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No more lies! [PV TREIZE]

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Avo
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MessageSujet: No more lies! [PV TREIZE] Mar 29 Aoû 2017, 08:49

C’était la première fois qu’il voyait une situation tourner aussi mal. Normalement, ils s’en sortaient toujours, sans trop de soucis ou de problèmes majeurs. Ouais, ils avaient eu leur lot d’emmerdes par le passé, ce n’était un secret pour personne, mais à ce point? Jamais. Leur mission avait tourné au vinaigre au moment où Treize s’était infiltrée dans l’auberge de la Rose Nacrée pour y récupérer un coffret serti d’or et dans lequel se trouvait un talisman qui servait de lègue dans la famille du demandeur depuis plusieurs générations. L’homme distingué d’un certain âge avait mandaté les Loups d’Acier pour récupérer ce mémento qu’il chérissait plus que tout et qui avait été dérobé par son cousin il y a quelques jours. Selon lui, il s’agissait d’un objet inestimable lui venant de son père qui l’avait reçu de son propre père, et ainsi de suite. Puisque cette mission ressemblait à tant d’autres déjà effectuées par Treize, Beltram n’avait pas hésité à remettre cette quête entre ses mains de jeune femme, sachant pertinemment qu’elle était plus qu’apte à faire le boulot. Évidemment, comme attendu, le fameux cousin était entouré d’hommes lourdement payés pour assurer sa protection : des mercenaires d’un clan adverse qui n’étaient pas réputés pour leur tendresse débordante. Bon après, au vu des talents de Treize et de son intelligence aiguisée, le rouquin ne doutait en rien de ses capacités à pouvoir duper ces connards.

Toutefois, ce que le chef des Loups d’Acier ignorait, c’était que l’un des hommes de ce fameux clan adverse possédait un pouvoir qui lui était propre : il pouvait voir la véritable nature des gens au-delà de leurs capacités extraordinaires. Si ce talent magique était inoffensif dans bien des cas, il s’avérait tout à fait redoutable lors d’un affront contre une personne telle que Treize. Dans cette optique, il n’était pas si étonnant d’apprendre que la semi-elfe s’était fait pincer au moment où elle sortait de la chambre louée par leur proie, coffre en poche et l’air de rien. Avo, pour sa part, avait attendu sagement à l’extérieur, surveillant les environs et profitant de son apparence canine pour passer inaperçu aux regards des passants. Après tout, qui désirait vraiment s’approcher d’un sale cabot de ruelle potentiellement aux prises avec une armée de puces et de tiques? Enfin… Hormis Treize elle-même…

Trépignant sur place, le malamute chignait en observant la fenêtre par laquelle sa copine avait disparu, de longues minutes plus tôt. Devait-il la contacter pour savoir comment ça se passait? Ou aboyer pour attirer l’attention vers lui? Bon sang, c’était beaucoup trop long! Se redressant sur ses quatre pattes, le canidé fit les cent pas, arpentant la ruelle et reniflant le sol dans le but évident de s’apaiser lui-même. S’il osait contacter Treize mentalement, il risquait de la déconcentrer et de potentiellement faire foirer toute l’opération. Et pourtant, il crevait d’envie d’entendre sa voix dans son esprit, de s’assurer que tout se passait bien dans le meilleur des mondes… Ah! Il devait apprendre à respirer par le nez et faire confiance à sa meilleure amie. Elle savait ce qu’elle faisait et n’en était pas à sa première infiltration. Si ça se trouvait, son anxiété mal dissimulée la rendrait plus nerveuse que nécessaire.

Alors qu’il semblait enfin reprendre le dessus sur ses propres émotions contradictoires, le pauvre métamorphe perçut – bien malgré lui – des cris et hurlements provenant de la fenêtre ouverte à l’étage supérieur de l’auberge. D’instinct, Avo se tendit comme un arc, les oreilles bien dressées sur son crâne alors qu’il fixait le point d’accès préalablement emprunté par la voleuse. Oh… Oh non non non non non!! Ça se déroulait mal!! Des bruits de mobiliers renversés se firent percevoir et à entendre les voix masculines beugler des ordres divers, le cabot comprit que sa meilleure amie avait été pincée. Son pire cauchemar était en train de se produire à quelques pas de lui et il ne savait pas quoi faire pour venir en aide à la seule personne qui comptait réellement pour lui. Son regard azuré se tourna dans un mouvement vif comme l’éclair en direction de la porte, mais avant qu’il ne puisse bouger le moindre muscle supplémentaire, une fenêtre au rez-de-chaussée éclata, laissant jaillir une jeune fille qui atterrit lourdement sur le pavé dans une roulade sommaire. OH BON SANG.

** [Treize] TREIZE!! Oh non, oh non!! Dis-moi que ça va! Chigna mentalement le cabot qui accourut vers elle pour la renifler de la tête aux pieds. Je t’en prie, Treize!! Qu’est-ce qui s’est passé?!! **

Peut-être était-ce grâce à l’adrénaline qui l’animait, mais sa compagne se dressa prestement, ignorant les éclats de verre qui trônaient au sol, sous elle. Une odeur ferreuse envahit les nasaux du cabot qui comprit rapidement que sa compagne était blessée. Avait-elle été poignardée? Ou alors était-ce simplement des coupures de verre? Il n’eut pas vraiment le temps d’investiguer davantage que cette dernière le repoussa pour lui éviter des coupures aux pattes dans un grognement de mécontentement qui ne laissait aucune place à la discussion. Les oreilles plaquées sur son crâne, l’animal sembla infiniment inquiet pour sa copine, gémissant comme un cabot anxieux sous la vue qu’elle offrait. À peine eut-il le temps d’ajouter quoi que ce soit que la porte de l’établissement s’ouvrit à la volée, laissant sortir une poignée de mercenaires à l’air visiblement furibond. Oh-oh…

Ni une, ni deux, la voleuse fut sur pieds, détalant comme si le diable était à ses trousses! Évidemment, Avo n’eut besoin d’aucune indication supplémentaire pour comprendre que de la suivre était de loin la plus sage des décisions. Ses paluches heurtèrent le pavé froid du petit bourg où ils se trouvaient, suivant une Treize clairement animée par un torrent d’adrénaline. Le duo tourna à droite, puis à gauche, passant près d’une cargaison de nourritures pour se glisser ensuite dans une allée entre deux bâtiments. L’obscurité était leur alliée, mais n’empêchait pas leurs poursuivants de pouvoir les suivre à la trace. Ils devaient assurément les semer, autrement, ils étaient cuits!

Passant près de quelques maisons privées, Avo passa à travers une haie, sommant mentalement à sa copine de le suivre. S’aventurant donc dans le jardin privé d’une résidence, les deux complices piétinèrent quelques parterres de fleurs, puis traversèrent la propriété à une vitesse effarante. Heureusement que Treize était minuscule! Ça lui permettait de pouvoir se faufiler un peu partout sans trop de difficulté, à la suite de son chien, ce que les colosses de mercenaires ne pouvaient pas faire avec autant d’aisance. Les deux comparses contournèrent donc un cabanon situé sur la propriété, puis Avo tourna la tête, avant d’arrêter complètement sa course folle. Leurs poursuivants ne semblaient pas avoir franchi les limites du terrain privé, ce qui leur donnait quelques minutes pour souffler. Sans aucun préambule, le cabot se rua sur sa copine, profitant de la cachette sommaire octroyée par le cabanon et reniflant chaque parcelle de son corps à la recherche de blessures potentielles. Dès que son flair s’arrêta sur une coupure située sur la cuisse de la jeune adulte, l’animal se mit à lécher instinctivement la plaie à travers la déchirure de son pantalon, soucieux de l’aider à se soigner, visiblement.

** [Treize] Qu’est-ce qu’ils t’ont fait?! Qu’est-ce qui s’est passé, Treize?! J’ai eu si peur! Tu es blessée? Où? **

Une main douce le repoussa. Elle avait probablement besoin d’air, mais l’attitude anxieuse d’Avo le poussait à être envahissant malgré lui. Il se remit à la renifler sans vergogne, le bout de son museau butant contre une bosse formée sous son manteau. Elle avait le coffret? Alors cette mission n’était pas un total échec, non? Des bruits de pas se firent entendre, venant de l’autre côté de la haie qui entourait le terrain privé. Les mercenaires n’étaient pas loin et ils cherchaient visiblement à les repérer le plus vite possible.

** [Treize] Je vais faire diversion, ça te permettra de fuir, ajouta-t-il mentalement. Je ne suis pas blessé, Treize! Contrairement à toi! Et j’ai quatre pattes, ne l’oublie pas… Je pourrai les semer facilement! Crois-moi! **

Évidemment, les protestations fusèrent, mais il n’en avait rien à faire. Avo était persuadé que c’était la meilleure des solutions afin de permettre à la semi-elfe de fuir et d’ainsi rejoindre les Loups d’Acier au plus vite. Sans un regard supplémentaire pour elle, le canidé sortit de sa cachette improvisée… et couina alors qu’un coup lui fut porté. Oh, pour honnête, sa plainte n’avait pas été poussée sous la douleur, mais plutôt sous l’effet de surprise! Le malamute roula dans l’herbe sous la force de l’impact et se remit rapidement sur pieds, secouant sa grosse tête de gauche à droite. C’est donc avec un air confus au visage qu’il leva les yeux… sur une boniche tremblotante qui tenait fermement un balai entre ses mains crispées.

- Allez, oust sale cabot! Pesta-t-elle, visiblement effrayée par la bête qui se tenait devant elle. Mes maîtres ne veulent pas de tes excréments ici… Vas-t-en avant que je…

Elle tourna lentement la tête et son visage se figea d’effroi en constatant que l’animal n’était pas seul. Ses yeux s’agrandirent lentement lorsqu’elle détailla la silhouette assombrie par l’obscurité nocturne, puis elle se mit à reculer de deux pas saccadés.

- UN VOLEUR!! Hurla-t-elle, laissant tomber son balai et détalant sans demander son reste. GARDES!! AU SECOURS!!

Et merde!! Avo releva rapidement une tête inquiète en direction de Treize, puis le duo se remit à courir, traversant le reste de la propriété pour sortir par la porte métallique qui trônait sur le côté. À peine s’était-il aventuré dans la rue (devant la semi-elfe) que le métamorphe couina en tombant nez à nez avec un soldat qui accourait après avoir entendu le cri imminent de la boniche en détresse. Il ne manquait plus que ça!! Obéissant à ses réflexes, Avo ouvrit la gueule et abattit sa mâchoire sur la jambe du représentant de l’ordre qui poussa un cri de surprise. Un grondement guttural jaillissait de sa gorge alors que le malamute secouait la tête de gauche à droite avec force afin de déstabiliser le garde qui tentait de se déprendre.

** [Treize] Fonce!! Je te rejoins!! **

Au loin, davantage de bruits de pas se firent entendre, signe que d’autres types rappliquaient. Des mercenaires ou des soldats? Dur à dire. Dès que la voleuse fit mine de détaler, le cabot relâcha sa prise et décampa à sa suite, évitant de justesse un coup de pied qui fusait en direction de son museau. Ils devaient se planquer, autrement, ils se feraient prendre en un rien de temps!
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Treize
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MessageSujet: Re: No more lies! [PV TREIZE] Jeu 31 Aoû 2017, 00:59



Si seulement elle aurait été en mesure de savoir ce qui les attendait. Si seulement Beltram ne lui avait jamais donné cette mission, ils n’en seraient pas là. Comment pouvait-il le deviner? Comment aurait-il pu éviter tout ceci? C’était une mission qui semblait fort simple. Enfin, même si elle devait s’infiltrée dans l’auberge de la Rose Nacrée, bourré d’hommes… Pour y récupérer un coffret serti d’or et dans lequel se trouvait un talisman qui servait de lègue dans la famille du demandeur depuis plusieurs générations. Le Chef des Loups d’Acier avait confiance en elle, depuis sans doute le tout début, bien plus qu’elle-même pouvait en avoir sur sa personne. Elle n’avait pas un bon pressentiment, mais comment s’Y fié alors que dès que cela concernait de s’infiltré dans un endroit grouillard d’hommes armé de surcroit, n’avait rien pour la rassurer. Cependant, il était vrai qu’elle avait une formation adéquate. Bien qu’elle était toujours dans l’ombre ou presque du Mercenaire ou de l’un de ses accolites, fort souvent Ana avec laquelle elle se sentait le plus à l’aise, Treize avait rapidement démontré qu’elle était amplement capable de se charger seule de certaines missions, surtout celles demandant discrétion et rapidité. De plus, avec son pouvoir, sans doute l’avait-elle un peu surestimé, mais qui pourrait penser qu’une personne pouvant voir la vrai apparence des gens existait…

Et bien, dans tous les cas, elle l’apprit à ses dépens et cela lui coûterais très cher. Alors qu’elle avait pénétré dans l’Auberge non sans jeter un dernier regard vers son meilleure ami par-dessus son épaule tout en le gratifiant d’un sourire qui se voulait le plus rassurant possible, Treize entamais sa mission. Sous l’apparence factice de l’un des mercenaires entourant ce fameux cousin auquel il était question. Une fois dans les lieux, quelques regards se posèrent sur elle, mais rien d’anormal en soit ou qui pouvait lui laisser sous-entendre qu’on se méfiait d’elle, ou trouvait son attitude étrange… Même si son cœur battait déjà la chamade. Même si elle savait qu’elle était sous l’apparence d’un homme et donc en «sécurité», si on veut. Elle savait parfaitement où se diriger et ne fit aucun détour. Déambulant donc d’un pas qui se voulait assurer, la jeune demi-elfe monta les escaliers alors qu’en bas les hommes discutaillait tout en buvant. Il n’y avait personne d’autre.

Une fois arriver devant la dite pièce, Treize toqua à celle-ci, mais personne ne répondit. Non sans jeter un coup d’œil subtil à travers les barreaux de la rampe d’escalier afin d’aviser le groupe en bas, elle posa sa main sur la poigner de la porte qui était verrouiller. Sans attendre, elle retira de sa poche de quoi la crocheter et entama habillement la chose jusqu’à sentir le déclic distinct du verrou qui venait d’ouvrir. Sans plus attendre, elle agrippa la poigner puis ouvrit la porte afin de s’engouffrer dans la chambre sans plus de cérémonie, fermant la porte derrière elle. Ne perdant pas une seule seconde, elle s’empressa de fouiller les effets afin de reperer le dit coffre, ce qui ne fut heureusement pas difficile à trouver en soit. En tant que bonne petite voleuse, elle avait appris à chercher dans les endroits typique où les gens, même des voleurs parfois, pensaient que personne n’y penserait… Mais Treize, elle, y pensait toujours.

Une fois le coffret en main, elle l’ouvrit pour aviser son contenu. Satisfaite, elle l’engouffra dans la poche de son pantalon large et se dirigea vers la porte qu’elle hésita à ouvrir pour une raison obscur. Attendant quelques secondes, elle réalisa qu’une ombre c’était déplacer de l’autre côté. Merde… Quelqu’un était prostré là? Ne voulant prendre aucun risque, elle se dirigea vers la fenêtre pour aviser comment elle pourrait réussir à s’engouffrer à l’extérieur sans se briser la nuque. C’est à ce moment que la porte vola presque en morceau, d’un coup de pied violent qui la fit sursauter alors que quatre hommes s’engouffrèrent. Bien que surprise et soudainement tétaniser comme jamais en réalisant qu’elle avait dû commettre une erreur –qu’elle ne comprenait pas- pour qu’on la repère si aisément, elle se retourna vers la fenêtre et s’empressa de tenté de l’ouvrir, mais l’un d’eux beugla d’attraper la «fille», la glaçant d’effrois alors qu’elle glissait son regard sur ses mains… D’hommes.

Alors qu’on fonça sur elle sans la moindre hésitation, elle ouvrit la fenêtre et passa une jambe à l’extérieur, mais elle sentie une poigne solide l’attraper par la taille et la tirer vers l’arrière. Ce fut plus fort qu’elle. Poussant un cri bien plus apeuré que surpris, elle commença aussitôt à ce débattre, profitant de son apparence factice pour assener quelques bons coups, tout comme, sachant très bien qu’elle était plus lourde. Elle se poussa grâce à ses pieds contre un des Mercenaires qui c’étais placer à l’avant, arme en main afin de basculer avec celui qui l’agrippais et l’étouffait presque entre ses bras sur le dos. Elle avait envie de vomir! Refusant de la lâcher, elle lui flanqua, grâce à l’adrénaline sans aucun doute, un coup de coude puissant qui sembla ce faire efficace. Évitant de justesse une autre poigne, Treize roula sur le côté et fit quelques pas sur ses mains et ses genoux, évitant le pire à chaque mouvement, pour finalement flanquer un coup de pied vers l’arrière à l’homme qui lui avait saisi la jambe. Sous les hurlements et les ordres pour alerté tout le monde, c’est une filles à la chevelure immaculée et aux traits paniquer qui avait perdu son apparence sous la peur que tous voyait à présent. C’était la pire chose qui pouvait lui arrivé… Ils savaient tous à quoi elle ressemblait maintenant! Au moins, cela lui permettait d’aller plus rapidement et de se faufiler entre ces hommes bien que costaud, moins agile qu’elle. C’était tout ce qui lui restait!

Elle avait dévaler l’escalier sans même comprendre comment elle avait fait pour ne pas s’étaler de tout son long en sautant les dernières marches, passant par-dessus la rampe pour éviter la prise de l’un des hommes qui l’attendait, près à la cueillir en bas! Voyant la grande vitre et, il lui sembla apercevoir la silhouette d’Avo. Elle se jura que Beltram entendrait parler de cette histoire si jamais elle… Mais voilà qu’un coup violent lui coupa le souffle, suivis d’un bon coup de poing en pleine poire qui, si elle n’était pas déjà totalement déséquilibrée, lui fit voir des étoiles. Tellement, qu’elle ne réalisa pas qu’elle avait basculé vers la baie vitré pour littéralement s’écrouler contre celle-ci et atterrir à l’extérieur en un fracas. Son corps effectua une roulade alors qu’elle mordait littéralement la poussière, mollement. Bien qu’une douleur lancinante la pris d’assaut, à la joue, à la tête, à l’épaule, aux côtes, à sa jambe… Elle resta un moment ainsi, entre l’inconscience et… La peur.

Elle n’y voyait pas clair, comme si elle n’était plus très sûre si le ciel était en haut ou en bas. Les couleurs s’entremêlaient dans l’obscurité et un éclat blanc s’approchait. Le tambourinement de son cœur résonnait si fort qu’elle n’arrivait pas à entendre quoi que ce soit. La Voix mentale de son meilleure ami qui avait visiblement parcouru la distance inconnu jusqu’à elle était décousu, lointaine dans son esprit, mais elle était là et elle revint un peu à elle. Voyant un peu plus clair, elle avisa les pattes de son ami à quelques centimètres de morceaux de verres. Oh. Bon. Sang. Elle venait de passé à travers une fenêtre!! Poussant vivement Abo afin qu’il ne se blesse pas –car ce serait le comble de devoir le porter!- Elle tenta de lui dire qu’ils devaient foutre le camps, mais cela s’apparenta plutôt à un essai infructueux de prendre la parole, qui se termina en un espèce de… Rien. Elle se redressa pourtant en flèche, dès que son esprit sembla terminer de charger le récapitulatif des évènements dans son esprit. Elle avait eu une absence, ou quoi? Il était vrai que le fracas d’une porte accéléra d’un seul coup le processus, la faisant se redresser malgré la douleur qui étrangement, n’était pas si mal. Merci adrénaline. Sans demandé son reste, la jeune voleuse détala tel un lièvre à travers le village, n’apposant une main à sa cuisse et l’autre à son flanc, ressentant un engourdissement, tout comme une chaleur anormale dans ces zones.

Elle tentait d’aller le plus vite qu’elle le pouvait et pourtant elle avait l’impression que même le vent était contre elle! Relâchant ses blessures, elle serra les poings et donna tout ce qu’elle avait, mais ce n’étais toujours pas suffisant! Tournant le coin, elle jeta un coup d’œil oblique à leurs poursuivants qui étaient trop près d’eux. Sales Mercenaires! Douce ironie… Passant quelques maisons privées, Avo bifurqua à travers une haie et la somma de le suivre. Encore heureux, car elle n’était pas sûre qu’elle aurait remarqué qu’elle et son compagnon avaient été séparé. Sans hésitation et plaçant par prudence ses bras devant son visage, Treize bondit et atterrit de l’autre côté, perdant pied et s’étalant encore, pour se relever non sans laissé échapper une plainte. De douleur? Peut-être, mais c’était aussi que cela l’enrageait de se sentir si lourde et que le simple fait de se relever avait été si pénible… Comme si elle faisait le triple de son poids et même plus! Suivant Avo, l’ayant agrippé par le collier car elle n’en pouvait plus d’avancer, elle ne remarqua pas vraiment qu’ils piétinèrent un parterre de fleur, tout comme les endroits où ils se faufilèrent, la forçant une ou deux fois à devoir se déplacer à genou, ce laissant durement tomber sur ceux-ci pour se faire. Ils finirent leur excursion derrière un cabanon. Comprenant que son ami jugeait qu’ils étaient pour l’instant en sécurité, elle se laissa tomber dos contre la clôture, laissant échapper un long soupir tremblant, pour ensuite laisser place à sa respiration saccadée. Bien entendu, son meilleur ami voulait savoir ce qui avait mal tourné, alors qu’il était presque par-dessus elle, la reniflant de la tête au pied, lui-même visiblement sous le choc. Elle savait qu’elle n’aidait pas la situation. Cherchant toujours à soulager ses poumons qui bouillaient, elle le repoussa comme elle put de sa main, mais il revint à la charge. Elle choisit de le laisser faire faute de pouvoir tout lui expliquer. Grâce à son museau, il serait plus à même de noter les dégâts qu’elle-même ignorait.

**[Avo] Il… Ils savaient… J’ai été repéré du moment où je suis entré…** C’était vraiment l’impression qu’elle avait eu. Maintenant qu’elle y pensait. C’était en fait la seule réponse logique à tout ceci. Ils étaient préparés. Lorsqu’ils avaient défoncé la porte, ils l’avaient fait avec certitude. Puis… **L’un d’eux à balancer «attrapez la fille»… Avo… J’étais sur une apparence…**

Fit-elle mentalement, ayant trop peur qu’on l’entende, puis c’était plus aisé pour elle, pouvant en même temps continuer de reprendre son souffle. Elle baissa le regard sur sa cuisse ensanglantée… Et il lui sembla que quelque chose y luisait… Elle porta aussitôt sa main à la déchirure dans son pantalon et grimaça. Si elle retirait le bout de verre, elle risquait de perdre encore plus de sang… Et maintenant qu’elle se calmait un peu, son corps entier la faisait souffrir. Elle porta le revers de sa main au niveau de son visage et y nota une bonne coupure sur son arcade sourcilière droite, puisque la vue embrouillé en fait, c’était son sang qui coulait dans son oeil… Et donc, ce n’étais pas des larmes qu’elle avait l’impression de sentir sur sa joue. Le mouvement qu’elle effectua prestement afin d’essuyer son œil lui envoya un choc douloureux dans les côtes où elle porta une main par réflexe. La retirant de sous son manteau en sentant un liquide poisseux se poser sur ses doigts, elle s’empressa de tenter de déchirer un bout de sa chemise, chose difficile, puisque l’effort même la faisait soudainement souffrir. Alors pour répondre à la question d’Avo si elle était blessé et où… Blessé visiblement oui. Où, un peu partout, on dirait et elle ne se voyait pas la gueule, elle, alors elle n’avait aucune idée à savoir si c’était grave ou non et dans la noirceur de la nuit, sans compter sa teinte habituelle, qu’elle soit blême ou non, cela serait difficile à déterminer… Avo toucha le coffret avec son museau et elle lui afficha un mince sourire malgré tout.

**[Avo]Il y a au moins ça de bien…**

Puis, le malamute lui annonça qu’il comptait aller faire diversion. Non! Hors de question! Elle avait trop peur… Sans lui. Elle n’aimait pas cette cachette provisoire, pas seule du moins!

**[Avo] Non, non, non! S’il te plait reste avec moi Avo… On reste ici. On ne bouge pas. Toi contre moi c’est plus prudent. Tu te souviens? On se trouve une planque et ont y reste…**

Faisant référence à leur vie de vagabond. Et puis Beltram lui avait dit qu’en cas de soucis, elle devait se planquer et l’appeler, ce qu’elle allait faire dans l’immédiat, d’ailleurs.

**[Beltram] Sa à mal tourner. On m’a repérer je ne comprends pas comment… Avo et moi on est planquer sur une… Derrière un cabanon sur une résidence privé pas loin avec des haies tout autour… Je suis blessé… Et ils ratissent le périmètre…**

C’était la première fois qu’elle appelait à l’aide le Mercenaire depuis qu’ils se connaissaient. Non seulement elle n’avait jamais vécue une situation qu’elle sentait dangereuse pour sa vie jusqu’au fond de ses tripes, mais elle était blessé de surcroit… Et elle savait qu’ils étaient coincé ici jusqu’à ce qu’ils décident d’abandonner les recherche, mais quand? Jusqu’où iraient-ils? Alors qu’elle allait littéralement agripper Avo pour l’empêcher de partir en le voyant se retourner, celui-ci bondit hors de la cachette et de sa prise, faisant fit de ses propos et l’entendis couiner de surprise tandis que la voix d’une dame hélait à Avo d’aller faire ses besoins ailleurs, mais elle sentait bien que toute cette histoire attirerais l’attention! Sortant prestement le coffret de ses poches, chercha une cachette impromptue du regard, mais elle n’avait pas énormément de choix! C’était trop risquer. Elle l’engouffra donc, cette fois, dans la poche de son manteau alors que la dame semblait l’avoir repéré, hurlant aussitôt tandis qu’elle réclamait de l’aide! Merde! Treize se leva et sortie de l’ombre, lui montrant ses mains vides en guise de paix, ou pour tenter de la calmer.

-Non!... Chut!... S’il-vous-plait je suis poursuivie je…

Mais cette imbécile continuait de hurler! Jetant un coup d’œil entendu à Avo, le duo se remis à la course malgré que cette fois, elle se sentait moins efficace. L’adrénaline du moment ayant redescendu et ne semblant pas vouloir remonter malgré l’urgence de la situation, elle réalisa qu’elle n’y arriverait pas… Pas sur une longue distance et remarqua qu’elle laissait des traces de sang derrière elle. Merde! Traversant le reste de la propriété privé derrière son meilleur ami pour sortir par la porte métallique qui trônait sur le côté qu’il avait repéré, elle l’entendit de nouveau couiner de surprise alors qu’elle dû freiner sa course pour ne pas tout bonnement se cogner sur lui et s’étaler encore une fois. Son regard se posa sur le soldat qui accourait après avoir entendu les cris de détresse de ce qui lui semblait avoir été une servante! Sa allait de mal en pire! Sans plus de cérémonie et n’écoutant que son courage –elle en était sûre!- Avo se jeta sur le représentant de l’ordre, refermant ses crocs sur la jambe de celui-ci tandis que le pauvre homme hurla de douleur. Un grondement menaçant qu’elle n’avait que très rarement entendu jaillissait de la gorge du chien enragé qui secouait maintenant violement la tête de gauche à droite afin de déstabiliser le garde qui tentait de se déprendre. Celui-ci sortait son épée pour l’abattre sur le malamute tandis qu’il lui disait de partir?! Jamais! Treize laissa échapper un cri de colère et poussa le soldat de toutes ses forces alors qu’il n’eut d’autre choix que de s’écrouler à la renverse, son épée frappant le vide à quelque centimètre du corps de son ami! Bon sang!

Ne perdant pourtant pas de temps, elle détalla de nouveau non sans jeter un coup d’œil vers son ami déjà derrière qui, semblant la surveiller, fini par relâcher le bougre qui tenta de lui flanquer un coup de pied dans les flancs. Son cœur se serra, mais elle fut soulager de le voir accourir derrière elle. Se retournant vers l’avant, elle afficha un air stupéfait en avisant une troupe de soldat qui approchait et ils ne semblèrent avoir aucune difficulté à comprendre que le duo avait causé des problèmes. Peut-être que si ils auraient fait le choix de se rendre cela n’en serait pas arrivé là? Elle bifurqua dans une ruelle et plongea de nouveau sa main dans sa poche. Ils se feraient coincer, que ce soit par les Mercenaires ou les Soldats, elle le savait! Puis, ils arrivèrent devant la pire scène pour un fuyard… Un cul de sac.

**[Avo] On est coincé!**

Mais alors qu’elle lâcha ses mots mentalement, elle repéra des barils empiler les uns aux autres et y grimpa, afin de se rendre sur les toits! Son compagnon, plus hésitant, bondit d’un baril à l’autre derrière elle, alors qu’elle s’efforçait de les grimper, malgré son mal à garder un équilibre sous les tremblements de son corps. Enfin arriver au rebord du bâtiment, Treize se hissa difficilement, restant à cheval, puis se retourna pour aider son ami en tendant le bras afin de lui agripper le collier avec empressement, voyant les soldats apparaître.

**[Avo] Aller Avo! T’y est presque!**

Fit-elle en guise d’encouragement et alors qu’il effectuait son dernier bon et qu’elle frôla son collier, ont frappa sur les barils, déséquilibrant le malamute qui couina dans sa chute tandis que Treize failli tomber à son tours en tentant de l’attraper.

-AVO!

Son cœur se serra alors que le corps de son pauvre compagnon heurta le sol, se relevant presque aussitôt visiblement un peu sonner, mais ne semblait avoir rien de casser. Seulement, ce n’étais pas le plus grand de ses soucis. Les soldats se mirent à le tabasser sans ménagement, afin de l’immobiliser -ou le tuer?!- tandis que l’un d’eux s’approcha du muret et leva la tête vers elle. Avo faisait comme il pouvait et ses grognements, ses couinements lui déchiraient le cœur.

«Je suis sûr que tu ne tien pas à voir ton sac à puce mourir sous tes yeux, si? Alors tu vas être gentille et tu vas descendre… Ont veux juste discuter avec toi et savoir ce que tu faisais chez cette dame.»

Bien entendu, son ami lui ordonna de partir, mais elle ne pouvait pas! C’était ensemble ou rien du tout…

-LÂCHEZ-LE!... Je vais tout vous dire… Mais lâchez-le!

Et évidemment qu’ils n’arrêtaient pas. Treize était désespérée. Il n’y avait aucun issu. Elle ne pouvait l’abandonné comme ça à une mort certaine elle n’arriverait jamais à vivre… Sans lui!

-MAIS ARRÊTEZ!... On était poursuivis… Par un groupe d’homme ont ne faisait que se cacher… ARRÊTEZ VOUS ALLER LE TUER!

Pourquoi personne ne croyait les gens quand ils disaient être poursuivis? D’accord, ils l’avaient cherché… Mais ça ils ne le savaient pas encore! Et puis merde! Après ont se demandais pourquoi les victimes préféraient ne pas avoir à faire à la loi eux-mêmes!

-Je vais descendre, mais ARRETEZ!…

Elle ne perdrait pas une seconde de plus à voir son meilleur ami recevoir des coups pareil sans rien faire! Celui qui semblait être à la tête du groupe afficha un sourire satisfait, puis fit signe à ses compagnons de cesser la torture, mais agrippèrent fermement l’animal et lui enroulèrent un fouet autour du cou, question de visiblement, s’assurer que la gamine ne leur fassent pas un sale coup. Le malamute n’entendait pas à rester ainsi coincer, mais elle voyait bien que malgré tous ses efforts, cela ne servirait à rien… Et il se ferait du mal! Elle disparue une ou deux seconde de la vue des Soldat, puis fouilla de nouveau dans sa poche et, avisant rapidement les environs, ce contenta de balancer le coffre sur un autre toit… Puis réapparu juste à temps pour apercevoir le groupe de Mercenaire ce pointé Oh non…

**[Beltram] Magne toi! Ont à des sales emmerdes ici!!!! On est au village dans un cul de sac sur la rue… Merde! Pas loin d’une Taverne…**

Pourquoi il ne lui avait pas répondu!? Était-il trop loin? Avait-il des ennuis, lui aussi? Il était tard c’était vrai, mais elle savait qu’il ne dormait pas. Peut-être suspectait-il qu’on puisse intercepter leur message, alors?... Ce serait logique. Plus rien ne l’étonnais maintenant… D’ailleurs, peu importe la raison de son silence, il finirait bien par trouver étrange qu’elle ne rentre toujours pas s’il ne la captait vraiment pas. Elle pouvait communiquer avec Avo, alors ce n’étais pas un tour de magie quelconque qui bloquais les échanges télépathiques non plus… Elle espérait seulement qu’il ne soit pas trop tard. Elle croisa le regard d’un des Mercenaires qui affichait un sourire en coin en la regardant. Le genre de sourire à lui donner froid dans le dos. Puis, il abaissa son regard vers les soldats.

«Cette pute nous à voler un truc et ont veux le ravoir. Monsieur le Soldat.»

Sa bande gloussa alors qu’ils retiraient lentement leurs armes de leur fourreau. Elle n’aurait jamais cru dire ça, mais elle souhaitait ardemment que les Soldats aient le dessus sur ce qui allait suivre… Le Commandant du groupuscule des représentant de la loi, levant un regard un peu incrédule sur elle, comme si, parce-qu’elle semblait jeune et délicate, que c’était impossible. Parfait… Il la sous estimais et c’était parfait! Tandis que les hommes se mirent à pourparlers et que la tension semblait monter dans les deux groupes, Treize cherchait une façon de sortir Avo de cette impasse.

**[Avo] Je te laisse pas! Je te jure. Je vais descendre par l’autre côté… Et me faufiler dans le bâtiment juste à côté… Essais de resté près de la porte et loin de la bagarre si elle explose… Avo, je t’aime. Tu es mon meilleur ami. Je vais te sortir de là! C'est nous deux ou c'est rien...**

Puis, non sans lui jeter un dernier coup d’œil inquiet, mais remplis de promesses qu’elle comptait bien tenir, elle finit par abandonner sa position subtilement, profitant de la diversion temporaire pour longer le petit muret du toit et tenter de repérer sans perdre une seconde la façon de descendre sans se casser la gueule. Chose faite, elle dû toutefois être forcée de se retenir sur le rebord du bâtiment et se laisser lentement glisser, ce qui lui arracha une plainte qu’elle étouffa de son mieux afin de ne pas attirer l’attention, puis se laissa tout bonnement tomber sur les boites de bois qui brisèrent sous sa chute. Sans attendre, elle se releva, tentant d’extirper sa botte d’une des boites et s’élança aussitôt à l’intérieur de la Taverne, prenant une apparence quelconque d’homme et traversa l’endroit d’un pas décider, non sans jeter quelques coup d’œil autour. Personne ne l’avait remarqué. Tous trop occupé à être complètement saoul… Elle frissonna de dégoût. Quant à l’odeur… Elle se contenta de secouer la tête, pour s’engouffrer vers l’arrière du bâtiment et arriver devant la porte. De l’autre côté, des éclats de voix se laissèrent entendre, tout comme entrecouper de bruits d’épée!

Ouvrant la porte vivement, qu’elle ne fut pas son horreur de constaté que le combat avait été engagée et pire encore, que les Mercenaires étaient sur le point d’achevé, déjà, les derniers qui résistaient! Avo, se trouvait là où il le devait et Treize s’élança, sortie son poignard et… D’une détermination qu’elle ne se connaissait pas et qu’elle ne saurait jamais cru capable de faire, agrippa fermement le front de celui qui retenait le fouet qui empêchais son compagnon de fuir et tira vers elle tandis que la lame vint glisser sur la gorge de celui-ci d’un bout à l’autre laissant un jet de sang gicler devant lui. L’homme relâcha Avo dans l’espoir de retenir désespérément le flot qui s’écoulait pour s’écrouler en un gargouillis répugnant. Faisant signe à son chien de le suivre, elle tourna les talons et tomba nez à nez avec un homme au sourire mesquin. Tout ce qu’elle se souvient, c’est qu’elle se reçut un coup de poing en pleine poire et qu’elle eut l’impression de planer…
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Avo
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MessageSujet: Re: No more lies! [PV TREIZE] Mar 03 Oct 2017, 11:05

La panique le gagnait de minute en minute. Ils allaient se faire coincer, pas vrai?! Le cœur battant dans sa poitrine de canidé, Avo suivait Treize à la trace, bifurquant soudainement vers la droite en synchronisme presque parfait avec la jeune fille. C’est qu’un groupe de soldats arrivaient à leur rencontre! Merde, merde, merde! Tout ça ne lui disait rien qui vaille! À peine eurent-ils le temps de faire quelques mètres que leur pire cauchemar s’étala sous leurs yeux ébahis : un cul-de-sac! Oh bordel! Il n’y avait aucune issue! Visiblement, cette réflexion fit également son chemin dans l’esprit de la semi-elfe alors qu’elle déclarait mentalement exactement ce à quoi pensait le cabot. Toutefois, avant que ce dernier ne tente d’ajouter quoi que ce soit, l’adolescente entama une ascension certaine en utilisant des barils maladroitement empilés. S’il comprenait bien, leur seule porte de sortie était les toits, pas vrai? Et merde… Si la suivre n’avait pas été un problème sous l’apparence de Tobias, c’était une tout autre chose lorsqu’il revêtait ses allures de malamute! Pourquoi diable n’était-il pas un métamorphe félin?! Ou écureuil, tiens!

C’est donc avec beaucoup d’incertitude que le cabot bondit sur le premier obstacle de bois chancelant. Okay… Il ne devait pas garder son attention rivée sur cette ascension périlleuse! Tout ce qui comptait, c’était de rejoindre Treize, point final! Au bout de quelques instants malhabiles, la voleuse put enfin se hisser sur la toiture adjacente et Avo s’efforça de faire de même. Toutefois, un vacarme évident vint le distraire et malgré les encouragements intempestifs de la jeune femme, le métamorphe rata son dernier saut, au même moment où les types tout en bas forcèrent la pile de barils à s’effondrer. Lors de sa chute, le malamute eut à peine conscience du couinement terrifié qu’il poussa, gardant son regard azuré rivé sur la Louve d’Acier qui tendait désespérément la main vers lui.

Son corps tout entier heurta le sol de plein fouet, le forçant à expulser tout l’air de ses pauvres poumons. Toutefois, réflexe canin oblige, Avo se redressa sur ses pattes et se secoua vigoureusement pour tenter de reprendre ses esprits le plus rapidement possible. Des rires gras se firent entendre tout autour de lui et le pauvre animal n’eut même pas le temps de prendre conscience de sa fâcheuse position qu’un premier coup de pied le heurta de plein fouet directement dans les côtes. L’instinct canin prit rapidement le dessus et c’est à l’aveuglette que le cabot claqua des dents autour de lui et se tortilla, tentant tant bien que mal de s’extirper des coups fulgurants qui le heurtaient de partout! Son corps n’était que douleur et à quelques reprises, il laissa échapper – bien malgré lui – des plaintes déchirantes, allant même jusqu’à uriner directement au sol sous lui. Ses assaillants s’amusaient bien de sa situation précaire et s’esclaffaient ouvertement lorsque la bête plaqua sa queue sur son abdomen, entre ses pattes, en tremblant de peur avec la force d’une feuille ballotée au vent. Une poigne féroce l’agrippa par le museau et dans un élan fulgurant, lui écrasa la tête au sol avant d’empoigner sa gorge qui se vit serrer dans un étau violent.

Le malamute chigna, demandant grâce sans un mot prononcé. Il… il était si faible. S’il était plus courageux, plus féroce, alors lui et Treize ne se seraient jamais retrouvés dans une situation similaire. Son petit cœur tambourinait dans sa poitrine et sa respiration saccadée témoignait bien de toute la panique qui lui traversait le corps. Il avait envie de demander pardon à sa meilleure amie. Pardon pour son incompétence, pardon pour sa maladresse, pardon pour tous ces mensonges… L’un des hommes s’approcha du mur, puis somma à Treize de descendre sous peine de voir son compagnon à quatre pattes se faire exécuter comme un vulgaire clébard. Non… Non, Treize ne pouvait pas descendre! Qu’allaient-ils lui faire hein?! La battre à son tour? Lui trancher les deux poignets? La violer avant de l’assassiner froidement?

** [Treize] Non, Treize!! Va-t’en! Ils… ils vont te massacrer! Je t’en prie, pars! ** Couina-t-il mentalement, retenant avec difficulté l’émotion chevrotante de sa voix.

Oui, il était terrorisé… Mais il avait suffisamment de courage pour vouloir préserver la semi-elfe d’un traitement terrible, subissant lui-même le courroux des soldats à sa place. Le cœur du pauvre cabot se serra encore davantage lorsque l’adolescente déclara vouloir capituler, ce qui le poussa à se tortiller davantage. Évidemment, ses bourreaux n’apprécièrent pas son regain soudain d’activités et recommencèrent à le ruer de coups dans le but évident de lui faire regretter sa combattivité nouvellement retrouvée. Une longue plainte s’extirpa de sa gorge alors qu’un craquement sonore et lugubre se fit sentir au niveau de sa cage thoracique. Est-ce que… Est-ce que ses côtes venaient de se rompre?! La douleur était suffocante et l’animal eut de plus en plus de mal à respirer en plus de voir une myriade d’étoiles. Peut-être… Peut-être était-ce temps qu’il rejoigne sa mère, partie depuis maintenant trop longtemps. Il entendait les cris de Treize, mais avait du mal à en saisir le sens. Avo n’arrivait plus à garder le focus sur quoi que ce soit, mais il put quand même comprendre que sa meilleure amie les suppliait d’arrêter.

Au bout d’un moment, les ruades cessèrent et une sorte de lasso (ou fouet, peut-être?) enroula son cou avec la force d’un boa. Malgré la douleur cuisante, le semi-fée put comprendre que la voleuse désirait se rendre. Il puisa dans ses dernières forces pour recommencer à se débattre, mais visiblement, cela ne servait à rien. Son souffle n’était qu’un râle et il avait beaucoup de mal à prendre conscience de son environnement. S’il espérait pouvoir s’en sortir, il allait devoir reprendre sa forme originelle… Ce n’est que de cette façon que son corps pourrait user de son talent de régénération afin de lui sauver la peau! Mais ce faisant… il s’exhibait non seulement à un danger plus grand… mais aussi au regard de Treize qui verrait enfin à quel point il était une créature monstrueuse… C’était sans issue. Peu importe ce qui se produisait, il en ressortait perdant, assurément.

Le chien sursauta quand une nouvelle voix se fit entendre. Que… quoi? Les mercenaires? Du peu qu’il comprit, les choses regardaient très mal. Treize résonna à nouveau dans son esprit, lui promettant de le sortir de là et lui exhibant son plan.

** [Treize] D-D’accord… ** Fut la seule parole qu’il eut la force de prononcer mentalement, étant déjà énormément épuisé par toute la douleur qu’il devait gérer (en plus du flot constant d’énergie magique qu’il épuisait en conservant sa forme canine).

Les éclats de voix s’intensifièrent autour de lui et le jeune homme comprit que les choses regardaient plutôt mal. Au bout d’un moment, les deux groupes en vinrent aux coups. Il était temps pour lui de profiter de la diversion pour obéir aux directives de sa meilleure amie! Les oreilles plaquées sur le crâne, la queue toujours entre les jambes, le malamute tituba difficilement hors de portée de la zone de combat, se recroquevillant contre le mur tout près de la porte malgré la morsure toujours présente du lasso autour de son cou. Le soldat qui le maintenait avec férocité ne fit pas de cas lorsqu’il vit l’animal se retirer un peu à l’écart, voyant là un agissement tout de même naturel de la part d’une bête terrorisée. Sous les yeux chargés d’effroi du pauvre semi-fée, le combat fit rage à l’avantage des mercenaires. Assurément, les conséquences seraient mille fois pires si c’était eux qui l’emportaient! Il n’eut toutefois pas la chance de pousser sa réflexion plus loin qu’une ombre se glissa derrière le soldat qui le maintenait captif. Une poigne solide agrippa le front de ce dernier, le poussant à basculer la tête vers l’arrière, pendant qu’une lame glissait avec violence sur une gorge qui fut rapidement à vif. Un flot sanguin jaillit soudainement et l’homme de loi relâcha la poigne sur le fouet qui maintenait la gorge de l’animal. Le nouveau venu – qu’Avo put identifier comme Treize sous une autre apparence – lui fit signe de le suivre et le malamute s’apprêta à coopérer… Mais laissa échapper une nouvelle plainte de terreur quand il vit sa meilleure amie se faire mettre hors d’état de nuire d’un simple crochet du droit.

En quelques instants, le corps de la jeune femme passa d’une apparence masculine aux traits sévères à celui d’une damoiselle frêle qui s’écroula au sol en tournant de l’œil. Un silence de plomb retomba soudainement sur l’allée adjacente à la taverne. Avo était pétrifié sur place, Treize était dans les vapes et tous les soldats furent terrassés. L’odeur ferreuse du sang envahit rapidement les narines délicates du cabot et ce dernier trembla comme une feuille alors que l’homme qui se trouvait devant lui marchait en sa direction. Le chef des mercenaires, d’un simplement mouvement de main, demanda à ses hommes de s’emparer de la gamine alors que lui-même avait visiblement en tête de s’occuper du clébard.

- Viens un peu là, sac à puces! On va s’occuper de toi! Railla l’homme qui agrippa le collier bleu du malamute sans la moindre vergogne.

Avo se tortilla un instant, laissant échapper des plaintes déchirantes alors que la panique le foudroyait à nouveau. Il avait trop mal pour fuir et puis… il n’aurait jamais pu prendre la clé des champs en sachant qu’ils tenaient Treize! Son cerveau fonctionnait à cent milles à l’heure, cherchant une solution à une situation qui, sommes toute, semblait franchement désespérée. Malgré ses plaintes de protestations, le type attira la bête claudicante à sa suite, sous les yeux amusés de ses hommes. L’un d’entre eux s’avança, la tête aussi chauve qu’une pomme et le visage doté d’un cache-œil sur le côté droit, avec un rictus un visage. Il se campa solidement sur ses pieds en face du cabot, puis releva la patch noire d’encre pour découvrir un œil laiteux qui, aux premiers abords, semblait atteint de cécité. Quelques petites secondes s’écoulèrent quand, enfin, le type louche éclata de rire. Tous ses comparses lui jetèrent des regards à la fois surpris et inquisiteurs, se demandant visiblement qu’est-ce qui pouvait bien causer son hilarité soudaine!

- Duke, tu savais que c’était pas un cabot que tu tenais entre tes mains? S’esclaffa-t-il en plantant son œil terriblement blanc dans les yeux azurés du canidé qui, soudainement, avait terriblement chaud. Nous avons là un mignon petit métamorphe! Il a dû en duper, bien des gens, avec ce costume à fourrure!

Le fameux Duke en question – qui le tenait toujours solidement par le collier – tourna son regard noisette vers lui et Avo sentit la terreur lui serrer les tripes. C-Comment avait-il su?!! C’était impossible! Personne ne l’avait jamais percé à jour!! D’instinct, le chien tourna sa tête velue en direction de Treize qui était toujours inconsciente, maintenue sur l’épaule d’un colosse, tel un vulgaire sac de patates. Le métamorphe se mit à chigner de plus belle et se débattait à nouveau, ignorant la douleur brûlante de ses côtes.

- Et bien, et bien! Voilà qui change tout! Ta copine, elle le sait que tu es pas un vrai chien? Susurra Duke à son intention alors qu’il le soulevait tranquillement du sol par son collier. J’espère que oui, sinon, il semblerait que tu sois un bel imposteur, mec. Est-ce que tu te branles la nuit, en pensant à elle? Parce que si elle sait rien de toi, c’est sûr que tu t’es déjà rincé l’œil, pas vrai? Bon, elle est peu maigrelette, mais assurément baisable, je te l’accorde.

Non, non, non, non, non!! Ça ne pouvait pas aller plus mal que ça!! Avo aboya, se tortilla, chigna, hurla. Rien ne pouvait le libérer ou même faire fléchir son geôlier. D’une voix puissante, son ennemi lui somma de reprendre sa forme originelle, chose à laquelle le semi-fée décida de se rebeller. Pas question qu’il obtempère! Un coup lui fut assené à même le museau et il vit des étoiles. Son souffle était rauque, signe qu’il avait déjà du mal à respirer, alors inutile de préciser que cette baffe compliquait davantage les choses! L’ordre fut répété deux fois. À la troisième fois, l’homme chauve décida d’approcher une dague de la gorge frêle de Treize dans le but évident de l’égorger.

- Obéit clébard, sinon, elle est morte! Crois-moi, je ne plaisante pas…

** NON! Okay, ne lui faites rien! ** Répliqua-t-il mentalement à la petite assemblée qui, visiblement, fut prise par surprise.

Recroquevillé sur lui-même au sol, Avoziel entama sa métamorphose : la fourrure blanche de ses bras tomba à l’instar d’une période mue particulièrement intense et ses os craquèrent alors qu’ils reprenaient leur place originelle. Son museau laissa place à un visage parfaitement humanoïde et ses cheveux blancs – collés à sa peau par la sueur – étaient salis par la poussière dans laquelle il avait été roulé plus tôt. Seuls ses yeux gardèrent cette magnifique teinte azurée et son collier bleu, maintenant beaucoup trop lâche, pendait à son cou. Le jeune homme était flambant nu. Sa peau laiteuse était recouverte d’immenses ecchymoses qui ne disaient rien de bon. Son œil gauche était gonflé et sa lèvre, fendue. Il était dans un sale état, visiblement. À voir l’épouvantable marque rougeâtre qui ornait son flanc de l’aisselle jusqu’à la taille, il ne faisait aucun doute quant à l’état de ses côtes.

- Lai… Laissez-la tranquille… Je… Je vous en supplie… Articula-t-il avec difficulté, son souffle rauque témoignant bien de ses difficultés respiratoires. Heureusement, sous cette forme, il aurait l’opportunité de se régénérer, ce qui était un avantage flagrant pour lui.

Les hommes devant lui éclatèrent de rire devant son apparence minable et un peu maigrichonne. Toutefois, les railleries ne l’atteignaient guère. Tout ce qui comptait, c’était cette jeune fille qui reposait, dans les méandres de l’inconscience, sur les épaules solides du colosse à la peau basanée.

- Et bien, les métamorphes, ça ne courent pas les rues! S’exclama Duke. Vous pensez qu’on pourrait en retirer un pactole sur le marché noir? Je suis sûr qu’il y a un marché, pour ça, quelque part en Fal ou dans le désert…

Avo tourna un regard fatigué en leur direction. Il n’avait même pas la force de protester. Peut-être était ça, la solution? Marchander? Les laisser l’emmener afin de se faire vendre comme esclave en échange de la liberté de Treize? De toute façon, elle finirait par savoir, un jour ou l’autre, qu’il n’était rien d’autre qu’un monstre. Elle le fuirait, comme elle fuyait tous les hommes. Elle le détesterait, comme elle les avait tous détestés, sauf peut-être Beltram qui avait été assez honnête avec elle pour gagner sa véritable confiance. Sa gorge était nouée. Ses yeux s’étaient embués, mais il faisait des efforts surhumains pour éviter de laisser rouler ses larmes sur ses joues sales. Un minimum de dignité, non?

** Je suis désolé, Treize… Pardonne-moi. Je ne suis pas assez fort pour te protéger… **

Il avait balancé ce message télépathique envers l’adolescente sans savoir si elle pourrait l’entendre ou non. Bref contact télépathique désespéré. Elle aurait peut-être l’impression qu’il l’avait abandonné. Ce n’était pas son but. Le jeune homme de 21 ans ouvrit la bouche, prêt à marchander, mais n’eut aucunement le temps de prononcer le moindre propos qu’un violent coup le frappa à la tempe, le plongeant dans l’inconscience à son tour.

*****************

Ses paupières douloureuses frémirent alors qu’il revenait à lui. Où était-il? Des éclats de voix et des rires arrivèrent à ses oreilles. Son odorat très fin (malgré sa forme humaine) lui indiqua qu’il était probablement quelque part sous terre. Ça puait l’humidité et la moisissure. Tiens… c’était quoi cette odeur ferreuse? Du sang? Avo s’efforça d’ouvrir un œil, ses tympans étant vrillés par une douleur cuisante. Lentement, il se redressa en position assise, puis secoua la tête pour permettre à sa vision de mieux s’adapter à la pénombre. Ça ressemblait… à un entrepôt désuet. Il avait du mal à voir ce qui se trouvait autour de lui. Des obstacles non identifiés l’entouraient. Ah? Ses côtes ne lui faisaient plus mal, voilà qui était bon signe. En fait, si ça se trouvait, son mal de bloc était davantage dû à de la déshydratation qu’au coup qu’il avait reçu plus tôt. Paresseusement, le jeune homme fit claquer sa langue pâteuse, puis tenta de tâter ses flancs de ses doigts avant de réaliser qu’il était enchaîné. Super.

Hmmm? Une lueur s’approcha au loin. Des voix masculines parlaient de venir le récupérer. Alors que la lumière se faisait un peu plus présente, le semi-fée put voir avec davantage de facilité quels étaient ces fameux objets qui lui barraient la vue…

Et son sang se glaça.

Des… Des carcasses de porcs éviscérés?!! La tête pendue vers le bas, les bêtes pendouillaient mollement du plafond. Des traces de sang se trouvaient au sol sous chaque bête. Il se trouvait dans le sous-sol d’une boucherie?!! Un haut-le-cœur le prit d’assaut, mais le semi-fée put ravaler sa régurgitation afin d’éviter de tout recracher lamentablement sur le sol déjà souillé de la pièce. Où… Où était Treize?!! L’avaient-ils tué?!! Un flot d’adrénaline le prit d’assaut et il se mit à se tortiller sur place, tentant par tous les moyens de se défaire de ses liens. Au bout d’un moment, les mercenaires arrivèrent enfin à sa hauteur, éclatant de rire en voyant leur prisonnier pris d’une panique soudaine.

- Et bah, merde, Jackson! T’as vu? Il est comme neuf! Regarde son flanc! Il n’a plus rien! S’exclama l’un des hommes, stupéfait. Voilà qui est d’autant plus intéressant…

Baissant le regard sur sa propre personne, le semi-fée constata qu’on avait retiré son collier bleu et qu’on avait noué un drapé souillé autour de sa taille, par simple souci de ne pas voir en permanence son attirail masculin au grand jour. Il était sale de la tête aux pieds, mais il n’en avait rien à foutre! Il devait partir et retrouver Treize!

- Où est-elle!? S’écria-t-il à leur intention, secoué d’une vigueur nouvelle. Où est la fille!!

Une gifle le frappa de plein fouet et les deux hommes, visiblement amusés, le forcèrent à se relever. Ils glissèrent une sangle de cuir autour de son cou, puis resserrèrent la poigne pour en faire un nœud coulant. S’il tentait quoi que ce soit, ils l’étrangleraient sans ménagement. On le poussa sans délicatesse, le forçant ainsi à marcher devant ses deux geôliers pendant que la pointe d’une épée lui piquait le milieu du dos.

** [Treize] Treize!! T’es où?! Oh bon sang, dis-moi que tu es toujours en vie! Treize!! ** Continua-t-il mentalement cette fois, complètement terrorisé.

Le trio progressa à travers les carcasses de porcs, les pieds d’Avo se souillant dans le sang épais et visqueux des bêtes. Les trois hommes tournèrent vers la droite, où se trouvait le reste du groupe dont les visages étaient illuminés par des torches posées un peu partout. Un coup féroce fut porté au dos du jeune homme de 21 ans qui laissa échapper une plainte de douleur alors qu’il s’effondrait à genoux au milieu du groupe. Une lame se glissa sous son menton et on l’incita à releva la tête. Duke s’approcha, un air ravi au visage, et lui empoigna la mâchoire afin de le forcer à tourner la tête d’un côté et de l’autre.

- Eh bien, gamin, tu es surprenant! Fit-il en un sifflement admiratif. Non seulement tu es l’un des rares métamorphes à avoir croisé ma route, mais en plus, au bout de quelques heures seulement, tu te tiens devant moi, frais comme une rose! C’est comme si ces foutus soldats ne t’avaient jamais passé à tabac! Tu deviens encore plus précieux à mes yeux… On pourrait assurément retirer un bon prix pour ta tête. Comment t’appelles-tu, gamin? Et je te conseille de répondre, sinon, on bute ta copine. Oh et t’as pas intérêt à nous mentir. Autrement, mes gars seront ravis de lui passer dessus comme la pute qu’elle est, et ce, devant toi, mon vieux.

Tournant le regard vers la droite, le faux Tobias put enfin voir sa copine, également à genoux dans un coin, qui le fixait d’un regard incrédule. Le cœur d’Avo se serra sous l’émotion alors qu’il voyait à quel point elle était mal en point. Oh non… Treize… Il ravala donc ses larmes, puis répondit honnêtement, cette fois, sans la lâcher du regard.

- A… Avoziel de Turquoise… Articula-t-il d’une voix brisée par l’émotion. Cette fois, il s’adressa directement à Treize. Attends… Je vais t’expliquer… Je t’en prie, je…

Et un coup de poing lui fracassa soudainement le visage, un crac sonore laissant sous-entendre qu’on venait de lui casser le nez. Sous l’impact, Avo s’effondra sur le côté en gémissant pendant qu’un flot sanguin important coulait hors de ses narines.

- Je ne t’ai pas demandé de parler davantage, Avoziel de Turquoise! La prochaine fois, tu attendras que je te fasse signe! S’exclama Duke qui, de toute façon, désirait voir le don de régénération du jeune homme de ses propres yeux. Ce qui est marrant, c’est que je n’ai pas peur d’abîmer la marchandise, sachant que tu seras comme neuf d’ici la fin de la journée! Puis, d’un geste théâtral, il se retourna vers Treize, un sourire mesquin au visage. Alors, petite pute, c’est à ton tour! Quel est ton nom? Tu as intérêt à me répondre, parce qu’on va le battre jusqu’à ce qu’il perde conscience. Tu te doutes bien que nous n’avons aucun scrupule à le faire, pas vrai? Et dis-moi, où est le coffre que t’as piqué? Qui t’envoies?

D’un simple mouvement de la main, le leader fit signe à l’un de ses compatriotes de sortir une lame. Sans la moindre hésitation, ce dernier s’exécuta, puis s’agenouilla près d’Avo, prêt à lui enfoncer le poignard directement dans les côtes.
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Treize
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MessageSujet: Re: No more lies! [PV TREIZE] Jeu 05 Oct 2017, 02:50



Il y avait un bourdonnement incessant tout autour d’elle. Un bourdonnement qui se transformait doucement en éclats de voix ponctués de rires gras tandis qu’elle sentait son corps qui devenait de plus en plus douloureux se faire secouer. Quelque chose de glacer la recouvrit d’un seul coup, la faisant sursauter et inspirer bruyamment tout en clignant des paupières. Elle tenta de repousser sa tignasse de devant ses yeux tout comme les frotter, mais elle réalisa que ses mains étaient liés derrière son dos. La voix qu’elle perçut était assurément masculine, alors qu’elle sentait qu’on lui agrippait les cheveux afin de la redressé. Par réflexe, Treize tenta de se débattre tout en geignant sous la douleur pour sentir son dos basculer contre un mur froid. Les odeurs qui parvenaient à son nez lui retournaient l’estomac. C’était un mélange ferreux et… De corps en décomposition, de pourriture. Sans plus de cérémonie, elle convulsa vers le côté et vomit ce que son estomac était bien en mesure d’extirper sous des gloussements semi amusé et semi écœuré. Ce n’étais pas seulement l’odeur qui était en cause, mais sans doute l’ensemble de tout, sans compté qu’elle avait tellement le tournis et sommeil, qu’elle avait du mal à focusser son regard sur quelque chose.

Elle reçut une gifle en pleine gueule, ce qui lui fit tourner de l’œil et si on ne l’avait pas retenue, elle serait assurément retombée sur le côté. Une voix cassante vint à ses oreilles la forçant à froncer les sourcils sous le martellement que cela provoquait dans son crâne sans même arrivé à en comprendre réellement les propos, mais dans tous les cas, les souvenirs des derniers évènements la frappait de plein fouet. À mesure que le tout lui revenait, son corps se redisait tout comme se mettait à trembler. Un visage apparût dans son champ de vision, tandis qu’une tension féroce se fit dans son cuir chevelu la forçant ainsi à relever la tête. La jeune voleuse tenta de secouer la tête afin de se déprendre, mais cela ne fit que provoquer de nouveaux rires gras parmi le groupe… Trop nombreux trop… Elle tenta de chercher Avo du regard, mais ne le voyait pas.

«Eh oh tu m’entend où je dois te taper pour te faire revenir!?... Ah tiens, la voilà.»

Avait prononcé l’un des hommes en voyant qu’enfin, la jeune femme avait daigné poser son regard sur lui, non sans cligner des yeux, tandis qu’il lui foutait quelques claques pour l’aider.

«En tout cas vous faites un sacré petit duo, ton copain et toi. Au fait, tu sais que ce n’est pas un cabot, ein? Ont à hâte de savoir. Il y a que Tom qui dit que tu devais le savoir, mais si tel est pas le cas, il nous doit du fric hahaha aller répond.»

Treize était bien trop tétaniser et dans les vapes pour dire quoi que ce soit, encore plus pour comprendre de quoi cet homme parlait. Sincèrement, avec la douleur au crâne qu’elle avait –sans trop comprendre pourquoi mine de rien-, elle avait tout simplement du mal à ce concentré, alors comprendre qu’on faisait référence à Avo… Tout ce qui fit son chemin jusqu’à son esprit fut la mention de «Cabot» et l’angoisse de l’adolescente monta d’un cran.

-Où est-ce qu’il est?!

Questionna-t-elle, s’époumonant presque d’une voix qui ne lui était pas accoutumé, rauque et nouée. L’homme gloussa et avisa ses comparses, lui demandant de qui elle parlait. Mais c’était quoi leurs problème!! Oh merde… Et si… Non…

**[Avo] Avo?! Avo s’il te plait répond-moi…!**

Le silence de son meilleur ami mi un poids incommensurable dans sa poitrine. Elle refusait de croire qu’il était mort, qu’ils l’avaient tué. Elle risqua un œil sur les carcasses, souhaitant ne pas voir le malamute accrocher. Elle se trouva elle-même répugnante d’y avoir pensé, mais ces mecs étaient clairement des tarés. Enfin. Tous les hommes l’étaient non? Mais qui venait dans un endroit pareil… Elle tenta de secouer de nouveau la tête afin de se déprendre de la poigne, mais elle eut droit à une bonne giflé, tandis qu’on lui secouait la crinière en lui beuglant de se calmer pour seule réponse. Les larmes coulaient sur ses joues bien malgré elle et elle se sentait rageuse de leur offrir cette joie.

«Je tes poser une question. Répond, parce-que ça commence très mal pour toi, là. Enfin non attend. Disons plutôt que tu n’aides pas ta cause, parce-que tes dans une foutu merde, ma mignonne.»

Elle ne comprenait pas le but de cette question, elle n’arrivait pas à suivre leur logique malade. Ou bien c’était elle qui était devenue stupide ou quoi? Possible, elle était tétaniser, encore heureux qu’elle arrive à réfléchir. Elle avait sincèrement cette étrange impression qu’elle ne verrait plus la lumière de soleil, qu’ils allaient crever ici… Tous les deux. Cet espèce de pressentiment qui prenait aux tripes… Et songer qu’Avo était mort…

-M’mon chien…

À peine avait-elle terminé de prononcer sa phrase, qu’ils éclatèrent presque tous de rire, tandis que l’homme relâcha sa poigne sur la racine sensible de ses cheveux. Leur rire la faisait souffrir. C’était pire que tout que d’imaginer qu’elle ne le reverrait peut-être plus jamais et qu’il avait sans doute souffert le martyre et qu’elle n’avait même pas été là...

-QU’EST-CE QUE VOUS LUI AVEZ FAIT?!

Un coup de pied fusa sous son menton, la faisant basculer sur le côté, crachant par la même occasion un jet de sang et elle ne put s’empêcher de laissé échapper quelques sanglots, tremblante. C’était évident qu’elle allait crever, sans Avo… Elle allait crever, mais avant ils la battraient et lui passeraient sans doute sur le corps. Sa chevelure créait un voile blanchâtre puisque salit par le sang, la terre et peu importe quoi, devant ses yeux. Elle se sentait trembler comme une feuille et le liquide glacé balancer sur elle plus tôt n’aidait en rien la cause. Le tissu imbiber épousait mieux ses formes et elle n’osait même pas imaginer le reste. Une main passa devant son visage afin de lui permettre de revoir les environs. L’expression du facies de l’homme dans la quarantaine lui donnait envie de vomir de nouveau.

«C’est vraiment rigolo, cette histoire. Tu sais que ce mec était un métamorphe? Sa veux dire qu’il prend la forme d’un animal et lui, c’est le chien. Ma pauvre, il ta berner, sans compter qu’il a dû se rincer l’œil à plusieurs reprises, ein... Mais bon. Qui n’en aurait pas profité?»

Elle fronça les sourcils malgré la panique de cette proximité. Elle tenta d’éviter le contact de ses doigts rude contre la peau de son bras et fort heureusement, celui-ci se redressa et adressa aux autres de l’amener. Son cœur bondit dans sa poitrine. Il… Il était en vie?! Elle suivit du regard le duo qui disparue de la pièce. Comme si un brin d’espoir venait de refaire surface dans son esprit appeuré, elle songea à Beltram. Elle… Elle devait l’avisé! Même si elle n’avait aucune idée où ils étaient… Il était sincèrement leur seul espoir. Ses liens étaient si serrer, qu’elle avait du mal à sentir ses bras comme il se devait, ce demandant si elle avait d’avantage mal, ou si ce n’étais qu’un fourmillement intense.

**[Beltram] J’je sais pas où on est… Je ne sais pas si c’est un sous-sol, ou l’arrière-boutique d’un commerce… Il y a des carcasses de porcs… Qui se décomposent… J’imagine que ce n’est plus ouvert depuis un petit moment… J…**

Elle avait réussis à ce concentré un moment sur son message télépathique, cherchant des détails, quelque chose pour les aider, mais elle revint rapidement à la réalité en se récoltant une autre baffe monumentale oui, elle l’était sûre, lui avait fait perdre quelques secondes de la réalité.

«La prochaine fois que tu essais de jouer les maline et que tu tentes de communiquer télépathiquement, je te le ferait regretter et crois-moi mes copains et moi avons toute sortes d’idées…»

Fit-il en se pencha jusqu’à son oreille pour lui susurrer sa dernière phrase puis, l’agrippa sans ménagement par le bras, la forçant à se redresser. Bien qu’on avait pas capté les paroles, ont avait assurément capter son échange. Elle espérait que le Chef des Loups d’Acier l’ai réceptionné… Car elle savait qu’il était sérieux… Et finalement, la voix mentale d’Avo se fit entendre, paniquer et Treize se mordit la lèvre. Elle voulait tant le rassurer, lui dire de fuir! Mais elle craignait ces hommes et surtout, elle craignait qu’ils en disent trop. Et s’ils pouvaient tout capter? Devait-elle sincèrement prendre le risque?... Trois silhouettes apparurent à l’embrasure de la porte et à mesure qu’ils avançaient dans l’éclairage des torches, elle n’y compris plus rien et visiblement, son visage valait milles mots, puisque cela amusa l’un des hommes qui l’abandonna temporairement pour aller vers… T… Tobias? Qu’est-ce qu’il foutait… Là… Qu’est-ce qu’ils lui avaient fait? Pourquoi… Pourquoi est-ce qu’il ne portait…

Un coup féroce fut porté au dos du jeune homme qu’elle n’avait pas revu depuis un moment et bien entendu, celui-ci laissa échapper une plainte de douleur alors qu’il s’effondrait à genoux au milieu du groupe... Une lame se glissa contre sa gorge et on l’incita à relever la tête. Treize ne comprenait pas, elle ne voulait pas comprendre. Elle ne pouvait pas comprendre. L’un des hommes s’approcha de lui et fit donc dos à la voleuse tandis qu’il empoignait sans ménagement la mâchoire de celui-ci afin de le forcer à tourner la tête d’un côté et de l’autre. Le caïd laissa échapper quelques commentaires, non sans finir par lui demandé son identité, précisant que s’il mentait, c’était elle qui écoperait… Et puisque de toute façon elle était déjà tétaniser à l’idée de… Elle ne pouvait s’empêcher de le fixer. Est-ce que… C’était possible que… P… Pourquoi est-ce qu’il lui aurait fait une chose pareille? Pourquoi lui aurait-il menti et s’il… S’il était… Elle sentait sa lèvre trembler, bien trop chamboulée.

Avo… Ziel… De Turquoise? Mais qu’est-ce qu’il racontait, il… Celui-ci lui jeta un regard et lui précisa qu’il allait tout lui expliquer… Et c’est là qu’elle comprit. Elle ne pouvait plus le nier… Avo était Tobias… Et sa véritable identité était Avoziel il… Elle repensa aux paroles salaces des hommes et elle se renfrogna non sans un frisson dégoutée, serrant les dents et détourna le regard pour se laisser tomber sur ses fesses, son épaule cognant contre le mur. Il avait osé lui mentir… La berner… Et sincèrement, elle en oublia rapidement la souffrance physique ou la peur l’espace d’un instant elle ne ressentait que… La trahison et une profonde tristesse. Ses larmes se remirent à couler. Les gémissements de… Peu importe son foutu nom parvinrent à ses oreilles, mais elle se refusait de le regarder. Elle avait bien trop mal, mal de tout ça et mal qu’il ait mal malgré tout… Et ça la foutait en rogne en même temps. Elle renifla.

On s’adressa donc à elle finalement, mais sincèrement… Elle n’avait même pas tourné la tête, préférant fixer un point entre le sol et le mur, devant elle. Ouais, voilà. Elle était seule, complètement seule et se sentiment qu’Avo avait chassé durant quelques courtes années la reprenait d’assaut. Tout ça n’avait été qu’une putain de mascarade et dire qu’elle lui avait accordé toute sa confiance, ses secrets, tout… Et il ne lui avait jamais voué cela? Pourquoi?! Ce n’étais pas les occasions qui avaient manqué et pourtant… Il ne l’avait jamais fait. Il c’était moquer ouvertement d’elle, lui mentant en pleine figure, comment avait-il osé?! C’est un cri de douleur de son ami... Ancien ami… Peu importe qui la fit sursauté, la forçant à rapporter un regard inquiet vers Avoziel qui de surcroit était à demi-nue ce qui la rendait mal à l’aise. La lame d’une dague c’était enfoncer en partie dans ses flanc et elle pouvait voir le sang s’écouler de sa plaie. Elle ne savait même pas pourquoi sa importait… Mais ce fut plus fort qu’elle.

-Lâchez-le!... Il ne sait rien, de toute façon…

Évidemment, peu convaincu semblait-il, sous le commandement de celui qui semblait le Chef du groupe, celui qui retenait le jeune homme retira la lame, pour la planté à la même distance dans ses chairs un peu plus haut et même si elle lui en voulait plus que tout, elle ne pouvait rester indifférente à ses cris de douleurs. Treize se crispa.

-Lâchez-le!... J’je m’appelle Treize…

Elle ne pouvait même pas boucher ses oreilles et les plaintes du demi-fée qui se faisait désormais assener de coups de toutes parts lui étaient insupportable. Le chef de la bande, lui, s’avança tranquillement vers elle tandis qu’Avoziel se faisait littéralement passé à tabac. Mais MERDE! C’ÉTAIT SON PUTAIN DE NOM! Pourquoi on ne la croyait jamais?!

-ARRÊTEZ!

«Je tes dit de ne pas nous mentir, tu nous prend pour qui?! Vous croyez vraiment que vous allez vous en sortir?! Toi, tu vas finir au marché noir et toi... Oh ouais toi… Tu n’auras même plus de voix lorsqu’on en aura fini avec toi. Tu vaudrais aussi un petit pactole j’en suis sûre, mais ont à d’autres plans…»

Le regard lubrique qu’il lui jeta la répugna, surtout que le pire, elle avait étrangement l’impression de comprendre. Tordus comme ils étaient, ils ne verraient pas la même utilité à son don qu’elle-même ou Beltram, visiblement… Ceci créa un frisson désagréable le long de son échine.

-Je m’appelle Iza. Je suis né à Argent…

«Et?»

-L’le coffre est pas dans mes poches? Je… Je l’avait sur moi… Sinon il a pu tomber…

S’ils pensaient qu’elle leur donnerait en plus le plaisir de remettre la main sur ce foutu coffre. Elle emporterait son emplacement dans la tombe! Ce serait son seul mérite… L’homme fit signe à ses comparses de cesser, visiblement irrité par les propos de l’adolescence qui sommes toutes semblaient bien vrai. C’était soit cela, soit elle était une fine petite manipulatrice.

«Dans tes poches… Ein…»

Il jeta un regard noir bien malgré lui à ses comparse, notamment celui qui semblait l’avoir traîner -?-. Parce-que mine de rien, c’était plausible que le con n’ai pas fouillé la gamine et qu’ils aient perdu eux-mêmes ce foutu coffre il ne voyait pas comment elle aurait pu s’en débarrasser. Trop jeune pour être si futé, de toute façon. Il fit signe du menton à deux des hommes, ceux-ci se dirigèrent vers Treize qui aurait soudainement préférée se fondre dans le mur, ou le sol peu importe. Ils la soulevèrent par les bras sans le moindre mal et pendant que l’un d’eux la retenait, l’autre fouillait les poches de son pantalon. Ses jambes étaient molles et elle se demandait même si elle serait en mesure d’être capable de fuir si l’ombre d’une occasion se présentait. Elle s’efforça de ravaler un sanglot en sentant le contact sur ses jambes remonter jusqu’à son ventre pour se glisser sous sa tunique humide, traçant un chemin jusqu’à sa poitrine, s’en saisissant sans la moindre gêne. Sincèrement, elle ne fut jamais aussi heureuse d’entendre la voix du Chef qui ramena son comparse à l’ordre…

«Alors. Tu n’as pas le coffre et je présume que personne ne t’envoie? Tu as communiqué tous à l’heure avec quelqu’un. Qui c’étais? Ton cabot-copain-voyeur-menteur? Où il est le coffre et qui t’envoie. Je ne me répèterai pas. Je suis suffisamment patient il me semble, non? Galant même, parce-que Jax que tu vois là, il m’a juuuurer te connaître. Tu lui dois du fric il paraît. Un truc de sautage par les fenêtres. Tes suicidaires? Peut-être qu’un peu d’amour te ferait du bien au moral?» Il se tourna vers Le jeune homme de 21 ans qui sembla avoir un petit regain d’énergie. «Si tu sais un truc, tu as intérêt à parler si tu vois ce que je veux dire…»

Treize jeta un regard noir vers Avo… Il avait intérêt à ne rien dire, parce-qu’ils n’allaient assurément pas les laissé partir et s’en donnerait à cœur joie. Elle ne savait même pas si sa peur des hommes était réelle. Peut-être était-ce un autre de ses subterfuges? Comment pouvait-elle le savoir. Elle faisait face à un pur étranger… Et si en plus il trahissait Beltram...
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Avo
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MessageSujet: Re: No more lies! [PV TREIZE] Mar 07 Nov 2017, 10:54

Son nez saignait abondamment et sa tête tournait sous la douleur intense qui irradiait de son visage. Il devait respirer par la bouche, autrement, il avait cette cuisante sensation qu’il allait étouffer! Avoziel toussota bruyamment, tentant tant bien que mal de retrouver un rythme respiratoire normal. Toutefois, il ne put en rien atteindre son but, car une lame glaciale s’enfonça sans merci dans ses côtes, lui soutirant littéralement un hurlement de douleur. Il pouvait sentir la morsure sans pitié de l’arme qui fendait ses chaires entre ses côtes, menaçant d’atteindre un organe vital à sa survie. Avait-il déjà ressentit douleur aussi intense? Pas de mémoire, en tout cas. Un râle profond jaillit de sa propre gorge alors que Treize sommait ses assaillants de le laisser tranquille. Selon elle, il ne savait rien de la situation actuelle… ce qui était faux en soi, évidemment. Visiblement, leur geôlier n’en croyait absolument rien puisqu’il ordonna qu’on retire la lame de ses chairs… avant de l’enfoncer encore plus durement, plus haut dans son thorax.

Cette fois, son cri fut rapidement étouffé et l’instinct poussa le métamorphe à se pencher vers l’avant afin de pouvoir toussoter tout son saoul. Un jet de sang jaillit de ses lèvres et son souffle était maintenant rauque et laborieux. Ils avaient assurément percé l’un de ses poumons, ce qui expliquait les flammes ardentes qui le consumaient de l’intérieur. Il… Il allait mourir? Comme ça, comme un porc bon pour l’abattoir? Devant Treize qui lui en voulait assurément à mort. Quelle catastrophe! Jamais il n’avait pu imaginer pire scénario! La voix suppliante et puissante de Treize se fit entendre, cette dernière déclinant sa véritable identité… qui fut prise pour un grossier mensonge. Dans toute son envie de vengeance, le leader fit signe à son homme de retirer la lame, puis de jeter le gamin à même le sol. Avo s’effondra sans la moindre retenue et ses cris rauques ponctués de toussotements inquiétants (ressemblant davantage à des gargouillements) envahirent rapidement la pièce pendant qu’on le passait à tabac, frappant chaque centimètre de son corps comme si on tentait d’attendrir sa viande avant de le bouffer tout rond.

Le cri fulgurant poussé par Treize surplomba les plaintes du jeune homme et fut rapidement ponctué des paroles menaçantes du mercenaire qui menait cette bande de cinglés. Il… il prévoyait la violer à répétition?! Il… il devait faire quelque chose! Mais… mais quoi? Il n’était que douleur, avait du mal à respirer et était incapable de tenir debout. Pourtant… Malgré le fait qu’il avait assurément blessé sa meilleure amie, rien ne lui tenait plus à cœur que de l’aider à foutre le camp d’ici. Peu importe s’il en laissait sa peau… Toutefois, la seule protestation qu’il put émettre fut un simple gémissement entremêlé d’un grognement. Bon… il allait devoir faire mieux que ça. La jeune fille déclara s’appeler Iza et être originaire d’Argent… Puis, suite aux encouragements du connard de service, elle déclara avoir le coffre dans sa poche… à moins que ce dernier n’ait été échappé par accident? Instantanément, les coups cessèrent et Avo resta au sol, sur le dos, à fixer le plafond de ses yeux larmoyants. Il avait tellement de mal à respirer… bon sang, il avait besoin de repos, autrement, sa régénération ne ferait aucun effet!

Le chef de la bande semblait furieux, puisqu’il était évident qu’il adhérait aux propos de l’adolescente. Il fusilla le « fautif » du regard, puis fit signe à deux de ses hommes de se saisir de la semi-elfe. Non, non, non, non! Il n’arrivait pas à bouger le moindre muscle! Seule une plainte étouffée put réussir à jaillir de sa mâchoire crispée! Les deux bougres soulevèrent l’adolescente et farfouillèrent sa tenue sans vergogne, glissant leurs mains dégoutantes sous sa tunique pour palper sa poitrine à peine mature. Les salopards!! Ils n’allaient pas oser, si?! Heureusement, le leader décida d’intervenir, ramenant les bougres à l’ordre d’une simple protestation. Une série de questions furent posées en direction de la semi-elfe, mais Avo eut du mal à bien suivre ce qui en retournait. Sa tête lui tournait beaucoup trop pour ça! Le regard perçant du patron se planta en sa direction, l’interrogeant sur son implication dans cette affaire. Il avait intérêt à parler, selon lui. D’un autre côté, il sentait le contact visuel pesant dont le gratifiait sa meilleure amie, le défendant bien d’émettre le moindre commentaire sur toute cette affaire.

Comme ils étaient dans une situation merdique…

Une douce chaleur l’envahissait maintenant que les coups avaient cessé. Déjà, son souffle était un peu moins laborieux et le gargouillement qui le caractérisait s’atténuait. Ah, sa régénération! Sa fidèle amie! Celle qui lui avait permis de réellement survivre, jusqu’à maintenant! Certes, cela prendrait des heures avant que chacune de ses blessures ne soit complètement rétablie, mais au moins, le plus urgent était en train de se guérir! Il ne pouvait pas rester là à ne rien faire… Il allait tenter le tout pour le tout dans l’unique but d’espérer permettre à Treize de foutre le camp. Et lui? Bah… il improviserait le moment venu… ou pas. Lentement, le semi-fée se redressa sur les genoux non sans une plainte de douleur, puis planta son regard azuré semi-terrorisé en direction du chef de ses bourreaux qui s’approchait maintenant de lui. Un… un peu plus près… Un peu plus près! Il devait être à porter pour attirer l’attention sur lui!

- Je suis sûr que tu sais quelque chose, petite merde… Fit le leader qui agrippa la chevelure platine du semi-fée, tirant cette dernière pour le forcer à lever la tête en sa direction.

C’était le moment où jamais pour rassembler ses forces! Bon… sa régénération ne pourrait plus faire grand-chose pour lui, mais il devait tenter le coup! Une vague puissante d’adrénaline le prit d’assaut, le tout étant d’autant plus stimulé par une peur viscérale. Ni une, ni deux, Avo changea d’apparence afin de revêtir une forme canine sous les yeux surpris de ses assaillants. Bien vite, ses bras se métamorphosèrent en pattes et sa peau laiteuse se recouvrit d’une épaisse fourrure de malamute. Les bracelets métalliques qui enserraient ses poignets glissèrent sur ses paluches, faute de rencontrer quelconque résistance. Dans un mouvement vif – digne de la race canine qu’il représentait en ce moment –, le Turquais effectua une rotation de la tête et abattit férocement sa mâchoire acérée sur le poignet du leader qui hurla de terreur et de stupeur. Avo profita de la surprise et de la puissance de l’adrénaline pour planter ses pattes au sol, puis secoua avec violence sa tête dans tous les sens, creusant des sillons sanguinolents dans la chair meurtrie du membre de sa proie. L’homme hurla et tous ses fier-à-bras foncèrent vers le cabot qui recula tout en maintenant une pression constante sur son captif. Dans un coup puissant du corps (et surtout poussé par le désespoir), le leader fut renversé au sol. Ni une, ni deux, le malamute fondit sur sa victime, mordant férocement sa gorge tendre avec autant de haine qu’un peu plus tôt.

Des coups de pieds lui furent assenés aux flancs, mais le semi-fée ne les ressentait pas, tant il voyait rouge. Tout ce qui comptait pour lui, c’était d’achever ce salopard qui avait osé leur faire du mal, à lui et à Treize. Il était si concentré qu’il n’entendit jamais le bruit métallique de la lame qu’on dégainait dans son dos. Avait-il la moindre idée que cette dernière s’apprêtait à le transpercer de pars en pars, mettant fin à sa misérable vie? Absolument pas. De toute façon, il n’avait pas trop à s’en soucier, car un bruit de chaîne se fit entendre, suivit le gargouillement typique d’une personne qu’on étranglait. Visiblement, Treize n’allait pas rester là, les bras croisés à attendre la venue d’un ange divin! D’ailleurs, la voix puissante de cette dernière – qui l’appelait probablement pour attirer son attention – le soutira de son instinct prédateur, le poussant à jeter un regard derrière lui. L’homme à l’œil magique agrippa l’encolure de sa fourrure au même moment et le cabot relâcha sa poigne sur le leader agonisant pour se tortiller dans tous les sens. Le chien se débattit si violemment que le mercenaire perdit sa prise sur lui! Le malamute se retourna vivement et mordit de toutes ses forces le premier genou à sa portée. Certains fier-à-bras se jetèrent sur leur chef qui tentait de gargouiller des ordres alors que d’autres foncèrent vers Avo.

** [Treize] FOU LE CAMP! Maintenant!! **

Rapidement, le cabot relâcha sa poigne sur l’homme qu’il attaquait, puis claqua des dents vers un autre type qui brandissait son arme en sa direction. Le type jurait à voix haute et au final, Avo tourna les talons et détala à travers les carcasses emportant la majorité des mercenaires à sa suite. Treize aurait le champ libre! En espérant qu’elle saisisse cette opportunité en or pour en faire de même de son côté! L’adrénaline était à son comble au point où le métamorphe ne ressentait même plus la douleur lancinante de son corps entier. Tout ce qu’il voulait, c’était s’assurer de leur survie, à lui et Treize! Les cris fusaient derrière lui et les menaces de mort pleuvaient sur sa tête bestiale. S’il ralentissait maintenant, il allait être décapité, c’était indéniable maintenant. Ses pattes glissaient dans le sang qui jonchait le sol, ce dernier provenant des carcasses qui pendaient lamentablement ici et là. Ou alors, était-ce sa propre hémoglobine? Il n’en savait trop rien, à ce stade-ci.

C’était lui où cette foutue pièce était sans fin? C’était beaucoup trop grand pour n’être qu’une simple boucherie! Ses yeux de canidés avaient du mal à discerner où il allait tant l’obscurité était dense! Une zone plus sombre se trouvait à sa droite. C’était quoi ça? L’embouchure d’un couloir? Sans réfléchir davantage, le malamute y fonça, s’engouffrant dans un dédale insoupçonné. Son odorat était surstimulé par l’odeur sanguinolente qui émanait de la pièce aux carcasses, si bien qu’il avait du mal à chasser cet arôme de ses nasaux. Alors que ses pattes le menaient il ne savait où, le métamorphe entendit, loin derrière lui, des voix masculines hurler. Treize avait-elle réussi à fuir et ils venaient de réaliser qu’ils avaient perdu leurs deux proies? Il l’espérait plus que tout! Peu importe, les bruits de pas qui le suivait s’amenuisaient, signe qu’il mettait plus de distance entre lui et ses assaillants. Bifurquant dans un couloir humide qui donnait sur la droite, le cabot continua sa course, jusqu’à ce que son corps lui balance à nouveau des signaux de douleur intense et de fatigue. Il… Il était au bout du rouleau! Y avait-il la moindre issue dans ce putain de labyrinthe interminable?

Un couloir de portes fermées s’étalait devant lui. Il n’avait aucune idée de ce que contenait chacune d’entre elles. Toutefois, il avait assurément besoin de se poser quelque part pour récupérer, sachant pertinemment que ses pas auraient du mal à le mener plus loin s’il devait conserver le même rythme. Son regard affolé glissa sur les parois de bois empoussiérées, puis il sélectionna l’une d’entre elles au hasard, cette dernière étant située à sa gauche. Il claudiqua donc vers cette dernière, reprit forme humaine, puis tourna la poignée avant de s’enfoncer dans la pièce sans le moindre préambule. Sa chevelure immaculée et sa peau laiteuse étaient recouvertes de sang par endroits et il était difficile de déterminer si ces vestiges d’hémoglobine étaient à lui ou pas. Bref, il avait une sale gueule.

Avo fit quelque pas dans la pièce, puis se figea sur place en réalisant qu’une chandelle était allumée. Des caisses de bois trônaient ici et là et une fine silhouette était penchée sur l’une d’entre elles, farfouillant le contenu d’où émanaient des bruits métalliques. Des armes? Des boîtes remplies d’armes diverses? De la contrebande, ou…? Il n’eut pas réellement le temps de se poser davantage la question que la forme élancée se redressa prestement, dague en main. C’était… Treize! Visiblement, elle avait été surprise par sa venue autant que lui! N’hésitant pas une seconde de plus, le semi-fée referma derrière lui, puis tituba vers le mur adjacent avant que ses jambes ne se dérobent sous son poids. Un silence de mort plombait la pièce et seul le subtil crépitement de la flamme se faisait entendre. La luminosité vacillait de gauche à droite, faisant danser les ombres immenses sur les murs sales de la pièce. Pour la première fois depuis leur rencontre initiale, Avo ne savait quoi dire. Il… Il ne trouvait pas les mots. De toute façon, il se demandait même s’il avait la force d’argumenter.

Baissant les yeux vers le sol, le jeune homme se contenta d’observer le plancher de dalles crasseux, étant incapable de supporter le regard blessé et accusateur de la semi-elfe qui, assurément, devait se sentir trahie d’une quelconque façon. Il… Il n’avait aucune excuse pour son mensonge grossier. Il avait manqué de courage, littéralement, et ne pouvait justifier le fait qu’il n’ait rien révélé à sa meilleure amie avant maintenant. Avoir peur de la perdre ou de son jugement n’étaient assurément pas de bonnes raisons, non? Il était un pleutre. Il le savait. Depuis toujours. Elle le verrait comme un monstre, rien n’était plus sûr que ça. N’en était-il pas un, justement? N’avait-il pas égorgé un homme avec ses crocs, quelques minutes plus tôt?

Ce silence était réellement pesant. Devait-il partir? Il avait simplement besoin de quelques minutes pour récupérer… Enfin, il espérait que sa régénération soit suffisamment efficace pour lui permettre de se mouvoir à nouveau avant une longue attente de plusieurs heures. Sa gorge était nouée et sa voix se briserait assurément s’il devait prendre la parole. Fixer le sol était une autre façon d’éviter de laisser voir que ses yeux s’embuaient de larmes, tranquillement. Un mouvement fut effectué en sa direction, ce qui le poussa à lever un regard oblique en direction de l’adolescente. Est-ce que Treize allait laisser déferler sa furie contre lui? Là, tout de suite? Il ne répliquerait pas. Pas contre elle. Jamais.
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Treize
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MessageSujet: Re: No more lies! [PV TREIZE] Mer 08 Nov 2017, 02:06





Tout le monde, sans exception attendait visiblement la suite. Treize espérait sincèrement qu’Avo…Ziel comprenne que cela ne servait à rien, car en plus de mourir, ils le feraient en balançant Beltram et les autres et pour elle, c’était tout simplement inacceptable. Les jambes toujours un peu molles sous elle tandis que l’un des deux gorille qui la tenait s’approcha du jeune homme, Treize avisa son… Meilleur ami qui se redressa difficilement sur les genoux et malgré toute la colère et la déception qu’elle pouvait ressentir envers lui en ce moment, sa gorge se serra. Il avait affreusement mauvaise mine et elle s’inquiétait sincèrement pour sa santé. Même si elle savait qu’il pouvait se régénéré, il y avait une différence entre un coup de poing d’elle en mode furie en pleine gueule et des coups de couteaux dans les flancs… Alors non, qu’il soit un mec, un menteur et tout, ça ne lui donnait pas plus envie de le voir mourir devant ses yeux parce-que mine de rien elle… C’était attacher à lui et… Qu’elle n’était tout simplement pas une putain de sadique. Elle était de toute façon, en ce moment même totalement terrifié quand à la suite des évènements. Surtout avec le commentaire qu’on lui avait balancé. Elle n’osait même pas jeter un coup d’œil à ce Jax qui la tenait trop contre lui à son goût, ce qui n’aidait en rien ses tremblements.

-Foutez-lui la paix!

Eut-elle le courage de balancer bien malgré tout, parce-que c’était plus fort qu’elle! On lui flanqua rapidement un bon coup de poing dans le ventre pour la faire taire, tandis que son corps bien malgré elle se pencha vers l’avant en extirpant férocement l’air de ses poumons pour essayer aussitôt de reprendre son souffle sous les gloussements de son geôlier du moment. Ses un hurlement mêler à des grognements furieux qui la força à lever les yeux vers la scène devant elle, toujours un peu haletante, elle reconnut la forme typique de son malamute qui était passé à l’attaque. Sous la scène, Jax l’écarta violement de lui, la balançant sans ménagement sur le sol souillé afin de s’élancer à la rescousse de son Chef qui était visiblement en mauvaise postures. Treize s’écroula comme un château de carte, non sans grimacer sous la douleur de ses blessures, tout comme de ses genoux qui cognèrent durement la surface. Les coups fusaient déjà sur Avo, qui ne faisait que secouer d’avantage la tête, de l’écume semblait s’échapper de sa gueule. Elle ne l’avait jamais vue ainsi… Jamais… Attaquer ainsi. Elle craignait même, pour la toute première fois, de s’approcher de la scène et qu’il ne s’en prenne à elle par inadvertance, tant il voyait noir.

Tout ce passa si vite. Elle ne pouvait que voir un éclair blanc se débattre férocement à travers les hommes qui l’avaient encerclé ils… Ils allaient le tuer si elle ne faisait rien! Laissant échapper un gémissement de douleur, elle posa avec assurance ses mains contre le sol et s’aida de celles-ci afin de se redresser pour tituber en direction de celui qui avait osé lui tourner le dos et dégainer son épée. Le regard fixe, elle en oublia sa peur quelques secondes et s’élança à son tour dans la mêler, étirant ses bras et balançant ses chaines juste devant la gorge de Jax afin de tirer de toutes ses forces vers l’arrière, non sans littéralement laissé échapper un cris rageur. Ils tombèrent alors tous les deux, lui sur elle et, au lieu de paniquer et de fuir, elle entoura ses jambes autour de son thorax et fit quelques tours avec les chaines autour de ses poignets pour serrer de toute ses forces contre elle. L’homme étouffait visiblement et les coups qu’ils portaient à ses côtes la ferait assurément lâcher, mais c’était littéralement et elle en était sûre, une question de vie ou de mort. C’étais elle ou lui… Elle ou lui.

Mais son regard se leva un moment et elle aperçut un homme qui s’apprêtait à agripper le cabot, toujours trop encré dans sa transe qu’il n’en voyait plus le danger qui l’entourait, visiblement décider à mettre le Chef du groupe à mort!

-AVO ATT…

Son cris, bien qu’étrangement puissant en vue de la situation, la déconcentra. Elle n’eut la chance que de voir le chien se faire agripper par l’encolure et relâcher sa prise, qu’elle se reçus un violent coup de pied directement sur la tête par l’un des hommes qu’elle n’avait pas vu venir du revers, venant visiblement porté main forte à son compagnon en difficulté, qui se débattait bien moins. Relâchant net sur le coup, la jeune voleuse vis des étoiles et sentie son corps s’engourdir totalement et se ramollir. Elle senti un autre coup l’atteindre cette fois dans les côtes et elle roula difficilement sur le côté, son corps se tordant instinctivement afin de tout simplement respirer, malgré la douleur lancinante.

C’est là qu’elle reçut le message télépathique d’Avo, lui disant de fuir. Le problème, c’était qu’elle était incapable de bouger et visiblement, les hommes l’avaient remarqué. L’un d’eux lui mentionnant qu’ils reviendraient avec la tête de son cabot pour s’occuper d’elle ensuite. Cette simple perspective de le savoir mort lui tordait le cœur. Elle ouvrit la bouche pour tenter de répliquer quelque chose ou… Peu importe quoi, mais aucun son ne sortit, qu’une quinte de toux affreusement douloureuse. Que ce soit dans ses côtes ou dans sa tête. Et puis la gueule qu’elle devait avoir! Elle avait du mal à voir d’un œil, c’était à parié qu’il devait être aussi boursoufflé qu’un chou-fleur!

Quoi qu’il en soit, elle entendit les pas s’éloignée et risqua un œil autour d’elle pour aviser avec horreur un coup de pied qui fusait en sa direction. Levant ses bras pour protéger sa tête, elle n’eut pas l’impression qu’ils amortirent grand-chose tandis qu’on lui agrippait sans ménagement les cheveux, sentent l’arrière de son crâne cogner durement contre le sol, lui faisant de nouveau voir des étoiles et même entendre un son strident et constant. À travers son regard embué par les larmes, elle put apercevoir les traits de Jax qui évidemment, ne comptais pas la laissé sans surveillance. Ses lèvres bougeaient, mais elle n’entendait que ce son désagréable. De toute façon, elle se disait qu’elle était heureuse de ne pas entendre ses propos. Elle ne voulait même pas savoir. Son rictus répugnant lui en disait déjà suffisamment. Il se redressa étrangement et s’éloigna d’elle. Treize tourna légèrement la tête afin de ne pas le perdre de vue, tentant par la même occasion de changer de position dans le but pathétique de fuir en rampant. Un rire gras se laissa entendre à travers les scillements de ses oreilles alors qu’elle reçut une douche froide –littéralement et pour la deuxième fois-, ce qui la fit inspirer bruyamment sous la surprise et le froid. Le son du baril qui retombait sur le sol non loin d’elle résonna en écho dans son esprit, lui faisant froncer les sourcils et cligner les yeux d’inconfort. Ce faisant, quelque chose de scintillant attira ses prunelles, droit devant elle. Une dague! Étirant les bras pour l’agripper, une poigne solide s’enroula autour de sa gorge et l’éloigna de son objectif. Non, non et non! Hoquetant sous la difficulté qu’exerçait la prise sur sa gorge, Treize tentait de songer à une façon de rejoindre sa seule porte de sortie! Tandis que ses jambes ne touchaient plus le sol, un regain d’énergie la pris d’assaut et elle frappa de toutes ses forces dans les parties intimes de Jax qui lui racontait, si elle avait bien saisi les quelques mots, l’histoire de cette gamine qui avait sauter par la fenêtre. Elle savait bien que c’était lui, comment l’oublié! Son corps heurta pour la énième fois le sol. Elle expira bruyamment et, même si elle avait le souffle court, s’empressa de ramper jusqu’à la dague et la saisir alors qu’on lui tirait la jambe faisant en sorte qu’elle se retrouve rapidement sous l’homme. Ni une, ni deux, la jeune voleuse ficha férocement la dague à l’aide de ses deux mains dans le creux de la clavicule de son assaillant avant qu’il ne l’immobilise et qu’il en soit terminé d’elle. Jax hurla à plein poumon et lui flanqua un coup pour se laissé tomber sur les fesses et porté une main à sa blessure, larme y étant toujours planter.

Sous la scène et ne demandant pas son reste, elle se roula sur le ventre et tenta de se lever sur ses jambes tremblantes de peur et de douleur. Elle savait bien que si elle ne bougeait pas, qu’elle allait y passé, peu importe comment. Puisant dans ses dernières forces, elle réussit à se lever, titubant un peu trop vers l’avant pour s’écraser de tout son long de nouveau. Elle laissa échapper un sanglot rageur, tapant le sol de l’une de ses mains. Ce n’était vraiment pas le moment pour que son corps décide qu’il en avait assez de la vie! Parce-que s’il pensait qu’elle allait mourir tranquillement… Elle réussit à se mettre sur les genoux et s’avança difficilement vers l’un des murs, où elle déposa l’une de ses mains, en l’espoir d’y agripper quelque chose pour l’aider sous les menaces et les jurons de l’homme qui se relevait. Sentent le bois d’une porte, elle chercha la poigner, laquelle elle s’accrocha de toutes ses forces pour se hisser loin du sol qui semblait l’attiré tel un aimant puissant. Chose faite, elle laissa son épaule cogner sur celle-ci, alors qu’elle claqua un peu trop fort à son goût dans le couloir, la faisant paniquer et donc s’empresser de déambuler parmi ceux-ci en espérant ne pas tomber nez à nez avec le reste du groupe sur le chemin du retour.

Elle ne saurait dire durant combien de temps elle avait rampé ainsi contre le mur pour seul soutien, la peur au ventre de voir Jax apparaître juste derrière elle. L’envie prenante de communiquer avec Beltram se faisait sentir, mais elle était tétaniser à l’idée qu’on capte de nouveau son échange et qu’on comprenne qu’elle n’était pas inconsciente et qu’on rebrousse chemin pour s’occuper d’elle et seconder leur compagnon qui venait de hurler, probablement parce-qu’il avait arracher la dague de sa blessure. Merde, merde, merde! Pour ne pas aider à l’urgence de la situation, des sons résonnèrent en écho jusqu’à elle et la forcèrent à accélérer de son mieux la cadence. On approchait! Elle devait sortir de ces couloirs, sinon, ont la repèrerait à coup sûr!

Comme si la vie voulait enfin lui donner un petit coup de pouce, son épaule buta contre une surface de bois et Treize baissa le regard, avisant une poigner qu’elle tourna pour s’étaler directement dans une pièce où seule une lampe trônait. Ne prenant pas la peine d’aviser les lieux, elle flanqua un coup de pied dans la porte qui se referma à la voler et s’empressa de ramper loin de celle-ci, cherchant une quelconque cachette, mais remarqua qu’il n’y en avait aucune, qu’une grande quantité de boites empiler les unes sur les autres… Merde! S’y dirigeant dans le but de s’y cacher, puisqu’elle ne voyait aucune autre option, elle étira le cou pour aviser le contenu de l’une d’entre elle, semi ouverte et d’un geste lasse de la main, elle poussa le couvert. S’agrippant sur celle-ci afin de se redresser, elle jeta un coup d’œil pour y reconnaître l’éclat typique de lames. Si l’espace d’un instant elle fut affreusement dépitée de voir qu’elle n’avait aucune façon de vider tout ça en un temps record en vue de son état et de ses poignets toujours liés, elle choisit de s’en prendre au moins une, question de ne pas se laissé crever sans au moins en entailler un…

Le son typique de la vielle porte aux écrous rouillé qui s’ouvrit rapidement derrière elle lui glaça le sang. Terrorisée, Treize se retourna vivement s’imaginant le pire, empoignant le premier manche sur lequel ses doigts se refermèrent et brandit larme, non sans trembler sous l’effort devant elle. Son mouvement mal calculé lui fit perdre l’équilibre sur ses jambes frêles et elle s’écroula sur le sol, presque au ralenti selon elle. À l’opposer se trouvait un Avo sous forme humaine et complètement nu, lequel elle n’osa même pas attarder son regard parce-qu’il semblait visiblement avoir oublié ce détail affreusement gênant. S’adossant au mur, celui-ci préféra observer le sol, visiblement peu désireux d’affronté son regard qu’elle devait l’avouer oui, lui lançait de nouveau des dagues! Comment avait-il put lui mentir comme ça? À elle de surcroit? Après tout ce qu’elle avait pu lui raconter!! Combien de temps encore cette mascarade aurait continué, si ce n’étais pas de la situation de merde dans laquelle ils étaient?

Elle se redressa finalement afin d’opter pour une position assise, bien que difficilement et poussa la lame du mieux qu’elle pût en direction de son… Ami? Pouvait-elle l’appeler ainsi, alors qu’il lui avait fait l’un des plus gros mensonges qui soit? Qu’il avait trahis sa confiance? Bousiller même… Elle tendit difficilement ses bras vers la boite, pour ramasser une autre arme pour elle parce-que c’était assuré que leur truc risquais de finir dans un bain de sang et pour être sérieuse, elle songeait sincèrement au suicide… Et même si elle voudrait se battre avec ce courage qui lui faisait tant défaut, elle n’était même pas en mesure de pouvoir se soigner ne serait-ce qu’un peu, sous le risque de tomber bêtement dans les vapes en essayant. Elle porta sa main libre à son flanc, parce-que la simple idée d’essayer de parler sans le faire lui semblait chose totalement absurde. Alors lui hurler par la tête…

-T’Tu comptais faire durer ça encore combien de temps?!...

Elle ne pouvait pas dire elle-même si sa voix était plus furieuse ou plus blessée, mais bien entendu qu’elle fut chevrotante. Toute cette boule d’émotion néfaste remontait dans sa gorge difficilement. Elle avait envie de lui hurler par la tête, de savoir pourquoi, de lui demander qui il était à la fin! Elle lui avait toujours dit la vérité, elle lui avait fait confiance… Aveuglément. Elle refusait de croire que c’était parce-que ça l’amusait, mais les paroles salaces des hommes lui revenaient en tête et elle se mordit la lèvre de honte, puis détourna finalement le regard, l’abaissant sur son arme. Elle ne savait plus quoi pensé, ne sachant plus qui il était. Elle se sentait autant, sinon plus désemparée que la situation précaire dans laquelle ils se trouvaient. C’était plus… Douloureux. C’était ça, avoir le cœur brisé?

-C’est pas comme si tu en avait jamais eu l’occasion…

Et ça, il en avait eu une tonne que ce soit sous les traits canins d’Avo ou sous Tobias! Elle porta le revers de sa main pour s’essuyer le nez, sentent quelque chose de chaud couler tout comme pour l’aider à ravaler un sanglot, mais sursauta sous la douleur cuisante que le geste lui procura à cette partie de son visage la ramenant malheureusement à un souci plus grave pour le moment.

-Faut qu’on trouve un truc à te mettre et qu’on sorte d’ici au plus vite...

Et ça, il le savait très bien. Il y avait au moins une certitude en ce moment: Ils ne pouvaient pas sortir seuls d’ici. Il n’y avait qu’à voir leur gueule chacun sans compter qu’elle savait au moins que celui qu’elle croyait être son meilleur ami était tout autant qu’elle désireux de foutre le camps d’ici au plus vite. De toute façon, elle ne s’attendait pas à une réponse de sa part et pour être franche, elle n’était même pas sûre que pour l’heure elle ait envie d’entendre ses justifications. Pourquoi? Parce-qu’elle était trop chamboulée pour supporter de prendre le risque de réaliser qu’il la mènerait peut-être encore en bateau avec ses yeux azurées et implorant de… Chien battu. Elle avait besoin de… Réfléchir et elle s’en voulait parce-que c’était peut-être leurs dernier instants de vie, mais… Voilà. Elle avait assez donné. Elle n’en pouvait plus. Elle n’était même pas en mesure de se savoir si elle arrivait à songer de façon cohérente.

Elle baissa le regard sur ses chaines et avisa les verrous, essayant de ce concentré un peu, pour fouiller dans ses poches en jurant dans l’espoir de trouver de quoi tenté de la crocheter quand elle remarqua un mouvement prêt d’elle. Sursautant et rapporta instinctivement ses bras vers elle en avisant la main d’Avoziel se tendre, elle lui jeta un regard méfiant, pour finir par baissé ses prunelles et remarquer qu’il tenait un petit bout de métal qui somme toute pourrait bien faire l’affaire tandis que de l’autre main il retenait un bout de tissus autour de sa taille. Saisissant prestement le petit outil improvisé, elle déposa son arme sur ses cuisses et s’empressa d’entreprendre de tenté de déverrouiller ses entraves.

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No more lies! [PV TREIZE]

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