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Et un p'tit verre de trop mon minou! [PV Beltram & Treize]

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Dhénon
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MessageSujet: Et un p'tit verre de trop mon minou! [PV Beltram & Treize] Mar 14 Mar 2017, 13:25

**//** ATTENTION! Ce contenu pourrait être offensant! **//**



« POUAH! Ça shlingue ton truc! C'est quand la dernière fois qu'tu lui as donné un bain! » La serveuse devant lui le regarda en écarquillant les yeux. « Ben quoi! Tu penses vraiment que j'vais glisser mon bien le plus précieux là-dedans? J'y tiens, tssé! » Fronçant les sourcils, Lucille se défendit, mais il haussa les épaules. « Je suis pas tant désespéré, tsé. » Elle le gifla, mais il éclata d'un rire goguenard. Se retournant vers la porte de la petite pièce qui servait de débarras dans les cuisines, il chancela jusqu'à celle-ci et l'ouvrit. « Bla, bla bla bla, bla. » fit Dhénon pour toute réponse à celle qui l'insultait allègrement. Il en avait l'habitude de toute façon. Dans la salle, il se retourna vers elle, lui sourit, et se tourna vers les tablées qui parlaient bruyamment. « HEY! » cria-t-il, on lui jeta des regards irrités. « Y'a pas que'qu'un qui aurait d'l'eau? S'pour rafraîchir la... » le reste de sa phrase se perdit dans un gargouillis de bière qu'on venait de lui lancer au visage. « Oh bah celle-là, j'la paierai pas, hein! » On le somma de sortir, ce qu'il fit en ricanant, se retenant aux dossiers de chaises - et parfois aux épaules - qui traînaient autour, avant de finir dehors. Il se retourna une dernière fois. « Si jamais j'suis désespéré, j'saurai où trouver mon trou! AH AH! » lança-t-il avant de claquer la porte et de se retourner d'un bloc, manquant s'étaler sur le sol au passage.

« Oupzi, j'ai p't'être un 'tit peu trop bu... Ah ah ah. » fit-il pour lui-même avant d'hausser les épaules en regardant un couple qui le dévisageait. « BAH QUOI?! D'toute façon, on boit jamais trop, tant qu'à moi, tant qu'on s'en souvient! Ah! » Ils s'éloignèrent rapidement, et il leva une chope imaginaire. « À la vôtre! Bande couillons! » Et il partit en chancelant, comme s'il était sur un navire qui tanguait dangereusement, mais les seules vagues ici étaient dans son estomac.

Observant là où il était rendu, il hocha la tête. Le repère de la bande de taré devait pas être bien loin, du moins, celui du coin, il avait cru comprendre qu'il trouverait celui qu'il cherchait par ici! Cela faisait près de... quoi... trois mois? Quatre? Qu'il était parti pour une mission. Au départ, c'était quelque chose de bien simple, mais finalement, on lui avait demandé de quoi dans la gamme du pas possible! Bah, façon de parler, il y était arrivé, cela avait juste fallut du temps de plus, quelques outils de plus. Évidemment, il était allé quêter son dût, et une augmentation de celui-ci, puisque le travail s'était avéré bien plus compliqué qu'il n'aurait dû être. C'était la raison pour laquelle il faisait la fiesta depuis deux jours, sur son chemin vers cet endroit où il finissait par se retrouver de temps en autres. Il avait eut une sacrée prime, il serait bien dommage de tout garder ça dans ses poches. L'argent ne servait qu'à être volée, ou à être dépensée. Des deux options, la deuxième était la moindre! Et puis, il se faisait un plaisir de flamber son budget dès qu'il le pouvait!

Le masque bien rangé sous sa cape, celle-ci couvrant son éventail d'artifices de mercenaire, il marchait, vêtu de noir, comme n'importe quel ivrogne fini qui avait oublié où il vivait. Avec un rire nigaud, il entreprit de chanter à tue-tête une chanson grivoise. À sa grande -non- surprise, il entendit bientôt des hurlements qui lui disait de la fermer. « HEY! TANT QU'LA LUNE BRILLE ET QU'LE SOLEIL DORT, J'FAIS C'QUE J'VEUX! » On menaça d'appeler la garde, mais il s'en fichait. La cellule pour une nuit, c'était un nid douillet et un repas gratuit! Et puis, il n'était pas encore assez ivre pour être incapable de se défendre! « C'est quand'on prend un VEEEEERRRRRRE de trop, qu'on SAIIIIIIIIIT c'qu'on vaut! » Chantait-il sans gène en plein milieu de la nuit dans ce village de pourris. Il n'avait aucun principe, aucune estime pour les gens qu'il dérangeait. Il avait envie de chanter, alors il chantait. Et, certes, il chantait terriblement mal.

Tout en tanguant, il navigua - ouais, plein de liquide comme il était, c'était de la navigation! - vers l'est du village, avant d'apercevoir, au loin, une silhouette bien connue, accompagnée d'une moins bien connue. « HEY! POIL DE CAROTTE! » Dès qu'il eut l'attention du demi-elfe, il fit un signe vers son compagnon. « Depuis quand t'engages des nains pour faire ton sale boulot! » suite à quoi il ricana, fier de sa mauvaise plaisanterie. En se rapprochant, il se reprit. « OOOOH! Mais attends, c'pas un nain ça! J'te savais pas d'même, mais c'est vrai que ça doit être serré en 'titfille! AHAH! » Il sourit à Beltram, qu'il n'avait pas vu depuis un bon moment. Soudain, tout ce mit à tanguer, et il posa sa main sur l'épaule de ce qu'il pouvait considéré comme un ami, avant de sentir ses tripes remontées dans sa gorge... il expulsa une bonne quantité de bière droit devant lui... sur la gamine qui n'en évita pas suffisamment pour se retrouver les pieds au sec. « Oups! Eh ben, j'suis pas désolé! » fit-il avant de s'essuyer la bouche du revers de la manche et de redresser. « Fallait ça sorte faut croire! Ça fait d'la place pour la prochaine tournée! Héhé! »
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Beltram
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MessageSujet: Re: Et un p'tit verre de trop mon minou! [PV Beltram & Treize] Ven 24 Mar 2017, 11:29

Ils étaient assis dans le petit salon de thé d’une bourgeoise richement vêtue. La femme, visiblement sur la fin de la quarantaine, portait sa tasse de thé à ses lèvres rosées, ses traits démontrant une déception presque palpable. Assis sur le grand divan en face d’elle, Beltram et Treize écoutaient son récit. Si l’homme faisait preuve d’un calme plat et d’une attention presque sans faille, la jeune fille, elle, enfournait les biscuits sablés dans sa bouche, l’un après l’autre, comme s’il s’agissait de son premier repas de la journée. La dame qui se trouvait devant eux s’appelait Mary-Ann LaRochelle, grande couturière et styliste pour la noblesse de la région et des pays environnants. Cette dernière avait fait appel aux Loups d’Acier afin de pouvoir être assistée dans un problème typiquement familial.

Elle leur révéla que la mort de son richissime mari, survenue un an plus tôt, avait complètement chamboulé son existence. En fait, depuis le trépas de ce brave homme, son unique fils, Arthur-Henri LaRochelle, avait complètement pété les plombs. Jeune homme sans expérience, il se retrouva du jour au lendemain unique héritier de toute la fortune de son paternel, celui-ci cultivant de vieilles valeurs misogynes voulant que les femmes ne puissent posséder de fortune ou de terres à elles seules. Ainsi, Mary-Ann se retrouvait sans le moindre contrôle de la fortune familiale et dut se contenter d’observer son fils qui, rapidement, perdit les pédales, faute d’être capable de gérer adéquatement autant de liquidités. Son fils n’avait que 19 ans et déjà, il vivait une vie de luxe incroyable et de débauche non dissimulée. Voyant les interventions de sa mère comme étant des remontrances et des offenses à son illustre personne, Arthur-Henri décida de simplement la jeter à la rue, gardant avec lui tous les biens de sa génitrice qu’il offrit largement en cadeau à sa petite amie du moment, Irène Bellamare.

Mary-Ann LaRochelle ne désirait qu’une seule et unique chose dans tous ses biens dérobés : son alliance, ultime témoin de tout l’amour qu’elle portait à son misogyne de mari. L’objet était un anneau composé de fines fioritures dorées et surmonté d’une rivière de diamants roses. Il valait sans dire que le bijou était d’une valeur inestimable! Heureusement, depuis sa mise à la porte de sa propre résidence, la femme avait trouvé refuge chez sa sœur et avait recommencé à refaire fortune grâce à ses talents de styliste. Elle avait donc grandement de quoi payer les services onéreux des mercenaires qui se trouvaient devant elle. Inutile de dire que Beltram était hautement intéressé par cette mission et, par le fait même, par l’appât du gain. Bon après, il pouvait comprendre qu’une si grande fortune remise entre les mains d’une seule personne du jour au lendemain POUVAIT mener à une forme d’exubérance. Après tout, n’était-il pas lui-même aisément séduit par les magnifiques pièces d’or qu’on lui mettait sous le nez à tour de bras? Toutefois, malgré leur amour inconditionnel des richesses, la ressemblance entre Arthur-Henri et Beltram s’arrêtait là.

Quel crétin pouvait dilapider son fric aussi ouvertement pour des broutilles? Non seulement se retrouverait-il rapidement à la rue s’il continuait de la sorte, mais en plus, c’était d’une lâcheté crasse de mettre sa propre mère à la rue simplement pour prouver son indépendance et – probablement – sa supériorité. Le rouquin n’avait jamais connu sa propre génitrice, mais il était persuadé qu’il ne l’aurait jamais traité aussi lâchement, même s’il possédait toute la richesse du monde.

Mary-Ann les mit en garde contre l’attitude mesquine de son propre rejeton, déclarant ouvertement qu’il leur ferait assurément un coup fourré s’ils le lui en donnaient l’occasion. Il possédait également sa propre garde personnelle, puisque sa folie des grandeurs l’avait également doté d’une paranoïa toute nouvelle. La bourgeoise leur donna carte blanche sur leur façon de procéder : tout ce qu’elle demandait, c’était que son fils reste en vie et en un seul morceau. Après tout, si elle était déçue de son comportement, il n’en restait pas moins son unique rejeton…

Une fois l’entretien terminé, Beltram se releva, embrassa galamment les doigts que sa cliente lui tendait, puis passa devant Treize, lui sommant par le fait même de lâcher ces satanés biscuits pour le suivre à l’extérieur. Une fois dehors, le duo s’avança lentement sur les pavés de pierres des rues du village. Il faisait nuit noire et l’air était frais. Le rouquin réfléchissait à la façon dont ils allaient procéder, puis tourna son regard doré vers sa petite protégée. Il avait visiblement – et soudainement – une idée en tête.

- Nous allons agir dès ce soir. Plus vite ce sera fait, plus vite nous pourrons rejoindre les autres à la capitale. T’es d’accord? Fit-il en observant l’adolescente aux cheveux couleur neige. Hey! Notre première mission en duo! On pourra presque fêter ça à l’auberge, une fois ce que ce sera terminé. Je nous paierai un copieux repas pour souligner l’occasion.

Il remarqua que les traits de la semi-elfe s’étaient soudainement éclairés. Pas étonnant, il savait pertinemment l’amour incroyable qu’elle portait pour la nourriture. Il n’y avait pas plus goinfre que Treize au sein du clan. Quoique… son clébard ne donnait pas sa place non plus. Leurs pas foulèrent les dalles de pierres en direction de la résidence d’Arthur-Henri et, pendant qu’ils passaient entre deux bâtiments du centre du village, Bel décida d’exhiber son plan.

- Je vais servir de diversion, fit-il d’un air songeur. Mary-Ann nous a dit que la chambre des maîtres se trouvait au deuxième étage, le balcon donnant directement sur l’immense roseraie qui orne la cour. T’es douée pour te glisser n’importe où sans te faire prendre. Crois-tu pouvoir t’introduire dans la pièce par l’extérieur? Il faudrait faire une ronde de reconnaissance avant d’agir pour nous assurer que tu ne rencontreras aucun obstacle. Oh t’inquiète pas pour moi. Je sais être suffisamment chiant pour garder toute l’attention sur moi, ajouta-t-il avec un sourire amusé. Je vais m’arranger pour stimuler son état de paranoïa, comme ça, il ne me quittera pas des yeux une seule seconde et, avec un peu de chance, il mettra sa petite garde personnelle sur mon cas. Tu n’auras qu’à récupérer la bague – et quelques autres babioles, si le cœur t’en dit – et foutre le camp. Je me chargerai de quitter les lieux d’une manière ou d’une autre dès que j’aurai ton signal. Peut-être pourrais-tu…

C’était quoi ça? Un cochon qu’on égorgeait en pleine nuit? Bel se raidit, puis tourna son regard doré vers une rue adjacente, les sourcils froncés. Bon sang, c’était un mec qui chantait à tue-tête?! À cette heure?! Il fallait être complètement fêlé pour attirer autant l’attention dans les rues calmes d’un petit village alors que la plupart des gens dormaient. Une silhouette titubante s’approcha rapidement (enfin… façon de parler) d’eux et héla l’Opalien sans la moindre vergogne. Poils de carotte?! Pour qui il se prenait cet enfoiré? L’homme pitoyable s’avança un peu plus et le semi-elfe se détendit en reconnaissant les traits de ce salopard de Dhénon. Il était déchiré entre l’envie de rire de sa gueule de soulon et lui foutre une baffe pour le dérangement qu’il causait sans une once de remords. Un nain? De quoi parlait-il? Instinctivement, le mercenaire tourna son regard vers Treize, puis laissa échapper un soupir d’exaspération en entendant le commentaire grivois de son ami de longue date. Comme il pouvait être idiot lorsqu’il s’y mettait!

Bel tourna la tête vers Dhénon et ouvrit la bouche pour le gratifier d’un commentaire cinglant dont lui seul avait le secret, mais il n’eut pas le temps de prononcer quoi que ce soit que le grand gaillard se mit à tanguer. Par réflexe, l’assassin posa une main sur l’épaule du chef des Loups d’Acier afin d’éviter de s’écraser au sol, puis dégobilla son surplus de bière en direction de Treize. Heureusement, cette dernière avait des réflexes du tonnerre et put esquiver une grande partie du vomi malodorant, mais ses bottes, elles n’eurent pas autant de chance que le reste de ses fringues. Évidemment, Dhénon laissa échapper un autre commentaire abrutissant et Bel ne put s’empêcher d’esquisser une mine complètement dégoûtée.

- Bon sang, Dhen!! Espèce de porc! Non seulement quand tu chantes, tu ressembles à cet animal à s’y méprendre, mais en plus, tu en as également l’odeur et les manières! Évidemment, son commentaire attisa l’hilarité de l’ivrogne qui se foutait totalement de l’opinion des gens, incluant celle du rouquin dans l’immédiat. Tu pourrais faire gaffe quand même. Oh et parle moins fort, je suis pas sourd.

Le semi-elfe tourna son regard doré vers sa protégée et la gratifia d’une expression navrée. Voyant que son compagnon menaçait encore de s’écrouler sous l’état de son ivresse Bel l’agrippa pour le garder debout, de peur qu’il ne se jette par inadvertance sur l’adolescente qui, déjà, avait du mal avec la présence des hommes dans son entourage. Le bras puissant du blondinet vint immédiatement encadrer les épaules de son ami Opalien et ce dernier ne put s’empêcher de plisser le nez sous l’haleine de fond de tonne qui lui était soufflée allègrement au visage.

- J’ai SENTI que tu passais une bonne soirée, pas besoin de le préciser, Dhen, se contenta-t-il de répondre en aidant son compagnon à se redresser. Erh… Treize, je te présente Dhénon, un ami de longue date. Dhen, cette fille, c’est ma nouvelle recrue, ma protégée, alors tes commentaires douteux, tu peux te les garder. Et tu te rappelles ce que ça veut dire, « protégée »? Ça veut dire « pas touche », au même titre qu’Ana. Compris? Il ramena encore son attention sur l’adolescente qui, visiblement, ne semblait pas trop sûre de vouloir connaître davantage l’apothicaire aux airs plutôt louches. Écoute, c’est pas un SI mauvais bougre que ça, mais je te conseille fortement – malgré tout – de garder tes distances avec lui. Outre ses allures d’ivrogne avancées… Dhen a une façon bien à lui d’apprécier la présence de la gente féminine. J’ai pas besoin de te faire un dessin, hein Treize?

Oh que non. Elle était une petite futée et avec le bagage d’expériences qu’elle possédait, ce genre d’avertissements était un peu futile. Bel n’avait simplement pas pu s’en empêcher, puisqu’il tenait à cette gamine… un peu comme il aurait tenu à une petite sœur qu’il en avait eue une. D’une poigne solide, le semi-elfe roux redressa son compagnon afin qu’il se campe bien sur ses jambes, puis le relâcha.

- Bon, tu nous excuseras Dhen, mais je n’ai pas que ça à faire entendre tes blagues pourries et sentir ton haleine de chacal. Alors tu retournes gentiment d’où tu viens, tu bois un bon coup à ma santé jusqu’à ce que tu tombes dans les pommes et on se revoit demain matin, d’accord? De toute façon… les auberges ne pullulent pas trop dans le coin, on risque de loger au même endroit. Non arrête de rouspéter, fou le camp.

Sans plus un mot, Bel se détourna de son ami, puis invita Treize à se mettre en route avec lui, histoire de mettre leur plan sommaire à exécution. Ils ne purent effectuer que quelques pas que déjà, la voix inquisitrice de l’homme blond se fit entendre. La question que le chef des Loups d’Acier redoutait tant fusa bien malgré lui : « où allaient-ils? » Oh non… il voulait les accompagner… Si normalement l’assassin blond était d’une efficacité surprenante en mission, le mercenaire doutait qu’il soit d’une efficience à tout casser dans l’état où il se trouvait présentement. Lui et Treize s’échangèrent un regard qui en disait long, puis Bel se retourna lentement pour faire face à son ami qui ne semblait pas vouloir démordre de son envie de traîner avec son pote.

- J’ai du boulot, Dhen. Je peux pas me trimbaler avec toi qui chantes à tue-tête. Oh arrête, tu es pas en état d’être subtil. Tu vas tout faire foirer si tu nous accompagnes, tu le sais ça… Faut arrêter de vivre dans le déni, mon vieux…

**[Treize] Passe devant et va faire une première ronde autour de la résidence des LaRochelle. Donne-moi des détails sur ce que tu vois et essaie de repérer un endroit qui te permettra de grimper à l’étage à partir de l’extérieur. Je préfèrerais que tu ne sois pas vu pendant notre mission. Attends-moi avant d’entrer, surtout, hein? Fit-il mentalement à la jeune femme. Sois prudente, Treize. Je vais essayer de me débarrasser de Dhénon et je te rejoins. **

Le rouquin se passa une main derrière la tête, visiblement embarrassé par la situation. Le pire dans tout ça, si l’assassin avait été à jeun, il aurait été un acolyte parfait pour ce genre de mission d’infiltration. Quoique... Une pensée traversa son esprit. Oh bon sang… Ça, c’était une chouette idée! Un sourire entendu naquit alors sur ses lèvres fines, son regard doré s’éclairant alors que son plan se modifiait tranquillement dans son esprit. Sa tâche était de faire diversion pendant que Treize s’infiltrait à l’étage, non? En fait, personne d’autre que Dhen ne serait plus apte à faire chier et à garder l’attention sur lui pendant un bon moment. Ouais… ouais il pourrait lui être utile, au final!
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Treize
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MessageSujet: Re: Et un p'tit verre de trop mon minou! [PV Beltram & Treize] Ven 24 Mar 2017, 22:39

Elle n’écoutait pas vraiment la conversation des deux adultes. Enfin, oui, mais plutôt d’une oreille distraite puisque dans tous les cas elle savait qu’elle n’avait pas vraiment son mot à dire sur le sujet, ni une opinion à pouvoir donner pour le moment. Cependant, les biscuits sablés que Madame LaRochelle avait choisis pour l’occasion de cette rencontre étaient délicieux! Et puis se thé était vraiment exquis aussi. Alors, comme si elle n’avait jamais été nourrit, elle ne pouvait s’empêcher de s’empiffrer le plus subtilement possible du monde. Le fait était tout de même que mise à part elle, personne n’avait touché aux biscuits et qu’elle avait la bouche pleine à chaque fois que Beltram lui jetait un coup d’œil. Cela ne faisait qu’amplifier son envie de s’empiffrer, puisqu’elle commençait à craindre qu’il lui demande ouvertement de cesser de manger, ce qui serait vraiment fâcheux. Déjà elle avait appris à ne pas tout fourrer dans ses poches par réflexe. Ce n’était très certainement pas un ou deux biscuits qui comptaient…

La bourgoise tout en racontant sa tragique histoire, lui jetais par moment quelques coups d’œil. Visiblement, elle semblait sans doute ce demandé ce qu’une enfant qui avait l’air totalement innocente faisait à accompagner un mercenaire. Treize n’en faisait pas vraiment de cas. Elle savait qu’elle n’avait l’air de rien, mais dans les rues c’était une autre histoire. Elle était doué pour chiper des choses et c’était justement son côté discret qui l’aidait bien sur la chose. Si elle avait survécu aussi longtemps, ce n’étais très certainement pas parce-qu’on l’avait aidé, alors ses airs qu’elle prenait en la regardant presque avec pitié la laissait totalement indifférente. Malgré tout ce qu’on pourrait en pensé, elle était bien avec Beltram et ses Loups d’Acier. Ils avaient certes encore du chemin à faire pour gagner sa confiance, bien que seul le temps sans doute pourrait faire les choses, mais le Chef de ceux-ci avait tenu ses promesses et c’était surtout cela qui faisait en sorte qu’elle n’avait pas tout simplement fini par disparaître du jour au lendemain. Elle apprenait toutes sortes de choses intéressante, mais sans doute pas à être une parfaite petite fille bien élevé. Elle avait plus important à faire comme manger pour l’instant.

L’air qu’affichait le rouquin l’amusait tout de même un peu cependant. Derrière son regard sérieux, il devait sans doute être totalement outré d’entendre l’histoire de fortune flambé de cette dame, sachant à quel point il avait un intérêt marqué pour l’or. Oh, elle en avait un aussi, mais Beltram la surpassait de loin. D’un autre côté, il gérait ses choses avec une main de fer et, comme il le lui avait déjà mentionné, l’intérêt des siens passait toujours en premier. C’était… Noble. Même si parfois certain contrat auquel elle avait vent la répugnait. D’ailleurs, durant quelques minutes, elle croyait que la dame allait littérallement demandé à Beltram de liquidé son fils afin qu’elle puisse reprendre ce qui lui venait de droit, mais tout ce qu’elle désirait était son alliance. C’était le genre de truc un peu trop romantique pour elle, qui lui échappais tout simplement encore. Elle n’avait jamais été amoureuse et la simple idée de partager sa… Vie avec un homme l’incommodait. Elle, elle voulait faire ce qu’elle voulait, quand elle le voulait. Enfin, dans la mesure du possible. Se marié et servir de couveuse à bébé? Hors de question. Surtout qu’à son âge, elle n’avait littéralement aucun instinct maternel et voyait en l’amour une perte de temps. Tout ce qu’elle connaissait de l’amour était sans doute le côté plus intime de la chose. Ce n’était sans doute pas sa mère qui aurait commencé à lui raconter des histoires de princes charmant… Ainsi donc, Treize était totalement désillusionner de ce genre de rêveries qui ne la concernait pas.

Une fois qu’une entente fut conclue, le duo quitta. Bien entendu, Treize s’empressa d’engouffrer un, puis un second biscuit avant de se lever, profitant de l’inattention des adultes pour le faire, mais rapidement alors qu’il passait devant elle, Beltram la somma d’abandonné les biscuits. Amusée, la dame lui indiqua l’assiette et lui mentionna qu’elle pouvait bien prendre le reste pour la route. Bonté de cœur, pitié? Peu importe, elle ne se fit pas prier et, la bouche pleine, elle offrit un sourire à madame LaRochelle, non sans faire une rapide inclinaison de son bassin en guise de salutation, puis détala les mains pleines pour rejoindre le mercenaire qui avait déjà entreprit de marcher à l’extérieur.

Une fois à sa hauteur, elle l’avis du coin de l’œil et remarqua qu’il fixait le vide droit devant. Il devait sans doute déjà réfléchir à un plan le connaissant. Fourrant un autre biscuit dans sa bouche, rapidement, elle cessa sa mastication lorsqu’il se tourna vers elle pour lui annoncer qu’ils allaient agir dès ce soir. Elle se raidit un peu. Ce soir?! Mais… Elle n’était pas prête mentalement? Cette simple observation la rendit insécure, mais elle plaça rapidement de côté ses inquiétudes lorsqu’il lui mentionna que ce serait leur première mission en duo. Elle eut un bref sourire en coin, mais ce qui la ravis le plus fut lorsqu’il lui mentionna que pour fêter ça, il leur pairaient un copieux repas pour l’occasion. Oh oui!

Suite à cela, il lui exhiba son plan. Sa lui semblait une bonne idée, mais ce n’étais pas un peu dangereux tout ça avec son histoire de garde? Bon, d’accord, Beltram ne semblait pas le moins du monde inquiet par la chose. Servir de diversion, elle se demandait bien ce qu’il comptait faire.

-Oui, mais… Et si la bague n’est pas dans la chambre des maîtres? Je doute qu’il la garde là en fait. Elle doit surement être ranger quelque part d’autre avec sa fortune. Une baraque comme ça, je ne crois pas pouvoir l’explorer en si peu de temps, surtout que même si tu attires l’attention de la garde, je vais surement devoir l’éviter lui… Ainsi que ses servants?

Oui, ce serait con de tombé nez à nez avec un servant qui alerterais aussitôt son infraction et si elle était seule à l’intérieur, sans personne, ni Beltram et pas même Avo… Sa l’inquiétait un peu, en fait. Le mercenaire allait continuer sur sa lancé, lorsqu’une exclamation derrière eux sembla le déranger. En fait, elle sursauta littéralement en ce qui la concernait. Le duo se retourna donc presque simultanément. Elle se raidit en voyant un ivrogne chanté à tue-tête et ne put s’empêcher de faire un pas ou deux de plus afin d’être derrière le mercenaire. Elle détestait ce genre d’énergumène. Pire encore? Il interpella littéralement le Chef des Loups d’Acier avec une insulte sur sa coloration capillaire. Duh? Comment pouvait-il voir ça d’aussi loin? À voir l’air du mercenaire, c’était à parier qu’il allait lui faire ravaler ses mots. Ouais! Tant mieux! Elle fronça les sourcils lorsqu’il était presque à leur hauteur et la désigna comme nain. Il était con ou quoi? Pire encore, elle eut carrément un haut le cœur avec le commentaire salace qui en suivit à son égard. Sans s’en rendre compte, elle serra rageusement les poings, écrasant l’un de ses biscuits au passage qu’elle laissa fuir entre ses doigts. Une fois arrivé finalement à leur hauteur, l’homme tangua et Beltram le retint. Ils… Ils ne se connaissaient pas, ein? Pas vraiment eu la chance d’investiguer d’avantage qu’elle reconnut rapidement le mouvement que l’homme fit, juste avant de vider ses tripes… Sur elle. Heureusement, elle avait eu le réflexe de sauté vers l’arrière, mais le bout de ses bottes n’avait pas eu autant de chance que le reste de sa personne.

-OUARKKK

Laissa-t-elle échapper en se pinçant le nez et jetant un bref coup d’œil à ses bottes. Non, ce n’était même pas le vomit qu’elle tentait d’oublier, mais l’odeur répugnante de l’homme qui était venu les rejoindre. Son estomac était tordu, complètement. Lorsque Beltram pris la parole, sa gorge se serra. Elle refusait de l’associer à un truc pareil. Même s’il l’insulta au passage, visiblement, le bougre s’en fichait complètement. Il le somma de parler moins fort, ce qui déjà serait une bonne chose.

Beltram lui jeta un regard navré, mais Treize se renfrogna tout simplement, reculant encore de quelques pas. Pas question qu’elle reste ici avec ça tout prêt. C’était trop lui en demandé. Le mercenaire agrippa l’homme pour l’empêcher, visiblement de s’écrouler de tout son long. Ont en profita pour faire les présentations, mais comme seule réponse, la jeune voleuse jeta un regard noir à l’étranger. Elle savait bien qu’elle n’avait rien d’impressionnant et qu’il pourrait même rire de sa gueule –chose déjà faite en soit, de toute façon-, mais elle ne pouvait tout simplement pas s’en empêcher. Il la dégoûtait, littéralement. Elle écouta d’une oreille attentive les indications que donnait celui-ci à son ami et ça n’avait rien pour la rassurée. C’était un satané pervers! Elle déglutit lorsque son Mentor le lui confirma, mais il n’avait pas à s’en faire avec ça. C’était évident qu’elle se tiendrait loin de lui. Elle hocha donc vivement la tête tout en jetant un regard un peu nerveux vers Beltram. Non, elle n’avait pas besoin de dessins. Elle était à DEUX DOIGTS de changer d’apparence alors qu’habituellement elle détestait le faire directement en face des autres, mais là, c’était une urgence.

Heureusement, son Mentor pris la situation en main et envoya gentiment balader son copain et elle ne se fit pas prier pour tourner les talons, marchant même un peu plus rapidement juste pour mettre le plus de distance possible en si peu de temps entre eux. Bien entendu, Dhénon n’entendais pas leur foutre la paix –sa aurait été trop simple-. Il força donc de sa question à arrêter la progression du duo. Treize était furax. Ouais. Elle ne voulait pas rester dans les parages de cet débile profond. Elle supplia littéralement du regard Beltram de ne pas lui imposer sa présence. Sans être sûre qu’il avait compris, elle l’écouta s’adressé au saoulons et fut tout de même soulagé qu’il tente de mettre une distance entre lui et eux.

Attendant un peu la réponse de celui-ci, elle reçut un message télépathique de celui-ci. Passé devant? Parfait! Elle allait presque s’y lancer à la course, mais préféra rester de marbre, comme si rien. Valait tout de même mieux le laissé terminer avant de s’activer. Une fois ses indications terminé, la jeune fille tourna littéralement les talons et s’éloigna d’un pas rapide.

**[Beltram] Pas être vue, facile, pas être sentie… Je vais nettoyer mes bottes et je m’y colle.**

Ouais, ce ne serait pas très subtile si cette ravissante demeure se mettais à empesté le vomis d’ivrogne. À cette idée, un frisson de dégout la parcouru et elle choisit tout simplement de se mettre à courir question de se rapprocher de l’endroit, mais surtout de juste ne plus rien entendre des conneries que ce crétin pouvait lâcher. Elle bifurqua cependant vers le terrain d’une autre demeure en y avisant un puit. Tiens, se serait parfait. Prudemment, elle s’avança sur le terrain et descendit lentement la petite chaudière afin que le son n’attire rien ni personne. Chose faite, elle remonta le tout et retira ses bottes pour les rincer et les frotter dans l’herbe non sans une mine totalement dégoutée.

Après environs un quart d’heure, elle était arrivée sur le terrain de la résidence chique. Rien qu’en y posant les pieds, elle avait l’impression de faire tâche dans cet endroit. Elle se cacha dans les buissons et avisa un moment les alentours. Personne. Par contre, sur le balcon se trouvait deux hommes qui montaient la garde et, si elle levait la tête, elle pouvait apercevoir plusieurs fenêtre. Aucun moyen de s’y rendre sans se brisé la nuque. Cependant, sur le côté gauche se trouvait un balcon qui donnait sur un magnifique jardin. C’était assurément la chambre des maîtres. La porte était ouverte et un homme s’y trouvait. Elle n’arrivait pas à déterminer si c’était un garde ou le fils de madame LaRochelle. Remarquant qu’on ne regardait pas en sa direction, la voleuse s’approcha d’avantage pour se cacher derrière une statuette nerveusement. Elle joua à ce petit jeu de cache-cache encore une heure environs, jusqu’à ce qu’elle se trouve littéralement à l’arrière de la demeure, là où elle avait repéré une fenêtre ouverte sur le rez de chaussé, menant visiblement aux cuisines. S’y étirant prudemment, elle aperçus quelques personnes qui semblaient discuté tout en nettoyant les lieux. Parfait. Elle avisa les détails des personnes présentes en ce demandant laquelle lui serait plus profitable une fois engouffré à l’intérieur.

«Oui oui je vais la fermé ne t’en fait pas.»

Avait dit la servante à l’intention de ce qui semblait être l’hôte des lieux. Ah merde! Non! Elle n’aurait pas d’autre moyen de rentré et Beltram voulait qu’ils fassent cette mission ce soir. Elle se raidit un moment et, sans trop réfléchir, s’engouffra agilement dans les cuisines lorsque la dame entra dans le garde-manger pour y déposer du pain frais. Putain… Cette odeur! Des bruits de pas se firent entendre alors qu’elle se trouvait sur la table, renversant de peu un pot de fleur qui trônait juste devant la dite fenêtre. L’attrapant de justesse, elle s’empressa de le redéposer et de se glisser sous un comptoir en ramenant ses jambes contre elle question de ne pas se faire trahir par ses pieds. Bon, elle était à l’intérieur... Même si Beltram lui avait dit d’attendre. Il comprendrait? Il ne lui restait plus qu’à l’avisé et lui mentionner ce petit détail, puis, attendre la diversion pour sortir de sa cachette.

**[Beltram] Mmhhh ouais. Tu sais t’attendre avant d’entré et tout… Bah disons que je suis entré. C’est qu’en faisant la tourner, il n’y avait qu’une seule façon de rentrer si ce n’étais par la porte principale et ils allaient fermer la fenêtre. Les murs étaient impraticable, rien pour y grimper, à croire qu’il a tout fait enlever à cette idée. Il y avait clairement des plantes grimpantes avant… Je suis dans les cuisines. Bien cacher. J’attends ta fameuse diversion pour aller explorer l’étage… Sinon, à l'extérieur j'ai vue 6 hommes. À l'intérieur, 2 serveurs et le fils de madame LaRochelle qui à l'air d'un vrai enfoiré, sincèrement. Je sais qu'il à d'autres hommes, mais je ne pourrait pas te dire combien...**

Cette idée l'angoissais un peu. C'étais elle qui était entré ici et elle se sentait littéralement coincée et étouffée. Elle avait peur de se laissé en fait gagné par la panique et sortir en trombe, mais elle était courageuse... Enfin... Elle essayait. Quand au fait qu'elle était bien cacher, c'étais un grand mot, mais sincèrement, à moins de se pencher pour la chercher, on ne la trouverais pas. Elle n’était tout de même pas si stupide. Treize connaissait bien les meilleurs endroits pour ne pas qu’on la trouve.
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Dhénon
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MessageSujet: Re: Et un p'tit verre de trop mon minou! [PV Beltram & Treize] Mer 05 Avr 2017, 17:56

Il le traitait de porc? Ahah! Éclatant de rire, Dhénon ne s'en outra pas outre mesure. « C'est l'plus beau compliment d'ma journée, m'ci l'ami! » lui lança-t-il, d'une voix aux intonations montantes et descendantes, typique d'un homme dans son état d’ébriété. Tanguant toujours, il ne refusa pas le soutien que lui offrait Beltram. Il était ce qu'il avait sans doute de plus près d'un ami. Il ne le considérait pas comme un ami, mais il avait une sorte de... considération pour lui. Certes, il n'était pas gêné de l'insulter et de le placer dans de fâcheuses situations, mais il retournerait dans les flammes pour le sortir d'une maison en feu. C'était tout de même une sorte de considération non? Même s'il ne respectait ni ses idées, ni sa personne! De toute façon, il ne respectait rien ni personne en général, alors bon... ! « Fais beau c'soir pas vrai? Un temps merveilleux pour avoir une super soirée! » Le commentaire le fit rire à nouveau. SENTI! Oui! Assurément! Ahahah!

Gneh? Quoi? Protégée? Jetant un regard sur la naine, il plissa les yeux. Elle lui jetait un regard noir, ce qui n'avait rien de bien menaçant avec ce petit air d'ange. Bon. Alors il allait devoir essayer de ne pas l'amocher... physiquement, il ne promettait rien pour sa santé mentale! Pour tout réponse, il se contenta d'hausser les épaules. Quel casse-couille quand il voulait! Le commentaire suivant le fit généreusement pouffé de rire dans un bruit de fond de gorge comme un moteur qui a du mal à démarrer. Pas un si mauvais bougre? Il voulait donner une belle image de lui? Et puis quoi encore! « Ahahah, ouais, les femelles j'les enfile comme ça m'chante. S'tu veux faire des expériences, j'dis jamais non quand ça sent pas l'moisi! Aaaah non c'vrai... pas touche. » Il roula des yeux dans une mimique exagérée.

Mais à ce moment là, il se fit sévèrement remettre à sa place. « Eh oh! J'reviens à peine de voyage et tu m'plantes là! » Beltram insista et le mercenaire secoua la tête, ce qui lui procura un tournis qui nécessita quelques jeux de pied pour se replacer. Lorsque le navire reprit son calme, il vit le dos de son compagnon qui s'éloignait en compagnie de son nouveau chien de poche. Pfff. « Eeeh mec, t'vas pas m'planter là! T'vas où là?! Ça peut attendre, non? » Le regard qui fut échangé entre les deux comparses ne lui échappa et il fronça les sourcils. Il répliqua à la réponse du rouquin : « Pfff, tu m'sous-estimes, j'peux très bien vous accompagner! » Peu de temps après, la naine s'en alla et il s'exclama : « Bon voilà! Bon débarras, maintenant viens fêter! » Puis il racana. « Elle a pas l'air d'm'aimer, pourtant, c'est l'premier pas d'une amitié de s'recevoir un vomi! » Il se trouvait très drôle et sa marrait ouvertement. « Eeeeh t'es pas drôle là, t'es trop sérieux, j't'ai vu ben plus relaxe! Qu'es'-c'qu'tu fais à traînasser comme ça si pressé, hein? »

Sur ce, semblant maintenant intéressé à l'impliquer, son compagnon l'entraîna plus loin et lui exprima à voix basse qu'il avait besoin d'une diversion pour un travail et lui demandait de participer. « Ahah, ouais certain, j'adore les diversions, j'peux encore plus pas me soucier des conséquences... pfff, comme si j'm'en souciais généralement ahahah. » En fait, lorsqu'il était en plein travail - payant et sérieux, là on ne lui demandait pas grand chose et il acceptait par plaisir - il était ce qu'il y avait de plus attentif et perfectionniste. Jamais on ne pourrait faire le lien entre l'ivrogne aux cheveux en bataille qui s'adressait sur un ton blafard et manquait cruellement de vocabulaire avec l'apothicaire masqué qui effectuait des missions délicates dans une subtilité sans pareille. Sa meilleure couverture pour ne pas être repéré était d'agir sans se soucier de quoique ce soit, ce qui allait fort bien. C'était emmerdant être sérieux. Il ne le faisait que pour se remplir les poches et continuer à vivre comme si rien ne comptait.

« Bon bon, ok mec. Écoute, j'ai une idée, mais va falloir qu'tu bois un coup avec moi. On aura jamais eu autant d'plaisir à travailler, crois-moi! » Comme Beltram irradiait du manque de confiance, il soupira. « T'sais, s'pas parce que j'ai bu qu'j'oublie tout c'que j'sais sur l'art d'attirer l'attention... ou d'l'éloigner! » Avec un nouveau soupir, il céda, à quoi bon garder un suspense, de toute façon. « Ça s'ra plus plausible si tu bois un coup, mais t'sais, y'a rien de plus innocent que deux ivrognes qui passent pas l'bon portail et qui font tout un brouhaha dans l'entrée, s'tu vois c'que j'veux dire. Et comme on bataille bien, on pourrait se taper dessus... rooh, allez, j'promets de pas amocher tes beaux sourcils, d'toute façon, riche d'même, sa garde nous sautera dessus et on f'ra le plus beau party qu'on a eu! Quoique... cette fois où tu t'es presque envoyé le... t'sais le... chose là? Non? Pas grave, moi j'm'en rappelle ahahah. » Quel beau plan impeccable!

« L'temps qu'elle fait son r'pérage, t'es capable d'enfiler ben en masse de fort, j't'ai vu te saouler plus vite que ça ahahah. Allez, viens, j'connais une bonne place pour... non, pas où j'étais juste avant, là j'suis barré pour quelques temps AHAHAH! » Sur ce, ils entrèrent une taverne quelques quartiers plus loin, et Dhénon paya sa tournée à l'Opalien. Non sans se gâter au passage, il gérait terriblement bien l'alcool après tout. Lorsque Belt se sentit suffisamment amoché pour ce qu'il pouvait gérer en gardant son esprit le plus limpide possible, ils sortirent et se dirigèrent vers les lieux en question, en se contant des anecdotes de quelques saouleries passées. Soudain, le rouquin s'immobilisa, c'était le petit ange qui l'avait contacté et qui espérait sa diversion. Il lui fit aussi un compte approximatif de leurs potentiels adversaires. « Ça m'va, d'toute façon, l'alcool m'rend mou alors j'gère mieux les claques. Ahahah, même pas peur! »

Ainsi, devant le portait, ils forcèrent l'entrée, on ne tarda pas à les interpeller. « EH YO! J'VAIS FAIRE C'QUE J'VEUX S'TU CLAIR! J'ai lancé d'quoi par-dessus le mur, ça doit être par là... TOUCHES-MOI PAS L'ENFOIRÉ! C'est du rhum, yo! DU RHUM! J'te laisserai pas ma bouteille... s'toi qui a ma bouteille, s'ça? » Le garde ne semblait pas comprendre son charabia. « Hey, l'cave. » fit-il en s'adressant visiblement à Beltram, qui s'offusqua de l'insulte - visiblement de la comédie, car il y avait un moment qu'il était y était habitué venant de Dhénon. Après avoir échanger quelques invectives, ils se sautèrent au visage, Dhénon frappant du poing la poitrine de son collègue, et celui-ci lui servant un magnifique coup dans le ventre! Ayoye! Les gardes vinrent intervenir sans se faire prier, les deux de l'entrée furent rejoint par deux autres qui tentaient de les séparer. « T'vas t'mêler d'tes oinions toi! » cria l'apothicaire avant d'écraser le pied de celui qui pensait l'avoir maîtriser puis de lui foutre son coude dans l'estomac. S'ensuivit une superbe bagarre. Il allait certainement avoir des bleus... mais il va sans dire que le personnel s’amoncelait pour voir ce qui créait tout ce vacarme, et même ce grand bonhomme clinquant qui se pensait tout beau dans sa jeunesse de débauché.

[HRP: J'ai écrit ça sur le pouce entre deux devoirs, si y'a de quoi à modifier hésitez pas!]
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Beltram
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MessageSujet: Re: Et un p'tit verre de trop mon minou! [PV Beltram & Treize] Lun 24 Avr 2017, 15:19

Un message télépathique fusa dans son esprit. La voix claire de son apprentie se fit entendre en écho dans sa pensée et le fit sourire malgré lui. Ouais… l’odeur était plutôt forte. Il fallait dire que le dégobillage de son pote était principalement constitué d’alcool nauséabond mélangé à des résidus de table. Un mélange appétissant en soit.

**[Treize] Fais-moi signe s’il y a quoi que ce soit, d’accord? **

Son message fut court et concis… parce que – évidemment – Dhénon ne rata pas un seul instant pour faire le guignol et lui rappeler sa présence nauséabonde. Et voilà qu’il prétendait, avec une hilarité TOTALEMENT assumée, que le vomi était de loin la meilleure façon de sceller une amitié naissante. Ah bah ouais… c’était une façon comme une autre de dire : « Toi je t’apprécie! Attends, je te dégobille dessus! » Après les pactes de sang, les pactes de vomi… Douce logique quand tu nous tiens. Bel décida de passer sous silence cette réplique sans queue ni tête, considérant qu’il s’agissait là d’une perte de salive monumentale. Constatant que le rouquin ne gloussait pas le moins du monde, Dhénon ne se fit pas prier pour lui remettre au visage son côté trop sérieux. Bon… Mieux valait porter à profit l’état avancé de son compagnon et l’impliquer dans le boulot qu’il devait accomplir, puisque – de toute façon – il doutait pouvoir s’en débarrasser aussi facilement.

Jetant un coup autour de lui, Bel agrippa le bras du blondinet et l’attira à sa suite, un peu plus loin, dans le but de ne pas étaler à la vue du grand public (bon… un peu inexistant dans l’immédiat, il devait bien l’admettre) les desseins qui l’animaient. Une fois un peu à l’écart, il se tourna vers l’apothicaire, puis poussa un soupir.

- Comme je te l’ai mentionné plus tôt, je suis en plein boulot, Dhén. Commença-t-il en réfléchissant bien aux propos dont il allait gratifier son compagnon de beuveries. Je dois récupérer un objet appartenant à une bourgeoise. C’est son fils ingrat qui lui a dérobé, tu comprends? Toutefois, si tu veux me donner un coup de main, j’aurais peut-être une idée : il faudrait faire diversion pour permettre à Treize de s’infiltrer dans la demeure pour mettre la main sur l’objet en question. Tu peux faire ça pour moi? Je te paierai la beuverie de ta vie en guise de remerciement. Ça te va?

Heureusement qu’il était bourré, ça lui permettait d’accepter la proposition sans trop poser de questions. Mouais… les conséquences… Bref. Rapidement, le jeune homme ivre prétendit que Bel devait ASSURÉMENT être aussi saoul que lui afin de pouvoir être plus crédible dans sa tentative de diversion. L’expression faciale du chef des Loups d’Acier en disait long sur son incrédulité : vraiment? C’était SI nécessaire que ça? Bon après, il savait pertinemment que Dhén pouvait être un véritable casse-couilles et qu’il n’allait pas laisser tomber l’affaire aussi facilement… Le semi-elfe roux poussa un soupir de résignation et fit un mouvement de la main pour indiquer à son compagnon d’étaler son plan si « extraordinaire ». Le plus étonnant, c’était que son raisonnement tenait la route. Malgré l’odeur répugnante d’alcool qui émanait de sa bouche, l’assassin arrivait à être plausible dans ses propos. Bon… venait ensuite le principe de base que Bel s’était toujours octroyé : rester sobre (et garder la tête froide) pendant un travail afin de rester le plus professionnel possible. Peut-être pouvait-il y faire une entorse, une fois dans sa vie? Après tout, c’était pour le bien de leur quête…

Ça le répugnait un peu de l’admettre, mais Dhén avait raison. Ce serait plus plausible et plus efficace comme diversion s’il s’agissait de deux ivrognes qu’un seul. Le raffut en serait d’autant plus important… Bel finit par hocher de la tête en guise de capitulation, puis ressentit une pointe d’hésitation lorsque son pote déclara connaître un endroit extra pour ce genre de choses (alors qu’il venait à peine de se faire jeter hors d’un établissement similaire). Où allait-il l’emmener, encore? Faisant fi de la mine empreinte d’incertitude du rouquin, le blondinet l’attira à sa suite, puis se glissa à l’intérieur d’une taverne, quelques rues plus loin. Inutile de dire que la tournée s’entama de façon plutôt abrupte! Les verres de whiskys s’enfilèrent ponctués de quelques lampées de cognac et deux ou trois gorgées de vodka. BON SANG! C’était de loin sa beuverie la plus précipitée et la moins « appréciée » jusqu’à présent. Enfin, pas que boire tout son saoul le dérangeait, mais il n’était pas nécessaire dans l’esprit adéquat pour ça. Le fil de sa pensée s’embrumait avec les vapeurs d’alcool, mais le semi-elfe eut malgré tout la présence d’esprit de s’arrêter avant de perdre le contrôle. Après tout, il devait garder un minimum de jugement!! Un autre verre de cognac fut déposé devant lui et Bel leva une main pour signifier qu’il en avait assez. Sans plus un mot et un sourire goguenard aux lèvres, Dhénon agrippa le récipient de verre, puis enfila le contenu comme s’il ne s’agissait que de l’eau.

- Est-ce que tu veux bien me dire pourquoi est-ce que j’accepte toujours de te suivre dans tes idées à la con? Râla le mercenaire avec une voix pâteuse. Bon sang, j’ai l’impression que je vais regretter de t’avoir écouté… Remarque, ça ne fera pas changement d'habitude…

Malgré son marmonnement de mécontentement, le rouquin se remit sur pieds et sortit de l’établissement aux côtés de l’influençable Dhénon. Les deux hommes marchèrent, titubant légèrement et racontant (un brin trop fort) quelques anecdotes de beuverie afin d’alléger un peu l’atmosphère. Disons simplement que Bel, à son habitude, finit par se faire emporter par la jovialité de son compagnon, lui permettant ainsi de se détendre un peu. C’est alors qu’ils arrivaient lentement en vue de la maison du fils LaRochelle qu’un message télépathique fusa dans son esprit, le faisant froncer des sourcils. Il s’agissait de Treize qui lui faisait un rapport concernant l’état de la situation et qui insinuait être déjà à l’intérieur du bâtiment. Cette information fit grogner un peu le semi-elfe qui aurait nettement préféré qu’elle garde sa position le temps qu’ils arrivent! Mais que pouvait-il faire de plus? Mis à part se dépêcher, il se voyait mal lui faire des remontrances sachant qu’elle se mettait en danger pour le bien de leur mission! Il poussa alors un soupir, fit un bref résumé à son compagnon (élaborant sur le nombre d’effectifs qui s’étalaient devant eux) et s’affaira à se concentrer suffisamment pour répondre à sa petite protégée.

**[Treize] D’accord, la diversion sera là dans environ 5 minutes. Je fais le plus vite que je peux! Reste où tu es, je te balance un message télépathique dès que j’aurai commencé à faire du raffut! Désolé pour le léger retard. Sois prudente Treize. LaRochelle a aussi une conjointe. Si elle est dans la chambre, elle risquerait de te voir… à moins… penses-tu pouvoir prendre l’apparence du mec en question? Ce sera plutôt simple pour toi de mettre la main sur la bague. Fais quand même gaffe : si elle est en couple avec lui, c’est qu’elle doit être aussi perfide que lui. Hmmm… je te reviens plus tard, j’ai un peu de mal à me concentrer là…**

Au bout d’un petit moment, les deux imbéciles arrivèrent enfin en vue du portail de fer et pénétrèrent sur le domaine privé sans la moindre vergogne. Évidemment, l’un des hommes chargés d’en faire la surveillance héla les deux individus et Dhénon ne se fit pas prier pour répondre avec force et indignation. Bon… c’était maintenant ou jamais de sortir ses talents de comédiens! Le garde s’approcha du blondinet, l’agrippa par le bras et voulut le pousser vers la porte, quand ce dernier lui somma de ne pas le toucher. À force de se débattre, l’apothicaire put se libérer, puis se retourna pour faire face à Bel avant de le traiter de « cave ».

- PARDON?!! S’écria le mercenaire, complètement indigné. Gros connard! Pour qui tu te prends?!! Et puis, s’pas TA bouteille, c’est la mienne!! OUI, ELLE EST À MOI!! S’toi qui me l’a volé, du con!!

Et ils en vinrent rapidement aux coups. Un solide crochet du droit atteignit le semi-elfe directement à la poitrine, le faisant tituber vers l’arrière. Ouch! Il n’y allait pas de main morte, le Dhénon! Les invectives fusaient de part et d'autre des deux acolytes, quand le rouquin évita maladroitement un deuxième coup porté en sa direction. Ce dernier répliqua en agrippant son acolyte blond par les épaules et lui ficha son genou directement dans l’abdomen, sous les yeux ébahis des gardes, qui, visiblement, ne savaient pas trop où se mettre. Au bout d’un court délai, les deux employés situés à l’entrée s’affairèrent à essayer de les séparer et deux autres collègues vinrent leur prêter main-forte.

- Mais lâchez-moi, bande de couilles molles! Beugla l’Opalien qui se débattait comme un diable.

Voyant que son partenaire de crimes venait de s’en prendre à l’un des gardes de sécurité, Bel ne se fit pas prier pour l’imiter. Balançant son crâne vers l’arrière, il enfonça le nez de l’homme qui le tenait solidement par-derrière, poussant ses cavités nasales à saigner abondamment. Ce dernier grogna d’insatisfaction et relâcha le mercenaire, portant instinctivement une main à son visage. Rapidement, la bagarre rameuta d’autres membres du personnel, visiblement éberlués par les démêlés qui s’effectuaient depuis la devanture du domaine.

**[Treize] Vas-y!! Je crois qu’on attire suffisamment l’attention! **

- Je vois pas pourquoi vous vous en prenez à moi!! C’est lui l’asticot qui vous cherche des noises! Hurla-t-il avant de se dégager complètement des hommes qui tentaient de le maintenir. Je vais te faire regretter tes paroles!!

Sans plus attendre, Bel fit fi des hommes qui l’entourait et se jeta directement dans le dos de Dhénon, glissant son avant-bras autour de sa gorge pour l’étrangler. Certes, il ne serrait pas RÉELLEMENT. Juste assez pour lui faire comprendre la manœuvre, mais pas assez pour risquer de l’étouffer. Une poigne solide arriva de nulle part, lui agrippant sa chevelure flamboyante et la tirant farouchement vers l’arrière, lui soutirant un cri réel de douleur. Un garde était à sa hauteur, déterminé à l’éloigner de Dhénon coûte que coûte. Bel relâcha sa poigne et tituba vers l’arrière, déstabilisé par cette main farouche qui menaçait de lui arracher le cuir chevelu. Cette fois, il en eut assez! L’Opalien leva une main et usa de son pouvoir de manipulation du métal pour attirer la dague d’un soldat devant lui jusqu’à sa main. Une fois la lame solidement callée contre sa paume, il enfonça cette dernière dans la cuisse de l’homme qui le maintenait toujours par les cheveux. Ce dernier poussa un cri de douleur et relâcha enfin sa poigne, attirant l’attention des hommes autour. Complètement déstabilisé, le semi-elfe roux tituba et faillit se laisser choir de tout son long, ce qui confirma à ses adversaires la théorie de « l’homme trop saoul pour vraiment comprendre ce qu’il fait ». Rapidement, on lui beugla de lâcher son arme, mais le principal intéressé se contenta de cracher au sol, avec véhémence.

- Seulement si vous me rendez mon rhum!! Cria-t-il. Mec, dis-leur de nous rendre notre bouteille!! Ajouta-t-il à l’intention de Dhénon, d’un ton presque suppliant, comme si sa vie en dépendait.

Un homme voulut l’agripper par-derrière, mais l’Opalien eut tout juste le réflexe de se retourner pour lui entailler le bras. Se faisant, il tituba à nouveau et s’affala au sol, permettant à ses adversaires de lui sauter dessus pour l’agripper de toutes parts, tous côtés. Bon… en vrai, il avait fait un peu exprès, craignant qu’on comprenne qu’il n’était pas un réel ivrogne. Il savait qu’il n’aurait aucun mal à se déprendre en cas de besoin. Levant son regard doré vers son compagnon, le mercenaire se débattit comme un forcené quand un hurlement de femme se fit entendre depuis l’intérieur de la résidence. Oh putain, Treize!! Elle s’était fait prendre?!

- C’est quoi cette merde?! Demanda-t-il d’une voix pâteuse.

Le fils LaRochelle, qui se tenait à l’écart, fit volteface et beugla à ses hommes d’emmener les deux ivrognes avec eux, peu désireux de les laisser filer aussi facilement après toute la cohue qu’ils avaient perpétrée. Ainsi, on releva le chef des Loups d’Acier de force, puis on le poussa sans ménagement vers la porte de la résidence, le faisant tituber au passage.

**[Treize] TREIZE!! Est-ce que ça va, là-haut?! Merde, réponds-moi! **

Rapidement, ils furent emmenés à l’intérieur du hall d’entrée et une servante traversa la mezzanine en criant qu’un inconnu traînait à l’étage, non loin de la chambre de la maitresse de la maison. C’était assurément elle! Oh non non non!

**[Dhénon] Okay, fini la comédie! Si Treize se retrouve dans la merde, je peux t’assurer que je vais tous les buter!**
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Treize
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MessageSujet: Re: Et un p'tit verre de trop mon minou! [PV Beltram & Treize] Mar 25 Avr 2017, 21:53

La réponse de son Mentor ne se fit pas attendre. Elle ne put s’empêcher de soupirer un peu. Au moins, il n’allait pas trop tarder. Elle fronça ensuite les sourcils lorsqu’il lui mentionna qu’il l’aviserait lorsqu’il commencerait à faire du raffut. C’était ça, sa diversion? Elle venait de lui dire une quantité approximative d’hommes. Ce n’étais pas qu’elle sous-estimait Beltram, elle l’avait déjà un peu vue à l’œuvre de toute façon, mais c’était surtout qu’elle doutait fort qu’il vienne à bout trop facilement sans aucune aide? Et s’il se faisait coincé? Elle ne pourrait jamais le libérer, voyons! Il n’avait pas envie de lui donner plus de détail? Ah bah si… Elle se renfrogna. La conjointe de LaRochelle était présente? Il n’avait pas envie de lui donner ce petit détail plus tôt? Elle se repassa rapidement la conversation entre leur cliente et le Chef des Loups d’Acier en tête, ce moment où elle n’écoutait pas vraiment, trop occuper à s’empiffrer de biscuits. Eh merde!

Perfide, cette femme? Assurément. Elle écouta, malgré sa petite pointe d’irritation les conseils du rouquin et grimaça. Il le faisait exprès! C’était sans doute sûr qu’elle était dans cette fichu chambre, cette folle! Et si c’était la soirée où elle décidait de jouer les veuves noires et empocher sa richesse et qu’elle ne tuais pas le bon? Beltram n’étais visiblement pas le genre à se faire ce genre de scénario en tête, mais c’était ce genre de scénario qui elle, lui avait permis d’être encore vivante aujourd’hui. Quoi qu’il en soit, elle avait son propre petit plan. Même si Beltram semblait persuadé que cette fichu bague se trouvait dans la chambre, elle, elle songeait plutôt à fouillé une pièce comme un bureau. Personne n’avait précisé s’il la portait ou non. Personnellement, elle le trouverait vraiment bizarre de la portée, mais, les hommes étaient bizarre en soit. Et louche. Ce n’était tout de même pas un argument valable pour cette situation. Quant à la chambre, c’est toujours le premier endroit où tous les voleurs de pacotilles cherchaient de base étant donné que justement, les dames avaient la fâcheuse tendance à y accumulé leurs plus beau bijoux afin de pouvoir les marié avec leur tenues bouffantes et contraignantes, mais les hommes? Non, le bureau, c’était là où les trucs plus intéressants se cachaient en général. Après tout, c’était là qu’on réglait les paperasses et c’était assurément là qu’il gardait ses petits trésors pour se rappeler à quel point les affaires allaient bien pour lui!

Bref, Beltram coupa leur lien mental en prétextant qu’il avait du mal… À ce concentré? Suuuuuuuuper rassurant pour elle alors qu’elle était déjà dans la baraque à attendre le fameux signal. Et depuis quand il avait du mal à se concentrer? C’était sans doute le plus focusser des Loups d’Acier. Quelque chose clochait? Il y avait sans doute quelque chose qu’il ne lui disait pas… Et elle n’aimait pas cette idée. Si son propre Mentor avait du mal, alors elle se sentait soudainement moins en sécurité que précédemment. Dans tous les cas, elle n’avait pas trop le choix de se lancer. Elle n’allait pas revenir en arrière, elle y était déjà. Alors elle se prépara pour le signal qui heureusement, ne tarda pas trop.

Visiblement, il semblait avoir une altercation à l’extérieur ce qui força la servante à probablement jouer les curieuses alors que Treize pouvait entendre les hommes de main de LaRochelle s’activé pour aller prêter main fortes aux gardes en avant. Elle put alors reconnaître physiquement le fils de madame LaRochelle, puisque celui-ci descendit, beuglant des ordres à ses hommes. Une fois la voie libre, la jeune voleuse sortie de sa cachette et pris aussitôt l’apparence d’un homme inconnu aux yeux des autres. Pourquoi? Parce-que pour le moment, c’était plus prudent. Tout le monde était attiré par l’altercation que visiblement, Beltram avait provoqué alors sans savoir qui serait où, se serait vraiment bête qu’elle tombe face à face avec quelqu’un à qui elle aurait volé l’apparence. La méfiance serait vite en premier plan et cela ne lui laisserait aucune chance pour fouiller les lieux impunément. Elle s’empressa donc, prudemment, d’explorer le ré de chaussé alors qu’elle ressemblait à un homme dans la trentaine, cheveux brun, un peu de barbe. Rien d’extravagant, rien de frappant.

Elle s’empressa donc de traversé le couloir, non sans s’assurer que personne ne s’y trouvait préalablement. Il y avait tant de pièce! Elle n’aurait jamais le temps de mettre la main sur cette fichu bague aussi rapidement. De plus, elle ne tomba sur aucun dit bureau, ce qui laissait sous-entendre que celui-ci devait se trouver à l’étage! Sans plus attendre, elle s’empressa donc de revenir sur ses pas afin de rejoindre l’escalier et les montra donc quatre part quatre, non sans s’écrouler en plein milieu puisqu’elle avait mal calculé son ascension. Elle n’avait pas l’habitude de prendre des apparences beaucoup plus grande et costaude qu’elle. Elle se releva donc, puis s’arrêta quelques secondes en avisant une fenêtre menant vers l’avant. Elle y reconnu aussitôt Beltram qui semblait en mauvaise posture avec… Ce Dhénon? Mais c’était quoi cette merde! Qu’est-ce qu’il foutait avec eux?! Un cri retentit alors au-dessus d’elle, la faisant sursauter. Merde! C’était la conjointe de LaRochelle qui visiblement avait choisi de sortir de sa chambre afin de voir la cause de tout ce remue-ménage à l’extérieur.

Elle-ci tourna les talons et Treize partie à sa suite à la course. Elle ne devait pas s’enfermé! La femme en robe de nuit courait donc dans le couloir, l’homme qu’étais la voleuse juste derrière. Alors que Meline entrait dans sa chambre, refermant vivement la porte derrière elle, Treize fonça dans celle-ci de toute ses forces, ce qui eut pour effet de la déstabiliser. Elle s’étala de tout son long sur la pauvre femme paniqué tandis qu’elle recevait le message télépathique de Beltram. Méline se remit donc à hurler tout en la frappant de ses poings, ce débattant alors que Treize tentait d’éviter les coups.

- Arrêtez je… Ce n’est pas ce que vous croyez! Aie!

Elle reçut un coup de chandelier sortie de nulle part en pleine poire, ce qui la sonna et la fit rouler de côté. Alors que la dame se relevait pour fuir, la jeune apprentie tendit la main vers la porte qui se referma en un claquement devant la femme qui sembla surprise. Ne perdant pas une seconde, non sans se tenir la tête, Treize tituba vers celle-ci et lui flanqua un bon coup du pommeau de sa dague derrière la nuque. Celle-ci s’effondra sans plus de cérémonie. BON… Bordel de merde. Elle se dirigea vers la fenêtre de la chambre et voyait le groupe entraîner le mercenaire et… L’autre à l’intérieur. Génial! Ils étaient coincés maintenant. Elle porta sa main à sa tempe et réalisa qu’un liquide visqueux fut mis en contact avec sa paume. Avisant celle-ci, la gamine sous l’apparence factice grimaça et essuya le sang  sur son pantalon tout en se dirigeant vers un miroir et aviser la coupure qu’avait provoqué le coup. Bon, ce n’étais pas si moche, mais valait mieux réparer ça tout de suite. Ainsi donc, elle porta de nouveau sa main à sa tempe et en quelques secondes, la blessure ce referma. Ah oui...

**[Beltram] Ça va… Visiblement pas VOUS... Tu as bu ou quoi?...** Il avait l’air saoul et cela collait avec son excuse pathétique du fait qu’il avait du mal à ce concentré. Elle se demandait vraiment à quoi il jouait. Sans compter qu’elle n’était plus très sûre si elle voulait aller le rejoindre s’ils s’en sortaient. Il était en plus avec Dhénon. **[Beltram] Je me dépêche de faire le tour… Rien en bas. Je suis en haut dans la chambre des LaRochelle… Avec la conjointe de celui-ci.**

Treize jeta un rapide coup d’œil sur les divers petits coffres à bijoux qui s’étalaient devant elle. Des colliers, des boucles d’oreilles des bagues… Des bagues! Elle les observa une après l’autre, celles pouvant coller à la description, mais aucune n’avait cette saloperie de gravure! Dans tous les cas, elle s’empressa de tout foutre dans les poches de son pantalon, puis, elle se retourna vers la dame qui gisait au sol question de s’assurer tout de même qu’elle ne l’avait pas tuer. S’accroupissant donc à ses côtés, sont regard s’attarda alors sur la bague qu’elle portait. Fronçant les sourcils, elle agrippa la main de la Dame et dû tirer, rouler, tirer de nouveau sur ce fichu bijou pour arriver à l’avoir finalement en main. Tournant rapidement celui-ci pour en avisé l’intérieur, elle reconnut aussitôt la gravure! Ha! Évidemment! Lui, il ne la porterait pas, mais quoi de mieux que de l’offrir à sa femme. Pourquoi n’y avait-elle pas pensé plus tôt!

**[Beltram] Je l’ai!**

Maintenant, la suite de son plan. Enfin, il avait un tantinet été modifié, mais bon. Elle agrippa la femme par les bras et la traîna jusqu'au lit puis, une fois arrivé à celui-ci, elle Treize se laissa tomber sur les genoux et la poussa sous celui-ci. Elle allait pouvoir prendre son apparence et sortir en douce. C’est des pas sans empressements dans les escaliers qui la firent sursauter alors qu’un «Cherie?» Ce laissa entendre. Ouvrant grand les yeux, Treize s’empressa de reprendre son apparence, puis, le plus vite possible, prit l’apparence de la conjointe… Pour réaliser qu’elle n’était pas habillé convenablement, du moins, avec ses vêtements, ça ne collais pas. Merde! Elle court vers l’une des commode et l’ouvrir, fouillant rapidement, jetant les vêtements qu’elle prenait au sol avec empressement pour tomber sur une robe de chambre qu’elle enfila aussitôt. Elle courut vers la fenêtre et l’ouvrit, puis, hurla avant de se jeter au sol. Les pas se firent pressants et la porte s’ouvrit en un fracas. L’homme avisa la ‘’scène’’ et s’élança vers elle pour l’aider à se relever.

-Il y avait un homme! Il à fuit par la fenêtre! Il a pris mes bijoux!!

Se plaignat-elle en enfilant discrètement la bague qu’elle tenait toujours à son doigt. Le propriétaire des lieux l’avisa et lui demanda si elle était blessée. Ah merde, le sang! Et pour empirer le tout, Beltram lui renvoya un autre message, lui indiquant qu’ils allaient avoir un peu de retard… Quel genre de retard? Évidemment, elle ne savait pas encore que ceux-ci avaient été fouillés et ligoté. Elle devait aller le rejoindre… Quel con!

-Non… Sa doit être son sang je… L’est frappé avec le chandelier… Veux-tu bien m’expliquer ce qui se passe?! Qui sont ces hommes?! Tu les as coincé j’espèce?! Bouge, je veux aller les voir moi-même, ils vont savoir ce que cela en coute de rentré comme ça dans notre demeure!

Fit-elle en repoussant la main de LaRochelle qui lui avait caressé la joue, lui provoquant un frisson de dégoût. Elle s’essuya le visage du revers de la main et marcha d’un pas rapide vers les escaliers, son conjoint aux basques, lui expliquant brièvement la situation. Lui avouant qu’il ne savait pas trop ce qui venait de se produire, en gros.

-Mais quel crétin! C’était évidemment une diversion, franchement. Et toi, tu es tombé comme ça, dans le panneau alors que j’aurais pu me faire tuer.

Dès qu’ils arrivèrent au ré de chaussé, Treize avisa l’un des hommes de main de LaRochelle, le pointa ainsi qu’un autre.

-Toi et toi! Vous allez me trouver ce crétin qui à oser mettre ma chambre en bordel et lui faire la peau s’il le faut! Elle se tourna finalement vers Beltram et Dhénon tout en ce pinçant le nez d’un air dégoûté qu’elle n’eut pas besoin de forcé le moins du monde. -Ré-pu-gênant! Sortez les de mon salon avant que leurs odeurs n’imprègnent les murs!

Évidemment, les hommes de mains restant jetèrent un bref regard au propriétaire qui, non sans se pincer l’arête du nez, leurs fit un bref signe de la main question de disposé des hommes ailleurs.

**[Beltram] Alors, est-ce que tu es trop saoul pour pouvoir te déprendre ou ça va aller? Ma mise en scène te conviens?**

Elle avisa les traits du mercenaire qui visiblement, jeta un regard sur les visages présent puis, lorsqu’il tomba sur elle, la jeune apprentie esquissa un sourire en coin subtile alors qu’on le relevait pour l’amener ailleurs. Entre temps, le propriétaire lui indiqua qu’ils comptaient les questionner, puisque visiblement ils étaient sans doute de mèche avec l’homme qui l’avait agressé à l’étage et qu’il voulait savoir qui les avaient engagé. Il proposa ensuite à Treize de remonté dans sa chambre, car ce qui s’en suivrait ne serait pas jolie à voir.

- Vous faite ça de-hors! Dit-elle non sans faire quelques pas vers Beltram et le giflé sans ménagement. -Ça, c’est pour mes bijoux voler! Puis, elle jeta un regard noir à Dhénon et lui réserva le même sort alors qu'il ne put bien entendu s'empêcher d'ouvrir sa gueule. Pourquoi ne pas en profité. Toi la ferme!

Dit-elle, non sans laissé glisser sa dague qui trônais dans sa manche, directement dans les mains attacher de son Mentor en le contournant alors qu'elle était aller giflé avec grand bonheur Dhénon, le fixant d’un air dégoutté puis, chose faite, elle leva le menton en l’air et tourna les talons, ignorant bien entendu les commentaires salaces de l'apothicaire à son égard, quel porc! Elle se dirigea donc vers les escaliers, puis, une fois hors de la vue de tous, bifurqua discrètement vers la porte d'entré pour l'ouvrir sans un bruit et sortir à l'extérieur. Elle retira le peignoir et reprit sa forme, pour prendre celle d'un des hommes de main de LaRochelle, juste au cas où pour se planqué dans un buisson, espérant voir Beltram et... Pas vraiment Dhénon sortir prochainement... Fallait dire qu'elle ressentait une pointe d'inquiètude pour son Mentor, mais elle ne savait ni se battre, ni endurer la présences d'autant d'hommes dans un espace si restreint. Surtout sous l'apparence d'une femme.
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Dhénon
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MessageSujet: Re: Et un p'tit verre de trop mon minou! [PV Beltram & Treize] Jeu 27 Juil 2017, 11:31

Dhénon devait bien s'avouer qu'il s'éclatait de plaisir. Ah! Une bonne vieille bagarre à l'ancienne avec son ancien compatriote de beuverie! Il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas vu Beltram, et celui-ci lui semblait maintenant beaucoup plus... propre? Il devait se faire un devoir de lui rappeler qu'il n'était qu'une vilaine racaille, tout comme ce bon vieux Dhénon. Ce n'est pas comme s'il pouvait respecter quoique ce soit, tout au juste la vie de ce qui pouvait presque s'apparenter à un ami. Évidemment, Dhénon n'avait aucun réel ami, du moins, il ne le ressentait pas ainsi. Des alliés, peut-être? Toujours est-il qu'il distribuait généreusement des coups de poings et de pieds, en s'aidant de ses genoux et ses coudes. Pour un homme qui avait bien bu, il semblait très insistant. « Mon rhuuuuuum, bande d'enfoirés!!!! Rendez-le mouuuuuaaa!! » répétait-il. Il s'amusait ridiculement trop. Il faut dire qu'un alcoolique bougeait de façon imprévisible, alors cela lui profitait grandement pour éviter des coups et ricaner.

Leur mise en scène semblait terriblement convaincante, jusqu'à ce qu'un cri résonne à l'étage. Dhénon soupira... allons, il allait vraiment en perdre ses moyens le rouquin? Comme il se laissait prendre par les assaillants, l'apothicaire choisit d'en faire de même. Avait-il un plan? Communiquait-il mentalement avec la naine? Il lui jeta un oeil. Tous les buter? Ça pourrait être plaisant. Affichant un grand sourire, il se mérita un coup derrière la tête, qui ne le lui fit pas perdre pour autant. Comme si ces gorilles pouvaient lui faire peur. Il avait vu, et tué, pire que ça. Ils le sous-estimaient grandement. Il lui serait si facile de se débarrassé de ces liens, que ce soit par la force ou par la taille. Il ne manquait certainement pas de capacités pour se sortir de cette situation ridicule! On les fouilla, puis les ligota. Il siffla négligemment pendant qu'ils observaient avec effarement tout l'équipement qu'il avait sur lui. Un peu plus et on le déshabillait. De toute évidence, il n'était pas qu'un petit ivrogne de pacotille. Beltram était moins équipé. Fier de représenter une menace, le blondinet souriait de plus belle.

Soudain, une fort jolie dame fit interruption et se mit à vociférer des ordres et des insanités. « Quel caractère! J'espère qu'vous êtes tout aussi passionnée au pieu! J'peux vous montrer c'quoi un vrai homme s'vous l'désirez! » Il se reçut une magnifique gifle, mais il ne manqua pas de remarquer le passage de la dague. Intéressant. Son regard ne se fit que plus brillant et amusé en regardant la coquine complètement dans son rôle. Soit elle avait un oeil sur le brigand roux, soit elle avait un talent pour changer d'apparence. C'était beaucoup plus logique, personne n'avait le goût de sa taper un grand rouquin saoul! Et, pouah, c'est vrai qu'il sentait mauvais! Il ricana et se reçu un regard noir. « S'tu veux jouer les maîtresses, j'connais plein de p'tits jeux intéressants... » Relança-t-il pour le simple plaisir de la provoquer. Fermant les yeux, Dhénon usa de ses sens développés pour suivre la gamine dans le couloir. Le voix désagréable de ce riche guignol interrompit son action, et il revient à l'endroit présent en grimaçant. « Mais quelle voix, monseigneur! Avez-vous d'jà pensé à postuler pour un rôle d'porc geignant? Ça vous sied à merveille! » fit-il, se méritant une autre gifle qui ne le rendit que plus hillare. « J'espère que c'n'est pas là toute vot' force! » Il le faisait visiblement sortir de ses gonds, mais puisqu'il attirait toute l'attention sur lui -voulu ou pas? Va savoir! - cela laissa le temps à Beltram de se libérer discrètement.

Le coup de poing qu'il se reçut dans le ventre lui fit expiré son air, et il éclata de rire encore, poussant vraiment ce richissime idiot à bout. « Allez, allez, assez rigoler Monsieur-le-Riche. Rendez-moi mes choses et j'vous ferez même pas mal en sortant d'ici! Sinon faudra qu'j'vous t... » Un mot de son allié lui certifia que ce n'était même pas envisageable. Le connard en chef soupira. « Z'êtes chanceux, ça d'l'air que j'dois limité ma dose d'sang versé. J'ai des quotas à respecter, faudrait pas j'gaspille! » Sur ces mots, et avec un signe de tête de son compagnon, il força sur ses liens pour les détruire avec ce fichu pouvoir de force surhumaine qui ne se manifestait qu'aléatoirement. Et puis, POUF! Il rapetissa, perdant 30cm... ce qui lui permit de sortir de ses liens. « Argh, je suis un nain maintenant. PFFF! Saleté! » gronda-t-il et évitant quelqu'un qui plongeait pour le rattraper. Sans attendre, il alla récupérer son équipement, puis dû se défendre, car on s'en prenait encore à lui. « Z'avez pas compris hein? J'peux tous vous faire la peau, en un seul mouvement circulaire! » Ils ricanèrent, il sourit, et avisa télépathiquement Beltram de se couvrir la peau alors qu'il envoya autour de lui un poison paralysant. Tiens! Sur la peau, cela agit localement, mais dans le visage, c'est un peu généralisé!

Il termina de remettre son équipement pendant que l'entourage se plaignait de s'engourdir. C'était beaucoup plus facile de se défendre sans tuer les gens... Il enfila ses gants pour ne pas se faire contaminé et glissa sa dague sur la bras d'un assaillant, de sorte à ne faire qu'une petite coupure... qui ne trouvait à être empoisonnée. Sa spécialité! Les insultes qui fusèrent, à son égard, lui indiquèrent que Beltram avait malencontreusement légèrement été touché. « T'en as pas b'soin d'cette jambe d'toute façon! Tu marches déjà comme un handicapé! AHAHAH! » ce qui ne l'empêcha pas de lui prêter son épaule pour le sortir de là. À l'extérieur, il sortit son arc, installa une flèche, et tira par la porte, une petite boule qui gisait au sol, entre les gens qui s'y trouvait. S'ensuivit une réaction chimique qui créa un nuage de boucane qui brûlait les yeux, et une série de hurlement. « Tous des mauviettes, ça les rend pas vraiment aveugle. Enfin, pas tous. » Il ricana à nouveau en reprenant son allié par la taille pour le soutenir et s'éloigner. Il y avait assez de ménage à faire pour ignorer les deux intrus qui, au fond, n'avait pas fait grand chose à part semer la zizanie. Personne n'était mort!

Plus loin, ce fut une gamine effrayée qui s'approcha, s'enquérant si Beltram était blessé. Dhénon éclata de rire pendant que celle-ci grognait que c'était de sa faute. « J'travaille pas en duo moi, j'pas habitué d'faire attention aux poussins environnant! » C'était maintenant le moment de s'éloigner de ce lieu avant qu'on ne les remarque trop.
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Beltram
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MessageSujet: Re: Et un p'tit verre de trop mon minou! [PV Beltram & Treize] Ven 08 Sep 2017, 09:25

Beltram s’efforça de jouer la comédie jusqu’au bout alors qu’en fait, l’adrénaline coulait à flot dans ses veines. Il était hors de question qu’il joue les fanfarons et qu’il reste là à ne rien faire quand Treize pouvait être coincée entre les mains de ces salopards! Après tout, il l’avait pris sous son aile et comptait bien jouer les protecteurs avec elle tant que ce serait nécessaire. Titubant malgré la poigne solide dont faisait preuve ses opposants, Bel tomba à genoux et leva instinctivement la tête quand une voix vociférante se fit entendre depuis la mezzanine. La dame de la maison semblait de bien mauvaise humeur… ce qui n’avait rien d’étonnant en soi.

Telle une furie, la femme descendit l’escalier en compagnie de son amoureux, puis ne se fit pas prier pour beugler ordres et insultes à tous vents dès qu’elle fut assurée d’être le centre de l’attention générale. Le genre de petite pimbêche qui ne supportait pas qu’on ignore son illustre présence, assurément. Dans tous les cas, elle offrait un spectacle particulièrement impressionnant, visiblement habituée à faire preuve de théâtralité. D’une mine princière et totalement dégoûtée, la poufiasse désigna les deux hommes indésirables, puis se pinça le nez avant d’ordonner qu’on dispose d’eux à l’instar d’ordures particulièrement répugnantes. À voir la tronche que tirait l’héritier LaRochelle, Bel comprit que l’exubérance de sa petite amie devait être particulièrement pénible à vivre. Hormis le fait qu’elle avait un beau cul, pourquoi restait-il avec une pimbêche comme elle? C’était à n’y rien comprendre. Sans ménagement et sous les ordres presque envenimés de Lady Bellamare, les hommes de main obtempérèrent et relevèrent le rouquin sans ménagement dans le but évident de le déménager de pièce en compagnie de son grotesque compagnon.

Une voix claire et juvénile envahit rapidement son esprit. Treize s’adressait directement à lui et il eut quelques secondes de réflexion avant de comprendre les propos évoqués par la semi-elfe. Instinctivement, le rouquin tourna la tête en direction de Lady Bellamare et dut retenir un gloussement amusé lorsqu’il repéra le bref sourire en coin dont elle le gratifia. Adorable petite peste! Quelle merveilleuse idée avait-elle eue! Voilà qui changeait la donne sur leur situation actuelle! Mais où était donc la vraie copine de LaRochelle dans ce cas? D’ailleurs, ce dernier demanda à ses hommes de garder main mise sur les deux ivrognes afin de les questionner sur le véritable but de leur visite. Visiblement, ce qu’il leur réservait n’était pas de toute beauté et, donc, il suggéra à sa conjointe de remonter à l’étage, là où elle aurait le loisir de ne pas assister à la suite des événements.

La pimbêche exigea que la suite se déroule à l’extérieur, probablement dans le but d’éviter de souiller la maison. Puis, dans un mouvement théâtral presque exagéré (c’est que Treize jouait bien son rôle!), Bellamare s’avança vers l’Opalien, un air crispé au visage, et le gifla sans ménagement. Elle lui reprochait alors d’avoir voulu lui dérober ses bijoux! « Mais de quoi elle parle, celle-là?! » Marmonna-t-il d’une voix faussement pâteuse alors que Dhénon ne put s’empêcher de gratifier la jeune femme de l’un de ses commentaires salaces légendaires. Oh que Treize allait prendre son pied! Il en était persuadé! Ainsi, c’est sans grande surprise qu’il la vit se retourner vers son compatriote, lui sommer de se la fermer sans la moindre vergogne avant de finalement lui foutre une claque à son tour. D’ailleurs, alors qu’elle passait près de lui, la semi-elfe masquée profita de l’inattention de l’homme de main qui retenait Beltram pour glisser une dague entre les mains du rouquin, chose qu’il s’empressa de dissimuler dans les replis de son manteau fétiche.

Un air hautain au visage, la fausse Irène Bellamare se détourna non sans un regard méprisant, puis se dirigea vers l’escalier alors que Dhen la hélait de nouveau de quelques propos indécents. Bel secoua doucement de la tête, puis tourna le regard vers Arthur-Henri LaRochelle qui ordonna à ses hommes de sortir les deux ivrognes vers la cour extérieure, mais à peine eurent-ils le temps de bouger que déjà, Dhénon se foutait de la gueule du maître des lieux. Évidemment, le poisson mordit rapidement à l’hameçon et balança une nouvelle gifle au blondinet, du revers de la main. Si cette baffe retentissante avait eu pour effet d’en étourdir quelques-uns, Dhen, lui, ne s’en sentit que plus motivé! Bien. Bien! Toute l’attention était portée vers lui et malgré les coups qu’il recevait, le blondinet n’en était que plus cinglant dans ses propos! Profitant de la diversion bien évidente (du moins, à ses yeux), le chef des Loups d’Acier positionna sa dague dans ses mains de sorte qu’il puisse couper ses liens. Enfin, il ne les rompit pas complètement, mais juste assez pour qu’il puisse se libérer avec aisance!

Dans son élan de provocation, l’apothicaire voulut menacer de mort le fils LaRochelle, mais fut rapidement interrompu dans sa lancée par un raclement de gorge fortement poussé par le rouquin. Le regard que lui balança Beltram voulait tout dire : il ne devait même pas y songer! Le maître des lieux devait être gardé VIVANT et en seul morceau, autrement, il n’aurait pas un seul écu de sa prime, ce qui n’était même pas envisageable!! Son comparse de beuverie reprit donc ses propos, rectifiant le tir dans sa lancée, chose que Beltram apprécia. La suite se déroula à la vitesse d’un éclair! L’assassin hocha de la tête en sa direction et le semi-elfe comprit qu’il était temps de passer à l’action! Tirant simplement sur ses liens, Bel fut satisfait de les sentir se rompre dans un bruit sec! La dague donnée par Treize en main, le mercenaire se jeta sur l’homme le plus près de lui et lui enfonça la lame directement dans les côtes. Sa victime poussa un gargouillement de douleur et tituba en serra sa plaie d’une main désespérée. Derrière lui, l’Opalien entendit son compagnon jurer, ce qui attira son attention, un bref instant. Dhen avait rapetissé?! Qu’est-ce que…?

Bon, il n’avait pas le temps d’émettre un commentaire plus poussé sur le sujet! Il devait récupérer ses armes! Enfin, une dague pouvait faire l’affaire… mais la portée de cette lame était plutôt limitée! D’une brève œillade, le rouquin put remarquer ses effets, trônant dans un coin de la pièce. Sans plus attendre, il leva une main et usa de son don de manipulation du métal pour attirer ces dernières jusqu’à lui. Les armes ne se firent pas désirer, virevoltant avec vitesse jusque dans son poing tendu. Pivotant sur lui-même, le mercenaire balança la dague offerte par Treize directement dans le poitrail d’un autre type qui lui fonçait littéralement dessus. Le bougre poussa un cri de douleur, puis tomba à la renverse avant de s’écraser lourdement au sol. Alors qu’il retira l’épée de son fourreau (balançant ce dernier un peu plus loin, faute d’avoir le temps de le fixer à sa taille), Bel sentit une morsure au niveau de sa cuisse. Il grimaça légèrement et remarqua qu’un autre type venait de lui entailler la peau, fendant le cuir de son pantalon au passage. Le semi-elfe brandit son arme en direction de l’impudent, mais dû suspendre son geste alors qu’un message télépathique fusa de plein fouet dans son esprit. Dhen?! Il devait se couvrir?!

Beltram pivota avec rapidité sur lui-même, couvrant sa tête de son manteau dans une hâte évidente. Un liquide qu’il ne put identifier fut propulsé sur l’assemblée, humectant ses fringues… et se glissant sur la plaie toute fraîche qu’il arborait à la cuisse. Si tout d’abord le tout chauffa comme s’il s’agissait d’alcool pur, le semi-elfe roux dû admettre se sentir plutôt étrange, la seconde qui suivi. Mais merde! Il avait l’impression que sa jambe était aussi lourde que de la pierre! C’était quoi cette foutue connerie?!

- Dhen, triple idiot! Qu’est-ce que t’as fait!! Qu’est-ce qui se passe avec ma foutue jambe?! L’invectiva-t-il sans la moindre vergogne.

Évidemment, l’apothicaire tourna le tout à la blague, lui présentant tout de même son épaule pour l’aider à se mouvoir à l’extérieur de cette putain de résidence. C’est donc claudicant que Beltram se fit extirper de là par un assassin un peu trop sûr de lui. À peine eurent-ils passé le pas de la porte que ce dernier balança un projectile qui éclata dans le hall d’entrée, laissant échapper une épaisse fumée fort peu agréable.

- Oh merde, non, attends! Il ne va pas être endommagé, LaRochelle, hein?! S’écria le rouquin à la suite du commentaire acerbe balancé par Dhénon. Visiblement, ce dernier n’avait pas l’intention d’attendre que tout le monde rapplique à leur suite, ce qui était normal en soi, somme toute. Malgré les protestations du roux qui voulait s’assurer que le maître des lieux était en un seul morceau, le blondinet continua sa progression, soutenant l’Opalien par la taille pour l’aider à progresser. Bon bah merde… Il allait simplement espérer que son pote savait RÉELLEMENT ce qu’il faisait… Autrement, si Beltram ratait sa prime, il allait le poursuivre sans relâche simplement pour lui foutre une raclée digne de ce nom!

Au loin, une silhouette fit son apparition. Jeune, frêle… Treize, quoi! À voir l’expression qu’elle arborait, Bel comprit qu’elle s’était peut-être inquiétée pour lui, tout compte fait. Ah merde! Il avait complètement oublié de répondre à sa requête mentale, un peu plus tôt, trop prit dans le feu de l’action! Le rouquin arbora une mine désolée qui ne fut pas relevée. La jeune fille remarqua l’entaille qu’il avait à la jambe et son incapacité – du moins, ça semblait être le cas – à se déplacer seul.

- C’est rien, qu’une égratignure. C’est le poison balancé par Dhen qui m’a paralysé la jambe… Marmonna-t-il, peu amène.

Évidemment, les remontrances se firent rapidement entendre de la part de la gamine et, fidèle à lui-même, l’apothicaire tourna le tout au ridicule. C’était à croire que ce type – bien que sympa lors de beuverie particulièrement prononcée – n’arrivait jamais à garder son sérieux. Pas. Un. Seul. Instant. Beltram secoua doucement de la tête, exaspéré, et ne put s’opposer à Dhénon qui reprenait déjà la route, le traînant à sa suite. Alors qu’ils progressaient sur les pavés assombris par la nuit, le trio pouvait entendre, loin derrière, tout le raffut que faisait LaRochelle et ses hommes. Assurément, ces derniers se tiendraient tranquilles, un petit moment. Tournant ses yeux dorés vers son apprentie, Bel avisa Treize qui marchait à leurs côtés, la mâchoire crispée.

- Bien joué, Treize, au fait. Laissa-t-il échapper à son intention. L’idée de prendre l’apparence d’Irène Bellamare était judicieuse. Au fait, tu as la bague? Montres-moi.

La jeune femme s’exécuta, exhibant le joyeux sous les rayons lunaires. Le bijou brillait de mille feux et, pendant un bref instant, l’Opalien se demanda s’il serait plus avantageux de conserver ce petit trésor plutôt que de prendre la prime associée… Meh. Mauvaise idée. C’est sa réputation qui en prendrait un sale coup, par la suite! D’un bref signe de la main, il fit signe à la semi-elfe de ranger le tout en sécurité, puis esquissa un sourire en coin.

- Mais dis-moi. Tu as fait quoi de la copine de LaRochelle? Tu l’as buté?

Après tout, sa sécurité à ELLE n’était pas une obligation. Il n’en avait rien à foutre du sort réservé à la capricieuse maîtresse des lieux. Il écouta la réponse de sa protégée, puis continua sa progression, claudiquant par obligation à la suite de Dhen qui… bah somme toute, n’était pas le plus solide du monde suite à sa cuite d’un peu plus tôt. Maintenant que l’adrénaline tombait, assurément, les effets grisants de l’alcool devaient refaire leur effet.

- Dhen, merde… Combien de temps ton poison va faire encore effet? J’en ai marre de marcher comme un éclopé… Maugréa-t-il entre ses dents serrées, s’attendant de toute façon à recevoir une autre réplique goguenarde de la part du blondinet.

L’Opalien étendit ses sens autour de lui afin de s’assurer que personne ne les suivait… puis crispa la mâchoire. Trois types arrivaient en leur direction, par-derrière. Des individus qui avaient pu se mettre à couvert juste à temps, lors de l’attaque sournoise de Dhénon, peut-être? Dans tous les cas, ils progressaient plus vite qu’eux et les rattraperaient bien assez vite.

** [Dhénon, Treize] On est suivi. Mettons-nous à couvert pour éviter de se faire surprendre comme des débutants. Dhen, fais-moi plaisir, ferme ta gueule pour éviter d’envenimer davantage la situation. Tu te feras la main sur eux seulement si ça tourne encore au vinaigre. N’oubliez pas, si LaRochelle est avec eux, il doit rester vivant et en un seul morceau. **

Ses consignes étaient assez claires, il lui semblait! L’assassin avait cette fâcheuse tendance à vouloir dégommer tout ce qui le gênait, alors bon… Il pouvait faire ce qu’il voulait des hommes de main du fils de Mary-Ann (la demanderesse), mais le principal intéressé était off-limits. Balayant les environs de son regard doré, le mercenaire remarqua qu’ils se trouvaient tout près d’une taverne. Sur leur gauche, à même le sol, se trouvaient les portes closes d’une cave qui servait assurément de lieu de conservation. Les poignées étaient enserrées d’une chaîne et surmontées d’un cadenas un peu rouillé. Rien de bien méchant, quoi. Le chef des Loups d’Acier indiqua le lieu d’un mouvement de tête, puis poussa Dhen à l’y traîner. Il tendit la main vers le verrou et usant de son don, il manipula les mécanismes qui s’activèrent en un rien de temps. Une fois le cadenas ouvert, il laissa à Treize le soin de retirer la chaîne et d’ouvrir les portes de bois. L’Opalien fit signe à sa protégée d’y entrer la première, puis la suivit en s’appuyant sur le cadrage entourant l’entrée, Dhénon fermant la marche.

** [Dhénon, Treize] Emmène la chaîne et le cadenas avec toi, Dhen. Ça nous servira si ces bougres avaient l’idée de nous suivre là-dedans. Enfin… S’ils réalisent même que nous y sommes. Treize, planque-toi parmi les barils et ne bouges pas tant que je ne t’ai pas fait signe. **

Il était hors de question qu’il l’expose à nouveau au danger sans réagir, cette fois!
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Treize
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MessageSujet: Re: Et un p'tit verre de trop mon minou! [PV Beltram & Treize] Mar 26 Sep 2017, 22:33

HJ:
 



Son cœur manqua un bon dans sa poitrine lorsqu’elle reconnut les silhouettes respectives des deux mercenaires… Ou du Mercenaire et de l’Apothicaire, bref. Peu importe. Ce qu’elle remarquait surtout, c’était que Beltram semblait blessé et cela ne la rassurait aucunement. Si son Mentor avait un souci, c’était à parié qu’elle en aurait aussi et sur qui pourraient-ils compter? Dhénon peut-être? Hors.de.question qu’elle ne fasse confiance à ce type! Suffisait qu’à voir l’état du Chef des Loups D’acier pour n’en avoir aucune envie! Malgré l’inconfort que la présence de l’inconnu lui provoquait, elle trotta vers eux et avisa la blessure de Beltram, qui se justifia rapidement des causes de celle-ci, tout en précisant que ce n’étais pas dramatique. Tout ce qu’elle enregistra, était que cela avait un rapport avec un poison balancer par l’homme qui le soutenait. Treize lui jeta un regard noir –et un peu terrifié-.

-Non, mais tu n’avais pas envie de faire attention?!

Sa bouche avait parlé bien avant que son esprit la somme de ce taire. Elle parlait comme ça, à un mec maintenant? Elle se renfrogna elle-même aussitôt, choisissant une position sécuritaire en se positionnant de l’autre côté du semi-Elfe comme pour s’assurer qu’il la protège si jamais ou le cas contraire, elle s’organiserait pour avoir un sprint d’avance sur l’Apothicaire… Elle courait plutôt vite. Alors qu’ils progressaient sur les pavés alors qu’il faisait nuit noire, le trio pouvait entendre, loin derrière, tout le raffut que faisait LaRochelle et ses hommes. Elle ne savait pas trop, en fait, pourquoi personne ne venait à leur suite, mais elle était trop chamboulée intérieurement pour oser poser une question et que le copain de son Mentor se moque d’elle. Elle ne savait pas si elle saurait encore supporté bien longtemps ses pitreries, surtout que la mission avait été… Un succès? En tout cas, elle avait ce qu’elle était allée chercher et eux, ils étaient saoul et cette simple pensée la rendit d’avantage mal à l’aise. La mâchoire crispée, elle garda bien entendu ses craintes pour elle, pleurnichant intérieurement qu’Avo ne soit pas avec eux.

Quoi qu’il en soit, le silence n’eut pas le temps de se poser bien longtemps que Beltram la félicitait pour son idée judicieuse d’avoir pris l’apparence d’Irène Bellamare. Bon, malgré tout ce que cela avait engendré, elle était plutôt fière d’être le genre à se saisir de chaque occasion pour… Survivre tout simplement? Elle afficha un bref sourire en coin, trahissant encore son malaise de toujours être en présence de Dhénon. Sans un mot, elle fouilla dans sa poche et en retira la fameuse bague qu’elle tendit volontier au Chef des Loups d’Acier, comme si elle était affreusement trop lourde à porter. Après tout, une fois dans ses mains, cela ne la concernait plus vraiment. Et si elle ce serait cru débarrassée, celui-ci lui fit signe de la ranger dans un endroit sûre, ce qui la dérangea un peu. Elle-même n’avait rien de sûr en soit.

-C’est pas mieux… Que tu la garde toi?

Risqua-t-elle d’une petite voix, non sans jeter un regard oblique vers l’Apothicaire, mais rapporta ses prunelles Émeraude sur son Mentor qui lui demandait, comme si cette question le taraudait depuis un moment, ce qu’elle avait bien pu faire de la femme de LaRochelle. Repenser à la scène la mettant mal à l’aise, puisqu’elle avait clairement eu un rôle qui la dégoûtait au plus haut point, même si ses intentions n’avaient en rien été malsaines. Elle n’était pas demeuré, quand même… Encore moins un homme...

-Je l’ai assommé et glisser sous son propre lit. Elle va se réveiller avec un sale mal de crâne en tout cas…

Il savait bien qu’elle était incapable de tuer qui que ce soit! Enfin, elle avait du mal à s’entrainer, comment pourrait-elle tuer quelqu’un. Et puis dans tous les cas, elle se dégonflerait, elle n’avait pas le quart du courage d’un Mercenaire. Encore moins de son entraînement. Elle n’était qu’une jeune fille habile et maline. Son altercation avait été plutôt pathétique et elle se demandais même comment elle avait réussis ne serait-ce qu’à l’assommer. C’était assurément de la chance. Quant au fait d’avoir fermé la porte sans la toucher… C’était possible? Elle se mordit la lèvre inférieure et fixait sa propre ombre crée par les rayons de la Lune. Elle n’allait très certainement pas lui demandé ce genre de truc devant l’autre saoulons.

-Vous empestez l’alcool.

Laissa-t-elle échapper. Ce n’était pas tant une remarque, que sinon une reproche masqué envers sont… Mentor. Elle lui en voulait sincèrement. Ce n’était pas tant personnel, si ce n’étais qu’il lui avait déjà mentionné ne pas boire en service, hors, il se contredisait. Sur quoi ce contredisait-il, aussi alors? Elle ne put s’empêcher de se crispé d’avantage, et croisa les bras un peu rageusement contre sa poitrine, signe, sans doute, que ça ne valait certainement pas la peine d’argumenté sur le sujet, ni de relever. Elle se contenta de détourner la tête à l’opposé du duo masculin lorsque bien entendu, Dhénon ne put encore une fois se la fermer. Surtout que Beltram venait de lui ouvrir la porte en lui demandant combien de temps encore serait-il… Semi-paralysé d’une jambe. C’était vraiment génial, rien ne pouvait être…

Bon. C’était le genre de moment où elle se rabrouait elle-même en réalisant que si, c’était possible que ce soit pire tandis qu’elle recevait un message télépathique de Beltram, qui lui mentionnait –enfin, sans doute à tous les deux- qu’ils n’étaient pas seuls. Là, elle en avait mal aux trapèzes tant elle était crispé. Cette soirée allait-elle finir bordel de merde?! Elle avait simplement envie de s’emmitouflé dans une couverture, avec Avo, à l’abri et au chaud, mais dans les deux cas c’était impossible. Elle bifurqua avec le duo de Mercenaire vers une Taverne. Ah! Il abusait, sincèrement! Elle lui jeta un regard carrément horrifié lorsque Beltram s’occupa d’ouvrir les portes de bois menant à la cave du lieu publique et lui fit signe d’y entré, non sans mentionner à Dhénon de prendre le cadenas et les chaînes avec lui... Une putain de cave!

Bien malgré elle, elle figea sur place en avisant l’ouverture qui ne laissait place qu’à l’obscurité la plus totale, la Lune n’éclairant que les premières marches. Un frisson de dégoût la pris d’assaut et elle sursautant littéralement lorsque Beltram la poussa –gentiment- dans le dos afin qu’elle s’active, puisqu’ils n’avaient pas de temps à perdre. Bien malgré elle, elle jeta des coups d’œil nerveux autour, cherchant une autre alternative, mais il n’y en avait pas, elle pouvait carrément les entendre se déplacer derrière eux. Les yeux remplis de larme malgré elle, c’est littéralement tremblante qu’elle se voyait dans l’obligation d’aller dans ce foutu trous noir et ne se fit pas prier pour se cacher derrière la première cachette qu’elle fut en mesure de trouver et qu’elle considéra sécuritaire en vue de la situation, baril ou pas. Treize se laissa glisser dans le minuscule espace entre une pile de palettes de bois et le mur. Ses prunelles s’habituaient doucement à la noirceur, mais elle voyait un peu flou pour l’heure. Elle s’empressa donc d’essuyer ses yeux afin de chassé les larmes qui menaçaient de coulé et rampa le plus loin possible au cas où ont la repère et ramena ses jambes contre elle. L’envie était bien présente de cacher son visage dans le creux de ses bras dans le simple but de se rassurée, mais elle préférait nettement garder un œil sur la situation l’entourant, plutôt que de s’enfoncer la tête dans le sable. Elle n’avait même plus sa dague pour se défendre si jamais.

Le silence plana un petit moment, jusqu’à ce que le grincement typique des portes de l’entré de cave qui s’ouvraient lui glacèrent le sang. Retenant littéralement son souffle, la jeune voleuse observait les escaliers par une fente dans le bois avec appréhension. Ce fut finalement l’apparition d’un pied qui se posait sur le bois, accompagné d’un craquement sonore de celui-ci, qu’elle comprit qu’ils n’étaient pas encore tirer d’affaire.

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Dhénon
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MessageSujet: Re: Et un p'tit verre de trop mon minou! [PV Beltram & Treize] Ven 06 Oct 2017, 10:19

Dhénon haussa les épaules. « C'qu'un p'tit poison d'rien du tout, un connard comm'toi peut y survivre sans problème. » Treize ne se fit pas prier pour lui envoyer une remontrance. Il haussa un sourcil. « Hey la naine, y'a pas moyen d'faire attention dans un combat, on est pas tous des p'tits experts d'la métamorphose. Survivre ou mourir, ça t'dit rien? P'tite garce... » De quoi elle se mêlait. Comme s'il lui devait du respect! Elle n'a jamais prouvé qu'elle en méritait! Le mouvement de recul qu'elle eut le fit sourire. Bien. Il fallait qu'elle soit effrayée. Parce qu'il n'aurait aucun problème à l'éliminer... ou pire encore. Beltram lui en voudrait à mort par contre. Avec qui pourrait-il faire de sales coups s'il perdait son compatriote? Non pas qu'il l'appréciait, et si c'était le cas il ne l'avouerait jamais, ni qu'il le respectait, mais il lui fallait bien quelqu'un avec qui déconner... de temps en temps.

Reprenant sa marche, puisque la petite chose les avait rejointe (H.J.: Désolé d'avoir skiper le bout où tu étais transformé ><) Dhénon tapota discrètement l'une de ses poches. Si elle le faisait chier, il savait exactement quoi lui donner à cette gamine innocente. Histoire qu'elle lui foute la paix. Un instant elle était véhémente, et après elle avait visiblement peur de lui. Quel phénomène pareil! Le rouquin félicita la jeune fille et le mercenaire roula des yeux. Il n'était absolument pas impressionné. En fait, était-il seulement impressionnable... Il jeta un oeil sur ce qui semblait être leurs objectifs. Une bague, ni plus ni moins, un ridicule petite vol. Il ricana. Il aurait pu le faire en solo, mais ce n'était pas son genre de petite larcin. Il préférait la douleur ou la mort, c'était plus payant.

La question de Beltram fit naître un sourire sur le visage de Dhénon. « C'pas comme si t'aurais pu marcher comme 'faut d'toute façon. » ricana-t-il. Les deux ayant bu après tout, même si l'habitude rendait Dhé ridiculement agile même complètement ivre. « L'acool c'est l'élixir de vie p'tite conne. T'peux pas comprendre avec tes principes mal placés... » Il se tut, ayant perçu un bruit un loin, et le corps de son comparse qui se raidissait signifiait qu'il avait lui aussi perçu quelque chose. Il ne fut donc pas surpris de recevoir le message télépathique qui suivit. Le sourire de l'apothicaire se fit plus grand encore. Fermer sa gueule...? Il n'allait pas courir après les ennuis, mais il n'était pas du tout en mode sérieux, et encore moins en mode discrétion... !

Suivant le mouvement, il attendit que Beltram ouvre le cadenas et trouve appuis avant de le lâcher. De toute façon, il allait recouvrer l'usage de sa jambe dans les cinq prochaines minutes. « Avances-tu Pleurnicheuse? » demanda-t-il à mi-voix alors que le rouquin s'empressa d'encourager la gamine à descendre, avant que le blond ne s'en occupe. Dhé n'avait aucune compassion et ne le cachait absolument pas. Il ferma la marche, ramassa les outils tels que proposés, mais de contenta de les laisser près de la porte à l'intérieur, tout en fermant ces dernières. Comme s'il pourrait en avoir besoin... Il saurait aisément se débarrasser de tous ces lourdeaux. Quel trouillard ce Belt, était-ce l'alcool, ou avait-il toujours été ainsi? Il y avait longtemps, après tout, qu'il ne l'avait vu.

La noirceur était son domaine, ses yeux hyper-développés s’acclimatèrent rapidement et il put voir l'endroit où ils étaient. Un mince raie de lumière jetait un petit rayon au milieu de la pièce à cause des torches à l'extérieur, mais c'était là la seule clarté dont ils bénéficiaient. Il fit le tour des yeux et soupira, agacé. « Quel ennui... » marmonna-t-il alors que son compagnon mercenaire lui signifiait de se taire. Dhénon soupira bruyamment à nouveau. Il se dirigea vers une étagère, non loin de Treize qu'il entendit presque tremblé. « Va falloir t'endurcir l'vagin, puisque t'as pas d'couilles. » Il ricana alors qu'il entendit à nouveau une expression agacée derrière. Il attrapa une cruche et la déboucha pour en humer le contenu. Bah, ça pouvait faire l'affaire. Il but directement au goulot et se pencha, apparaissant subitement dans le champs de vision de la gamine, pour ce qu'elle devait voir dans l'obscurité. « T'en veux? » Il ricana à nouveau devant son mouvement de recul.

Il alla s'asseoir dans les marches abruptes de l'entrée et entreprit de se servir généreusement à même la cruche. Ça avait le mérite de le faire taire, non? Des bruits de voix se firent entendre à l'extérieur, et il tendit l'oreille. On cherchait les deux hommes qui avaient semé le trouble. Ils entrèrent dans la taverne, mais ne les trouvèrent pas, puis poursuivirent leur chemin. « Sont partis, rassurés? » laissa-t-il tomber. Il avait l'ouïe particulièrement sensible, alors les autres n'avaient certainement pas pu suivre ce qui s'était passé dehors. « Puisque j'te l'dis! Sont partis! » ajouta-t-il face à l'hésitation de ses comparses. « On va dans ta planque Belt? J'en ai pas ce soir. » ajouta-t-il, ce ne serait pas la première fois, mais il avait conscience que la présence de la naine allait probablement nuire à leur association, surtout que Beltram semblait lui en vouloir de comment il agissait envers elle. « Roooh, écoute mec, si je te jure que j'vais arrêter d'la traumatiser, du moins par exprès, ça t'va? »

Sans attendre, il grimpa les escaliers et poussa les portes, pour tomber face à face avec un tenancier bien surpris. Dhénon sourit, lui donna la cruche, ramassa la chaîne et le cadenas, et les lui fourra dans les bras. « La prochaine fois, barre la porte. »Lâcha-t-il avant de poursuivre comme si de rien était devant un homme complètement abasourdi.
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Beltram
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MessageSujet: Re: Et un p'tit verre de trop mon minou! [PV Beltram & Treize] Mar 07 Nov 2017, 16:21

Ils n’avaient pas vraiment de temps pour ce genre d’hésitation. Les hommes arrivaient et tant que sa jambe n’était pas en état de le supporter adéquatement, il préférait éviter des conflits à 100 % inutiles. Surtout que Treize était impliquée et qu’il n’avait aucune envie de la mettre dans la merde, outre mesure. Évidemment, Dhénon avait sa façon à lui totalement merdique de faire comprendre son irritation, ce qui incita le rouquin à pousser davantage dans le dos de la semi-elfe pour l’inciter à progresser dans la noirceur de la cave. Si l’enfoiré de service ne se calmait pas bien vite, il aurait beaucoup de mal à ne pas lui faire avaler ses foutues mixtures, ne serait-ce que pour lui fermer le clapet pour plus de 10 minutes consécutives! Ce qu’il pouvait être lourd à la fin!

Sous ses yeux dorés, la jeune fille jeta un regard nerveux tout autour, probablement à l’affut de la moindre alternative, mais dut rapidement se rendre à l’évidence : c’était la meilleure cachette possible. Ainsi, elle se laissa enfin convaincre et descendit l’escalier grinçant qui menait au sous-sol, suivi de près par l’Opalien, puis par l’apothicaire. Ni une, ni deux, la jeune fille alla se faufiler dans le plus petit espace possible entre des cargaisons pendant que Bel, lui, se laissa choir sur une petite caisse, entre deux immenses barils. Dhénon referma derrière lui et balança les chaînes au sol dans un geste de nonchalance pure qui avait ce don incroyable d’irriter le rouquin par moment.

- Chut, merde. Se contenta de répliquer le chef des Loups d’Acier alors que l’assassin laissait librement entendre l’ennui qui le prenait d’assaut.

Mais bordel, au vu de l’un de ses nombreux boulots officiels, Dhénon devait bien savoir ce que c’était que de garder le silence, non? Autrement, l’Opalien pouvait se permettre de douter de ses talents d’infiltration… Ou alors il le faisait exprès, ce qui était une issue non négligeable en soi. Après tout, son pote de beuverie se foutait à peu près de tout dans la vie, alors il était plutôt probable que leur situation à tous lui passait plusieurs mètres par-dessus la tête. Dans un geste de profonde lassitude, l’apothicaire s’approcha d’une étagère située près de la planque de Treize, puis laissa échapper une autre réplique écœurante dont seul lui avait le secret.

- Mais tu vas la fermer, oui? Grogna l’Opalien agacé qui sentait les quelques affres de l’alcool le quitter de plus en plus. L’agacement devait y être pour beaucoup en fait.

Si en temps normal il aimait bien la présence de l’enfoiré de première, là, en ce moment, il s’en serait bien passé! Dhénon faisait tout sauf agir dans la subtilité la plus totale. Enfin… Peut-être pouvait-il faire preuve de finesse lorsque le jeu en valait la chandelle à ses yeux, mais assurément, ce moment ci était loin d’en être un. Dans un geste tout de même leste malgré les vapeurs d’alcool qui lui sortaient presque par les oreilles, Dhénon agrippa un cruchon inconnu, en huma le contenu, puis se pencha pour en offrir à la pauvre adolescente qui devait pester intérieurement. Pour sa part, Beltram poussa un long soupir d’irritation, se demandant bien comment il allait faire pour ne pas flanquer une baffe monumentale derrière la tête de son compagnon qui manquait clairement de retenue. L’assassin décida enfin de laisser la semi-elfe tranquille, puis alla s’installer dans l’escalier sous le regard inquisiteur du mercenaire roux. Bon… au moins, le faire boire avait ce chic de le pousser à fermer sa gueule. S’il fallait le rendre foutrement saoul pour qu’il se tienne tranquille quelques minutes, Bel était prêt à lui fournir tout l’alcool de cette putain de cave.

D’où il était, le Loup d’Acier put entendre des bruits en provenance de l’extérieur. Des éclats de voix ponctués de bruits de pas frénétiques laissaient comprendre aux fugitifs qu’ils étaient activement recherchés. Heureusement, un chatouillement commençait à se faire ressentir dans sa jambe atteinte, signe que les sensations physiques commençaient à se faire ressentir à nouveau. D’ici peu, il retrouverait plein usage de son membre postérieur, ce qui était franchement une bonne nouvelle en soi! Le temps s’écoula et finalement, la voix narquoise de Dhénon se fit entendre, prétextant tout haut que leurs adversaires étaient enfin partis. Hmmm? D’où tenait-il cette information? Beltram haussa instinctivement un sourcil, puis croisa les bras sur sa poitrine.

- C’est pas une foutue de mauvaise blague que tu nous fais là? L’interrogea-t-il l’air incertain.

Dhen s’efforça de les convaincre et Bel laissa échapper un grognement alors qu’il se redressa en position debout. Bon, sa jambe n’était pas la plus solide du monde, mais c’était déjà beaucoup mieux! Il pourrait marcher par lui-même sans avoir recours à une pseudo béquille humaine. À peine fut-il en position latérale qu’une nouvelle demande fut balancée par son pote en sa direction. Si d’ordinaire il n’avait aucun problème à héberger Dhénon en cas de pépin, là, c’était une tout autre histoire. Non seulement sa protégée n’était foutrement pas rassurée à cette idée, mais il avait encore quelques trucs à faire avant de même songer à se reposer. De toute façon, les Loups d’Acier n’avaient pas de planque en Rubis : il avait déjà prévu se louer une chambre dans un établissement. Pour l’heure, il devait se débarrasser de la bague et se dépêcher à la ramener à Madame LaRochelle. Cette dernière devait leur donner une somme considérable… qu’il n’avait pas envie de partager avec Dhen, puisqu’il ne faisait pas partie du plan initial. Après tout, ils auraient franchement pu se démerder sans lui! Voir que la mission aurait d’autant plus été une réussite sans sa présence qui, par moment, pouvait être perçue comme une épine dans le pied (enfin… surtout quand il était saoul comme en ce moment, puisque le reste du temps, il était un combattant plus que chevronné et efficace). Son manque d’inhibition pouvait être pénible par moment…

- Je ne vais pas me poser pour la nuit. Pas encore, du moins. J’ai des trucs à faire et puis, je doute que Treize soit ravie de t’avoir aux basques encore un moment. Laissa-t-il échapper en direction du bougre qui cuvait toujours son alcool non identifié. Évidemment, son compagnon habituel de beuverie s’empressa de promettre de ne pas enquiquiner la jeune fille – promesse qui ne serait probablement pas tenue – et Bel se contenta de lever les yeux au ciel. De toute façon, on n’a pas de planque dans ce territoire-ci, Dhen. Je vais dormir à l’auberge, comme tout le monde…

Sans un mot supplémentaire, l’apothicaire grimpa l’escalier qui menait vers l’extérieur, agrippant le cadenas et les chaînes au passage. Beltram s’avança vers l’accès qui menait à la sortie en claudiquant, puis avisa Treize qui s’extirpait hors de sa cachette.

- T’inquiètes, il ne vient pas avec nous. Je ne t’imposerai pas ça plus longtemps… Murmura-t-il en direction de l’adolescente qui, visiblement, lui interdisait – du regard – d’oser lui faire une chose pareille. Elle détestait sérieusement Dhénon, pas vrai? Certes, il était exaspérant et, parfois, le Loup d’Acier avait une envie presque incontrôlable de l’étrangler, mais ce n’était pas un SI mauvais bougre que ça, au fond… quand il le souhaitait réellement.

Le mercenaire grimpa les marches le séparant de l’extérieur, puis émergea aux côtés de l’assassin qui était tombé nez à nez avec un tenancier fort surpris. Le cruchon, la chaîne et le cadenas lui furent remis, puis son pote s’éloigna l’air de rien.

- Au fait, je crois bien avoir vu des rats là-dedans… vous feriez mieux d’y voir, les rumeurs courent si vite… Ça pourrait vous nuire. Ajouta l’Opalien en direction du tavernier estomaqué pendant que Treize émergeait à son tour. Je vous souhaite une bien bonne soirée.

À son tour, le mercenaire s’éloigna, les mains dans les poches et la démarche claudicante. Heureusement, il reprenait de plus en plus ses moyens et il sentait que les derniers vestiges du poison paralysant s’estomperaient d’ici quelques instants. Au bout de quelques mètres, il put rejoindre son pote qui, déjà, semblait arpenter les rues pour le prochain établissement disponible. Bon… avant de se rendre chez la demandeuse, il devait au moins s’assurer que son compagnon soit bien installé quelque part où il n’aurait qu’une envie : boire, boire, boire et, éventuellement, perdre connaissance. Ce ne serait que de cette façon qu’il pourrait s’assurer d’avoir la paix pour le restant de la soirée. Après tout, même saoul, Dhénon était un assassin d’expérience et les retrouver serait un jeu d’enfant pour un type comme lui.

- Bon… Pour souligner le fait qu’on a pu se débarrasser de ces idiots, je t’invite à boire un truc, ça te va? La nuit est jeune, alors autant en profiter. Par conte, je t’avise que je ne pourrai pas rester jusqu’aux petites heures du matin… Non… Non, j’ai des trucs à régler, je te l’ai dit! Dans un mouvement agile, le mercenaire esquiva le bras puissant qui menaçait de lui encercler les épaules dans un geste de banale camaraderie, puis il planta son regard doré sur Treize. Je n’en ai pas pour très longtemps. T’inquiète.

Une autre auberge se trouvait à leur droite. La Chopine Déjantée. C’était parfait pour Dhénon, ça, non? Beltram poussa rapidement son pote vers la porte battante, puis s’engouffra dans l’établissement à sa suite avant de l’inciter à s’installer au comptoir. Il se doutait bien que Treize refuserait de le suivre dans cet endroit où, déjà, la clientèle était abrutie par l’alcool qui coulait à flot. D’un bref signe de main, le rouquin fit signe à la tavernière plantureuse de s’approcher d’eux. Parfait! En plus, elle avait un décolleté si plongeant qu’il serait aisé de s’y perdre pendant des heures! Bon après… Dès qu’il aurait mis le pied en dehors de cet établissement, ce serait de son ressort à ELLE de s’occuper des blagues de mauvais goût d’un Dhénon déjà bien avancé.

- Tavernière, une bonne bouteille de rhum pour mon pote ici présent! Annonça-t-il en flanquant une claque sur l’épaule de son pote.

Cette dernière avisa l’assassin du regard, puis hocha de la tête avant de se retourner pour se pencher et agripper la bouteille pleine en question.

- Nope, ne lui agrippe pas le derrière tout de suite, merde. Il ne faudrait pas se faire jeter dehors si rapidement! Déclara-t-il en flanquant un coup sur la main de Dhen, afin de s’assurer qu’il ne commette pas déjà un geste déplacé. Puis, la femme déboucha la bouteille et la déposa sur le comptoir poli. Le rouquin se pencha vers l’avant et en profita pour lui faire signe de faire de même. La beauté s’inclina vers l’avant à son tour, laissant entrevoir encore davantage son impressionnant bagage génétique à qui voulait bien regarder. Écoutez-moi bien, je vous donne un supplément pour le garder occupé et je paie une chambre modeste pour qu’il puisse y perdre connaissance en toute quiétude. Compris? Soyez sympa avec lui. Il peut être rustre… mais ce n’est pas un mauvais guignol.

Enfin… c’était un mensonge pieux? Ou pas… Parce que Dhénon pouvait être un RÉEL connard de première qualité lorsqu’il s’y mettait sérieusement. Le fait était que payer ce genre de chose pour occuper l’assassin lui coûterait assurément moins cher que la prime qu’il allait toucher auprès de Madame LaRochelle. Après tout, Beltram n’était pas un trop grand fervent d’or pour rien! Tout pour s’en mettre plein les poches! Pour sa part, il se contenta de boire cul sec un seul petit verre de rhum en compagnie de son pote, puis esquissa un sourire en le voyant aux anges avec sa foutue bouteille de fort et la paire de seins de la tavernière à deux centimètres du nez. Mieux valait filer avant qu’il n’ait d’autres idées saugrenues en tête le concernant!

- Bon, Dhen, comme je t’ai dit plus tôt, j’ai autre chose à faire. On s’organisera une beuverie digne de ce nom un autre jour. Pour le moment, rentabilise mon investissement et ingurgite cette bouteille à ma santé, d’accord? Tu ne pourras pas dire que je suis un mauvais pote, mon vieux!

Il flanqua une nouvelle claque dans le dos de l’assassin, puis s’éclipsa rapidement vers la porte avant de lui laisser une chance de protester. Dès qu’il fut à l’extérieur, Beltram fit signe à Treize de le rejoindre, puis s’éloigna d’un pas rapide à travers les rues du petit bourg. Mettre rapidement de la distance entre eux et l’assassin ivrogne était la clé s’il voulait terminer sa transaction en toute tranquillité d’esprit!

- Si tout se passe bien, il ne devrait pas s’élancer à notre suite. Il n’y a rien de plus attrayant pour un type comme lui qu’une bouteille d’alcool bien fort et une jolie fille à mater. Pardon… je sais que ça ne te plaît pas ce genre de choses, mais j’ai fait ce qu’il fallait pour qu’on soit tranquille. Allez, viens. On va rapporter ce joyau à Madame LaRochelle, puis ensuite, je te paie à manger. On ira dormir plus tard, lorsque notre ventre sera plein. Ça te va, ça?

Beltram ébouriffa la chevelure soyeuse et immaculée de la gamine, puis esquissa une grimace en la voyant répliquer de façon un peu bourrue (il fallait dire que leur soirée ne s’était pas passée tel que prévu initialement!). Le duo se dirigea donc vers la maison de la demanderesse, soucieux d’en finir une bonne fois pour toutes avec cette affaire!


[FIN DU RP POUR BEL]
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Treize
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MessageSujet: Re: Et un p'tit verre de trop mon minou! [PV Beltram & Treize] Mar 07 Nov 2017, 23:00




Elle fut soulagée de réalisé, qu’au fond, ce satané vacarme venait de Dhénon. Elle reteint donc un soupir irrité, ce qui avait somme toute le bon côté de lui faire mettre un peu de côté sa crainte, mais pas ses tremblements incontrôlées. Puis, cet enfoiré pouvait bien dire ce qu’il voulait, il ne la connaissait pas. L’alcool, ce n’étais pas une question de principe, dans plusieurs situations, comme celle-ci, cela la dégoûtait tout simplement profondément. Elle n’allait pas commencer à lui étalé ses raisons puisqu’il était évident qu’il s’en fichait et s’en amuserait sans aucun scrupule, puisque visiblement il n’en avait aucunement, peu importe la situation. Il était, en fait, le mec typique qu’elle évitait de toutes ses forces et elle n’arriverait franchement pas à comprendre ce que Beltram lui trouvait pour être ami avec un homme comme lui.

Elle sursauta bien malgré elle lorsque le visage de celui-ci apparut dans son champ de vision, fronçant les sourcils et se reculant encore un peu alors qu’il lui tendait une cruche visiblement remplis d’alcool pour qu’elle en prenne. Il n’était pas sérieux? Si, il l’était. Derrière, le Chef des Loups d’Acier lui somma de lui ficher la paix, chose qu’elle était sur le point de lui balancer, même si elle savait que cela ne ferait qu’envenimer la situation. Il semblait sans aucun doute prendre plaisir à la faire chier. La bonne chose fut qu’au moins il n’insista pas et sous son ricanement qu’elle trouvait répugnant malgré tout, il finit par la laissé tranquille. Elle laissa échapper un soupir tremblant et avait tout simplement foutrement hâte que tout ça soit fini. Si Beltram voulait rester avec lui, soit! Mais une fois sortie de ce faux pas, elle trouverait un endroit où crécher toute seule! Il y avait des limites à ce qu’elle pouvait supporter et Dhénon l’avait dépassé déjà depuis fort longtemps.

Au bout d’un bref moment, il fut possible d’entendre des pas non loin et quelques beuglements, signes qu’on les cherchait encore bel et bien, puis, le saoulons annonça qu’ils étaient partie et que la voie était donc libre. Évidemment que Treize ne bougea pas d’un seul cheveu! Même Beltram semblait perplexe, alors s’il l’était… Aucune raison pour que soudainement elle lui fasse une confiance aveugle, ein! Dhénon sembla un peu moins bien prendre la chose, puis insista, choisissant lui-même de prendre les devants et de monté les escaliers, puis ouvrir les portes menant à leur cachettes tout en demandant au Chef des Loups d’Acier où se trouvait leur planque pour la nuit dans le but évident de s’y prendre une place. Bien entendu que la jeune voleuse se mordit la lèvre, afin de s’empêcher de balancer une phrase qui somme toute, ne servirait à rien, mais au moins Beltram sembla décliner gentiment sa demande et puis il avait totalement raison. Ils n’avaient pas de planque en Rubis et ils allaient louer de quoi se reposer dans une Auberge. Il précisa dans ses explications, qu’il doutait fort que la jeune semi-Elfe apprécie d’avantage la présence du bougre ce qui était somme toute une pure vérité, qu’elle aurait tout de même préférée que celui-ci ne taise, rien que pour éviter que les tensions ne montent entre les deux. Elle ne l’aimait pas, il ne l’aimait pas. Point.

Sans un mot de plus, l’apothicaire grimpa les escaliers qui menaient vers l’extérieur –enfin!-, agrippant le cadenas et les chaînes au passage. Voyant que Beltram s’avançait vers l’accès qui menait à la sortie en claudiquant, Treize décida finalement de sortir de sa cachette et de le suivre. Celui-ci lui jeta un coup d’œil oblique et voulu la rassuré en lui mentionnant que l’assassin ne viendrait pas avec eux, peu désireux de lui imposer encore sa présence. Son regard qui au début c’était fait un peu dure, craignant le contraire laissa assurément paraître une bonne vague de soulagement. Ouf! Elle était sincèrement bien heureuse de l’entendre. Cela lui éviterait de se prendre encore la tête avec lui ou même Beltram et de devoir argumenté pour le convaincre de la laissé aller ailleurs pour la nuit, loin de Dhénon.

Elle grimpa donc à la suite de Beltram qui suivait l’apothicaire qui lui, venait de tombé nez à nez avec un homme! Sur le coup, elle failli sincèrement débouler les quelques marches qu’elle venait d’emprunté sous la surprise, présumant que c’était un des hommes qui les poursuivaient et que ça allait barder! Alors sincèrement, elle n’avait pas envie de ce recevoir le Mercenaire et son ami par la tronche. Heureusement, c’était le tenancier qui, surpris, ce contenta de tendre les bras tandis que Dhénon y déposait les chaines et le cadenas dans ses bras en lui marmonnant quelque chose qu’elle ne saisit pas. Tout aussi naturellement, Beltram passa à côté et lui mentionna qu’il y avait des rats… Quand à Treize, elle se contenta d’un petit sourire forcé et de baisser la tête pour éviter son regard, ses cheveux coulant sur son visage en passant devant lui. Ainsi donc, le trio un peu étrange déambula dans les rues, l’air décontracte que Treize avait du mal à imité, préférant fermer gentiment la marche, les mains elle aussi dans les poches, non sans jeter quelques regards oblique ici et là. Si les deux hommes étaient soudainement trop tranquilles quant à leurs poursuivants, elle, elle restait encore plutôt alerte. Hors de question de se faire surprendre comme des débutants, non?

Elle écouta d’une oreille distraite l’échange du duo masculin et se crispa au commentaire de Beltram, invitant son ami à festoyé un peu cette «réussite» qui selon elle… Boff. Elle ne comprenait pas vraiment en fait, puisque le Chef des Loups d’Acier lui avait mentionné qu’il ne lui imposerait pas la présence de… Ah… Peut-être qu’elle voyait clair dans son jeu. Alors lorsqu’ils bifurquèrent rapidement vers un établissement où d’ici elle pouvait entendre le brou-ha-ha typique des Tavernes à cette heure de la nuit, elle se contenta d’arrêter de marcher, puis de se diriger prudemment vers le côté du bâtiment, loin des regard parce-qu’elle avait eu sa dose de saoulon désagréable et elle n’avait aucunement envie de se faire…

«Salut toi! Dit, tes pas trop jeune pour traîner dans les rues à cette heure? À moins que tu soit du genre à chercher du divertissement… Ou en donner?»

Treize lui jeta un regard noir et se contenta de faire mine de prendre une arme derrière son dos.

-Dégage, je ne suis pas d’humeur.

Fit-elle sèchement. Un peu surpris et avisant la position de la jeune adolescente, l’homme n’insista heureusement pas tandis que son ami lui tapotait l’épaule pour l’encouragé à le suivre et entré dans cette Taverne maudite. Poussant un soupir irrité, la jeune voleuse appuya son dos contre le mur et plaça ses cheveux derrière ses oreilles, avant d’enfiler son capuchon. Maintenant seule, elle repensait à cette soirée. Sortant la bague de sa cachette, elle la roula discrètement entre ses doigts, songeant à cette bagarre avec la Dame de la Maison, plus tôt et au fait qu’elle avait fermé la porte… Par la simple force de sa pensée. Étais-ce vraiment possible? Jetant quelques petits coups d’œil furtifs autour, elle rangea la bague de nouveau dans sa poche et, ne sachant pas exactement combien de temps un «Je n’en ai pas pour très longtemps» pouvait prendre, elle choisit d’essayer de reproduire la chose. Baissant les yeux, elle sélectionna une pierre qu’elle plaça dans la paume de sa main et la fixa, espérant la faire flotté un peu. Elle avait entendu parler de ce truc…

Elle se concentra un moment, un bon moment même, mais rien n’y faisait. Poussant un soupir irrité, elle balança la pierre à bout de bras et les croisa. De toute façon, elle n’arriverait à rien ce soir, elle était trop irrité de sa soirée pour vraiment pouvoir se concentré sur autre chose, hélas. Alors elle se pencha de nouveau et ramassa quelques cailloux qu’elle s’amusa à faire ricocher dans le bâtiment juste à côté, jusqu’à ce qu’enfin, Beltram daigne pointer le bout de son nez lui faisant signe de le suivre. Bien entendu, la jeune adolescente trotta en sa direction afin de le rattraper, remarquant qu’il ne claudiquait plus et que les effets du poison qu’il avait reçus c’étaient estompé. Une bonne chose en soit. Son Maître marchait même un peu plus vite, visiblement pressé de mettre la distance entre eux et l’apothicaire, alors ce n’étais pas elle qui allait ralentir la cadence! Si elle avait été avec Avo, ils auraient même assurément couru, juste pour être sûre! Cette pensée eu au moins le mérite de lui donner une petite pointe d’amusement au fond du cœur.

Beltram lui mentionna donc son plan machiavélique afin de garder Dhénon occuper du moins, c’était ce qu’il espérait bien. Treize se contenta déjeter un coup d’œil par-dessus son épaule, comme si elle craignait de voir l’assassin apparaître avec son air d’abruti au visage, à son commentaire et ne releva pas. Elle savait qu’il y avait des femmes pour changer les idées des hommes alors si l’une d’entre elle avait la patience nécessaire pour l’enduré pour du pognon, sincèrement, elle lui levait son chapeau bien haut. C’est à la mention du mot «manger» qu’elle daigna finalement tourner ses prunelles en sa direction.

-Mouais, si tu veux.

Répondit-elle tout simplement, même si l’envie de sourire à l’idée de conclure cette mission, de se remplir la panse –et surement d’un petit gâteau quelconque comme dessert, il lui devait bien ça!- et de dormir lui plaisait plus que tout. C’était somme toute un excellent plan, tout ça. Elle sortit donc finalement la bague de ses poches et la tendit au Chef des Loups d’Acier, un sourire au coin des lèvres. Pas la peine de lui balancer sa façon de penser sur ce Dhénon, de toute façon, il était bien loin derrière et elle espérait bien ne plus le recroisé, celui-là. Sauf que malheureusement, elle était sûre que ce serait trop facile.

Fin ♥
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Et un p'tit verre de trop mon minou! [PV Beltram & Treize]

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