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L'habit ne fait pas le moine [RP Mesarthim & Meïlhor]

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Jamère
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MessageSujet: L'habit ne fait pas le moine [RP Mesarthim & Meïlhor] Sam 04 Fév 2017, 16:14

Flash back G17, 1257

Une matinée banale venait tout juste de commencer. Toute la famille était rassemblée dans la  petite maison de Rubis, Jamère revenant la veille au soir même d'un contrat. Le mercenaire avait fait vite pour ce dernier, comme toujours fort peu désireux de laisser Meïlhor et Jenna loin de lui trop longtemps.
Rien de particulier n'était prévu pour la journée, chacun avaient donc pu traîner au lit tout son soûl. À sept mois, Jenna parvenait enfin a passer des nuits complètes sans plus s'éveiller à des heures indues, pour le plus grand bonheur de Meïlhor. Les pleurs de sa fille n'avaient que rarement perturbés le lourd sommeil de Jamère : en sa demeure, le jeune homme dormait bien souvent du sommeil du juste, au grand damne de sa compagne.
En tout début d'après midi, le temps étant au beau fixe, il fut décidé d'aller faire une promenade au village proche. C'était jour de marché, et Jamère pensait qu'une telle sortie ne pouvait faire que le plus grand bien à Meïlhor. La jeune femme attendait leur deuxième rejeton et, étant à quelques mois de son terme, hors de question pour elle de courir les bois comme elle en avait l'habitude. Le souvenir de son escapade sylvestre lorsqu'elle attendait Jenna lui avait assurément servie de leçon, quand bien même Jamère savait qu'elle ne l'avouerait jamais. Bon prince, il tachait de ne pas lui rappeler trop souvent.

***

Le marché était animé, sans pourtant être totalement bondé, ce qui était fort appréciable. Jamère allait à quelque distance d'avance, mais il ne manquait pas de se retourner tout les dix pas pour s'assurer d'être bien suivie de sa compagne et de sa fille. Il était toujours aussi amusant pour Jamère de constater avec quelle aisance Meïlhor s'était faite à son rôle de mère. En temps normal déjà le physique de la jeune femme ne laissait en rien présager de son métier, mais lorsqu'en plus elle était en compagnie de son enfant, elle semblait littéralement être l'incarnation de l’innocence.
En dehors des siens, Jamère accordait une attention tout à fait distraite aux étales devant lesquels il passait sans s'attarder. Ils déambulaient dans la partie du marché qui exposait des bijoux, des tissus précieux, et autres articles coûteux. Le mercenaire n'en avait donc que faire, pourtant, son attention fut brusquement attirée par un cri outré :

- « Au voleur ! Ma montre ! Il y avait là une montre à gousset qui à disparue ! »

Le cri fut relayé, si bien qu'une place ce fit peu à peu dans la foule autour de l'emplacement occupé par le commerçant délesté. Jamère, profitant de sa haute taille, observa parmi les badauds rassemblés si l'un en particulier semblait fuir ou tout du moins cherchait à s'éloigner un peu trop prestement de cette échoppe. Durant ses recherches et sans qu'il y prenne garde, Jamère fut légèrement bousculé par un passant, mais le contact étant minime, le mercenaire se contenta de faire un pas de côté en s'excusant vaguement, son attention toute entière tournée à la recherche du maraudeur. Absorbé par son observation des alentours, le jeune homme n'accorda pas même un regard à ce piéton pressé. Pressé ? Quand Jamère se tourna pour retrouver du regard la personne qui venait de le bousculer, il ne parvint plus guère à l'identifier parmi la foule, pourtant encore fort claire.
Cependant qu'il cherchait à retrouver ce leste personnage, un tintement métallique délicat attira son attention. Aux pieds du mercenaire venait de choir une sorte de pendentif. Se baissant pour le ramasser, Jamère observa le bijoux abandonné. À côté du jeune homme, un paysan avisa le médaillon en la possession du brun.

- « Maître horloger ! Ne cherchait plus ! C'est ce gaillard votre maraudeur ! Mais il est bien mal habile, il a fait tomber son butin, je l'ai vu ! »

Entendant cela, Jamère suivit le regard du paysan accusateur. Comme il semblait regarder dans la direction du mercenaire, le brun se retourna : peut être le voleur s'enfuyait il derrière lui ! Mais s'étant tourné, Jamère pu seulement voir la foule lui lancer des regards mauvais. Baissant les yeux sur le collier qu'il avait ramassé un peu plus tôt, il constata qu'il s'agissait en effet d'une montre à gousset. Le jeune homme ne remarqua pas le pas de côté fait par le paysan : ravi de voir l'affaire prendre si bonne tournure, il se rapprocha à grande enjambées de l'étale de l’horloger.

- « C'est ton jour de chance l'ami, ton voleur a du le faire tomber dans sa course ! J'espère en revanche qu'elle n 'est pas cassée, car je l'ai entendue tomber sur les pavés. »

- « Pour qui me prend tu garçon ! Je n'ai jamais entendu plus mauvaise excuse ! Prit sur le fait, tu n'as rien trouvé de mieux comme défense ? »

Comprenant enfin qu'on le prenait pour le tire-laine, Jamère perçu un grondement parcourir la foule qui se densifiait peu à peu autour de lui.

- « Regardez le donc ! Ce ne peut être que lui ! »

Une voix anonyme s'était élevée parmi la masse à présent rassemblée autour de la petite échoppe, à croire que tout les visiteurs du marché se trouvait soudain réunit en un même endroit. L'accusation fut plusieurs fois reprise, sans que personne ne cherche à la démentir.
Calmement, Jamère posa le bijoux au milieu de ses semblables, et s'adressant au vendeur, il reprit d'un ton tout aussi calme.

- « Comme je vous l'ai dis tout à l'instant, je viens de trouver ceci par terre. » De la tête, il pointa la montre ayant retrouvée sa place. « Je ne sais pas vous, mais je pense pas avoir la carrure d'un maraudeur. »

Le jeune homme voulait par là démontrer à l'horloger qu'il était bien incapable de passer inaperçu au milieu d'une foule, ce qui était effectivement indéniable. Jamère avait l'habitude de voir sa mine mauvaise lui attirer des regards antipathiques, mais voilà bien la première fois qu'on le confondait avec un voleur à l'étalage.

- « Vous osez me menacer ? À moi ! »
 


Dernière édition par Jamère le Lun 13 Fév 2017, 09:52, édité 2 fois
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Mesarthim
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MessageSujet: Re: L'habit ne fait pas le moine [RP Mesarthim & Meïlhor] Ven 10 Fév 2017, 15:01



An de grâce 1257. Le printemps pointaient à peine et on ne pouvait pas dire qu'il faisait beau mais Mesarthim qui déambulait dans les rues d'une petite ville de Rubis trouvait la journée Magnifique. En effet le jeune jeune homme avait, une fois n'est pas coutume, décidé de s'octroyé un temps de repos à l'écart de sa bien aimée guilde. Il avait élu ce beau Royaume pour ses vacances improvisées et s'y promenait depuis maintenant quelques jours. Il avait découvert avec une immense joie qu'il s'agissait d'un lieu qui se prêtait parfaitement à ses jeux préférés. Il y avait en effet, nombres de marchés et d'étales où il pouvait exercer ses talents. Il avait terminé son apprentissage quelques années auparavant et, bien qu'il ne l'admettrait jamais devant son instructeur, certains des exercices qu'il avait du expérimenté plus de fois qu'il n'aurait su le dire lui manquaient. Le jeune voleur-espion se baladait donc avec sa nonchalance coutumière dans un des marché qu'il connaissais fort bien pour s'y être de entrainé régulièrement en compagnie d'Althen, où plus exactement sous son commandement. Il y avait actuellement un bon nombre de personnes bien que l'on se déplaça sans mal entre  les gens et les étales. Il songea un instant à quel genre d'épreuve son ancien maitre aurait pu le soumettre en pareilles circonstances. Distraitement il prit une montre qui lui passait à portée de main, plus ou moins à dessein il laissa un trou visible par le vendeur. Sand celui-ci cria au voleur, il était ne douta cependant pas qu'il avait été assez discret pour qu'on ne se dirigea pas vers lui spontanément. Il aperçu de loin, comme n'importe qui l'aurait pu, un colosse à la mine peu avenante. Il y avait cible plus difficile mais après tout il était en vacance, il n'avait donc nul besoin de s'imposer des tâches ou des cibles ardues. Ainsi quand les deux hommes se croisèrent, le maraudeur plaça-t-il la montre à la ceinture du géant, juste assez pour qu'elle glisse au sol après quelques pas de ce dernier. Le jeune garçon ne pu retenir un sourire de félicité quand les premières accusations fusèrent. Comme il s'y attendait, les premières accusations ne tardèrent pas à fuser. Les gens étaient décidément bien faciles à manipuler. Il semblait certes évident que l'homme au pieds duquel la montre était tombée devait avoir commis le larcin mais tout de même.
- Comme je vous l'ai dis tout à l'instant, je viens de trouver ceci par terre. » De la tête, il pointa la montre ayant retrouvée sa place. « Je ne sais pas vous, mais je pense pas avoir la carrure d'un maraudeur. »
Il marquait un point, cela ne marcherait probablement pas car les gens avaient toujours tendance à sauter sur la solution la plus simple, ils devaient bien faire avec leurs moyens, mais n'importe quel voleur aurait considéré cet argument. L'accusé était bien trop imposant pour être suffisamment vif. Mesarthim connaissait bien quelques exceptions, de grandes gens qui avaient su apprendre à manier avec une habileté impressionnante leur masse au premier abord bien encombrante, mais aucun d'eux n'avaient la dégaine lourde de celui-ci. L'espion se glissa parmi la foule pour observer la scène, il eu une pointe de compassion pour sa pauvre victime – le colosse s'entend, pas le maitre horloger – et d'autant plus qu'il semblait d'une innocente naïveté toute à fait rare et très amusante, bien que curieuse aux yeux de l'Aigle.
« Vous osez me menacer ? À moi ! »  
Mesarthim leva un sourcil légèrement plus haut que l'autre et expira dans un soupir à mi chemin entre l'exaspération et l'ennui. Ce n'était pas aussi distrayant que ce qu'il avait d'abord espéré les gens étaient tous si prévisibles. Il songea à qu'il devait faire quelque chose de plus, qu'importe quoi. Il devait jeter un pavé dans la marre. Il prit un air neutre légèrement désapprobateur et, avec toute la superbe du monde lança :
-Allons, allons, réfléchissons calmement voulez-vous. Il serait très déplaisant qu'un pauvre innocent soit accusé à tort. Je ne saurais supporté une telle injustice. Rien de tel ne se passera devant moi !
Il devant les air ébahis des accusateurs et de l'accusé conjugué il eu du mal à ne pas lâcher un éclat de rire. Oui cela s'annonçait beaucoup plus amusant comme ça. Fronçant légèrement les sourcils il poursuivis :
-Il est vrai que les faits semblent le désigné, mais après tout ce qu'il dit n'es pas dénué de sens, il ne semble pas vraiment assez leste pour dérober un tel objet.. ou quoi que ce soit d'autre d'ailleurs
Il toisa sa victime de haut en bas pendant un moment avec un œil scrutateur,
-Et soyons honnêtes, l'objet ne semble pas vraiment convenir à sa … sensibilité, termina-t-il avec difficulté
Sensibilité oui, c'était tout ce qu'il avait pu se résoudre à dire, l'individu n'avait guère de goût et encore moins de style aussi se contenta-t-il de cet argument attendant une réaction quelconque.
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Meïlhor
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MessageSujet: Re: L'habit ne fait pas le moine [RP Mesarthim & Meïlhor] Dim 12 Fév 2017, 10:21

Jamère était revenu à la demeure familiale la veille au soir., il avait brillamment réussit son dernier contrat, mais rien de bien étonnant à cela. Meïlhor quand à elle restait désormais au foyer pour s'occuper de Jenna et couvait tranquillement leurs deuxième rejetons. Elle était enceinte depuis quelques mois déjà et son ventre s'arrondissait joliment depuis peu.  Le jeune père avait réussit l'exploit, non sans mal, de la convaincre de rester tranquille le temps pour leurs deuxième enfant de pouvoir rester avec son père sans heurt. Jenna faisait désormais presque entièrement ses nuits, elle se réveillait toujours aux aurores, mais à la vérité davantage pour finir sa nuit blotti contre sa mère, plus que pour tout autre chose. Ce rituel ne gênait en rien la jeune femme qui appréciait ces moments tendre avec sa fille. Avant la naissance de Jenna, la mercenaire avait craint d'être une mauvaise mère, incapable de s’attacher à son enfant. En cela elle c'était entièrement fourvoyée. Il était nécessaire pour la blonde de se faire violence pour s'éloigner de sa progéniture ne serait ce que quelque minutes. À l'instant où elle l'avait senti bouger dans son ventre, l'amour inconditionnel maternel avait assaillit Meïlhor. Lors de la première fois où les yeux de celle ci se posèrent sur Jenna elle sut qu'elle était sa fille, son bébé. Elle l'aimait, la chérissait et la protégerait au péril de sa propre vie, si cela s’avérait nécessaire. Leur lien était naturel, presque animal et l'enfant le ressentait également, sa mère en était certaine. Quelques années auparavant, jamais la rubienne n'aurait songer avoir une vie si paisible au côté des siens et pourtant elle n'aspirait désormais à rien d'autres. Jenna, Jamère, et le petit être qu'elle attendait voilà qui suffisait amplement à son bonheur. Blottit contre sa fille à moitié endormis, c'est là où s'égarait les pensées de la mercenaire. Près d'elles Jamère était endormis paisiblement. Sa compagne coulait sur lui un regard amoureux. Elle ne s'autorisait à cela consciemment que lorsque personne ne la voyait. Avouer qu'elle était à la vérité un cœur tendre aurait été une honte qu'elle ne pouvait se résoudre à éprouver. Dans un sourire sa main s'égara dans les cheveux du mercenaire. Elle ne lui confierais jamais, mais elle se sentait bien seule quand il était en mission, elle n'était que trop heureuse de la voir revenir. Toutefois, d'une certaine manière, le voir partir était agréable car elle pensait dés lors à leurs retrouvailles. Le jeune femme n'aurait put s'épanouir dans une vie ou la routine faisait office de lois, elle avait besoin d'imprévu et d'aventure.
La rubienne resta ainsi un long moment allongée à cajoler les siens. Jamère s'éveilla le premier non sans mal toutefois. En bonne âme Meïlhor, le laissa s'éveiller sans presque le railler.

- Et si nous allions au marché aujourd'hui, le temps est doux

La mercenaire avait lancé sa proposition  un peu plus tard à la cantonade étant certaine que son compagnon ne manquerait pas cet occasion d’exhiber leurs merveille aux yeux du monde. Elle ne s'y était pas trompée. Ils vaquaient donc dans les rues du petit village, Jamère ouvrant la voie en preux qu'il était. Meïlhor quand à elle était trop occupé à contempler sa fille et s'amuser de ses babillages. Elles formaient à la vérité un tableau des plus charmant. Aux côtés de Jenna, elle arborait un air sincèrement doux qui était bien inhabituel pour qui connaissait un tant soit peu la jeune femme. La complicité qui régnait entre le nourrisson et sa mère était également belle à voir. Toute sa concentration voué  à sa fille, Meïlhor ne prêtait aucune attention à ce qui se passait autours d'elle. Aussi fut elle tirée de ses songes d’abrupte manière lorsqu'elle entendit des éclats de voix venant d'une foule qui s'attroupait déjà. Au milieu de celle-ci un Jamère hébété qui tentait bellement, mais vainement de se défendre.
S'approchant de la scène, elle ne perçut d'abord que quelques bride de conversation, suffisamment toutefois pour comprendre les accusations dont il était l'objet. Elle retint un profond soupire, ainsi le prenait-ont pour un voleur. Il était en effet une cible toute désignée. Un air mauvais au visage et une stature remarquable entre mille,  il n'attirait pas vraiment la sympathie. Meïlhor avait souvent fait sienne les jugement attife proféré par des pécores peu prompt à la réflexion, son jolie minois joyau d'innocence lui avait parfois été d'un grand secours. Peut être suffirait il à sortir Jamère d'affaire, si elle parvenait à rallier la foule à sa cause avec ses airs de compagne aimante. Néanmoins, avant qu'elle ne put prononcer un mot un allié bien inattendu fit son entrée.

-Allons, allons, réfléchissons calmement voulez-vous. Il serait très déplaisant qu'un pauvre innocent soit accusé à tort. Je ne saurais supporté une telle injustice. Rien de tel ne se passera devant moi ! 

Le jeune homme qui avait prononcé pareille tirade semblait être l'incarnation de l'innocence. Une stature frêle, un visage au trait fin et des yeux qui semblait il, ne pouvaient mentir. Ainsi, la mercenaire le trouva t-elle immédiatement antipathique. Suspicieuse de nature, elle était la preuve vivante que les apparences sont le plus souvent bien trompeuses. Aussi faisait-elle preuve d'une prudence particulière dans pareille situation. Il semblait évident qu'un petit voleur avait joué un sale tour à Jamère, le faisant passer pour le coupable. Sans doute avait il été surpris dans son méfait ou pensait l'avoir été, par un quelconque individu et c'était débarrassé de son larcin sur le premier bougre venu. Oui, cela semblait logique. Le malfrat avait probablement fuit la scène laissant le brun à son sort, bien peu enviable. Ce raisonnement semblait innocenter le sauveur de Jamère puisqu'il demeurait à ses côtés. Néanmoins, Meïlhor n'était elle même guère convaincu par ses conclusions. Elle ne voyait à la vérité aucune raison pour laquelle le malandrin prendrait désormais la défense de son bouc émissaire, mais elle en demeurait toutefois suspicieuse envers le jadois, ne croyant pas vraiment à la noblesse de cœur si celle ci ne provenait pas de Jamère. Elle décida donc de ne pas intervenir pour voir ou le discours du héros les mèneraient

-Il est vrai que les faits semblent le désigné, mais après tout ce qu'il dit n'es pas dénué de sens, il ne semble pas vraiment assez leste pour dérober un tel objet.. ou quoi que ce soit d'autre d'ailleurs 


Meïlhor retenu avec grande difficulté un sourire. Magrès son gabarit peu conventionnel Jamère était aussi leste qu'il pouvait l'être avec pareille carrure. Finalement elle avait peut être surestimé le jadois. Lui aussi semblait prompt aux jugements hâtifs ou peut être était-ce là le cheval de guerre qu'il avait choisi pour réaliser son plaidoyer.  Sans doutes en aurait elle prestement le cœur net.

-Et soyons honnêtes, l'objet ne semble pas vraiment convenir à sa … sensibilité


Cette fois Meïlhor eût toute les peines du monde à retenir un éclat de rire. Le peux secours de son compagnon ne semblait pas habitué à réaliser pareil fait d'arme. Les seuls arguments qu'il avait trouvé en faveur de Jamère était qu'il avait l'air d'un … gros plouc incapable de voler. Cela ne manquait pas d'un certain style il fallait au bien l'avouer. En outre, les arguments parleraient sans doutes au plus grand nombre, mais elle demeurait pour le moins septique sur le fait que cela s’avérerait suffisant. Les badots du coin avait leur voleur pourquoi réfléchiraient-ils davantage ?

- Jenna allons sortir papa du mauvais pas ou il c'est mis, je pense qu'il aura grandement besoin de notre aide, vois-tu.


La petite fille répondit à la tirade de sa mère par des babillages joyeux et la mercenaire se faufila à grande peine jusqu'à Jamère. Arborant pour l'occasion sa mine la plus charmante, elle s'approcha légèrement des accusateurs

- Excusez moi messires, mais je pense qu'il y a là une terrible méprise. Mon compagnon n'aurait jamais réalisé le crime que vous lui attribuez. Ce jeune homme qui a si bellement pris sa défense a sans doute raison, il doit exister une autre explication à tout cela, j'en suis certaine.


La voix de Meïlhor tremblait légèrement trahissant l'émotion qu'elle voulait qu'on y perçoivent, ses yeux humides de fausse larmes venait encore accentuer sa prétendue innocence. Dans une autres vie elle aurait sans nul doute était une comédienne de talent. Elle s'approcha alors de Jamère, dès qu'elle vu son père Jenna lui tendit des bras implorant. Si même la petite cherchait à donner à son père un air sympathique, l'affaire serait sans doute bien moins ardu que la mercenaire ne le pensait. Pour le moment l'incident était bien anodin, toutefois cela devait se régler au plus vite pour éviter qu'une quelconque autorité ne s'en mêle et ne rende la situation plus difficile pour Jamère.  S'approchant de son compagnon elle eût un rapide geste de tendresse plaçant une main sur sa joue et lui confiant leur précieuse progéniture. Elle désirait ainsi dresser là le parfait portrait de famille. Toutefois, agir ainsi sur commande lui semblait affreusement caricaturale, mais après tout son compagnon risquait gros et elle et le héros impromptue semblait être les plus à même de le sortir de se mauvais pas. L'adage ne disait-il pas au grand maux les grands remède
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Jamère
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MessageSujet: Re: L'habit ne fait pas le moine [RP Mesarthim & Meïlhor] Lun 13 Fév 2017, 09:40

Jamère n'avait pas vu le coup venir. Se croyant menacé, le commerçant risquait fort de poser problème. Le mercenaire ouvrit la bouche pour tenter de rétablir la vérité, quand une voix s'éleva dans la foule.

- « Allons, allons, réfléchissons calmement voulez-vous. Il serait très déplaisant qu'un pauvre innocent soit accusé à tort. Je ne saurais supporter une telle injustice. Rien de tel ne se passera devant moi ! »

Tout en parlant, un inconnu s'était avancé, slalomant entre les curieux attroupés autour de l'étale de l'horloger, débitant avec naturel un discours plein de grandeur et de panache. D'apparence presque juvénile, ses origines très visiblement jadoises devaient pourtant contribuer à le faire plus jeune qu'il ne l'était. Frêle, il n'en avait pas moins prit le contre pied de l'avis général sans la moindre hésitation, incitant à la réflexion plutôt qu'au pugilat. Cette action le rendit immédiatement sympathique aux yeux de Jamère, cela allait sans dire.
Voyant que le silence c'était fait autour de lui, le jadois toisa ses pairs, le sourcil froncé. Tout le monde semblait tout disposé à l'écouter, aussi poursuivit-il sans que personne ne songe à l'interrompre.

- « Il est vrai que les faits semblent le désigner, mais après tout ce qu'il dit n'es pas dénué de sens, il ne semble pas vraiment assez leste pour dérober un tel objet.. ou quoi que ce soit d'autre d'ailleurs »

En parlant, il avait observé Jamère des pieds à la tête. Cet examen impromptu étonna quelque peu le mercenaire, peu habitué qu'il était à se voir aussi ouvertement détaillé. Enfin, il n'allait pas se plaindre de s'être trouvé un défenseur, aussi inattendu ce dernier fut-il. Le mercenaire ne broncha d'ailleurs pas face aux arguments du jadois : pas question de détrompé qui que se soit sur sa célérité.

- « Et soyons honnêtes, l'objet ne semble pas vraiment convenir à sa … sensibilité ».

Jamère ne chercha pas à retenir son éclat de rire : en effet, il n'avait que peu de goût pour les objets fins et orfévrés comme la montre qu'on l'accusait d'avoir dérobé. Enfin, le jeune homme ne s'était absolument pas attendu à voir ce fait exposé de telle manière, fusse pour le défendre. Tout cela amusait beaucoup Jamère, qui bien sûr ne trouvait pas la situation alarmante pour un sou.

Vinrent enfin au secour du mercenaire deux alliées de poids. Se tortillant pour traverser la presse tout en protégeant son précieux chargement lové dans ses bras, Meïlhor parvint finalement à la hauteur de Jamère.

- « Excusez moi messires, mais je pense qu'il y a là une terrible méprise. Mon compagnon n'aurait jamais réalisé le crime que vous lui attribuez. Ce jeune homme qui a si bellement prit sa défense à sans doute raison, il doit exister une autre explication à tout cela, j'en suis certaine. »


La connaissant depuis maintenant un certain temps, Jamère n'eut aucun mal à savoir sa compagne en pleine improvisation théâtrale. Improvisation de qualité, il fallait bien l'avouer. Enfin, la jeune femme avait après tout tout les avantages de son côté : sa propre apparence la rendait sympathique à qui la voyait, mais avec Jenna installée au creux de ses bras, rien ni personne ne pouvait plus lui résister. Elle était la parfaite image de l'innocence. Alors qu'elle aussi se mettait à plaidoyer en faveur de Jamère, elle ajouta même un subtil trémolo dans sa voix. L’Émérien ne pu que trouver les larmes de crocodiles dans les yeux de la blonde un brin superflues, mais il se garda bien de le lui signifier. Tous les badauds présents étaient sous le charme de cette adorable apparition, presque au point d'en oublier leur voleur. En parlant, Meïlhor poussa le vice jusqu'à présenter sa fille au brun. Inconsciente de jouer le jeu de sa mère, Jenna tendit ses petits bras potelés vers Jamère dès qu'elle l'aperçu. Le jeune père s'en saisit religieusement, avant de l'installer confortablement contre son épaule, alors même que Meïlhor avait un geste tendre pour le jeune homme. Ce dernier n'aimait pas vraiment devoir se prêter au jeu de la comédie, mais il dut bien avouer que le stratagème de sa compagne ralliait à leur cause certains des spectateurs présents.

- « Toujours est-il que vous avez votre montre, aussi n'y a-t-il plus de raison de s'en faire. Le tire laine s'en est sorti cette fois, mais il commettra tôt ou tard une erreur, et ce jour là, il recevra la sanction que son comportement exige. »

S'adressant directement au maître horloger, Jamère espéra ainsi apaiser la tension qui s'était si prestement installée.

- « Et tu pense vraiment t'en tirer si bien ? Même pas en rêve garçon ! Je fais appel à la garde, tu t'expliquera avec eux ! Tu pourras toujours essayer de leur faire ton petit numéro avec femme et enfant si ça te chante, mais avec moi ça prend pas ! »

Visiblement, le maître horloger était loin d'être satisfait : voir son voleur lui échapper le contrariait même assez...
La presse s'agitait de plus en plus, certains, comme le jadois, prenant la défense de Jamère, alors que d'autres ne quittaient pas le parti du marchant...
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Mesarthim
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MessageSujet: Re: L'habit ne fait pas le moine [RP Mesarthim & Meïlhor] Mar 21 Fév 2017, 16:44



Alors qu'il terminait son plaidoyer, une jeune femme à l'air profondément innocent et inoffensif s'avança un bébé dans les bras et commença à parler :

-  Excusez moi messires, mais je pense qu'il y a là une terrible méprise. Mon compagnon n'aurait jamais réalisé le crime que vous lui attribuez. Ce jeune homme qui a si bellement prit sa défense à sans doute raison, il doit exister une autre explication à tout cela, j'en suis certaine.

Ses yeux étaient humides de larmes retenues et Mesarthim n'eu pas besoin de plus pour savoir que s'il devait interagir avec elle il devrait s'en méfier comme de la peste. Elle plaça le bébé qu'il devina être leur enfant commun dans les bras de l'accusé avant de prendre un air désespéré. L'espion ne pu retenir un sourire quand une partie de la foule se rallia à la cause de la nouvelle venue et de l'enfant. Cette dernière, sans aucun doute trop jeune pour comprendre la situation semblait pour l'heure vouloir s'amuser avec son papa.

-Toujours est-il que vous avez votre montre, aussi n'y a-t-il plus de raison de s'en faire. Le tire laine s'en est sorti cette fois, mais il commettra tôt ou tard une erreur, et ce jour là, il recevra la sanction que son comportement exige.

Mesarthim déplora la prise de parole du présumé coupable. Lui-même et la jeune femme avaient réussis à mettre de leur côté une bonne partie de l'assistance mais le jeune homme ne paraissait pas aussi à l'aise que sa compagne dans l'art de la négociation. Après tout, il était vrai que la finesse n'était pas à la portée de tout le monde. Cela avait quelque chose de rassurant. Mais dans le cas présent cela était fort incommodant. Parler dans une telle situation sans être capable de s'attirer un quotient sympathie était tout simplement idiot.

 -Et tu pense vraiment t'en tirer si bien ? Même pas en rêve garçon ! Je fais appel à la garde, tu t'expliquera avec eux ! Tu pourras toujours essayer de leur faire ton petit numéro avec femme et enfant si ça te chante, mais avec moi ça prend pas !

La réaction n'avait pas tardé et comme prévu elle était plutôt véhémente. L'espion voulu réfléchir à un stratagème qui aurait poussé un tiers à prendre la défense de la victime mais il n'en eu pas le temps, déjà, l'horloger criait à la garde. Mesathim retint une moue. Il n'aimait guère avoir affaire à la garde, pas qu'il en eu peur, il se jouait d'eux aisément. Mais pour le principe. Les gardes représentaient une autorité supposée et étaient tout son contraire. Ils se liguaient pour la justice quand lui appartenait à une guilde qui se moquait bien de ce qu'étaient les notions de bien et de mal. Pour autant, engagé comme il était dans la situation, il ne pouvait guère s'en aller. Il attendit alors et bientôt une garde arriva.



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Meïlhor
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MessageSujet: Re: L'habit ne fait pas le moine [RP Mesarthim & Meïlhor] Sam 11 Mar 2017, 07:04

En d'autres circonstance la confiance touchante qu'arborait  Jamère en la nature humaine aurait amusé la jeune femme. Toutefois, l'heure n'était guère au bon sentiment et elle était sceptique sur le fait de voir la sincérité de son compagnon récompensée d'une quelconque manière. Les mots du mercenaire étaient maladroit comme bien souvent et sa stature ne paraissait pas vraiment jouer en sa faveur, mais il semblait en devoir être toujours ainsi.

- « Et tu pense vraiment t'en tirer si bien ? Même pas en rêve garçon ! Je fais appel à la garde, tu t'expliquera avec eux ! Tu pourras toujours essayer de leur faire ton petit numéro avec femme et enfant si ça te chante, mais avec moi ça prend pas ! »

Le marchand paraissait donc moins stupide ou plus buté que Meïlhor ne l'avait songé de prime abord. Les gardes... il allait sans doutes être plus délicat de leurs faire entendre raison sur l'innocence de Jamère. Une bande de badauds pouvait s'attacher à l'image d'une jeune femme affublée d'un nourrisson, cherchant à défendre son compagnon corps et âme et d'un jeune homme voulant faire rétablir la vérité par soucis de justice. La véracité de tout cela n'avait aucune réelle importance, seule l'image projetée comptait et ils formaient à eux quatre le plus charmant des tableaux. Les gardes néanmoins ne seraient pas dupe, trop habitués qu'ils étaient sans doute à ce genre de stratagèmes. Il allait falloir que la jeune femme dispose ses atouts finement pour sortir Jamère de ce mauvais pas. Celui ci ne serait pas un allié de poids, sa stature et sa maladresse ne jouait pas en sa faveur dans ce cas, quant au preux qui l'avait si vaillamment secouru, elle ne se méfiait que trop de lui. Rien ne lui interdisait de fuir dès lors les garde apparut.
Meïlhor de dos, ne vit pas le petit groupe de gardes arriver avec à leur tête une jeune femme aux origines falloise indéniable.

- « Gardes! Gardes! Je suis bien content de vous voir arriver si vite, ce bandit m'a dérobé une montre avant de se faire prendre. Regardez elle était sur lui. »

Le marchand tendait aux nouveaux venus son bien, tendit qu'ils se frayaient tout quatre  à grande peine, un passage au milieu de la foule.  Des histoires comme celle-ci ils en avaient traitées bon nombre, ce n'était en général pas bien compliqué, les choses étaient exactement ce qu'elles semblaient être. Leur chef détailla légèrement le « voleur » et force lui était de constater qu'il n'avait pas vraiment la tête de l'emploi. Il aurait sans doute fait un bien meilleur assassin que chapardeur. Une mine lugubre au visage, une carrure impressionnante, des gestes dénués de toutes grâce, pas vraiment  l'allure d'un voleur pour ainsi dire. La garde, Evie de son prénom, savait de quoi elle parlait en ancienne enfant des rues, elle avait dérobé bien plus qu'elle ne pourrait jamais compter.

«  Bien allons au château nous irons régler ça là bas, le quartier général nous y attend »


L'affaire serait vite terminée. Des voleurs il y en avait bon nombre à Rubis et Evie connaissait, tout comme ses collègues, la procédure par cœur. Ils devaient éviter à tout pris les émeutes ou la situation pourrait mal tourner rapidement. Une foule instable était à redouter lorsque les badauds étaient comme ici rassemblé en une foule compacte. Certain semblait affirmer l'innocence du présumé voleur, tant dit que d'autre soutenait sa culpabilité. L'éloigner étaient alors une bonne manière de faire la lumière sur toute cette situation en assurant la sécurités de tout à chacun.
Un long soupir lui échappa lorsqu'elle s'approcha du jeune homme, ça ne l'amusait pas vraiment d'embarquer ainsi un chapardeur qui plus est qui tenait dans ses bras une enfant. Elle ne pouvait décemment pas interroger le malandrin en présence de sa fille. Il allait être nécessaire de les séparer si la mère n'étaient pas présente. Les gardes allaient bien dénicher une servante au château qui serait à même de s'occuper du bambin si la situation l’exigeait. Elle espérait toutefois que le père n'y opposerait aucune résistance. Les choses étaient toujours plus délicate lorsqu'il était question d'un enfant. Evie baissa les yeux sur le bambin et une étrange impression s'empara d'elle, quelque chose chez cette enfant lui semblait familier, sans pour autant en déterminer l'exact cause.

« Je vais prendre l'enfant, chef »

Sam, un jeune homme depuis peu garde ,fit mine de se saisir de la petite fille avant d'être arrêté dans son élan par une Meïlhor furibonde. Evie esquissa un début de geste pour le stopper ne sachant que trop bien comment une mère réagissait lorsqu'on s'en prenait semblait il à son enfant.

- « Ne touche pas à ma fille »


La main sur un poignard à sa ceinture, elle le menaçait belle et bien. Meïlhor se tenait entre Jamère et le garde novice. Elle venait clairement de tenir tête à un l'autorité en vigueur, c'était une erreur elle le savait, mais elle ne cherchait qu'a protéger Jenna. Personne ne touchait ainsi sa fille et son statut de garde ne lui en donnait en rien le droit.

Evie resta un instant interdite. La blonde qu'elle avait devant les yeux, elle ne la connaissait que trop bien. Petite peste au grand cœur avec qui elle avait grandit. Meïlhor... Elles ne s'étaient pas revues depuis que la mercenaire était partit en quête de vengeance quittant rubis de fait. Quelques temps après, Evie c'était engagée dans la garde et avait laissé son passé d'enfant des rues derrière elle. Elle ne le reniait pas, cela avait fait d'elle ce qu'elle était, elle en tirait d’ailleurs une certaine fierté. Son enfance n'avait pas été aisée, orpheline elle c'était construite seule, enfin presque. Il y avait bien cette tête blonde, butée qui se battait régulièrement et chapardait comme elle respirait. Elles avaient survécus ensemble. Combien de fois au juste Meïlhor l'avait tiré des mauvais pas où se trouvait Evie ?  Impossible à dire. La garde était moins doué pour le vol que la rubienne, sans elle, enfant elle serait morte de faim.
La gamine que tenait le colosse dans ses bras était donc sa fille. Evie souffla à nouveau. Elle ne voulait pas arrêter Meïlhor, mais après son coup d'éclat, la foule ne la laisserait pas s'en tirer ainsi. On ne pouvait pas défier l'autorité de la garde sans en payer le prix. La falloise savait pertinemment ce qui avait poussé son amie à agir ainsi, mais bon sang ne pouvait elle pas réprimer un tant soit peu son fichus caractère ? Il fallait agir et vite.

« Sam, éloigne toi je te pris. Excusez mon lieutenant il ne voulait pas s'en prendre à votre fille. Toutefois, même si vos intentions était bonne vous venez de menacer un garde dans l'exercice de ses fonctions. Venez avec moi, nous allons régler cela »


Evie plongea ses yeux bruns dans ceux de Meïlhor elle espérait de tout son être que celle ci la reconnaisse. La garde voulait l'aider, mais ne pouvait le faire ici au milieu de la foule. Elle connaissait bien ses lieutenants trois bon gars. Ils ne lui poseraient aucun problème. Si elle se portait garante pour Meïlhor et son compagnon ils les laisseraient filer. Le Maître horloger avait récupéré son bien, tout rentrerait dans l'ordre. Pour ce faire la blonde devait la suivre, lui faire confiance et pour cela elle devait se souvenir de leur passé commun.

Ses yeux, cette voix... Était-ce possible ? Voilà qui était bien incongrue. Ça ne pouvait être qu'elle. Meïlhor l'aurait reconnu entre mille. Evie...était garde désormais...  Le destin avait sans doutes un sens de l'humour particulier... Evie garde. Cela aurait sans doutes amusé grandement la mercenaire en d'autres circonstances.
Plongé dans les yeux de son amie, elle y lisait une supplique : fais moi confiance. Hormis Jamère, Evie était bien la seule à qui elle accordait pareil privilège. Elle devait faire comprendre à son compagnon que tout irait bien, que les choses n'était pas ce qu'elle  semblait être, que la situation n'était pas aussi précaire qu'il y paraissait.
Elle pausa ses yeux sur Jenna. Elle était ce que la mercenaire avait de plus précieux. Elle ne laissait d'ailleurs personne s'en approcher. Si elle la confiait à ce qui paraissait être une inconnue, peut être Jamère comprendrait il qu'Evie était une personne en qui Meïlhor avait confiance. Elle ne pris pas la peine de réfléchir davantage à son stratagème, si elle le faisait elle en verrait les failles et se raviserait sans doutes.

Elle se tourna alors face au mercenaire et pris Jenna dans ses bras avec milles précautions non sans chuchoter à Jamère « confiance » à l'oreille. C'était semblait il le maître mot de la journée.

D'un geste elle confia la prunelle de ses yeux à Evie accompagnant son geste d'un regard entendue à son adresse. Si il était fait le moindre mal à sa fille, elle le lui ferait payer au centuple.


- « Je vous confis ma fille, nous vous suivons »
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MessageSujet: Re: L'habit ne fait pas le moine [RP Mesarthim & Meïlhor] Lun 27 Mar 2017, 14:57

- « Et tu pense vraiment t'en tirer si bien ? Même pas en rêve garçon ! Je fais appel à la garde, tu t'expliquera avec eux ! Tu pourras toujours essayer de leur faire ton petit numéro avec femme et enfant si ça te chante, mais avec moi ça prend pas ! »

Soudain agité comme un véritable possédé, le marchant invoqua la garde comme si sa propre vie était en jeu. Fort heureusement, tout ce remue ménage ne semblait pas perturber Jenna pour un sou. L'enfant gazouillait joyeusement dans les bras de Jamère. Enfin, faire appel à la garde n'était pas une si mauvaise idée. Ses représentants de l'ordre calmeraient certainement les ardeurs du maître horloger, car assurément ils ne pouvaient que prendre la défense du mercenaire, celui ci se sachant innocent. De toute façon, que pouvait il lui arrivé, lui qui été si bien défendu ? Assurément il en eu rit si l'histoire n'avait concerné que lui.
La demande du marchant se rependit comme une traînée de poudre, relayée par tout les spectateurs assemblés, si bien qu'il ne fallut guère de temps pour voir l'arrivé d'un maigre contingent de garde. Ils étaient quatre, visiblement dirigé par la seule femme du groupe. Sa figure criait pour elle ses origines falloises, mais en dehors de cela, elle semblait être quelqu'un de tempéré. Ses hommes également avaient une attitude calme, un armement léger. Jamère de douta pas vraiment de pouvoir leur faire entendre raison.

- « Gardes ! Gardes ! Je suis bien content de vous voir arriver si vite, ce bandit m'a dérobé une montre avant de se faire prendre. Regardez elle était sur lui. »


Les ayant également vu arriver, le maître horloger abandonna son comptoir pour venir brandir la montre fruit du rapt sous le nez des gardes. Ces derniers avaient soudain parut très las en apercevant le marchant. Ce dernier était il un habitué de ce genre d'incident ? Ce faisant, il pointait également Jamère du doigt, et la scène de ce petit homme vindicatif accusant le géant mercenaire avait quelque chose d'indéniablement comique.

- «  Bien allons au château nous irons régler ça là bas, le quartier général nous y attend. »

Ah, cette capitaine savait vraiment ce qu'elle faisait ! La foule grondante n'aiderait certes pas à la prise de décision, et elle s'en était bien rendu compte. D'autant plus que les avis exprimés étaient clairement scindés en deux factions opposées. Éloigner le fruit de la discorde était une riche idée. Le marchant lui même ne protesta pas, voyant bien qu'il n'obtiendrait pas gain de cause par la faveur populaire.  
Gagner la caserne serait également une bonne chose pour Jamère en cela qu'il connaissait de nombreux hommes d'arme la-bas, et pour cause : le mercenaire y avait bien souvent conduit des bandits de tout poil. Lui même avait d'ailleurs sympathisé avec certain des gardes. À force de côtoyer le jeune homme, ils avaient finit par passer outre sa mine mauvaise pour lui découvrir un caractère agréable.

C'est avec un soupir lourd de lassitude que la capitaine s'approcha de Jamère. Se faisant, elle baissa les yeux sur Jenna. À cet instant, le mercenaire pu voir la garde hésiter. Il ne savait trop ce qu'elle voyait en sa fille, mais visiblement, quelque chose l'avait faite réagir.

- « Je vais prendre l'enfant, chef. »

Celui qui avait parlé était l'un des hommes qui accompagnait la capitaine. Jeune, il n'avait pas l'air d'un mauvais bougre, mais Jamère eut le réflexe d'éloigner Jenna de lui. Il voulait sans doute bien faire, mais il n'était nul besoin de lui confier l'enfant. De toute manière, le mercenaire n'eut même pas à parlementer. Comme on pouvait s'y attendre lorsque quelque chose touchait à sa progéniture, Meïlhor, qui jusque là s'était faite discrète, bondit littéralement entre Jamère et le garde, faisant rempart de son corps.
La capitaine tendit un bras pour empêcher la jeune femme de sauter à la gorge de son subordonné.

- « Ne touche pas à ma fille ! » feula la jeune mère.

Plus qu'une réplique, Meïlhor menaçait clairement le garde. D'autant que par un réflexe fort peu approprié, elle avait laissé sa main courir jusqu'au manche de son poignard de ceinture.

Stoïque, la capitaine poussa un nouveau soupir. Cela étant, quand bien même Jamère n'était pas spécialement observateur, il avait pu remarquer que comme un instant plus tôt avec Jenna, la garde venait de marquer en temps d'arrêt imperceptible en apercevant Meïlhor.
La falloise intervint d'ailleurs avant que la situation ne s'envenime encore davantage.

- « Sam, éloigne toi je te pris. Excusez mon lieutenant il ne voulait pas s'en prendre à votre fille. Toutefois, même si vos intentions étaient bonnes, vous venez de menacer un garde dans l'exercice de ses fonctions. Venez avec moi, nous allons régler cela. »

En disant cela, elle fixait tout spécialement Meïlhor. Cette dernière soutint sans sourciller le regard de la garde, et Jamère pu s'apercevoir que quelque chose dans l'expression de sa compagne marquait sa surprise. Il n'aurait pu en jurer, mais sans doute connaissait-elle la garde. La rubienne ayant en général de mauvais rapports avec ses anciennes connaissances, il y avait là de quoi s'inquiéter, aussi Jamère resta-t-il sur ses gardes. Pourtant il n'y eu guère d'affrontement. Meïlhor ne lâcha le regard de la falloise que pour se tourner vers sa fille, qui observait toujours le monde avec de grands yeux curieux depuis son promontoire dans les bras de son père.
Finalement, Meïlhor récupéra l'enfant. À cette occasion, elle glissa un imperceptible « confiance » à l'attention de Jamère. Ce dernier du se faire violence pour ne pas questionner sa compagne plus avant tant la situation comportée de facteurs qui lui étaient inconnus. La suite le laissa pantois.

Elle fit une chose dont jamais le mercenaire ne l'aurait cru capable : elle déposa Jenna dans les bras de la capitaine. Ce faisant, elle lança un regard pénétrant à la falloise. On y lisait tout à la fois une supplique et une menace.

- « Je vous confis ma fille, nous vous suivons. »

La situation semblait irréelle : Meïlhor confiant son enfant à ce qui aurait du être une illustre inconnue. Naturellement, le geste de la mercenaire acheva de convaincre Jamère qu'elle devait connaître la capitaine. D'où, et en quelles circonstances, il n'en savait rien, mais jamais le rubienne n'avait eu un tel geste envers quiconque. Même lorsque Jamère avait laissé Eyreen porter sa nièce, Meïlhor avait veillé au grain, plus tendue que la corde de son arc.

La troupe se mit en marche : la capitaine et l'un de ses hommes en tête, Jamère, Meïlhor et le maître horloger en suivant, laissant les deux derniers hommes d'arme fermer la marche. Avant de quitter tout à fait la place du marché, le mercenaire parcouru la foule des yeux pour jauger de sa température maintenant que les gardes étaient entrés en jeu. Ce faisant, il pu voir son mystérieux défenseur tourner à l'angle d'une ruelle à l'autre bout de la place. Le jadois ne semblait pas décidé à les suivre et à dire vrai, il ne s'était plus manifesté d'aucune sorte depuis l'arrivée de la falloise et de ses hommes. Quoi de plus compréhensible ? Le pauvre ne devait pas vouloir s'impliquer davantage dans une histoire qui ne le concernait en rien. Son aide avait été la bienvenue, mais maintenant que des juges avaient été désignés, elle n'était plus vraiment nécessaire. Jamère espérait tout fois avoir l'occasion de le recroiser un jour prochain pour le remercier de sa salutaire intervention.

À ce train, on arriva bientôt à la caserne, repaire des gardes de la ville, tout à côté du château. On fit entrer tout le monde, homme d'arme, accusé et « victime » sans distinction. Jenna fut rendue à sa mère après quoi la capitaine se laissa tomber sur un rude fauteuil derrière un martial bureau. Ce dernier était tellement encombré d'un indicible fatras qu'il semblait impossible que quelqu'un s'en soit jamais servi pour écrire. Le mur en face d'elle était occupé par une succession d'avis de recherche à destination des mercenaire free-lance. Autant dire que le lieu n'était pas inconnu de Meïlhor et Jamère. D'autres gardes virent d'ailleurs voir ce qu'il se passait, saluant au passage les deux mercenaires de raides signes de tête.
Maintenant qu'il était dans la caserne, le maître horloger s'était fait bien moins vindicatif.

- « Alors, pourquoi avez vous – encore – fait appel à nous maître Trico ? »

Ah, le marchant semblait donc lui aussi connu en ce lieu, quoique assurément pas en les mêmes termes que Jamère. L'homme se tassa un peu sur lui même, avant de s'ébrouer. On pouvait presque l'entendre s’exhorter au courage ! Ce ne devait pas être un mauvais bougre après tout.

- « Cet homme a tenter de me dérober une montre ! Je l'ai pris sur le fait ! »
en parlant, il pointa Jamère d'un doigt accusateur, quoiqu'il se tint toujours à bonne distance de l'émerien. La capitaine tourna donc son regard vers le mercenaire.

- « Avez vous délesté maître Trico d'une montre ? »
sa voix était basse et posée. Son impartialité se lisait sur son visage franc.

- « J'ai trouvé la montre à terre après avoir entendu le tintement de sa chute. Je ne sais pas qui a joué les tire-laines aujourd'hui, mais je n'ai vu personne fuir la place précipitamment. » Jamère relata les faits comme il les avait vécu. De toute manière, le jeune homme avait toujours été un piètre menteur.

- « Notre maraudeur a donc assisté à l'esclandre... » la falloise réussit l'exploit d'avoir l'air presque étonné par de-là la lassitude qu'elle affichait ostensiblement. De son côté, le marchand, s'empourprant sous le coup d'une brusque colère, manifesta en réponse son mécontentement :

- « Mais... vous accordez foi aux propos de cet homme plutôt qu'aux miens, qui suis pourtant habitant en cette ville depuis toujours ? » une sorte d'abattement sembla le gagner lorsqu'il comprit que la capitaine avait bien l'intention de prendre aussi en compte les propos de Jamère.

- « Votre bien vous est revenu, vous n'avez plus aucune raison de vous plaindre et pourtant vous monopolisait une famille entière, dont un nourrisson, ainsi qu'un corps de garde au complet ? Maître Trico sérieusement, ce n'est même pas la première fois que vous êtes à l'origine d'un tel remue-ménage... »

- « Vous ne me croyez pas... fort bien. Sachez cependant que mon opinion de la garde de ce pays vient de chuter en flèche par votre faute ! » la dessus il quitta la caserne sans se retourner, la tête haute malgré son visage cramoisi.
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MessageSujet: Re: L'habit ne fait pas le moine [RP Mesarthim & Meïlhor] Ven 21 Avr 2017, 14:04

Tout en marchant Meïlhor ne quittait pas Evie et surtout Jenna des yeux. Bien sur elle avait confiance en son amie, mais elle n'avait guère l'habitude de confier sa progéniture, à un autre que Jamère et la confiance n'était assurément pas un exercice dans lequel excellait la mercenaire. Être attentive de la sorte lui permettait également de ne pas prêter trop d'attention au Jamère mi-tendu, mi-interloqué, qu'elle percevait à ses côtés. Le temps des réponses viendrait, mais pour l'heure il fallait déjà désamorcer la situation avec le maître horloger qui ne paraissait pas être des plus facile en négociation. Meïlhor saurait toutefois tirer meilleure partie de la situation, comme toujours. Que Jenna soit présente rendait toutefois l'affaire plus délicate pour la jeune mère. Jamais elle ne mettrait sciemment la vie de sa fille en danger, ainsi il faudrait faire preuve d'une délicatesse toute particulière pour protéger l'enfant.
Ils arrivèrent tous rapidement à la caserne Evie et l'un de ses lieutenant en amont, suivis de près par Meïlhor, Jamère et le marchant, la marche étant bouclé par les deux derniers gardes.
Ils entrèrent  dans un petit bureau que Meïlhor ne connaissait que trop bien. Elle venait ici prendre ses contrats, préférant ne pas avoir affaires aux mandataires, son joli minois et sa frêle stature ne la desservant que trop souvent. Certain gardes présent la saluèrent d'ailleurs elle et son compagnon, signe qu'il était également connu dans ses lieux. Rien d’étonnant à cela puisque étant également mercenaire, Jamère devait s'y rendre pour des raisons analogues à celle de la rubienne.
Dans les bras de la falloise Jenna portait toujours un regard curieux sur le monde pas dérouté pour un sous d'être dans les bras d'une parfaite inconnue. A bien y regarder Meïlhor perçut Evie légèrement bercer l'enfant au rythme de ses pas. La jeune mère ne put retenir un léger sourire amusé : Evie garde et désormais prévenante avec les enfants, voilà qui était bien inattendue.  Après tout, a bien y réfléchir cette petite fille était celle de la blonde alors comment la garde aurait put elle agir différemment? Meïlhor faisait pour ainsi dire partie de sa famille, tout du moins celle qu'elle c'était choisie. Et puis Evie ne souhaitait pas avoir affaire à une Meïlhor furibonde aupremier pleure de l'enfant aussi se montrait elle … prudente. Elle la rendit d'ailleurs bien vite à sa mère non sans lui glisser un petit « tout ira bien » à l'oreille. Manière bien sur de rassurer son amie, mais également de lui signifier qu'elle maîtrisait parfaitement la situation et que la mercenaire ne devait donc pas intervenir. Situation que Meïlhor n'appréciait pas vraiment mais soit il faudrait qu'elle s'y résigne pour l'heure.
La garde s'installa  à son bureau affublé d'un regard moqueur de la rubiennne. Elle reconnaissait bien là la proportion d'Evie à vivre au milieu d'un désordre dans lequel elle seule se retrouvait aisément. Jenna qui avait retrouvé les bras de sa mère, jouait avec une mèche de cheveux de la blonde sous le regard aimant de celle-ci.

- « Alors, pourquoi avez vous – encore – fait appel à nous maître Trico ? »

Le ton utilisait par la falloise ne faisait aucun doute, elle était lasse des histoires de ce dit maître trico. Visiblement ce n'était pas la première fois que les gardes avait affaire à lui, peut être était il  particulièrement sujet au vol. Il paraissait en effet être une proie facile, de ceux que Meïlhor avait si souvent délesté de leurs biens. L'homme paraissait intimidé par tant de mines lui étant plus ou moins hostile, il se rabroua pourtant cherchant à faire valoir ses droits. Attitude que la mercenaire déplora. Il faut parfois savoir reconnaître lorsqu'une situation s'avère houleuse et ne pas attaquer de fronts. Sagesse que ne semblait pas posséder maître Trico

- « Cet homme a tenter de me dérober une montre ! Je l'ai pris sur le fait ! »

Evie tourna imperceptiblement sa tête vers son amie cherchant à savoir si les accusations était vrai, il était normal qu'elle ne veuille pas défendre Jamère s'il était coupable, ou peut être voulait elle seulement connaître les faits pour choisir son axe de défense.
Meïlhor n'aurait put en être certaine, après tout elle n'avait pas vu Evie depuis presque six ans peut être avait elle changé plus que la blonde ne le songeait?
La rubienne se gourmanda intérieurement. Non c'était Evie, elle la connaissait mieux que quiconque qu'importait les années c'était une personne de confiance. Meïlhor n'avait pas le droit de douter d'elle, pas après tout ce qu'elles avaient vécu ensemble, pas avoir dépendu si souvent l'une de l'autre. Elle fit très légèrement un signe négatif de la tête. Jamère était innocent, elle aussi aussi incongrue que cela puisse paraître d'ailleurs.

Le geste de Meïlhor fut bien sur perçut. Elle était innocente, le père de sa fille aussi. Voilà qui rendrait les choses plus simples. Evie aurait bien sur pût remettre en question l'avis de la blonde, mais jamais elle n'aurait pensé que la rubienne puisse lui mentir, pas à elle, pas ainsi. Meïlhor avait souffert il était vrai et cela avait développé un caractère dur, solide chez elle mais elle demeurait loyale et droite à sa manière.

- « Avez vous délesté maître Trico d'une montre ? »

Evie voulait savoir ce qui c'était passer probablement pour montrer à ce maître horloger qu'il avait été entendu et sans doutes également pour tirer cette affaire au clair. Après tout, garde était désormais le métier d'Evie toute amie qu'était Meïlhor pour elle, son office n'était pas un jeu et elle devait le réaliser au mieux.

- « J'ai trouvé la montre à terre après avoir entendu le tintement de sa chute. Je ne sais pas qui a joué les tire-laines aujourd'hui, mais je n'ai vu personne fuir la place précipitamment. »

En entendant la voix de son père Jenna s'agita quelque peu, elle paraissait commencer à comprendre  que la situation n'avait rien d’habituelle. De léger pleurs commencèrent d'ailleurs à se faire entendre. Meïlhor entreprit alors de calmer sa fille la prenant tout contre elle et chuchotant à son oreille tout en la berçant.

«  Tout va bien Jenna, nous allons bientôt rentrer à la maison, tout va s'arranger tu verras, calme toi, je suis là »
La voix de sa mère semblait calmer la petite tendit que la main tendre de son père se perdit en caresse sur son dos. L'enfant ne tarda d'ailleurs pas à s'endormir ainsi pelotonné conte Meïlhor.
La scène attendrit d'ailleurs la falloise qui n'en montra toutefois rien. Meïlhor en mère aimante voilà qui était pour le moins surprenant, mais contre toutes attentes elle semblait parfaite dans ce rôle. Evie se fit la réflexion qu'elle voulait bien vite connaître le géant au côté de son amie, qui avait réussit l'exploit extraordinaire de faire découvrir à la rubienne son instinct maternelle. Il devait être pour sur un homme d’exception. Pour l'heure elle devait toutefois régler l'affaire en vigueur.

- « Notre maraudeur a donc assisté à l'esclandre... »

la surprise d'Evie se percevait aisément dans se voix. En effet rester sur les lieux de son méfait n'était pour le moins pas une idée des plus sure. Il fallait une certaine dose de témérité pour réaliser pareil chapardage. Assurément là l'office d'un habitué. Si Evie avait l'occasion d'attraper le gredin elle le ferait, mais elle avait pléthore d'affaires bien plus urgente à traiter qu'un vol qui n'avait même pas aboutit. En ancienne enfant des rues elle avait une certaine proportion à se montrer clémente avec le menu fretin mais était intraitable avec les hommes pourvus de cruauté. Jeune elle avait souffert de son impuissance désormais, elle était tout à fait capable de se défendre et de défendre les autres.

- « Mais... vous accordez foi aux propos de cet homme plutôt qu'aux miens, qui suis pourtant habitant en cette ville depuis toujours ? »

En effet la garde avait toute fois dans les dires du jeune homme et plus particulièrement en Meïlhor, mais bien sur cela elle le tut. Ses relations personnelles avec la mercenaire ne regardait en rien le maître horloger et il aurait put s'en servir contre eux dans cette affaire, la prudence était donc de mise.

- « Votre bien vous est revenu, vous n'avez plus aucune raison de vous plaindre et pourtant vous monopolisait une famille entière, dont un nourrisson, ainsi qu'un corps de garde au complet ? Maître Trico sérieusement, ce n'est même pas la première fois que vous êtes à l'origine d'un tel remue-ménage... »


Une pointe de colère et d'agacement percèrent dans la voix d'Evie et par réflexe Meïlhor se tendit. Elles avaient si longtemps dépendu l'une de l'autre, certaines habitudes ne s’omettent sans doutes pas si aisément.
Evie perdait en effet patience, cet homme ne lui inspirait aucune sympathie, se plaignant toujours pour le moindre de ses petits tracas quotidiens. Ils étaient gardes pas prêtre, ils n'avaient donc en rien l'obligation d'écouter ses doléances déplacée et constante. D'autres affaires de plus grandes importance recueillaient leurs attentions.

- « Vous ne me croyez pas... fort bien. Sachez cependant que mon opinion de la garde de ce pays vient de chuter en flèche par votre faute ! »

L'homme s'en retourna furibond mais Evie n'était pas dupe il agissait ainsi quand il n'obtenait pas ce qu'il voulait, il allait revenir sans tarder, il revenait toujours … au grand damne des gardes présent.  Evie précisa à ses collègues qu'elle pouvait désormais boucler l'affaire seule et non content de lui obéir  ses acolytes déguerpir sans demander leur restes. Ils connaissaient leur commandants et ce qu'il en coûtait de ne pas obéir promptement. Elle était juste mais dure.
Une fois en plus petit comité, le regard de la garde se porta à nouveau sur son amie. Elle n'avait pas vraiment changé, le temps ne semblait pas avoir de prise sur elle. Une chose attira toutefois l'attention de la garde, sous le nombril de Meïlhor un petit intrus commençait tout juste à poindre. Tiens donc, l'homme à ses côtés dissimulait bien son jeu, faire un enfant à Meïlhor tenait de l'exploit, mais deux c'était tout bonnement un miracle. Elle qui était si farouche c'était sans doutes adoucit avec le temps. Son air recèche lui n'avait pas changé. Meïlhor, l'envie de la prendre dans ses bras vint à Evie, mais pareille démonstration d'affection l'aurait fait enragée pendant des semaines et Evie avait une certaine pour l'homme qui partageait sa vie.

Evie... elle avait encore gagné en muscles, mais pas de manière excessive. Elle gardait cette silhouette lourde sans toutefois paraître massive. Elle avait grandit, elle faisait bien plus d'une tête et demis de plus qu'elle désormais, bon cela tenait pas vraiment de l'exploit cela va sans dire. Elle avait conservé cet air doux camouflé par quelques cicatrices, certaines anciennes d'autres plus récente. il était bon de la revoir même si au grand jamais la mercenaire ne l'aurait avoué

Evie se leva avec une lenteur démesuré et s'approcha doucement de Meïlhor comme on s'approche d'un animal sauvage pour l'apprivoiser. Lorsqu'elle fur face à elle dans un geste de profonde tendresse Evie posa une main sur l'épaule de la mercenaire et l'embrassa sur le front. Contre toute attente la nubienne ne maugréa pas, c'était là le geste d'une grande sœur pour sa cadette un peu turbulente, qu'elle n'avait pas vu depuis longtemps. A dire vrai l'élan de douceur d'Evie rassura même la blonde. Son amie ne semblait pas lui tenir rigueur de sa fuite imprévu plusieurs années auparavant.

«  - t'étais passé où Meïlhor ? Je t'ai cherché partout après que Jubey soit partis, j'ai fouillé le plus petit coin de Rubis dans l'espoir de te retrouver. Bevan était mort, Jubey en fuite, j'ai pensé que peut être quelqu'un en voulait aux assassins. J'ai cru... »

Evie laissa sa phrase en suspens tout en ne lâchant pas Meïlhor du regard

L'émotion perçait dans la voix de la falloise, elle avait craint pour la vie de son amie, l'avait même pensait morte. La blonde en ressentit une certaine honte. Elle était partit sans regarder derrière elle, toute à la soif de vengeance que lui inspirait Jubey. Elle avait inquiété Evie par son comportement et en ressentait de la culpabilité. Sentiment bien inhabituel pour Meïlhor, mais la garde avait une place particulière dans son existence. Rare était les individus dont la rubienne avait un jour eut besoin dans sa vie, Evie était l'une d'entre elle, Jamère étant l'unique autre.
Avant toutes réponses, Meïlhor se mordit la lèvres inférieur en signe d'une nervosité non feinte et entreprit de répondre à Evie.

« Je sais … J'aurais put te prévenir, j'aurais dut le faire. Jubey m'a mentit il s'avère en définitif que c'est mon ... père. Meïlhor butta sur le mot, elle parvient pourtant à adresser un pâle sourire à l'air mi-surpris mi-indigné de la falloise puis la blonde poursuivit. J'étais en colère, je voulait le tuer me venger pour .. tout à vrai dire. Pour Bevan en réalité c'était moi, mon premier contrat. Bref, ce porc le méritait, je lui ai fait payé l'envie de s'en prendre à une gamine »

C'était là de bien maigres excuses mais c'était tout ce dont Meïlhor était capable. Evie le savait et s'en accommodait fort bien. La blonde était en vie, en bonne santé et paraissait heureuse cela suffisait amplement à la garde

«  Mmm je ne portait pas vraiment Bevan dans mon cœur non plus. Combien de fois j'ai dus l'éloigner de toi en lui bottant le cul ? je sais pas compter jusqu'à tant. »

Evie raillait, Meïlhor le savait. Elles avaient toutes deux mis un point d'honneur à s'instruire même si en tant qu'enfant des rues, l'exercice n'avait pas toujours était aisé. Il était bon de se retrouver ainsi comme si le temps c'était suspendu. Elle s'adressèrent un sourire franc contenant toute la complicité retrouvé.  Evie reporta d'ailleurs son attention sur un Jamère hébété qui n'était pour le moins pas habitué à voir sa compagne aussi chaleureuse envers quiconque

- « Je me présente puisque Meï ne semble pas décidée à le faire. Je me nomme Evie, je suis la meilleure amie d'enfance de cette petite peste. Sa seule amie pour être plus exacte. »

Elle adressa d'ailleurs un clin d’œil à la principale intéressée qui maugréa. D'un geste de tête elle présenta Jamère, trop hébété semblait il pour répondre quoi que ce fut.

-  « Je te présente Jamère et là c'est qui la peste ? Grande cruche. Qu'elle mouche t'a piqué pour que tu devienne garde ? »

Le sarcasme et les railleries bien senties, voilà qui étaient le mode de communication prépondérant des deux amies, tout revenaient donc à la normal. Meïlhor avait commis une erreur en ne prévenant pas Evie lors de son départ impromptue, elle avait reconnu sa faute, l'affaire était close.
La garde invita d'un geste ses invités à prendre place sur les sièges présent dans le bureau. Quelques gardes passait ça et là, sans toutefois prêter attention à ce qui se jouait ici. Evie avait démontré toutes l'ampleur de ses compétences et personnes ne les remettaient en doutes.

«  Et toi que ce qui t'a poussé à devenir mère ? Je suis d'ailleurs surprise que ça t'aille aussi bien. »

Elle adressa une moue forcée à Meïlhor qui lança un regard accusateur à Jamère le désignant comme seul coupable. La garde ne put retenir un éclat de rire, tant se comportement correspondait en tout point à la jeune fille qu'elle connaissait. Sa mauvaise fois n'avait semble t-il rien perdu de sa superbe. C'était là pour Evie quelque chose de rassurant, leur amitié ne semblait pas avoir souffert malgré toute ses années. Loin d'être aussi paranoïaque que sa comparse la garde avait bon nombre de connaissance, mais aucun de ses liens n'était aussi chargé de passé que celui qu'elle entretenait avec Meïlhor. Il y avait entre elles une compréhension mutuelle, qu'elles ne pourraient retrouver en nul autre. Evie lança un regard lubrique à Jamère dans le seul but de piquer au vif son amie. La provoquer était chose aisée et oh combien amusante.

« Après mure réflexion je le serais sans doutes également devenue avec pareil père... »

La réaction de Meïlhor ne se fit pas attendre même si elle comprenait fort bien que tout ceci n'était qu'un jeu. Jamais Evie n'aurait essayer de séduire réellement Jamère et la fois de la blonde en son compagnon était telle, qu'elle n'aurait jamais songer qu'il ne puisse la tromper, il était trop intelligent pour cela.
Un sourire carnassier naquit sur les lèvres de Meïlhor faisant foi de menace. Un nouvel éclat de rire échappa à Evie, renforcé par le regard hébété et presque paniqué de Jamère. Il formait à la vérité un couple surprenant mais étonnamment parfaitement bien assortis

« Tu m'a manqué Meï. Je suis garde depuis … six ans déjà. On m'a recruté alors que je te cherchais, j'essayais de calmer une bagarre dans une auberge et un recruteur m'a repéré, me disant que mes talents était précieux et pas à gaspiller dans pareils fourbis. J'étais d'ailleurs assez d'accord, donc je l'ai suivis. Il n'y a pas grand chose d'autres à raconter je suppose. Je me suis fait pas mal de comparses de qualités ici. C'est des bon gars, pour la plupart. J'aime bien cette sensation d'être utile à quelque chose de plus grand que moi et avec le couronnement du prochain roi qui approche, crois moi on chaume pas ici. Evie marqua une pause. Excuse moi Meï mais il faut que je te demande, tu l'a trouvé ? »

Aucun faux semblant tout en sincérité, à bien y regarder Evie ressemblait par certain côté à Jamère. Cette réflexion amusa Meïlhor, pensant avoir une proportion à s'entourer d' insupportable empêcheur de tourner en rond pour qui elle aurait mis à sang tout Enkidiev et Irianeth sans sourciller.
Elle prit une profonde inspiration Jubey était loin d'être son sujet de prédilection.

«  Oui je l'ai trouvé et non Evie je ne l'ai pas tué.  Épargne moi cet air satisfait je connais ton avis sur le sujet tu n'a pas manqué de m'en faire part à de nombreuses, très nombreuses, trop nombreuses reprises »

Ainsi elle avait renoncé à sa vengeance, à la tension que la garde percevait chez Jamère, il ne devait pas y être étranger, c'était une bonne choses. Evie ne ressentait elle même pour Jubey que du mépris, mais céder à la vengeance n'aurait fait que plus de mal à Meïlhor, la falloise en était persuadée.

La discussion se poursuivit bon train, les deux amies se contant leur vies avec une facilité que seule une amitié de longues dates octroies. Jamère semblait amuser de connaître enfin un proche de la Rubienne et ne tarissait pas d'éloge sur Evie. Jenna toujours endormis dans les bras de sa mère ne retrouva son lit que bien plus tard et sans aucune promesse toutefois énoncées les deux comparses n'avait pas de doutes sur leurs prochaines retrouvailles.
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L'habit ne fait pas le moine [RP Mesarthim & Meïlhor]

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