ce qu'elle était à présent. Une femme tout autre qu'à son arrivée. Deux secousses sans violence la sortir de ses rêves. Kyera ce tenait devant elle souriante et l'enjoignit de se préparer. Souriante, la pardusse se dirigea vers les bains. Elle n'était pas encore acceptée de tous. Pourtant, elle était fier d'elle. Fier d'être la première pardusse à devenir chevalier d'émeraude.

Rapidement, les deux femmes descendirent sans un mot pour se retrouver dans la cours ou elles se séparèrent. Miralya se souvenait du jour de son attribution. Elle était plutôt triste. En plus, sa mère avait choisit se jour pour réapparaître ce qui avait quelques peu brisée à la jeune pardusse. Pourtant, elle avait évoluée à présent. Elle n'avait plus peur de se transformée et maîtriser de mieux en mieux son côté animal. Elle n'avait plus peur d'être abandonnée, et cela grâce à Kyera. Son Maître lui avait fait la promesse de ne jamais l'abandonnée, promesse qu'elle avait tenue et qui avait fait d'elle ce qu'elle est à présent. La pardusse n'était toujours pas du genre à montrée ses sentiments, mais elle ne s'en cachait plus. Elle était heureuse de cette journée et l'aborder avec le sourire.

Elle n'espérait en réalité qu'une chose, être un aussi bon Maître que Kyera. Cette femme avait prit sous son aile une enfant brisée et en avait fait une femme équilibrée, battante et sur d'elle. Oui, cette femme était réellement douée et jamais Miralya n'oubliait tout ses instant passée avec elle. Grâce à elle, elle avait même était capable de combattre sa peur des chevaux et posséder à présent sa propre monture. Elle avait aussi apprit à combattre avec des armes, choses qui parraiser pourtant impossible pour l'écuyère... Oui, ses cinq années avait était instructive et avait fait changée la pardusse.

Elle ne s'en voulait plus de la disparition de son frère. Elle c'était faite une raison, celui-ci avait certainement dut ne pas se sentir à sa place et avait préférait menée sa vie de son côté. Peut être un jour se révérait t-il. Peut être pas. Quand à sa mère, elle devait elle aussi travailler pour Enkidiev, il était normal qu'elle ne puisse pas passer tout son temps avec sa fille. Simple égoïsme d'enfant à présent comprit. Miralya avait grandit, c'était assagie, avait apprit à comprendre.

La cérémonie allait commencée dans quelques instant et la cours était pleine. Miralya n'avait personne à qui parler. La seul choses qui rester était son physique qui attirait parfois sur elle des regards désapprobateur, du moins à ce qu'elle pensait. C'était en partie pour cela qu'elle n'avait jamais réussi à se rapprocher des écuyers de sa génération. Elle était certainement trop différente. Mais, c'était en réalité plus elle qui posait soucis que les écuyers en question qui ne serait certainement pas contre une conaissance de plus... Certainement, mais çà, la pardusse avait encore du mal à se le mettre dans le crane.

Il ne manquait plus qu'une chose pour la pardusse, un simple détail, qui avait son importance, à régler. Repérant Kyera qui n'avait pas bougée, elle retourna près d'elle. Abordant un large sourire qui traduisait son bonheur de devenir chevalier, même si ce n'avait pas toujours était une vocation. D'une voie emplie de joie, elle interpella son futur ex Maître.


-"Kyera, je tenais à te remercier pour ce que tu as fait de moi. Merci d'avoir tenue cette promesse faite il y a plusieurs année. Je ne serait pas ce que je suis sans toi."

Un petit rire s'échappa des lèvres de la pardusse.

"Je ne devait pourtant pas être un élève facile ! J'avais à peine envie de devenir chevalier à cette époque... Merci de m'avoir donnée l'envie de protéger cette terre. Merci de m'avoir montrée la voie, celle qui me conduirait sur la route du bonheur et non celle du remord."

Elle effectua une courte pause avant de reprendre, sur un ton beaucoup plus sérieux.

-"Je suis fier d'avoir était ton écuyère et j'espère pouvoir être un aussi bon Maître que tu l'as était... Merci encore... Maître..."

Cette dernière marque de respect traduisait toute l'admiration, le respect, l'amour même que la pardusse portait à cette chevalière d'exceptions. Ses yeux se tournèrent un instant vers l'estrade, l'attribution ne tarderait pas à débuter.
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MessageSujet: Re: Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter) Lun 14 Sep 2009, 15:30

[HRP : Petit avis à tous, je devrais poster un autre post ce soir ou demain, en ce qui concerne l'adoubement et l'attribution, je prierais à ceux qui n'ont pas encore posté de faire une apparition dans le sujet avant jeudi car je procéderai à l'adoubement des écuyers et à l'attribution des élèves JEUDI en après-midi. Merci.]
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MessageSujet: Re: Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter) Lun 14 Sep 2009, 22:03

(C'est Kirlia et non Rose...Désolé j'avais pas vut que j'avais pas le bon perso alors je suis paresseuse pour retourner avec Kirlia)

Kirlia,entendit enfin son petit garçon se réveillé bien sûr tout en arrangeant ces cheveux et son habit elle avait surveiller l'esprit de Nathan,imaginatif comme il était il s'inventait des rêves très étranges n'ayant aucun sens qui parfois se terminait mal,elle préférait le surveiller de près pour ne pas qu'il y est de problème ou simplement qu'un de ces rêves deviennent dangereux pour lui. Elle posa la brosse sur la commode et alla vers son garçon et lui dit:

-Bien dormit?


Puis elle le prit dans ces bras,elle l'aimait tant rien ne pourrait jamais la séparé d'elle et de son fils.Bien sûr elle savait qu'Irianeth était près et qu'elle devrait partir en guerre.Mais elle aurait toujours un lien avec son enfant peut importe ou il sera. Elle termina sa longue étreinte et se tourna vers la petite table ou se trouvait quelques esquisses faites par son enfant.Bien sûr cela restait des dessins d'enfants mais elle en comprenait le sens.Jeune elle aussi avait beaucoup aimé les dessins elle dessinait tous ce qu'elle voyait mais son fils lui dessinait autre chose...Ces rêves.Plus tard il pourrait devenir un bon peintre ce qui l'aiderait à remplir ces temps libres. Elle se remémora son enfance au château des fées,comme c'était magique! Bien qu'elle ne se souvenait pas de la totalité des choses elle se souvenait bien qu'elle et ces parents étaient très liés et qu'ils étaient protecteurs,elle voulait être présente pour son fils mais elle ne voulait pas être envahissante.Kirlia avait accepté que son fils deviennent un élève à Émeraude mais il n'en restait pas moin qu'elle resterait dans sa vie peu importe l'étape de sa vie,elle ne voulait pas le perdre. Elle avait hâte de voir qu'elle talent allait développer son fils,déjà fort en magie il avait bon nombre des pouvoirs de son père mais n'en démontrait que très peu de sa mère.Elle essayerait de lui apprendre plus tard mais bien sûr il était encore jeune et il avait tout son temps.Puis elle lui demanda:

-Es-tu près pour la grande journée d'aujourd'hui! Moi j'ai très hâte,Farelle va enfin devenir un chevalier!Il attendait ce moment avec impatience et en plus je vais avoir un nouvel écuyer!


Bien sûr cela la peinait beaucoup de ne plus avoir Farelle à ces côtés il avait été tellement présent dans sa vie au moindre incident il arrivait au pas de course pour savoir si tout allait bien.Elle aimait beaucoup ce garçon. Puis elle se questionna sur qui allait être son écuyer,allait-elle avoir une jeune fille ou un garçon? Mystère,Lyra n'étant plus là,elle se demandait qui allait faire l'attribution certainement le roi d'émeraude mais elle n'en était pas sur.Puis elle dit:


-Dépêche-toi de te préparer,je vais aller chercher quelques choses à mangé et je veux que tu soit habiller et peigner quand je vais revenir.

Puis elle partit,ferma la porte doucement et vola jusqu'au cuisine.Et oui elle avait encore ces ailes depuis maintenant quatorze bonnes années,ces camarades ayant accepté d'avoir une soeur avec des ailes.Bien sûr l'hors d'un combat c'était à son désavantage ce qu'elle confia à son père et il lui confectionna un support pour qu'elle puisse plier ces ailes sans les abîmer ce qui l'aida grandement. Elle arriva aux cuisines et salua les servantes qui travaillait ce matin,elle prit deux tranches de pain et plusieurs sortent de petits fruits et mis le tout sur un plateau qu'elle amena vers sa chambre.Puis elle ouvrit la porte d'un cou d'air léger et dit:

-J'espère que tu es près parce que j'apporte le petit déjeuner!

Puis elle déposa le tout sur la petite table contre le mur qui se trouvait juste à côté du lit de Kirlia,c'était toujours utile quand ont voulait manger tranquille en famille. Elle commença à manger son morceau de pain en attendant que Nathan vienne la rejoindre.

(Désoler j'ai été très occupé alors désolé de l'attente...)
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MessageSujet: Re: Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter) Mar 15 Sep 2009, 14:48

Les gens commençaient à s’accumuler dans la grande cour et Elthor ne daignait même pas se lever tant il était « dépressif ». Il s’était juré de ne pas laisser ses pensées lui nuire en cette journée de fête, mais c’était plus facile à dire qu’à faire. Le roi était bien assis dans son trône et il observait les allées et venues des personnes entre les différents points d’intérêts qui se trouvaient dans la grande cour. Les chevaliers, les écuyers ainsi que les élèves commençaient progressivement à s’amasser dans la grande cour et ce n’était plus qu’une question de temps avant qu’Elthor procède à l’adoubement des écuyers et à l’attribution des élèves. Il savait que tout le monde attendait ce moment avec impatience alors il divulguerait aux écuyers l’identité de leurs nouveaux maîtres dès que toutes les personnes visées se trouveraient sur place. Il ne manquait plus grand monde, la quasi-totalité de l’ordre d’Émeraude (écuyers et élèves y compris) s’était mobilisé dès que la fête avait commencé. Cet événement attirait toujours une grande foule et des habitants provenant des quatre coins d’Enkidiev se déplaçaient pour y assister. Elthor ne se souvenait pas des attributions précédente à cause de son amnésie alors c’était sa première véritable attribution, en théorie. Il avait l’habitude des gros rassemblements alors ce n’était pas si mal, mais ce qui le tracassait c’est qu’il n’avait pas le moral pour fêter. Il ne voulait pas participer aux festivités de peur de venir gâcher la fête ou encore de venir ébranler son déroulement d’une quelconque façon. Bref, ça aurait mieux valu qu’il soit ailleurs... n’importe où sauf ici. Le roi soupira et il joignit ses mains ensemble, gardant son regard fixé sur celles-ci. Il essayait de ne pas attiré l’attention des gens, mais il savait très bien que ce n’est pas en restant immobile ainsi qu’il y parviendrait. Les gens commenceraient à se poser de questions s’il restait isolé de la sorte, et il devait à tout prix éviter une pareille situation. L’attention devait être rivée sur les écuyers et les élèves, pas sur le roi. Cette journée leur était réservée.

Le roi s’apprêtait à se lever pour démentir tout soupçon que quelqu’un aurait pu entretenir, mais il fut obligé de se rasseoir en sentant une main se poser sur son épaule. Il se retourna pour découvrir que la main était nulle autre que celle de Kelio, son vieil ami. Le roi doutait qu’il allait essayer de le convaincre de se joindre à la masse, mais Elthor avait d’autres plans pour l’instant. Il lui confia qu’il serait toujours là pour lui peu importe la situation à laquelle il serait confronté. Elthor fut touché par ses paroles, mais ça ne fut pas suffisant pour panser les blessures dont son cœur avait été victime. Il semblait heureux, mais en vérité il souffrait en silence. Une longue et douloureuse agonie. Kelio demanda à Elthor s’il pouvait lui rendre une faveur. Quelle réponse escomptait-il recevoir ? Évidemment, c’était son meilleur ami, il ne pouvait rien lui refuser, du mois rien ou presque. Il lui demande de trinquer en l’honneur des gens qui avaient pris la peine de se déplacer pour venir fêter et en l’honneur de tous les élèves et écuyers qui étaient passés par mille et une épreuves et périples au fil des dernières années. Il comprenait parfaitement où il voulait en venir et en temps normal il lui aurait donné raison, mais il en était incapable, quelque chose l’en empêchait.


- Je partage ton point de vue Kelio, mais j’ai perdu l’envie de m’amuser le jour où mon principal centre d’attraction a disparu de ma vie. Depuis je ne fais qu’errer dans un monde dépourvu de toute beauté et de tout plaisir. Une vie entachée par le chagrin. Une vie sale et horrible. Voilà à quoi se résume ma piètre existence.

Elthor avait envie d’exploser de colère, mais il ne pouvait pas se le permettre, surtout devant ses sujets. Que penseraient-ils de lui ? Qu’il avait perdu la tête depuis la disparation de Lyra et qu’il n’était plus en mesure de diriger son royaume ? Non, personne ne devait être au courant, pas même Kelio... Le moment n’était pas très bien choisi pour entrer dans une rage vive et profonde, il devait se calmer au plus vite avant de commettre une erreur qu’il risquerait fort bien de regretter. Elthor s’accorda quelques secondes pour réfléchir à la tournure qu’était en train de prendre la situation. Il savait que Lyra aurait voulu qu’il s’amuse si elle aurait été présente parmi eux. Oui, c’est sans aucun doute ce que Lyra aurait souhaité. Elthor grimaça intérieurement lorsqu’il se rendit compte qu’il parlait de Lyra comme si elle n’était plus qu’histoire du passé, comme si toute chance de la retrouver vivante s’était éteinte avec elle. Le roi sentit sa gorge se nouer, il était en proie à une immense détresse émotionnelle et cela commençait à avoir un très lourd impact sur sa capacité à raisonner adéquatement, il prenait des décisions insensées et irréfléchies depuis les derniers mois. Il était épuisé et il avait envie de s’évader de cette vie de lassitude et de solitude qu’était devenue la sienne. Non… il ne devait surtout pas se laisser abattre par de sombres pensées, il devait se montrer plus fort qu’elles, il devait absolument les éliminer avant qu’il ne se fasse complètement engloutir par celles-ci.

Elthor se leva de son trône et il bondit sur ses deux pieds comme s’il avait été soudainement illuminé par une once de bon sens. Il se précipita vers une table située non loin de son trône et il saisit un verre qu’il vida d’un trait. Il le redéposa là où il l’avait pris et il se tourna vers Kelio en poussant un juron.


- Merde, il ne contenait que de l’eau. Je m’attendais à quelque chose d’un peu plus corsé. Déclara-t-il en soupirant.

Le roi s’approcha du bord de la grande scène et il examina les faits et gestes de chacun. Malgré son humeur massacrante, il ne put s’empêcher de se réjouir devant les visages heureux et rayonnants des fêtards.

- J’espère honnêtement que tu es fier de toi. Marmonna-t-il à Kelio en continuant de lui faire dos.

Il leva les bras dans les airs, ce qui engendra aussitôt un tumulte de hurlements et de cris de joie. Elthor baissa les bras et il mit une main devant lui pour aire signe aux gens de se taire afin qu’il puisse prendre la parole.

- Messieurs, mesdames, mesdemoiselles, jeunes gens. Vous tous, mes convives, mes amis. Il m’est impossible d’exprimer toute la joie qui m’envahie en cette magnifique journée qu’une panoplie d’individus, dont moi le premier, attendait avec impatience, désir et empressement. Non pas en tant que roi, mais bien en tant qu’hôte, je vous conseille fortement, non… je vous ordonne de profiter de cette journée de festivités pour vous adonner à toutes les activités possible et pour vous amuser comme vous ne l’avez jamais fait auparavant, jusqu’à ce votre corps ne soit plus capable d’en prendre ou alors jusqu’à ce que vous soyez contraints par l’alcool et que vous faisiez plus amples connaissances avec le sol. Bref, je vais laisser tomber les métaphores et je vais aller droit au but pour que vous n’ayez pas à attendre plus longtemps. Non, avant que certains s’emportent je tiens à préciser que je ne procéderai pas tout de suite à l’adoubement et à l’attribution de nos très chers et vénérés écuyers et élèves d’Émeraude et n’oublions surtout pas nos fervents et honorables chevaliers. La foule les acclama aussitôt qu’Elthor eut fini de prononcer cette phrase. Oui, vous avez parfaitement raison de les ovationner ainsi, il mérite amplement vos applaudissements et vos encouragements. Ils sont un modèle pour nous tous et c’est grâce à eux si Enkidiev se porte aussi bien aujourd’hui. Il n’y a pas une seule nuit où je me couche dans la crainte de me réveiller sur un continent ravagé et anéanti, un continent à la merci de l’ennemi, et savez-vous pourquoi mes amis ? Parce que je sais au plus profond de mon cœur et de mon âme que l’ordre d’Émeraude sera toujours là pour veiller sur nous. Qu’il saura toujours se montrer plus fort que ses ennemis et ce quels qu’ils soient. Il est uni par un lien qui ne pourra jamais être rompu, un lien de camaraderie, d’entraide et de fraternité… un lien qui gardera ses membres soudés ensemble en dépit de n’importe quelles épreuves et obstacles auxquels ils seront confrontés. Je crois en l’ordre d’Émeraude et je place ma foi ainsi que mon espoir entre les mains de ses membres. Vous devriez d’ailleurs en faire tout autant si cela n’a pas déjà été fait. Jamais ils ne vous ont laissés tomber, jamais ils ne vous laisseront tombés et jamais je ne vous laisserai tomber. Votre royaume et votre continent sont entre de très bonnes mains. L’ordre d’Émeraude est là pour rester. Il a survécu au fil des siècles et des millénaires et il n’est pas près d’être dissout. Et aujourd’hui, en ce jour, il est plus fort qu’il ne l’a jamais été. Elthor aurait aimé que ce soit la vérité, mais ce ne l’était malheureusement pas. Du moins, pas de son point de vue. L’ordre a toujours joué un rôle clé dans le maintien de la paix sur Enkidiev et ce rôle ne sera jamais abandonné. Votre protection est notre priorité alors moi-même, votre roi, votre humble serviteur, ainsi que l’ordre d’Émeraude faisons la promesse solennelle que nous ne laisserons jamais l’ennemi venir imposer sa loi dictatoriale et impérieuse sur notre paisible continent. Nous remplirons notre devoir et nous ferons preuve d’une très grande implication ainsi que d’un très grand dévouement pour que cette promesse soit respectée et pour que notre devoir ne demeure pas inachevé.

Les gens n’osaient plus parler, ils étaient trop concentrés sur les paroles d’Elthor pour s’aviser de rompre le silence.

- Maintenant, je tiens à vous informer que les cérémonies d’adoubement et d’attribution pourront avoir lieu aussitôt que toutes les personnes impliquées dans celles-ci seront présentes dans la grande cour, ce qui ne semble pas être encore le cas. Déclara-t-il en parcourant la foule du regard. Je vous prie de vous armer de patience pendant que l’on attend après les personnes manquantes et je vous demanderais donc de vous montrer compréhensif et de profiter de la fête au maximum alors qu’il en est encore temps.

Elthor garda le silence quelques secondes et il reprit la parole d’une voix plus basse, d’une voix atterrée par le chagrin et l’amertume.

- Je sais qu’une grande partie d’entre vous aimerait que je mette un terme à cet « ennuyant » discours, mais je tiens à vous faire part d’une dernière chose avant de vous ficher la paix une bonne fois pour toute.

Le roi leva la tête vers le ciel et il fixa les nuages un court moment avant de reporter son regard sur son auditoire.

- Mes confrères et consœurs, aujourd’hui n’est pas uniquement qu’un jour de fête, aujourd’hui est également un jour de deuil. Cette journée marque la disparition de l’ancienne chef des chevaliers d’Émeraude, Lyra d’Émeraude. Elthor fut momentanément saisi d’un léger malaise en prononçant ce nom. La plupart d’entre vous s’entendront pour dire qu’elle était une femme remarquable et digne de son rang qui a su diriger l’ordre d’Émeraude dans ses meilleurs moments comme dans ses pires. Elle avait toujours réponse à tout et rien n’était trop pour elle. Elle était fière de ses chevaliers, fière de son royaume et de ceux sans qui il ne pourrait pas exister. Dit-il en désignant les paysans et les villageois du doigt. Fière de son continent, fière de son sang et de son peuple. Souvent, peut-être même trop souvent je me suis demandé comment elle faisait pour rester calme et posée avec son rôle et tout ce qu’il impliquait, et bien je n’ai jamais trouvé de réponse satisfaisante à ma question. Elle faisait quelque chose de compliqué et le rendait facile comme si ça n’avait été qu’un jeu d’enfant. Nous avons perdu une grande femme, une grande chef, mais par-dessus tout un emblème et un étendard pour chacun d’entre nous. Je sous-entends qu’elle est morte (ce mot le dégoûtait), mais la vérité est la suivante. Cela fait plus d’une année que nous sommes sans aucune nouvelle d’elle alors je préfère la considérer comme telle plutôt que de la savoir entre les mains de cet infâme mécréant de… Elthor se tût aussitôt qu’il constata qu’il était en train de se laisser emporter et qu’il allait dévoiler un nom déprécié de tous. Quoi qu’il en soit, je garde espoir, mais il va sans dire que chaque jour passé sans elle est une entaille supplémentaire percée sur mon cœur, mais… je ne vous demande pas de vous apitoyer sur son sort et encore moins sur le mien. Je vous demande de célébrer en son honneur pour qu’elle puisse vous entendre où qu’elle se trouve.

Elthor prit une grande inspiration et il ferma les yeux pour se doter d’un peu de courage.

- Longue vie à Lyra d’Émeraude et qu’elle demeure à jamais dans nos mémoires.

Elthor prit une coupe de vin et il trinqua en l’honneur de la disparue.

- Que la fête reprenne. Conclut Elthor en allant se rasseoir sur son trône et en servant un regard empreint de mépris à Kelio. Il ne lui en voulait pas, mais il avait quand même touché une corde sensible et ça avait déstabilisé Elthor.

- Tu es content maintenant ? Demanda-t-il à Kelio avec une pointe de méchanceté dans la voix.
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MessageSujet: Re: Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter) Mar 15 Sep 2009, 18:20

Kelio regarda le roi, quand il lui fit le commentaire sur son verre, il ne put s’empêcher de sourire, mais il ne le garda pas longtemps. Il s’installa derrière le roi, comme il se devait de le faire, et quand il entendit le roi, s’il était fier, il ne put s’empêcher de répondre.

-Si seulement je l’étais…. Ce n’est que formalité, Elthor …c’est ton peuple rien de moins que ton peuple!

Kelio se sentait très mal, autant physiquement que moralement, il avait envie de crier et de s’évanouir. Il garda un faux sourire sur ses lèvres pendant le discourt quelque peu mensonger du roi d’Émeraude, mais laissons le faire après tout. Kelio voyait plusieurs étoiles autour de lui, le noir commençait à l’envahir, il luttait pour rester conscient, ce n’était pas le moment, pas devant tout ces gens, il en était hors de question! Kelio oublia son état physique du moment et écouta les paroles du roi qui venait d’Arriver au point sensible… Lyra… comment pouvait-il dire qu’elle était morte… Kelio n’y croyait pas du tout. Mais il préférait ne plus en parler, car de tout façon ça n’amenait plus rien de la faire espérer. Le regard que lui envoya son vieil ami après son discourt eu l’effet de l’achever. Il serra les dents pour se contrôler.

- Tu es content maintenant ?

Voilà, le bouchon était allé trop loin! Il ne cria pas, pour le respect de la festivité, il resta calme, mais il parlait avec tellement de colère que le message devait être assez clair pour le roi.

-Être content! Non! Ta femme est peut-être morte! Ta femme a disparu, pourquoi serais-je content vieux fou! Tu me prend pour qui un sans cœur! Si tu me vois ainsi, alors pourquoi t’ai-je soutenu toute cette année! J’ai toujours été là pour toi! TOUJOURS! J’en ai presque… euh non, j’en ai plus de vie! Ma vie c’est toi, c’Est ta peine et tout ce que je reçois en retour, c’est quoi ta colère, ton mépris! Je mérite vraiment ça! Soit! Alors débrouille toi, maintenant! T’as de la peine! Ok, et moi, aussi! Et te voir comme ça, c’est le pire des supplices pour moi, mais ça… on s’en fou! C’est toi qui comptes tous les jours! Sort de ton petit monde d’Égoïsme Elthor d’Émeraude! Que tu vois que d’autres gens vivent autre chose et qu’il réussisse à avoir du plaisir, oui ça me fait plaisir que tu le remarques! Sais-tu combien de gens dans cette assistance ont perdus un être cher et qui ont une vie quand même ! ET qu’il sourit et qui vivent leur vie malgré tout!? Oui là je suis fâché, fâché que tu me rendes tout ce que je fais pour toi, par du mépris, oui tu as de la peine, mais ça ne justifie pas ta … méchanceté.

Kelio s’obligea à se clamer, la colère avait utilisé toute l’énergie qui lui restait pour lutter contre l’inconscience.

-Je suis déso…

Kelio tomba dans l’inconscience et se fracassa la tête au sol. Fatigue, maladie, colère, la source n’Était pas très identifiable
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MessageSujet: Re: Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter) Mar 15 Sep 2009, 20:03

Kyera regarda les multiples personnes se promener, se bousculer pour aller d'un endroit à l'autre. Un peu plus, ils se pillassent dessus! Normalement, avec Lyra, il y aurait moins de monde qu'il y a présentement. Mais celle-ci n'était pas présente, à cause de Drace. Une immense rage l'envahi pour celui-ci. Ses dents se serrèrent et son regard devint introuvable, un visage en pierre quoi. Maintenant, l'hybride haïssait encore plus les membres d'Irianeth. Dès à ce moment, elle irait frapper un mannequin en bois à mains nu, pour se défouler. Mais Kyera resta au pied de son arbre. Elle ne devait pas faire mauvaise apparence devant tout les paysans d'Émeraude, les servantes, gardes. Tout le peuple du Royaume quoi! Kyera ne voulait pas se faire pointer, de nouveau, comme étant la source du Diable. Bien sur, elle s'était habituer au dévisagement, mais n'en sachant pas pourquoi, être reconsidéré comme étant le Diable lui ferait honte. Surtout l'être devant son écuyère, qui était sortit de son ''monde'' de peur.

En tout cas, dès que les Chevaliers et les Écuyers étaient revenus de leur mission et avait annoncer à Elthor, Litthyssia et elle que Lyra n'était pas revenue avec eux, qu'elle s'était sacrifié pour sauver de jeune adulte, Kyera avait été submerger par une immense colère envers eux, mais surtout envers Lyra et Drace. Mais la bouclière de la porteuse de lumière n'avait pas afficher sa rage, et, entre autre, sa tristesse. Elle avait tout laisser en dedans d'elle depuis le tout début. Maintenant, après un an d'inexistence et d'aucun indice, tout le monde se disait qu'elle était morte. Mais l'hybride ne voulait pas accepter cette nouvelle, car elle sentait que s'était faux s'en savoir pourquoi et comment. Même si Kyera n'aimait pas énormément sa chef, elle la respectait quand même (et oui, même si sa paraissait pas!). Aujourd'hui, aucun Chevaliers n'avait d'idée pour le nouveau chef. Certains pensèrent à Mathys. Mais aucune conclusion s'était faite. Donc, pendant ce temps, il n'y avait aucun chef, donc aucune personne qui allait faire l'adoublement et l'attribution. Il n'y avait qu'Elthor, le Roi d'Émeraude. S'était lui qu'on avait désigner pour cette cérémonie.

Tout à coup, une voix, rempli pleinne de joie l'interpella. Kyera cligna des yeux et les releva vers son ancienne Écuyère. Pour l'hybride, Miralya était déjà une Chevalière. Elle ne voyait pas comment et pourquoi on ne l'a désignait pas comme une de ses soeurs d'armes.


-Kyera, je tenais à te remercier pour ce que tu as fait de moi. Merci d'avoir tenue cette promesse faite il y a plusieurs année. Je ne serait pas ce que je suis sans toi.

Hum, cette fameuse promesse: je serais toujours là avec toi, quoi qu'il arrive. Et s'était vrai. Exemple: Kyera était revenu du sauvetage de Litthyssia sauve(ou presque) mais elle s'en était sortit! La jeune femme mauve avait combattu. Puis, Mira' continua avec un petit rire.

-Je ne devait pourtant pas être un élève facile! J'avais à peine envie de devenir chevalier à cette époque... Merci de m'avoir donnée l'envie de protéger cette terre. Merci de m'avoir montrée la voie, celle qui me conduirait sur la route du bonheur et non celle du remord.

-Je suis fier d'avoir était ton écuyère et j'espère pouvoir être un aussi bon Maître que tu l'as été... Merci encore... Maître...

-Ne t'inquiètes pas, tu n'as pas été autant horrible que tu le penses. Il fallait juste de la patience et comprendre par où tu es passé. C'est mon cas.

S'était tellement touchant ces paroles! S'était la première fois qu'une personne lui disait ça. Kyera lui transmit une vague d'amour et se leva pour mettre son bras par dessus son épaule, le sourire aux lèvres. Puis, elle regardèrent tout deux vers les estrade. Le roi prit parole. Il disait, en gros, qu'il n'allait pas toute de suite faire l'adoublement et l'Attribution, nous souhaitait bonne festivité. Puis:

- Mes confrères et consœurs, aujourd’hui n’est pas uniquement qu’un jour de fête, aujourd’hui est également un jour de deuil. Cette journée marque la disparition de l’ancienne chef des chevaliers d’Émeraude, Lyra d’Émeraude. Elthor fut momentanément saisi d’un léger malaise en prononçant ce nom. La plupart d’entre vous s’entendront pour dire qu’elle était une femme remarquable et digne de son rang qui a su diriger l’ordre d’Émeraude dans ses meilleurs moments comme dans ses pires. Elle avait toujours réponse à tout et rien n’était trop pour elle. Elle était fière de ses chevaliers, fière de son royaume et de ceux sans qui il ne pourrait pas exister. Dit-il en désignant les paysans et les villageois du doigt. Fière de son continent, fière de son sang et de son peuple. Souvent, peut-être même trop souvent je me suis demandé comment elle faisait pour rester calme et posée avec son rôle et tout ce qu’il impliquait, et bien je n’ai jamais trouvé de réponse satisfaisante à ma question. Elle faisait quelque chose de compliqué et le rendait facile comme si ça n’avait été qu’un jeu d’enfant. Nous avons perdu une grande femme, une grande chef, mais par-dessus tout un emblème et un étendard pour chacun d’entre nous. Je sous-entends qu’elle est morte (ce mot le dégoûtait), mais la vérité est la suivante. Cela fait plus d’une année que nous sommes sans aucune nouvelle d’elle alors je préfère la considérer comme telle plutôt que de la savoir entre les mains de cet infâme mécréant de…Elthor se tût aussitôt qu’il constata qu’il était en train de se laisser emporter et qu’il allait dévoiler un nom déprécié de tous.Quoi qu’il en soit, je garde espoir, mais il va sans dire que chaque jour passé sans elle est une entaille supplémentaire percée sur mon cœur, mais… je ne vous demande pas de vous apitoyer sur son sort et encore moins sur le mien. Je vous demande de célébrer en son honneur pour qu’elle puisse vous entendre où qu’elle se trouve.

-Elle n'est pas morte, se dit-elle par elle-même, accompagner par un grognement.

Kyera serra ses dents et le roi, amoureux de cette femme, continua en disant longue vie à Lyra, qu'elle ne continue d'exister dans nos mémoires et nous permirent de continuer les festivité. Tout à coup, Kyera sentit l'énergie du Roi Élinn de Diamant parmit la foule. L'hybride n'y pretta pas plus d'attention. Elle savait, qu'en gros, qu'il était venu pour la voir. Mais la chevalière à l'armure mauve ne voulait pas le voir, elle serait trop gêner par sa présence, sinon.

Puis, elle vit Litthyssia avec son fils. Ils avaient vécu de très mauvaise fonctionnement de vie, mais ils avaient passés par dessus. Litthy' méritait donc d'être Chevalière.Elle lui dit télépathiquement:


*Alors, as-tu hâte d'être enfin Chevalière?*
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MessageSujet: Re: Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter) Mar 15 Sep 2009, 20:51

«Et finalement, on me confie Louan comme écuyer.»

Cinq ans s’était écoulés depuis ces paroles. Cinq ans où tant de choses avaient bouleversées la vie d’un petit garçon. Tant de choses pouvaient arriver en cinq ans. Se séparer de son pays natal, par exemple. Tomber amoureux fou pour se rendre compte que jamais il ne sera possible de se défaire de cet amour. Ou repartir d’un royaume sans le tuteur qui nous avait suivis tout au long de votre apprentissage. Ce même mentor qui, cinq ans plus tôt avait prononcé les paroles les plus marquantes de la vie du prince de Diamant. Il était si jeune, à l’époque. Quatorze ans, quinze ans, tout au plus. Et jusqu’à lors, son but premier dans la vie était de devenir écuyer d’Émeraude ; ce statut si significatif et important. Puis, non seulement son rêve s’était réalisé avec le temps, mais le gamin qu’il était pouvait maintenant se proclamer écuyer du chef des chevaliers d’Émeraude. Ses parents auraient été si fiers de lui. Si fiers de leur garçon qui avait travaillé d’arrache-pied pour se tailler une place dans l’Ordre. Mais, ces parents-là étaient loin de tout, barricadés dans leur grand château de contes de fées, biens sans enfant ni compagnie. Tout portait à croire qu’ils étaient de mauvais souverains. En fait, c’était pas mal le cas ; cloîtrés au-delà de leurs grandes tourelles, rien ne les atteignait. Même pas le futur de leur fils unique…

Un coup de talon sur le plancher solide pour se remettre les idées en place et voilà que le jeune homme marchait en direction du grand hall. Il voulait se rappeler. Se rappeler la première fois où le jeune Louan avait franchit ces murs, où le garçon avait franchit ces dalles luisantes pour la toute première fois. Tout en marchant dans ces couloirs maintenant si familiers, le jeune homme ressassait ce qui avait mal commencé dans cette journée si importante. Le maître magicien était persuadé que quelque chose avait mal tourné ce matin, puisqu’il se sentait si nostalgique. Isolé de tous, l’homme pensait qu’ainsi sa tête arriverait à se vider pour faire le point sur ses songes. Quatre saisons avaient défilé sous ses yeux inhabités. La saison des moissons, la période froide, celle où renaissent les fleurs dans les jardins et finalement, la saison chaude repaissait devant ses yeux. Cette époque qui le rendait heureux juste à y penser dans son enfance, maintenant elle était synonyme de déchirements et de larmes retenues sans cesse. La formation du jeune garçon l’avait rendu émotif, plus que nature. Quand il était encore gamin, le seul fait de pleurer signifiait être faible, non masculin, presque pitoyable. Maintenant, seul un nom suffisait à le secouer de sanglots, à lui déchirer le cœur au point de ne plus tenir debout.

Il fallait qu’il pense à autre chose, se changer les idées, maintenant ou la grande fête qui l’attendait derrière ces portes allait se passer de lui. Inspiration, expiration. Une technique de relaxation universelle bien utilisée partout sur Enkidiev. Inspiration, expiration. Arrivé au grand hall, Louan constata avec une touche de joie que celui-ci était vide. Tous les convives discutaient bruyamment dans la grande cour verte et aménagée en fonction de l’adoubement des futurs chevaliers. Adoubement. Ce simple mot prenait une foule d’émotions contradictoires dans l’esprit du jeune homme. Tout d’abord, le fait de devenir enfin chevalier signifiait beaucoup pour lui, puisque tous les efforts qu’il avait fournit depuis quinze ans étaient enfin récompensés. Puis, parce que mettre fin à cette formation lui rappelait toutes les instructions, tous les conseils et toutes les techniques qu’il avait appris au long de son statut d’écuyer. Et, songer à sa formation lui rappelait indubitablement son maître. Son maître…disparut…depuis exactement un an. Refoulant un soubresaut de son cœur affolé, le maître-magicien posa sa paume fraiche sur celui-ci et sentit sa tête tourner. Par aujourd’hui, le jeune homme ne devait pas penser à ça aujourd’hui…

Sans prendre la peine d’inspirer d’abord, le garçon hurla. Crier à pleins poumons afin d’évacuer toute haine, tout désespoir incontrôlable. Puis, au bout de quelques secondes, son hurlement se muta en son aigu. Il manquait d’air. D’air et de contrôle de soi. L’homme manquait de sommeil aussi. Facile de rester éveillé quand le même cauchemar vous tracasse depuis un an. Abandonner complètement le sommeil pour aller se purifier jusqu’à l’aube dans les bains ou plonger dans un demi sommeil, couché sur les bancs de la chapelle du château. Et au matin, quand Mathys ou Kysilin remarquait le noir foncé qui proéminait ses yeux, le jeune homme niait et se retirait pour tenter de régénérer la couleur pêche disparue. Et la nuit dernière n’échappait certainement pas à la règle. Et, c’était le premier anniversaire aujourd’hui…

Toujours la même scène. Les mêmes gens, les mêmes sentiments. Toujours le même endroit doré, balayé en un cercle parfait. Toujours le même espace sans la personne que l’on s’attendait à voir, que l’on voulait voir. Le choc commun de tout l’Ordre en constatant la disparition….sa disparition.

Une larme perla sur sa joue.

Le réveil, aussi brutal soit-il. La respiration haletante d’un gamin dans l’âme. Louan était désespéré par son manque de sommeil et obnubilé par la foule qui se massait de l’autre côté du mur, au-delà des portes ouvertes. Inspiration, expiration. De retour aux méthodes de relaxation.

Il l’essuya rapidement.

D’un bond, le maître-magicien se releva. Tout aujourd’hui devrait être joyeux et plein d’entrain, des activités aux promenades dans les corridors. Pas question de retomber dans l’embarras qu’apporte la nostalgie. Le jeune homme regarda son allure. Cette nuit, il n’avait pas pris la peine de vêtir quelque chose d’adéquat, se contentant simplement de revêtir ce qui lui passait sous la main, ne prenant pas la peine de regarder les couleurs qui s’agençaient ou pas. Et ce n’est que ce matin que l’homme remarqua à quel point il avait l’air mal en point. Sa tunique avait une légère teinte de gris, malgré la couleur de neige qu’elle adoptait au départ. Il portait un pantalon verdâtre ceint à la taille et ses cheveux, longs depuis les années, tombaient en cascade noisette sur ses épaules imposantes. De toute évidence, un arrêt à sa chambre ne lui ferait pas de mal. Pour arriver à temps pour l’attribution, Louan décida de courir dans les couloirs, arrivant à sa chambre dans un temps record. Sa petite course lui avait apporté la sérénité du pas régulier et c’est presque souriant qu’il arriva à agencer un bas brun avec son équivalent en chandail. La tenue du parfait villageois. Aujourd’hui, se faire remarquer lui importait peu. Une seule chose était écrite en gros dans son crâne. Aujourd’hui, il devenait chevalier.


** Louan, où es-tu ? Je t'attends dans la cour... **

Cette voix, ce réconfort. Kysilin l’appelait. La voix de son âme sœur résonnant dans tout son être fit sourire l’homme, le rendant heureux pour de bon. Tout trottant, il se rendit à la grande cour, saluant au passage les servantes que d’habitude le maître-magicien se contentait simplement d’ignorer. Le pas définitif fut celui où il franchit les portes ouvertes du château d’Émeraude. Louan s’attendait pourtant à autre chose comme vision ; la plupart des élèves tournoyaient un peu partout, surexcités à l’idée de peut-être devenir écuyer d’Émeraude, le roi, anxieux et désespéré comme tout et Kysilin, rayonnante dans tout ce beau monde, assise sur un banc à jouer avec une mèche de ses cheveux. Son visage réchauffant le cœur meurtri du presque chevalier, c’est juste à côté d’elle qu’il prit place sur le banc, lui souriant à pleine dents en cette journée spéciale.

-Bonjour, toi. On a hâte au prochain discourt d’Elthor?

Louan souriait encore, heureux d’être en sa présence. Avec elle, il oubliait un tas de choses qui le rendait triste. Le jeune homme ne pourrait se qualifier d’amoureux fou. Simplement d’heureux. Et maintenant, il serait l’égal des chevaliers d’Émeraude qu’il vénérait tant. Au même titre que la princesse d’Opale. Voilà qui avait tout pour le réjouir. Une question le harcelait pourtant ; qui lui remettrait sa cuirasse et son épée, signe distinctif des chevaliers ? Si elle n’était plus là, l’adoubement s’annoncera un vrai cauchemar. Pour tous à la grande cour, aussi, d’ailleurs…

Elthor était le plus concerné, ayant perdu l'amour de sa vie. C'est sur lui que reposait maintenant l'attention tangible du futur chevalier. Sur lui et le drôle de numéro qui l'accompagnait. C'était un grand homme aux pauses fréquentes. À croire qu'il n'était pas seul dans sa tête, celui-là. Ce fut pourtant ses éclats de voix qui firent sourciller le jeune homme. Il s'exprimait comme s'il pensait double, comme s'il voyait double, bref, comme s'il vivait double. Le temps d'un battement de cil de l'ancien écuyer et hop! le voilà disparût du champ de vision général! Mais où avait-il pu aller en si peu de temps? Peut-être il maîtrisait la magie au point de changer d'endroit instantanément au désir. Ou encore il s'était creusé un trou et y était resté. Louan eut sa réponse en se levant et en approchant doucement et lentement du roi, laissé à lui-même.

Ce qu'il vit l'inquiéta. Le bras-droit d'Elthor était maintenant allongé sur le sol, aux pieds de l'altesse et semblait endormi. Le maître magicien ferma les yeux, cherchant une quelconque agitation mentale de la part du jeune homme, mais rien ne lui parvint.


-Étrange...murmura-t-il.

Louan regarda soudainement Elthor dans les yeux. Ces derniers ruisselaient d'une tristesse profonde, voir d'un deuil inachevé. Exactement comme le sien. Voir un tel regard ne faisait que rappeler à Louan comment lui-même était triste. Personne ne devrait subir ça, surtout pas un roi important.

-Je m'en occupe, Votre Altesse. Je ne serai pas long. Vous pouvez commencer les festivités sans moi...

D'un bras, le maître-magicien tira l'homme du sol et passa son bras sur ses épaules. Certes, l'inconscient ne marchait pas, mais tenir le bras droit du roi comme mort ne rassurerait certainement pas les fêtards accumulés au château. Donc, le chevalier se vu forcé de jouer la comédie, réclamant d'un signe de tête l'assistance de cette chère Kysilin alors qu'il se dirigeait vers les portes du château.


Dernière édition par Louan le Mer 16 Sep 2009, 20:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter) Mar 15 Sep 2009, 20:57

Le soleil commençait déjà à décliner lorsque Curtis prit conscience de l'heure qu'il était. Adossé sur ce rocher tant de fois visité, ils s'était délaissé à l'abime de ses pensées. Réfléchissant au cycle qui s'achevait... Ses yeux ternes se perdaient dans l'infini du ciel... Çà et là, des nuages balafraient la teinte orange du ciel, alors que le crépuscule laissait lentement place à la nuit. Demain déjà, Isklive le quitterait, et ce serait à son tour de prendre un écuyer. Il avait beau rester froid et neutre, il ne pouvait s'empêcher d'être peiné par leur séparation. Durant cinq ans ils avaient fait vie commune. Il avait tenté de lui inculquer ses valeurs, de lui transmettre son histoire. Maintenant, il ferait de même avec un autre élève. Il ne doutait pas qu'il y soir prêt. Du moins, qu'il le soit tout autant que lui l'avait été cinq années plus tôt... Il n'aurait pas pensé s'attacher autant à lui. Arpentant une nouvelle phase de sa vie, il s'était malgré lui rapproché du reste du monde. S'était rapproché de ses frères. Même si il demeurait l'être poète et asocial qu'il avait été, il avait fait un pas de plus vers l'humanité. Mais, de plus en plus, il ressassait ces perdues qu'adolescent froid qu'il avait été. Où durant des nuits entières il pouvait profiter de la sérénité et la solitude de ce lac qui s'étendait à ses pieds. Alors que sa vie n'avait sens, que s'ouvrir à ces nuits fraiches et goûter leur parfum fruité. Combien de fois des notes cristallines s'étaient échappés de son Ocarina, alors que, sur la plus haute tour du château, il s'abandonnait à la nuit. Nuit où, écuyer sans maître, il s'ouvrait à d'autres pans...

Oui, le temps avait passé, et les choses telles qu'il les avait connues autre fois s'en étaient aussi allées, ne laissant que souvenirs derrière elles. Mais ce n'est pas pour autant qu'il les regrettait. Mais déjà, demain un autre cycle s'offrait à lui. Un nouvel écuyer, un homme à forger... Il devrait se montrer à la hauteur, il ne pouvait se permettre de perdre un écuyer si guerre il y aurait. Et guerre il y aura... Il devait le faire pour Lyra, il devait le faire en sa mémoire...

Curtis ferma les yeux, les garda clos quelques instants... Il poussa finalement un soupir avant de se relever, se retourner. Délaissant l'étendue miroitante derrière lui, délaissant son rocher, délaissant ses réflexions. Ses pas le guidèrent jusqu'à l'orée du bois. Orée où il avait délaissé sa monture, Crinière d'ombre. Il monta sur ce dernier. Puis, d'un coup de talon, il fit prendre au pur race la direction du château. Alors que les sabots résonnaient par delà les géants centenaires, il se questionnait sur l'avenir du continent. Déjà, par deux fois, ils avaient dévié l'empire de son but. Mais parviendraient-il encore une fois à accomplir leur mission. Les cieux manquaient de clarté, surement plus qu'il ne l'avaient jamais été de son vivant. Mais une chose demeurait certaine, ce qu'il parvenait à y lire était sombre, et la victoire aurait un tribut, un lourd tribut...
Alors que ces sombres pensées continuaient de juguler dans sa tête, les chemins de terre se faisaient plus large. Tout comme les ombres murailles de la forteresse qui se rapprochaient. Quelques instant, le chevalier laissa choir son regard sur les remparts. Alors que le crépuscule laissait la nuit étendre sa réalité sur le monde, les torches, une à une, s'enflammaient sur les remparts. Le son du glas retentissant dans l'air de la nuit, Curtis talonna sa monture, de peur que le lourd pont de bois ne soit remonté avant qu'il n'atteigne la cour. Laissant Crinière d'ombre donner libre cours à ses ébats, c'est au galop que sa monture pénétra dans la cour pavée.
D'un revers, Il tira les rennes de son destrier, stoppant sa course net. Confiant ce dernier aux palefreniers, sans accorder à ces derniers plus d'un bref salut, il prit le pas en direction de l'aile des chevaliers.

Déjà, ses frères s'étaient réunis dans la salle commune, Savourant un dernier repas en tant que maître et écuyers. Le lendemain, il n'y aurait plus aucune distinction entre eux. Ils seraient tous l'égal l'un de l'autre, maître ou écuyer... Même si ceux qui les avaient élevé, à jamais, resteraient leur protecteur, ils étaient maintenant frères d'armes. Un des choses qui pouvait marquer deux êtres de l'une des plus forte relation qui soit. Franchissant la grande porte qui symbolisait l'entrée de la salle à manger, il se dirigea vers le bout de la première tablée, Laissant Isklive à ses discutions avec Lyon. S'emparant d'une miche de pain et d'un bol de ragout, il fit un repas frugal avant de quitter la salle. Il n'avait guerre la tête à passer une longue soirée en compagnie de ses confrères, il préférait le calme à cette première alternative. D'une démarche sereine, il monta les marches qui menaient jusqu'à ses appartements, arpentant le long couloir qui y menait, il franchit finalement la porte de sa chambre. Il se défit de ses armes avant de s'approcher de la lucarne. S'adossant à cette dernière, il croisa ses bras sur sa poitrine avant de perdre ses yeux dans la nuit. Le ciel, dégagé, annonçait une chaude journée, comme bien souvent elles l'avaient été en ce jour d'adoubement.

Après qu'il s'eut passé quelque chose de plus frais, il se fit refuge dans la bibliothèque, offrant la paix à son âme dans quelque recueil de poèmes. Spécialement dans quelques odes à Nocturne, déesse lunaire. Celle que Curtis avait toujours fervemment priée. Celle en qui, enfant, il avait trouvé refuge. Les heures qu'il avait passé dans ce sanctuaire de connaissances, il ne les contait plus, même si il en avait passé bien plus en dehors de ces murs. Il laissa les vers de ces quelques composition l'inspirer quelque temps, puis l'appel de la nuit se fit trop fort. Refermant le manuscrit, il le replaça sur une tablette, avant de quitter la bibliothèque, avide de l'air frais de la nuit. Longeant les couloirs vides du château, il se rendit jusque dans la cour. Traversant les pavés, il se dirigea vers le rempart est... Une brèche qu'il connaissait depuis bien longtemps était masquée par un buisson épineux. Mais cette porte dérobée ne lui avait pas échappé.
Quelques minutes plus tard, c'est sur la voie de terre qui menait au bourg que ses bottes se posaient. Traversant ce dernier, il continua en direction de la proche forêt. Ces lieux étaient de loin ceux où le chevalier avait pu trouver le plus de sérénité, du moins, dans les terres d'émeraude. Peuplées de rares prédateurs nocturnes, le doux murmure d'un ruisseau n'offrait de son plus cristallin et serein. Source de plénitude et d'inspiration, il se complaisait à écouter ce dernier, adossé à quelqu'arbre centenaire. Et, comme bien souvent, c'est ce qu'il fit... Alors que la plupart de ses confrères avaient déjà gagné un sommeil profond et restaurateur, lui, marchait sur quelque sente nocturne, à la recherche de plénitude... Il ferma alors les yeux, laissant le clapotis l'envahir, s'y fondant. Lentement, il laissa les battements de son cœur s'apaiser, laissant le calme l'envahir. Il se représenta le ruisseau qui coulait le long de la roche, il sentit les gouttes heurter le sol, quelques mètres plus loin, avant de s'y fondre. Puis, lentement, il se fondit dans la nuit, Prenant conscience de chaque lien étroit qui l'y liait, les comprenant pour finalement s'y laisser aller. Créant un équilibre fragile, mais extrêmement puissant.


Ce n'est que plusieurs heures plus tard qu'il sortit de sa transe, serein. Un rapide coup d'œil vers la lune lui apprit que la nuit était bien avancée, il ne restait guère que quatre heures avant l'aurore, cinq tout au plus... Reprenant la direction du château, il coupa à travers les près, Décidé à regagner les hautes murailles rapidement. Quittant sa solitude, il pénétra dans l'enceinte d'émeraude. D'un bref signe de tête, il salua le corps de garde qui se faisait relever, notant au passage la présence d'Alastor, le nouveau chef de la garde royale. Un homme sec et autoritaire, on voyait bien aux regards que lui portaient ses hommes qu'il n'admettait aucun débordement.
Il pénétra dans l'aile par la porte principale. Alors que cette dernière grinçait, il constatait que la salle commune était vide. Seul l'odeur de nourriture et les braises mourantes de l'âtre étaient là pour témoigner de la soirée qui s'était achevée quelques heure plus tôt. Il accéda au premier étage par les escaliers, traversant l'incontournable couloir qui menait à leurs chambres. Pénétrant dans la sienne, il s'arrêta quelques instants. Posant son regard sur Isklive, dormant à poing fermés. C'était la dernière nuit qu'il passait dans cette pièce. Son absence serait bizarre. Lui qui cinq années durant avait tout partagé avec le chevalier, allait à son tour prendre son envol. Mais il le garderait à jamais dans sa mémoire. Son premier écuyer, un "petit frère" qui resterait inscrit dans ses souvenirs. Il continua ensuite vers son lit, s'allongeant sur sa paillasse, il croisa ses bras derrière sa nuque, les yeux rivés sur le plafond...

Mais, laissant le silence le gagner, il ne parvint pas à trouver le sommeil. Son esprit, encore trop aigu, l'empêchait de s'endormir. Il délaissa finalement le plafond pour un paysage un peu plus captivant.
Comme autrefois, il se dirigea vers la tour est. Là ou il avait passé tant d'heures avec Jeni. S’adossant au muret de pierre, il tira l'ocarina qu'il avait emporté avec lui * Comme autrefois * pensa-t-il. Il reprit un air que bien souvent il avait joué. Alors que quelques notes cristallines s'échappaient de son ocarina, il ferma les yeux. Laissant la mélodie l'envahir, laissant ses doigts se souvenir des accords.

La mélodie retentit plusieurs fois dans la nuit, avant que ses doigts ne délaissent finalement l'instrument. Laissant sa tête aller contre la pierre, il ferma les yeux. Depuis combien de temps n'était-il pas revenu ici, quatre ans, peut-être cinq..? La dernière fois qu'il y était monté, c'était avec Jeni. Ils avaient passé l'entier de la nuit à parler, les yeux perdus sur l'horizon. Ce n'est qu'au petit matin qu'ils s'étaient quittés, alors qu'elle regagnait la chambre de son maître...
Il se ramassa, avant de se rétablir sur ses jambes, d'un souple mouvement du bassin. D'ici, il sauta sur le rebord du muret, avant de se laisser tomber sur la toiture. Il s'approcha ensuite du rebord, pour finalement s'asseoir sur les tuiles noires.
Il resta ainsi perché le restant de la nuit, laissant les heures défiler, alors qu'il réfléchissait aux réjouissances du lendemain...

Très tôt, charpentiers et serviteurs se mirent à transformer la cour. Le soleil pointait à peine à l'horizon avant que les chariots attelés, remplis de lourdes poutres ne fussent déchargés dans la cour. Mais vu le nombre de personnel et de matériel déplacé, les festivités s'annonçaient bien plus importantes que les années précédentes. Au fur et à mesure que le temps passait, la cour commença à se remplir, tandis que les différentes structures se formaient. Même si, seules les bâtisseurs étaient présents, la cour était déjà bondée. Bien qu'il les supporte, Curtis n'aimait pas les grandes foules. Il n'aimait pas avoir affaire avec beaucoup de monde. Mais avec la réputation grandissante des chevaliers et les nombres d'élèves présents dans les classes, ce n'aurait su être différent. Le chevalier remarqua d'abord toute une série d'échoppes que différents paysans montèrent. Puis, l'odeur des copeaux attira son regard vers deux arènes montées pour l'occasion. Finalement, au milieu de la foule se dressait une large estrade où les chevaliers se joindraient à leurs écuyers. Au fil des heures, une foule se massa de plus en plus devant les grandes portes. Paysans, forains ou encore marchands, tous semblaient se réjouir de cette journée. Alors que la cour se remplissait petit à petit, les heures passèrent. Curtis fixait la cour, errant dans ses pensées. En fait, une partie allait pour Lyra. Elle avait promis être là pour l'adoubement de ses écuyers, mais Curtis en avait douté, et ce n'avait pas été infondé.

Depuis déjà un an les évènements du désert s'étaient écoulés, et depuis déjà un an Lyra les avait quitté. Mathys aurait du reprendre les rennes de l'ordre, mais la grossesse de sa nouvelle femme l'en avait empêché. Il avait donc été dit, d'un commun accord qu'un nouveau chef serait nommé aujourd'hui. Mais il ne voyait pas qui aurait pu assumer cette place, si ce n'était Mathys ou Evaliyah. Ils demeuraient parmi les plus anciens et les plus méritants chevaliers. Mais même si ils semblaient en avoir l'étoffe, aucun de ces deux êtres ne voulaient assumer les responsabilités d'un tel rôle. En perdant Lyra, ils avaient perdu le pilier de l'ordre. Et, par expérience, Curtis savait que cette situation ne saurait durer trop longtemps. Par une fois dans le passé Lyra avait disparu. À peine un an et demi après, l'ordre avait été déserté, et ses codes délaissés. Les rares chevaliers qui étaient restés avaient, pour la plus part, pris de mauvaises habitudes, délaissant l'entrainnement de leurs écuyers, s'abîmant dans de sombres idées. SI un nouveau chef n'était pas nommé aujourd’hui. Il doutait de l'efficacité de troupes démoralisées face aux soldats d'Iraneth...

Alors qu'il était perdu dans ses desseins, Elthor prit la parole, s'adressant à son peuple. Il commença par servir leur servir un discours sur la présence des chevalier, et sur leur loyauté à leur royaume. Mais Curtis ne se sentit pas le cœur à écouter ce discours. De plus qu'il ne portait qu'une tunique et une paire de braies. Il se devait d'enfiler quelque chose de plus seyant pour la cérémonie d'attribution. Du toit, il prit la direction d'une des esplanades du château. Il regagna rapidement sa chambre. Comme il s'y attendait, l'aile était complètement vide, pénétrant dans sa chambre, il se dévêtit rapidement. Il passa ensuite une chemise noire couplée d'une pare de braies. Il passa son armure et la coupla avec une paire de canons d'avant bras. Passant ensuite l'épée de l'ordre à sa ceinture, il quitta finalement sa chambre. Quand il déboucha dans la cour. Le roi avait terminé son discours, et la foule vaquait à nouveau à ses occupations. Contournant l'amas de visiteurs, il opta pour un coin plus tranquille de la cour. S'adossant à l'ombre d'une muraille, il croisa ses bras sur son torse, attendant la suite des festivités

[Désolé, la partie du présent est mauvaise mais je feel pas très bien ces temps si, désolé....]
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MessageSujet: Re: Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter) Mer 16 Sep 2009, 09:06

Ambre était accoudée à la fenêtre du dortoirs des filles et semblait extrémement pensive et inquiète. C'était aujourd'hui que l'attribution des nouveux écuyers d'Emeraude avait lieu et la jeune fille avait peur de ne pas être à la hauteur du nouveau rôle qu'elle allait jouer car cela faisait à peine quelques jours qu'elle avait enfin repris goût à la vie et qu'elle se comportait en élève normal et joueur. Heureusement pour elle, personne n'avait voulu lui poser des questions au sujet de son changement de comportement et de caractère. Mais en ce moment, elle n'avait pas dormi de la nuit tellement elle était en état de panique. Si elle ne devenait pas écuyer, jamais elle ne pourrait pas devenir chevalier et ainsi venger la mort de ses parents. C'était son souhait le plus cher de retrouver l'homme qui a assassiné sa famille et lui faire regretter son geste. Son coeur était encore gonflé de haine malgré son changement de caractère.

Ambre finit par aller se préparer en espèrant devenir écuyer d'Emeraude mais elle songea soudain à quelque chose auquel elle n'avait pas pensé. Elle refusait que les autres connaissent son histoire et les événements qui l'ont rendu aussi malheureuse mais si elle devient écuyer, elle ne devra plus mentir aux chevaliers et dire la vérité même si c'est contre sa propre volonté. Elle réfléchit donc un court instant à cette situation puis elle soupira de découragement.

*Dans tout les cas, la vérité se saura un jour ou l'autre et je suis bien trop honnête pour oser mentir à qui que se soit au château.*

Mais elle finit par oublier cette pensée et elle finit par sortir du château pour se rendre dans la grande cour qui était remplie de monde. Elle se souvint aussi que c'était aujourd'hui que la plupart des écuyers devenaient des chevaliers. Toute cette foule immense inquièta légérement Ambre qui choisit de rester un peu en retrait. Décidément, elle aura vraiment tout eu en peu de temps mais préféra ne pas s'en plaindre. Elle attendit patiemment que le roi annonça enfin l'attribution des futurs écuyers aux chevaliers d'Emeraude.
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MessageSujet: Re: Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter)

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Adoubements et attributions (ouvert à tous, venez fêter)

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