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Do not judge a book by its cover [PV TREIZE]

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Avo
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MessageSujet: Do not judge a book by its cover [PV TREIZE] Mar 21 Fév 2017, 16:21

- Tobias, pourrais-tu rapprocher les cages des poulets plus près des présentoirs, s’il te plaît? Demanda une petite femme rondelette aux cheveux bruns bouclés et au sourire bienveillant.

Le garçon en question – au teint laiteux et aux cheveux couleur de neige – hocha de la tête avec un sourire, puis s’éloigna vers quelques cages grillagées qui contenaient des poulets bien dodus. Arrivé à la hauteur des volailles, il roula les manches de sa tunique écarlate jusqu’aux coudes, puis agrippa une cage dans chaque main. Sans piper mot, il emmena les animaux à l’avant de l’étalage, près des présentoirs de légumes, puis refit le même manège afin de rapprocher tous les animaux à vendre dans le but qu’ils soient mis en évidence. Le soleil était chaud et le printemps battait son plein depuis un bon moment maintenant. Les oiseaux gazouillaient et les fleurs des champs embaumaient l’air. Les récoltes hâtives étaient déjà en vente afin de donner un coup de main monétaire à la ferme de madame Juliette-Rose Des Myrtilles. Veuve depuis quelques années, madame Des Myrtilles dirigeait seule sa ferme (principalement maraîchère) avec doigté, ayant refusé de se remarier même après 5 ans de solitude. Elle était mère de quatre enfants – tous de sexe féminin – dont l’âge variait entre 6 et 14 ans. Violette, Pétunia, Jacinthe et Camélia étaient de loin sa plus grande fierté et les principales raisons pour lesquelles elle travaillait d’arrache-pied. Ainsi, c’est sans la moindre hésitation que Juliette-Rose accepta d’engager Avo pour quelques jours, le temps de bâtir ses étalages pour la saison à venir et de s’assurer que tout soit suffisamment en place pour permettre à ses filles aînées de prendre le relais. Violette, la plus vieille, aidait régulièrement sa mère dans les plus gros travaux et tenait le comptoir de vente. Pétunia (11 ans) s’occupait d’arranger les agencements floraux afin de rendre le tout le plus attrayant possible. Les deux plus jeunes, Jacinthe (8 ans) et Camélia (6 ans) surveillaient les environs pour informer immédiatement leur mère dès qu’un client arrivait, en plus d’arroser les plantes et de nourrir les animaux.

Pourquoi Avo s’était-il fait engager par madame Des Myrtilles? Simplement dans le but de se faire un peu de fric, voilà tout. En fait, si Treize recevait un salaire plutôt constant depuis qu’elle avait rejoint les rangs des Loups d’Acier, lui, pour sa part, n’était perçu que comme un cabot. Alors il devait trouver une autre façon de faire un peu d’argent. Certes, sa meilleure amie se faisait un point d’honneur de pouvoir à leurs besoins, mais le fait est que son anniversaire arrivait bientôt et Avo voulait absolument lui faire plaisir. Oh il ne savait pas encore ce qu’il allait acheter avec les quelques écus qu’il se ferait en travaillant pour la ferme, ni comment il allait aborder la chose auprès de Treize le temps venu, mais il allait improviser. Ça faisait deux jours qu’il s’était fait engagé et déjà, il ne s’était que très peu reposé. Il y avait énormément à faire et il avait l’impression que madame Des Myrtilles allait lui demander de rester plus longtemps que prévu, histoire de l’assister dans l’entretien des plants de légumes estivaux. Après tout, il était peut-être un peu maigrelet, mais le jeune homme de 17 ans restait tout de même plus fort que Violette, voire même plus robuste que Juliette-Rose en personne. Toutefois, il ne pouvait pas s’absenter trop longtemps non plus sous peine d’inquiéter Treize! Déjà, elle l’avait contacté mentalement ce matin pour s’assurer que tout se passait bien pour lui. Il savait que la semi-elfe ne voulait pas être « envahissante », mais il la connaissait suffisamment maintenant pour déterminer si elle était inquiète par la simple intonation de sa voix. Et aujourd’hui, elle s’était inquiétée de ne pas avoir reçu de nouvelles de lui depuis deux jours.

Le semi-fée avait utilisé le pseudonyme de « Tobias » lorsqu’il s’était présenté devant son employeuse, car c’était le premier nom qui lui était venu en tête. Il refusait de donner sa véritable identité, sans trop savoir pourquoi. Visiblement, le nom était sorti tout naturellement de sa bouche, car la fermière rondelette n’y avait vu que du feu!

Une fois sa besogne terminée, Avo essuya son front du revers de son avant-bras, puisqu’une mince pellicule de sueur s’y était formée. Le soleil était tout de même chaud en cette heure matinale et une journée printanière particulièrement magnifique s’annonçait. Il essuya ses mains sur son pantalon de travail, puis revint auprès de la propriétaire de la ferme, passant près de Pétunia qui s’affairait à agencer de magnifiques lilas avec quelques tulipes éclatantes. Les vêtements qu’il avait sur le dos avaient été volés à un homme qui avait profité des journées magnifiques pour étendre sa lessive sur une corde. Ainsi, il s’était dégoté une tunique à manches longues d’un rouge éclatant, un pantalon beige en lin, une paire de bottes de cuir un peu usées et avait utilisé une simple corde de jute en guise de ceinture. L’adolescent arriva à la hauteur de la fermière qui traînait de grosses poches de farine de maïs et sans la moindre hésitation, déchargea cette dernière de sa besogne. Juliette-Rose le remercia chaleureusement alors qu’il traînait les lourds sacs à sa place jusqu’à l’avant des présentoirs, puis s’affaira à transporter un caisson rempli de patates nouvelles. Les bras chargés des légumes racines, Avo passa à côté de Jacinthe et Camélia qui s’affairaient à chasser des papillons blancs et esquissa un sourire en les voyant faire. Finalement, il arriva à la hauteur de Violette qui était installée au comptoir du kiosque et lui jeta un regard interrogateur alors qu’elle l’observait d’un air songeur.

- Est-ce que je dépose les patates ici? Demanda-t-il à son intention alors qu’elle lui jetait un regard calculateur.

Bien que très aimable et gentille, Violette semblait parfois dans sa « bulle », ce qui était le cas actuellement. L’adolescente de 14 ans paraissait chercher l’endroit le plus propice pour déposer les légumes, puis désigna finalement un comptoir adjacent, tout près de la grange en bois rouge juste derrière eux et tout juste à côté d’elle. Le semi-fée déposa le caisson, puis se détourna pour revenir encore une fois près de Juliette-Rose qui se trouvait dans la grange à trier les légumes printaniers. Elle ne voulait offrir que les plus beaux spécimens à ses clients, gardant les légumes moins attrayants pour sa petite famille. Voyant l’adolescent arriver, elle esquissa un sourire chaleureux.

- Merci pour ton coup de main, Tobias. Je ne sais pas ce que nous ferions sans toi!

- Oh ce n’est rien! Je suis certains que vous vous débrouilleriez à merveille. Je suis heureux de pouvoir vous donner un coup de main, il y a tellement à faire…

La femme grassouillette aux longs cheveux bouclés gloussa. Il était vrai que la vie sur une ferme n’était pas de tout repos! D’un mouvement du menton, elle désigna de grands plateaux remplis de pâtisseries qu’elle avait concoctées avec l’aide de ses filles en utilisant les fruits confits conservés tout au long de l’hiver. Ce genre de douceurs était très vendeur auprès de la population locale.

- Pourrais-tu apporter ces plateaux à Violette? Une fois que ce sera fait, tu pourras prendre quelques biscuits pour toi et t’accorder une petite pause. Si tu as soif, le puits n’est pas très loin; une chaudière propre se trouve juste à côté. D’ici quelques minutes, je m’absenterai avec Jacinthe et Camélia et nous irons préparer le repas du midi. Tu manges avec nous, pas vrai?

Un sourire radieux aux lèvres, Tobias hocha vivement de la tête. Il ne disait jamais non à de la nourriture! À croire qu’il ne vivait que pour ça! Il agrippa donc les deux immenses plateaux remplis de desserts alléchants, puis sortit de la grange pour s’approcher du kiosque qui trônait devant. Déjà, quelques clients rôdaient autour des fleurs printanières, au plus grand plaisir de Pétunia! Avo déposa les plateaux sur le comptoir devant Violette, puis indiqua les pâtisseries d’un bref mouvement de la main.

- Madame Des Myrtilles m’a dit que je pouvais en prendre quelques-unes avant de me reposer un peu. Tu… tu n’en vois pas d’inconvénients?

L’adolescente de 14 ans lui accorda un sourire, puis lui fit signe de servir. Avo esquissa une mine joyeuse, puis se saisit de deux galettes farcies aux cerises confites. Il ne voulait pas abuser, mais il crevait réellement la dalle… comme à chaque instant de sa vie. Il hocha de la tête en direction de la fille aînée de la famille Des Myrtilles en guise de remerciement, puis mordit dans son biscuit moelleux avec appétit. Le goût doux et acidulé des cerises envahit son palais et il poussa un soupir d’extase malgré lui en levant les yeux vers le ciel. La mine qu’il tirait devait être plutôt amusante, car l’adolescente gloussa. Il lui décocha un bref clin d’œil complice, puis s’éloigna vers le puits, sentant la soif le tenailler. Il termina sa première galette en un éclair, puis déposa la deuxième sur le rebord de pierres qui entourait le puits. Il ramassa la chaudière de bois, l’accrocha à une corde qu’il fit ensuite descendre tout au fond. Lorsqu’il ressortit le contenant, une eau claire et fraîche s’y trouvait. Le jeune homme de 17 ans se désaltéra, puis versa le restant du liquide sur sa tête, se permettant ainsi de se rafraîchir un peu. Le métamorphe secoua ses cheveux blancs détrempés, puis les ramena vers l’arrière de son crâne dans un simplement mouvement de main. Il déposa ensuite le contenant de bois, puis prit sa deuxième galette qu’il enfourna dans sa bouche sans la moindre hésitation.

Du mouvement se fit ressentir, à plusieurs mètres devant lui, juste derrière la grange. Les sourcils froncés, le jeune homme sonda l’environnement autour de lui. Madame Des Myrtilles et ses quatre filles se trouvaient à l’avant du bâtiment alors qu’un cinquième individu (visiblement inconnu) longeait le mur rouge de la grange à l’arrière complètement. Il lui semblait que cette personne ne désirait pas être vue… L’idée de se transformer en chien pour surprendre l’étranger lui passa par la tête, mais les chances qu’il se fasse surprendre étaient beaucoup trop élevées. En fait, Avo préférait garder secret son pouvoir de métamorphose, de peur de se faire traiter de monstre. Le semi-fée avala son casse-croûte, puis marcha en direction de la grange. Il longea le mur jusqu’au coin où il avait préalablement perçu du mouvement insolite, puis jeta un œil à l’arrière de l’édifice. Une personne était dos à lui. Ses vêtements amples ne permettaient pas de deviner s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme et un chapeau foncé recouvrait sa tête. Tobias s’avança sur la pointe des pieds et ce n’est qu’une fois à mi-chemin que l’intrus put percevoir le bruit de ses pas dans l’herbe verte. L’inconnu jeta un bref regard par-dessus son épaule et hoqueta en voyant Avo s’approcher. Sans plus attendre, l’étranger détala en direction du poulailler. Eh merde! Il devait le rattraper.

Avo détala à toute vitesse à sa suite, préférant ne pas affoler son employeuse avant d’être sûr qu’il s’agissait réellement d’une personne mal intentionnée. L’intrus était rapide! C’était surprenant! Alors que ce dernier contournait le poulailler, il se fit rapidement surprendre par Cassis, le petit chien noir de la famille, qui se mit à aboyer furieusement contre lui. La surprise de l’intrus fut suffisante pour permettre à Avo d’arriver à sa hauteur! Sans la moindre hésitation, l’adolescent se jeta sur lui, puis roula dans l’herbe avec l’étranger avant de finalement le plaquer au sol, sous lui. Tobias s’installa à califourchon sur lui et le maintint fortement au sol. Il leva son regard céruléen sur l’inconnu… et hoqueta de stupeur en reconnaissant les traits d’un adolescent d’environ 15 ans aux cheveux noirs. C’était… c’était l’apparence fétiche de Treize! Il pouvait le reconnaître entre mille! Le cerveau d’Avo fonctionna à cent mille à l’heure alors qu’il cherchait quoi dire. Cassis, le petit chien de la famille Des Myrtilles, continuait de pousser des aboiements stridents destinés à faire peur à Treize, faisant visiblement office de protecteur pour les poules qui caquetaient depuis le poulailler situé juste à côté d’eux.

Avant qu’Avoziel ne puisse dire quoi que ce soit, le gamin sous lui leva son poing et le frappa avec force en pleine mâchoire. Sous la force (surprenante, il devait l’avouer) de l’impact, le métamorphe bascula vers l’arrière, libérant sa meilleure amie qui s’empressa de se relever. Non! Il devait l’arrêter avant que la fermière ne la voie et n’appelle la garde! Toutefois, il ne pouvait pas l’appeler ouvertement par son prénom sous peine de faire éclater sa couverture et il était hors de question que l’adolescente sache qui il était réellement! Ainsi, le semi-fée se contenta de lever le bras et d’agripper la cheville de Treize. Sous la force de sa poigne, la voleuse s’affala dans l’herbe de tout son long, à quelques centimètres du petit chien noir fou furieux.

- C’est bon, Cassis, on a compris! Pesta Avo en toisant le petit animal qui se prenait son rôle beaucoup trop à cœur.

Instinctivement, le petit cabot cessa ses aboiements, obéissant à l’adolescent comme si ce dernier était son maître. Visiblement, le semi-fée avait des affinités avec la gent canine…
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Treize
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MessageSujet: Re: Do not judge a book by its cover [PV TREIZE] Mer 22 Fév 2017, 03:59

Le temps passait vraiment rapidement, parfois. Déjà, le printemps montrait le bout de son nez. Les sols boueux, le chant des oiseaux beaucoup plus présent, l’ambiance dans les rues, le soleil qui se faisait présent plus longtemps et plus ardent, l’odeur des feuilles encore humides de l’hiver qui terminait leur décomposition, puis celles des nouvelles qui poussaient. C’était aussi le signe que son anniversaire approchait et franchement, elle n’y songeait même pas. Cela lui avait brièvement effleuré l’esprit il y avait de cela quelques jours, en ayant peut-être fait par à Avo. Mais depuis, elle avait tout simplement oublié. De toute façon, elle ne savait pas vraiment elle était née quel jour et n’avait su trop quoi dire lorsque son ami le lui avait demandé. Elle lui avait donc dit tout bonnement que sa mère ne lui ayant jamais mentionné, ne s’en souvenant pas. On ne l’avait jamais fêter non plus. Son arrivé n’étais déjà pas voulu, alors pourquoi souligner une journée qui avait gâché notre existence? Cela ne l’avait jamais peiné, puisqu’elle avait toujours préférée et de loin, qu’on ignore sa présence ou l’oubli. C’était peut-être aussi un truc d’adulte puisqu’Avo non plus ne connaissait pas son anniversaire, si ce n’étais qu’en hiver. Bon c’était un chien, mais… Ça ne contredisait tout de même pas sa théorie.

Quand à cet hiver qu’elle avait tant craint, les choses c’étaient passé… Pour le mieux. Sa rencontre avec Beltram avait changé drastiquement son destin, ainsi que celui du malamute par la même occasion. En rejoignant les Loups d’Acier, elle avait gagné pour le duo un luxe important sur lequel ils n’avaient pas eu envie de lever le nez, soit un endroit au chaud et au sec où dormir, un toit. Pourquoi un luxe et non un besoin primaire, comme n’importe qui? Parce-que selon elle, la nourriture et l’eau restait vraiment des besoins essentiels. Un toit, c’était dans la catégorie: luxe primordial. Donc ni luxe, ni uniquement primordial. Elle avait su tout de même bien se débrouillé la majorité du temps, avant ça. Les seuls inconvénients avaient été les arrivé dans les nouveaux Royaumes, où la première chose était de chercher un endroit sécuritaire où se poser s’ils avaient déjà de la nourriture. Elle avait toujours su se trouver quelque chose et avec Avo dans sa vie, tout était de toute façon devenu plus léger.

Quant à Beltram, elle avait encore à s’ajuster. Elle était incapable, littéralement, de ne pas baisser sa garde envers la majorité des autres mercenaires sous ses ordres, pour ne pas dire la totalité, l’incluant au passage… Elle préférait de loin s’entraîner avec Ana qu’avec le rouquin, juste parce-qu’elle était une fille, déjà. Les premiers entraînements avec Beltram c’était même plutôt mal déroulée. Elle n’arrivait tout simplement pas à focusser, emprise d’une trop grande panique dès qu’il lui faisait une prise. Et si Avo était dans les parages, c’était la pagaille puisqu’il réagissait aussitôt, n’appréciant visiblement pas de la voir dans cet état et voulant y mettre fin. Au moins, le mercenaire avait été compréhensif et heureusement. Elle avait compris depuis les mois qui avaient suivi l’acceptation de son offre qu’il ne lui ferait rien de mal et qu’il voulait sincèrement son bien, mais c’était tout de même difficile de conditionner un lièvre à ne pas se sentir menacer devant un loup et quand à Avo qui craignait aussi les hommes, il y avait beaucoup d’ajustements à faire pour le duo. Pourtant, elle faisait confiance à Beltram, en partie, alors c’était compliqué. Voilà.

Elle avait eu de nouveaux vêtements, Avo et elle était nourrit et logé. Ils avaient même leur propre chambre qu’elle pouvait verrouiller même si un coup de pied pourrait l’ouvrir. C’était pourquoi elle y plaçait toujours une chaise, par habitude sans doute même si Avo dormait presque toujours avec elle dans le lit. Oui, un lit! À eux deux! Beltram lui avait même donné de l’argent alors qu’elle ne l’avait pas vraiment encore mérité, puisqu’elle ne faisait que le suivre dans certaines de ses missions la majorité du temps. Sinon, elle restait sous la tutelle d’Ana qui en profitait pour lui montrer toutes sortes de choses intéressante, comme lire et tirer à l’arc, ce qu’elle adorait! C’était plus poussé que le lance pierre.

Alors oui, l’hiver avait été vachement moins difficile que ce qu’elle appréhendait. Ils l’avaient passé au chaud et n’avaient plus trop besoin de courir après les repas. Elle s’assurait qu’Avo bénéficie autant qu’elle de cette situation, puisque le choix c’était fait à deux. Pour elle, il n’était pas juste un chien, c’était son meilleur ami et il avait droit à son opinions, sur tout. Après tout, ils avaient la chance de pouvoir mieux se comprendre en communiquant entre eux. Avo était très intelligent, elle l’avait toujours su. Son avis sur une situation ne lui permettait pas nécessairement toujours de trancher sur un choix, mais d’avoir un point de vue différent sur lequel elle avait entièrement confiance. De plus, étant un chien rien de plus normal aux yeux de tous, il pouvait souvent entendre des choses que Treize ne pouvait pas, ce que le duo trouvait très pratique. Puisqu’elle avait bénéficier du fait de profité de quelques nouveau vêtements passe partout, question de ne pas avoir l’air de vivre dans la rue, elle avait offert un nouveau collier à Avo. Celui-ci était toujours bleu, mais moins abîmer par le temps. Elle avait craint qu’il n’apprécie pas la chose puisqu’il semblait avoir un certain attachement pour cet accessoire qui avait beaucoup de valeurs à ses yeux, mais il avait adoré. Le bleu plus éclatant faisait d’avantage ressortir ses jolis yeux.

Quoi qu’il en soit, une chose en amenant une autre, Treize était à Cristal pour quelques jours. Beltram avait une mission qu’il préférait régler sans sa présence avec quelques Loups d’Aciers préalablement sélectionné. Elle n’avait pas cherché à savoir ce que c’était, mais sans doute que c’était plutôt dangereux et qu’il ne considérait pas qu’elle était prête - Elle non plus, d’ailleurs - sans compté que cela devait d’avantage touché au domaine de la force ou du meurtre qu’au vol. Elle avait rapidement cerné quelles têtes étaient doué à quoi dans l’organisation. Alors, la raison de sa venue avec lui au Royaume était qu’il lui avait confié à elle aussi une mission.

Sur le coup, l’angoisse l’avait bien pris d’assaut, intérieurement. Surtout qu’elle avait compris qu’Avo ne serait pas de la partie puisqu’il avait quitté le groupe peut avant leur arrivé en sachant qu’ils restaient au même endroit quelques jours encore. Parfois elle se demandais vraiment quel genres de trucs de chiens il pouvait bien faire qui prenaient autant de temps, mais en même temps, il était un rêveur de liberté dans l’âme, tout comme elle. Elle l’enviait presque parfois, puisqu’elle avait du mal à s’adapter à sa nouvelle vie et qu’elle ne savait pas encore ce qui était vraiment mieux pour elle ou non. Il était vrai qu’à son âge elle avait besoin d’un certain encadrement et que vivre dans la rue n’étais pas vraiment acceptable, mais pour elle, c’était… Correct? Elle avait toujours trouvé ça plutôt bien, surtout parce-que sa seule comparaison était plutôt très basse et donc très aisé à surpassé. Beltram n’étais pas sévère, mais sans doute plutôt juste et équitable. Il n’appréciait pas qu’elle disparaisse sans avisé ne serait-ce que préalablement. Étrangement, lorsqu’elle l’avait fait durant toute une nuit une fois pour ne rentrer qu’aux petites heures du matin, celui-ci lui avait fait une sale remontrance. Elle n’avait jamais connu ce genre de remontrance. Colère? Un peu, mais surtout, il avait semblé soulagé de la savoir saine et sauve. C’était bizarre. Ce fut à ce moment d’ailleurs qu’il lui avait fait promettre de ne plus lui faire un coup pareil, lui mentionnant qu’il avait envoyé des hommes à lui à sa recherche alors qu’ils auraient très certainement préféré dormir. Bon sang, il prenait ça vraiment au sérieux. Elle avait vécue dans la rue, elle n’avait pas toujours eu des problèmes, non plus et puis avec Avo, elle était en sécurité. Elle avait seulement souhaité profité d’un tête à tête avec son ami qui l’avait attiré à l’extérieur pour contempler une pluie d’étoiles filantes!

Bref, elle était seule sur ce coup. Elle devait bien mériter tout ce qu’on leur avait offert depuis le début, à elle et Avo un jour ou l’autre c’était bien évident et tout à fait juste. Ça, elle ne s’en plaignait pas. Ce n’étais pas non plus quelque chose de bien risquer en soit. Elle avait fait nettement pire! Il ne lui suffisait que de s’introduire dans une ferme et trouver un livre de recette contenant celle de certaines viennoiseries qui rendait, semblait-il, complètement fou ceux qui en mangeaient. Celles-ci faisaient parler localement, mais il semblait que la chose devenait trop grande et qu’en plus de perdre des ventes, les viennoiseries de sa compétitrice allaient se rendre jusqu’au village d’à côté. Celui qui avait fait sa demande aux Loups d’Acier afin de bénéficier des services d’un voleur ne désirait que mettre la main sur ce livre afin d’écraser une bonne fois pour toute cette compétitrice exécrable, selon lui. Selon Treize, le demandeur n’était qu’un lâche, mais évidemment, Beltram lui avait fait quelques remontrances, ne se faisant pas prier pour lui rappeler le gagne-pain des Loups d’Aciers. Il avait tout de même raison, mais elle trouvait cela si mesquin.

Elle c’étais donc rendu dans les environs et avait passé une partie de la matinée, très tôt, à observer tout ce petit monde s’affairer à la tâche. Elle ne pouvait s’empêcher de sentir une petite pointe de culpabilité, malgré tout. Après tout, ils travaillaient fort et selon Treize, cette madame Des Myrtilles, une veuve qui vivait avec ses filles, méritait bien d’être la vedette du petit village pour ses viennoiseries et même celui d’à côté, même si elle ne les avaient pas goûter. Tout ça lui donnait fichtrement faim, en plus. Le demandeur n’avait qu’à se magné le cul et crée quelque chose de meilleur, au lieu de lui voler une recette afin de reproduire exactement la même chose, pour moins cher ou tout simplement la saboté. Elle n’aurait jamais cru que la compétition pouvait être aussi féroce pour des choses comme ça, ni que l’on pouvait réellement solliciter des voleurs pour des choses aussi banales et les payer de surcroit, mais bon, ce n’étais pas elle qui allait s’en plaindre. Elle pourrait montrer à Beltram ce qu’elle était capable de faire par la même occasion. Échoué cette mission n’étais donc pas du tout une option.

Alors qu’elle déjeunait, camouffle par des broussailles tout en ayant une bonne vue d’ensemble sur la ferme devant elle, elle avait communiqué télépathiquement avec Avo. Elle ne lui avait pas parlé de sa mission. Elle ne voulait pas l’inquiéter inutilement ni même qu’il sente qu’il était forcé de revenir auprès d’elle pour ça. Elle considérait sans doute plus les moments de solitudes du chien que lui-même. Et puis, c’était elle qui avait maintenant des obligations, pas lui! Elle était même heureuse de le voir profité de sa vie comme il l’entendait. Elle avait craint au début que son choix de rejoindre les Loup d’Acier devienne un problème pour Avo, mais au contraire et puis, la majorité du groupe adorait le chien, mais celui-ci était totalement comme sa maitresse, soit plutôt méfiant… Sauf lorsqu’il s’agissait de lui brandir de la nourriture devant la truffe contre quelques prouesses. Du moins, pour Avo évidemment. Tout ça pour dire qu’elle s’ennuyait de lui et de sa bonne humeur. Dormir sans lui aussi n’étais pas aussi reposant. Il n’y avait pas seulement ce manque de sécurité, il y avait un vide au creux de ses bras et elle se contentait de tourner d’un sens et de l’autre en cherchant une position autre, que celle à laquelle elle était habituée avec lui, agréable. Elle essayait de ne pas s’inquiété de son absence, tout comme de ses silences, mais c’était difficile. Il devait être quelque part et elle espérait que cet endroit ne soit pas bourré de danger tout autour.

**[Avo] J’espère que tu profites du beau temps autant que moi aujourd’hui et que tes ‘’trucs de chiens’’ se passent bien. Essais de ne pas trop faire fondre les cœurs avec tes jolie yeux azurée.**

Sur ces mots, elle eut un bref sourire malgré son inquiétude bien masqué selon elle. Après tout, Avo savait vraiment comment faire fondre les cœurs, il avait plutôt bien réussis avec elle et elle l’avait souvent vue à l’œuvre. C’était un Casanova des chiens! Et puis avec son nouveau collier, il semblait vraiment appartenir à quelqu’un et être plus entretenu, disons-le ainsi. Alors les gens semblaient moins méfiant envers lui. Comme quoi l’apparence jouait souvent pour beaucoup, c’était tellement un détail. Elle avait eu envie de s’échappé et de lui mentionner sa mission, mais elle c’était retenu. Elle était un peu fière, c’était vraiment pour cela, mais elle était persuadé qu’Avo aurait rappliqué. Elle ne voulait pas gâcher ses activités malgré l’envie qu’elle avait de le voir!

Son regard se posa un moment sur le ciel, estimant l’heure. Bon sang! Ces gens n’arrêtaient donc jamais? Ou bien c’était elle qui traînait trop? D’un autre côté, avec les six personnes qui rôdaient sur tout le terrain, elle n’avait pas le choix d’attendre le bon moment pour pénétrer en douce dans les lieux et chercher le dit livre de recette qui pouvait se trouver pratiquement n’importe où. Elle devrait donc investigué du côté de la petite maisonnette pour commencer, elle verrait bien! Cela lui faisait alors deux pairs de yeux à éviter durant son approche alors que les deux plus jeunes gamines se trouvaient dans les environs, sans doute à surveillé l’approches de futures clients, vaquant à quelques activités de bases entre temps tout en jouant. Elles étaient mignonnes. Treize les trouvaient aussi un peu chanceuse, mais bon. Ce n’était surtout pas le moment. Une autre jeune fille, un peu plus jeune qu’elle sans doute, s’occupait de placer des agencements floraux ici et là. C’est surtout les trois autres personnes qui lui posaient problème. Il y avait la dame grasouillette, qui se trimballait dans tous les sens, puis une autre jeune fille, plus de son âge cette fois qui faisait de même. Ensuite, il y avait un jeune homme qui se tenait plus à l’arrière, faisant visiblement les boulots plus physique, sans doute engagé par la famille durant ce temps bien chargé de l’année, parce-qu’il ne leur ressemblait pas du tout. Elle devait aussi songer aux quelques clients qui allaient et venaient, observant les marchandises avec intérêt.

Les clients n’étaient pas un problème, mais ils restaient des yeux qui pouvaient la coincé tout de même. Elle devait déterminer où tout ce petit monde étaient et ainsi tâcher de les éviter habillement lors de sa rechercher et de son crime. Un plan montait doucement dans son esprit, tout comme un second et un troisième, si jamais. C’était difficile de le faire sans songer à prendre quelques trucs par-ci par-là, par habitude. Autant de nourriture à sa portée ravivait un instinct de survie qu’elle avait vite obtenu dans la rue et il était difficile de le mettre de côté, mais elle y arriverait!...

Une ouverture c’était finalement crée, elle c’était donc empressé d’habillé son apparence favorite et de loin la plus pratique pour la majorité des situations, celle du garçon d’environs quinze ans aux cheveux ébène et au regard azurée. Ses vêtements étaient simple et trop grand pour sa silhouette délicate, comme à l’accoutumé lorsqu’elle était sous sa vrai apparence. Elle portait une tunique beige et un pantalon verdâtre muni de plusieurs poches. Qu’elle soit donc sous son apparence ou une autre, cela convenait tout à fait. Elle se doutait qu’une porte se trouvait derrière la grange puisqu’elle y avait vu les principaux acteurs y entré et y sortir, sans nécessairement passé par la grande porte principale devant elle. Ainsi, il ne lui suffisait que de s’engouffrer dans les lieux et attendre la suite. Ce serait aussi sa porte de sortie pour revenir où elle se trouvait présentement, puis partir comme si de rien était. De plus, il y avait beaucoup de va et viens de marchandise, peut-être que le livre s’y trouvais, mais pour le savoir, elle devait y aller, alors, c’était sa meilleure option. Tout ça semblait fort simple, mais cela lui avait pris du temps.

Elle avait rejoint la grange, puis venait de se cacher sous le couvert du foin alors que la propriétaire des lieux s’y était engouffré quelques secondes à peine après elle afin d’y trier des légumes, non sans préalablement être sortie d’une pièce avec un plateau de biscuit qu’elle déposa non loin. Ah… Bon… Sang… Que ça sentait bon. Le courant d’air que provoquait les portes ouvertes la forçait, littéralement, à inspirer cette douce effluve, ne pouvant faire plus que de se contenté de fermé les yeux avec délectation. Heureusement qu’elle avait mangé, sinon, ses gargouillis auraient clairement pu la trahir! Sa aurait été vraiment bête. Elle finit cependant par rouvrir son regard bleuté en un éclair en réalisant d’où ils sortaient… De cette pièce! Étais-ce donc là qu’elle faisait ses pâtisseries? Sa théorie de plus tôt se concrétisait.

Elle se contentait donc d’attendre, encore. Sans bouger, elle observait la femme dans sa tâche minutieuse jusqu’à ce que l’adolescent ce pointe de nouveau le bout du nez. Instinctivement, elle se recula un peu plus lorsqu’elle fut assurée qu’aucun des deux ne regardait dans sa direction. Elle écouta la conversation avec attention, réalisant bien vite que cela lui donnerais de bonnes informations sur la future position de certains et donc, qu’elle aurait toute la tranquillité du monde pour fouiner dans cette fameuse salle lorsque la dame quitterait les lieux afin de préparer le repas du midi. Si elle avait de la chance, elle pourrait même trouver le livre et quitté, tout ça pendant que tout le monde était en train de manger, puisque le jeune homme venait de lui confirmer qu’ils seraient tous ensemble. C’était le moment parfait pour frapper! Sinon, elle devrait attendre encore plus tard.

Le jeune homme fini par quitté et Treize resta encore un moment dans sa cachette, jusqu’à ce que la dame abandonne sa besogne et quitte les lieux, refermant les deux portes de la grange préalablement. Merde! Enfermée, la jeune voleuse attendit donc un petit moment pour s’assurer qu’elle était bien seule avant de quitter sa cachette. Elle marcha prudemment dans la grande et avisa que la porte de derrière était verrouillée. Ah, vraiment?! Soufflant un jurons, elle avisa les alentours et repéra une fenêtre qu’elle alla ouvrir, non sans avoir grimpé sur quelques mottes de foins. Elle pourrait bien sortir par-là, même si elle devait faire un petit saut, elle ne se casserait rien. Satisfaite, elle se dirigea donc vers la salle d’où sortaient les biscuits de plus tôt et s’y engouffra rapidement. Elle était au bon endroit! Avisant la table bourré de farines, le four et les poches, son regard continua de rouler jusqu’à une petite étagère au fond de la pièce où se trouvaient des livres. Heureusement qu’Ana lui avait un peu montré à lire, ce serait fâcheux qu’elle ne prenne pas la bonne chose…

Elle se mit donc à lire la couverture de chacun, prudemment, jusqu’à ce qu’elle tombe sur un titre fort alléchant «Les viennoiseries de Mme Des Myrtilles». Merde, il lui fallait ce livre! Même si elle ne savait pas vraiment cuisiner, elle pourrait en offrir des tonnes à Avo et bien entendu, à elle et peut-être aux Loups d’Aciers s’ils étaient gentil. Se trouvant amusante par ses propre pensées, elle fouilla un peu dans le livre la langue légèrement de côté et les sourcils froncer comme si cela l’aiderais à y comprendre certains mots. Elle ne voulait pas se tromper. Elle tomba finalement sur cette fameuse recette. C’était bel et bien le livre! Elle hésita un moment. On lui avait parlé de cette recette, dans ce livre. Le client voulait la recette et non le livre. Et puis à voir la poussière de farine sur le livre, elle était persuadé que la dame connaissait très bien sa recette. Un bref sourire ce dessina sur ses lèvres, un peu malicieux. Vilaine Treize! Elle déchira prudemment la page où se trouvait la recette et la plia, la rangeant dans sa botte. Puis, elle referma le livre et le plaça sous sa ceinture, recouverts évidemment par sa tunique trop grande, dans son dos. Ni vu ni connu!

Une fois chose faite, elle se dirigea de nouveau dans la grange et se dirigea vers la fenêtre. Après avoir jeté un bref coup d’œil dans les environs, elle entreprit de descendre par celle-ci prudemment, ce laissant pendre par ses bras, jusqu’à ce qu’elle relâche sa prise et chute d’environ un mètre pour retombé sur ses pieds. Une fois dehors, elle avisa du coin de l’œil le garçon aux cheveux immaculée dos à elle contre le puit. Merde! Se plaquant aussitôt le dos contre la grande, elle se mordit la lèvre en espérant qu’il ne l’avait tout simplement pas vue lorsqu’elle c’était laissé tomber. Dans tous les cas, elle ne comptait pas attendre là pour s’en assuré. Elle entreprit aussitôt de contourner celle-ci pour se retrouver à l’opposé, mais lorsqu’elle tourna le coin, elle aperçut un chien noir qui reniflait le sol. Eh merde! Elle connaissait suffisamment les chiens maintenant pour comprendre que s’il tombait sur son odeur, il risquait fort bien de la suivre. Elle n’avait pas envie de finir son aventure avec un mollet ensanglanté. Elle dû revenir sur ses pas, malheureusement. Songeant rapidement à une issu, elle avisa le poulaille qui pourrait lui permettre de se cacher temporairement. Les chiens n’avaient pas le droit d’y pénétré. C’était une loi universelle! C’est un craquement très futirs qui attira son attention derrière elle. Jetant un bref coup d’œil, prudent, elle aperçue une tête blanche tout prêt. Trop prêt! Sursautant, elle détala aussitôt comme un lapin, comprenant bien qu’elle avait été repérée. Elle pouvait bien oublier d’aller se cacher dans le poulaille, mais elle comptais bien le contourner et espéré profité de cette petite diversion inutile pour prendre la poudre d’escampette vers les champs où il serait plus aisé de semé peut importe qui.

Treize ne jurait plus sur les chiens depuis qu’elle avait Avo comme ami, mais bordel de merde! Alors qu’elle tournait le coin du poulaillé pour fuir, assurée qu’elle réussirait vue son avance envers le jeune homme, le chien noir de plus tôt se trouvait droit sur son chemin, la surprenant en se mettant à aboyé en sa direction dès qu’elle avait tourné le coin. Elle dû faire une manœuvre pour éviter un coup de crocs bien placer, puis, elle fut plaquer durement au sol par derrière. Le souffle coupé par l’impact, elle s’étala de tout son long, mais évidemment, elle ne comptait pas se laisser faire aussi facilement. Elle tenta donc quelques roulades dans la poussière pour s’éloigné et se relevé, pour bien entendu prendre la poudre d’escampette. Évidemment, le jeune homme, visiblement plus vieux qu’elle, était aussi plus grand et donc plus fort. Il finit par l’immobilisé, se plaçant en califourchon sur elle et la maintint sans ménagement au sol sous les aboiements incessant du chien à quelques centimètre de son visage. Résultat? La panique monta à vitesse grand V dans tout son être, alors qu’elle se remémora son apparence emprunté, mais ce n’étais pas assez pour la calmé. Le jeune homme sembla surpris. De quoi, elle n’en avait aucune idée, mais ce fut suffisant pour qu’elle profite du moment pour dégagée l’un de ses bras et lui flanquer un bon coup de poing, de toute ses forces!

Sans attendre alors que le jeune homme bascula vers l’arrière, visiblement surpris, elle se protégea le visage au cas où le chien passe à l’attaque et s’empressa de se relevé. Cela ne fut pas une longue victoire puisqu’elle sentie une pointe solide lui agripper la cheville, lui faisant perdre pied. Elle se retrouva donc de nouveau au sol, passant à deux cheveux d’écraser le chien qui jappait toujours. Le garçon interpella l’animal, le sommant de se taire ce qu’il fit aussitôt. Bien entendu, Treize tenta de se relevé une autre fois, mais le garçon avait été plus rapide qu’elle et se contenta de l’empêcher de fuir en se postant entre elle et la liberté. Les poings serrer, la jeune voleuse ne comptais bien entendu pas en rester là, non, mais! Elle alla ouvrir la bouche pour l’insulté, tout en avisant une ouverture, mais une voix, tout prêt de fit ressentir.

C’était la propriétaire! Celle-ci demandait visiblement au jeune homme si tout allait bien. Bien entendu, Treize qui c’étais relevé c’était plaquer par réflexe contre le mur du poulailler, calculant rapidement la position du facteur qui venait de s’ajouté, pour recrée rapidement un itinéraire sécuritaire, du moins, le plus possible. Le jeune homme se plaqua contre elle, comme s’il devait lui aussi se cacher, comme un voleur quoi! Elle frôla de lui flanquer un bon coup dans les parties, mais elle fut cependant freiner dans son élan, surprise que le jeune homme mentionne que tout allait bien, lui faisant signe de se taire. Arquant un sourcil, elle n’avait pas trop le choix de lui obéir, malgré l’inconfort de cette proximité. La dame lui mentionna que le diner serait prêt dans une trentaine de minutes tout au plus et qu’il pourrait aller les rejoindre devant la maisonnette. Treize put entendre les pas de celle-ci s’éloigné. Ses épaules s’affaissèrent un peu, mais pas assez. Elle jeta un bref regard sur le chien noir qui lui reniflait les pieds, battant joyeusement la queue, comme s’il croyait que tout était sous contrôle ou que c’était un jeu. Au moins, il ne risquait plus de la mordre. Elle jeta un bref regard à son poursuivant qui semblait perturbé. Qu’elle ironie! Elle fronça les sourcils et le repoussa sans ménagement, le faisant reculé de quelques pas, toujours cet air embêter au visage. Bon, c’était bien, bien plus que suffisant pour elle ce contact. C’était quoi son problème au juste?

-Tu as vu un fantôme ou quoi?

Avait-il lâcher, sèchement tout en secouant ses vêtements, comme si le fait qu’ils soient poussiéreux la dérangeait vraiment. Elle planta son regard azurée dans ceux de son interlocuteur à la teinte très similaire, mais cela ne lui importait guère. Le jeune homme lui demanda alors ce qu’elle faisait là. Ah bien oui, elle allait certes tout lui déballé. Franchement. Et lui?

-Je cherche mon chien. C’est tout.

Le jeune homme sembla vouloir la faire répéter. Il était sourd en plus? Elle poussa un bref soupir, irrité et s’éloigna de lui. Évidemment, il la suivit. Alors, il voulait investigué sur son sujet avant de voir s’il la dénonçait ou pas? Encore faudrait-il qu’il l’attrape parce-que visiblement elle était plus rapide que lui. Elle jeta un bref regard de côté, pour revenir sur lui.

-Oui, mon chien. Une dame m’a dit qu’elle l’avait vue rôder prêt du poulailler alors je suis venu voir. Visiblement il est plus là… Donc, j’y vais, ma mère va s’inquiéter. À plus…

Elle voulut faire quelques pas, mais le jeune homme se postant de nouveau devant elle. Irrité, elle fronça les sourcils.

-T’en veux un autre ou quoi?

Avait-elle fait, serrant de nouveau les poings. Ouais, elle n’hésiterait pas… À cogner ou fuir peu importe. Elle s'en allait, pourquoi il ne la laissais pas faire? Elle n'avait visiblement rien fait de mal...
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Avo
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MessageSujet: Re: Do not judge a book by its cover [PV TREIZE] Mer 22 Fév 2017, 13:10

Son regard céruléen toisait le petit chien – haut comme une poule – au pelage noir. Non, mais il pouvait être agaçant à la fin! Cassis était un bon petit cabot pour la petite famille, mais la protection lui tenait un peu trop à cœur et, s’il n’était pas remis rapidement à sa place, il pouvait vite devenir impétueux. Voyant que Treize s’apprêtait à se relever pour fuir, Avo se dépêcha à se remettre sur pied, puis alla se placer entre elle et le chemin qu’elle avait visiblement choisi pour fuir. Pourquoi était-elle ici? Voler une famille comme celle des Des Myrtilles n’était pas son genre… Enfin, plus depuis qu’ils ne vivaient plus dans la rue, tous les deux. Qu’avait-elle chipé? Normalement, il n’aurait pas hésité à lui venir en aide et se serait même fait un plaisir d’attirer l’attention sur lui pour lui libérer la voie. Mais madame Juliette-Rose était bonne avec lui et… et il travaillait temporairement pour elle, non? Il devait lui être un minimum loyal, du moins, le temps de son « contrat ».

De son regard bleu ciel, Avo observa la forme masculine de son amie et remarqua qu’elle serrait des poings. Oh… elle était furax. Par réflexe, il avait envie de s’adoucir pour tenter de la calmer, comme il le faisait toujours. Mais cette fois, il devait garder sa position! Il ne devait pas laisser son cœur le trahir! Mais bon sang qu’il n’aimait pas s’opposer à elle! C’était contre sa nature… Treize ouvrit la bouche pour répliquer quelque chose quand la voix de Juliette-Rose se fit entendre depuis l’autre côté du poulailler. Instinctivement, la voleuse se plaqua contre la paroi de bois du petit bâtiment et fut rapidement imitée par Avo, qui se plaça devant elle, faisant un rempart de son corps et la main posée contre le mur de la volière… Heu… Ça, ce n’était pas voulu! C’était littéralement un réflexe venant de sa part! La voix claire de sa patronne lui demandait si tout se passait bien, visiblement inquiète à cause des jappements incessants de Cassis. Tobias tourna la tête vers son compagnon masculin et leva la main pour lui faire signe de se taire.

- Oui, tout va bien! J’ai vu quelque chose bouger près du poulailler, je crois qu’il s’agissait d’un renard… Heureusement que Cassis était là! Il a déguerpi! Je vais juste m’assurer qu’il ne rôde pas encore dans le coin…

Avo était soulagé de voir que son excuse semblait suffisante pour éteindre les soupçons de sa patronne, puis esquissa un bref sourire alors qu’elle se faisait un point d’honneur à lui rappeler que le repas serait servi d’ici une trentaine de minutes. C’était marrant de voir à quel point elle désirait le couver en s’assurant qu’il mange à sa faim! Au bout d’un moment, la fermière se détourna enfin, puis la tension baissa d’un cran. Le semi-fée poussa un soupir, puis ramena son regard perturbé vers sa meilleure amie qui ne se fit pas prier pour le pousser avec force, ce qui le fit tituber vers l’arrière. Bordel que c’était étrange pour lui de la voir aussi farouche à son égard! Mais c’était mieux comme ça… Elle ne devait pas savoir qu’il était… un monstre. La voix masculine teintée d’irritation de Treize monta à ses oreilles et Avo ouvrit la bouche pour essayer de trouver de quoi répliquer. Que pouvait-il bien dire? Sa présence le prenait totalement au dépourvu.

- Heu… Pendant un bref instant… j’ai cru que tu étais un copain à moi que j’ai perdu de vue depuis un moment. Visiblement, je me trompe… Il n’aurait jamais eu un caractère aussi merdique face à un individu lui ayant sauvé la peau des fesses.

Ah bah ce n’était pas si mal! Il était PRESQUE convaincant! La semi-elfe épousseta ses vêtements d’un air revêche puis planta son regard dans le sien. Que pouvait-il… faire contre elle? Les intérêts de sa meilleure amie lui tenaient bien plus à cœur que ceux de la fermière, aussi gentille fut cette dernière. Malgré tout, il devait s’efforcer de faire en sorte que ses intérêts ne transparaissent pas trop.

- Qu’est-ce que tu fous ici? Fit-il en croisant ses bras sur sa poitrine et en se composant un air méfiant. Rôder près des granges sans être invité pour je ne sais quelle raison est devenue un passe-temps, de nos jours?

Alors là, il était fier de lui! Son ton était réellement convaincant et il n’avait même pas bégayé ou hésité! Certes, il DÉTESTAIT mentir à Treize, mais il n’avait pas réellement le choix dans la situation actuelle. La nouvelle recrue des Loups d’Acier prétexta chercher son chien et, allez savoir pourquoi, cette simple remarque contribua à faire naître une pointe de culpabilité chez Avo. Le… le cherchait-elle réellement? Non, c’était une excuse bidon… si?

- Pardon? Fit-il, comme s’il avait mal compris.

Le garçon de 15 ans poussa un soupir irrité et voulu s’éloigner, mais Tobias se fit un plaisir de le suivre. Pour toute réponse, Treize prétexta qu’une dame avait dit avoir vu son chien (lui en l’occurrence) rôder près du poulailler. Elle voulut s’esquiver à nouveau et le jeune homme de 17 ans se plaça sur sa route, lui bloquant le passage.

- Le seul chien ici, c’est Cassis. Il ressemble à quoi ton cabot? Je pourrais te dire si je l’ai vu rôder ou pas…

Avisant les poings de sa meilleure amie, Avo comprit qu’elle était prête à le frapper à nouveau. Ici, il avait un léger avantage sur elle : étant sous sa forme originelle, elle pourrait le frapper comme bon lui semble, son pouvoir d’autoguérison se ferait un plaisir de soigner ses plaies au fur et à mesure. Bon, après, il n’avait pas reçu l’entraînement que lui avait inculqué Ana (puisqu’il était toujours considéré comme un chien), mais il pourrait lui opposer résistance, si elle le forçait.

- Pourquoi ne pas être venu nous voir directement pour nous demander si nous avions vu ton clébard? Nous aurions été aptes à te dire s’il rôdait dans le coin ou pas… C’est insensé. Moi je dis que tu es venu chiper un truc. Je me demande simplement quoi… Il vit les traits de sa meilleure amie se crisper. Oh… il devait faire attention! Il la connaissait comme le fond de sa poche, alors s’il poussait le bouchon trop loin, elle risquait d’exploser et il lui serait difficile de l’arrêter… surtout sous cette forme. Enfin… ce que je veux dire, c’est que ces gens sont bien et leur voler la moindre chose serait simplement et terriblement…

- Tobias! Pourrais-tu me donner un coup de main? Maman m’a demandé d’emmener des sacs de grains depuis la remise jusqu’à la grange et ils sont trop lourds pour moi! S’écria la voix claire de Pétunia qui contournait le poulailler. La gamine de 11 ans se figea sur place en constatant que le jeune homme de 17 ans n’était pas seul, puis avisa son copain. Elle détailla l’inconnu pendant un instant, puis esquissa un sourire ravi. Comment tu t’appelles? Lui demanda-t-elle sans la moindre gêne. Ça tombe bien que tu sois là, il y a vraiment beaucoup de sacs et des bras de plus pourraient être utiles! Viens!

Sans le moindre préambule, Pétunia agrippa la main de Treize et l’attira à sa suite sans même se soucier de savoir si elle serait prête à la suivre ou pas.

- Je te donnerai des gâteaux pour te remercier! Ceux de ma maman sont les meilleurs dans le coin!

Pétunia était adorable… et elle avait visé juste. Avo ne put s’empêcher d’esquisser un sourire : il connaissait Treize et, puisqu’elle était une incorrigible gourmande, les chances qu’elle accepte de donner son aide en échange de douceurs gastronomiques étaient plutôt élevées. Les mains dans les poches, Avo suivit le duo insolite alors que la petite fille de 11 ans traînait l’adolescent aux cheveux noirs par la main derrière elle en direction du cabanon. Alors qu’ils marchaient tous de concert dans les herbes un peu hautes (Cassis trottant derrière Tobias), les trois jeunes gens croisèrent la route de Violette qui sortait de la maisonnette avec un bouquin entre les mains. Cette dernière marchait d’un pas nonchalant vers le kiosque, puis avisa le trio. La jeune femme de 14 ans porta son regard vers l’identité factice de Treize, puis se figea sur place, la bouche ouverte. Instantanément, son visage vira au cramoisie et elle se mit à bégayer un bref salut quasi incompréhensible avant de reprendre rapidement sa route vers l’avant de la grange, portant une attention exagérée sur le chemin qu’elle désirait emprunter. Tiens? Qu’avait-elle? C’était la première fois qu’Avo la voyait agir de la sorte… L’adolescent aux cheveux immaculés lui jeta un regard interrogateur, puis ramena son attention devant lui… juste à temps pour voir que Treize s’était arrêtée devant le cabanon. Malgré tout, le semi-fée buta contre le dos de sa meilleure amie et bafouilla des excuses en constatant son irritation.

Pétunia ouvrit la porte de la remise toute grande, puis désigna les six immenses sacs de grains en prétendant qu’ils étaient destinés à monsieur Hubert, le voisin d’à côté. Ce dernier se spécialisait dans l’élevage des volailles de toutes sortes et payait grassement Juliette-Rose pour son grain de qualité. Il fallait donc agripper les sacs, puis les transporter jusqu’à la charrette située à gauche de la grange. Madame Des Myrtilles se chargerait d’atteler son étalon de trait et Pétunia ferait la livraison jusque chez le voisin, à un peu moins de deux kilomètres de là. Avo avisa les sacs de plusieurs kilos, puis replaça ses manches, roulées, sur ses coudes. Si ça continuait comme ça, il finirait par se muscler sans vraiment le vouloir! Déjà qu’il commençait à prendre du poids à vue d’œil vu la façon dont Treize le gavait…

Sans plus attendre, le semi-fée agrippa le premier sac et le souleva. À première vue, ce n’était pas trop lourd, mais le poids était suffisant pour faire en sorte qu’il se fatiguerait s’il devait en transporter une grande quantité à lui seul. Une pointe d’amusement prit naissance au fond de lui alors qu’il vit l’air un peu désemparé de Treize. Elle avait voulu revêtir son apparence fétiche pour venir ici? Alors elle allait devoir s’efforcer de jouer le jeu.

- Alors? Tu viens? Demanda-t-il à son intention en esquissant un bref sourire en coin, signe de défi. Ne me dis pas que quelques sacs de grains te font peur…

Avo était un peu fier de sa boutade et s’éloigna de sa meilleure amie, pour se diriger vers la charrette. Une fois à la hauteur de l’embarcation, il jeta le sac à l’intérieur, puis revint sur ses pas, croisant Treize qui s’efforçait de s’atteler à la besogne avec détermination. Pétunia les encourageait joyeusement et s’efforçait de tirer les sacs à l’extérieur du cabanon pour qu’ils soient plus facilement accessibles.

- Pétunia, pourrais-tu aller nous chercher de l’eau, s’il-te-plaît? Il fait chaud et ça nous ferait du bien… Demanda-t-il avec un sourire attendri alors que la gamine détalait en gambadant vers le puits.

Le métamorphe agrippa un deuxième sac et le souleva à son tour pour se diriger vers la charrette.

- Ce sont réellement de chouettes filles, fit-il en arrivant à la hauteur de Treize qui avait enfin jeté son fardeau sur la surface de bois du chariot. Avo l’imita, puis porta ses mains à ses propres hanches en plantant son regard dans les yeux de l’adolescent. Je ne sais pas ce que tu mijotes et je sais que ça ne me regarde pas. Mais réfléchis-y par deux fois avant de leur faire un coup fourré. Ce sont des travailleuses acharnées qui ont le cœur sur la main… Ce serait dommage qu’il leur arriverait malheur…

Tobias se détourna afin de revenir vers le cabanon quand Pétunia accourut vers Treize avec sa chaudière à la main. Elle lui tendit le récipient rempli d’eau en chantonnant un « C’est pour toi! » beaucoup trop joyeux, puis entreprit de lui vanter les mérites des biscuits fourrés de sa maman. La cadette de la famille Des Myrtilles était du genre beaucoup trop social. Le type d’enfant ayant vécu une vie de douceur et de joie et qui accordait sa confiance à n’importe qui en un laps de temps record. Visiblement, elle se voyait déjà amie avec Treize et parlait déjà du dîner auquel elle était soudainement conviée (à l’insu de la maman de Pétunia, visiblement). Les deux benjamines de la famille (Jacinthe et Camélia) avaient cette tendance à être comme elle alors que, Violette, pour sa part, était beaucoup plus rêveuse, réservée et même introvertie. Agrippant un autre sac, le jeune homme de 17 ans continua sa besogne, puis jeta un regard vers Treize, une once de défi dans les yeux, pendant qu’il jetait le fardeau rempli de grains dans la charrette.

- Elle a raison, ces biscuits sont à tomber. Toutefois, c’est moi où je bosse tout seul, là? On devait pas faire ça à deux?

Il avait envie d’éclater de rire en voyant son air renfrogné. Certes, elle était hostile à son égard, mais il devait admettre que c’était marrant de la côtoyer alors qu’il était sous forme humaine. Peut-être, un jour, considèrerait-il enfin de lui dire la vérité… Mais pas maintenant. Ou peut-être jamais… Il craignait trop que leur relation ne soit affectée. Tobias se détourna pour revenir vers le cabanon alors que Pétunia déclara tout haut qu’elle allait quérir un biscuit pour le faire goûter à son nouvel ami. Les deux jeunes hommes continuèrent leur boulot et dès que tous les sacs furent rapatriés au bon endroit, ils virent la gamine de 11 ans revenir aux pas de course avec un gros biscuit en forme de fleur dans les mains.

- Voilà! C’est un biscuit fourré à la crème vanillée que ma maman a faite hier! Comme elle dit toujours : nos produits sont les plus frais et c’est pour ça qu’ils sont les plus goûteux!

Pétunia arborait un air tellement fier alors qu’elle fixait son copain qui mordait dans la pâtisserie. Avo reconnaissait cet air entre mille : Treize se délectait, visiblement. Il ouvrit la bouche pour lui dire quelque chose quand soudain, Juliette-Rose apparut avec Violette à ses côtés. La jeune fille de 14 ans fixait ses pieds, le visage rouge comme une pivoine alors qu’elle s’approchait de Treize au même rythme que sa mère.

- Bonjour, jeune homme, fit la propriétaire des lieux avec un regard interrogateur pour la nouvelle recrue des Loups d’Acier. Je ne crois pas que nous ayons eu l’occasion de nous croiser plus tôt…?

- C’est mon nouveau copain, maman!! S’écria Pétunia avec un sourire radieux.

Avo se passa une main dans les cheveux, un peu gêné pour son amie qui se retrouvait décidément dans une drôle de situation.
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Treize
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MessageSujet: Re: Do not judge a book by its cover [PV TREIZE] Jeu 23 Fév 2017, 00:27

Pfff. En plus de l’énervée de sa simple présence, il répliquait à ses paroles comme si elle était en tort et pas lui!... Bon… C’était un peu le cas, mais tout de même? Comment elle pouvait ne pas être agressive à son égard alors qu’il c’était jeter sur elle. S’il n’aurait pas tenté de la surprendre, alors elle n’aurait pas tenté de fuir, ils n’en seraient pas là et elle serait déjà dans les broussailles à quitter les lieux, sans la moindre encombre, mais là, il gâchait tout! Il la ralentissait tout et augmentais ses chances de se faire coincé et elle n’aimait pas cela.

Évidemment qu’elle était tombée dans le panneau avec ses répliques monté de toute pièce, pourquoi pourrait-elle songer qu’il lui mentait? Après tout, avec le regard incrédule qu’il lui avait jeté en la voyant pour la première fois, c’était tout à fait possible. Elle en demanda même à ce demandé si peut-être ne connaissait-il pas vraiment cette apparence. Sa pouvait être une possibilité, Treize ne pouvait pas les crée de toute pièces, elles étaient toutes voler. Évidemment, elle ne comptait pas laisser la moindre chance à son interlocuteur de croire qu’il connaissait bien le jeune homme qu’elle interprétait, ce n’étais pas du tout à son avantage. Vraiment pas. Jouer les inconnu avait toujours été plus sûre, peu importe pour quoi.

C’est pourquoi elle lui avait jeté un regard noir lorsqu’il commenta sa présence dans les environs. Et puis il se mêlait de quoi, lui? Il ne vivait pas ici, il n’avait été qu’engagé, elle avait bien compris tout à l’heure lorsqu’elle était cachée sous le foin, dans la grange. Il voulait jouer les héro? Le pauvre, il allait le regretter. Elle ne savait pas d’où il sortait, mais à le voir aller il était trop confiant pour s’être cassé la gueule une fois. Se casser la gueule avait été son quotidien un peu trop longtemps. Peut-être que c’était elle, au fond, qui avait une humeur trop morose. Quoi qu’il en soit, il lui demanda à quoi ressemblait le dit chien qu’elle cherchait. Elle devait donc se remettre dans le rôle qu’elle c’était inventé. L’idée de décrire Avo aurait été un réflexe, mais elle ne voulait pas non plus lui nuire si jamais ici, pour elle, sa tournait mal et que par pure hasard son ami se trouvait vraiment à rôder dans les environs.

-Gros, noir et feu. Il a une tache blanche sur le poitrail.

Voilà. Elle avait lancé ça comme ça, tout bonnement. Treize avait toujours été rapide sur la détende lorsqu’il était temps d’inventé un mensonge, il fallait dire qu’avec le temps elle avait gagné en expérience. À voir son air, le jeune homme n’y verrais que du feu. Elle lui jeta même un bref regard teinté de curiosité, comme si elle attendait vraiment de voir s’il l’aurait vue ou non. Elle se renfrogna aussitôt lorsqu’il lui demanda pourquoi elle n’avait tout simplement pas été demandée aux propriétaires des lieux. L’accusant au passage d’être venu voler un truc… Merde. Elle se sentie crispé, en plus. Cela avait sans doute parut dans ses traits. Ha! Elle se contenta de les changer en un air outré et surpris. Sa pourrait passer. S’il croyait la coincé aussi rapidement, il se mettait le doigt dans l’œil, sincèrement! Elle n’attendit pas, répondant du tac au tac, haussant préalablement les épaules.

-Quoi? Voler? Haha j’ai l’air d’un pauvre, ou quoi?

Fit-il en croisant les bras contre elle, d’un air que n’importe qui aurait gobé, enfin, n’importe qui ne la connaissant pas vraiment. Treize avait tout de même confiance en ses capacité de mener les autres en bateau, il lui fallait bien quelques qualité paris tous ces défauts!

-Bah, je ne sais pas. Quand la femme m’a mentionner pour mon chien, j’ai un peu oublié le reste et je me suis élancer aussitôt pour le retrouver. Aller chercher le propriétaire des lieux n’étais pas trop ma priorité, mais c’est vrai que j’aurais dû le faire, j’en suis pas trop fièr. Je suis juste inquiet pour mon chien, c’est tout. De toute façon, tu dois surement comprendre, avec ce rat.

Dit-il en pointant Cassis du menton alors qu’elle battait toujours de la queue, sautillant maintenant en voyant qu’elle avait l’attention du jeune homme. L’étranger lui précisa tout de même son avis sur le vol, surtout sur ces gens et Treize ne put s’empêcher de ressentir un léger sentiment de culpabilité. Ce n’étais vraiment, mais vraiment pas son genre en effet! Mais… Elle n’avait pas trop le choix et il fallait avouer qu’elle n’aimait pas trop cette idée. Avait-elle vraiment bien fait de rejoindre les Loups d’Acier? C’était sa première dite mission… Il n’y avait rien de si grave dans tout ça. Ce serait quoi lorsqu’elle serait considéré comme prête à travailler seule? Elle n’avait pas beaucoup de valeurs, mais le peu qu’elle en avait étaient importante pour elle… Elle dû se retenir de faire la moue, trahissant son sentiment de culpabilité. Elle était d’accord avec le jeune homme, en fait, mais c’était comme ça! Oui, elle devait se vider l’esprit et juste… Travaillé.

Heureusement, son combat intérieur ne dura pas longtemps puisqu’une voix aigüe retentit, la faisant un peu sursauté. Son réflexe de déguerpir avait bien entendu pointé le bout de son nez, mais une des filles de la propriétaire des lieux apparus dans son champ de vision, sur sa droite alors qu’elle venait de tourner le coin du poulailler. Celle-ci laissa tomber sur regard curieux sur elle. Treize se raidit. Elle était vraiment dans le pétrin, là? Elle dû se faire violence pour ne pas tout simplement frapper le responsable de toute cette histoire, question de laisser sortir le trop plein, puis de fuir, sans demandé son reste. Elle se contenta de prendre sur elle et d’offrir son plus beau sourire à la gamine qui lui avait demandé son nom. Elle avait beau tourner la situation dans sa tête, là, jouer le jeu semblait l’option la moins périlleuse pour elle.

-Euh… Oliver… Et toi?

Dit-il alors que déjà la jeune fille lui agrippais la main en l’entraînant à sa suite tout en lui expliquant qu’elle pourrait être utile pour soulever des sacs de grains. Mais… Mais… Merde. Certes, elle pouvait peut-être être un peu plus forte, mais pas à ce point, pour ça, elle devait faire comme tout le monde, soit, s’entraîner et non seulement sous sa propre apparence, non, sur celle qu’elle voulait rendre plus forte! Elle n’avait vraiment pas le temps de faire un truc pareil, mais bon, son apparence masculine était souvent utilisé, elle aurait peut-être des chances.

-Mmhhh…. Ça m’aurait vraiiiiiiiiiiment fait plaisir, mais je cherche mon chien et…

Elle la coupa net, comme ça. Treize laissa sa bouche ouverte alors qu’elle lui proposait rapidement des gâteaux pour la remercier. Ah?... Merde encore. Elle ne pouvait pas refuser une chose pareille. Rien que d’imaginer une telle douceur dans sa bouche, lui embrouillais l’esprit et sa logique. Elle fronça les sourcils, était-ce un subterfuge? Nan… La gamine lui semblait trop franche pour ça… Elle jeta un bref coup d’œil par-dessus son épaule, avisant le jeune homme qui les suivaient, dans rien dire. Probablement alors qu’il avait cru son excuse? Elle devait continuer de jouer le jeu, mais elle commençait franchement à craindre qu’on remarque le livre sous sa tunique. Bon, à moins qu’il ne tombe, tout le monde n’y verrais que du feu et l’ayant placé solidement, elle n’était pas trop inquiète.

Sur le chemin vers la remise où se trouvaient ces fameux sacs, une autre tête fit son apparition. Enfin, elle l’avait déjà repéré lorsqu’elle avait passé une bonne partie de l’avant midi à espionné leurs moindres fait et geste, mais là c’était différent. Celle-ci n’avait même pas remarqué le nouvel arrivant jusqu’à ce qu’elle relève les yeux vers elle. D’un coup, celle-ci avait rougie de plus belle en l’avisant, ce qui étrangement lui fit presque le même effet. Gêné qu’on soit gêné à son égard, peut-être? La jeune fille bégaya un «Salut» timide et Treize se contenta de lui offrir son plus beau sourire, tout en faisant de même. Il fallait vraiment être aveugle pour ne pas réaliser que cette fille-là, était très timide. Croire qu’elle lui avait tombé dans l’œil n’étais pas encore dans son esprit, par contre. Pourtant, elle la trouvait… Mignonne?

-Salut.

Quittant la jeune fille du regard, l’ayant un peu suivi malgré elle, curieuse sur son attitude et de ce qu’elle lui avait fait temporairement ressentir, la jeune voleuse freina de justesse pour ne pas foncer dans Pétunia et donc forcément la blessé. Par contre, elle sentie un choc dans son dos qui la déséquilibra presque. Encore lui? Elle lui jeta un regard noir. Non, mais s’il pouvait regarder où il allait, ce serait vraiment bien et plus pratique pour tout le monde. Elle lui en voulait encore de l’avoir coincé. Et puis, il n’arrêtait pas de la toucher d’une façon ou d’une autre et elle avait toujours détesté ça, de tout le monde! En voyant son air, celui-ci lui bafouilla quelques excuses, qu’elle préféra tout simplement ignorer en rapportant son regard vers Pétinua qui ouvrait les portes de la remise afin de dévoiler tous les sacs. Treize eu envie de poussé un long, long soupire. En tout cas, on ne pourra pas dire qu’elle n’avait pas mérité cette victoire pour sa mission… Si elle s’en sortait sans ennuis. Bon. Les gâteaux, les gâteaux elle ne devait surtout pas les oublier…

Treize écouta les quelques explications de la gamine et fronça les sourcils en calculant la quantité de poches. Bon, normalement, c’était sans doute moitié-moitié. Elle devait faire un homme d’elle!... Ouais… Bref, elle remonta aussi ses manches et replaça discrètement sa ceinture, question de s’assurer de ne pas perdre le livre en chemin. Elle avisa le jeune homme, qui ne c’était toujours pas présenté et qui prenait un malin plaisir à lui tomber dessus, soulevé l’une des poches comme si de rien était. Merde! Et elle devait faire semblant que c’était aussi facile? Avisant les poches, comme si l’une d’elle pouvait être moins lourde que les autres, celui-ci la piqua dans on orgueil masculin, ayant visiblement remarquer son air, sans nul doutes! Lui jetant encore une fois un regard noir alors qu’il semblait fièr de sa pique, Treize agrippa un sac et se dit qu’elle se briserait le dos à essayer de le lever comme l’autre jeune homme avait fait, mais sous le regard pétillant de Pétunia qui s’efforçait de les aider, elle n’eut pas le choix. Elle devait vraiment jouer le jeu. Certes, elle avait parfois travaillé fort, trop fort même pour quelques écus, avant de connaître Avo même, mais là, elle devait en plus faire semblant d’être forte. Elle ne pouvait pas se contenté de traîner la poche, ce qui aurait été plutôt aisé en soit, là, elle devait la lever. Et bien entendu, le plus difficile avait visiblement été de soulever la poche pour la mettre sur son épaule, mais une fois chose fait, ce n’étais pas si mal. Bonjour les courbature demain matin…

Elle croisa alors le jeune homme opalescent, comme elle l’était en fait, sous sa vraie forme et détourna le regard. Non, mais hors de question de lui montrer que cette putain de technique la faisait souffrir. Il n’avait aucune idée de qui elle était ni aucune idée à quel point elle était déterminée. Une fois arrivée à la charrette, elle ne se contenta pas seulement de jeter le sac sur celle-ci, mais s’organisa pour le faire correctement, tant qu’à y être. Alors que la poche tomba lourdement sur le bois, elle entendit l’autre garçon demandé de l’eau à la gamine qui détala bien entendu aussitôt. Oh, ça oui! Elle sentait déjà son front perlé un peu et elle n’avait soulevé qu’une seule poche. Heureusement qu’elle avait toujours un peu gardé la force à toujours fuir et que les entraînements avec Ana lui avait offert un peu de muscle, sans compté qu’elle était un peu moins squelettique. Mais bon, Oliver avait la forme. Oliver était un garçon de quinze ans et puis voilà. Elle était Oliver et devait agir comme tel.

Se retournant pour aller chercher une autre poche, elle fut surprise de voir déjà le jeune homme à sa hauteur, lui mentionnant que c’était de bonnes personnes. Oui, oui, elle avait compris. En fait, ce qu’elle comprenait aussi c’était qu’il ne comptait pas ce laissé duper. Alors pourquoi ne la dénonçait-il pas? Il n’avait strictement rien contre elle. Ça ne pouvait qu’être ça. De plus, sa façon d’avoir rapidement fait ses conclusions devaient aussi cacher quelque chose. Ah! Son petit doigt lui disait qu’il n’avait pas un passé totalement blanc lui non plus, alors elle répliqua.

-Ouais, comme si un mec en ton genre était totalement honnête. Tu sais ce qu’on dit: Le plus prompt à accusé les autres est toujours le plus coupable.

Elle ne lui laisserait pas le luxe de la coincé si facilement, quand même. Elle pouvait bien retourner ces accusations contre lui, tiens. Après tout, il n’avait rien contre elle, strictement rien. Elle ne se gênerait pas pour l’accusé pour sauver sa peau si c’était nécessaire. Sur ce, elle lui offrit un bref sourire un peu sombre question de lui faire comprendre qu’il risquais gros en jouant à ce jeu avec elle. Après tout, qui aimerait les fausses accusations?

-Je te l’ai dit. Je ne faisais que chercher mon chien à l’origine. Et puis là je me retrouve à donner un coup de pouce contre des gâteau. Je ne mijote strictement rien. Que veux-tu bien que je leur fasse, franchement, bouffer leurs poules?

Merde, le pire…

-À la limite, tes encore plus louche que moi, je te signale.

Évidemment qu’il l’était. C’était un homme! Tous les hommes étaient forcément louches et les seuls ne l’étant pas se comptais visiblement dans sa vie sur les doigts d’une seule main et encore. Elle n’en était même pas sûre. Le serait-elle un jour? C’était ainsi. Sur cette pensée, elle ne put s’empêcher de ponctué ses mots d’un regard suspicieux, qu’elle n’eut pas du tout besoin de se forcer à laisser paraitre sur son visage. Treize avait toujours été méfiante, c’était un fait, mais c’était aussi ce qui lui avait permis d’être encore vivante aujourd’hui, malgré les quelques petits problèmes qu’elle n’avait pas été en mesure d’éviter, mais tout ceci ne lui donnait qu’un bagage d’expériences, bien qu’un peu trop sombre pour son jeune âge, c’était évident. Il n’y avait qu’Avo pour la comprendre un peu, en ayant eu un aperçus, mais il ne connaissait pas vraiment son passé avant de le connaître. Elle n’en avait jamais vraiment parler, que ce soit avant ou après de savoir qu’il pouvait communiquer avec elle. Remarque, il connaissait un peu les grandes lignes, tout comme elle connaissait les grandes lignes du siens. Ils étaient tous deux fugitifs, pour des raisons pas si différentes. Battus et abusé. Même si les actes avaient leurs différences puisque l’un était un chien et l’autre une humaine, c’était pareil pour elle. Ils n’avaient pas besoin d’entré dans les détails. Elle n’en avait pas envie. Du moins pour sa part.

Elle alla donc ramasser une deuxième poche qui fut un peu plus facile à soulever que la première. Tiens donc, la colère sa aidait bien, mais ça n’empêchait pas son bas de dos de protester. Ah, non, elle était vraiment plus petite, cette poche. Alors qu’elle se rendait à la charrette et déposa la poche de la même façon que la précédente, la jeune gamine arriva à sa hauteur, lui tendant un petit saut en lui indiquant que c’était pour lui. Treize ne put s’empêcher de la gratifier d’un sourire. Cette petite fille débordait de joie de vivre, pas comme elle il y a de cela trois ou quatre ans...

Alors qu’elle soulevait le saut pour se désaltérée, elle écoutait d’une oreille distraite les déblatérations que la jeune fille arrivait à lui déballer à une vitesse surprenant. Sincèrement, elle avait réussis à l’étourdir. Elle crut comprendre qu’elle était incluse dans un diner et n’avait même pas donné son avis. Il y avait aussi un biscuit dans toute cette histoire. Écoutant toujours celle-ci, elle laissa couler un peu d’eau sur ses mains et glissa ses doigts dans sa courte crinière noire pour se rafraichir un peu le crâne. Mine de rien, elle ne c’était pas désaltérée depuis un bon moment, contrairement à l’autre qui avait profité de l’eau de puit avant de la coincé.

Sur cette pensée, justement, il passa tout prêt déposant encore un autre sac sur la charrette non sans lui lancer un regard remplis de défi. D’accord, il était vraiment plus fort qu’elle et alors? Il était un mec et elle une fille. Elle s’en fichait s’il ressentait le besoin de jouer les coqs en sa présence. Elle ne se briserait pas le dos pour un truc aussi banal. Au moins, elle ne se plaignait pas du tout. Elle préférait qu’on la voit comme un mec que comme une fille. Surtout quand c’était à travers les yeux d’un homme! Elle allait s’excuser auprès de la gamine lorsque celui-ci pris la parole, lui rappelant qu’ils devaient faire ce boulot à deux. Elle se contenta de lui offrir un sourire carnassier, non sans le radoucir en baissant son regard sur la jeune enfant.

-J’ai bien hâte d’y goûter, je crois que j’aurais besoin de force après un boulot aussi difficile et sans doute… Lui aussi.

Fit-elle en pointant du menton le jeune homme toujours sans nom. Évidemment, comme prévue, Pétunia s’empressa de lui donner son nom, tout en lui estimant son âge et lui racontant de A à Z le pourquoi du comment il était à leur service. Treize lui jeta un coup d’oeil. Tobias. C’était vraiment étrange comme nom. Travaillé comme ça pour eux pour quelques écus? Sa lui faisait un peu pensée a elle quand les temps étaient dure ou qu’elle voyait une bonne opportunité. Peut-être qu’au fond, c’était son cas? Ce qui alors ne le rendait pas aussi blanc comme neige qu’il le présumait.

Bref. La petite quitta aussitôt, laissant les deux garçons seuls. Treize se contenta de l’ignorer totalement et préférait garder un rythme plus lent que lui. De toute façon, faire plus vite risquais vraiment plus de la blessé qu’autre chose et puis bon, elle était déjà pas mal d’arrivé à garder une bonne cadence sans avoir émis la moindre plainte. Les derniers sacs devenaient plus difficiles à lever. Elle n’avait certes pas cherché à fournir autant que Tobias, mais elle voulait tout de même refuser de s’arrêter. Se faisant à l’idée qu’elle n’arriverait pas à lever les dernières poches, se contentant donc de les traîner comme une fille.

Enfin, après un moment qui lui parut une éternité, ils finirent par placer les sac où bon endroit. Treize était exténué, mais refusais bien de trop le laissé paraître. Elle doutait fort qu’on la démasque, c’était presque impossible, mais elle avait tout de même un peu d’orgueil pour cet Oliver, quand même. Elle s’appuya mollement contre la charrette et accepta le saut que lui tendit Tobias après s’être désaltéré. Tout en prenant de bonnes gorgées, elle lui tendit de nouveau le saut qu’il refusa. Haussant donc les épaules, elle failli le laissé couler au-dessus de sa tête avant de se souvenir du livre! Stoppant net son mouvement, elle plongea la tête dans le saut et la sortie en la secouant un bref coup. Déposant celui-ci sur la charrette elle se passa une main dans les cheveux le plus naturellement du monde, puis, elle jeta un bref coup d’œil sur Tobias qui venait de retirer sa tunique… Euh! Elle le dévisagea un moment, choisissant une position légèrement plus éloignée de lui, discrètement puis le détailla juste un peu. Ha! Il avait presque l’air aussi affamé qu’elle, à lui voir les côtes. Sa peau était d’un blanc laiteux, n’arborant aucune, vraiment aucune cicatrice. Ça c’était quand même étrange pour un mec qui travaillait à l’extérieur, surtout s’il travaillait ici que temporairement, que faisait-il pour survivre alors? Bon, tout le monde n’avait pas connu la même vie qu’elle, mais quand même. Visiblement, il n’avait sans doute pas vraiment connu la rue… C’était impossible d’en sortir indemne... Elle en avait même plus que lui. Bref, elle fut surprise à attarder un peu trop son regard sur lui, malgré l’absence totale d’arrière-pensée. Ah ça non quand même! Il n’était pas si moche, mais il restait un mec et donc, il était répugnant. Elle détourna vivement la tête lorsque celui-ci jeta un coup d’œil en sa direction.

Quant à elle, elle se contenta de rester vêtue même si l’idée la démangeait aussi. Cependant, elle avait vraiment trop peur de perdre son apparence et de tout simplement se retrouver les seins complètement à l’air, voilà. C’était un risque qu’elle se permettait avec Avo, mais pas avec les autres humains. Pas non plus sans trop savoir ce qui adviendrait des prochaines minutes. Ses illusions n’étaient pas encore tout à fait parfaite, une forte émotion pourrait facilement la faire vaciller et la simple idée de craindre d’être vue lui suffisait à ne pas s’essayer. Bref, elle se sentait mal à l’aise, là, tout de suite, seule avec lui. Elle préférait regarder ailleurs comme si tout le reste restait vachement super intéressant. Heureusement, il ne fut pas long pour que Pétunia revienne avec le biscuit. Sa sauveuse! Arborant son plus beau sourire, Treize quitta l’appui de la charrette et accueilli le biscuit, non sans gloussé aux paroles de la petite, puis, en prit une croquer. Par tous les dieux! C’était incommensurablement bon! Elle ne put s’empêcher de fermé les yeux sous la délectation.

-C’est vwaiiiment délizieu…

Évidemment, elle avait encore une fois parlé la bouche pleine, non, mais fallait vraiment exprimer la déliciosité –Peut importe le mot- de ce biscuit fantastique. Elle devait vraiment en garder une part pour Avo, il fallait qu’il goûte absolument à ça! Sans trop faire attention, elle fouilla dans sa poche et en retira un bout de tissus, cassant le biscuit en part égale incluant sa bouchée manquante dans ses calculs, puis le fourra dans celui-ci. Elle allait ce justifié qu’elle devait le garder pour plus tard, prétextant n’importe quoi sous le regard, surtout incrédule de Tobias, plus que de la jeune fille, mais Mme. Des Myrtilles se présenta avec l’une de ses filles, la plus âgée des quatre qui fixait ses pieds alors que son visage était complètement rouge. C’était Tobias qui la gênait ou elle? Elle réalisa bien vite que la jeune fille lui jetait quelques coup d’œil furtifs, enfin, à Oliver ce qui lui donna étrangement un peu chaud, soudainement, même si elle savait que ce n’étais pas vraiment destiné à elle… Elle. Quoi qu’il en soit, la dame pris la parole, s’adressant à elle alors que Pétunia s’empressa d’annoncer qu’elle était son nouveau copain! Le bon côté des choses, c’est que cela sembla plutôt bien passé. Treize fit son gentil garçon et tendit la main vers la propriétaire des lieux pour la serrer solennellement, puis, se gratta un peu la tempe, tout en parlant d’un air non-chalant.

-Non j’en doute! Ma mère et moi sommes arrivés en Cristal il y a deux jours. On est de passage, mais on repart pour rejoindre le port d’Argent dans deux semaines.

Il prit une brève pause et avisa Violette qui fuya aussitôt son regard, toujours rouge comme une pivoine. Elle rapporta son regard vers la dame.

-Je cherchais mon chien sur votre terrain… Une cliente à vous, enfin je crois, m’a dit qu’elle avait cru l’apercevoir. Avec l’énervement, je n’ai pas pensée à vous demander la permission de mettre les pieds chez vous… Vous savez, Brutus ne connais vraiment pas le coin alors sa m’inquiète… Je ne voudrais pas qu’il se fracture une patte dans un piège ou un truc comme ça… Habituellement je le tiens toujours en laisse, mais là j’ai eu un petit souci. Une chose en amenant une autre, je me suis rapidement retrouver à donner un coup de main pour ensuite me retrouver avec l’un de vos succulent biscuits entre les mains…

Il haussa les épaules et laissa échapper un bref gloussement. Évidemment, Pétunia fit de même, tout en lui pointant sa bouche pour l’essuyer, signe qu’elle devait sans doute avoir du glaçage en guise de moustache. Rapidement, elle s’empressa de l’essuyer du revers de sa main, ce qui somme toute sembla amuser la propriétaire.

«C’est bien honorable de ta part jeune homme. Malheureusement, je ne peux rien t’offrir pour tes bons services, j’ai déjà engagé quelqu’un…»

À ses mots, Treize s’empressa bien d’hocher négativement la tête, levant les bras signe qu’elle ne désirait pas cela. Et puis elle n’avait vraiment pas envie de ce recevoir une baffe de ce Tobias qui en avait sans doute bien plus besoin qu’elle… M’enfin, elle ne savait pas trop. Il était louche.

-Oh m’dame vous savez, vous…

Puis celle-ci reprit la parole, ignorant totalement ses propos.

«Mais puisque Pétunia semble t’avoir invité pour le diner, je pensais surtout à t’inviter moi-même pour te remercier? J’espère que ta mère ne s’inquiètera pas trop si tu t’absente un peu? Vous loger loin d’ici? Tu t’appelles comment, mon garçon?»

«Il s’appelle Oliver!» S’exclama la gamine, ne pouvant visiblement pas se contenir.

Treize eu un bref sourire à son intention. Elle ne connaissait pas beaucoup Cristal puisqu’elle venait d’y arriver, mais elle avait pris soins de se renseigné un peu sur la région avant de partir en mission. Surtout qu’être parmi les Loups d’Acier lui offrait vraiment des avantages, comme avoir des cartes mises à jours et non sa vieille carte toute déchirée, qu'elle continuait pourtant de garder dans une poche, au cas où.

-Non, pas du tout, m’enfin c’est… Euh… Dans l’Auberge du Baluchon d’Or? à l’Est du village là-bas…Quand à ma mère, elle sait que je cherche Brutus. Quoi que je suis un peu plus loin que prévu, mais ce n’est pas grave! Tant qu’elle ne le sait pas haha… Alors je ne dois pas trop trainer, vous savez…

Fit-il. Évidemment, elle n’avait tout de même pas eu la stupide idée de nommé dans qu’elle Auberges les Loups d’Acier séjournaient. Elle avait réellement croisé cette Auberge sur son chemin, par contre. Quand au reste, c’était typiquement… Ado son attitude? Enfin, ça avait semblé fonctionner puisque la dame avait fait une moue désapprobatrice, mais, eux un bref rire pour finalement leur dire que tout était prêt et de la suivre, pour manger. Bon, c’était le genre de chose que Treize ne se faisait pas dire deux fois. Affichant un large sourire, elle ignora complètement Tobias alors que Pétunia lui pris gentiment la main pour la guidé sous le regard un peu désapprobateur de Violette qui préféra quitté son champ de vision pour les suivre d’un peu plus loin. Treize ne put s’empêcher de se tourner vers elle, croisant alors son regard, la jeune fille repris rapidement sa couleur écarlate et cela eu le même effet sur elle! Pourquoi elle sentait ses joues rougir? Mordillant la lèvre, elle se contenta de suivre le petit groupe – Et surtout Pétunia- Jusqu’à la petite véranda sur la maisonnette ou une petite table était déjà monté alors que les deux plus jeunes de tenaient déjà à leur place, les attendant.

Pétunia s’empressa de désigné la place de Oliver et Tobias, tenant mordicus à s’assoir entre les deux. Violette s’empressa de s’assoir de l’autre côté de Treize, risquant un œil en sa direction en lui offrant un sourire timide. Quand à treize, elle jeta un bref regard vers Tobias. Mwais, au moins, elle était entourée de filles. C’était un peu étrange de manger, comme ça, autour d’une table familiale. C’était un peu bête, mais c’était la première fois qu’elle vivait ça. Bon, elle avait déjà mangé avec les Loups d’Acier et Avo était sans doute le plus proche de ce que l’on pouvait appelle une famille, mais elle réalisa que ce genre de chose avait cruellement manqué à son enfance. Elle n’avait jamais vécue un truc semblable avec sa mère…

Un peu songeuse alors, elle se contenta d’engouffrer tout ce qu’on mettait dans son assiette sous les rires des femmes qui les traitaient, elle et Tobias de goinfre, mettant ça sur la cause qu’ils étaient des hommes. Treize, évidemment, se contenta de faire comme si de rien était, puis, Pétunia se moqua un peu d’elle en parlant ouvertement du biscuit qu’elle avait fourré dans sa poche plus tôt, présumant à quel point elle était goinfre. La dame l’avisa un peu curieuse, comme si… Elle s’en faisait pour elle? Elle se sentie vraiment, mais vraiment mal pour sa mission là. Ne pouvaient-elles pas être méchantes? Comme tout le monde à son égard habituellement? Elle laissa de côté ses songes, pour s’empressé de laissé échapper un bref rire, qui sonnait totalement faux pour elle, mais qui ferait son chemin pour ses interlocuteurs, puisqu’ils ne la connaissaient pas de toute façon.

-C’est mmhhh… Haha… Coincé! C’est pour mon chien. Il adore les sucreries. Il faut absolument qu’il goûte à vos biscuits. C’est mon meilleur ami alors, quand je goûte à un truc vachement bon, je lui en garde toujours un peu… Surtout les viennoiseries parce-que ma mère refuse qu’il en mange, mais c’est notre secret… Haha!

Tout le monde sembla trouver ça drôle sauf Tobias qui continuaient de la dévisager. Elle lui jeta un bref regard oblique, mais n’osa pas s’y attarder. Il la rendait mal à l’aise, en fait. De plus, pour ne pas aider sa cause, il était le seul qui l’avait un peu surprise en ‘’flagrant délit’’ et sans doute qu’il avait encore des doutes sur elle. Dans tous les cas, elle avait dit presque toute la vérité. Ce morceau était pour Avo, car il adorait les sucreries et qu’elle adorait partager avec lui, même lorsqu’il n’était pas là! Elle aimait lui faire ce genre de petite surprise. Il en était toujours heureux. Elle se surprit un peu à faire la moue, puisqu’il n’avait toujours pas répondu à son message télépathique et qu’elle s’inquiétait de plus en plus pour lui. Il lui répondait toujours habituellement… Il n’avait sans doute pas quitté le Royaume non plus… Elle se mordit un peu la lèvre et déposa ses ustensiles, peut-être aussi qu’elle n’aurait pas dû le déranger dans ses activités et qu’il avait besoin de respirer, oui, c’était moins poignant de pensé ça.

Tout le monde, sauf elle et Tobias avaient de toute façon terminé depuis longtemps, elle en était à sa… Troisième portions et lui sa cinquième. Visiblement, elles pouvaient bien s’amusé sur leur appétit. Il saurait presque compétissionner avec Avo qui lui mangerait jusqu’à en vomir, en fait. Les discutions entre les familières allaient bon train alors qu’elle et Tobias se jetait parfois quelques coup d’œil. Le bon côté des choses, c’est qu’il avait presque l’air aussi largué qu’elle à cette table, alors elle ne devait pas être si louche que ça. À le voir manger, elle doutait fort en fait, qu’il mangeait toujours à sa faim, elle pouvait reconnaître ce genre d’attitudes par mis toutes, la vivant elle-même. Le fait qu’il était un homme n’avait rien à voir. En fait, c’était peut-être ça son secrêt, à lui. Elle eut envie de lui demander ouvertement d’où il venait, où il vivait, ce qu’il faisait et tout, question de le coincé, mais elle se dit que peut-être qu’il avait vraiment besoin de ce boulot. Pffff. Non, elle ne le prenait surement pas en pitié, par plus qu’elle avait oublié que c’était un homme, mais parfois, il fallait ce donner quelques coups de pouces entres collègues de la misère. Il avait seulement intérêt à ne pas lui faire regretter et ça ne voulait très certainement pas dire qu’elle baissait sa garde.

Puis, une fois le diner terminer, elle fut surprise à se faire inviter à aller porté les poches de plus tôt à leurs voisin, Tobias sembla insister sur le fait qu’elle pouvait l’aider et qu’il apprécierais fortement son aide. Pffff. Elle lui jeta un regard noir, le plus discret du monde. Elle devait partir, là! Pourquoi il faisait ça? Il savait très bien qu’elle voulait s’en aller. Aussitôt, Pétunia s’exclama en la suppliant de les accompagné et qu’après elle serait libre. Pourquoi avait-elle du mal à y croire? Et pire encore, pourquoi n’arrivait-elle pas à leur dire tout simplement non? Elle roula les yeux en l’air et afficha un bref sourire en coin pour lui pincer gentiment la joue, ce qui la fit rire. Bah! Treize n’avait jamais vraiment été avec plus jeune qu’elle, mais cette gamine était trop heureuse de vivre pour qu’elle ait la force d’osé la contrarié.

-Par contre, ensuite, je devrais vraiment y aller avant que ma mère ne s’inquiète… Et je dois trouver mon chien…

Cette fois, elle ignora la moue de la gamine. Elle devait vraiment s’en aller.

«Si maman veux, après, je pourrais t’aider à le chercher ton chien. Il… Il est peut-être plus vers la plage.»

Violette, qui était restée silencieuse tout le repas, avait fini par ouvrir la bouche, tout en jetant un bref coup d’œil vers elle en rougissant.

«Haaa!! Violette en pince pour Oliver! Tes toute rouges violette!! Violette veux aller à la plage avec Oliver! Les plages c’est romantiques.»

Treize ne put s’empêcher de rougir à son tour alors que du côté de Violette, la couleur vermeil n’était pas assez rouge pour d’écrire son visage. Merde! C’était vraiment embarrassant comme situation. Tous le monde gloussa un peu, sauf elle et Tobias. Elle ne put s’empêcher de laissé tomber sa tête dans l’une de ses mains, appuyer contre la table. Sincèrement, elle ne savait vraiment pas où se mettre et sans doute que sa paraissait un peu.

«La ferme!»

Quoi?? Mais non! Elle… Elle ne savait pas gérer ce genre de situation, elle et pourquoi sa mère la laisserait seule avec un garçon? Et si elle était un vrai garçon?! Outrée, treize tenta de garder son calme et aussi de ne rien laissé transparaître dans son visage qu’elle avait choisi de dévoilé de nouveau afin de ne pas paraître trop étrange.
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Avo
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MessageSujet: Re: Do not judge a book by its cover [PV TREIZE] Jeu 23 Fév 2017, 16:21

Bon sang! Treize se retrouvait vraiment dans une drôle de situation! S’il avait pu, Avo lui aurait balancé un regard navré, mais se faisant, il attirerait surement la suspicion sur lui. Il se contenta alors de regarder le sol, détaillant la couleur vive d’une coccinelle qui se baladait sur un brin d’herbe. Du coin de l’œil, Tobias vit sa meilleure amie tendre la main vers Juliette-Rose et se composer une expression nonchalante alors qu’elle inventait une histoire bidon sur lui et sa mère. Les doigts du semi-fée se tortillaient sur la tunique rouge qu’il tenait entre ses mains après l’avoir retirée, un peu plus tôt. Le soleil frappait sa peau diaphane exempte de défauts (merci à son pouvoir d’autoguérison, en fait!) et réchauffait ses muscles qui allaient surement être endoloris dès le lendemain.

Avo remarqua que Violette ne semblait pas dans son état normal. La pauvre jeune fille avait le teint rouge comme une tomate et fuyait Treize du regard. Pourquoi agissait-elle comme ça? Était-elle timide avec les inconnus? Non, ce devait être autre chose puisqu’elle n’avait pas réagi de cette façon à son égard… En fait, c’était bien le contraire! Malgré son calme exemplaire, elle l’avait rapidement accueilli, fraternisant avec lui sans le moindre problème. Alors pourquoi agissait-elle différemment avec Oliver? Sa meilleure amie s’élança dans une explication élaborée de sa venue sur les terres de madame Des Myrtilles et Avo ne put s’empêcher de sourciller. Ce mensonge semblait si réel, si… honnête. Le semi-fée était vraiment surpris de constater à quel point la semi-elfe avait une facilité étonnante pour improviser. S’il ne la connaissait pas déjà (à son insu), il aurait pu facilement tomber dans le panneau! À la suite d’un bref mouvement esquissé par Pétunia, Treize essuya sa bouche du revers de son bras et Juliette-Rose sembla prétendre qu’elle ne pouvait l’engager puisqu’elle avait déjà un employé récent… Le regard d’Avo se glissa instinctivement sur sa patronne qui esquissa une expression rassurante : elle n’allait pas le congédier simplement parce que Pétunia s’était fait un nouveau copain.

Treize sembla vouloir répliquer, mais la propriétaire des lieux ne lui en laissa pas la chance, confirmant que cette dernière pouvait également rester pour le repas du midi, si le cœur lui en disait. Ils discutèrent ensemble un moment sous le regard attentif d’Avo qui s’étonnait encore de voir avec quelle aisance sa meilleure amie pouvait inventer ses histoires. Voyant que la petite famille s’apprêtait à se déplacer vers la maisonnette, le jeune homme de 17 ans réenfila sa tunique, puis replaça sa tignasse blanche d’une main distraite. Pétunia agrippa la main d’Oliver et l’attira à sa suite pendant que l’adolescent se faisait un plaisir immense d’ignorer le semi-fée. Violette sourcilla en constatant avec quelle familiarité sa sœur cadette se permettait d’attirer Oliver à sa suite et, alors que Treize se retournait pour l’observer, Avo constata que l’aîné de la famille Des Myrtilles redevint rapidement rouge… mais sa meilleure amie revêtit également cette teinte particulière!! Pourquoi son cœur se serrait-il tout à coup? Qu’est-ce qui se passait entre eux deux? Il n’aimait pas ça, mais ne pouvait assurément pas le démontrer. Treize se mordillait la lèvre inférieure avant de se laisser guider jusqu’à la petite véranda adjacente à la maisonnette.

Dans la jolie pièce ensoleillée, la table était déjà dressée. Jacinthe et Camélia étaient déjà attablées et attendaient patiemment l’arrivée des autres avant d’entamer leur repas. Pétunia ne se fit pas priver pour installer Oliver à côté d’elle et Violette se pressa pour s’asseoir de l’autre côté du jeune homme. Avo dut se mordre l’intérieur de la bouche puisque bon… il aurait également aimé s’asseoir à côté de Treize, même si cette dernière n’aurait surement pas apprécié cette initiative de sa part. Toujours debout à côté de la table, le jeune homme de 17 ans ne put toutefois s’empêcher d’esquisser un sourire quand Pétunia lui SOMMA de s’installer de l’autre côté d’elle. Il hocha de la tête, puis s’exécuta. Décidément, cette gamine serait une future charmeuse, puisqu’elle aimait particulièrement avoir l’attention des seuls garçons de la place. Du coin de l’œil, Tobias crut remarquer que sa meilleure amie avait jeté un bref regard en sa direction. Toutefois, il décida de ne pas relever, étant trop obnubilé par toute la nourriture qui s’étalait devant lui.

Rapidement, les convives se mirent à manger… Enfin, pour la plupart d’entre elles, puisqu’Oliver et Tobias donnaient davantage l’impression de s’empiffrer que de réellement mastiquer leur nourriture. Bon sang que c’était booooon!! Tout y passait : petits pains encore chauds, légumes bien croquants, fromage coulant, saucisson salé, fruits acidulés… RIEN ne survivait une fois déposé dans l’assiette des deux ogres. Les représentantes de la famille Des Myrtilles s’amusaient visiblement à leurs dépens, mais les deux amis n’en avaient rien à faire. Se goinfrer faisait partie de leur caractéristique commune et ils ne se gênaient pour l’étaler devant public! Alors qu’Avo enfournait un morceau de pain surmonté d’un monticule de fromage dans sa bouche déjà pleine, il tressauta en entendant Pétunia se marrer aux dépens de Treize relativement au morceau de biscuit qu’elle avait préalablement enfourné dans ses poches. Oh c’est vrai… Sa meilleure amie avait fait ça en pensant uniquement à lui. Alors que toute l’attention était portée sur Oliver, le semi-fée ne put s’empêcher de décocher un regard attendri en sa direction. Elle était si gentille, comme toujours. Évidemment, Treize s’affaira à inventer une histoire (semi-véridique en fait) afin de justifier ce réflexe qu’elle avait toujours à son égard et la petite famille n’y vit que du feu. Si tout le monde s’était naturellement mis à rire, mais Avo, pour sa part, se contenta de l’observer en recommençant à mastiquer sa nourriture. Sous ses airs de dur à cuire, la nouvelle recrue des Loups d’Acier était vraiment quelqu’un d’adorable et d’immensément généreux. Il était d’ailleurs le seul à le savoir, à cette table.

Tobias termina enfin sa cinquième assiettée avant de finalement se dire complètement repu. Il déposa ses ustensiles et prit une grande inspiration d’aise, sous le regard affectueux de Juliette-Rose. Alors que les fillettes et leur mère discutaient joyeusement, les deux garçons, eux, se jetaient de brefs coups d’œil. Visiblement, Treize était aussi peu à l’aise que lui! C’était rassurant en un sens, puisque ça lui confirmait qu’il n’était pas le seul à se sentir un peu… largué. Au bout d’un moment, madame Des Myrtilles se mit à desservir la table avec l’aide de ses deux plus jeunes. Se faisant, elle porta son regard vers Oliver et lui demanda s’il lui était possible de donner un coup de main avec la livraison des sacs de grains. Normalement, cette tâche incombait à Pétunia, mais puisque les sacs étaient très gros, Tobias s’était porté volontaire, mais aurait besoin d’aide. Treize semblait hésiter…

- Ouais, un coup de main ne serait pas de refus. C’est qu’ils sont lourds… Ce serait vraiment très apprécié si tu acceptais de venir avec nous, Oliver… Dit Avo en portant son regard sur Treize. Évidemment, il remarqua bien la façon dont elle le toisait. Elle était furieuse et il le comprenait. Il voulait simplement savoir ce qu’elle était venue dérober… Il le saurait bien tôt ou tard.

Pétunia ne se fit pas prier pour supplier son nouvel ami, prétextant rapidement qu’il serait ensuite libre pour le reste de la journée. Au bout d’un moment, la semi-elfe plia l’échine devant la supplication adorable de la gamine de 11 ans et précisa qu’elle acceptait encore une fois, mais qu’elle devait par la suite quitter pour retrouver son soi-disant chien… Évidemment, Pétunia fit la moue et prétexta rapidement qu’elle pourrait l’aider à retrouver son cabot, une fois la besogne terminée. Elle parla même de la plage… ce qui attira l’attention d’Avo sans trop le vouloir. Violette, qui était toujours assise silencieusement, jeta un nouveau regard vers Treize, puis se mit à rougir soudainement, ce qui attira les quolibets de sa sœur cadette. Violette en pince pour Oliver? Qu’est-ce qu’elle voulait dire par là? Une expression curieuse se peignit sur les traits du semi-fée qui n’était pas sûr de comprendre. Où voulait-elle en venir? La plage, c’est… romantique? Attends… Quoi? Tiens, voilà que Treize rougissait à son tour. Qu’est-ce qui se passait à la fin! Pourquoi il ne pigeait que dalle?! Sa meilleure amie cacha son visage dans sa main et vint appuyer son coude contre la table. Évidemment, Violette ne se fit pas prier pour dire à sa petite sœur de se la fermer!

- Mais si, mais si!! Tu es toute rouge!! Vioooolette est amoureuuuuse, Violette est amoureuuuuuuse! Oh et.. Oliver? Tu rougis aussi? Allez-vous vous marier? Je pourrais porter les fleurs pour vous? S’écria joyeusement Pétunia qui poussa ensuite un cri alors qu’elle se faisait poursuivre autour de la table par sa sœur aînée.

A… amoureuse? Le visage rouge… c’est ce que ça voulait dire? Pourquoi son cœur battait si vite tout à coup? Treize était… amoureuse aussi? Est-ce qu’être amoureux voulait effectivement dire qu’elle allait se marier?! Le souffle d’Avo s’accentua, mais il s’efforça de se composer un regard neutre pour ne pas trahir la tornade d’émotions qui l’envahissaient. Violette criait à sa petite sœur de se taire alors que cette dernière riait aux éclats, fière de la boutade qu’elle avait balancée à son aînée. Rapidement, leur mère les somma de cesser leurs gamineries et leur demanda de sortir au lieu de courir partout dans la maison. Tobias ne se sentait pas très bien. Il avait mal au creux de la poitrine et il se sentait… chamboulé. Ne devait-il pas se réjouir pour sa meilleure amie? L’amour était un sentiment incroyable et très beau… de ce qu’il avait toujours entendu. Pourquoi, il était incapable d’être content pour elle?

- Tobias? Ça va, mon garçon? L’interpella Juliette-Rose, d’un air soucieux.

- Ah! Oui oui, madame! Je crois que j’ai simplement un petit coup de chaleur. Je vais me rafraîchir un instant, ça devrait aller mieux ensuite! S’écria Avo en sursautant.

Il esquissa un grand sourire factice, puis se leva avant de passer derrière Treize qui se cachait toujours le visage. Tendant une main, l’adolescent de 17 ans poussa la porte battante, puis sortit à l’extérieur. Près du chariot, Pétunia et Violette se disputaient alors que l’aînée demandait à sa cadette de cesser ses plaisanteries. Avo marcha vers le puits, envoya la chaudière tout au fond et la remonta ensuite rapidement. Il vida l’entièreté du seau rempli d’eau directement sur sa tête, détrempant sa tunique au passage. Le liquide froid eut pour effet de le ressaisir, ce qui lui fit un bien fou! Pétunia et Violette lui jetaient des regards amusés et il esquissa un sourire à son tour. Instinctivement, le jeune homme s’ébroua à l’instar d’un chien, ce qui fit rire de plus belle les deux adolescentes. Un bruit de cliquetis se fit entendre et Avo baissa le regard sur Cassis qui se secoua à son tour, ayant été éclaboussée au passage. Avec un sourire attendri, il posa son genou au sol, puis gratouilla les oreilles du petit chien noir qui grogna de satisfaction. Comme la vie était plus simple sous forme de cabot… Cassis n’avait aucune idée de la chance qu’elle avait.

La voix de Treize résonna à ses oreilles et Tobias se releva d’un coup alors qu’elle approcha de l’embarcation.

- Mouais, ça va mieux, maintenant. Fit-il en réponse à la question que sa meilleure amie lui avait balancée, simplement pour la forme. Je suis prêt pour faire cette livraison.

La propriétaire des lieux sortit également de la maisonnette, puis s’éloigna en direction de l’écurie. Au bout d’un moment, elle sortit avec un magnifique étalon de trait noir qu’elle positionna devant l’embarcation. Elle fixa le chariot à sa monture avec l’aide d’Avo, puis, une fois que tout fut en place, elle donna le champ libre afin que la livraison soit effectuée. Pétunia grimpa joyeusement sur le siège avant, puis fit signe à Tobias et Oliver de faire de même. Elle fixa ensuite sa sœur aînée, puis lui demanda si elle désirait se joindre à eux. Violette sembla hésiter… puis déglutit péniblement.

- Et bien je… je pourrais venir… Enfin… Si vous le voulez… Je ne veux surtout pas vous déranger…

- Mais non!! Viens Violette! Tu es ma sœur, tu es toujours la bienvenue! S’écria Pétunia de son intarissable joie de vivre. Tiens, prends ma place, puisque tu es ma grande soeur!

La gamine de onze ans se leva d’un coup, puis prit la main d’Avo avant de l’attirer sur le banc de derrière à ses côtés. De cette façon, elle laissait le champ libre à Violette de s’installer à l’avant, aux côtés d’Oliver. La jeune fille de 14 ans hésita, puis grimpa avant d’offrir un sourire timide au garçon aux cheveux d’ébène. Une fois assise, elle prit les rênes, puis demanda à Onyx, leur étalon, d’entamer sa marche. L’embarcation s’engagea alors sur le chemin de terre en direction de la ferme de monsieur Hubert. Le silence régnait et les deux jeunes gens installés à l’avant étaient tous deux rouges comme des pivoines. Avo, pour sa part, laissait son regard bleu ciel se perdre sur le paysage qui défilait devant lui, préférant ramener son attention sur cette vue superbe plutôt que sur sa meilleure amie amoureuse. La vision de cette dernière lui faisait trop mal pour lui permettre de la supporter pour le moment.

- Dis, Tobias. Tu vas rester avec nous cet après-midi, hein? Fit la petite voix couinante de Pétunia qui prenait maintenant sa main dans la sienne. Tu sais, c’est pas parce qu’Oliver est là qu’on t’aime moins!

Cette dernière réplique poussa le jeune homme de 17 ans à ramener son attention sur la fillette de 11 ans. Ce fut plus fort que lui, il éclata de rire. Elle croyait vraiment que c’était pour cette raison qu’il avait l’air morose? Bon sang, elle était trop mignonne! Avec un sourire attendri, il leva une main et la déposa sur la tête de la jeune fille dans un mouvement affectueux.

- Ça va, je n’en doute pas, ne t’inquiète pas! Mais merci, Pétunia! Déclara-t-il d’un ton amusé. Je ne sais pas pour cet après-midi. Tu sais que j’ai congé dépassé le milieu de l’après-midi. Je pensais aller me reposer...

- Oh, mais pourquoi tu ne restes paaaas! Tu ne restes jamais avec nous… Et même si tu dis que tu ne peux pas, moi je n’y crois pas, bon!

Et voilà qu’elle arborait un air boudeur… Pour toute réponse, Avo encadra ses épaules frêles de son bras et lui fit une accolade amicale. Il n’allait pas répondre à cette petite provocation. Il n’avait pas envie de se justifier à tout bout de champs. Tout le long de la balade en chariot, les deux tourtereaux à l’avant restèrent silencieux, visiblement coincés dans leur gêne mutuelle. Pétunia tenta de détendre l’atmosphère à plusieurs reprises, sans grand succès. Au bout d’un moment, le quatuor arriva enfin en vue de la ferme de monsieur Hubert qui les attendait déjà, dehors, tout sourire. Cet homme avait l’air bonasse et une grande moustache arborait son visage. Il avait l’air du genre de type bienfaisant et gentil. Malgré tout, Avo ne put s’empêcher de se crisper alors qu’il s’approchait de la charrette pour voir la marchandise. Le métamorphe n’aimait pas les hommes en général et avait un peu de mal à s’adapter à leur proximité. Certes, tout individu de sexe masculin n’était pas forcément du genre violent, mais quand même. Les fillettes saluèrent joyeusement leur voisin, puis présentèrent Oliver et Tobias. Monsieur Hubert avait réellement l’air d’un homme sympa et bienveillant… Mais malgré tout, Avo put voir que sa meilleure amie était aussi peu à l’aise que lui.

- Contentons-nous de vider ce chariot… J’aimerais pas trop m’attarder ici. Fit-il tout bas à l’intention de Treize.

Ce commentaire très honnête était adressé directement à sa meilleure amie, même s’il savait pertinemment que cette dernière ne comprendrait pas qu’il faisait allusion à leur répugnance mutuelle des hommes. La semi-elfe l’observa un instant, puis hocha de la tête.

- Où devons-nous mettre vos sacs, monsieur Hubert? Demanda-t-il d’un ton neutre. Ce dernier désigna un endroit tout près du poulailler et Avo fit signe à Oliver de rester dans la charrette. Tu n’as qu’à me tendre les sacs, je les transporterai à l’endroit voulu. Ça nous évitera de monter et descendre sans arrêt du chariot. D’autant plus que ça éviterait à Treize d’aggraver son dos… Oui, il avait remarqué ce détail.

Les deux jeunes hommes s’affairèrent à décharger l’embarcation de bois pendant que les deux filles observaient les volailles qui couraient un peu partout. Monsieur Hubert proposa son aide, mais les deux [i[adolescents[/i] ne se firent pas prier pour déclarer qu’ils pouvaient s’arranger seuls. Au bout d’un moment, tous les sacs furent positionnés au bon endroit et Avo demanda aux filles de revenir vers eux. Celles-ci s’exécutèrent sans le moindre souci, puis monsieur Hubert les remercia chaleureusement en leur remettant une bourse bien remplie. Il leur demanda de passer le bonjour à leur maman et, pendant un bref instant, le semi-fée crut voir un pétillement dans les iris verts du fermier. C’était quoi ça? Les filles embarquèrent à nouveau dans le chariot et prirent toutes les deux le siège avant, laissant les deux garçons s’asseoir ensemble à l’arrière. Treize semblait tendue, mais Avo ne releva pas, préférant la laisser à ses pensées. L’embarcation se remit en route sur le chemin de terre, mais, une fois à un embranchement, Pétunia (qui tenait les rênes) décida de changer de voie.

- Où allons-nous? Demanda Avo d’un air curieux. Nous ne retournons pas à la ferme?

- Je vous ai dit que je voulais aller à la plage! Juste un peu! Nous reviendrons ensuite à la maison, d’accord?

Les trois adolescents plus vieux protestèrent un instant, mais la gamine de onze ans n’en fit qu’à sa tête. L’étalon tira paresseusement la charrette pendant un moment, puis la plage se dessina enfin devant leurs yeux. Wow! La vue de la mer était tout simplement sublime! Un large sourire prit naissance sur les lèvres du métamorphe alors qu’il voyait les vagues bleutés frapper le rivage qui était constitué d’un mélange de sable et de gravas. Une odeur saline typique monta à ses narines et des goélands criaient au-dessus d’eux. Une fois à destination, Pétunia demanda à Onyx de s’arrêter, puis tous se jetèrent en bas de l’embarcation de bois. Les quatre jeunes gens se mirent instinctivement à courir sur la plage en direction des vagues, comme si le contact grisant de la mer avait fait complètement disparaître leurs ressentiments. Sans plus attendre, Avo retira ses bottes et les envoya valser plus loin. Il ne se fit pas prier pour tremper ses pieds dans les vagues et éclata de rire en voyant Pétunia patauger joyeusement près de lui, tenant sa robe à deux mains pour éviter qu’elle ne soit trempée.

- Tu… tu as envie de te baigner? Demanda timidement Violette à Oliver en replaçant nerveusement l’une de ses propres mèches de cheveux brunes derrière son oreille.

Voyant là une tentative de rapprochement entre sa sœur et Oliver, Pétunia esquissa un large sourire et courut vers eux.

- Je veux que vous vous mariiez ensemble! Je pourrais porter une jolie robe!! Cria-t-elle en poussant sa grande sœur directement dans les bras du garçon aux cheveux noirs. Elle éclata ensuite de rire en voyant leurs mines tétanisées, puis s’éloigna en courant pour éviter le courroux de Violette.

Pour sa part, Avo sentit son cœur se fendre, sans trop savoir pourquoi. Il se détourna prestement, puis s’accroupit au sol, faisant semblant de farfouiller dans le sable détrempé à la recherche de coquillages…
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Treize
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MessageSujet: Re: Do not judge a book by its cover [PV TREIZE] Ven 24 Fév 2017, 03:43

#RPGMomentEpicFail

Quand tu pense édité ton dernier post pour une erreur de codage, mais que tu édite l'avant dernier à la place, donc tu l'efface à tout jamais......



Dernière édition par Treize le Sam 25 Fév 2017, 01:39, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Do not judge a book by its cover [PV TREIZE] Ven 24 Fév 2017, 11:54

Ses doigts farfouillaient le sable humide sous ses pieds alors qu’il avait opté pour une position accroupie. Son regard triste observait les minuscules poissons qui se baladaient dans l’eau au creux d’un rocher sans même réellement les voir. Pourquoi se sentait-il si abattu soudainement? Pourquoi avait-il l’impression que ses émotions étaient chamboulées simplement parce que Treize rougissait en présence de Violette? C’était… difficile à gérer. Derrière lui, les sœurs Des Myrtilles couraient sur la plage en se chamaillant et, instinctivement, Avo jeta un regard par-dessus son épaule en direction de Treize. Cette dernière était allée s’installer sur le sable, plus loin sur la plage et semblait enterrer furtivement quelque chose dans le sable. Qu’est-ce que…? Il avait raison! Elle avait bel et bien chipé un truc… Il était déchiré entre l’envie de savoir ce que c’était et de l’aider à camoufler son méfait. Après tout, jamais il ne ferait quelque chose contre Treize… Il préférait sérieusement se faire passer à tabac plutôt que de nuire à sa meilleure amie.

Ramenant son attention devant lui, le jeune homme poussa un soupir de satisfaction en sentant les vagues lui frapper les pieds. Ça lui faisait un bien fou! Instinctivement, il roula le bas de son pantalon jusqu’à ses genoux, puis creusa finalement le sable humide pour en retirer un joli coquillage beige. Il le scruta un instant quand il entendit Violette discuter avec Treize derrière lui, lui demandant de marcher avec elle nus pieds dans le sable. Sa meilleure amie refusa et Avo se demanda pourquoi. Après tout, elle était totalement du genre à vouloir profiter du sable fin et n’avait jamais eu de problème à marcher sans bottes par le passé. Elle devait surement cacher autre chose. Ça lui faisait étrange de ne pas être inclus dans les magouilles de la semi-elfe. Malgré lui, il se sentait un peu mis de côté, bien qu’il comprenait que la réaction de cette dernière à son égard était totalement normale. Treize craignait les garçons, alors il ne fallait pas s’attendre à autre chose de sa part.

Violette attira Oliver à sa suite sous le regard discret du semi-fée et les deux adolescents s’éloignèrent au point où Avo n’entendait plus vraiment les propos qu’ils échangeaient. Bon sang, s’il avait été sous sa forme canine, il n’aurait pas eu la moindre difficulté à tout percevoir! Comme sa forme humaine était… faible. Violette se détacha du garçon aux cheveux noirs et Tobias ramena rapidement son regard devant lui alors qu’Oliver jetait un coup d’œil en sa direction. Allez savoir pourquoi, il n’avait pas envie que Treize sache qu’elle occupait ses pensées à chaque instant… Il avait… peur de sa réaction.

Soudainement, sa forme chien lui manquait cruellement. Il avait vraiment envie de s’éclipser pour revenir avec son apparence qu’il considérait comme naturelle. Pourquoi? Simplement parce qu’il savait qu’il retrouverait toute l’attention de la petite voleuse. Leur complicité lui manquait tout à coup. Pourquoi est-ce qu’il pensait à ça maintenant? Après tout, il avait la possibilité de profiter d’un endroit merveilleux! Pourquoi ne prenait-il pas la peine de simplement vivre le moment présent? Comme il se détestait par moment!

Le jeune homme de 17 ans jeta un nouveau regard par-dessus son épaule… et son cœur s’arrêta abruptement. V-venait-il de voir ce qu’il croyait avoir vu?!!! De… Non. Si? Violette et Treize s’étaient embrassées?!! Oh… Comme si elle avait senti son regard sur elle, la nouvelle recrue des Loups d’Acier (visiblement hébétée elle-même) tourna la tête en sa direction et leurs yeux se rencontrèrent. Avo sursauta, puis ramena son attention vers sa besogne alors qu’il déterrait un autre coquillage. Pourquoi ça faisait-il mal? Pourquoi avait-il eu envie d’être à la place de Violette… Sérieusement, qu’est-ce qui clochait avec lui?! Il avait envie de frapper le sable devant lui alors qu’une colère sourde prenait naissance au fond de lui. Il était furieux contre lui-même, furieux contre la situation, furieux… contre Violette? Pourtant, elle n’avait rien fait de mal. Avant qu’il ne puisse laisser étaler sa colère, le semi-fée sentit des bruits de pas s’approcher en sa direction. Interloqué, il tourna la tête et sursauta en voyant Treize se arriver près de lui alors que les deux sœurs couraient joyeusement en arrière-plan. Le jeune homme aux cheveux noirs s’installa à ses côtés, puis repéra rapidement un gros coquillage vide qu’il ne se fit pas prier de montrer à Tobias. Le commentaire que Treize laissa échapper sur ledit objet qu’elle tenait entre ses mains fit instinctivement naître un sourire sur les lèvres du métamorphe. Elle avait raison : ce serait bien mieux si la palourde se trouvait toujours à l’intérieur. Il avait entendu dire que ce fruit de mer était succulent, bien qu’il n’ait jamais eu la chance d’y goûter. De toute façon, la liste des aliments qu’il n’aimait pas manger était très courte, alors les chances qu’il apprécie ce genre de nourriture étaient vraiment élevées.

- Alors là, je suis d’accord avec toi. Se contenta-t-il de répondre en avisant sa meilleure amie qui reculait d’un pas.

La question qu’elle lui posa ensuite, ponctuée d’un commentaire tout à fait pertinent sur son apparence physique, le prit par surprise. Haussant les sourcils, il jeta un regard étonné à Oliver puisqu’il ne s’attendait visiblement pas à ce que ce dernier s’intéresse soudainement à lui.

- Je suis né à Turquoise, commença-t-il en sortant finalement de son mutisme incrédule. Je vis en Cristal depuis quelque temps, en fait. Pour ce qui est des travaux physiques, j’ai appris au fil du temps. Disons que j’ai de la chance de ne pas m’être sérieusement blessé par le passé…

Il essayait de rester vague, visiblement. Toutefois, Treize ne sembla pas démordre de son interrogatoire en règle. Lorsqu’elle lui demanda s’il était d’origine noble, Tobias ne put s’empêcher de glousser.

- Pas du tout. Je n’ai plus de parents, si c’est ce que tu te demandes. En fait, je n’ai jamais connu mon père, et ma mère est morte depuis belles lurettes. Bon, jusque-là, tout était vrai. Mais il allait devoir mentir pour éviter de se faire démasquer par la semi-elfe. Je vis seul, avec mon frère aîné. Il est apprenti forgeron et s’est trouvé un maître dans le village voisin. Toutefois, il est tombé malade récemment et a dû arrêter temporairement le boulot. Alors je me trouve des petits travaux ici et là afin de nous ramener un peu d’argent. C’est très peu, mais c’est suffisant pour ne pas qu’on crève littéralement de faim…

Il se surprenait lui-même à improviser aussi bien! Il jeta un regard en coin à Treize, puis esquissa un sourire alors qu’elle le remerciait pour l’aide avec les sacs, un peu plus tôt.

- Y a pas de quoi.

Des cris de joie attirèrent l’attention des deux jeunes hommes alors que les deux filles se baignaient en dépit de leur jolie robe. Le commentaire émis par Treize soutira un sourire de la part du garçon aux cheveux blanc neige. Ça ne l’étonnait pas trop qu’elle ne sache pas nager. Maintenant qu’il y réfléchissait, il ne l’avait jamais vu se baigner sans avoir pied.

- Je sais nager. J’ai appris par moi-même, tout simplement. Si y a une chose que j’ai appris dans ma vie, c’est que tout le monde sait instinctivement nager. Seulement, la peur fait parfois en sorte qu’on oublie comment faire. Tu savais que les poupons savent nager instinctivement dès la naissance? Je ne suis pas en train de te traiter de peureux, bien au contraire. Je peux comprendre que l’eau puisse apporter son lot de stress. J’ai déjà vu quelqu’un se noyer une fois dans ma vie et c’est pas joli.

Il ne mentait pas. C’était arrivé juste sous ses yeux bien avant qu’il rencontre Treize. Un règlement de compte qui s’était mal terminé alors qu’il était tapi dans les fourrés près d’une rivière. Un homme avait volontairement noyé un autre type pour se venger. Ça l’avait marqué… mais pas assez pour lui donner la peur de l’eau. Jetant un regard en coin à son amie, il esquissa un nouveau sourire alors qu’elle revenait une fois plus sur le côté « impeccable » de sa peau. Comme si n’arborer aucune cicatrice à son âge – et surtout compte tenu de sa vie – n’était absolument pas normal. Tentait-elle de le coincer d’une façon ou d’une autre?

- Tu ne démordras pas de ce sujet, pas vrai? Demanda-t-il à son intention avec une once d’amusement dans le regard. J’ai de la chance, je te l’ai dis.

Elle ne le croyait pas. Avo poussa un soupir, puis tendit la main pour se saisir du coquillage vide qu’avait récupéré Treize un peu plus tôt et qui se trouvait maintenant dans le sable devant elle. Il prit l’objet et le retourna entre ses doigts avant d’en casser un coin. La coquille solide était désormais pointue et coupante, là où il en avait rompu le morceau. Il tendit alors son avant-bras sous le regard d’Oliver, puis dans un mouvement lent et bref, entailla sa peau claire non sans une légère grimace. Un mince filet de sang s’en écoula. Puis, quelques secondes à peine plus tard, une lueur blanchâtre en émana et l’épiderme se referma sans laisser la moindre trace. Avo nettoya son bras avec de l’eau, puis jeta le coquillage brisé un peu plus loin.

- Ma peau ne marque pas. Je m’autoguéries dès que je suis blessé. D’ailleurs, tu n’as pas remarqué que le coup que tu m’as donné tout à l’heure n’a laissé aucune trace? Pourtant, tu n’y es pas allé de main morte. J’aurais dû avoir une marque sur la mâchoire. Mais il n’en est rien. Oh j’imagine que j’aurais de belles cicatrices si je devrais être blessé très sérieusement, mais ça ne m’est jamais arrivé.

Il planta son regard céruléen dans celui d’Oliver et esquissa un sourire en coin en voyant la stupéfaction dans ses iris saphirs. Ouais, la régénération n’était pas un pouvoir qui courait les rues, il était au courant.

- Tu sais, Oliver, – il avait faillir dire Treize! Ouf! – j’ai aussi vécu mon lot de difficultés. Tu as prétendu que j’avais l’air plus louche que toi. En fait, je crois qu’il n’y a qu’une personne ayant vécu la misère pour en reconnaître une autre. Je me trompe? Je ne vais pas te mentir, je sais que tu as caché un truc dans le sable tout à l’heure, je t’ai vu. Je te rassure, je ne dirai rien et je n’irai pas voir ce que c’est. Tu n’as pas l’air de quelqu’un de bien mauvais, alors si tu as pris la peine de chiper un truc, c’est que tu dois en avoir besoin. J’espère juste que ce n’était pas un truc qui pourrait vraiment nuire à madame Des Myrtilles. Un conseil : sors ton butin de là et va le planquer sous le chariot. Il y a un espace entre deux planches sous l’embarcation près de l’une des roues arrière. Je ne sais pas si ça pourrait t’aider, mais personne ne le verra si tu le planques là. Je l’ai remarqué en me penchant pour ramasser un sac, tout à l’heure. Vois ça comme un coup de pouce entre gamins de la rue. Mais si tu prétends ouvertement que je t’ai aidé à voler, je nierai tout.

Il observa les traits surpris de son compagnon puis entreprit de faire diversion alors que Pétunia courait dans l’eau devant lui. Sans plus attendre, Avo se leva en criant comme un monstre et courut vers la gamine qui se mit à s’exclamer d’excitation. En fait, même sous forme humaine, les intérêts de Treize passaient toujours avant les siens. C’était comme ça, il n’y pouvait rien. Elle n’avait qu’à prétendre vouloir aller pisser ou un truc du genre et elle pourrait s’éclipser comme un charme. Rapidement, le métamorphe arriva à la hauteur de la petite fille de 11 ans et l’agrippa dans ses bras pour la faire tournoyer autour de lui avant de la lancer plus loin dans l’eau. Il était submergé jusqu’à la taille (et il était beaucoup plus grand qu’elle!), alors les chances qu’elle se blesse étaient plutôt minimes! Pétunia émergea en riant et arrosa sa sœur aînée qui regardait la scène avec un sourire.

- Quoi? Tu pensais que tu t’en sauverais? À ton tour!

Avo s’élança vers l’adolescente qui esquissa un sourire amusé avant de détaler à son tour. Du coin de l’œil, il vit Treize s’éloigner vers le chariot et il songea au fait qu’il devait absolument garder l’attention sur lui.

- AH! C’est quoi ça?!! Cria-t-il soudainement en baissant son regard vers l’eau embrouillée par le sable qui se soulevait sous leurs pieds. J’ai senti un truc au niveau de ma jambe gauche…

Les deux filles, interloquées se jetèrent un regard soudainement inquiet, puis semblèrent hésiter. Avo continuait de scruter l’eau qui l’entourait d’un air méfiant, quand soudain, il s’enfonça sous l’eau sous les cris surprit de ses compagnes. Évidemment… ce n’était qu’une mascarade! Il attendit que les deux filles se rapprochent rapidement de l’endroit où il se trouvait, puis bondit en beuglant comme un monstre avant d’attraper Violette qui poussa un nouveau cri. Il l’agrippa dans ses bras et la lança à son tour dans l’eau de la mer en riant aux éclats.

- T’es un crétin, Tobias! Cria cette dernière mi-outrée, mi-amusée.

Avo riait de bon cœur et dut détaler à pleine vitesse alors que les deux petites furies partaient à ses trousses. Au loin, il vit Treize qui revenait vers la plage, les mains dans le dos, l’air de rien. Parfait! Alors qu’il fut un peu déconcentrée par la présence de la semi-elfe, le jeune homme sentit les deux sœurs lui sauter directement dans le dos, ce qui lui fit perdre pied. Il s’affala de tout son long vers l’avant et s’enfonça sous l’eau avant de se relever prestement en toussotant sous les rires victorieux des filles Des Myrtilles. Il avait avalé de l’eau salée au passage! Beurk! Il s’ébroua comme un chien, puis replaça sommairement ses cheveux nacrés avec une légère moue boudeuse. Ses vêtements étaient détrempés, mais il s’en foutait un peu.

- Viens nous rejoindre, Oliveeeeeeer! Cria joyeusement Pétunia à son intention.

- Nan, il n’aime pas se baigner, il faut respecter ça, Pétunia. Répondit immédiatement Violette afin de défendre les intérêts du garçon qui faisait battre son cœur.

Avo revint vers la plage en direction de sa meilleure amie, puis esquissa un sourire alors qu’elle hochait de la tête en sa direction. Elle avait suivi son conseil, peut-être à contrecœur, mais tout de même.

- Tu n’aimes vraiment pas sentir le sable sous tes pieds? Pourtant, cette sensation fait vraiment beaucoup de bien… Tu devrais essayer.

Elle lui jeta un regard calculateur, voire même un peu courroucé, mais il se contenta de l’ignorer. Au bout d’un moment, elle dégagea ses pieds de ses bottes et imita les autres. Peu importe ce qu’elle avait caché là-dedans, ça ne s’y trouvait plus, puisqu’elle avait visiblement pris soin de le cacher ailleurs. Violette lui balança un sourire ravi en voyant qu’Oliver obtempérait enfin. Elle tendit une main vers lui, l’invitant à la prendre, puis ils marchèrent un moment dans l’eau, main dans la main, les vagues heurtant leurs mollets. Avo dut se mordre l’intérieur de la bouche. Il aimait bien Violette, mais lorsqu’elle se faisait entreprenante de la sorte, elle l’énervait un peu. C’était complètement illogique, son truc! Il aurait voulu attirer l’attention de Treize sur lui, mais il ne savait pas comment procéder! Il ne voulait surtout pas la brusquer et la pousser à s’éloigner de lui encore plus! Alors il se contenta de s’asseoir sur la plage et d’enfoncer ses pieds dans le sable pendant que Pétunia s’affairait à dessiner des choses sur le sol avec un bâton. Au loin, il pouvait voir Treize marcher avec Violette et crut entendre la fille aînée Des Myrtilles dire à sa meilleure amie qu’elle « l’aimait beaucoup et se sentait bien en sa présence ». Ce qu’elle pouvait être énervante à tourner autour de la voleuse de cette façon! C’est alors qu’une idée lui traversa l’esprit! Il tourna son regard vers la mer et dut se battre avec lui-même pour ne pas sourire. Après tout, la télépathie ne permettait pas de déterminer à quelle distance se trouvaient les interlocuteurs, pas vrai?

**[Treize] Tu trouves que mes yeux azurés sont charmants? Demanda Avo mentalement à sa meilleure amie, lui rappelant le message qu’elle lui avait envoyé plus tôt ce matin. Pardon, Treize, il faisait si beau dehors que j’ai décidé de me prélasser au soleil toute la journée. Je n’ai pas pris la peine de te répondre. Tu savais qu’une botte de foin peut être très confortable pour roupiller? Faudrait prendre ça en note pour le futur. Tu… tu n’es pas fâchée surtout, hein? Au loin, il crut voir la voleuse s’arrêter soudainement, alors qu’elle pouvait percevoir la voix de son meilleur ami chien dans son esprit. Je viens de me lever… je me suis fait déranger par un satané chat qui voulait ma place… Tout se passe bien pour toi? Tu sais pas quoi? Un poissonnier m’a offert une darde de saumon fumé! Il voulait la jeter… Je crois que c’était sur le point de ne plus être bon, mais ça remplit bien l’estomac. Je voulais t’en garder un coin, mais je craignais que tu sois malade si tu devais en manger quand on se reverrait… Alors j’ai tout mangé… Par soucis pour ta santé, on est d’accord! **

Du coin de l’œil, il vit Treize sourire. Il ne savait pas si c’était à cause des propos de Violette ou à cause de son message mental, mais dans tous les cas, il adorait voir cette expression sur son visage. La réponse ne se fit pas attendre et elle lui demanda rapidement quand il comptait revenir. Elle s’ennuyait visiblement. Comme il la comprenait… Ils étaient si près l’un de l’autre et pourtant, il la sentait à des années-lumière de lui.

** [Treize] Bientôt. Je crois que je suis près de la frontière d’Argent… J’ai suivi une caravane qui sentait trop bon. Je ne sais pas ce qu’il y avait à l’intérieur puisque les marchands ont refusé que je les suive plus longtemps… Tu es où toi? Il attendit sa réponse, puis poursuivit. D’accord. Donne-moi une journée ou deux pour que je puisse te rejoindre. Ne t’éloigne pas trop, ça m’évitera de trop chercher. Treize? Tu me manques…**

Et c’était tellement vrai. Violette remarqua que l’absence d’Oliver et lui toucha le bras avec un sourire pour le ramener à lui. Avo ne put s’empêcher d’esquisser un bref sourire, ayant la nette impression qu’il venait de marquer une petite victoire contre la brunette.
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MessageSujet: Re: Do not judge a book by its cover [PV TREIZE] Sam 25 Fév 2017, 00:52

Il lui avait répondu plutôt rapidement. Il n’avait pas non plus semblé hésiter sur ses réponses. Pour elle, ça ne voulait pas vraiment dire qu’il disait nécessairement la vérité puisqu’elle était très douée pour monter en bateau la majorité des gens avec ses histoires. En fait, pas mal tout le monde sauf Beltram. Inventé n’étais pas quelque chose de difficile en soit, mais c’était de ce souvenir de ses mensonges qui était parfois ardu. C’était pourquoi en ce qui la concernait, elle s’en tenait souvent à une histoire aux bases similaire, se contentant de ne pas donner trop de détails. Aussi, chaque apparence qu’elle empruntait le plus souvent avait son histoire de base, ce qui lui permettait alors de garder ses mensonges en mémoire, de les intégré sans problème.

Elle avait bien aussi noté le regard étonné qu’il lui avait lancé à ses questions. Elle c’était contenter de froncer les sourcils en haussant les épaules. Qu’il ne lui demande pas pourquoi elle lui demandait tout ça. Outre le fait qu’elle le trouvait louche, mais intriguant à la fois, il restait que son but premier était de le coincé et de ce changer les idées en gardant une certaine distance avec Violette et tout ce qui venait avec. Elle n’était pas à l’aise, ni dans ces nouvelles sensations et sans doute encore moins dans son mensonge, à cause d’elles ou non.

Bon, visiblement elle c’était gouré dans sa théorie qu’il soit un Noble, pourtant, sa tenait bien la route, même Avo aurait été d’accord sur ce point! Il préférait donc lui faire le coup de l’orphelin. Bon, c’était peut-être vrai. Elle ne saurait le dire. S’il lui mentait, elle serait en fait vraiment furax, même si elle se doutait de le recroisé un jour, elle n’aimait pas que les gens invente des trucs la dessus. Elle le laissa donc déblatérer son histoire, la retournant d’un sens et de l’autre dans son esprit afin d’y trouver une faille. Elle en avait peut-être une, en fait, mais elle garda le silence pour le moment, elle verrait ensuite comment elle s’y prendrait pour soulever ce petit détail qui la chicotait. Peut-être qu’il finirait par répondre à sa question sans s’en rendre compte lui-même, aussi. Valait mieux ne pas trop abuser de sa gentillesse non plus. S’il était vraiment ce qu’il disait, il pourrait très bien se refermé comme une huitre, en fait, cela le rendrait moins suspect même, mais bon.

Lorsqu’il lui mentionna qu’il savait nager en ayant appris par lui-même, elle se senti complètement nulle. Surtout lorsqu’il précisa que tous le monde savait nager. Elle fronça les sourcils. Il abusait, là. Il lui expliqua ensuite un fait sur les poupons. Elle le trouva presque bizarre de savoir un truc pareil. Il avait peut-être remarqué son air renfrogné, puisqu’il continua en lui mentionnant qu’il ne la traitait pas de peureuse, même si ça sonnait vraiment tout comme. Elle frissonna un peu de dégoût lorsqu’il lui avoua qu’il avait déjà vue une personne se noyer.

-J’ai seulement pas eu l’occasion de jouer les canards. C’est tout.

Avait-il mentionner sèchement, comme pour conclure cette discussion.

Quant au fait qu’elle souleva de nouveau le fait qu’il n’avait aucune blessure, cela sembla plus l’amusé que l’irrité, ce qui la déstabilisa un peu. De la chance? Ça pour en avoir… Il devait alors être bien, bien plus chanceux qu’elle. Il ne c’était jamais écorché la peau en tombant? Il n’avait jamais reçus un truc par la tête? Rien? Ce questionnant sur le sujet, elle ne remarqua pas tout de suite que Tobias avait pris un coquillage, c’est lorsqu’il le cassa qu’elle se raidit. Il voulait faire quoi avec ça? Reculant d’un autre pas en avisant l’arme, Treize ouvrit grand les yeux lorsque le jeune homme s’entailla tout simplement l’avant-bras.

-Mais bord… El tu… Tu fou quoi là?....

Elle ne lui demandait pas de s’écorcher vif? Il était cinglé ou quoi?! Le dévisageant sa la moindre once de gêne, son regard fut alors attirer de nouveau sur son bras en avisant une lueur blanchâtre y émaner. C’était un peu comme lorsqu’elle se guérissait avec ses mains, sauf qu’il n’en avait rien fait. Son corps avait guérit tout seul…? Il prit la parole tout en lui expliquant qu’en fait, il s’auto-guérissait seul. Fixant toujours le bras, étonnée, elle se fit que ce devait être vachement pratique…

-Woah….

Avait-il laissé échapper malgré elle. Il lui demanda alors si elle n’avait pas remarquer sa mâchoire. Pourquoi il lui demandait un truc pareil? Instinctivement, elle scruta un peu plus son visage, mais étant debout et lui toujours plus bas, elle ne voyait pas. Il lui précisa alors que son coup de poing de plus tôt n’avait pas été la douceur incarnée en soit. Cela lui arracha un bref sourire, quand même fière, mais maintenant qu’il en parlait, c’est vrai qu’il n’avait aucune marque, ne serait-ce qu’une simple rougeur. Finalement, elle se trouva un peu bête de l’avoir accusé d’être un Noble pour ça, mais franchement, comment aurait-elle pu deviner? C’était vachement pratique comme pouvoir.

Celui-ci reprit la parole. Ce qu’il mentionna ensuite fut de plus en plus un choc pour elle. Premièrement, sous-entendre qu’elle l’avait démasqué en partie en supposant qu’elle avait elle aussi goûter à la misère la dérangea un peu, surtout qu’elle se souvenait lui avoir mentionner plus tôt qu’il n’étais pas pauvre. Ce qui était vrai, maintenant qu’elle avait rejoint les Loups d’Acier, avec Avo. Elle se crispa malgré elle lorsqu’il lui avoua qu’il l’avait vue cacher le livre dans le sable un peu plus tôt. Merde. Il avait des yeux derrière la tête, ou quoi? Elle eut peur qu’il la dénonce les premières secondes, mais il continua, lui mentionnant qu’il ne devait pas être un si mauvais garçon. Il n’avait strictement aucune idée… Et cela la rendit mal à l’aise. Oui, ça allait nuire à Juliette-Rose et sa famille, sans doute et non, le livre n’étais pas totalement indispensable, mais elle ne l’avait pas pris avec de mauvaises intentions, au contraire, elle avait voulu faire plaisir à Avo, surtout, puis à Beltram et ses Loups d’Acier. Elle ne pouvait pas lui mentionner un truc pareil, elle n’avait pas non plus envie de ce justifié, elle ne le méritait pas vraiment. Elle se mordit l’intérieur de la joue lorsqu’il lui mentionna un meilleurs endroit pour le cacher. Elle hésita. C’était peut-être un piège. Elle eut malgré elle un sourire en coin lorsqu’il lui précisa qu’il nierait tout si jamais elle prétendait qu’il l’avait aidé. Ah, ça, ça sonnait plus comme quelqu’un venant de la rue, en effet.

Quelques secondes à peine passèrent que Tobias se leva en un bon en hurlant, faisant sursauté Treize qui frôla de trébucher vers l’arrivée. Voyant qu’il détalait comme un lapin vers les deux sœurs dans l’eau, elle se détendit et apporta une main sur sa poitrine quelque seconde en soupirant. Crétin! Elle avait failli crever sur place… Maintenant qu’elle était seule, elle savait que son livre n’était plus en sécurité. Elle n’avait pas envie de le mettre où le lui avait proposé Tobias. Il y avait tout de même trop de risque qu’elle se fasse coincé. Et s’il la montait en bateau? Pourquoi ne pouvait-elle pas s’empêcher de ce méfié de tout le monde? Elle secoua la tête. Avo lui dirait sans doute de ne pas lui faire confiance. Elle ne pouvait qu’avoir confiance en lui, de toute façon. Ce mec, elle ne le connaissait pas et puis il semblait vraiment s’inquiéter pour les intérêts de Mme des Myrtilles. En fait… C’était tout en son honneur, même. Il n’avait clairement pas envie de vouloir profiter d’elles d’une quelconque façon, c’était rarement vue ce genre de chose dans son monde.

Alors que tous le monde jouait dans l’eau, Treize s’activa et alla chercher discrètement son livre de recette qu’elle glissa dans sa poche puis, elle marcha en direction du Charriot, comme le lui avait mentionné le jeune homme de 17 ans. Curieuse, elle avisa tout de même l’endroit qu’il lui avait mentionné, mais choisi de continuer sa route un peu plus loin, soit, entre quelques arbres et des rochers. Son regard cherchait un endroit à l’abri des intempéries et pour ça, elle avait de l’œil! Avisant un petit espace bien camouffle sous une roche, elle se mit à genou et y enfoui le livre. Une fois chose faire, elle retira sa botte et pris la recette qu’elle plaça délicatement entre les pages. Elle reviendrait ici avant de rentré et prendrait les choses. Ce ne serait pas un grands détour en soit. En tout cas, sa en valait la peine pour avoir l’esprit tranquille.

Revenant donc sur ses pas, elle joua avec sa braguette comme si elle ne faisait que la refermé, signe qu’elle aurait été pissé. Elle finit par mettre les mains dans son dos comme si de rien était, puis avisa le trio qui s’amusait dans l’eau pour s’assoir non loin, les bras appuyer contre ses genoux relever. Tobias fut engloutis sous l’eau et elle esquissa un sourire en coin en avisant Violette et Pétunia s’éclater, mais repris rapidement son air neutre. En fait, une partie d’elle avait vraiment envie d’aller s’amuser, mais une autre refusait. Elle avait trop de truc en tête, notamment Avo. C’était pas mal le seul avec qui elle pouvait se laisser aller, lui faisant oublié ses pensées plutôt sombres. Elle avait envie de vivre ce moment avec lui, pas avec les autres.

Tobias revint vers elle en esquissant un sourire qu’elle répondit par un simple hochement de tête, comme si elle avait fait ce qu’il lui avait dit. De toute façon, s’il s’en rendait compte c’était parce-qu’il avait joué aux trop curieux en avisant ce qu’elle y avait caché, ce qui aurait prouvé sa théorie de ne pas trop lui faire confiance. Déjà qu’elle lui parlait et ne le détestait pas tant que ça, c’était déjà très bien. Elle était sans doute la seule ici présente à en être consciente. De toute façon, ce ne serait pas quelque chose qu’elle avouerait, alors.

Une fois à sa hauteur, il lui proposa de retirer ses bottes, lui disant qu’elle apprécierait, ce questionnant sur le fait qu’elle n’aimait soi-disant pas le faire. Elle lui jeta un bref regard noir. En fait, elle adorait ça. Si ce n’était que d’elle, elle déambulerait nue pied tous le temps. Là, elle avait tout simplement peur de se trahir en gigotant ses orteils dans le sable doux dans tous les sens avec délectation alors qu’elle avait mentionné ne pas aimer la chose. Bon, elle n’avait plus la recette dans sa botte, elle pourrait bien en profiter juste un petit peu?... Après un petit moment à ce demander les pours et les contres, elle céda. Retirant celles-ci, elle ignora les regards sur elle et jeta un œil discret sur ses orteils. Bon, ce n’étais pas les siennes. C’était encore le genre de truc qui la rendait un peu nerveuse. À savoir si son pouvoir n’avait pas une petite erreur de parcours. Cela pouvait encore arriver parfois. Bien que personne ne le remarquerais peut-être, elle, elle noterait bien que ses pieds étaient plus féminin, sinon et ce aurait été suffisant pour la rendre nerveuse. Satisfaite, elle enfonça doucement ses pieds dans le sable, mine de rien. En plus, sa faisait du bien.

Ce petit moment de détente fut de courte durée puisque Violette s’approcha d’elle en lui tendant la main. Elle ne voulut pas hésiter, sa aurait paru bizarre. Elle la prit donc, un peut gêner et se laissa entraîner par la jeune fille de 11 ans pour une petite balade alors que leurs pieds s’enfonçaient dans l’eau. Treize à un moment sursauta en s’entend les vagues monté plus haut que ses mollets, faisant quelques pas nerveux pour s’éloigné de l’eau ce qui fit rire la jeune fille aux yeux noisettes.

«Ta si peur de l’eau?!»

Fit-elle en gloussant.

-Ha… Disons plutôt que j'ai été surpris…

Répondit-il en se frottant timidement la nuque pour regarder ses pieds. C’est vrai qu’elle avait un peu trop réagis et elle se trouvait un peu bête elle-même, alors elle n’en voulait pas à Violette d’avoir rie.

Puis, la jeune fille lui mentionna qu’elle l’aimait beaucoup et se sentait bien en sa présence. Treize se raidit un peut, se contentant toujours de regarder ses pieds. Elle esquissa un bref sourire, s’entend ses pommettes rougir alors que Violette prenait de nouveau sa main. Elle regrettait peut-être de ne pas comprendre ses sentiments qui se bousculaient en elle. Elle avisa leurs doigts enlacée et trouva cela agréable, aussi. Seulement… Elle n’était pas Oliver. Et puis, comment faisait-elle pour être aussi… Naïve? Elle se mordit la lèvre. Elle aurait bien aimé l’être aussi, en fait. Elle n’osa pas répondre, elle aurait eu l’impression de mentir. Son cœur se serait serré. Elle ne l’aimait pas vraiment, enfin, elle ne pensait pas. Si mêmes les adultes avaient du mal avec ce mot, alors elle ne voyait pas pourquoi ce serait aisé pour elle. Elle aimait la présence de Violette. Elle avait aimé son baiser, aimait ses doigts contre les siens et son rire… Mais elle ne l’aimait pas et elle, elle ne l’aimait pas non plus. Elle n’aimait qu’un masque, qu’un subterfuge. Treize était triste pour elle, au fond.

Ce fut un message télépathique qui la sortie de ses pensées. Même si Violette lui racontait à quel point elle aimait venir ici et blablabla… La jeune voleuse c’était arrêter, feignant d’aviser l’horizon, mais était tout simplement toute ouïe envers les paroles de son meilleure ami. Elle eut un bref sourire à ses propos, elle ne pouvait s’en empêcher. Elle se trouva bête de s’inquiéter pour Avo, il était sans doute plus débrouillard qu’elle en plus et visiblement il profitait bien de sa journée.

**On est d’accord! Moi j’ai un truc pour toi… Le meilleur biscuit que tu n’auras jamais goûté! Enfin, tu en a une part! Même sec il sera succulent j’en suis sûre.**

Elle gloussa sans trop le vouloir alors que Violette lui lança un sourire tout en continuant de parler, visiblement, son petit dérapage avait bien passé.

**Tu reviens bientôt?**

N’avait-elle pu s’empêcher de lui demander. Elle se mordit la lèvre. Elle ne voulait pas qu’il la trouve énervante, mais là, ici, sur cette plage, il lui manquait vraiment beaucoup. Elle voulait tellement qu’il soit là. Celui-ci lui mentionna alors qu’il serait effectivement bientôt là. Elle était heureuse, intérieurement. Il lui demanda ensuite elle était où. Cette fois, sa voix laissa sans doute trahir sa pointe de mélancolie.

**Je suis sur une plage… Longue histoire je te raconterais tout à ton retour, mais ce n’est pas pareil sans toi. J’aurais préféré que tu sois là.**

Ce n’étais pas pour qu’il se sente mal, elle avait seulement besoin de le lui dire. Celui-ci lui répondit en lui demandant de ne pas trop s’éloignée afin qu’il n’a à trop la chercher. Il ajouta ensuite qu’il s’ennuyait d’elle, ce qui lui fit un pincement, mais à la fois la rassura un peu. Au moins, elle n’était pas toute seule dans cette situation? Elle alla y répondre, mais Violette lui effleura doucement le bras, ce qui la fit un peu sursauté.

«Tu en pense quoi?»

Et merde. Répondre à ce genre de question sans connaître le début de la phrase c’était ardu. Elle eut un bref rire, ce qui sembla convenir à Violette. Elle n’avait pas dit oui ou non pour un truc, là!

-Je ne sais pas…

Sa réponse ne sembla pas tout à fait plaire à son interlocutrice, mais c’était la plus neutre possible qu’elle pouvait lancer sans avoir écouter ses propos. Elle ne voulait pas la blessée en lui disant qu’elle ne l’avait pas écouté… Celle-ci lui répéta alors la question, sans doute un peu incrédule. Elle lui avait alors demandé si elle avait apprécier leur baiser et si sa la dérangeait s’ils s’embrassaient une autre fois. Treize se sentie aussitôt rougir. Ah, sa expliquait pourquoi Violette était couleur vermeil. Elle eut un petit sourire.

-Justement, je ne sais pas. Tu es aller trop vi…

Elle eut envie de se frapper le front, ce n’étais pas ce que son esprit lui avait dit de dire, mais sa bouche en avait fait qu’à sa tête! Bien entendu, une brune se jeta sur elle de nouveau, ne lui laissant même pas la chance de terminer sa phrase. Elle y était tellement allée de bon cœur, que Treize eut peur qu’elles ne se fracassent le nez. La surprise passée, elle put profiter un peu de ce contact, qui lui donna soudainement l’impression que le soleil était très, très chaud. Les mains de Violette se joignirent aux siennes et la jeune voleuse ne put s’empêcher de se faire violence malgré le côté… Agréable de la chose. Elle embrassait une fille! Quelqu’un! Peu importe… Ce, ce n’étais pas du tout dans ses plans, ça! Elle ne pouvait pas ce jouer comme ça de Violette, c’était… Mal. Treize rompis le baiser et relâcha les mains de la jeune fille 3 ans plus jeune qu’elle. Son regard observait le sol. Elle ne savait pas quoi dire, alors elle dit la chose qui serait la plus logique?

-J’ai… Écoute… Je te trouve vraiment gentille… Et jolie… Et… Tout, mais c’est que j’ai une copine… Et, je ne crois pas que c’est bien d’embrassé une autre fille… Je voulais te le dire… Mais…

Ce regard qu’elle lui lança! Elle reçut une belle gifle directement sur la joue, ne lui laissant pas le temps de s’enfoncer d’avantage dans son semi mensonge alors que Violette tourna les talons en lâchant un «On s’en va!» un peu cassé par les émotions, mais qui ne laissait pas vraiment place à la discussion. Sous ses paroles, Pétunia obtempéra tout de suite, abandonnant ses dessins pour jeter un bref regard vers sa sœur qui éclata en sanglot. Eh merde… Jetant un bref regard vers l’horizon, Treize ravala elle-même un sanglot. De un, ça avait quand même fait mal et de deux, bah, sa lui faisait tout de même de la peine ce mensonge, mais elle avait besoin de temps… Pour comprendre tout ça. Voyant que tout le monde c’était activé sauf elle, la jeune voleuse pressa le pas vers la charrette toujours en regardant ses pieds. Elle n’avait vraiment pas envie de croisé le regard de Violette, ni de qui que ce soit.

Les deux sœurs étaient monté à l’avant, Violette tenait les rênes et lui jeta un bref regard peiné que Treize n’osa pas soutenir alors que les larmes de celle-ci perlaient encore sur ses joues. Pétunia demanda alors ce qui se passait, mais sa sœur ainé lui conseilla de se la fermé. Pour ça, elle était un peu d’accord. Elle monta donc à l’arrière avec Tobias, s’installant à l’opposer comme plus tôt tout en mordant sa joue pour contenir le flot d’émotion qui l’avait submergée. Maintenant qu’ils étaient de nouveau en route vers la ferme, elle put au moins ce concentré à répondre à Avo.

**Tu me manque aussi Avo… J’ai hâte de te voir et qu’on vienne s’amuser sur cette plage toi et moi… T’en fait pas… De toute façon, Beltram m’a dit qu’on restait encore ici quelques jours. Tu n’auras qu’à chercher l’Auberge de Cristal, c’est son nom. Tu ne pourras pas la raté il y a une grosse pancarte en bois en forme de cristal juste devant… Sinon bah, tu sais bien que je vais t’attendre.**

Son message télépathique était totalement masqué du tourbillon qu’elle ressentait présentement. Il y avait au moins une chose de bien avec ça. Elle avait peut-être semblé un peu triste dans l’intonation de sa voix, mais elle ne pensait pas vraiment qu’il y verrait quelque chose, ou peut-être noterait-il le fait qu’elle s’ennuyait de lui ou qu’elle était tout simplement un peu blasée.

La route ce fit dans un silence assez lourd. Même Pétunia n’avait pas pipé mot de tous le trajet, comprenant bien que sa sœur risquais vraiment de s’énervée si elle tentait quoi que ce soit. Ils finirent par arriver à la ferme après un petit moment – qui en fait parut comme une éternité pour Treize – Et dès qu’Onyx fut arrêter, Violette déguerpie à la course vers le poulaillé sous le regard intriguée de Juliette-Rose qui arrivait à leur hauteur alors que Treize descendait de la charrette.

«Tout c’est bien passé? Monsieur Hubert semblait satisfait? Vous en avez mis du temps… Elle à quoi, Violette? Vous vous êtes encore disputée?»

Treize se crispa alors que la dame rondelette parlait à la jeune fille de 11 ans. Celle-ci lui jeta un bref regard puis le rapporta aussitôt à sa mère en souriant, lui expliquant que Violette était simplement en colère parce-qu’elle n’avait pas pu tenir les rênes à sa place pour le retour. C’était faux, mais sincèrement, elle fut étonnée que cette explication soit suffisante, tout comme étonné que celle-ci mente. Poussant un bref soupir, Juliette-Rose se tourna vers Tobias afin de lui demander son aide pour retirer les sangles du cheval, puis aller serrer le chariot à son endroit. Elle lui mentionna qu’il pouvait ensuite prendre congé s’il le désirait.

-Bon, moi je dois vraiment y aller, là. Je vous remercie vraiment pour le diner Mme des Myrtilles et votre accueil vraiment chaleureux. Malgré que je suis inquiet pour mon chien, j’ai quand même passé une très belle après-midi… Merci.

Avant la gifle, tout n’allait tout de même pas si mal. Elle mentait un peu, mais bon, elle voulait être polie et surtout gentille. Bien entendu, la dame lui souria et l’invita a repassé quand elle le voudrait. Celle-ci lui ébouriffa gentiment les cheveux alors qu’elle quitta vers l’écurie avec Tobias qui lui demanda si elle avait envie de faire la route du retour avec lui. En fait, elle avait plutôt l’impression qu’il voulait autre chose et pour une fois, elle n’était pas tétanisée à cette idée. C’était plus comme s’il voulait trainer un peu avec elle sans trop le préciser devant Pétunia qui le prendrait sans doute mal. Dans tous les cas, sa sonnerait un peu étrange qu’elle lui dise non. Elle jura intérieurement, puis afficha un bref sourire, totalement faux, mais ça il n’y avait qu’Avo pour remarquer ce genre de truc chez elle.

-Euh ouais… Je vais chercher mes trucs plus loin…

Elle aurait peut-être dû avoir l’air plus motivée à cette idée, mais déjà elle s’efforçait de ne pas lui jeter un regard méfiant. Elle allait vraiment être coincée avec un mec, toute seule? Elle dû se faire violence pour se répété que techniquement, là, elle en était un et que Tobias se cherchait peut-être tout simplement un pote. Quant à ses trucs, c’était tout à fait possible qu’elle l’est aient abandonné plus loin. Que ce soit Treize ou Oliver. Déjà qu’elle sentait qu’elle ne pourrait pas retourner à la plage puisqu’elle serait coincé seule avec Tobias, elle n’allait pas en plus devoir revenir ici chercher son sac et son manteau…

Elle fut sortie de ses pensées alors que Pétunia se jeta dans ses bras pour lui offrir un câlin chaleureux. Treize referma timidement ses bras autour d’elle en un bref sourire. La jeune fille de 11 ans lui mentionnait de ne pas s’en faire pour Violette, qu’elle avait parfois de ces réactions exagérée, mais qu’elle lui en voulait pas au fond, peu importe ce qui c’étais passé. Cela la soulagea un peu. Elle trouva même cela gentil de sa part, de vouloir la rassuré.

-En tout cas tu lui diras que je suis désolée… Je ne voulais pas la blessé, sincèrement.

Fit-il. Elle était vraiment franche. C’était juste trop… Compliqué en ce moment dans sa tête, il y a de cela à peine son réveil, elle n’aurait jamais pensée qu’un jour elle serait frappé de ce genre de… Sensations envers une personne. Qu’elle soit une fille ou non ne la perturbait pas tant que ça, enfin un peu, mais cela l’aurait sans doute d’avantage perturbé si sa aurait été un garçon. Sur cette pensée, Tobias refit son apparition et fit ses salutations à Pétunia qui, encore une fois, lui fit promettre de revenir les voir, alors qu’a Tobias elle s’assura de le revoir demain matin.

Les mains dans les poches, Treize quitta donc les lieux en tentant de rester le plus naturelle du monde en présence de Tobias. Une fois sur le chemin, elle continua quelques pas vers des buissons et y tira un sac et un manteau qu’elle fourra à l’intérieur.

-Il faisait plus frais ce matin… Je n'avait pas trop prévue de courir après mon chien avec mon sac sur le dos.

Fit-il, au cas où celui-ci se pose des questions. Après tout, son histoire ce tenait bien. Elle avait simplement un tantinet déformée la vérité. Se mettant donc en marche, elle jeta un bref regard vers le jeune homme. Ils avaient au moins trois à quatre pied de distance et sans doute en aurait-elle pris d’avantage s’il n’avait pas marché en plein milieu du sentier.

-Tu voulais vraiment qu’on fasse le chemin ensemble? Tu veux quoi? Si je te servais d’alibi pour t’éclipsé et bien voilà c’est fait…

Dit-elle tout simplement. Ouais et bien maintenant qu’ils étaient seuls, elle voulait bien savoir ses intentions. De toute façon, elle était prête. En ayant fourré son manteau dans son sac, elle avait glissé subtilement sa dague sur le côté de sa botte, comme elle le faisait toujours maintenant au lieu de la laissé traîner dans un sac, inutilement. Puis, sans répondre tout de suite à sa question, celui-ci lui mentionna qu’il avait voulu lui rendre service en reprenant ses choses, puisqu’il avait remarqué qu’elle n’aurait pas eu la chance de les prendre avant de partir et que rien n’y était. Treize se raidit un peu et lui jeta un regard oblique. Sa semblait le déranger? On dirait…

-Peut-être que j’avais rien, aussi.

Fit-il tout bonnement, haussant les épaules pour tenter de se détendre et d’avoir l’air non-chalant. Pourtant, le regard que Tobias lui jeta semblait sous-entendre qu’il n’en croyait pas un mot. D’un autre côté, il disait l’avoir vue, alors qu’elle, elle était sûre que non. Cela la fit étrangement sourire. C’était évident que ce garçon connaissait les trucs de la rue, puisqu’il l’avait démasqué assez aisément, même si depuis le début elle tenait mordicus sur le contraire. En plus, il semblait comprendre qu’elle ne comptait pas lui faire confiance aussi facilement. Ce qui était une bonne chose? Bonne question. En tout cas, elle le croyait un peu lorsqu’il lui disait avoir vécue aussi son lot de difficulté. Ils le cachaient tous de toute façon, n’est-ce pas? C’était pas mal la première personne qui l’avait cerné aussi facilement sous une de ses apparences. Merde, où est-ce qu’elle c’était vendue?

-Bon... D’accord… Je l’ai juste planqué ailleurs. Remarque, j’ai bien fait parce-que tu y aurais touché. Tu aurais pu te faire coincer et je n’aurais surement pas dit que c’était moi qui avais mis ça là. Tu t’aurais mis dans le pétrin tout seul…

C’était juste pour soulever le point qu’au fond, elle avait eu raison de ne pas lui faire confiance… À sa façon.

-Alors, tu crèche où en attendant? J’imagine qu’après la saison tu vas aller rejoindre ton frère à l’autre village, tu ne fais surement pas toute la route à tous les jours?

Ouais, parce-que cela voulait dire qu’il traverserait le village et donc qu'ils faisaient en fait sa route à elle ensemble. Il verrait dans qu’elle Auberge elle s’engouffrerait et ce n’était pas celle qu’elle avait nommé plus tôt! Merde.
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Avo
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MessageSujet: Re: Do not judge a book by its cover [PV TREIZE] Mar 14 Mar 2017, 16:01

Un sourire se glissa sur ses lèvres fines alors qu’il portait son regard céruléen vers l’océan devant lui. À voir les traits qu’avaient affichés Treize, Avo comprit qu’il avait carrément attiré son attention sur lui avec son message télépathique! Dans ta gueule, Violette! Pourquoi ressentait-il une satisfaction incroyable à vaincre l’adolescente qui, somme toute, avait toujours été gentille avec lui? Il n’en savait rien, mais malgré tout, il profita du moment présent, savourant sa petite victoire personnelle et secrète. L’air de rien, Tobias écouta les propos échangés par Oliver et l’aînée de la famille Des Myrtilles et dut se battre avec lui-même afin d’éviter de sourire comme un con! Il avait réussi à distraire suffisamment Treize pour lui faire perdre le fil de la conversation que tentait d’entretenir Violette. La jeune fille répéta sa question une deuxième fois et le jeune métamorphe ne put empêcher son cœur de se serrer. Il jeta un regard par-dessus son épaule et, alors que Treize s’apprêtait à bafouiller une réponse, la jeune fille de 14 ans s’avança brusquement pour lui voler un autre baiser. AH!! Comment osait-elle?! Mais le pire, dans tout ça, fut de voir que sa meilleure amie ne la repoussait même pas : au contraire, elle sembla profiter du moment présent, l’espace d’un instant fugace.

Et merde! La frustration se fit sentir de nouveau à l’intérieur du jeune homme qui avait envie de se relever d’un bond pour abandonner ses compagnes derrière lui. Malgré tout, il prit une grande inspiration pour reprendre contenance et se contenta se passer nerveusement une main sur sa nuque. Ce qu’Avo n’avait pas prévu, c’était le revirement de situation qui s’annonçait brusquement devant lui. Treize sembla rompre le baiser, puis bafouilla un mensonge bien placé qui eut pour effet de les surprendre tous les deux, Violette et lui. De quoi parlait-elle?! La semi-elfe n’avait pas de petite amie! Ou alors… Ou alors elle n’appréciait pas vraiment ce contact? Et voilà qu’un nouveau sentiment de soulagement se faisait sentir. Elle n’était pas amoureuse de Violette! Oh bon sang qu’il se sentait bien, tout à coup! Visiblement, la principale intéressée était – pour sa part – bousculée par une montagne d’émotions, puisqu’elle gifla Oliver sans le moindre préavis! L’aînée Des Myrtilles tourna les talons et somma aux autres individus présents qu’il était temps de partir. Quelque chose lui disait qu’il n’y avait aucune place à la discussion…

Avo se redressa donc, épousseta ses vêtements, puis alla récupérer ses bottes qui trônaient plus loin sur la plage non sans jeter un bref regard vers Violette qui éclatait en sanglots. Malgré le fait qu’il la méprisait un peu en ce moment, il ne put s’empêcher de ressentir de la compassion pour elle. Ça devait être douloureux, à l’intérieur, de se faire rejeter de la sorte. Tout le monde s’activa dans le but de se préparer à partir. Tous sauf Treize, qui restait derrière à regarder ses pieds. Au bout d’un moment, elle décida finalement de les rejoindre, grimpant à l’arrière, aux côtés de Tobias, sans piper mot. L’embarcation se remit en route sur le chemin cahoteux qui menait à la ferme Des Myrtilles. Pétunia tenta de savoir ce qui s’était passé, mais fut rapidement rabrouée par son aînée. Un silence de plomb trônant dans l’embarcation et Avo laissa son regard céruléen se promener sur le paysage qui s’étalait devant lui. La réponse de Treize se fit enfin ressentir, dans son esprit, et il dut se faire violence pour ne pas sourire. Il avait réellement hâte de revenir sur cette plage avec sa meilleure amie… Bien que cette fois, il opterait pour sa forme canine!

Après de longues minutes qui parurent une éternité, la charrette arriva enfin sur les terres de la famille Des Myrtilles. Dès que l’étalon s’arrêta, Violette se jeta au sol et détala aux pas de course en direction du poulailler, Cassis sur les talons. Un air interrogateur au visage, Juliette-Rose s’approcha du trio qui était resté derrière et Avo hocha de la tête lorsqu’elle demanda si la livraison s’était bien déroulée. Il se jeta en bas de l’embarcation, puis se crispa un peu lorsque la propriétaire des lieux s’interrogea sur le comportement de sa fille aînée. Heureusement, Pétunia prit le blâme sur elle, probablement dans un élan de générosité envers son ami Oliver. Non sans un soupir, Madame Des Myrtilles demanda à Avo de l’aider à retirer les sangles d’Onyx et d’aller ranger la charrette là où elle se trouvait préalablement, après quoi, il aurait son après-midi de congé.

Le jeune homme s’affaira à la tâche quand il entendit sa meilleure amie déclarer qu’il était temps pour elle de rentrer. Oh!! Il devait se dépêcher! Il avait… il avait envie de passer encore du temps avec elle. Ce qui était normal, somme toute, vu le lien étroit qui les unissait (bien que, pour le moment, elle n’était pas au courant de sa véritable identité). Une fois l’étalon libéré, Avo agrippa les rênes de la bête et l’attira à sa suite, en direction de l’écurie. Treize marchait à ses côtés, son regard étant dirigé vers ses pieds. Était-elle encore perturbée après son altercation avec Violette?

- Si ça te chante, on pourrait faire un bout de chemin ensemble? Demanda-t-il à son intention. Ce serait plus sympa que de marcher tout seul…

Malgré tout, Oliver esquissa un sourire auquel Tobias se fit un plaisir de répondre. Le gamin aux cheveux noirs accepta sa proposition, puis déclara qu’il allait d’abord quérir ses trucs, propos auxquels Avo se contenta de répondre d’un simple hochement de tête. Sa meilleure amie s’éloigna et le jeune homme de 17 ans s’affaira à terminer sa besogne. Il attira la monture jusqu’à son box, la fit entrer à l’intérieur et lui retira son mord et ses rênes. Le semi-fée brossa la bête, puis s’assura qu’il avait suffisamment de nourriture avant de quitter et de refermer derrière lui. Il sortit ensuite de l’écurie et alla rejoindre Madame Des Myrtilles afin de l’aider à tirer la charrette à l’écart, histoire de la ramener à l’endroit où elle était normalement rangée. Au loin, Avo put voir Treize qui enserrait Pétunia dans ses bras, les deux adolescentes échangeant quelques mots qu’il ne pouvait percevoir. D’ailleurs, il était si coincé dans son observation que la voix de Juliette-Rose le tira hors de son songe, le ramenant à l’ordre. Ah tiens? Il était debout comme un imbécile, à ne rien faire? Il s’empressa de s’excuser pour son manque de coopération, puis se mit à la tâche, tirant l’embarcation de bois à sa suite. Une fois la tâche exécutée, Juliette-Rose le remercia pour sa précieuse aide de la journée et lui donna son congé. Il ne lui restait que deux journées de travail avant d’être libéré et d’être payé! Bon sang, il avait hâte de voir toutes ces belles piécettes entre ses mains! Ça lui donnerait suffisamment de sous pour acheter un truc convenable à sa meilleure amie pour son anniversaire…

Avo salua sa patronne, puis s’éloigna, les mains dans les poches, en direction d’Oliver et de Pétunia. À sa vue, la jeune fille comprit que ses deux copains quittaient pour la journée. Elle s’assura donc qu’Oliver reviendrait les voir un de ses quatre, puis confirma avec Tobias qu’il serait présent dès le lendemain. Le jeune homme aux cheveux de neige esquissa un sourire, puis opina du chef avant de quitter aux côtés de sa meilleure amie. Les deux copains marchèrent un moment en silence, quand soudain, Treize bifurqua sur la droite pour farfouiller des buissons. Elle en sortit son vieux manteau ainsi que son sac qu’Avo put facilement identifier. Évidemment, elle justifia son geste en prétextant que la matinée avait été plus fraîche, ce qui n’était pas faux en soi. Le semi-fée dut se retenir pour ne pas sourire : elle était chou quand elle tentait de se justifier de la sorte alors qu’au fond, il savait pertinemment qu’elle lui mentait. Ils se remirent donc à marcher, gardant une distance « sécuritaire » entre eux. Au bout d’un moment, Treize prit la parole et Tobias lui jeta un coup d’œil surprit. Qu’allait-il répondre à ça? Il ne savait pas quoi dire pour ne pas se trahir.

- Et bien, à la base, je voulais simplement te couvrir pour te permettre de partir de la ferme Des Myrtilles avec tes trucs, fit-il instinctivement sans trop réfléchir. En ramenant la charrette à sa place, j’ai jeté un coup d’œil près de la roue arrière, voir si tu avais suivi mon conseil. Il n’y avait rien. Alors je suppose que tu as eu le temps de reprendre ton dû… M’enfin, je voulais simplement t’aider, tu vois…

Rapidement, l’adolescente se défendit, prétendant qu’elle n’avait peut-être rien à cacher. Mouais, à d’autres. La gueule qu’afficha le métamorphe laissait bien sous-entendre qu’il n’en croyait pas un traître mot. Elle se foutait de sa gueule, pas vrai? Un silence régna… et finalement, Oliver craqua, prétextant qu’il avait planqué son butin ailleurs. C’est exactement ce qu’Avo soupçonnait. Rapidement, la semi-elfe détourna la situation à son avantage, prétextant qu’elle lui avait rendu service, puisqu’au final, il avait été assez fouineur pour jeter un coup d’œil à la cachette qu’il avait lui-même désignée.

- Non, mais attends, j’en ai rien à faire de ce que tu as bien pu voler, se défendit-il… un peu maladroitement, il fallait l’avouer. Je voulais juste m’assurer que tu n’aurais pas d’ennuis. De toute façon, elles me connaissent déjà alors que toi…

Treize ne releva pas sa remarque. Elle se contenta de lui demander où il créchait, visiblement curieuse de voir où il se rendait, comme ça. Devait-il mentir? Après tout, il doutait RÉELLEMENT qu’elle apprécie la réponse « bah je me transforme en clébard et je dors dans un buisson ». Non non… il voulait garder son identité secrète, un point c’est tout! Il décida donc d’opter pour une semi-vérité.

- Non, c’est trop loin et ça me prendrait un temps fou, répliqua-t-il. Plus loin sur la route, il y a un autre embranchement en « y ». Le côté gauche mène au village, le côté droit descend de nouveau vers la grève. Là, il y a une cabane de pêcheurs, j’y crèche depuis quelques jours. J’y ai croisé personne et ça ne me coûte pas un rond… Alors bon… La plage y est nettement moins belle et intéressante que là où nous étions plus tôt, puisque ce n’est que du gravats. Mais je m’en fou.

Il y avait déjà jeté un coup d’œil il y a quelques jours et y était resté une partie de la journée, mais n’avait pas réellement profité de l’endroit. Alors est-ce qu’on pouvait dire qu’il s’était approprié l’endroit? Pas du tout. Toutefois, une lueur malicieuse sembla naître au fond des prunelles de Treize. Visiblement, elle ne le croyait pas. Oh bon sang… elle allait lui demander de prouver que ce qu’il disait était vrai! Il reconnaissait cette expression sur son visage entre mille! Elle était vraiment décidée de le prendre en défaut, pas vrai? Bon… il allait devoir jouer le jeu pour ne pas paraître trop louche. Il poussa un soupir et se passa une main dans ses cheveux couleur neige.

- Tu veux voir cette fameuse cabane? Demanda-t-il finalement, un peu à contrecœur. Je ne sais pas quel point tu essaies de démontrer, mais je vais te prouver que je dis vrai, si tu y tiens vraiment.

Il planta son regard céruléen dans les yeux du gamin devant lui. Ce dernier sembla peser le pour et le contre de cette proposition, puis, au bout d’un moment, acquiesça. Ils marchèrent donc en silence sur le chemin de terre battue, puis une fois arrivé à l’intersection, bifurquèrent vers la droite. Le chemin descendait de façon beaucoup plus escarpée et la végétation était beaucoup plus présente que sur la route principale. Un escalier de pierres s’étala devant eux et les deux gamins le descendirent nonchalamment. Au bout de moment, leurs pieds marchèrent sur des amoncellements de gravats et une petite cabane sur pilotis trônait devant eux. La mer se trouvait beaucoup plus loin sur la grève, mais parfois, la marée montait relativement haut, à voir les marques laissées par l’eau sur la falaise derrière eux. Avo prit les devants, contourna la petite maisonnette, puis agrippa l’échelle de bois qui menait sur le perron qui se trouvait juste devant la porte d’entrée. Une fois tout en haut, il attendit qu’Oliver vienne le rejoindre.

- C’est ici que je dors depuis quelques jours, déclara le semi-fée en s’appuyant sur la rambarde de bois, juste devant lui. As-tu vraiment besoin de voir ce qu’il y a à l’intérieur ou ça te va, comme explication? Sinon, va voir par toi-même. Mouais, je vis par seul lorsque je suis loin de mon frère. J’aime bien, en fait. C’est tranquille. Pour la nourriture, Madame Des Myrtilles me nourrit comme si je formais une armée à moi seul, alors je n’ai jamais vraiment faim. Ou sinon, j’ai réussi à récolter des palourdes sur la grève. Une fois bouillies avec des herbes, c’est délicieux. T’as déjà essayé?

Il improvisait totalement, mais s’étant informé sur ce fruit de mer (par curiosité), il savait comment les préparer de façon simple et efficace. En cas de besoin, ça pourrait lui donner un sacré coup de main! Il scruta les prunelles bleutées d’Oliver, puis poussa un soupir avant de ramener son attention vers l’horizon.

- Qu’est-ce que tu cherches à prouver? Demanda-t-il enfin. On dirait que tu souhaites que je sois un criminel ou un truc du genre. Comme si j’avais des trucs à cacher. Tu te méfies constamment. Je ne peux pas t’en vouloir pour ça, mais quand même. Je trouve ça… étrange.

L’air salin de la mer se leva, faisant virevolter leurs cheveux au gré du vent. Lentement, l’océan gagna du terrain et de gros nuages noirs se formèrent au loin. La température changeante reflétait typiquement l’instabilité du printemps. Ainsi, ce n’était pas si surprenant de voir une tempête se lever si soudainement. Avo voulut ouvrir la bouche pour déclarer un truc, mais son attention fut rapidement portée vers l’horizon. Les vagues se heurtaient rapidement à la grève, signe que la mauvaise température s’approchait rapidement.

- Tu devrais peut-être partir. Ça risque de barder d’ici quelques minutes…

Des éclairs jaillirent rapidement dans le ciel et le semi-fée se rappela soudainement que Treize avait la trouille des orages. À noter l’expression qu’elle affichait, il comprit assez vite qu’elle n’arriverait pas à l’auberge à temps. En fait, il était probable qu’elle se retrouve coincée sur les routes – bien à découvert – avant même d’atteindre le village. Elle n’avait pas à dire quoi que ce soit, il comprit instantanément son hésitation, même très brève. Sans crier gare, le jeune homme fit volte-face et ouvrit la porte du petit refuge, incitant Oliver à faire de même.

- À moins que tu préfères affronter les intempéries tout seul? Laissa-t-il échapper à son attention.

Au bout d’un moment, le gamin aux cheveux noirs obtempéra et le semi-fée referma la porte derrière lui. Le vent était si fort que les fenêtres tremblaient et la porte menaçait de s’ouvrir à tout moment. Avo apposa le loquet et bloqua la paroi de bois avec une table. Il s’approcha ensuite de la fenêtre et quelle ne fut pas sa stupeur de voir que les vagues les avaient alors rejoints! L’eau léchait maintenant les pilotis de la maisonnée et s’abattait contre la falaise derrière eux. C’était… vraiment impressionnant. Les éclairs déchiraient le ciel au-dessus d’eux et il crut remarquer qu’Oliver sursauta. Et merde. Ce dernier le questionna à savoir s’il avait déjà assisté à une tempête du genre.

- Pas ici. Ça ne fait pas longtemps que je loge dans cette cabane… Certes, il a déjà plu depuis que je crèche dans cet endroit, mais une tempête du genre, c’est la première fois. Allez, ne t’inquiète pas. Je suis sûr que ça tiendra le coup! Après tout, ce genre de refuge est conçu pour résister aux marées hautes, non? Sinon, ses bâtisseurs ne l’auraient pas mis sur pilotis…

La mer se déchaînait et Avo songea qu’il devrait plutôt changer les idées de Treize avant qu’elle ne se mette à paniquer. Lui-même ne se sentait pas des plus à l’aise, dans l’immédiat…

- Dis-moi, Oliver, ta mère, elle loge où actuellement? Demanda-t-il en invitant le jeune homme à s’asseoir sur le divan. Oh t’inquiète pas pour ton chien, la tempête est probablement beaucoup moins mauvaise dans les terres. Si ça se trouve, il est peut-être même dans la grange de Madame Des Myrtilles! La porte est restée ouverte toute la journée. Il va bien, j’en suis sûr. Sinon… Tu disais que tu étais de passage en Cristal. Tu trouves ça comment?

Le vent sillait et les carreaux des fenêtres continuaient de claquer férocement contre leur socle de bois. Bon sang, ce ne serait pas facile de garder l’attention de Treize rivée sur lui! C’était de loin la pire tempête qu’ils avaient affrontée ensemble… Quoique, dans son cas, elle croyait sincèrement qu’Avo était loin d’elle, en ce moment crucial. Pendant un bref instant, il regretta de ne pas lui avoir dit la vérité plus tôt… Le savoir près d’elle l’aurait probablement rassuré. Elle avait l’air si inquiète, si terrifiée… Merde… Ça lui crevait le cœur.

- Oliver, regardes-moi. Dit-il d’un ton un peu plus autoritaire. Ne me quitte pas des yeux. Ça ira. Ne porte pas attention à ce qui se passe dehors. Je t’assure que tout ira bien. Oui, bien sûr que j’ai la trouille, je mentirais si je disais le contraire… Mais je suis persuadé que l’abri tiendra le coup. Il n’en est assurément pas à sa première tempête! Et pourtant, il est toujours debout!

Enfin, il l’espérait.
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MessageSujet: Re: Do not judge a book by its cover [PV TREIZE] Mar 21 Mar 2017, 03:20

Bien entendu qu’il se défendit aussitôt. Il prétextait qu’il avait tout simplement voulu s’assurer qu’elle n’ait pas d’ennuis. Elle fronça les sourcils. Habituellement, elle aurait sans doute refusé d’en croire le moindre mot, mais non seulement il semblait sincère, mais surtout, il lui avait en fait déjà évité des problèmes, lorsqu’il l’avait surprise plus tôt, prêt de la ferme. Il aurait très bien pu la dénoncer et l’accuser d’avoir quelque chose et là, oui, elle aurait dû courir et vite. Il ajouta aussi un autre point. Il avait raison sur le fait qu’elles le connaissaient et pas elle. Alors même si elle l’accusait pour se défendre – Ce qu’elle n’aurais eu aucun remord à faire, hélas, peut-être en sachant inconsciemment ce fait, qui sais- Elles auraient sans doute penché vers Tobias. Même si elle aurait pu chercher à s’entêter et argumenté sur le sujet, cela n’aurais pas donné grand-chose. Il la détruirait avec ses arguments, elle n’avait pas grand-chose contre lui en fait, ce qui l’énervais sans doute un peu. C’était un garçon, il avait forcément un truc louche et elle le trouverait… Ou pas, parce-que sa dépendais quand même ce que c’était. Il y avait des trucs qu’elle ne voulait pas savoir…

Tout en pensant à ceci, il lui répondit quant à l’endroit où il créchait. Il lui parla d’un chemin qu’elle avait en effet croisé sur sa route plus tôt, mais elle n’avait pas trop eu le temps d’aller investigué puisqu’elle voulait finir son boulot au plus vite et rentré. Là, avec l’heure, elle était presque étonné que Beltram n’avait pas communiqué avec encore par le biais de la télépathie. Il était sans doute encore très occuper et n’avait pas plus vue le temps passé. C’était une bonne chose. Une cabane de pêcheur? Ah, c’était intéressant. Elle irait sans doute rôder pour voir. Sais-ton jamais! Sa pouvait devenir un bon abri temporaire, bien que présentement il était occupé par le jeune homme plus vieux qu’elle.

Celui-ci l’interrompit dans ses pensées en lui proposant d’aller voir. Elle lui jeta un bref regard curieux. Pourquoi? Elle n’aimait pas, elle montrer, ses petits endroits comme ça. Et être seule avec lui dans un endroit comme ça? Loin de tout et de tout le monde? Il était malade, ou quoi? Il ajouta qu’il lui prouverait qu’il n’avait rien à cacher. Ah? C’était exactement ce que ceux qui cachaient des trucs disaient! Elle n’y avait même pas pensée en plus, pour une fois! Enfin un peu… Bon. Elle était armée, elle était une Loup d’Acier… Encore en entraînement certes, mais avec le coup de poing qu’elle lui avait donné plus tôt, même s’il pouvait se soigner plus rapidement avait fait son chemin. Et puis en même temps, ne pas y aller complètement seule pour aller y rôder, sa la rassurait un peu. Pourquoi? Aucune idée. Ce mec était étrange. Il attirait sa curiosité et puis, elle était sou Oliver! Elle devait apprendre à respirer. Et elle espérait vraiment ne pas faire une erreur…

-D’accord, pourquoi pas. J’ai encore un peu de temps…

Elle risqua un regard en sa direction alors qu’il la fixait. Ils finirent par se mettre en route et gardèrent le silence un bon moment. Treize observait les lieux avec un certain intérêt, tout en tâchant de garder une distance respectable avec Tobias qu’il semblait respecter, ou bien ne le remarquais pas. Après tout, le sentier, même s’il avait rapetissé restait large, jusqu’à ce qu’il se réduise encore et qu’elle finisse derrière le jeune homme. Non seulement par mesure de précaution, mais aussi parce-que bon, c’était lui qui lui montrerais un truc, non? Bien que le terrain fût de plus en plus escarper, le duo n’eut aucun mal à tenir la cadence. Devant eux, malgré les arbres, on pouvait voir se dessiner dans le passage le bord de l’eau. Ils arrivèrent à une escalier en pierre et la jeune voleuse trouva cela étrange. Pourquoi avoir pris la peine de mettre ça là? C’était peut-être l’endroit d’une ancienne propriété? Il y aait peut-être des ruines un peu plus loin. À cette idée, elle regarda vers sa droite à travers les arbres, puis rata un pas. Elle se rattrapa de justesse, évitant de s’écrouler dans le dos du jeune homme qui déscendais devant elle.

Ils arrivèrent en vue de la cabane et Treize laissa couler son regard sur les lieux. C’était sympa, il fallait l’avouer. C’était tranquille et ont pouvait entendre les sons des vagues un peu plus loin se frapper contre les galets sur lesquels ils marchaient un peu. Elle jeta un bref regard derrière elle et put deviner la hauteur que pouvait prendre la marée. Instinctivement, elle rapporta aussitôt son regard vers la cabane monté sur pilotis et fut rassuré de voir qu’elle dépassait le niveau. Elle n’avait pas envie d’être coincé à cet endroit si jamais. Ils contournèrent la maison et montèrent l’échelle pour se rendre à celle-ci. C’était comme une cabane dans les bois, mais en plus classe… Sans les arbres et avec de l’eau et… Tout aussi classe en fait.

Tobias lui désigna de la main l’intérieur des lieux, puis s’appuya sur la rambarde de bois, lui expliquant qu’il y était depuis quelques jours et si elle voulait entré pour voir. Seule, ouais, avec lui, non. Fallait pas trop lui en demander quand même, mais elle était curieuse de voir à l’intérieur. Est-ce que c’était douillet? Mise à part que Avo aurait un peu de mal avec l’échelle, mais y arriverais tout de même parce-que c’était un chien plein de ressources qui ne se laissais pas bloquer par un escalier trop incliner, sa lui semblait un endroit chouette pour crécher, mais peut-être tout de même un peu trop passant pour elle. Tomber sur un ou des pêcheurs ivres ne lui disait strictement rien.

Malgré tout, elle écoutait son interlocuteur. Elle n’avait pas dit grand-chose, mais il semblait clairement voir à travers elle, en partie. Elle n’aimait pas cela. Elle eut néanmoins un bref sourire lorsqu’il lui parla des palourdes. Oui, elle savait. C’était d’ailleurs la seule façon qu’elle connaissait pour les manger. Les avalée toutes cru, c’était plus dans la palette d’Avo. Tobias lui jeta un bref regard qu’elle soudain sans vraiment s’en rendre compte. Il avait quelque chose… Qu’elle n’arrivait pas à saisir alors qu’habituellement elle était douée pour ça. Elle ne se sentait pas si menacer par lui, pourquoi? Est-ce que c’était parce-qu’elle côtoyait plus d’homme depuis un moment ou qu’elle était plus courageuse sans le savoir? Bonne question. Il la coupa dans ses pensées, encore. Elle se renfrogna aussitôt. Il ne remarqua pas puisqu’il regardait l’horizon, une chance. Elle jeta un bref coup d’œil à ses pieds, puis se contenta de fixer le jeune homme, s’accotant à son tour sur la rambarde lui donnant un air décontracte, bien qu’un pu rater si on la connaissait moindrement, le subterfuge ne fonctionnerais pas du tout.

-Tous le monde à des trucs à cacher. Et puis je préfère me méfier que de regretter par la suite. Est-ce que c’est mal? Et puis tes tout aussi étrange que moi, je te signale…

Ouais, elle devait seulement trouver ce qu’elle trouvait vraiment étrange chez lui. Sa gentillesse? C’était as vraiment un argument en soit. Pour le reste, elle ne savait pas trop, mais elle pouvait sentir qu’il cachait quelque chose. Ce n’était sans doute rien de mauvais, mais…

-Tu m’intrigue c’est tout.

Pfff. Ouais. Qu’il pense pas qu’elle l’appréciait ou un truc du genre, là. Il avait ce truc. Énergie? Bonne question. Ce petite quelque chose, qui lui disait quelque chose. Ou qui lui donnais envie d’être plus familière avec lui? Comme un ami? Pourquoi? Elle n’avait pas besoin d’amis de toute façon, elle avait Avo, c’est tout ce qui comptais. Il ne répondit rien. Elle réalisa qu’elle le fixait toujours. Elle porta son regard vers l’horizon et se raidit alors qu’il lui conseillait de partir. En d’autre temps, elle l’aurait peut-être mal pris, considérait qu’il ne voulait plus de sa présence, mais à voir le ciel… Son cœur était déjà affolé dans sa poitrine et elle calculait le temps que cela lui prendrait pour arriver au village en courant. Elle serait coincée sous la pluie. Ça, ça allait, mais les éclairs se mirent à jaillir au-dessus de l’eau et se fut plus fort qu’elle. Son regard vert fixait le ciel avec horreur. Elle était… Figée.

Elle allait s’activé et tout simplement fuir à la course sans un mot, mais Tobias s’avança rapidement vers la porte de la cabane et l’ouvrit pour s’y engouffrer. Une fois chose faite, il l’invita à le suivre. Non, non, non. Elle observa le ciel, puis Tobias, puis l’intérieur de la cabane. Le ciel fut illuminé alors que le vent monta encore d’un cran. On pouvait entendre le ciel au-dessus de leurs têtes gronder. Elle plaqua aussitôt ses mains sur ses oreilles et entra sans plus d’hésitation, pratiquement à la course. Elle se laissa choir sur le sol, dans le coin opposé de la mer, jetant un regard nerveux autour afin de s’assurer qu’un truc contondant ne lui tombe pas dessus, mais il n’y avait rien. Elle rapporta son regard sur Tobias qui poussait une table devant la porte. Oh putain! En plus elle était coincée avec lui maintenant. Elle pouvait entendre son cœur battre la chamade à travers les grondements du ciel. Le vent soufflait si fort que les volets claquaient, elle pouvait sentir les vagues qui frappaient le pilotis. Puis, un éclair et un coup de tonnère monstre, juste au-dessus de leurs têtes. ILS ALLAIENT MOURIR! Elle allait surtout mourir et avo n’étais pas là, il n’était pas là et peut-être même dans un état pire! Et s’il était coincé dehors? Et s’il…

-Tu as déjà vue une tempête du genre?.... Je… Veux dire que…

Elle stoppa sa phrase sous un autre coup de tonnerre, sursautant malgré elle. Ah en plus, il se moquerait d’elle! On se moquait toujours d’elle, qu’elle ait si peur… C’était juste plus fort qu’elle et c’était la première fois qu’un truc aussi fort frappais et elle était seule, complètement seule! Elle était terrorisée, Avo était loin. Elle avait envie de pleurer, mais Tobias était là et elle était un garçon… Qui menacerait de devenir une fille si sa continuais. Elle avait du mal avec son pouvoir quand elle avait peur ou des trucs comme ça… Elle sentait sa peau picoté, c’était mauvais signe! Elle plongea sa tête dans ses bras, le front appuyer contre ses genoux. Ah oui, sa phrase…

-C’est solide… Cette cabane, ein?

Oui. Solide. Solide… Pas comme un château ou une Auberge… Mais. Il la rassura, enfin, ce qu’il disait ne faisait pas tout à fait son chemin, mais il avait sans doute raison, du moins, elle l’espérait, mais ça n’allais pas, là. Il l’invita à la rejoindre sur le canapé. Non, elle était tétaniser et elle avait peur de bouger, de reprendre sa forme. Un autre coup de tonnerre fit trembler l’endroit, sans doute aussi les vagues, qui n’aidaient pas. Elle bondit et s’assit sur le canapé pour se remettre dans la même position, à l’opposé de Tobias. C’était de toute façon l’endroit le plus surélevé qu’elle pouvait atteindre pour l’heure. Elle ne savait pas nager, elle n’arriverait à rien si la cabane tombais dans les flots, qu’elle horreur… Le jeune homme lui posais des questions sur sa mère et lui parla d’Avo… Enfin, de son sois disant chien. Elle n’arriverait à rien comme ça. Elle avait dit quoi déjà? Elle ne s’en souvenait pas dans l’immédiat. Sans doute à cause de son silence, il lui demanda de le regarder. Son ton était un peu plus sec, mais elle ne le remarqua même pas de toute façon. Il voulait sans doute la rassuré, au moins il ne se moquait pas, mais il ne pouvait pas comprendre…

-Non…Je peu pas.

Avait-elle presque chigné pathétiquement. Non, elle ne voulait pas, elle devait se concentré… Sur elle, sur son apparence. Il tentait de la rassurée, mais ça ne faisait pas vraiment son chemin. Il n’y avait qu’Avo qui y arrivait. Elle avait envie de se cacher contre lui. Elle avait envie d’entendre sa voix dans sa tête, mais elle n’arriverait même pas à envoyer quelconque message comme ça et puis, elle ne voulait pas l’embêter ou l’inquiété.

-Si tu le dis… Oui… C’est juste que… Habituellement mon chien est toujours avec moi et là il est pas là et j’espère qu’il est pas sous la tempête

Elle espérait bien, mais sans doute était-il suffisamment loin? Elle ne pouvait tout de même pas faire si grande? Elle laissa échapper un juron dans son esprit en réalisant qu’elle tremblait, pathétiquement. Avec un peu de chance, il ne remarquerait rien. Tout tremblait, encore trop pour elle. Elle ne voulait même pas risquer un œil hors de ses bras. Il eut un autre coup de tonnerre, cette fois, plus puissant que les autres. Elle laissa échapper une plainte, terrifiés alors que des bras l’encerclèrent et pire encore? Elle c’était laissé faire! Sous le choc, elle comprit.

-Non me touche pas!

Elle avait senti le picotement désagréable, voir un peu douloureux et elle ouvrit vivement les yeux, puis repoussa durement Tobias qui tomba à la renverse et elle aussi, de son côté. Sa tête cogna le mur de bois et la sonna un peu. Elle se redressa à vive allure, appuyant son dos dans le coin de la cabane, ne pouvant empêcher son regard de se glissé par la fenêtre où dehors, la tempête faisait rage. Elle ne pouvait même pas fuir à la course! Elle tenta de reprendre la forme d’Olivier avant que Tobias ne remarque quoi que ce soit, mais trop tard. Même si elle avait réussis à vaciller de nouveau, la panique avait gagné sur son don, là, tout de suite.

-Reste loin de moi s’il te plait…

Sa voix c'étais faite tremblante. elle se laissa glisser le long du mur et ramena ses jambes contre elle, essuyant nerveusement les larmes qui perlaient sur ses joues. Elle voulait seulement que tout s’arrête. Étrangement, à travers tout ça, elle se sentait mal. Elle avait l'impression qu'il avait eu peur lui aussi, en fait. Il n'avait rien fait de mal c'étais juste que... Elle avait peur et... Il ne comprendrais rien. Tobias la dévisageait presque, elle préféra détourner le regard et cacher son visage dans ses bras, de nouveau appuyer contre ses genoux. Le pire, c'est qu'elle éssayais encore de reprendre l'apparence d'Oliver, parce-que sa la rassurait quand même un peu, seule avec lui.
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MessageSujet: Re: Do not judge a book by its cover [PV TREIZE] Jeu 13 Avr 2017, 16:07

Elle était terrorisée. Il ne pouvait assurément pas lui en vouloir, compte tenu de la situation merdique dans laquelle ils se trouvaient. Surtout qu’il savait pertinemment qu’elle avait une peur phobique de l’eau! Avo déglutit péniblement et se demanda honnêtement comment ils allaient se sortir de ce faux pas, cette fois! La température était complètement déchaînée à l’extérieur et la cabane émit un craquement qu’il qualifia de sinistre. Il prit une grande inspiration et s’efforça de ne pas avoir l’air terrorisé à son tour, histoire de rassurer sa meilleure amie qui chignait sous sa forme faussement masculine.

Elle parla de son chien – de lui en l’occurrence –, déclarant qu’elle était inquiète pour lui, sachant qu’il était probablement quelque part sous la tempête. Awww… Même lorsqu’elle était en danger, elle continuait de penser à lui avant tout! Ce fut plus fort que lui, Avo fut attendri, l’espace d’un bref instant. Une expression désolée ceignit les traits réguliers du semi-fée alors qu’il remarqua qu’elle tremblait de la tête aux pieds. Un coup de tonnerre fulgurant les fit sursauter tous les deux et Treize poussa un cri d’effroi, cachant à nouveau son visage dans ses bras. Cette fois, Tobias ne put s’empêcher d’agir : il s’avança vers elle et l’entoura de ses bras pour la serrer contre lui. Cette étreinte se voulait rassurante et apaisante. Il voulait qu’elle sache qu’il était là pour elle et qu’il n’allait pas l’abandonner dans un moment aussi critique. Toutefois, son geste de compassion fut mal perçu et la semi-elfe ne se fit pas prier pour le repousser avec véhémence, ce qui fit basculer le gamin vers l’arrière.

Dans sa chute, Avo sentit sa tête heurter la patte de la table derrière lui et il laissa échapper une grimace de douleur. D’instinct, il porta sa main à l’endroit où il avait senti l’impact et massa son crâne endolori. Dans un mouvement lent et surpris, il se redressa sur les coudes pour jeter un coup d’œil à Oliver… Et esquissa une expression de surprise en constatant que sa meilleure amie avait repris sa forme originelle.

Qu-Quoi?! Avait-elle fait exprès ou était-ce un accident?! Enfin, pas que ça l’importunait réellement, mais c’était plutôt étonnant de la voir revêtir son apparence naturelle devant lui alors qu’elle le considérait comme un inconnu, voir même un ennemi. Visiblement, sa stupéfaction fut rejetée sur le fait qu’il n’avait aucune idée qu’Oliver était en fait une fille et ça l’arrangeait, pour être totalement honnête. Il n’avait pas envie qu’elle sache sa véritable identité non plus. Le mot monstre résonnait constamment à ses oreilles quand il repensait à sa forme canine qu’il revêtait en permanence… M’enfin, il devait penser à autre chose! Ce n’était pas le temps de s’apitoyer sur son sort!

Treize lui somma de rester loin d’elle, mais malgré tout, le semi-fée se releva en position debout. Il tendit les mains devant lui, en guise de paix, puis déglutit alors qu’il perçut à quel point elle était paniquée, par le simple timbre de sa voix chevrotante. Elle… Elle pleurait? Cette vision eut pour effet de massacrer le pauvre cœur du vagabond qui eut du mal à soutenir le regard émeraude de sa meilleure amie. Comme il avait envie de tout lui dire, là, maintenant! C’était si simple, quand on y pensait! Il n’avait qu’à dire un truc comme : « T’en fais pas, Treize! En vérité, je suis Avo! » et lui faire une démonstration pour la forme… Certes, elle lui en voudrait peut-être au début, mais au moins, elle serait rassurée… Alors pourquoi est-ce que cette simple idée le terrifiait encore plus que la tempête qui faisait rage à l’extérieur? Le jeune homme déglutit tranquillement et ouvrit la bouche, cherchant visiblement ses mots.

- Je… Je sais pas quoi dire. À bravo! Pour l’éloquence, c’était un gros zéro! P-Pourquoi tu te caches sous des airs de garçon? Bon… Visiblement, il avait décidé de continuer de lui mentir. Quel crétin il était. Qui es-tu réellement?

Une nouvelle bourrasque immense secoua la maisonnette et des éclairs déchirèrent le ciel avec un vacarme ahurissant. Même Avo eut un regard paniqué, l’espace d’un instant. Il avait un mauvais pressentiment tout à coup. Peut-être était-ce dû au « sixième sens » qu’on prêtait parfois aux animaux lorsque les éléments naturels se déchaînaient? Le jeune homme déglutit à nouveau, puis se passa une main dans ses cheveux immaculés, l’air visiblement nerveux, voire même carrément anxieux.

- Écoute, je ne sais pas pour qui tu me prends, mais je ne vais pas te faire de mal. Je n’ai jamais attaqué personne de mon propre chef et ce n’est pas aujourd’hui que ça va commencer. Je…

Ces vents étaient vraiment violents. Et pourquoi cette sensation qu’un truc allait se passer continuait de le tarauder. Les sourcils froncés, le jeune homme de 17 ans se détourna de la gamine, puis s’approcha de la fenêtre. Il plongea son regard céruléen vers l’extérieur… et hoqueta de stupeur. Les yeux écarquillés, il vit une ÉNORME vague se former à l’horizon. Cette dernière allait leur foncer droit dessus! Toute l’eau s’était retirée de la grève (du moins, ils en auraient actuellement à la hauteur du mollet) pour s’agglomérer au large dans le but de former un raz-de-marée des plus effrayants. Ils… Ils devaient foutre le camp!! Sans plus attendre, le garçon aux cheveux blancs se jeta sur sa meilleure amie, ignorant ses pleurs de terreur et ses cris de panique et lui agrippa le poignet.

- On s’en va!! Dépêche-toi!! Il n’y a pas une minute à perdre! Debouuuuuut!!!

Il tira sur son bras pour la forcer à le suivre, mais l’adolescente se débattait et hurlait!! Elle griffa son bras à de nombreuses reprises, creusant des sillons ensanglantés dans la peau diaphane du bras de son assaillant. Le semi-fée cria de douleur, mais ne lâcha pas sa prise. Il était HORS DE QUESTION qu’il la laisse ici toute seule!! Elle ne savait pas nager!!

- Tu ne comprends pas! Une énorme vague fonce droit sur nous!! Il faut partir!!

Si une légère teinte rosée perdurait jusqu’à présent sur les joues ruisselantes de larmes de la Louve d’Acier, toute la couleur avait soudainement quitté l’épiderme délicat de son visage. Être livide n’était pas un qualificatif applicable dans cette situation; c’était encore bien pire! Secouée de soubresauts, elle se releva malgré tout et Avo ne se fit pas prier pour la tirer avec force à sa suite jusqu’à la porte qu’il ouvrit à la volée.

Trop tard…

L’immense vague était maintenant tout prêt! Cette vision à la fois puissante et terrifiante lui coupa littéralement le souffle. Ils se tinrent dans l’embrasure de la porte, côte à côte, figés devant l’évidence même du funeste destin qui les attendait tous les deux. Les yeux grands ouverts d’effroi, ils fixèrent l’immense torrent d’eau qui fonçait en leur direction tel une flèche meurtrière. Treize n’eut même pas le temps (ou la force) de hurler. La vague les heurta tel un mur implacable, faisant virevolter la cabane de pêcheur en mille éclats. Par simple réflexe, Avo avait eu tout juste le temps d’attirer sa meilleure amie contre lui, la serrant avec une force incroyable contre sa poitrine. Le duo fut propulsé vers l’arrière dans un courant d’eau saline et de débris de bois tourbillonnant. Heureusement, le jeune semi-fée eut pour réflexe de retenir sa respiration et ferma les yeux sous la force de l’impact, sentant ses pieds quitter le sol alors que tout son corps fut engouffré dans le liquide furieux de la mer. Ses épaules étaient douloureuses et il avait réussi, par on ne sait quel miracle à maintenir sa poigne sur sa meilleure amie, lui évitant d’être emportée plus loin et d’être séparée de lui.

Ils étaient ballotés d’un côté et de l’autre au point où Tobias oublia où se trouvait la surface. Au bout de quelques secondes (qui lui parurent une éternité), il put ouvrir les yeux (ignorant le picotement intense du sable et du sel contre sa cornée sauvagement attaquée) afin de tenter de se repérer. Tout était flou! Seul Treize, tétanisée, lui paraissait clairement, ses cheveux étant secoués de tout côté sous la force de la marée. Par instinct, il fit aller ses jambes, tentant désespérément de gagner la surface. Il garda l’un de ses bras autour du corps gracile de la semi-elfe alors qu’il combattait un courant franchement trop fort. Il laissa échapper une plainte de douleur quand une chaise vint lui frapper la nuque, lui faisant voir des étoiles bien malgré lui. Il secoua vivement la tête et une poussée d’eau le propulsa vers le haut en compagnie de sa meilleure amie qu’il refusait de lâcher, malgré son bras endolori.

Par on ne sait quel miracle, leur tête jaillit à la surface, leur permettant de prendre une grande lampée d’air. Ce petit moment de répit fut très bref, car ils furent rapidement engouffrés de nouveau, tournoyant et luttant pour ne pas échapper leur poigne sur l’autre. La mer était déchaînée!! Au bout d’un moment, ils furent à nouveau repoussés vers l’arrière et le dos d’Avo heurta une paroi dure avec une force incroyable. Qu’est-ce que…?! C’était… le flanc de la falaise qui surplombait la grève!! Le niveau d’eau s’abaissa une nouvelle fois, permettant aux deux comparses de pouvoir respirer le grand air et le jeune homme repéra à la volée une racine épaisse qui émergeait de la paroi de pierres. Instinctivement, il tendit la main et l’agrippa pour éviter qu’ils ne soient engouffrés par l’effet de succion du courant récalcitrant qui les guiderait immanquablement vers la mer. La force du torrent était-elle qu’il se mit à crier de douleur, déchiré entre sa poigne qui le maintenait en place contre la pierre et son bras qui retenait Treize. Il tremblait de la tête aux pieds. Jamais il n’aurait cru un jour se trouver dans une telle situation!! Encore une chance qu’il possédait ce foutu talent de régénération!!

Tournant son regard céruléen autour de lui, il remarqua enfin que l’escalier de pierres se trouvait à sa droite, à environ deux mètres d’eux. Il leur suffisait de l’atteindre et ils seraient hors de danger!

- Tu crois que tu peux l’atteindre? Cria-t-il à sa meilleure amie en désignant le lieu salvateur d’un bref mouvement de menton. J’ai besoin de ton aide! Je ne pourrai pas tenir encore très longtemps!

Dès que ces mots furent prononcés, ils eurent la chance de voir l’eau se retirer à nouveau, les forçant à se glisser contre le mur de la falaise vers le sol. Une nouvelle vague titanesque se formait déjà au loin. C’était le moment où jamais! Leurs pieds touchèrent le sol maintenant vaseux et ils avaient désormais de l’eau à la hauteur de la taille. Avo sentait ses genoux se dérober sous lui, probablement dut à toute la force qu’il avait déployée un peu plus tôt pour leur éviter de mourir noyés. Grâce à l’adrénaline, il ne s’était pas rendu compte qu’il était complètement au bout du rouleau. Ainsi, il tituba malgré lui et s’effondra en direction du sol, sa chute étant amortie par l’étendue d’eau qui se retirait à vue d’œil.

- Vas-t-en! Va te mettre en sécurité! Cria-t-il d’un air un peu las à sa meilleure amie en la repoussant de son bras.

Évidemment, cette dernière n’entendait pas coopérer aussi facilement! Une question de principe, probablement. Elle était possiblement poussée par l’adrénaline, également, car elle lui agrippa le bras et le tira avec une force surprenante à sa suite en direction des marches naturelles qui leur permettraient d’être hors de portée du torrent menaçant. Sans piper le moindre mot supplémentaire, le duo atteignit l’escalier salvateur et grimpa le plus rapidement possible, titubant par endroits et passant près de tomber à quelques reprises. Finalement, ils purent atteindre leur but, en haut de la falaise pendant qu’une autre vague terrible se heurta contre la paroi de pierres, faisant virevolter une myriade de grosses gouttelettes à des kilomètres à la ronde.

Avo était couché sur le dos dans l’herbe, secoué une respiration rauque, la pluie fouettant son visage déjà détrempé. Sa tunique était déchirée au niveau de son encolure et des ecchymoses commençaient déjà à strier sa peau diaphane. Au moins, les éclairs avaient cessé et déjà, le vent diminuait un peu d’intensité, et ce, même si la tempête n’était pas entièrement passée. Seul le tonnerre persistait encore. Son corps entier était douloureux, mais il savait que ça ne serait que temporaire, son talent naturel pour l’auto-guérison allant se charger de cet épineux problème plutôt instinctivement.

- M… Merci… Es-tu… Es-tu blessée? Demanda-t-il haletant en tournant mollement son regard vers elle.
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Treize
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MessageSujet: Re: Do not judge a book by its cover [PV TREIZE] Ven 14 Avr 2017, 15:15

Évidemment, celui-ci pris finalement la parole. Il ne savait pas quoi dire. Il n’y avait rien à dire, de toute façon! Il lui demanda alors pourquoi elle se cachait sous des airs de garçons… Elle ne savait franchement pas quoi lui répondre. De toute façon, elle ne se sentait même pas en état de réfléchir. La seule chose qu’elle se sentait capable de faire était de rester figer ainsi et de pleurer en tentent de regagné une once de dignité. Toujours sous son silence, Tobias lui demanda alors qui elle était. Elle laissa alors échapper un rire nerveux. C’était une question à laquelle elle ne saurait répondre elle-même, en fait.

Au moins, sa changeait du moment de silence qui lui avait paru interminable l’ayant laissé concentrer toute son attention sur la tempête qui faisait rage dehors, du vent qui faisait trembler la cabane, des orages qui grondaient, de la pluie qui frappait et les volets qui claquaient sans cesses. Celui-ci brisa de nouveau le silence, lui assurant qu’il ne comptait pas lui faire de mal. C’était vraiment la dernière chose qu’elle avait envie d’entendre! Ils disaient tout ça, de toute façon! Dans tous les cas, sincèrement, elle ne savait même pas en ce moment ce qui la terrifiait le plus. En fait, elle soupçonnait fortement la tempête de gagné la palme alors elle voulait simplement qu’il se la ferme et lui fiche la paix, qu’il reste loin d’elle. Elle était en pleine crise de panique, littéralement. S’il y avait bien qu’une seule personne qu’elle voulait, là, c’était Avo.

Elle ne remarqua pas vraiment que le jeune homme n’avait en fait jamais terminé sa phrase. Elle sursauta cependant lorsque celui-ci s’écria pour se jeter sur elle aussitôt après. Si au moins son cerveau avait pris la peine de vouloir capter les paroles plutôt que les gestes, peut-être y aurait-il eu une chance qu’elle coopère, mais vue son état, elle ne fit qu’exploser. Sa en était trop pour elle. Hurlant et se débattant soudainement comme une diablesse, elle ne comptais pas du tout se laisser faire, peu importe ce qu’il voulait faire. Hors de question de se lever, elle voulait rester là et surtout qu’il ne la touche pas! Ce fut les mots qu’il prononça, ponctué de son ton de voix totalement paniquer qui sembla faire son chemin vers son esprit. Elle sentie tout son sang se figer dans son corps et ses yeux horrifiés se posèrent sur Tobias. Elle ne songea même pas à le menacer intérieurement sur le fait qu’il n’avait pas intérêt à lui mentir. Sur ses jambes tremblantes, elle arriva à se redressé, mais celui-ci ne perdit pas une seconde pour l’agripper fermement et la traîner littéralement derrière lui. Ouvrant la porte, le duo figea en apercevant l’immense vague qui allait s’abattre sur eux dans la seconde.

Elle ne saurait dire si elle eut le temps de prendre son souffle, ne serait-ce que d’y songer. De hurler? Peu importe. La force d’impact des flots qui s’abattirent sur eux fut d’une telle violence qu’elle en perdit conscience sur le coup. Ou bien lorsque leurs corps avaient frappé quelque chose, quelque part. Son corps s’engouffra dans la mer, ballotant mollement au grès des courants déchaîner dans les bras du jeune homme qui luttais pour leur survie. Si celui-ci n’aurait pas eu le brillant réflexe de l’agripper juste avant le choc brutal, sans doute n’aurait-elle eut aucune chance. Un choc contre son dos la ramena violement à la réalité et bien entendu, son premier réflexe fut de tousser, puisque l’eau c’était engloutis par sa bouche et son nez. Qu’elle ne fut pas son horreur de constaté qu’ils se retrouvaient alors toujours sous les flots. Étouffant, son premier réflexe fut de se débattre. Sans qu’elle ne le comprenne comment, totalement désorientée, leur tête sortirent des flots et elle toussa à gorge déployés, recrachant le liquide qui c’étais immiscer dans ses poumons. N’ayant eu aucunement le temps de reprendre son souffle, leurs corps furent engloutis de nouveau, durement malmener par les vagues.

Agripper cette fois telle un chat tétanisé dans la flotte, Treize continuais de s’étouffer, toussant malgré elle. Elle pouvait sentir ses poumons bouillir alors qu’elle avalait à chaque inspiration involontaire l’eau salée et terreuse. Son corps visiblement en désaccord, était parsemé de soubresaut. Ce fut alors qu’elle avait l’impression qu’elle allait vraiment mourir que leurs têtes jaillirent de nouveau. Cette fois, elle s’empressa de tenté de respirer, mais encore une fois, ses poumons gorgée se chargèrent, eux, de vouloir recracher le liquide mortel. Alors qu’elle sentait la prise meurtrière de la mer chercher à les engouffrer de nouveau, elle comprit qu’elle n’arriverait jamais à évacuer ses poumons et ainsi réussir à espérer pouvoir reprendre son souffle, mais alors qu’ils redescendaient, ils furent stopper, lentement. Continuant à tousser, Treize finit enfin par reprendre un peu sur elle et remarquer la fâcheuse et terrifiante position dans laquelle ils se trouvaient! Tobias tenait de toutes ses forces une racine afin de leur évité d’être de nouveau attiré vers les flots déchaîner d’une main alors que de l’autre, il la soutenait fermement. Instinctivement, elle s’agrippa d’avantage à lui –qui l’eut cru-, de crainte qu’il ne l’échappe. Celui-ci laissa échapper un cri de douleur. Il ne tiendrais pas le coup encore bien longtemps, ils devaient se sortir de là.

Frénétiquement, son regard émeraude parcourait les alentour dans l’espoir de trouver une échappatoire. Alors que ses yeux se posèrent sur les escaliers, la voix criarde du jeune homme qui ressortait à peine du vacarme tout autour résonna, lui mentionnant s’il pourrait l’atteindre. Visiblement, ils avaient la même idée. Elle eut envie de lui répondre qu’elle ne s’en croyait pas capable, puisque c’était le cas, mais ils devaient vraiment essayer, c’était leur seule chance. Celui-ci ajouta ensuite qu’il avait besoin d’aide, car il ne tiendrait pas longtemps. Sous cette affirmation à ses craintes, elle ne put s’empêcher de se raidir et de trouver une façon de resserrer d’avantage ses bras autour de lui.

Heureusement pour eux, l’eau se retira et Tobias les guida afin qu’ils puissent redescendre relativement en sécurité. Son corps fouetta l’eau qui lui arrivait un peu plus haut que la taille. Tout comme son compagnon d’infortune, elle avait très certainement remarqué l’énorme vague qui se formait au loin, afin de revenir à la charge. Elle comprit qu’il n’y avait pas une seconde à perdre. Ils ne survivaient pas à celle-ci. Tobias était épuisé et il était sa seule chance de ne pas terminer dans le fond de la mer telle une pierre. Sans demandé son reste, elle entreprenait déjà d’avancer le plus vite possible, luttant contre l’eau à ses jambes, s’aidant du mieux qu’elle le pouvait à l’aide de son bras libre pour avancer le plus vite possible et se garder un semblant d’équilibre. Du coin de l’œil, elle repéra le jeune homme qui descendit drastiquement, sous un éclaboussement sonore, l’emportant presque avec lui dans sa chute, puisqu’ils se tenaient encore.

Il lui cria d’aller se mettre à l’abri, tout en la repoussant mollement de son bras. Jetant un coup d’œil rapide vers la vague, celle-ci avait déjà entreprit sa descente mortelle vers eux. Ils n’avaient que quelques secondes. Sans hésiter, elle fit un pas vers le jeune homme et lui agrippa le bras tout en tirant pour l’aider à se relever et ce, de toutes ses forces. Une fois celui-ci sur pied, elle ne le relâcha pas et continua à tirer comme elle le pouvait, le forçant à prendre appuis sur son épaule afin de lui éviter une seconde chute qui les tuerait tous les deux, assurément. Bon sang qu’elle n’avait aucune force!

Ils finirent par atteindre les escaliers et Treize passa devant, tirant toujours Tobias afin de s’assurer qu’il suive la cadence qui de toute façon n’était pas des plus rapides. Ses jambes tremblaient tellement, qu’elle ratait pratiquement toutes les marches sur son chemin. Ils finirent par atteindre un sol sécuritaire et ses jambes cédèrent alors qu’elle s’étala de tout son long sur le ventre, tremblant comme une feuille. Elle se remit à tousser et extirpa encore de l’eau sans même avoir la moindre idée d’où elle pouvait sortir. Haletante, elle releva légèrement la tête et aperçus Tobias tout prêt, étendu sur le dos, visiblement à bout de force. À lui voir l’allure brièvement, il semblait blessé, alors elle se fit violence pour se redressé et aviser son état, n’arrivant finalement qu’à se placer sur le côté. La pluie tombait encore et les orages étaient présent, mais elle pouvait tout de même les entendre s’éloigné, ce qui était au moins un peu rassurant.

Celui-ci fini par prendre la parole, lui demandant si elle était blessée tout en la remerciant. Il voulait rire, pas vrai? Si ce n’étais pas de lui, elle serait morte noyé à se faire bousculée d’un sens et de l’autre telle une poupée vers l’océan. Elle baissa le regard sur son corps et ne remarqua rien d’inquiétant. Elle n’avait que des écorchures sur les bras et son chandail était déchirer au bas. Il y avait un peu de sang, mais ce n’étais encore que des écorchures. Aie. D’accord, sa faisait mal. Elle grimaça et avisa la plaie qui s’étendais de son flanc jusqu’à une partie de son dos. D‘une main tremblante elle y déposa ses doigts et fut soulagée de remarquer que ce n’étais pas profond. D’un signe de la main lasse, elle relâcha le bout de tissus et se relaissa mollement tomber sur le dos. Elle préférait endurer la douleur plutôt que de gaspiller la moindre once d’énergie pour se soignée, c’était tout dire. Elle prit une brève inspiration et toussa de nouveau, rien que parce-que sa gorge était irrité. Elle tourna finalement sa tête de nouveau vers le jeune homme.

-Non, je… Je n’ai rien… Toi?...

Demanda-t-elle. Elle n’avait rien vue de flagrant et elle espérait franchement que non, car elle perdrait sans doute conscience, elle en était sûre. Cela ne lui était jamais arrivé, du moins en utilisant sa guérison, mais elle se sentait comme un cadavre en ce moment.

C’est moi qui… Devrait te remercier elle prit une pause afin de remplir un peu ses poumons d’air convenablement, puis toussa un peu. Si ce n’étais pas de toi… Je serais quelque… Part… là-dedans et morte de sur… croit.

Elle fit une seconde tentative pour se redresser et rester assise, même si le sol était vraiment, mais vraiment très attirant. Elle grimaça sous l’effort alors que ses blessures, toujours les mêmes, lui semblait soudainement plus douloureuse. Elle tremblait aussi, comme une feuille. Elle était complètement geler. Ses yeux s’ouvrirent grand d’effroi en réalisant que son sac… Étais perdu. Sa gorge se serra, mais ce n’étais pas le plus gros des problèmes, le plus gros maintenant était qu’ils risquaient de souffrir d’hypothermie s’ils ne faisaient rien pour se réchauffer. Sous cette pensée, elle réussit à se mettre sur ses jambes et faire quelques pas vers le jeune homme, tenant ses bras comme elle le pouvait pour se réchauffer.

-Il… Il faut vraiment trouver quelque chose pour se réchauffer sinon on va avoir un autre sérieux problème...

Elle jeta un bref regard dans les environs à la recherche d’une meilleure solution, mais il n’y avait rien, strictement rien. Tout était détremper, il n’y aurait aucune façon de faire un feu à découvert et dans la forêt ce ne serait pas mieux, ils ne feraient que s’enfoncer dans une longue agonie. Dans tous les cas, s’ils ne tombaient pas malade, ce serait déjà un miracle en soit.

-Il faut y aller… Tobias… Et… Et puisqu’il n’y a rien il faut vraiment s’activer… Et marcher jusqu’au village. On… N.. N’a pas une seconde à perdre.

Fit-elle en se penchant au-dessus de lui, entrant dans son champ de vision et lui agrippant le bras, l’aidant à se lever non sans le quitté finalement d’une main pour la portée à son flanc qui tirait sous l’effort. Elle n’avait jamais été tolérante à la douleur non plus, en plus d’être totalement faible. Heureusement, celui-ci c’était activé et, bien que le duo failli tomber, le jeune homme fini par se relever. Sans attendre, elle lui agrippa d’une main l’avant-bras comme pour s’assurer qu’elle ne le perdrait pas en chemin et entama le trajet du retour qui fut plutôt pénible, puisqu’en plus, ils devaient remonter la colline.

Les résidus de l’hiver se faisaient étrangement, soudainement trop fortement sentir. Le printemps était bien là, mais sans la moindre trace de soleil, la pluie qui tombait toujours et leurs corps complètement détremper, la jeune voleuse avait l’impression qu’une tonne de petite lames lui traversais la chair à chaque coup de vents. Elle finit par relâcher le jeune homme lorsqu’ils arrivèrent finalement sur le chemin, celui-ci semblant reprendre un peu sur lui. Elle ne se fit alors pas prier pour ramener sa seconde main contre elle, frottant mollement ses bras afin d’espérer se réchauffer un peu.

Le duo avança le plus rapidement qu’il le put, mais visiblement, ils étaient épuiser et complètement geler. La route se fit en silence. De son côté, Treize savait pertinemment qu’elle n’arriverait pas à enligner le moindre mot étant donné ses tremblements plutôt violent. Elle avait besoin de toute sa concentration pour arriver à mettre un pied devant l’autre. Elle avait certes jeté quelques coups d’œil à son sauveur qui semblait être pris avec le même problème qu’elle. Puis, lorsque le village se dessina devant eux, ils accélérèrent automatiquement la cadence, enfin, ce n’étais pas là une si grande différence. Ses pas étaient lourds et la pluie qui s’abattait toujours sur eux lui donnait étrangement l’impression d’être plus chaude que tout. Alors clairement qu’il était temps qu’ils arrivent.

-S… S… Suis moi.

Réussis-t-elle à articuler alors qu’elle tournait sur une rue. Tout ce qu’elle avait en tête était bien entendu de se réchauffer et le seul endroit qui lui venait bien en tête était sa chambre à l’Auberge. De toute façon, il savait qu’elle n’était pas Oliver et donc, sa couverture et toute l’histoire qui venait avec était tomber à l’eau –et c’était le cas de le dire-. Une fois en vie du bâtiment, la jeune voleuse ne se fit pas prier pour gravir les quelques escaliers et pénétré dans les lieux. Aussitôt, une douce chaleur caressa leur peau, mais ce n’était assurément pas suffisant. Le tenancier leur jeta un regard interloqué, mais, se garda de tous commentaires alors qu’ils montaient les escaliers vers les chambres, laissant une trainer de leurs pas bouetteux sur leur passage. Sans doute que s’il ne saurait pas qu’elle était la jeune sœur du rouquin et son groupe qui l’avait payer grassement pour les chambres, qu’il ne se serait pas gêner pour leur hurler par la tête de sortir, mais les choses étant ce qu’elles étaient, il n’en fit donc rien.

Le duo gravit donc les escaliers et marchèrent un moment, jusqu’à ce que la jeune voleuse s’arrête devant une chambre et fouilla non sans trembler dans ses poches pour en retirer une clé. Fort heureusement qu’elle ne l’avait pas perdue lors de leur mésaventure avec la maré! En fait, c’était sans doute son choix judicieux d’emplacement qui avait évité un tel accident. Descendre pour réclamer une seconde clé lui semblait aussi dramatique qu’une montagne sans fin à franchir. Non sans une certaine hésitation, jetant un bref regard au-dessus de son épaule avant d’ouvrir la porte, Treize fit un signe las à Tobias de la suivre. Lorsque le jeune homme entra dans la pièce, la gamine tourna le loquet. OUAIS! Elle venait volontairement de s’enfermer seule avec un homme. Elle devait vraiment avoir le cerveau complètement gelé. En fait, la réelle raison de cette petite précaution était qu’elle n’avait vraiment pas envie d’expliquer à Beltram ce qu’elle foutais là avec Tobias, dans sa chambre. Sans compté qu’elle n’avait pas cette fichu recette et qu’elle espérait franchement que la plage où elle l’avait laissé n’avait pas subit le même chaos qu’ils avaient vécue, eux. Sinon, en plus d’avoir perdu son sac, de risquer d’être malade… Elle devrait expliquer au Chef des Loups d’Acier pourquoi elle avait foiré cette simple petite mission et elle n’en avait vraiment pas envie, là.

Sur cette pensée, elle poussa un bref soupir et se dirigea vers le bain qui trônait sous la fenêtre afin de ramasser toute les serviettes qui y étaient déposé juste à côté. Tobias quant à lui avait déjà entrepris d’allumer le petit foyer à bois et retirait ses vêtements détrempé. La jeune voleuse rougit de malaise et lui lança deux serviettes pour tourner les talons sans un mot, non sans agripper un pantalon verdâtre et une tunique crème avant de disparaître derrière un auvent qu’elle tira, non sans jeter un regard noir au jeune homme, signe qu’il avait bien entendu intérêt à ne pas bouger d’où il se trouvait. Elle retira prestement ses vêtements mouillés et glacer et s’essuya rapidement avec la serviette chaude. Enfin, tout tissu autre que ce qu’elle portait précédemment lui semblait bien chaud et douillet. Elle fut prise d’un frisson et bascula vers le mur –fort heureusement- où son épaule cogna alors qu’elle enfilait son pantalon. Décidément, elle devait vraiment s’assoir, mais elle y arrivait. Boutonnant donc celui-ci, elle sortit de son abri pour finalement aller rejoindre Tobias prêt du feu, laissant ses vêtements humide choir à côté d’elle, juste le temps de se réchauffé un peu. Elle ramena bien entendu ses jambes contre elle et tentait d’aider son corps à se réchauffer au plus vite tout en frictionnant frénétiquement sa peau, jusqu’à ce qu’elle cesse, rien que parce-que ce simple mouvement la fatiguait trop.

Elle finit par jeter un coup d’œil au jeune homme qui semblait de son côté un peu mieux. Elle remarqua même que certaines ecchymoses qu’elle avait préalablement repérées, il lui semblait du moins, n’étaient plus présentes. Elle se rappela alors de son pouvoir de guérison et donc automatiquement de ses propres blessures, mais sincèrement, elle n’en avait pas la force. Elle était déjà plus que soulagée d’être en vie et maintenant au chaud. Elle n’était visiblement pas à l’aise en sa présence, mais sincèrement… Elle tentait tout simplement de calmer ses angoisses en se disant qu’il lui avait tout de même sauvé la vie… Il n’avait aucune idée des efforts que cela lui demandais malgré tout. Elle commençait tout juste à s’habitué à la présence du mercenaire.

-Tu va faire quoi, maintenant que ta cabane à voler en éclat?

Demanda-t-elle afin de briser le silence plutôt malaisé entre les deux. Après tout, il lui avait mentionné que c’était sa cachette le temps de travailler à la ferme. Il n’avait sans doute pas les moyens de ce payer une chambre, aussi petite soit-elle. Elle attarda un peu son regard sur lui, puis sur ses vêtements au sol et fini par se lever. Bien qu’il avait toujours un sous vêtement –du moins elle l’espérait- elle préférait le savoir vêtu. De toute façon, ses vêtements aussi détremper ne sècherait pas avant plusieurs heures, à moins de les étalé devant le feu et c’était plutôt eux qui s’y trouvaient pour le moment. Elle se leva donc, non sans que son corps lui fasse bien comprendre son désaccord, lui arrachant une grimace alors que non seulement ses écorchures la faisait un peu souffrir, toujours celle au niveau du flanc, mais maintenant ses muscles, qui lui rappelaient qu’ils n’avaient pas apprécié cette soudaine sollicitation de sa part. Elle ouvrit donc une petite commode et, bien qu’elle n’avait pas grand-chose, avait encore un pantalon et une tunique d’utilisable. Elle n’aurait jamais eu ce luxe avant et même si c’était ses vêtements prévus pour le voyage, elle pouvait bien les lui donner. Elle n’était plus pauvre maintenant et elle pourrait se procurer ce qui lui manquait sans grands problèmes. Elle revint donc vers Tobias et lui tendit les vêtements.

-Prend ça et habille-toi. Ce n’est pas des serviettes humides qui te réchaufferons vraiment...

Aussi, elle évita de préciser que sa semi nudité la rendait mal à l’aise. Celui-ci obtempéra et se leva dans le but de se vêtir. Entre temps, Treize en profita pour prendre ses vêtements détremper en s’étirant le bras et les ramener devant le feu, elle fit de même avec ceux de Tobias, puis repris la même position que plus tôt soit, ses genoux contre elle. Fixant les flammes, elle ne pouvait s’empêcher de repensé aux derniers évènements, revoyant cette vague géante s’abattre sur eux. Dans tous les cas, l’envie d’entendre la voix mentale d’Avo et surtout de savoir s’il allait bien la démangeait au plus haut point. Elle était surtout inquiète.

**[Avo] Ont à eut une sale tempête ici… J’espère que là où tu es, tu n’as rien eu et que tu vas bien…**

Entre temps, Tobias revenait s’assoir prêt d’elle et sembla vaciller quelques peut en s’assoyant, la déconcentrant presque dans son message télépathique envoyer à son meilleur ami. Elle jeta un bref coup d’œil vers le jeune homme et remarqua que les pantalons étaient visiblement un peu trop courts pour lui. Cela lui fit sans doute d’avantage réalisé qu’il pouvait être grand comparé à elle, puisque la majorité de ses pantalons étaient déjà tous trop grand, surtout pour lui permettre de revêtir rapidement une forme masculine plus imposante si jamais le besoin se faisait sentir. Elle devrait donc se prendre des pantalons encore un peu plus long? Quoi qu’il en soit, elle détourna le regard vers le feu, ses bras encerclant toujours ses genoux contre elle.

-Je suis désolée de t’avoir frappé et griffer plus tôt.

Mwais, elle avait bien remarqué les sillons de ses ongles encore sur sa chair, plus tôt. Elle n’avait pas envie de s’attarder là-dessus plus qu’il ne le fallait. En tout cas, elle espérait qu’il sache que malgré ses excuses, qu’elle n’hésiterait pas à recommencer si jamais il lui passait quelconque idée par la tête. Même s’il devait la sortir de force sans raison, comme si la chambre serait en feu, elle réagirait sans doute instinctivement de la même façon. C’était plus fort qu’elle. Même ses entraînements trop physique avec Beltram avaient été mis en pause vue ses réactions, alors bon. Peu importe, elle n’avait pas envie de s’attarder là-dessus. Tobias semblait observer la pièce, un peu curieusement. Cela la ramena à cette fameuse question de qui elle était, avant que tout ne devienne que chaos tout autour d’eux.

-Je m’appelle Treize… Bon. Autant qu’il avait parlé de sa régénération, autant qu’il avait clairement compris qu’elle pouvait faire un truc elle aussi. J’arrive à changer d’apparence. Ça c’est la vrai moi… Elle risqua un bref coup d’œil en sa direction. Je préfère Oliver. Tout est moins compliqué quand ont es un garçon… Sauf que bon… Ce n’est pas infaillible… Si je suis trop fatiguée, ou que j’ai trop peur… Comme tout à l’heure, mon pouvoir choisi de devenir défectueux.

Elle haussa les épaules, puis appuya son menton contre ses genoux, fixant les flammes, songeant un peu aux événements de la journée, notamment à Violette. C'étais certes moins compliquer d'être un garçon, mais c'étais la première fois qu'elle devait gérer ce genre de situation. Elle comprendrait bien si Tobias la traitait de menteuse, lui en voudrait aussi. Après tout, elle lui avait ouvertement menti et elle le savait bien. Elle doutait fort qu’il comprendrait pourquoi elle changeait d'apparence comme ça de toute façon, mais dans tous les cas, il n’aurait pas d’autres explications sur sa personne, ni sur ses activités de voleuse apprentie. Il ne fallait tout de même pas rêver. Il n’avait aucune idée de l’effort qu’elle réalisait de se tenir présentement là, avec lui prêt du feu. En fait, cela pouvait sembler si banal pour n’importe qui, mais pour elle, c’était sa façon de se dire qu’il n’était peut-être pas comme les autres. Un peu comme Beltram quoi.
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Avo
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MessageSujet: Re: Do not judge a book by its cover [PV TREIZE] Lun 08 Mai 2017, 11:59

Il se sentait exténué et c’était peu dire. Couché sur le dos et regardant le ciel terriblement gris au-dessus de sa tête, le jeune homme cligna à peine des yeux pendant que des gouttelettes martelaient son visage pâle. Au moins, Treize n’avait rien de bien grave, ce qui était réellement une bonne chose en soit. La voix un peu enrouée de cette dernière monta à ses oreilles et prétendit devoir le remercier. Cette simple supposition poussa le jeune homme de 17 ans à esquisser un sourire. Tiens, c’était nouveau ça! Si elle n’hésitait absolument pas à le remercier lorsqu’il revêtait sa forme canine, jamais il n’aurait pensé qu’un jour elle oserait faire la même chose sous sa forme humaine.

- Y a pas de quoi… Sincèrement.

Il tourna lentement sa tête aux cheveux salis par la terre en direction de l’adolescente, puis la gratifia d’un sourire sincère. Il observa la semi-elfe, pendant que cette dernière tentait de se redresser tant bien que mal, puis nota le tremblement de ses membres. De la fatigue ou des frissons de froid? Comme il avait envie de la serrer contre lui, en ce moment précis… Mais il savait pertinemment que son mouvement serait mal reçu, donc mieux valait s’abstenir complètement, surtout après ce qu’ils venaient de vivre. Imitant donc la jeune voleuse, le métamorphe se redressa lentement sur les coudes, puis en position assise. Certes, son pouvoir d’autoguérison se chargerait rapidement de soigner les bobos qui pouvaient strier son corps gracile, mais malgré tout, les courbatures persisteraient un moment. Notant donc l’expression du visage de Treize, Avo réalisa que quelque chose semblait la déranger profondément. Le semi-fée voulut la questionner, mais cette dernière fut plus rapide, se redressant sur ses pieds et serrant ses bras contre elle dans le but évident de vouloir se réchauffer. Elle prétendit alors qu’ils devaient s’activer rapidement sous peine de se retrouver avec un problème de taille… Ouais, la perte de chaleur pourrait leur être fatale, il en était conscient. La jeune femme se pencha au-dessus lui et tendit la main. Sans plus tarder, Tobias hocha de la tête, puis agrippa la main tendu avant de se relever non sans une grimace de douleur. Évidemment, l’opération fut un peu laborieuse, mais malgré tout, ils réussirent à se mettre tous deux en position latérale, prêt à foutre le camp de cette zone maudite par la tempête.

Le duo se mit en marche, titubant et peinant à escalader la maudite colline qui s’étalait devant eux. Une main qui se voulait solide lui agrippa l’avant-bras et d’un air curieux, Avo jeta son regard azuré sur sa meilleure amie qui se contentait de fixer la route devant eux. Ce contact, si faible malgré sa détermination, était des plus surprenants. Elle voulait… s’assurer qu’il la suive bien? Heureusement qu’elle ne l’observait point, car rapidement, ses joues diaphanes se teintèrent d’une légère teinte rosée. Au pire des cas, elle croirait à un excès de fièvre soudain, ce qui l’arrangeait, au final! Le vent était glacial et rapidement, les deux adolescents se mirent à grelotter sous la fatigue et le froid. L’hypothermie pouvait les guetter à tous moments, alors mieux valait se dépêcher et rester le plus alerte possible. Une fois en haut de la colline, la semi-elfe relâcha l’avant-bras du métamorphe et ramena ses deux mains contre elle afin de frictionner vigoureusement ses bras glacés.

La route fut longue et laborieuse. Le genre de moment qu’Avo aurait nettement préféré éviter. Ils étaient trop épuisés même pour tenir une conversation! Toute sa concentration se portait sur ses pieds : l’un devant l’autre, un pas à la fois. La marche était difficile, même pour Treize qui, visiblement, tentait de garder également sa concentration sur le parcours à suivre. Au bout d’un moment qui leur parut une éternité, le village se dessina enfin sous leurs yeux presque désespérés. Instinctivement, ils redoublèrent d’ardeur pour se rendre à l’endroit de leur désir, ignorant la pluie qui leur fouettait toujours le visage et ne songeant qu’à un endroit sec et au chaud pour se reposer. Avo n’en pouvait plus! Ses membres étaient lourds et une fatigue considérable lui embrumait l’esprit. Non, non, non! Ce n’était pas le temps d’avoir sommeil! Il devait garder toute sa tête et focuser sur ce qui se passait! La voix tremblante de Treize se fit enfin entendre et attira l’attention du jeune homme qui se contenta d’opiner du chef. Le duo bifurqua donc dans une rue tout près et accéléra le pas le plus possible afin d’arriver rapidement en vue de l’auberge dont la jeune femme lui avait parlé mentalement plus tôt (alors qu’elle croyait s’adresser à son chien). Ils gravirent l’escalier rapidement, puis ouvrir la grande porte pour enfin s’engouffrer dans un milieu chaleureux et bienfaiteur.

Sans un regard pour le tenancier, les deux amis traversèrent la pièce principale, laissant des traces d’eau et de boue un peu partout, puis grimpèrent l’escalier en quatrième vitesse avant de s’arrêter dans une chambre qui, visiblement, était destinée à la jeune Louve d’Acier. Cette dernière farfouilla nerveusement ses poches, puis en ressortit une clé qu’elle glissa en tremblant dans la serrure. Un bref regard par-dessus son épaule témoignait bien de son angoisse de se retrouver seule avec Tobias ponctué d’une lassitude évidente. Le jeune homme suivit son amie sans la moindre hésitation et fut même un peu surpris d’entendre le loquet derrière lui. Venait-elle sérieusement de les embarrer ensemble, tous les deux, dans une pièce isolée? Enfin, non pas que ça le dérangeait réellement, mais c’était une attitude surprenante venant de l’adolescente!

Sans plus de préambule, le semi-fée s’affaira d’une main tremblante à allumer un feu, engouffrant quelques bûches dans l’antre du foyer, le tout étant surmonté de quelques morceaux de papier pour aider la combustion. Faisant fi de la présence de son amie, le métamorphe retira ses bottes qu’il lança dans un coin, puis retira sa tunique qu’il laissa tomber au sol dans un « flop » typique aux vêtements détrempés. Son pantalon reçut rapidement le même sort, lui permettant de simplement rester en caleçon. Bon… il savait que ça allait intimider sa compagne, mais que pouvait-il faire d’autre? Il devait se réchauffer… Ses lèvres étaient bleuies et la peau diaphane de son corps svelte était encore rouge par endroits, à la suite des coups reçus alors qu’il était coincé dans la marée. Tournant son regard bleuté vers la semi-elfe, le jeune homme de 17 ans sursauta en voyant deux serviettes filer en sa direction. Il attrapa ces dernières au vol, puis nota le regard noir que lui envoyait l’adolescente pendant que cette dernière disparaissait derrière un auvent. Le gamin en profita donc pour frotter vigoureusement sa chevelure immaculée gorgée d’eau et de boue, puis assécha son corps le plus possible. Dès que sa besogne fut terminée, il étendit ses vêtements et les serviettes détrempées près du foyer et opta pour une position assise, les jambes ramenées à sa poitrine. La chaleur des flammes était terriblement bienfaisante et le métamorphe soupira d’aise. Au bout d’un petit moment, Treize décida de le rejoindre et l’imita avant de s’asseoir à son tour.

- Han? Demanda-t-il en jetant un air surpris en direction de sa compagne qui venait de lui adresser la parole. Oh… je sais pas. Je pourrai surement parler à Madame Des Myrtilles pour qu’elle m’héberge le temps que je termine de travailler pour elle. Je sais que sa maison est petite, mais dormir dans la grange ne me gêne pas. Je n’ai pas les moyens de me payer une chambre comme celle-ci. Mais ça ne me cause pas de soucis. Tant que je suis au sec et à l’abri des intempéries.

La jeune fille se leva sous l’air interrogateur de Tobias puis se dirigea vers une commode où elle sortit quelques vêtements. Avo savait que Treize portait régulièrement des vêtements de garçon et que ceux-ci lui ferait probablement. Toutefois, par souci du détail, il esquissa un air incertain et observa les fringues qu’elle lui tendait. Il agrippa les morceaux de vêtements, puis jeta un air critique à la semi-elfe.

- Je suis plus grand que toi… Et puis, je suis peut-être freluquet, mais je reste un garçon. Forcément, je suis plus bâti que toi…

Le regard qu’elle lui lança était sans équivoque : il devait enfiler ces vêtements sans rouspéter, car visiblement, elle en avait marre de le voir à moitié nu. Sans un plus un mot, le jeune homme se redressa, enfila le pantalon qui était à peine trop court, puis fit de même avec la tunique épaisse de couleur terre. Ah bah, ça lui faisait quand même mieux qu’il ne l’avait initialement cru! Avo se réinstalla (non sans chanceler un peu) au sol, étirant les jambes devant lui et prenant appui sur ses mains, puis laissa son regard bleuté scruter les méandres des flammes rougissantes qui crépitaient devant lui. Entre le moment où il s’était vêtu et l’instant où il s’était assis au sol, un message télépathique avait fusé dans son esprit, visiblement destiné à son alter ego canin. Oh il aurait pu répondre dans l’immédiat, mais il avait cru bon feindre quelques secondes de délais, laissant ainsi croire que le bon toutou était peut-être un peu occupé.

**[Treize] Il pleut à boire debout, ici! Le ciel est déchaîné également, mais tu sais que ça ne me pose aucun problème. Toi, ça va? Tu as l’air épuisée…**

Bon, il espérait réellement qu’elle ne fasse pas le lien entre la voix mentale d’Avo et la véritable voix de Tobias. C’était risqué! En fait, en ce moment même, il prit la décision de foutre le camp dès le lendemain matin, histoire de revenir – entre autres – auprès de la famille Des Myrtilles et de pouvoir mieux rejoindre sa meilleure amie sous sa forme cabot, une fois sa besogne terminée. Comme il détestait lui mentir de la sorte! Il avait l’impression d’être le pire des salopards… D’ailleurs, la voix claire de la jeune fille immaculée le sortit de ses pensées. Ah? Elle s’excusait? Voilà qui était FRANCHEMENT une première. Enfin, pas qu’elle était particulièrement orgueilleuse, mais plutôt que jamais elle ne dirait – en temps normal – ce genre de propos à un garçon qu’elle connaissait à peine.

- Heu… bah… C’est pas grave. Tu avais peur. On ne se contrôle pas toujours quand on a très peur… Dit-il d’une voix un peu enrouée par la fatigue. Il en savait quelque chose : il était terrifié à l’idée que Treize ne découvre la vérité à son sujet et cela le poussait à lui mentir impunément… Si ça, ce n’était pas un réflexe poussé par la peur…

Il observa les traits de la jeune femme pendant un instant, admirant leurs délicatesses sans trop s’en rendre compte quand soudain, cette dernière se présenta officiellement. Franchement, l’adolescente ne cessait de l’impressionner! Se présenter sous son VRAI nom à un jeune homme avec qui elle s’était VOLONTAIREMENT enfermée… Il ne savait plus quoi en penser.

- Peu importe si ce n’est pas infaillible, ton pouvoir reste terriblement convaincant et impressionnant. Je n’ai aucune idée de ce que c’est réellement d’être une fille, mais je ne doute pas que ce soit difficile par moment. La jeune femme avait repris sa position initialement, les jambes ramenées contre elle et le menton appuyé sur ses genoux. Visiblement, c’était sa façon à elle de se protéger de quelque chose… du froid… de lui peut-être? Je suppose que tu dois avoir vécu ton lot de merdes dans ce bas monde, pas vrai? Si je peux te comprendre sur un point, c’est bien sur celui-là. Peut-être suis-je un garçon, mais je ne suis pas des plus impressionnants, alors bon, ça m’arrive de me faire tabasser ou intimider pour le peu d’effets que je possède. Enfin, je ne prétends pas te comprendre à cent pour cent, mais au moins, je peux compatir. La plupart des hommes traînant dans les rues sont des gros crétins qui se croient tout permis… Pour le peu que ça vaut : je me suis promis de ne jamais leur ressembler.

Se laissant tomber sur le dos à même le plancher, le jeune homme ramena ses bras derrière sa tête et fixa le plafond, se laissant ainsi bercer gentiment sous les vagues de chaleur émanant de l’antre du foyer. Il avait l’air soucieux. En réalité, c’était sa conscience qui lui faisait la morale quant à son attitude factice envers celle qu’il avait toujours considérée comme sa meilleure amie, la moitié de lui-même. Comment il se sentait mal! Comme il se sentait traître! Peut-être devait-il lui dire la vérité, là, tout de suite? Non seulement serait-elle rassurée de ne pas se retrouver seule avec un potentiel porc, mais en plus, il aurait la conscience tranquille. Pourtant, la peur le tenaillait malgré tout. Les visages perfides d’Archibald et de ses potes hantaient son esprit, leurs rires méprisants résonnant en écho dans son esprit troublé. Non, c’était trop tôt… Il n’y arriverait pas.

- T’inquiète, je ne t’envahirai pas très longtemps, fit-il en fixant toujours les lattes du plafond. Je vais simplement dormir dans un coin de la pièce, puis je quitterai aux premières heures demain matin. Je ne t’encombrerai pas, je t’assure. Il sentit le regard de l’adolescente peser sur lui et d’instinct, il tourna ses yeux céruléens vers elle, ne quittant toujours pas sa position semi-confortable à même le sol. J’ai bien vu à quel point tu ne me fais pas confiance. En même temps, qui pourrait t’en vouloir pour ça? On ne se connaît pas… Raison de plus pour ne pas t’imposer ma présence trop longtemps.

Qu’y avait-il à répliquer à ça? Pas grand-chose, honnêtement. C’était un fait, pur et dur. Seulement, pour le moment, il n’avait réellement nulle part où dormir. Bon, il aurait pu prendre sa forme canine pour se trouver un coin et roupiller, mais le fait est qu’il risquait de tomber malade à rester trop longtemps à l’extérieur au froid et sous la pluie! Un frisson le parcourut de la tête aux pieds, confirmant ses dires quant aux véritables risques de tomber malade. Avo se redressa sur les coudes, puis se rapprocha des flammes quand soudain, son ventre se mit à gronder en fou bien malgré lui. Figé sur place, le jeune homme jeta un regard en direction de sa compagne d’infortune, raidi à l’instar d’une biche surprise par un chasseur. Hum… voilà qui était gênant. Toutefois, à voir l’air qui ceignait les traits de l’adolescente, le jeune homme presque albinos comprit qu’elle était probablement affamée également.

- Tu… tu veux que j’aille chercher un truc à manger, à l’étage? Demanda-t-il, un peu hésitant. J’ai quand même un peu de fric pour manger… Je pourrai assurément nous procurer de quoi nous sustenter…

De toute façon, si Madame Des Myrtilles acceptait de l’héberger dans sa grange dès le lendemain, il y avait à parier qu’il aurait de quoi se nourrir gratuitement pour les prochains jours. Voyant l’air malaisé de la jeune femme, le semi-fée se redressa en position debout, puis s’approcha de son pantalon trempé où trônait une bourse de cuir, attachée après la ceinture qui était toujours nouée contre le vêtement. Il détacha l’objet de son désir, puis sans laisser le temps à Treize de répliquer, tourna les talons, ne faisant que peu de cas de ses pieds nus.

- Je reviens.

Sans plus un mot, Avo sortit de la pièce, refermant doucement la porte derrière lui. Il espérait que Treize ne revienne pas sur sa décision initiale de l’héberger et ne décide de l’enfermer définitivement à l’extérieur de la chambre! Autrement, il ne voyait réellement pas où il pourrait se rendre en attendant le lendemain… Se passant une main dans ses cheveux blancs encore tachés de boue et en bataille, le gamin traversa le couloir en direction de l’escalier qui menait à l’étage inférieur. Ses pieds nus martelèrent les marches de bois un peu granuleuses (à cause de tout le sable laissé par les usagers de l’établissement), puis l’adolescent s’avança en direction du comptoir. Le tenancier de l’auberge lui jeta un regard critique, visiblement peu enclin à servir la moindre once d’alcool à un gamin comme lui.

- Pardon, puis-je avoir de quoi manger? J’ai peu de moyens, mais j’aimerais bien savoir ce qui est à ma disposition…

Avo sortit les pièces d’or accumulées jusqu’à présent. C’était embêtant, puisqu’il gardait ces dernières pour acheter un cadeau à Treize, mais bon… l’heure actuelle nécessitait pour eux de manger un peu, histoire de gagner de précieuses forces. Jetant un œil critique aux maigres possessions de l’adolescent, le tenancier demanda à une serveuse de préparer un plateau surmonté d’un pain de taille moyenne et une petite meule de fromage à pâte molle. Il y avait également suffisamment pour permettre un bol de soupe aux légumes ainsi qu’une carafe d’eau au besoin. Bon, ils pourraient au moins partager ce repas modeste. Le plateau fut déposé sur le comptoir et Avo récupéra les piécettes de surplus qu’il enfourna dans sa bourse qui termina son parcourt dans sa poche. Il agrippa le cabaret de bois rustique, puis tourna les talons pour grimper de nouveau à l’étage. Il marcha lentement dans le couloir, puis s’arrêta devant la porte close de la chambre de Treize. Bon… Il avait les mains pleines… dur dur de toquer…

- Heu… Treize? C’est moi, Tobias… Tu peux ouvrir s’il te plaît?

Il y eut un moment de silence et le jeune homme craignit que la semi-elfe n’ait décidé de le faire moisir à l’extérieur de la pièce… Au bout d’un petit moment, des bruits de pas se firent entendre et l’adolescente vint ouvrir la porte, jetant préalablement un coup d’œil rapide par l’entrebâillement, craignant peut-être qu’il ne soit accompagné. Constatant qu’il était seul, elle accepta enfin de le laisser rentrer, avisant le petit casse-croûte qu’il tenait entre ses mains à la peau diaphane. Sans plus un mot, le métamorphe alla s’installer au sol, déposant le plateau près de l’antre du foyer et avisant sa compagne de son regard céruléen.

- Ce n’est pas grand-chose, mais ça devrait nous remplir un coin, fit-il doucement en s’assoyant en tailleur, directement sur le plancher de bois.

Sa meilleure amie sembla hésiter avant de venir s’installer en face de lui. C’était normal : même si elle était un ventre sur patte, Treize restait un petit être méfiant. Agrippant le pain d’une main, le semi-fée le rompit en deux et tendit une moitié à la gamine qui avait gentiment accepté de l’héberger. Il agrippa ensuite le petit couteau qui leur avait été fourni et trancha un morceau de la meule de fromage. Il redéposa la petite lame (qui n’avait absolument rien de bien menaçant, n’étant rien d’autre qu’un couteau à beurre) sur la planche de bois et vint déposer le bout de fromage sur son pain avant de croquer à belles dents dans le casse-croûte improvisé.

- Ch’est rien, fit-il la bouche un peu pleine alors que Treize en avait profité pour le remercier un peu timidement. Ch’est pour avoir acchepter de me fournir un toit pour la nuit. Ch’est la moindre des choches. Il avala sa bouchée, puis prit l’un des verres accompagnant la carafe. Il y transvida une partie de la soupe aux légumes, puis tendit le bol à la semi-fée, lui proposant ainsi silencieusement de se réchauffer grâce au liquide chaud. Garde le reste, je vais me contenter de ça.

Il agrippa le gobelet, souffla un peu sur la surface du bouillon, puis prit quelques lampées de la soupe chaude et réconfortante.

- Vis-tu sérieusement toute seule? Se risqua-t-il de demander, même s’il savait pertinemment la réponse. Disons simplement qu’il était improbable qu’un garçon comme Tobias ne pose pas la moindre question sur son hôte! Avo devait garder ça en tête. Notant l’air de Treize, il comprit qu’il venait de la rendre mal à l’aise. Enfin, tu peux répondre ou pas, sens-toi bien à l’aise. Seulement, je me demandais comment tu faisais pour te payer ce genre de luxe sans la moindre aide. Tu as l’air du genre de filles à avoir eu la vie dure. Tes gestes remplis de précautions et tes regards méfiants en disent long sur le sujet. Rien à voir avec le côté trop jovial et rempli de naïveté des filles de la famille Des Myrtilles. Elles font confiance trop rapidement, si tu veux mon avis. Enfin, je les trouve charmantes, mais parfois, j’ai peur que des clients ou des passants n’abusent d’elles. On voit rapidement qu’elles n’ont pas connu la véritable crainte et le réel besoin de survie. Tant mieux pour elles, si tu veux mon avis. Plus elles vont vivre dans leur petit bonheur, moins elles vont voir à quel point le monde peut être laid. C’est une chance qu’elles ont, au final.

Notant l’air qui trônait au visage de la gamine de 14 ans, Tobias déposa son gobelet encore fumant au sol, coupant un autre morceau de fromage d’un air songeur.

- Pardon, je voulais pas t’embêter. Je voulais simplement… faire la conversation pour meubler le silence. Je peux comprendre que mes questions t’énervent ou te dérangent. Au fait, j’ai vu que le lit possède quelques couvertures : ça te déranges si j’en prends une? Je couvre peut-être un truc…

Bref, il avait froid. Attendant que sa compagne ne lui donne l’autorisation, Tobias se releva, puis s’avança vers la couche. Il agrippa l’une des couvertures de laine qui trônaient au bout du lit et l’enroula autour de ses épaules avant de revenir s’asseoir à même le sol. Il enfourna le morceau de fromage dans sa bouche, puis laissa son regard voguer vers les flammes, un air songeur au visage.

- Si tu as envie de me poser d’autres questions, n’hésite pas. Ce sera peut-être moins gênant pour toi de cette façon.
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MessageSujet: Re: Do not judge a book by its cover [PV TREIZE] Mer 10 Mai 2017, 00:59

Tobias répondit donc à sa première question en lui mentionnant qu’il serait probablement hébergé chez madame des Myrtilles le temps de terminer son boulot à la ferme. C’était au moins une bonne chose. Bien qu’elle ne chercha pas à le préciser, elle savait comment cela pouvait être parfois difficile de ce trouver un endroit à l’abri des intempéries… Et des autres. Alors elle lui souhaitait bien que celle-ci puisse le loger, bien qu’elle n’en doute pas. Cette petite famille semblait avoir un bien grand cœur et le jeune adolescent semblait plaire à tout le monde –même un peu à elle- alors c’était tout dire.

-Je suis sûre qu’elle t’hébergera. Et puis une grange c’est quand même confortable.

Elle tiqua un peu lorsqu’il lui signifia qu’il n’avait de toute façon pas les moyens de se payer une chambre comme la sienne. Intérieurement sans doute qu’elle sourit. Cela ne faisait pas des lustres qu’elle pouvait se permettre un truc dans le genre. Enfin, ce n’était même pas elle qui avait payé sa chambre, mais évidemment, ce n’étais pas trop la peine de le préciser, les choses deviendraient rapidement compliquer et elle n’avait pas envie de devoir mentir encore pour l’instant. Elle en avait assez fait pour aujourd’hui. Si ça se trouvait, Tobias la verrait déjà comme une menteuse. Il n’avait sans doute pas si tort de toute façon…

-Ça te fera. Rouspète pas c’est tout de même mieux qu’une robe, non?

Elle afficha un bref sourire en coin, un peu forcer. Elle était plutôt douée pour comparer les grandeurs et elle savait bien que les vêtements lui feraient. Peut-être mise à part le pantalon qui serait un peu court. Tout était trop grand dans ce qu’elle portait. Il pouvait bien le remarquer à voir les vêtements amples dans lesquels elle flottait. Et puis il avait tout de même de la chance qu’elle ait de quoi à lui offrir, non? Les autres filles de son âge n’auraient sans doute eu que des robes et l’idée de le voir ainsi accoutré l’amusa un peu. Il y avait au moins ça. Heureusement, le jeune homme obtempéra et s’habilla. Tant mieux, car le voir ainsi si peu habillé la rendait plutôt mal à l’aise. Autant elle ne pouvait s’empêcher de lui jeter quelques regards curieux, autant cela la dégoûtais presque et trop vaciller entre deux sensations la déstabilisais trop et elle n’aimait pas cela. Surtout qu’elle n’en comprenait même pas la moitié. Qu’est-ce qui lui prenait au juste? Elle c'était sans doute cogner la tête durant leur mésaventure à son insu. C’était sa seule explication logique.

Elle passa donc sa main sur son crâne à la recherche d’une douleur quelconque ou d’une bosse, mais rien. Mmhh. Elle reçut alors la réponse télépathique d’Avo et elle ne put s’empêcher de soupirer de soulagement en entendant sa voix mentale. Il était en vie et il allait visiblement bien. S’il savait comme elle aurait envie d’enfouir son nez dans sa fourrure et de ce blottir contre lui à cet instant précis. Simplement lui et elle. Et Beltram qui lui conseillais de tenté de noué des liens avec de vrais personne et pas juste avec son chien. Elle ne comprenait pas pourquoi il ne considérait pas réellement Avo dans ses calculs. Il n’était pas comme les autres et même avant qu’elle ne sache son talent pour la télépathie, elle savait qu’il avait quelque chose de spécial. Si personne d’autre qu’elle ne voulait le voir, alors tant pis pour eux. Elle n’avait besoin de personne… Mise à part Avo. Celui-ci semblait avoir remarquer même à travers sa voix mentale la fatigue immense qu’elle ressentait, surtout que l’adrénaline était retombé et que c’était sans aucun doute les nerfs d’être avec Tobias toute seule ainsi qui la gardait encore éveillé, sinon sans doute ce serait-elle coucher en boule dans son lit, sous les couvertures.

**[Avo] Contente de savoir que tu vas bien… Je me suis fait coincer sous l’orage… Mais ça va. Plus de peur que de mal.**

Jamais qu’elle ne lui mentirait. Elle préférait seulement omettre quelques détails d’ici à ce qu’ils se revoient. De toute façon, ce n’étais pas le genre de chose à dire à son compagnon trop loin. Il s’inquiéterait bien trop si elle lui disait un truc comme ‘’Salut Avo j’ai failli crever et je me retrouve SEULE avec un mec dans ma chambre. Non, non ça va je ne me suis pas cogner la tête j’ai vérifié.’’…. Mouais. C’était à parié qu’il serait là dans l’heure par une quelconque magie obscure, mais oh, elle savait qu’il trouverait. Avo était plein de ressources. Alors elle ne désirait pas l’inquiété. Elle le dérangeait déjà assez souvent comme ça, lorsqu’ils n’étaient pas ensemble alors que celui-ci voulait peut-être tout simplement souffler un peu, mais n’osait peut-être pas le lui dire directement…

Dans tous les cas Tobias la tira de ses songes en l’excusant sur ses agissement, mentionnant que c’était sans aucun doute parce-qu’elle avait eu très peur. Elle lui jeta un bref coup d’œil, puis revint à son admiration des flammes, toujours dans la même position. Il n’avait aucune idée de ce que cela pouvait être. Enfin, elle disait cela, mais c’était seulement qu’il n’avait pas l’air du genre à craindre toute sorte de chose… Comme elle, avec certaines de ses peurs ridicules… Comme les orages. Il avait aussi eu peur plus tôt c’était évident, mais d’un autre côté, à voir le mur de flotte qui s’apprêtait à les happé pour ensuite les engouffrer pas tout jamais, tout le monde aurait eu cette expression terrifié au visage, c’était certain. Il lui faisait un peu pensé à Avo. Ce serait sans doute insultant pour les deux protagonistes de ce faire comparer à l’autre race, mais ils avaient des similitudes, même si elle n’arrivait pas nécessairement à mettre le doigt dessus. Ils y avaient leur façon d’être plutôt calme et poser. C’était con parce-que Beltram aussi l’était, pourtant, Avo et Tobias se ressemblaient plus et elle ne savait pas trop pourquoi. Le fait peut-être qu’ils étaient plus jeune? Avo, s’il aurait été humain, aurait été un adolescent lui aussi, comme elle. Comme Tobias. Bref…

Celui-ci s’engagea sur un chemin fort épineux pour la jeune voleuse. Tobias supposait qu’elle avait vécu son lot de merde. En effet, mais elle n’avait pas nécessairement envie de le partager non plus. Alors évidemment qu’elle ne répondit pas à sa question. De toute façon, elle n’avait pas envie de tourner le couteau dans la plaie. Il avait aussi visiblement eux ces propres mauvais moments. Elle pouvait bien le croire qu’on l’avait déjà tabassé, comme il disait, la majorité des hommes qui traînait dans les rues, surtout la nuit étaient tous de gros crétins et souvent saupoudré d’une touche de porc. Être un garçon ne protégeait pas à cent pour cent de mal tomber, mais sa aidait. Pour avoir pris une forme masculine plus d’une fois… Elle pouvait se permettre d’en juger. Elle jeta un coup d’œil oblique vers Tobias qui se laissa tomber sur le dos, tout en précisant qu’il c’était jurer à lui-même de ne jamais ressembler à ces hommes. Pour elle, ce n’était que des paroles, mais elle voulait bien le croire un peu. Après tout, Beltram lui avait juré ne pas être de ces hommes et il ne semblait pas en être pour le moment. Sans compter qu’Anna lui avait assuré qu’ils n’étaient pas tous des connards et enfin, grâce au mercenaire, peut-être qu’elle osait y croire… Un peu. Il ne fallait tout de même pas la prendre pour une imbécile, elle préférait la prudence, mais n’empêche que Tobias lui avait sauvé la vie. Elle lui était… redevable et sa la dérangeait quand même un peu.

Jetant de nouveau un coup d’œil discret en sa direction, elle remarqua qu’il semblait soucieux. Sans doute était-il un peu mal à l’aise avec ses manières? Il était vrai qu’il semblait tenté de meubler le silence et qu’elle, elle se contentait de ne réagir que très peu, mais s’il savait comment elle prenait sur elle en ce moment. Elle n’arrivait malheureusement pas à jouer les je m’en foutisme comme sous Oliver. Elle tentait juste de ne pas avoir l’air totalement demeuré et sans doute plus anormal que ce qu’elle était déjà. Elle n’avait non plus jamais été des plus douée à faire la conversation, il avait sans doute dû le remarquer avec la famille des Myrtilles plus tôt.

Comme pour appuyer ses théories, celui-ci ajouta qu’il ne comptait pas l’envahir bien longtemps, qu’il dormirais dans un coin de la pièce et quitterait aux petites heures. Elle ne put s’empêcher alors de le dévisager un moment. Non pas que ce qu’il disait n’avait pas de sens au contraire… Même si elle aurait pu changer d’avis et décider de le jeter dehors sous la pluie… Elle ne s’en sentait pas capable. Elle savait trop ce que c’était tout ça et elle n’avait pas envie de le faire vivre à quelqu’un d’autres… Même un garçon. C’était surtout l’ironie que la première fois qu’elle avait rencontré Beltram, celui-ci avait dormi sur le sol de la chambre qu’il avait à l’origine louer pour lui et que maintenant, le deuxième homme qu’elle rencontrait lui offrait sensiblement le même scénario. Avait-elle l’air si terroriser? Elle se renfrogna. Tobias justifia ses paroles en mentionnant que c’était sans doute normal de sa part de ne pas lui faire confiance puisqu’ils ne se connaissait pas, tout comme le fait qu’il avait remarqué qu’elle était sans doute un peu… Farouche?

-Ce n’est pas vraiment personnel tu sais…

Laissa-t-elle échapper. Elle n’avait étrangement pas envie qu’il se sente mal à cause de ses réactions sans doute vraiment bizarre comparé à celle des autres de son âge. Dans tous les cas, elle rompit brutalement ses pensées alors que son regard fixait les flammes et qu’elle perçut un mouvement à ses côtés. Tournant la tête malgré elle pour aviser ce qu’il faisait, puisqu’il revenait un peu à sa hauteur, elle baissa ses prunelles émeraude sur l’estomac de celui-ci lorsqu’il gronda férocement. Oh putain oui. Elle avait une de ses faims aussi. Cela l’étonnait en fait que ce soit le premier entre les deux où le ventre criait famine, puisqu’elle n’en était sans doute pas bien loin elle non plus. Le jeune homme à la chevelure tout aussi imaculée qu’elle lui proposa alors d’aller chercher quelque chose à manger. Elle hésita. Il n’avait pas vraiment besoin de faire ça, surtout qu’il ne devait pas avoir grand-chose… Et merde. Elle voulait bien contribuer… Mais sa bourse se retrouvait dans son sac qu’elle avait perdu durant la tempête… Il devait sans doute être quelque part dans les flots maintenant… Ou dans la boue. L’envie d’aller fouillé les décombre la pris d’assaut, mais avec le temps dehors et son état, ce serait stupide et dangereux. Elle attendrait à demain, puisqu’elle devait aller chercher la recette qu’elle espérait n’ai pas subit le même sort à la plage.

-Je…

Sans lui laissé la chance de dire quoi que ce soit, ne serait-ce que de ce justifier du fait qu’elle ne contribuait même pas, celui-ci avait déjà entreprit de fouiller dans la poche de son pantalon complètement détremper et de tourner les talons, lui annonçant qu’il reviendrait. Il quitta donc la chambre et la laissa seule. Aussitôt la porte fermé, elle laissa un soupir s’échapper de son être et elle se laissa retomber à la renverse en plaçant ses bras mince au-dessus de ses yeux. Bon sang qu’elle était nulle dans les relations sociales et encore plus avec les hommes. Elle avait passé toute sa putain de vie à les éviter comme la peste et c’était à croire que depuis un certain temps, ils lui tombaient tous dessus. Elle devait apprendre à gérer. Ce serait forcément de plus en plus handicapant, surtout maintenant qu’elle faisait partie des Loups d’Acier. Elle ne pouvait pas se mettre à trembler comme une feuille, les yeux mouillé moindrement qu’elle était coincé seule avec un homme, encore moins lors des entraînements… Heureusement qu’il y avait Anna, mais elle savait bien que Beltram pouvait lui montrer des trucs intéressant, seulement…

Elle laissa échapper un bref gémissement rageur et se redressa afin de mettre un peu plus de bois dans le foyer qui n’était toujours pas assez chaud à son goût. Elle espérait ne pas avoir attrapé quelque chose et sous cette pensée elle se rapprocha encore un peu du feu. Si elle aurait pu y entré dedans sans risque de mourir brûler, sans doute l’aurait-elle fait. Dans tous les cas, maintenant qu’elle se retrouvait seule, elle pourrait en profiter pour tenter de soigner son flanc qui lui faisait de plus en plus mal. Elle songea même à se lever et verrouillé la porte. C’était une envie purement instinctive, mais étrangement, même si elle aurait pu le faire sans le moindre problème… Elle se sentait mal. Tobias avait besoin d’être héberger et… Elle devait apprendre à arrêter d’avoir peur sans cesse et puis… Elle devait absolument garder en tête qu’il lui avait sauvé la vie. Il ne l’avait pas non plus reluqué comme ces porcs… Il était peut-être différent. Oui. Et pourtant, son esprit hurlait un non redoutable, mais il était différent? Ce qu’elle ressentait… C’était bizarre.

Tout en grimaçant en avisant la plaie qui avait pris une teinte bleuté tout autour, elle entreprit de ce soigné. Cela ne fut pas bien long que sa tête se ne se mette à lui tourner. Elle sursauta lorsqu’elle entendit la voix de Tobias de l’autre côté de la porte et son corps se raidit, lui sommant de ne pas ouvrir. Elle eut droit à un petit combat intérieur durant quelques longues secondes qui lui parurent une éternité, puis ce fit violence et se leva, marchant d’un pas un peu chancelant vers la porte. Au moins, elle avait soigné sa plait qui ne risquerait pas de s’infecté… Posant la main sur la poigner, elle eut aussitôt la crainte que tout ceci n’était qu’une stratégie quelconque de la part du jeune homme. Et s’il n’avait rien? Et s’il n’était pas seul? Elle… Elle n’avait rien à voler et c’était stupide de pensé qu’il se serait donner tout ce mal, mais… Au moins pouvait-elle se rassuré tout de même?

Elle ouvrit donc prudemment la porte, posant son pied au bas de celle-ci et prenant une position afin d’encaisser le choc si jamais ont tendait de la forcé pour entrer. De toute façon avec la silhouette qu’elle avait, cela ne servirait pas vraiment à grand-chose, mais elle préférait tout de même essayer. Elle jeta un rapide coup d’œil derrière le jeune homme, puis laissa ses prunelles avisé la nourriture. Bien… Satisfaite, elle ouvrit la porte entièrement afin de le laissé entrer avec le plateau non sans pouvoir s’empêcher d’étirer le cou dans le couloir vide et de refermer de nouveau, verrouillant. Elle se retourna donc pour faire face à Tobias qui avait déjà entrepris de s’assoir de nouveau prêt du feu avec les victuailles. Avoir une vue globale ainsi de la pièce lui fit réaliser à quel point ils c’étaient retrouver trop proche plus tôt et cette simple pensé la fit frissonner. Elle jeta un coup d’œil au lit ainsi qu’au couverture en se demandant s’il ne valait pas mieux feindre qu’elle n’avait pas faim, mais Tobias rompis le pain en deux et le tendis à la jeune voleuse.

Bon… Elle finit par obtempérer et tendit prudemment la main afin de prendre le morceau de pain que lui tendait le jeune homme, non sans jeter un bref regard vers le couteau qui bien qu’il n’était visiblement d’aucune menace, pourrait bien lui servir si jamais. Elle était au moins bien inventive sur le sujet. Survie oblige. S’assuyant donc en tailleurs cette fois, elle ne put résister plus longtemps à l’envie de croquer dans le pain qui était sa part.

-Merci je… J’aurais contribué sauf que… J’ai perdu tous mes trucs… Dans mon sac avec la tempête…

Elle ne put s’empêcher de faire la moue et elle baissa le regard vers son morceau de pain afin qu’il ne remarque pas qu’elle sentait malgré tous les larmes lui monter aux yeux. C’était pourtant bête, mais son sac à dos restait en quelque sorte sa maison. Il y avait en plus le vieux collier d’Avo, sa dague, sa bourse, deux couvertures, son manteau… Tout comme avant quoi, juste au cas où. Celui-ci lui mentionna que ce n’était rien puisqu’elle l’hébergeait. Elle releva la tête en sa direction et lui offrit un bref sourire, bien qu’un peu triste. En tout cas, elle pouvait dire qu’il était gentil de pensé à elle quand même. Il n’était pas plus obligé qu’elle, au fond. Elle pris le bol qu’il avait transvidé préalablement pour s’en garder une part et ne put s’empêcher de le tenir de ses deux main afin de sentir la chaleur de celle-ci se rendre jusqu’à ses doigts fins et encore glacer, visiblement.

Alors qu’elle apportait la soupe à ses lèvres, celui-ci lui demanda alors si elle vivait sérieusement seule. Elle se souvenait qu’elle avait fait mention d’une mère avec Oliver, afin que toute sa couverture n’ai rien de louche, mais puisque tout était tombé… À l’eau, sans doute était-il normal qu’il se pose des questions à son sujet? Un peu mal à l’aise, elle tentait de réfléchir à ce qu’elle pouvait bien lui raconter. Elle savait bien que c’était fort impossible qu’une fille de son âge puisse se payer ce genre de chambre c’était un fait et sa pouvait vraiment laisser sous-entendre une tonne de chose. Préférant profiter de cette soupe pour garder un peu le silence et réfléchir, Tobias sembla comprendre que sans doute ses questions l’embêtaient. Pas qu’il la dérangeait vraiment, c’était qu’elle ne savait vraiment plus quoi dire, mise à part la vérité qui ne lui tentait pas.

Il enchaîna donc avec pire que la question précédente. Elle ne put s’empêcher de lui jeter un bref regard noir malgré elle. Il la psychanalysait ou quoi? C’était rare qu’on voyait aussi aisément dans son jeu, si ce n’étais qu’on avait déjà aussi eu ce genre d’expérience de vie et pourtant Tobias lui avait mentionné ne pas avoir vécue dans la rue. Puis, le coup de grâce fut bien entendu lorsqu’il la compara aux filles de Madame des Myrtilles. Un nœud se forma aussitôt dans sa gorge et elle baissa le regard vers son bol de soupe, se contentent de faire un peu tourner son contenu… Mine de rien.

-Ouais une chance… Ou bien elles tomberont de haut en réalisant tout ça... Cela lui avait glissé tout seul. Elle secoua la tête. Peu importe.

Elle ne leurs souhaitais aucunement du tort, elle était simplement réaliste. Peut-être y avait-il une certaine pointe de jalousie au creux de son ventre. Elle n’avait jamais eu droit à ça, elle. Sa mère se fichait complètement de son existence et sans doute aurait-elle dû l’abandonner à une mort certaine en pleine rue qu’elle lui en aurait moins voulu…. Comme n’importe quel enfant, elle avait souhaité à un moment être aimer et elle avait eu cet espoir stupide qu’un jour elle y aurait droit. Évidemment, ce n’étais pas vraiment comme ça que tout c’était déroulé. Vendu, tout simplement, sans le moindre signe de remord en sachant très bien ce que ce porc lui aurait fait et ça, rien que pour quelques pièces dort? Elle ne lui avait jamais rien demandé, avait toujours fait de son mieux pour lui plaire… Et quand elle voyait des familles comme les Myrtilles, sa lui faisait mal, voilà. En tout cas. Valait mieux ne pas s’y attarder. C’était vraiment des filles bien et elle ne put même s’empêcher de songer aux prunelles de Violette, s’en voulant amèrement d’être la cause d’une de ces explosions illusoire qu’elle avait, justement. Elle prit une autre gorgée de sa soupe, se contenta d’hocher un bref coup de la tête à Tobias qui lui demanda s’il pouvait prendre une couverture. Celui-ci ne se fit donc pas prier et s’en saisi pour s’enrouler autour de l’une d’elle tout en reprenant place, lui proposant de lui poser des questions si cela pouvait être moins gênant pour elle. Elle haussa les épaules. Elle n’était pas gêner, elle était… Un peu affolée. Elle lui jeta un bref coup d’œil et se sentait mal de voir qu’il semblait réellement faire des efforts pour meubler le silence. Lui dire que le silence ne la dérangeait guère n’aiderais sans doute pas la situation? Elle n’avait jamais réellement été mal à l’aise avec celui-ci. Elle finit par déposer son bol terminer et se risqua à prendre un bout de fromage, même si toute cette histoire lui avait enlevé l’appétit.

-J’ai vraiment un chien. Alors non, je ne vis pas vraiment toute seule. Elle risqua un coup d’œil vers lui et poussa une partie de sa tignasse qui avait glissé devant une partie de son visage. Sinon mon grand frère à une chambre juste à côté.

Sa lui permettrait de lui faire comprendre qu’il valait mieux ne pas jouer les malins si jamais… Et peut-être lui faire croire qu’elle n’avait pas été aussi misérable qu’il semblait le croire. Elle n’avait pas besoin de sa pitié ou quelque chose comme ça.

Avec son boulot ont a voyagé pas mal nous aussi alors forcément, à traîner un peu partout j’ai vue pas mal de truc et je sais comment sont les h… Gens, moi aussi.

Elle allait dire homme, mais Tobias en était visiblement un et puis, il n’était pas… Vraiment comme eux. Ce n’étais pas tout à fait un mensonge. Cela lui fit penser alors à un détail. Pourquoi Tobias ne l’avait-il pas vue? Pourquoi faisaient-ils chambre à part en sachant très bien qu’une chambre avec deux lits était possible dans les auberges? Mouais… Il pouvait y avoir une tonne de raisons à ça alors aussi bien ne pas trop en dire et aviser en conséquence. Tant mieux s’il n’y songeait pas au fond. Elle resongeant à ses derniers mots et choisi de reprendre sa position initiale, soit, ramener ses genoux contre elle et les entourer de ses bras. Elle était bien comme ça, en plus elle pouvait sentir la chaleur du feu sur ses bras.

-Ce n’est pas que je suis gêné. Je n’ai juste pas vraiment l’habitude de discuté avec des gens de mon âge. Enfin je sais bien que tu es plus vieux… Bref tu comprends ce que je veux dire…

Ou peut-être pas en fait, mais reste que mise à part Avo, elle n’avait jamais eu personne durant un long moment et maintenant elle avait les Loups D’aciers, mais ils étaient tous plus vieux qu’elle de plus de dix ans alors forcements… Et puis avec le canidé rien n’étais jamais compliquer et elle préférait vraiment sa présence parmi toutes les autres. Elle n’avait pas non plus à devoir se méfier, ce justifié, chercher ses mots. Là, elle ne pouvait tout de même pas lui lancer en pleine figure que ce qui la dérangeait vraiment était qu’il était un mec! Même s’il semblait peut-être s’en douter vue ses propos de plus tôt. Bref, elle ne voulait pas rendre la situation plus malaisée que ce qu’elle était pour le moment.

-Et puis tu me fais vraiment pensé à quelqu’un en fait. Pas que tu lui ressemble, c’est ta façon d’agir et de parler.

En plus, leurs voix étaient vraiment similaires, maintenant qu’elle y pensait. Évidemment elle n’allait pas lui balancer qu’il lui faisait pensée à son chien. Même si venant d’elle ce serait vraiment un compliment, elle savait très bien que la majorité des gens n’apprécieraient pas ce genre de comparaison et ne la comprendrait encore moins. Dans tous les cas, c’était quand même un peu étrange tout ça et elle essayait un peu de faire la part des choses. C’était bien pour cela entre autre, ce qu’elle ressentait qui faisait qu’elle n’était pas si sèche envers lui. Elle finit par quitté sa position et se relever pour se diriger vers le lit et prendre l’oreiller qui y trônait ainsi qu’une autre couverture et les faire quelques pas pour les déposer non loin du jeune homme. Puisqu’il dormirait sur le sol, sans doute serait-il vraiment mieux avec un oreiller et elle, en avoir une ou pas, cela ne lui changeait pas grand-chose, surtout qu’elle avait droit à un lit confortable. Elle avait dormi dans de pires conditions dans le passé de toute façon. Elle préférait couper ça là. De toute façon, sans doute ne se rêveraient-ils plus et avec les efforts qu’ils avaient faits, dormir ne leur ferait pas de tort. S’il pouvait avoir les yeux qui semblaient vouloir se fermer sous la fatigue, elle ne devait pas avoir meilleur mine elle non plus.

-Je vais dormir, tu fermeras la lampe lorsque tu voudras faire de même. Je dois me lever tôt demain j’ai beaucoup à faire et sans doute que toi aussi. J’espère que la maré aura descendu, je vais sans doute aller voir en espérant avoir la chance de trouver mon sac… L’espoir fait vivre comme on dit… Elle eut un bref rire un peu nerveux. Et avant que tu ne me l’offre, non, je ne passerais pas dire bonjours aux Myrtilles même si je ne serais pas si loin. Avec ce que j’ai fait à Violette, je n’ai pas trop envie…

Elle pourrait y aller sous sa vrai apparence ou sur une autre, mais en fait, elle se sentait terriblement mal de lui avoir menti, encore plus de lui avoir déchirée le cœur. Ce serait cruel de sa part d’y retourner, autant pour la jeune fille que pour la jeune voleuse qui ne comprenait pas vraiment les étranges sentiments qui l’avaient envahis avec ce rapprochement. Dans tous les cas, elle tira les couvertures et s’engouffra toute vêtue –bien entendu- sous celles-ci. Si Tobias pouvait être observateur, sans doute aurait-il remarquer que le couteau à beurre n’étais plus sur la table. Il trônait dans la main de la jeune voleuse, alors que son bras lui servait d’oreiller.

-Bonne nuit.

Fit-elle tout simplement. S’il avait encore envie de discuté, il pouvait bien. Sans doute lui répondrait-elle puisque bien qu’elle comptait lui donner l’impression qu’elle dormirait à point fermé, il était bien entendu évident qu’elle n’arriverait qu’à fermer l’œil qu’une fois que son compagnon d’infortune ne se soit endormi. Elle était certes épuisée, mais elle saurait rester alerte et ne pas s’endormir avant. Elle n’y arriverait pas de toute façon.
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Do not judge a book by its cover [PV TREIZE]

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