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Cabrioles et pirouettes en toute inconscience [PV Orin]

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Zed
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MessageSujet: Cabrioles et pirouettes en toute inconscience [PV Orin] Sam 24 Juin 2017, 17:32


An 1260 - mois 9

Le soleil se couchait lentement à l’horizon, plongeant tranquillement l’Empire d’Irianeth dans une lumière orangée. Les gens rentraient lentement chez eux, épuisés de leur dure journée de labeur, traînant les pieds, fixant le sol, incapables de se concentrer sur autre chose que sur leur quête d’arriver en un seul morceau chez eux. Ils ne ressemblaient pas à grand-chose, à marcher ainsi en silence sur les différents chemins de l’île. Certains quittaient la forteresse pour rentrer chez eux, dans l’un des nombreux petits villages alors que d’autres quittaient les terres avoisinantes de ces mêmes villages. Pour Zed, une telle fin de soirée ne sortait pas vraiment de l’ordinaire. Le soleil et le ciel avaient vaguement la même couleur que tous les autres jours et il s’en dégageait la même énergie et le même sentiment. Rien de bien surprenant là, de toute manière et, de toute façon, Zed s’en contre-fichait pas mal, de l’apparence du soleil, du ciel ou même du bien-être des dieux.

Il n’y avait qu’un tout petit problème qui, en fait, changeait vaguement les choses.

Oui. Bien sûr, sans aucune surprise, Zed se retrouvait prisonnier d’une situation malencontreusement désagréable. Plus tôt, dans la journée, il s’était retrouvé à s’entraîner tout près de l’un des fameux villages près du chemin principal et, après quelques cabrioles faisant office d’entraînement au niveau de l’agilité, Zed s’était mollement écrasé au sol, les jambes par-dessus la tête. Il s’était propulsé en bas d’une grange en piteux état et, d’une façon ou d’une autre, il avait traversé le toit de bois, avait culbuté, s’était frappé plusieurs fois contre deux poutres de bois et était tombé au sol. Le résultat de cette mésaventure : une épaule probablement déboitée, une cheville en piteux état, un genou écorché et une plaie suintante sur la tête. Pour le reste, c’était difficile à dire, étant donné que Zed n’était pas réellement capable de bouger, considérant les enflures et le fait qu’il voulait éviter de nouvelles blessures, surtout s’il lui fallait s’en faire de nouvelles pour s’extirper des quelques décombres qui lui étaient tombés dessus, à la suite de sa chute.

Ainsi, à ce moment précis, Zed observait les gens rentrer dans le village, le visage fatigué, épuisés. Son propre visage était toujours habité de son habituelle impassibilité alors que ses yeux suivaient lentement le mouvement du peuple. Ça augurait un peu mal pour lui, les gens ne jetaient pas le moindre coup d’œil dans sa direction et comme il était assez éloigné du chemin et du village le plus proche, il y avait de très faibles chances qu’un villageois s’aventure dans sa direction d’ici le lendemain matin.

Bon.

Quoi faire, maintenant?

Crier? C’était une possibilité, mais Zed n’était pas vraiment de ce genre, surtout considérant qu’il ne pouvait pas crier de douleur, puisqu’il ne savait pas réellement à quoi cela ressemblait. Il pourrait demander à l’aide, mais encore là, c’était beaucoup demander pour un jeune garçon de la trempe de Zed. Il allait probablement plutôt attendre là, jusqu’au lendemain, en espérant que ses blessures ne soient pas assez sévères pour qu’il se vide complètement de son sang. Ça allait être une nuit pénible, mais bon, il lui faudrait faire avec, il n’avait pas vraiment le choix de toute manière.

En faisant basculer ses jambes de nouveau vers le bas de son corps, Zed resta très attentif, cherchant à percevoir s’il ressentait physiquement quoi que ce soit. Bien sûr, ses espoirs furent vains, son pouvoir n’étant pas réellement quelque chose qu’il pouvait facilement éliminer. En se tortillant un peu, Zed réussi à se redresser un peu, se retrouvant plus ou moins à genoux. Il s’extirpa rapidement des débris et s’approcha de l’entrée de la grange. Il lui fallait d’abord sortir de à, simplement considérant la possibilité que la grange s’affaisse sur lui durant la nuit. En jetant un rapide coup d’œil derrière lui, il remarqua les tâches de sang qu’il avait laissé un peu partout sur le sol, en se traînant. Il espérait silencieusement que ce sang ne vienne que d’une seule plaie, de cette façon, ce serait beaucoup plus simple pour lui d’éviter de se vider de son sang.

Lorsque le jeune garçon pu observer plus facilement le ciel, signifiant qu’il avait bel et bien quitté le toit non sécuritaire de la grange, il se laissa choir sur son postérieur, tâtant délicatement son épaule déboitée. Ça n’était pas la première fois qu’il perdait ainsi la capacité de mouvoir un membre à cause d’une articulation déboitée. Grâce à cela, il savait parfaitement comment il lui fallait placer son bras et pousser pour replacer l’épaule à sa place. D’un petit coup sec, il força l’épaule à se replacer, regagnant ainsi toute sa mobilité.

Durant toute la procédure, pas le moindre mouvement ne put être perceptible sur les traits du visage du jeune garçon. Il ressemblait presque à un mannequin de combat, impassible, presque mort.

« Heh… »

Bon, comment se sortir de cette situation maintenant?
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Orin
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MessageSujet: Re: Cabrioles et pirouettes en toute inconscience [PV Orin] Mar 27 Juin 2017, 13:05


Orin avait passé sa journée dans les bois autour de Pikay à la cueillette d’ingrédient. La journée avait été longue et très peu infructueuse. Il n’avait pas trouvé grand-chose… Dans le dernier livre qu'il avait lu, il s’y trouvait une recette pour faire, selon l’auteur, un beau miroir sur le monde. Pour cela, il avait besoin de mandragore, de petits fruits rouges, d’une sorte de champignon qu’il n’aurait jamais osé prononcer le nom, du sang de cochon et quelques autres petites choses qui ne devraient pas être trop difficiles à trouver dans la forteresse. Avec ce miroir, peut-être qu’il allait enfin pouvoir avoir un indice sur sa location. Il allait peut-être enfin pouvoir commencer sa traque… Par contre, ses sacs étaient presque vides. Il avait vu plein de plantes, mais très peu qui lui étaient présentement utiles. Même pas un champignon intéressant! Seulement des blancs ignobles par leur inutilité! Même les petits fruits, il n’en avait que trouvé des noirs. Aucun rouge! Cependant, il avait réussi à mettre sa main sur de la mandragore! Enfin! Tellement de recettes ou de mélanges qu’il lisait nécessitaient de cette foutue plante. Or, une petite voix lui posa la question si ce n’était pas de la belladone.

- Bordel! fulmina Orin tout bas.

Les deux plantes étaient si similaires, mais elles n’avaient pas les mêmes propriétés. Cela l’énervait un peu… Il ne se souvenait plus de la différence… Finalement, il n’avait peut-être pas avancé aujourd’hui… Grognant tout bas, il remarqua que le jour déclinait rapidement. Orin décida de rentrer. Dans le noir, il ne verrait pas grand-chose même avec un peu de magie. Autant aller se reposer et peut-être continuer son livre. Il y avait sûrement un autre mélange à découvrir. Alors qu’il marchait, Orin réalisa quelque chose d’important : il ne savait plus dans quelle direction était la forteresse… Avoir passé sa journée la tête penchée, les yeux au sol, il n’avait pas remarqué la direction de ses pas. Fâché, il ne put se retenir :

- Bordel de merde!

Il était perdu! Il était perdu! Il était complètement perdu! Il allait faire quoi? Orin commençait à paniquer quand il sursauta. Un bruit de bois qui brise se produisit violemment derrière lui. Restant immobile, espérant que cela l’épargnerait d’un quelconque danger, il attendit quelques secondes. Il attendait d’être sûr que rien ne bougeait proche de lui.

- Mais qu’est-ce que ça pouvait bien être? Se demanda Orin.

Sa panique était remplacée par sa curiosité. Cette curiosité qui était si souvent la source de ses problèmes. Incapable de s’en empêcher, il se précipita dans la direction du bruit. Il devait savoir! Peut-être que quelqu’un pourrait lui montrer son chemin ou qu’il y avait quelque chose d’intéressant, en espérant que ce ne soit pas un ours ou un dragon en fuite. Il préférerait éviter… Marchant très rapidement, courant quasiment, il arriva rapidement devant une grange en mauvais état. Le toit était défoncé, des poutres avaient cédé et des parties de murs avaient lâché. Devant le bâtiment à déconseiller, il se trouvait un étrange jeune garçon de l’âge d’Orin à la chevelure d’argent dans la pénombre.

- Des cheveux argentés, vraiment? Se questionna Orin sur ce détail.

Or, l’étrange garçon semblait dans un état similaire à la grange : en piteux état. Orin se décida à l’approcher, le garçon ne bougeant pas beaucoup. La grange l’avait peut-être blessé en s’effondrant. Orin s’en approcha dans un angle un peu caché de ses yeux et il remarqua qu’une de ses épaules était mal placée, sa cheville était dans une direction un peu étrange, son genou était écorché et cette plaie à la tête qui saignait peu, mais continuellement. Le garçon allait avoir besoin d’aide.

Alors qu’Orin allait pour l’interloquer, le garçon eut un mouvement étrange. Agrippant son épaule dans une position étrange, il eut mouvement brusque. Un crack sonore s’entendit alors qu’il replaçait l’articulation, un son qui faisait normalement geindre la plupart. Orin en fut surpris et sur le point de vomir. Ça devait avoir fait tellement mal! Orin ne se sentait pas très vaillant. Or, un détail lui sauta au visage. Le garçon n’avait eu aucune réaction. Absolument aucune! Était-il de glace, de marbre ou d’aciers? Orin n’aurait pu le dire, mais cela l’intrigua davantage. Par contre, il pourrait lui poser des questions après l’avoir aidé… Il s’occupait de ses propres blessures depuis tellement d’années, il avait une certaine expérience à le faire. Ne se sentant toujours pas bien, il vint s’agenouiller quand même devant le garçon. En fouillant dans son sac, il lui dit faiblement :

- Tu as l’air d’être blessé et je viens t’aider. J’ai des bandages dans mon sac. Je vais m’occuper de ton genou et de ta tête. Ne bouge pas trop, pendant que je bande tes bobos. Cela ne devrait pas être trop long. Ça peut que ça pique, mais essaie de ne pas bouger.

Alors qu’il sortait ses bandages, il remarquait que le garçon réagissait très peu. Il ne faisait que le fixer étrangement de ses yeux verts. Orin était mal à l’aise sous ce regard et il détourna sa tête. Par contre, de près, le garçon lui rappelait quelqu’un qu’il avait déjà vu. Était-ce à la forteresse? Peut-être… Il devrait sûrement lui poser la question. En relevant la tête, il vit que l'étrange garçon le fixait encore de ses yeux verts. Très mal à l’aise, il ne put s’empêcher de se présenter en espérant le faire enfin réagir :

- En passant, je m’appelle Orin…
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Zed
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MessageSujet: Re: Cabrioles et pirouettes en toute inconscience [PV Orin] Ven 30 Juin 2017, 17:46

La perception de mouvement près de lui emmena Zed à tourner un minimum la tête, faisant faire le reste du chemin à ses globes oculaires qui se posèrent sur un nouveau visage. Ça n’était pas la première fois qu’il voyait cette tête, il en était certain, mais, comme à son habitude, il était incapable d’apposer une identité sur cette tête. Une chose était certaine, c’était qu’il avait fort probablement croisé cette personne dans l’un des cours. Ou peut-être était-ce dans l’un des villages? Ou encore dans un recoin méconnu de la forteresse? Heh. À priori, il aurait dit qu’il était dans la même classe sociale que lui, une recrue, mais plus les secondes passaient et plus Zed doutait de ses propres conclusions. Le nouvel arrivé avait beau l’air d’avoir son âge ou à peu près, il devenait toujours plus difficile d’établir d’où provenait ses souvenirs des gens. Surtout considérant qu’il ne portait qu’une attention minime aux personnes qu’il ne considérait pas comme utile à son évolution.

Suivant ainsi du regard l’autre enfant jusqu’à ce qu’il s’agenouille devant lui, Zed en oublia presque sa propre situation légèrement catastrophique. Disons qu’il avait été vaguement surpris de se faire trouver par quelqu’un, spécialement une personne aussi jeune, et cela avait relayé son problème principal au deuxième rang. Enfin, l’espace d’un instant, car en quelques battements de cils, il se souvint qu’il lui faudrait obtenir l’aide de ce garçon de façon à ce qu’il puisse retourner à la forteresse avant la nuit ou, enfin, qu’il s’en rapproche un peu.

« Tu as l’air d’être blessé et je viens t’aider. »

Bon. Cela réglait déjà la question de l’obtention d’aide. C’était plus simple ainsi, à vrai dire. De cette façon, l’argenté n’avait pas besoin de communiquer d’une façon complexe pour se faire comprendre et obtenir l’aide dont il avait relativement besoin. Les explications qui suivirent n’intéressèrent pas trop Zed qui ne fit que hocher bêtement de la tête, gardant toujours son regard rivé sur l’autre garçon.

Vraiment.

D’où connaissait-il cette tête? Ça le démangeait de l’intérieur.

« Ça peut que ça pique, mais essaie de ne pas bouger. »

Ça, ça ne serait pas trop difficile à faire, il ne sentait absolument rien, de toute manière. Ça n’était pas maintenant que ça allait changer, alors…

Zed hocha donc de nouveau la tête, mais son mouvement ne sembla pas être perçu par l’autre qui avait étrangement détourné la tête. Cela, bien sûr, permis au jeune garçon d’obtenir une vision nouvelle de la tête qu’il était certain d’avoir déjà vue. Mais même avec cet angle différent, il ne fut pas capable de mettre le doigt sur l’identité de ce sauveur inattendu. Penchant légèrement la tête sur le côté, Zed la redressa cependant lorsque la voix du garçon se fit de nouveau entendre. Oh. Se présenter. Oui, en effet, c’était en général une bonne chose pour essayer d’obtenir de plus amples informations sur une personne, considérant qu’en général, ils allaient répondre et se présenter à leur tour. Zed aurait dû y penser plus tôt, c’était logique!

Mais tout de même… Orin… Ça ne lui disait strictement rien, mais absolument rien du tout. Bon, il fallait avouer qu’il n’avait pas vraiment une mémoire qui excellait dans l’art de retenir les noms. Si seulement entendre ce nom avait sonné une cloche à quelque part dans la tête de Zed, il aurait été beaucoup plus facile pour lui de trouver quelque chose d’intelligent à dire ou encore pour améliorer encore un peu ses faibles capacités communicationnelles en discutant d’un point commun. Malheureusement, ça n’était pas le cas et Zed se retrouvait encore à dodeliner de la tête, cherchant vainement quelque chose à dire en dehors de son propre nom. Il fallait reconnaitre que simplement répondre « Zed » n’allait pas vraiment faire avancer la conversation. Il lui fallait ajouter quelque chose d’autre, mais quoi. Que pouvait-il bien dire dans une telle situation?

« Je suis… eum… Zed. »

Mais bien sûr!

« Eum… Belle… euh… Belle soirée… n’est-ce pas? »

C’était tout simplement parfait. Il avait trouvé quelque chose à dire! Il savait, après avoir écouté par-ci par-là diverses conversations, que les gens avaient majoritairement tendance à parler de la température en début de conversation. S’il commençait de la même façon, peut-être pourrait-il faire parler un peu plus l’autre garçon, jusqu’à ce qu’il se souvienne d’où il l’avait vu et qu’il puisse, aussi, lui transmettre la simple demande de le ramener tranquillement à la forteresse… Ou encore d’aller avertir Kassilli ou Hel de la situation. Quoi que cette deuxième option ne l’enchantait pas trop. Disons que l’idée de se faire réprimander ne lui disait absolument rien. Cela ne lui ferait que perdre du temps et, au final, ne lui apporterait rien du tout. Mieux valait se débrouiller par lui-même pour retourner silencieusement à la forteresse avant l’aube. Ou après, ça ne changerait rien en fait…

« Le… Ciel est joli… non? Heh… »

Le visage inexpressif de Zed clachait complètement avec ses paroles, au point où la situation en devenait ridicule… Vraiment ridicule.
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Orin
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MessageSujet: Re: Cabrioles et pirouettes en toute inconscience [PV Orin] Dim 02 Juil 2017, 22:42

Alors qu’Orin bandait la blessure au genou de l’inconnu, il remarquait à quel point celui-ci était étrange. Sans parler de ses cheveux argentés, son manque de réactions était anormal. Il était comme une poupée, un mannequin ou... un meuble? Alors que le contact d’Orin aurait dû le déranger, l’inconnu n’avait aucune réaction, exactement comme s’il n’aurait pas eu le genou ouvert ou qu'Orin n'aurait juste jamais existé. Soudainement, l’étrange garçon se présenta :

« Je suis… eum… Zed. »

Bon, maintenant, Orin connaissait son nom. Il le nota mentalement : il espérait en savoir plus quand le moment serait plus propice. Quelque chose ne marchait pas avec celui-ci. C’était peut-être simplement la chute? Peut-être bien…

« Eum… Belle… euh… Belle soirée… n’est-ce pas? » continua Zed difficilement.

Orin se figea. Il venait de finir le premier bandage, mais il était tellement surpris. Ça n’avait tellement aucun sens que le blessé lui parle du beau temps. Ne ressentait-il absolument rien? Pourtant, ça devait faire mal un minimum. Le regard d’Orin tomba sur la cheville de Zed, faisant grimacer le premier. « Ça doit faire mal!? » se dit le garçon d’Argent mentalement qui hésitait entre la question et l’exclamation.

« Le… Ciel est joli… non? Heh… » continua encore Zed

Incapable d’en supporter plus, Orin leva son regard sur le blessé. Il ne pouvait pas être sérieux. Il ne pouvait juste pas l’être. Pas dans une telle situation! Or, ce qu’il vit fit s’effondrer sa mâchoire. Le visage de la chevelure argenté était juste vide. Il n’y avait aucune émotion, aucune réaction, juste rien. Il ne semblait ni souffrir ni essayer de rire. Il semblait être de glace… comme ça… comme son… Le regard morne de Zed le fixa un moment, semblant attendre quelque chose. Une réponse? Peut-être, mais il aurait tout aussi bien pu attendre la charge d’un ours ou attendre une réponse divine à la réaction qu’il avait. Ou le manque de réaction qu'il avait... Orin chassa ses pensées et il récupéra un peu de sa contenance. Il répondit dans un long soupire :

- Oui, c’est une belle soirée. Les étoiles seront bientôt visibles et brilleront de mille feux. Par contre, je vais m’occuper de ta tête.

Orin n’alla pas plus loin. Il préféra essayer de faire fuir sa nervosité en s’occupant de la seconde blessure et de ne pas s’occuper de la discussion. Il décida d’appliquer un peu de magie et essayer de guérir la blessure en apposant ses mains. Une étrange sensation lui envahit les mains, une forme de picotement un peu chaud, mais doucement la blessure cessa de saigner. Il avait réussi! Orin en trépignait de joie. Tout bas, il s’exclama :

- Ça a fonctionné, super!

Or, son regard croisa celui de Zed au même instant, le ramenant à la réalité. Son regard était toujours aussi vide. Toujours avec si peu d’émotions. Encore autant de néants... Or, instinctivement, Orin essaya à nouveau la magie. Il n’était pas sûr si c’était correct de le faire, mais il avait besoin de savoir. Son ignorance le torturait! Et ce fut une erreur… Aussitôt que son esprit envolé frôla celui du blessé, il recula, un brin paniqué parce qu’il avait senti en une fraction de seconde. L’âme de Zed était dans un chaos difficile à décrire et Orin, à son jeune âge, était incapable de pouvoir comprendre. Le cœur d’Orin battait vite et fort, une boule s’était formée dans son estomac et sa gorge se nouait. Il n’aimait pas cela, mais vraiment pas. Il n’était pas capable de faire de liens avec ses connaissances! Détournant son regard, il demanda à Zed en bégayant un peu :

- Co…comment va ta cheville? Es… es-tu capable de mettre du poids dessus? Si non…

Le regard d’Orin revient sur Zed et sa corpulence. L’enfant d’Argent eut un soupire : il ne serait pas facile à supporter. Il continua:

- Si non… je… je pourrais t’aider à marcher.

Zed le fixa un moment et Orin en devint encore plus anxieux. Ne pouvait-il pas avoir une damnée réaction, exactement comme n'importe qui? Il semblait littéralement faire de glace! Orin ne put s’empêcher d’ajouter dans son malaise :

- À ton uniforme, tu dois une recrue comme moi. Alors, je me suis dit que je devrais peut-être t’aider…

Orin baissa son regard, voûtant ses épaules. Il n’avait aucune idée de comment réagir. Il se sentait un peu con… Les gens sur Iraneth étaient tellement étranges…
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Zed
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MessageSujet: Re: Cabrioles et pirouettes en toute inconscience [PV Orin] Sam 15 Juil 2017, 12:30

C’était qu’il parlait beaucoup cet enfant. Il semblait avoir beaucoup de choses à dire pour une si petite personne. Pas que ça dérangeait Zed plus que cela, c’était plutôt une constatation. Après Ezerya qui lui parlait plutôt par jolis monologues, il se retrouvait à devoir discuter avec quelqu’un qui parlait beaucoup, mais par petites phrases et d’une façon étrangement expressive. Erf. Il lui fallait s’adapter, c’était nouveau et c’était étrange. Il n’était pas habitué à devoir répondre à d’autres personnes que le très petit entourage qu’il s’était dégoté. S’il n’était pas tombé, s’il n’avait pas détruit cette petite ferme, il ne se serait jamais trouvé dans cette maudite situation étrange.

Mais bon, il lui fallait accepter les choses telles qu’elles étaient et assumer les conséquences de ses actes. Il était blessé et presque incapable de bouger de peur de blesser encore plus son corps. Il avait agi sans réfléchir et maintenant il était pris à demander de l’aide à un autre enfant, un enfant un peu bavard.

À la réaction du gamin, Zed comprit que la tentative de guérison sur sa tête avait fonctionné. Il n’aurait pas réellement pu le savoir sans passer sa main sans arrêt sur sa tête jusqu’à avoir complètement enlevé toutes traces de sang et ensuite attendre un peu pour voir s’il allait y avoir d’autres traces de sang qui allaient apparaître. Heureusement, il avait pu s’échapper de cette fatalité et c’était grâce à cet enfant.

Lorsque Zed senti que l’on cherchait à entrer dans sa tête, instinctivement, il vint refermer les barrières de son esprit. Il avait baissé sa garde parce qu’il s’agissait d’un enfant et qu’il était dans une bien mauvaise position, mais c’était quelque chose d’assez surprenant. De toute manière, il savait bien qu’il n’y avait pas grand-chose à tirer de sa propre tête, surtout considérant qu’il n’était pas dans le secret vis-à-vis de l’Empire. Il n’était qu’une recrue, qu’un minuscule apprenti encore, bien loin du chevalier important qu’il était destiné à devenir dans le futur.

L’argenté ramena lentement son regard vers le visage un peu paniqué de l’autre enfant. Il bégaya une question à laquelle Zed ne prit même pas le temps de réfléchir. C’était une question inutile dans son cas, comment pouvait-il réellement savoir s’il pouvait mettre du poids dessus? S’il le faisait et que son état était pire que ce qu’il n’en paraissait, il se retrouverait probablement alité durant un moment ou encore pris à demander à être soigné magiquement, ce qui, en un sens, serait pénible. Le moins d’effort possible pour le mieux, c’était simple à comprendre et assez facile à suivre.

L’offre de garçon à l’aider à marcher fit que Zed détourna momentanément le regard, estimant mentalement la distance à parcourir. Il estima qu’ils n’avanceraient probablement pas très vite, considérant que l’enfant était assez petit comparé à lui-même, probablement dû à quelques années de différence. Peut-être leur vaudrait-il mieux simplement s’approcher le plus possible et qu’il envoie ensuite le gamin chercher une autorité supérieure pour faire le reste du trajet. Mais il ne savait même pas si ce gamin saurait où aller et s’il connaissait quoi que ce soit de la forteresse. Il serait tout aussi mal pris s’il se retrouvait abandonné sur le bord de la route avec un gamin perdu dans la forteresse, parti lui chercher de l’aide.

Lorsque Orin parla de nouveau, Zed pencha légèrement la tête. Alors c’était de là qu’il l’avait vu! Probablement dans l’un des quelconques cours auxquels il assistait régulièrement. Il l’avait probablement croisé plusieurs fois dans la forteresse aussi, étant donné que les recrues avaient un quartier qu’ils partageaient tous ensemble. Bon, cela répondait à une question embêtante. La suite des paroles d’Orin n’intéressait pas vraiment Zed qui ne fit qu’écouter en étant à moitié intéressé. Les raisons pour lesquelles il avait pris la décision de l’aider ne le regardait pas vraiment de toute manière. S’il avait été lui-même dans la situation de l’autre gamin, il n’aurait pas pris la peine de venir en aide à quelqu’un de blessé, même s’il s’agissait d’un compagnon ou d’un camarade de classe. Ne disait-on pas, partout sur Irianeth, qu’un faible n’a qu’un seul devoir, soit celui de disparaître et de laisser la place aux forts? Ou peut-être était-ce seulement dans sa famille que l’on disait cela? Il lui faudrait s’informer…

Ou peut-être pas, ça ne valait pas vraiment la dépense d’énergie, de toute manière.

Soupirant longuement, Zed détourna le regard pour regarder de nouveau le chemin qu’il leur faudrait bientôt parcourir. Pour l’instant, il lui fallait faire l’inventaire de ses propres blessures et il pourrait probablement utiliser les yeux de ce gamin pour cela. Disons qu’il lui était impossible de voir s’il y avait des blessures dans son dos ou encore s’il saignait du derrière de la tête.

Relevant le bras droit, l’argenté vint essuyer son visage assez doucement, posant un regard sur son avant-bras par la suite pour évaluer s’il lui fallait encore se nettoyer, mais différemment. Le résultat ne le satisfaisant pas, il se résolu donc à devoir s’exprimer de nouveau. Inspirant longuement, il releva de nouveau son visage impassible vers le gamin.

« Dis… Moi… Orin?... »

Zed hocha la tête, satisfait de s’être souvenu du nom de l’autre enfant.

« Dis-moi… Je vais… Euh… Je vais avoir besoin que tu… eum… m’aide pour compter… les blessures… »

L’argenté fit un vague mouvement de la main, cherchant à indiquer son propre corps.

« Je ne peux pas… Euh… les voir et je… les sentir… Alors si je veux pourvoir… Hmm… Euh… Erf… Si je veux pouvoir rentrer sans ajouter… de blessure… je vais… euh… devoir compter… et euh… évaluer? »

Était-ce clair?

« Je vais… euh… avoir besoin de ton aide… pour euh… pour rentrer… aussi… »

Zed passa machinalement une main dans sa chevelure, une mauvaise habitude de sa part, alors que ses yeux planaient doucement sur le paysage, cherchant à voir s’il n’y avait pas quelqu’un d’autre, quelqu’un d’un peu plus adapté pour le ramener à la forteresse… En vain.

Il lui faudrait faire avec ce gamin.
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Cabrioles et pirouettes en toute inconscience [PV Orin]

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