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Deux assassins, une victime. [PV Dhénon]

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Sibylle
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MessageSujet: Deux assassins, une victime. [PV Dhénon] Mar 03 Oct 2017, 19:34

Une coupe de vin à la main, un masque coloré couvrant la partie supérieure de son visage, un sourire charmeur sur les lèvres, Sibylle discutait distraitement avec un jeune noble qui tentait de lui faire la cour. Il était vrai que sa chevelure, d’un blond si clair qu’il paraissait presque blanc, tombant en cascade de boucles sur ses épaules avait attiré l’attention de plus d’un gentilhomme, certains avec des intentions nobles, d’autres dont les desseins s’avéraient moins honorables. Bien que son non-verbal semblait encourager le jeune homme, ses yeux communiquaient une toute autre histoire. Toute la soirée, ses yeux s’étaient dirigés vers un homme, habillé richement, portant un masque aux allures princiers. Il n’avait nullement été difficile pour l’assassin de reconnaître sa cible, Lord Mansel, l’organisateur de cette soirée remplies d’extravagances les plus somptueuses les unes que les autres. L’homme possédait une immense fortune, un énorme domaine et aucun héritier, puisqu’il était encore très jeune, et qu’il préférait une vie plutôt libertine à celle d’homme marié. La jeune femme ne pouvait que le comprendre et admirer cette façon de vivre, s’étant elle-même mariée sachant que son époux périrait peu de temps après afin qu’elle hérite de sa fortune.

Sibylle connaissait pratiquement tous les visages présents à ce bal masqué. Après tout, il rassemblait la noblesse du royaume de Rubis, dont elle faisait partie. Cependant, personne n’était en mesure de la reconnaître, d’abord en raison de son masque, mais ensuite parce qu’elle avait modifié l’ensemble de son visage, rendant sa chevelure plus claire, modifiant la couleur de ses yeux et changeant la forme de son visage. Reportant son attention sur son interlocuteur, elle plaça doucement sa main sur le bras du jeune homme, ce qui provoqua un sursaut chez ce dernier. Elle lui offrit son sourire le plus séducteur et replaça stratégiquement une boucle rebelle de sa chevelure. Tel qu’elle l’avait prévu, le jeune homme, prénommé Mathys, suivit des yeux le mouvement de sa main qui revint se poser sur le bras du jeune noble. Les musiciens proposèrent alors un rythme un peu plus lent. Mathys prit alors son courage à deux mains et l’invita à danser. « Je commençais à songer que vous ne m’inviteriez jamais. » Elle lui offrit un sourire énigmatique accompagné d’un battement de cils ravageur. L’assassin laissa sa coupe de vin sur le plateau d’un serviteur et pris la main que lui offrit son cavalier. Elle n’entretenait aucun intérêt pour ce jeune noble, mais la danse lui permettait de repérer les différentes issues de la salle de bal, d’évaluer les complications potentielles et surtout de tenter de se faire remarquer par sa cible, afin qu’elle puisse plus facilement l’entraîner à l’écart et s’acquitter de sa mission. Toutefois, ces deux dernières tâches s’annonçaient plutôt difficiles, puisque Lord Mansel n’avait d’yeux que pour une autre femme qui, elle devait l’avouer, jouait très bien ses cartes du mystère et de la séduction. Probablement une jeune noble cherchant un mariage fructueux. Pour un homme comme Lord Mansel, qui préférait les joies du célibat, il fallait certainement, pour une femme désirant l’épouser, éviter d’être ennuyeuse et cette coquette se débrouillait pour l’instant plutôt bien à cette tâche. Elle était toutefois bien jeune et commettait quelques maladresses, Sibylle en avait déjà noté quelques-unes. Le moment viendrait où elle pourrait elle-même jouer ses cartes.

Mathys prit doucement sa main et elle reporta son attention sur son cavalier. Les danses de l’époque nécessitaient peu de contacts physiques, selon les convenances. Cela satisfaisait plutôt Sibylle, puisqu’une danse avec contact dévoilerait nécessairement ses armes à son cavalier, notamment les dagues qu’elle portait à ses hanches, dissimulées sous un pan de tissu. Ils se mirent tous les deux en mouvement et elle dut avouer que le jeune noble s’avérait un fort bon danseur. La jeune femme le laissa la guider, comme il convenait. Ce tour de piste lui permit de remplir ses objectifs, notamment le repérage de sorties. Il n’y avait pas de gardes dans la salle de bal, mais elle se doutait bien qu’il y en avait à l’extérieur. Ainsi, sa seule option, si elle voulait s’acquitter de sa mission, était de sortir en compagnie de sa victime et surtout donner l’impression aux gardes comme à sa proie, qu’il ne risquait rien en sa compagnie. Cela ne s’annonçait pas du tout aisé puisque, contrairement à ce qu’elle avait espéré, Lord Mansel n’avait pas une seule fois porté le regard sur la piste de danse et n’avait par conséquent pas pu la remarquer. Un seul croisement de regard suffisait à Sibylle pour capter l’attention d’un homme. Cependant, cet échange de regard se faisait attendre et Sibylle voyait sa fenêtre d’opportunité d’action se rétrécir, ce qu’elle n’appréciait particulièrement pas.

L’assassin accorda à son cavalier le plaisir d’une deuxième danse, espérant par cette nouvelle musique plus énergique attirer le regard de sa future victime. Lorsqu’elle dut finalement s’avouer que cela ne fonctionnerait pas, elle forma un second plan dans son esprit, non sans être quelque peu vexée. On la remarquait toujours et cette petite peste qui occupait l’attention de sa cible commençait sérieusement à l’agacer. Les musiciens terminèrent enfin leur air et ils prirent un moment pour se reposer. Lord Mansel sembla trouver qu’il s’agissait d’un parfait instant pour se retirer avec sa douce, ce que Sibylle ne pouvait absolument pas permettre. Comment se débarrasser de cette peste sans attirer les soupçons de l’hôte du bal, qui manifestement, n’avait d’yeux que pour elle? Le moyen le plus crédible serait probablement de compromettre sa crédibilité, mais cela nécessiterait du temps, ce qu’elle n’avait pas, son client voulant à tout point que la mort se déroule pendant le bal. Il ne lui restait qu’une solution. Elle devait tuer la jeune peste. Et elle savait exactement comment procéder. Comme elle ne pouvait pas séparer le couple sans attirer les soupçons des suspicieux, l’assassin s’arrangerait pour que la jeune inconnue quitte par elle-même la compagnie de Lord Mansel. Sibylle s’excusa auprès de Mathys, prétextant devoir aller se rafraîchir. En effet, comme le couple naissant se dirigeait lentement vers la porte qui menait à l’extérieur de la salle de bal, cela lui fournissait un parfait prétexte pour se diriger dans leur direction. Tout comme elle marchait de façon nonchalante, elle porta la main à sa chevelure et retira une partie d’une breloque qui ornait sa coiffure. La partie retirée consistait en une tige, dont une extrémité était ornée d’un rubis et l’autre, énormément plus pointue, était enduite d’un poison agissant plutôt rapidement.

Sibylle passa derrière la jeune inconnue et la piqua au niveau du haut du dos qui était dénudé, tout en continuant sa route sans s’arrêter, de façon à ce qu’on ne la soupçonne pas. Sa victime sursauta lorsqu’elle sentit la piqûre, mais en parfaite courtisane, elle ne laissa rien paraître et continua sa conversation avec Lord Mansel. L’assassin replaça discrètement sa partie manquante à sa breloque, tout en attrapant un nouveau verre de vin. Si sa nouvelle victime avait bien été éduquée, lorsqu’elle ressentirait son premier malaise, elle s’excuserait pour se retirer afin de ne pas importuner son interlocuteur. Si elle n’avait pas reçu une bonne éducation, le bal prendrait aussitôt une autre tournure après la mort en public de la jeune fille. Cependant, la meurtrière avait bien deviné. Peu de temps après, elle s’excusa auprès de son cavalier et se dirigea vers la sortie. Celui-ci parut quelque peu décontenancé, voyant sa conquête disparaître devant lui. Il se mit alors à parcourir la salle des yeux, cherchant une remplaçante adéquate et Sibylle s’assura d’être celle sur qui il arrêterait son choix. Cela ne fut pas difficile, puisqu’il était apparemment plutôt empressé de conclure. L’assassin n’eut qu’à mordiller légèrement sa lèvre inférieur en lui offrant un regard coquin et le piège se referma sur lui. Il se dirigea tout de suite dans sa direction. Finalement, elle se prit à remercier intérieurement la jeune inconnue qui devait maintenant être morte. Elle avait fait tout le travail de séduction pour elle, il ne lui restait maintenant qu’à cueillir sa proie, qui se jetait dans ses filets avec empressement.

Lord Mansel inclina légèrement la tête et Sibylle lui présenta sa main, qu’il baisa en plantant son regard dans le sien. La jeune femme lui sourit. « Lord Mansel, vous êtes plutôt difficile d’accès ce soir. » Elle posa stratégiquement sa main sur la poitrine de son interlocuteur. « Il est injuste pour nous, pauvres femmes, que vous accordiez votre attention à une seule d’entre nous. » Elle mordilla sa lèvre inférieure une seconde fois en laissant descendre sa main. Le noble s’excusa en riant de ne pouvoir satisfaire toutes les femmes du bal. La meurtrière pouvait sentir le désir de sa future victime monter. « J’ai une confession à vous faire, Lord Mansel. » Il la regarda avec intérêt. « J’avais l’intention de profiter de ce magnifique bal avec mon époux, Lord Carlisle, cependant, il semble porter plus d’intérêt à Lady Rochefort qu’à sa propre femme. » D’un mouvement de tête, elle montra Mathys, qui courtisait plus qu’ouvertement Lady Rochefort. Bien sûr, elle n’était pas mariée à cet homme, mais personne n’avait besoin de le savoir. « Ainsi, je me disais que vous seriez peut-être intéressé à consoler une femme déçue. » Son ton ne laissait en rien montrer sa déception, et Lord Mansel, en libertin qu’il était, comprit tout de suite son invitation à une activité non-conjugale. Un sourire de prédateur se dessina sur les lèvres du noble et il agrippa sa main, tout en la guidant vers la sortie. Sibylle espérait simplement que la jeune inconnue qu’elle avait tuée s’était retirée suffisamment loin pour ne pas alerter tout le monde. Cependant, comme les gardes n’avaient pas encore alerté l’hôte du bal, elle ne pouvait que déduire qu’ils n’avaient pas encore retrouvé son corps. Alors qu’ils quittaient tous les deux la salle, l’assassin ne remarqua pas le mouvement dans l’ombre.

Lord Mansel la conduisit dans les somptueux jardins de son immense domaine. L’endroit était enchanteur et Sibylle se promit de faire construire un pareil chef-d’œuvre dans sa propriété. Ils prirent place sur un banc de pierre et l’homme retira lentement le masque qui couvrait une partie du visage de sa conquête. Leurs lèvres se touchèrent alors que la main droite de la meurtrière se posait sur la poignée d’une de ses dagues, située à ses hanches. Le moment était parfait pour attaquer maintenant.
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Dhénon
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MessageSujet: Re: Deux assassins, une victime. [PV Dhénon] Ven 06 Oct 2017, 10:23

Assis dans un coin assombris de la salle, le mercenaire scrutait les gens à la recherche d'un signe de colère, ou de rage. Il procédait souvent de la sorte pour trouver des clients, leur susurrant alors des propositions à l'oreille les inviter à tenter le coup. Malgré les croyances populaires, il n'était pas un assassin. Il était un mercenaire. Il n'oeuvrait pas nécessairement pour tuer. Il pouvait se contenter de blesser, provoquer la peur, le désarrois, ou qu'importe l'impact qui serait demandé, autant qu'il fut négatif. Qu'y était-il? Personne, une ombre. Un passager dans ce bar trop distingué pour ses habitudes inconnues. Sa bourse s'asséchait, il lui fallait des pièces s'il voulait poursuivre sa débandade quotidienne. C'est alors que le sérieux prenait le dessus et qu'il partait en quête d'un butin.

Il trouva rapidement sa proie. Il ne mit pas long à obtenir une quête, puisqu'il semblerait que c'était déjà son intention. Contrairement à ce que Dhénon voyait souvent, il n'y avait pas eu d'hésitation. Le client avait plus semblé réfléchir... avant d'accepter. La récompense était suffisante, il n'avait pas plus de question, il n'y en avait qu'une s'imposait. Devait-il souffrir? La réponse fut accompagnée d'un sourire, les effusions de sang n'avaient rien de plaisant à ses yeux si c'était là la question. L'apothicaire secoua la tête. Non, il n'agissait pas de sang, mais de poison. Il pouvait créer toutes sortes d'effets secondaires, propres ou pas, qu'il sente ses organes se tordre, sa trachée se boucher, ses yeux se révulser, peu importe la demande, il pouvait la remplir. Cela créa un petit moment de silence entre les deux interlocuteurs, sans doute ne s'attendait-il pas à une offre de service aussi complète.

Le verdict tomba. Il fallait qu'il souffre terriblement, qu'il sente ses organes se tordre et sa trachée se bloquer, et qu'il sache d'où vient sa souffrance. Évidemment, il devait mourir sans pouvoir parler. Un sourire mystérieux étira les lèvres du blondinet. Qu'il en soit ainsi. Ce Lord Mansel ne savait pas ce qui l'attendait... et Dhénon non plus en fait. Comment aurait-il pu deviné qu'il était le deuxième à qui l'imbécile confiait la mission? Il écouta soigneusement les indications. Son client semblait bien préparer. Savait-il qu'il pourrait l'aborder ici? Peut-être n'était-ce pas lui qu'il s'attendait à voir... mais ça, il n'avait pas à le savoir. Sa quête était fixée, il n'avait plus qu'à se mettre en mouvement.


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Un bal. Un grand bal, noble, grand et magnifique. Des tenues rivalisaient les unes avec les autres, les décorations étaient grandioses, la salle était bondée. Et surtout, tout le monde était masqué. Quel bonheur pour un assassin! Dhénon s'était procuré des vêtements de grandes qualités, de couleurs sombres, auxquels était agencé un masque tout simple, couvrant son visage de noir. Il avait opté pour des dagues dissimulées dans ses manches et ses bottes, afin de diminuer l'exposition à laquelle il se présentait. Il noua ses longs cheveux pâles au bas de sa nuque, ce qui lui donnait un air distingué qui aurait fait mourir de rire ce cher Beltram. Ce personnage ne saillait absolument pas à sa personnalité en dehors du travail. C'était, après tout, ce qui lui créait une parfaite diversion. Ses yeux pâles semblaient plus blême que jamais entouré par son masque sombre. Le bleu de ses yeux semblaient presque hypnotisant.

Tout d'abord, il s'installa contre un pan de mur de la salle et parcourut celle-ci du regard. Il prit un air ennuyé qui n'était pas loin de la réalité et se contenta de poser ses yeux sur la foule. Il ne mis pas longtemps à repérer sa victime, à quelques enjambées seulement de lui, bien accompagné par une demoiselle aux moeurs douteuses. Il ne lui restait donc qu'à attendre que celui-ci se retire pour mettre son plan à exécution. Les cris outrés de la dame ne serait qu'un bonus pour le spectacle qu'il allait donné. Pour patienter, puisque leur interaction semblait s'éterniser, il laissa son regard parcourir l'endroit et repérer les sorties. Quelqu'un s'approcha et s'installa près de lui, avec une phrase d'introduction cliché du genre : « Vous aussi vous ne danser pas? » qui fut sèchement accompagné d'un « Non merci, je ne suis pas de ce bord-là. » qui laissait un froid et le ramenait à la solitude.

Ah, cette douce et agréable solitude. Il détestait les gens, bien qu'il ne prenait pas de plaisir égoïste à tuer ou à martyriser les gens, il n'en était pas non plus fâché. Leur compagnie lui était insupportable, encore plus ces nobles condescendants qui se prenait pour d'autres. Ce Lord Mansel avait les mains longues, et de toute évidence, cela allait lui coûter cher. La mission venait-elle d'un mari jaloux? Ce serait fort probable, mais les motivations de ses clients ne lui occupaient guère l'esprit, et encore moins si le châtiment était mérité. Ses actes lui rapportaient des pièces qui lui servaient ensuite à vivre comme il l'entendait. C'était l'essentiel.

Le couple se mit enfin en mouvement. Discret, Dhénon se faufila parmi les gens et s'approcha de celui-ci avec l'intention d'utiliser la petite fiole qui patientait dans sa poche. De l'angle qu'il était, il vit très bien le geste de la jeune femme qui passa derrière eux, et particulièrement parce qu'il regardait à ce moment là, sinon cela aurait pu passé inaperçu. Ses yeux aguerris avec par contre bien compris la manoeuvre. Cette pauvre demoiselle n'en aurait sans doute pas pour longtemps. Le regard du mercenaire suivit la coupable des yeux. Il ne manquerait pas de la reconnaître et de s'en tenir loin. C'était un hasard particuliers de croiser de la concurrence dans un tel lieu, à un tel instant. Un hasard louche. Mais peut-être se faisait-il des idées. Il était évident, avec tous les regards qu'il avait noté qui se portait sur le duo, que celle-ci avait créer bien des jalouses. Il lui fallait rester prudent.

Lorsqu'il vit la dame s'excuser et quitter la victime tout en affichant un drôle d'air, il comprit aussitôt ce qu'il se passait. Du poison. Personne ne pouvait tromper son oeil. Un élixir artisanal probablement, agencé pour que les premiers instants soient constituer de nausée, sans doute, puis de vertige. La mort allait suivre rapidement, il en était sûr. C'était un choix judicieux pour éviter de sonner une alerte tout en l'éloignant. Peut-être n'allait-elle qu'être malade aussi... Si l'alerte était sonné, celui lui compliquerait les choses. Il fila rapidement derrière la jeune femme empoisonnée et la rattrapa alors qu'elle s'écroulait devant une porte. Elle recula à sa vue. « Je suis là pour vous aider. » dit-il d'une voix étonnamment douce. Il sortit quelque chose de sa poche. « Buvez. » Elle refuse. « Il ne vous reste que quelques secondes à vivre si vous n'agissez pas. » Elle hésita, mais se sentant faiblir, elle accepta ce qu'il versa dans sa bouche, il en mis aussi quelques gouttes sur sa blessure qui avait pris une teinte violacée, une bien drôle de couleur pour une aussi petite piqûre.

« Reposez-vous, je m'occupe du coupable. » fit-il en s'éloignant. « Consultez un médecin, je vous ai offert un sursis, pas la vie. » Puisqu'elle était une jeune femme noble, elle allait sûrement prétexter un malaise et rentrer chez elle, sans divulguer l'événement. Elle le remercia, mais il n'était déjà plus là. Il s'était dissimulé dans les ombres et fonçait vers son objectif. Le pire était évité. Comme il s'en doutait, la femme qui avait procédé à l'empoisonnement se pressait contre sa victime. C'était bel et bien de la concurrence, et il n'était pas question qu'elle lui prenne sa prime. Les choses ne se passaient pas comme prévu, mais il n'allait pas abandonner de si tôt. Son instinct lui soufflait qu'elle était dangereuse, et il comptait bien faire attention.

Il suivit donc le couple dans les jardins, demeurant dans les ombres, et en usant même si besoin. Il utilisa son ouïe sur-développée pour suivre la conversation. Des paroles creuses, des jeux de séduction, rien qui ne soit pertinent. Il s'approcha pour bien pouvoir les voir s'installer sur un banc de pierre et s'embrasser. Il émit une mine de dégoût. Ses méthodes manquaient véritablement de classe. Une putain. Il y en avait plein des putains de ce genre à Rubis, il en avait entendu parler. Faisait-elle partie de ces filles qui se croyaient au-dessus du monde, mais qui ne valait même pas un seul homme de sa guilde? Il la vit mettre la main sur une partie de son corps qui se rondit rapidement. Une arme. Cette garce allait lui piquer son contrat. Pas si vite. Plusieurs choix s'offraient à lui, qu'allait-il fait? L'attaquer elle? Ou lui? Il avait planifier de l'empoisonner au beau milieu de la salle de balle. Elle avait tout fait foirer. Il pouvait toujours jouer la comédie... qu'il en soit ainsi. Habillé comme il était, il était parfaitement adapté pour le rôle.

Sortant de l'ombre bruyamment, il s'exclama, sur un ton outré : « Ma chérie! Mais que faites-vous donc là... Lord Mansel, vous devriez avoir honte de vous en prendre à une femme mariée. » termina-t-il sur un ton menaçant. Comme elle protestait en niant leur lien, il fit un pas menaçant vers l'avant. « Comment oses-tu me faire le coup à nouveau... il a fallut que je sois bien dupe pour épouser une garce dans ton genre. » Ne sachant plus qui disait la vérité, la proie s'éloigna de son ennemie. Il n'avait nul envie d'être pris dans un scandale de couple marié. L'éclat du regard que Dhénon posa sur Sibylle eut un échos. Elle ne pouvait que deviner à son regard meurtrier qu'ils avaient une même cible. Il s'avança rapidement et lui saisit le poignet qu'elle avait glissé dans son dos et le tordit, la faisant lâcher un petit cri... ainsi que la lame. Leur hôte ne savait plus quoi dire et fixait la lame avec un drôle d'air.

Soudain, son visage sembla s'éclairer et il tourna les talons. « Oh ça, certainement pas... » grommela le mercenaire qui préférait faire dans le discret. Il bondit avec une rapidité impressionnante et plaqua sa main sur la belle gueule. En tirant brusquement vers l'arrière, il fit basculer le corps de sa victime qui tomba sur le dos en bruit mas. Il plongea la main vers sa botte pour saisir sa dague, mais la putain s'attaqua à lui. Il devait encore empoisonné son arme... il évita son attaque et plongea la main dans sa poche pour saisir la fiole.
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