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Hier une cage, aujourd'hui un ciel. Je fais des progrès

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Izékielle
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MessageSujet: Hier une cage, aujourd'hui un ciel. Je fais des progrès Dim 16 Avr 2017, 13:58

Une fine pluie tombait sur Irianeth depuis deux jours et bien entendu, ces lieux n’étaient pas épargnés. Le niveau d’eau des marécages avait monté, mais il n’y avait rien d’inquiétant pour la Sorcière qui avait depuis quelques années sa propre demeure en hauteur. Fini la vie à la Forteresse, bien que ses appartements s’y trouvait –Ainsi que quelques petits serviteurs pour la tenir au courant-. Non, La majorité de ses effets se trouvaient maintenant ici, ainsi que ses divers livres, recueils, potions, etc. Pourquoi les marécages? Franchement, qu’elle stupide question. C’était le meilleur endroit sur tout Irianeth pour y vivre. Personne n’y venait et si tel était le cas, personne ne s’aventurais bien loin. Sa demeure étant surélevé, il fallait déjà savoir où regarder pour la trouver. De plus, ici, les Monstres rôdaient librement et l’ont disais que c’était l’endroit de prédilection pour toutes les cratures étranges. Voilà qui était tout à fait au goût de la fille du Dieu des Monstres et des Ténèbres.

Plus le temps passait et plus la majorité des autres êtres vivants l’insupportait. C’était à ce demandé si elle avait eu une conversation digne de ce nom avec qui que ce soit depuis la mort de Danaël. Maintenant qu’il n’était plus là pour l’énervée, elle pouvait laisser libre cours à son… Ennui. Le salaud. Il avait bien raison, avant de mourir: Son imbécilité lui manquait. Qui l’eut cru. Dans tous les cas, c’était sans doute qu’il était le seul à bien que la craindre, s’amuser –ou pas- à lui tenir tête, ce qu’elle devait avouer apprécier, même si cela l’irritait à la fois. Quel pouvait être ambivalente lorsqu’elle s’y mettait…

Dans tous les cas, elle était à l’extérieur, plutôt loin de sa petite demeure qui en fait ressemblait plutôt à une grande cabane, que l’on pourrait même considérer luxuriante. Enfin, comparé à une cabane. Cela lui convenait parfaitement. C’était intime, douillet et tout à fait hors de la porter des autres à moins d’être muni d’une paire d’aille ou de savoir léviter. Et bien entendu, ce n’étais pas tout… Oh non. Izékielle n’avait jamais aimé les curieux, alors elle c’était organiser pour qu’il n’y en ai pas. Personne ne pouvait entrer chez elle sans son autorisation, sans risquer fortement d’y perdre la vie, ne serait-ce qu’une bonne quantité de sang, assurément.

La jeune Sorcière aillé s’occupais d’un Woolan qui avait été attaqué il y a quelques semaines par des soldats de l’Empire lors d’une escapade trop prêt des marécages. Ceux-ci, idiots comme ils étaient, croyaient alors que cette pauvre créature sortant de l’ordinaire bien entendu, était monstrueusement sanguinaire et ils avaient donc tenté de l’abattre. Ce qui était désolant pour la jeune Maître-Magicienne, était que le petit de celui-ci n’avait pas survécu. Ce qui bien entendu, l’avait mis dans un état plutôt… Colérique? Elle c’était rapidement chargé de faire payer cet affront à ses hommes, peu importe qu’ils appartiennent à l’armé de l’Empire ou non. Qui retrouverait des corps dans le fond d’un marécage, de toute façon? Ils avaient rapidement servis de nourritures pour toutes créatures chanceuses ayant tombé dessus, ce qui somme toute, ne fut pas bien long en soit. C’était pratique, cela effaçait toutes traces de ses méfaits.

Une fois le feuillage jaunâtre de la créature retirer sur son dos, puisque celle-ci ne s’occupais que très peu d’elle-même, visiblement emprise avec une sorte de deuil pour son petit, Izékielle choisi de s’éloignée encore un peu, question de profité de ce temps afin de cueillir quelques champignons pour un poison qu’elle voulait confectionner de nouveau afin d’en garder en réserve pour y tremper ses lames. Cela faisait un bon moment qu’elle n’avait pas eu de mission, mais d’un autre côté, suite à son dernier… Entretien avec l’Empereur, elle doutait fort qu’on la sollicite afin d’aller sur Enkidiev, l’ont avait visiblement trop de crainte qu’elle fuit, comme si l’on croyait sincèrement qu’on pourrait l’en empêcher si telle était son idée. C’était mignon. Dans tous les cas, elle avait eu vent de sa mort à Zénor et il fallait avouer qu’elle était curieuse quand à cette fameuse Chef des Chevaliers vert qui lui avait enlever la vie. Ainsi donc, le fameux Empereur d’Irianeth, dit si fort et puissant avait été tuer d’une simple lame par une simple mortelle. Elle hésitait entre l’envie d’aller félicité la pauvre folle qui ne c’était pas enlever la vie juste après, ou la libéré, juste pour la remercier de l’avoir débarrassé de cette épée de Damoclès qui pendait depuis trop longtemps au-dessus de sa tête et celle-ci n’avait pourtant qu’un seul nom: Ryan.

La brume qui déjà était toujours présente en ces lieux étaient beaucoup plus épaisse vue la pluie qui tombait. Le temps était frais, ce qui laissait ce fin nuage blanchâtre s’étendre sans doute sur des kilomètres, se rendant sans aucun doutes dans la Forêt Noire, si ce n’étais pas dans toute sa totalité. C’est donc une vision suspecte que lui envoya l’un des monstres, un humanoïde qui attira l’attention de la Sorcière. Oh? Bien que l’envie de s’en débarrassé lui passa par l’esprit, celle de s’amuser à ses dépens était bien plus présente. Un messager? Possible, mais totalement ridicule, sachant que le Sorcier en Chef pouvait communiquer avec elle par la pensée. Elle ouvrit donc ses ailles silencieuses et en un tourbillon de brume, celle-ci éleva son bouclier des ténèbres afin de ne plus être repéré. Curieuse et envieuse de s’amuser avec celui ou celle qui avait osé s'aventurer ici.


[Ceci n'est PAS un poste libre. Si quelqu'un veux y posté. Veuillez me le demandé préalablement SVP.]
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Edwing
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MessageSujet: Re: Hier une cage, aujourd'hui un ciel. Je fais des progrès Dim 30 Avr 2017, 19:52



Les marécages. Un endroit mystérieux et peu connus du commun des mortels. Peu osaient réellement s’y aventurer et seuls les sots y allaient sans guide. De nombreuses créatures y rodaient sans cesse. Même le plus entrainé des chevaliers de l’Empire n’aurait fait l’erreur d’y aller seul ou sans équipement. En cette demeure pourtant si inhospitalière se trouvait une femme. Jeune et belle selon certains, monstrueuse et cruelle selon d’autres. Edwing se moquait bien de sa réputation. Tout comme il n’avait non plus que faire de l’affection que les gens pouvaient bien lui porter. Que valait l’avis de vulgaires insectes après tout ? Izékielle était différente. Cette jeune maître-magicienne avait un avenir prometteur. Qui plus est, son géniteur était un Dieu que la Folie aimait particulièrement bien. Se pencher sur le cas de la demoiselle lui avait donc semblé être naturel. C’est mué par cette envie d’en découvrir plus à son sujet que l’être céleste avait prit la direction de cet immonde bayou.


L’air grognon, la divinité sous les traits d’Eknos, le noble d’Irianeth, tentait de se convaincre que venir avait été une bonne idée. Cela ne lui semblait vraiment pas si évident. Cette femme valait-elle toute la peine qu’il endurait pour aller la voir ? Edwing espérait pour son bien que ce serait le cas. Il détestait perdre son temps, malgré le fait qu’il en dispose de manière illimitée. Agacé, Edwing peinait à avancer dans la gadoue. Ses bottes luxueuses ne tarderaient pas à rendre l’âme. Quant à l’état de son costume trois pièce fait main, il faisait vraiment peine à voir. Pour ne rien arranger, sous l’effet du vent, et de la pluie, même sa coupe de cheveux n’avait plus aucun sens. Le noble Eknos de l’Empire avait bien perdu de son charme en venant dans ces maudits marécages. Cherchant à faire taire son exaspération, il sortit une cigarette qu’il alluma promptement. Paupières closes et immobile, il laissa échapper un râle de plaisir quand la fumée se mit à sortir de part ses narines. Bon sang que cela lui faisait du bien.


Alors qu’il avait repris la marche depuis peu de temps, Edwing sentit la présence de sa proie non loin. Elle l’observait. Tout lui indiquait que la femme pensait être en train de l’épier impunément. Après tout, aucun mortel normalement constitué n’aurait pu la trouver. Mais la Folie était loin de ces insectes répugnants. Conformément à son camouflage, il fit mine de ne pas l’avoir remarqué et continua de marcher un peu. Son énergie magique était parfaitement dissimulée, Izékielle devait penser qu’elle faisait face à un simple humain. Humain qui serait certainement exécuté par ses soins d’ici peu de temps. Quelques minutes plus tard, un léger craquement de branche résonna proche d’Eknos. Assez proche pour qu’il puisse faire semblant de l’avoir remarqué, même pour un simple mortel. Lentement, l’intrus se tourna vers une ombre perchée dans un arbre. Tel un ange de la mort, Izékielle dominait sa proie.


Contrairement à ce qu’il aurait put penser, elle n’avait pas l’air menaçante. Elle le scrutait d’un regard doux, innocent, presque angélique. De ce qu’Edwing savait d’elle, il était aisé de comprendre qu’il ne s’agissait là que d’une ruse. Impossible qu’il se soit trompé à ce point sur son sujet. Elle jouait avec lui ou bien le testait. Il ne tarderait pas à le savoir. Toujours farouchement ancrée dans la peau de ses fausses identités, Edwing usa de ses pouvoirs pour changer sa personnalité. Agissant de la sorte il ne faisait plus semblant d’être Eknos, il l’était réellement. Du moins, le pensait-il. En grand ponte qu’il était, le noble posa son regard intense dans celui de la magicienne. Respectueux et un brin trop formel, il fit une belle révérence pour saluer la femme.


« Belle et gracieuse jouvencelle,
Laissez moi vous dire si je l’ose,
De part ma plume ou bien ma prose,
Combien votre beauté m’ensorcelle. »



Un sourire franc illumina les traits du noble qui prenait une grande inspiration a la fin de son court poème. L’instant d’après il crachait une large colonne de fumée blanche, tel un dragon des temps anciens. Mauvaise habitude que de fumer, malheureusement il ne pouvait s’en passer. Pas plus que de l’effet que cela donnait. Révérencieux, Eknos posa le poing gauche sur sa hanche dans l’attente d’une réponse de la femme. Dans moins d’une minute elle serait à ses pieds et il aurait grand plaisir à la dévêtir. Une demoiselle belle et sauvage avec des ailes de monstre. Voilà une proie qu’il voulait accrocher à son tableau de chasse. Après tout, n’était-il pas le plus grand poète d’Irianeth. Le Casanova de l’Empire...

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Izékielle
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MessageSujet: Re: Hier une cage, aujourd'hui un ciel. Je fais des progrès Lun 01 Mai 2017, 00:47

Se déplaçant en silence, il ne lui fallut qu’une ou deux minutes tout au plus pour atteindre l’intrus que ses mignons avaient repéré pour elle. L’homme était totalement seul et les accoutrements qu’il portait en ses lieux faisaient tache tout comme sa personne entière, en fait. Elle était presque déçus de n’y voir là qu’un simple idiot pour s’aventurer en ces lieux sans ne serait-ce que la moindre épée accrocher à sa taille. Ses bottes étaient souillés, ensevelie par cette typique texture que la grande majorité trouvait répugnante. Trempé de la tête au pied et les cheveux en bataille, il n’avait l’air de strictement rien, si ce n’était que d’un pauvre chien errant en bel apparat.

Que venait-il donc faire ici? Il semblait se diriger tout droit vers sa demeure. Savait-il au moins où est-ce qu’il se dirigeait? Un fin sourire naquit sur ses lèvres. Carnassier. Celui-ci sembla choisir de prendre une petite pause, allumant ce qui semblait être du tabac. Cela ne saurait guère l’aider en vue du trajet qu’il avait sans doute fait, tout comme celui qui lui restait à faire, si tant bien est, qu’il comptait se rendre à sa demeure. Elle n’aimait pas cette intrusion, c’était un fait. Son visage ne lui disait strictement rien et ses prunelles turquoise détaillaient l’inconnu, cherchant réponses à ses nombreuses petites questions. Elle prit aussi la peine de le sonder. Rien. Trop rien. Si ce n’étais qu’un petit Noble sans le moindre intérêt. Qu’il fût un paysan n’aurait strictement rien changé à ses yeux. Ils étaient tous pareil: Pathétique.

Lasse de son inspection visuelle, elle finit par se poser sur une branche afin de s’y assoir. Ses fines jambes pendant dans le vide, elle laissa tomber son bouclier tandis que l’homme tournait la tête en sa direction suite au bruit qu’elle avait engendré par exprès. Elle n’était tout de même pas empotée. Voyant qu’il la regardait, sa tête s’inclina légèrement de côtés. Comme si cela l’aiderais d’avantage à transpercer son âme. Extérieurement, sans doute que cela lui donnait ce typique air innocent, qu’on lui donnait souvent lorsque sa réputation ne la précédait pas. Il fallait dire qu’elle était consciente que sur Irianeth, les jeunes femmes aux ailles de chiroptères et à la chevelure particulière ne courait pas les rues. Son regard ne semblait pourtant pas effrayer, alors qu’il le devrait. Cela l’irrita légèrement, mais ce n’étais qu’une question de temps.

Alors qu’elle allait ouvrir la bouche, lui sommant d’une voix mielleuse probablement, de décliner son identité, l’homme la devança. Il lui offrit préalablement une révérence qui lui fit arquer un sourcil. Ce n’était pas pour lui déplaire, mais ses propos la laissèrent légèrement perplexe. La prenait-il pour une simple petite roturière sans la moindre valeur? Une stupide petite jouvencelle? C’est tout? Qu’elle insulte. Lorsqu’il eut fini de jouer la comédie, elle se contenta de laissé échapper un gloussement aux saveurs mesquines. Il ne pouvait visiblement pas connaître le sort du dernier qui avait osé la prendre pour une idiote.

-Gardez vos belles paroles pour les petites paysannes jouvencelles ou les catins, très cher. Je doute que vous soyez venu jusqu’ici dans l’unique but de me sortir ces phrases totalement sans effet sur ma personne.

Elle le fixa de son regard perçant un moment. Était-il souffrant? S’il avait bien réussis une chose, c’était peut-être de piquer sa curiosité. Il y avait sans doute une raison plus intéressante à sa présence ici, non? Même pas? Autrement, il serait probablement déjà mort, mais il était comme une petite brebis égarée, laquelle elle pourrait se saisir sans la moindre difficulté. Si bien était, qu’une pointe de méfiance monta en elle. Depuis qu’on avait tenté de la faire plier par la force et qu’elle avait retourné le pouvoir de l’Empereur contre lui-même afin de ne pas tout simplement finir la tête coupé ou pire encore, emprisonner comme un vulgaire rat d’égout, Izékielle était d’avantage méfiante. C’était un fait. Elle n’aimait pas qu’on l’approche. Aucun mortel ne méritait sa présence, si ce n’était peut-être que Sehnsuch, puisqu’elle était la prêtresse de son père et qu’elle avait fait ses preuves, mais pour le reste, ils étaient tous d’un ennui… Alors… Il devait déjà se considéré heureux qu’elle n’ait pas fondu sur lui sans plus de cérémonie. Elle désirait ne pas avoir à le regretté, mais les gens avaient le don de l’exaspérée. N’étais-ce pas aussi pour cela qu’elle c’était éloigné de la cité? Elle n’appartenait pas à leur monde et cela lui convenait très bien.

-Alors, qu’êtes-vous venu faire ici et ne me mentez pas. J’exècre lorsqu’on me ment et d’avantage lorsqu’on me fait perdre mon temps. Je suis persuadée que vous avez assez de jugeote pour comprendre cela, n’est-ce pas?

Il devait forcément y avoir quelque chose d’autre derrière ses belles paroles inutiles. C’était trop imbécile pour que ce soit simplement cela. Le cas contraire, elle en serait fortement exaspérée et bien qu’elle désire prendre son temps, sa mort serait sans doute trop rapide. Cela lui manquait d’aspirer la vie. N’ayant toujours pas détaché son regard de l’intrus, elle descendit de son perchoir, se laissant planer gracieusement jusqu’à lui pour refermer ses ailles ébènes dans son dos. Elle plongea son regard dans les prunelles de l’étranger et s’avança d’un pas, étirant délicatement sa main en sa direction afin de déposer le bout de ses doigts fins sur son épaule. Évidemment qu’elle ne désirait pas attendre une réponse, elle comptait bien trouver la vérité elle-même entre temps. Elle n’avait jamais été des plus patientes. Ainsi donc, elle le contourna, laissant ses doigts glissé le long de ses trapèzes pour rejoindre l’autre épaule. Revenant devant lui, elle frôla son cou et remonta le long de sa mâchoire, refermant ses doigts sur son menton, faisant fi de sa barbe. Il ne semblait avoir aucune magie à lui dérobé. Un simple Noble mouillé et misérable. Aucun ordre, ni même un message. Rien qui ne justifiait sa présence ici. Aucun intérêt. Pourtant, il semblait avoir de l’énergie à revendre et ça, c’était curieux, mais étais-ce suffisant pour elle? Elle le relâcha.

-Je vous écoute.

Suicidaire? Elle en doutait fort. Elle ne percevait pas ces ténèbres et cette obscurité qu’elle appréciait tant de l’âme en lui. Ce désespoir. Son visage était totalement dépourvu d’émotion. Elle n’avait pas encore totalement entamé son jeu. Il y avait quelque chose dans ce qu’elle avait absorbé qui lui était légèrement familier. Un petit arrière-goût sur lequel elle n’arrivait pas à mettre le doigt. Il semblait trop stupide pour l’être réellement, tout comme elle savait se faire tout aussi innocente lorsqu’elle y mettait du siens, mais là, pas vraiment. Elle voulait lui faire sentir qu’il avait peut-être fait une lamentable erreur en rampant jusqu’ici tel un insecte, mais pas trop. Laisser planer le doute, juste un peu.
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Edwing
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MessageSujet: Re: Hier une cage, aujourd'hui un ciel. Je fais des progrès Lun 01 Mai 2017, 11:42



Le séducteur de l’Empire qui se pensait tellement irrésistible n’avait pas la moindre idée du sort qui pourrait vite lui être réservé. D’un simple mouvement, Izékielle n’aurait eut aucune difficulté à lui ôter la vie. Malheureusement pour lui, voilé dans son ignorance et sa haute estime de lui même, il restait aveugle face à la situation. Eknos se trouvait dans l’une des zones les plus inhospitalières au monde et il ne pensait qu’à une chose: se farcir l’inconnue face à lui. Vive et rapide, elle ne lui laissa cependant pas l’occasion de fantasmer bien longtemps. A peine commençait-il à admirer ses courbes qu’elle fusait à son encontre., juste après l’avoir sévèrement rembarré pour son laïus.


De la plus belle des manières, l’inconnue plana vers le noble. Subjuguée par sa grâce et sa beauté, il manqua de se disloquer la mâchoire. Sous l’effet de ce magnifique spectacle, l’homme en fit même tomber sa cigarette de ses lèvres. Tandis qu’elle continuait de s’approcher, il restait muet. Un léger fumet s’échappa de sa bouche quand elle le toucha. Ce contact le fit tressaillir. Elle n’était visiblement pas si farouche pour déjà entrer en contact avec lui. Pourtant, il n’arrivait pas à s’en réjouir. Quelque chose en cette femme l’intriguait. Comme si elle n’était pas normale. Lentement, elle le contourna pour revenir face à lui. Sa douce paume vint finalement lui enserrer le menton. Que cherchait-elle à faire ? C’est là qu’il eut un déclic. Il la sentit venir en lui, elle le sondait. Dommage pour la belle jouvencelle, elle n’apprendrait rien. Ses pouvoirs avaient beau être imposants, ils n'étaient rien face aux siens. Intérieurement, Edwing riait, toujours dissimulé derrière les traits du poète.


Le visage vide de la moindre expression, Eknos se baissa pour ramasser sa cigarette. Souillé par l’humidité du sol ainsi que la boue qui s’y trouvait en masse, elle s’était éteinte. Il la retira du porte-cigarette pour en placer une nouvelle, qu’il alluma dans la foulée. Il avait besoin d’avoir de la fumée dans les poumons pour se sentir bien. Face à lui, la femme continuait de l’observer. Elle avait tout d’un terrible prédateur prêt à jouer avec sa proie. Tel un félin, elle semblait bien disposée à s’amuser. Semblant oublié subitement la présence même de la chasseresse, le noble posa la main sur son menton et commença à se gratter la barbe sans cesser de fumer. Pensif, il se tourna d’un quart de tours, ignorant complètement son interlocutrice.



« Hum. Non ce n’est point cela. Je suis loin de l’effet. Palsambleu, il me faut trouver mieux. Peut-être si... Oh ? »



De sa main libre, il sortit rapidement un petit calepin. Gardant sa cigarette entre ses lèvres, Eknos se mit à écrire quelques lignes. A peine quelques lignes écrites qu’il en raya la moitié pour recommencer la même manoeuvre une dizaine de fois. Soudainement satisfait, il offrit un large sourire à la femme en se retournant de nouveau vers elle. Il devait ravir son coeur, c’était le bon moment. Posant lentement un genou à terre, il offrit à la jouvencelle son regard de braise, dans l’espoir de faire fondre sa carapace.



« Votre beauté, en mon âme troublée,
Sème bien vite, je vous le dis,
Les graines d’un doux paradis,
Qu’en votre compagnie je veux partager.

Laissez moi, Ô ma mie, ma dulcinée,
Bien maladroitement vous montrer,
Combien je saurai faire de vous,
Le plus beau de tous les bijoux. »




Certain d’avoir conquis la belle avec ces quelques paroles, le poète de pacotille souffla une petit volute de fumée. Lentement, sa main se mit à avancer vers celle de la femme qu’il courtisait. Il voulait s’en emparer pour la couvrir d’un doux baiser. En aurait-il seulement le temps ? Rien n’était moins sûr, car au fond de son regard, un oeil avisé aurait bien vite discerner l’exaspération monter en elle.



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Izékielle
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MessageSujet: Re: Hier une cage, aujourd'hui un ciel. Je fais des progrès Lun 01 Mai 2017, 22:43

Elle se sentie alors profondément irrité de voir que son interlocuteur, cet intrus, cet insecte ingrat, osait lui tourner le dos sans prendre la peine de répondre à ses questions. Le faisait-il exprès? C’était assuré, on ne pouvait pas être autant dépourvue de jugeote et être encore vivant, surtout dans l’Empire que ce soit en ayant le titre de Noble ou pas. C’était une fatalité. Il se jouait d’elle assurément et elle n’avait donc plus envie de perdre son temps. Aucun. Tout ce qu’elle désirait, c’était de voir sa bouche se gorgée de sang, la frayeur dans ses yeux sous ses derniers hoquets. Voilà une vision qui aurait tôt fait de lui rendre sa bonne humeur.

Il est tout de même fort curieux de le voir griffonner sur un petit calepin alors que la pluie s’abattait sur ses feuilles. Avait-il vraiment besoin de faire cela, là? Elle croisa les bras sur sa poitrine, puis inclina de nouveau la tête sur le côté. Elle observait son échine avec une envie non dissimulé, ce demandant si elle lui broyait la nuque ou si elle l’égorgeait tout simplement. Mmmhh… Elle avait encore envie de goûter à son énergie, juste question de voir si elle n’avait pas une soudaine illumination. On l’avait parfois mise en garde, lorsqu’elle était plus jeune sur le fait d’être trop gourmande, mais que cela se retourne contre elle? Elle n’y croyait pas vraiment et puis elle avait beaucoup plus intéressant à faire que de commencer à s’inquiété d’une telle éventualité. Si elle commençait à craindre tout et n’importe qui, elle ne vaudrait assurément pas mieux que ces imbéciles. La peur, elle ne la connaissait pas vraiment. De toute façon, elle ne faisait pas vraiment partie de ses centres d’intérêt, sauf lorsqu’elle la provoquait chez les autres. Oh, là, elle s’en délectait.

Un peu perdue dans ses idées légèrement macabres, elle se surpris à se rendre compte qu’elle était tout de même rester planté là, ratant la chance de lui foncer droit dessus, mais bon. Il était coincé. Il n’irait pas bien loin de toute façon. Ça en était terminer pour lui à moins que ce qu’il avait à lui dire était digne d’intérêt? Elle en doutait fort cependant. Et puis, que voulait-il dire par ‘’loin de l’effet’’? Croyait-il vraiment pouvoir la culbuté, comme ça? Elle? C’était… Fort misérable de sa part. Elle n’avait jamais ouvert les jambes pour un mortel, si ce n’était que dans le but de mieux le tuer. Elle avait eu de ces jeux étranges lorsqu’elle fut gamine. Il fallait avouer qu’à Perle, tuer le premier venu n’étais pas bien vue. Déjà, on la voyait comme une abomination, si de surcroit ont l’aurait surprise à commettre un meurtre, elle aurait sans aucun doute été forcée de faire un massacre, ou de fuir. Ce qui n’était pas une option pour elle. Et puis, cela avait été tout de même assez amusant de jouer les petites brebis. Les hommes étaient si faciles à manipuler. Ils ne leur suffisaient que d’un visage aux traits innocent, une constitution frêle et de voir un peu de peau pour perdre leurs moyens. C’était pathétique. Peut-être avait-elle appris avec le temps à se la jouer un peu provoquante maintenant avec ses tenues bien souvent légère, mais elle ne voyait pas pourquoi elle devrait dissimuler ce qu’elle était. Ni non plus s’encombrer de robes bouffantes des plus grands couturiers. Elle n’avait pas besoin de grands apparats. Ses courbes n’étaient pas extravagantes, voir même plutôt discrète. Elle était sombre et ceux qui la voyaient belle étaient sans doute tous maudit. Car ils ne la toucheraient jamais. Et si parfois elle ne réalisait pas les regards sur elle, c’était parce-qu’elle n’y pensait même pas. Combien de fois aurait-elle dû remarquer ces regards alors qu’on lui cherchait tant cette humanité absente en elle?

L’intrus ce retourna finalement en sa direction un large sourire –d’imbécile- peignant son visage et lorsqu’il mit un genou dans la boue, elle dû s’avouer apprécier ce geste. Et s’il avait gardé la bouche close, peut-être aurait-elle été miséricordieuse envers lui en lui offrant une mort rapide et sans douleur, peut-être même n’aurait-il même pas réalisé qu’il venait de trépassé. Il était rare qu’elle offre ce petit cadeau… De toute façon non, il ne le méritait pas.

Et il ouvrit la bouche et ce qui en découla fut pire qu’en tout premier lieux. Assurément, cet homme était un pauvre crétin. N’avait-elle pas été claire? Il n’avait rien compris de ses mises en gardes non plus et visiblement, il avait volontairement choisi d’ignorer ses questions. Oh, elle n’avait pas l’intention de laissé ces affronts impunis et pourtant, il la regardait avec une pointe de fierté non dissimulé et sans la moindre crainte alors qu’il approchait doucement sa main pour prendre la sienne. Il la croyait si aisément vaincue? Et de quoi donc? Qu’elle grave erreur… Elle le laissa étrangement faire alors qu’un sourire, carnassier ce dessinait sur ses lèvres. Et il allait oser la toucher? Elle? Il croyait réellement pouvoir la souillée, comme ça, impunément? Lui?

Et lorsque sa main ce saisi de la sienne, elle le laissa y déposer un baiser, s’efforçant de ne pas afficher un air dégoûter. Oh, il n’était pas moche, si ce n’était que de cela. C’était tout le reste qui l’écœurait profondément, cette humanité, mais elle comptait bien en profité… Elle pouvait sentir l’homme à ses pieds jubiler et sincèrement, s’il n’aurait pas été aussi intense, peut-être en aurait-elle fait son petit chien, mais visiblement, il ne lui était d’aucune utilité. Il ne comprenait même pas le sens de répondre aux questions qu’on lui avait posées. Alors elle lui donnerait un ordre et sans doute serait-il trop occuper à relever les jupons d’une servante ou d’une putain sur son chemin. Il n’avait aucun contrôle et cela l’exécrait plus que tout, non seulement pour l’insulte qu’il osait lui jeter en plein visage, mais il la croyait visiblement bête et digne de rien. Ce qu’il était. Rien. Elle n’avait pas non plus de temps à perdre à lui faire son éducation. Elle en avait eu fort bien assez avec sa petite Apprentie qui c’étais de surcroit, tué bêtement. Elle s’avança alors d’un pas et déposa son autre main dans ses cheveux humides afin d’y glisser ses doigts.

-Voyez-vous cher… Inconnu. Je n’ai pas besoin de qui que ce soit, pour quoi que ce soit. De plus, je ne suis à personne, encore moins à vous peu importe ce rôle utopique que vous semblez vouloir me donner dans votre esprit embrouillé par la stupidité. Je suis déjà une magnifique création, vous n’y pouvez strictement rien. Vous ne feriez que me faire tâche.

Elle resserra sa poigne dans la tignasse de l’insolant à genou, le forçant à relever la tête vers elle tandis qu’elle libéra son autre main sèchement. Elle lui caressa la joue d’un mouvement étrangement doux, contrastant à merveille avec la poigne solide dont-il était pourtant victime. Évidemment, elle se gavait déjà sans la moindre retenu de toute l’énergie qu’elle pouvait aspirer tout en se délectant de l’avoir à sa merci.

-Je crois vous avoir mentionné que je ne suis pas des plus patientes et pourtant, vous avez préféré usé de vos dernières paroles pour tenter de m’enfoncer votre sale petite limace répugnante. Quel instinct primaire. Comme si je laisserais un misérable insecte poser la main sur moi sans en payer le prix de sa vie.

Elle avait toujours été au-dessus de ça. Elle n’avait d’ailleurs jamais ressenti la moindre envie pour qui que ce soit, si ce n’était que l’envie de faire souffrir, l’envie de vider… De leur énergie vitale –bien entendu-, l’envie de voir la frayeur dans leurs yeux et la vie quitté lentement leurs prunelles. C’était ça, qu’elle aimait. C’était tout ce qui la faisait réellement vibrer. Elle avait bien trop de haine et de colère en elle pour désirer autre chose de ces minables. À quoi pouvaient-ils donc lui servir, autrement? Elle était coincée ici en ce moment pour un temps encore indéterminé. Elle ne voyait pas en quoi cela en ferait une meilleure Immortelle, ni même encore une meilleure Déesse, si ce n’était que son exaspération pour ces crétins n’en était que plus grande. Elle serait Déchu avant même d’accéder à quoi que ce soit. Voilà ce qui semblait l’attendre. Comment certains Dieux faisaient-ils, pour supporter les mortels ainsi?... Oh, certes, ils n’étaient pas coincés avec eux. En effet. Elle en profitait donc, dès qu’elle en avait l’occasion, de semer ici et là quelques graines de chaos, mais malheureusement, personne ne semblait apprécier son magnifique art. On préférait la mettre de côté ou dans une mission, ont la surveillait d’un œil méfiant alors que pourtant, elle était sois disant dans le côté des plus puissants. Encore heureux. C’était tout de même touchant qu’ils réalisent qu’ils n’avaient aucun contrôle sur elle. Si elle restait un tantinet sage, voire docile, c’était bien pour Behemoth, ou pour les monstres. Il fallait bien que quelqu’un se salissent les mains et Sehnsuch n’était pas suffisamment à la hauteur pour cela.

Et pourtant, quelque chose clochais avec cet homme. Il n’avait même pas cligné des yeux encore alors que bientôt, elle ne pourrait plus lui aspirer la vie sans risquer la sienne. Son regard turquoise croisa alors ceux de l’étranger et, sans prévenir, elle enfonça chacune des extrémités pointu de ses ailles qu’elle avait étendu, les enveloppant, en plein sous chacune de ses omoplates, perçant alors ses poumons, mais atteignant surtout son cœur. Et là où elle aurait dû être satisfaite, ce fut plutôt une expression frustrée qui traversa ses traits. L’homme qui aurait dû pousser son dernier souffle, souriait toujours, comme s’il ne ressentait tristement rien. Izékielle retira alors sans ménagement ses poignards naturels et jeta un rapide coup d’œil à ses membres. Aucun sang. Cela n’avait alors rien avoir avec quelconque sorcellerie, enfin, pas celle chez les mortels. Cet homme avait été transpercé droit au cœur et était toujours debout. Il ne fallait pas être un érudit pour savoir ce qui en découlait.

Et s’il n’avait rien d’un mortel, alors c’était tout simplement qu’il ne l’était pas, bien visiblement. Elle aurait pu songer à un Immortel, mais elle en doutait fort. Il serait dès lors probablement reparti se ressourcer. Elle le savait, ce monde ne lui était pas si inconnu, mais elle savait aussi que sa connaissance y était tout de même infime comparé à toutes son immensité. Ainsi donc, elle faisait face à un Dieu et celui-ci ne lui était pas familier. Ses ailles se refermèrent dans son dos et un léger sourire indéchiffrable se dressa sur ses lèvres alors qu’elle recula d’un pas afin de s’incliner légèrement. Certains Dieux s’en fichais, d’autres prenaient cela très à cœur et ayant côtoyé son propre père qui était très pointilleux, Izékielle connaissait les bonnes manières.

-Qu’elle surprise…

Elle se redressa lentement. Elle se demandait bien à qui elle avait à faire, mais visiblement ce Dieu semblait aimer s’amuser. Il c’était certes jouer d’elle et il fallait préciser que cela ne lui plaisait pas, mais encore avait-il été une bonne chose qu’elle le repousse comme elle l’avait fait. Que pouvait-il vouloir pour quitter son domaine et venir ici jouer dans la boue? À prendre le rôle d’un misérable mortel, stupide et fou de surcroît? À sa connaissance, Behemoth n’avait aucun ennemi digne de ce nom. Il faisait même trembler certains Dieux et selon elle, si celui-ci s’en approchais, c’était qu’il ne le craignait pas. Alliance ou ambivalence? Elle préférait rester neutre pour l’instant soit, sur ses gardes. L’observant de la tête au pied, elle cherchais visiblement des indices. Son apparence pouvait être trompeuse, puisqu’elle savait que les être Célestes pouvaient revêtir presque tout ce qu’ils désiraient, mais elle ne connaissait pas grand Dieux qui semblait être attiré par le vice du tabac… Et visiblement par les échanges charnels. Si quelques noms traversaient son esprit, d'ont celui d'Edwing pour cette petite pointe de folie en ce mortel incarné, osé les prononcer et se tromper pourrait être perçus comme une insulte grave et elle devait avouer qu’elle n’apprécierait pas personnellement de se faire méprendre non plus. Elle ne craignait pas réellement les châtiments, mais elle ne cherchait pas non plus à l’insulté. Pour une fois qu’une personne supérieur à un insecte s’adressais à elle…

-Puis-je savoir enfin ce que vous me voulez réellement?

Après tout, les Dieux ne descendaient jamais sur les terres mortelles pour rien et celui-ci lui voulait assurément quelque chose pour être venu s'adressé directement à elle. Aussi bien aller droit au but.
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Edwing
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MessageSujet: Re: Hier une cage, aujourd'hui un ciel. Je fais des progrès Mar 02 Mai 2017, 15:55



Aucune résistance. Eknos avait donc gagné. La jouvencelle serait bientôt sienne. D’ici peu, il pourrait explorer les parties les plus charnues de somptueuse anatomie. A cette seule pensée, le noble laissa échappa un sourire béat. Ses lèvres déposèrent un doux baiser sur la main de dulcinée. Celle-ci s’avança et posa une main derrière sa tête. Sensuellement, du moins à ses yeux, elle laissa ses doigts filer entre ses cheveux. Ainsi donc elle voulait commencer les réjouissance maintenant ? Quelle coquine... Le poète ne se trompait jamais concernant le choix de ses cibles. Pourtant, il eut bien du mal à comprendre ses mots. Cela n’avait pas de sens. Soudain son emprise se resserra. Sa poigne de fer ne lui permettait plus de s’échapper. Que se passait-il ? Que voulait-elle par Parandar ? Pourquoi lui caressait-elle la joue maintenant ? C’était à n’y rien comprendre. Malgré son incompréhension, Eknos restait de marbre, comme s’il n’avait pas conscience de la gravité de sa situation.


Après quelques dernières paroles de la femme, le destin rattrapa le poète, une fois de plus. Aussi rapides que le vent, les ailes de la jouvencelle se déplièrent pour s'abattre mortellement dans le dos d’Eknos. Alors que les pointes touchèrent son coeur, il perdit la vie. Ce n’était pas la première fois. Ni la dernière non plus d’ailleurs. Frustrée et dans l’incompréhension, la sorcière retira ses membres mortels de sa proie. Toujours à genoux, Edwing était de retour. Face à lui, Izékielle s’écarta avant de le saluer par le biais d’une légère révérence. Elle était bien la fille de son père, nul doute là dessus. Mauvaise et pourtant tellement au fait des usages. S’il saluait son tempérament d’acier, le Dieu de la Folie se moquait pourtant de ses bonnes manières. Après tout, lui n’était pas connu pour être poli. Malgré tout, il appréciait son geste. Pour conclure ses salutations, la maître-magicienne posa une nouvelle fois la question la plus importante. Pourquoi un Dieu venait lui rendre visite ? Les traits de la divinité se durcirent. Il n’était plus Eknos. Tout en secouant vivement la tête, il soupira. D’un léger coup d’oeil, il regarda l’état de ses vêtements.


« J’avais parié avec les autres que ce minable d’Eknos ne tiendrait pas dix secondes face à toi. J’ai perdu mon pari, ça m’énerve... Au moins on le reverra pas de si tôt. »


Prêtant très peu d’attention à Izékielle, le Dieu tenta de se recoiffer, sans y parvenir. Le temps ne le lui permettrait via les moyens conventionnels. D’un claquement de doigt, Edwing se retrouva soudainement propre. Son costume était impeccable et ses cheveux bien en ordre. Le climat n’avait plus le moindre effet sur lui. D’un clignement de l’oeil, il fit apparaitre un large fauteuil derrière lui. Tout en s'asseyant royalement, il fit venir aussi une coupe de vin qui se remplit seule. Cigarette toujours allumé, il jaugeait la fille de Behemoth. Sa tête se pencha tandis qu’il expirait un peu de fumée.


« Tout comme toi, j’aime jouer. J’aime parier et m’amuser. Tu m’as diverti, fière engeance des ténèbres. Bien plus que je ne l’aurai espéré à vrai dire. Merci pour ça. »


Comme s’il était dans son domaine et non sur terre, Edwing dégusta une gorgée de vin. Bien qu’il méprise aujourd’hui les humains, il ne pouvait pourtant pas se passer de certains de leurs petits plaisirs. Paradoxal mais terriblement vrai. Tout en tendant la main vers son interlocutrice, il fit apparaitre un second siège.


« Installe toi fille de Behemoth. Mon nom est Edwing, Dieu de la Folie et de la Discorde. Je veux que nous parlions. »






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MessageSujet: Re: Hier une cage, aujourd'hui un ciel. Je fais des progrès Mar 02 Mai 2017, 23:49

À peine sa question fut-elle poser, qu’elle nota un changement dans les traits du Dieu qui lui faisait face. N’avait-il pas aimé sa question? Possible, mais elle restait toutefois légitime, alors elle attendit. Dans tous les cas, elle doutait fort qu’un Dieu ayant dans l’esprit de l’approcher, ne s’offusque aussi aisément par son caractère plutôt ambivalent, non? Ce serait bête. Dans tous les cas, celui-ci ne semblait aucunement lui tenir rancœur pour ce meurtre qu’elle avait commis en sa… Personne? Ou quelque chose comme ça, allé savoir. Bien. Elle n'avait pas envie de s'excuser. Il l'avait chercher. La Divinité pris finalement la parole et il fallait avouer qu’Izékielle en fut un peu étonnée. Un pari? Mmhh… Elle arqua un sourcil un moment, croisant ses bras et portant l’une de ses mains à son menton. Un pari… Voilà qui était… Intéressant? Alors c’est ce qu’ils faisaient durant ce temps? Il fallait avouer que lorsque le temps ne comptait plus, les choses devenaient sans aucun doute ennuyeuse.

-Mmhh… Vous m’en voyez désolée. Elle disait vraiment cela pour la forme, il le savait assurément. Sans doute que le fait de traîner en ce bas monde parmi les rats me ramollie un brin.

Elle l’observait tenter de replacer ses cheveux en vain. Bien sûr. Il pleuvait. Elle-même sa tignasse était écrasée sur sa tête, coulant sur ses épaules. La pluie ne la dérangeait pas, même si son corps était froid. C’était comme si elle ne la ressentait pas vraiment, ou bien qu’elle s’en fichait totalement, aller savoir. On ne lui avait jamais demandé. Quant au fait d’être ramollie, elle n’y croyait pas vraiment. Elle faisait encore une fois légèrement preuve de sarcasme. Tout le monde savait qu’elle détestait traîner sur terre. Même les mortels. Sa haine n’en était que décupler, d’ailleurs. Ils étaient si exaspérants pour elle. Elle aurait, en d’autre temps été plus brève sans doute, mais la vérité était surtout que son énergie l’avait intriguée et bien entendu, elle se jurait de garder en mémoire cette saveur Céleste. Sa main quitta son propre menton et elle l’observa brièvement, pour la rabaisser.

-Il faut dire aussi que j’avais noté une petite… Saveur particulière à l’énergie aspirée et cela avait un peu piqué ma curiosité.

Elle eut un bref sourire pour elle-même. Puisque de toute façon l’être Céleste ne la regardait même pas. Le Dieu claqua des doigts et en un rien de temps il fut bien plus présentable que l’apparence qu’il habillait préalablement. Ses cheveux semblaient sec, tout comme ses nouveaux vêtements au goût plus distingué, malgré que ce qu’il habillait quelques secondes plus tôt aurait été digne d’un Noble Tanieth, sans aucun doute –sans la boue et tout et tout-, il en avait changé totalement sa tenue. Il avait le souci du détail, visiblement. Un fauteuil était apparus et l’être Céleste s’y calla confortablement, prenant même une coupe qui était apparus dans sa main. Il gorgea ses poumons d’une fumée qu’il expira tout en l’observant. Bien entendu qu’elle soutint son regard. Cela n’était pas une question de tenir tête ou non, elle était simplement intriguée par ses manières fortes peu orthodoxes et en profitait pour le détailler.

Il prit alors de nouveau la parole, lui mentionnant qu’il aimait aussi s’amuser tout comme elle. En effet, il avait joué à la brebis et elle avait mordu dans l’appât à pleine dent. Cela la vexait un tantinet, mais d’un autre côté, elle savait qu’elle n’aurait eu aucune façon de le deviner, bien qu’à partir de maintenant, elle serait plus difficile à berner, mais sa curiosité avait toujours été un vilain défaut chez elle. Ainsi donc, il ajouta qu’elle l’avait bien diverti, plus qu’il ne l’aurait espérer et la remercia même. Et si encore une fois en d’autre temps cela aurait sans doute put l’irrité, elle préférait le prendre comme un compliment. Enfin quelqu’un d’autre qui appréciait son art. C’était plutôt flatteur, vue son interlocuteur.

Celui-ci tendit la main en sa direction et elle put remarquer qu’un fauteuil était alors apparu juste derrière elle. Elle n’avait en fait qu’à tout simplement choisir de s’assoir pour s’y installer, mais elle n’en fit rien sur le coup, écoutant plutôt les propos qui se joignirent au mouvement de son interlocuteur Céleste. Il lui demanda alors de prendre place, tout en se présentant et précisant qu’il voulait qu’ils discutent. Sans se faire prier, Izékielle s’assit donc, ouvrant ses ailles et les laissa reposer au-dessus de sa tête. La protégeant alors elle ainsi qu'une partie du canapé. Cela ne lui demandais aucun effort, bien entendu. Ses ailles avaient énormement d'utilité pour elle, tout comme celle de parapluie portatif. Elle tordit sa longue tignasse turquoise qu'elle laissa retomber sur ses épaules et déposa ensuite l’une de ses mains contre l’un des appuis bras, croisant gracieusement ses jambes. Ainsi donc, elle faisait bel et bien face à Edwing. Le Dieu de la Folie et de la Discorde. Elle ne put s’empêcher d’afficher un bref sourire en coin. Ce n’étais pas un domaine qu’elle connaissait énormément, mais il était à parié qu’elle le frôlait plus souvent qu’elle ne pouvait se l’imaginer. La Discorde. C’était un mot agréable à entendre. Ça sonnait un peu comme le Chaos. Chose qu’elle affectionnait particulièrement. Quant à la Folie, cela pouvait être relatif. Sur les autres, c’était toujours marrant. Bien qu’on l’est traité de folles à plusieurs reprises, elle ne considérait que ces mots lancé en guise d’insultes n’étaient qu’un signe de leur incompréhension la plus totale sur sa personne et non pas une réelle connaissance en soit en la matière. Pas plus qu’elle.

-Alors je vous écoute, Dieu Edwing.

Que pouvait-elle ajouter de plus? Le questionner d’avantage? Ce serait impertinent de sa part, mais si tentent. Elle se contenta donc d’attendre qu’il daigne prendre la parole, au moins pour commencer. C’était rare venant d’elle, mais il fallait avouer qu’elle savait parfois faire preuve de patience. Surtout lorsque son interlocuteur était digne d’intérêt. Que ce soit en mal ou en bien. Elle le saurait sans doute bien assez tôt.
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Edwing
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MessageSujet: Re: Hier une cage, aujourd'hui un ciel. Je fais des progrès Mer 03 Mai 2017, 16:35



Conformément à ce qu’il attendait, la maître-magicienne s’installa. Usant de ses propres ailes, elle fut en mesure de se cacher de la pluie tandis qu’elle se mettait à son aise. Edwing était bien content qu’elle ne cherche pas à discuter ses directives par simple et grossier esprit de fierté. Après tout, au vu de l’importance qu’elle semblait apporter aux différentes castes, ce n’était pas si surprenant. Izékielle assise, elle décida de soigner quelque peu sa coupe. Lentement, ses jambes se croisèrent. L’être céleste eut bien du mal à retenir un regard lubrique. De mémoire, il n’avait jamais eut l’occasion de partager le lit d’une tel créature. Pourquoi ne pas commencer maintenant ? Hum. L’idée était alléchante. Ceci étant, Edwing savait bien à quel point le père de la femme pouvait se montrer protecteur. Même avec le consentement de son interlocutrice, il y avait fort à parier que Behemoth pointerait le bout de son nez à peine voudrait-il s’approcher trop près d’elle. Tout bien pensé, ça ne valait pas le coup.


L’air livide, Edwing comprit qu’il était resté une longue minute sans voix à fixer le vide. La femme devait commencer à se demander ce qui se passait dans sa tête. Si seulement elle le savait... Approchant ses doigts de sa bouche, l’être divin posa ses lèvres sur son porte-cigarette. Tout en inspirant à plein poumon, il toisa la femme une nouvelle fois. Expirant par le nez, il prit la parole.


« Je ne sais pas. »


La réponse était claire et honnête. Le Dieu de la Folie était venu en partie parce qu’il s’ennuyait. D’un autre côté, cette future immortelle attisait sa curiosité. Enfin, Izékielle était la fille d’un puissant Dieu dont notre homme aurait bien envie de se rapprocher. Il avait bien des raisons de venir la voir. Envie, ambition, ennuie ou bien même curiosité. Pourtant, il n’avait pas de véritable plan en tête. Pourquoi était-il là ? Il hocha la tête comme pour répondre à une question idiote. Depuis quand devait-il justifier ses actes par la logique ou le bon sens ? Après quelques minutes d’un monologue intérieur, la divinité avala une nouvelle gorgée de vin.


C’est alors qu’un éclair de génie lui traversa le cerveau. Le regard illuminé il claque des doigts. Dans l’instant, son fils fit son apparition. Téléporté à sa gauche, Takeshi s’agenouilla avec respect et crainte. Silencieux, il baissait la tête en attendant que son géniteur ne l’invective. Edwing posa son calice sur l'accoudoir avant de montrer son serviteur de sa main dorénavant libre.


« Voici mon fils et Immortel attitré: Takeshi. »


Le serviteur fit l’erreur de relever la tête. Curieux, il se demandait pourquoi son père avait put l’invoquer en ce lieu nauséabond. Sans crier gare, l’être céleste fit apparaitre des serpents électrifiés qu’il envoya à grande vitesse vers l’Immortel. Frappé de plein fouet par cette magie divine, il s’écroula au sol en se tordant de douleur. Le spectacle aurait été intolérable à voir pour bien des gens mais pas pour Izékielle, le Dieu en était convaincu. Edwing ne cessa qu’un centième de seconde avant de prendre la vie de sa progéniture. Presque mort, il se vit autorisé à prendre congé. Alors qu’il disparaissait, la Folie reprit son verre comme si de rien était.


« C’était mon fils. Souviens t’en bien. »


D’une traite, l’entité supérieure avala d’une traite ce qui restait de son calice. D’un clignement de l’oeil, il fit venir de nul part une bouteille de son plus précieux breuvage aux côté de la maître-magicienne. Accompagnée d’une choppe en métal, l’invitation à boire était évidente. N’ayant plus rien à boire, Edwing fit voler en éclat son propre récipient. Son regard s’égara un instant vers le ciel obscur. Une fois de plus il avait une absence. Sans regarder la femme qui lui faisait face, il se lança dans un monologue.


« Mon fils et toi vous êtes pareils. Lui aussi a vécu comme un mortel avant de me rejoindre dans le monde céleste. Ce sera ton cas. En mourant, tu deviendras la servante de ton géniteur. Takeshi ou Izékielle, vous êtes les mêmes. Plus que des insectes mais moins que des Dieux. Vous êtes nos serfs. Takeshi connait sa place, il est ma chose, mon object. C’est là que la ressemblance s’arrête. Comme je connais ton père, il ne traiterait jamais comme je peux le faire avec ma progéniture. Qu’importe. Où est-ce que je voulais en venir déjà... Le monde céleste. Non. Le monde mortel, oui c’est cela. Ta vie mortelle n’a en réalité que peu de sens. Les mortels sont des insectes, comme tu le sais. Pourtant tu peux voir plus grand. Tu peux servir une cause plus grande, ici sur terre. Mon fils et toi, en vous alliant, vous seriez à même de faire de grandes choses. Que dis-je... Je suis mon fils. Il est moi. Nous sommes un, père et fils, deux corps, une entité. Izékielle, toi et moi nous pouvons imposer une nouvelle volonté sur ce monde mortel. Irianeth pourrait t’appartenir. Enkidiev le pourrait aussi. Tes pouvoirs et les miens. Ton héritage céleste et ma puissance. Imposons nous à ces misérables cloportes... »


A mesure qu’il prononçait ces mots, le visage d’Edwing se couvrait d’un air machiavélique. Ses lèvres prenaient un étrange air carnassier tandis que son regard rouge comme le sang baissait lentement vers celui de la sorcière.






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MessageSujet: Re: Hier une cage, aujourd'hui un ciel. Je fais des progrès Mer 03 Mai 2017, 23:48

Les mots que l’être Céleste déballa la surprirent un peu. Il ne savait pas? Comment pouvait-il ne pas savoir la raison de sa présence ici? Elle ne put s’empêcher d’arquer un sourcil, retenant un gloussement qui failli s’extirper de ses lèvres. Elle crut un moment qu’il plaisantait, mais les traits neutres de celui-ci trahissaient peut-être le contraire. Il semblait plutôt honnête et transpirait la franchise. Surprenant? Elle ne connaissait pas assez ce Dieu pour pouvoir en juger. Elle ne pouvait alors que ce contenté que de ses mots, ce qui était un peu fâcheux en soit, mais elle saurait s’y satisfaire… Pour le moment.

Il prit alors une gorgée de sa coupe, l’air ailleurs. Izékielle, elle, ne détachais aucunement ses prunelles perçantes de celui-ci. Chacun de ses mouvements était attentivement détaillé, comme si elle espérait trouver réponse en une parcelle de rien du tout. Elle avait toujours été fort calculatrice et sans doute que son attitude le prouvait. Soudainement, celui-ci sembla avoir un éclair de génie. Ses traits s’illuminèrent alors qu’il claquait des doigts. Aussitôt, un homme apparus sur sa gauche et s’empressa de se mettre à genou, baissant la tête. Cette scène força la jeune création de Behemoth à arquer un sourcil malgré elle, tout le moins intéressé par la suite des évènements. L’énergie que cet homme dégageait était Divine, sans aucune hésitation. Il n’était en rien un Dieu, elle en conclu donc rapidement qu’il était un Immortel.

Et à cette conclusion, Edwing prit la parole afin de lui présenter celui qui portait le nom de Takeshi. Elle n’en avait jamais entendu parler. La Divinité lui confirma alors ses pensées en lui mentionnant qu’en effet, il était officiellement à son service en tant qu’Immortel. À première vue, celui-ci semblait le craindre. L’échine recourbée tels ces serviteurs qui craignaient de recevoir les foudres de leur Maître. Bien que l’esclavage ne fût plus toléré sur Irianeth, elle savait reconnaître la peur et la soumission la plus totale d’un être envers un autre et visiblement c’était le cas de ces deux-là. Elle ne put s’empêcher de trouver cela pathétique venant d’un Immortel, mais après tout cela lui donnait une excellente idée du genre de Dieu que pouvait être celui de la Folie et de la Discorde.

L’Immortel releva légèrement la tête en sa direction. Sans doute ce demandait-il à qui s’adressait son Dieu. Ils n’eurent cependant pas le temps de croisé leurs regards qu’Edwing se chargea de le remettre visiblement à sa place en lui envoyant des serpents électrifiés et ce, de façon répété, sans le moindre répit. Takeshi, frapper de plein fouet, n’eut d’autre choix que de laissé son corps tomber mollement dans la boue tandis que son corps ce tordait de douleur et que ses traits en témoignait tout autant. Izékielle n’avait jamais éprouvé le moindre sentiment de compassion, ou d’empathie envers qui que ce soit, si ce n’était que les Monstres eux-mêmes. Elle était donc, malgré la scène totalement indifférente à la souffrance de l’être Céleste devant elle. Cependant, elle ne put s’empêcher un certain soulagement de savoir que sa place auprès de son paternel lui était déjà réservé. Elle n’aurait donc pas à souhaiter subir le même sort.

Alors qu’elle croyait voir pour la toute première fois de sa si courte existence la fin d’un Immortel, Edwing sembla choisir qu’il était temps pour lui de disposer alors qu’elle avait pu sentir l’énergie de celui-ci atteindre un niveau dangereux. Enfin, Immortel ou pas, la mort, sa se sentait venir et Izékielle avait un excellent flair pour cela. D’ailleurs, elle se surprit à ce demandé l’effet que cela aurait donné de voir Takeshi s’éteindre, comme ça. Ce n’était qu’une question de curiosité, tout simplement. Elle ne lui souhaitait aucunement directement de la souffrance, elle n’en avait tout simplement rien à faire. Et donc il disparut, sans doute retournant dans le Monde Céleste afin de se ressourcer. Elle rapporta alors son regard sur son interlocuteur Divin alors qu’il lui précisa que cet Immortel était alors son fils. Ah tiens. Visiblement, ils n’avaient pas du tout la même relations qu’elle et Behemoth.

Jamais au grand jamais son père ne chercherait à lui faire le moindre mal. Au contraire. Il était plutôt très protecteur envers elle, mais ce n’étais pas chose étonnante en soit, lorsqu’on savait comment il était avec les Monstres eux-mêmes. Tout le monde savait, de toute façon, qu’il valait cependant mieux être dans ces bonnes grâces que le contraire. Certes, Ryan avait eu la bête idée de croire pouvoir la tenir en laisse et ainsi tenir aussi le Dieu des Monstres et des Ténèbres, mais elle en avait eu marre de jouer à son jeu lorsqu’elle sentie que les choses se corsaient un peu trop pour elle. Elle n’avait pas besoin de son père pour se défendre. Du moins, contre les mortels. Elle n’hésitait pas une seconde à croire que si un être Divin s’en prenait à elle qu’il pointerait le bout de son nez. Elle avait cependant l’impression qu’il tarderait plus devant un Immortel, juste pour la testé, mais devant un Dieu, même elle savait qu’elle ne valait pas grand-chose. Il ne fallait pas non plus s’enfoncer la tête dans le sable.

Elle inclina donc brièvement la tête lorsqu’Edwing lui précisa qu’il voulait qu’elle se souvienne de se visage et bien entendu sans doute de ce nom. Dans tous les cas, elle ne comptait pas mettre cela de côté, chaque information qu’elle pouvait récolté dès lors sur ce Domaine lui serait sans le moindre doute d’une grande utilité et si elle les avaient aussi aisément à sa disposition, il était hors de question qu’elle crache sur ce cadeau que lui offrait l’être Céleste. Alors qu’elle réfléchissait à tout ceci, une bouteille apparus à ses côtés. Ayant la forte tendance à voir les choses venir à elle et n’étant pas du tout tendu, elle ne put s’empêcher un bref sursaut malgré tout tandis qu’une de ses ailles avait dangereusement failli se rabattre sur la précieuse bouteille, mais elle n’en fit heureusement rien. Peut-être qu’en d’autres circonstances, sa réaction aurait pu être totalement violente, mais ce ne fut pas le cas. Du tout. Elle jeta un bref coup d’œil vers son interlocuteur qui, d’un mouvement de la main, semblait vouloir lui indiquer de se servir.

Elle se contenta donc un bref sourire en coin et tendis ouvrit sa main. À l’aide de son propre pouvoir sur la lévitation, la coupe atteignit sa paume et la bouteille se pencha afin de remplir son verre. Une fois chose faite, l’objet disparus de ses côtés. Elle apporta donc le verre à ses lèvres et en huma son parfum. Bien sûr que c’était du vin. Du vin Divin? Charmant. Elle en prit donc une gorgée et laissa descendre le récipient afin de l’appuyer sur l’une de ses cuisses. Elle n’avait jamais été une bien grande buveuse, encore moins lors de réunions. Bien que cela diffère, elle gardait toutefois ses bonnes vieilles habitudes. Elle c’était en fait saouler une seule fois et elle c’était trouver totalement pathétique. Bien qu’elle avait au moins tué Danaël au passage, ce qui heureusement, ne lui laissait pas un souvenir totalement amer de cette soirée.

Sans s’en rendre compte, de son autre main libre, elle laissait ses doigts se glisser sur une partie de la longue chaine qui coulait entre ses seins. Le poids du médaillon qu’elle avait repris sur le corps du Chevalier assassiné restait alors bien dissimuler sous sa robe légère. Elle se demandait en fait si Edwing n’aurait pas pu être derrière cette histoire d’Épée qui rendait visiblement fou. C’était après tout la folie qui avait rongé jusqu’à ce qu’elle lui prenne la vie son souffre-douleur favoris. Alors peut-être qu’inconsciemment elle triturait les maillons, afin de voir si son interlocuteur en reconnaissait la composante. Ou quelque chose comme ça, allé savoir.

Edwing pris finalement la parole. La forçant à ramener son regard qui c’étais un peu égaré par ses réflexions sur une feuille que frappais les goutelettes de pluie. Elle fut un peu outrée lorsqu’il commença sa phrase en lui indiquant qu’elle et Takeshi étaient identiques. Elle n’était pas d’accord. Elle était unique, mais bien entendu, elle ne releva pas aussi rapidement. Elle ne se considérait de toute façon bien, bien mieux que ses insectes, mais elle comprenait toutefois sa métaphore. Elle laissa échapper un bref soupir, irrité à ce simple petit rappel qu’elle était bel et bien coincé ici pour un temps encore indéterminé. Si ce n’étais pas des désirs de son père, elle se serait enlever la vie depuis longtemps. Ce n’était ni une question de faiblesse ou d’esprit trop morose, c’était seulement de l’impatience pure et simple. Teinté sans doute d’un peu d’exaspération, il fallait l’avouer. Il continua en précisant qu’il doutait fort que Behemoth lui réserve le même genre de traitement qu’il offrait à Takeshi. Ça, elle en avait la certitude aussi.

Si la suite de ses propos sonnaient intéressant, elle dû avouer avoir un peu de mal à suivre. Son fils était lui et il était son propre fils? Devait-elle réellement chercher à se casser la tête avec ça? C’était le Dieu de la Folie et de la Discorde qui était devant elle. Il ne fallait pas nécessairement chercher plus loin. Surtout avec la précision sur laquelle il les compara à deux corps distinct, mais une entité. Ah, voilà… Elle se demandait cependant de quel genre d’alliance il voulait bien parler. Cela pouvait avoir plusieurs sens et celui faisant référence à une quelconque position horizontale ne l’intéressait guère. Elle ne comptait pas n’être qu’un simple réceptacle. Heureusement, ses propos ne s’enlignèrent pas vers cette idée. Tant mieux, elle n’avait pas envie d’argumenté. Encore moins d’apprendre que son père aurait pu approuver une idée aussi grotesque.

Non, Edwing semblait lui proposer quelque chose de fort bien plus intéressant, mais encore fallait-il qu’elle sache comment il comptait s’y prendre. Il n’y avait hélas pas qu’elle, de son propre chef qui pouvait accepté ou refusé par la suite cette offre. Elle était avant tout là pour satisfaire les désirs de Behemoth et si ces désirs ne touchaient pas ceux d’Edwing, cela ne servait en rien d’en discuter. Cependant, son paternel se fichait en général bien de ce qu’elle faisait sur les terres mortelles, tant que cela n’affectait pas négativement le Domaine. Ainsi, peut-être y avait-il une possibilité qu’elle accepte cette proposition. Voir Irianeth à ses pieds serait quelque chose d’intéressant, tout comme Enkidiev. Elle s’en sentait presque capable à elle seule. Si elle choisissait que tous ces monstres lui obéissent et que son père la laissait faire, elle gagnerait rapidement. Rien que les Arock des montagnes pourraient sans mal détruire la Forteresse. Elle ne put à cette pensée s’empêcher d’afficher un sourire carnassier qui se mariait étrangement bien avec celui de la Divinité.

-C’est une proposition fort alléchante que vous me faite là, Dieu Edwing, mais à quel prix, dite-moi? Je n’ai pas souvenir que les Dieux offrent quoi que ce soit gratuitement.

C’était un fait. Elle n’appartenait pas à son Domaine. Ainsi donc, il était fort possible qu’il lui demande quelque chose en retour et avant d’accepté bêtement en sautillant comme n’importe quel imbécile, elle était du genre beaucoup plus réfléchis, même si parfois elle pouvait faire preuve d’une grande imprévisibilité.

-Je dois vous avouez me demander comment vous aimeriez que nous nous y prenions.

C’était vraiment très intéressant tout ça. Écraser toute cette vermine, être la plus crainte que les terres mortelles n’aient encore jamais porté. Devenir une Déesse aux regards de ces chiens galleux, sans chercher à régner sur eux –puisque cela consisterais à vouloir être Roi de simples détritus et à ses souvenirs, elle ne jouait pas dans les poubelles. Elle aurait sinon depuis fort bien longtemps convoité la position d'Impératrice. Quoi que rien que pour soulevé le chaos... Bref. Elle s'égarait un peu. Elle doutait fort que ce soit le genre de chose que Parandar apprécierait si elle se mettait à dégommé tous le monde et qu'Edwing ou Takeshi rendait tous le monde complètement taré. Amusant, mais... À si grande échelle, sa ne passerait sans doute pas. Elle n’avait pas nécessairement envie de terminer sa vie avant même d’avoir eu la chance de la commencer réellement à s’amuser et pour cela, son père n’y pourrait rien. Elle était déjà fort consciente que si ce n’étais pas de ce père de tous les Dieux, que Behemoth aurait depuis longtemps fait qu’à sa tête et sans doute Edwing aussi, visiblement. Parandar était d’ailleurs bien le seul qui faisait plier l’échine à son paternel et si lui-même le faisait, c’était forcément qu’il avait toute la puissance pour éclater sa petite cervelle, à elle. Crainte? Non, réaliste… Mais intéressée. Elle prit une autre gorgée de sa coupe et lui fit reprendre sa position initiale. Peut-être que part cette nouvelle volonté, ils devaient commencer par faire en sorte que les mortels connaissent d’avantage ces deux Domaines. Elle ne comptait certes pas mettre en avant celui de la Folie et de la Discorde et laisser celui des Monstres et des Ténèbres de côtés. Ils pouvaient certes y aller de pair.

-Je ne vous apprends rien en vous mentionnant que depuis déjà plusieurs années, suite au règne de cette Impératrice inutile Lou, que presque toutes les Divinités furent rayé d’Irianeth. Cela à sans doute dû vous irrité comme certain. Je me trompe? L’Empereur Ryan n’a pas su réellement faire mieux non plus. Il m’a maintes fois laissé sous-entendre qu’il avait un certain intérêt concernant le Domaine de mon père, mais cet intérêt ne me plaisait pas. Fort heureusement, il a emporté ces stupides desseins me concernant dans sa tombe. Il commençait à devenir une épine à mon pied.

Il voulait rendre les monstres au simple titre misérables d’esclaves, voilà tout, tout comme elle et cela ne passais pas. Elle n’avait même pas besoin de consulté son père pour ça. Elle était très protectrice et aussi très entêté. Même devant un Empereur qui menaçait sa vie et peut-être même son intimité. Et si à une brève époque elle avait plié l’échine, ce n’avait été que stratégie afin qu’il la croit plus innocente que ce qu’elle était réellement, mais cela n’avait été qu’une question de temps avant qu’il ne voit ses cartes et qu’il la place dans une fâcheuse position. Position encore potentiellement délicate aujourd’hui au sein de l’Empire.

Peut-être pouvons-nous au moins profiter de sa mort pour rappeler aux peuples l’existence de certains Dieux bien particuliers… Et frapper fort. Cela me ferait plus que plaisir, tant que cela n’entache pas mes obligations auprès du Domaine des Monstres et des Ténèbres, bien entendu...

Elle ne disait pas oui, elle ne disait pas non. Elle désirait plus amples explications, laissant aussi sous-entendre que la décision ne lui reviendrait peut-être pas, dépendamment des implications. Peut-être était-il en train de juger si elle était une bonne candidate pour ses desseins, dans tous les cas, y prendre par pourrait être fort amusant. Elle poussa une mèche turquoise qui avait coulé sur sa joue, puis pris une autre gorgée de sa coupe. Elle n’avait pas quitté le Dieu de ses prunelles une seconde durant ses propos. Elle se demandait bien à ce qu’il pouvait penser à la regarder ainsi.
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Edwing
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MessageSujet: Re: Hier une cage, aujourd'hui un ciel. Je fais des progrès Jeu 04 Mai 2017, 15:42



Son monologue terminé, il ne restait plus à Edwing qu’attendre une réponse. C’est ce qu’il fit. Patient et attentif, il écoutait la femme qui lui faisait face. A chacune de ses phrases, il inspirait et expirait un peu plus de fumée. Cette simple action était devenue presque naturelle pour lui. Il fumait comme il respirait. De toute manière étant immortel, pourquoi se soucier des méfaits du tabac ?


Izékielle était intelligente et futée. Le Dieu voyait bien qu’elle emmagasinait toutes les informations qu’elle le pouvait. Après tout, ce qui pouvait sembler anodin pour la Folie ne l’était pas forcément pour tout le monde. L’oreille attentive, il comprit qu’elle souhaitait en savoir plus sur lui et son plan avant d’accepter quoique ce soit. Edwing n’en attendait pas moins. Quel idiot aurait accepté sans réfléchir ? Lui peut-être ? Possible... Elle non. L’intérêt malsain qui naissait sur son visage cessa subitement quand il entendit un nom. Un simple et unique petit nom. Rien de plus.


La main de la divinité se resserra tellement qu’elle en brisa la cigarette. Son regard changea en un éclair. N’importe qui aurait pu y lire la haine, une haine profonde et vivace. Lou. La défunte Impératrice d’Irianeth. Sa simple évocation était suffisante pour rendre furieux l’être céleste. Depuis qu’elle avait fait bannir tous les cultes en dehors de celui d’Hope, il avait vu mourir un à un chacun de ses fidèles. Si Edwing éprouvait bien du dégout pour la race humaine, il savait néanmoins reconnaitre et chérir ses adeptes. Malheureusement, suite à leur extermination et son bannissement du continent qu’il avait pourtant contribué à défendre si longtemps, le culte du Dieu de la Folie était presque éteint. Seuls quelques fous continuaient de louer son nom dans les terres inconnues ou la forêt interdite. Agacé au plus haut point d’entendre le nom de cette raclure d’impératrice, il brisa l’accoudoir gauche de son fauteuil.


Face à lui, la maître-magicienne venait de finir de parler. Par la seule force de sa volonté, Edwing fit disparaître son siège. Debout et sans sa cigarette, il ferma les yeux. Alors que ses bras se tendaient vers les côtés, une épaisse et sombre fumée noire l’enveloppa. Tel un cumulonimbus, il cracha de petites éclairs. Quand il se dissipa, le Dieu avait changé. L’apparence d’Eknos avait laissé place à celle qu’il utilisait la plupart du temps. L’air plus lubrique et malsain, sa transformation physique s’accompagna d’un changement de personnalité.


« Hahahaha, ravi de revoir le jour. Ne fais pas n’importe quoi. Oh ferme ta gueule toi ! »


Un nouvel Edwing se tenait en ce bas monde. Il s’agissait de celui qui planifiait généralement les mauvais coups. C’était déjà lui qui avait manqué de tuer l’Impératrice Lou. Lui encore qui avait été arrêté par Zeïpha avant de prendre la vie d’une chevalière. Encore et toujours lui qui avait orchestré une guerre divine contre Shaan. Cette personnalité était plus instable que les autres, elle était assurément le pire d’Edwing. Son regard balaya les alentours avec intérêt pour finalement atterrir sur le corps d’Izékielle. Ses yeux s’écarquillèrent tandis qu’il se mettait à la reluquer sans la moindre décence. Bouleversé par ses pulsions, il pencha la tête vers la droite, presque assez pour tomber. Basculant sur le côté, il percuta un arbre.


« Bon sang ! Behemoth a vraiment pas fait de la merde. J’ai entendu dire qu’il y avait même une parcelle de Pheoben en toi. Oh bordel, Parandar m’en soit témoin, si t’étais pas la fille de ce bougre de Dieu, je t’aurais fais ta fête avec joie. DU CALME !!! »


Edwing marqua un court silence, étonné de se faire sermonner par lui même. Après quelques secondes à parlementer avec d’autres personnalités, il baissa la tête en soupirant. Alors qu’il plaquait une partie de ses cheveux vers l’arrière, son visage sembla se décomposer.


« Ouais, bon d’accord. Ok, je reste sérieux. »


Changeant du tout au tout, la Folie sortit un paquet de cartes de sa poche. Alors qu’il les faisait voler par la pensée d’une main à l’autre pour se distraire, il reprit un air sérieux. C’était presque comme si rien ne venait de se passer. Pour un temps, peut-être bien court, cette personnalité serait calme. Sans jamais la croiser du regard, il s’adressa à Izékielle.


« Ton père c’est une forte tête dans son genre. Oh, je suis pas mal non plus, mais il est quand même à un sacré niveau. Je compte pas me le mettre à dos. Franchement, tu penses que je viendrai ici te demander de faire des choses qui iraient contre ses intérêts ? Nan, c’est pas l’idée. Je veux qu’on s’allie. Soyons honnête j’ai pas envie de tourner autours du pot. Tu es mortelle, pour un temps certes défini, mais tu l’es tout de même. Cela te donne un avantage que je n’ai pas. Tant que tu vivras parmi ces insectes, cette racaille humaine, tu pourras agir comme bon te semblera. Je n’ai pas cette possibilité. S’il me vient demain l’idée d’assassiner la Reine Kessyane... Aie, je pense que le patron viendra me défoncer la gueule. En revanche, toi, tout ce que tu fais avant ta deuxième vie ne pourra jamais t’être reprocher. Les mortels sont rois en leur monde. Parandar lui même n’interviendrait pas si tu prenait le contrôle ce terre infâme. »


Alors qu’il marquait une pause pour avaler sa salive, le Dieu de la Folie cessa de jouer avec ses cartes. Son regard commençait à redevenir moins sain. Lentement, il s’approcha de la femme qu’il désirait tant. Son regard obscène se plongea dans le sien alors qu’il reprenait.


« Toi, tu peux faire de grandes choses et je peux t’y aider. Bien sûr, je demande quelque chose en échange du soutien que tu auras. C’était évident, tu l’avais compris je le sais. Prend le contrôle d’Irianeth. Surpasse les Empereurs et l’Ordre des chevaliers. Impose toi comme leur tyran. Quand ce sera fait, laisse mon culte revenir en ces terres. Laisse mes fidèles suivre la voie de la raison, LA MIENNE. Bannissons Hope d’Irianeth et laissons les belle créatures de ton père remplacer lentement mais sûrement les humains sur ce continent, puis sur ce monde. Tout nous tend les mains. Tu comprends ? Toi, moi, mon fils et ton père. Nous tous, nous pouvons faire de grandes choses. Nous le devons. »


A peine Edwing avait ils terminé de parler qu’il éclata de rire. Sans la moindre raison, il fut prit d’un fou-rire d’une rare intensité. Incapable de se dominer, il recula de quelques pas, manqua presque de tomber en heurtant une branche qui sortait légèrement du sol. Exactement trente trois secondes plus tard, il se calma aussi vite que ce débordement était apparu. Toujours comme si de rien était, il ouvrit la main en direction d’Izékielle, comme pour lui signifier qu’il attendait sa réponse.







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MessageSujet: Re: Hier une cage, aujourd'hui un ciel. Je fais des progrès Ven 05 Mai 2017, 00:46

Et bien entendu, elle ne tarderait pas à savoir ce qui semblait se passer dans l’esprit de la Divinité. Enfin, en partie. De toute façon, cela lui convenait. Elle voulait qu’ils en viennent aux faits. Dans tous les cas, Edwing semblait visiblement être de ces Dieux qui avaient sans doute bien mal accepté que Lou ai fait bannir tous les cultes, mise à part celui de Hope. Elle avait toujours trouvé cela stupide, enfin. Il était évident qu’elle devait avoir un lien particulier avec cette Déesse pour ne garder que celle-ci. C’était vraiment chercher des ennuis auprès du monde Céleste. Et cela avait mené à quoi? Rien, strictement rien puisqu’elle était morte.

Le Dieu devant elle bouillait sur place. Elle avait l’impression d’observer une simple marmite qui menaçait d’exploser. Pourtant, sans la moindre crainte, elle se contenta d’incliner la tête légèrement de côté avec un certain intérêt au fond des prunelles. Ce Dieux était d’une ambivalence intéressante. Elle n’aurait enfin jamais cru possible d’y voir un être Céleste aussi contrôler par ses émotions. Après tout, de ce qu’elle en connaissait avec son père, cela se relevait au néant le plus total. Du moins, elle ne l’avait jamais vue perdre contrôle et elle doutait fort voir ce genre de spectacle de sitôt. Il pouvait certes ce montrait terrifiant, mas c’était surtout de par son calme déconcertant. Edwing, par contre… Pouvait très certainement évoquer une forme sorte de peur.

Il brisa littéralement l’accoudoir de son fauteuil et fit disparaître celui-ci alors qu’il se levait. Un nuage noir et opaque entoura l’être Céleste. Bien entendu, Izékielle ne put s’empêcher d’afficher un sourire carnassier. Oh, c’était si théâtral, elle adorait cela. Elle observa avec une certaine amertume ces petits éclairs qui parcouraient le voile obscure. Voilà comme cela aurait pu être magnifique si elle pouvait être en mesure de ramener le pouvoir de Danaël en elle. Elle n’eut pas la change de maugrée bien longtemps contre ce foutu Chevalier que le voile se dissipais pour faire place au Dieu encore une fois, bien que physiquement fort différent. La jeune Sorcière gardait toujours se sourire en coin. Elle devait avouer que ce Dieu était fort divertissant! Pourquoi son père ne lui en avait jamais fait mention? Celui-ci pris la parole, visiblement pour lui-même. Ses mots n’avaient pas grand sens en ce qui la concernait, mais elle ne s’y attarda pas réellement. Elle ne s’attendait à rien de moins de la part de celui qui détenait le domaine de la Folie et de la Discorde.

Le regard de cette nouvelle facette d’Edwing parcouru un moment les environs. Comme s’il ne savait plus ce qu’il faisait ici. Elle n’était pas inquiète qu’il finirait bien tôt ou tard par la remarquer, puisqu’ils étaient seuls sur des kilomètres à la ronde, si ce n’était que de la faune naturelle des marécages – et elle y incluait bien entendu les monstres-. Lorsque son regard se posa finalement sur elle, elle n’eut pas trop de mal à comprendre qu’une tonnes de pensées lubriques lui traversait l’esprit. Toujours sans le quitté du regard durant, visiblement son inspection visuelle sur sa personne, elle finit bien rapidement par se sentir irrité et poussa un bref soupir afin de prendre une nouvelle gorgée de sa coupe tout en attendant qu’il termine son numero. La tête de plus en plus penché, elle finit par froncer légèrement les sourcils en se demandant s’il allait réussir à faire un tour complètement.

Et bien non. Celui-ci sembla finalement perdre l’équilibre et s’écrasa de justesse contre un arbre qui le reteint d’une chute sans aucun doute un peu pitoyable, mais bon, peut-être que quelque part bien au fond d’elle, cela l’amusa tout de même un peu. Enfin, jusqu’à ce qu’il ouvre la bouche et gâche vraiment tout. Oui, oui, elle avait compris ‘’Si elle n’était pas la fille de Behemoth’’ et bien oui. Il fallait bien que ce lui soit profitable un peu et visiblement, c’était payant et ce, dans le bon monde. Elle n’avait aucune envie d’être violé lamentablement par un Dieu. Elle était fort consciente que son pouvoir ne lui ferait strictement rien alors qu’il lui avait été fort utile par le passer, ce qui était sincèrement bien fâcheux pour l’heure si cela n’avait aucune efficacité. Et bien entendu, qu’elle n’aimait pas se sentir vulnérable ainsi. Elle avait eu la preuve plus tôt avec la première personnalité qu’elle avait rencontrée de celui-ci: Son énergie était trop puissante pour qu’elle puisse la lui aspirer en entier. Elle risquerait de s’éteindre sans doute bien avant qu’il ne se sente ne serait-ce qu’un peu affaiblis au contact de sa peau.

Elle laissa de côté cette pointe d’irritation en elle alors qu’Edwing lui-même s’incitait au calme. Bonne idée. Son interlocuteur Céleste ce passa donc une main dans les cheveux en se promettant à lui-même qu’il serait sérieux, mais elle avait la forte impression que ce n’étais qu’une question de temps. Dans tous les cas, elle se contenta tout de même de continuer à l’observé alors qu’il sortit un paquet de carte et qu’il se mit à les déplacer d’une main à l’autre par le biais de sa magie. Il prit donc finalement la parole sans plus lui jeter le moindre regard, revenant sur le sujet principal de leur intérêt à tous les deux. Il la rassura si l’on pouvait dire ainsi, sur ses intentions quant à un potentiel conflit d’intérêt entre les deux Domaines respectifs auquel ils appartenaient. À l’entendre, il n’y en aurait donc pas. Bien. Cependant, elle préférait tout de même être en mesure d’en juger par elle-même, du moins, en ce qui la concernait personnellement dans cette proposition. Ce qu’il raconta dans ses propos l’intéressa au plus haut point. Ainsi, selon ses dires, elle n’aurait aucun problème avec le monde Céleste si elle foutait un peu le bordel ici et là, question de redonner un peu d’adorateurs aux Domaines. Pourquoi son père ne lui avait-il pas mentionné ce précieux détail? La contenir, peut-être? Non. Il devait bien y avoir autre chose. Il était vrai que ses desseins n’étaient pas directement reliés avec les mortels. Edwing, lui, avait un Domaine s’y rapprochant d’avantage, tout comme elle, qui était coincé dans ce monde pourrit. Alors sans doute n’y avait-il jamais pensé. Oh, il n’était pas le seul à blâmer dans cette histoire, elle ne le lui avait jamais demandé non plus, mais fort heureusement, l’être Céleste devant elle avait de ces idées… Charmante!

Observant toujours ses cartes avec lesquelles il cessa de jongler, Izékielle releva son regard sur l’être Céleste qui s’approchait d’elle. Si son regard était plus malsain que plus tôt, elle ne releva pas. Il avait cette pointe de Folie au fond de chacun de ces regards et ce, visiblement peu importe la forme qu’il prenait. Elle avait remarqué cela. Chose encore une fois qu’elle ne comptait pas considérer comme obsolète, mais qu’il en ait une once de plus ou de moins… Cela ne lui importait guère. Malgré tous les dangers qu’il pourrait représenter, il ne lui faisait pas peur. Elle ne connaissait pas la peur et elle aimait croire qu’elle était au-dessus de cela, mais elle savait cependant la décrire et la reconnaître à travers le regard des autres.

Malgré le regard obsède de celui-ci river sur elle, à quelques pas, elle afficha un bref sourire à ses propos. Voilà qui était intéressant. Prendre le contrôle d’Irianeth. Surpasser les Empereurs et l’Ordre des chevaliers et finalement, s’imposer. C’était faisable s’il lui donnait un coup de main elle le savait. Cependant, elle voyait venir une forte rebellions. Présentement, Hyllïna se trouvait à la tête du continent en deuil et celle-ci règnerait d’une main de fer sur l’Empire. Elle avait l’expérience qu’il fallait. Elle pouvait certes contrôler les monstres à distance, mais on comprendrait très rapidement qu’elle était à l’origine de ce revirement de situation. Il le fallait bien aussi, si elle voulait semer ne serait-ce qu’un peu la crainte parmi les troupes et propager la bonne nouvelles concernant ces deux magnifiques Domaines. Elle devrait se trouver des alliés, ou plutôt quelques petits chiens pour la peine. Elle savait qu’elle pourrait compter sur Sehnsuch, la prêtresse de Behemoth, quant à son Dragon, il se ferait sans aucun doute un plaisir à tout enflammé si le besoin y était. Elle savait qu’il y avait plusieurs personnes atteinte d’une forme de folie dans les rangs de l’Empire, à croire que c’était une prédisposition pour y être. Edwing n’aurait sans aucun doute, aucun mal à leur faire plier l’échine si jamais il ne considérait pas cette idée comme merveilleuse. Elle ne pouvait certes pas tout détruire, malheureusement. Si le Dieu désirait des adorateurs, il avait besoin de mortels, forcément. À cette idée, elle fit un peu la moue. C’était un effort supplémentaire et beaucoup demandé à sa personne, mais cela pourrait aussi être profitable pour son paternel et elle devait rester focusser sur le Domaine. L’on murmurait déjà sur son passage son lien avec cette entité. Les actes qu’elle avait commis les reliaient d’une façon ou d’une autre et il avait gagné quelques fidèles, si ce n’était que de la crainte, malgré tout.

Lorsqu’il eut terminé ses propos, Edwing éclata d’un rire visiblement incontrôlable et ma foi, presque contagieux. En fait, elle trouvait même plutôt agréable de discuté avec lui. C’était un grand esprit, personne ne pouvait le nier! Et il fallait avouer que ses paroles lui faisaient un certain effet cette fois, mais il ne fallait tout de même pas s’énerver. Le Dieu fini par reprendre contenance et la création de Behemoth l’observa un moment avant de terminer le contenu de sa coupe, puis la déposa sur l’appui bras du fauteuil sur lequel elle était toujours assise. Elle décroisa ses jambes, puis les recroisa dans l’autre sens avec une grâce naturelle alors qu’Edwing lui tendait la main dans l’attende, visiblement d’une réponse de sa part.

-Il est plutôt agréable de réaliser le fait que je puisse agir comme bon me semble en ces terres mortelles et que cela n’affectera en rien mon future au sein du monde Céleste, si ce n'est que d'une manière profitable.

Après tout, elle savait que faire parler d'elle aidait son père dans le monde mortel tout de même, mais cela pourrait l'aider pour son futur dans le monde Céleste aussi. Il n’avait aucune idée à quel point elle appréciait cette idée. Enfin peut-être. C’était comme si elle venait de découvrir le plus magnifique des présent, ou presque. Elle n’était pas du genre à s’emballer tant que ça non plus, mais sa pointe d’irritation précédente avait totalement disparue. Elle pourrait leur en faire voir de toutes les couleurs. Bien que bon, elle ne c’était jamais vraiment gêner, cependant, elle ne désirait pas trop attirer les regards Divins sur elle, sachant que son père avait une position frôlant la damnation, tout comme le fait que Hope ne risquerais pas d’apprécier -?-, mais avec ces nouvelles informations... Ainsi que la protection de Behemoth et potentiellement celle d’Edwing…

La majorité des membres des Élites, notamment leurs Chefs me tiennent à l’œil. Tout comme Hope pourrait ne pas apprécier mon offense, tout comme vous n’avez pas apprécié celle de Lou. Ce nom le dérangeait, elle le savait. Elle voulait s’assurer qu’il comprendrais bien qu’elle était consciente de la menace Divine qui pourrait potentiellement planer sur sa tête par la suite, tout comme celle des élites. Même si Parandar n’interviendrait pas au détriment des deux Domaines concernés. J’aurais besoin que l’ont m’assure une certaine protection Divinie supplémentaire. Autrement, ce serait probablement du suicide.

Elle gloussa à cette pensée. Elle ne craignait en rien la mort et là était bien l’un des plus grands problèmes pour ceux qui la côtoyaient sur les terres mortelles. Elle se riait totalement du danger. Elle adorait, même. Elle adorait l’adrénaline que cela lui procurait, presque aussi agréable que d’inspirer la vie, les pouvoirs ou les deux à la fois! Semer le chaos avait toujours été pour elle l’une de ses activités favorite. Quant aux songes de ses victimes, elle préférait bien souvent ne pas s’en encombrer, à moins que ce soit nécessaire. Savoir qu’un être Divin pouvait l’avoir dans sa ligne de mire l’amusais en fait un peu, mais avec les nouvelles informations qu’elle avait récolté sur certaines règles de ce monde, l’idée d’y rester encore un peu pour jouer devenait un peu tentante. Surtout si elle pouvait faire ce qu’elle désirait. Elle posa son index devant ses lèvres et fronça un moment les sourcils ce qui lui donna un air malgré tout presque innocent, puis rapporta son regard vers l’être Céleste.

- Présentement comme vous le savez bien entendu encore une fois, l’Empire est occuper à renforcir la surveillance de ses frontières sur les terres Enkidevs, tout comme est obnubiler par la Chevalier qui à assassiner Ryan. Tout le monde jubile à voir la date de son exécution approcher. Un vent de folie supplémentaire un peu partout dans les rangs ne pourrait assurément pas faire de tort. Je pourrais tenter de parler en la faveur des Dieux, particulièrement vous deux... Elle jouait de nouveau avec les maillons de sa chaîne à son cou, affichant un sourire doux et pourtant carnassier à la fois. Sinon, parfois, certain Monstres peuvent être hors de contrôle... Bien entendu, je pourrais revendiquer la réinstauration des cultes aux Dieux en échange de mon intervention –pourquoi ne pas retourner les idées stupides de Ryan à mon intention contre son peuple-, je demanderais aussi bien entendu que l’ont éradique le culte d’Hope qui de toute manière, n’a strictement rien apporté de favorable sur Irianeth depuis que cette idiote à mis cette Déesse sur un pied d’œstral. Je suis même persuadée que certains Maîtres-Magiciens seraient satisfait de cette nouvelle. Du moins, pour leur Domaine respectable à moins qu’ils ne soient tous totalement dépourvue d’intelligence.

C’était tout à fait vrai. Elle n’était pas inquiète quant à ses arguments et elle ce demandais réellement si ce serait nécessaire. Il n’y aurait aucun problème à répandre parmi le peuple sans la moindre poussière Céleste cette idée dans les faibles esprits, tout comme ceux atteint de folie. Edwing ou Takeshi n’aurait qu’à semer la folie un peu partout, la panique, la Discorde, leur faisant croire que leur peuple était menacer par des monstres, plus qu’il n’y en avait réellement… Tout comme Behemoth pourrait étendre un voile de ténèbres sur le continent noir, où la nuit serait maîtresse et laisser les Monstres sortir de leurs tanières. De toute façon, il prendrait sans doute par à la partie rien que pour son bon plaisir. Oui, pourquoi ne pas montrer à ces mortels ce qu’il en coûtait de sous-estimer ces deux Domaines et ce qu’il en advenait de leur courroux –qui n’étais pas si terrible tout de même. Un simple petit rappel-. Tout comme les êtres Célestes, ils comprendraient qu’il valait mieux les avoir dans leur bonne grâce que le cas contraire. Quand à ce qui la concernait, ils réaliseraient enfin l’étendue de ses magnifiques pouvoirs et qu’il valait mieux ne pas trop la chercher, ni la menacer. S’ils croyaient à ce jour qu’elle était incontrôlable, alors ils n’avaient encore rien vue. Son père en serait fier, elle en était sûre. Ainsi donc, elle semblait fort encline à accepter, mais elle espérait tout de même qu’Edwing lui confirme qu’ils se comprenaient bien. Aussi, peut-être aurait-il quelque chose à ajouter.
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MessageSujet: Re: Hier une cage, aujourd'hui un ciel. Je fais des progrès Ven 05 Mai 2017, 18:18



Visiblement, de ce qu’il entendait, Izékielle semblait réellement intéressée par sa proposition. Parfait. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas convaincu quelqu’un sans montrer les crocs. Il fallait reconnaitre que ça changeait pas mal de l’habitude. Malgré tout, les jeux n’étaient pas encore faits. Edwing savait bien qu’il devait aller plus loin. Intelligente, la maître-magicienne savait bien que l’on pourrait tenter de l’arrêter s’ils faisaient affaire. Hope serait sans nul doute mécontente de voir la fille de Behemoth lui voler dans les ailes. Elle avait besoin de protection. Celle de son père était déjà suffisante en soit. Mais si elle avait celle du Dieu de la Folie en plus, la perfide Déesse de la Destinée ferait bien pâle figure.


Un sourire carnassier, la Folie songea à l’avenir. Son culte serait bientôt de retour en Irianeth. Il allait retrouver ses fidèles et gagner toujours plus en puissance. S’il fallait partager ce continent avec Behemoth pour y parvenir, alors les choses se feraient ainsi. Depuis qu’il avait été banni par Lou, sous l’influence d’Hope, il avait gagné un peu de sagesse. Vouloir tout dominer seul était impossible, illusoire, même lui le comprenait à présent. Pourtant ce n’était pas un problème. Il voulait voir les humains s’éteindre. Behemoth n’avait que faire d’eux. C’était une alliance naturelle. En gagnant sa fille il pourrait gagner le père, il en était certain. Cela faisait-il de lui une réplique de cet imbécile de Ryan ? Absolument pas. Malgré le paradoxe que cela pouvait engendre, Edwing était un homme intelligent. Il ne voulait pas faire d’Izékielle sa marionnette. Il voulait travailler avec elle. Lui offrir du pouvoir pour tirer le meilleur d’elle. Pour une fois depuis des siècles, la Folie se montrait clémente et raisonnable.


« À l’avenir, ne prononce plus jamais le nom de cette misérable Impératrice de merde. J’ai envie qu’on entretienne de bonnes relations tous les deux. Nan, vraiment j’te jure. Alors parle plus d’elle, elle n’est que passé. »


La colère d’Edwing n’avait pas éclaté cette fois-ci, mais il s’en était vraiment fallu de peu. Il avait eut tant de mal à se contenir qu’il s’en était fictivement arraché la langue. Alors que du sang se mettait à couler en abondance depuis sa bouche, il fit apparaitre une table. Sortant de nul part, une poule arriva elle aussi. Usant de ses rayons incendiaires, il la transforma en un tas de viande à moitié calciné. Son repas préparé, il commença à manger sans la moindre manière, tel un goret.


« Alors bon, rassure toi. Huuumm, délicieuse cette aile ! Donc, oui, voilà. N’aie crainte. Je vois en toi la plus efficace des armes. L’autre t’as déjà expliqué ton principal atout. Tu auras ma protection. Je n’ai peur de personne. Aucun Dieu n’est en mesure de m’effrayer et surtout pas cette petite salope qu’est Hope. J’espère même qu’elle tentera de s’en prendre à toi, rien que pour me donner le plaisir de l'éviscérer. Bref, si toi et moi on bosse ensemble je m’occuperai de tes arrières. Ou de ton arrière ton sublime arr... NON ! MAIS MERDE RESTE CONCENTRÉ !!! »


Invectivé par lui même, Edwing resta bouche grande ouverte. De manière à la fois ridicule et répugnante, un morceau de poulet qu’il mangeait retomba sur la table. Les doigts couverts de graisse et de suie, il se gratta le menton. Son repas mis de côté, il tourna la tête, posant son regard sur un arbre. Alors que ses yeux devenaient livides, il commença à marmonner. Visiblement, il parlait avec lui même. Durant les cinq minutes qui suivirent, il continua ce spectacle inquiétant. Soudain, il explosa. Les yeux rouges, il se mit à hurler. Sa peau commença à tomber en lambeau à mesure qu’il grandissait. Lentement, sa chaire à nue se recouvraient d’écailles noires. En quelques secondes, un reptile de trois mètres se dressa devant Izékielle. Edwing, le Dieu de la Folie et de la Discorde se tenait là. Il revêtait son apparence suprême. Tandis qu’il expirait, une aura sombre et malsaine le recouvrit. Son regard vermeille se plongea dans celui de la fille de Behemoth alors qu’il se mettait à parler. Ses mots sonnaient comme ceux d’un serpent et son ton était froid comme la mort.


« Edwing est enchanté de faire ta connaissance, Izékielle, fille de Behemoth. Les personnalités défaillent, alors La Folie va finir de traiter avec toi. Elle t’assure Son soutien. Joignons tes forces et les Siennes pour mettre à terre le monde. Tes idées sont bonnes et Edwing est d’accord, Il les approuve. Si tu accepte Sa proposition, alors Il t’offrira un présent. Prends ceci et vous travaillerez dorénavant ensemble... »


Entre ses griffes, le reptile géant fit apparaitre une sombre boule d’énergie. En son sein se trouvait une infime partie de la puissance d’Edwing. Il s’agissait d’un concentré de folie pure. Lentement, il se pencha vers Izékielle. Quand l’énergie fut confinée, le Dieu la changea en une boule de cristal. Parfaitement ronde, elle contenait une infime partie la toute puissance de la divinité. Il s’agissait donc là d’une arme redoutable. Ceci étant, même pour une sorcière aussi puissante qu’elle, garder en sa possession un tel pouvoir risquait de la corrompre et d’accentuer la folie déjà présente en elle. Cela se ferait au profit d’une plus grande force. Allait-elle accepter pareille chose ?







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MessageSujet: Re: Hier une cage, aujourd'hui un ciel. Je fais des progrès Sam 06 Mai 2017, 02:23

Décidément cette Lou l’enrageait énormément. Il était vrai qu’elle ne pouvait réaliser l’ampleur des dégâts qu’elle avait pu commettre envers certains Dieux et Edwing en faisait visiblement partie. Son père, lui, n’avait pas apprécié, mais c’était comme si cela n’avait pas eu la grande importance pour lui. Très peu le priait et tous ceux qui le faisaient étaient en général tout aussi sombre, monstrueux ou malade. Ceux qui priaient Edwing ne devaient pas en être bien loin. C’était sans doute pour cela d’ailleurs qu’ils s’accordaient si bien. Izékielle respectait les Dieux et en ce qui concernait les Immortels, c’était à voir. Dans tous les cas, la majorité des Domaines étaient d’un ennui… Mortel. Voilà alors qui était fort probablement tous le problème.

Ainsi donc, après sa demande qu’elle ne pouvait certes pas refuser, soit, de ne plus prononcer le nom de cette Impératrice lamentable, la jeune création de Behemoth se contenta d’incliner brièvement la tête, signe qu’elle avait bien compris. Un léger sourire ne put s’empêcher cependant de traverser ses lèvres. Peut-être un peu mesquin. Si cela n’aurait pas été de l’être Céleste, il était fort à parier qu’elle ce serait fait le plus grand plaisir de ne pas cesser de l’évoquer. Izékielle était provoquante et les diverses réactions à ses provocations, notamment celles menant à la colère étaient ses favorites. Ah non, il y avait aussi lorsqu’elle manipulait les gens jusqu’à ce qu’ils s’effondrent et la supplie verbalement ou non, de leur enlever la vie qui les habitait. Évidemment, ce n’étais pas ce qu’elle souhaitait chez l’être Céleste devant elle. Elle y avait un autre intérêt. Fort plus alléchant et profitable sur le long terme.

Du sang s’écoulait de la bouche du Dieu et bien qu’elle y attarda son regard, elle n’en réagis point, comme si c’était tout à fait normal. Quelque chose lui disait que cela lui avait pris beaucoup pour se retenir afin de ne pas exploser comme plus tôt. Alors ainsi donc il était capable d’un certain contrôle. Au prix de sa langue, ou de ses joues. Elle avait déjà vécue ce genre de situation, mais généralement elle le remarquait que lorsqu’elle sentait le sang couler de ses paumes où elle y plantait rageusement ses griffes. Il était rare cependant, puisqu’il était tous le moins difficile de la rendre jusque-là. Elle était généralement soit totalement de marbre, soit elle avait déjà fondu sur sa victime. Même Ryan qui lui avait pourtant causé bien des maux, ne l’avait pas mené jusque-là. Non, sans doute fut-elle trop occuper à retourner le pouvoir de celui-ci contre lui-même.

Une table apparus devant l’être Céleste, puis une poule. Izékielle ne broncha pas, avisant la scène d’un regard toutefois intéressé. Qu’allait-il lui sortir encore? Il calcina alors l’animal grâce à ses rayons incendiaires et commença à le dévorer par la suite sans plus de cérémonie. Ce genre de scène ne la répugnait aucunement. Cela lui fit plutôt se demander à quand remontait son dernier repas. Elle n’avait pas faim, mais elle devait faire attention, car elle était tout à fait le genre à oublier, surtout lorsqu’elle prenait de l’énergie vital. Comme si son corps comprenait qu’il ne manquait de rien, mais pourtant, ici, en ce monde, elle devait bel et bien manger pour survivre. Elle en vint donc à la conclusion que cela devait remonter à la veille, ou quelque chose comme ça. Elle considérait tellement que c’était une perte de temps, de surcroit, mangé. Sauf bien entendu si cela ce mêlais à quelque chose d’utile. La majorité des mortels aimaient boire et manger en discutant. Elle n’avait jamais vraiment compris l’intérêt. Tout le monde avait la bouche pleine et les bruits de mastications et des ustensiles finissait par l’irrité. Alors ce n’était sans doute pas la vue de l’être Céleste qui la dérangeait un tant soit peu, c’était le son de la chair entrant dans sa bouche, puis se laissant broyer par ses dents. Qu’elle activité grotesque, au fond.

Enfin donc, il continua sur le sujet qui l’intéressait pour l’heure et de loin. Il lui mentionna donc qu’elle aurait sa protection. Un sourire carnassier se dessina alors sur ses traits. Bien. Il fallait avouer qu’il refuse sa demande l’aurait un peu étonné. Elle n’était aucunement démesurer et plutôt légitime et dans tous les cas, elle ne faisait jamais rien pour rien. Bien que déjà réclamer la remise en place des Cultes était tout à fait profitable pour le Domaine qu’elle chérissait, gagné un second protecteur Céleste, en l’occurrence Edwing, était un excellent bonus. Elle était plus que satisfaite et écouta d’une oreille distraite malgré elle le fait qu’il ne craignait aucun autre Dieu. C’était déjà pour elle une évidence même, sans doute pour cela. Lorsqu’il lui précisa qu’il espérait même qu’Hope s’en prenne à elle question de lui donner une excuse pour l’éviscérer, elle gloussa légèrement. Orchestrer une guerre Divine pour ne pas que l’on touche à un seul de ses cheveux turquoise? C’était une idée intéressante… Elle n’écouta pas trop ses propos lubriques, puisque de toute façon il se remit à l’ordre lui-même. Il y avait au moins ça. Elle n’avait même pas besoin de léger le petit doigt ou de devoir se faire mesquine à son égard. C’était sans doute une bonne chose. S’ils se prenaient en grippe, les choses tourneraient forcément mal… Pour les deux forts probablement.

-Oh, cela peut toujours s’arranger aussi si tel est votre désir, Dieu Edwing, mais je ne crois pas qu’elle soit le genre de Divinité à attaquer directement… Si?

Elle l’observa alors qu’une lueur joueuse traversa quelques secondes ses prunelles. Cela était presque demander avec toute l’innocence qu’aurait pu l’avoir une enfant, pourtant, l’être qui le demandais aurait pu sans doute en faire frémir plusieurs, puisque personne d’encore vivant n’avait pu voir cette lueur. L’idée qu’Hope s’en prenne à elle ainsi physiquement avait quelque chose de tout à fait électrisant! Il fallait toutefois avouer que cela ne l’irritait aucunement en vue des protecteurs qui veillaient dorénavant sur elle. Hope n’aurait aucune chance. En fait, ce qu’elle craignait un peu plus, fut que la Déesse se charge d’elle de façon plus sournoise. C’était sans doute d’avantage son genre. Elle pourrait certes faire une tonnes de petites choses insignifiantes et énervantes et c’était surtout cela qui l’intéressait le moins. Ce serait aussi ce qui serait le plus difficile à remarquer. Dans tous les cas, elle se fichait d’elle. Autant qu’elle menait sa vie avant en ignorant presque totalement son existence, autant qu’elle le ferait à partir de maintenant.

Elle avait bien entendu ignoré la scène où un morceau de nourriture était littéralement tombé de sa bouche. Il fallait la fermé, cette bouche! Dans tous les cas, elle nota un nouveau changement dans son attitude. Il avait mis son repas de côté et commença à fixer un arbre tout en marmonnant des paroles qui lui étaient incompréhensibles à la distance d’où elle se trouvait. Elle se contenta alors d’attendre qu’il reprenne le dessus ou bien qu’il change probablement de nouveau de personnalité, puisque cela semblait être une tendance chez lui. Elle resongeait donc à l’échange, s’assurant par ailleurs que le tout était bel et bien conforme en ce qui la concernait. Elle savait que son père approuverait. Le cas contraire, il le lui aurait déjà fait savoir. Ses doigts fins s’enroulaient donc toujours autours des maillons de son collier, jusqu’à ce que finalement l’être Céleste émerge. Ou quelque chose comme ça.

Celui-ci explosa alors sans crier gare et si elle aurait dû ne serait-ce que sursauté, elle ne le fit même pas. Elle ne se sentait pas menacer. Aucunement. Elle savait que cela avait tout de même une certaine limite du moins, elle ne connaissait pas suffisamment le Dieu pour cela, mais elle se doutait bien qu’il n’irait pas jusqu’à lui causer préjudice, cela en reviendrait à déchirer leur entente. Elle n’appréciait pas de se faire malmener, c’était une question de forme plus qu’autre chose. Elle devenait rapidement agressive. L’être Céleste devant elle hurlait et Izékielle ne pouvait s’empêcher de se demander qu’elle en serait la suite. Ce Dieu était fort intéressant. Elle adorait ses changements drastiques, c’était divertissant. Ses vêtements et sa chair se déchiraient à mesure qu’il gagnait en masse et en hauteur. Bien vite, la maître-magicienne n’eut d’autre choix que de devoir lever la tête afin de pouvoir observer dans toute sa grandeur son interlocuteur.

En voilà une belle apparence! Étais-ce ça vrai? Pourquoi ne restait-il pas toujours ainsi? N’étais-ce pas plus attendrissant? Non… Le mot était sans doute mal choisi. Enfin. Comment pouvait-elle en être effrayée. Il n’avait strictement plus rien d’humain. Sa peau était désormais recouverte d’écailles noires, similaires à celles des Dragons et sa taille s’apparentait à celle d’un Arabas Lianes, même s’ils n’auraient eu que leurs yeux vermeils en commun. Elle ne put s’empêcher de laisser un sourire en coin parcourir ses lèvres, surtout en ressentant d’avantage cette aura sombre qu’il l’enveloppa. Décidément, ce Dieu avait une tonne de surprises intéressantes à lui dévoilée et elle se sentait très privilégier. Il pris donc la parole, lui faisait comprendre qu’elle avait réellement le Dieu Edwing à l’état pure devant elle afin de conclure l’entente ou quelque chose s’y rapprochant. Dans tous les cas, elle n’était pas déçue et pour l’heure, c’était sans doute sa préférée. Enfin, le dernier était aussi sympa, si cela n’aurait pas été de ses commentaires déplacer à son égard. Bref, Magnifique. Dans tous les sens du terme. Elle avait l’impression qu’à mesure qu’ils parlaient elle découvrait et/ou atteignait un différend niveau. Commencer par Ehknos avait selon elle été un coup bas. Il l’avait réellement irrité, mais à voir où ils en étaient, elle aurait très certainement dû le tuer dès qu’elle l’eut vue. Elle n’oublierait pas se détail.

La créature ébène était donc là pour conclure officiellement le marché, ou le pacte. Cela dépendait sans doute comment l’on abordait la question. Izékielle s’en fichait complètement. Le résultat restait le même. Elle écouta donc le reste de ses mots avec un intérêt grandissant, surtout en apercevant une masse noire qui se formait alors dans la paume griffus de la bête et l’énergie qu’elle pouvait y percevoir était enivrante. Puissante. Elle frissonna de plaisir. Elle n’avait qu’à se lever et tendre la main pour y toucher et l’envie était sans aucun doute visible dans ses yeux. Elle comprit pourtant assez rapidement qu’elle ne résisterait pas et dans tous les cas, la refuser serait refuser leur accord. Haha, mais qu’elle idée!

Elle se leva donc, laissant retomber ses ailles derrière son dos, abandonnant cette protection tandis que la pluie se mis de nouveau à se rabattre sur sa chevelure qui avait à peine eu le temps de sécher. Devant ses yeux presque obnubilé, la masse noire fut recouverte d’un cristal, en formant une boule parfaitement ronde et sans doute lisse. Sans la quitté des yeux, elle y tendit donc la main et même si elle aurait voulu apprécier ce petit moment et ressentir cette énergie à quelques millimètres de sa paume, ses doigts se refermèrent instantanément sur l’objet de sa convoitise. Cela aurait pu être un véritable poison qu’elle aurait voulu y toucher tout de même. C’était bien d’Izékielle dont-il était question. La puissance qui s’en dégageait n’était pas menaçante –du moins, pas de son point de vue-, elle était puissante. Elle put aussitôt aisément ressentir sa puissance se répandre à une vitesse effréné jusqu’à son bras, puis s’étendre dans tout son être et elle sourit. D’un sourire sans doute trop macabre pour un mortel.

-J’ai senti votre énergie faire son chemin. Ce n’est pas pour me déplaire.

Oui, parce-que d’autres auraient été sans doute trop stupide pour réaliser qu’ils venaient sans doute de conclure un pacte avec la Folie. De par son commentaire elle désirait tout de même faire savoir que cela lui était égal. Personne n’y verrait vraiment la différence de toute façon. À la limite, elle trouverait certaines choses plus amusante et moins exaspérante. C’était à voir. Quand à cette puissance… Ce qui l’étonnait et la dérangeait un peu cependant, c’était que la masse noire à l’intérieur se mouvait toujours. Alors il en restait? Pourquoi n’avait-elle pas eu tout?

-Comment est-ce qu’elle fonctionne?

Après tout, bien qu’elle se doute bien de savoir, elle préférait tout de même avoir droit à quelques explications, notamment son fonctionnement, qui lui donnerait alors sans doute la réponse à savoir pourquoi il en restait toujours à l’intérieur et qu’elle ne se sentait pas si différente que cela.

-Est-ce qu’elle peu affecté les autres? Ou… Est-elle à usage unique?

Si elle n’était pas aussi jolie. L’idée de la fracassé en plein Colisée aurait pu lui sembler une idée marrante. Elle y joignit sa seconde main afin de la ramener vers elle en espérant sans doute avoir plus de cette énergie, mais rien –elle avait toujours été gourmande-. Ce qu’elle y ressentait cependant à l’intérieur était plus qu’intéressant. C’était de l’énergie Divine d’une puissance qui en aurait terrifié plus d’un, mais pas elle, voyons. La folie, c’était sympa. Edwing le lui avait suffisamment prouvé. Dans tous les cas, il était divertissant, malgré ses petits dérapages déplacé, mais vite oublié. Elle finit par lever le regard vers les yeux vermeils de l’être Céleste, puis les rabaissé sur ce précieux objet alors que la boue se mouva pour laisser apparaitre une créature ressemblant à un castor, mais dépourvue de fourrure aux longues griffes acérée tout comme sa dentition. Ses trois paires d’yeux clignèrent et Izékielle se pencha alors que la créature étirait les pattes pour se saisir du présent. Intéressé, elle croqua l’objet doucement, puis trotta pour grimper afin de prendre place sur l’accoudoir du fauteuil tout en continuant d’observé la boule. Une seconde créature identique pointa alors le bout de son nez de derrière le fauteuil et tenta de voler l’objet à la première. Aussitôt, une petite bagarre éclata et les deux créatures finirent par jeter un coup d’œil à la Sorcière qui c’étais contenté de claque des doigts. Sans plus de façon, les deux monstres quittèrent les lieux en emportant avec eux le présent du Dieu. Valait mieux qu’elle ne l’ai pas trop longtemps entre ses mains. Elle préférait profiter de la présence de l’être Céleste pour le moment. Elle aurait, plus tard, tout le luxe d’observé cette jolie chose.
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Edwing
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MessageSujet: Re: Hier une cage, aujourd'hui un ciel. Je fais des progrès Lun 08 Mai 2017, 13:14



Dans le regard vermeil de la maître-magicienne, il était facile de voir ce qu’elle ressentait. Envie, curiosité et soif de pouvoir. Elle était fascinée par le cristal démoniaque que lui tendait Edwing. La puissance incommensurable du Dieu de la Folie la rendait toute chose. Sans prendre le temps de la réflexion, Izékielle se releva. Ses ailes rabattues, elle s’avança jusqu’à l’être céleste et à pleine main, accepta son présent. Alors que sa peau entrait en contact avec le boule de cristal, l’énergie d’Edwing se répandit. Tel le sang circulant dans les veines, la folie de ce dernier se fraya un chemin jusqu’au coeur de la fille de Behemoth. Il avait réussi. Le pacte était conclu. Dorénavant, sa Folie se trouvait en Izékielle et même son père aurait grand mal à l’en retirer, du moins s’il en éprouvait le besoin. Pourtant, tout ceci n’avait pas pour but de soumettre la future immortelle, ni même de la faire souffrir. Paternaliste, le Dieu de la Discorde offrait un présent qu’il considérait inestimable à une femme qui venait de devenir son allié. Au même titre qu’avec ses fidèles, il faisait preuve selon lui d’une immense bienveillance.


Bien qu’elle soit émerveillé par la sphère de pouvoir, Izékielle sembla comprendre qu’il valait mieux ne pas la garder avec elle pour toujours. Elle avait raison. Son idée fut donc de la confier à deux petites créatures. Edwing sourit en les voyant, il ne donnait pas cher de leur peau à présent qu’elle s’en allait avec le cristal. Curieuse, sa nouvelle allié ne cessait de lui poser des questions sur son présent. L’être céleste ne put s’empêcher de songer qu’il aurait bien voulu avoir une fille pareille. Quand il pensait à son propre fils, il n’éprouvait que mépris et dégout. Après tout, cela restait mieux que cette minable de Mila Lara, mais de peu. Bon sang, que sa progéniture pouvait le décevoir. Il n’y avait bien que Pheoben pour relever un peu le niveau. Et encore...


« Ce gage d’amitié est un concentré de pouvoir, directement extrait de l’essence même du Dieu de la Folie et de la Discorde. Sa sphère agira comme un catalyseur pour la fille de Behemoth. Plus elle aura Son présent avec elle, plus son pouvoir grandira. »



Le reptile géant marqua une pause. Sans la moindre once d’hostilité, il prit la femme entre les griffes de sa main droite et la souleva jusqu’au niveau de sa tête. Il n’aimait pas parler à une allié de haut. C’était une chose qu’il réservait aux autres. Sa langue continuant de fourcher, il reprit ses paroles sifflantes.


« Izékielle doit prendre gare. Plus elle gardera le cristal en sa présence, plus Son influence se fera grande. La Folie se répandra en elle jusqu’à lui faire perdre le contrôle de son être. Elle ne servirait alors plus à rien. Le Dieu Edwing lui déconseille d’en abuser, malgré le pouvoir qu’Il peut procurer. »


De sa main libre, la divinité tyrannique fit apparaitre des ombres. Au creux de se main se trouvait un simulacre de trône avec quelques petites ombres jouant la comédie. Soudain, une silhouette féminine apparut pour briser une boule. S’en suivit un spectacle macabre où toutes les autres ombres semblèrent perdre la tête. Un sourire carnassier, Edwing observait la scène avec intérêt.


« Les pensées d’Izékielle sont bonnes. La Folie pure qui vit en la sphère peut être libérée pour affecter toute personne se trouvant dans les alentours. Malheureusement, briser le présent d’Edwing reviendra à ne plus jamais pouvoir utiliser son pouvoir. La Folie présente en la fille de Behemoth ne partirait pas pour autant... »


Considérant qu’il avait donné de bonnes explications à son interlocutrice, le reptile divin la reposa au sol. Alors qu’un nouveau voile sombre le recouvrait, il reprit sa forme antérieur. Le bouffon libéré regarda la femme en se mordant les lèvres, bouillant d’une soif de fornication difficile à réprimer. Il y parvint pourtant une fois de plus. Troquant son envie contre un peu d’amusement, il se fit lui même léviter pour se retrouver la tête en bas, les pieds suspendus dans les airs. Alors qu’il se mettait à rire, son corps commençait à tourner sur lui même.


« Si tu n’as pas d’autres question, il est temps pour moi de partir. Je t’enverrai mon fils demain pour que vous puissiez manigancer ensemble. Oh, tu pourras librement lui donner des ordres. S’il refuse, prie moi pour m’en avertir et il s’en mordra les doigts. HAHAHAHAHAHA !!! C’est bon pour toi petite beauté ? »







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MessageSujet: Re: Hier une cage, aujourd'hui un ciel. Je fais des progrès Mar 09 Mai 2017, 01:39

Edwing ne la fit pas attendre pour lui offrir les réponses à ses questions. Ainsi donc, il lui confirmait ce qu’elle avait bien compris. Cette sphère contenait une partie infime sans aucun doute, mais concentré de son pouvoir. Sans doute que seul un abruti n’aurait su le remarquer. Il était vrai qu’elle percevait l’énergie différemment des autres en général, mais c’était pourtant si évident. Quant au fait que son pouvoir grandirait à mesure qu’elle restait en contact –ou en présence- de cette sphère, elle en comprit donc aussi qu’elle pouvait en avoir les contre coups, même s’il ne précisait pas lesquels, elle pouvait très bien savoir que cela avait, vue l’énergie, un lien avec le domaine de l’être Céleste. Bien qu’elle ne craigne pas la folie, voir le Dieu lui-même victimes de certains de ces mots ne lui donnait pas nécessairement envie. Elle devrait donc l’utiliser avec intelligence et soins, ce qu’elle ne doutait pas du tout d’avoir.

La Divinité tendit alors la main en sa direction et l’agrippa doucement afin de la soulever du sol et ainsi, visiblement l’avoir à la hauteur de son visage… Ou de sa gueule. Si certains ce seraient raidit de terreur, Izékielle, elle, était plutôt intéressé. De toute façon, ce n’étais pas la première fois qu’elle entrait en contact avec ce genre de créature, du moins, la situation ne lui était pas inconnus. Elle n’appréciait pas particulièrement de sentir ses ailles forcés d’être close et s’il aurait été une création de Behemoth, sans doute l’aurait-il instantanément compris. Puisqu’il n’exerçait aucune pression pour la blessé, elle choisit d’en fait fit. Elle appuya donc ses mains contre la poigne de la bête Céleste question de prendre un certain appui.

Voilà donc que le Dieu lui mentionnait de prendre garde aux effets potentiellement négatif de ce présent. Elle en fut un peu étonner, mais tout de même satisfaite qu’il lui en fasse par. Ainsi, cela lui prouvait que ces intentions envers elle étaient légitimes. Il ne comptait pas la corrompre dans son Domaine comme sans doute l’avait-il déjà fait sur d’autres. Non, sans doute comprenait-il qu’il n’en avait pas le besoin, tout comme le danger potentiel qui pourrait planer sur sa tête s’il osait. Cela ne devait pas non plus être dans l’immédiat un danger pour elle était donnée que Behemoth aurait sans aucun doute intervenu. Elle l’avait senti à travers les monstres plus tôt. Il avait jeté un coup d’œil de plus prêt à la présente situation à travers leurs regards.

-Je garderai assurément vos précieux conseils en mémoires Dieu Edwing et je vous remercie pour ce présent. Je trouverais assurément quelque chose d’intéressant à faire avec cela, soyez en sûre.

Oh que oui. Elle en avait, des tonnes d’idées tout aussi amusante les unes des autres. Seulement, la majorité la réduisait qu’à une seule utilisation comme celui-ci le lui mentionnait. Alors était assurément évident qu’elle ne l’utiliserait pas sur un coup de tête. Ce n’était pas son genre. Elle aimait l’improvisation certes, mais elle était tout de même plus réfléchie que certains imbéciles osaient le croire. Perdre ainsi un pouvoir ne l’enchantais pas du tout, mais elle savait un peu mieux maintenant s’y faire, vue l’une des branches de son pouvoir, ne lui permettant pas de garder un don voler éternellement. Elle avait donc appris à jouer aussi avec cela et en user stratégiquement.

La créature s’activa soudainement dans le but évident de la redéposer au sol. Une fois chose faite, elle comprit qu’il considérait avoir donné les informations nécessaire quand à cet objet magique. Un voile obscure enroba de nouveau l’être Céleste alors que la forme à travers celui-ci rapetissait, prenant une silhouette plus humaine. Lorsque le tout ce dissipa, ce fut la personnalité précédent celle du reptile géant qui revint et visiblement, ses envies à son égards n’avaient pas eu le temps de changer. Celui-ci se fit léviter et se retrouva rapidement la tête vers le sol, puis tournant sur lui-même en ricanant. Izékielle inclina légèrement la tête de côté. C’était bête, elle n’avait jamais songé à faire un truc pareil, sans doute en serait-elle capable. Peut-être l’essayerait-elle un jour juste pour voir. Après tout, cela pourrait même pratiquer sa maîtrise déjà bien bonne de la lévitation, mais pas maintenant. Ce n’était pas vraiment le moment.

Edwing reprit donc la parole dans l’intention évidente de conclure. Elle n’avait pas d’autres questions concernant l’objet magique et il fallait avouer qu’elle préférait ne pas tenter le diable concernant ses envies la concernant. Ce serait vraiment dommage de terminer leurs agréable rencontre aussi abruptement et négativement. Il comptait donc lui envoyer Takeshi demain? Elle fit un peu la moue. Elle préférait manigancer seule plutôt que d’avoir quelqu’un d’autres dans les pattes, ne serait-ce qu’un Immortel. Dans tous les cas, sans doute pourrait-il lui offrir quelques options, peut-être, ou lui en apprendre davantage sur ce Domaine nouvellement allié. Elle ne voyait pas encore quel genre d’ordre elle pourrait lui donner, mais cela n’était toutefois pas tombé dans l’oreille d’une sourde. Donner des ordres à un Immortel ce pourrait être marrant. Elle devrait trouver une façon de pouvoir en abuser et peut-être lui en donnerait-il bêtement l’opportunité. Cela dépendait sans doute de son approche. S’il semblait craindre le Dieu de la Folie et de la Discorde, cela ne voulait pas dire qu’il en était autant de la fille du Dieu des Monstres et des Ténèbres. Ce mesurer à lui pourrait être intéressant, bien que sans doute que leurs paternel respectifs n’apprécieraient pas forcément. Dommage. L’être Céleste lui demanda alors si tout lui convenait, tout en lui offrant un surnom qui lui fit presque rouler les yeux vers le ciel.

-Je dois vous avouer que j’aurais sans doute préférée ne pas… Déranger votre Immortel. Avant de manigancer dès demain, j’aurais préférée m’enquérir de quelques informations préalablement, mais si vous croyez que cette rencontre pourrait nous être utiles de quelconque façon d’ici là alors soit.

Sur ces mots, le Dieu se contenta de sourire, puis de lui envoyer un baiser souffler avant de tout simplement disparaître comme il était apparus, abandonnant sur place le fauteuil maintenant détremper. Puisque le Dieu ne lui avait pas mentionné une prière en particulier, elle présuma que rien que le fait d’y songer, tout comme avec Behemoth serait suffisant si jamais le besoin se faisait ressentir, mais de toute façon, quelque chose lui disais que le Dieu de la Folie ne serais de toute façon pas bien loin à sa façon.

À peine eut-il disparus qu’une présence familière se fit ressentir juste derrière et qu’une main tendre se déposa sur son épaule humide. Aussitôt. La maître-magicienne ainsi que Behemoth disparurent des environs pour réapparaitre dans la demeure de celle-ci au sec. La jeune Sorcière ne put s’empêcher d’afficher un mince sourire satisfait alors que son père lui faisait part de ses ressentis face à sa rencontre. Il ne semblait pas en être déranger. Il trouvait même que cela était une bonne idée, comme elle l’avait fort bien présumé. Il n’appréciait cependant pas réellement qu’elle puisse détenir cette Sphère trop près d’elle, c’est pourquoi il lui conseilla de ne s’en approcher que lorsque le moment serait venu. Il connaissait bien sa fille et savait bien qu’elle n’attendait que le moment d’être seule afin de la découvrir d’avantage. Bien entendu, obéissante, Izékielle c’était contenté de faire la moue tout en enfilant une robe de nuit sèche. Elle était bien heureuse de cette rencontre impromptue, cela lui permettais de pouvoir passé du temps avec son paternel et de pouvoir discutés de diverses choses entourant le Domaine. Son père comptait en effet faire en sorte que la nuit tombe sur Irianeth le moment venu. Il adorait cela. Argent l’avait vécu il y a de cela quelques années, les rumeurs ravivé en ferait frémir plus d’un.

****


Izékielle avait fini par s’endormir aux lueurs du matin. La présence de Behemoth n’avait pas été si longue, mais son esprit bouillait bien trop afin qu’elle puisse trouver aussi aisément le sommeil. Elle en avait au moins profité pour se nourrir, chose qui lui était malheureusement encore nécessaire.

Il devait être plutôt tard en avant midi lorsque quelque chose la tira de son sommeil plus ou moins profond. L’image d’une silhouette ce trouvant prêt de son lit, remontant doucement ses couvertures la frappèrent de plein fouet et vue l’angle, cela venait sans doute de Pustule qui se tenait dans l’un des coins entre le mur et le plafond. Ouvrant les yeux vivement, l’intrus fut aussitôt propulsé contre un mur à l’aide de son pouvoir de lévitation, alors qu’elle se redressait dans son lit les prunelles noires reprenant une teinte turquoise. Elle reconnut alors aussitôt celui qui avait osé puisqu’elle l’avait vue la veille brièvement.

C’était bel et bien Takeshi, le fils d’Edwing qui semblait vouloir ce faire un peu trop curieux à son égard. Poussant un soupir irrité, elle jeta un bref regard par la fenêtre afin de réalisé que non seulement il pleuvait toujours –ce qui ne la dérangeait guère-, mais aussi l’heure approximative. Elle rapporta son regard vers celui qui se relevait tout en se levant à son tour, agrippant au passage une longue veste noire qui contrastait à merveille avec sa robe de nuit immaculée pour l’enfiler. Il commençait très mal son entré en la matière la concernant.

-L’on ne vous a donc jamais appris les bonnes manières, Immortel Takeshi?

Siffla-t-elle. Oh, s’il croyait qu’elle comptait lui réservé le même respect que le Dieu Edwing, surtout après cela, il ce mettait un doigt dans l’œil. Alors s’il espérait une quelconque prosternation de sa part – ce qui techniquement était de mise des mortels banals devant un Immortel- il se mettais l’autre bien profondément dans un autre orifice. Elle n’était pas de ces mortels banals, de toute façon. Alors cela ne s’appliquais pas sur sa personne et valait mieux qu’il le sache tout de suite à quoi s’en tenir avec elle.
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Hier une cage, aujourd'hui un ciel. Je fais des progrès

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