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And so we meet again? [PV TREIZE]

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Avo
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MessageSujet: And so we meet again? [PV TREIZE] Mer 10 Mai 2017, 16:06

Un chiffon humide se glissa sur la surface lisse du comptoir de bois massif. Retirant les cernes d’alcool collés sur la paroi polie où siégeaient préalablement plusieurs consommations, le jeune homme s’appliqua à la tâche afin de soutirer un sourire de satisfaction de la part du tenancier. Son emploi au sein de l’auberge du Taureau Doré était très récent, pour ne pas dire que depuis quelques jours seulement. Évidemment, de par son attitude de bon garçon et grâce à ses « grands yeux bleus », Avo avait rapidement conquis le cœur des deux propriétaires : monsieur Gaston Bonne-Chopine et sa femme, madame Nanette Bonne-Chopine. Les deux individus de forte carrure respiraient la joie de vivre et la persévérance, ayant bâti cet établissement de leurs mains nues. La prospérité du Taureau Doré leur était venue à la suite de leur dur labeur et par la qualité incroyable de leur bière. Parents d’un unique fils parcourant le monde, les Bonne-Chopine avaient probablement prit Avo en affection, faute d’avoir pu être comblé de bonheur par la venue d’un deuxième né.

Pourquoi était-il là au fait, en plein milieu de cette très chaude saison estivale? Eh bien, à la suite du désastre du raz-de-marée où ils avaient été coincés tous les deux sur la petite plage de Cristal, Avo avait été terriblement malaisé de réaliser que sa meilleure avait complètement perdu le fric qu’elle avait amassée dans sa bourse. Bien qu’il ne fut absolument pas responsable de cette catastrophe, il se sentait tout de même dans l’obligation de lui rembourser la somme perdue un peu par sa faute (après tout, elle s’était trouvée sur cette plage à cause de lui!). Alors il s’était remis à bosser, accumulant les piécettes durement gagnées dans une petite bourse qu’il gardait de côté. Bon… il n’avait pas RÉELLEMENT apprit à compter, dans son existence d’errance, mais il jugea qu’une bourse bien remplie serait assurément suffisante pour rattraper le coup… pas vrai? Après, il n’aurait qu’à prétendre avoir commis un larcin vite fait, puis n’aurait qu’à ramener le tout à sa meilleure amie, sous forme canine.

Comment avait-il fait pour s’éclipser de l’étroite vigilance de l’adolescente? Rien de plus simple : il n’avait eu qu’à porter un soudain intérêt à d’autres chiens en poussant quelques gémissements canins remplis d’envie, pour finalement porter son dévolu sur une femelle errante qui passait tout près. L’appel de la nature était difficilement contrôlable pour le règne animal, même Treize savait ça. Faute de trouver des arguments suffisants pour le garder près d’elle, la semi-elfe l’avait laissé partir, se contentant de lui faire promettre de revenir d’ici quelques jours, à l’intérieur d’un délai de deux semaines idéalement (puisque de toute façon, elle serait assurément occupée). Évidemment, le canidé ne s’était pas fait prier pour promettre le tout, préférant ne pas s’éclipser trop longtemps. De toute façon, ils allaient rester un petit moment dans le coin, les Loups d’Acier ayant affaires avec plusieurs clients dans la région.

Avo avait réellement suivi cette femelle un petit moment. Bien qu’il ne ressentait absolument pas les pulsions naturelles des cabots envers ses congénères (après tout, il ne restait réellement qu’un métamorphe), il avait simplement apprécié les quelques heures passées en sa compagnie, usant de son instinct pour communiquer avec elle à l’instar d’un véritable chien. Et voilà que de fil en aiguille, il s’était retrouvé à la rencontre de monsieur et madame Bonne-Chopine, après avoir pris forme humaine et avoir volé quelques fringues un peu trop grandes sur une corde à linges. Et voilà que, depuis ces quelques jours, il travaillait pour eux, desservant des tables, frottant de la vaisselle et prenant les commandes. Il ne détestait pas ce petit boulot en fait : ça lui permettait de ramasser des écus facilement et ça le familiarisait avec son identité (factice) humaine, chose qu’il avait délaissée pendant beaucoup trop d’années.

Le comptoir était bien nettoyé et Avo en profita pour frotter quelques verres. Tournant son regard céruléen sur la salle à manger, le semi-fée poussa un soupir d’aise en constatant que la soirée était plutôt calme. En fait, c’était soir de solstice et quelques petites festivités se déroulaient à la place centrale du village. Des marchands proposaient différentes douceurs, quelques kiosques de jeux avaient été installés (où l’on pouvait gagner diverses babioles, pour le simple plaisir) et de la musique joyeuse embellissait l’air d’une jolie ambiance. Il avait même été prévu, plus tard en soirée, quelques individus dotés de dons magiques fassent la démonstration de quelques pouvoirs pyrotechniques, pour le bon plaisir de la populace (à l’instar de feux d’artifices). Évidemment, Avo aurait pu profiter de cette journée spéciale, mais cela ne le dérangeait guère, ne détestant pas son travail de toute façon.

Rangeant les gobelets propres, le garçon se rapprocha d’un morceau de parchemin qu’il avait laissé à l’écart, puis agrippa un petit morceau de fusain afin de continuer de griffonner une image qu’il avait entamée dans la soirée. L’illustration qui prenait forme tranquillement ne représentait nulle autre que Lisbeth, une autre serveuse à la chevelure d’ébène plus âgée que lui qui s’occupait de servir les tables 3, 5, 7 et 9. Il la trouvait jolie, c’était plus fort que lui. Mais bon… elle était un peu hors de sa portée, tout d’abord parce qu’il était trop timide pour l’aborder, mais également parce qu’elle ne verrait en lui qu’un môme un peu trop fasciné face à ses 25 ans.

- Pfiouh! Ce qu’il peut faire chaud! S’exclama madame Bonne-Chopine en essuyant son front grâce à son tablier. Lisbeth, ma chérie, peux-tu ouvrir toutes les fenêtres et la porte? Cette nuit est particulièrement humide… Avec un peu de chance, on pourra capter une légère brise. Tobias? Qu’est-ce que tu fais? Oh c’est joli ça!

Elle jeta un coup d’œil rapide sur le parchemin qui trônait sur le comptoir et nota rapidement le pourpre qui teinta les joues diaphanes du garçon de 17 ans. Un sourire amusé trôna sur les lèvres rosées de la propriétaire des lieux, une lueur pétillante brillant dans ses prunelles noisette.

- Tu devrais lui montrer. Elle trouverait ça magnifique, crois-moi!

AH! Non, jamais! Bafouillant quelques propos, l’adolescent déposa son fusain, tourna le parchemin, puis nettoya rapidement ses mains avant d’humecter son chiffon dans une chaudière remplie d’eau fraîche. Il se détourna de Nanette qui éclata de rire, puis alla nettoyer les tables 1, 2, 4 et 6. Une fois sa besogne terminée, il se dirigea vers le comptoir quand des exclamations amusées se firent entendre depuis l’extérieur à travers les fenêtres de l’établissement. Un groupe approchait! Le jeune semi-fée se dirigea vers le comptoir quand une bande de guerriers firent leur approche, étant rapidement accueillit par Lisbeth qui les invita à prendre place près d’une grande fenêtre d’où ils verraient les festivités. Si au premier coup d’œil Avo ne les avait pas reconnus, cet état de fait changea drastiquement quand il réalisa soudainement qu’il s’agissait de Beltram et des autres Loups d’Acier! Une bonne partie de la bande était présente et le cœur du métamorphe s’arrêta de battre en constatant que Treize prenait place aux côtés d’Ana.

Rapidement, le rouquin héla monsieur Bonne-Chopine (qui venait de faire son apparition) et prétendit payer la tournée à tous ses hommes, demandant également un cidre très doux pour Treize. Visiblement, les mercenaires avaient bonne mine et venaient probablement de conclure l’affaire du siècle… ou s’apprêtaient-ils à le faire? Il n’en était pas sûr, n’étant naturellement pas impliqué dans leurs activités (surtout parce qu’il était perçu, d’ordinaire, comme étant un simple cabot). Lisbeth arriva à la hauteur du comptoir, déposant les consommations sur son cabaret et nota la trop grande quantité de gobelets à sa disposition.

- Tobias? Tu pourrais me donner un coup de main? Tu serais gentil.

- Heu… o-oui!

Sans plus un mot, le jeune albinos agrippa un cabaret à son tour, puis vint y déposer le reste des consommations avant de finalement s’avancer à la suite de la serveuse professionnelle. Cette dernière commença sa distribution et demanda à son compagnon – d’un simple regard – de faire de même. Le semi-fée s’exécuta donc et eut du mal à ne pas regarder en direction de la semi-elfe, sentant ses yeux verts tendres peser sur lui. Tobias agrippa le gobelet de cidre doux, puis le déposa devant sa meilleure amie, esquissant finalement un petit sourire en sa direction avant de s’éloigner vers le comptoir, son cabaret sous le bras. Rapidement, les propriétaires des lieux se dirigèrent vers les nouveaux venus, heureux d’accueillir un si bon groupe en cette soirée plutôt calme. Tobias se posta derrière le comptoir, ramassant les plats vides que lui emmenait Lisbeth, puis sentit qu’on l’observait. D’instinct, il tourna son regard azuré en direction de Treize, leurs yeux se rencontrant dans un mouvement commun. Il esquissa un bref sourire ponctué d’un « salut » de la main, puis enfourna la vaisselle sale dans un plateau qu’il emmena dans l’arrière-boutique.

Bon sang, c’était étrange ce qu’il ressentait, là, maintenant! Il était à la fois terriblement content de voir Treize, mais aussi effrayé! Il n’avait pas envie de lui mentir encore et toujours et pourtant… C’était comme si l’idée de la côtoyer alors qu’il était sous forme humaine revêtait un petit côté excitant. Il se sentait sourire comme un idiot et secoua doucement de la tête afin d’éclaircir le fil de sa pensée. L’adolescent de 17 ans nettoya le petit amoncellement de vaisselles sales qu’il tenait entre les mains, puis déposa le tout sur un support à cet effet afin de les laisser sécher à l’air libre. Il repoussa la petite porte qui menait à la salle à manger, puis essuya son front du revers de la manche courte de sa tunique émeraude. Il faisait réellement chaud, bon sang! Il se servit un verre d’eau bien froide, puis nota que les Loups d’Acier discutaient de bon train, sirotant leur consommation respective. Bon. Puisqu’on n’avait pas besoin de lui…

Avo se rapprocha de son parchemin qu’il retourna, puis agrippa de nouveau son morceau de fusain qu’il utilisa pour continuer son croquis. Il ne savait combien de temps s’était écoulé. Quelques minutes peut-être? Tout au plus? Dans tous les cas, quelqu’un vint s’installer au comptoir face à lui et Avoziel sursauta. Rapidement, il leva son regard surprit sur son interlocutrice et sa gorge se noua, l’espace d’un bref instant, en constatant qu’il s’agissait nulle autre que de Treize. Sans la moindre hésitation, il retourna son parchemin et laissa tomber son morceau de fusain, tentant visiblement de cacher son œuvre.

- Ah! Salut Treize! Ça va? Hum… Mouais, je bosse en fait. J’ai été engagé récemment… une longue histoire, bafouilla-t-il en se glissant une main dans ses cheveux immaculés, visiblement gêné. Oh ça, c’est rien! Qu’un bête parchemin. Non, laisse ça là. Non, je… Rends-le moi, s’il te plaît!

Il tendit la main pour le récupérer, mais elle fut plus rapide que lui, tirant le bout de papier hors de sa portée, de l’autre côté du comptoir. Elle avisa le contenu qui prenait visiblement forme et le jeune artiste se racla la gorge pour reprendre contenance, son visage prenant cette teinte cramoisie typique du mec prit avec la main dans le sac.

- Je te l’ai dit, ce… ce n’est rien. Qu’un b-bête dessin… C’est personne je t’assure…

Évidemment, la vie étant ce qu’elle est, Lisbeth passa près d’eux à ce moment précis, les bras chargés de repas chauds et fumants destinés à la table des Loups d’Acier. Heureusement pour le semi-fée, elle ne remarqua pas le croquis que tenait l’adolescente entre ses mains graciles. Oh. Bon. Sang…

- Me… Me regarde p-pas comme ça! Bégaya-t-il, particulièrement gêné. Ton plat vient d’arriver, tu ferais mieux d’aller le manger pendant qu’il est encore chaud. À moins que tu aies besoin de mes services? Tu veux quelque chose de particulier?
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Treize
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MessageSujet: Re: And so we meet again? [PV TREIZE] Jeu 11 Mai 2017, 15:00

Treize appréciait bien la journée même si tout le monde c’était au moins plaint une fois de l’humidité assommante. Le regroupement des Loups d’Acier c’était donner rendez-vous non loin des festivités après que tout le monde ait complété leur petit boulots. La jeune voleuse avait suivi Ana toute la journée, car elles avaient eu deux clients potentiels à rencontrer. Sincèrement, Treize préférait faire ce genre de chose avec Beltram pour la simple et bonne raison qu’elle avait remarqué que la majorité des hommes n’étaient pas aussi con devant lui que devant Ana. C’était comme si de voir des femmes arrivé pour un travail du genre les amusant toujours d’avantage. Malheureusement pour eux, la voleuse en avait vue d’autre et son expérience ainsi que sa façon d’agir et de s’exprimer aidait beaucoup Treize sur la chose. Si aux premières rencontres elle ne pouvait s’empêcher de trembler discrètement comme une feuille, maintenant, elle savait démontrer une certaine assurance –bien que fort souvent fausse malgré tout-.

Le duo féminin avait terminé un peu plus tôt que prévu et c’était donc contenter de profiter un peu des festivités en attendant que le reste de la bande ne les rejoignent. Comme elle aurait aimé qu’Avo soit avec elle à cet instant! Il aurait sans doute apprécié tout comme elle et aurait sans doute même put participer aux entraînements de la Loup d’Acier ainé. Ce n’était pas bien compliquer. Certains artisans avaient, pour l’occasion, sortie certains objets de valeurs intéressant et au nom de l’entraînement de la jeune apprentie, elle lui avait donc offert quelques cible pour l’observé et ainsi la reprendre sur certaines choses. Treize était douée, c’est pourquoi la voleuse ainée avait rapidement décidé d’augmenter le niveau de difficulté. Ainsi donc, non seulement elle devait éviter d’être repéré par les marchands et les passants, mais en plus, elle devait éviter qu’Ana la coince à prendre la cible, ce qui était plutôt difficile étant donné que c’était elle-même qui les lui donnaient!

Sous l’apparence factice d’Oliver, la jeune voleuse avait donc bien fait son boulot. Si au début elle était déçus de sa performance, ayant réussis à atteindre que trois objets sur cinq, elle fut plutôt heureuse qu’Ana lui annonce que c’était exactement ce qu’elle attendait d’elle. En effet, les deux objets que la jeune fille avait refusé de prendre étaient tout simplement trop risquer. Le premier étant trop prêt de gardes et le second dans un mauvais angle par rapport à Ana. Ainsi donc, elle avait su prouver que malgré sa petite tendance à la cleptomanie, elle savait ce faire raisonnable et prudente. Treize était pourtant persuadé qu’avec Avo, ils auraient réussis. Car ils faisaient une équipe du tonnerre.

Lorsqu’enfin tout le groupe fut réunis, le soleil était coucher depuis un moment et l’air, bien que toujours aussi humide, n’étais pas de surcroit agrémenté par les forts rayons du soleil. C’est donc dans l’optique de profiter d’un repas léger et de quelques –ou plusieurs- bières tout en profitant de l’ambiance joviale des rues, que le groupe comptait festoyer –bien que raisonnablement- pour les contrats qui allaient et se concluait vraiment de bon train de leurs côtés! Ils avaient vraiment beaucoup à faire et c’était toujours bon signe. Treize était plus excité à l’idée de pouvoir aller manger quelque part que de tout le reste, ce qui évidemment amusait toujours autant Beltram qui la traitait de gloutonne, n’arrivant pas à comprendre comment elle pouvait manger autant et frôlant toujours la maigreur. Le pire dans tout ça, c’était qu’elle avait tout de même pris du poids! Elle le sentait, elle, mais ce n’étais pas vraiment le genre de chose sur lequel elle appréciait s’attarder: Son corps. Sa la rendait toujours mal à l’aise, même venant d’Ana.

Quoi qu’il en soit, le groupe entra finalement dans l’Auberge du Taureau d’Or qui étrangement n’était pas des plus bondé et Treize avait repris son apparence naturelle, se sentent tout de même plus en sécurité –ironiquement- entourer des Loups d’Acier. Le regard de la jeune voleuse se promena rapidement une fois dans la grande salle. Ils avaient visiblement sans doute manqué de peu l’attroupement de personnes venant souper. Tant mieux. Treize détestait les endroits trop bondé et avec cette chaleur, elle aurait sans doute fini par céder et se plaindre à son tour. Alors que le groupe se dirigeait vers une grande table prêt de la fenêtre, Beltram lui demandais comment c’était passé sa journée, non sans ponctué sa question envers Ana, voulant savoir si tout était en ordre et évidemment que tout l’étais.

Alors que tout le monde prenait place, Beltram lui désigna un siège entre lui et Ana, lequel elle ne se fit pas prier pour s’y assoir, poussant un soupir d’aise en réalisant que contrairement à la voleuse ainé, elle n’avait pas réellement eu la chance de ce reposer, vue qu’après les conclusions de contrats, elle l’avait entraîner. Elle se massa donc un peu la nuque pour délié un peu ses muscles crispé par la tension –fort probablement- et observa d’avantage la pièce tandis que le Chef des Loups d’Acier annonçais qu’il payait la tourner. Ça, ça voulait dire pour tout le monde qu’il avait eu le gros contrat d’ont-il parlait depuis déjà deux semaine et qui avait surtout fait en sorte qu’ils se retrouvent ici plus tôt que prévu. Tout le monde laissa échapper une exclamation joyeuse alors qu’elle se contenta de sourire. Elle savait que ce contrat elle le ferait avec Beltram et quatre autres des membres présent d’ont Ana.

Ils n’eurent pas à attendre bien longtemps avant qu’on ne vient leur porter leurs consommations. Un peu plonger dans ses pensées en écoutant d’une oreille distraite les discutions qui allaient bon trains, la jeune voleuse observait par la fenêtre les festivités, ce demandant si Avo se portait bien. Elle n’était pas inquiète pour lui, mais à toute les fois qu’elle s’apprêtait à manger, elle espérait qu’il eut trouvé quelque chose à se mettre sous la dent. Alors que Beltram glissait un petit menu devant elle, elle finit par lever le regard vers les serveurs et se figea en reconnaissant le jeune homme qui déposa son gobelet de Cidre devant elle, non sans lui offrir un sourire qui… Fit assurément rosir ses pommettes. Q-Quoi?! Pourquoi?! Mais il foutait quoi ici?! Ma-lai-se! Bon… Il avait bien le droit de vivre c’était juste qu’elle ne croyait pas le revoir… Encore moins de sitôt. Trop surprise pour quoi que ce soit, elle se contenta plutôt de le dévisager alors qu’il tournait les talons pour continuer à s’occuper de sa besogne du moment.

C’est Ana qui lui offrit un bref coup de coude qui la fit sursauter, lui rappelant que son ventre grondait depuis une heure et que bien qu’elle appréciait la jeune fille, cette musique lui était insupportable. Ah oui. Baissant alors son regard vers le menu, elle fronça les sourcils en réalisant qu’encore une fois, tout lui semblait trop bon pour faire un choix. Elle ne put s’empêcher d’y noter les prix par habitudes, alors que Beltram lui mentionna qu’elle n’avait pas à s’en faire. Elle se contenta alors de lui offrir un petit sourire timide, parce-qu’elle savait bien que c’était stupide, mais elle avait du mal à briser ses vieilles habitudes et en plus et bien… Elle avait vraiment faim. De toute façon, elle pourrait bien se contenter d’une modeste assiette, à voir l’humeur des gars, c’était assuré qu’ils allaient ce commander d’autres trucs pour finir à ne pas les terminer, alors qu’elle pourrait jouer les pique-assiette en toute impunité! Ayant donc fais son choix, elle dû attendre que les autres en fasse de même durant ce qui lui sembla être une éternité.

Après ce long moment, la serveuse était revenue à leur table afin de prendre les commandes de tout le monde et leur annonça que ce ne serait pas bien long. La majorité avaient tous pris la même chose. Il fallait dire qu’avec la température personne n’avait envie de s’envoyer un truc super lourd comme un ragout, saut Treize bien entendu. Seth racontais sa péripétie de la journée lorsque la jeune voleuse attarda un peu son regard sur le jeune serveur. Comme s’il avait senti son regard, elle n’eut pas vraiment la chance de détourner la tête qu’il lui envoyait la main en souriant. Elle se trouva aussitôt stupide de répondre spontanément à son geste et freina donc son mouvement à mi-chemin, se contenta de… S’étirer sous le regard intrigué et suspicieux d’Ana. La jeune voleuse senti ses pommettes reprendre aussitôt des couleurs et se contentais de triturer nerveusement la corde de cuir ajustant l’étui de la dague qui trônais à sa taille sous son chandail immanquablement trop grand pour elle et finir par détourner le regard vers la fenêtre.

Alors que Beltram s’adressais à elle, Treize ne put s’empêcher de chercher dans son mouvement du regard Tobias qui était revenu et c’était installer au comptoir après un petit moment d’absence. Elle se sentait étrangement curieuse et encore plus étrangement presque heureuse de le voir ici. Avec un peu de recul et une brève discussion avec Avo de cette rencontre, elle avait fini par s’avouer qu’elle ne l’avait pas trouvé si désagréable. Enfin, pour une des très rares fois, son meilleur ami n’avait pas été d’une grande aide là-dessus, mais elle savait qu’il craignait lui aussi beaucoup les hommes. C’était peut-être difficile pour lui de comprendre les circonstances de cette journée totalement hors de son contrôle. Elle avait préféré taire le fait qu’elle trouvait qu’ils avaient des points commun, elle craignait de l’insulté. Elle avait donc préférée le comparé un peu à Beltram et son compagnon canin l’appréciait quand même bien. Il voyait bien qu’ils les aidaient tous les deux tout en leur offrant une certaine protection et une sorte de… Famille? Trop tôt pour le dire. Enfin les Loups d’Aciers aimaient ce décrire comme tel.

Quoi qu’il en soit, alors que les autres discutaient toujours, Ana lui demanda sans détour si elle connaissait le jeune homme installé au comptoir. Bien entendu, Treize se renfrogna aussitôt et jeta un coup d’œil vers les autres afin de s’assurer que personne ne suivait leur conversation. Ils auraient tout de suite sauter à des conclusions ultra malaisé et elle aurait fini par disparaître par la fenêtre, ouais. Dans tous les cas, elle laissa tomber ce scénario et ce concentra rapidement sur les propos de la voleuse ainé. Par chance, elle n’avait pas trop eu le choix de raconter le résumé de sa journée à Beltram et celle-ci –puisqu’elle la conseillais beaucoup quand aux vol et l’espionnage- et bien qu’ils n’avaient pas eu droit à toute l’intégralité, ils avaient su qu’un jeune homme qui était passé par là l’avait empêcher de mourir morte noyé. Elle avait bien dû justifier ses vêtements boueux et détremper jusqu’au lendemain, la perte de son sac à dos, de sa bourse, de son ancienne dague et le fait qu’il ne lui restait que les vêtements de rechange qu’elle avait eu sur le dos. MAIS… Elle avait eu la recette. Bref…

-C’est euh… Le gars qui m’a sauvé de la noyade à Cristal…

Heureusement, la jeune femme compris le malaise ou la jeune de la jeune voleuse et se contenta de sourire et de l’encourager à aller le voir ne serait-ce que pour lui demander comment il allait, justifiant que c’était la moindre des choses. Bien entendu, Treize lui jeta un regard noir. Elle n’avait pas vraiment envie de faire ça, là, devant tout le monde?! En fait, Treize avait omis tellement de détail que mise à part Avo, personne d’autre ne connaissait son nom. Elle avait présumé qu’ils avaient fait un bout de chemin ensemble puis qu’ils c’étaient séparé devant l’Auberge. Cela avait tout à fait bien passé concernant l’attitude de la jeune Loup d’Acier envers les hommes. Ainsi donc, voyant qu’elle semblait confuse et plutôt intimidé d’obtempéré, elle mentionna donc à voix haute qu’elle venait de voir un gros insecte tomber dans la chope de Cidre de Treize, frappant sur son verre et en renversant une partie du contenu sur elle. Sympa. Se levant d’un bon sous les gloussements de certains, Ana s’excusa tout en lui conseillant d’aller demander au serveur de quoi s’essuyer. Bon… Elle jeta un bref coup d’œil à Beltram qui se contenta d’avancer sa chaise afin de la laissé passer tout en continuant de sermonné Rubis et Seth qui se prenaient encore la tête.

Non sans ramassé son gobelet et torde un peu le bas de sa tunique, elle s’avança lentement jusqu’au comptoir et… Opta pour une position décontracte en s’installant sur l’un des tabourets mine de rien tout en déposant son gobelet maintenant vide sur le comptoir. Elle ne put bien entendu s’empêcher d’observé ce que dessinait le jeune homme, mais elle n’eut le temps que d’en comprendre très brièvement le contenu puisqu’en plus d’être à l’envers, celui-ci le retourna vite comme l’éclair.

-Alors mmhh… Tu bosse ici maintenant?

Fit-elle ne sachant pas trop quoi dire. Elle se trouva un peu sotte puisque c’était une évidence même. Elle jeta un bref coup d’œil vers Tobias qui se passa une main dans les cheveux, visiblement un peu gêner. Son regard ne put s’empêcher de ce poser de nouveau sur le parchemin et, agile comme un chat, elle agrippa celui-ci pour le retourner et l’observé.

-Ah c’est quoi?

Évidemment, celui-ci tenta d’étirer le bras afin de reprendre la feuille et bien entendu, Treize recula sa main juste assez pour lui éviter cet exploit. C’était aussi et surtout grâce au comptoir qu’il avait semblé oublier l’espace d’un instant. Le jeune homme ce mis à bafouiller que ce n’était rien, mais au contraire, elle pouvait bien constater que c’était faux alors qu’elle avisait le dessin au fusain qui prenait doucement forme. En fait, elle devait avouer que c’était vraiment jolie ce qu’il faisait! D’ailleurs, il était assez doué pour qu’elle se dise qu’elle avait déjà vue ce visage quelque part. Alors qu’elle y songeait, la serveuse passa et Treize compris. Elle jeta alors un regard vers Tobias qui venait de dire que ce n’étais personne. Bon sang qu’il était mauvais menteur! Cela l’amusa étrangement et elle laissa échapper un bref gloussement. Il fallait avouer que ça faisait changements de ces mecs trop sûre d’eux, voir déplacer. Tobias ne semblait pas de ceux-là –elle le réalisait encore un peu- et puis c’était clairement un artiste, sa expliquais bien des trucs en fait…

Alors qu’elle réfléchissait à tout ceci, le jeune homme lui mentionna que son plat était arrivé et qu’elle ferait mieux d’aller manger le temps que c’était encore chaud. Il lui demanda sinon à savoir s’il pouvait faire quelque chose pour elle. Sans le vouloir, ses pommettes prirent un peu de couleur. Avait-il la moindre idée de comment ces paroles pouvaient être mal interpréter? Bon sang… Elle secoua la tête à la négative et réalisa bien malgré elle que finalement, elle était là pour strictement… Rien. Ah oui! Après avoir affiché une moue temporairement déconcertée, elle bondit de sa chaise et recula d’un pas, agrippant le bas de sa tunique et en profitant pour la tordre encore un peu.

-Je euh… Oui… Tu as surement un truc pour essayer d’éponger ça?… Au moins c’est pas de la grosse bière…

Après tout, elle avait trouvé tout à fait logique de ne pas attendre que la serveuse se pointe avec leurs plats en restant assise bêtement sur sa chaise toute mouillé. Et puis pourquoi c’était toujours à elle que ce genre de truc stupide arrivait surtout là, ce soir? C’était un peu gênant, elle avait l’air d’une vraie empotée. En plus de ne même pas savoir nager, elle se retrouvait dans la trajectoire de son gobelet victime de la trop grande gestuelle d’Ana. Ce n’était même pas sa faute à elle! Elle agrippa finalement le torchon visiblement sec et propre que lui tendais Tobias et tenta d’éponger le tout non sans lui jeter un bref regard.

-Je ne suis pas si empoté c’est même pas moi qui ai renversé mon verre… Ce justifia-t-elle un peu frustrée, tout de même. Mais bon c’est quand même moins pire que du vomit. Il y a déjà un mec répugnant qui m’a vomi sur les bottes, une fois. Je ne te dis pas l’odeur!...

À bien y penser, Tobias allait vraiment ce demander avec quel genre de personne elle se tenait si ce n’était que dans quel genre d’endroit elle rodait et il était bien entendu hors de question qu’il sous entende qu’elle ce tenais avec ce porc de Dhénon même s’il ne le connaissait pas. Hors de question! Elle alla ouvrir la bouche lorsque Beltram l’interpella, lui signifiant que son plat était là, trouvant sans doute bizarre qu’elle n’accourait pas déjà, tout comme le fait qu’elle semblait s’attarder avec le jeune serveur.

-Je… Y faut que j’y aille euh… Alors qu’elle avait fait quelques pas en reculant pour aller reprendre place, elle remarqua son gobelet vide sur le comptoir et ce disait qu’elle aurait l’air encore plus suspecte si elle revenait sans son verre remplis, ne serait-ce… C’est combien pour le Cidre que j’avais?

Le jeune homme lui mentionna le prix alors que Treize s’empressa de fouiller dans sa petite bourse et lui remettre le montant, moins un écu. Le jeune homme sembla un peu incertain en observant les piécettes et ramassa l’argent tout en lui tendant son gobelet. Elle avait fait exprès, mais elle était sûre qu’il ne savait même pas compter! Elle déposa l’écu manquant sur le comptoir et le poussa vers Tobias avec un bref sourire en coin.

-Ne pas savoir compter et encaisser de l’argent ce n’est vraiment pas une bonne chose. Pour avoir déjà fait ton boulot, crois-moi, les patrons ont beau être gentil, si au final ils leurs manque de l’argent il sera pris sur ton maigre salaire… Regarde, ça, c’est le cinquante, soit la moitié de lui, qui vos un écu. Cinquante sa sonne plus gros, mais avec l’argent des fois c’est différent. Celui-là, c’est…

C’est son nom qui résonna de nouveau qui la fit sursauter, puis d’un bref sourire, elle agrippa son gobelet et tourna prestement les talons alors que Beltram se contenta cette fois de ce lever afin de laissé passer la jeune apprentie derrière lui non sans jeter un bref coup d’œil au serveur, ne ce gênant pas pour demander à la jeune fille pourquoi elle avait autant trainer. Celle-ci s’empressa d’essuyer sa chaise avec le linge qu’elle tenait toujours et déposa son gobelet sur la table pour finalement prendre place alors que déjà Ana se faisait un plaisir de répondre à la question du Chef des Loups d’Acier, mentionnant que c’était le jeune homme qui avait sauvé Treize. Un peu gêner et n’osant même pas jeter un regard ailleurs que sur son bol –ce qui aurait l’air tout à fait naturel de sa part de toute façon-, elle brisa son pain en deux et le trempa dans le bouillons.

-Il ne sait pas compter. Je lui expliquais combien valait mon verre de Cidre que ANA ma renversé dessus…

Sa tombais bien finalement qu’il ne savait pas, ça lui servait d’une bonne excuse pour avoir pris autant de temps. Oh, non pas que Beltram l’emprisonnait ou quoi que ce soit du genre, il était plutôt protecteur envers elle. C’était qu’elle n’avait pas envie qu’on se mette à la taquiner, elle ne supportait pas les allusions des autres. Heureusement, ceux-ci étaient trop occuper à discutaillé entre eux pour remarquer quoi que ce soit, ce qui la soulagea tout de même. Sentent donc qu’elle avait eu assez d’attention pour la soirée, surtout que cela concernait le jeune homme à la chevelure immaculée, Treize se contenta de garder le silence tout en dégustant son repas et son Cidre qui lui semblait un peu plus… Corsé que le précédent auquel elle n’avait eu droit que d’une gorgée avant l’incident. Elle ne réalisa pas qu’en effet, il était plus alcoolisé. D’un autre côté, ce n’étais pas comme si elle n’avait jamais rien bus de tel. Elle avait souvent, avant, pris de la bière au miel et puis avec ses couvertures parfois, elle n’avait pas le choix! Elle ne c’était certes jamais saouler et il était alors à parier qu’elle ne terminerait pas son verre du moment où elle sentirait un peu les effets de l’alcool sur elle. Ce qui ne prenait pas vraiment de temps vue sa frêle silhouette. Au moins, elle mangeait.

Après un moment, la majorité avait terminé de manger et Treize, comme prévu, avait même eut le temps de jouer les pique-assiette ici et là alors que certain jouait au bras de fer et d’autres parlaient plutôt fort en se racontant des blagues. La jeune voleuse semblait un peu ennuyer, jetant des coups d’œil par la fenêtre, visiblement désireuse d’aller voir les spectacles. Après tout, rester dans une Taverne à boire ce n’étais pas trop son truc et évidemment, plus le taux d’alcoolémie augmentais chez les Loups d’Acier, moins elle était à l’aise. C’était plus fort qu’elle! Ce fut une main sur son épaule qui la fit sursauter, la forçant à se retourner vers un Beltram qui la rassura aussitôt. Bien entendu, à la vue de son Mentor la jeune fille se détendis un peu. Celui-ci lui demanda alors si elle avait envie d’aller voir les festivités et bien entendu qu’elle acquiesça. Un peu hésitant, il lui fit alors signe de disposer, non sans trop s’éloigné, de rester prudente, de s’assurer qu’elle soit armé ET de le contacté télépathiquement si elle avait le moindre petit souci. Il communiquerait avec elle lorsqu’ils quitteraient l’endroit afin d’aller dormir. Il était visiblement hors de question qu’elle passe la nuit entière seule dehors. Même si elle lui jeta un bref regard noir, elle ne pouvait s’empêcher, pour l’heure, d’en être un peu amusé. Le Chef des Loups d’Acier semblait oublier qu’elle avait vécue dans la rue et bien qu’elle n’apprécie pas ces règles de bon sens, elle comptait bien les respecter.

C’est donc non sans répéter les règles que lui avait offert le mercenaire avant de quitter que la jeune fille de quatorze ans put finalement quitté les lieux. Elle avait bien jeté un bref coup d’œil vers le comptoir afin de saluer Tobias, mais celui-ci ne s’y trouvait pas. Ne voulant pas faire plus qu’il n’en fallait –parce-que voilà-, elle poussa donc la porte et quitta les lieux en fermant un instant les yeux d’appréciation. L’air était un peu plus frais qu’à l’intérieur de l’Auberge et le ciel était tout de même bien dégagé malgré les quelques petits nuages ici et là. En tout cas, il n’allait très certainement pas pleuvoir. Cela faisait plus d’une semaine que le temps se prêtait à ce genre de température incertaine. Elle se mit donc à avancer vers les festivités non sans jeter un bref coup d’œil vers la fenêtre où se trouvaient les Loup d’Acier qu’elle pouvait entendre rire. Elle remarqua bien entendu un Beltram qui l’observait s’éloigner alors qu’elle se contenta de lui offrir un bref sourire et de s’engouffrer dans la foule.

Elle observait donc les numéros de pyrotechnie avec une fascination non dissimuler lorsqu’elle remarqua se retrouver trop près d’un petit groupe qui visiblement fêtait déjà depuis un moment alors que l’un d’eux lui offrit un bref sourire. Mal à l'aise, la jeune voleuse se fraya alors un chemin plus loin dans la foule alors que son regard vacillait entre le groupe d’homme trop louche et joyeux et les flammes devant elle. Sa y es, elle devait sortir de là. Tous ces gens trop compacter qui riaient, sentait l’alcool à plein nez et la bousculaient sans nécessairement le vouloir – elle le savait bien, puisqu’elle tentait de ce raisonner- la faisait soudainement paniquer.

Il était évidemment hors de question qu’elle contacte Beltram pour une petite crise de panique qui menaçait de pointer le bout de son nez. Elle savait tout de même gérer, elle avait seulement besoin de s’éloigner un peu afin de pouvoir respirer. C’est lorsqu’elle aperçut une ouverture pour quitter la foule qu’on lui empoigna le bras. Se raidissant comme un arc, elle porta aussitôt sa main à sa ceinture en apercevant le jeune homme qui –sans aucun doute- ne voulait que discuter avec elle et l’avait suivi. Ce qui écœurait surtout la jeune voleuse fut qu’il était visiblement en état d’ébriété et qu’il était hors de question qu’elle ne fasse le moindre effort. Elle tira donc sèchement son bras et recula de quelques pas, fonçant visiblement sur quelqu’un qui c’étais approcher -?-. Ce quelqu’un était nulle autre que Tobias. Il la suivait ou quoi?! Ne prenant pas la peine de le questionner plus qu’il ne le fallait, elle profita de cette ouverture pour s’éclipser hors de cette boite de sardine pour s’assoir sur l’herbe fraiche à quelques mètres de l’endroit, appuyant une main sur son front afin de reprendre contenance. Évidemment, des pas qui s’approchaient ce firent entendre et Treize ne put s’empêcher de se crispé.

-Fou moi la pa… Ah… Salut Tobias… Tu… As eu ton congé? Tu... Profite bien des festivités?

Dit-elle non sans jeter un bref regard vers la foule qui s’exclamait devant le spectacle qu’elle ne pouvait plus vraiment voir d’ici. Elle se frotta donc un peu la nuque, un peu déçue d’elle-même et cherchant â ne pas laisser transparaître la panique qui avait bien failli la gagné.
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Avo
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MessageSujet: Re: And so we meet again? [PV TREIZE] Mar 13 Juin 2017, 10:09

C’était quoi cette drôle de teinte rosée qui recouvrait maintenant les pommettes de sa meilleure amie? Avait-il dit une ânerie? Repassant brièvement les quelques mots échangés dans son esprit, Avo vit Treize bondir soudainement de sa chaise pour tordre sa tunique trempée. Uh? Il y avait eu un dégât? Sans plus tarder, le jeune homme pivota sur lui-même et agrippa un torchon propre et sec qu’il tendit prestement à la semi-elfe. Cette dernière ne se fit pas prier pour éponger son vêtement, déclarant qu’il ne s’agissait pas de bière. Alors qu’elle s’affairait à la tâche, la jeune voleuse lui jeta un bref coup d’œil et ressentit le besoin de se justifier, un brin de frustration dans la voix. Oh, mais il ne jugeait pas! Pourquoi ressentait-elle le besoin d’expliquer une situation qui, somme toute, était tout à fait banale? Malgré lui, le jeune métamorphe esquissa une grimace dégoûtée lorsqu’elle parla du vomi qu’elle avait déjà reçue sur ses bottes. Il se rappelait cet événement. Même s’il n’était pas présent au moment de l’incident, les godasses de Treize avait senti le vieux dégueulit pendant plusieurs jours… Enfin, pour un nez fin comme celui de Avo lorsqu’il était sous sa forme canine, du moins.

Treize sembla vouloir ajouter quelque chose quand la voix de Beltram se fit entendre, plus forte que toutes les autres. Il héla la gamine afin qu’elle revienne près de lui, trouvant visiblement anormal le fait qu’elle s’attarde autant alors que son repas était servi. Avo se contenta donc de hocher de la tête en direction du rouquin, pendant que sa copine lui demanda le prix du verre de cidre qu’elle n’avait visiblement pas pu consommer. Esquissant un bref sourire en coin, le semi-fée déclina le prix, puis la jeune fille immaculée s’empressa de déposer la somme adéquate sur la table. Alors qu’elle le fixait, le jeune homme perdit sa superbe, réalisant qu’elle attendait probablement qu’il compte devant elle. Un air incertain au visage, il fixa le change, puis décida de simplement prendre ce qu’on lui tendait. L’expression de Treize s’illumina soudainement et elle s’empressa de déposer une piécette de plus, déclarant qu’il était imprudent de tenir le comptoir alors qu’il ne savait pas compter. Elle… elle l’avait piégé? Si une personne normale avait été irritée de s’être fait prendre de façon si pathétique, Avo, lui se contenta de rougir comme un idiot, réalisant qu’il avait l’air d’un parfait imbécile en ce moment même.

- Je… heu… enfin… Bafouilla-t-il, se glissant nerveusement une main derrière la tête. Normalement, je… je tiens pas le comptoir…

Visiblement, sa meilleure amie ne se formalisa pas de son embarras, voyant plutôt une bonne façon de lui apprendre rapidement la valeur des écus. Bon… du moins, c’était une TENTATIVE d’éducation, puisqu’elle fut rapidement rappelée (une deuxième fois) par son supérieur. Tobias n’avait même pas eu le temps de tout retenir que déjà, la jolie adolescente agrippa son verre de cidre (qu’il lui avait préalablement tendu) et s’éclipsa pour revenir à sa table. Bon… un jour, s’il la recroisait (sous forme humaine), il lui demanderait peut-être de lui apprendre avec un peu plus de sérieux. Non seulement cela lui permettrait-il de mieux évoluer au sein du monde « civilisé », mais en plus, il aurait la chance de passer un peu plus de temps avec elle sous une apparence autre que celle du bon toutou. Ainsi, sa meilleure amie s’éloigna et le jeune semi-fée nota le regard furtif et interrogateur que lui balança l’Opalien roux. Hmmm… Beltram n’aimait pas trop quand les garçons tournaient trop autour de sa protégée, Avo le savait, alors il trouva ironique que cette animosité soit dirigée – cette fois – envers lui alors qu’ils se côtoyaient régulièrement, à son insu.

Le temps passa et Tobias fut demandé en cuisine afin de donner un coup de main au nettoyage de la vaisselle. Le jeune homme ne se fit pas prier pour coopérer et rangea le dessin entamé dans sa poche, se disant alors qu’il pourrait le continuer plus tard. Ainsi, au fil des heures, il nettoya les ustensiles, les surfaces de travail et différents items qu’on lui confiait. La sueur au front, le jeune homme agrippa son tablier et l’utilisa pour s’éponger, quand Madame Bonne-Chopine l’approcha, un sourire aux lèvres. Elle lui tendit un grand verre d’eau fraîche qu’il avala en quelques lampées et lui offrit un congé pour le reste de la soirée. La salle à manger s’était considérablement vidée et elle et son conjoint pourraient terminer le service en compagnie de Lisbeth. Elle lui donna donc l’opportunité de s’amuser un peu, trouvant visiblement dommage qu’un jeune homme comme lui ne puisse profiter un peu des festivités environnantes. Un sourire radieux naquit sur les traits de l’adolescent qui remercia chaleureusement sa patronne avant d’agripper un tissu qu’il humecta pour se nettoyer sommairement le visage, la gorge, la nuque et les bras. Il en profita pour enfoncer sa tête immaculée dans une bassine d’eau fraîche, puis ramena sa tignasse détrempée vers l’arrière avant de s’élancer vers l’extérieur via la porte de service, derrière le bâtiment.

Il y avait tant de choses à voir, à un point tel où il ne savait plus où donner de la tête! Pendant un bref moment, le semi-fée lorgna près d’un kiosque où tournaient des pigeons à la broche, puis – alors qu’il décida de jeter un coup d’œil sur les autres types de nourritures offertes – il laissa son regard s’attarder sur les effets pyrotechniques avec une pointe d’admiration presque palpable. Wow! C’était époustouflant ce qu’ils pouvaient faire! L’envie de voir de plus près fut plus forte que son ventre qui criait. Ainsi, Avoziel décida de s’aventurer au sein de la foule, se frayant un chemin en direction des individus magiques qui épataient la galerie grâce à leurs talents. Alors qu’il approchait lentement, mais surement, Tobias sentit quelqu’un buter contre lui. Surprit, le semi-fée se retourna et tomba nez à nez avec Treize qui, de par l’air qu’elle affichait, ne semblait pas dans son assiette. Que se passait-il? D’instinct, le « cabot » fronça des sourcils et ouvrit la bouche pour l’interroger, mais cette dernière se déroba rapidement, se faufilant parmi la foule pour aller s’installer à l’écart des autres. Ce fut plus fort que lui, Avo alla à sa suite et la repéra rapidement, assise dans l’herbe où trônait la rosée, les mains sur le front et le souffle lourd. Le jeune homme de 17 ans fit quelques pas en sa direction et en vue de la réplique sèche que s’apprêtait à lui servir la jeune femme, il comprit rapidement qu’un type l’avait importuné.

- Moui, répondit-il, les mains sans les poches en lui jetant un regard soucieux. Madame Bonne-Chopine m’a donné congé. De toute façon, l’auberge était tranquille… Mais dis-moi, ça va toi? Quelqu’un t’embêtait? Demanda-t-il instinctivement en jetant un bref regard circulaire à l’assemblée.

Enfin, il n’en restait pas moins le genre de type à ne pas trop être à l’aise avec les autres représentants de la gente masculine, mais si c’était pour protéger Treize, il était prêt à faire bien des choses. La semi-elfe glissa une main sur sa propre nuque et le métamorphe comprit rapidement qu’elle était un brin malaisée. Ils avaient le même réflexe, tous les deux, lorsqu’ils étaient aux prises avec ce genre de sentiment. En fait, pour être honnête, il avait pris ça d’elle, alors… Notant un groupe de mecs discutant plus loin – dont l’un d’eux regardait Treize, un air incertain au visage – Avo comprit que la source d’inquiétudes de sa meilleure amie venait probablement d’eux. Bon… aux premiers abords, ils n’avaient pas l’air bien méchants… un peu éméchés, mais pas très mesquins. Mais il ne fallait pas oublier la peur viscérale (et donc plus profonde que la sienne) de Treize envers les hommes en général! Et puis, les mecs saouls étaient toujours imprévisibles à son sens. Dans tous les cas, il était hors de question qu’il laisse la jeune Argentine toute seule, sur le bord d’une crise de panique, alors qu’ils pouvaient assister à des festivités dignes de ce nom! Plantant son regard azuré dans le vert des prunelles de la jolie adolescente, Tobias esquissa un bref sourire en coin et la vit détourner le regard, probablement honteuse de sa propre anxiété. Sans attendre, il lui tendit une main, désireux de la pousser à se lever.

- Si tu veux mon avis, ces types sont un peu éméchés, mais pas bien méchants. Mais si tu as envie de visiter la fête, on peut le faire ensemble. Si c’est ce que je crois, ils te foutront la paix si je suis là.

Enfin, pas qu’il connaissait ÉNORMÉMENT de choses aux affaires de cœur, mais à voir les regards que lui jetait l’un d’entre eux, ce dernier avait visiblement eut envie de l’aborder, mais se retenait à présent. Ça se voyait comme le nez au milieu du visage. Plus il passait de temps sous sa forme humaine (qu’il apprenait toujours à apprivoiser) plus il en apprenait sur ses paires humanoïdes. Et étant d’un naturel curieux… Bref.

Treize accepta enfin sa main et se releva sur ses deux jambes, secouant brièvement ses vêtements pour y retirer quelques brins d’herbe récalcitrants. Le semi-fée ramena ses mains dans ses poches, puis se mit à marcher aux côtés de la semi-elfe qui, visiblement, ne semblait plus autant craintive face à sa présence. Il fallait dire qu’ils avaient vécu l’enfer, la dernière fois qu’ils s’étaient vus… et que Tobias la connaissait bien à son insu et savait comment agir en sa présence. Ainsi, il garda une certaine distance entre eux, respectant la bulle émotionnelle qui entourait sa meilleure amie. Puisqu’une grande majorité de la foule s’agglomérait au centre, là où les effets pyrotechniques avaient lieu, le duo, lui, se contenta de se balader en périphérie, observant les kiosques marchands de nourritures et babioles diverses. Il y avait également des jeux d’adresse permettant aux concurrents de gagner quelques petits prix pour une somme minime. C’était du toc, mais ça restait surtout pour le plaisir.

- Alors, tu travailles avec eux? L’interrogea soudainement Tobias alors qu’ils observaient tous deux un kiosque de vêtements. Tu es une sorte de mercenaire? Ou alors le grand rouquin est ton frère? Enfin, à moins qu’il t’ait eu vraiment jeune, je doute que ce soit ton père… Ou alors vous ne vous ressemblez pas du tout.

Ce qui était ironique, c’était qu’Avo connaissait déjà la réponse. Mais il lui semblait approprié que son homonyme humanoïde s’intéresse à la jeune fille dans la mesure du possible. Évidemment, la réponse de Treize fut vague, ce qui était l’attitude logique à adopter de sa part. Le jeune homme aux cheveux immaculés hocha simplement de la tête, puis haussa les épaules, comprenant dans les non-dits que sa compagne féminine n’avait pas l’intention d’élaborer davantage sur ses activités. Bon, il n’allait pas insister, de toute façon, il savait que ça rebuterait la voleuse s’il poussait davantage sur le sujet. Son regard céruléen se glissa sur une jolie robe blanche ornée de quelques petites fleurs rosées. C’était réellement un joli morceau de vêtement. En fait, plus il passait du temps sous l’apparence de Tobias, plus il appréciait l’apparence globale des jeunes femmes portant ce type de vêtements. Il aimait les robes en général. Enfin, pas pour lui! Mais une fille en robe, c’était toujours plus jolie. Malheureusement (ou heureusement?), Treize ne portait jamais ce genre d’apparat. Tant mieux, sinon, ça aurait tôt fait d’augmenter son trouble d’un cran. Du coin de l’œil, Avo remarqua que son amie admirait aussi le morceau de vêtement, bien que son attention fut rapidement détournée ailleurs.

- Ne le prends pas mal, mais je suis sûr que ça t’irait bien, commenta-t-il, un air sincère au visage. Il fallait dire que la robe n’avait absolument rien de provocant. Elle était simplement… jolie. Comme Treize. Mais très peu pratique pour passer inaperçu, pas vrai? Enfin, surtout au vu de ton mode de vie.

Puis, il se détourna, les mains toujours dans les poches, continuant son chemin vers les kiosques suivants. Ohhh il y avait un étalage où grillaient des espèces de petites brochettes faites à base de viande (Poulet? Dindon? Faisant?), le tout dégageant une délicieuse odeur de fumée et de sucrée. Il n’avait rien avalé de la soirée et s’y attarda donc, l’eau lui montant rapidement à la bouche. Bon sang, il en avait tellement envie! L’homme qui tenait l’étalage esquissa un sourire à la vue de l’adolescent affamé et déclina le prix. Un peu embêté, Avo glissa une main sur sa bourse, l’ouvrit et observa les piécettes, un instant. Bon… Qu’est-ce qui valait quoi déjà? Merde, il n’arrivait pas à se rappeler! Un léger toussotement à ses côtés le fit sursauter. Tournant la tête, le Turquais jeta un coup d’œil à Treize qui venait d’arriver à ses côtés. Cette dernière lui indiqua la somme à donner et Tobias la gratifia d’un sourire reconnaissant.

- Je vais en prendre quatre, s’il-vous-plaît, dit-il enfin. Enfin, ces bouchées n’étaient pas ÉNORMES, mais elles n’étaient pas toutes pour lui. Même si Treize avait mangé, il savait pertinemment qu’elle ADORAIT la bonne nourriture et était goinfre dans l’âme, tout comme lui. Séparez-les dans deux tissus, la moitié va à elle. Ajouta-t-il en désignant sa compagne du menton. Évidemment, cette dernière protesta, mais il n’en avait rien à foutre. Cette nourriture ne coûtait pas très cher de toute façon.

L’homme ramassa les piécettes avec un sourire aimable et Avo rangea la bourse à sa taille avant d’agripper le petit paquet qu’on lui tendait. Puisqu’elle dut bien se rendre à l’évidence qu’il ne changerait pas d’avis, la petite voleuse fut dans l’obligation d’accepter le sien et ils s’éloignèrent, côte à côte, mordant à belles dents dans un morceau de poulet délicieusement grillé et sucré. Alors que sa bouche était envahie d’un goût exquis, Tobias leva les yeux au ciel en poussant un soupir de satisfaction. Il fallait dire que la nourriture de festival ne manquait pas! Il y en avait partout! Le genre de bouffe qui ouvrait l’appétit en permanence.

- Bon sang, tout me tente! Je pourrais m’en faire exploser le bide, fit-il entre deux bouchées, visiblement satisfait de son encas. Tu as l’air d’avoir du mal qu’on te fasse des cadeaux du genre, je me trompe? Demanda-t-il, même s’il savait pertinemment pourquoi. Enfin, je te rassure, c’est simplement pour être sympa… Mais aussi parce que tu ne semblais pas dans ton assiette tout à l’heure et je trouve ça dommage… Les soirs de festival, c’est pour profiter pas pour se prendre la tête avec des crétins un peu trop saouls.

Il avait l’air sincère. En fait, il l’était toujours. Il fallait dire que, hormis son mensonge monumental sur sa véritable identité (et surtout par peur de représailles… traumatisme oblige), Avo détestait raconter des bobards. De toute façon, règle générale, il n’y était pas doué et chaque fois qu’il avait tenté de raconter un truc du genre à Treize (alors qu’il était sous forme de cabot), elle avait fini par découvrir la vérité assez rapidement. Toutefois, avec son apparence originelle, elle se méfiait naturellement un brin de lui et donc, créait une distance qui aidait à entretenir son mensonge. Enfin… c’était un mal pour un bien. Parce que franchement, ça le peinait de la sentir à des années-lumière de lui alors qu’ils marchaient simplement côte à côte. Une fois les mini-brochettes ingérées, le duo jeta les résidus de bois et de tissus dans un grand feu qui trônait un peu plus loin, puis continua son exploration des lieux. Au loin, trois amuseurs publics faisaient les pitres pour divertir la foule qui riait aux éclats. À leur droite se trouvaient quelques kiosques de jeux d’adresse… et Avo esquissa un sourire.

- Ça te dit qu’on tente notre chance? Demanda-t-il en notant quelques étalages de jeu d’un mouvement du menton. Ça pourrait être marrant. Enfin, pas besoin de dilapider les sous là-dedans, mais on pourrait au moins essayer… pour rire.

Un air espiègle au visage (enfin… s’il avait été sous forme cabot, sa queue se serait assurément fait aller dans tous les sens!), le métamorphe approcha d’un énorme baril rempli d’eau où trônaient quelques pommes. Le but du jeu était très simple : s’il attrapait ne serait-ce qu’une pomme, il gagnait une babiole « pour sa copine ». Tobias répliqua naturellement qu’elle était simplement une amie pour clarifier la chose, mais malgré tout, la foraine se contenta de sourire. La femme déclina le prix – qui était dérisoire – et Avo sortit une pièce qu’il lui tendit. Évidemment, il y avait une règle bien particulière à ce jeu qui semblait d’une simplicité déconcertante : il devait ramener ses mains dans son dos et attraper la pomme avec sa bouche. Quand le sablier – situé à sa droite – se serait écoulé, il allait être obligé d’arrêter et payer à nouveau pour tenter sa chance. Le jeune homme s’exécuta donc, les mains dans le dos et attendit le signal avant de plonger son visage dans l’eau claire et fraîche. Bon sang! C’était plus dur qu’il n’y paraissait! Les pommes n’arrêtaient pas de rouler à gauche et à droite! Il dut sortir sa tête à quelques reprises pour reprendre son souffle! Et c’est alors que le sablier arrivait à sa fin qu’il croqua finalement dans la peau croustillante du fruit, ressortant rapidement sa tête du baril détrempé. Les bras dans les airs, un air victorieux au visage, le jeune homme jeta un regard pétillant à sa meilleure amie… avant de secouer sa tête comme un cabot pour y retirer l’excédent d’eau… OOPS… réflexe… Ah merde… Il porta une main à la pomme qui trônait toujours dans sa bouche et la retira, esquissant rapidement un sourire malicieux.

- Me dit pas qu’un peu d’eau t’importune réellement? Laissa-t-il échapper, l’air taquin, pour rattraper le coup.

La foraine déclara qu’il pouvait manger la pomme attrapée et il ramena ses cheveux trempés vers l’arrière de sa tête avant de voir la femme lui tendre un petit bracelet de cordelettes au médaillon argenté (visiblement du toc) orné d’un petit soleil gravé, en l’honneur du solstice d’été. Bah au moins, sa baignade improvisée l’avait réellement rafraîchi! Il fallait dire que l’air ambiant était lourd d’humidité et il faisait si chaud… Prenant le prix qu’il avait gagné, le jeune homme le tendit à Treize, usant de son autre main pour croquer dans sa pomme.

- Tiens, prends-le. Je porte jamais de bracelet, les seuls que j’ai eu, je les ai perdu au bout de quelques heures… Chose fréquente lorsqu’il se transformait en cabot. C’est rien, mais c’était sympa. T’as envie d’essayer? Ou tu veux tenter ta chance sur autre chose?
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Treize
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MessageSujet: Re: And so we meet again? [PV TREIZE] Mer 14 Juin 2017, 22:40

Elle laissa échapper un bref soupir, un peu tremblant à la réponse de Tobias, cherchant visiblement à reprendre un peu contenance. Elle avait l’air de quoi, là? À toutes les fois qu’il la voyait elle était paniquée. Il allait finir par se dire que c’était une vrai trouillarde. Elle avait quand même un peu d’orgueil, surtout devant un garçon. Il continua en lui expliquant qu’en effet, Madame Bonne-Chopine –sans aucun doute la propriétaire de l’endroit où ils c’étaient vue plus tôt-, lui avait donné son congé. C’était vrai que c’était plutôt tranquille lorsqu’elle avait quitté. Il ne devait qu’y rester Beltram et les autres qui devaient sans aucun doute encore festoyer un peu –ou beaucoup dépendant de qui-. Elle porta un regard instinctif en direction du bâtiment, même si elle ne le voyait pas d’où elle se trouvait, puis rapporta son regard vers le jeune homme qui venait de lui demander si quelqu’un l’avait embêté. Non, la réponse était non et elle savait qu’elle n’avait aucune raison de se sentir comme ça. Il esquissa alors un sourire en coin. Comme si justement, il la trouvait trouillarde. Elle se sentait un peu honteuse et préféra observer l’herbe à ses pieds.

-Faut pas trop chercher à comprendre.

Laissa-t-elle échapper. Ce n’étais pas vraiment une réponse en soit, mais bon. Elle ne savait même pas pourquoi elle lui avait balancé ça. Du coin de l’œil elle le vit donc lui tendre la main afin de visiblement, l’inciter à se lever. Elle releva alors la tête et avisa un moment celle-ci, hésitante. Plus par habitude qu’autre chose, sincèrement. Elle n’avait pas oublié qu’il lui avait quand même sauver la vie et qu’elle n’avait pas passé de si mauvais moment avec lui –mise à part le fait qu’ils avaient failli mourir-… Et puis, elle était capable de se lever toute seule…

Alors qu’il repris la parole en faisant mention à ces types un peu éméchés, Treize ne put s’empêcher d’apporter un regard soucieux en leur direction, croisant le regard justement, de celui qui avait tenté de l’aborder, comme le disait Tobias. Elle ramena bien vite son regard vers celui-ci en remarquant que le jeune homme dans la foule venait de lui faire signe de la main avec un sourire totalement niais au visage, pour ce recevoir une claque derrière la tête de ses copains qui rigolait. Beurk! Elle tendit la main et agrippa finalement celle du jeune homme à la chevelure immaculé comme elle pour se relever alors qu’il lui proposait de profiter de la fête avec lui, ajoutant que sa simple présence suffirait à les garder à l’écart. Elle failli cette fois presque glousser. Ce n’était pas pour l’insulté, mais il n’était pas des plus… Costaud. M’enfin, il avait peut-être raison et puis il .était plutôt… Grand…

-Mwais… Pourquoi pas…

Dit-elle alors qu’elle secouait sans trop de délicatesse ses vêtements, bien que ce n’étais pas si grave si quelques brindilles restaient, ce n’étais pas comme si se salir était un problème en soit. Elle avait déjà été dans plus piètre état. Vraiment. Sans lui donner la chance de se rétracter ou de changer d’avis –parce-que ce dégonflé aurait pu être son genre-, Tobias entrepris de rejoindre les festivités, la jeune voleuse trottant quelques pas pour arriver à ses côtés tout en gardant une distance qu’elle considérait respectable entre eux, lui jetant un regard oblique à sa question alors que le jeune homme avait choisi d’observé les kiosques un peu plus loin du plus gros de la foule, ou le spectacle se déroulait. Il ne voulait pas voir les jeux pyrotechniques? Elle espérait au moins qu’il ne faisait pas ça à cause d’elle?

Alors qu’ils c’étaient arrêter à un kiosque de vêtements et autres babioles, Treize en pris une au hasard dans ses mains en la retournant dans tous les sens. En fait, ce ne fut pas trop difficile pour elle de savoir que sa semblait bien plus de valeurs que ce ne l’étais réellement, elle le redéposa donc. Dans tous les cas, elle ne l’aurait très certainement pas acheté, surtout vue le prix que le marchand s’empressa presque de lui crier à l’autre bout de la table. Oui, en effet. Si cet objet avait une quelconque valeur, il aurait plutôt sauté jusqu’ici rien que pour s’assurer qu’elle ne la vole pas. Comme si elle était si… Mal habile.

-J’ai l’air d’une mercenaire dit moi?

Fit-elle en se pointant, croisant les bras. Non, sérieusement. Elle faisait peut-être partie de la bande, mais s’il y avait au moins une chose qui pouvait lui être profitable de son apparence frêle, c’est bien de ne pas passer pour une mercenaire et puis, elle n’en était pas vraiment une. C’était une voleuse, mais elle n’allait tout de même pas le lui préciser… Ou surtout peut-être –potentiellement- le lui rappeler et donc lui mettre –potentiellement encore- la puce à l’oreille.

-C’est mon grand frère. Enfin demi. Oui je sais, les Dieux n’ont pas été très généreux avec lui.

Elle laissa échapper un bref gloussement. Enfin quoi, il fallait bien rendre cette relation potable et puis, elle n’avait étrangement pas vraiment de mal à lui trouver des insultes de petite sœur dès qu’elle en avait l’occasion et il fallait même dire que sa l’amusais un peu. Surtout si c’était pour garder sa couverture. Elle lui avait dit qu’elle voyageais avec son frère la dernière fois qu’ils c’étaient vue. Au moins, il verrait qu’elle disait la vérité. Quelque part… Bien bien… Presque absente dans ses paroles. Maintenant qu’elle y pensait.

Son regard c’était attarder sur une robe qu’elle trouvait bien jolie, mais sincèrement, elle n’avait pas porté de robe depuis… Qu’elle avait quitté sa mère. Évidemment, elle devait avoir l’air d’une poupée, enfin, une poupée un peu laissé à elle-même, mais une poupée quand même. De toute façon, ce truc c’était pour les vrai filles et elle et bien, elle ne pouvait plus se permettre ce genre de truc. De un, sa attirait forcément les regards. De deux, elle ne la porterait probablement jamais parce-qu’elle restait plus à l’aise dans des vêtements neutre. Elle avait l’étrange image d’elle prenant la forme d’Oliver ou d’un homme avec ça et c’était… Pas du tout discret non plus. La voix de Tobias la fit sursauter et elle détourna le regard sur quelque chose d’autre. Celui-ci lui demanda alors de ne pas le prendre mal –pourquoi?- puis ajouta que cette robe lui irait bien. Elle senti aussitôt ses pommettes prendre de la couleur. Pourquoi il lui disait une chose pareille? Son mode de vie? Il en savait quoi? Ein? Elle se renfrogna aussitôt malgré elle. Bon, elle comprenait sa demande de ne pas le prendre mal. Visiblement, il semblait bien la connaître ou bien déjà avoir compris le genre de caractère désagréable qui pouvait l’habiter la majorité du temps. Elle tenta donc de se décoincé un peu, question de ne pas avoir l’air complètement barge.

-Je la briserais sans doute en trois secondes, c’est tout.

Laissa-t-elle glisser entre ses dents, la mâchoire un peu serré malgré elle. C’est vrai qu’elle n’était pas normale, mais qu’est-ce qui l’étais de toute façon? Elle ne se plaignait pas vraiment de sa vie. Elle était plutôt bien avec Beltram et les Loups d’Acier même si elle avait encore beaucoup de travail à faire sur elle et ce, dans tous les sens du terme. Ce n’était pas de sa faute s’il ne savait pas. Il semblait plutôt essayer d’être gentil, ce qui était une denrée plutôt rare dans son monde. C’était juste qu’il n’y ait réellement qu’Avo chez qui elle aurait accepté ce qui était sans doute un compliment, à l’origine.

Elle suivit donc le jeune homme qui se promenait tranquillement parmi les kiosques les mains dans les poches avant de s’arrêter devant l’un d’eux. Ce n’étais pas bien compliquer de comprendre que Tobias bavait devant les brochettes à lui voir l’expression, ce qui étrangement, fit glousser Treize. Au moins, ils étaient sur la même longueur d’onde niveau nourriture! Elle attarda à son tour son regard sur les bouts de viande alléchant qui se faisaient griller et même si elle avait mangé il n’y avait pas si longtemps, son ventre gronda. Apportant instinctivement une main à celui-ci, elle finit par se rapprocher d’avantage de son compagnon du moment en voyant qu’il comptait en acheté, mais se souvenant qu’il ne savait pas compter, elle était désireuse de lui donner un petit coup de main. Qu’elle le roule pour blaguer c’était une chose, mais elle n’appréciait étrangement pas l’idée qu’une autre personne le fasse réellement par mesquinerie. Ses pièces étaient dur gagnées et elle savait comment l’argent pouvait avoir une valeur inestimable selon les situations. Évidemment, elle arriva à la hauteur de celui-ci alors qu’il observait le contenu de sa bourse visiblement un peu embêter, elle toussota donc pour attirer son attention et le gratifia d’un léger sourire pour se tourner vers le marchand.

-Vous avez dit combien?

Demanda-t-elle. Une fois qu’il eut répondu, elle avisa la petite fortune du semi-fée et lui indiqua les bonnes pièces à remettre. Tobias demanda alors quatre de ces choses. QUATRE?! Bon… Même elle les aurait toutes dévoré parce-qu’elle n’avait aucun fond alors que je jeune homme était plus grand qu’elle c’était sans doute de mise. Elle fut un peu étonner lorsqu’il précisa de les emballer séparément, mentionnant qu’il y en avait deux pour elle. Évidemment, même si sa bouche salivait déjà à l’idée, elle refusait qu’il lui paie un truc! Non seulement elle se sentirait redevable, mais en plus, sincèrement, elle n’était pas dans la misère et ne manquais de rien avec Beltram. Elle ne se sentait pas honnête tout simplement, elle refusa donc, mais personne ne semblait prendre son refus en compte alors que le marchand lui tendait sa part et que Tobias pris la sienne, elle poussa un bref soupir et agrippa la viande qui la fit bien entendu succomber aussitôt, ne se faisant plus prier pour croquer dans le bout de Faisant à pleine dent.

-Merrcchi

Laisa-t-elle échapper la bouche pleine, alors que son compagnon s’exclamant sous la saveur divine de cette nourriture et comme quoi il y en avait partout avec ces festivité. Oh oui, elle le comprenait donc! Elle avait envie de tout manger. Elle remercia intérieurement la Déesse Eilean de leur permettre une telle… Friandise. Ses pensées firent percuter cependant par le commentaire de celle-ci. Comment est-ce qu’il faisait toujours ou presque pour la cerner aussi facilement? Elle détourna le regard. Il lui précisa alors que c’était simplement pour être sympathique et donc, qu’elle ne lui devait rien, mais bon, elle avait du mal malgré tout. C’était plus fort qu’elle. Il lui commenta par la suite qu’il trouvait cela dommage de ne pas profiter de ces festivités à cause de la présence d’hommes saouls dans les parages. Sans doute, elle essayait c’était déjà bien, non? Si Avo aurait été là elle se serait sans doute senti mieux enfin, il n’aimait pas plus les hommes qu’elle, mais ils auraient trouvé quelque chose… Au moins elle n’était pas seule et la présence de Tobias –étrangement- la rassurait tout de même un peu.

-C’est pas dans l’habitude des gens de donner sans s’attendre à quelque chose en retour, c’est tout.

Évidemment qu’elle généralisait, mais elle avait appris que le contraire était possible depuis trop peu de temps encore pour prendre réellement ça en considération, tout comme de ne pas se renfrogner quand quelque chose du genre arrivait, surtout si sa venait d’un membre de la gente masculine. Après tout, ça ne lui était qu’arriver deux vois, Tobias inclusivement, il ne fallait pas s’attendre vraiment à autre chose de sa part, mais ça encore une fois, comment il pouvait le savoir? Quant à la référence des crétins saouls, elle préférait tout simplement ne pas relever et attarder son attention sur les amuseurs publique qui faisaient milles et une prouesse pour amusé la foule, ce qui au moins eu l’effet de lui arracher un sourire en coin, laissant de côté ses idées sombres ou paranoïaque. Elle suivis le mouvement de son compagnon du moment alors qu’il jetait les bâton où avaient trôner les morceaux de Faisant sucré dans le feu alors qu’ils avaient visiblement tous les deux littéralement englouti leur collation.

La voix du jeune homme la força à rapporter son regard sur lui alors qu’il lui indiquait les kiosques de jeux d’adresses, lui demandant si elle avait envie qu’ils tentent leurs chance, question de rire un peu. Elle observa le baril d’un air peu convaincu, alors que Tobias, lui, recevait déjà les règles du jeu. Elle tiqua lorsque la dame lui mentionna qu’il pouvait gagner quelque chose pour sa «copine» et fronça les sourcils en croisant les bras contre sa poitrine, sans pouvoir s’empêcher de sentir de nouveau ses pommettes prendre de la couleur. Et puis quoi encore? Ils étaient peut-être frère et sœur, elle se mêlait de quoi, cette pioche? Évidemment, elle ne releva pas alors que le jeune homme répliqua qu’elle n’était pas sa copine. Ouais! Dans les dents! Qu’elle se mêle de ses trucs! Malgré tout, elle afficha un sourire en coin qui en disait long qui ne plus pas du tout à Treize qui garda son air renfrogné –et l’amplifia sans doute malgré elle-. Elle détourna le regard vers les amuseurs plus loin alors que son compagnon du moment remettait le montant exigé pour participer à l’activité.

Une fois prêt, la dame –insolente- tourna le sablier et Tobias commença le manège en plongeant la tête dans le liquide qui devait somme toute être rafraichissant, la bouche grande ouverte afin de tenter de toutes ses forces de se saisir d’une pomme. Comment est-ce qu’il pouvait bien faire pour ne pas s’étouffer pitoyablement? Si sa aurait été elle, elle serait en train de tousser sans la moindre grâce et aurait sans doute abandonné parce-qu’elle était nulle et qu’elle et l’eau c’était visiblement une histoire compliqué. Étais-ce possible de se noyé comme ça, dans un baril? Elle fut soudainement un peu inquiète pour Tobias qui ressortait la tête à quelques reprises pour reprendre son souffle. Elle jeta un bref regard inquiet vers la dame qui elle souriait amusé. Pfff! C’était supposé être drôle, ça? Elle jeta un coup d’œil vers le sablier et remarqua qu’il ne restait plus de temps. Il était hors de question qu’il perde, ne serait-ce que pour lui fermer le clapet à cette indiscrète personne!

-Va-s’y Tobias! Ouais! Tu vas l’avoir!

Fit-elle en s’approchant d’avantage question de l’encourager. Bon, c’était stressant ce truc! Elle jeta un dernier coup d’œil au sablier qui venait de laissé échapper son dernier grain alors qu’elle sursauta lorsque le jeune homme au visage détremper sortie la tête de l’eau d’un air victorieux avec une pomme entre les dents en levant les bras en l’air, visiblement fière de lui. Elle ne put s’empêcher de rire et d’applaudir devant cette prestation à laquelle elle venait d’assister. Elle devait avouer que sa l’avait quand même impressionné, c’était plutôt rare que quelqu’un réussissait ce jeu au premier coup. Elle n’avait jamais été tenté, mais ce n’étais pas la première fois qu’elle voyait ça, enfin, aujourd’hui c’était une première d’aussi prêt. D’ailleurs, Tobias secoua vivement sa tête –presque à la manière des chiens- ce qui l’arrosa au passage. Cette petite douche improvisé lui fit réalisé qu’elle souriait un peu trop en le regardant et qu’elle s’amusais peut-être un peu trop soudainement en sa présence et se renfrogna. Celui-ci lui demanda alors si un peu d’eau l’importunait vraiment et elle se rendit compte qu’il avait remarqué son air, alors elle détourna le regard en hochant négativement la tête, gêner.

Elle écouta d’une oreille un peu distraite le bref échange entre la foraine et le jeune homme alors qu’elle rapporta son attention vers lui tandis qu’il lui tendait le bracelet qu’il venait de gagné. Il lui offrait visiblement parce-qu’il n’arrivait jamais à garder quoi que ce soit bien longtemps sur lui. Elle regarda l’objet et le trouvais jolie, même si elle savait pertinemment que ça n’avait aucune valeur, du moins, monétaire. Elle jeta un regard circulaire un peu gêner parce-que mine de rien, il n’y avait qu’avec elle qu’il pouvait s’en débarassé, donc elle le pris, ce disant que ses excuses étaient assez justifié. Elle roula celui-ci entre ses doigts tout de même un peu hésitante. En fait, c’était la première fois qu’on lui donnait quelque chose comme ça. Même si c’était pour s’en débarrasser et étrangement sa lui faisait plaisir quand même, même si elle ne voulait pas nécessairement l’admettre. La tête toujours baissé vers l’objet, elle finit par le glisser à son poignet puis releva ses prunelles vertes vers Tobias et se contenta de lui offrir un petit sourire. Elle ne savait pas trop si un «merci» était de mise, ou si sa sonnerait bizarre, alors elle n’osa pas et s’empressa plutôt de répondre aux questions de celui-ci avant que cela ne devienne malaisant.

-Ah non!... Tu sais moi et l’eau… Tu crois que c’est possible de se noyer dans un baril? Tu n’avais pas une tonne d’eau qui s’engouffrais par tes trous de nez?

C’était plus fort qu’elle, elle devait savoir, même si après avoir ouvert la bouche elle réalisa que ses questions lui donnaient des airs de profonde idiote. Finalement, il aurait surement mieux valu qu’elle ne parle pas. Elle se sentait maladroite. Fallait dire qu’elle n’avait pas trop l’habitude de faire du social à la base et encore moins avec un garçon. Elle avait entrepris de continuer d’avancer cette fois quand ce fut un gloussement tout prêt qui la forcça à se retourner. Elle réalisa donc –avec horreur- que c’était le jeune homme de plus tôt! Il avait tout entendu! Et il les suivait en plus! Enfin, c’était peut-être un hasard, mais forcé d’admettre que Treize se renfrogna aussitôt et fit deux pas malgré elle vers Tobias.

«J’ai déjà entendu dire qu’un mec était mort en essayant de sortir toute les pommes.»

En plus d’être horrifié par sa présence, elle le fut tout autant par son commentaire. Elle ne put s’empêcher de jeter un bref regard vers son compagnon du moment en entre-ouvrant la bouche, mais le jeune homme éclata de rire devant sa tronche –visiblement- et continua.

«Mais non voyons! Tu ne peux pas mourir noyer dans un baril c’est juste trop saugrenu ou bien Hope t’en voulait réellement, n’empêche qu’avec tes jolie yeux je doute que ce genre de truc t’arrive!...»

Il jeta un bref coup d’œil vers Tobias et eu un bref sourire en lui tendant la main dépourvu de sa bouteille. Derrière lui un peu plus loin, on pouvait voir sa bande rigoler en leur jetant tantôt des coups d’œil, tantôt observant les amuseurs publiques. Une fois que le demi-fée fini par serrer la main de l’inconnu qui avait environs l’âge de Tobias –du point de vue de Treize-, celui-ci se tourna vers elle pour faire de même. Évidemment, elle observa sa main, mais ne la tendit pas. Il ne fallait tout de même pas lui en demandé. Le jeune homme un peu mal à l’aise laissa échapper un bref rire nerveux.

«J’mapelle Evios. C’est juste qu’on vous voyait errer un peu mes amis et moi et ont se demandais si ça vous disait de vous joindre à nous pour boire un coup et profiter des festivités. Vous n’êtes pas D’Émeraude, han? Sa paraît à vos gueule. Vous venez d’où?» Il baissa la tête vers la jeune voleuse et continua. «Au fait je ne voulais pas te faire peur tout à l’heure…»

Évidemment, Treize ne pouvait en aucun cas s’empêcher d’arborer un air complètement fermé ce qui sembla rapidement faire regretter l’idée du jeune homme d’être venu les aborder visiblement plus aussi certains que c’était une aussi bonne idée qu’il semblait le croire lorsque ses copains l’en avait convaincu parce-que surtout il en pinçais pour la jeune fille et que se dégonfler devant ses potes ferait assurément en sorte qu’ils lui remettent sous le nez durant les prochaines années de leur amitié. Dans tous les cas, il alla ouvrir de nouveau la bouche pour se désister –et tant mieux- quand l’un d’eux arriva en trottant, deux bouteilles entre les mains pour en tendre une à Tobias, non sans étrangement le dévisager un moment. Le nouveau venu offrit un coup de coude à Evios –visiblement venu lui apporter renfort-. Si sur le coup elle ne fit pas vraiment de cas à lui, si ce n’était que sa nervosité et son malaise montait d’un cran, ce qui frappa alors la jeune fille fut son regard orangé, comme les Berserks! Elle ne connaissait pas tout d’eux, mais elle en savait suffisamment pour se dire que celui-là devait franchement être perdu, qu’il y en avait d’autre dans les parages ou bien que finalement ce n’étais pas si typique à leur race. Elle le dévisagea alors, étrangement plus occuper à ce poser ces question qu’à être tétaniser, tandis que Tobias déclinait finalement l’offre.

-Bah... Sa peut être… Sympa.

Et puis, elle voulais lui prouver qu'elle n'étais pas si trouillarde que ça. D’un côté elle avait Tobias qui la dévisageait soudainement comme si ce qu’elle venait d’annoncer était la chose la plus insensé de tous le continent et sincèrement, s’il aurait été Avo, c’était sans aucun doute l’expression qu’il aurait eu à ses propos, ce qui était tout de même drôle, puisqu’elle ne pouvait pas lui lancer «de ne pas faire ce regards» parce-que ce n’étais pas Avo. Puis de l’autre côté elle avait les deux jeunes hommes qui semblaient satisfait. Le nouveau venu tendit donc de nouveau sa bouteille vers le demi-fée non sans le toiser un moment en cognant sa bouteille avec la sienne en affichant un sourire en coin.

-Moi c’est Kolth… Pour vous servir! Mais pas vraiment ce soir… Enfin!... Si vous avez des ennuis, ce n’est pas comme si on allait lever le nez, ein! Avec nous, vous êtes en sécurité et ce gratuitement pour un temps limité! Vous vous appelez comment?

L’Écuyer gloussa. Il était visiblement un peu émécher. Il ne portait pas les couleurs de l’Ordre d’Émeraude, juste un pantalon alors ce n’étais pas vraiment possible de savoir qu’il en faisait partie, du moins, jusqu’à ce qu’Evios ouvre la bouche.

«C’est juste parce-que te bagarrer et te saouler en publique –comme d’habitude- va t’apporter des ennuis si tu portes les couleurs de l’Ordre d’Émeraude et que tu balance à tout le monde que tes Écuyer. Ta un sale problème d’identité mon vieux et puis c’est eux les nuls. Nous on est comme des agents de la paix, sans couleur ni rien!»

Il jeta un bref coup d’œil vers Treize dans le but, visiblement de chercher à l’impressionner, mais ce n’étais pas un mensonge, son petit groupe avait peut-être la réputation de foutre le bordel, mais ils se prenaient la tête toujours avec des gens pas commodes ou qui embêtait les autres. Ils étaient l’espèce de petit gang que les paysan appréciait, mais pas ceux de mauvaises fois ou les représentant de l’ordre qui devaient toujours ramassé les pot cassé derrière eux.

-Chuuuuuuuut! Mais comment tu as une grande gueule toi! Et mon identité elle va bien...

Le jeune Berserk sembla se renfrogner, mais choisi de portée son attention vers Tobias qui ne semblait, lui, pas très à l’aise de la situation. Cela la surprise un peu, elle le croyait plus sociale qu’elle et de loin. Après tout, elle l’avait rencontré à la ferme la première fois et il semblait plutôt à l’aise avec les gens, en tout cas mieux qu’elle. Peut-être qu’elle se trompait. Étrangement cette fois, Treize choisi de répondre. Même si la situation ne lui plaisait pas vraiment, elle se demandais vraiment si sa théorie était la bonne, c’était surtout ça. Si elle avait été avec Avo, elle serait persuadé que celui-ci aurait pu lui confirmer ses impressions. Après tout, ils se reconnaissaient entre… Animaux… Ou truc comme ça. Et puis visiblement Tobias avait donné sa langue au chat. Alors que le petit groupe avançais pour rejoindre les autres à la fête, la jeune voleuse ouvrit finalement la bouche, se tenant plus prêt de son ami cette fois parce-que mine de rien elle lui faisait plus confiance qu’aux autres, Berserk ou Écuyer, héro, peu importe.

-Moi c’est Treize et lui Tobias… Non ont est pas du coin.

Evios se tourna vivement vers la jeune fille qui visiblement avait délié sa langue, la faisant un peu sursauté par son trop grand enthousiasme. Il afficha alors un léger sourire et lui tendit sa bouteille pour partager. Celle-ci, bien entendu, déclina ‘’L’offre’’.

-Je ne bois pas.

Ce n’était pas tout à fait vrai, mais elle préférait que ça en soit ainsi pour eux. Elle jeta un regard oblique vers Tobias alors que le potentiel Berserk lui demandait d’où il venait. Elle rapporta donc son attention vers Evios qui les présenta aux trois autres et elle se contenta d’hocher légèrement la tête en guise de salutation. Bon. Ça ne paraissait peut-être pas là, sur le coup, mais elle était déjà sur le bord d’une crise de nerfs. À quoi avait-elle pensé? Si en plus Tobias n’étais pas à l’aise, elle ne savait pas vraiment comment ils pourraient se sortir de cette situation dans laquelle elle venait de les fourrer pour sa curiosité. De plus, elle se voyait mal lui expliquer les raisons qui l’avaient poussé à suivre le groupe, ça impliquais trop de chose. Au moins, ils n’étaient ni entassé dans la foule, ni complètement à part de celle-ci. Sa pouvait paraître bête, mais c’était au moins un point positif pour eux, s’il se passait un truc. Dans tous les cas, Evios revint à la charge avec une autre question.

«Vous êtes frère et sœur?»

Cette fois, ce fut Tobias qui répondit par la négative. Étrangement, elle aurait trouvé plus rassurant de dire que oui, mais elle compris rapidement où il voulait réellement en venir suite au commentaire de Kolth qui pouffa de rire, ce qui la rendit mal à l’aise.

-Je te l’avais dit! Ce n’est pas forcément parce-qu’ils ont les même cheveux qu’ils sont frère et sœur! En gros, Evios il veut savoir si tu es en couple, Treize parce-qu’il te trouve mi… Hey!

Et voilà que le jeune Écuyer venait de ce recevoir une taloche sans trop de ménagement derrière la tête. Ceux-ci se chamaillèrent un instant, bousculant quelques passants. Treize profita de l’inattention de tous pour aviser son compagnon d’infortune.

-Ça va? Je suis désolée de t’avoir mêlé là-dedans, je ne pensais pas que tu serais aussi mal à l’aise… Ce n’était vraiment pas le but. Je me disais en fait que… Puisque tu…

Elle se fit couper par un Kolth triomphant qui se rapprocha. Il porta son regard vers Tobias et sembla tout comprendre.

-Ahhhhhhh oublis vieux, ils sont ensemble, sa se sent ce truc entre bête… Fait gaffe il va te pisser dessus hahaha!

Sur ses mots, il ricana et offrit quelques coups de coude amicaux au métamorphe démasqué sous les regards curieux des autres. Il rigolait et cherchait plus à éviter au métamorphe de montrer les crocs. Il était du genre à cran et parfois il en fallait peu pour l’énerver. Il n’avait pas envie que celui-ci se fâche non plus, ils étaient là pour s’amuser et ça lui faisait sans doute du bien, aussi bien en profiter. Quand à Treize, celle-ci se renfrogna, puis poussa carrément le jeune Berserk qui la regarda d’un air surpris –notamment, il ne bougea pas vraiment de sa position-.

-Non, mais vous êtes tous attardés ou quoi!? Non, on n’est pas en couple. On est pas FORCÉMENT obliger d’être en couple avec une autre personne dans la vie JUSTE parce-qu’on marche avec elle durant des festivités! Et ça ne veut pas FORCÉMENT dire qu’il y a un truc aussi! Et puis foutez-lui la paix! Et toi, tu sous-entends quoi avec ton truc de bête? C’est toi le Berserk pas lui!

Tout le monde dévisagea Treize qui agrippa la main de Tobias et tourna les talons, le traînant littéralement derrière lui sous les regards encore ahurit. À peine avaient-ils fait quelque pas, que le jeune Berserk les avaient rattrapé, lui demandant où elle avait entendu ce nom. Elle pensa vraiment deux seconde qu’il se moquait d’elle.

-Kadrunn, la colonie, tu veux rire, non?

Elle n’attendait pas vraiment de réponse et continuait sincèrement à traîner le semi-fée derrière elle alors que Kolth s’arrêta de les suivre. Elle ne pouvait pas vraiment voir son air puisqu’elle ne se retourna pas, elle préférait simplement mettre une distance entre eux. Elle avait eu sa réponse et elle n’y comprenait rien.

-Eh Tobias! Eh oh! Mais revenez! On est pas si attardé! C’est promis ont va être sage! C’est un MA-LEN-TEN…DU! Faudra qu’on ai courir dans la forêt un de ces quatre… Tobias! Ce sera sympa!

La jeune voleuse poussa un bref soupir et jeta un coup d’œil par-dessus son épaule et réalisant qu’ils avaient une bonne distance, pu enfin avoir la réelle impression de respirer. D’ailleurs, elle remarqua son acte et avisa sa main dans celle de Tobias et la retira vivement comme si soudainement celle-ci l’aurait brûlé. BEURK! Elle lui avait pris la main! Presque horrifier, elle lui jeta un regard en coin et remarqua qu’il la regardait aussi. Eh merde! C’était sans doute le moment où elle devait s’expliquer pour son attitude encore étrange? Elle poussa un bref soupir, puis fini par ralentir réellement le pas, lui jetant un coup d’œil.

-Je doit tellllllement te paraître bizarre, ein?

Elle prit une pause et observa les alentours, sa l’étonnais presque que ce Berserk ne les aient pas suivis. C’était pas qu’il la dérangeait vraiment, mais tout ça était devenu un peu trop gênant et malaisant pour elle et… Trop de mec d’un seul coup. Il y avait des limites et elle avait vraiment essayé d’être sympa, mais en voyant le malaise de Tobias par-dessus le siens, elle avait… Paniquer.

-Écoute, je vais être franche avec toi. Tu as un truc… Je ne sais pas quoi. Mais tu as un truc et… Ce truc là il fait que… Tu ne me dérange pas vraiment… Et que je n’ai pas du tout l’habitude… De ça… Alors si je suis bizarre c’est pour ça. Je n’ai pas vraiment… J’ai mon chien, mon frère et c’est tout et je n’aime pas les gens en général, mais tu es sympa. Tu me fais un peu pensé à eux...

Ce n’étais pas qu’elle détestait tout le monde, mais elle ne se sentait pas très à l’aise de lui dire directement qu’elle flippait avec les hommes en général et qu’il était une exception? Sa sonnais bizarre… Et elle ne voulait vraiment pas qu’il se fasse des idées ou des choses comme ça. En plus, elle avait tenté de faire un effort et c’était beaucoup pour elle, mais il n’avait pas à subir ça, ils ne se connaissaient même pas de toute façon. Surtout parce-qu’elle lui avait tenu la main!... Et que la dernière fois qu’ils c’étaient vue elle l’avait griffé et gifler. Il allait vraiment penser qu’elle était souffrante et instable et si habituellement elle s’en fichait, là, elle n’avait pas envie qu’il la juge à tort... Alors valait mieux au moins qu'elle lui donne quelques explications, même si elle n'en avait pas vraiment envie.

-Ces mecs je m’en fichais, c’est plutôt ce Kolth… En voyageant avec mon frère, ont à rencontrer des gens… Différent… Et je voulais savoir s’il faisait partie d’eux… Parce-que ce n’est pas vraiment normal qu’il soit là… Enfin je crois…

Ses sourcils étaient froncer et visiblement elle tentait de recollé les morceaux du casse-tête. C’était évident qu’elle parlerait de cette rencontre à Beltram. Elle avait loupé un truc? Vayrinn laissait des Berserks un peu partout? Pourquoi? C’était un genre d’espion peut-être? Bref, pour l’heure immédiate… Elle se demandait si c’était réellement important. Elle n’avait pas été très correcte avec Tobias et elle s’en voulais… Et même si c'étais un mec, ce qu'elle arrivait visiblement à mettre un peu de côté, il avait jusqu'à maintenant jamais montrer de côté déplacer ou quoi que ce soit. Il méritait peut-être qu'elle soit plus gentille avec lui... C'étais pas tous des tarés et Ana avait un bon point, il lui avait quand même sauvé la vie et ça, elle ne l'oubliais pas et le voir incertain et tout, sa lui avait montrer une sorte de faiblesse... Qui la rassurait étrangement. Ce n'étais pas qu'on était obliger d'avoir peur des autres pour entré dans l'estime de Treize, de toute façon, c'étais bien plus complexe que ça et sans qu'elle ne le sache vraiment comment, il s'y incrustait doucement.

-En tout cas… C’est juste pour te dire que… Je suis désolée. J’aurais dû te demandé ton avis. Ce n’était pas bien de ma part d’accepté comme ça… Je croyais juste que tu étais plus à l’aise que moi avec les autres et qu’à la limite sa t’aurait fait plaisir au lieu de traîner juste avec moi… Je pensais faire un deux pour un, mais je me suis gourer…

Elle remarqua un kiosque avec des cibles qui bougeait lorsque la foraine tirait sur les cordes et évidemment, il fallait les atteindre avec un lance pierre! Elle s’y arrêta et jeta un bref regard vers Tobias en espérant qu’il ne lui en veuille pas trop, alors que l’homme commença a scandé des prix. Elle fouilla dans sa poche et sortie sa bourse. Après tout, ils étaient là pour s'amuser, pas se prendre la tête...

-Aller, je vais t’avoir une peluche pour me faire pardonner!

Elle trouvait ça un peu ironique et eu un bref sourire en coin, puis s’avança et posa les piécettes sur le petit comptoir et ramassa le lance pierre que lui tendais l’homme. Elle n’allait tout de même pas sortir le siens! Elle n’était pas stupide. Elle prit plusieurs pierres dans son autre main pour que ce soit plus rapide.

-C’est quand même drôle qu’il tes balancer un truc pareil, non? Tu n’es pas un Berserk pourtant Elle lui jeta un bref coup d'oeil. Garde ça pour toi, mais c'est une race avec des totems animaux et elle est pas encore très bien connu si j'ai bien compris. Je ne pensais pas en voir un à Émeraude, encore moins Écuyer... En tout cas, sa doit quand même être bien courir dans une forêt avec une apparence de loup ou quelque chose comme ça. Tu pense pas?

À voir la gueule d'Avo lorsqu'il courait sur les chemins devant elle, dans les champs et tout, elle était persuadé que sa semblait encore plus sympa sous une apparence comme ça.

-En tout cas, Avo -mon chien et meilleurs pote- il adore ce genre de truc. C'est vraiment dommage que tu ne le rencontre pas encore une fois. Il est presque toujours avec moi en plus c'est vraiment pas de bol.

Elle haussa les épaules et commença à tirer les pierres sur les cibles alors qu’on lui en avait donné le signal. Elle avait dix secondes pour en descendre le plus possible et ainsi donc espérer gagner un truc. Au bout de ce petit laps de temps, elle en avait descendu une douzaine ce qui arracha un sifflement admiratif du foraine qui lui proposa un autre tour plus une plus grosse peluche. Évidemment elle connaissait bien ce type d’arnaque et préféra refuser. C'étais évident qu'il allait tricher pour qu'elle perde! Treize pointa les peluches à Tobias afin qu’il en choisisse une.

-Sinon, tu restes encore longtemps ici? Peut-être qu'avec un peu de chance tu pourra le croisé.

C’était vrai qu’elle ne lui avait pas vraiment posé de question, mais c’était parce-qu’elle avait toujours peur qu’on lui demande ce fameux «et toi?» puis d’être coincé à répondre un autre mensonge, mais ça, c’était sans doute une question qui n’engageait à rien, ni lui ni elle, ni même Avo puisqu'il n'étais même pas là, mais elle se demanderais bien comment il réagirais en rencontrant Tobias. Quand au jeune homme, elle avait surtout envie de lui demander pourquoi il avait semblé aussi malaisé qu’elle tout à l’heure, mais la question était trop à double tranchant pour qu’elle s’y risque.
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MessageSujet: Re: And so we meet again? [PV TREIZE] Lun 17 Juil 2017, 14:13

Ce fut plus fort que lui, Avo éclata de rire lorsque Treize lui demanda si l’eau lui avait rentré par les trous de nez. Non… Non ce n’était pas arrivé! Il avait retenu son souffle, sinon il se serait assurément mis à toussoter, non? Malgré tout, la gêne évidente de la gamine put lui confirmer qu’un truc : elle était ravie du cadeau qu’il lui avait offert. Tant mieux! Ce n’était vraiment rien, mais cette expression qui trônait sur ses traits délicats était de loin le plus beau cadeau qu’elle aurait pu lui faire. Ainsi, le jeune homme se racla la gorge pour reprendre contenance, de peur que le rose se mette à lui teinter les joues pour… rien? Oh merde, est-ce que son rire de plus tôt l’avait embêté? Treize semblait vraiment honteuse de sa propre question et s’apprêta à s’éloigner quand un éclat de rire attira soudainement leur attention mutuelle. Soudainement renfrognée, l’adolescente se rapprocha de lui alors qu’un jeune homme se tenait tout près d’eux. Hum… c’était qui lui?

Et voilà que le nouveau venu (qui mettait Avo un brin mal à l’aise, il fallait bien l’admettre) laissa échapper une réplique un peu idiote destinée à se moquer ouvertement de la semi-elfe. Tobias garda son regard azuré rivé sur le jeune homme qui se tenait devant lui quand son éclat de rire lui confirma que Treize avait cru – ne serait-ce que l’espace d’un instant – à son histoire un peu grotesque. Non, mais, pour qui se prenait-il à vouloir s’immiscer comme ça à leur conversation sans demander leur avis? Cette fois, ce fut le semi-fée qui se renfrogna, peu amène à l’idée de devoir se coltiner un autre adolescent qui tournait visiblement un peu autour de sa meilleure amie. Franchement, c’était avec ce genre de phrase qu’il pensait pouvoir attirer les faveurs de la petite voleuse? Tssss… c’était foutrement mal la connaître! Avo le savait, LUI! Le jeune impertinent tourna son regard vers l’adolescent immaculé et tendit la main en sa direction alors que toute sa bande rigolait allègrement derrière lui. Un silence plana un instant avant que le métamorphe ne se décide enfin à y répondre, serrant la poigne solide de l’Émérien qui s’empressa de faire de même avec Treize. Cette dernière fixa la main tendue, mais se fit un point d’honneur à ne pas y répondre… ce qui soutira un sourire en coin de la part de Tobias. Dans ta gueule, chose!

L’inconnu se présenta sous le nom de « Evios » juste après avoir poussé un petit rire nerveux. Il déclara les avoir observé depuis leur venue aux festivités et leur proposa se passer un peu de temps avec eux, dans le but de festoyer et de s’amuser en leur compagnie. Le vagabond n’était pas crétin : c’est la présence de Treize qu’ils voulaient, pas la sienne. Et puis, en une brève œillade en direction des « potes » de leur interlocuteur, Avo put tout de suite déterminer qu’il ne serait pas à l’aise en leur présence. Ils avaient à peu près le même âge qu’Archibald au moment où ce dernier… Bref. Il n’était réellement pas à l’aise, une tonne de mauvais souvenirs lui remontant à mémoire bien malgré lui. Evios les questionna sur leurs origines et en profita, par le fait même, pour s’excuser auprès de Treize de lui avoir fait peur, un peu plus tôt. Donc c’était lui qui était à l’origine de la frousse de son amie? Le métamorphe devait se concentrer pour ne pas laisser échapper un grognement d’avertissement, son instinct canin prenant naturellement le dessus.

Les deux amis gardèrent le silence, peu enclin de répondre à cette invitation intempestive. Pourquoi voudraient-ils traîner avec eux? Ils étaient bien, là, tous les deux, non? Et puis, il fallait être honnête, ni lui ni Treize n’étaient à l’aise avec l’idée de se retrouver avec une compagnie non désirée. Les traits d’Evios s’affaissèrent tranquillement alors qu’il semblait réaliser la stupidité de son idée initiale. Son malaise était palpable quand soudain, un autre type se détacha du groupe de garçons, accourant vers eux avec deux bouteilles à la main. Bon… c’était qui celui-là? Le nouveau venu tendit l’une de ses consommations que Tobias ne prit même pas la peine de prendre. Leur regard se croisa un bon moment, comme si l’Émérien tentait de sonder son âme. Avo ressentait quelque chose de sauvage en lui, de terriblement bestial. Ils… n’étaient pas si différents en un sens, il en était presque sûr. Pouvait-il le sentir également? Ces yeux orangés… c’était… étrange. Eh merde! Voilà que c’était à SON tour d’être mal à l’aise! Mais qu’est-ce qu’il lui voulait?! Et c’était qui ça? Dans tous les cas, la frousse commençait à lui prendre aux tripes et Avo décida qu’il n’avait pas envie de se coltiner leur présence toute la soirée.

- Non merci, c’est gentil de votre part, mais… Commença-t-il avant de se faire interrompre par Treize qui accepta d’emblée la proposition.

Que… Quoi!? D’instinct, le vagabond immaculé tourna la tête en direction de l’adolescente, la dévisageant comme si elle venait de dire la plus grosse insanité du monde. Qui était-elle et qu’avait-elle fait de sa meilleure amie?! Ce n’était pas elle d’accepter ce genre de proposition d’emblée! Ou alors… avait-elle un œil soudain sur ce nouveau venu? N’importe quoi! Elle détestait les inconnus… non? Le fait est que le métamorphe se sentait tout à coup menacé par la venue de cet Émérien sauvage… Hum… Visiblement, les deux mecs qui leur faisaient face semblaient satisfaits de la réponse de la semi-elfe et la bouteille fut de nouveau tendue en direction d’Avo. Non sans un soupir de résignation, ce dernier prit la consommation et la toqua à contrecœur contre celle du garçon sauvage. Bon sang, il aurait nettement préféré être à des kilomètres de là, en ce moment. Il ne se sentait pas du tout à l’aise!

Le jeune homme sauvage s’empressa de se présenter joyeusement comme étant « Kolth » et déclara qu’Avo et Treize étaient dorénavant en sécurité auprès de lui et de sa bande. Joie et bonheur… Visiblement, ils avaient besoin de protection en cette soirée de pure festivité… Sarcasme inclus. Kolth gloussa sans ménagement alors qu’Evios décida d’intervenir, laissant comprendre aux deux amis immaculés que la petite bande était composée de représentants de l’Ordre d’Émeraude. Super des chevaliers… Si normalement il avait dû se sentir rassuré, Avo se contenta de baisser le regard vers le sol. Non, mais… qui était-il pour rivaliser avec l’un d’entre eux? Enfin… Si Treize décidait de jeter son dévolu sur l’un des écuyers… il n’aurait aucun argument valable pour rivaliser… Un bref regard en coin fut coulé en direction de Treize de la part d’Evios. Visiblement, il espérait que sa petite mascarade allait impressionner l’adolescente, mais fut rapidement rabroué par Kolth qui se renfrogna, quelques secondes.

Mais merde, pourquoi ce dernier n’arrêtait pas de porter son attention sur lui? Tobias n’aimait pas l’idée de se sentir scruter à la loupe, comme ça. Ça le rendait foutrement mal à l’aise. Ainsi, le métamorphe se fit un point d’honneur à éviter le regard de son interlocuteur insistant. Le petit groupe s’approcha finalement des autres et c’est Treize qui prit la parole, effectuant officiellement les présentations que Tobias avait volontairement omises de faire. Cette simplement intervention de sa part sembla raviver la flamme d’Evios qui s’empressa de lui tendre sa bouteille avec enthousiasme, offre que la semi-elfe déclina poliment. Kolth, qui gardait son attention rivée sur Avo, se contenta de lui demander d’où il venait et c’est d’un air peu amène que le métamorphe décida enfin de répondre.

- De Turquoise, se contenta-t-il de répondre, optant pour la vérité cette fois. Je suis ici pour trouver du boulot…

Il n’avait pas envie d’en dire davantage! Trop dévoiler sur lui-même risquait de l’embourber dans ses mensonges et il n’avait pas envie que Treize ne se doute de quoi que ce soit. Les iris orangés de l’écuyer le scrutèrent avec intérêt, comme s’il arrivait à lire en lui comme dans un livre ouvert. Mais se doutait-il un peu à quel point tout ça pouvait être intimidant? Evios profita du silence pour présenter les nouveaux venus à leurs compagnons et Avo se contenta de hocher de la tête en leur direction.

- Non, nous n’avons aucun lien de parenté… Répondit-il à l’interrogation qu’Evios avait à leur égard.

Malheureusement ou heureusement pour eux, la réponse fournie par Tobias sembla satisfaire ses interlocuteurs alors que Kolth révéla en toute honnêteté que la jeune fille était tombée dans l’œil de son compagnon. Honnêtement, Avo ne put s’empêcher de froncer des sourcils. Voilà qui confirmait sa théorie : les écuyers n’en avaient rien à foutre de lui puisque tout ce qu’ils voulaient était la présence de Treize. Enfin, pas que ça le courrouçait réellement, mais il était encore plus hors de question qu’il laisse la représentante des Loups d’Acier seule avec eux. Visiblement irrité face à l’intervention de son compagnon, Evios flanqua une claque derrière la tête de l’adolescent sauvage, ce qui poussa ce dernier à se rebeller. Et voilà qu’ils se chamaillaient maintenant comme deux gamins prépubères…

Treize profita de la cohue pour se rapprocher de lui et déclara être désolée de l’avoir inclus dans ce genre de situation. Oh… bah ce n’était rien, si elle souhaitait se mêler à eux (aussi surprenant que ça puisse paraître), il allait simplement la suivre, ne serait-ce que pour lui faire plaisir… Malheureusement, la jeune semi-elfe n’eut pas le temps de terminer sa réplique que déjà, Kolth se mêlait de la partie, déclarant qu’ils étaient « ensembles ». Le commentaire qui s’en suivit fit raidir automatiquement Tobias qui jeta un regard paniqué en direction de l’écuyer. Comment ça, « lui pisser dessus »?! Faisait-il référence à…? Il avait deviné? Oh bon sang!! Espèce d’idiot!! S’il continuait sur cette lancée, Treize se douterait assurément de quelque chose!! Évidemment, cette remarque attira automatiquement l’attention générale sur lui et le semi-fée ne savait plus où se mettre! Devait-il répliquer à ça? Comme il avait envie de le mordre, là, maintenant! Imbécile d’écuyer!! Heureusement, la voleuse sembla deviner son embarras et s’empressa de répliquer, poussant avec force un Kolth qui afficha automatiquement un air surpris. Les paroles de cette dernière étaient teintées de véhémence alors qu’elle déclara qu’ils n’y avaient aucun lien amoureux entre eux. Elle en profita pour prendre la défense d’Avo, rejetant au visage de l’écuyer sa véritable nature. Un berserk? Le canidé en avait déjà entendu parler par l’intermédiaire de sa meilleure amie, mais sans plus. C’était donc ça, ces yeux orangés et cette étrange sensation de bestialité?

Sans plus de préambule, l’adolescente agrippa la main de Tobias et l’attira à sa suite sous les yeux incrédules de la petite bande. Évidemment, le jeune berserk n’entendait pas en rester là et les rattrapa rapidement aux pas de course, questionnant l’Argentaine sur sa connaissance de la race. Cette dernière se contenta de parler de Kadrunn et de la colonie, ce qui stoppa nette la progression de son interlocuteur impromptu. Le semi-fée continua de suivre sa compagne docilement, quand la voix de Kolth se fit à nouveau entendre, les suppliant de revenir. D’instinct, le métamorphe jeta un regard par-dessus son épaule en direction de l’écuyer qui lui demandait – d’un ton presque désespéré – de venir courir avec lui en forêt un de ces quatre. Qu… Quoi? Cette fois, c’était une expression de surprise qui trônait sur les traits du Turquais alors qu’il réalisait que l’Émérien d’origine berserk semblait plutôt honnête. Il… il ne devait pas avoir beaucoup de copains « bestiaux » dans sa vie, pas vrai? Lui non plus, ça leur faisait ça en commun. Mais s’il embrassait entièrement sa nature canine, Avo n’était pas prêt à l’exposer au grand jour. Il ne voulait pas qu’on comprenne qu’il était un monstre… Était-ce similaire pour Kolth?

Au bout d’un moment, Treize sembla juger qu’ils étaient suffisamment loin pour s’arrêter dans leur progression hâtive. Elle poussa un soupir, puis sembla réaliser qu’elle tenait la main de son compagnon directement dans la sienne. C’est alors qu’elle relâcha sa poigne avec un dédain presque palpable, ce qui soutira une moue de la part du semi-fée. Bon… Il devait garder en tête que sa compagne avait BEAUCOUP de mal avec les hommes et que ce dégoût n’était pas directement dirigé vers lui… C’était dur, mais primordial pour éviter qu’il ne se vexe pour rien!

- Non, ça va. J’ai compris que tu ne t’y plaisais pas, et moi non plus d’ailleurs… Fit-il doucement en glissant ses mains dans ses poches, un air gêné au visage.

Malgré sa réplique, la voleuse continua sur sa lancée, prétextant qu’il avait un truc différent qui la rendait plus tolérante à son égard. Était-elle en train de lui dire – de par sa maladresse habituelle – qu’elle l’aimait bien, en un sens? Elle n’avait réellement qu’Avo (lui en l’occurrence) et Beltram dans sa vie, mais malgré tout, elle consentait à le gratifier de sa présence. Ce fut plus fort que lui, Tobias esquissa un sourire un peu touché. Enfin… Ça aurait probablement été l’un de ces moments idéaux pour lui révéler sa véritable identité, mais… ce foutu blocage lui en empêcha, encore. Arriverait-il, un jour, à tout révéler à sa meilleure amie? Elle méritait qu’il soit totalement honnête avec elle. Il le savait au fond de lui! Mais cette foutue peur le rongeait jusqu’aux tripes… La jeune Louve d’Acier expliqua qu’Evios et ses copains ne représentaient rien pour elle. Sauf Kolth, qui lui avait automatiquement rappelé les berserks qu’elle avait croisés en compagnie de Beltram. Oh… C’était de la curiosité, tout simplement! Voilà qui le rassurait un peu, au fond. Mais il comprenait où elle voulait en venir : c’était inhabituel qu’un type comme lui soit loin des siens.

- Oh t’en fait pas pour ça, Treize, s’empressa-t-il de dire en réponse aux propos de la jeune fille. Je ne t’en veux pas, je t’assure. C’est que… j’ai eu quelques démêlés avec des soldats par le passé et ça me rend toujours mal à l’aise de les côtoyer. Aussi jeunes soient-ils. Enfin… rien d’illégal, je t’assure, mais disons que parfois, les représentants de la justice aiment bien se croire au-dessus de tout le monde et de profiter de leur statut… Et un mensonge de plus. Quand est-ce que tout ça finirait par s’arrêter? Il ne se voyait simplement pas dire « je n’aime pas la présence d’hommes que je ne connais pas ». Cela attiserait la curiosité de sa meilleure amie et le mettrait assurément dans la merde. Néanmoins, il n’élabora pas plus sur ce nouveau bobard, préférant rester vague que de risquer de s’embourber. J’aurais dû te le dire… C’est un peu de ma faute dans un sens. Ça nous aurait évité des malaises inutiles, tu ne crois pas?

La gamine détourna son attention vers un kiosque de jeu, notant les cibles mouvantes qui devaient être atteintes à l’aide d’un lance-pierres. Prétextant vouloir se faire pardonner, la semi-elfe déclara vouloir lui gagner une peluche, ce qui soutira un sourire amusé de la part d’Avo. Le forain déclina son prix et sa meilleure amie s’empressa de payer les frais. Elle agrippa le lance-pierres qui lui était tendu et entama le jeu tout en lui tapant la discussion. Erh… Les propos qu’elle lui servit eurent pour effet de le faire raidir davantage. Merde! Qu’allait-il répondre à ça?!

- Je ne sais pas… C’est peut-être un truc de mâle alpha que les hommes se targuent d’être par moment… J’ai toujours trouvé ça ridicule de se comparer à des loups comme ça, pour le plaisir. Marmonna-t-il avant d’écouter la suite des propos de la semi-elfe.

Elle lui expliquait ce qu’étaient les berserks et déclara que ce devait être plaisant de courir sous apparence de loup, en toute liberté. Elle n’avait aucune idée à quel point cela pouvait l’interpeller au fond de lui.

- Moui, je suppose… Mentit-il. Il doit être sympa ton chien! Tu en parles avec tellement d’affection. J’aurais aimé en avoir un, un jour. Qui sait, peut-être qu’un jour nous aurons la chance de nous croiser, lui et moi?

Attendez… Il était taré d’encourager Treize dans cette direction! Comment allait-il bien pouvoir jouer le jeu cette fois? Il aurait dû dire un truc bête comme : je n’aime pas les chiens! Ça aurait été plus simple! Mais encore… elle devait bien se rappeler comment Cassis – le chien de la famille Des Myrtilles – le suivait comme son ombre! Tout ça le rendait de plus en plus nerveux, bien malgré lui.

La jeune fille ramena son attention sur le jeu et entama ses jets de pierres au signal du forain. Wow, elle était impressionnante! Les projectiles heurtaient les cibles avec une aisance incroyable qui attira l’admiration du propriétaire du kiosque. Évidemment, ce dernier lui suggéra de renchérir avec une plus grosse peluche, ce à quoi la voleuse s’empressa de refuser. Puisqu’il lui revenait la tâche de choisir le prix, le semi-fée désigna un petit chien noir rembourré, ce qui était ironique en soi.

- Je n’en sais trop rien, répondit-il à la semi-elfe alors qu’il agrippait son présent en peluche. Ça dépend de mon frère et des besoins de mes patrons. J’espère quelques jours encore, mais ce serait vraiment chouette de rencontrer ton cabot.

Crétin, crétin, crétin!

- Et toi? Avec ta bande, vous pensez traîner dans le coin encore un moment? Vous semblez du genre nomade, si je ne me trompe pas, ce qui nous fait ça en commun. Fit-il avec un sourire en coin. Au fait, merci pour la peluche. C’est mignon de ta part.

Il lui tendit le prix qu’elle avait gagné avec aisance pour qu’elle puisse l’observer, puis reprit la peluche sans la moindre hésitation, pour finalement la glisser sous la lanière de sa ceinture. Il allait devoir la planquer avec ses affaires, faute de pouvoir la traîner avec lui sous forme canine. Mais bon, il aimait bien cette petite attention. Le duo marcha lentement entre les autres kiosques de jeux, observant les gens qui s’amusaient à tester leurs habiletés avec une joie non dissimulée.

- Au fait, merci Treize de passer cette soirée avec moi, fit-il enfin, tournant son regard azuré vers les prunelles émeraudes de sa compagne. Comme tu l’as si bien dit plutôt, la présence d’inconnus ne t’es ni familière ni agréable. Alors je me sens d’autant plus privilégié que tu acceptes ma présence à tes côtés, ne serait-ce que ce soir. Et c’est beaucoup plus sympa que d’être tout seul. Bref, je t’en suis reconnaissant.

Son regard était chargé de gratitude et il lui sembla, un instant, que sa meilleure amie rougissait. Peut-être était-ce simplement l’influence de la luminosité des lanternes, mais bon… c’était réellement l’impression qu’il avait eue. Tobias décida de ne pas relever cette constatation, peu soucieux de mettre la jeune fille encore plus dans l’embarras. Sage décision, n’est-ce pas? Alors qu’ils continuaient leur promenade, bien peinards, les deux compagnons s’arrêtèrent près de la place centrale, là où des musiciens se donnaient en spectacle. Une musique rythmée se faisait entendre, remplissant les convives de joie et d’allégresse. Plusieurs couples dansaient avec entrain, riant aux éclats alors que les hommes faisaient tournoyer les femmes dans un tourbillon de jupons. C’était beau à voir, tout ça! Même Treize sembla admirer l’image qui s’offrait à eux, bien qu’elle ne fut assurément pas du genre à vouloir se joindre à eux, ça, il le savait assurément. Malgré tout, un jeune homme joliment guindé et poli s’approcha d’elle, lui tendant tout simplement la main pour l’inviter à danser. À voir la rougeur qui gagna les traits de la semi-elfe et le bégaiement qui se fit entendre de sa bouche, Avo comprit qu’elle n’en avait foutrement pas envie.

- Laisse-la tranquille, elle n’est pas disposée à danser, ça se voit bien, non? Se contenta-t-il de répliquer un peu durement devant l’insistance du gamin bourgeois.

Ce dernier lui jeta un regard courroucé, puis s’éloigna sans demander son reste. Au moins, il n’était pas trop envahissant comme Evios et les siens!

- Tu n’aimes pas danser ou tu ne SAIS PAS danser? La questionna-t-il tout bonnement. T’inquiète, je ne vais pas me moquer, je ne sais pas danser non plus. Un véritable empoté! Tu te foutrais de ma gueule avec une joie non dissimulée si tu devais me voir aller. C’est… lamentable, crois-moi.

Il esquissa un sourire en coin amusé et rassurant, soucieux de la mettre à l’aise avant tout. Avo avait envie de retrouver la bonne humeur de sa meilleure amie, plus que tout en ce moment. Ne pouvaient-ils pas simplement profiter de cette soirée avec un brin d’entrain? Gloussant un peu, le métamorphe poussa doucement sa compagne de son épaule, la taquinant gentiment sous la moue qu’elle esquissait. Ce moment était si… simple, si agréable. Après tout, pas besoin de se casser la tête pour simplement avoir du bon temps, pas vrai? Ils ne faisaient qu’observer les danseurs qui exposaient leur joie contagieuse au public qui les avisait avec amusement. Visiblement, le rythme enjoué leur donnait presque envie de taper du pied, tant il était communicatif!

Du mouvement se fit sentir sur la droite d’Avo. D’instinct, il tourna la tête et son regard croisa celui d’une jeune femme plantureuse à la chevelure couleur terre. La belle lui décrocha son plus beau sourire et sans trop le vouloir, le regard du jeune homme glissa vers sa poitrine joliment exhibée. Hum… Le métamorphe ne put s’empêcher de déglutir avant de ramener son attention devant lui, son cœur s’accélérant sans qu’il en ait le moindre contrôle. La belle se rapprocha un peu plus de lui, glissant son bras autour du sien et approchant sa bouche vermeille de son oreille.

- Un peu de plaisir, ça te dis, mon chou? Susurra-t-elle, lovant sa généreuse poitrine contre lui, histoire de faire grimper la tension un peu plus. Pour une poignée d’écus, je peux faire absolument tout ce que tu veux... Surtout que tu es franchement mignon à regarder… Je pourrais être vraiment, vraiment, vraiment très gentille avec toi. Ça te branche?

Elle alla même jusqu’à mordiller son lobe d’oreille, ce qui poussa Avo à toussoter de malaise. Mais pourquoi cette courtisane lui portait-il autant attention soudainement?! N’y avait-il pas suffisamment d’hommes dans l’assemblée? Ou alors cherchait-elle une proie faible et inexpérimentée comme lui pour s’assurer un maximum de fric? Devant le manque de réponse de la part du gamin immaculé, la plantureuse catin glissa l’une de ses mains insistantes dans son dos, minaudant comme une chatte en chaleur contre un potentiel mâle.

- Tu es puceau, pas vrai? Je peux t’arranger ça. Une femme d’expérience, c’est ce qu’il te faut… Crois-moi, je vais être douce. Suffit juste d’y mettre du tien! Ta bourse contre ma chaleur… Allez laisses-toi tenter!

Il était rouge comme une pivoine alors qu’elle frôlait sa gorge de ses lèvres pulpeuses. Sa main glissa le long de son dos et s’arrêta sur son fessier dans une poigne bien assumée. Non, non, non, non! Mais merde! Il était tétanisé! Il devait répondre un truc et vite!

- N-n-non merci! Je… Je n’ai pas besoin de vos services! Réussit-il enfin à articuler malgré lui.

De toute façon, il doutait honnêtement avoir de quoi payer, lui qui n’avait pas énormément de moyens dès le départ! Visiblement, sa réplique lancée à la volée attira l’attention de Treize qui remarqua enfin l’épineux problème du métamorphe. Le regard du garçon croisa celui de l’adolescente pendant un bref instant et elle put assurément y lire un brin de désespoir. Probablement soucieuse de simplement lui venir en aide, la semi-elfe agrippa son autre bras et tira un bon coup sur ce dernier, éloignant Tobias de la courtisane un peu trop entreprenante. Cette dernière esquissa une expression surprise, puis se composa un sourire amusé, jaugeant les deux jeunes gens de son regard malicieux.

- Allons petite, ne soit pas jalouse! Ce n’est que du marchandage! Une honnête femme a besoin de travail pour vivre, même toi tu dois savoir ça. Fit-elle avec un sourire en coin et croisant ses bras sous sa poitrine mise en évidence. Allons, sois mignonne, laisse-moi discuter affaires avec ton grand frère et je ne te l’emprunterai pas trop longtemps. Je te le promets.

Elle glissa ses longs doigts aux ongles teintés le long de l’épaule du métamorphe et ces derniers s’aventurèrent sur sa nuque, lui soutirant une myriade de frissons bien malgré lui.

- Ce n’est pas ma sœur, fit-il avec un peu plus d’assurance cette fois, grâce à la proximité de sa meilleure amie. Merci de votre intérêt, mais je vous suggère de trouver un autre client qui sera, croyez-moi, beaucoup plus généreux que moi.

La catin se recula d’un pas, puis poussa un soupir exaspéré, regardant les deux compagnons tour à tour. Elle se composa un air à la fois incrédule et un peu dédaigneux, puis gloussa malgré elle.

- Quoi? C’est ta petite copine? Allons, tu nous as bien regardés? Tu la préfères à moi, mon chou? Tu dois être fiévreux… Ce n’est qu’une gamine moche et maigrichonne sans la moindre classe ou les moindres formes. Rien de bien attirant là-dedans!

Pardon?! Pour qui elle se prenait celle-là! Connasse! Bon… tant pis si Treize décidait de lui en vouloir, mais c’était de loin la façon la plus simple de ce sortir de ce faux pas, même si c’était un bobard (de plus…).

- Peut-être qu’elle est ma petite copine. Ça vous pose problème? Et puis, j’ai des yeux pour voir et croyez-moi, le choix est vraiment facile. Bonne soirée. Viens, Treize.

Il s’éloigna, attirant la jeune fille à sa suite, sous les yeux incrédules de la catin qui, visiblement, n’était pas totalement prête à jeter l’éponge. Bon, il se doutait bien que sa meilleure amie n’apprécierait pas son mensonge. Ce n’était pas calculé! Mais il n’avait rien trouvé de mieux pour laisser entendre à cette prostituée de lui foutre la paix. Et puis, cette façon qu’elle avait eue d’insulter Treize… Ça l’avait mis en rogne. D’ailleurs, sa mâchoire était crispée d’irritation et il n’opposa aucune résistance quand la voleuse reprit une distance convenable.

- Mais elle est culottée, merde! Pfffff… Comme elle se croit tout permis! Pardon, Treize, je n’aurais pas dû… Mais bon sang! Je voulais lui faire fermer le clapet. J’espère que tu ne m’en veux pas trop. Rah!! Pourquoi est-ce que les gens ne peuvent-ils pas simplement nous laisser tranquilles?! C’est pas croyable…

Arrivés près d’un banc en bois à proximité de l’un des grands feux de camp (dont le périmètre était vide à cette heure), le duo s’installa devant les flammes crépitantes. Avo se passa une main dans les cheveux, un brin furieux ET honteux d’avoir émis un mensonge qui mettrait assurément sa meilleure amie dans ses états. Dans tous les cas, ce qui était fait était fait, non? Et puis, il n’avait que prétendu, rien de plus. Tournant la tête vers la Louve d’Acier, il lui jeta un regard navré.

- Je suis sérieusement désolé. Et puis, n’écoute pas les paroles de cette pimbêche. Tu es très bien comme tu es. C’est le genre de filles qui dit toujours des méchancetés simplement pour se rendre intéressante… Puis, tournant son regard vers le reste de la foule, le jeune homme jura en voyant la catin les chercher du regard. Évidemment, elle les repéra rapidement et marcha dans leur direction, peu encline à se faire voler un potentiel client sous le nez par une petite « chipie sans le moindre charme ». Putain de merde! Elle était tenace celle-là! Mais c’est une blague! Elle revient à la charge! Elle ne comprend rien à rien celle-là! Grogna-t-il entre ses dents serrées. Puis, il tourna son regard suppliant vers Treize. Il avait une bonne idée pour se débarrasser de la courtisane insistante… mais bon sang que ça ne plairait pas à sa meilleure amie! Je t’en supplie Treize, ne le prends pas mal! Je suis vraiment, vraiment désolé d’avance. Chuchota-t-il à son intention.

Puis, sans crier gare, il glissa ses mains chaque côté du visage de l’adolescente qui, visiblement, fut trop surprise pour réagir. Dans un mouvement où régna un brin d’hésitation, il déposa ses lèvres sur les siennes, échangeant un baiser doux (mais tout de même un peu mal assuré) avec la semi-elfe devant les yeux de la courtisane. Avo s’attendait à une gifle, un coup dans les couilles ou à se voir griffé jusqu’à en saigner! Dès qu’elle réaliserait ce qui se passe, la voleuse serait tout simplement furieuse! Mais ce qui le surprit davantage fut de la sentir répondre, un bref instant, à ce contact si intime. Enfin… le temps que l’information ne fasse son chemin jusqu’à son cerveau… et qu’elle ne se braque complètement, sans grande surprise. Toutefois, ce ne fut aucune des réactions anticipées qui virent le jour. Non… La semi-elfe préféra lui flanquer un crochet du droit directement dans l’estomac, poussant le jeune homme à se plier en deux tout en expirant toute trace d’air de ses poumons. Bordel…! Elle… Elle n’y allait pas de main morte, visiblement! Mais comment une fille avec de si petits bras pouvait frapper aussi fort!?!

- Ça… ça va… Elle… elle est partie… Articula-t-il avec peine en cherchant son souffle. Effectivement, la courtisane avait finalement tourné les talons juste avant d’assister à la finale percutante de leur touchant spectacle. Je… Je voulais pas… Je voulais juste… qu’elle… parte… Je… je suis… désolé.

Et voilà que tout partait en couille, comme d’habitude.
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Treize
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Rôle: Cleptomane (Voleuse)
MessageSujet: Re: And so we meet again? [PV TREIZE] Mar 18 Juil 2017, 21:08

Elle était étrangement soulagée de constaté que Tobias ne lui en tenait pas rigueur pour son attitude de plus tôt ou plutôt de son choix qu’elle avait fait sans même prendre la peine de lui demander son avis. C’était aussi peut-être un peu un manque d’habitude. Avec Avo, c’était différent. Ils étaient souvent sur la même longueur d’onde et son ami canin ne se faisait jamais prier pour lui partager son point de vue, peu importe la situation assez instantanément lorsque cela lui traversait l’esprit. Quant à Beltram, ça aussi c’était différent. Leur relation l’était tout simplement et ils apprenaient encore à s’ajuster. Alors… Tobias était effectivement le deuxième homme dans sa vie –puisqu’elle ne comptait pas son chien comme étant un ‘’homme’’ à proprement parler- pour qui la présence ne lui était pas trop difficile à supporter. Il fallait aussi dire qu’avec ce qu’ils avaient vécue à leur première rencontre, techniquement, elle aurait sans doute été plus familière avec lui, mais… Traîner avec lui en ce moment c’était déjà bien, non? Elle ne le sentait pas comme une corvée, ou une obligation pour une fois car bien qu’elle acceptait d’être dans la vie de Beltram, elle l’acceptait un peu moins des autres Loups d’Acier, mais Ana lui dirait que sa viendrait. Peut-être bien, mais pour l’heure…

Même si elle était soulagée qu’il ne lui en veuille pas, elle ne put s’empêcher de lui jeter un coup d’œil un peu intéressé lorsqu’il avoua avoir déjà eu des démêler avec la justice, notamment des soldats. C’était donc ça ce malaise? Lui? Elle avait tout de même… Un peu de mal à le croire. Il semblait le genre de garçon à chercher à se tenir loin des emmerdes un peu comme elle, mais peut-être que tout comme elle, parfois les emmerdes lui couraient après. Quant au commentaire qu’il ajouta au fait que certains aiment profiter de leur statue, ça, elle ne pouvait pas dire le contraire. Par contre, elle trouvait que les soldats de l’Empire avaient une plus grande tendance que ceux des territoires non-conquis. C’était peut-être pour cela qu’elle n’appréciait déjà pas d’avance mettre les pieds sur les terres Taniteh outre le fait que son Royaume d’origine était Argent. Il continua sur sa lancé en s’excusant tout simplement de ne pas lui avoir parlé de ce détail. Oh!... Sincèrement, comme elle s’en fichait… Elle avait bien pire comme secret.

-Ce n’est pas comme si ont ce connaissait depuis des années et que je n’étais pas au courant de ce terriiiiible secret Elle lui fit un bref sourire. Sincèrement, ce n’étais pas la mère à boire. J’imagine bien que ce n’est pas le genre de truc qu’on balance à quelqu’un ‘’Bien le bonjour, je m’appelle Tobias et j’ai eu des démêler avec des soldats’’… Ce n’est pas super comme présentation. J’en consent.

Elle était, elle, dans l’illégalité par contre et la majorité du temps où elle avait eu des démêler avec des soldats ou… Des membres d’une Élite c’était parce-qu’elle l’avait un peu cherché. D’ailleurs, cela lui faisait repensé à cette fois où elle avait été coincé par une Chevalier d’Irianeth alors qu’elle avait dérobé une couverture dans un kiosque et après avoir eu une brève conversation sur le sujet avec Vayrinn –que Beltram avait tôt fait de mettre fin…- elle réalisait que peut-être cette femme avait su deviner un certain potentiel magique en elle. Qu’est-ce qui l’aurait alors attendu, si elle n’avait pas réussi à lui fausser compagnie? Dans tous les cas, elle était toujours encore un peu fière de cette échappée.

Dans tous les cas, son histoire de ‘’Mâle Alpha’’ elle ne la comprenait pas trop. Enfin, oui et non. Avec les animaux ça avait un certain sens, peut-être les Berserks aussi en vue de leurs totems, mais pour le reste? Il y avait des hommes qui agissaient en parfait cabot aussi comme le précisait Tobias, mais Kolth ne lui avait pas semblé… Menaçant? Ou quelque chose comme ça. Elle c’était donc seulement contentée d’hausser les épaules face à ses remarques puisqu’elle n’en avait sincèrement pas la moindre idée où le jeune Berserk voulait en venir avec Tobias. Pourquoi particulièrement lui, d’ailleurs? Il avait ses copains à la limite, non? Ou peut-être était-ce un secret? Finalement, elle réalisait que cette rencontre accompagné du jeune homme à la chevelure immaculée lui avait apporté d’avantages de questions que de réponses et ce, dans tous les sens, littéralement.

Elle ne put s’empêcher d’afficher un sourire au commentaire de Tobias concernant Avo et puis il semblait bien apprécier les chiens. Elle trouvait cela vraiment dommage qu’ils ne se rencontrent pas encore une autre fois puisqu’elle aurait aimé que son ami rencontre son sauveur des flots et peut-être aussi qu’il lui donne ses impressions… Après tout, ils ne se cachaient rien et elle faisait aussi très confiance au jugement de son meilleur ami et s’il ne sentait pas un truc, c’était qu’il avait forcément raison! Quoi qu’elle c’était aussi rarement tromper, mais elle devait avouer que le cas de Tobias la laissait un peu perplexe et qu’elle aurait franchement souhaité qu’Avo soit présent –tout comme pour profiter avec eux des festivités-. Elle ne savait pas trop comment agir avec Tobias. Elle était partagée entre la peur et le dégoût et l’envie, peut-être, de le connaître un peu plus. Il y avait cette espèce d’aura mystérieuse qui l’entourait, ne serait-ce que de ce… Phénomène à trouver sa présence… Agréable, mais bon. Elle n’irait pas jusqu’à lui balancer un truc pareil il ne fallait tout de même pas rêver! Et puis déjà qu’elle lui avait fait légèrement sous-entendre qu’elle ne le trouvait pas si désagréable à côtoyer, c’était déjà énorme venant d’elle. Au moins, le choc de la première rencontre était passé, sans doute.

Elle l’observa un moment alors qu’il pointait la peluche de son choix un peu songeuse en réfléchissant malgré elle à tout ceci et le pire, c’était tout de même qu’elle trouvait le moyen de profiter du moment, mais il fallait croire que parfois son esprit refusait de s’arrêter d’analyser une situation ne serait-ce que quelques secondes. Du moins, dans une situation comme celle-ci elle ne se voyait tout simplement pas tout mettre ceci de côté et faire comme si de rien était. Elle n’était pas naïve en ce sens, quand même. Est-ce qu’elle le détaillait un peu? Oh putain! Détournant le regard elle trouva vite une propre excuse à elle-même du fait que c’était une… Déformation professionnelle! Elle n’était pas obliger de s’expliquer pourquoi… Dans tous les cas, il répondit à la question à savoir s’il restait encore un moment. Elle en était plutôt heureuse en fait, peut-être qu’il rencontrerait Avo! Il pourrait voir à quel point il était intelligent sans compter comment il pouvait être différent des autres chiens, mais ça c’était un détail qu’elle se gardait bien pour elle-même bien entendu. Elle avait bien trop peur qu’il arrive quelque chose de mal à son meilleur ami si des personnes savaient qu’il pouvait comprendre comme n’importe quel humanoïde, tout comme parler télépathiquement. Et évidemment… Le fameux «Et toi?». Elle se renfrogna un peu malgré elle tout en prenant la peluche que lui tendais Tobias, affichant un petit sourire en coin malgré tout.

-Tu va l’appeler Cassis?

Comme la chienne de la ferme où il avait travaillé! Il lui ressemblait un peu, enfin, notamment parce-qu’il était noir et qu’il avait les mêmes oreilles que celle-ci. Elle lui tendit de nouveau son cadeau alors qu’il le pris pour l’accrocher à sa ceinture tout à la remerciant pour celle-ci, puis croisa son regard azurée alors qu’elle avait redressé le visage pour lui jeter un coup d’œil tandis qu’il avait repris la parole, la remerciant aussi de passé la soirée avec lui. Elle ne savait pas trop pourquoi, mais elle sentie aussitôt ses pommettes chauffée surtout à mesure qu’il parlait, alors elle se contenta d’hausser les épaules tout en détournant le regard vers un groupe plus loin qui c’étais exclamer en voyant l’un de leur compagnon renversé le contenu de ce qu’il buvait sur sa personne. On pouvait dire que cela lui faisait plaisir aussi. Enfin, d’être avec Tobias ce soir et ce disais qu’au final, aussi étrange que cela puisse paraître, sa présence était plus rassurante qu’inquiétante. Surtout qu’il semblait réaliser que c’était chose rare –enfin, elle le lui avait un peu fait comprendre plus tôt- et elle le croyait dans ses paroles. Il était sincère… Et elle se sentait malaisé malgré tout. Ils finirent par reprendre lentement leur route, se déplaçant dans la foule.

-Et puis ce n’est pas ma bande, c’est celle de mon frère… Plus.

Peut-être aurait-elle pu éviter de revenir sur le sujet. Peut-être aurait-il oublié, mais elle tenait tout de même à préciser ce détail et puis ce n’était même pas un mensonge en soit. Oui, elle faisait partie des Loups d’Acier, mais, ce n’étais pas vraiment ce qu’il pensait. Enfin, pas totalement? Quant à sa précision concernant le fait qu’ils étaient nomades. Pas totalement? Après tout, ils avaient un pied à terre. C’était plus qu’ils voyageaient beaucoup. Cela faisait toute la différence. Elle fut nomade, mais plus maintenant… C’était encore un peu difficile parfois de le réalisé, ou de mettre de côté certaines vieilles habitudes. Dans tous les cas, elle ne pouvait pas non plus lui donner tort là-dessus, il valait mieux qu’il ne sache pas qu’elle vivait quelque part. C’était bien mieux ainsi. Et puis Beltram lui en voudrait et elle n’était dans tous les cas tout de même pas tomber sur la tête.

-Il m’a dit tous à l’heure qu’on resterait encore quelques jours, tout au plus. Je ne sais pas vraiment. Il se pourrait aussi bien que l’on plie bagage demain matin aussi.

Ça aussi c’était vrai, mais elle trouvait tout de même plus prudent de faire celle qui au fond, n’en avait aucune idée. Ce n’était de toute façon évidemment pas de son ressort tout ça. Ils finirent par s’arrêter près de la place centrale, là où des musiciens se donnaient en spectacle et que des couples dansaient joyeusement sous la musique entrainante et rythmé. Elle ne pouvait s’empêcher de s’attarder sur quelques femmes avec de si jolies robes, le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Elles avaient l’air heureuses et surtout elles savaient danser et le faisaient bien. Elle n’aurait jamais une telle grâce. Elle était plus le genre vilain petit cannard et puis malgré son agilité, elle pouvait aussi se coincé dans ses propres bottes, alors danser… Ce serait assurément un massacre. Elle ne savait pas danser de toute façon. Elle allait justement ouvrir la bouche pour laissé échapper un commentaire, lorsqu’elle remarqua qu’un jeune homme c’étais arrêter devant elle en lui tendant la main pour l’invité à danser. Il en était HORS de question!

-N… Non…

Articula-t-elle difficilement sous la surprise. Après tout elle était, en observant brièvement la foule environnante, sans doute la seule fille qui n’était pas vêtue pour l’’occasion avec ses vêtements plutôt masculins et visiblement trop grand pour elle. Alors il était vraiment sérieux? Pourquoi elle. Et là, sans compter son malaise sans doute fort apparent alors qu’elle avait reculer d’un pas devant l’insistance du jeune homme voulant lui attraper la main, interprétant sans doute son refus pour de la gêne. Fort heureusement, Tobias sembla comprendre la situation bien aisément et ne se gêna pas pour envoyer pètre le jeune inconnu ce qui la soulagea de voir qu’il n’insista pas plus. Celui-ci tourna d’ailleurs les talons non sans avoir jeter un regard courroucé vers Tobias qui n’en fit visiblement aucun cas. Elle lui jeta un regard remplis de gratitude, pour une fois. Sincèrement, étrangement, elle voulait seulement qu’on leur fiche la paix à tous les deux. Tobias semblait avoir autant envie d’être seul avec elle. Enfin, ironiquement malgré le fait qu’ils étaient dans la foule. Parce-que complètement seule avec lui elle… Serait assurément tout de même moins à l’aise. Qu’elle ambivalence, sincèrement. Il se contenta alors de lui demander si c’était parce-qu’elle ne savait pas danser ou si c’était parce-qu’elle ne le désirait pas. Enfin, c’était les deux options. Il enchaînant en mentionnant qu’il était lui-même un piètre danseur et la suite la fit glousser.

-Ne t’inquiet pas, je serais très mal placer aussi pour me moquer de toi. Je… Ne sais pas non plus.

Étais-ce honteux venant d’une fille? Cela aurait sans doute été outrageant d’entendre cela pour certain. Dans tous les cas, elle n’aurait aucunement précisé que la seule école qu’elle avait eu par observation sur le sujet était d’avantage des femmes qui se trémoussaient pour attirer les regards sur leurs courbes en espérant avoir un client. Alors même si la musique en ce moment pourrait se qualifier d’entraînante, elle n’irait pas se tortiller sans trop savoir quoi faire, attiré les moqueries et les regards. Hors-de-question. Taper du pied lui suffisait amplement. Tobias pris la parole, mais elle en comprit pas réellement le sens de ses propos. Quittant alors ses pensées et les danseurs pour porter son regard sur lui, elle sursauta –littéralement- En apercevant une espèce de sangsue, agripper solidement contre l’un des bras de son compagnon du moment. Tiens, il lui suffisait de pensé à des catins pour en voir apparaître, maintenant. Celui-ci lui jeta un regard complètement désespéré et sans plus réfléchir, elle fronça les sourcils et lui agrippa l’autre bras afin de le tirer… Vers elle. VERS ELLE. Évidemment, la femme lui jeta un regard surpris, mais surtout amusé alors qu’elle l’observait de la tête au pied comme si elle n’était qu’un insecte. Ah, ce regard elle le connaissait bien. Elle en avait vue d’autres!

Alors qu’elle s’attendait à une insulte acerbe –car elles faisaient toutes cela et pour moins pire que ça-, elle se contenta de lui dire de ne pas être jalouse. QUOI?! Elle relâcha prestement le bras du semi-fée en réalisant qu’en effet cela pourrait peut-être paraître comme tel, mais… Elle importunait seulement le jeune homme, ne le voyait-elle pas? Ou tout son cerveau avait été consumé par la taille de sa poitrine? Et pourquoi diable tous le monde croyaient qu’ils étaient frère et sœur?! Le contraire était-il si improbable? Les sourcils toujours froncer, elle croisa elle aussi les bras, mais affichait plutôt un air mécontent et loin d’être mielleux comme cette brune. Tobias profita justement de ce petit moment pour préciser qu’ils n’étaient pas parent tout comme… Le fait qu’il ne désirait pas ses services, prétextant être tout simplement trop pauvre pour cela. Elle eut envie de se taper le front d’une main. Il ne fallait jamais dire un truc comme ça à une catin! Elle savait dès lors qu’il avait de l’argent. Il était cuit! Et puis… Peut-être qu’il tentait subtilement de marchandé? Cela la dégoûta et elle détourna le regard en soupirant, irritée. Elle ne put laisser son regard loin bien longtemps alors qu’elle vit du coin de l’œil la femme plus âgé qu’eux –de surcroit- se mouvoir. Et voilà que celle-ci la regardait d’un air fort dédaigneux alors qu’elle l’inspectait pour la seconde fois de la tête aux pieds cherchant visiblement à comprendre ce que Tobias pouvait lui trouver, puisqu’évidemment, elle avait supposé qu’ils étaient forcément en couple, parce-qu’un garçon et une fille qui marchaient dans une foule ensemble devaient absolument être en couple ou parent, semblerait-il. Elle serra les poings.

-Pfff parce-que tu en as de la classe, toi?

C’était sorti tout seul. Treize pouvait bien se permettre de la juger, tiens! Elle en connaissait un rayon, mine de rien elle aussi! Elle pouvait bien dire ce qu’elle voulait. Il était vrai qu’elle n’avait pas ses courbes et c’était vraiment tant mieux car dans tous les cas elle en aurait été foutrement malheureuse avec tous les antécédents qu’elle avait déjà, jamais elle n’oserait songer à ce que ce serait d’être ainsi constitué et elle espérait franchement que son corps ne décide pas de poussé par inadvertance. Elle en avait en fait un peu peur, en vieillissant. Si elle se rendait jusque-là... Elle n’avait même pas ne serait-ce que quinze ans et elle, elle devait en avoir au moins… Soixante! Enfin… C’était toujours difficile à estimer les adultes et elle était nulle là-dedans. Tiens. Cent. À cent, sa devait commencer à rider un peu? Quoi qu’il en soit, elle ne savait pas trop si c’était sa réplique qui avait aidé ou non, mais Tobias sembla finalement trancher et désiré mettre fin à cette conversation qui semblait l’avoir tout autant insulté. Et peu importe les raisons, c’était tant mieux!

Pour couronner le tout, il lui agrippa la main et l’attira à sa suite afin de visiblement crée une bonne distance entre eux et la femme trop insistante. Un peu surprise par la tournure des évènements –tout de même-, Treize fini par briser le lien, trop mal à l’aise et pris de nouveau une certaine distance avec Tobias, tout autant par réflexe. Celui-ci pesta ouvertement contre la catin et elle ne pouvait aucunement dire le contraire… M’enfin, elles étaient toutes comme ça, de vrais chattes prêt à se battre pour un mâle, mais elle, elle ne jouait pas à ça. Enfin, elle avait répliqué, mais c’était surtout parce-que le jeune homme n’avait vraiment pas semblé à l’aise devant la situation, sans compter qu’elle l’avait quand même insulté. Elle baissa un peu le regard sur ses bottes tandis qu’ils marchaient. Elle savait bien qu’elle ne portait pas de ces jolies robes, mais elle savait très bien qu’elle avait tout de même plus de classe que cette femme. Dans tous les cas, elle jeta un bref regard oblique vers Tobias alors qu’il s’excusait d’avoir presque prétendu qu’ils étaient en couple. Étrangement, en vue de la situation… Elle ne lui en voulait pas, tant qu’il ne faisait pas ce coup de théâtre à tout le monde, ein. Elle afficha cependant un bref sourire en coin lorsqu’il se plaignit aussi du fait qu’ils n’avaient visiblement pas la paix. Il semblait partager son irritation sur le sujet.

Quoi qu’il en soit, ils arrivèrent à la hauteur d’un banc prêt d’un grand feu. Alors que Tobias s’assoyait, Treize resta debout quelques secondes visiblement un peu hésitante. S’assoir si… Prêt? Jetant un coup d’œil incertain vers lui, puis dans les environs, elle finit par s’assoir à son tour. Bon, elle aurait simplement l’air moins étrange que de rester planté là à le regarder comme une biche effrayée... Parce-que… Elle devait se la jouer un peu plus loup, comme lui disait Beltram. Elle n’était pas très sûre de savoir comment faire, mais elle comprenait que ce conseil s’appliquait bien ici. Dès que ses fesses se posèrent sur le bois, celui-ci s’excusa de nouveau. Cette fois elle haussa les épaules allant lui dire de laissé tomber, mais lui jeta plutôt un regard presque noir alors qu’il eut le malheur de lui dire qu’elle était très bien comme elle était. Ah, parce-qu’il l’avait regardé?! Évidemment… Elle n’était malheureusement pas invisible. Oliver lui manquait soudainement, mais, parce-qu’il y avait un mais, question de la déstabiliser d’avantage, il ajouta tout de même que cette femme avait tout simplement été méchante. C’était tout de même vrai qu’il lui avait bien fermé le clapet… Arf.

-Je sais. Ce n’est pas la première que je croise et surement pas la dernière. Mais elle était vorace celle-là.

Elle lui afficha un petit sourire en coin. Elle pouvait dire la vérité sans trop s’inquiéter. Ce n’était pas comme si certaines de ces femmes comme elle étaient rare. Elles sortaient la nuit comme des rats parce-qu’elles n’avaient pas fait assez d’argent dans les Tavernes ou les Bordels et un festival comme ce soir c’était bourré de poissons… Elle venait de poser son regard sur les flammes que Tobias s’exclama, la faisant sursaut malgré elle. Suivant son regard, elle remarqua dans la foule… La catin?! Mais bordel, elle voulait qu’elle lui refasse le portrait? Elle la cherchait, là. Tobias n’étais pas le seul jeune homme du Royaume et ne lui avait-il pas montré qu’elle n’aurait pas un rond de lui?

-Il faut la payer pour qu’elle foute le camp ou quoi? C’est une nouvelle tactique son truc?

Dans tous les cas, Tobias se retourna vers elle affichant un regard suppliant. Ouais! Noté! Elle allait se charger de cette pimbeche! Elle alla ouvrir la bouche, mais celui-ci fut plus rapide, lui chuchotant qu’il était sincèrement désolé? Mais il n’avait rien fait…? D’avance? Elle fronça les sourcils, pour les redressé de surprise alors qu’il lui saisissait le visage tout en s’avança vers elle, profitant visiblement de sa surprise. Après tout, c’était tout un revirement de situation pour sa petite cervelle… Surtout qu’elle fut surprise, d’être surprise alors qu’habituellement, si elle aurait gardé ses distances et tout, il n’en aurait simplement pas eu la chance. Et ses lèvres se posèrent sur les siennes et… Bordel?! Et cette espèce de… Douceur dans toute cette précipitation, sans compter la bouffée de chaleur.

Puis, c’est comme si ses pieds retouchèrent soudainement le sol et qu’elle réalisait sincèrement ce qu’il se passait et cette bouffée de chaleur se transforma en brasier. Elle ne songea pas à ses paroles précédentes. Cela n’avait pas d’importance. Elle… Elle avait été stupide de croire qu’il était peut-être différent! Mais elle s’attendait à quoi au fond?! Et à cette pensée, elle réalisa qu’elle avait fermé son poing droit pour l’abattre de toute sa colère et sa déception directement dans l’estomac du métamorphe.

-Espèce d’idiot!

Fulmina-t-elle en bondissant de son siège alors que le jeune demi-fée avait plié sous la force de l’impact –ce qui la surprise un peu elle-même, mais ce n’étais pas le moment-. Elle l’observa en tremblant, les yeux remplis de larmes d’où elle se tenait, ce demandant pourquoi elle tentait de comprendre ce qu’il essayait de mentionner alors qu’il cherchait visiblement son souffle, toujours penché. Tout ce qu’elle avait à l’esprit était qu’il avait tout gâcher! D’où l’insulte alors qu’elle avait déjà sortie bien pire. À vivre dans la rue, apprendre des jurons et insulté les gens devenaient une seconde nature, mais quelque chose la retenait et c’était d’autant plus frustrant. Et le pire, c’était qu’il pouvait être témoins que sa réaction avec Violette avait été moins… Brutale et l’idée qu’il capte assurément sa peur des hommes l’enragea ou bien l’emplis de honte d’avantage, elle… N’arrivait pas trop à saisir en fait. Elle secoua la tête et leva une main pour la laisser retomber. Signe de ne même pas essayer quoi que ce soit.

-Oui parce-que tu es TOMBER sur moi, c’est ça?! Je... Croyait que... Tu...

Qu'il était différent. Sur cette phrase laissé en suspend, trop stupide et difficile à terminer, elle tourna les talons et partie à la course, bousculant quelques personnes sur son passage trop chamboulée et aveugler par ses larmes qui finirent par glisser sur ses joues. Il avait tout gâcher!...


Fin :')
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And so we meet again? [PV TREIZE]

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