___




 


AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|

Sales Gosses

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Brewal
Baroudeur
avatar
Nombre de messages : 29
Rôle : Élève d’Émeraude
Âge du personnage : 9-13 ans
Date d'inscription : 25/02/2017

Plus sur le personnage
Âge: 9-13 ans (Génération XVIII)
Rôle: Élève d'Émeraude
MessageSujet: Sales Gosses Sam 29 Avr 2017, 07:03


Les rires et le chahut glissaient dangereusement vers quelque chose de plus dur, de plus agressif. Et Brewal n’avait rien fait pour arrêter cela. Pire, il avait espéré ce dénouement et se livrait sans retenue à son exaltation la plus sauvage. Tout autour d’eux, d’autres enfants lançaient des encouragements, excités par la lutte.
Alzarde était plus costaud que lui mais nettement moins entraîné. Ses coups partaient au hasard, atténués par la retenue inconsciente de ceux qui n’osent pas blesser autrui. Brewal ne s’embarrassait pas avec ce genre d’états d’âme, tout cela semblait trop distant pour qu’il y pense. Plus rien d’autre n’existait : que ses propres poings, ceux de l’adversaire et les palpitations dans ses tempes.

Bientôt, les deux élèves se retrouvèrent tous deux à terre, luttant encore pour faire fléchir l’adversaire. Alzarde, haletant, céda le premier :

- C’est bon ! C’est bon t’as gagné ! On arrête ! s’écria-t-il en se protégeant la tête.

Les spectateurs lancèrent quelques acclamations à leur grand gagnant, d’autres plus moqueuses en direction du perdant. Mais Brewal ne lâche pas, il ne veut pas que ça s’arrête. Alzarde poussa quelques gémissements de douleur, esquivant comme il le pouvait une pluie de coups de poings.

- Mais arrête ! C’est fini je te dis !! répétait-il.

Les autres enfants, d’abord hésitants, finirent par s’en mêler :

- Arrête ! Tu lui fais mal, là !

- Il a abandonné !

Brewal ne s’arrêterait pas. Quatre paires de bras se saisirent des siens pour mieux réprimer ses mouvements et l’éloigner de sa victime. Pas maintenant ! Il ne veut pas que ça se termine aussi vite ! Brewal n’articulait aucun mot mais se débattait comme un diable. On peinait à le retenir, on y parvenait qu’à peine, non sans se prendre quelques coups perdus.
Alzarde roulé en boule lança un regard ahuris à son adversaire. Brewal, muet comme un animal, enragé comme une bête.

- Putain mais t’es dingue ou quoi ??

Ce n’était qu’un jeu pourtant. Au début.

D’abord en signe de vengeance, il profita de la quasi-immobilité de son adversaire pour lui lancer un coup de pied dans le ventre. Les autres enfants ne protestèrent pas : c’était de bonne guerre, Alzarde avait dégusté. Mais Brewal ne se calma pas pour autant : sourd à toutes les interjections, il veut reprendre les hostilités.

Le dénouement était inévitable. Il s’y livrait sans retenue.
Brewal se retrouva au sol. Sur lui, les coups pleuvaient. Il se battait contre l’envie de se protéger, position pathétique. Il encaissait, une expression indéfinissable plaquée sur sa figure.

- Merde ! Quelqu’un vient !!

L’inverse s’interrompit. Les enfants prirent la fuite. Seul Brewal, toujours à terre, ne bougea pas d’un pouce. Après un temps où il reprenait ses esprits, il croisa les bras derrière sa tête pour se mettre dans une position plus confortable. Il ne s’embrassa pas du fait qu’il était en plein milieu de la cour, à même le sol.
Un soupir s’échappa de ses lèvres.

Ça fait du bien quand ça s’arrête.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11815-9824-brewal
Anaëlya
Animateur - Esperita
Animateur - Esperita
avatar
Nombre de messages : 153
Rôle : Ex Chevalier d'Emeraude, Princesse d'Espérita
Âge du personnage : 24-29 ans [G18]
Date d'inscription : 19/10/2013

Plus sur le personnage
Âge: 24-29 ans [G18]
Rôle: Chevalière d'Emeraude
MessageSujet: Re: Sales Gosses Ven 16 Juin 2017, 17:33

« J’ai entendu dire que la Reine voulait se créer un harem ! »
« Mais n’importe quoi bécasse ! La Reine d’Emeraude n’est pas pour la polygamie ! »
« Perso je ne serais pas contre avoir une armée d’homme à mes pieds... »

Je soupirais tandis que les trois dindes qui me faisaient face gloussaient telles les gourdes qu’elles étaient. Dire qu’étant jeune, elles étaient ma cour. Ouais, je devais être élève à ce moment-là. J’étais encore plus peste que maintenant, et ces trois filles étaient ma petite cour personnelle que je menais par le bout du nez pour mes propres désirs – à savoir, être supérieure. Je me souviens aussi qu’à l’époque, entre moi et Juny, c’était pire que volcanique. Aujourd’hui ça l’est encore, mais d’une toute autre façon. Et surtout, sans vêtements. Mais ça bien sûr, elles n’étaient pas au courant. A vrai dire, peu de personnes étaient au courant autre que Juny et Lohann. C’était mieux comme ça, du moins, pour le moment.

« T’en penses quoi toi Ana ? »
« J’en penses que c’est débile. »

A ces mots, je tournais les talons pour mettre de l’espace entre elles et moi. Mais c’était sans compter sur leur forte capacité à être des sangsues. J’avais changé, j’étais devenue une chevalière un peu moins peste qu’auparavant, et bien que j’adorais d’ordinaire pouvoir cracher sur la frimousse rousse de la reine Kessyane, là, je n’étais pas vraiment d’humeur. Surtout quand c’était cracher avec elles. Moi j’avais évolué, mais pas elles. C’était des nobles, et comme n’importe quel noble, elles avaient une cuillère en argent fourré dans le cul. A moins que l’expression soit dans la bouche ? Bah, c’était un peu pareil. Un trou reste un trou.

« Moi ce que j’en dis, c’est que la Reine n’est pas une vraie Reine. Non mais vous avez entendu parler de son Grand Conseil ? »
« Tu as tout à fait raison, c’est tout à fait n’importe quoi de permettre aux peuples d’assister aux décisions du Grand Conseil ! »
« La plupart sont illettrés je suis sûre ! Des sauvages ! »

Je poussais un nouveau soupire. Sérieusement, comment j’avais fais auparavant pour rester avec elles ? Quoique, dans un sens, Juny leur ressemblait sur certains points. Langue de vipère, à juger les gens plus vite que son ombre. Je me demande bien comment je fais pour la supporter.
Ah, oui, c’est vrai : je couche avec elle. Les mots sont bien vite remplacés par des gémissements, doux sons plus plaisant que ses paroles. Si elle m’entendait, je voyais déjà la scène de ménage qui m’attendait. Fort heureusement, elle n’était pas là.

Les trois bécasses continuaient de jacasser jusqu’à ce que j’arrive à bout. Nous étions arrivées dans la cour du château, et j’avais clairement besoin de calme – voir même de frapper des gens. Alors, perdant patience, je m’arrêtais net pour me tourner vers elles et leur dire leurs quatre vérités.

« Maintenant stop, ça suffit, lâchez-moi ! Vos discussions ne m’intéressent absolument pas, ce que vous pensez ne m’intéresse absolument pas – cela m’énerve plus qu’autre chose. Alors j’vous conseille d’aller voir ailleurs si vous voulez pas que je vous foute mon poing dans la gueule ! »

Elles restèrent un instant les bras ballants, bouche bée et indécises. L’une d’elle avait même le regard tourné vers le vague. Ce n’est que lorsque les deux autres suivirent son regard que je me décidais enfin à me retourner – vu que c’était bel et bien derrière moi qu’elles regardaient.
L’on pouvait voir un spectacle plutôt navrant. Des élèves se battaient. Plus particulièrement on assistait à une bagarre entre deux enfants dont l’un avait clairement le dessus sur l’autre. Mais semble-t-il que la simple victoire de cette manche ne lui suffisait pas – avait-il l’intention de le tuer ?

« Non mais regardez moi ça, de vrais sauvages ! »
« On devrait les enfermer, les attacher ou, je sais pas, les corriger avec des coups de fouet ou autre ! »

La surprise de ce spectacle laissa bien rapidement place à de la frustration lorsque, me retournant à nouveau vers les trois femmes, je leur lançais un regard de tueur. Elles semblèrent enfin comprendre le message et prirent la poudre d’escampette.
Me retournant à nouveau vers les deux bagarreurs, je me rapprochais légèrement tout en me faisant quelque peu discrète. Au moins cela avait le mérite de m’amuser. D’autres enfants s’étaient interposés pour éviter une mort prématurée de leur camarade. Une servante passa à côté de moi portant des fruits dans un énorme récipient, et je me permis de voler une pomme le plus discrètement du monde.
Croquant à pleine dent dans le fruit, je décidais alors à enfin m’interposer dans ce combat. Après tout, c’était mon devoir non ? Surtout que maintenant, c’était l’inverse qui se produisait. Le combattant victorieux mordait la poussière – tentait-il seulement de se protéger ? –. Marchant jusqu’à eux, je me fis bien rapidement remarquer. Etait-ce simplement car j’étais une adulte, ou aussi car j’arborais l’uniforme des chevaliers avec deux grandes épées dans le dos ? Peut-être un peu des deux.
De ce fait, tous les enfants prirent leur jambe à leur cou tandis que seul restait la victime – victime ou bourreau ? Tel était la question. Mais il ne semblait pas spécialement mal en point. Ne serait-ce que la désinvolture de sa position.

Une main sur la hanche, la tête penchée au dessus du gamin, je pris alors la parole.

« Tu comptes te convertir en tant que serpillère ou tu vas te lever un jour ? Tu m’diras tu serais p’t’être mieux comme serpillère qu’autre chose. »

J’eus un petit sourire narquois tandis que je mordais encore une fois dans ma pomme. Oui bon je me moquais un peu de lui. Mais il faut dire que la situation était plutôt drôle. Surtout qu’il avait eu le mérite de faire partir ma frustration dut à ma rencontre – totalement par hasard – avec les trois femmes de mon passé.

« C’est quoi ton p’tit nom Serpillère ? Et pourquoi vous vous battiez ? Si ce n’est pouvoir offrir un petit spectacle aux passants. Spectacle un peu décevant d’ailleurs. Au moins cela avait le mérite d’être un peu drôle. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t9764-anaelya
Brewal
Baroudeur
avatar
Nombre de messages : 29
Rôle : Élève d’Émeraude
Âge du personnage : 9-13 ans
Date d'inscription : 25/02/2017

Plus sur le personnage
Âge: 9-13 ans (Génération XVIII)
Rôle: Élève d'Émeraude
MessageSujet: Re: Sales Gosses Mar 27 Juin 2017, 15:55


— Tu comptes te convertir en tant que serpillère ou tu vas te lever un jour ? Tu m’diras tu serais p’t’être mieux comme serpillère qu’autre chose.

Lorsqu’elle l’interpella, il leva les yeux. C’était une chevalière qui le regardait de haut. Brewal la dévisagea sans un mot, surpris qu’elle ne soit pas plutôt en train de le gronder.

— C’est quoi ton p’tit nom Serpillère ? Et pourquoi vous vous battiez ? Si ce n’est pouvoir offrir un petit spectacle aux passants. Spectacle un peu décevant d’ailleurs. Au moins cela avait le mérite d’être un peu drôle.

Ses questions lui dirent l’effet d’une décharge. Son esprit venait de se remettre en état de marche, ou plutôt en état de communiquer.

L’enfant se redressa de manière à s’appuyer sur ses coudes car il n’était pas franchement motivé pour se lever. Puis, il dit simplement :

— Brewal, madame. Il haussa les épaules. C’était pour jouer.

Puis dans un rire, il ajouta :

— C’est trop tard pour Alzarde. C’est un perdant, maintenant et c’est pas en m’arrachant les dents qu’il y fera grand-chose.

Il afficha un sourire satisfait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11815-9824-brewal
Anaëlya
Animateur - Esperita
Animateur - Esperita
avatar
Nombre de messages : 153
Rôle : Ex Chevalier d'Emeraude, Princesse d'Espérita
Âge du personnage : 24-29 ans [G18]
Date d'inscription : 19/10/2013

Plus sur le personnage
Âge: 24-29 ans [G18]
Rôle: Chevalière d'Emeraude
MessageSujet: Re: Sales Gosses Lun 14 Aoû 2017, 09:24


On ne pouvait pas dire que le gamin soit très réceptif ni très énergique. Peut-être son combat avec les autres gamins l’avaient déjà épuisé ? On ne pouvait pas dire qu’il soit très endurant alors. Ou bien n’était-il simplement qu’un paresseux. Dans tous les cas, son attitude je-m’en-foutiste me rappelait moi au même âge, bien qu’à l’époque rester par terre dans la crasse m’aurait fortement déplut – pour ne pas dire que j’aurais fait une scène monstrueuse, demandant à ce qu’on me décrasse expressément. Ah oui car il était hors de question que mes petits doigts de princesse ne touche à la crasse sur mon corps, il aurait fallu que des servantes soient à mon service. Une véritable petite chieuse, en somme.
Le gamin finit par réagir à mon discours et par se présenter. Brewal donc. Le « madame » me fit légèrement tiquer – avais-je l’air si vieille que cela ? Bon, on va mettre ça sur le respect qu’il était censé avoir envers moi. Ouais, on va dire qu’il était simplement respectueux et que cela n’avait absolument aucun rapport avec mon âge – surtout que j’étais encore bien jeune et que la vie s’étaler à mes pieds comme un tapis rouge, sachant que du fait de mon mélange racial, mon espérance de vie était bien supérieure à celle des humains lambda. Je ne savais pas trop combien de temps j’allais bien pouvoir vivre, bien plus que 200 ans, mais sachant qu’il était plutôt rare d’avoir un tel mélange, il est plutôt compliqué d’estimer l’espérance de vie. Dans tous les cas, je m’en fichais un peu de quand est-ce que j’allais mourir, il y avait de toute manière fort à parier que ce serait sur le champ de bataille de la main de nos ennemis de toujours, les Irianethiens. Ce qui n’est pas pour plaire à mon très cher et adoré père.
Ainsi donc ils s’étaient battus pour jouer. J’affichais une moue dubitative. Extérieurement, cela n’avait pas donné l’impression que c’était pour jouer – au contraire on aurait plus l’impression que cela avait été un règlement de compte. Si jeune et déjà de futur délinquant, mais où allait le monde ! Ah, j’oubliais, si je n’avais pas été recadré dans l’ordre d’Emera                ude, j’aurais certainement fini par être une petite racaille, cherchant la merde et à s’enrichir de n’importe quel façon. Vol, combat clandestin, mariage arrangé avec de riches nobles, voir même avec des rois célibataires. Ils étaient rares, mais il en existait encore. Après il y avait aussi les héritiers. M’enfin, c’était une autre époque, j’avais bien évolué aujourd’hui – bien que je ne sois pas contre une petite (grande) rentrée d’argent.
Je fronçais les sourcils alors que Brewal se moquait éperdument de son ancien adversaire qui devait souffrir sa maman. Un perdant, c’était comme ça qu’il le qualifiait, et il n’exprimait absolument aucunes empathies. Plus exactement, il semblait se considérer bien supérieur au dénommé Alzarde. J’eus un sourire mauvais. Puisque c’était comme cela…

Sans crier gare, je levais ma jambe et j’écrasais mon pied sur la tête de Brewal avec force, l’enfonçant dans le sol. On va bien voir comment il allait réagir en se mettant à la place d’un perdant ! J’avais bien hâte de pouvoir le tester. Toujours gardant mon pied sur sa tête ainsi que mon sourire mauvais, je repris alors la parole, mesquine.

« Tu t’en sens fier p’t’être, » commençais-je en mettant un peu plus de force dans mon pied. « Ok, Serpillère, je vais t’apprendre les bonnes manières. Commences donc par te lever quand tu parles à quelqu’un. »

Moi, donner des leçons ? C’est Miyäck qui s’étoufferait avec son thé aux herbes plus-que-douteuses. Pire encore, je crois bien que la chef de l’ordre manquerait de faire une crise cardiaque si elle m’entendait, puisque j’ai toujours été d’un caractère difficile et rustre. Ce qui se ressentait actuellement.
Je lui donnais donc l’ordre indirect de se lever, et ce malgré mon pied qui l’écrasait à terre. Je me demandais bien comment il allait se débrouiller, et bien que je doute qu’il concède à mon ordre, il tenterait certainement de se dégager ne serait-ce que par fierté. Du moins semblait-il être d’une grande fierté.

« Allons très cher, montres moi que tu ne sers pas qu’à passer la poussière, si fort puisses-tu être. Divertis-moi encore un peu. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t9764-anaelya

Sales Gosses

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Royaume d'Émeraude :: Cité d'Émeraude :: Le château :: La grande cour-