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Mets du fard sur tes idées pales [PV : A'élys]

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Jahar
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MessageSujet: Mets du fard sur tes idées pales [PV : A'élys] Dim 11 Juin 2017, 06:31

Se délasser les muscles dans un bain chaud aux senteurs boisées... Je ne crois pas qu'il existe de meilleures sensations après une bonne journée de course. J'avais manifestement sous-estimé ce petit noble à qui je devais subtiliser son alliance. Il devait champion de course dans son fief ou une connerie du genre. Pendant plus d'une demie heure j'ai dû le courser avant de me lasser et d'expédier un couteau dans son mollet. Je ne pouvais pas faire plus, le commanditaire avait insisté pour qu'il reste - plus ou moins - indemne. Et évidemment, c'est toujours le moment où la patrouille de garde se pointe et vous voit faire. Et comme vous pensez à la récompense, vous n'avez pas oublié la condition "Je veux que personne ne soit beaucoup blessé ou tué." Saloperie de beaux principes. Encore une fois, j'ai dû me remettre à courir, j'aime pas ça. Je trouve que c'est un cruel manque d'élégance. Enfin, une fois à couvert du regard des gardes, perché dans un arbre. Il m'a bien fallu redescendre, repartir au village le plus proche, y voler un cheval et repartir dans le royaume voisin. Une demie journée de chevauchée et me voilà à Turquoise, dans la maison louée par la guilde, à quelques pas de la salle de réception qui nous attend. Vous comprendrez ainsi à quel point j'apprécie ce bain plus que jamais et que je compte encore m'y prélasser quelques dizaines de minutes.

Mais vous avez sans aucun doute remarqué que j'ai évoqué la salle de réception qui "nous" attend. Je ne serai pas seul lors de cette mission. A vrai dire, les tâches qui se rapportaient de près ou de loin à des réceptions données par la noblesse se faisaient bien souvent à deux. Ce n'est pas la première fois qu'une réception donnée par le nobliau local finisse dans le sang à cause de l'infiltration de telle ou telle guilde. Ainsi, quoi de plus suspect qu'un homme seul dans une réception du genre ? Les femmes ont plus de chance dans l'exercice lorsqu'elles possèdent des atouts et atours que leurs homologues masculins jugent intéressants. Il suffit de faire du charme à un et de le berner toute la soirée. Ce n'est pas aussi facile pour moi... Je me redresse, sors de mon bain et me rend devant le miroir. Je suis déjà prêt. Rasé de près, cheveux savamment tirés en arrière, la senteur boisée présente dans mon bain s'est immiscée dans mes pores et m'en offre également l'odeur. Je me saisis alors de mon costume, de couleur sombre, - malheureusement - pas dénué des froufrous que j'abhorre... Comment ce genre d'habits peut être à la mode ? Je crois que comprendre cela me prendrait des années. Je me sens comme toujours ridicule dans ce déguisement supposé me rendre plus classe. Je laisse échapper un soupir, les missions de sauvetage sont définitivement plus aisées.

En ajustant mes froufrous, j'entends du bruit dans la pièce à côté. A'élys. Peut-être la personne la moins encline à rire face à mes plaisanteries certes foireuses, mais au moins censées déclencher un rictus à qui les entend. Pour autant, je ne pense pas avoir pu rêver d'une meilleure équipière pour ce genre de missions. C'est une valeur sûre. A vrai dire, j'ai pensé au début que son indifférence face à mes provocations et mes boutades n'étaient dues qu'à une forme de jalousie. Après tout, me voilà officier à même pas trente ans tandis qu'à... Enfin... A un âge avancé, elle est toujours à un rang hiérarchique inférieur au moins. J'ai vite abandonné ce raisonnement nombriliste qui ne m'aurait pas rendu service. Si elle n'est pas officière, ce n'est pas à cause d'un manque de talent, de polyvalence ou à l'échec de missions. Certainement que ses allégeances sont multiples et pas enclines à la même neutralité que le reste de la Guilde. Qu'importe. Elle est au moins aussi compétente que moi et ses talents d'actrice ne sont plus à prouver. Les bals, réceptions, galas - insérer ici tout type de fête noble aussi barbantes et assomantes que possible -, elle a dû en infiltrer des dizaines et des dizaines. Je ne m'en fais pas. Dire qu'elle est mon égale est peut-être même plus flatteur pour moi que pour elle.

Je sors de la pièce et tombe sur elle, en train de finir de s'apprêter, apportant elle aussi la touche finale à son déguisement. " C'est fou comme tu arriverais presque à faire oublier que tu as quarante ans de plus que moi ! " Bien évidemment, dans notre monde, quarante ans ne signifient pas grand chose, même pas dix ans physiquement. Puis disons que c'est un compliment caché. En tant qu'amateur de bonne chère et de bonne chair, je ne peux qu'apprécier les formes voluptueuses pas réellement cachées. Je fais mine de soupirer d'un air presque blasé. " Je vais devoir me démener pour pas te laisser voler toute la vedette et toute l'attention. " D'autant plus que ça ne s'arrête pas là. Son regard semble donner des ordres silencieux en permanence. Si elle allait voir un gamin nobliau d'à peine vingt ans non rompu aux affres de la séduction, aucun doute qu'il accepterait de se trancher la gorge avec grand plaisir. Ou bien de voler une pierre précieuse à la vue de tout le monde, exposée dans la salle principale où les protagonistes du bal danseront certainement. Vous l'aurez compris, c'est précisément ce dernier point qui est l'objet de notre mission.

" Pas besoin de briefing je suppose ? " Elle a déjà dû l'avoir. Un saphir d'un bleu envoûtant en plein milieu d'une pièce où seront réunis des gardes et des nobles. Le voler par la manière forte serait compliqué. Sans connaître le nombre exact de garde, je ne tiens pas particulièrement à me battre à un contre dix dans un espace ouvert où je ne peux prendre personne par surprise. Il faudra donc faire preuve de ruse et faire diversion pour pouvoir le voler discrètement. " Je te proposerai bien de danser nue dans un coin pour attirer toute leur attention mais t'aurais du mal à cacher l'objet à un endroit où ils ne te fouilleront pas à la sortie du bal sans tes vêtements ! " Ainsi, il faudra sans aucun doute une autre diversion. Ça ne posera pas de problèmes. Il est facile d'attirer l'attention d'une foule. Toast enflammé, verre empoisonné, bagarre endiablée, rancunes attisées.

J'ouvre la porte d'une main et tend mon autre bras. " Ne les laissons pas un instant de plus privés de notre lumineuse présence. " Les nobles risqueront de trouver ça beaucoup moins lumineux quand ils auront perdu l'un de leurs bien les plus précieux... Enfin, voyez en nous des grands coeurs. On ne vole qu'aux plus riches pour redistribuer... A des gens encore plus riches en fait, j'ai rien dit.
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MessageSujet: Re: Mets du fard sur tes idées pales [PV : A'élys] Ven 30 Juin 2017, 19:27


Je détestais travailler en équipe. Certes, pour certaines occasions, pour certaines missions, être à deux – voir plus – était parfois nécessaire, voir même indispensable. Mais cela ne m’empêchait pas de détester faire équipe avec quelqu’un, car il fallait penser pour deux, et pas simplement pour soi-même. Il fallait s’arranger à deux, il fallait faire le plan à deux, il fallait s’accorder dans nos actes et nos pensées. C’était quelque chose que peu de mondes pouvaient réussir à la perfection. J’étais décidément plus douée pour voler en solo qu’autre chose. Certainement car j’avais du mal à faire confiance ? Pourtant l’on m’avait assigné quelqu’un de compétent – du moins je l’espérais. Mais j’avais toujours l’impression qu’il pourrait tout faire capoter. Ou que je pourrais faire tout capoter car on ne serait pas assez accorder.
Je donnais un coup de pied dans un sac de farine. Puis un autre. Puis encore un autre. Je me mis même à lui donner des coups de poing – une fois qu’il fut suspendu dans les airs par une corde, histoire que le sac soit à la bonne taille. C’était ma manière de me détendre. Je pourrais tout aussi bien aller chercher la merde dans une des auberges malfamées des rues de Turquoise, mais cela pouvait engendrer un peu trop de blessures. Et il fallait que je sois belle. L’avantage des sacs de farine, c’est qu’ils ne blessaient pas – du moins jusqu’à preuve du contraire. Enfin, je doutais quelqu’un se vante de s’être fait blesser par un sac de farine, il préfèrera dire qu’il avait cherché la merde. Question de fierté, j’imagine.
Suite à mon semi-entrainement, je pris un bon bain, histoire d’enlever l’odeur de sueur. Ce serait du mauvais effet d’être jolie de loin, mais de sentir le putois de près. Tout le charme fondrait comme neige au soleil, et les gens passeraient leur temps à me fuir plutôt qu’à être sous ma jup- euh coupe, être sous ma coupe bien sûr. Prendre un bain avait aussi pour but de détendre mes muscles. Les nobles n’étaient pas habitués à avoir un entrainement physique, alors il ne faudrait pas que mes muscles me trahissent. Les détendre tout en restant ferme. Bien entendu, la technique ne marchait pas à 100%, surtout lorsque les entrainements physiques étaient du matin jusqu’au soir. Il y a un moment où les muscles pouvaient difficilement se cacher. Tout ce dont j’espérais c’était que ma poitrine réussira à monopoliser l’attention des hommes tout en faisant jalouser les femmes. Ah bah oui, avoir eu 4 grossesses cela laissait des marques – bien que j’avais réussi à perdre un peu de la masse graisseuse du aux grossesses au niveau de mes seins.
Je choisis de porter une robe à bustier verte, décorée de doré ici et là. Il parait que le vert allait bien aux métisses, j’étais bien dans l’obligation de croire aux stylistes puisque j’avais du mal à voir en moi la « beauté » que les autres voyaient. Ni voyez pas une sorte de modestie, mais plutôt une sorte de désintéressement. Belle ou non, en général cela ne m’empêche pas de faire le travail que j’aime : c'est-à-dire tuer. Donc autant dire qu’en règle générale, être belle n’était pas dans mes priorités. Alors j’avais du mal à savoir si, là, actuellement, en étant vêtue d’une belle robe, d’un peu de maquillage et d’une jolie coupe de cheveux montante, si j’étais jolie.

<< On va dire que oui... >> dis-je dans un soupire, déjà lasse de ce petit jeu.

Ce fut à ce moment que Jahar apparut dans la pièce. Il ne manquait plus que ça à mon moral tiens ! Jahar, comme tu te doutes, était donc le fameux coéquipier dans cette affaire. Certainement l’un des pires coéquipiers qui m’ait été donné d’avoir. J’étais quelqu’un de froide, calculatrice, et perfectionniste. Jahar donnait l’impression d’être un déconneur, prenant la vie comme elle venait, et sans se soucier des autres. Enfin, peut-être n’était-ce qu’une impression. Après tout, c’était un Officier, il devait être doué, mais je ne pouvais m’empêcher d’avoir des doutes. Et d’être agacée.
Car oui, il ne trouva rien de mieux qu’une fois en arrivant, il fasse une allusion à mon âge.

<< Toi par contre tu n’arrives pas à me faire oublier mon envie de te frapper, >> répliquais-je d’un ton neutre, presque las, sans le regarder.

Je fis quelques ajustements à mon accoutrement de nobles avant de finalement jeter un regard en direction de Jahar. J’arquais un sourcil alors que mon regard le détaillait de bas en haut. Cela changeait pas mal de ses habits de tous les jours. S’il était beau ? Je n’irais pas jusque là. Après tout c’était un Jadois. Moi ? Raciste ? Pas du tout, simplement les jadois n’étaient en général pas mon genre d’homme. Et puis il était un peu trop proche de ma fille – qui était soigneusement en train d’attendre dans une auberge partenaire de la guilde des Aigles de Sang, certainement en train de s’amuser à des lancées de couteau. Il devait être surveillé donc. Je n’imaginais même pas comment Isidore, le père de Jiyan, réagirait face à Jahar. A cette pensée j’eus un petit sourire narquois avant de m’asperger d’un peu de parfum.

<< Je vais devoir me démener pour pas te laisser voler toute la vedette et toute l'attention. >>
<< Cesses donc de me mater, pervers. Mais ne t’inquiètes pas, les Jadois doivent être rares dans ce genre de fêtes ! Tu attireras l’attention d’une manière ou d’une autre. >>

J’eus un petit sourire moqueur tout en lui lançant une œillade tout aussi moqueuse. En effet, avec l’annonce de la sortie de Jade de l’allégeance à Emeraude, les jadois se faisaient un peu discrets dans les autres royaumes. Avaient-ils honte de ce que leur roi avait fait ? Ou au contraire, tentaient-ils simplement de donner l’impression pour pouvoir collecter des informations ? Après tout, les Royautés étaient certainement les premiers à quémander les services d’espions. Quant à Jahar, je ne savais pas trop ce qu’il pensait de toute ce que la royauté de Jade met en place. D’accord ou non, on s’en fichait un peu. De part son statut, il devait de toute manière être neutre.
Suite à cela, Jahar demanda si un briefing était nécessaire. Je ne pris même pas la peine de répondre. J’avais déjà été cherché les informations par moi-même, observant les nobles, prenant des notes sur le déroulement de la soirée. Je n’aimais pas être prise au dépourvu, alors je préférais prendre mes informations par moi-même avant toute chose. Autant se jeter dans le bain et improviser au fur et à mesure avec ce que j’avais en main plutôt que d’avoir à supporter la voix de Jahar.
Cependant, c’était sans compter sur la langue un peu trop bien pendue de mon « coéquipier », qui ne put s’empêcher de faire une énième remarque sur mon physique. Je levais les yeux au ciel, l’air totalement insensible à ce qui semble être de l’humour.

<< Dis plutôt que cela te distrairait trop de notre mission. >>

Loin de moi l’idée que je puisse réussir à séduire Jahar, simplement à force de ses commentaires sur mon physique j’allais finir par croire qu’il avait un faible pour moi. Un roi avait succombé à mes charmes, ce ne serait pas étonnant qu’un jadois tombe aussi. Tout ce que j’aimerais c’est éviter de me retrouver en cloque à la fin de cette soirée – pas comme avec ce fameux roi. J’en avais assez d’être une poule pondeuse, cela empiétait sur mon travail.

<< Ne les laissons pas un instant de plus privés de notre lumineuse présence. >>
<< Rho la ferme, >> sortis-je un peu brutalement en m’accrochant à son bras.

Je doutais qu’il se la ferme. Après tout, Jahar était loin d’être quelqu’un qui se plie aux règles et aux ordres – en particulier un ordre de quelqu’un qui est hiérarchiquement en dessous de lui. Je ne savais pas bien ce qu’il pouvait bien penser de moi, j’imagine que mon statut de simple membre ne doit pas lui offrir des pensées flatteuses, mais bon, je m’en fichais. Seules comptaient mes compétences.

Nous arrivâmes donc dans la salle où se tenait la réception, et le bal. C’était aussi dans cette même salle où y était placé, comme si c’était un trophée inestimable, le fameux saphir au centre de la pièce. En arrivant nous croisâmes quelques nobles, dont certains nous saluèrent, d’autres nous ignorèrent. J’arborais mon plus beau sourire tout en retournant les salutations, tandis que tous s’amassaient devant une estrade. Là se tenait un homme, vêtu avec le plus d’extravagance possible, dont le visage était masqué – ah non, c’était du maquillage pardon ! – et dont les manières faisaient penser à un homosexuel accompli.

<< Plus tape-à-l’œil tu meurs, >> murmurais-je à l’intention de Jahar alors que nous nous approchions.
<< Bonjour à tous ! >> commença-t-il d’une voix forte et efféminée. << Je suis heureux de vous voir à ma réception ! Moi, Mercurus Agron Delagenève vous souhaite à tous la bienvenue, et un bon divertissement ! >>

Il claqua des mains tel un ordre impérial, et de chaque côté de l’estrade des femmes firent leur apparition – certainement une porte cachée. Elles étaient vêtues extrêmement pauvrement tout en gardant une certaine « classe », leurs habits semblaient couter cher bien que ne couvrant pas beaucoup de peau. Il y avait même des hommes dans le lot. Les serveurs portaient un plateau garnis soit de bouffe soit d’alcool, et arboraient un sourire forcé qui réussirait presque à me tromper. D’autres femmes montèrent sur l’estrade et une musique se mit à flotter dans l’air alors que les femmes se mettaient à danser pour le plaisir des yeux des spectateurs.
Les nobles applaudirent, je me sentis obligée de faire de même. Cela ressemblait pas mal à de l’exploitation, mais on va dire que nous avons rien vu.

<< Je savais qu’il aimait la fantasie, mais pas à ce point, >> fis-je à Jahar.

Les nobles commençaient à se disperser tandis que certains étaient obnubilés par la chair découverte des danseuses. Une serveuse métissée vint vers nous en apportant une coupe de vin que j’acceptais avec plaisir.

<< Moi qui pensais pouvoir t’exploiter pour que tu ailles me chercher à boire. Histoire d’être tranquille durant quelques minutes. >> Je poussais un soupire avant de boire mon vin d’une traitre. << Il y a du monde, >> poursuivis-je, mon regard faisant un tour d’horizon. << Mais l’extravagance du noble est en notre faveur. >>

Nous fûmes cependant rapidement interrompus par le maitre des lieux qui vint rapidement dans notre direction. Certainement pour prendre le pouls auprès de ses invités, il m’a semblé le voir discuter avec un couple non loin de nous. Il arborait un large sourire presque niais, alors que ses yeux pétillaient de bonheur.

<< Bien le bonsoir, madame, monsieur, >> commença-t-il, me baisant la main et serrant celle de Jahar. << Je suis Mercurus, enfin si vous ne l’aviez pas remarqué ! >> Il partit dans un rire franc, que je suivis d’un petit rire à mon tour. Autant jouer le jeu et ne pas trop attirer l’attention. << Parlez moi de vous ! Qui vous êtes, ce que vous êtes, comment en êtes-vous arrivé ici ! >>

Je soupçonnais ses questions, aux allures naïves et innocentes, de l’être beaucoup moins. Il devait très certainement savoir que son bien le plus précieux était exposé à pas mal de danger, peut-être même que son personnage d’homme franc et efféminé n’était qu’une façade pour tromper l’œil. Alors, on va bien voir qui trompera l’autre en premier !

<< Je suis Daewen et voici Kaishou mon mari ! >> commençais-je d’une voix joyeuse avec un large sourire (beurk). Quant au nom de mon très cher « mari », cela sonnait légèrement raciste, mais tant pis, il m’avait énervé tantôt. << C’est lui qui travail, alors je le laisse vous expliquer ! Moi, je n’y comprends pas grand-chose... >>

Je me mis à rire, un peu gêné, et Mercurus me suivit. Semble-t-il qu’il se soit prit à mon jeu de la femme faible qui ne savait pas faire grand-chose, sous la coupe de son mari, et très vite son regard se posa sur Jahar-Kaishou, en quête de réponses.


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MessageSujet: Re: Mets du fard sur tes idées pales [PV : A'élys] Mar 04 Juil 2017, 05:54


Est-ce que la voir danser nue sur le bar me distrairait de notre mission ? Ah, vous savez, je ne pense pas qu’un homme attiré par les femmes qui ne soit pas eunuque pourrait résister à ce genre de spectacle ! Ce qui est sans doute la raison pour laquelle elle est ici pour ce genre de missions. C’est l’avantage des grossesses que voulez-vous ! « Me la fermer ? Mais quelle indélicatesse ma chère et tendre, si je ne te connaissais pas, je serais profondément outré par si peu de considération pour mes paroles emplies du sagesse que tu ne peux même pas entrevoir, mais par générosité, je veux bien… » Je pense qu’elle a désormais compris que m’empêcher de parler, surtout avant une soirée comme celle-ci, n’est pas possible ! Quel dommage que j’ai dû m’arrêter de baragouiner mes conseils sur une prétendue sagesse par la porte qui s’ouvre et nous laisse entrevoir le bal, la musique, la bonne nourriture, les décolletés plongeants des robes.

Je crois que les missions d’infiltration d’un soir dans la noblesse font partie de ce que je préfère. Essayez de trouver un avantage à rester campé dans la boue à espionner des personnes d’un ennui mortel quand on peut se retrouver au milieu de l’opulence le temps d’un soir, à manger et boire autant qu’on le désire pour peu que l’on sache s’habiller et se montrer distingué. D’autant plus que j’aime jouer l’acteur, faire semblant de faire partie de leur monde. Sortir tous ces compliments sans la moindre gêne, les recevoir avec une fausse modestie certaine. Puis outre ces flatteries, deviner leur bord politique, leurs aspirations, leurs ambitions. Ainsi, avec ces informations, il est encore plus aisé de les manipuler en envoyant plus tard un autre membre pour une autre mission. Il y a tout à gagner dans ce genre de soirées ! « Plus tape-à-l’œil tu meurs. » Je ne peux empêcher mon visage de s’illuminer en voyant le noble. Oh, on m’en avait parlé bien entendu, sa réputation de débauche et d’extravagance se liait parfaitement avec son côté manipulateur cynique et prêt à tout pour atteindre ses objectifs. Il est dangereux, ça ne fait pas le moindre doute. Mais ce n’est pas pour ça que je souris, c’est sur son apparence. A croire qu’il se fait volontairement ridicule. Une couche de maquillage qui rivalise avec toutes les femmes réunies dans ce bal. Les froufrous de sa tenue semblent sortir en panache de chaque articulation tandis que sa posture était l’antonyme du mot virilité. « C’est le seul moyen qu’il a trouvé pour exister ce soir. » J’ai presque chuchoté, il aurait été fâcheux que qui que ce soit sache que nous osons critiquer notre cher maître de cérémonie qui vient de prendre la parole.

En tout cas, on ne peut pas lui enlever son sens du spectacle et du divertissement. Les femmes à moitié – à trois quarts – dénudées qui commencent à se déhancher sur l’estrade n’ont pas grand-chose à envier à ma compagne de la soirée. Et c’est sans compter sur la contribution du public qui envoie aussi quelques femmes qui rejoignent le groupe, dansant parfaitement en rythme, dans une chorégraphie certainement travaillée. Ce cher Mercurus a un talent certain pour l’organisation des soirées, un regard circulaire me montre sans peine qu’une bonne partie de l’audience masculine est obnubilé par la chair qui se dévoile dans un voyeurisme parfaitement autorisé ici. J’en profite pour analyser la salle. La pierre trône au milieu sur un piédestal et est la pièce maîtresse de la soirée. Au vu de notre hôte, je ne doute pas un instant qu’il compte l’utiliser ou la montrer à un moment ou à un autre. Je plonge la main dans une de mes poches et y trouve la froideur rassurante du verre. Une contrefaçon, pas parfaite, mais suffisamment pour tromper l’œil non averti qui ne focalise pas son attention dessus. Ça pourrait nous être utile. Bien vite, je suis perturbé par un serveur nous proposant un verre de vin. C’est une interruption tout à fait pertinente ! Je porte doucement le verre à mes lèvres tandis que ma compagne d’un soir le vide d’une traite sous mon sourire moqueur. Il semblerait que ne pas être sobre soit une nécessité pour elle afin de survivre à ce genre de missions !

« Moi qui pensais pouvoir t’exploiter pour que tu ailles me chercher à boire. Histoire d’être tranquille durant quelques minutes. Il y a du monde. Mais l’extravagance du noble est en notre faveur. » Je laisse échapper un sourire narquois. « Tu vas finir par me vexer… Au moment même où j’allais t’inviter à danser en tout professionnalisme pour nous enquérir de la topographie des lieux et des gardes ! » Et voilà donc que notre hôte de ce soir quitte le couple à qui il parlait pour amorcer une marche dans notre direction. Nous allons avoir l’infinie chance de pouvoir nous entretenir avec lui, si ce n’est pas beau ça ! Je chuchote : « Sauvée par le gong ! » Le voici qui nous salue, me serre la main avant de baiser la main de ma subordonnée sans s’attarder sur sa poitrine. Soit il a le mental d’acier de la personne qui résiste à tout et ne lâcherait aucune information sur la torture soit sa femme est un subterfuge pour cacher tout autre chose… Kaishou… Ouh, je sens que ma chère partenaire a très envie de jouer ! Tant mieux, moi aussi. D’autant plus qu’elle me laisse le plaisir de répondre à l’interrogatoire en règle qu’il est en train de faire. Ce n’est pas un problème, ce n’est pas comme si je n’étais pas préparé à cette éventualité !

« Ah… Ma femme est beaucoup trop modeste ! Vous savez, si je n’avais pas la joie de retrouver une si belle créature le soir, je pense pas que je trouverai la force de travailler toute la journée ! » Hop, une petite pique sur une prétendue femme-objet. Quitte à ne soi-disant rien comprendre à notre travail, il faut lui trouver une utilité après tout ! J’accorde même un clin d’œil à notre hôte pour la soirée. « Je suis négociant en matériaux rares ! Depuis plusieurs générations, nous avons toujours eu la fibre négociante. Ah… Si vous aviez connu mon père, il serait parvenu à vous convaincre de lui céder votre saphir et même de lui donner de l’argent pour ça ! Heureusement pour vous, je préfère largement les émeraudes. » Je me penche vers Mercurus, la main contre ma bouche, comme pour lui dire un secret. « C’est pour ma femme, vous comprenez, c’est pour ses yeux, ça les mets en valeur les émeraudes ! » Je reprends ma position d’origine et passe un bras autour de la taille de ma prétendue femme. « Et puis, nous sommes obligés de nous montrer, nous, jadois, pour pas laisser les gens penser que nous sommes repliés sur nous-mêmes ! Nous ne comprenons pas tous la décision de notre contrée… Loin de là… Nous ne sommes pas un peuple égoïste prêts à laisser mourir le reste du continent ! C’est important de le rappeler. »

Ah ma fameuse voix passionnée. Celle qui convaincrait n’importe qui que je suis effectivement farouchement opposé à la mise à l’écart de Jade ! En réalité ? Je m’en fiche complètement. La royauté fait bien ce qu’elle veut après tout. Elle l’a toujours fait, elle le refera encore. Est-ce que c’est dans l’intérêt du peuple ? Aucune idée. Mon seul peuple est les Aigles. Le reste n’est que famille de composition quand je dois jouer des rôles comme celui-ci. « Je trouve aussi qu’ils font une erreur grossière, surtout après avoir accueilli vos voisins de Béryl, c’est absolument insensé ! » Certains nobles, débarrassés des problèmes régaliens de l’humanité à savoir manger, dormir, coucher arrivent à se préoccuper du sort des autres et gagnent une propension à se mêler de ce qui ne les regarde pas. « Je suis bien content de voir qu’il y a des Jadois qui sont encore tolérants et qui ne sont pas entièrement bouchés et idiots ! » Ah, la tolérance prônée alors que l’on n’en a aucune pour quiconque n’a pas les mêmes idées que nous, si ce n’est pas fantastique ! « Nous sommes ravis de vous savoir parmi nous en tout cas ! » Je m’incline légèrement, comme le veut les coutumes traditionnelles de mon pays. « C’est nous qui vous remercions pour votre accueil chaleureux et cette soirée absolument magique, vous ne faillez pas à votre réputation cher monsieur. » Il incline lui aussi la tête avant de repartir. Un obstacle de moins. C’est une bonne chose.

« Tu n’as pas d’autre choix que de m’accorder une danse… Même si j’ai conscience que danser avec un Kaishou ne soit pas très sexy ! » Je dois avouer que ça ressemble au nom d’un chien. Un gros bien pataud qui mange couché parce qu’il a la flemme de se lever ! En tous les cas, danser nous offre une couverture bienvenue pour regarder autour de nous. J’observe que tous les gardes ne sont pas en tenue, certains semblent disséminés dans la foule, habillés de tenues de soirée, les rendant difficile à trouver. De toute évidence, notre hôte ne lésine pas avec la sécurité. Il a appris la leçon des nobles voisins. « Il n’est pas si idiot qu’il n’en a l’air… Combien tu en comptes ? » Dans mon angle de vue en tout cas, il semble bien qu’en comptant les gardes habillés comme tel et ceux sous couverture qu’il y en ait une bonne dizaine. Je l’éloigne de moi un instant et la fait tourner doucement pour qu’elle puisse avoir une vision plus panoramique avant de l’attirer à nouveau à moi pour qu’elle me communique les informations. « Tu penses être capable de faire diversion ? J’ai un faux qui peut faire l’affaire dans la poche. » Je laisse échapper un nouveau sourire narquois. « Eh oui, désolé pour ton charme, c’est bien un caillou qui est dur dans ma poche ! » La vraie question c’est : Est-ce qu’elle a vraiment envie de faire diversion ou bien de se débarrasser de moi une bonne fois pour toute en me laissant à la merci de tous les gardes ?

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