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Une perturbation dans la force (PV Jamère)

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Meïlhor
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MessageSujet: Une perturbation dans la force (PV Jamère) Jeu 29 Juin 2017, 14:51

Jenna allait désormais sur ses six printemps, Elend quand lui en avait tout juste cinq. Meïlhor et Jamère vivaient un parfait bonheur avec leurs charmants bambins dans l'ancienne maison de Jubey à Rubis. La maisonnée n'avait plus rien à voir avec le temps où elle était habitée par l'assassin, le mercenaire l'ayant refait de toute parts, ce qui n'était pas pour déplaire à sa compagne, bien au contraire. Celle-ci avait tant de souvenirs douloureux dans cette demeure, désormais remplacé par les moments de complicité vécus avec ses enfants.
Elle et Jamère, par soucis de présence auprès de leurs enfants, partaient en contrat à tour de rôle. Jenna gagnant en autonomie, avait exprimé depuis peu le besoin d'aller rendre visite à sa tante Eyreen à la tour des mages. Sa fille se destinant à en faire partie, Meïlhor n'avait guère eut le cœur de le lui refuser. La petite semblait si enthousiaste à l'idée de découvrir son nouvel environnement, la blonde avait donc consentit à l'y accompagner pour observer les alentours. Elle devait s'assurer par elle même que son aînée n'y risquerait rien. L'idée de la laisser si jeune ne l'enchantait pas, doux euphémisme s'il en était. Protectrice, la jeune mère avait toutes les difficultés du monde à s'éloigner de sa si précieuse progéniture. Elle se devait de les protéger, n'étant pas encore en mesure de le faire par eux même. Jamère avait toutefois sut la convaincre et trouver les mots pour apaiser légèrement ses craintes. La tour était un endroit sure, Eyreen veillerait sur leur fille et tout irait bien. Oui, tout irait pour le mieux, ou Meïlhor ferait payer à tout ces  mages et à la fille d'Oxine  de n'avoir pût prendre soin de Jenna, comme ils se devaient.
Mauvaise foi oblige Meïlhor avait une peur panique de la magie, hormis celle de sa fille bien sur. Bon sang ne saurait mentir, après tout (wink, wink). Jenna était magique certes mais elle était avant toute chose sa fille et rien ni personne ne pourrait la détourner d'elle, jamais.
La petite famille c'était donc préparée tôt pour l'occasion et tout le monde avait accompagné Jenna pour ses premiers pas à la tour. Durant le voyage la mercenaire avait été particulièrement silencieuse craignant pour la suite de la journée. Elle avait alors laissé le bon soin à Jamère de divertir leurs rejetons, ce qu'il avait exécuté avec brio en leur contant divers histoire de son cru. Jenna observant sa mère soucieuse, lui avait posé quelques questions sur différentes plantes et poisons avec un sourire doux. Ce  que Meïlhor pouvait les aimer tout deux. Les laisser était difficile mais la blonde ne pouvait les garder pour elle seule, bien sur. Ils devaient construire leur propre vie, se construire, grandir et devenir ce que bon leur semblerait et leur mère les y aideraient, naturellement.
Faisant volt face, la mercenaire se gourmanda. Son aînée avait besoin de tout le soutien de ses parents aujourd'hui et c'est exactement ce qu'ils allaient lui offrir.  Passant une main dans la crinière rousse, sa mère offrit un sourire sincère à sa Jenna tout en répondant à ses questions. Les gestes d'affections étaient rare chez Meilhor, mais toujours lourd de sens.
Une fois arrivés, la visite c'était éternisé et Elend sage jusque là avait finit par s'impatienter. Aussi, Jamère avait il proposé à son garçon de laisser les filles finir tandis qu'eux irait au marché en quête de fabuleux trésor. Une telle proposition ne pouvait que réjouir l'enfant et ils laissèrent alors mère et fille explorer la tour. Meîlhor était heureuse de ce moment partagée et plus encore de la décision de son compagnon de la laisser rester. Elle ne voulait être en nul autre endroit. Vérifiant discrètement les points d'accès et la sécurité, elle se calmait au fil de la visite voyant l'endroit sur qu'il était. Jamais aussi sûre que leur demeure, mais tout du moins cela semblait suffisant. Retrouvant Eyreen, Jenna avait émis le souhait de rester avec elle n'ayant pas oublié l’existence d'une bibliothèque mentionné plus tôt par sa tante.
Meïlhor l'avait donc laissé pour quelques heures cette fois, à la tour. Jamère avait raison tout irait bien. Déambulant dans les rues sans but précis, Meilhor errait perdu dans ses songes. Savourant les quelques minutes de solitude qu'elle s'accordait. Temps calme rare et oh combien appréciable. Elle allait entre les étals du marché sans réellement s’arrêter sur aucun, furetant et observant ce qui pouvait attiser son attention. Un sentiment d'empressement naquis alors en elle manquant même de ne faire ce dérober ses jambes sous elle. Cette sensation ne lui était pas inconnue, elle l'avait déjà ressentit à une unique occasion. Lorsque Jamère était au prise avec Lios... Il se passait quelque chose et il fallait agir vite, elle en était certaine. Elend, Jamère ... Elle devait les retrouver immédiatement...
Elle ferma les yeux et se concentra sur le sentiment de crainte qui enflait en elle. Le visualiser pour être en mesure de le repérer. Les minutes s’égrenèrent et enfin Meïlhor était certaine de sa destination, aussi s'élança t'elle en courant pour les rejoindre au plus vite...
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Jamère
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MessageSujet: Re: Une perturbation dans la force (PV Jamère) Mar 18 Juil 2017, 17:39

Ce matin là, Jamère préparait sa troupe pour une excursion. À l'aube de ses sept ans, Jenna avait exprimé le souhait de se rendre à la tour, puisque c'était là qu'elle avait toujours voulu étudier. Ayant manifestée ses pouvoirs depuis un certain temps déjà, la fillette avait ainsi tout les droits de prétendre à suivre un enseignement magique.
Jamère était ravi des volontés de sa fille à se faire mage. Elle ne manquerait ainsi de rien, et elle serait en sécurité à la tour. De plus elle était jeune, et elle devait suivre un enseignement long – avec un peu de chance, il n'y aurait plus trace de conflit d'ici la fin de ses études ! Jamère était vraiment l'optimisme même. Enfin, c'était là le seul stratagème qu'il avait réussit à mettre en place pour se convaincre de laisser sa fille chérie, la prunelle de ses yeux, rejoindre la Tour.
Jenna avait en effet une place toute particulière dans le cœur de Jamère. Peut être parce qu'elle était la seule fille du couple. Ou plus vraisemblablement parce que, déjà, elle avait très bien comprit comment obtenir tout ce qu'elle voulait de son père. En même temps, la rouquine avait de qui tenir avec Meïlhor pour mère.

Justement aujourd'hui, Jenna était à l'honneur. On avait confié Melten et Luthèce à la bonne garde d'Oxine, comme souvent lorsqu'il fallait s'éloigner de la maison. D'autant que cette fois ci, le voyage entre Rubis et Émeraude serait une véritable expédition ! Les mercenaires y emmenaient leurs deux aînés, puisque Elend souhaitait lui aussi être de la partie. Bien souvent dans l'ombre de sa sœur, il la suivait absolument partout. Cela amusait Jenna, qui prenait son rôle d'aînée très au sérieux ! Il était si plaisant de voir les deux enfants occupés à jouer ensemble.

Pour en revenir au récit qui nous intéresse, le voyage s'était fait sans encombre. Arrivé à la frontière du royaume des Chevaliers pourtant, Jamère avait eu un pincement au cœur. Lorsqu'il avait jadis abandonnée la demeure de son enfance à la mort de ses parents, le géant s'était fait la promesse de ne plus jamais remettre les pieds à Émeraude. Il était tout à fait étonnant de voir avec quelle facilité il se permettait à présent de briser cet engagement. En y songeant, il avait vraiment été un adolescent un peu idiot, quand bien même il avait l'excuse d'être orphelin. Et puis, il était ici question de Jenna, c'était donc plus que justifié.

Bien que centré sur lui même, Jamère n'en avait pas manqué de porter attention à Meïlhor. La blonde n'était pas tranquille, il suffisait d'un regard dans sa direction pour s'en convaincre. Elle avait après tout plusieurs raisons de l'être, mais le brun ne savait dans quel ordre d'importance elles accaparaient l'esprit de sa compagne.

Le fait que Jenna ait témoignée très jeune de dons magiques, Meïlhor semblait l'avoir digéré. Après tout, c'était en sa présence que les-dits pouvoirs s'étaient manifestés pour la première fois. Lorsqu'il l'avait apprit à l'époque, Jamère n'avait su ce qui le sidérait le plus : que Meïlhor enseigne à une Jenna de cinq printemps comment lancer des couteaux, ou que sa fille soit une créature magique. Enfin, sans doute était ce plutôt l'idée de laisser la garde de sa fille à d'autres très prochainement qui taraudait la mercenaire ? L'idée ne plaisait pas davantage au brun, mais lui au moins lui se trouvait il réellement rassuré à l'idée de savoir qu'Eyreen veillerait sur sa Jenna. La fillette était tout à la fois la filleule et la nièce de la jeune apprentie magicienne, il était donc tout naturel qu'elle veille sur la rouquine.

Cette dernière justement n'avait eu de cesse de montrer des signes d'impatience durant tout le trajet ! Découvrir la tour semblait lui être aussi important que retrouver sa tante. La rouquine avait fait des allé-retour entre le cheval de son père et la monture de sa mère, taquinant Elend, tressant les crinières des cheveux, questionnant sa mère sur telles ou telles plantes découvertes au bord du chemin, ou demandant sans cesse s'il on était bientôt arrivé. Cette période de grands changements ne paraissait pas être pour elle source d'inquiétude, bien au contraire, et c'était bonne chose que cela. Du reste, Jamère avait distrait sa troupe comme il le faisait toujours avec l'une de ses histoires favorite : celle d'Arthur le pourfendeur des flammes, et de son destin tragique de voir la mythique Excalibur lui passer sous le nez au dernier moment.

Une fois au château, tout le monde avait rejoint une Eyreen visiblement ravie de recevoir de la visite. Elle s'était d'ailleurs fait un guide excellent, n’omettant aucun détail sur ce que serait le quotidien futur de Jenna. Si une telle exhaustivité ravie la fillette et remporta les faveurs de Meïlhor ( elle pouvait ainsi savoir très précisément où elle allait envoyer sa fille ), cela lassa bien vite Elend. Le petit garçon trépignait depuis un moment déjà, suspendu tantôt au cou de son père, tantôt accaparant l'attention de sa mère. Jamère avait donc décidé de le soustraire à cette visite qui l'avait depuis longtemps lassé. Abandonnant donc tout à la fois sa fille et sa compagne au bons soins de sa cadette, le mercenaire quitta le château pour gagner le village voisin. À l'allée, il avait pu constater qu'il s'y tenait une foire, ce qui serait bien plus divertissant pour le jeune Elend.

Son garçon hissé sur les épaules, Jamère profitait d'un moment de complicité toute particulière avec lui. Le mercenaire savait bien que ces derniers temps, Jenna avait été au centre de l'attention, quand les deux mercenaires n'étaient pas préoccupés par les jumeaux, encore en bas âge. Le blond Elend devait se sentir un peu délaissé parfois, ce qui était tout à fait inacceptable. Jamère avait été élevé en enfant unique, il ne connaissait donc rien des tourments que peux provoquer une enfance au milieu d'une grande fratrie. Conscient de cette ignorance, il avait donc à cœur de porter autant d'attention que possible à chacun de ses enfants. Le jeune homme était vraiment un père appliqué.

Allant d'étales en boutiques, le mercenaire occupa efficacement son fils. Ainsi perché, le blondinet pouvait toiser le monde entier, et le marché, avec ses tentes bariolés et toutes ces nouvelles têtes à découvrir, était bien plus amusant que la visite d'un ennuyeux château. Les deux passèrent ils ainsi des heures agréables, qui leur feraient assurément de doux souvenir en commun.

L'un des avantage que Jamère pouvait tirer de sa très haute taille était d'y voir aisément au milieu d'une foule. C'est ainsi qu'il pu repérer même à bonne distance un visage ami. Le mercenaire s'était en effet peu à peu éloigner du centre du village, si bien que l'animation dans les rues commerçantes où il se trouvait à présent était bien moindre. Installé au pied d'une échelle, se tenait ce cher Azarel. Le charpentier semblait travailler sur l'enseigne d'une horlogerie, sans doute d'ailleurs était ce celle tenue par deux de ses frères. Jamère héla l’Émérien, et le rejoignit en quelques unes des larges foulées dont il avait le secret. Le charpentier était l'un des rares amis de Meïlhor, à tel point qu'il en avait été nommé parrain du tout jeune Melten, aussi le géant était agréablement surprit de le croiser ainsi.

Ayant reconnu Jamère, Azarel délaissa ses outils et le salua avec sa chaleur habituelle. En discutant, le mercenaire pu ainsi apprendre que le charpentier était à Émeraude pour aider les siens à un quelconque chantier. Comme ils se demandaient mutuellement des nouvelles, la discussion s’engagea, et cette conversation d'adulte lassa bien vite Elend. Le blondinet poussa de nombreux soupirs depuis les hauteurs où il était toujours perché. Le prenant en pitié, Jamère l'en laissa descendre. Au bout de la rue justement se trouvait d'autres enfants, occupés à jouer autour d'une minuscule fontaine qui marquait le centre d'une petite place. À peine eut il mit pied à terre que le garçonnet s'élança à toutes jambes vers les autres bambins de son âge. Jamère pouvait le garder à l’œil d'où il se tenait et d'autres adultes étaient présents. Il n'y avait rien à craindre.

Discutant toujours avec Azarel, Jamère ne vit guère le temps passer. Il se proposa même de prêter main forte au charpentier, qui se battait depuis un moment avec cette fameuse enseigne qu'il arrivait à peine à atteindre même juché sur son échelle. Tout cela occupa si bien notre mercenaire que lorsqu'il prit congés de son compère, non sans avoir convenu d'un rendez vous prochain avec Meïlhor le temps de leur séjour, il ne trouva plus guère Elend auprès de la fontaine. L'un des parents des autres gamins, le voyant chercher, lui indiqua que les enfants avaient décidés d'aller en bordure de la forêt proche, là où ils avaient une cabane. Ayant remercié son interlocuteur, Jamère partit d'un pas léger retrouver son benjamin. Il était agréable de voir qu'il pouvait si vite se lier d'amitié avec d'autre jeunes de son âge ! Elend pouvait parfois paraître si renfermé...

Jamère n'eut guère de mal à trouver la dite cabane. Tout le long du chemin, il put croiser des gamins qui rentraient chez eux, courant comme si le diable en personne était à leur trousse. Cela inquiéta le mercenaire bien évidement. Au début, il avait pu se convaincre qu'il s'agissait d'un jeu, mais plus il avançait plus un mauvais pré-sentiment le tenaillait. Finalement, il parvint à la cabane. En effet, elle était située juste à la sortie du village. Elle était séparée des dernières maison par un ruisselet enjambé par un petit pont, visiblement lui aussi construction des enfants du coin. Tout était charmant ici. Il y avait même une balançoire suspendue à un arbre bas.

Pourtant, l'atmosphère était étrange. Un silence lourd planait sur l'endroit. Jamère se serait bien maudit, lui et sa stupidité : on ne perdait pas des yeux un enfant de cinq ans, fusse-t-il aussi calme et prudent qu'Elend, mais il n'en avait pas encore le loisir. Le mercenaire se mettait à craindre que son fils ait été la victime d'une mauvaise blague, les enfants pouvant se montrer très cruels entre eux. Bien naturellement, il s'inquiéta uniquement que du mal soit fait à son propre rejeton.

Le mercenaire jugea la situation absolument critique quand une odeur particulière vint chatouiller ses narines. Cette senteur lourde de fer, couvrant toute autre odeur, il ne la connaissait que trop bien. À présent parfaitement paniqué, Jamère avançait rapidement, balayant la zone d'un regard rendu bien sombre par la peur. Quand il repéra enfin Elend, son cœur manqua un battement. Le garçonnet était assis en tailleur dans la cabane construite par les enfant du village, et il faisait rouler devant lui une sorte de petit chariot à roulette en bois clair.
En bois clair et taché de sang.
À l'autre extrémité de la cabane, se trouvait un autre garçonnet. Celui là était allongé, et Jamère ne distinguait de lui que le dos. Un dos qui n'était soulevé par aucun souffle...

Le mercenaire s'introduisit sans ambages dans la cabane, et remit Elend sur ses pieds. Une rapide inspection lui apprit que le petit n'avait d'autre plaie qu'une vague écorchure au genou. Le chargeant sur son épaule, Jamère passa ensuite à l'autre. Il le tourna vers lui. Le crâne déformé et le teint livide de l'enfant confirmèrent les craintes du brun. Par acquit de conscience, il chercha un pouls qui n'existait pas pendant quelques rapides secondes. L'examen se révéla bien plus rondement mené qu'il ne l'aurait fallut, mais Jamère devait lever le camp. Il ne savait pas qui s'en était prit au second garçonnet, mais il ne pouvait se résoudre à envisager l'hypothèse la plus probable...

Quand il s'extirpa de la cabane avec Elend dans les bras, Jamère se mit à percevoir des voix stridentes. Les enfants étaient allés chercher leurs parents... regardant de gauche et de droite, le mercenaire dut se rendre à l'évidence : il n'y avait nul endroit où se dissimuler, les arbres étant bien trop clairsemés. La seconde constatation ne vint qu'ensuite : ce n'était pas non plus le lieu idéal pour un affrontement...

Elend toujours dans les bras, Jamère fit volte face et commença à s'enfoncer dans les bois. Il savait qu'il serait suivit et vraisemblablement retrouvé. Il devait simplement se mettre dans une posture où il n'aurait à affronter qu'un nombre réduit d'ennemi.

Le mercenaire avait beau établir déjà des plans de bataille, il se refusa tout bonnement à songer au pourquoi du comment de l'état du second petit garçon qu'il laissait derrière lui dans la cabane. Il n'avoua pas non plus son soulagement égoïste à trouver son petit garçon en un seul morceau, fusse-t-il couvert de sang. Temps qu'il ne s'agissait pas du sien...
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Meïlhor
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MessageSujet: Re: Une perturbation dans la force (PV Jamère) Lun 07 Aoû 2017, 16:26

Automne 1263, un an plus tôt

C'était cette fois à son tour de rentrer de mission. Celle-ci n'avait pas été aisé et Meïlhor avait hâte de retrouver son foyer. Bien sombre affaire qu'elle avait dut traiter à dire vrai, un jeune voleur qui c'était heurté au mauvais marchand.  Ce dernier avait payé cher pour obtenir ce qu'il considérait comme simple justice. La tête du dit brigand. La mercenaire était donc partit en quête du malandrin, mais n'avait trouvé en lieu et place, qu'un gamin un peu perdu. Forte de ses convictions, la blonde n'avait pas fléchis, les termes du contrat étaient des plus claire, elle devait le neutraliser pour toucher la récompense, ce fut donc chose faite. Sans joie ni cœur à l'ouvrage, mais exécuté tout de même. La jeune mère, depuis la naissance de ses enfants, se montrait légèrement plus empathique avec ses jeunes victimes. Elle accomplissait toujours ses offices, mais s’arrangeait désormais pour que les malheureux ne souffre pas.
C'était donc bien heureuse de retrouver les siens, qu'elle retourna à sa demeure. La compagnie de Jamère et de leurs enfants lui permettraient de ne pas songer aux moments désagréables qu'elle venait de passer. A son retour elle apprit de Jamère que Jenna et Elend avaient été sage, et leur mère leur avait visiblement manqué, puisque partit plus longtemps qu'a l’accoutumé. S'en suivit donc une scène de retrouvaille émouvante entre la mercenaire et sa famille. Ils étaient son foyer bien plus que la battisse en elle même. Elle aurait été chez elle partout ou les siens se trouvait. Force lui était tout de même de constater que l'ancienne maison de Jubey était désormais étonnement accueillante. La grande pièce centrale était spacieuse et aérée et désormais remplie de souvenir heureux.
La peine du contrat en valait toutefois le prix, une somme rondelette qui permettrait à la jeune femme de profiter un peu de son cocon familial , avant que son compagnon n'est à partir à son tour.
Il en était ainsi entre eux et de fait cela permettait un certain équilibre,  même si leurs moments de couple en était restreint. Les deux amants ne s'en froissaient guère, ils avaient décidé d'élever ainsi leurs enfants et les moments passés ensemble étaient toujours savouré à leur juste valeur.
Ce choix de vie permettait à leur progéniture de n'être séparé de l'un de leur de parents que rarement.

L’aînée des bambins allait désormais sur ses six ans et rivalisait de malice pour obtenir ce qu'elle voulait de son père, ce qui amusait Meïlhor qui se reconnaissait tout à fait dans cette attitude. Elend quand à lui était un enfant facile à vivre et d'humeur toujours égale. Elle aimait ses enfants avec la même intensité, mais pour leur ressemblance autant que leur différence. Elle portait sur eux un regard bienveillant remplie d'amour et de fierté.

C'était un soir où toutes la petite famille était au coin du feu prête à prestement se mettre à table. Depuis qu'elle était rentré de mission, Meïlhor était soucieuse. Le matin même, elle avait aperçut au marché une mine qui lui semblait familière, sans pour autant en être certaine. Jamère lui soutenait qu'il n'était trace là que de sa paranoia légendaire. Elle n'avait rien vu d'alarmant, ce n'était seulement qu'une impression désagréable voilà tout, rien de tangible qui permettait d'être sure d'un quelconque danger. Son dernier contrat l'avait miné et depuis elle se montrait soucieuse. Quelques jours au milieu de ses êtres chères auraient vite effacé ses tergiversations malheureuses.
Un soir comme bien d'autres, Meïlhor était au coin du feu, lisant à Elend et Jenna les propriétés de certaines plantes tandis que Jamère quand à lui, réalimentait le foyer en bois. Les enfants buvaient littéralement les paroles de leur mère, l’interrompant parfois pour la questionner sur certains détails des simples qu'elle leurs apprenait ainsi. Elle avait à cœur que ses enfants soit en sécurité, qu'ils puissent se défendre lorsqu'ils en seraient en âge et en cela la blonde y veillait bien naturellement.
Pour l'heure c'était à elle d'assumer ce rôle. Elle couvait ses têtes blonde et rousse du regard lorsqu'un bruit la surprit. Tout se déroula en une fraction de seconde. Deux hommes rentrèrent en grand fracas dans la petite maisonnée. A l'autre bout de la pièce, la mercenaire se leva en un instant. On venait de pénétrer chez elle et ce n'était assurément pas pour lui demander asile. Les deux malfrats armes dégainées, avait à dire vrai assez pauvre mine. Manteau en lambeau et chausse rapiécé il faisait presque peine à voir
Des vêtements défraîchit et la stature de ceux qui ont régulièrement le ventre creux, le regard plein de haine. Elle leur avait ressemblé naguère....
Pourtant, elle ne fit preuve d'aucune clémence. Il en aurait peut être était autrement si ce n'était pas chez elle qu'ils avait fait irruption aussi cavalièrement et surtout si Jenna et Elend n'avaient été présent.
Le premier bandit fit mine d'approcher l'air fielleux. Meïlhor fit siffler une lame en sa direction. Elle avait bondit devant ses enfants, les protégeant tout deux. Le poignard fit mouche et heurta le malandrin au tibia, un bruit sec se fit entendre et il vociféra les mains sur sa jambe incapable désormais de s'y appuyer.

- « Bordel, Will, la gamine. Sa pute de mère s'en est pris à Al, venge le. »

Le susnommé Will tenta une approche en direction d'une Meïlhor furibonde. En voyant leurs airs de vaux rien, elle comprit qu'elle avait affaire aux comparses de fortune de la cible de son précédent contrat. Ces gueux avait donc décidé de s'en prendre à Jenna par vengeance. Jamère fit mine de stopper le malfrat, mais la blonde fut plus rapide et sauta littéralement à la gorge du bandit, arme au poing.

- «  Jam met les en sécurité, maintenant !»

La mercenaire sifflait plus qu'elle ne parlait. Ils devaient être en sécurité. Elle ne pourrait se concentrer pour les défendre si elle ne les savait pas hors de tout danger.
N'hésitant qu'un instant, Jamère prit dans ses bras leurs progénitures et les plaça hors de vues et d'atteinte des malfrats.
Le premier malandrin chercha à offrir à Meïlhor la même politesse, s'essayant lui aussi au jeté de poignard. Gorgée de hargne elle ne fit même pas l'effort d'esquiver. Elle para seulement le coup à l'aide de son bras déviant ainsi la lame au prix d'une estafilade assez profonde. La blonde était désormais affalé sur le gredin au sol et lui plaqua un poignard sous la gorge le dissuadant d'esquisser le moindre geste.
Elle était désormais seule face aux malfrats et surtout maintenant soustraite à la vue de ses enfants. Elle ne voulait pas qu'ils assistent à la suite. La mercenaire trancha simplement la gorge du bandit dans geste sur qu'elle avait exécuté des dizaines de fois, ce qui n'était sensiblement pas le cas de ces deux là. Une chance sans doutes pour la jeune femme d'être tombé sur pareil ignorant. Voyant le sang de son ami rependu sur le sol et la blonde, le jeune homme restant se mit à hurler et pleurer en une crise clastique. Il frappait le sol de ses faibles poings en une pause qui aurait put être presque comique

«  Espèce de …. Sale …. William et maintenant Alphonse. Va y tue moi, je ne craint pas la mort. »

Phrasé sans doutes plus convaincant si il n'avait été prononcé avec des dents claquants en rythme, semblait il, avec le cœur effréné du bandit.    
Un rictus mauvais au visage, la mercenaire s'approcha lentement du survivant. Ils avaient osé s' immiscer chez elle, menacer et mettre en danger SES enfants . Meïlhor avait eut peur comme jamais auparavant. Elle sentait le prélude de douleur qui aurait existé si jamais elle avait perdu Jenna ou Elend.... Elle ne permettrait jamais qu'un tel événement se reproduise.
Elle avait été imprudente, négligente, aveuglée qu'elle était par son nouveau statut de mère. Cela n'arriverait plus, elle tuerait pour les siens, si cela s'avérerait nécessaire. Plus jamais ses enfants auraient à courir un danger à cause d'une de ses négligence. Elle avait vu les deux malandrins lorsqu'elle avait apporté la tête du bandit au mandataire de son contrat. Elle avait observé leur haine et leur peine. Touché par la deuxième, elle c'était abstenue de réagir. Après tout, à leur âge elle aurait tué quiconque s'en saurait pris à Evie... Sa compassion l'avait rendu faible.

Se plaçant devant sa nouvelle proie, elle lui asséna un coup entre deux côtes perforant ainsi un poumon. Mort rapide, efficace, sans miséricorde aucune. Un bruit derrière elle la surprit, elle y fit volte face aux aguets, tenant toujours l'arme ensanglantée prête à agir.
Jamère, la regardait visiblement coi. Elle lui fit un signe de tête signifiant que tout était réglé, tout allait bien désormais, ils étaient en sécurité.
Il se dirigea vers elle dans un pas rapide et plaqua sa main contre l'entaille qu'elle avait au bras. L'adrénaline et la rage lui en avait fait oublier la douleur. Le sang dégoulinait le long de son brad, mais elle n'en avait cure. La mercenaire laissa son compagnon lui bander sommairement le bras, enlever les différentes traces de sang qui la souillait et se dirigea avec grande hâte vers l’abri de ses enfants, leur chambre. Les deux petits avaient visiblement sangloté et Meïlhor les serra avec force contre elle, les berçant doucement.

«  Là, là, c'est terminé. Tout va bien, c'est fini. Vous êtes en sécurité. Papa et moi allons bien et les méchantes personnes que vous avez vu se soir ne viendront plus nous importuner, là, là c'est terminé »

Le nez tour à tour dans la chevelure blonde et rousse, la jeune femme s'avouera cet instant. Ses enfants allaient bien, ils étaient en vie et indemnes. Jamère ne s'en portait pas mal non plus, oui tout allait bien. Meïlhor refusa de penser qu'elle venait sans doutes de priver deux mères d'un bonheur commun au sien.
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Une perturbation dans la force (PV Jamère)

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