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Ce que l'on s'aime [Libre]

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Miyäck
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MessageSujet: Ce que l'on s'aime [Libre] Lun 11 Sep 2017, 10:47


But we're only Humans.
And we bleed when we fall down.

- Christina Perri



La vie évolue souvent dans des directions inattendues. L’Elfe en était la preuve vivante depuis des années. Assise sur son siège de bois proche de la fenêtre donnant sur la cours, elle observait son époux et son beau-fils tenter de réparer la table qui allait leur servir pour le repas du soir. La saison s’était rafraîchie avec les pluies mais il faisait aujourd’hui assez beau et assez chaud pour profiter d’un repas à l’extérieur. Aujourd’hui était le jour tant attendu par ce qu’ils étaient autrefois : Celui de l’attribution. Le huitième mois de la cinquième année… Un jour de célébration où tous les cœurs attendaient fébrilement le sage jugement de Lyzann. Qui allait passer ? Qui devrait redoubler d’efforts ? Avec qui allait-on passer les cinq prochaines années de notre vie ? L’Elfe soupira de nostalgie en observant la petite Chloée courir partout. Tous les élèves avaient du faire leur choix… Repartir chez eux ou continuer un apprentissage magique à la Tour des Mages.

D’un air décidé, elle se releva pour partir en direction de la cuisine où l’y attendait un chaudron déjà fumant. Ce soir ils n’auraient pas de banquet de célébration dans leur grande salle commune. Ils ne taperaient pas les poings sur les grands bancs de bois ou sur leurs cuisses au rythme des chansons de Zäck et Elros. Tout ceci allait pouvoir se réaliser… mais chez eux. Dans cette petite ferme qui avait été officialisé comme étant une annexe de l’Aile des Chevaliers tant ses habitants faisaient au final tous partis de l’Ordre. Ils en riaient d’ailleurs souvent. Le comble de la chose a voulu faire de ce lieu le nouvel endroit officiel de leurs rencontres puisque l’Ordre avait été dissout depuis trois ans déjà. Le temps passait bien trop vite…

Certains d’entre eux avaient réussi à trouver une nouvelle voie dans leur vie. D’autres ne savaient toujours pas vers quoi se tourner… Fort heureusement pour elle, l’Elfe à la chevelure rose avait toujours su vers quoi se diriger depuis longtemps. Son titre de guérisseuse était connu depuis bien longtemps et n’était plus à faire. L’annexe de la ferme qui servait autrefois de chaumière à Lin servait désormais d’hôpital pour les malades nécessitants des soins constants. Miyäck recevait tout de même beaucoup de visites de passage, occupant toutes ses journées. Plusieurs Chevaliers s’étaient même groupés pour lui venir en aide avec tout ça. Malgré le bon tournant que la vie lui offrait –car elle ne voulait pas se voiler la face, la guerre n’avait jamais été qu’un fardeau pour elle– certains n’arrivaient pas à trouver leur voie et cela la chagrinait assez. L’Ordre était sa famille. Celle qu’elle avait choisit envers et contre tout. Tous avaient à peu près la même histoire… Des parents voulant la gloire d’un enfant magique. Ou se décharger d’une bouche à nourrir. Parfois des dessins plus sombres… Mais tous avaient été mit là envers et contre tout, l’idée en tête qu’il n’y avait rien de mieux au monde que de faire parti de cet Ordre autrefois prestigieux. Qui étaient-ils après tout ça ? Ils avaient été entraînés toute leur vie à la Chevalerie. A l’altruisme inné et au don de soi. A la guerre, notamment. Entraînés ardemment tous les jours au combat et aux armes. Des êtres doués de magie qu’ils avaient pratiqué sans relâche. Et aujourd’hui, qu’étaient-ils après tout ça ? Des êtres déchus. Ils ne pouvaient même plus se diriger vers ce dont ils excellaient : Magie et Combat. L’armée et la Tour des Mages leur avait été formellement interdit comme reconversion.

Après une heure à taper sur la planche de bois bancale, Evrard, Zäck et Elros avaient réussi à réparer la grande table sur laquelle ils allaient déguster leur festin du soir. Car même si l’officiel n’était plus de mise, aujourd’hui signait le jour de la fin de l’apprentissage de Kolth et son passage à l’âge adulte. Le deuxième et seul écuyer de cette génération avait décidé de partir et prendre sa chance auprès de la Tour des Mages. Ce qui était louable après tout, il choisissait une voie lui offrant plus de possibilités et personne ne pouvait lui en vouloir. Mais Kotlh avait choisit de rester avec eux. Et il était temps de l’honorer comme il se devait.

Tout le monde finit d’arriver tandis que les habitants de la ferme terminaient de tout installer. Miyäck salua à la manière de leur Ordre chacun de ses frères et sœurs, tour à tour. Quand enfin tout le monde prit place autour de la grande table, l’ambiance fut de suite bien plus détendue. La ferme vivait à nouveau au rythme des derniers Chevaliers restant sur Emeraude. Ceux ayant choisit de rester. En bonne hôte, Miyäck se leva et tapa de son couvert sur le bois de la table pour attirer l’attention.

- Merci à tous d’être venus ici. Après ces dernières années… Je tenais à nous réunir officiellement en cette journée. Il me semble que je n’ai pas besoin de vous spécifier pourquoi ce jour est spécial, il l’est pour nous tous… Alors ce soir, je veux que l’on s’amuse, que l’on célèbre notre unité. Cette fraternité que nous entretenons et que j’ai toujours trouvé si belle. Aujourd’hui, je veux tous vous remercier de faire parti de ma famille. Celle que nous nous sommes construite. Et que nous continuons d’entretenir, en souvenir de tout ceux qui sont partis. En leur honneur, continuons de garder à cœur notre adage : Courage, honneur et justice !

Un large sourire se dessina sur les lèvres de l’Elfe tandis qu’elle entendis les échos de ses derniers mots résonner dans la tablée. Ce fut au tour d’Evrard de se lever, son verre à la main. Il vint encercler les épaules de sa femme, la ramenant contre lui. Puis, son sourire communicatif au visage, il acclama :

- Chers compares, chères comparses ! Sachez que ce soir et ces dernières années, je n’ai jamais entendu ma femme parler autant que dans toute notre vie de mariage ! Alors j’espère que vous vous estimez heureux de l’entendre plus que moi, fit-il en adressant un regard moqueur à l’Elfe qui se tenait à ses côtés, lui adressant un regard rempli de reproches feints. Sur cette précision… Je voulais vous rappeler que cette journée si spéciale pour nous… l’est encore plus pour quelqu’un. Aujourd’hui, Kolth, c’est toi que nous fêtons !

Je suis désolé mon gars, tu n’aura pas la belle épée, le beau fourreau et la belle tunique verte qui ne sied bien qu’à mon teint… Mais ce soir tu nous as nous. Et ce soir, malgré tout ce qu’il s’est passé ces dernières années… Tu es toujours ici. Alors voilà, gars, t’as du mérite. Et t’es sûrement un peu fou de pas avoir choisit d’aller étudier à la Tour comme Nerek… Mais ici, on aime bien les fous. Ca tombe bien non ?! Alors ce soir… Pour le passage à la vraie vie d’adulte de Kolth… Levons nos verres camarades !!


Miyäck observa avec fierté son époux s’exprimer à l’assemblée. Il n’y avait pas à dire, sa bonne humeur était toujours contagieuse et il avait toujours eu cette prestance devant un publique qu’elle lui enviait. La soirée allait enfin pouvoir commencer.

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Nassa
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MessageSujet: Re: Ce que l'on s'aime [Libre] Lun 11 Sep 2017, 13:53

Les journées depuis quelques temps étaient marquées par le même rythme, les mêmes habitudes, les mêmes occupations. Mais aujourd'hui faisait exception. Peut-être que la fête ne serait pas aussi grandiose que d'habitude, peut-être qu'elle ne serait pas synonymes d'une nouvelle génération et d'un nouvel espoir mais le banquet que Miyäck organisait signifiait bien une chose : l'Ordre d’Émeraude était toujours en vie, plus solide et soudé que jamais. Ils étaient plus que de simples soldats ou magicien, ils l'avaient toujours été. Ils n'étaient pas seulement des frères d'armes, ils étaient aussi une famille aussi bien que s'ils avaient été liés par le sang.

Cela faisait un peu moins de trois ans que Nassa habitait à la ferme de Miyäck et Evrard, suite à la proposition de Kolth. Le soutien que tous ses frères et sœurs d'armes lui avait apporté l'avait énormément aidé et elle pouvait aujourd'hui enfin affirmer sans mentir qu'elle se sentait bien. Elle avait aidé dans la maison comme si elle en avait été la propriétaire et c'était faite une place au milieu de toute la bande qui habitait la ferme, place qui lui avait peut-être sauvé la vie.

Nassa finit de coiffer ses éternelles boucles brunes puis enfila sa robe blanche avant de saisir Alec qui jouait sur le sol pour l'habiller. Elle était arrivée à la ferme à peine enceinte de quelques mois, complètement perdue et à présent elle était capable de s'occuper de son fils comme si elle avait fait ça toute sa vie. Serah notamment l'avait beaucoup aidé et au final, elle ne s'en sortait pas trop mal. Elles avaient vécue leur grossesse ensemble ce qui avait beaucoup rassuré Nassa sur pas mal de points. Lyn était né environ 3 mois avant Alec et Nassa était devenue à la demande de Zäck, sa marraine.

Alec avait 2 ans à présent, l'elfe n'avait pas vu le temps passer. Bien qu'il soit encore petit, il ressemblait énormément à son père, tellement que parfois s'en était presque effrayant. Il avait le même air espiègle, le même visage et les mêmes cheveux blonds. De sa mère il n'avait hérité que des oreilles légèrement pointues et des yeux vert en amande. Une fois le bambin fin près, elle lui embrassa le haut du crâne et le pris dans ses bras pour rejoindre la salle principale où tous devaient déjà être présent.

Comme elle s'y attendait, il y avait énormément de monde et une bouffée de nostalgie l'envahie. Elle fit le tour de la pièce, son fils calé sur sa hanche, qui souriait à tout ceux qu'ils croisaient. Elle se rendit compte à quel point ils avaient tous perdu. Pas elle plus que les autres. Ils étaient dans le même bateau, ils l'avaient toujours été. Elle s'arrêta à la hauteur de Kolth. Ce grand jour lui était surtout destiné et Nassa était fière que l'on fête dignement son passage à l'âge adulte. Elle lui offrit une étreinte et un joli sourire avant de se tourner vers Zäck qui se tenait un peu plus loin. Elle alla lui embrasser la joue tandis que son fils s'amusa à saisir une des mèches blanches de l'ex-chevalier. Miyäck, enfin, les salua tous à la manière des Chevaliers, comme aux attributions avant d'inviter tout le monde à s'asseoir autour de la longue table de bois.

Leur hôte se leva pour entamer un discours comme on le lui connaissait, toujours aussi beau et qui rappelait à tous le lien si spécial qu'ils entretenaient. Les derniers mots résonnèrent dans l'air en une promesse forte qui était une douce musique aux oreilles de la jeune femme. Courage, Honneur et Justice. Ces mots étaient toutes leur vie. Alec tapa sur la table de ses petites mains comme pour approuver ce que les membres de l'Ordre avaient scandé ce qui fit sourire la jeune mère.

Elle ne savait pas encore qu'elle avenir elle réservait à son fils. Elle ne voulait pas le laisser obéir aux ordres de qui les avait humilier. Mais si un jour il exprimait le désir d'aller à la Tour, elle respecterait son choix. En attendant, ils avaient bien le temps d'y penser et il était encore petit. Rien ne pressait.

Ce fut autour d'Evrard de s'exprimer. Il leva son verre en honneur de Kolth, très vite imité par le reste de l'assemblée. La bonne humeur de l'ex-chevalier était contagieuse et bientôt les conversations s'élevèrent en un joyeux brouhaha. Un petit sourire sur ses lèvres, Nassa caressa les cheveux blonds de son fils qui était assis sur ses genoux la tête posée sur sa poitrine, le pouce à la bouche, en se disant que Ordre ou pas Ordre, elle n'aurait en aucun cas voulus être à un autre endroit à ce moment même.
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Kolth
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MessageSujet: Re: Ce que l'on s'aime [Libre] Lun 11 Sep 2017, 22:50



Because we know sometimes words have two meanings.


Aujourd’hui marquais une journée qui aurait été fort importante pour lui. Aujourd’hui, Kolth aurait, avec Nerek, été nommé Chevaliers et ainsi, des élèves auraient été nommé Écuyer. Peut-être en aurait-il même eu un. Pour marquer ce passage, pour ne pas oublier, peut-être, les anciens membres de l’Ordre avaient décidé de se rassemblé. Ce n’était pas la première fois qu’ils le faisaient, mais il y avait quelque chose de plus particulier qui volait dans l’air que les autres fois. Ils allaient profiter de la belle journée pour être à l’extérieur. Il fallait dire qu’au nombre qu’ils étaient, il auraient été un peu coincé à la ferme d’Evrard et Miyäck, mais il était persuadé que personne ne s’en serait plaint.  

Avec la dissolution de l’Ordre, on pouvait dire que Kolth faisait partie des quelques âmes égarée, qui ne trouvaient pas leurs voie, encore. Il avait continué ses entraînements comme si rien n’avait changé. C’était peut-être sa façon à lui de gérer la chose, de ne pas avoir l’impression que sa vie ne menait nul part. Encore heureux avait-il trouvé une façon de se rendre utile comme il le pouvait, que ce soit en aidant sur les fermes, les Chevaliers guérisseurs, aidant aussi pour quelques rénovations. Il ne savait parfois toujours pas encore s’Il valait mieux le nommé Kolth d’Émeraude, Kolth de Turquoise… Alors il préférait tout simplement Kolth. Kolth comme un Bâtard, sans nom, deux familles presque secrètes. Les Chevaliers, les Berserks. Une comme l’autre qu’il ne pouvait prononcer à sa guise, presque partout où il était. Il ne pouvait pas réellement se qualité de malheureux. Cela avait duré bien trop longtemps après la nouvelle et si parfois il se sentait tout aussi perdu, il préférait ne pas le laissé paraître. Le bon côté des choses avec sa condition était qu’on ne pouvait lire dans son esprit. Alors il souriait et faisait comme si de rien était. De toute façon, à quoi bon? Cela ne changerait rien. Il n’était pas le seul dans toute cette histoire.

Il ne fut pas intéressé à suivre la Tour, de toute façon, cela aurait été un combat qu’il n’avait pas envie de mener. Il était considéré comme l’Écuyer qui avait activement participer à la trahison de l’Ordre envers la décision du Conseil. Bande d’imbéciles heureux pincés. Cela n’avait rien à voir non plus au fait que l’un des Chevaliers ayant activement participer à cette mission suicide était son Maître, ni qu’on lui avait tordu un bras –et ont lui fit comprendre qu’il aurait pu jouer cette carte-. S’il avait participé, c’était parce-qu’il l’avait souhaité, Chevalier ou non. Lyzann était leur Cheftaine, elle était comme une mère pour tous, ils l’appréciaient tous et que ce soit elle ou un/une autre, jamais ils n’auraient abandonné l’un des leurs entre les griffes de l’Empire sans rien tenté. Voilà ce qui était fort aisé pour lui. Instinct peut-être, honneur, fratrie, comme vous voudrez. C’était comme ça et même lui l’avait sentie au plus profond de ses tripes et comme les autres, il comptait assumer les conséquences, avec eux.

Il n’avait pas trop de mal à se faire de l’argent, même si quelques rumeurs avaient rejoints certains de ses proches le concernant, ou qu’à rien qu’à lui voir la gueule parfois, on savait bien qu’il ne pouvait pas toujours tomber, ou se cogner, ou croisé quelconque saoulons. Non, Kolth participais à des combats clandestins et bien entendu qu’il votait pour lui. Lorsqu’il gagnait le pactole ça allait plutôt bien, mais ce n’étais pas toujours le cas… Et il n’avait pas toujours de quoi payer, alors ont le passait à tabac. Par contre, la veille, ce ne fut pas le cas. Il avait gagné! Il c’était donc contenté de se prendre une maigre part, pour séparer le reste en deux et le laissé dans la boite aux lettres des deux fermes respectives qui abritait la majorité des membres de l’Ordre. Ce n’étais pas grand-chose, mais c’était sa petite contribution financière à lui. Chose qu’il n’avouerait jamais… M’enfin.

C’est donc en se réveillant plutôt tardivement laissa échapper un grognement d’inconfort alors que ses côtes le faisait un peu souffrir et qu’il avait l’impression d’avoir l’arcade sourcilière complètement défoncer, que le jeune Berserk de 19 ans roula sur le dos, laissant une main retombé à ses côtés tandis qu’il sentait que celle-ci touchais un corps chaud. Se tournant afin de s’y blottir et de laisser ses mains parcourir la silhouette un peu intrigué, il réussit finalement à ouvrir un œil et repéra une jolie demoiselle à la chevelure flamboyante qui se contenta de gémir et de ramener les couvertures par-dessus son épaule. Ah oui, ça lui revenait… Enfin un peu. Il se sentait encore un peu trop bourré pour réfléchir clairement. Il ne se souvenait plus du nom de la jeune femme, ce qui était un peu malaisé en soit, tandis qu’il réalisait qu’elle portait une bague à sa main. Se tendant comme un arc, il se redressa pour réaliser qu’il n’avait pas la moindre idée d’où il se trouvait… Et qu’il y avait une autre fille sur sa gauche. Se massant la nuque en cherchant du regard ses vêtements, il se leva littéralement dans le lit et marcha le plus agilement possible pour sauter en bas et se retourner vivement afin de s’assurer de n’avoir réveillé personne. Bon sang, il avait pris quoi?!

Peu désireux de rester afin d’avoir des réponses –sa mémoire se chargerait bien de lui revenir en temps et lieux-, il s’habilla prestement, se contenta d’enfiler son pantalons et ses bottes, puis d’agripper sa chemise et quitté comme un voleur. Sortant de la pièce, il réalisait qu’il semblait être dans une Auberge. Filant en bas des escaliers et sortant sans demandé son reste, il dû poser sa main devant ses yeux quelques secondes et rata une marche, manquant de s’écroulé littéralement dans une des rues de la Cité d’Émeraude. Quelques regards se tournèrent vers lui tandis qu’il enfilait sa tunique et déambulait à travers les paysans déjà bien réveillée, eux, pour rejoindre la famille afin d’assister à la petite fête-souper. En chemin, il croisa une vitre qui pouvait lui offrir son reflet et… Ah merde. Il s’approcha d’avantage et fronça les sourcils en portant une main à son visage. Il pouvait bien avoir du mal à totalement ben y voir, l’un de ses yeux était si boursoufflé par les coups qu’il était à peine ouvert. Mouais, ça sonnait la remontrance à plein nez quand il arriverait…

Lorsqu’il arriva au lieu de rassemblement, la majorité étaient déjà tous bien présent et Kolth se contenta d’évité le plus soigneusement possible d’afficher le côté gauche de son visage, ce qui ne dura pas bien longtemps, alors que déjà Zäck, de ses yeux de faucon –il en était sûre- l’avait repéré de loin. Se contentant de chiper un morceau de pain pour étouffée son envie de renvoyé il-ne-savait-trop-quoi, en attendant l’arrivée des quelques retardataires, -fort heureux de ne pas être le dernier-, il donna un petit coup de main sur les derniers préparatif, évitant soigneusement Zäck qui fort heureusement, fut détourner ailleurs.

Prenant finalement place maintenant que tous était au rendez-vous, Kolth jeta un coup d’œil vers Miyäck qui prenait la parole, non sans attarder quelques secondes celui-ci sur Nassa qu’il gratifia d’un sourire –les bajoue pleines de pain- et faisant une grimace à Alec qui gloussa aussitôt en faisant de même. Les paroles de l’aîné avaient le don de réchauffé un peu le cœur du jeune Berserk qui malgré les années gardait tout de même, comme la grande majorité sans doute, un goût amer des évènements qui, bien qu’ils furent rapproché, les avaient tous touché, blessé.

- Couwwage, honneuww et juwtice !

S’écriat-il en cœur avec les autres, postillonnant malgré lui un morceau de pain qui vola au milieu de la table… Qu’il s’empressa de ramassé sous les applaudissements amusé d’Alec à qui il fit un… Maladroit clin d’œil pour foutre le morceau dans sa bouche. Voyant Evrard se lever à son tour un verre à la main, Kolth agrippa son gobelet lui aussi, buvant ses paroles avec grand intérêt. Plutôt heureux, envahis par la joie de tous d’être là. D’avantages soudés. Il gloussa à la petite vanne que celui-ci envoya à sa femme. Il se demandait si un jour il aurait une telle complicité avec une demoiselle, lui aussi, mais il était encore bien trop jeune pour réellement pensé à l’amour… Si son cœur accélérait ses battements parfois devant certaines, il mettait cela plus sur l’effet de ses hormones qu’autre chose… Donc bon. Cela n’était sans doute pas vraiment près d’arriver et il n’était pas pressé. Il n’était pas de ces rêveurs, il était, de toute façon déjà bien trop occuper à vivre au jour le jour avec ses petits soucis… Raciaux.

Prenant finalement une gorgée, il figea alors qu’il rabaissait son verre en notant qu’on s’adressait directement à lui. Han? Un peu surpris, il jeta un regard un peu curieux vers Evrard et se contenta finalement, réalisant ses propos, d’afficher un large sourire en hochant négativement la têtes. On l’avait bien eu! Il n’avait pas vue ça venir… Il leva son verre de pair avec les autres et pris une autre gorgée, bien heureux de cette petite attention.

-Nous n’avons pas besoin de Cérémonie ni de quelconque titre pour être soudés et ont en a une bien belle preuve ce soir, tout comme les précédents. Ma place elle n’est pas à la Tour. Vous m’auriez vue, là? Sincèrement? J’aurais été viré pour «danger publique», la magie ce n’est pas mon truc et puis, j’aurais été incapable de continuer à servir une patrie qui «nous» à renié, parce-que nous agissions comme une unité et qu’on refusait de laissé quelqu’un derrière! Pour moi, ont reste des Chevaliers. Un beau doigt d’honneur à ce Conseil qui a cru pouvoir nous séparé!

Bah quoi, Kolth avait toujours été un peu expéditif et là ils devaient tous savoir qu’il c’était sans doute retenu dans ses propos et de beaucoup. Oh, il avait appris -un peu- tout de même. Il ne fallait pas se méprendre. Il leva de nouveau son verre et jeta un (lol) coup d’œil à sa famille d’accueil, puis pris une gorgée avant que tous commencent à manger, discutant alors que le jeune Berserk laissait ses oreilles écouter les diverses conversation de près ou de loin tandis qu’il se remplissait la panse en se frottant un peu les côtes. Il était un peu songeur. Il n'y avait pas eu d'Irianeth sur les lèvres. Pourtant, l'Empire restait dans ses pensées. Si pour l'instant ils vivaient plutôt bien leur... retraite anticipé, il se demandait vraiment ce qui allait advenir d'Enkidiev s'ils n'étaient pas là pour le défendre. Il jeta un coup d'oeil vers Lyzann. L'envie de lui demander ce qu'elle ferait le démangeait. Elle devait bien avoir un plan? Quelqu'un devait bien avoir un plan? Ce n’était pas qu’il n’avait pas confiance à la Tour… Mais il misait pas mal plus sur les Chevaliers.

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Lyzann
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MessageSujet: Re: Ce que l'on s'aime [Libre] Sam 16 Sep 2017, 19:31

La douleur à son épaule le convainquit de se lever. Dans la pièce, mais aussi dans le couloir, le silence régnait. Un silence lourd pour elle. Elle se leva de son lit, aidée par la magie pour garder son équilibre. Son unique main se porte sur son épaule qu’elle massa tout en se dirigeant vers son armoire. Les dernières années avaient été dures… Très dures. Et elle était l’unique cause de cette vie aride. Elle avait repris conscience après plusieurs jours à fée, entouré de cette famille qu’elle avait cru ne jamais revoir. Elle les avait d’abord traités d’idiots en riant. Puis, la joie avait quitté ses mots lorsque lentement les répercussions de leur actes lui était parvenue. Ils n’avaient pas pu lui cacher rien. Lyzann finissait toujours par savoir. Elle avait dit ses derniers adieux à ce frère qui avait péris en la sauvant de son lit. Edric avait succombé à ses blessures alors qu’elle survivait miraculeusement. Elle avait crié pendant des heures pour faire évacuer cette frustration en elle. Il avait fallu que Miyäck lui donne quelque chose pour qu’elle cesse. Puis, alors qu’elle reprenait suffisamment de force pour rentrer à Émeraude avec les derniers vigiles de Fée, la missive livrée par des conseillés avait été sa dernière responsabilité à titre de Chef de l’Ordre d’Émeraude. Elle l’avait lu à haute-voix, mais il lui avait semblé que les mots ne venaient plus d’elle.

Elle avait passé les jours suivants chez Miyäck… Ou plutôt on l’avait forcé à rester en convalescence à la ferme. Les répercussions de son geste l’avaient démoli. Personne n’était arrivé à la faire sourire. Les contrecoups négatifs s’accumulaient effaçant les opportunités qu’elle avait crues possible. La mort de Ryan ne valait pas toutes celles qu’elle avait provoquées. Ni les pertes que l’Ordre d’Émeraude accumulait depuis. Lyzann avait désobéis à la guérisseuse et avait pris le chemin du château en pleine nuit à dos de cheval. Son corps avait souffert de cette randonné. Elle ne souvenait même plus comment elle avait fait pour embarquer sur sa selle. Elle se souvenait seulement avoir franchis le pont-levis alors que les gardes les abaissaient. Elle s’était laissé tomber de sa monture pour pénétrer en trombe dans l’aile des chevaliers. Vide… L’antre était vide… Sa cheminé nue. Elle s’était effondrée à genoux pour pleurer. C’était sa maison qu’on avait pillé. Elle était montée dans les couloirs supérieurs. Les portes laissées ouvertes derrière les départs de chevaliers avaient eu le même effet que l’épée de Ryan dans son épaule. À chaque porte, un nouveau coup. Evrard l’avait retrouvé les yeux vides, le regard amorphe, le corps échoué dans un coin d’une chambre vide depuis bien plus longtemps. Celle de Mathys. On lui avait raconté qu’elle s’était docilement laissé ramener à la ferme. Pour la désertine, il s’agissait d’une dizaine d’heures d’attente dont elle ne se souvenait plus. Son cerveau, conditionné à la prison de Pikay, avait juste cessé de fonctionner sous les coups de la douleur morale. Elle avait promis de ne plus retourner au château, seule. Elle avait respecté sa promesse. Elle avait demandé à Evrard de l’accompagné. Parfois Zäck, Dorianne, Nassa, Iris, Serah, Kyliam… Bref, ils ne l’avaient jamais laissé seule. Ça lui avait pris 1ans avant d’être capable de rester seule dans l’aile. Il avait été clair, et elle s’était fait un devoir d’être volubile à ce sujet, qu’elle retournerait vivre dans l’aile des chevaliers. On leur laissait ce doit à condition d’une rentre et bien, il l’aurait. Mais il était hors de question qu’elle renonce à cette chambre.

Elle retira sa chemise de nuit pour ensuite prendre un pantalon ample. Lentement, elle le fit remonter sur ses hanches et elle tira sur le cordon qui servait à le maintenir en place. Elle avait perdu beaucoup de poids durant les dernières années. Avec ses dents et l’aide d’un peu de lévitation, elle parvint à un résultat très satisfaisant. Elle passa par-dessus sa tête une chemise de toile blanche qu’elle ceintura d’une large ceinture de cuir. Cette fois-ci, la magie ne fut pas suffisante pour l’aider. Privée de sa main forte, l’ex-chevalière se contenta du mieux qu’elle pouvait faire. À la ferme, elle trouverait bien une âme charitable. Brosse à la main, elle retourna s’assoir sur le bout de son lit. De là, elle pouvait voir son reflet dans le miroir placé dans le coin. Incapable de coiffer ses cheveux, elle avait fait couper ceux-ci, ne lui laissant juste la tâche que de les brosser pour placer les boucles rebelles comme des chevaliers. Et voilà, elle était prête. Cela semblait court, mais en réalité elle y avait passé près d’une heure. Dans l’aile, une porte, peut-être deux avait claqué depuis qu’elle était debout. Elle quitta sa chambre pour se rendre directement dans la cours. Ses pieds toujours nues appréciait la température encore froide de la pierre. La saison des pluies avait débuté quelques semaines auparavant, mais certaines journées étaient encore agréables. Comme celle-ci. L’approche de la saison froide par contre l’obligerait bientôt à penser à une vie commune. Si elle parvenait à accomplir plusieurs choses par elle-même, elle restait tout de même dépendante. Le regagnait régulièrement la ferme Mivrard, d’ailleurs, pour combler ses dépendances.

Dans l’écurie, on avait sellé pour elle son cheval, mais on la laissa seule pour le monter. Sa main dans la crinière, un pied dans l’étrier et un peu de magie pour l’aider à transférer son poids. Il ne lui fallut que deux tentatives, cette fois-ci. Une amélioration qui la motivait. Essoufflée, elle guida son étalon vers le pont-levis. La journée n’avait pas encore atteint sa demi lorsque Lyzann arrêta son cheval prêt de l’enclos. Elle se laissa glisser de sa monture alors que Zäck ouvrait pour elle la barrière. Elle guida l’animal à l’intérieur avec les autres avant de retourner auprès de l’elfe pour le saluer. Il fut rejoint par son beau-père et d’autres venus aider aux préparatifs. Elle les serra dans son bras à tour de rôle avant de laisser Chloé la conduire jusqu’à sa grand-mère. Dans la maison, la désertine trouva l’aide dont elle avait besoin pour terminer sa préparation, mais ne resta point longtemps à l’intérieur où ses capacités culinaires étaient inutiles. Elle resta près de Chloé pour jouer avec elle à ses jeux innocents et l’encourager dans ses naïves entreprises. Lentement, ces visages familiers se rassemblèrent autour de la table. Lyzann appréhendait ce moment. Aujourd’hui, aurait dû marquer la dix-neuvième génération de l’Ordre d’Émeraude… Il n’y aurait pas de discours, d’encouragements, d’adoubement ou d’attributions… il n’y aurait rien de tout ça. À cause d’elle. Elle espérait seulement qu’on ne la forcerait pas à parler ou à sourire. Se faire toute petite était son but. Ne pas venir avait été une option très alléchante, après tout. Il lui semblait ne plus avoir sa place désormais parmi eux.

Ils semblaient animer d’une joie qu’elle ne pouvait plus ressentir. Parfois, elle se sentait coupable de ne pas profiter de cette seconde chance qu’ils lui avaient donné. D’autre fois, elle remettait en doute leur capacité de réflexion. La vie était simple pour les gens simples d’esprit, disait-on. Quoi qu’il en soit, ces simples gens dégageaient un amour inconditionnel. Les mots de Miyäck et d’Evrard lui confirmèrent qu’ils étaient toujours une famille. Cela l’émouva d’autant plus qu’ils avaient aussi connu la famille de Lyra. Ils avaient su rester fidèles même sans elle. Lyzann était parvenu à garder ce principe dans l’ordre. Et désormais, même sans cet ordre, ils étaient encore une famille. La désertine porta son attention sur Kolth, le seul écuyer à n’avoir pu être pardonné. Son discours prouvait bien les raisons de cela et son visage aussi. Ses dernières paroles laissèrent tout de même un gout amer à Lyzann. Ce conseil était aussi celui qui les avait unis. Le nouveau irrespect dont faisait preuve certains de ses frères et sœurs la décourageait. Les royautés avaient agis avec justesse. Lyzann avait déjà pris en considération qu’ils refuseraient de la sauver. Punir les désobéissants était de mises. Les dirigeants du continent avait bien fait. Quant à la Tour, elle n’avait rien à voir avec tout cela. Elle était une école avant tout. Et ses cardinaux n’avaient aucun pouvoir sur les autorités de l’ordre. Ils étaient deux entités complètement différentes. La tour ne dépendait pas de la Royauté d’Enkidiev au contraire de l’Ordre d’Émeraude. Ils étaient libres. Le repas débuta, mais l’appétit de Lyzann était toujours absent. La désertine s’excusa auprès de ses voisins de tables avant de se lever prétextant un oubli quelque part. Peut-être le trouverait-elle ailleurs loin des regards.


[hs : je suis toujours disponibles juste que j’aurais plus internet jusqu’au 25, donc je serai très lente à répondre]

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