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Priez pour les oubliés [PV Apollo]

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Aëva
Administrateur - Élève
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Rôle : Espoir d'Irianeth
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MessageSujet: Priez pour les oubliés [PV Apollo] Lun 24 Avr - 4:21



"À quoi sert un dieu si lui-même ne sait ? "


An 1264  mois 2

J'étais à la forteresse avec ma mère aujourd'hui. Des affaires concernant son écuyers semblait-il. Bien qu'elle savait que je devrais la quitter quelques temps pour la laisser travailler, elle m'avait tout de même demandé si je voulais l'accompagner. Elle me savait fasciné par la vie qui alimentait la forteresse. Je devais avouer que cette agitation ravivait en moi une certaine nostalgie dont je ne pouvais me défaire. Probablement était-ce des souvenirs d'une vie passée dans les cieux. Il fallait dire que vous vivions une maison recluse dans la forêt noire. La vie était plus naturelle et équilibré. Elle suivait un cours sans jamais être troublé. Il y avait une paix certaine qui me rappelait le calme des dieux, mais il n'y avait pas ce bourdonnement si particulier. C'était dur de décrire à un mortel qui n'avait jamais connu rien de tel. Et puis, il y avait ses mots qui me manquait.

Quoi qu'il en soit, du haut de mes cinq années en tant que mortel, j'apprenais et mes parents m'inculquait l'autonomie. Chose que j'appréciais comme je désirais acquérir ma liberté. Elle ne serait certes jamais plus comme avant, mais je désirais pouvoir vivre sans dépendre d'autrui. Je voulais pouvoir accomplir par moi-même et pour les autres pour les remercier de tout ce temps où j'avais ravis leur service par mon incompétence. Marcher sur les traces de mes parents pour les honorer m'avait semblé une bonne idée. Toutefois, la magie me faisait défaut. Même si mes parents espéraient me voir suivre le chemin de mes sœurs, je me savais condamné par Parandar. Sveter veillait, j'en était sur, à ce qu'aucun gramme de magie ne m'approche. De mes nombreuses visites à la forteresse de Pikay, j'avais fais la découverte de bien des couloirs. S'il y avait un endroit que je n'avais pas encore vu, c'était qu'on ne m'en avait parlé que récemment. Je n'avais jamais voulu entendre parler de dieux et d'êtres céleste. J'avais des difficultés à tolérer ce surnom affectif dont me gratifiait ma mère depuis ma naissance: ma déesse. Il me répugnait. Ainsi, même si mes sœurs avaient tenté de me parler de ce lieux, je n'avais rien ouïs. Mais accompagner du mot lieu culte saccagée, mon attention s'était faite plus grande.

Mère avait dit que sous le règne de la défunte Impératrice Lou, la religion avait été mis à mal. Elle avait mis fin au polythéisme et le temple du pays avait été condamné. Privé ainsi de lieux de prières, le peuple s'était tourné vers leur souverain. Le couple impérial avait fait énormément de choses dès leur couronnement. Ils avaient acquis l'admiration de leur peuple. Ce dernier avait déifié en quelque sort le couple. Les vénérant un peu comme des dieux ou plutôt comme étant des envoyés des dieux. Je devais avoué que c'était bien joué. L'histoire racontait comment ce peuple avait soudainement acquis plus de civilité. La modernité avait débuté dans ce royaume de barbares.

Les panneaux de bois qui avaient servis jadis à bloquer l'endroit avaient perdue leur utilité. On avait retiré certains et d'autres pendaient permettant de les mouvoir. Même si l'Empereur avait permis de nouveau la vénération des dieux, il n'avait rien investis pour la remise en état du temple. Les flambeaux n'étaient même pas entretenu jusqu'à la fin des escaliers. Mes yeux oranges légèrement écartés sur le côté de mon visage m'avait permis de garder une vision adéquate. Mes sens de Berserks, que j'apprenais encore à maîtriser, me permettaient de me repérer dans ce lieu jusqu'à là inconnu. Je pénétra à l'intérieur après avoir passé sous une planche trop haute pour que je ne l'enjambe. Je secoua ma robe de quelques coups pour dégager la poussière qui s'y était collé. Elle se terminais à mes genoux. Trop courte pour cacher l'angle impossible de mes genoux, elle était bleu avec une petite dentelle dans le bas. Un cadeau de ma tante. Comme la forme de mes jambes m'empêchait de porter les jolies bottes des marchants de la forteresse, je me contentais de chaussons et de collants. Je savais les regards  posé sur moi, mais ses traits uniques à mon totem étaient trop utiles pour qu'ils m'encombrent. Je n'avais pas de désire quant à l'idée de fréquenter la noblesse du continent Noire. L'avis des autres m'avaient si souvent handicapé par le passé. Je n'avais nulle besoin de ce fardeau dans cette vie... Parandar m'en avait imposé bien d'autres. Mon regard observa les débris autour de moi. Il me fallut un certain temps avant de réaliser qu'il s'agissait de statue que l'on aurait jeté au sol avec violence. Un rire m'échappa lorsque je reconnu un visage déconstruit éparpillé ici et là.


- Ha ha! Ma pauvre Esyll, je t'ai connu plus ravissante que ça. Quel mine terrible tu as! Mais ne fait pas cette tête. Personne ne peut te voir ici dans la noirceur. Ha ha!

J'enjamba son avant-bras et avança plus loin. Plus rien ne tenais debout. Aucune statue n'avait été épargnée. Elles étaient toutes tombé. Certaines avec plus de violence que d'autres. Certains visage étaient reconnaissables encore m'arrachant un sourire ici et là. Quelle vision agréable. J'éprouvais une certaine satisfaction à contempler ce désastre. Nulle chance que je tombe sur ma propre personne ou sur celle de Behemoth. Cela m'aurait fait perdre mon sourire, il en va de soit.

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