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Forcer le destin [PV]

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Thalissa
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MessageSujet: Forcer le destin [PV] Mar 13 Juin 2017, 10:55



An 1259 – Mois 12

Assise sur une caisse non loin d’une auberge Thalissa observait le flux de passant. C’était exactement comme dans les images qu’on lui avait transmises afin que son histoire soit la plus crédible possible. Il y avait ces gens qui vaquaient à leurs occupations. Depuis qu’elle était là, elle avait vu un bon nombre de charrettes remplies à raz bord de denrée malgré la saison froide ainsi que quelques soldats sans doute partis renforcés la frontière avec la colonie d’Elfe. Elfe, c’est par là qu’elle avait pénétrait en toute discrétion chez l’ennemi. Une attaque avait été lancé comme il y en avait de nombreuses autres depuis le décès de l’Empereur, rien qui puisse éveiller les soupçons, et une escouade spécialisée dans le camouflage l’avait déposé plus loin. Ils n’avaient pris aucun risque, ils étaient repartis aussi rapidement, laissant la jeune femme seule.

Thalissa n’était pas armée. Elle ne portait qu’une tunique coutumière des Diamantois qui était abimée en plusieurs endroits. Ses longs cheveux roux avaient perdu de leurs boucles à cause de la crasse. Elle devait parfaitement représentée cette enfant qui venait de perdre les seuls gens qui avait été sympathiques pour elle et qui chercher à trouver un nouvel avenir. Les ordres avaient été clairs, il ne s’agissait pas de se jeter sur le premier passant venu en le suppliant de l’amener à Émeraude. Elle devait être plus subtile que ça. Pour le moment, elle n’était qu’une gamine paumée qui avait un but incertain et qui attendait simplement que quelque chose se passe.

La jeune femme avait ainsi erré plusieurs jours, se repérant simplement grâce aux informations essentielles qui lui avaient été données. C’est ainsi qu’au fil des jours elle avait passé un village, puis un autre, s’éloignant peu à peu de la fermette où elle été censé avoir vécu quelques années. Elle été en condition réelle à présent. Elle ne pouvait plus réfléchir. Elle devait agir sans jamais tromper. Elle devait être Thalissa, cette jeune fille qu’elle avait créée de toute pièce en s’inspirant d’elle-même.  Rapidement, elle avait épuisé les quelques vivres qu’elle était censée avoir pris avant de brûler la fermette. Depuis, elle ne s’était nourrie que de ce que les passants avaient bien voulu lui laisser. Aujourd’hui, la faim lui tenaillait l’estomac et ce n’était pas un jeu. C’était réel. Elle devait pourtant garder la tête sur les épaules et ne commettre aucune erreur. Que ferait Thalissa ? Tel était la question qu’elle devait se poser encore et encore. Elle était au plus proche de son passé. Elle devait être absolument parfaite afin de n’éveiller aucun doute.

La réponse était venue d’elle-même. Thalissa garderait simplement les habitudes prises au sein de sa guilde : elle volerait. Ce n’était pas quelque chose pour laquelle elle avait été douée jusque là, mais c’était le seul moyen de s’assurer un peu de nourriture. De plus, les dernières années lui avait permis d’apprendre à invoquer son pouvoir à défaut de le maitriser et il pourrait être d’une certaine aide. Il fallait juste se concentrer assez. Malheureusement, qu’il s’agisse de son moi fictif ou de sa réelle personne son pouvoir n’avait pas été développé dans le but d’être le plus crédible possible. Elle n’était donc même pas sûre de réussir son coup et c’est ce qui la retenait depuis un moment déjà. Elle n’avait aucune peur d’être remarquée. Cela serait un avantage au contraire, lui donnerait plus de crédibilité dans son histoire si plusieurs personnes disaient l’avoir vu trainé ici et là avant son arrivée à la tour. Simplement, elle ne tenait pas à se faire attraper et couper une main avant même son arrivée à Émeraude. Quant à voler dans les champs, elle y avait pensé, mais avait vite remarqué qu’aussi proche de la frontière hostile les champs, ressource indispensable, étaient hautement surveillés afin d’éviter au maximum leur destruction. Créer une famine été plutôt un bon moyen d’affaiblir durablement l’ennemi.

Elle devait de toute façon agir, elle ne pouvait pas juste attendre que le temps passe. Elle devait manger et trouver un moyen de se faire accepter à la tour sans soupçon sur sa personne. Pour ce faire, elle devait forcer le destin sans trop en faire. Ainsi ne criait-elle pas sur les toits qu’elle cherchait à rencontrer un magicien ou un chevalier. Elle devait simplement attendre le bon moment, et si celui-ci tardait trop, elle devait se rendre sur place. Mais cela n’arriverait pas avant un bon moment encore. Après tout, le temps n’était pas un ennemi de Thalissa dans cette mission. Elle devait être patiente et prudente, voilà quels étaient les mots qui devaient guider son chemin. Elle n’avait de toute façon reçu aucun ordre direct, pas de personnes à visé en particulier, rien. Elle devait se débrouiller seule et être la plus crédible possible. Elle était libre de tout, ils avaient confiance en elle après tant d’années d’entraînement.

Finalement, ses yeux bleus, une couleur relativement commune ici, se posèrent sur une cible particulièrement alléchante. Une charrette venait de s’arrêter non loin de l’auberge et Thalissa imaginait assez bien toute la nourriture que pouvaient contenir les caisses qui s’apprêtaient à être déchargées. Se nourrir était pour le moment la priorité. Elle aurait bien le temps de dégoter un mage ou un chevalier d’ici là. Après tout, avec les attaques de plus en plus violentes d’Irianeth certains devaient bien traîner dans le coin. Le village où elle se trouvait n’était certes pas le plus grand, mais il avait l’avantage d’être sur le chemin menant au front, c’était d’ailleurs pour cela que Thalissa l’avait choisi. Assez grand pour ne pas être trop remarquée, mais assez petit pour qu’elle puisse surveiller les arrivées ou les retours.

Devant elle, l’homme commença à décharger les vivres. Bien, c’était le moment où elle devait agir, en espérant que son pouvoir ne lui fasse pas défaut et que la caisse avait quelque chose d’assez bon tout de même et de pas trop lourd. Elle se recula légèrement dans l’ombre, se doutant qu’elle devait déjà avoir été repérée si quelqu’un l’observait attentivement, et se mit à fixer l’homme qui avançait en portant son chargement. Il fallait juste créer un lien. Comme de la télépathie. Et se concentrer très fort dessus, il fallait qu’elle pénètre l’esprit de cet inconnu. Il était toujours relativement difficile pour Thalissa d’invoquer son pouvoir, mais elle continua à se concentrer. Elle devait le faire pour obtenir de la nourriture. De plus, elle savait qu’avec un peu de chance un chevalier ou un magicien la repérerait et elle pourrait alors peut être entré en contact avec. C’était sans doute de cette manière qu’elle le ferait afin de n’éveiller aucun soupçon et de ne pas sembler vouloir à tout prit atteindre Émeraude.  

Finalement, après de longues minutes durant lequel le livreur se rapprocher de l’auberge, Thalissa sentit quelque chose et s’en empara. Une peur, un plaisir, une honte, cela n’avait pas d’importance. Il s’agissait juste de l’amener ailleurs. De le déconcentrer. Elle sentit son corps vaciller alors que son esprit était emporté avec celui de l’homme. C’est pour cela qu’elle n’appréciait pas réellement ce pouvoir. Elle était projetée avec sa victime dans l’hallucination est cela était particulièrement désagréable. Elle avait beau savoir que tout cela été faux, certaine personne avait des envies ou des peurs terrifiantes.

Cette fois, elle atterrit dans ce qui semblait être une maison.  Sa victime était attachée en face de lui se tenait une jeune fille et une femme plus âgée, sans doute sa femme et sa fille. Des soldats étaient présents, ils portaient les couleurs d’Irianeth et une chevalière été là aussi. Thalissa ne la reconnaissait pas, mais l’homme lui semblait savoir de qui il s’agissait puisque la femme se présenta comme étant la chevalière Imaé avant de commencer un long discours en sortant divers instruments et en donnant des ordres à ses soldats. Tout cela n’avait aucun sens, Thalissa le savait, l’homme semblait juste être un livreur, pas de quoi intéresser Irianeth et encore moins justifier de la torture. Quant à la torture, Thalissa se doutait que l’Empire ferait d’abord les victimes prisonnières plutôt que de risquer une contre-attaque. Cependant, la gamine avait compris au fil de ses entraînements que les peurs étaient souvent irrationnelles et illogiques.

Avec dégoût, elle observa la scène parfaitement horrible que l’imaginaire du pauvre homme mettait en scène. Sans doute n’avait-il jamais subis la moindre torture, mais la peur que cela arrive couplé à la réputation de la chevalière Imaé faisait son travail. A plusieurs reprises, Thalissa tenta de mettre fin à l’hallucination, elle n’avait après tout besoin que de quelques secondes. Malheureusement, elle n’y parvint pas. Devant elle, l’homme hurlait.

— Non ! Pitié ! Pas ma fille ! C’est une enfant ! Non ! Vous ne devez pas ! Non ! Pitié ! Je vous en prie ! Je vous dirais tout ! Je ferais tout ce que vous voulez ! Par pitié, laissez là ! Je vous en supplie !

Thalissa imaginait sans mal les passants de la rue se demandait ce qu’il arrivait au livreur pour qu’il se mette ainsi à hurler et supplier tout en pleurant. Bien sûr, elle le savait elle, et elle comprenait parfaitement sa réaction. L’enfant frissonna une nouvelle fois, détournant le regard de cette hallucination sans pouvoir complètement l’ignorer. Puis, après un hurlement déchirant du père à l’instant où sa fille perdait sa pureté  tout se brisa. Thalissa mit quelques secondes à reprendre ses esprits, elle n’avait pas du tout apprécié cette peur-là. Légèrement affaiblie par l’utilisation de sa magie durant ces quelques minutes elle remarqua finalement la foule qui s’était formée autour du livreur. Celui-ci était à genoux au sol, encore traumatisé de ce qu’il venait de subir, incapable de comprendre ce qui s’était passé. Il pleurait encore, demandant à voir sa femme et sa fille dans les plus brefs délais. Thalissa n’était pas particulièrement fière de lui avoir fais subir cela. Elle n’avait simplement pas eu le choix.

D’un coup d’œil, elle remarqua les vivres qui s’étaient déversés sur le sol : des pommes et quelques pommes de terre. Cela serait suffisant à défaut de mieux. Rapidement, elle se leva et se mêla à la foule avant de ramasser maladroitement plusieurs denrées. Sa main était encore tremblante. Elle sentait une fois encore un regard sur elle, mais l’ignora. Elle devait partir au plus vite à présent. Elle ne tenait pas à être mêlée à tout ça.


Dernière édition par Thalissa le Jeu 15 Juin 2017, 13:34, édité 1 fois
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Will
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MessageSujet: Re: Forcer le destin [PV] Mer 14 Juin 2017, 18:31

Cela faisait quelques jours que j’avais laissé la Tour des Mages derrière moi. J’y avais été en visite pour préparer la prochaine attribution qui approchait. Il restait presque une année mais ne serait-ce que la durée du trajet entre le désert et Emeraude prenait un temps énorme. Au vu de nos réserve qui s’amenuisaient à vue d’œil, j’avais décidé de profiter de ce voyage pour pousser jusqu’au royaume diamantois. Il y poussait en abondance une herbe qu’il était difficile de trouver dans les oasis du désert et qui soulageait les maux de ventre et les nausées des femmes enceintes. En apprenant ma décision, Elijah n’avait cessé de me demander d’être prudent jusqu’à mon départ. Il est vrai que m’approcher ainsi de la frontière avec les colonies d’Irianeth ne me plaisait pas. Je n’étais pas un combattant et les années d’apprentissage à la Tour n’y avait rien changé. Faire du mal à autrui m’était insupportable. Il était donc normal que mon mari s’inquiète. En cas d’attaque, j’hésiterai là où mon adversaire ne le fera pas une seconde.

Mais j’avais chassé ces sombres pensées alors que j’entrai dans une petite ville diamantoise, ma besace remplie de mon butin floral. Il me fallait quelques provisions pour retourner jusqu’à la tribu. Je m’avançais donc dans les allées du marché, achetant fruits, plantes comestibles et un peu de pain. Il y aurait d’autres villages sur ma route, il était inutile de se charger trop. Pilgrim suivait mes pas, réclamant sa part dans mes achats qu’il devrait transporter. L’étalon palomino attirait quelques regards sur son passage, me suivant comme l’aurait fait un chien. A un marchand, j’achetais quelques pommes et j’en offris une au cheval. Une petite fille, les yeux écarquillés d’émerveillement me demanda s’il savait s’asseoir comme le chien de son père. Je lui souris avant de lui répondre en toute sincérité et le plus sérieusement du monde. « Non, Pilgrim ne sait pas encore s’asseoir ou donner la patte mais il sait sourire. Allez mon gros, montre à cette petite princesse ton plus beau sourire. » Et l’animal retroussa ses lèvres, dévoilant ses dents en un rictus qui fit rire l’enfant aux éclats. Après une tape amicale sur son épaule, nous reprîmes notre route.

Soudain, je remarquai un attroupement autour d'un homme qui semblait souffrir à entendre ses cris. Personne ne semblait pouvoir l’aider alors je m’approchais. Sa détresse me frappa en plein cœur. J’avais toujours été sensible aux émotions des autres, surtout les émotions fortes. La peur de cet homme était anormale, surtout en l’absence de la source de cette peur. Mon regard balaya les passants à plusieurs reprises avant de s’arrêter sur une jeune fille. Celle-ci ramassa des vivres tombées sur le sol avant de disparaitre dans la foule. Aussitôt, je lui emboitais le pas. Je faillis la perdre plusieurs fois mais, après plusieurs minutes, elle tourna dans une rue déserte et je mis à profit mon pouvoir sur le vent pour stopper sa course. Je devais en avoir le cœur net. Etait-ce elle qui était capable d’une telle chose ? Si j’avais raison, il fallait que quelqu’un l’aide à maîtriser son pouvoir avant qu’elle ne fasse le mal autour d’elle ou pire encore. « N’aie pas peur, je ne te veux aucun mal. » Je relâchai un peu la pression du vent qui tourbillonnait autour d’elle, l’emprisonnant tant bien que mal au vu de ma fatigue. « Je suis Will. Et toi, qui es-tu ? » Comme elle semblait toujours effrayée, je lui transmis une vague d’apaisement. « Qu’as-tu fait à ce monsieur ? Tu peux parler sans crainte, je suis un Mage de la Tour. »
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Thalissa
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MessageSujet: Re: Forcer le destin [PV] Mar 27 Juin 2017, 07:47



Chargée des quelques victuailles qu’elle avait pu récolter, la jeune fille se fraya un chemin à travers la foule intriguée par le délire du livreur. Elle avait repéré un peu plus tôt une ruelle où elle pourrait sans doute profiter de son repas et se cacher le temps que la situation se calme. Cependant, à l’instant où elle tourna vers son refuge elle fut stoppée net dans sa course ce qui la pris complètement au dépourvu. Elle voulut se retourner pour comprendre ce qui se déroulait, mais en fut incapable. Elle analysa alors la situation. Du vent semblait tourbillonner autour d’elle ce qui ne pouvait signifier qu’une chose : un être magique venait de la repérer. Instinctivement, elle vérifia que sa barrière mentale si particulière était parfaitement en place. Elle n’avait capté aucune intrusion, mais elle préférait être prudente. Une voix se fit alors entendre derrière elle et elle sentit la pression du vent diminuer. Elle avait envie de bondir ou de fuir, jugeant la situation dangereuse, mais elle savait que ce n’était pas ce qu’elle devait faire. Elle devait avoir peur. En fait, elle n’avait pas besoin de réellement simuler cela. Thalissa ne ressentait pas de la peur réelle, mais plutôt une appréhension mélangée à l’excitation. Peut-être avait-elle réussie à trouver son entrer vers Emeraude sans même le vouloir ? Elle cacha cette pensée qui pourrait être dangereuse pour amplifier le sentiment de peur. Elle devait avoir peur. Il n’était jamais commun d’être ainsi stoppé net dans sa course par de l’air.

La voix masculine lui avait dit de ne rien craindre. N’importe qui de censé ne croyait pas ce genre de chose. Pourtant, elle ne captait rien de mauvais dans son ton. Elle préférait juste rester sur ses gardes. Après tout, il pouvait aussi s’agir d’un mercenaire magique qui allait tenter de la recruter, chose qui serait dérangeante. Avec précaution, toujours charger des fruits qu’elle avait volés elle se retourna pour faire face à celui qui l’avait stoppée. Les cheveux sombres, la peau mate, il n’était sans doute pas originaire du coin. Ses vêtements semblaient propres sans pour autant être luxueux. Il ne semblait en tout cas pas faire partie des chevaliers, peut-être de la tour alors ? Elle n’en avait aucune indication pour le moment. Elle connaissait juste son nom : Will. S’il venait de la tour, c’est maintenant que tout allait se jouer, maintenant qu’elle devait être particulièrement prudente au flux de ses pensées masquées ou visibles ainsi qu’à la cohérence de ses sentiments. Elle y arriverait. Elle avait été entraînée pour.

Elle sentit alors ses muscles se détendre sans raison. Puis, l’homme devant son air surpris et apeuré reprit la parole. Il la questionna avant de lui dire qu’il était mage. Thalissa retint un sourire, gardant son air apeuré aussi bien sur son visage que dans son esprit afin que rien ne puisse la trahir.

Je… je… Je voulais simplement manger… Je ne voulais pas lui faire du mal… Je ne peux pas choisir… C’était… affreux… Je suis désolé Sir, je ne voulais pas, je voulais juste manger un peu…

Elle avait  lâché ses vivres à terre, gardant les  yeux au sol. Il était un mage de la tour. Un homme censé d’une certaine manière faire respecter la loi non ? Alors, il était censé lui faire payer pour son crime. Qui plus est si elle avait agressé un homme pour ce vol. Il était logique d’avoir peur malgré les mots réconfortants de l’homme.

C’est depuis que je suis petite… Je… Je peux faire voir des choses aux gens. Des choses fausses… Parfois c’est terrifiant, parfois ils sont contents… Je ne voulais pas lui faire voir quelque chose de mal. Je voulais juste prendre à manger. Ne me coupez pas les mains, pitié…

Les yeux de la gamine brillaient comme si elle allait se mettre à pleurer d’une minute à l’autre.

Je m’appelle Thalissa… je… Je voulais aller à la tour pour apprendre… Mais c’est tellement loin je ne savais pas comment faire… Je ne savais pas si vous voudriez quelqu’un comme moi… Oh j’ai tout gâché…

Elle tomba au sol, s’agenouillant de désespoir alors que des sanglots secouaient son corps. En faisait-elle trop ? Non. Après tout, elle venait de perdre sa seconde famille, elle avait eu l’idée de rejoindre la tour et voilà qu’elle était prise en flagrant délit de vol devant l’un d’entre eux. Elle avait toutes les raisons du monde de s’effondrer de la sorte. Surtout si l’on rajouter à cela la fatigue et la faim bien réelle qu’elle ressentait.

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