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Conflit d’intérêt... [Beltram]

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Vayrinn
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MessageSujet: Conflit d’intérêt... [Beltram] Sam 04 Fév 2017, 14:38

La vingtaine de Berserks était sur la piste d’une proie fort particulière depuis maintenant plusieurs jours. Ceux-ci surveillaient leurs frontières jalousement et, bien qu’ils gardent les bras ouvert envers ceux qui leur étaient honnête, il en était tout autre pour ceux qui tentaient de les rouler. C’était donc le cas d’un certain Blackwood qui avait réussis à avoir un entretiens par le biais d’un messager avec Vayrinn concernant une certaine alliance, tentant visiblement d'éviter de devoir payer une taxe pour les droit de passage sécuritaire pour ses cargaisons. Il était plutôt ironique en soit qu’une de ses cibles potentielle se présente en plein dans la gueule du loup. Lui brandissant une morceau de viande sous le nez sans même connaître l’ampleur du geste en question.

En effet, ses informations récoltés lui indiquait qu’il était étroitement en lien avec la Flèche d’Obsidienne, un trafiquant d’Opium sur lequel elle investiguait à temps perdu, justement. Sa curiosité ayant surtout été piquée lors de la rescousse de Beltram il y avait de cela presque un an déjà, alors qu’il avait été poursuivis par l’un de ses lardins suite à l’attaque de son ami Hanzo. Visiblement, Blackwood n’étais pas au courant du lien qu’avait la Chamanka avec cette histoire, ni qu’elle en savait bien plus qu’il ne le pensait. Il croyait même qu’elle pouvait lui être un allié profitable, présumant qu’elle était stupide puisqu’elle semblait commencer à se faire connaître dans la pègre comme une nouvelle joueuse sans expérience, visiblement. Ce contentant de jouer les innocentes en espérant avoir le plus d’information possible sur le sujet. D’ailleurs, selon lui, visiblement, personne n’étais au courant de quoi que ce soit et pas même lui concernant cet incident, ce qui lui confirma que Blackwood n’était qu’une simple marionnette dans toute cette histoire et qu’elle devait aussi mettre la main dessus afin de pouvoir avoir des informations plus claire sur l’emplacement du Caïd en question qui tentais de la doubler.

Signe que la diplomatie servait à quelque chose, discutant avec le messager qui lui servait surtout d’intermédiaire, connaissant bien le sujet, elle découvrit aussi que ce réseau était beaucoup plus complexe qu’elle ne l’aurait imaginé. Tel une toile d’araignée, le Caïd semblait tirer les ficelles de plusieurs domaines bien particulier dont non seulement celui de l’Opium, mais aussi celui des armes, ce qui n’étais pas du tout à la convenance de Vayrinn qui comptais devenir la plus grande vendeuse à ce sujet, surtout au niveau des matériaux puisque de toute façon, la majorité des armes construite étaient d’origine Béryloise. Du moins, concernant le fer assurément. De plus, ce n’étais pas non plus la première fois que les siens repoussait des groupes ridicules d’hommes qui tentaient de pénétré sur le territoire afin d’aller se servir dans les mines tel des voleurs, ce qui faisait en sorte qu’elle coupait visiblement les vivres de ce coupable qui ne tarderais sans aucun doute, un jour ou l’autre à devoir la confronté. Puisqu’elle était tout aussi vorace que lui en ce qui concernait les négociations, visiblement. De plus, elle avait la forte impression que ces assauts n’étaient surtout là que pour tester l’efficacité de la surveillance de ses frontières. Une stratégie vieille comme le monde.

C’est donc en laissant partir le messager de Blackwood qui c’étais fait dès lors trop curieux, lui mettant la puce à l’oreille concernant les vrais raisons de sa présence en Kadrunn, qu’elle comprit qu’ils tenteraient bel et bien d’en faire à leurs tête. Elle ne savait pas exactement quand, mais visiblement, ils avaient besoin de passé sur une partie de Kadrunn avec leurs cargaison. S’ils n’avaient pas gagné la protection des Berserks sur leurs terres, c’était surtout parce-qu’elle savait que Beltram en était sans doute un ennemi, sans compté qu’il n’était pas honnête et elle ne comptais en rien ce faire ce genre d’alliance en offrant son dos comme parfaite cible lorsqu’elle ne conviendrais plus. De plus, ses services n’étaient pas gratuit et disons plutôt qu’elle était resté de marbre rien que parce-qu’elle jouait le jeu avec une maîtrise plutôt étonnante. Vayrinn exploitait une facette beaucoup plus stratégique chez les Berserks que l’offensive a tout bout de champs. Avec Kadrunn, les choses devaient aussi parfois ne pas être comme cela l’avait toujours été. Ils devaient s’adapté et ils étaient doué dans ce domaine. Du moins, certain plus que d’autres. C’est pourquoi, même si l’or n’était pas d’une importance capitale pour eux, qu’il leur fallait parfois savoir jouer le jeu. Elle n’était pas du genre à dévoiler ses stratégie, de toute façon.
**


Comme de fait, Blackwood avait alors tenté de traverser en douce sur sa Capitale car il refusait de mettre les pieds en Émeraude pour des raisons fortes évidentes. Il avait donc préféré jouer la carte de la prudence, mais sincèrement, sans doute aurait-il dû piétiner les terres Émérienne car selon Vayrinn, il jouait plutôt les imbéciles. Il y avait deux mois, elle avait intercepté une cargaison moins importance et cela avait sans doute fait mal au Caïd qui comprendrais le message. Ou il payait, ou il passait ailleurs. Fin de la discussion.

Cependant, la cargaison qu’ils avaient à l’œil depuis quelques jours était assez imposante en soit, il fallait l’avouer. Ils avaient environs une trentaine de têtes. Certains archer, certains cavalier, d’autres marchant de chaque côté. Ils étaient bien organiser. Sincèrement, ils étaient le groupe le plus organiser à qui elle avait eu à faire jusqu’à maintenant et il fallait avouer que cela rendait le groupe d’une vingtaine de Berserk d’avantage excité par le futur déroulement. Ils ne comptaient pas attaquer en Kadrunn, puisqu’elle savait que le groupe de mercenaire s’y attendrait trop. Elle attendrait de les surprendre en Jade, lorsqu’ils baisseraient leur garde, peut avant d’atteindre leur premier arrêt sur une carte qu’elle avait réussis à dérober agilement. Ensuite, elle savait qu’ils continueraient en Rubis, puis peut-être en Diamant. Les forêts de Rubis étaient réputées pour être dangereuse à cause des félins qui s’y trouvaient. Diamant commençait à se faire loin pour elle qui préférait rester prêt de Kadrunn, tout en dirigeant la meute qui se chargerait de l’attaque. Ainsi donc, les forêts de Jade seraient un terrain parfait pour l’attaque, le seul moment où techniquement, les mercenaires pourraient, non sans baisser leur garde, soufflé un peu.

Ce qu’elle désirait le plus? Attraper ce Blackwood et lui arracher les vers du nez concernant son supérieur. Profité de cette magnifique cargaison pour remplir ses réserves d’armes, de drogues et de tout ce qu’il pourrait bien avoir à lui offrir qu’elle pourrait revendre ou garder. Elle copmptais bel et bien se servir sans la moindre once de culpabilité pour ce second affront de croire possible le fait de la berner comme si elle n’était qu’une simple idiote en frôlant ses frontières sans payer de fameuses taxes de droit de passage, chose qu’elle exigeait déjà à quelques regroupement, même ceux voulant rester en Kadrunn quelques jours pour fuir le fait que leur tête était mise à prix ou tout simplement pour se reposer. Ils payaient. Ils payaient tous et c’était ainsi. Peut-être qu’au fond, ce supérieur n’appréciait pas la popularité grandissante de Vayrinn et refusais de faire affaire avec elle? Il devait sans doute ce douté qu’elle était à l’origine de plusieurs petits plans qui s’écroulaient, lorsqu’elle lui barrait la route. Depuis le temps qu’elle voyageait sur Enkidiev… Il était vrai qu’elle avait causé son lot de problème. Elle le suspectait même d’être en lien avec ce fameux Vil’Poignard. Après tout, le monde de la pègre bien que vaste, restait petit.
**


Ils étaient restés à une distance fort raisonnable, ne permettant alors pas qu’on puisse être en mesure de les repéré s’ils avaient parmi eu un être en mesure de sonder efficacement les environs. Telle des ombres, les Berserks c’étaient contenté d’une nuit où la cargaison c’était arrêter afin de les devancer, les attendant plus loin afin de leur lancer une attaque typique en pleine nuit (La nuit suivante) alors qu’ils comptaient sans doute bientôt s’arrêter pour se reposer. Selon leurs plans, ils ne quitteraient jamais la forêt de Jade. Vayrinn désirait Blackwood vivant ainsi que quelques prisonniers à questionner, mais pour le reste, ils pouvaient tous bien les tuer.

Une carriole faisait partie de la cargaison. Il était alors évident que le mercenaire ce trouvait dans celle-ci puisqu’elle ne l’avait vue ailleurs et qu’elle savait, selon les dires du message et des quelques rumeurs, qu’il y serait. Malgré leur surveillance depuis Kadrunn, ils ne l’avaient pas aperçue. Si ce n’aurait été que du fait que Blackwood était une cible, peut-être aurait-elle cherché à se faire plus prudente, mais voulant la cargaison de toute façon, elle ne se ferait pas prier pour prendre un risque. Bien que ce serait fâcheux.

En haut d’une bute avec un petit groupe, elle laissait Khör et Kobalt, secondé de Khaos diriger les opérations sur le terrain plus direct. L’un se chargerait de semer la confusion en descendant des arbres avec son groupe, l’autre se chargerais de refermé l’étau. Quant à la Chamanka, celle-ci se chargerais de concentré son attention sur Blacwood. Le convoi fini enfin par ralentir alors que les premiers en ligne réalisèrent que le chemin était visiblement bloquer par un glissement de terrain assez récent. Un arbre tombé, c’était trop typique. Le terrain était accidenté et il fut facile pour eux de crée ce faux acte de la nature. Sans trop être méfiants, visiblement, certains se mirent à rallé alors que l’un deux se dirigeait vers la carriole, sans doute pour questionner son supérieur d’un autre chemin à prendre. Sans attendre, le groupe de Kobalt descendit des arbres tel des ombres silencieuses, semant bien entendu une certaine confusion alors que déjà les mercenaires ne semblait pas saisir d’où ils sortaient. Le groupe de Khör arriva par l’arrière bloquant toute chance de fuite et engagèrent aussitôt le combat. La majorité des montures étaient en panique, ce qui donnait encore plus de mal à leurs cibles de garder un certain contrôle de la situation. Les Berserks profitant bien de cet atout, en poussant des grognements et s’en prenant directement aux chevaux.

Bien vite, les sons typiques des armes qui s’entrechoquent suivis de quelques cris d’agonies s’élevèrent. Vayrinn, profitant de la protection de Khör qui l’avait vite rejointe, fini par se rendre au niveau de la Carriole. Au total, cela ne pris que quelques secondes. La porte s’ouvrit d’elle-même et une furie en sortie. Évitant agilement le coup d’épée qui aurait pu lui être fatale, Khör tenta d’atteindre la cible pour la mettre hors d’état de nuire, mais celui-ci évita le coup agilement, puis, avisa brièvement ses attaquants.

Qu’elle ne fut pas sa surprise de réalisé qu’elle n’avait pas à faire à Blacwood, mais bien au Chef des Loups d’Acier. Alors c'étais lui qui avait jouer les princesses tous le long? Son visage le démontrait parfaitement sont incompréhension soudaine alors qu’elle recula d’un pas, affichant à mesure une expression qui s’enlignait de la surprise vers la colère en réalisant l’ampleur de la situation. Elle jeta ses haches rageusement au pieds du mercenaires là où elle se plantèrent pour se mettre à faire les cents pas, surveiller par Khör qui ce contentait d'observé les autres mercenaires afin qu'aucun d'eux n'ai la bête idée de s'en prendre à sa Chef. Au même moment, tous les Berserks sans exceptions cessèrent les hostilités, certains tenants des prisonniers, d’autres continuaient de repousser les attaques des mercenaires qui semblèrent finir par faire de même. Soit en comprenant, soit en recevant un message de leur chef. Visiblement, la majorité ne semblait pas comprendre la situation, mise à part quelques Berserks qui avaient été en Kadrunn et qui reconnaissaient donc le mercenaire et peut-être quelques présent qui reconnaissaient les Berserks, les ayant croisé lors de cette histoire avec Vil'Poignard. Khaos était là aussi, mais pourtant, il se contenta de resté loin avec les autres Gamma alors que Kobalt s'approchait à son tour. Sous l’irritation palpable de la Cheftaine de faire face à son ami dans la pire des situation, le genre de chose qu’elle avait déjà appréhender, le lui partageant même ouvertement, un précieux paquet qui reposait pourtant en silence dans son dos ce mis à pleurnicher tout en s’agitant quelques peu, mais celle-ci n'en fit pas de cas, puisqu'il cessa.


-J'aurais préférée te recroisé dans de meilleurs circonstances... Princesse Beltram.

Fit-elle à son intention. Elle était irrité, mais à la fois heureuse de le voir, qu'elle mélange de sentiments étrange en soit. Cependant, elle ce devait tout de même de s'en tenir aux affaires, c'est pourquoi elle attendais de voir le genre d'acceuil qu'il lui offrirait à son tours. Visiblement, en ce qui la concernait, elle ne comptais pas lui trancher la tête. Ils avaient donc un problème. Où était ce satané Blackwood, de toute façon?


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Beltram
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MessageSujet: Re: Conflit d’intérêt... [Beltram] Mer 08 Fév 2017, 20:51

La carriole se ballottait légèrement d’un côté et de l’autre au fil de l’irrégularité du sol. La nuit était noire comme de l’encre et seule une lune timide pointait le bout de son nez parmi une multitude de nuages, limitant la clarté au sol. Ça faisait un moment maintenant que la procession avait quitté son point de départ en direction de Rubis. Comme on le lui avait ordonné, Bel s’était assuré de contourner Émeraude afin d’éviter de tomber sur une garnison de chevaliers. En fait, seule la portion du parcours longeant les limites de Kadrunn le rendait réellement nerveux. Il connaissait Vay et son appétit pour les drogues de toutes sortes et craignait, en quelque sorte, qu’elle ne décide d’envoyer ses hommes pour piller les cargaisons qu’il protégeait… Il s’imaginait déjà tomber nez à nez avec Khaos qui se ferait très certainement un plaisir de tuer tout individu sur son passage uniquement dans le but de le faire chier… Toutefois, alors qu’il exhibait ses craintes à Blackwood quant à la présence potentielle des berserks, quelle ne fut pas sa surprise lorsque ce dernier prétendit que tout se passerait bien. Selon ce qu’il avait compris, les supérieurs de Blackwood avaient conclu un traité de passage auprès des autorités de Kadrunn assurant ainsi au mercenaire et à ses hommes une immunité garantie. Comment pouvait-il savoir que tout ceci n’était qu’un tissu de mensonges? Blackwood était convaincu que ses patrons lui avaient dit la vérité… alors il ne pouvait techniquement pas mentir…

Maintenant qu’ils avaient quitté les limites de Kadrunn sans la moindre anicroche, Bel commençait à se détendre un peu. Treize était assise avec lui dans l’embarcation et semblait, pour sa part, plutôt tendue. Il fallait dire qu’elle n’en était qu’à sa deuxième mission d’envergure en compagnie des Loups d’Acier; elle n’avait pas encore l’habitude! Pourquoi étaient-ils dans une carriole, d’ailleurs? Pour une simple et unique raison : Bel avait dissimulé un artéfact important dans un habitacle situé sous le siège sur lequel il était installé : un immense miroir d’or, d’argent et de platine serti de pierres précieuses. L’objet d’une valeur inestimable était un cadeau pour la cliente de Blackwood, Lady Lazuli, qui était en fait à la tête d’un clan adverse au sien. Les cargaisons qu’ils livraient chez Lady Lazuli ainsi que le cadeau époustouflant avaient pour but de sceller une entente entre leurs deux familles. Une fois à destination, la carriole serait réutilisée par la noble dame qui se dirigerait ensuite vers Opale pour poursuivre la vente de la contrebande envoyée par Blackwood. Beltram devait non seulement s’assurer que le convoi se rende bien à destination, mais il devait protéger l’artéfact contre vents et marées.

Les bras croisés sur la poitrine, le mercenaire était adossé contre le mur du carrosse en une position décontractée, sa jambe étant repliée de sorte que sa cheville repose sur son genou gauche. Treize, installée sur le siège devant lui, triturait nerveusement le bas de sa tunique en un air inquiet. Elle avait visiblement un mauvais pressentiment, mais le rouquin mettait cela sur sa paranoïa évidente.

- Calme toi, Treize. Fit-il d’une voix bienveillante. Nous avons dépassé les limites de l’ancien territoire de Béryl. Il y a pas mal juste les berserks pour me rendre nerveux dans ce genre de situation et ils se sont tenus tranquilles. Tu as vu le nombre que nous sommes? Tous les Loups d’Acier sont là et Blackwood nous a fourni une quinzaine de ses hommes. Les voleurs de grand chemin se tiendront à carreau, crois-moi.

Malgré tout, l’adolescente ne semblait pas tranquille… Que pouvait-il faire de plus? Posant son pied droit au sol, Bel s’avança légèrement, posant ses coudes sur ses genoux afin de porter toute son attention vers sa protégée. Il ouvrit la bouche pour essayer de la convaincre de lui parler de ses craintes, quand il réalisa enfin que la carriole s’était arrêtée. Quoi? Fronçant des sourcils, Bel jeta un coup d’œil par la fenêtre.

**[Loups d’Acier] Qu’est-ce qui se passe? Pourquoi nous sommes-nous arrêtés?**

**Un arbre s’est effondré sur la route. Un glissement de terrain visiblement. Ça nous prendra un moment pour le dégager de là… fit la voix de Seth, un peu ennuyée. Moi qui commençais à croire qu’on y arriverait sans encombre… c’était trop demandé, visiblement.**

Bel jeta un regard rassurant à Treize. Elle avait saisi le message, mais au lieu de se détendre, elle s’était crispée davantage. Des bruits de pas à l’extérieure de l’embarcation confirmèrent au rouquin que quelqu’un approchait. L’un des hommes de Blackwood, probablement. Ce dernier n’eut pas le temps de se rendre à la poignée que déjà, des propos confus se faisaient entendre. Que se passait-il encore?! Le semi-elfe voulut s’enquérir à nouveau auprès de ses hommes, mais des cris fusèrent depuis l’arrière de la carriole suivis de bruits de combat. Eh merde, ils étaient attaqués! Treize lui jeta un regard qui voulait clairement dire « Je te l’avais dit que ce n’était pas net! » que Bel ignora superbement. Des hennissements terrorisés se faisaient entendre et le mercenaire pu entendre Seth beugler des ordres aux Loups d’Acier ainsi qu’aux guerriers de Blackwood. Le semi-elfe dégaina son épée et fit signe à Treize de rester derrière lui. Si ces enfoirés croyaient qu’il allait se laisser faire, alors ils se mettaient un doigt profondément dans l’œil.

- Treize, prépare-toi à te défendre. Rappelle-toi nos entraînements. N’aie aucune hésitation et frappe là où ça fait le plus mal. Compris? Je vais sortir en premier, reste ici. Si ça dégénère, tu prends l’artéfact et tu te sauves. Cet objet vaut plus que ma propre vie, alors je refuse qu’ils mettent la main sur celui-ci!

L’adolescente couina une réponse affirmative et Bel resserra sa poigne sur le manche de son épée. Des cris d’agonie se faisaient entendre. Des bruits de pas approchaient et le chef des mercenaires se tendit comme un arc. Dès qu’il jugea la proximité de ses adversaires suffisante, il ouvrit la porte de la carriole d’un coup de pied en un fracas assourdissant, puis bondit, tel un loup enragé. Sans trop porter attention sur ses opposants, le rouquin frappa avec sa lame en direction des flancs de son adversaire. Ce dernier évita l’assaut avec une agilité surprenante et fut rapidement remplacé par un colosse qui chargeait en sa direction. Sous l’effet de surprise, Bel usa de ses réflexes et fit un bond vers l’arrière afin d’éviter l’arme de son nouvel assaillant. Il opta ensuite pour une position défensive, faisant dos à la carriole, alors que son épée menaçait le colosse qui marchait maintenant vers lui. A… Attendez. Il connaissait cette tronche…

- Khör? Fit-il avec un air perplexe alors que le berserk marchait toujours vers lui.

Glissant son regard vers la droite, il vit que son premier adversaire n’était nulle autre que Vayrinn qui semblait tout aussi déconcertée que lui. Tiens? Il n’était pas celui qu’elle désirait voir, visiblement. Sa surprise se mua rapidement en colère, puis elle jeta ses haches au sol, aux pieds du semi-elfe avant de faire les cent pas. Automatiquement, tous les guerriers sauvages cessèrent leurs attaques, à la plus grande stupéfaction des hommes de Blackwood et des Loups d’Acier.

**[Loups d’Acier + Guerriers de Blackwood] STOP! Arrêtez tout! Retenez vos armes! ** Cria mentalement Beltram aux hommes à sa charge.

Les hostilités s’arrêtèrent aussi brusquement qu’elles s’étaient entamées, laissant planer un silence lourd d’interrogations sur toute l’assemblée. Du mouvement était perçu au loin et Bel crut reconnaître Kobalt qui s’approchait de sa cheftaine visiblement furieuse. Bientôt, ce dernier fut imité par Seth qui se rapprochait de son ami d’enfance, visiblement soucieux d’avoir certains éclaircissements, puisqu’il avait été absent lors de l’histoire de Vil’Poignard. Avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit, le mercenaire fut interrompu par les pleurs d’un bambin qui s’était mis à grouiller au niveau du dos de la chamanka. Cette dernière prit finalement la parole, déplorant la situation actuelle et narguant ouvertement le rouquin, par le fait même. La voix de la belle berserk trahissait deux émotions bien distinctes : la joie et la colère. Comme il la comprenait! Il ressentait la même chose à son égard. Ils étaient dans une impasse, pas vrai? Malgré les nombreux mois qui les séparaient de leur dernière rencontre, Bel la trouva automatiquement très belle, comme si elle était un peu plus farouche et un brin plus sauvage que la dernière fois. Une beauté d’autant plus exotique. Mais ce qui le titillait un peu, c’était ce petit paquet grouillant qui braillait de mécontentement à la base du dos de son amante. Depuis quand elle avait un mioche?

- J’aurais préféré également te revoir dans d’autres circonstances, Vay, répliqua-t-il en usant volontaire de ce surnom. Après tout, ils avaient partagé des moments très intimes ensemble… Ça valait une appellation un peu plus personnelle. Pour ce qui est de mon statut de princesse, tu sais bien que j’ai toujours eu des goûts pour l’opulence bien prononcée. Je déplore simplement que ma carriole ne soit pas plus luxueuse que ça…

Son ton était ironique et démontrait bien qu’il s’agissait là d’une plaisanterie. Toutefois, il avait beau apprécier énormément la jeune femme, il n’allait pas lui faire part de la présence du fameux miroir, bien caché dans l’embarcation.

- Par contre, dis-moi, Vay. Depuis quand tu es l’heureuse maman d’un bébé aussi jeune que celui-là? La dernière fois que nous nous sommes vus, tu étais pourtant loin d’être encei… Il laissa sa phrase en suspens alors qu’un calcul instinctif se dessinait dans son esprit. Oh… Attendez… Ce n’était pas… Nooooon… c’était impossible. Vraiment? Nooooon… Si? Beltram étira son cou afin d’avoir une meilleure vue sur le poupon grouillant et remarqua quelques mèches brunes. Un soupçon d’inquiétude se dessina dans son regard qui ne passa pas inaperçu aux yeux de Vay. Il est… mignon…

La jeune femme esquissa un sourire, comprenant visiblement l’objet de son tracas, puis lui confirma d’une phrase plutôt banale qu’il n’était pas l’auteur de cet heureux événement. OUF! Il n’était pas papa! Le soupir rassuré qu’il poussa ne manqua pas de passer inaperçu. Du bruit se fit entendre derrière lui et Treize pointa timidement le bout de son nez hors de la carriole sous les regards interrogateurs des berserks. Si l’adolescente comptait originellement sortir de l’embarcation, elle changea rapidement d’idée en voyant la carrure de Khör qui se tenait tout près. Cette fois, ce fut la cheftaine qui sembla arborer un air interrogateur et Bel esquissa un air amusé.

- Ne fait pas cette tête. Elle n’est pas de toi. Il esquissait un sourire, puis appela mentalement sa protégée afin qu’elle sorte de sa cachette. Cette dernière obtempéra malgré elle, visiblement mal à l’aise devant ce qui semblait – à première vue – les ennemis à abattre. Vayrinn, je te présente ma dernière recrue, Treize. Vois là comme mon apprentie, si tu préfères…

Un raclement de gorge se fit entendre et le mercenaire roux détourna le regard en direction de Seth qui haussait maintenant un sourcil.

- Suis-je seul à me demander ce qui se passe ici? Fit le mercenaire aux cheveux noirs qui, somme toute, ne put s’empêcher de détailler la chamanka de son regard couleur saphir. Bel, c’est quoi ce foutoir? D’abord ils nous attaquent, ensuite on est copain-copain? Tu peux me mettre au parfum?

Le semi-elfe poussa un soupir, puis se passa une main dans les cheveux. Seth n’avait pas tort, ils devaient revenir à leurs moutons. Ils étaient dans une impasse : non seulement ne voulait-il pas s’en prendre à Vay et les siens, mais il était également hors de question qu’il cède ses convois. Beltram fit un topo grossier de la situation, parlant sommairement de sa relation avec la cheftaine (omettant néanmoins les quelques parties de jambes en l’air à leurs actifs). Seth semblait mieux comprendre, mais doutait que ce dialogue « amis amis » soit une bonne idée dans les circonstances actuelles. Et il avait encore raison…

- Nous avons un problème, Vayrinn, fit-il d’un ton plus solennel davantage approprié pour la situation immédiate. Je ne désire en rien vous affronter, toi et tes hommes, mais je ne peux pas vous laisser attaquer ce convoi sans rien faire. Mon employeur nous a engagé pour mener ces cargaisons à terme et je compte bien lui offrir satisfaction. Ces hommes font parties temporairement de mon équipe, relâche les, je te prie. Visiblement, elle n’était pas prête d’obtempérer. Que se passait-il dans son dos et celui de Blackwood? Voyant qu’elle était peu encline à libérer les hommes de main de son demandeur, Bel fronça les sourcils. Sérieusement? Elle désirait qu’ils se confrontent, là, maintenant? Ils devaient s’entretenir. D’accord, discutons, toi et moi. Je crois qu’on doit remettre les pendules à l’heure…

Dans un mouvement de main, il fit signe à la cheftaine de le suivre, puis se dirigea vers la carriole qui était le seul endroit clos actuellement à disposition. Passant près de Seth, il flanqua une claque amicale sur l’épaule de ce dernier.

- Qu’on ne nous dérange pas. Je te ferai un topo plus tard, je te le promets, Seth. Je ne veux pas qu’on lève nos armes contre les berserks, mais assurez-vous également que les hommes de Blackwood ne se fassent pas exécuter pendant que je suis occupé. Je vous donnerai des indications le temps venu.

Le jeune homme aux cheveux d’ébène poussa un soupir, visiblement insatisfait de se voir mettre de côté. Il jeta un nouveau coup d’œil vers Vayrinn, puis hocha de la tête, signe qu’il obtempérait. Bel grimpa dans la carriole, puis s’installa sur le siège où il se trouvait un peu plus tôt, sachant pertinemment que le miroir y était toujours planqué. D’un mouvement de main, il fit signe à son amante de s’installer devant lui et referma la porte de l’embarcation. Il savait pertinemment que Khör et Seth s’étaient postés de l’autre côté, tous deux prêts à intervenir en cas de besoin.

- Pardonne la méfiance de mon compagnon. Seth n’est pas un mauvais bougre, mais il déteste ne pas savoir à quoi s’attendre. C’est l’un de mes plus vieux amis et est, en quelque sorte, mon bras droit. Beltram croisa les bras sur sa poitrine, puis se cala sur son siège, optant pour une pose décontractée. J’imagine que nous arrivons au moment où nous devons négocier? Je comprends que vous êtes attirés par les produits de contrebandes que nous traînons, mais je ne peux pas autoriser que tu pilles ouvertement ces chariots. Je dois les mener à bon port à Rubis et c’est bien ce que je compte faire. Ne le prends pas mal Vay, ce n’est pas contre toi, mais tu sais ce que sont les affaires… Et j’ai déjà donné ma parole autant à mon employeur qu’à mes hommes. Je ne peux pas revenir en arrière. Moi qui croyais que tout avait été réglé… Tu me vois déçu.

Évidemment, la chamanka ne se fit pas prier pour exposer son point avec toute la délicatesse typique aux berserks. Le semi-elfe s’y attendait. Ce qui se jouait ici allait bien au-delà de leur relation d’amitié : on parlait d’un clan versus un autre. Ce qui le surprit le plus fut le moment où le « droit de passage » tomba sur le tapis. Quoi? On lui avait dit que la chose avait été réglée avec les autorités de Kadrunn (soit Vayrinn en l’occurrence)… Blackwood n’avait pas menti sur le sujet, il l’aurait su, autrement!

- Le droit de passage? Mes employeurs s’étaient entretenus avec vous sur le sujet… C’est ce qu’on m’a dit… Ça devait être réglé… Dit-il, les sourcils froncés, visiblement irrité par cette révélation. Vay, Blackwood ne peut pas m’avoir menti, je l’aurais su… Tu sais bien que j’ai un don pour ça… Longer les lignes de Kadrunn n’était certainement pas mon idée non plus! Personnellement, j’aurais tenté le coup auprès d’Émeraude : non seulement ça nous aurait évité la situation actuelle, mais en plus, ça aurait considérablement raccourci le trajet… Le rouquin poussa un soupir, puis se pinça l’arête du nez, entre ses sourcils, signe de sa contrariété. Quel merdier… Ce n’est pas à moi de payer ce foutu droit de passage! Je ne dois rien à personne, sauf à mon employeur qui m’a déjà payé la moitié de ma prime. Écoute… Je crois que je commence suffisamment à vous connaître, les berserks, pour savoir que vous ne démordrez pas de cette histoire. Le mieux que je puisse faire, c’est contacter Blackwood afin de l’informer de la situation… Puis de faire en sorte que vous nous accompagniez jusqu’à Rubis pour réclamer votre dû une fois là-bas. Traiter des droits de passage auprès des différents royaumes ne fait pas partie de mon mandat. Alors ce sera à Blackwood et à sa cliente de négocier l’affaire avec toi. Qu’en penses-tu?
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Vayrinn
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Rôle: Chef des Berserks, Dirigeante de Kadrunn & des TI
MessageSujet: Re: Conflit d’intérêt... [Beltram] Jeu 09 Fév 2017, 16:13

Elle aurait sans doute offert un accueil bien différent au Chef des Loups d’Acier si la situation avait été différente. Elle était aussi quelque peu irritée de voir que ce satané Blackwood n’était pas présent, puisqu’elle comptait régler ce petit conflit avec ces truands d’une manière simple et efficace, mais avec Beltram dans les pattes… La donne changeait trop. Réfléchissant à vive allure, elle se contenta de tapoter les fesses d’Ekho pour qu’il cesse de pleurnicher. Réalisant que tout semblait sous contrôle du côté de sa maman, celui-ci se mis tout simplement à gazouiller de contentement, oubliant l’inconfort de cette tension qu’il avait ressenti, ce contentant de jouer avec les cheveux de la Cheftaine qui lui tombaient un peu au visage.

Kobalt c’était approcher alors que le mercenaire s’adressais à Vayrinn, celui-ci hocha d’un bref coup la tête en guise de salutation et ramassa les hache de sa Chef pour les lui tendre. Tout en les rangeant, Vayrinn afficha un sourire en coin. Malgré le petit problème qu’ils avaient, qu’elle assumait comme étant un conflit d’intérêt avant même d’en avoir de plus amples informations, elle ne pouvait s’empêcher de trouver la réplique du Loup d’Acier plutôt amusante. De plus, celui-ci avait semblé lui offrir un surnom. Ce qui lui indiquais qu’il ne comptait pas cacher aux autres leur lien, peu importe ce que cela pouvait être pour le moment. C’était une bonne chose, cela éviterais des soucis inutiles. Elle avisa un mercenaire à la chevelure ébène se rapprocher aussi et se poser non loin du rouquin. Elle supposa aussitôt que ce devait être son Béta. Le regard qu’il lui avait lancé semblait tout aussi partager. Méfiance, intrigue et… Il la reluquait ou c’était elle? Lui offrant un sourire un peu trop carnassier, elle rapporta ses iris orangé sur celui qui avait tout son intérêt…

Beltram enchaîna ensuite en la questionnant sur le poupon. C’était vrai qu’elle ne l’avait pas à leur dernière rencontre. Cela lui fit réalisé à quel point certaines choses c’étaient enchaîner plus vite que prévue. Bien qu’elle fut heureuse d’apprendre sa grossesse, cela avait chamboulé une bonne partie de sa précieuse organisation et, ne lui avait pas permis de faire autant de chose qu’elle ne l’aurait désiré durant les derniers mois. Elle était une femme forte, mais porter un Berserker en elle avait eu de quoi la mettre sur le cul un bon moment, aussi. S’il avait vu sa gueule dans le dernier mois, il aurait sans doute eu peur. Elle avait perdu beaucoup de poids et avait eu les traits tirés, mais, elle avait passé à travers cette petite épreuve qui en valait le coup. Il était donc bien évident qu’elle en était fière, de ce magnifique poupon. Après tout, c’était le fils de Xerkh. C’était ce qu’elle avait toujours souhaité: Avoir un fils de lui. Puisqu’ils étaient liés depuis le début. Il était après tout son promis, même si leurs choix personnels avaient pris des directions différentes, les choses étaient où elles devaient être… Les choses avaient été cependant un peu trop… Rapide, mais, elle ne s’en plaignait pas. Après tout, Kadrunn n’étais pas non plus prévue en soit, du moins, on lui avait certes dit qu’elle ferait des grandes choses, mais on lui avait souvent répété cette histoire de Berserker. Qu’est-ce qui était le plus important selon les anciens chamans? Peu importe, au fond. Tout arrivait pour une raison et les prédictions finissaient toujours par se produire d’une façon ou d’une autre. Elle en était plutôt très heureuse.

Avisant le mercenaire, elle pouvait noter une pointe d’inquiétude, voire peut-être de panique dans le fond de son regard. Réalisant ce qui lui passait par l’esprit, elle ne put s’empêcher un bref rire, hochant négativement la tête en chassant l’air devant elle d’un mouvement bref de la main.

-Ce n’est pas ton fils.

Sincèrement? En d’autres circonstances, encore une fois, elle aurait peut-être été d’humeur un peu taquine et ce serait un tantinet amuser à ses dépens, mais pour l’heure, la situation était plus grave. Son regard ce porta instinctivement vers la Carriole en y captant du mouvement avec un intérêt non cacher. Ah? Il n’était pas seule là-dedans? Elle espérait réellement voir la tête de Blackwood sortir, mais elle vue plutôt un visage jeune, à la chevelure immaculée se pointé le bout du nez, pour rapidement se désister et disparaître de leur vue après avoir avisé Khör. Oh! Une timide! Étirant le cou, Vayrinn tenta d’aviser la jeune fille. Sa chevelure lui rappela aussitôt Amélia. Elle se demanda donc si celle-ci était aussi en lien avec la magie du vent!

Beltram quand à lui sembla un peu mal interpréter ses questionnements, lui annonçant qu’elle n’était pas d’elle. Rapportant son regard vers lui, signe qu’elle ne comprenait pas réellement où il voulait en venir, ne captant pas son ton ironique tout de suite, mais réalisa bien que ce qu’il disait ne pouvait avoir de sens, alors elle eut un bref sourire en apercevant celle-ci sortir de nouveau, pour de bon cette fois. Elle avait senti un message télépathique passé entre les deux, sans doute que le mercenaire l’avait invité à ce pointé. Vayrinn quant à elle la détailla intensément de la tête au pied tout en écoutant les propos du rouquin. Une apprentie? Comme avec les Chevaliers? Ah, elle ne savait pas qu’il prenait des jeunes recrues ainsi sous son aile. C’était tout en son honneur, sachant qu’il n’en avait aucunement l’obligation, contrairement aux divers Ordres qu’elle avait côtoyé.

-Elle est toute chétive, la pauvre, il faut la nourrir Beltram.

Fit la Chamanka d’un ton amusé, jetant un bref regard vers la jeune fille qui lui sembla un tantinet farouche à ses propos, choisi par laquelle elle répondit avec un sourire bienveillant. Elle quitta la gamine du regard pour rapporter son attention sur le mercenaire aux cheveux ébène qui avait légèrement fait comprendre qu’il était là, lui aussi. S’adressant donc à son Chef, Vayrinn se contenta de croisé les bras sur sa poitrine en lui rendant ce regard sans la moindre gêne d’un air qui ne pouvait s’empêcher d’avoir un air un peu trop carnassier au goût de l’homme. Il était plutôt grand, musclé et dépassait même un peut Beltram en hauteur. Les questions de celui-ci lui rappelaient que les humains avaient encore bien des lacunes concernant les liens entre eux.

Les Berserks, eux, ce tenaient toujours tous dans leur positions respective attentif et en silence. Certain tenant toujours fermement leurs prisonniers avec une poigne solide, d’autres faisaient toujours face à leur adversaire du moment, trépidant un peu sur place en se demandant quand ils pourraient continuer et surtout… S’ils pourraient le faire. Elle pouvait sentir que Khaos se démangeait de venir rejoindre le petit groupe d’Alpha et de Beta, mais elle ignora cette envie, ne lui accordant même pas un regard. Cette situation était un parfait exercice pour lui rappeler où était sa nouvelle place. Parmi les Berserks, c’était aisé, mais ses problèmes de comportements n’étaient pas envers les siens en tant que tel. L’un d’eux sembla temporairement faire face à un prisonnier un peu plus turbulent. Un simple regard de la Cheftaine sur le duo fut suffisant pour que le Berserk lui assène un coup solide sur le crâne, question de le calmer. Avisant le mercenaire tomber au sol comme un chiffon, le Berserk haussa les épaules alors que la Berserk rapporta son regard sur le trio devant elle, hochant brièvement la tête. Ils devaient vraiment apprendre à contrôler leurs forces, par moment.

Elle écouta les propos explicatif de Beltram à son associer. Remarquant bien entendu qu’il avait omis certains détails, mais cela ne lui fit ni chaud ni froid. De toute façon, ils avaient plus important à régler, en effet. Le mercenaire aux cheveux ébène ne semblait pas des plus convaincu, mais elle ignora totalement son commentaire. Le rouquin lui annonça donc qu’ils avaient un problème, elle se contenta d’hocher un bref coup la tête. En effet, c’était assez évident. Elle était simplement curieuse d’avoir un topo de sa situation à lui afin de pouvoir juger de l’ampleur des ‘’dégâts’’. Puisqu’elle savait d’avance que Beltram était très porté sur l’or et qu’il avait sans doute été payé pour escorter cette cargaison en toute sécurité. Pourtant, elle se demandait franchement pourquoi il avait accepté un tel contrat, sachant qu’il passerait en Kadrunn comme un voleur, sans même venir lui dire bonjour, de surcroit.

Comme de fait, celui-ci lui annonça ce qu’elle appréhendait tout de même malgré tout. Il était sur un contrat. Il ne lâcherait donc pas le morceau aisément. À voir la cargaison, cela devrait sans doute lui rapporter une bonne somme, mais si on pouvait le payer grassement, alors elle aussi, non? Il lui demanda par la suite de relâcher ses hommes. Elle l’avisa aussitôt d’un regard qui voulait en dire long. Il en était hors de question. Elle ne relâcherait ni ses hommes, ni le morceau! Elle n’acceptait pas qu’on se joue d’elle, peu importe c’étais qui. De plus, ses prisonniers pourraient lui servir. Voyons, il la prenait pour qui… Réalisant donc qu’il n’arriverait pas à la convaincre facilement, il lui proposa donc de discuter entre eux. Acceptant donc son offre, elle le suivis sans un mot dans la carriole, tout en lui laissant préalablement donner ses indications à son Beta qui ne semblait pas tout à fait d’accord d’être ainsi mis de côté. Cela la fit sourire, mais elle n’en fit pas plus de cas lorsqu’il lui jeta un bref regard alors qu’elle passait devant.

Elle retira agilement la poche de son dos et tendit le précieux paquet à Kobalt qui vint cueillir le poupon qui poussa quelques petits grognements de mécontentement, tout en tendant ses petits bras vers le Berserk, poussant d’autres grognements, cherchant à le provoquer, prenant une forme plus bestiale. Celui-ci n’enroula pas le paquet sur lui, puisqu’il était bien plus costaud que sa Chef. Il se contenta de s’éloigner tout en secouant un peu le paquet pour lui changer les idées alors que Khör c’était prostré non loin de Seth, surveillant l’entrée de la carriole. Les deux Beta se jugeaient du regard, mais Khör ne chercha pas à le provoquer, même si son sourire carnassier voulait en dire long, si jamais celui-ci comptais le confronté d’une quelconque façon, éventuellement.

Une fois entrée, elle s’assit sur le banc opposé à Beltram. Elle n’était jamais entrée dans une carriole, sauf… Lorsqu’elle avait été aspirée dans le tourbillon d’Hanzo. Évidemment, elle ne lâcha pas le commentaire, se contentant d’inspecter les lieux du regard. Beurk, c’était si petit, elle se sentait presque claustrophobe. Elle poussa un bref soupir et installa ses jambes en hauteur, les appuyant sur une petite fenêtre à l’opposer, tout en croisant ses bras pour observer le mercenaire qui prit la parole, excusant son compagnon pour son attitude qui ne la dérangeait aucunement. Après tout, sa réaction était sans doute normale, puisqu’il semblait complètement largué. Ses propres Beta auraient sans doute agis de la même façon. Elle se contenta donc d’hocher un bref coup la tête, signe qu’elle n’en tenait pas rigueur à celui-ci. Il précisa qu’ils étaient ami de longue date, ce qui la surprise un peu. Elle ne pensait aucunement que le mercenaire jouait dans les deux camps. Surtout avec la réaction qu’il avait eue à la blague d’Artek, ce qui la fit sourire. Mais l’heure n’étais pas tout de suite aux blagues, puisqu’il enchaîna aussitôt avec les affaires, lui donnant le compte rendu de sa situation à lui et évidemment, il ne comptais pas lui offrir la cargaison sur un plateau d’argent. Malgré leur amitié, il fallait avouer que le contraire l’aurait fort étonner.

-Je comprends ta position, mais je ne compte pas non plus tourner les talons. Le supérieur de Blackwood me doit mon dû, moi aussi. Nous avions négocié il y a quelques mois pour ce droit de passages, voulant aussi profiter de la protection du territoire de la Capitale et pour ce faire, il y à une taxe à payer. Je n’offre rien gratuitement. Ce n’est pas non plus le premier à m’approcher pour cela. Je n’ai aucun problème à faire affaire avec ceux qui sont honnête envers moi, mais lorsqu’on tente de me rouler… Tu comprendras que je dois montrer l’exemple, sans compter le fait que cela m’irrite au plus haut point. C’est la deuxième fois que j’intercepte un convoi de cette organisation et celui-ci est précieux pour eux, je crois que je ne t’apprends rien.

Toujours les bras croisé, elle l’observait de ses iris orangés, déterminer. Si cela n’aurait pas été de Beltram, ils en auraient sans doute déjà fini avec cette attaque et serait déjà en train de faire le chemin du retour, tout en profitant de quelques victuailles. Elle nota cependant l’expression un peu surprise du mercenaire lorsqu’elle lui avait mentionné le fait qu’il lui devait de l’or, avec cette fameuse taxe de passage protégé, ce qu’il s’empressa de bien vouloir clarifier. Elle comprenait mieux aussi la situation de Beltram et compris que Blackwood n’étais sans doute pas au courant. Cela ne changeait pas le fait qu’elle voulait l’avoir entre ses griffes afin d’avoir plus d’information sur ce truand qui voulait se jouer d’elle et elle y comptait bien… Écoutant le reste des propos du Loup d’Acier, elle fronça aussi un peu les sourcils. Elle ne lui demandais pas de payer, mais il était vrai que lui demandé de la laisser se servir sans rien faire pourrait lui attirer lui-même des problèmes, et elle ne voulait pas cela.

Elle l’observa, visiblement se casser la tête pour trouver une solution. Elle, la seule qu’elle voyait était de tuer les hommes de Blackwood. Pour Beltram, elle le laisserait filer, mais elle comptait aussi se servir. Elle ne démordrait pas. Cependant, il lui apporta une option quelque peu intéressante. Il pouvait contacter le truand? Bien. Elle préférait en effet faire affaire avec lui plutôt que de devoir prendre par la force son dû, ce qui lui déplaisait énormément comme idée. De plus, il lui annonçait que Blackwood semblait se trouver à Rubis, avec une cliente. Ça aussi, c’était intéressant. Elle considérait que de devoir se déplacer aurait aussi son prix, pour ce truand car elle n’avait pas prévue ce voyage, mais elle n’en fit pas part à son ami, lui offrant plutôt un sourire impossible pour lui à interpréter. Était-elle satisfaite? Avait-elle une idée mesquine en tête? Impossible pour le moment de le savoir. Changeant de position pour appuyer ses coudes sur ses genoux, elle se penchant vers lui, le regard sévère, quelques peut ailleurs. Elle réfléchissait, visiblement. Après quelques secondes, elle prit la parole, reculant son torse pour s’adosser contre le dossier.

-Bien. Contacte-le. Nous ferons le trajet avec vous jusqu’à Rubis, sans toucher au contenu de la cargaison. Quand à tes hommes, tu me diras si quelques-uns ont été faits prisonnier. Je pourrais les relâcher, mais ceux de Blackwood, même sous ta protection, ne font pas partie des tiens, alors je n’en ai rien à faire. Ils sont à moi. C’est non négociable.

Sur ses mots, elle lui jeta un bref regard. Pour elle, l’affaire était conclue. Même s’il considérait vouloir négocier pour les prisonniers, elle ferait à sa tête et c’était selon elle assez clair. Sa petite pointe d’irritation passé, elle se mit à détaillé un peu le mercenaire de la tête au pied. Son regard en disait long. Ils étaient seul, dans une toute petite carriole, à l’abri des regards puisque celui-ci était visiblement un peu pudique… Cette idée lui arracha un bref sourire taquin et elle ne put s’empêcher de quitter sa position pour prendre place aux côtés du mercenaire qui semblait soudainement… Un peu nerveux? Peut-être était-il toujours un peu boudeur face à sa décision finale, ce qui l’amusa d’avantage. Elle déposa doucement une main sur sa cuisse, qui remontait doucement vers son… Arme et s’approcha de son visage, frôlant son nez le long de sa mâchoire, profitant de cette proximité pour se remémorer l’odeur agréable du rouquin. Évidemment, celui-ci la repoussa gentiment. Vayrinn revint à la charge.

-Oh, fait pas la moue, tout ça n’a rien à voir avec toi… Faudrait vraiment se débarrassé de cette tension malsaine en nous que provoque ce petit conflit d’intérêt.

Ah! Le boulot, le boulot. D’accord s’il y tenait. Elle finit par se reculer, puis, d’un sourire carnassier elle se rua sur lui, sans prévenir. Cette fois, c’était vraiment pour le taquiner, elle voulait le voir juste sourire un peu! Elle ne comptait tout de même pas le violer, ce n’étais pas son genre. Tout ce petit jeu faisait bouger à leur insu la carriole, Beltram dû sans doute lever un peu le ton, tentant de la raisonner alors qu’elle ne pouvait s’empêcher de rire jusqu’à ce que la porte s’ouvre vivement sur un Seth un peu perplexe, Khör juste derrière qui se contenta de rouler les yeux en l’air et quitté son champ de vision. Évidemment qu’il savait la raison, lui, du pourquoi une soudaine action dans ce petit compartiment…

« Okey… Je vois que les négociations ne se passent pas comme prévu... Tu as besoin d'aide, Bel? »

Laissa échapper le Loup d’Acier avec un bref sourire en coin, visiblement intéressé, lui. Il ne se gênant pas pour reluquer la poitrine presque entièrement dénudé de la Cheftaine. Beltram eut l’étrange réflexe de remonter doucement le tissu du vêtement de Vayrinn sur sa poitrine, échangeant quelques mots avec son Beta. La Berserk se contenta de quitté sa position indécente sur Beltram, revenant rapidement aux choses plus sérieuses, mais nécéssaire.

- Je présume que tes Loups d’Acier ne voudrons pas se salir les mains et dégager le passage. Je vais donc m’en occuper.

Sur ces mots, elle sortie de la carriole alors que Seth attarda son regard sur elle lors de son passage devant lui pendant qu’il c’était déplacer pour la laissé sortir. Il semblait un peu, surpris? Elle ne savait pas de quoi, mais elle ne comptait pas s’y attarder, visiblement, elle avait d’autres chat à fouetté. Une fois à l’extérieur, Kobalt lui tendit de nouveau le poupon qu’elle accueillit allégrement, tout en enfouissant son nez contre son visage pour le chatouiller, laissant de côté la situation présente pour apporter un peu d’amour à son poupon. La petite créature se mis à ronronner fortement, puis elle le replaça dans son dos. Levant le regard vers ses Betas, elle laissa tomber le verdict.

- Beltram av reuqinummoc ceva Blackwood te suon snoresiva ne etius . lI tse trof elbaborp euq suon snoya à regayov erocne nu uep , ua’uqsuj emuayoR ed sibuR nifa ed reuqidnever ec iuq suon sneiver ed tiord . suon snolla ervius el iovnoc snas eriaf eriotsih’d . Beltram av suov reuqidni iuq snad sel sreinnosirp tnof eitrap ed nos nalc te suov sel zererèbil . tnauq xua sertua , sli tnetser à suon . Sli tnov es erdner elitu te regagéd el egassap . iS nu’l xued etnet iouq euq ec tios , suov el reut ( Beltram va communiquer avec Blackwood et nous aviserons en suite. Il est fort probable que nous ayons à voyager encore un peu, jusqu’au Royaume de Rubis afin de revendiquer ce qui nous reviens de droit. Nous allons suivre le convoi sans faire d’histoire. Nous allons devoir être plus nombreux. Je vais me charger d’appeler le groupe de Marisha pour qu'ils viennent nous rejoindre. Beltram va vous indiquer qui dans les prisonniers font partie de son clan et vous les libèrerez. Quant aux autres, ils restent à nous. Ils vont se rendre utile et dégager le passage. Si l’un deux tente quoi que ce soit, vous le tuer.)

Avait-elle mentionné tout en s’éloignant de la carriole sans plus de cérémonie. Kobalt transmis les ordres mentalement à tous alors que Khör se chargea de faire comprendre aux prisonniers restant, soit, ceux qui ne faisaient pas partie des Loups d’Acier que le Chef avait indiquer en les pointant du doigt, visiblement tout de même mécontent, qu’ils devraient se mettre au travail. Sur sept, ils en avaient seulement deux de moins, d’ont l’inconscient qui reprenait ses esprits. Ce n’était pas si mal. La majorité rouspétèrent, mais la légère brutalité des Berserks eu tôt fait de les convaincre d’obtempérer. Artek se porta donc volontaire pour s’occuper du dégagement de la voie, courant presque en direction du glissement de terrain tout en entreprenant de débarrassé la terre en balançant des branches plus loin, visiblement trop motivé alors qu’il avait entreprit de chanter une chanson joyeuse dans leur langue natale. Trois autres Berserks se joignirent à lui sans que Vayrinn n’ai à demander quoi que ce soit. Khaos, lui, se contenta de se diriger à cet endroit, s’adossant à un arbre, surveillant avec attention chaque mouvement des prisonnier dans l’espoir que l’un d’eux tente quelque chose de stupide pour lui donner une raison valable de pouvoir se défouler un peu. Faisant tournoyer son épée entre ses mains d’un air qui voulait tout dire. Il avait certes jeté quelques regards à Vayrinn, sans réussir à rester totalement neutre en avisant Beltram, où un bref rictus menaçant se dessina à travers ses babines. Il fut cependant rappeler à l'ordre par Artek qui avait sentie la tension monter en son allié. S'il voulais mettre les chances de son côté, valait mieux jouer profil bas et Khaos avait de l'aide des autres pour ça. Il sera malgré lui son poing contre le pommeau de son arme. C’était très difficile pour lui de ne plus pouvoir bénéficier de cette proximité avec sa belle, à cause de lui -Puisqu'il considérait que Beltram avait été la goutte de trop- Il avait la forte intention de regagné son titre en temps voulu. être Beta lui donnait aussi ce sentiment d'utilité et c'étais important pour lui. Il excellait dans cette catégorie, sa seule erreur avait été de tomber amoureux de la Cheftaine et de mal gérer ses émotions, face à son refus. Il devait simplement prouver qu’il faisait des efforts, dire tout bonnement qu’il avait compris ne servait à rien. Les actions comptaient bien plus que les paroles chez eux.

Vayrinn quant à elle choisi de s’éloignée, se faisant rejoindre par quelques Berserks à qui elle donna quelques tâches. Soit, un groupe de trois qui alla à la chasse, puisqu’ils crevaient tous la dalle et qu’elle savait bien qu’ils resteraient encore un bon moment sur place. Aishka se chargea de préparer le feu à environs un mètre de là. C’était ici qu’ils avaient choisi de camper. Ils étaient à plusieurs mètres du convoi, assez loin pour tout voir, assez prêt pour réagir si nécessaire. Khör fini par la rejoindre alors qu’elle venait de s’assoir dos contre un arbre, ramenant Ekho devant elle qui avait commencé à se débattre rageusement, signe qu’il avait faim lui aussi. Elle commença donc à l’allaité tout en observant avec attention ce qui se passait autour.

« uT sneit al emrof ? » ( Tu tiens la forme? )

Demanda-t-il en avisant le rejeton, se penchant pour lui gratter gentiment le derrière de l’oreille, le faisant ronronner de plus belle. Après tout, il n’avait que quelques mois et savait que la Berserks se remettait encore de sa grossesse. Il n’appréciait pas trop le fais qu’elle prévoit ainsi de voyager plus que prévue. C’était surtout du repos d’ont elle avait besoin.

- Av aç ( Ça va.)

Dit-elle tout simplement. Elle releva le regard vers son Beta et remarqua qu’il n’était pas convaincu. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, mais elle considérait qu’elle tenait bien jusqu’à maintenant. Elle était certes plus fatiguée qu’à la normale, peut-être devait-elle un peu se ménager, mais c’était bien pour ça qu’elle était venue s’assoir un peu plus loin au lieu de participer à quelque chose activement. Manger lui ferait du bien et il fallait avouer qu’elle avait bien hâte que les autres revienne avec le gibier. Sur cette pensé, le Berserk sembla lire dans son esprit et eu un bref sourire, sortant sa main de derrière son dos, il lui tendit un bout de son repas de plus tôt qu’il avait visiblement gardé, pour elle? Lui offrant un sourire reconnaissant, elle prit le morceau de viande et ne se fit pas prier pour commencer à le dévorer, grimaçant un moment en baissant le regard vers son rejeton qui malmenait un peu trop son sein à son goût. Elle le repositionna et Khör se contenta de lui ébouriffer gentiment les cheveux, comme si elle adorait ça, puis, s’éloigna prestement en évitant une pierre qu’elle lui avait lancée en guise de riposte.

Quelques heures passèrent ainsi. Les chasseurs étaient revenus depuis un moment et visiblement, la chasse avait été bonne. Ils avaient deux bon chevreuils ce qui serait suffisant pour nourrir, enfin, pour satisfaire l’appétit des Berserks. Vayrinn discutait avec Khör sur leurs plans dans leur langue natales tout en mangeant autour du feu alors qu’Ekho dormait à point fermé dans les bras d’Aishka qui marchait plus loin en lui fredonnant une petite chanson. Quant au Beta ours, il restait debout, les bras croisé, voulant tout de même s’assurer que la Chamanka soit en sécurité. Ce n’étais pas qu’il ne faisait pas confiance aux Loups d’Acier, mais le message que Vayrinn avait intercepté entre Beltram et Blackwood plus tôt lui avait fortement déplus, malgré le fait que le mercenaire c’était opposé à l’option offerte par le truand. Il y avait au moins une bonne chose là-dedans, il gagnait en confiance pour la colonie, mais n’empêche. Qu'est-ce qui ne leur disait que Blackwood n’enverrait pas des hommes pour régler lui-même le problème? Vayrinn était devenue une cible et elle se dirigeait droit dans la gueule du loup. Elle le savait, mais cela lui convenait. Elle ne comptais pas dire son derniers mots et jouer les gibier n'avait jamais été son point fort. C'est pourquoi d'autres Berserks étaient en route. Elle n'étais pas complètement stupide. Khör observa d’ailleurs Seth s’approcher de la Cheftaine et commencer une discussion avec elle. Arquant un sourcil, il se contenta d’aviser le moustique qui visiblement tentait de faire un coup. Cela eut le bon côté de freiner la discutions présente entre le duo, permettant au Berserk Ours de communiquer avec les autres Beta les intentions de leurs Chef. Ceux-çi se contentèrent d'hocher la tête, peut importe ce qu'ils étaient entrain de faire.

Quant à Vayrinn, elle écoutais d'une oreille distraite les propos de Seth qui c'étais approcher encore un peu d'elle avec un intérêt non cacher. Elle ce contenta de lui sourire, un peu curieuse par ses avances discrètes. elle ne garda pas longtemps sont attention visuelle sur le mercenaire puisqu'elle fit un bref signe de tête à un Berserk afin qu'il rapporte un objet qu’il avait chipé dans la cargaison alors qu’il était venu lui montrer fièrement sa prise par dessus son épaule, enroulant ses bras autour de son cou, question de la lui offrir, bien entendu. Il fit bien entendu la moue sous le refus de sa Chef qui le ramena à l'ordre. Sur son chemin du retour, il remarqua qu'il n’avait certes pas échapper au regard de Beltram et choisi de se mettre à courir vers la cargaison en hurlant sous le regard amusé de quelques Berserks qui lui offrirent quelques tapes ou projectiles sur son passages. Outre l'étrange situation des trois clans distinctifs, les Berserks, eux, gardaient toujours le moral malgré leurs sérieux. Ils avaient certes un peu d’alcool avec eux, mais rien pour faire la fête. D’un autre côté, cela ne faisait pas partie de la mission. Il était même à remarquer un petit nombre manquant de Berserks, ceux-ci montaient déjà la garde autour à des points stratégique, question d’éviter qu’on ne les surprenne. Sait-on jamais.
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Beltram
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MessageSujet: Re: Conflit d’intérêt... [Beltram] Dim 19 Fév 2017, 11:00

Une expression d’irritation trônait sur ses traits réguliers alors qu’il plantait son regard doré dans les yeux de la belle guerrière. Visiblement, ni l’un ni l’autre ne voulait démordre de sa position, ce qui semblait compliquer considérablement les choses. Vayrinn, dans une expression soucieuse et sévère, se pencha vers l’avant pour venir porter ses coudes sur ses genoux, ce qui la rapprochait considérablement du mercenaire. Elle réfléchissait, c’était évident. Au bout d’un moment, elle vint réappuyer son dos contre le dossier de son siège et prit parole. Si elle obtempérait pour les suivre jusqu’à Rubis sans toucher à la cargaison, il en était tout autrement de la sécurité des hommes de Blackwood qui étaient sous la protection des Loups d’Acier. Une mine renfrognée se peignit sur les traits du rouquin qui, visiblement, n’appréciait pas cette situation. Certes, elle faisait un effort surhumain pour accéder à ses requêtes, il pouvait le comprendre, mais toute cette histoire n’avait rien à voir avec lui. Il espérait seulement que les berserks ne massacreraient pas les hommes de Blackwood pour le simple plaisir! Si sa prime devait diminuer à cause de ça, la jeune femme entendrait parler de lui sur un ton un peu moins amical cette fois. Bref, il n’était pas de très bonne humeur, ce qui n’aidait pas la situation actuelle. Le montant qu’on lui avait promis était particulièrement important, alors l’appât du gain était actuellement très très fort. Même si bon, au final, il ne ferait rien qui pourrait causer préjudices à Vayrinn ou aux siens. Maudit soit son sens de l’honneur et de la loyauté!

Beltram hocha de la tête, signe qu’il approuvait – malgré sa réticence – les termes qu’elle avait énoncés. Il contacterait Blackwood dès qu’il aurait un moment tranquille. Cet imbécile allait entendre parler de lui! Non mais, c’était quoi cette foutue idée de lui faire croire que tout était réglé avec les berserks alors qu’il n’en était rien?! Merde de merde! Visiblement aux prises avec ses pensées, le semi-elfe ne remarqua pas la façon dont sa compagne du moment le détaillait. Si tel avait été le cas, il aurait rapidement vu le regard lubrique qu’elle lui jetait… C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il sursauta au moment où la cheftaine vint prendre place à ses côtés. Sans prononcer le moindre mot et se contentant d’esquisser un sourire rempli de sous-entendus, cette dernière posa une main sur sa cuisse, puis remonta tranquille celle-ci. Le semi-elfe jeta un regard aux doigts inquisiteurs de son amie et devint rapidement mal à l’aise. Merde, Seth et Khör étaient juste de l’autre côté de la porte et puis, il était en pleine mission! Il ne fricotait jamais avec la gente féminine lorsqu’il travaillait et accepter ses avances viendraient contrevenir à ce règlement personnel qu’il s’imposait. Et puis… soyons honnêtes : ils étaient peut-être masqués de la vue de leurs compagnons, mais une carriole n’était en rien endroit subtil pour les batifolages, surtout lorsque une foule de gens, à l’extérieur, attendaient visiblement qu’ils terminent leurs pourparlers!

Bel ouvrit la bouche pour demander à la chamanka d’arrêter son manège, mais sans lui donner le temps de dire quoi que ce soit, cette dernière glissa sa main sur son pantalon et alla se loger sous sa ceinture (et donc, sous le tissu) afin de trouver l’objet de son désir d’une main habile! Oh bon sang! Elle était entreprenante tout à coup! Vayrinn profita de son moment de surprise pour approcher son visage du sien, glissant le bout de son nez contre la ligne de la mâchoire du mercenaire, histoire d’humer son odeur. Le rouquin, principalement tendu par la nervosité, repoussa la cheftaine gentiment pour lui faire comprendre qu’il ne plierait pas sous son manège charnel.

- Stop Vay. C’est une mauvaise idée…

Visiblement, personne ne repoussait Vay, puisque cette dernière ne se fit pas prier pour revenir à la charge de plus bel, augmentant la tension chez son amant. Évidemment, elle ne put s’empêcher de lui balancer une boutade et le guerrier esquissa une légère moue boudeuse. Les négociations n’avaient rien à voir avec son refus d’aller plus loin avec elle! C’était une question de principe! On ne le payait pas pour s’envoyer en l’air, mais pour escorter cette putain de cargaison en toute sécurité jusqu’au royaume de Rubis.

- Arrête, Vay, je travaille. Je ne fricote pas pendant le boulot.

Doucement, le jeune homme repoussa le bras de sa compagne loin de lui afin qu’elle lâche sa poigne sur son anatomie, puis l’incita à s’assoir sagement à côté de lui. Ni une, ni deux, un sourire taquin se peignit sur les lèvres de la belle alors que cette dernière se jeta littéralement sur lui en dénudant le haut de son corps. Sa main se repositionna à la même place sur le mercenaire (mais par-dessus le tissu cette fois) qui sursauta en la voyant s’installer à califourchon par-dessus lui. Pendant un bref instant, il se demanda si ses beaux principes en valaient réellement la chandelle… Mais c’est qu’elle était coriace!

- Non! Non Vay! Qu’est-ce que j’ai dis…? Il la repoussait avec un peu plus de force cette fois pendant qu’elle lui embrassait la gorge en arborant toujours ce sourire malicieux. Visiblement, il fut un peu trop brusque puisque la carriole bougea sous leurs mouvements. Vay arrête j’ai dit. Lâche-moi! On est supposé négocier sur cette histoire de cargaison! Soit un peu raisonnable, merde.

La cheftaine rigolait, visiblement amusée par la situation, quand soudain, la porte de la carriole s’ouvrit à la volée. Seth jetait un coup d’œil perplexe par l’embrasure et vit son ami d’enfance dans une drôle de posture : assit sur son siège, tentant visiblement de repousser une chamanka à moitié dénudée qui laissait sa main vagabonder sans retenue sur son abdomen. Les deux amants se figèrent un instant, visiblement surpris par l’arrivée du bras-droit de Beltram… Ce dernier fut d’ailleurs le premier à bouger, remontant – sans lâcher Seth des yeux – le vêtement de la guerrière afin de cacher son buste, par simple soucis de décence. Après tout, son copain ne s’était pas fait prier pour reluquer la jeune femme allègrement. Les propos que l’homme aux cheveux noirs laissa échapper le tiquèrent au plus profond de lui-même. Non mais! De quoi il se mêlait?!

- Ça va, je peux gérer tout seul, merci… Se contenta de répliquer Beltram d’un air irrité.

Sans plus attendre Vayrinn descendit de son perchoir improvisé (bon… le rouquin en était UN PEU déçu, même s’il ne voudrait jamais l’admettre), puis replaça sommairement ses vêtements avant de laisser échapper une réplique à son amant relativement aux obstructions qui bloquaient la route un peu plus loin. Elle prétendit ensuite qu’elle s’occuperait de dégager le passage.

- Des obstacles que toi et tes hommes avez pris soin de mettre vous-mêmes sur notre route, dois-je le préciser…

La jeune femme ne releva pas et sortit de la carriole sous le regard attentif de Seth. Le chef des Loups d’Acier contracta les muscles de sa mâchoire, visiblement de mauvaise humeur et flanqua une baffe sur l’épaule de son second, histoire de le sortir de sa contemplation. Ce dernier ramena son attention sur son supérieur, un air amusé au visage.

** J’aurais dû insister pour participer aux négociations, avoir su… répliqua l’Opalien aux cheveux noirs, narguant visiblement son ami d’enfance. Est-ce que ça se passe toujours comme ça? C’est de cette façon que tu as convaincu Blackwood de nous embaucher **

Qu’il était énervant à la fin!! S’il continuait, Bel allait lui faire avaler son air goguenard en moins de deux!

**[Seth] Ta gueule du con et mêles-toi de tes oignons. Fais attention, tu baves quand tu l’observes, c’est répugnant à voir…**

Seth éclata de rire, puis se tassa pour laisser descendre le mercenaire aux cheveux flamboyants. Dans un soupir irrité, le chef des Loups d’Acier désigna ses hommes dans la foule de « prisonniers » que contrôlaient les berserks et les geôliers ne se firent pas prier pour les libérer. Les hommes de Blackwood lui envoyaient des airs indignés, mais Bel les ignora.

- Seth, je dois contacter Blackwood pour un problème. Un droit de passage devait être payé auprès des berserks et ça n’a pas été fait. D’où le fait qu’ils nous ont attaqués. Évidemment, ils ne démorderont pas, même si j’entretiens de bonnes relations avec Vayrinn – et que je te voie émettre le moindre commentaire sur ce sujet. J’aimerais que tu ailles jeter un coup d’œil aux travaux de déblayage de la route. Informe-moi si le moindre guerrier berserk tente de tuer l’un des hommes de notre employeur pendant que j’ai le dos tourné, d’accord?

Seth hocha de la tête, puis Bel s’éloigna, s’enfonçant de quelques mètres sous le couvert des arbres afin de s’éloigner du brouhaha ambiant de l’attroupement de guerriers non loin de lui. Les poings serrés, ultimes signes de son irritation, le semi-elfe contacta mentalement Blackwood afin de mettre les choses au clair.

**[Blackwood] Seigneur Blackwood, je tiens à vous informer que nous sommes coincés en Jade. Notre arrivée en Rubis risque d’être retardée de quelques jours. Commença-t-il en pesant ses mots pour éviter de lui balancer des insultes au passage. Il attendit un instant, puis la réponse de son employeur se fit entendre. Ce dernier s’enquérait visiblement de la raison de leur arrêt momentané. Des arbres ont été déracinés, puis jetés sur notre route, bloquant le passage. C’est l’œuvre des berserks… vous savez, ceux que vous DEVIEZ PAYER pour nous assurer un passage sécuritaire sans le moindre anicroche?**

Un silence se fit entendre… puis Blackwood, visiblement surpris, prétexta qu’il n’était absolument pas au courant de cette situation problématique. Le pire dans tout ça, c’était qu’il disait vrai… Beltram lui fit un résumé de la discussion qu’il avait eu avec Vayrinn et informa son employeur que les berserks allaient les accompagner jusqu’à Rubis, puisque visiblement, il n’était pas question qu’il s’encombre d’un pourparler avec Kadrunn alors que c’était la responsabilité de ses employeurs de s’assurer de ce détail important. Blackwood semblait agacé, mais il n’en avait rien à foutre. C’était SON foutu problème et Bel n’allait surement s’évertuer à le régler à sa place. Le rouquin prit une grande inspiration pour essayer de se calmer, quand il retint son souffle, surprit par l’ordre de son employeur… Il… il voulait qu’il tue Vayrinn? Qu’il profite de la proximité des berserks pour débarrasser Enkidiev de la tête pensante de ce groupe qu’il considérait comme une… nuisance? Holà, ça n’était absolument pas prévu dans le contrat ça! Et puis, il était hors de question qu’il trahisse la confiance de Vay… C’est qu’il l’appréciait beaucoup au final, outre les séances de baises torrides dont elle le gratifiait ponctuellement. Le semi-elfe se pinça l’arête du nez et pencha la tête vers l’avant, tournant la langue sept fois dans sa bouche avant de parler pour ne pas dire de bêtises.

**[Blackwood] Assassiner la cheftaine de clan selon votre bon vouloir ne fait pas non plus partie de ma description de tâches, seigneur Blackwood. Je peux vous assurer que votre cargaison arrivera en un seul morceau et en sécurité, mais je refuse d’assassiner l’Alpha des berserks. Ce sont nos hommes qui en pâtiront et je ne suis pas prêt à sacrifier leur vie parce que vos supérieurs n’ont pas tenu leurs engagements. Alors nous arriverons tous ensemble à Rubis, tenez-vous le pour dis. **

Son employeur lui balança quelques remontrances, mais Bel se fit un plaisir de l’ignorer. Il refusait également de lui faire part du lien qu’il partageait avec Vayrinn pour la simple et unique raison qu’il avait l’impression que le seigneur Blackwood n’hésiterait pas à tirer parti de cette information. Non mais, quel con! Assassiner Vay? Il pouvait se foutre un doigt profondément dans l’œil jusqu’au cul! Poussant un soupir d’irritation, le jeune homme revint près des guerriers avec – visiblement – une humeur massacrante. Les berserks avaient commencé à monter un campement, à l’écart du convoi, et des flammes dansaient joyeusement dans un brasier de bonne taille. Les Loups d’Acier s’étaient rassemblés dans un coin, visiblement intrigués par leur situation et tous tournèrent la tête en avisant leur chef qui marchait en leur direction.

- Les berserks nous accompagnerons jusqu’en Rubis, décréta-t-il alors qu’il s’installait en position assise, au sol, parmi ses frères et sœurs d’armes. Pendant un bref, instant, les mercenaires semblèrent s’opposer à cette idée, mais Bel leva une main, les intimant rapidement de se taire. Nous n’avons pas vraiment le choix si nous voulons nous rendre à notre point de destination sans anicroches majeurs. Un droit de passage devait être réglé auprès de Vayrinn – leur cheftaine – et ça n’a pas été fait. Les employeurs de Blackwood ont volontairement omis ce détail et ce n’est pas à nous de nous taper le sale travail pour eux. Je vous demande de bien vous tenir. Restez courtois avec eux et j’aimerais que nous restions en bon terme. Nous n’avons pas besoin de nous coltiner de conflits inutiles. Malgré tout, surveillez les cargaisons. Je ne crois pas qu’ils soient du genre à nous jouer dans le dos – bien au contraire, en fait – mais parfois, ils pourraient être tentés de fouiller les caravanes. Notre priorité, c’est que tout arrive à destination sans grabuge. Compris? Les mercenaires hochèrent de la tête non sans effectuer une petite moue boudeuse. Du coin de l’œil, Beltram put voir l’adolescente aux cheveux nacrés qui semblait anxieuse à l’idée de côtoyer ces gens bâtis comme des bœufs. Ça ira, Treize. Je connais bien Vayrinn et quelques-uns de ses guerriers. Tant que nous les respectons, ils en feront de même avec nous. Bon, allez tout le monde, rassemblez quelques victuailles, je crève la dalle. De toute façon, je ne crois pas que nous irons bien loin ce soir.

Les Loups d’Acier s’éparpillèrent, certains d’entre eux prenant le premier tour de garde auprès des cargaisons alors que d’autres s’affairaient à rassembler une partie de la nourriture qu’ils avaient emmené ainsi que de nombreuses gourdes d’eau. Les heures s’écoulèrent et les mercenaires enkievs avaient également conçu un feu pour se réchauffer, près du convoi, pour leur part. Certains Loups d’Acier allèrent porter de la nourriture et de l’eau aux hommes de Blackwood qui s’évertuaient toujours à la tâche alors que d’autres – comme Seth – essayaient par curiosité d’aborder certains berserks. Outre ces quelques courageux, les membres des différents clans ne se mêlaient que très peu, préférant se regrouper avec les leurs plutôt que de familiariser avec les autres. Beltram, pour sa part, était assis près du feu confectionné par les siens, aux côtés de Treize, alors qu’il mâchouillait d’un air distrait un morceau de pain à la croûte un peu dure. Son regard doré se détacha du brasier un instant, puis remarqua un guerrier berserk – au loin – qui enlaçait Vayrinn en lui montrant un objet qui, vraisemblablement, ne devait pas se retrouver entre ses mains. Visiblement, la cheftaine désapprouvait puisque le jeune homme se releva pour revenir près du convoi, croisant le regard frustré du chef des Loups d’Acier au passage. Le jeune barbare, esquissant un sourire, se mit à détaler en hurlant vers les caravanes, faisant le guignol pour amuser la galerie. Tssss… Le chef des Loups d’Acier s’empressa de faire des remontrances aux mercenaires qui surveillaient les cargaisons, car visiblement, ceux-ci manquaient de rigueur. Treize lui jeta un regard, à la fois un peu amusée par l’attitude du berserk, mais également soucieuse de l’attitude renfrognée du rouquin. Bel, pour sa part, marmonna un peu en mâchant un morceau de viande séchée, puis remarqua l’attention que lui portait sa protégée. Il prit une grande inspiration, puis soupira tentant visiblement de retrouver son calme.

- Nous devrions être en route à l’heure actuelle, maugréa-t-il en tentant de ne pas trop passer sa mauvaise humeur sur l’adolescente qui, somme toute, ne le méritait absolument pas. J’ai l’impression que tout se fout en l’air. Le convoi est à découvert sur le chemin, nous prenons du retard sur notre itinéraire et Blackwood semble insatisfait du fait que nous ramenions les berserks avec nous. Je peux le comprendre, mais sinon, je devrai débourser le fric de ma poche pour payer le droit de passage et à voir la quantité de gens que nous sommes et à voir la grosseur de notre cargaison, ça nous coûterait une fortune. Je doute que notre employeur nous rembourserait, puisque visiblement il ne voulait pas payer depuis le début. J’ai l’impression d’être une tête de turc et je déteste ça.

Tendant la main vers du petit bois, le semi-elfe lança des branches dans le brasier pour y raviver les flammes. Balayant l’endroit de son regard doré, il porta instinctivement son attention vers Seth, installé aux côtés de Vayrinn et qui, visiblement, lui jouait le grand jeu en la draguant ouvertement. Le col de sa tunique était ouvert, laissant découvrir le poitrail musclé du grand gaillard aux cheveux noirs qui faisait généralement ça en prétendant « avoir chaud ». Il voulait réellement l’avoir dans son lit… et ça énervait Bel d’autant plus. L’adolescente à la peau diaphane posa une question qui sortit son « patron » de son fil de pensée, le forçant par le fait même à tourner la tête en sa direction.

- Hmm? Comment je les ai connus? C’était lors d’une mission en Perle. Un caïd m’a demandé de ramener leur cheftaine – Vayrinn – qui massacrait allègrement ses hommes à répétition. Inutile de dire que les choses ne se sont pas passées comme prévu. En fait, ma vie ne suit jamais son cours normal lorsqu’elle est dans les parages. Bref, je l’ai fait captive, j’ai voulu la ramener auprès de mon employeur, mais ce dernier a tenté de me doubler en attentant à nos vies pour éviter de devoir me payer. Ce caïd en question n’est plus de ce monde aujourd’hui et c’est en partie grâce à Vayrinn. Nous nous sommes revus par la suite et on s’est découvert des affinités. Nous sommes amis depuis. C’est pour cette raison que je ne peux pas me débarrasser d’eux, tout simplement. Je la respecte trop pour lui faire un coup fourré. Mouais, j’ai un côté tendre, il semblerait…

Treize semblait boire ses paroles, visiblement captivée (et un peu effrayée) par son récit. Tendant la main, Bel prit une gourde et la porta à ses lèvres pour y boire quelques lampées. À voir ses hommes qui se faisaient impatients près du convoi, le chef des mercenaires comprit que c’était l’heure du changement de garde. Il envoya un message télépathique à ses mercenaires afin de changer de ronde et se leva. Il allait prendre position, lui aussi, près des cargaisons. Malheureusement, ce n’était pas au tour de Seth de venir faire le bon petit soldat près des caravanes, sinon, Bel se serait fait un PLAISIR de le ramener à l’ordre. Ana revint vers le brasier et prit position près de Treize, commençant à discuter avec celle-ci alors que le rouquin s’éloignait en terminant son morceau de viande séchée. Il alla se poster près de l’une des embarcations remplies de produits de contrebande, puis se retourna pour faire faces aux différents clans qui étaient réunis en groupes distincts. Sans trop le vouloir, le semi-elfe porta à nouveau son regard vers Vayrinn alors que Seth tentait toujours de lui déballer son grand jeu et ses iris dorés croisèrent les yeux orangés de la jeune femme. Cette dernière lui accorda un sourire et Bel soupira, baissant son regard au sol. En fait, il ressentait une pointe de culpabilité la concernant. Pourquoi? À cause de la conversation qu’il avait eue avec Blackwood. Certes, il avait refusé de mettre le plan de son employeur à exécution, mais il n’avait pas fait part à Vayrinn de ces propos menaçants à son égard. Rien ne lui disait que le propriétaire de toute cette contrebande n’allait pas leur tendre un piège à leur arrivée. Il était coincé entre son amitié pour elle et sa loyauté pour son employeur.

Du mouvement se fit sentir et Beltram releva la tête. La cheftaine venait de se lever, quittant Seth sans le moindre préavis (ce qui amusa tout de même un peu le chef des Loups d’Acier), puis marcha en sa direction. Instinctivement, le rouquin se redressa, bien droit puis l’observa alors qu’elle arrivait à sa hauteur.

- Qu’est-ce que je peux faire pour toi, Vay? Demanda-t-il d’un air détaché alors qu’elle serrait son petit qui somnolait contre son sein. Pourquoi je tire cette tête? Tu plaisantes, pas vrai? Tu dois bien te douter que cette situation ne me plaît guère. Non, ça n’a rien à voir avec le fait que je sois content de te voir ou pas… Tu le sais bien. Elle avait un sourire en coin, absolument pas contrariée par son comportement, comme si… comme si elle était au-dessus de tout ça. C’était un truc qui lui plaisait et qui l’énervait à la fois chez elle. Le rouquin poussa un soupir, puis décida de changer de sujet. Comment il s’appelle? Demanda-t-il en indiquant le poupon qui ronronnait contre elle. Ekho? C’est un beau nom. Alors… qui est le père? S’étirant le cou, le semi-elfe tenta de jeter un coup d’œil au bébé qui… avait une apparence de créature! Visiblement, il fut surprit par cette constatation, mais cela ne sembla pas déranger la maman qui se contenta de lui parler de son petit.

Au loin, les groupes commençaient à se mélanger un peu plus, comme si le fait de voir les chefs fraterniser leur donnait envie d’en savoir plus. Seth jeta un regard vers Vayrinn, puis se dirigea vers le feu des Loups d’Acier en secouant doucement de la tête, un peu déçu.

- Désolé pour Seth, j’espère qu’il ne t’importunait pas trop, continua Bel, l’air de rien. Il peut être entreprenant auprès des femmes qu’il trouve de son goût, mais ce n’est pas un mauvais bougre.

À entendre le commentaire de son amie, le rouquin comprit qu’elle ne détestait pas l’attention que lui portait son second. Ou bien disait-elle ça simplement pour le provoquer? Il n’en savait trop rien. Le fait est qu’une légère pointe d’irritation le prit au cœur et il contracta les muscles de sa mâchoire, un peu énervé. Ah, mais pourquoi en fait? Ils ne se devaient rien. Absolument. Rien. Seulement, Seth draguait toutes les femmes un peu intéressantes qui croisaient sa route et ça l’énervait par moment. Beltram ramena ses mains dans son dos et fixa ses hommes qui se reposaient au loin, alors qu’un silence régna entre eux deux. Au bout d’un moment, il soupira, puis baissa son regard vers le sol alors qu’il remuait un peu la terre sous ses pieds du bout de sa botte.

- Vay, il faut que je dise un truc qui me chicotte depuis tout à l’heure, fit-il en lui jetant un regard en coin. Il avait toute son attention. Il hésita encore un instant, puis se pinça l’arête du nez, entre ses sourcils. Comme discuté un peu plus tôt, j’ai contacté Blackwood pour lui faire part de notre intention de faire chemin commun jusqu’à Rubis. Bel sembla malaisé, puis se racla la gorge. Il… il devait lui en faire part. Il verrait ensuite pour gérer la situation du mieux qu’il pourrait. Inutile de dire qu’il n’était pas content. En fait, il n’avait aucune idée que vous n’aviez pas été payés pour un droit de passage, puisque ses supérieurs lui avaient dit avoir réglé la situation. Toutefois… C’était le moment de vérité. Tout dépendant de la réaction de la cheftaine, le mercenaire redoutait de l’issue de cette situation merdique. Verrait-il le moindre écu découlant de cette mission? Il n’allait pas la trahir… et ses hommes seraient furieux s’ils devaient voir leur pactole s’envoler en fumée juste sous leur nez. Il m’a demandé de me débarrasser de toi. Il m’a demandé de te tuer, sans plus de cérémonie. Il guettait les traits de la chamanka qui, somme toute, restèrent impassibles. Il était impossible de savoir à quoi elle pensait et ça l’énervait d’autant plus. J’ai refusé. Par contre, maintenant qu’il sait que vous serez avec nous lors de notre arrivée en Rubis, je crains qu’il ne tende un piège contre vous. Je voulais t’en faire part. Je… je m’en voudrais de garder une information si importante.

Glissant ses yeux vers le bambin qui dormait maintenant à poings fermés, le semi-elfe poussa un soupir. Il ne pouvait pas mettre Vay en danger, surtout en sachant qu’elle avait un poupon avec elle. Comprenait-elle dans quelle situation il était? Il se sentait coincé entre sa volonté d’agir dans l’intérêt de son clan (donc de leur ramasser la plus grosse somme possible) et sa loyauté envers la cheftaine qu’il appréciait énormément. Le guerrier détourna son regard de la berserk et porta ce dernier à nouveau vers l’horizon, visiblement mal à l’aise.

- Je suis en conflit d’intérêt. Plus que je ne l’ai jamais été, en fait. S’il-te-plaît, ne m’en veux pas si je dois agir pour le bien de mes hommes, d’accord? Je tâcherai de faire de même à ton égard.

Il se passa une main dans ses cheveux roux en bataille, les ramenant vers l’arrière. Puis flanqua un coup de pied dans un caillou qui roula plus loin.

- Fais chier… Marmonna le semi-elfe plus pour lui-même.
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MessageSujet: Re: Conflit d’intérêt... [Beltram] Mar 21 Fév 2017, 21:59

Imprévu fâcheux. Voilà comment elle d’écrivait la situation dans son esprit. Heureusement, les Berserks étaient rapidement adaptable dans une situation et le temps que Beltram leur avait proposé ne leur était que bénéfique afin de s’organiser, sans compter qu’ils auraient sans doute à s’adapter face aux réponses de Blackwood quand à la situation présente. Marisha et son groupe était déjà en route depuis quelques heures, mais celle-ci resterait en retrait afin de ne pas se faire repérer par qui que ce soit, incluant les Loups d’Acier. Pour l’instant, elle préférait avoir la dizaine de Berserks prêt à se mobilisé si les choses venaient à demander la force. Vayrinn ne comptais peut-être même pas les utilisé, mais elle préférait avoir un groupe plus nombreux lorsqu’ils entreraient en Rubis et une bonne équipe pour crée une ouverture s’il advenait que l’étau se resserre autour d’elle. La situation présente la forçait à prendre certaine mesure de précautions. S’ils avaient à attaquer, alors ils attaqueraient fort, comme toujours. La demi-mesure chez eux n’était pas une notion souvent sollicité.

Malgré les paroles de Seth qu’elle écoutait d’une oreille un peu distraite, Vayrinn jetais quelques regards furtif au Chef des Loups d’Acier installé auprès d’un feu monter par le groupe de mercenaire. Il était presque plus irrité qu’au début de leur rencontre. Elle se demandait si cela avait à voir avec sa conversation avec Blackwood. Elle devait avouer qu’elle le plaignait. Son ami était effectivement dans une situation délicate et elle savait à quel point pour lui l’or avait une valeur inestimable. Même si elle aurait voulu lui changer un peu les idées puisque de toute façon, il ne pouvait et ne voulait pas agir dans ce conflit, celui-ci la surpris un peu à avoir quelques valeurs qu’elle considérait… Dommage.  Après tout, mise à part son kidnapping, elle n’avait pas vraiment côtoyer le mercenaire lorsqu’il était en affaires, bien qu’elle avait rapidement capté qu’il prenait tout ceci très au sérieux, ce qui était cependant tout à son honneur.

Cela ne semblait pas nécessairement être une étrange règle dans sa orde puisqu’il semblait être le seul à vouloir l’appliquer. Du moins, son Beta, Seth, lui faisait comprendre qu’il ne lui dirait pas non. Sa façon de s’y prendre amusait la Chamanka alors qu’il avait pris la peine d’ouvrir sa chemise afin d’inviter son regard à glisser sur ses pectoraux ainsi que ses abdominaux musclés. Entourée de Berserks mâle, c’était le genre de chose qui pourrait rapidement tourner à la blague. En fait, en observant le corps du mercenaire, elle pouvait sans problème avouer qu’il pourrait être agréable, puisqu’il restait une délicieuse pièce d’homme… Mais Vayrinn était plutôt sélective contrairement à ce que les hommes de ces terres pouvaient pensée sur elle sur le sujet à la première impression. Alors, il aurait sans doute à s’armer de patience pour espérer qu’elle le laisse profité d’une proximité plus charnelle avec elle. Pour l’instant, elle le trouvait plutôt divertissant.

S’entend un regard poser sur elle, elle porta instinctivement ses pupilles orangés en direction de la source, soit Beltram qui les observait, le reflet du feu de son camp dansant pour éclairer d’avantage son visage. Mais qu’elle tête il faisait! Décidément, elle se sentait presque mal de tenir mordicus concernant cette fâcheuse situation, mais elle ne pouvait pas céder. Encore moins le faire pour le mercenaire, même si elle n’appréciait pas particulièrement de le voir contrarié en partie par sa faute. Elle avait toujours mal supporté de ressentir se genre de sentiments envers ceux qu’elle appréciait à son égard, car Vayrinn avait toujours été de ceux qui aimait voir tout le monde satisfait. Surtout qu’habituellement, les Berserks étaient tous d’accord, puisqu’elle agissait toujours qu’en l’intérêt des siens. Les conflits entre Berserks étaient donc très rares, quand aux conflits d’intérêt? C’était une première pour elle... Elle n’avait jamais eu à ce trouvé dans une situation du genre où un membre n’appartenant pas à sa colonie pouvait avoir une certaine importance pour elle, mais en ce qui concernait les desseins de la Colonie, elle n’avait aucune raison valables de laissé tout simplement tombé. De toute façon, les Berserks ne reculaient jamais. C’était contre nature. C’est pourquoi elle ne se priverait pas d’aller réclamer elle-même son dû. C’était son devoir. Bien qu’elle fasse particulièrement confiance au jugement de Khör, elle ne pouvait tout simplement pas déléguer cette tâche délicate.

Pourquoi laissait-elle cette cargaison intacte? Depuis quand n’en faisait-elle pas à sa tête et ne se remboursait pas elle-même comme elle avait compté le faire? Elle devait mettre sa dernière menace à exécution et elle ne serait pas perdante dans cette histoire. Ce n’était pas comme si c’était la première fois qu’ils tentaient de la rouler et la présence des Loups d’Aciers ne faisait que lui confirmé la valeur importante de cette cargaison. Plier l’échine devant Beltram et lui offrir le passage pourrait évoquer quelques soupçons d’un lien entre le mercenaire et la chamanka et ça, elle ne le voulait pas. Pourtant, ayant observé de loin ce qui lui était possible de repérer, tout comme les quelques Berserks qui avaient rôdé, mine de rien autour du convoi durant les travaux et les vas et viens, son petit doigt lui disait que cette cargaison contenait quelque chose ayant une valeur inestimable pour le truand. Peut-être avait-elle tort, mais si elle mettait la main dessus, peut-être que la donne pourrait changer. Bien qu’ils pouvaient être important pour lui, elle se doutait que la vie des hommes de Blackwood ne soient pas suffisant pour peser sur la balance, lors des négociations, ni même s’ils pourraient lui servir d’otages. Hors, elle ne pouvait pas tout miser là-dessus. Garder une partie du convoi en guise de chantage aurait pu passer, si cela, encore une fois, ne mettrais pas son ami dans une position fâcheuse. C’était en quelque sorte l’impasse.

Les sourcils froncer malgré elle, toujours réfléchissant sur le sujet, Seth attira de nouveau son attention en lui demandant de lui parler un peu d’elle et des siens, ayant bien remarquer la présence de certains Berserks sous la forme de leur totem, précisant qu’il avait aussi remarquer ses oreilles, demandant alors s’ils étaient des métamorphes ou des sortes de Pardusses. Rapportant son regard sur lui, elle se contenta de lui résumé grossièrement ce qu’ils étaient, ne lui donnant pas plus d’information qu’il ne le fallait. Sa curiosité et ses paroles étaient flatteuses, mais elle ne comptait pas mordre à l’hameçon malgré ses tentatives de la séduire au passage. Elle se gardait  bien une certaine réserve. Vayrinn n’avait jamais été des plus bavardeuses et le mercenaire s’en aperçus tout de même assez rapidement. Semblant un peu embêter un court moment, celui-ci choisi de changer de tactique, lui reparlant des négociations de plus tôt, se proposant d’y assister la prochaine fois. Ah? Alors Beltram donnait vraiment dans les parties de jambes en l’air avec son Béta? Elle se contenta de sourire, cette idée la surprenait tout de même, mais ce n’étais pas impossible non plus et encore moins une conclusion choquante en soit.

À cette pensée, elle jeta un bref regard vers le rouquin qui semblait avoir ordonné une rotation de la garde du convoi, puisqu’elle remarqua que plusieurs Loups d’Acier, incluant le Chef de ceux-ci changeaient de position. Celui-ci s’installa à son tour pour faire la surveillance d’une partie des cargaisons. Elle pouvait bien comprendre ses mesures de précautions, mais elle avait ordonné aux siens de ne rien chipé, même si Eskhar avait choisi de démontrer de nouveau à tous ses talents de chipeur plus tôt. Aishka venait de lui ramener Ekho qui c’étais mis à chigner, poussant de bref grognements de mécontentement, réclamant visiblement sa mère et rien ni personne d’autre ne saurait à présent faire l’affaire pour le petit Berserker. L’arrivé du poupon ne semblait pas déranger le mercenaire qui se trouvait à ses côtés. Du moins, elle ne l’avait pas remarqué si tel était le cas puisque son regard était retourné vers un Beltram toujours avec une moue boudeuse au visage, songeur. Sans doute était-il lui aussi entrain de tout retourner dans son esprit sans cesse, un peu comme elle, même si ce n’étais pas vraiment à lui de faire tout ceci. Elle lui offrit un sourire chaleureux  lorsqu’elle senti ses iris doré posé sur elle, mais il brisa le contact visuel en avisant le sol. Elle fronça les sourcils. Quelque chose clochais. Il semblait définitivement mal à l’aise et ce n’étais pas uniquement cette histoire de cargaison. Elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus et sensible comme elle l’était, cela la dérangeait.

-Je crois que ton ami a plus besoin de toi que moi ce soir.

Seth arqua un sourcil à ses propos. Après tout, ce fut sa seule réponse concernant le compliment qu’il venait de lui lancé, à savoir qu’il la trouvait très séduisante, tout en mettant l’emphase sur le fait qu’il pouvait lui rendre service si Beltram était trop occuper pour elle. Visiblement, il ne s’attendait pas à ça. Du moins, pas à autant d’indifférence alors que pourtant son regard avait semblé le détaillé de la tête au pied depuis tout à l’heure. Il ne captait visiblement pas du tout quel genre de femme elle était. Ainsi donc, Vayrinn se leva tout bonnement, s’assurant que son fils était bien placer dans la petite poche trônant contre elle et se dirigea d’un pas nonchalant vers le mercenaire, non sans avoir pris un morceau de viande au passage. Elle était curieuse. Elle avait aussi envie de lui parler.

Une main caressant doucement le dos de son poupon visiblement satisfait de l’attention que sa mère lui offrait durant son sommeil, elle arriva finalement à la hauteur du mercenaire qui l’observait déjà, prenant une position un peut trop solennelle qui lui arracha un sourire en coin. Il avait été dans l’armé et cela le trahissait totalement, pour avoir vue plusieurs soldats agir dans l’Empire. Celui-ci lui demanda ce qu’il pouvait faire pour elle. Évidemment qu’elle ne put s’empêcher de lui offrir un sourire taquin, se laissant glissé à ses côtés pour s’adosser contre le convoi et l’observa un instant.

-Mhhh un sourire? S’il n’est pas forcer… Tu es beaucoup plus mignon lorsque tu souris, mais je doit avouer que ce petit air frustré te donne un certain charme…

Elle prit une bouchée de sa viande et lui fit un clin d’œil. Elle connaissait un peu Beltram et savait qu’il était du genre à avoir besoin de recul pour réfléchir à une situation qui le contrariait de quelconque façon. Elle était elle-même un peu comme ça, mais elle ne comprenait pas pourquoi il continuait d’être irrité, alors qu’il allait avoir son or?

-Pourquoi tu fais cette tête, tu n’es pas heureux qu’on ne touche pas à ta cargaison? Je croyais que ça t’aurais fait plaisir…

Elle lui offrit une brève moue. Après tout, elle n’était pas du genre à tourner autour du pot. Sous ces mots, elle avait incliné légèrement la tête de côté comme si cela lui permettrait de mieux l’aviser ou de saisir l’origine des émotions qui émanaient de lui, alors que son regard perçant le détaillait toujours. Elle cherchait un peu à comprendre. La réponse du rouquin avait été plutôt sèche, trahissant son irritation déjà bien palpable, tout autour de lui. En guise de réponse, elle se contenta d’afficher un sourire en coin. Avoir évolué parmi des Berserks, surtout les mâles qui parfois avaient de ces sauts d’humeurs… Ne la rendait absolument pas susceptible devant l’attitude, volontaire ou non du mercenaire à son égard. Celui-ci laissa échapper un soupir, puis pris la parole, changeant totalement de sujet. En d’autre temps, la Chef des Berserks aurait eu tendance à insister, mais, elle laissa tout simplement couler. S’il changeait de sujet c’étais bien qu’il n’avait pas envie d’en discuté pour le moment et elle respectait cela. Elle n’insisterait pas. Cette situation aussi l’avait mise en colère, sur le coup. Pour elle, cela ne servait tout simplement à rien de garder en elle se genre d’irritabilité, cela n’amenait jamais rien de bon. Elle ce devait d’être posé et réfléchi. Surtout parce-que les autres Berserks étaient sensible à ses humeurs. Beltram n’avait pas envie que Vayrinn transmette sa frustration envers tous. Alors elle devait la chassé. La tension saurait alors monter drastiquement et certains Berserks étaient beaucoup plus explosif qu’elle, notamment Khaos qui avisait de loin la situation d’un œil discret, alors qu’il surveillait toujours les prisonniers et les autres Berserks s’affairer à dégagé la route.

Beltram s’intéressa alors à Ekho qui dormait en ronronnant contre elle, subissant quelques soubresauts par moment, le forçant à gigoter et se replacer, comme s’il voulait fondre et disparaitre dans sa mère de nouveau. S’il avait été en mesure de ce collé plus, il l’aurait sans doute fait. Le regard de la Chamanka se posa sur son fils. Attentionné et protecteur, elle le gratifiait de douces caresses du bout de son index, contournant ses traits bestiaux.

-Ekho.

Avait-elle répondu à la question du rouquin, qui avait étirer le cou afin de mieux avisé la créature, visiblement surpris par la tête de ce qui n’étais présentement plus le petit poupon brun qu’il avait rencontrer tout à l’heure. Évidemment, elle n’en fit pas réellement de cas, sachant bien que ce n’étais pas le genre de chose qu’il devait avoir l’habitude de voir et elle n’en était pas choquée.

-Il est un peu différent des Berserks que tu as croisé. C’est un Berserker. Une sorte d’originel si tu veux. Il a en lui tous les totems, incluant celui félin, d’où son ronronnement.

Précisa-t-elle. Il lui demanda ensuite qui était le père. À cette question, étrangement, elle se renfrogna un peu. Il fallait dire qu’elle ne s’attendait pas à ce genre d’intérêt… Puisqu’il ne pouvait très certainement pas connaître Xerkh, que pouvait-elle alors en dire? Leur relation était… Particulière. Elle laissa un moment son regard se promener sur les alentours, réfléchissant à la pertinences de ses futurs mots, puis revint sur Beltram.

-En tout cas le père n’est pas ici avec nous, si c’est ce que tu te demande…

Elle faisait peut-être encore un peu référence à lui, juste pour le taquiner, mais c’étais aussi pour dire que bref… Il n’était pas là. Cependant, elle savait qu’il était sans doute encore sur Enkidiev, sur les territoires conquis par l’Empire. Il ferait sans doute une halte en Kadrunn s’il en avait la chance. Elle ne l’avait pas contacté.

-Il s’appelle Xerkh, mais cela ne te dit sans doute strictement rien. Il vit sur Irianeth la majorité du temps. Si tu l’as croisé, c’est que tu es mort et si tu le croise, je t’invite à t’empressé de lui mentionné que tu me connais. Tu ne veux absolument pas avoir à faire à lui en tant qu’ennemi. Crois-moi.

Elle lui donnait un outil, là, s’il n’avait pas remarqué. L’idée que Xerkh  mette la main sur Beltram l’inquiéta quelques secondes. Après tout, l’un était Chevalier et l’autre mercenaire. Si le Loup d’Acier s’attirait des ennuis, dépendamment de quel genre, les chances qu’un Chevalier se mette sur son cas étaient plausible et Xerkh appréciait particulièrement les appels de mission sur Enkidiev pour profiter d’une excuse pour aller en Kadrunn, sans compter que les chasses à l’homme étaient ses missions favorites. Après tout, la traque était dans leur sang, tout comme la guerre et Xerkh en était tout particulièrement friand. Après tout, il n’était pas le fils de Zekhen pour rien.

Beltram la sortie de ses pensée alors qu’il s’excusa une seconde fois pour l’attitude de son Beta, lui mentionnant qu’il était du genre entreprenant lorsqu’une femme lui tombait dans l’œil. Elle hocha un bref coup négativement la tête, lui offrant un sourire, question de le rassuré.

-Ne t’en fait pas, j’en ai connu des plus entreprenant que ça. Je le trouve même plutôt divertissant...

En effet, sa tactique de la chemise l’avait amusé et il était vrai que certains c’étaient montrer bien plus entreprenant à son égard, notamment en lui mettant rapidement la main aux fesses sans préavis. C’était alors le genre d’attitude qui pouvait mériter un poignet cassé en guise de réponse. De toute façon, le mercenaire pouvait bien en avoir une vague idée avec Vil’Poignard et ses hommes. Elle n’appréciait pas particulièrement de se sentir uniquement comme un vulgaire espace douillet où y ranger son arme. Seth était peut-être dans cette catégorie, mais il avait au moins le mérite de savoir garder une certaine distance, chose qu’elle n’aurait pas hésité à lui rappeler. Son petit fleurt n’avait alors rien d’agaçant, surtout qu’il fallait avouer que c’étais une petite consolation vis-à-vis du refus de Beltram plus tôt. Elle ne comptait pas se le mettre sous la dent, mais ce n’étais pas non plus une option totalement mise de côté, même si les humains ne l’intéressaient pas vraiment, mise à part le Chef des Loups d’Acier qui avait ce petit quelque chose. L’idée de partager une couche avec les deux hommes lui semblait plus intéressante que de s’amuser seule avec Seth.

Elle avait remarqué la pointe d’irritation qui avait monté en son ami. Elle se demanda pourquoi, d’ailleurs. Elle ne pouvait pas comprendre qu’elle était due tout simplement à sa réplique, surtout que celle-ci ce voulait sans malice aucun. La chamanka commençait à ce demandé si sa présence n’énervait pas réellement tout simplement le mercenaire. Elle était dans ses pattes, c’étais bien vrai. L’esprit de compétition, peut-être? Il la repoussait, lui faisait la gueule et évitait presque son regard. Étais-ce donc ça? Cela aussi, l’intriguais, même si elle n’avait pas l’impression que c’étais ça qui le dérangeait vraiment. Terminant son morceau de viande, elle se contenta de jeter l’os sur Artek qui passa par hasard devant eux, faisant des signes avec ses doigts, tout en exagérant des bruits de baiser avec sa bouche alors qu’il allait prendre une petite pause autour du feu des Loups d’Acier, allant rejoindre Aishka qui avait choisi de prendre les devants en allant à la rencontre d’Ana et Treize.

Vayrinn rapporta son regard sur le mercenaire qui avait laissé échapper un soupir qui en disant étrangement long. La tête baissé, il grattait le sol de sa botte. Étrangement, elle avait l’impression qu’un des morceaux du puzzle allait sortir bientôt et comme de fait. Beltram lui mentionna alors qu’il avait quelque chose à lui dire. Évidemment, elle était déjà prête à l’entendre. Elle resta donc silencieuse, lui laissant le temps qu’il fallait et, plus il prenait son temps, plus elle se disait que ce devait être grave, ce qui lui plaisait de moins en moins, en fait. Il lui expliqua alors sa conversation avec Blackwood visiblement hésitant. Elle fut presque soulagée, en fait. Elle ne comprenait pas son hésitation à lui en parler, mais elle était tout de même heureuse qu’il l’ai fait. Elle ne s’attendait pas vraiment à cela. Ce disant que le fait qu’il ait demandé à Beltram de la tuer était presque légitime. Du moins, pour elle, ce n’étais pas une surprise en soit. Bon, certes, elle avait capté  une partie de la conversation plus tôt, mais ce n’étais que des doutes, saupoudré de quelques brides venant de Blackwood. Pénétré l’esprit du rouquin aurait pu la trahir et elle ne désirait pas avoir à se justifié pour cet écart involontaire. Son intrusion avait été un réflexe, alors qu’elle avait senti l’échange télépathique particulièrement chargé de négativité.

Alors, voilà donc ce qui le hantait depuis le début? Elle ne réagit pas. Évidemment qu’elle cherchait aussi une solution, mais il n’y en avait pas. Oui, elle était mise en danger, mais cela faisait malheureusement partie des risques de son rôle au sein de la Colonie. Elle devait y aller. Ce qui la dérangeait sans doute le plus n’était pas nécessairement la présence d’Ekho, mais le fait qu’il soit présent ET le fait qu’elle savait qu’elle n’avait pas repris cent pour cent de ses moyens depuis sa naissance. Déjà allaité et s’occuper d’un petit prenait beaucoup d’énergie, elle était bien heureuse d’avoir beaucoup de soutiens des siens, sans compté qu’elle avait une excellente santé. Après tout, déjà le fait qu’elle n’ai pas donner son dernier souffle en donnant naissance à son fils était quelque chose de surprenant en soit. C’étais littéralement du jamais vue, en fait. Le mercenaire jura, frappant un caillou, ramenant Vayrinn hors de ses songes poussé encore une fois trop loin.

-Tu t’inquiet pour moi.

Elle l’avisa avec un bref sourire, comme si cela l’amusais. Bon, c’était peut-être un peu le cas. C’était tout de même un peu flatteur et elle était sans doute heureuse de réaliser que c’était réciproque, au final. Elle n’était cependant pas naïve. Bien sûr qu’il s’inquiétait pour ses hommes et il y avait toujours cet or dans ce fameux calcul et tout ceci était sans doute une priorité, pour lui.

-Je ne t’en voudrais pas. Je trouve ça déjà bien honorable de ta part de m’avoir partagé ta conversation avec Blackwood, mais ce n’est pas vraiment une surprise. Disons plutôt que tu confirmes mes doutes... Et ce que j’ai capté. Je ne suis pas stupide. Il a tout en son intérêt de me crever avant que j’arrive en face de lui plutôt que de me payer. Désolée si cela te fais passer à côté d’un petit extra…

Elle esquissa un bref sourire en coin, le gratifiant d’un petit coup d’épaule, signe qu’elle le taquinait un peu. Elle faisait évidemment référence au refus du mercenaire de la tuer. Visiblement, sa façon de prendre la chose le surprenait un peu. Pourquoi? C’était vrai qu’à l’entendre parler, peut-être cela sonnait un peu comme de la folie. Elle savait pertinemment qu’elle aurait des problèmes, mais elle comptait tout de même y aller. Elle crut bon de, peut-être, lui expliquer un peu.

-Autant que tu fais ce que tu fais présentement pour tes hommes, autant que je fais mes propres choix pour les miens. Je ne peux pas t’en vouloir, Bel. Je serais très mal placée pour le faire de toute façon. Cependant, Je doute que les choses se passent en douceur et je dois aviser en conséquence. C’est comme ça. Le fait que tu sois dans mes calculs ne me fait pas plus plaisir qu’à toi, sinon tout ceci serait déjà fini en ce qui me concerne… Seulement J’ai choisi de mettre ça de côté.

Elle ne savait pas s’il comprenait à quel point ses paroles étaient profondes, mais elle ne voulait pas nécessairement s’en aller dans les détails. Le fait de mettre ça de côté ne voulais pas dire qu’elle se fichais de la situation, simplement, qu’elle ne pouvait pas uniquement pensé à Beltram dans toute cette histoire alors qu’elle s’ignorait elle-même pour le bien des siens. Son regard roula de nouveau autour, s’attardant un peu sur Aishka qui avait, visiblement commencer à faire quelques tresses à la protéger de Beltram, discutant allégrement avec Ana, alors qu’Artek semblait un peu lui faire peur malgré son air enjoué et le fait qu’il semblait vouloir tenter de s’adapter, bien que maladroitement.

-Tu compte en faire une mercenaire, alors?

Avait-elle demandé en avisant la jeune et frêle adolescente. Elle avait un peu de mal à l’imaginer en tant que mercenaire. Elle semblait trop fragile, sensible pour ce genre de métier. Cependant, elle pouvait ressentir son essence magique plutôt palpable, ce qui l’intriguait énormément.

-Je ne savais pas que tu recrutais des êtres magiques dans tes rangs.

Sur ces mots, elle rapporta son regard vers le mercenaire, non sans l’avoir préalablement laissé se poser quelques secondes sur les prisonniers et Berserks qui dégageaient la voie pour continuer la route.

-Ont à fait un jolie merdier, ein?

Fit-elle, esquissant un bref sourire, tout de même fière quoi. Oh, elle avait bien entendu son commentaire de plus tôt alors qu’il lui avait rappelé que c’était elle et les siens qui avaient mis les obstacles sur leur route. Évidemment, elle considérait que ce n’étais qu’un détail. Après tout, si le supérieur de Blackwood aurait payé…

-Je crois que s’ils continuent à ce rythme, qu’il sera possible de passer ton convois demain en avant midi. Pas avant. Surtout qu’Artek semble plus occuper à faire le bouffon devant ta protéger…

Sur ces mots, le Berserk leva la tête en leur direction. Vayrinn se contenta d’un coup de menton vers les débris et cela n’en fallu pas plus pour que celui-ci se détourne de la jeune fille aux cheveux immaculée pour se remettre au boulot. Aishka quant à elle, semblait tenté de comprendre une explication quelconque d'Ana qui se faisait patiente sous les difficulté de la Berserks avec la langue.

-Vous voyager de nuit je crois bien. Tu comptes continuer sur ce rythme?

Oui, lorsqu’ils avaient suivi le convoi, ils avaient aussi saisi leur façon de se déplacer. Vayrinn se demandais alors s’ils partiraient demain avant midi ou en début de soirée. Il fallait dire aussi qu’elle brûlais d’envie de lui demander s’ils n’avaient pas quelque chose de très, très important dans ce convois, question de pouvoir s’en servir comme moyen de pression lors des négociations, mais, elle doutais fort que Beltram lui cède la moindre réponse et puis, elle ne savait pas trop si cela ne contredirais pas ce qu’elle lui avait promis, soit, ne pas toucher à la cargaison, mais elle restait surtout curieuse avant tout, au final.
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MessageSujet: Re: Conflit d’intérêt... [Beltram] Mer 08 Mar 2017, 13:48

Il jeta un regard en coin vers la berserk alors que cette dernière semblait s’amuser de ses propos. S’inquiéter pour elle? Non! Enfin… peut-être un peu. Il l’appréciait quoi! C’était un peu normal que son sort lui importe, non? Il était peut-être du genre à un peu trop aimer son fric, mais il n’était tout de même pas totalement sans cœur non plus. La présence de Treize au sein des Loups d’Acier en était une preuve. Vayrinn prétendit être déjà au courant pour le piège que lui tendait Blackwood et Bel haussa les sourcils de surprise. Depuis quand? Elle en profita pour le remercier de sa franchise et s’excusait d’avance pour la perte du petit extra monétaire qu’allait engendrer le fait qu’elle resterait en vie, coûte que coûte. Le rouquin se contenta d’afficher une légère moue boudeuse que la cheftaine fit éclipser rapidement de par un simple coup d’épaule. Voir qu’il avait l’intention de la tuer… Malgré tout, ce fut plus fort que lui, il la gratifia d’un sourire, à son tour.

- Je te trouve bien calme pour une femme qui fonce droit dans un piège, fit-il avec un regard un peu surpris en sa direction.

Après tout, n’était-ce pas un peu de la folie que de se jeter directement dans la gueule du loup (en connaissance de cause, en plus!) en prenant la situation autant à la légère? La chamanka expliqua qu’elle comptait agir malgré tout, étant responsable de ses propres actes. Visiblement, sa présence à lui ne lui facilitait pas non plus la tâche et Bel y vit, malgré lui, une belle preuve de leur amitié. Elle aurait vraiment préféré qu’il soit ailleurs et ce sentiment était réciproque. Était-ce – en un sens – un sentiment de protection qu’ils ressentaient l’un envers l’autre? Comme si le bien de leur amitié importait tout de même plus que toute cette mascarade. Mais bon, leurs idéaux ne pesaient pas beaucoup dans la balance face au bien-être collectif de leurs deux groupes respectifs. Ils devaient se rendre à l’évidence : au final, il y aurait un conflit. Ce serait à eux, le temps venu, de choisir dans quel camp ils allaient se rallier. Enfin… ce serait plutôt aux Loups d’Acier de décider de leur allégeance. Le fric ou la fille? Dur choix imposé. Pour le moment, il recalerait ce fichu dilemme au fond de son esprit, décidant par le fait même d’aviser plus tard quelle serait la meilleure voie à suivre.

La voix de Vayrinn s’éleva à nouveau et attira l’attention du jeune homme en direction de Treize qui se faisait tresser les cheveux par une femme pendant qu’Artek faisait son guignol. Ce fut plus fort que lui, le chef des Loups d’Acier esquissa un sourire.

- Ouais. Elle est douée. Elle mérite d’avoir sa chance, répondit-il simplement en ne quittant pas la scène du regard. Puis, il esquissa un sourire alors que sa compagne émettait un commentaire sur les êtres magiques garnissant ses rangs. Et moi, je suis quoi? Se contenta-t-il de dire, visiblement amusé. En fait, Treize est une adolescente de la rue que j’ai décidé de prendre sous mon aile, il y a quelques mois. Elle possède un talent extraordinaire que tu pourras peut-être voir à l’œuvre un de ces quatre. Elle est vive d’esprit et déterminée. Elle est une excellente recrue. Ce faisant, je l’ai aidé à se sortir de la misère afin de lui permettre de s’épanouir davantage. Du moins, je me plais à le croire…

Un léger silence plana, jusqu’à ce que Vayrinn pose son regard sur les prisonniers des berserks. Le commentaire qu’elle émit par la suite fit automatiquement grimacer le semi-elfe qui, visiblement, devait bien admettre que le peuple barbare avait tout à fait réussi leur coup, niveau merdier. La chamanka semblait fière d’elle et le mercenaire, pour sa part, se contenta de soupirer, une pointe d’irritation naissant au creux de sa poitrine. Son orgueil était puissant… surtout lorsque venait le temps d’admettre qu’il avait été réellement pris au dépourvu.

- Mouais, tu peux le dire… Marmonna-t-il, un peu bourru. Je constate aussi que nous ne pourrons pas partir cette nuit. Alors, ça ira à la nuit prochaine. Certes, ça retarde la livraison, mais nous profitons du couvert nocturne pour nous déplacer. Nous préférons nettement ne pas attirer l’attention sur nous. D’ordinaire, du moins. Il jeta un regard en coin à la berserk, puis continua sur son explication alors qu’elle semblait se demander s’ils allaient continuer sur ce même rythme. Moui, je crois bien. En fait, lorsque le jour se lève, on guide les convois hors des chemins principaux, histoire d’éviter d’attirer les curieux. Ça nous permet de surtout éviter d’attirer l’attention des chevaliers d’Émeraude, c’est le principal. Toutefois, ce ne sera pas possible aujourd’hui, puisque nous sommes coincés ici. Merci à votre efficacité légendaire.

Cette boutade sembla faire sourire la chamanka. Ça l’amusait vraiment, cette situation, pas vrai? Le jeune homme fit une légère grimace, puis la poussa avec son épaule, à son tour. Ce qu’il ressentait pour elle en ce moment était un mélange d’irritation, d’affection, de crainte (pour la marchandise, surtout), mais aussi de désir… Il fallait dire qu’un peu plus tôt, elle s’était affairée à essayer de l’allumer, alors qu’ils étaient dans la carriole! Si elle n’avait pu arriver à ses fins, elle avait tout de même réussi à l’émoustiller un peu. Sa simple présence était une distraction en soi! Lorsqu’il posait son regard doré sur ses lèvres, une myriade de souvenirs indécents lui revenait en tête… Merde! Il devait se concentrer! Il bossait, ce n’était pas le temps d’avoir des pensées lubriques! Malgré tout, ses iris dorés se glissèrent à son insu en direction de la poitrine de la cheftaine qui, malheureusement, ne put s’empêcher de remarquer. Le sourire qu’elle afficha en disait long, ce qui poussa le mercenaire à se racler la gorge pour reprendre contenant tout en braquant son regard vers le feu où étaient attroupés les Loups d’Acier. Évidemment, elle ne put s’empêcher une petite boutade en sa direction. Pouvait-il réellement lui en vouloir pour ça? Malgré tout, il esquissa un sourire amusé.

- Tu sais que j’ai pour principe de rester concentré lorsque je travaille, je te l’ai déjà dit tout à l’heure. Je n’ai pas l’intention de me laisser guider par une… distraction comme toi. Il esquissa un sourire malgré tout. Quoi? C’était exactement ce qu’elle était. C’était lui où ça semblait l’amuser encore plus? Quoi? Ça t’étonne tant que ça? Je ne suis pas fait en bois et te savoir aussi près… me rappelle des souvenirs fort agréables, mais peu appropriés vu notre situation actuelle. Et puis, quel genre de patron je serais si je m’autorisais des écarts alors que je demande à mes hommes d’être professionnels?

Le genre de patron « humain »? Mouais, pas faux. Mais c’était une question de principes. Beltram secoua doucement la tête, puis poussa un peu la cheftaine en direction des feux.

- Justement, tu me distrais encore, là. Allez, va rejoindre les tiens et laisse-moi bosser en paix.

Finalement, la chamanka s’éloigna et, enfin, il eut l’impression que la tension typique qui le gagnait s’estompait peu à peu. Il se redressa ensuite bien droit, puis observa les interactions qui se créaient entre ses hommes et les berserks pendant que les esclaves continuaient leur besogne. La ronde des Loups d’Acier dura quelques heures, certains marchant de long en large afin de couvrir un maximum de périmètre et de rester éveillés. Treize avait fini par s’endormir, sa tête appuyée sur l’épaule d’Ana, ce qui soutira un sourire attendri de la part du rouquin. D’autres Loups d’Acier sommeillaient près du feu et furent rapidement imités par certains berserks. Sans trop le vouloir, Beltram laissa son regard se glisser vers Vayrinn qui était assise à la base d’un immense chêne, tenant son petit lové contre elle alors que ses épaules étaient encadrées par le bras protecteur et puissant de Khör. L’aube se lèverait d’ici une heure et à voir la tronche des mercenaires qui surveillaient toujours le convoi, le semi-elfe comprit qu’ils commençaient à être fatigués. C’était le moment d’annoncer le changement de garde.

Beltram fit parvenir un message télépathique à ses guerriers et plusieurs se secouèrent afin de rejoindre les marchandises pendant que les autres gagnaient le brasier pour se réchauffer. Seth vint prendre la place de son chef et ce dernier lui flanqua une claque amicale dans le dos avant de quitter son poste. D’un air curieux, il contourna ses comparses qui soupiraient d’aise près des flammes, puis s’approcha de la carriole où il avait siégé un peu plus tôt. Il ouvrit la portière, puis grimpa à bord. Il devait s’assurer que le miroir était toujours en place! Posant un genou sur le plancher de l’embarcation, le mercenaire roux glissa ses doigts dans une petite fente, juste sous la rembourrure du siège, puis tira doucement pour déloger un pan de bois. Un paquet emmitouflé dans un tissu épais s’y trouvait toujours, ce qui le soulagea, momentanément.

C’est alors qu’un raclement de gorge le fit sursauter. Se raidissant d’un seul coup, Bel jeta un regard par-dessus son épaule pour voir l’air interrogateur et intéressé de Vayrinn. Merde!! Dans un mouvement vif, il replaça la planche dans son socle et flanqua un petit coup sur cette dernière, jusqu’à ce qu’un déclic se fasse entendre. Puis, ni une, ni deux, il bondit en dehors de l’embarcation, claquant la portière derrière lui. Son regard était sévère et il semblait irrité de voir que, encore une fois, la chamanka était trop curieuse en ce qui concernait les affaires des Loups d’Acier. D’une main ferme, il agrippa le poignet de son amie et la tira à sa suite alors qu’il contournait l’embarcation pour se soustraire à la vue des berserks et des mercenaires. Cette dernière semblait accepter de le suivre puisqu’elle ne semblait pas vraiment encline à se déprendre de sa poigne (ce qu’elle aurait pu faire facilement, quand même). Le duo s’engouffra sous le couvert des arbres et le semi-elfe lâcha enfin le bras de son amie avant de se retourner pour lui faire face.

- Il faut toujours que tu sois trop curieuse, fit-il d’un ton dur. Ce qui se trouve là-dedans ne te regarde absolument pas! Et ça ne doit pas bouger de là, compris?!

Évidemment, Vayrinn n’était pas du genre à s’en laisser imposer, ainsi, il ne fut pas étonné lorsqu’il crut percevoir une once de provocation au fond de ses iris orangés. En fait, si ça se trouvait, il avait, au contraire, éveillé sa curiosité. Alors qu’elle tentait de retourner vers la carriole, Bel lui agrippa le bras à nouveau et la ramena à lui, visiblement peu enclin à la laisser aller fouiller l’embarcation.

- Ah non! Je ne te laisserai pas fouiller à ta guise! Pour qui tu me prends? Un air de défi trônait maintenant au visage de la jeune femme qui ne se fit pas prier pour agripper le poignet du jeune homme, et, dans un mouvement rapide, le lui ramena dans le dos, solidement. Hmmmmf! Grogna Beltram qui se retrouvait maintenant avec un élancement dans l’épaule, dos à Vayrinn.

Ah parce qu’elle croyait qu’il se laisserait faire? Reculant rapidement son pied gauche, il le passa entre les jambes écartées de la berserk, puis vint le ficher juste derrière le pied de cette dernière. Il se recula d’un seul coup, la poussant ainsi vers l’arrière et la forçant à perdre pied. Évidemment, une douleur prit naissance dans l’épaule du guerrier, mais malgré tout, Vayrinn se retrouvait déstabilisée. Le semi-elfe vit volte-face, alors que la poigne de la guerrière relâchait son bras, puis il attrapa la cheftaine qui titubait vers l’arrière afin de l’empêcher de s’affaler de tout son long. Sans crier gare, il vint l’adosser rudement contre un chêne, son corps musclé servant de rempart.

- Pourquoi ça m’irrite autant?! Parce que j’ai l’impression que cette mission va complètement foirer à cause de tes beaux yeux! Bon sang, pourquoi est-ce que je ne suis pas capable de me foutre de ta tronche comme toutes les autres?! Pourquoi est-ce qu’il faut absolument que tu me fasses perdre mes moyens?!

Une lueur sembla briller dans les yeux de la jeune femme et, sans plus attendre, Beltram s’empara de sa bouche dans un baiser langoureux, voire même affamé. Bon sang, il devait faire attention, sinon il allait perdre les pédales et allait… enfin… consommer ce qu’il s’était interdit? Détachant ses lèvres de celles de la cheftaine, il fit glisser sa bouche le long de sa gorge, mordillant la peau tendre et frissonnante qui s’étalait devant lui. Son souffle s’était considérablement accéléré et il réalisa alors comme ce contact (pourtant pas si privilégié que ça, compte tenu qu’ils n’étaient pas exclusifs) lui avait manqué. Ses bras entourèrent la taille fine de Vayrinn et l’attirèrent à lui, désireux d’amenuiser l’espace entre eux, de sentir son corps se lover contre le sien. Au bout d’un moment, il sembla soudainement retrouver contrôle de lui-même. Il se recula un peu, déchiré entre l’envie de continuer et de conserver ses beaux principes.

- Y a que toi pour me faire oublier mes propres règles, dit-il enfin en se raclant la gorge, désireux d’essayer de récupérer le peu de contenance qui lui restait.

Bah quoi? Même si c’était purement physique entre eux… elle possédait ce magnétisme animal qui était très difficile d’ignorer.
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MessageSujet: Re: Conflit d’intérêt... [Beltram] Ven 10 Mar 2017, 03:06

L’air bourru qu’affichait le Chef des Loups d’Acier lui plaisait. Pourtant, il aurait probablement repoussé la majorité des gens. C’était peut-être parce-qu’elle l’avait déjà vue sous un autre angle qu’elle trouvait cela un peu amusant. Son air renfrogné avait un petit quelque chose de charmant qui lui donnait du mal à l’empêcher de sourire. Si elle se retenait pour la majorité du temps, c’était bien uniquement parce-qu’elle ne désirait pas l’offusqué. Elle ne voulait pas se moquer de lui… Bien que peut-être un peu. Vayrinn avait toujours su jouer avec les humeurs parfois massacrante des siens, alors l’air qu’affichais le mercenaire ne la troublait aucunement.

Calme? Elle esquissa un bref sourire. Si extérieurement elle paraissait de glace, intérieurement il en était tout autre. Son esprit ne cessait de vaguer d’un sens et de l’autre, retournant sans cesse la situation, allant même jusqu’à visualisé l’état de la colonie si elle en venait à périr lors de cette rencontre, car c’était un risque. Croire le contraire n’étais que ce leurrer et elle n’était pas du genre à se mettre la tête dans le sable, au contraire. Elle se demandait comment alors aurait-elle dû être? Craindre pour sa vie? Ce n’était pas trop son genre. Si elle devait mourir alors elle irait droit devant et mériterais sa place auprès de Zekhen. Les Berserks ne reculaient jamais. Le fait que ce ne soit qu’une histoire aussi banale la dérangeait peut-être un peu. Son rêve, c’était de périr en combat et non d’être bêtement encerclée, puis exécuté. Chose qui ne risquerais pas vraiment d’arriver, car elle n’était pas du genre à laisser les autres avoir le dernier mot, ni à jouer les prisonnières ou les victimes dociles. Alors si on se retournait contre elle ou tentait de la piéger, sa riposte serait violente. Elle haussa les épaules.

-Que devrais-je faire? Craindre pour ma vie? Je n’aime pas vivre avec la peur au ventre de toute façon, je ne la connais sans doute pas vraiment, peut-être? As-tu peur, toi? J’ai certes des inquiétudes, mais elles ne me concernent pas personnellement. Ce n’est pas moi. J’ai des situations plus importantes à gérer, notamment la colonie, je n’ai pas le temps de craindre, ni l’envie. C’est handicapant, non? Je ne suis que mon propre larcin dans toute cette histoire, rien de plus.

Elle ne savait trop quoi ajouter. Pourquoi cela la rendait légèrement morose? Bonne question. Elle ne souhaitait pas autre chose de toute façon. Elle avait été élevée ainsi, pour ça aussi, bien qu’elle ne se contentait pas que des dires des anciens Chamans. Tout ce qu’elle voulait, c’était de donner une position de force impossible à ignorer pour quiconque tenterais de les écrasé. Les Territoires Inconnus étaient sous leur protection et elle ne laisserait personne sous-estimer les Berserks. Cela commençais aussi par les Caïd, pas nécessairement les Royautés. Elle devait avoir main mise partout et surveiller tout et tout le monde afin que les siens puissent devenir encore plus puissants. Elle ne désirait ni l’or, ni la gloire, mais le respect… Saupoudré d’un léger climat de dangerosité. Elle n’était alors pas achetable, ce qui était contraignant pour la majorité. Kadrunn n’étais que le début et plus le temps passait, plus la Capitale devenait forte, infranchissable. Elle devait montrer l’exemple avec cet homme qui croyait pouvoir se jouer d’elle. Elle n’aimait pas qu’on la prenne à la légère. L’Empereur d’Irianeth l’avait fait et voilà maintenant où elle se trouvait: ‘’Reine’’ d’un ‘’Royaume’’ conquis par qui? Eux et elle comptait bien étendre sa toile, mais avant, elle devait solidifier ses bases.

-Ont ne dit pas d’un Chef que sa principale qualité est le don de soi pour les siens? Du moins, dans mon monde, c’est comme ça. Tous mes prédécesseurs sont morts pour la Colonie. Les deux derniers sont morts pour me protéger. Je ne suis pas un tyran, mais je peux sortir les griffes lorsque cela concerne les miens. Cela ne veut pas non plus dire que je me soumets à l’idée de mourir, loin de là. Je sais seulement où placer mes ‘’pions’’ comme vous dites. J’en fais seulement partie c’est tout. Le monde ne s’arrête pas de tourner parce-que Vayrinn est menacer. C’est ridicule.

Elle gloussa. La simple idée de se soumettre à quoi que ce soit l’amusait.

-D’ailleurs, pour s’inquiété de ces détails, je laisse ça à mes Beta qui sont, je te le rappelle, plutôt efficace en soit. Il leur faut bien un truc pour s’occuper les méninges de toute façon.

Elle voulait simplement détendre l’atmosphère. Ils avaient plus important à faire, même si cela faisait partie de leur boulot. Chose qu’elle n’avait jamais réellement demandé, mais qui était ainsi: Protéger l’Alpha et donc les intérêts de la Colonie. Beltram ne semblait pas de cet avis. Elle ne comprenait pas pourquoi puisqu’il était un Chef lui aussi et faisait toujours passé son clan en premier. Il devait comprendre, non? Il donnerait sa vie pour ses Loups d’Acier, elle en était sûre. Il devait ressentir le même instinct de protection, c’était obligé.

-Quoi qu’il en soit, ne te sent obliger de rien. Fais ce que tu dois faire et j’agirais en conséquence. Ne me force pas à te mordre encore par contre, tu sais que je laisse des traces.

Elle lui jeta un bref coup d’œil et sourit. Une menace? Peut-être un peu. Elle ne le voulait tout simplement pas dans ses pattes plus qu’il ne l’était, mais s’il choisissait de l’être, elle n’aurait d’autre choix que de faire avec. Elle n’avait aucune autre option, aucune et c’était vrai que cela ne lui plaisait pas, mais elle préférait le camouffle, même si cela devait ce voir à travers sont attitude, peut-être. Après tout, si elle n’aurait pas la moindre once d’émotion pour le mercenaire, elle l’aurait tenté de le tuer depuis longtemps… Ah elle l’avait déjà fait d’ailleurs. Maintenant les choses étaient… Différente. Elle préférait l’avoir… Sous un autre angle. Elle aimait sa compagnie, beaucoup même.

Il lui répondit donc concernant sa protégée. Instinctivement, elle rapporta son regard sur celle-ci. Elle fut un peu surprise par sa question. En fait, elle ne savait pas réellement où s’arrêtait cette définition d’être magique. Elle ne ressentait pas la même chose envers Beltram. C’était plus… Léger? Discret? Elle fit la moue. Elle ne voulait tout de même pas l’insulté et n’avait pas réellement saisi sa blague.

-Je… Euh… Je ne sais pas? Je n’y ai jamais pensée… Je ne fais que me fié à ce que je ressens? Je compare son énergie avec celle des autres êtres magiques que j’ai croisés? Notamment des Chevalier d’Irianeth, d’ont l’essence est difficile à masqué, ou les Sorcier, ces choses-là. Peut-être que sa magie est plus diffuses dans son corps que toi? Ou peut-être parce-qu’elle est jeune… Je ne sais pas.

Elle haussa les épaules et pris une moue songeuse. Pourquoi l’énergie magique de Beltram était effectivement moins élevé que celle de la gamine? Aurait-il été en mesure de faire un Chevalier? À cette question, elle le dévisagea un moment malgré elle. Peut-être que s’il aurait été trouvé alors qu’il était jeune, ce n’aurait pas été dans le militaire, mais bien dans un Ordre qu’il serait rentré et les choses auraient été bien différente. Elle fronça les sourcils et secoua la tête. Sincèrement, elle s’étalait et cela n’avait aucune pertinence. Elle écouta cependant les propos du Mercenaire avec un certain intérêt non dissimulé. Elle était bien curieuse de savoir ce que cette gamine plutôt frêle était en mesure de faire. Concernant sa morphologie, elle ne devait pas s’y fier. Si elle avait de la magie en elle, elle pouvait peut-être être redoutable.

Dans tous les cas, elle appréciait ce petit côté sensible qu’avait Beltram envers les gamins dans le besoin. C’était elle-même quelque chose qu’elle avait du mal à retenir. Un quelconque instinct protecteur, voir maternelle qui prenait le dessus. Il était encore surprenant qu’elle n’ait recueilli aucun humain au sein de sa Colonie, mais il était sans doute évident qu’un jour cela viendrait, elle n’avait simplement pas encore été tenté. Elle eut donc un air un peu conquis l’espace d’un moment alors que son regard coula de façon circulaire, s’attardant sur chaque visage environnant. Il finit par répondre à ses questions de plus tôt. Évidemment, il avait repris son air sérieux et agacer. Quant à elle, elle se contenta tout simplement d’afficher un sourire en sa direction en se plaignait de son efficacité.

-Observe et apprend, mon ami.

Oh oui, elle le provoquait, mais surtout, elle le taquinait. Elle savait bien qu’ils avaient fait un beau merdier. C’était plutôt quelque chose de facile en soit et selon elle c’était donner à tout le monde. Elle n’avait pas voulu que ce soit trop facile à deviner qu’on voulait les bloquer et ne désirait offrir aucune chance. La situation géographique avait donc permis de faire un magnifique glissement de terrain afin de garder l’effet de surprise le plus longtemps possible. Beltram semblait toujours partager parmi plusieurs émotions, mais celle qu’elle appréciait avant tout était ce désir qu’il tentait de dissimulé pour elle. Pourquoi? Qu’elle question. Elle le savait pourtant puisqu’il le lui avait répété déjà plusieurs fois, si ce n’était que de le lui avoir encore rappeler plus tôt. Le travail, oui. Il prenait tout ceci très au sérieux et ce n’étais pas vraiment pour lui déplaire, même si elle aurait préféré un peu de rapprochement et qu’elle ne comptait pas lâcher le morceau non plus. C’était quelque chose d’agréable et elle n’aimait pas vraiment s’en privé, surtout lorsqu’elle savait que son intérêt aussi en avait envie. Elle remarqua alors que son regard observait sa poitrine, ce qui l’amusa.

-Tu sais, si tu as envie de les croquer je ne t’en empêcherais pas. Par contre, tu vas devoir me laissé aussi te prendre un morceau.

En guise de réponse, il lui offrit un sourire amusé. Celle-ci, bien entendu, ne put s’empêcher de laissé ses doigts habilles glisser sur son épaule, descendant le long de son bras non sans se gêner pour le lorgné à son tour. Il prit cependant la parole. Elle fit la moue et abandonna son exploration qui avait envie de se faire bien plus tactile et non juste à cet endroit. Peut-être aurait-elle dû tenter une entré à la matière plus directe? Il l’avait repoussé plus tôt, alors il fallait avouer qu’elle ne savait plus trop sur quel pied danser avec lui. Oui, non, oui, non. Il était si incertain! Ça la frustrait sans doute un peu. Il en revint sur le boulot. Elle fronça cette fois les sourcils, mais quitta son air un peu effarouchée bien assez tôt. Une distraction? Mais de quoi? Ils étaient ici, deux clan et au repos. Ce n’était pas comme s’ils étaient en terrain dangereux et qu’elle choisissait de lui sauter dessus, quoi qu’elle se connaisse assez pour savoir que c’est le genre de chose qu’elle saurait faire. Elle esquissa donc un sourire et fronça les sourcils. Il demandait ça à ces hommes… Certes.

-Certain le respecte plus que d’autre à ce que j’ai cru remarquer. Je crois en avoir repéré un qui ne ce ferais pas prier, lui et qui était très imaginatif.

Elle ne désirait pas attirer des ennuis à Seth, c’était seulement qu’elle cherchait à comprendre pourquoi cette règle était si importante si certains ne la respectaient pas mise à part lui. Ils n’avaient pas cette règle chez les Berserks. Chacun était libre de répondre à ses pulsions ou pas. Elle faisait confiance en leur jugement et ce n’étais très certainement pas elle qui chercherait à montrer l’exemple. Elle était sans doute celle qui s’envoyait le moins en l’air dans toute la Colonie, alors il ne fallait tout de même pas abuser. Quoi qu’il en soit, Beltram lui fit clairement comprendre que sa présence auprès de lui n’était plus désirée. Si cela aurait pu l’offusqué, elle n’en fit pas de réel cas et se contenta de lui envoyer un regard enjôleur et amusé, non sans lui offrit une petite moue déçue. Quand même.

Elle s’éloigna donc de lui sans se retourner, Khaos lui avait fait signe d’approcher et elle se dirigea donc vers lui. Celui-ci lui indiquait que les prisonniers étaient visiblement épuisée et ce qu’il devait faire pour les motivé. Connaissant son ancien Beta, elle savait très bien le genre d’idée qu’il avait en tête, alors elle apprécia qu’il prenne l’initiative de le lui demandé. Elle leur offrit donc une pause, sous le regard vigilant des Berserks. Eau et nourriture leur avait été proposé ainsi qu’environs deux heure de sommeil. Ceux-ci, épuisé physiquement ne c’étaient pas fait prier. La seule et unique raison pour laquelle elle avait choisi de les traiter ainsi était qu’elle les voulait efficace et puisque Beltram ne comptais pas partir avant la tombée de la nuit, soit le lendemain soir, elle préférait qu’ils se reposent. À ce rythme, le tout serait dégagé au plus tard demain vers midi. Cela laisserait le temps aux siens de chassé et de reprendre des provisions pour le restant de la route.

Elle fit donc une tournée de tous afin de s’assurer que toutes les demandes étaient exécuté sans encombre, puis, ce fut à son tour de prendre place prêt du feu Berserk, la fatigue la gagnant encore. Elle se sentait soudainement un peu agacée de se sentir aussi lasse. Ce n’étais pas dans ses habitude, mais Ekho lui demandait énormément d’énergie – Et aussi de lait- Le regard un peu dans le vide après qu’il ait eu encore une fois un autre repas, celui-ci tétait un morceau de viande de chevreuil en ronronnant. Il avait certes déjà des petits crocs et avait mastiquer la chair pour en arracher des morceaux ridicule, grognant de rage de voir que sa mère refusait de lui laisser entièrement le morceau, mais étant très jeune, il gardait ce reflexe instinctif de n’importe quel poupon, toute race confondu. Celui de tété en réalisant que rien ne venait à sa bouche pour étancher sa faim.

Khör c’était installé près d’elle. Lover contre lui, se laissant bercer par sa respiration et le confort de sa chaleur, elle avait fini par s’endormir à son insu. Cela prouvait bien à celui-ci à quel point en fait elle pouvait être exténuée. Vayrinn n’étais pas du genre à réellement ce reposer dans ce genre de situation. Ils avaient suffisamment voyagé ensemble pour connaître chacun leurs habitudes. Elle était toujours dans les premiers à se lever ainsi que les derniers à ce coucher. À la Capitale, elle déambulait sans cesse, dans tous les sens, sans compter son esprit qui ne cessait jamais une seconde: Elle pensait toujours à tout, même à des détails auquel il n’aurait jamais songé à s’attarder en les ayant sous le nez.

Là, elle était tout simplement tombée comme une pierre. Celui-ci était resté immobile tous le temps de son sommeil par crainte de la réveillé. Il savait que si elle revenait à elle, qu’elle n’était pas prête de retrouver cet état alors il préférait qu’elle en profite. Il prit soin de son côté de veillé à laisser son regard surveiller les environs, ne pouvant pas s’empêcher d’être inquiet à son sujet, il choisit de contacté Xerkh pour lui exposer la situation. Il savait ce que cela impliquerait. Il savait aussi que Vayrinn ne lui en voudrait pas vraiment, mais avec les autres Beta, ils en avaient convenu que la meilleure façon de la protéger était de lui éviter d’aller se foutre dans cet endroit. Il comprenait absolument toutes ses raisons, tout. Il était le meilleur placer du groupe pour trancher. Il avait été le plus prêt d’elle depuis qu’elle était née. Et lorsqu’il pensait à cela, il ne pensait pas physiquement, mais mentalement. Elle était comme sa petite sœur et elle passerait avant la Colonie. Rien de bon n’en ressortirait si elle en venait à perdre la vie. Ils avaient besoin d’elle et elle le savait. Oui, l’ont serait forcer de prendre sa place si quelque chose lui arrivait. En ce moment? Xerkh ne pouvait pas prendre le flambeau à moins de quitté Irianeth. Ekho était encore trop jeune. Le flambeau lui reviendrait alors par défaut. L’idée de se faire provoquer en duel pour celui-ci ne lui effleura même pas l’esprit. Personne n’aurait le courage d’avoir le futur des Berserks entre les mains. Il n’avait pas envie d’avoir toute la Colonie sur ses épaules, même s’il s’en sentait capable, il préférait –Égoïstement peut-être- laissé cela à Vayrinn. Elle était née pour cela, elle était faite pour cela. Lui, il n’était là que pour veiller sur elle. Certes Khaos avait fait de l’excellent boulot par le passé et il savait qu’il n’était pas le seul à avoir un œil sur elle, mais sans doute le prenait-il beaucoup plus personnel. C’était sa petite sœur après tout. Il avait donc fini par enrouler de l’un de ses bras les épaules de la Chamanka qui n’avait pas, ne serait-ce qu’ouvert un œil sous le mouvement de celui-ci. Oui, elle avait réellement besoin de repos. C’était une mauvaise idée qu’elle se trimballe jusqu’à Rubis pour aller se battre. Car c’était ce qui allait arriver. Du moins, il y avait de très fortes chances. E il savait très bien qu’elle irait tout de même. C’était une guerrière.

Ses fines oreilles perçurent un mouvement anormal dans les environs. Elle ouvra les yeux en sursautant, réalisant alors qu’elle c’était assoupie à son insu. Ekho dormais à point fermé et la masse derrière elle grogna de désapprobation. Rapportant son regard sur Khör, elle fit la moue.

-J’ai dormi combien de temps? Tu aurais dû me réveiller.

Fit-elle en en lui offrant une tape qu’il bloqua agilement de son bras gauche. Les deux heures un bref sourire, puis elle se leva pour observer les alentours, réalisant bien aussitôt que ce mouvement qu’elle avait perçu n’était qu’un changement de garde chez les Loups d’Acier. Khör lui expliqua qu’elle avait besoin de repos et qu’elle ferait même mieux de se trouver un endroit confortable pour dormir. Elle se contenta d’hocher brièvement la tête tout en lui remettant prudemment Ekho. Le Beta se renfrogna et donna le bébé à un autre pour se relever en grommelant, non sans se craquer la base du dos en faisant quelques mouvements. Vayrinn se contenta de lui jeter un bref regard amusé et quitta en direction de la forêt. Elle avait envie de marcher un peu et elle savait qu’il y avait un point d’eau pas très loin et l’idée d’y faire trempette la hantait. L’eau froide saurait la revigoré et lui replacer les idées. Elle avait besoin d’être seule, complètement seule.

Passant à côté des convois, elle aperçue le fessier de Beltram alors que celui-ci, visiblement, semblait chercher quelque chose dans le compartiment de la Carriole. Ah? Sa première réaction fut d’incliner légèrement la tête et d’être tenté par l’idée de lui taper une fesse, mais  étant curieuse, sont regard chercha à inspecté la situation. Elle remarqua par-dessus son épaule qu’il tenait quelque chose enveloppé dans un tissu. Elle ne savait pas ce que c’était, mais sa semblait assez important pour que cela nécessite toute cette cérémonie. Venait-elle de trouver ce qu’elle cherchait plus tôt? Peut-être. Un léger sourire malicieux au visage, elle choisit de toussoter légèrement pour indiquer sa présence au mercenaire alors qu’elle aurait visiblement put se contenter de continuer sa route et de jouer les mesquine plus tard, mais… Étant son ami, elle n’avait pas réellement eu se réflexe qu’elle aurait sans aucun doute eu, trouvant plus amusant de le surprendre ainsi. Évidemment, celui-ci sursauta et l’avisa d’un regard qui en disait long. En guise de réponse, elle lui offrit un bref sourire tandis qu’il s’empressait de serrer le précieux contenu, de quitté l’embarcation tout en claquant la porte, trahissant sans aucun problème son irritation d’avoir été coincé sur le fait. Si ce n’étais de son regard dur, tout son corps parlait pour lui. Elle n’y pouvait rien s’il n’était pas subtil!

Sans un mot, il lui attrapa un poignet d’un air déterminé et la traina sous le couvert de la forêt visiblement loin des regards de tous. Vayrinn se laissa faire avec un sourire amusé et tout autant intéressé au coin des lèvres. Étais-ce si secret? Ou avait-il une autre idée derrière la tête? Après une courte marche, il finit par la relâcher et se tourna vers elle, lui mettant sous le nez sa trop grande curiosité, précisant que ce qu’il avait tenu plus tôt  ne la regardait pas et qu’elle ne devait, en gros, pas chercher à en prendre possession. Un sourire trôna alors sur ses lèvres. Rien que pour cela, elle avait soudainement envie de s’amusé au dépend du mercenaire. Il fallait avouer aussi qu’elle n’appréciait pas de se faire parler sur ce ton et qu’il semblait oublié que cet arrangement de ne rien toucher tenait à un fil et qu’elle le respectait uniquement au nom de son amitié pour lui. S’il jouait alors à ce jeu, alors elle jouerait aussi question de lui rappeler certains faits, d’ont celui qu’elle n’était pas un ‘’Loup d’Acier’’ et que ses ordres ne s’appliquaient pas à elle.

Elle tourna donc les talons sans un mot avec la ferme intention de défoncer cette porte et d’aller voir par elle-même et si cet objet étaient alors si important, elle le prendrait. Tiens. Si cela pouvait lui éviter une rencontre sanglante, alors elle en profiterait et elle ne se gênerait pas pour le faire. Elle n’était tout de même pas suicidaire. Bien entendu, le mercenaire vint à sa rencontre et lui attrapa le bras pour la ramener à lui. Elle apprécia aussitôt son audace et ne put s’empêcher de ressentir une pointe d’amusement dans la situation présente. D’un autre côté, tout ne fonctionnerais pas absolument comme bon lui semblait et la dernière chose qu’elle ferait serait de se soumettre à littéralement un ordre qu’il lui avait lancer. Alors, question de lui rappeler un peu à qui il avait à faire, elle lui agrippa le poignet et, d’un mouvement fluide et habile lui ramena la main derrière son dos, tout en remontant d’avantage, question de le faire grimacer un peu et lui indiquer qu’elle n’appréciait plus vraiment ses manières. Peut-être y était-elle aller un peu fort sans le vouloir puisqu’il laissa échapper une légère plainte. Pourtant, elle maintint sa prise, le forçant à rester immobile alors que son dos était appuyé contre elle. S’il bougeait, il souffrirait.

-Toi, pour qui tu me prends? Un de tes Loups d’Acier ou quoi? C’est un peu de ta faute si j’ai vu ce que tu faisais je te signale. Depuis quand un objet que l’on planque ce déplace seul? Étais-tu obliger d’aller le toucher? Vous avez de ces fâcheuses tendances à vous trahir pour des conneries…

Elle se calma un peu, relâchant la poigne qu’elle tenait, mais visiblement, Beltram n’entendais pas en rester là. Habituellement, elle aurait repoussé sans ménagement son opposant, mais le Loup d’Acier n’étais pas un opposant, alors il en profita. Rapidement, il avait étiré un pied pour le glisser entre ses jambes et le déposer derrière l’une d’elle tout en la poussant vers l’arrière. Évidemment, l’effet de surprise la déstabilisa quelques peu. N’ayant plus vraiment aucune prise puisqu’elle l’avait préalablement lâché, elle tenta de se reprendre, mais Beltram l’attrapa de justesse, puis la plaqua contre un chêne juste derrière elle, se servant de son corps comme rempart. Humm? Elle aurait rapidement contre attaquer. D’ailleurs, elle avait levé le poing, mais le regard que lui lançait le mercenaire la retint. Il ne comptait pas se battre avec elle, il semblait se battre avec lui-même. C’était donc pour ça, cette pointe de rage qu’elle ressentait? Pourquoi la dirigeait-il contre elle?

Elle inclina légèrement la tête sur le côté. Elle ne comprenait pas ses propos. Pourquoi l’accusait-il soudainement? Ses mots étaient emplis de colère alors que ce qu’elle ressentait de lui était très différent. Décidément, elle se demandait si un jour elle pourrait comprendre les diverses nuance complexes des gens de ce côté du continent, la mêlant davantage lorsqu’ils ouvraient la bouche, embrouillant ce qu’elle aurait pu mieux comprendre dans le silence. Ses beaux yeux? Mais comment une mission pouvait-elle foirer pour des yeux? Il en fallait bien plus, il lui semblait, sinon… Elle ne saisissait pas la stratégie à adopté. Peut-être pourrait-elle lui demander plus amples informations plus tard, lorsqu’il se serait calmé. En ce qui concernait le fait de lui faire perdre ses moyens, elle n’aurait pas réellement cru que c’était elle, mais plutôt la situation? Ce n’était pas ça le problème depuis le début? Elle fit légèrement la moue, embêtée et plongea ses iris orangé dans son regard doré, cherchant à comprendre quelque chose, derrière. Elle échangea sa moue pour air malicieux en reconnaissant cette pointe pétillante dans ses fonds de ses yeux… Alors c’était donc ça? Il ressentait des choses pour elle? Alors pourquoi était-il en colère… Contre elle? Ce semblait compliquer…

Sans crier gare, il s’empara de ses lèvres avec appétit et elle ne se fit pas prier pour répondre à sa fougue avec tout autant de détermination en ce qui la concernait. Voilà enfin quelque chose qu’elle comprenait. Elle pouvait le sentir vibrant, passionné, presque désespéré. Étais-ce alors ça qui le rendait si tendu? Alors valait mieux l’aider à ce calmer un peu et quoi de mieux que ce genre de proximité? Elle aussi, finalement en avait grand besoin, ne cherchant plus à s’attardé sur ces mots trop confus pour si peu. Elle laissa échapper un gloussement alors qu’il quitta ses lèvres pour aller se perdre sur la peau sensible de sa gorge afin de la mordiller. Évidemment, cela la fit frissonner de plaisir. C’était bien plus que suffisant pour la convaincre de laissé son côté farouche de côté, agrippant de ses mains chaque côté de son plastron pour le rapprocher encore plus et laisser ses mains se glisser sous son manteau afin de caressé son corps bouillant.

Il recula. Elle lui jeta soudainement un regard interrogatif. Avait-elle fait quelque chose? Mais non, elle n’avait même pas tenté de détacher sa ceinture pour le moment. Elle savait d’expérience qu’il était du genre à aimer prendre son temps, malgré l’envie. Il était vrai qu’il y avait quelque chose d’amusant et peut-être que les élans bestiaux lui faisaient peut-être peur. Après tout, elle avait peut-être été un peu trop directe plus tôt, dans la carriole, mais n’avait-elle pas eu le droit d’être tout de même heureuse de le voir? Encore ces foutu règles? Elle fronça les sourcils. Cette fois, elle aurait bien voulu être irritée, mais elle voyait bien qu’il y tenait. Elle poussa donc un bref sourire et laissa son front s’appuyer contre le siens.

-Alors finissons ce truc au plus vite. Que tu puisses laisser tes règles de côté.

Elle esquissa un bref sourire bien qu’un peu forcé, puis lui vola rapidement un baiser pour s’éloigner avant de changer d’idée, car sa volonté était moins forte que celle de Beltram à qui visiblement, elle offrait bien des problème…

-J’allais simplement nager un peu quand je tes surpris les fesses à l’air dans la Carriole. J’imagine que tu ne me suivra pas même si je t’y invite…

Elle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule et ne put s’empêcher un sourire taquin. Puis se retourna vers l’avant, s’enfonçant dans les bois.

-Cela te fera déloger de tes règles et pour t’aider à ne pas le faire, je te conseille d’aller trouver une autre cachette à ton paquet durant mon absence, oh et soit prudent, je pourrais peut-être demander aux miens de te surveiller pour savoir sa nouvelle position et te la subtiliser en douce par la suite.

Elle eut envie de jeter un dernier coup d’œil afin de voir sa réaction, mais elle ne le fit pas. Elle le taquinait, mais il y avait peut-être une part de vérité dans ces mots. Combien de fleurs allait-elle devoir lui faire jusqu’à Rubis? Visiblement, son amitié la délogeais elle-même de son objectif premier. Cela ne lui plaisait pas.

**


La nuit venait de tombé depuis peu. Comme prévue, le chemin avait été suffisamment dégagé pour permettre aux convois de se remettre en route. Beltram avait invité Vayrinn à faire le voyage dans l’embarcation avec Treize et lui. Si au début elle avait refusé, elle avait fini par céder en se rendant à l'évidence qu’elle n’avait pas besoin de marcher à côté pour surveiller les parages. À la quantité de têtes qu’ils étaient, seul un groupe de Chevalier aurait peut-être oui, peut-être eu la chance de les intercepter. Khör et Seth se tenaient chacun presque à la hauteur de leurs Chef à l’extérieur. Artek était tout bonnement assis sur le toit en observant les alentours attentivement. Les prisonniers avaient été attaché par les poignaient et suivait le convoi. En d’autres circonstances, ils auraient été attachés, mais cela n’avait pas semblé plaire à son ami. De toute façon, si le moindre idiot tentait de fuir, il aurait le temps de mourir trois fois avant même de réalisé qu’il n’avait fait que le pensé.

La tête appuyer contre le bois et une main appuyer contre l’ouverture, elle observait le passage défiler d’un air calculateur. Ils allaient lentement. Ils avaient toujours eu un rythme plus rapide et cela l’ennuyais au plus haut point. Quelque chose lui agrippa alors les doigts et elle tira par réflexe. Une ombre grise passa devant la petite fenêtre et elle réalisa qu’il s’agissait d’Artek qu’elle venait de balancer au sol. Gloussant, elle sortit la tête par la fenêtre et avisa le Berserk qui se relevait, pour courir et remonter, non sans tenté de l’agripper à travers l’ouverture alors qu’elle le frappa. Le mouvement fit chigner le poupon qui se réveilla. Baissant son regard orangé sur celui-ci, elle lui tapota gentiment le dos. Hors de question qu’elle ne le nourrisse encore alors qu’il avait tété il y avait à peine une heure. Elle souhaitait donc qu’il se rendorme. La jeune fille qui était restée silencieuse tous le trajet depuis, lui posa alors une question. Demandant ce qu’il était. Elle jeta un bref regard vers Beltram qui semblait quelques peu mal alaise de la question de sa protégée, ne sachant probablement pas si Vayrinn la trouverais trop curieuse. Elle se contenta de sourire et d’observée la jeune fille aux yeux émeraude.

-C’est un Berserker, c’est pour ça qu’il change souvent de forme et qu’il est plus souvent sous l’autre. Vois-tu, il y a très, très longtemps, mon peuple vénérait le Dieu de la Guerre et la Chasse, Zekhen. C’est un Dieu peu connu de votre peuple, alors il est normal que son nom ne te dise rien. C’est un peu lui qui a créé ma race sur laquelle il veille encore jalousement. Zekhen étant un dieu insoumis et difficile à maîtriser, faisant fi des règlements dans une époque lointaine où les Dieux Déchu étaient plus nombreux au nom de son esprit protecteur, il finit par perdre le droit de revenir en terres mortelle sous une apparence humanoïde sous laquelle il pouvait profité des plaisirs de la chair et de la guerre, surtout. Vois-tu, son apparence naturelle, si l’on peut dire ainsi est celle d’une immense créature arborant les traits d’un loup, comme Artek et Aishka, d’un ours, comme moi et Khör, du cerf, et du félin un peu comme les Pardusses, si tu veux. Tu en a déjà vue? Il ne fut pas Déchu pour la simple et bonne raison que la dernière infraction qu’il avait commise avait été dans le but d’empêcher les desseins d’un autre Dieu à l’égard de mon peuple. Il devait cependant être puni. Il fut donc damné, il ne pourrait plus jamais faire ce pourquoi il c’était trouver un rattachement aux terres mortelles. Voir Bestla: Une Chamanka Cerf qui parlait en son nom. Ce que Parandar ne savait pas, c’était que l’Immortel de ce Dieu avait prévu, pour atteindre Zekhen, de kidnappée la Chamanka Bestla sur laquelle il avait déjà jeter son dévolu depuis des années, mais qu’il ne voyait plus, coincé sous sa forme bestiale à jamais, condamné à errer dans le monde Celeste comme simple chien de garde. Lors de la tentative, Zekhen sous la rage à encore une fois brisé les règles et à tuer l’Immortel. En échange pour sa vie, Bestla lui donna… Son cœur.

C’était peut-être mieux de le dire ainsi.

-Une chose en amenant une autre, celle-ci, rêvant de liberté et de découvrir le monde qui se cachait de l’autre côté des montagnes et de faire de grandes choses pour son peuple, a choisi de le quitté tout simplement. La grossesse ayant été très éprouvante sur son organisme, elle perit de ses dernières forces en mettant au monde son fils, Xerkh dans l’un des Territoires conquis. Il est devenu sans le savoir aussi le champion de Zekhen. Si pour certains Dieux la prière est payante, pour Zekhen, c’est la guerre, les combats, la violence et le sang. Plus un champion ou un prêtre fait parler de lui, plus celui-ci gagne en force et disons que Xerkh sais très bien faire parler de lui lorsque vient le temps de faire la guerre. Il a été littéralement élevé dans la souffrance et la violence avant d’être trouvé par l’Empire, échappant à des esclavagistes qui s’en servaient tout simplement comme bête de foire et chair de combat. Je ne l’ai jamais vue avoir peur de quoi que ce soit. Affecté lui aussi par cette malédiction, il est destiné à rester sous sa forme Berserker la grande majorité du temps, mais il a la capacité de prendre l’apparence d’un homme suffisamment longtemps, maintenant, même si c’est quelque chose de très difficile. Pour nous, les Berserks, c’est plus aisé. Nous sommes née sous notre forme humanoïde, mais les Berserker doivent apprendre à le faire et canaliser ce chaos typique en lui pour ce faire. Étant né mortel, il peut influencer le cours des choses sans en subir les foudres. Vois cela un peu comme une sorte d’Immortel, sans la visite obligé dans le monde Céleste… Ekho étant son fils, il à ce même problème, mais il est entre bonne main. C’est pour cela qu’il change constamment d’apparence, mais reste-le plus souvent sous la forme que tu as vue plus tôt. Il voit nos visages et tente tout simplement instinctivement d’être comme nous. Il est plutôt doué en fait, si l’ont calcule qu’il fut presque impossible pour son père d’être en mesure de rester humanoïde plus de quelques heures jusqu’à son adolescence. Cela fait d’Ekho un future Alpha, un peu comme le prince héritier.

La pauvre gamine semblait avoir le cerveau qui allait exploser. Observait le poupon avec curiosité, comme si elle avait du mal à imaginer le monstre qu’il pouvait être. Pourquoi avait-elle dit tout cela? Sans doute parce-que la question avait été poser avant tant d’innocence qu’elle n’avait su résister à l’envie de lui faire connaître un peu son peuple et une partie de son histoire. Elle jeta un bref coup d’œil à Beltram qui lui-même n’avait jamais eu autant de détail, puis, haussa brièvement les épaules à son intention. Lorsqu’il lui avait posé des questions sur Ékho la veille, disons seulement que la situation ne s’apprêtait pas à autant d’explications non plus. Là, c’était différent. La jeune fille lui posa une question.

-Moi? Pour mon peuple, je suis avant tout Chamanka –Ou prêtresse dans vos termes plus connu-, Chef, Alpha par définition ou reine comme tu veux. Tout cela veut dire un peu la même chose avec des mots différents.

La jeune gamine semblait vraiment intéressée, peut-être un peu fasciner? Ses questions furent posées un moment. Elle lui parla de Kadrunn, tout en restant plutôt vague, ne s’attardant que sur la généralité afin de ne donner qu’une image globale à la jeune fille. Puis, les rôles furent inversés, après tout, Vayrinn voulait bien savoir ce que la petite protégée de son ami avait d’intéressant. Qu’elle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle lui montra littéralement un exemple, prenant sa propre apparence. La chamanka adorait la magie et la trouvait fascinante, c’est pourquoi elle eut presque l’air d’un enfant, tapant même dans ses mains sous la chose. Les deux Vayrinn c’étaient tourner vers un Beltram visiblement embêter, demandant à son apprentie de reprendre sa forme, ce qu’elle fit aussitôt.

-Ahhh, mais c’était drôle pourtant. Son pouvoir serait plutôt pratique si elle veut mettre la merde entre des Royaumes alliés ou même des clans hahaha j’imagine leur tête déjà d’ici. Par contre, ton odeur te trahis et ton énergie aussi. Tu devrais peut-être tenté de te concentrer sur ton essence, pour apprendre à la masquer un peu. Avec un être magique expérimenté dans le sondage des gens, tu seras vite démasqué s’il s’attarde un peu à ton esprit. Sinon, l’imitation physique est impressionnante. N’est-ce pas Beltram?

Elle lui jeta un bref coup d’œil.
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MessageSujet: Re: Conflit d’intérêt... [Beltram] Jeu 13 Avr 2017, 14:12

L’envie y était. Si la situation avait été différente, il l’aurait carrément débarrassée de ce foutu pantalon qui les empêchait réellement de s’amuser. Il avait envie que ses mains parcourent les courbes alléchantes de la berserk et que sa bouche la fasse frissonner de désir… RAH!! Il devait se reprendre, merde! Il devait se concentrer sur son travail. SON TRAVAIL! Pas sur le cul trop alléchant de son amie! Le mercenaire ferma les yeux un instant, puis poussa un soupir, tentant ainsi de retrouver sa contenance de jadis. La proximité de Vayrinn se fit sentir à nouveau et Bel n’esquissa pas le moindre mouvement de recul alors que son front vint s’appuyer contre le sien. Visiblement, c’était dur pour elle aussi, même si au final, elle ne comprenait pas réellement ses motivations.

- Tu ne pourrais pas avoir plus raison qu’en ce moment, souffla-t-il du bout des lèvres dans un ton un peu rauque.

Comme il avait envie de la serrer contre lui soudainement. Mais il s’en abstint, préférant garder ses distances plutôt que de faillir à sa propre règle. Malgré tout, la cheftaine ne s’empêcha pas de venir quérir un bref baiser sur ses lèvres avant de s’éloigner d’un air nonchalant. Évidemment, au passage, elle ne s’empêcha pas de lui balancer la véritablement raison de son approche, soit qu’elle comptait aller nager un peu dans la rivière tout près. Oh comme il aurait aimé l’accompagner! Vile tentatrice! Les mains dans les poches, le mercenaire l’observa avec pauvre sourire, témoignant bien du fait qu’il avait bien envie de l’accompagner, mais qu’il était préférable qu’il n’en fasse rien. Non sans un sourire taquin, la belle sauvageonne s’éloigna dans les bois, lui suggérant fortement de bouger son butin d’endroit pour éviter de se le faire subtiliser. RAH! Bel esquissa une moue boudeuse, puis s’éloigna en direction de l’embarcation, faisant aller son cerveau à 100 miles à l’heure dans le but d’essayer de trouver un endroit adéquat pour le butin qu’il devait livrer.

******

La nuit suivante était arrivée plus rapidement qu’il ne l’aurait initialement cru. Heureusement, les berserks (accompagnés de leurs « esclaves temporaires ») avaient fait du bon boulot pour dégager la route, ce qui avait permis au convoi de rapidement se remettre en marche, au plus grand bonheur de Beltram qui détestait l’idée de prendre du retard. Si au départ il avait suggéré à Vayrinn de monter à l’intérieur de son embarcation en sa compagnie et celle de Treize, il ne fut pas très surpris de constater que cette dernière avait refusé, probablement plus par orgueil que par véritable souci d’être à l’extérieur. Après tout, avec la quantité de têtes qui assuraient la protection de la procession, il fallait être fou pour ne serait-ce que tenter d’attaquer les cargaisons qu’ils transportaient! Au bout d’un moment, avec un peu d’insistance, la cheftaine accepta enfin son offre et grimpa à bord de la carriole pendant qu’Artek allait joyeusement se ficher sur le toit pour avoir une meilleure vue sur les environs. Seth et Khör se tenaient de chaque côté de l’embarcation et Bel avait dû négocier plutôt serré afin de permettre aux hommes de Blackwood (sous sa responsabilité) de marcher derrière le convoi plutôt que d’être ligotés comme de vulgaires criminels de bas étage. Définitivement, les berserks étaient plutôt récalcitrants en ce qui les concernait. Non pas qu’il ne comprenait pas leurs intentions, mais jusqu’à preuve du contraire, ces derniers ne faisaient que leur foutu boulot… M’enfin, Vay était déjà sympa d’avoir accepté quelques-unes de ses requêtes, il devait donc se compter chanceux qu’elle n’ait pas décidé de tous simplement les abattre comme du vulgaire bétail.

Le rythme de la procession était lent, considérant la taille de la cargaison, ils ne pouvaient pas se permettre d’aller énormément plus vite. Bel était enfoncé dans son siège, son flanc droit reposant contre le mur de l’embarcation alors que Treize se contentait de regarder le paysage défiler, à ses côtés. Sur le siège opposé se trouvait Vayrinn, tout aussi perdue dans ses pensées, ses doigts pendant mollement dans l’embrasure de la fenêtre. Une douce brise chaude s’était engouffrée dans la carriole, faisant virevolter lentement leurs cheveux au gré du vent. Tout était paisible… du moins jusqu’à ce que cet idiot d’Artek décide d’y mettre son grain de sel! Une ombre se glissa dans la fenêtre et une main agrippa les doigts de Vay qui ne se fit pas prier pour tirer le fautif directement sur le sol de l’embarcation. Son geste brusque eut pour effet de faire sursauter les deux Loups d’Acier et Bel ne put s’empêcher de pousser un juron entre ses dents serrées. Enfin, pas qu’il était réellement mécontent! C’était plutôt la surprise qui l’avait poussé à lâcher de vulgaires paroles de la sorte. Dans un mouvement vif à l’instar d’un animal en fuite, Artek grimpa maladroitement sur le rebord de la fenêtre et retourna se jucher sur le toit, sous le regard amusé de sa cheftaine.

Évidemment, ce remue-ménage un peu inutile contribua à réveiller le poupon qui se mit à chigner dans le but de bien démontrer son mécontentement. Ce léger revirement de situation poussa la chamanka à ramener son attention sur sa progéniture, lui tapotant gentiment le dos dans le but de l’inciter à tourner de l’œil à nouveau. C’est donc sous cette image maternelle quelque peu attendrissante que Treize – qui avait gardé le silence jusqu’à présent – se risqua de poser une question à Vayrinn quant aux origines du bambin. Bel eut pour réflexe de poser un regard un peu malaisé en direction de son apprentie, se demandant bien comment allait réagir son amie face à ce débordement de curiosité concernant sa progéniture. Enfin, pas que la gamine de 13 ans était particulièrement mesquine, au contraire, mais parfois, les nouvelles mamans avaient de ces réactions qui pouvaient sortir de l’entendement. Heureusement, un sourire naquit sur les lèvres de la guerrière qui ne se fit pas prier pour répondre à cette interrogation avec une ferveur plutôt surprenante.

Ainsi, elle entama son récit sur la différence entre les berserkers (comme Ekho) et les berserks, passant également par leur divinité, Zekhen. Étrangement, la jeune femme n’avait jamais pris la peine de lui relater l’histoire de son peuple en détail de la sorte, par le passé. Ainsi, alors que Treize était complètement suspendue aux lèvres de la chamanka, Beltram dut s’admettre que lui-même dévorait ses propos comme autant d’histoires d’un monde qui lui était totalement inconnu. C’était franchement intéressant d’en apprendre autant au sujet d’un peuple qu’il respectait depuis un petit moment déjà. Au fil de son récit, Vayrinn vint à relater l’existence de Xerkh qui, somme toute, se trouvait à être le véritable père d’Ekho. Une sorte d’immortel ou de demi-dieu, pour peu que le rouquin ait compris. Ainsi, cet homme avait croisé la route de la belle peu de temps après leurs propres retrouvailles? Tiens… maintenant qu’il y songeait davantage, un truc clochait : la période de gestation ne concordait pas avec celle d’une femme humanoïde standard. Soit elle avait mis naissance à son enfant beaucoup trop tôt (et donc, avait réellement la chance des dieux de le voir vivre malgré sa précocité), soit elle était déjà enceinte au moment où ils avaient… enfin. Beltram nota mentalement ce détail à ne pas ignorer et se jura de lui poser la question, un peu plus tard, alors qu’ils seraient seuls.

Vayrinn était presque mignonne alors qu’elle déblatérait l’histoire de son peuple sauvage avec un intérêt non dissimulé. Pour sa part, Treize semblait à la fois fascinée et un peu confuse devant le flot d’informations infini qui s’étalait devant elle. Dans un bref mouvement curieux, l’adolescente s’étira le cou pour mieux observer le poupon qui s’était rendormi. La chamanka tourna brièvement sa tête en sa direction, son regard ambré croisant le doré des iris du semi-elfe. C’était surprenant de voir à quel point elle prenait la peine de tout détailler, en ce moment précis, alors qu’elle avait été si évasive la veille. Comme si elle devinait ses interrogations muettes, Vay se contenta de hausser les épaules, n’ayant visiblement aucune intention de se justifier. En même temps, elle faisait ce qu’elle voulait, Bel n’ayant visiblement pas envie de la pousser à lui révéler quoi que ce soit d’autre. La voix claire de Treize brisa le silence, questionnant à nouveau la cheftaine sur son titre officiel parmi son clan. Évidemment, la chamanka ne se fit pas prier pour répondre, dévoilant une série de synonymes afin de bien faire comprendre toute l’importance de son titre aux yeux de la gamine aux cheveux de neige. La discussion alla donc de bon train, l’adolescente posant quelques questions auxquelles Vayrinn ne se faisait pas prier de répondre. Pour sa part, le rouquin resta silencieux, préférant laisser les deux femmes fraterniser plutôt que d’imposer sa présence qui, somme toute, n’était pas si nécessaire que ça. Il connaissait une bonne partie de l’histoire de Kadrunn, donc… Et puis, elles semblaient s’entendre comme larrons en foire.

C’est lors que sa protégée décida de prendre l’apparence de la chef barbare sous ses yeux qu’il crut bon d’intervenir. Évidemment, Vay semblait amusée de cette brève démonstration d’un pouvoir magique qui – il devait bien l’admettre – était impressionnant, mais il n’était pas des plus à l’aise à l’idée de se faire dévisager doublement par son amante, de la sorte.

- Treize, reprend ton apparence, s’il te plaît, se contenta-t-il de dire.

Heureusement, la jeune fille obtempéra immédiatement, préférant ne pas lui tenir tête. Voilà qui était apprécié ET judicieux. Il n’avait pas envie de se coltiner une dispute inutile devant son invitée. Évidemment, Vayrinn sembla déçue de son intervention intempestive et étala sans la moindre vergogne toutes les utilités pouvant découler de ce don. Certes, Bel était conscient de ce que Treize pouvait faire avec son pouvoir. Ça lui avait déjà passé par la tête, bien qu'il ait préféré garder ses propos pour lui. Toutefois, il n’appréciait pas trop que la cheftaine tente de lui mettre toutes ses idées en tête. Ils étaient des mercenaires, point. Vouloir s’immiscer dans les affaires des royaumes pour foutre la merde ne faisait pas partie de leurs mandats, ni de leurs champs d’intérêt.

- Moui, je te l’accorde, répondit-il instinctivement aux propos de son amie. Elle peut reproduire une apparence choisie avec une perfection incroyable. C’est pour ça que je n’ai aucune vergogne à dire qu’elle est impressionnante et douée. Enfin, son pouvoir est l’un de ses nombreux talents. Mais son potentiel saute aux yeux, je suis d’accord avec toi.

Il tourna la tête vers l’adolescente et esquissa un sourire qu’elle lui renvoya un peu timidement. Leur relation évoluait de jour en jour. Si au départ Treize se méfiait de lui comme de la peste bubonique (vu ses antécédents avec les hommes, c’était compréhensible en fait), elle s’était vue tranquillement amadouée et avait fini par accepter l’idée qu’il n’avait aucune intention lubrique la concernant. En fait, il la traitait un peu comme la petite sœur qu’il n’avait jamais eue et cela semblait lui convenir à merveille. Visiblement à l’aise dans la situation actuelle, l’adolescente continua de faire preuve d’éloquence et posa une question directement à son protecteur concernant sa relation avec Vayrinn. Elle désirait savoir comment ils en étaient venus à se côtoyer, à se lier d’amitié même. Hmmm… Un drôle de récit à raconter à une adolescente éprouvée par la vie comme elle. Mais bon… ils s’étaient promis, tous deux, de ne jamais se mentir, ce qui aidait énormément à faire proliférer la confiance que Treize portait en lui. Il allait simplement omettre certains détails qui étaient « sans importance ».

- On s’est rencontré lors d’une mission en Perle, commença-t-il en tournant son regard métallique et brillant de complicité vers la cheftaine. À ce moment-là, je n’avais aucune idée qui était Vayrinn. Un caïd m’avait engagé pour la capturer et la ramener afin de lui faire une sorte de procès pour les crimes qu’elle avait commis. Disons qu’elle était une femme qui ne s’en laissait pas imposer et qui avait tué son lot de brigands qui s’étaient imposés sur sa route. Je me trompe? Il interrogea la chamanka, puis esquissa un sourire. Bref, elle pourrait me qualifier de naïf, mais j’ai accepté cette mission, car un pactole incroyable m’était promis. Inutile de dire que de capturer Vayrinn fut vraiment plus compliqué que je ne l’avais initialement cru. C’est qu’elle sait se défendre avec toute la fougue d’un ours! Bref, j’ai quand même pu lui mettre le grappin dessus, mais je ne m’en suis pas sorti indemne, ma main témoignant bien de toute la voracité de ma captive de l’époque. Il gloussa en montrant la marque qu’il possédait à la paume et que Treize avait visiblement remarquée par le passé. Pour faire une histoire courte à partir de ce point, Vil’Poignard s’est dévoilé être un traître et on s’est retrouvé encerclé. Par on ne sait quel miracle, Vay a accepté de me faire suffisamment confiance – malgré le fait que j’avais visiblement tenté de la vendre à mon employeur – pour que l’on coopère afin de s’en sortir. Aujourd’hui, Vil’Poignard croupit six pieds sous terre… ou dans les airs… Enfin, ça dépend du point de vue où on se situe. Son regard croisa à nouveau celui de la berserk et ils échangèrent un sourire complice, comprenant tous deux de quoi il en retournait. BREF, nous sommes amis depuis ce temps-là. Un peu comme toi et moi : nous sommes amis depuis plusieurs mois et tu as appris à me faire confiance pour finalement te rendre compte que je ne suis peut-être pas le salopard de service qu’on peut croire, aux premiers abords.

Tiens? Pourquoi est-ce que le visage de Vay venait de changer tout à coup? Si elle trouvait son histoire plutôt amusante quelques minutes auparavant, elle avait rapidement affiché un air surpris et là, semblait presque outrée. Quelque chose clochait? Treize aussi sembla remarquer le changement drastique d’attitude de leur charmante compagne… Il avait dit un truc qui clochait? Les bras croisés sur la poitrine et affichant maintenant une expression incertaine, la cheftaine laissa échapper une remarque qui vint atteindre Bel directement dans son orgueil : comment ça il courait les jupons comme pas un? Enfin, il n’y avait pas vraiment d’onces de jalousie dans la voix de la jeune femme, seulement une froide curiosité. Où était le rapport avec Treize? Attendez…

- Quoi?! Ne me dis pas que tu crois que je… avec Treize?!! Mais c’est totalement absurde! Voyons, elle n’est qu’une gamine – sans offense, Treize – prépubère! Je… Okay, il faut qu’on discute, immédiatement!

Le guerrier se releva en position debout et s’approcha de la fenêtre ouverte. Il fit un signe de main à l’adolescente qui blêmissait déjà et lui demanda d’approcher.

- Treize, monte sur le toit avec Artek je dois discuter avec Vayrinn. Ne rouspète pas et monte, je dis! Sur ces mots, il frappa le toit de l’embarcation et, rapidement, la tête du principal intéressé apparu. Tu peux garder Treize avec toi quelques minutes? Je dois m’entretenir avec ton Alpha.

Le regard du berserk passa de Vay à Bel, puis de Bel à Vay. Un sourire rempli de sous-entendus se dessina rapidement sur ses lèvres et sans plus de cérémonie, agrippa le bras de l’adolescente qu’il hissa à ses côtés, sur le dessus de la carriole. Dès que la semi-elfe fut hors de vue, le rouquin referma les fenêtres de l’embarcation, histoire d’avoir un peu d’intimité, dans le but de discuter ouvertement avec la cheftaine. Dès que ce fut fait, il s’installa sur le siège juste devant sa compagne et lui jeta un regard exaspéré.

- Tu veux bien me dire pourquoi tu as insinué que je voulais me taper ma propre apprentie!? Laissa-t-il échapper un peu plus sèchement que prévu. Bon sang, Vay! Elle n’a que 14 ans! Je ne suis pas ce genre de porc, tu sais!

Il semblait insulté de voir qu’elle l’avait pris pour un enfoiré de pédophile, visiblement. Surtout que Treize, vu sa stature frêle, pouvait même passer pour un peu plus jeune que son âge actuel! Les bras croisés sur la poitrine, un air furibond au visage, il toisa son amante alors qu’elle élaborait sur sa théorie de l’amitié. Rapidement, la colère quitta les traits du mercenaire et se mua en stupéfaction, puis en perplexité. Sérieusement?! Elle croyait que l’amitié impliquait automatiquement des ébats sexuels? Qui lui avait dit ça? Franchement, elle était à côté de la plaque! Beltram leva sa main gauche et vint pincer l’arête de son nez, juste entre ses sourcils, puis poussa un soupir. Bon, il allait devoir clarifier la situation et vite! Il opta donc à nouveau pour une position plus relaxe et s’avança sur son siège, venant appuyer ses coudes sur ses genoux.

- Vay, Treize est ma protégée. Comme une petite sœur pour moi. Ça n’a rien à voir avec toi et moi, en tant que tels. J’ai énormément d’amis, tu sais. Mais je ne baise avec aucun d’entre eux, sauf toi. La comparaison que j’ai faite tout à l’heure n’était qu’un exemple figuré. Elle n’a aucune idée que nous sommes amants, tu sais. Je ne lui en parle pas parce qu’elle n’est vraiment pas à l’aise avec la notion de sexualité elle-même. Il planta son regard dans les yeux ambrés de sa compagne, puis se racla la gorge. Il devait lui expliquer la situation de sa protégée, même si sa jeune amie n’approuvait peut-être pas. Treize… a eu une vie particulièrement difficile. Elle a été abusée par beaucoup de gens et a été trahie par un nombre incroyable d’hommes. En fait, elle répugne carrément la gente masculine et je crois – sans preuve, je l’admets – qu’elle a probablement subi des sévices sexuels, bien qu’elle refusera obstinément d’en parler. Ça m’a pris des mois à acquérir sa confiance. Alors, tu comprendras que j’essaie d’éviter le sujet le plus possible en sa présence…

Il esquissa un pauvre sourire. Il savait qu’il avait une allure de dur à cuire; son métier imposait ce genre de stature. Certes, il avait énormément de défauts : il pouvait mentir, voler, torturer, assassiner… Mais jamais il n’avait eu le profil d’un violeur ou d’un agresseur. Il laissait ça aux moments d’ivresse de Dhénon! Il espérait ainsi ne pas se coltiner cette étiquette peu glorieuse, voire même totalement répugnante. Au bout de quelques instants, Bel fronça des sourcils, puis esquissa un nouveau sourire beaucoup plus amusé cette fois.

- Dis, tout à l’heure lorsque je parlais de Seth, as-tu cru que lui et moi…? À voir l’expression qui ceignait le visage de la cheftaine, le rouquin ne put s’empêcher d’éclater de rire. Ahahaha!! C’est la meilleure! Non je te rassure! J’apprécie énormément Seth, mais JAMAIS il ne s’est passé quoi que ce soit d’ordre sexuel entre lui et moi! Si tu te poses la question : les hommes sont beaucoup trop virils pour attirer mon attention de la sorte! En fait, ça me répugne juste d’y penser!

Il esquissa une moue un peu dégoutée, puis décida de changer de siège pour se trouver aux côtés de la nouvelle maman. Il passa naturellement un bras autour de ses épaules et la serra un peu contre lui, ayant visiblement et simplement envie de sentir sa présence à ses côtés. Elle était charmante, en un sens, avec sa naïveté relative au monde des humains.

- Par contre, je ne peux pas en dire autant de toi. J’espère que la prochaine fois que nous nous croiserons, ce sera dans d’autres circonstances.

Ce fut plus fort que lui, il approcha son visage du sien et vint quérir un baiser sur ses lèvres. Il avait… simplement envie de les goûter, comme ça… Après tout, embrasser n’enfreignait pas ses propres règles, non?
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MessageSujet: Re: Conflit d’intérêt... [Beltram] Ven 14 Avr 2017, 01:15

Bien sûr la jeune Chamanka ne put s’empêcher d’afficher une moue légèrement déçue sous la demande du Loup d’Acier qui exigeait visiblement à son apprentie de reprendre son apparence naturelle. Il ne semblait pas autant amusé qu’elles et encore moins qu’elle seule, qui ne pouvait s’empêcher de démontrer son enthousiasme face à cette découverte telle une gamine d’environs cinq ans. Beltram quand à lui semblait s’être renfrogner lorsqu’elle se permit quelques commentaires sur son pouvoir. Elle ne comprenait pas vraiment son attitude. N’appréciait-il pas les quelques conseils qu’elle lui donnait? Ce faire coincé sous une fausse apparence pourrait très certainement lui attiré des ennuis. Bien que son physique pouvait très bien leurrer à l’œil, il n’en restait pas moins qu’une personne capable de bien sonder les cœurs, tout comme quelqu’un ayant les sens aussi développer remarquerais aussitôt le subterfuge et si la gamine semblait prendre ses conseils avec une mine songeuse, elle comprit qu’il valait sans doute mieux en rester là pour le moment. Du moins, elle se demandait ce qu’elle avait dit de dérangeant.

**[Beltram] Dans tous les cas, je suis soulagée de la voir entre bonne mains...**

Ajouta-t-elle suite aux propos du mercenaire. Elle en connaissait plusieurs qui voudraient lui mettre le grappin dessus rien que pour se servir de ses talents à des plus sombres desseins. Si elle y avait elle-même pensée, se laissant emporter un tantinet par toutes ses idées, cela ne voulait pas dire que l’idée de les appliquer était présence, mais l’Empire… Elle espérait que personne ne l’avait alors remarqué et qu’il saurait lui donner les outils nécessaire afin qu’elle puisse se perfectionner et donc, réduire ses chances de se faire repérer, si jamais.

Le lien qui les unissait semblait en construction, fort, mais encore fragile. Une complicité sans doute toute nouvelle, mais encore ébranlable se créait entre les deux. La jeune fille l’intriguais elle devait bien l’avouer. Alors qu’elle songeait à tout ceci, Treize demanda tout bonnement comment le mercenaire et elle c’était rencontrer et donc par le fait même lié d’amitié. À cette question, Vayrinn jeta instinctivement un regard amusé vers le Loup d’Acier. Elle s’en souvenait elle-même comme si c’était hier. Elle garda pourtant le silence. Non seulement la question ne lui étais pas directement poser, mais surtout, elle ne savait pas ce que Beltram était prêt à lui dévoilé ou non? Leur lien ne semblait pas être un réel secret en soit, du moins, pour leurs groupes respectifs, mais l’origine de celui-ci était peut-être plus délicat? Alors elle attendit, un peu curieux d’entendre elle-même le récit de celui-ci.

Lorsqu’il commença donc son histoire, Vayrinn ne put s’empêcher de lui jeter un bref regard amusé. Elle remarqua cependant aussitôt les quelques nuances concernant la véracité du récit. Il ne mentait pas, mais il évitait visiblement certains faits. Un procès? Il savait très bien que ce n’étais pas ce que Vil’Poignard lui avait réservé. En aurait-elle eu un? Aucunement. À moins que selon lui le mot procès incluait de violer une femme ligotée de surcroit. Peut-être voulait-il éviter certains détails plutôt fâcheux, vue le jeune âge de la jeune fille? Possible. Les Berserks ne mâchaient pas vraiment leurs mots, mais il fallait avouer que la gamine n’en était pas une et qu’elle semblait plutôt naturellement nerveuse, timide, voir même peureuse. Certains détails l’aurait alors sans doute heurté.

Elle sortit de ses théories en remarquant que Beltram lui avait demandé une affirmation, ce qu’elle se contenta d’approuver en hochant d’un bref coup la tête. En effet, elle avait tué son lot de brigands et pas juste des brigands, m’enfin. Elle rapporta donc son attention sur la suite de ses propos et afficha un sourire en coin alors qu’il la décrivait telle qu’elle l’était réellement, au fond. Lorsqu’il mentionna qu’il avait réussis à lui mettre le grappin dessus, un léger sourire carnassier trôna un instant sur son visage, car elle savait bien que ce ne fut pas au détriment de plusieurs hommes. Elle observa la cicatrice sur la main de celui-ci alors qu’il la montrait à la gamine tout en gloussant. Elle ne l’avait pas manqué… Mais elle devait admettre qu’il avait été tout de même chanceux que ce soit la seule chose qu’elle avait réussis à lui agripper. Elle repensa à ce petit combat ridicule où il lui avait littéralement bouché le nez afin qu’elle le relâche. Si sur le coup elle avait bouillis sur place, aujourd’hui elle était heureuse d’en rire. Il conclut donc le récit en laissant un peu en suspend la manière dont les siens c’étaient débarrassé du truand, répondant au sourire complice du mercenaire, comprenant bien qu’il préférait ne pas rentrer dans les détails. Elle pouvait se souvenir de l’expression de celui-ci ainsi que de ses hommes lorsqu’ils avaient réalisé le sort qu’ils avaient réservé à celui qui avait osé s’en prendre à elle.

Ce qu’il ajouta cependant lui fit froncer les sourcils. Ils étaient amis? N’était-elle pas son apprentie? Elle ne connaissait encore pas tous les mœurs des peuples de ce côté des volcans. Elle avait certes vue des choses… Particulières qui l’avaient bien déranger, mais elle avait du mal à croire que Beltram avait pu coucher avec elle? C’était le genre de chose qui ne lui plaisait pas. Cela n’avait rien avoir avec ce petit côté possessif en elle qu’elle se découvrait parfois. C’était qu’il venait drastiquement de descendre dans son estime et cette découverte sur cette facette de sa personnalité ne lui plaisait pas du tout. Ne collait pas. Elle détourna donc le regard un moment, afin d’éviter de littéralement l’injurier afin de lui dire sa façon de penser, mais elle ne put échapper un commentaire d’un ton totalement froid et sec.

-Tu cours vraiment les jupons comme pas un.

Non, mais sincèrement, une gamine! Elle n’avait encore presque pas la moindre courbes, pouvaient-il lui foutre la paix? La laissé s’épanouir avant de vouloir la culbuté? Pourquoi était-elle en fait soudainement si en colère? Dans tous les cas, Beltram ne sembla pas apprécier son insinuation. Quoi, elle devait se taire en plus? Elle failli grogner, mais celui-ci entama aussitôt, dévoilant un peu le fond de ses pensée, lui annonçant que c’était absurde. Les sourcils toujours froncé, elle le dévisagea un moment. C’était tout à fait ce qu’elle croyait, oui! Le rouquin se leva d’un bon et annonça qu’ils devaient discuter immédiatement. Il renvoya même aussitôt Treize entre les griffes d’Artek qui serait plus qu’heureux d’avoir une compagne de voyage pour un moment et puis bon, Treize apprécierait sans doute la vue du toit. Elle observa le Chef des Loups d’Acier se charger de la situation, jusqu’à ce qu’elle incline légèrement la tête vers le Berserk qui lui jeta un regard afin de savoir s’il devait ou non. Chose faite, il remonta, tout en agrippant le bras de la jeune voleuse qui sembla un peu mal à l’aise vue la situation. Elle sembla vouloir rouspéter, mais elle n’en fit rien.

Beltram ferma aussitôt les volets et pris place devant elle. Son regard n’était aucunement à la hauteur des flammes que la Cheftaine pouvait bien lui envoyer. Celui-ci pris finalement la parole et son ton laissait visiblement transparaître une bonne irritation. Elle eut du mal à comprendre ses promis, mais elle comprit qu’ils semblaient avoir été tout d’eux victime d’un mal entendu? Malgré son irritation palpable, elle prit une brève inspiration.

-Le mot amitié insinue le fait que deux personnes baisent ensemble plus d’une fois, ou quelque chose comme ça… Pas vrai?

Fini-t-elle par demandé puisque visiblement, elle semblait être dans l’erreur et une erreur plutôt insultante pour son interlocuteur. Son expression faciale plutôt crispé se détendis d’un coup, pour se transformé en une moue totalement surprise, voir prise au dépourvue. De plus, il sembla même exaspéré. Elle se renfrogna. D’une voix plus douce, il lui expliqua brièvement que ses liens amicaux n’étaient pas du tout basé sur quelconques ébats sexuel, mise à part avec elle. Oh. Mais il fallait le savoir! Comment aurait-elle pu deviner! Il était son seul ami. Les autres personnes proches d’elle, mise à part les siens faisaient partie intégrante de la meute puisqu’elles étaient en lien avec Xerkh et qu’elles couchaient toutes avec lui, de surcroit. Il lui précisa que la gamine n’était pas non plus au courant de leur type de relation, ajoutant qu’elle n’était pas à l’aise avec cela. N,étais-ce pourtant pas quelque chose de naturel? Les adultes dans la Colonie n’étaient pas vraiment du genre à cacher ce genre d’attachement pour un autre, pourquoi le cachait-il? Étais-ce une forme de coutume différente?

Alors que ses explications ne faisaient que l’embrouillée d’avantage, celui-ci plongea son regard doré dans ses prunelles orangés. Il sembla un moment hésitant, se raclant la gorge, puis reprit la parole. Il lui raconta alors un peu la situation de la jeune fille. Elle pouvait soudainement mieux comprendre la situation et aussi même en partie sa façon d’agir. Si au tout début elle voyait ses réactions envers Artek comme tout simplement sa crainte de l’inconnu ou de la différence, c’était alors bien plus simple que cela: Elle craignait les hommes. Comment des enfoirer pouvaient avoir abusé d’une simple enfant? Elle se sentie aussitôt dégoûter. Si elle avait été elle-même victime de certains jugements et actes concernant son genre, notamment cet empressement qu’avaient certains à vouloir la culbuté, consentement ou non, elle ne croyait pas qu’ils étaient encore plus répugnant qu’elle ne l’avait imaginé. Elle savait au moins se défendre, elle. Quelle bande de lâches…

-J’avais remarqué que certains… Hommes de ce côté des volcans avaient des idées sombres concernant la gente féminine, mais je ne croyais pas qu’il était possible d’avoir des idées lubriques envers une enfant… Il y a des choses que je ne comprendrais sans doute jamais de ‘’votre’’ monde. Je dois t’avouer que tu avais drastiquement baissé dans mon estime…

De plus, elle savait qu’il y avait certaines coutume, des sortes de mariages arrangés d’hommes bien souvent, avec de simples gamines pour une simple question de dote, d’alliances ou de choses comme ça entre des familles, des clans ou des Royaumes. Elle n’avait jamais compris non plus ce genre de pensée. Elle ne pouvait s’empêcher de se rappeler à quel point le mot barbare ne convenait pas à son peuple, tel qu’on les décrivait et qu’elle voyait plutôt la majorité des autres peuples tel qu’on la décrivait, mais pour des raisons bien différente. Elle laissa échapper un bref soupir. Elle était en fait heureuse, de ne plus ressentir ce désagréable sentiment envers le mercenaire, elle n’avait pas envie de le détester, encore moins celle de le castré. Elle se garda de partager son commentaire, mais elle y avait malheureusement songé. Elle ne comprenait tout simplement pas comment ici les femmes pouvaient être autant perçus comme des êtres inférieurs pour certains, notamment au Royaume d’Opale où elle en avait presque fait un massacre.

Les sourcils de nouveau froncé, elle songeait à tout ceci, jusqu’à ce que le bellâtre reprenne la parole. Lui demandant alors si, plus tôt, elle avait cru que lui et Seth avaient des activités plutôt lubriques. Affichant une moue légèrement timide cette fois, elle haussa les épaules, ce qui en résultat à un Beltram qui éclata de rire. Au moins, il n’était pas insulté cette fois. Il lui expliqua alors que leur relation n’avait pas la moindre connotation sexuelle entre les deux. Pourtant, elle l’aurait vraiment cru, mais elle comprenait mieux alors. Heureusement, elle avait commise cette erreur avec le mercenaire et non avec un ou une étranger, cela aurait pu avoir une tournure tout à fait étrange. Elle ne put alors s’empêcher de laissé échapper un bref gloussement. Comme les mots étaient si important ici! Il était alors difficile d’en saisir le sens de tous. Elle devrait alors être prudente sur les interprétations qu’elle se faisait. De toute façon, elle savait très bien qu’elle n’avait pas terminé d’en apprendre et qu’elle était bien loin d’en avoir fini.

Beltram sembla opter pour une nouvelle position et vint s’installer à ses côtés, ce qui lui arracha aussitôt un sourire en coin. Celui-ci passa une main autour de ses épaules et la serra contre lui. Elle laissa échapper aussitôt un soupir d’aise. Elle préférait nettement les sensations agréables qu’il lui procurait que celle qu’elle avait ressentie quelque minute plus tôt en se méprenant sur un simple mot… Elle laissa échapper un bref gloussement à la suite des propos de celui-ci. Ahhhh ce boulot! Elle souhaitait bien elle aussi le revoir en d’autres circonstances, surtout qu’elle serait sans aucun doute plus en forme que présentement, alors il ne payait rien pour attendre, elle lui ferait sa fête.

Sous cette pensée aguichante, celui-ci vint chercher ses lèvres afin d’y déposer un baiser auquel elle répondit aussitôt, bien entendu. Cette proximité retrouver ne faisait que lui rappeler à quel point elle avait envie de se prêter à des jeux charnels avec lui en ce moment même, mais aussi qu’elle appréciait sa présence. L’une de ses mains vint chercher la mâchoire du mercenaire afin d’approfondir cet échange plus que plaisant. C’est du mouvement entre ses bras qui força le duo à se détacher finalement. Vayrinn posa instinctivement un regard vers le Berserker endormie et choisi de se lover contre Beltram. Puisqu’ils étaient seuls, ils pouvaient bien en profiter un tout petit peu, non? Elle était confortable contre lui. Elle laissa sa tête choir contre son torse musclé, alors qu’il lui caressait doucement l’épaule du bout des doigts. Ce sentiment de bien-être auquel elle n’avait que rarement droit eu raison d’elle. Puisqu’ils étaient ainsi resté un moment en silence, elle finit par fermer les yeux malgré elle et s’endormie.

**


C’est du mouvement dans son dos qui la réveilla en sursaut alors que visiblement ils étaient restés ainsi un bon moment, lui faisant réaliser par le fait même qu’elle c’était encore assoupi. Elle pouvait deviner que le soleil se couchait lentement et que l’embarcation c’était arrêter, vue qu’ils ne bougeaient plus. Bien entendu, Ekho se réveilla à son tours et se mis aussitôt à pleurer et ce, rageusement. Signe qu’il avait faim. Elle avait dû dormir environs deux ou trois heures, c’était le maximum de temps que son fils pouvait supporter de ne pas réclamer à boire, de toute façon. Elle jeta un bref coup d’œil au mercenaire qui lui indiqua qu’ils s’apprêteraient à monter le campement pour leur halte, lui annonçant par le fait même qu’ils étaient à la frontière de Jade et Rubis. Bien.

Sans plus de cérémonie, elle se redressa, laissant ainsi la chance au mercenaire de se redressé à son tour, non sans afficher un air un peu agacé. Cela n’avait rien à voir avec la situation, ni même avec Beltram, mais avec elle-même. Pouvait-elle cesser de s’endormir sans arrêt?! Alors que celui-ci s’apprêtait à sortir, il remarqua visiblement l’expression sur son visage, du moins, elle le devina, puisqu’il lui demanda si elle allait bien. Elle lui jeta un bref sourire et hocha brièvement la tête, non sans machinalement s’occuper de brancher Ekho contre l’un de ses seins afin qu’il finissent par se taire et donc, laisser de nouveau le silence retomber dans la petite embarcation alors qu’elle frottais d’une main le dos du poupon, qui laissa aussitôt un ronronnement puissant s’élever.

-J’ai l’impression que tout ce que je fais dernièrement c’est de dormir. Ce n’est simplement pas dans mes habitudes de manquer autant… D’énergie. C'est moins exigeant de combattre que d'allaiter un Berserker.

Dit-elle tout en choisissant de se lever, signe qu’elle comptait sortir elle aussi. Déjà, elle voulait à l’origine rester à l’extérieur et marcher avec les siens, se mêler à eux comme elle le faisait toujours. Elle avait céder à entrer dans cette carriole, mais elle n’aurait pas dû. Elle ne voulait pas dormir. Du moins, pas lorsqu’elle ne le décidait pas, mais visiblement son corps prenait un peu trop le dessus sur sa volonté et elle n’appréciait pas cela. Elle était Vayrinn, la Chef des Berserk! Elle devait être l’efficacité pure… Et comme pour agrémenté son propre agacement, Khör vint aussitôt la rejoindre et, au lieu de lui faire un topo du voyagement, lui demanda plutôt si elle c’était reposer. Elle lui jeta alors un regard noir qui arracha aussitôt un sourire au coin des lèvres du Berserk Ours. Il connaissait bien sa petite sœur et sa réponse silencieuse le satisfait, car elle devait se reposer.

Elle allait ouvrir la bouche, lorsque le Beta la devança, lui mentionnant que l’équipe de chasse était déjà envoyé et qu’ils se mettaient déjà en place pour la nuit. Elle jeta un bref regard sur les environs et se contenta d’hocher positivement la tête, satisfaite malgré tout. Beltram quand à lui s’éloigna avec son apprentie dans le but, visiblement de diriger ses Loups d’Acier. Les deux Chefs respectifs échangèrent un bref regard, puis s’occupèrent chacun de leur côté à leur tâches respectives. Les prisonniers étaient déjà sous la surveillance de Khaos ainsi que d’un autre Berserk, alors qu’elle sélectionna un petit groupe qui monterais la garde autour, puis contacta télépathiquement Marisha qui se trouvait toujours avec d’autres Berserks, loin de la vue et des sens du groupe de mercenaires.

Le soleil avait depuis un petit moment quitté l’horizon lorsque le groupe de chasseur revint avec trois cerfs bien dodus sous les exclamations habituelles de la meute. Voyant que cette fois les mercenaires avaient semblé moins chanceux, Vayrinn avait proposé qu’ils partagent le butin. Ainsi donc, les mercenaires furent gratifiés d’un cerf –en guise, toujours, de bonne foi-. Assise prêt du feu, Vayrinn quant à elle discutait avec ses Bétas, la conversation étant visiblement enflammée. Ceux-ci lui évoquaient de nouveau leurs inquiétudes face à son approche en terres ennemis, lui assurant qu’ils pouvaient se charger des négociations à sa place alors qu’Ekho rampais sur le sol à côté d’elle tout en gazouillant joyeusement.

La Chamanka réexpliquait à ceux-ci les raisons qui la poussaient à y aller elle-même. De plus, Aucun de ses Betas n’avaient ce genre d’expérience. Elle voulait bien entendu qu’ils soient présent, question d’en apprendre d’avantage, ce qui somme toute les rassuraient, mais ne leur faisait pas plaisir. Voyant donc qu’elle ne démordrait pas de son choix –Après tout, au point où elle en était, elle ne comptait très certainement pas tourner les talons-, ceux-ci hochèrent finalement la tête un par un, puis continuèrent de manger, tout en discutant de tout et de rien, non sans un Artek un peu plus loin qui semblait expliquer quelque chose à l’apprentie de Beltram en compagnie d’Aishka.

Ce fut vraiment aux premiers abords une sensation fort connu qui l’envahis soudainement, alors que sa tête tourna machinalement en direction Sud-Ouest d’où ils se trouvaient, soit, plus profondément en Jade. Quelques Berserks firent de même, sans doute suivant par curiosité l’endroit où se posait le regard de leur Cheftaine. C’est une silhouette parmi les arbres qu’elle reconnut parmi milles qui se dessina doucement jusqu’à eux. Aussitôt, visiblement, quelques Loups d’Acier qui montèrent la gardes prirent pour certains leurs arc en main et s’apprêtaient déjà à tirer. Vayrinn sans la moindre gêne tourna la tête vers ceux-ci alors qu’elle allait visiblement rejoindre l'homme imposant qui sortait du couvert des arbres.

-Ne tirez pas.

Les hommes de Beltram eurent bien entendu le réflexe de se tourner vers celui-ci afin d’avoir le verdict. De toute façon, elle était désormais directement dans la ligne de mire de ceux-ci, alors forcément qu’il leurs ordonneraient de baissé leurs armes. Oubliant rapidement le reste ou plutôt choisissant d’en faire fit, une fois arriver à la hauteur du Berserker, celle-ci se jeta dans ses bras. Bien entendu, Xerkh vint la réceptionner sans la moindre difficulté, plongeant son nez dans sa tignasse ébène afin de visiblement humé son odeur, ce qui la fit glousser. Sa pour une surprise! Comment? Xerkh sembla bien entendu comprendre ses questionnements, prenant donc aussitôt la parole alors qu’il se détachèrent, l’enrobant toujours de l’un de ses bras musclé autour de ses épaules pour la tenir contre lui, non sans laisser son regard perçant et calculateur se promener sur les étrangers parmi les siens.

-Tu sais que je te trouverais peu importe où tu te trouves.

Avait-il laissé échapper, alors qu’ils se mirent à marcher vers le feu. Xerkh en profita pour l’examiner un peu, posant une main contre son menton, la forçant à lever la tête en sa direction.

-Tu as déjà eu meilleure mine, tu le sais ça?

Dit-il alors qu’il la relâcha sous un coup de poing offert par la Chamanka en guise de riposte sur son torse. Mauvaise mine?! PPPfff! Sous un sourire taquin, il se pencha alors pour agripper son fils qui pris aussitôt sa forme Berserker, se mettant à grogner et s’agiter jusqu’à ce qu’il le colle contre son torse. Il prit place autour du feu où se trouvait les Berserk, laissant tombé son sac sans plus de cérémonie et accepta volontiers un morceau de viande qu’on lui tendit pour croquer dans celui-ci à pleine dent alors qu’Ekho se mis à s’agiter dans le but d’en attraper un morceau. Non sans jeter un regard vers les mercenaires plus loin, il n’attendit pas plus pour demander des explications sur la situation. D'ailleurs, ce fut bien l'absence d'émotion négative en la Berserk qui fit en sorte qu'il n'étais pas en mode Boule de bowling. Pourquoi étaient-elles avec ce groupe d’homme? Pourquoi montaient-ils la garde sur les cargaisons? Pourquoi étaient-ils si loin et si nombreux? Il avait repérer Marisha plus loin avec un autre groupe, de surcroit. Ça n’augurait rien de bon et il était visiblement bien soulagé d’avoir suivis son instinct. Il savait que quelque chose se tramais. Ce n’était pas normal que Vayrinn s’éloigne autant de la Capitale et ce, avec autant d’effectif. Avait-elle une attaque de prévus? Il en doutait fort. Ainsi donc, la Chamanka expliqua la situation à l’Alpha qui écouta le récit avec une attention non dissimulé, son regard sévère fixait toujours les Loups d’Acier, notamment Beltram, comme s’il aurait d’un simple coup d’œil repéré qu’il en était le Chef. Il fallait dire que ce n’étais pas difficile à remarquer en soit.

Bien entendu, Vayrinn su rapidement les raisons qui avaient poussé le Berserker à quitter les Territoires Tanieth pour venir la rejoindre. Celui-ci était en effet sur Enkidiev et était aller en Kadrunn, pour se surprendre à y apprendre les grandes lignes qui avaient forcé la Chamanka à jouer d’improvisation. Il avait donc couru un bon moment afin de les rattraper. Cela expliquait alors cette tension palpable et menaçante qui se dégageait de lui. Il comptait bien entendu la protéger. Sinon, rien dans son apparence ne laissait sous-entendre son titre de Chevalier au sein de l’Empire. Il n’avait que son pantalon, sa hache et son sac. Il se mêlait parfaitement aux autres Berserks, si ce n’était que ses traits raciaux se démarquant des autres. Même si la Chef des Berserks lui mentionna que les Loups d’Aciers étaient des alliés, il avait visiblement du mal à s’en laissé convaincre aussi facilement, mais sembla accepté la chose tout de même. Après tout, il savait tout de même que la Berserk n’était pas stupide et choisissait méticuleusement ses alliés, mais…

Le ton avait fini par monter dans le groupe des Berserks, laissant peut-être sous-entendre une forme de dispute qui n’en était pas vraiment une. Le fait que Xerkh prennent les commandes ne plaisait pas à Vayrinn. En fait, ce qui lui déplaisait réellement était le fait qu’il comptait tout simplement la mettre de côté sous les mêmes prétextes énoncé par ses Bétas et cela piquait bien entendu son orgueil de guerrière au plus haut point. Les négociations semblèrent durer un bon moment entre les deux têtes, pour se terminer en quelques éclats de rire et quelques accolades.

Elle devait avouer être heureuse que Xerkh soit parmi eux, mais elle n’aimait pas non plus qu’il prenne lui aussi certain risque. Ce trimballé ainsi sur les terres non conquise l’inquiétait pour la sécurité de celui-ci. Évidemment, le Chevalier se contenta d’argumenté en lui expliquant qu’il n’avait tout simplement pas à mettre les pieds sur Émeraude. Il n’avait de toute façon, aujourd’hui, rien à voir avec l’Empire. Il était déjà passé en terres Émerienne. Ce qui attirait l’attention était surtout les intentions hostiles et il n’en avait jamais eu directement, ce qui lui avait sans aucun doute évité de crée tout un émoi, il y a de cela quelques années. Il venait tout simplement afin de servir les intérêts de la Colonie, ce qui lui fit énormément plaisir à entendre. Avec un peu de chance, il finirait par comprendre qu’il était bien plus utile ici que là-bas! Alors c’était une des raisons pour lesquelles elle avait plié et non sa sécurité qui était à son grand damn sur toutes les bouches qui l’entouraient. Alors qu’ils réfléchissaient à revoir le plan, suite au fait qu’elle lui est exposé la situation en détail et ce qu’elle comptais faire, tout comme ce qu’elle désirait, la Chamanka interpella finalement Beltram afin qu’il se joigne à eux puisqu’après tout, il était malgré lui un peu mêler à tout ceci et l’arrivée du Berserker changeait un peu les plans, bien que la base resterait forcément la même.

C’était peut-être une bonne chose que les deux intéressé se rencontrent sur un terrain plutôt neutre, cela lui éviterais désormais de craindre qu’ils ne se croisent en d’autres circonstances, peut-être plus violente. Elle tenait à Beltram. Ce n’étais pas qu’elle ne tenait pas en Xerkh, mais disons qu’au niveau altercation, elle miserait sur le Berserker…. Enfin, ce n’étais pas bien compliquer, elle miserait toujours sur lui. Elle l’avait vue à l’œuvre et savait ce dont-il était capable. S’il pouvait terrasser l’un de ses Bétas sans grande difficulté alors selon elle, il pouvait le faire avec n’importe quel homme. Une fois le Chef des loups d’Acier à leur hauteur, Vayrinn étira l’un de ses bras afin de l’invité à prendre place à côté d’elle, si ce n’étais qu’elle avait littéralement tiré sur celui-ci, non sans lui jeter un bref sourire en coin. Elle allait lui offrir une fiole d'alcool mais se ravisa, se rappelant ses valeurs lorsqu'il travaillait. C’était elle ou il était un peu tendu?

-Il fallait bien parler du loup pour le faire venir… Dit-elle au mercenaire non sans un bref gloussement, faisant référence à leurs conversation de plus tôt alors que le Berserker arqua un sourcil. Xerkh, comme mentionner plus tôt, je te présente Beltram, Chef des Loups d’Acier, un alliés ET ami.

Elle jeta un bref coup d’œil amusé vers le Loup d’Acier, ponctué d’un petit coup d’épaule, comme si elle était fière de pouvoir indiquer ce terme en l’utilisant correctement, cette fois, même s'ils étaient plus que ça, eux. Elle évita bien entendu de préciser qu’ils étaient amants, de toute façon, le Chevalier l’avait déjà sans doute deviné.

-Alors voilà. Xerkh s’occupera de t’accompagner au Manoir et de voir à réclamer ce qui nous est dû, une fois que tu seras payé, idéalement comme prévu... On se demandait si tu savais à environs combien d’heures nous étions des lieux exactement. Je risque de vous suivre, mais sans doute de rester en retrait dans les environs... Hors de question que vous vous débarrasser de moi aussi facilement. Dans tous les cas, je me suis dit que je pourrais aussi garder Treize avec moi si tu le souhaite, au cas où les choses bardent un peu. C'est vraiment une proposition comme ça. Car je doute sincèrement qu’on arrive à éviter une altercation, je crois que ça tu le sais depuis le début… Il n'y aura pas vraiment de négociations.

Fit-elle finalement. Elle savait que le mercenaire avait avisé de l’approche de la Chamanka et elle voulait surtout s’assurer que le fait qu’elle ne se pointe pas directement a Manoir ne risque pas de lui attirer des ennuis, à lui. Le cas contraire, à savoir ce qui pourrait peut-être être le mieux pour lui… Dans l’optique où bien entendu, le fait qu’ils ignorent cet affront concernant leur frontière n’étais toujours pas une option. Si elle était soudainement un peu plus encline à lui dévoilé ses plans, c'étais bien parce-que Xerkh l'en avait convaincu. Ce n'étais pas qu'elle les lui cachait volontairement, c'étais surtout qu'elle avait eu une vision différente de la chose, mais le Berserker lui avait mentionner que dans tous les cas, celui-ci était déjà tremper, alors il méritait tout de même de savoir ce qui allait se dérouler, ou ce qui risquais fort bien de se dérouler. En fait, elle souhaitait que Beltram mentionne le fait qu’elle devait être présente, rien que parce-qu’elle pourrait s’en tenir à son plan de base et pouvoir elle-même pourparler, mais, elle savait que l’idée qu’elle aille directement dans la gueule du loup ne lui plaisait pas plus à lui non plus. Visiblement, cette histoire était bien compliquer, lorsqu’on avait des alliés! Si ce n’était que d’elle… Elle aurait tout simplement mis à feu et à sang depuis bien longtemps.
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Beltram
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MessageSujet: Re: Conflit d’intérêt... [Beltram] Lun 15 Mai 2017, 13:41

Peut-être devenait-il plus émotif avec le temps? Ou alors il se surprenait à apprécier la cheftaine beaucoup plus qu’il ne l’aurait initialement cru. Hmmm… peut-être un peu des deux réponses en fait. Ainsi, il ne fit qu’approfondir un peu plus leur baiser alors qu’il sentit les mains de son amante se lover contre sa mâchoire détendue. Il avait un peu perdu la notion du temps, là, maintenant. Toutefois, ce fut un petit gigotement qui se fit sentir entre eux deux qui poussa Beltram à se détacher de la belle berserk. D’instinct, il baissa son regard doré sur le petit paquet grouillant qui s’était collé davantage contre sa maman, visiblement aux prises avec un sommeil agité, bien qu’agréable, de toute évidence. Au bout d’un moment, la génitrice jeta un coup d’œil en sa direction, puis décida de se lover contre lui, le semi-elfe ne se faisant pas prier pour étirer le bras et entourer la belle. L’Opalien tourna son regard vers l’extérieur, puis caressa machinalement la peau nue de l’épaule de Vayrinn du bout des doigts. Ils restèrent comme ça un moment, jusqu’à ce que la respiration de la cheftaine se fasse régulière et profonde, signe de son sommeil imminent…

************

Le doux ballotement de l’embarcation ponctué des chauds rayons du soleil avait eu raison, en partie, du rouquin qui somnolait paresseusement, la tête appuyée contre la paroi de la carriole. Enfin, il était tout de même resté éveillé, juste… entre deux songes. Combien de temps s’était-il écoulé depuis le moment où Vayrinn s’était assoupie? Il n’en savait trop rien, ayant perdu un peu lui-même le fil des heures. Tout ce qu’il savait, c’était que l’embarcation s’était arrêtée, que le soleil déclinait à l’horizon et que son bras gauche était totalement engourdi. Esquissant une grimace, le mercenaire se mit à bouger un peu, serrant et desserrant le poing de son bras où était appuyée la cheftaine depuis le début. Les fourmillements se faisaient ressentir jusque dans le bout de ses doigts, signe que le tout « reprenait vie » tranquillement. Des gémissements attirèrent son attention et d’instinct, le semi-elfe posa son regard doré sur le poupon qui grognait rageusement de faim. Évidemment, le cri de la progéniture réveilla rapidement la mère à qui il ne put s’empêcher de sourire.

- Ils sont en train de monter le campement, fit-il doucement à son intention. Nous venons d’arriver en vue de la frontière séparant Jade et Rubis. Nous progressons assez vite, je dois l’admettre. Enfin, malgré le contretemps encouru…

Un sourire en coin trônait sur ses lèvres pendant que la cheftaine se redressa, une expression ennuyée au visage. Qu’avait-elle? L’envie de la questionner le taraudait, mais il préféra n’en faire rien, laissant à Vayrinn le soin de parler ou pas. Exhibant sa poitrine dans un mouvement conditionné, la berserk laissa le soin à son rejeton de téter goulument, laissant ainsi planer le silence à nouveau dans le minuscule habitacle. Elle expliqua alors à son amant qu’elle avait l’impression de toujours dormir depuis un moment. Ainsi, elle en avait marre de toujours se sentir épuisée? C’était normal après tout : allaiter soutirait énormément d’énergie et il était à parier qu’elle n’avait pas dormi une nuit complète depuis un bon moment maintenant. La jeune femme tapota le dos de son poupon qui, lui, se mit à ronronner tel un félin contenté.

- Tes nuits doivent être courtes depuis un petit moment, pas vrai? Ça explique aussi la fatigue… Enfin, je ne peux pas vraiment comprendre, mais j’ai entendu dire que les premiers mois d’un poupon étaient de loin les plus éreintants…

Ne relevant pas le commentaire, la belle se redressa, puis sortit de l’embarcation, laissant Beltram seul. Bon… Visiblement, elle n’appréciait pas ce genre d’élan de « compassion ». Le jeune homme se passa une main dans ses courts cheveux roux, puis descendit à son tour, refermant la portière derrière lui. Vay fut rapidement rejointe par Khör et l’Opalien, pour sa part, nota la présence de Treize qui se rapprocha un peu timidement.

- Ça c’est bien passé, sur le toit avec Artek?

L’adolescente esquissa une moue un peu boudeuse, mais ne sembla pas vraiment lui en tenir rigueur concernant ce changement soudain d’attitude venant de sa part. En fait, elle semblait avoir compris qu’un certain malentendu flottait dans l’air, un peu plus tôt, et que celui-ci avait besoin d’être réglé rapidement. Bel flanqua une légère claque dans le dos de la gamine, puis se dirigea vers ses hommes qui s’affairaient déjà à monter le campement des Loups d’Acier. Certains d’entre eux (dont Ana et Cain) s’étaient naturellement postés près de la cargaison, histoire de faire le guet pendant que d’autres s’affairaient à créer un grand feu. Pour sa part, Seth (qui était le meilleur traqueur) partit de son côté avec Ashton, Malcolm et Gavin afin de ramener du gibier pour le repas du soir.

Les heures s’écoulèrent et les mercenaires se relayèrent dans la protection de la cargaison, bien que la confiance fut de plus en plus établie. C’était… une question de principe, il fallait bien l’admettre. Au bout d’un moment, des grands cris de victoire se firent entendre, signe que les chasseurs berserks étaient revenus avec de belles prises pour leur populace. Bel commençait à se poser de questions, n’ayant reçu aucun signe de vie de la part de ses hommes. Finalement, Seth et sa bande revinrent vers le campement et à voir la mine sombre qui ponctuait leurs traits, leur chef comprit qu’ils étaient revenus avec un maigre repas composé de quelques lièvres. Bon… ce n’était pas la mer à boire, il y avait quand même des rations à leurs dispositions, bien que le long voyagement en avait affamé plus d’un. Ana et Treize vinrent récupérer les petits gibiers et commencèrent – malgré tout – à dépecer et nettoyer le tout. Du coin de l’œil, le semi-elfe vit Vayrinn s’approcher de sa bande en compagnie de deux de ses hommes qui tiraient derrière eux un cerf de bonne taille. Avec un sourire, son amante leur offrit cette prise, constatant bien malgré elle que la chance n’avait pas tourné, pour eux. C’était sympa de sa part. Le chef des mercenaires remercia son amante et l’observa alors qu’elle s’éloignait pour retourner auprès des siens.

Rapidement, le gibier fut pris en charge et au bout d’un moment, une douce odeur de viande rôtie embauma l’air, stimulant les papilles gustatives de tout le monde. Ainsi, les Loups d’Acier se restaurèrent, se délectant des quelques proies dont ils avaient eu droit, proposant même un peu de viande de lapin à ceux qui le désiraient du côté des berserks.

Bel était assis près du feu crépitant, discutant avec Ana pendant que Treize était interloquée par Artek et une autre compagne berserk. Du coin de l’œil, il repéra Vayrinn qui semblait en discussion plutôt enflammée avec ses hommes, ces derniers s’opposant probablement à une quelconque décision prononcée par la chamanka. Bel aurait aimé savoir ce qui se tramait de leur côté, comprendre un peu plus quelle était la source de toute cette tension. Enfin, il se doutait bien que cela avait probablement rapport avec Blackwood, mais quand même. Soudain, la cheftaine tourna la tête au loin, visiblement interloquée par la venue impromptue d’un nouvel individu. D’instinct, le semi-elfe suivit son regard et constata qu’une silhouette se dessinait à l’horizon. Forte, baraquée, étonnamment puissante.

**[Loups d’Acier] Un intrus! Tenez-vous prêts!** S’écria-t-il mentalement à ses guerriers.

Les arcs se tendirent, prêts à abattre l’impudent qui osait les approcher sans se présenter. Sans plus attendre, la chef des berserks se releva et se dirigea vers l’inconnu, sommant aux mercenaires de retenir leurs projectiles. Tout naturellement, les Loups d’Acier jetèrent des coups d’œil à leur chef qui, pour sa part, se contenta de lever la main pour leur intimer d’attendre. Les sourcils froncés, le semi-elfe observa son amante qui marchait maintenant d’un pas rapide et qui se jeta sans le moindre préambule dans les bras de l’étranger qui, pour sa part, la réceptionna habilement. La façon dont le colosse huma la chevelure de Vayrinn avait quelque chose de… romanesque. Hum… pourquoi ce simple geste venait-il royalement le faire chier soudainement? Sans trop s’en rendre compte, l’Opalien se renfrogna devant cette accolade qui durait – à ses yeux du moins – beaucoup trop longtemps. Baissant lentement son bras, histoire de faire comprendre qu’il abandonnait l’idée d’abattre l’inconnu, Bel toisa le nouveau venu. Il croisa ses bras sur sa poitrine, puis poussa un soupir d’irritation alors qu’il croisa, malgré lui, le regard soudainement amusé de Khaos. Ah, il devait prendre son pied celui-là, en voyant la tronche qu’il tirait. Maudits berserks.

Et voilà que le colosse étranger témoignait haut et fort qu’il saurait retrouver Vayrinn peu importe où elle se trouvait. C’était qui au fait? Son petit copain? Un autre amant? Toutes ces réponses? Ou peut-être était-ce un simple compagnon, au même titre que Khör… Bien que ce qui se tramait entre ces deux-là semblait différent de sa relation avec le grand ours. Au bout d’un moment, la chamanka revint tranquillement auprès des autres en compagnie du nouveau pendant que ce dernier lui prenait le menton non sans mentionner qu’elle avait meilleure mine. Hmpf… Mieux valait se détourner avant de trop les toiser du regard. Malgré tout, il remarqua la façon dont le colosse prit le poupon dans ses bras et la réalité frappa soudainement le semi-elfe : c’était le père du môme! Le fameux Xerkh d’Irianeth préalablement mentionné par son amante et de qui il devait absolument éviter de croiser la route. Ah super… Il assistait maintenant une écoeurante réunion de famille. Sa bonne humeur brièvement retrouvée s’envola d’un seul coup! Ce n’était franchement pas nécessaire d’en rajouter avec toutes les emmerdes qu’il allait déjà se coltiner! Putain de merde…

- Retournez à votre position! Y a rien à voir! Tonna-t-il à ses hommes qui rangèrent leurs armes avant de retourner à leurs places.

L’Opalien s’approcha du feu d’un pas rapide, puis s’installa à sa place originelle auprès d’Ana qui arborait maintenant un regard interrogateur. Ohhh, il connaissait cette expression sur son visage! Elle allait tenter de percer à jour ce qui se tramait dans sa petite tête de rouquin. Il n’avait pas envie de discuter de tout ça, n’était-ce pas l’évidence même?

- Pourquoi est-ce que tu es furax, tout à coup? Demanda-t-elle sans plus de préambule. Tu serres la mâchoire. Chaque fois, c’est parce que tu es irrité par quelque chose. Dans ce cas-ci, ça s’avère être le nouveau venu, pas vrai? Est-ce que tu ne serais pas un peu jaloux, Beltram d’Opale?

Piqué au vif, le mercenaire tourna ses prunelles dorées vers son amie d’enfance, la toisant sans le moindre ménagement.

- Je ne suis PAS jaloux. Je ne le piffe pas, c’est tout. Et puis, de quoi tu te mêles de toute façon?!

- Bel… je te connais comme le fond de ma poche, continua-t-elle, faisant fi des invectivassions de celui qu’elle considérait comme son frère et posant sa main sur son avant-bras. T’enticher de cette femme n’est vraiment pas une bonne idée. Tu vas finir par te brûler! Ils ne sont pas du même monde que nous, n’ont pas les mêmes coutumes, les mêmes valeurs… Ça me rend soucieuse tout ça, tu sais…

- Arrêtes, Ana, fit-il plus sèchement que voulu. Ne parle pas de choses que tu ne connais pas. Tu as tout faux, crois-moi.

- Vraiment?

Le semi-elfe ouvrit la bouche pour répliquer, mais son regard fut porté vers le clan berserk, un peu plus loin. Ses yeux rencontrèrent ceux du nouveau venu qui, visiblement, le toisait à son tour. L’envie de le gratifier d’un doigt d’honneur se fit cruellement ressentir, mais puisqu’il ne désirait pas porter préjudice à Vayrinn, il retint son mouvement, se contentant de ramener toute son attention sur les siens. Ne désirant pas poursuivre cette conversation avec sa sœur d’armes, le chef des Loups d’Acier se contenta de fixer les flammes qui crépitaient devant lui et prit la gourde d’eau que lui tendait Ana. Il avala quelques lampées, ignorant le ton qui montait de plus en plus du côté des berserks, puis rendit le contenant à sa légitime propriétaire. Pourquoi se sentait-il si furieux? Comme si ce Xerkh était réellement une mauvaise nouvelle, un empêcheur de tourner en rond dont il se serait franchement passé. Putain que c’était inutilement compliqué tout ça! Peut-être qu’Ana avait raison, qu’il devait prendre ses distances avec la chamanka. Il s’était trop laissé amadouer par la belle : ça ne pouvait pas bien faire finir, tout ça.

Alors qu’il était aux prises avec ses pensées, le semi-elfe n’entendit pas tout de suite la voix de la belle qui l’interpellait depuis son côté du campement. C’est finalement Ana – en le poussant doucement – qui le soutira de son fil de pensées, attirant son attention vers son interlocutrice sauvage. C’est alors que le rouquin remarqua que Vay semblait vouloir le voir se joindre à eux. Pas que l’envie y était réellement, mais il devait faire bonne figure, pas vrai? Le Loup d’Acier toussota pour reprendre contenance, puis se releva avant de s’approcher du clan allié, les mains dans les poches. Une fois à la hauteur de son amante, quelle ne fut pas sa surprise de sentir la poigne de cette dernière lui saisir le bras afin de l’inciter à s’asseoir à ses côtés. Le jeune homme n’offrit aucune résistance et s’installa près de sa compagne, masquant sa surprise de la voir si enthousiaste face à sa présence. Enfin… c’est qu’il aurait cru qu’elle aurait préféré la présence de son AUTRE amant… Le père… Bref…

Elle était… de bonne humeur. Presque excitée comme une puce. L’air qu’elle arborait… la rendait mignonne. Bon sang, pourquoi n’avait-il aucune volonté propre? Le commentaire qu’elle émit en faisant référence à leur conversation de plus tôt soutira un bref sourire de la part du mercenaire, puis ce dernier tourna son regard doré vers les iris sans pupille de son rival avant de tendre la main en sa direction.

- Enchanté, Xerkh, se contenta-t-il de répondre, même s’il n’était pas du tout ravi de le rencontrer. La politesse était de mise malgré tout, non?

La belle cheftaine le poussa doucement de l’épaule, visiblement amusée de sa propre mention de leur amitié si particulière et Bel ne put s’empêcher de pousser un léger soupir hilare. Finalement, la chamanka dévoila le nouveau plan qui se tramait du côté des berserks et le mercenaire ne put s’empêcher d’esquisser une mine surprise lorsqu’il comprit qu’il allait devoir se coltiner la présence de Xerkh lors des dites réclamations. Elle était sérieuse là?! C’était vraiment une obligation? Il n’avait foutrement pas envie de se trimbaler un Irianien à ses basques! Visiblement, la belle comprit ce à quoi il pensait, mais malgré tout, n’ajouta rien sur le sujet. Enfin… il n’avait pas envie non plus qu’ELLE ne l’accompagne, simplement parce que ça impliquait un danger inutile pour elle et son rejeton. Et merde… Il n’avait réellement pas le choix de coopérer avec ce colosse imposé. Le mercenaire pinça l’arête de son nez en soupirant, puis haussa les épaules.

- S’il le faut vraiment… Se contenta-t-il de rétorquer. J’ai pu consulter une carte tout à l’heure. J’estime que nous sommes à environ un jour du repaire de Lady Lazuli, là où se fera la transaction. Dès le moment où je serai payé, vous pourrez faire ce que vous voulez d’elle et de sa bande. Normalement, mon employeur – Blackwood – devrait être présent. Je ne crois pas qu’il se doute de mon implication dans toute cette histoire. Je pourrais prendre les devants avec mes hommes et vous tenir informer mentalement de la disposition des lieux, des effectifs présents, des différents accès que je repèrerai. Ça vous permettra de vous infiltrer plus aisément et de prendre par surprise vos opposants. Autrement, je n’y ai jamais mis les pieds, alors je doute de pouvoir vous offrir autant de précisions avant même d’avoir pu y poser le regard. D’instinct, le mercenaire parcourut la petite assemblée des yeux, notant l’air songeur de Vay, mais surtout les traits méfiants et peu convaincus de Xerkh. Bon, bon, bon… Le titan n’avait aucune confiance en lui? Soit, c’était réciproque. Vay, je ne crois pas t’avoir déjà fait réellement faux bond par le passé, pas vrai? S’enquit-il plus doucement auprès d’elle. Dès lors que tu m’as accordé ta confiance, j’ai tenu mes engagements et je crois avoir été loyal envers toi. Au nom de notre amitié, ne m’accorderas-tu pas ta confiance encore une fois aujourd’hui?

Elle semblait douter, malgré elle. Était-ce son influence à LUI qui faisait son œuvre? Après tout, elle lui avait expliqué le concept des berserkers (enfin, plus à Treize qu’à lui) ainsi que la connexion particulière qui unissait chaque membre de leur clan. Les doutes de Xerkh pouvaient-ils influencer même les plus fortes têtes pensantes comme Vayrinn? Enfin, elle n’y restait visiblement pas complètement indifférente. Tssss… Soit.

- C’est ce que je vous suggère. Je peux aussi me contenter de rafler mon pactole et vous laisser vous démerder tous seuls, marmonna-t-il d’un ton plus acerbe que voulu. Discutez-en entre vous et faites-moi signe quand vous serez arrivés à un véritable consensus.

Sur ce, il se redressa, puis s’éloigna du groupe de berserks désormais silencieux. Il marcha d’un pas rapide en direction des siens, puis croisa le regard interrogateur de Treize. Bel se contenta de secouer doucement de la tête, lui intimant ainsi silencieusement de ne pas s’en faire. Dès qu’il fut à la hauteur de Seth, de Gavin et de Malcolm, le rouquin les interpella.

- Je veux une surveillance accrue de la carriole. Le miroir s’y trouve toujours, Vayrinn le sait et je me doute bien que d’autres de ses compagnons sont également au courant. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de le bouger, encore. On doute de notre loyauté? Parfait, ce sera réciproque. Personne ne s’y approche sauf moi et Treize. Le cas échéant, avisez-moi, mais ne faites rien qui pourrait ouvrir les hostilités, compris?

Pourquoi la gamine? Parce qu’il comptait lui demander de foutre le camp avec l’artéfact si les choses venaient à s’envenimer. Son don de métamorphose lui serait foutrement pratique pour disparaître de la carte en cas de pépin.

- Et tu vas où, toi? Demanda Seth en lui saisissant le bras au passage.

- Je vais simplement pisser, Seth… Marmonna-t-il d’un ton fatigué. Après, je relèverai Ashton de son tour de garde, histoire de lui permettre de se reposer un peu. Tu veux d’autres détails? Je te dirai même la couleur de mon urine, si ça te chicote à ce point.

Son second leva les yeux en l’air, puis relâcha sa poigne sur le rouquin qui s’éloigna dans le boisé adjacent dans le but véridique d’alléger sa vessie. Le mercenaire s’avança entre les arbres un petit moment, puis défit sa braguette pour se soulager. Une fois sa besogne terminée, il s’affaira à ranger son attirail quand des bruits de pas se firent entendre derrière lui. D’instinct, il jeta un regard par-dessus son épaule et sursauta en distinguant avec un brin de difficulté (vu l’obscurité de la nuit) la silhouette impressionnante d’un homme colossal. Le mercenaire sursauta et porta instinctivement une main à son épée quand la voix de Khör se fit entendre, lui demandant avec un brin trop de gentillesse de ne pas dégainer son arme contre lui.

- Bon sang, Khör!! Ne me refais plus jamais ça! S’écria-t-il en portant naturellement une main à son poitrail.

Le gros nounours esquissa un sourire malgré tout, puis lui demanda « ce qui se passait »? Hein? De quoi parlait-il? Un air soucieux se glissa sur les traits du rouquin alors que, visiblement, il se demandait où voulait en venir son compagnon barbare. Faisant preuve du tact LÉGENDAIRE des berserks, ce dernier alla droit au but, lui demandant pourquoi il réagissait si mal dans l’entourage immédiat de Xerkh. Que… quoi? De quoi parlait-il? Évidemment, le bêta de Vayrinn s’empressa de justifier le tempérament du berserker, parlant de l’instinct de protection accru qu’il ressentait envers la mère de son enfant, etc., etc., etc. Le mercenaire croisa les bras sur sa poitrine, puis se contenta de hocher de la tête afin d’indiquer qu’il comprenait les propos de son interlocuteur, masquant avec peine l’irritation qui ceignait ses traits. Comment ça, Vay ne pouvait réellement se contrôler devant le haut niveau de masculinité de Xerkh?!? Wait, what?! Était-il réellement sérieux lorsqu’il disait que les « véritables hommes comme l’Irianien se faisaient rares et avaient donc forcément une influence »?! Réalisait-il à quel point ça pouvait être insultant? Ah parce que LUI, il comptait pour du beurre, pas vrai? Il n’était pas un VRAI HOMME, visiblement! Pourtant, les traits désolés de Khör témoignaient d’une réelle sympathie qu’il éprouvait à son égard. C’était juste… foutrement maladroit de sa part. Bel se pinça l’arête du nez à nouveau, puis hocha de la tête, préférant ne pas émettre davantage de commentaires. Le grand ours lui flanqua une claque retentissante dans le dos – le poussant à toussoter – puis s’éloigna tranquillement pour revenir auprès des siens.

- Mouais, moi aussi je suis heureux d’avoir eu cette conversation avec toi… Marmonna le mercenaire qui revint également vers le campement.

Une fois de retour auprès des Loups d’Acier, le semi-elfe alla chiper un dernier morceau de cerf grillé qu’il porta tout naturellement à sa bouche. Alors qu’il mâchouillait d’un air absent son bout de viande, il laissa son regard doré vagabonder en direction du campement berserks… où il ne vit ni Vayrinn, ni Xerkh. Hein? Où étaient-ils? Ses prunelles scrutèrent chaque visage, chaque individu à la recherche de son amante, sans grand succès. C’est alors qu’il nota la présence d’une jeune femme qui serrait le poupon contre elle, avant de jouer un peu avec lui grâce à une plume de corbeau trouvée par terre. Du mouvement sur la gauche attira son attention et le mercenaire tourna la tête pour voir la belle cheftaine s’éloigner du campement en compagnie de Xerkh, main dans la main… Le mercenaire s’efforça de contenir sa mine déconfite. Il n’était pas complètement idiot. C’était évident ce qui se tramait, d’autant plus qu’il avait lui-même refusé les avances de la belle non sans attiser un peu le feu en l’embrassant avec passion, la journée précédente. C’était un peu de sa faute tout ça, il en était conscient. Pourquoi est-ce que le grand gaillard refuserait les avances de la mère de son enfant? Il n’y avait aucune raison. Il se sentait… stupide. Le semi-elfe secoua doucement la tête, puis termina son casse-croûte avant de se diriger vers la cargaison où il releva Ashton de ses fonctions.

Il n’y avait que lui-même à blâmer. Ni plus, ni moins. Malgré tout, il avait réellement envie de faire un doigt d’honneur à Khaos qui, visiblement, s’amusait drôlement de la situation depuis le campement berserks…

************

Il avait passé une bonne partie de la nuit à la surveillance de la cargaison. Il avait refusé à deux reprises de céder sa place, préférant focuser sur son travail plutôt que de s’octroyer un peu de repos. Faire profil bas était son seul souhait, pour le moment. C’est au bout de plusieurs heures que Beltram accepta enfin de se faire relayer pour dormir un peu, sur la banquette de la carriole où tout était tranquille.

Le lendemain arriva très rapidement. Trop même. On toqua à la fenêtre de l’embarcation et le semi-elfe se releva en sursaut, essuyant le coin de sa bouche où trônait un peu de salive. Lentement, Bel se redressa en position assise, puis frotta ses yeux afin de chasser les brumes du matin. Un peu mollement, il prit connaissance de ce qui se passait à l’extérieur et nota la tronche amusée de Cain qui lui fit signe de sortir. Visiblement, le campement était en train d’être levé et bientôt, tout le monde se mettrait en route. Si ses calculs étaient bons, ils arriveraient en vue du repaire de Lady Lazuli le soir même. Restait plus qu’à savoir ce que les berserks avaient finalement décidé. Dans quelques heures, toute cette histoire serait enfin terminée et il pourrait passer à autre chose.

Beltram se releva enfin, puis sortit de l’embarcation, saluant ses hommes au passage. Sans plus de préambule, il aida à lever le camp, puis une fois que tout fut en place, contribua à seller les chevaux. Au bout d’un moment, il repéra Vayrinn – aux côtés de Xerkh qui câlinait son bambin – et s’avança vers elle, les mains dans les poches et une expression un peu plus neutre que la veille au visage, moins émotif.

- Alors? Le plan ressemble à quoi au final? Avez-vous de meilleures suggestions à me proposer que mes idées émises hier soir? Si tout va bien, nous y serons à la tombée de la nuit, alors ce serait sympa de me mettre au parfum quant à la part que je dois jouer dans toute cette histoire. Ou alors vous avez finalement jugé plus pertinent de vous débrouiller seuls?

Il scruta les traits des deux berserks alors que lui-même ne semblait pas dégager aucune forme d’animosité. Il avait simplement et momentanément décidé de lâcher le morceau pour se concentrer sur la mission dont il avait été octroyé.
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MessageSujet: Re: Conflit d’intérêt... [Beltram] Mer 17 Mai 2017, 02:07

Avec Beltram venait une tension qui ne passa pas inaperçus dans le groupe Berserks, encore moins à Vayrinn, mais elle ne releva pas. Non seulement elle ne considérait pas que ce fut le bon moment pour le questionner sur ce qui semblait le tracassé, mais aussi car une pointe de tout ceci lui était un peu familier. Elle attendait donc patiemment que le mercenaire donne son avis sur le changement de plan, ouvertes à toutes autres propositions. L’important c’était que le Chef des Loup d’Acier ai son pactole, puis qu’on cesse de la prendre comme une idiote barbare sans la moindre cervelle. Pas que cela l’insultait. Non, elle n’aimait pas qu’on pense pouvoir la berner aussi facilement. Elle avait toujours été territoriale et elle n’appréciait pas lorsqu’on passait outre ses mises en garde et qu’on piétine les terres de la Colonie en toute impunité. N’avaient-ils aucun respect? Jamais une chose pareille ne c’était produite dans les Territoires Interdis. Les autres peuples, comme les Pardusses, respectaient cela, tout comme eux respectaient aussi la chose. Ils se croisaient rarement et si l’un marchait sur les plate bandes de l’autre –ce qui était arrivé plus souvent à cause des Ombres qui poussaient plusieurs clans à se relocalisé- ils réglaient toujours cela sans le moindre souci. Les être de ce côté des volcans avaient cette fâcheuse tendance à être trop gourmand. Que ce soit pour l’or, les possessions, les terres, les femmes… Ils voulaient tout, sans nécessairement chercher à le mériter. En fait, ici, ce n’étais pas la loi du plus fort, mais la loi plus traitre, pour la majorité.

Quoi qu’il en soit, elle fixait les flammes songeuses et dû se faire violence afin de revenir sur le sujet de conversation, alors que le mercenaire avait pris la parole. L’irritation qu’elle sentait à travers ces mots. En fait, c’était étrangement ce qui l’embêtait le plus. Pas ce qu’il racontait. Enfin, un peu aussi. Elle ne comptait pas laisser complètement les Berserks derrière et attaquer lorsqu’il serait sorti ce serait trop… Prévisible. Ont le questionnerait à savoir pourquoi, finalement, il était seule, sans la Cheftaine et s’il manquait l’une des têtes influente de cette organisation? Rien ne leur disait qu’elle ne pourrait pas être avisé de la traitrise du rouquin et la dernière chose qu’elle souhaitait, c’était de lui attirer de réels ennuis avec cette histoire. Alors effectivement, elle devait sembler peu convaincue, songeuse. Du moins, suffisamment pour que le bellâtre finisse par s’adressé directement à elle, la forçant à tourner la tête en sa direction.

Elle ne put alors s’empêcher de froncer les sourcils sous ses propos. Pourquoi lui disait-il une chose comme ça? Ne voyait-il pas à quel point elle lui faisait confiance, justement? Qu’elle lui accorde ce privilège de mieux connaître les siens? De les côtoyer?... Et elle? Elle jeta un bref coup d’œil à Xerkh qui visiblement semblait soudainement encore moins convaincu envers le mercenaire depuis que celui-ci venait de mentionner tout cela. Sans doute le trouvait-il douteux d’insister, mais il ne le comprenait pas… Enfin, elle non plus… Mais elle voulait! Alors elle n’eut aucunement le temps de répondre que visiblement, le Chef des Loup d’Acier sembla ce faire impatient, ne désirant plus s’attarder auprès d’eux, visiblement. Il se leva et leurs lança qu’il pourrait très bien les laissé se démerdé seuls et se contenter de raflé la somme qui lui était dû et tout ceci, ponctué d’un ton acerbe qu’elle ne lui connaissait que très peu. Elle senti un son cœur ce serrer, le regardant s’éloigné d’un air un peu prise au dépourvue.

Et bien entendu que Xerkh agrippa la perche que le mercenaire leur avait tendu. Il mentionna bien entendu qu’ils n’avaient pas besoin de lui. Qu’ils pouvaient très bien le devancer et aller réclamer ce qui leur était dû et régler cela sans plus de cérémonie. Vayrinn rapporta son regard vers le Berserker tout en laissant échapper un bref soupir, lui mentionnant que s’ils agissaient de la sorte, Beltram n’aurait jamais son or, sans compter qu’elle craignait qu’ils le considèrent comme un traitre. Bien entendu, le Chevalier répliqua qu’il semblait bon vendeur et qu’il n’aurait aucun de mal à échanger la cargaison qu’il protégeais pour une modique somme. Ainsi donc, les argumentations inutiles entre les deux têtes fortes continuèrent un moment, comme si le Berserker cherchait à comprendre cette si grande importance qu’elle accordait à cet homme. Évidemment que Xerkh était un bon atout, mais il était fort souvent impulsif, bien que plus poser qu’avant. Il n’avait pas non plus de lien avec le mercenaire, mais respectait au moins celui qu’elle avait avec lui, fort heureusement. Le problème était qu’avec son rôle de Chevalier, immanquablement, les mercenaires étaient généralement mal perçus et problématique.

-Essial ed étôc el reilavehC d’Irianeth. Li en tiaf euq élliuorbme’t tirpse’l. ( Laisse de côté le Chevalier d’Irianeth. Il ne fait que t’embrouillé l’esprit.)

C’était assez direct en soit. Elle ne comptait pas céder, mais n’avait pas la force de chercher à le raisonner pour l’heure. Elle lui jeta alors un regard qui en disait pourtant bien long. Le Berserker se renfrogna, signe qu’il savait qu’elle avait raison et ce commentaire lui déplaisait énormément, elle le savait bien. Il suggéra alors qu’il serait sans doute mieux pour éviter le plus possible des ennuis à son ami qu’il ne l’accompagne qu’avec quelques Berserks. Qu’il s’occuperait de revendiquer la somme dû une fois que le mercenaire aurait touché ce qu’on lui avait promis. Autrement, il se doutait bien tout comme elle que ces caïd n’étaient pas des idiots et qu’ils se douteraient de quelque chose. Au moins, là-dessus, ils étaient d’accord. Elle poussa donc un bref soupir et se pris un morceau de viande qu’elle croqua un peu rageusement malgré elle, non sans jeter un bref regard vers Beltram qui semblait donner des ordres aux siens avant de s’engouffrer dans la forêt.

Pourquoi est-ce que son attitude l’avait autant déranger? Elle n’était pas du genre sensible et ce n’étais pas ce genre d’attitude envers elle venant d’un Berserk un peu irritable qui lui aurait fait cet effet. Ce fut un bras qui s’enroula autour de son épaule pour la tiré qui la tira de ses songes alors qu’elle rencontra la chaleur et l’odeur agréable du Berserker. Elle laissa sans la moindre résistance sa tête choir contre lui, poussant un soupir tandis que Xerkh cherchait visiblement à la rassuré, allégé son fardeau -?- en lui mentionnant que tout irait bien, qu’elle n’avait pas à s’en faire. Les petites mains d’Ekho agrippèrent sa tignasse alors que ses petites griffes tentaient d’agripper l’une des breloques à ses cheveux, poussant de petits grognements tantôt joyeux, tantôt complétement furax. Ce n’étais pas qu’elle s’en faisait, enfin… Sans doute, mais elle doutait fort qu’on puisse comprendre ce qui pouvait bien se tramer dans son esprit à ce moment précis alors qu’elle avait du mal elle-même. Chose qu’elle n’appréciait pas, bien entendu. Khör quitta le campement et croisa quelques Berserks avec qui il discuta très brièvement, puis, alors qu’elle l’observait, Vayrinn sentie le menton du Berserker se poser sur sa tête.

-Tu compte rester avec nous un moment encore?

Finit-elle par demandé. Après tout, dès qu’il fut arrivé il fut question de plans. Pas que cela ne les dérangeaient tous deux, mais elle se demandait tout de même si Ekho pourrait profiter de la présence de son père. C’était important qu’il puisse le côtoyer le plus possible. Ils avaient un lien particulier, c’était tout de même bien normal. Et puis elle aimait la présence de Xerkh et c’était réciproque, ce n’étais pas un secret. Celui-ci lui expliqua donc qu’il n’avait que quelque jours avant de devoir rentrer, mais qu’il comptais bien ne pas le faire tant qu’il ne serait pas assuré qu’elle était retournée en Kadrunn sans ennuis. Malgré le fait que cela irritait son orgueil de guerrière, elle ne put s’empêcher de se sentir tout de même un peu attendrie par ses intentions. Surtout par le fait qu’il resterait plus longtemps ici pour elle. S’il ne comptait pas rester longtemps, pourquoi ne pas en profiter alors? Elle avait vraiment besoin de se changer les idées et sincèrement, avec les petits titillements qu’elle avait avec Beltram depuis maintenant deux jours, plus le fait qu’il tenait à ses principes et la repoussait ensuite, elle ne se fit pas prier lorsque le Berserker se leva, donna le poupon à Aishka et tendit la main en sa direction avec un sourire en coin.

Affichant le même air, elle agrippa la main du Berserker qui l’aida à se relever alors que sans un mot ils marchèrent vers la lisière de la forêt. Il avait quelque chose de… Différent. En fait, depuis la naissance d’Ekho, il n’avait jamais fait les premiers pas avec elle. Elle avait toujours dû aller vers lui, le taquiner, trouver le bon moment, etc. Elle pouvait comprendre qu’il priorisait Amélia, mais elle comprenait maintenant mieux cet égard particulier qu’il avait avec la Chevalier, puisqu’elle pouvait le ressentir à son égard aussi. Elles étaient les mères de ses enfants et elle, elle lui avait offert un fils, Berserker de surcroit. Évidemment, elle n’avait pas fait le boulot toute seule, mais c’étais comme si depuis il avait une excuse de ne plus avoir à refouler ce désir qu’il éprouvait pour elle. Aujourd’hui, sa tombais tout à fait à point. Elle n’avait pas envie de se faire repoussé encore. Ce n’étais pas que sa affectait son orgueil, c’était sa libido que sa affectait.

Ils s’éloignèrent alors suffisamment profondément pour ne pas être déranger, bien qu’elle savait que personne n’oserait. Ils passèrent donc quelques heures ensemble, visiblement. Elle c’étais –encore- assoupie dans les bras de Xerkh suite à leurs ébats et une courte discussion. En fait, elle se demandait même si elle avait su répondre à la dernière question du Berserker ou elle c’était endormie avant. Dans tous les cas, ce fut lui qui la tira doucement de son sommeil, sachant très bien qu’elle ne pouvait rester loin de son fils bien longtemps. D’ailleurs il était sans doute étonné que les cris et les pleurs rageurs de celui-ci n’aient pas alerter la belle. Oh, le bambin dormait sans doute, mais il préférait éviter une crise. Ils remirent donc leurs vêtements et revinrent vers les campements. Alors que Xerkh se dirigeait vers le feu où quelques Berserks roupillaient en présence d’Ekho qui dormait à point fermé dans les bras de Khör, Vayrinn préféra chercher Beltram du regard dans l’intention de lui faire part de leur décision. Elle voulait aussi en profiter pour savoir pourquoi il avait agis de la sorte plus tôt, présumant qu’elle ne lui faisait pas confiance? Du moins, si elle en avait la chance. Ne le voyant nulle part, elle finit par se rendre à l’évidence qu’il dormait probablement dans la Carriole, alors elle s’y dirigea afin de vérifier. Elle n’oserait pas le réveiller, il n’avait que très peu dormi et il en avait aussi grandement besoin.

Toutefois, à peine lui restait-il quelques pieds pour s’y rendre que deux Loup d’Acier lui barrèrent le passage. Fronçant aussitôt les sourcils, elle les questionna, leur mentionnant qu’elle voulait seulement voir si leur Chef dormait, autrement, elle voulait discuter avec lui. Ceux-ci lui mentionnèrent un peu sèchement qu’il dormait et qu’elle n’était pas en droit de s’approcher d’avantage du convois. Perplexe, elle crut à une blague, mais elle comprit en les sondant brièvement qu’ils étaient sérieux. Un peu outrée, bien qu’elle ne le laissa pas transparaître, elle choisit de tourner les talons sans un mot de plus et retourner vers le campement Berserk qui pour certains lui indiquèrent qu’ils avaient remarqué un changement dans la surveillance de la cargaison, tout comme un changement d’attitude auprès des Loups d’Acier. Elle l’avait bien entendu ressentit elle aussi. Étais-ce la venue de Xerkh qui les rendait ainsi? Il ne leur avait pourtant été d’aucune menace. Dans tous les cas, elle finit par prendre Ekho et s’installa afin de lui donner le sein et ne releva pas de ce qu’elle considérait instinctivement comme une provocation. Chose qu’elle ne comprenait pas, pas venant du mercenaire et bien entendu, si en s’autre temps elle aurait répondu du tac au tac, elle se contenta de ne pas relever et d’ordonner aux siens de continuer leur routine.

****



Cette fois, elle n’avait pas dormie. Sans doute aurait-elle dû –Xerkh et Khör ne furent pas les seuls à le lui mentionner-, mais elle n’avait pas vraiment sommeil. Non, elle avait toujours sommeil dans les mauvais moments ou presque depuis un certain temps, alors.  Elle avait donc vue les Loups d’Acier s’activer à défaire leur campement et elle comprit bien entendu qu’ils se remettraient bientôt en route. Les Berserks quant à eux n’aidèrent pas les mercenaires cette fois. Pas avec ce changement d’attitude à leur égards. Une certaine tension planait et cela ne plaisait pas à la Chamanka. Peu importe ce qui se passait dans la tête de Beltram, cela affectait visiblement tous le monde… Elle y comprit, mais elle tentait de garder la tête froide, question de ne pas aisément envenimer les choses et de transmettre ses propres émotions aux siens.

Le rouquin sortie finalement de la Carriole et mis aussi la main à la pâte. Les Berserks quant à eux avaient opté pour s’amuser un peu –grâce à Artek- afin de changer un peu l’humeur tendue des troupes, ce qui n’était pas une mauvaise chose. De toute façon, aucun d’eux n’avaient autant l’habitude d’être aussi passifs. Ils n’avaient fait que marcher et surveiller. Aucun combat, aucun jeu. Alors c’était  le bon moment. Xerkh c’était un peu prêter à un combat amical avec Khör pour ensuite revenir prêt d’elle afin de manger un morceau tout en fixant d’un œil calculateurs la fin des préparatifs. Sans doute cela lui rappelait-il ses missions avec l’Ordre des Chevaliers?

Dans tous les cas, elle ne put le questionner sur ce qui se passait dans son esprit, qu’un Beltram daigna finalement leur faire honneur de sa présence en s’approchant finalement, les mains dans les poches. Il semblait plus calme que la vieille, mais cela ne lui suffisait pas. Elle ne pouvait s’empêcher de repensé à ce pincement désagréable qu’elle avait ressentis. Mettant cela sans doute sur le prétexte qu’elle était plus susceptible ou sensible depuis qu’elle allaitait? Possible. Celui-ci pris donc la parole en arrivant à leurs hauteur et lorsqu’il eut terminé ses mots, Vayrinn et Xerkh échangèrent un bref regard et le Berserker se pris un autre bout de viande avant de se lever et de s’éloigner, coupant un morceau qu’il offrit à Ekho qui eut le luxe de pouvoir le mastiquer avec enthousiasme, mais poussant des grognements, visiblement parce-qu’il n’arrivait pas à déchiqueter suffisamment rapidement les morceaux. Une fois les deux Berserkers éloigné, elle rapporta son regard vers le mercenaire et croisa les bras sur sa poitrine.

-Sympa? Tes hommes ne voulaient même pas que j’aille vers toi, comme s’ils craignaient que je te glisse une lame sous la gorge ou je ne sais pas. Alors se débrouiller seuls, oui, visiblement, j’y est bien songer, cela n’aurait-il pas été plus simple de toute façon? Bien entendu.

Bon, d’accord, elle laissait peut-être un peu transparaître que tout ceci l’avait un peu heurtée. Alors elle préféra détourner le regard vers la fin des préparatifs le temps de reprendre un peu contenance. Il n’avait aucune idée de comment elle avait su se faire diplomate aux lieux de simplement ce contenté de bousculer ses hommes et passé leurs bête petite barrière corporelle. Mais bon, le but n’était justement pas de blessé quelqu’un et l’altercation aurait tiré le bellâtre de son sommeil, ce qu’elle ne désirait pas. C’était entre autre pour cela qu’elle n’avait pas insister. Il avait surement une explication plus logique à ses agissements, enfin, elle espérait qu’il démente ses impressions.

-Par contre je n’aimerais pas que ces caïds songent deux secondes que tu es lié à nous et que tu étais au courant de ce qui suivrait. Si tu prends ton pactole, déguerpi et qu’on se pointe, que tout es trop parfait, sans compter que tu irais seul, contrairement à ce que tu avais mentionné, ils pourraient peut-être te suspecté d’une forme de traitrise, ou peu importe comment vous appelez ça, ici. De plus, n’oublie pas que les hommes de Blackwoods nous ont vus discuté ensemble assez souvent, ces prisonniers qui ne doivent pas mourir. J’imagine qu’ils ne sont pas si idiots. Elle risqua un bref coup d’œil en sa direction. -Xerkh ira avec toi avec quelques Berserks. Ils ne feront pas de grabuge tant que tu n’auras pas ton or. C’est plus prudent. Pour tous le monde.

Pour lui… Mais elle ne préférait pas le préciser. Elle ne savait plus quoi pensé, cette satané empathie était parfois tellement handicapante, que parfois elle préférait tout simplement ne rien ressentir. Ou s’en foutre, mais avec lui, elle n’y arrivait pas et il n’était même pas un des siens…

-Pourquoi est-ce que j’ai l’impression que tu m’en veux? Je ne t’es pas répondu suffisamment rapidement et tu présume tout de suite que je n’ai plus confiance en toi? Et ta confiance elle, j’en fais quoi? Entre toi et ça, je n’en est rien à faire de ce que tu caches dans la Carriole, tout comme de la cargaison que tu protèges… Tu préfères ton or, j’ai compris tout ça. Je ne te volerais pas Beltram.

Mais merde ne comprenait-il pas qu’il n’était pas le seul ici, à tenter de trouver une solution pour l’autre partie? Pourquoi avait-il renforcis la surveillance auprès de la Carriole, ne trouvait-il pas qu'elle faisait suffisamment preuve de bonne foi? C’était… Blessant. Voilà. Et elle ne voulait pas rester sur cette note trop amère pour elle… Elle poussa un soupir qui en disait long, puis déplia ses bras, entamant un léger mouvement à son insu afin, sans doute de désirer l’effleurer de sa main, mais se ravisa à mi-chemin. C’est vrai, il ne voulait pas de ça. Dans tous les cas, il n’eut pas le temps de répondre que Seth c’était approcher, ayant visiblement saisi les derniers mots de la Chamanka pour aviser l’air des deux Chefs. Un peu curieux tout de même, il stoppa sa marche et les avisa tours à tours pour finalement annoncer à Beltram qu’ils étaient prêt, voyant que tous deux restaient silencieux. Sur ces mots, Vayrinn se contenta de tourner les talons alors que simultanément les Berserks se levèrent pour certain, pour d’autres quittèrent leurs position, d’autres rôdaient toujours autour de leurs prisonniers.

**[Beltram] Vos peut-être mieux garder cette ambiance désagréable, ça te sera plus profitable j’imagine.**

Elle faisait références aux témoins en guise de prisonniers. Comprenait-il pourquoi elle n’aimait jamais laissé de vivants derrière elle? C’était sans doute drastique, mais efficace. Le convoi entama alors sa progression. La Cheftaine s’éloigna suffisamment avec une partie des Berserks sous le regard un peu intrigué des Loups d’Aciers, mais aussi et surtout des prisonniers qui restaient avec une partie du groupe soit Khör, Artek et Xerkh. Avec eux, quelques Omega -10-, notamment Khaos qui n’appréciait visiblement pas l’idée de laissé la Chamanka ‘’seule’’, atteint de ce que l’on pouvait considérer comme une certaine déformation par habitudes, mais il n’en pipa mot. Le déploiement était purement stratégique. Xerkh en position d’Alpha, Artek et surtout Khör afin de se familiarisé avec ce genre de situation étant Bétas, puis les Omégas pour l’effet de masse. Venait ensuite l’insécurité des prisonniers à savoir si le reste de la meute avait tourné les talons ou rôdait dans les parages.
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MessageSujet: Re: Conflit d’intérêt... [Beltram] Ven 19 Mai 2017, 14:50

Il avait décidé de prendre une petite pause repas avant de sans doute, bientôt quitter étant donné que les Loups d’Acier s’affairaient à défaire leur campement. Xerkh les observait avec un intérêt non dissimuler. Vue l’organisation qu’ils avaient, ils n’en étaient pas à leur premier contrat du genre, sans compté que leur groupe avait un nombre intéressant d’effectifs et il crut même comprendre à travers les échanges qu’il entendit qu’ils étaient même plus nombreux. Est-ce que cela le dérangeait? Pas pour le moment. Ce n’étais pas problématique en soit, si ce n’étais qu’ils avaient sans doute causé quelques ennuis du côté des territoires conquis, mais comme le disait Vayrinn, ce n’étais pas, aujourd’hui, son combat et peut-être même que cela ne le fut jamais, bien qu’il avait du mal à le croire. Que ce soit Beltram ou un autre. Un mercenaire restait un mercenaire et bien qu’il doive avouer ne pas y voir grande différence avec lui-même concernant certaines facettes, ils restaient des hommes sans valeur qui allaient au plus offrant. Cependant, il devait avouer que celui-ci semblait en avoir quelques-unes. Était-il une espèce rare? Sans aucun doute. Alors, peut-être devrait-il laissé le bénéfice du doute à celui-ci, même si cela le dérangeait un peu. Il n’aimait pas savoir que la Chamanka s’entourait de ce genre de personne. D’un autre côté, que ce soit des mercenaires ou de la Royauté, lorsque venait le temps de trahir, le statut ne comptait plus et bien qu'il ne l'avouerais pas ouvertement, il offrait plus de points aux mercenaires malgré tout. Quoi qu’il en soit, il les observait, les étudiait à sa façon, devinait qui s’entendait mieux avec qui, l’espèce de hiérarchie qu’ils avaient, etc. C’était plutôt aisé en soit.

Vayrinn lui tendit Ekho après lui avoir donné à boire question de prendre un morceau elle aussi. Elle semblait songeuse et c’était tout à fait comprenable. Il ne connaissait que très peu de stratège comme elle. À croire que l’impulsivité ne faisait pas partie de celle-ci, aucunement. Elle devait fort probablement retourner encore et encore la situation dans tous les sens rien que pour éviter la solution la plus simple qui soit. Elle avait choisi, pour le Chef des Loup d’Acier, de prendre un autre chemin. Il n’était pas dupe. Il était évident que quelque chose ce tramais entre ses deux-là. Était-il jaloux? Un peu, oui. C’était tout simplement plus fort que lui, même s’il n’en trouvait pas le sens lui-même. Ce dire que cela n’avait rien à voir avec la logique quelconque, mais que sa réaction n’étais poussé que par ses instinct plus bestiaux le dérangeait d’autant plus. Ses sentiments pour elle n’avait pas nécessairement changé depuis la naissance d’Ekho, mais il fallait avouer qu’elle était désormais la mère de son fils et pour lui, c’était quelque chose de très important.

Vayrinn avait toujours eu une place particulière pour lui et il avait toujours eu du mal à réellement s’avouer cette attirance, la voyant comme une obligation. Ils étaient promis l’un à l’autre avant même de ce connaître réellement et il n’aimait pas avoir l’impression que l’on trace son chemin pour lui. Même si… Au fond, tout ce qui se produisait présentement avait été prévu… Il avait eu au moins l’impression d’avoir été lui-même libre de ses choix. Il pourrait la prendre pour sienne là, maintenant et il savait qu’elle n’en ferait rien car elle croyait aux paroles des Dieux dur comme fer, mais étais-ce cela qui les aiderait? Il n’y croyait pas vraiment. Ils étaient promis un à l’autre. Et alors? C’était comme le mariage et le mariage était comme être enchaîner et Xerkh n’avait jamais apprécié de ne pas se sentir libre de quoi que ce soit. Ironique, vue son rôle de Chevalier et justement, ce rôle l’étouffait de plus en plus. Les changements dans l’Empire ne lui plaisaient pas, mais pas du tout. Et la seule et unique chose qui le retenait pour l’heure était les siens. Cela avait toujours été ainsi…

Et donc, pour en revenir à ce Beltram, mettant sa fonction de mercenaire de côté et la sienne, de Chevalier aussi. Que restait-il comme ambiguïté entre les deux? Vayrinn et étrangement, il y considérait plus d’importance qu’il ne l’aurait cru. Il désirait pourtant qu’elle vive sa vie, qu’elle soit heureuse et qu’elle fasse bien ce qui l’enchante surtout –même si fort souvent elle ne le faisait pas-. Elle était comme lui. L’encadrer ne ferait que l’éloigner, la renfermer. Pourtant hier il n’avait pu s’empêcher de vouloir la sentir comme lui, de la réclamer comme sienne comme il l’avait toujours fait, instinctivement, sans le moindre mot, ni le moindre regard, rien que part son énergie d’Alpha. Son odeur et sa présence lui faisait perdre la tête, cela n’avait rien de nouveau. Et si l’on s’interposait un jour, il savait qu’il y réagirait très mal. Et heureusement en fait, qu’elle était ce qu’elle était. En fait, en partie. Visiblement, ce qui lui importait le plus était surtout de savoir si ce mec accordait autant d’importance à la Berserk que lui-même et il n’apprécierait pas d’apprendre que l’on puisse porté quelconque préjudice à la Chamanka et cela incluait bien entendu ce sentiment qu’elle ressentait. Ce con l’avait blessé et il n’appréciait pas cela.

Voulant tout de même garder tout ceci pour lui afin de ne pas nécessairement envenimé les choses en ce qui le concernait, voilà que le Chef des Loup d’Acier s’approcha finalement d’eux après avoir coupé court à leur discutions de la veille. Une fois arrivé à leur hauteur, il prit la parole et Xerkh ne put s’empêcher d’arquer un sourcil. Croisant le regard de Vayrinn, il comprit qu’elle voulait traiter seule avec lui de ce qu’ils en avaient conclu suite au départ du mercenaire. Non sans se prendre un dernier morceau de viande avant que tout ne soit emballer ou sans aucun doute dévorer, il s’éloigna avec son fils dans ses bras, profitant un peu de sa présence avant que la Berserks ne le réclame pour s’éloigné du convoi et mettre le plan en marche. La conversation entre les deux protagonistes fut brève et Xerkh fini par tendre Ekho à la belle non sans la gratifier d’une accolade chaleureuse, puis d’un baiser avant qu’elle ne quitte hors de leur vue. Bien vite, même son odeur n’était plus perceptible et cela le fit sourire. Pure réflexe de prédateur que de sens mettre à sens contraire du vent, comme si ces homes avaient les sens plus développer.

Le convoi se mis donc finalement en route et après quelques heures, Xerkh fini par se rapprocher de Beltram alors que Khaos sembla s’empresser –bien que subtilement- de faire de même. Le Berserker se contenta de lui jeter un bref coup d’œil afin de lui indiquer que sa présence si prêt n’était pas nécessaire pour le moment. Il connaissait suffisamment bien l’ancien Béta pour comprendre que son intérêt à s’approcher n’étais pas le même que le siens… Ou plus drastique. Il n’avait encore une fois pas besoin qu’on lui fasse un dessin pour savoir ce qui en résultait, surtout qu’il percevait ses émotions et intentions à l’égard du mercenaire et même si ses idées n’étaient pas totalement hostiles, elles le restaient tout de même.

Ce fut l’apprentie du semi-elfe qui remarqua la présence du Chevalier qui sembla la faire sursauter, visiblement surprise que vue sa carrure elle ne l’ai pas remarquer avant. Cela lui arracha un bref sourire en coin alors qu’il la fixait de ses prunelles incandescente, soudainement intéressé. Évidemment qu’il avait ressenti la magie en elle, tout comme Beltram, d’ailleurs et son intérêt y était un peu là, en fait. Il n’avait été Chevalier que parce-qu’on lui avait dit, enfant, que c’était ainsi. En grandissant, il avait rapidement compris que les êtres magiques n’étaient pas que dans les ordres et selon lui, la majorité ne devait pas nécessairement y être non plus ou ne serait-ce que d’y avoir réellement le choix puisque tous ceux qui voulait quitté cette secte étaient considéré comme des traitres. Ils n’étaient tous rien de moins que des extrémistes, voilà et d’une façon ou d’une autre il en était sans doute un lui aussi, à sa façon. Dans tous les cas, l’heure ne s’apprêtais pas à ce genre de discussion.

-Alors… C’est la première fois que les Loups d’Acier font affaire avec ce fameux Blackwood –ou plutôt son supérieur-? J’imagine que bien qu’il soit le genre à passer outre certaines ententes, il n’oserait tout de même pas volontairement se jouer d’un groupe de mercenaire et risquer ainsi sa tête. À force de travailler avec des truands, j’imagine que tu as fini par avoir un certain flair concernant ceux qui veulent te rouler, pas vrai?

Restait à savoir jusqu’où le flair de ce mercenaire pouvait aller. Après tout, s’il c’était jouer de Vayrinn, il ne voyait pas pourquoi ce type ne tenterait pas de ce jouer d’un autre groupe, ni même directement de Blackwood qui était visiblement qu’un simple petit pion facilement remplaçable dans toute cette histoire, ce qui ne lui plaisait pas puisque cela prouvait que cette organisation était plus grande qu’il ne l’imaginait à l’origine. Il se demandait donc s’il avait déjà eu des contrats avec lui, même s’il n’était jamais aller chez le patron –s’il avait bien compris- de celui-ci. Il se demandais donc jusqu’à quel point Beltram pouvait faire confiance en cet homme qui visiblement devait le plus gros de ses biens à des passes peu recommandables, ainsi qu’à bien visiblement, plusieurs arnaques.

-J’imagine que tu as un plan, si ces hommes décident de ne pas te payer pour une raison obscure. Puisqu’ils ont fait le coup à Vayrinn, je me demande pourquoi ils ne voudraient pas se débarrassé de toi, maintenant que tu n’as pas voulu leur en débarrassé. Ils vont sans doute se croire en position de force. J’ai cru remarquer que l’appât du gain est fort souvent assez puissant chez certains. Je n’ai pas l’impression que le supérieur de Blackwood fait exception à cette règle. Il me semble plutôt gourmand. Vay ne demandait pas une fortune et il a tout de même choisi de tenter de la rouler et toi il te promet un assez bon pactole à ce que j’ai entendu. Payer cette fameuse taxe sans faire d’histoire lui aurait coûté bien moins cher que d’engager des mercenaires pour protéger le colis. Suis-je le seul à trouver sa bête? Il jeta un regard oblique au mercenaire. Oh je préfère me tromper.

Il fit un bref sourire en coin. Après tout, ils avaient des prisonniers et ces prisonniers étaient soi-disant les hommes de Blackwood. Ils auraient très bien pu se contenter de ces hommes et de payer cette taxe plutôt que de faire fit de cette taxe et d’offrir un pactole important à un groupe de mercenaire. Que cachaient-ils? Quand bien même que le colis était d’une importance capitale, il ne voyait pas pourquoi tout ce mal.

-Ce colis doit être bien précieux pour qu’il se donne tout ce mal. N’empêche qu’il a fait une erreur plutôt étrange dans toute cette petite magouille. À moins que ce soit prévu dans ses calculs…

Il avait senti une certaine petite tension monter chez Beltram. Ce colis semblait le rendre un peu à cran, mais peut-être devrait-il s’arrêter à l’idée de le protéger et ce repassé tout ce scénarios en tête en excluant le colis –qui était sans aucun doute fort important, oui, mais…- dans ses propres calculs. Pourquoi cet homme ne chercherait-il pas, dans un élan de trop grande confiance, à faire trois coups en un seul? Vayrinn, Beltram et le colis fortement protégé par eux, de surcroit. Peut-être ne savait-il pas que le mercenaire connaissait la Cheftaine de Kadrunn et espérait bêtement que les deux partie ce soient entre-tuer? Blackwood avait sans doute reçus l’ordre de demandé au mercenaire de tuer la Chamanka lorsqu’ils réalisèrent que les deux parties ne se tapaient pas sur la tête. C’était étrange que dans tous les calculs du Berserker, il ne voyait qu’un trois pour un. Que les scénarios changent, les issus étaient tous les mêmes. Bon, il avait toujours été très méfiant, mais en vue de son lien avec Vayrinn…

-J’aurais pu me contenter de rafler ce qui est dû aux miens et te laisser te démerder tous seuls, aussi. Je suis assez imaginatif. Cependant… Vayrinn t’aime bien... Et je crois que cela lui ferait du tort de te savoir mort. Encore heureux pour toi. Il le toisa. Organise toi pour que sa en reste ainsi.

Qu’il crève ou pas, cela lui importait guère, mais qu’il la blesse aussi gratuitement que la veille, ça, ça ne passait pas au conseil. Ce n’était rien de grave en tant que tel, mais il préférait aviser. Ce qu’il lui avait dit la veille n’était pas digne d’un allié, encore moins d’un ami. Aujourd’hui un pincement au cœur, demain un poignard? Il n’avait aucune idée dans quel merdier il s’embarquait s’il croyait pouvoir s’amuser ainsi avec elle. Elle ne connaissait pas bien ce continent sur plusieurs facettes encore et Xerkh comptais bien l’en protéger. Cela faisait partie du contrat en tant qu’Alpha. De plus, elle était désormais la mère de son fils. Il ne comptait pas non plus la laissé aller ainsi au premier venu qui croyait pouvoir la mériter peu importe les preuves qu’ils croyaient avoir suffisamment déjà fournis.
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Beltram
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MessageSujet: Re: Conflit d’intérêt... [Beltram] Mer 14 Juin 2017, 15:56

Les mains dans les poches et l’air plutôt détendu, le mercenaire jeta un regard en direction des deux berserks (berserkers? Bah, le principe était là). À voir l’expression qu’ils avaient échangée, le rouquin comprit que Vay avait l’intention de s’entretenir avec lui, seule à seul. Sans un mot, le colosse prit son fils dans ses bras ainsi qu’un morceau de viande et s’éloigna, laissant à la chamanka tout le luxe de répondre aux propos du Loup d’Acier par elle-même. D’ailleurs, les paroles de la cheftaine furent prononcées avec un soupçon d’acidité, témoignant bien du sentiment acerbe qui l’avait envahi ces dernières heures. Tiens? Il n’était pas le seul à se sentir comme ça, hein? D’instinct, l’Opalien fronça les sourcils et une expression dure ceignit ses traits, l’espace d’un instant. Ouais, il avait cette nette impression que le nouveau venu jouait en sa défaveur, contribuant à un manque de confiance à son égard. Peut-être avait-il été trop direct – il pouvait le consentir –, mais depuis quand les berserks aimaient s’encombrer de détours? N’étaient-ils pas du genre à lâcher la vérité (aussi chiante fut-elle) sans le moindre préambule? Alors pourquoi était-elle étonnée qu’il fasse pareil? Enfin, après, l’idée qu’il ait été un pur connard ne lui avait pas réellement traversé l’esprit, ni la nuit dernière, ni maintenant d’ailleurs…

Alors ouais, elle avait songé à écarter les Loups d’Acier de cette affaire. Hahah, il aurait dû s’en douter… Maintenant que le pseudo demi-dieu était là, Vay n’avait plus besoin de lui. À cette simple pensée acide et maussade, un goût de bile monta à la gorge de Beltram. Malgré tout, il garda ses réflexions pour lui, cette fois, préférant user d’un filtre que d’étaler sa pensée devant son amante. Même pour se réchauffer la nuit, elle pouvait faire appel à Xerkh, hein? Bon okay, IL avait refusé ses avances. C’était vrai. Il devait bien l’admettre. Et si normalement il avait dû se foutre totalement de voir la jeune femme ouvrir les cuisses pour un autre (après tout, ils ne se devaient ABSOLUMENT RIEN), force était d’admettre que cette fois, ça le faisait royalement chier. Il avait un foutu problème. Peut-être que de s’éloigner de la belle chamanka était la solution pour retrouver une clarté d’esprit potable. C’était assurément la chose la plus logique à faire… malgré le pincement qu’il ressentait au creux de la poitrine. Baissant le regard pendant qu’il triturait le sol du bout de sa botte, le rouquin crispa sa mâchoire, peu désireux de répondre à ces accusations. Ils… ils n’étaient foutrement pas du même monde. Mieux valait oublier ça… non?

La belle continua sur sa lancée, déclarant qu’elle exécrait l’idée que les caïds les croient complices, tous les deux. Bel lui lança un regard oblique, à cette déclaration, se demandant de quelle façon il devait prendre de tels propos. Était-ce par souci de le protéger ou par envie de le voir déguerpir (après tout, elle semblait elle-même plutôt frustrée, donc peut-être que l’idée de l’avoir hors de sa vue était alléchante)? La chamanka expliqua le fond de sa pensée, déclarant qu’il serait suspect de le voir prendre son fric pour ensuite laisser place aux berserks, tout bonnement. Mais qu’est-ce qu’il en avait à foutre de toute façon. Connaissant la manière de procéder de ses alliés, il était à parier que les survivants ne seraient que très peu nombreux, pour ne pas dire inexistants. Qui pourrait le suspecter d’être un potentiel allié? Toutefois, elle souleva un point qui, visiblement, n’était pas tout à fait insensé : les prisonniers du clan Blackwood. Ils les avaient vus fraterniser depuis le début et si l’un d’entre eux possédait le moindre don de télépathie, il était à parier que son employeur était au courant de leur lien. Ça, doublé du fait qu’il avait ouvertement refusé d’abattre Vayrinn. Merde. Naturellement, le rouquin tourna son regard doré vers les prisonniers, puis jura tout bas, comprenant l’étendue de la situation. D’accord, force était d’admettre qu’elle avait raison.

Lorsqu’elle fit mention que Xerkh allait l’accompagner, Bel émit un grognement de désapprobation. Sérieusement?! Il allait devoir se coltiner le demi-dieu avec lui? Merde, ne pouvait-elle pas le laisser en présence de Khör? Après tout, il n’avait pas besoin d’une intervention pseudo-divine pour se sortir d’un merdier! Combien de fois s’était-il sorti lui-même d’embrouilles beaucoup plus dangereuses que celle-ci? À voir l’air irrité qui ceignait ses traits, la cheftaine comprit rapidement que cet arrangement ne lui allait guère. Toutefois, préférant conserver son filtre en place, le mercenaire ne releva pas, de peur d’envenimer davantage les choses. La question qu’elle lui posa le prit étonnamment au dépourvu. Un état de surprise put transparaître sur ses traits légèrement barbus alors que, visiblement, Vayrinn était plus affectée qu’il n’y paraissait initialement par son propre comportement. Il tentait de l’interrompre, de dire un truc pour la contredire, mais les mots ne venaient simplement pas. Lui qui était réputé pour avoir énormément de répartie… se trouvait littéralement à court d’arguments, à court de propos pouvant justifier le moindre de ses actes. Elle lui reprocha d’aimer plus son or que leur amitié, puis se plongea dans un mutisme non sans avoir préalablement poussé un soupir las. Qu’avait-il à répondre à ça? Elle… elle avait raison sur ce coup. Il était souvent aveuglé parce les richesses, ces foutues richesses. Baissant à nouveau le regard vers le sol, le rouquin se sentit soudainement honteux de ses propres actions, réalisant brutalement qu’il avait été réellement con sur ce coup. Si normalement faire preuve de méfiance et d’arrogance n’était pas un problème en soi, en ce qui concernait Vayrinn, c’était une tout autre chose.

Elle était blessée. Tout son corps en témoignait : la mine qu’elle affichait, les bras ballants chaque côté de son corps, le malaise qu’elle dégageait… Du coin de l’œil, il la vit tendre la main vers la sienne, se ravisant à la dernière minute alors qu’il avait réellement eut envie, cette fois, qu’elle aille jusqu’au bout. Mais elle n’avait aucun moyen de le savoir puisqu’il s’était affairé de lui faire comprendre le contraire.

- Vay, je…

Sa phrase resta en suspens, Seth s’approchant et hésitant en avisant les airs des deux dirigeants de clan. Finalement, son second lui annonça que le camp était levé et qu’ils étaient prêts à faire route. Beltram opina du chef, puis tourna la tête vers Vayrinn, réalisant que cette dernière avait simplement tourné les talons pour s’éloigner. Et merde… Il allait devoir régler ça, ça ne pouvait pas rester comme ça! Au moins… au moins, mettre les choses au clair, non? Rapidement, la voix de cette dernière résonna dans son esprit, lui faisant part du fond de sa pensée qui, avouons-le, était teinté de mécontentement. Le rouquin poussa un soupir, puis porta une main à son visage, pinçant l’arête de son nez, entre ses yeux.

**[Vayrinn] Écoute, je dois y aller. Mais j’aimerais qu’on reparle plus tard, à mon retour. Il faut qu’on mette deux ou trois bricoles au clair. D’accord? S’il te plaît?**

Évidemment, ses propos ne furent aucunement répondus, mais il supposa, de par ce silence, qu’elle ne s’y opposait pas. Ainsi, il s’éloigna, non sans un dernier regard vers elle, avant de se mettre en selle – cette fois – et de diriger la procession de mercenaires qui, visiblement, se questionnaient sur le changement soudain d’attitude. Bel accepta que Treize chevauche à ses côtés, bien qu’il aurait franchement aimé mieux qu’elle s’engouffre dans la carriole, peu enclin à la voir s’exposer à un danger inutile. Au bout de quelques heures, Xerkh, en compagnie d’Artek, de Khör, de Khaos et d’une poignée de guerriers berserks, arriva à sa hauteur, marchant d'un pas rapide près de lui malgré le fait que le rouquin aurait grandement apprécié qu’il se tienne loin. Il n’avait pas eu besoin de leur jeter le moindre regard pour sentir leur présence grâce à ses talents magiques. De toute façon, Treize lui confirma ce qu’il savait déjà : à voir sa réaction surprise, elle venait de remarquer que leurs comparses impromptus s’étaient soudainement joints à eux. Évidemment, Khaos se fit un plaisir de se rapprocher le plus possible, sachant pertinemment qu’une conversation allait avoir lieu entre le chef des Loups d’Acier et l’Alpha. Ah il devait prendre son pied, celui-là, pas vrai? Bon sang qu’il l’énervait!

- Que puis-je faire pour toi, Xerkh? Lâcha-t-il tout simplement sans lui jeter le moindre regard, démontrant ainsi qu’il avait senti sa présence.

Ce dernier entama la conversation, le questionnant visiblement quant à sa capacité à flairer les bonnes affaires… ou à se faire berner, dans le cas contraire. Il voulait savoir s’il connaissait suffisamment le milieu pour pouvoir y évoluer sans trop de soucis? L’idée de lui balancer une réplique cinglante lui traversa l’esprit, mais sa conscience fut plus forte, calmant le jeu et le poussant à entretenir – le plus possible – des liens positifs (ou neutres, du moins) avec l’Alpha.

- Pour ton information, ça fait près de dix ans que je trempe dans le milieu, répondit-il tout simplement en jetant un regard en coin vers le berserker. Alors oui, je sais reconnaître une bonne affaire d’une arnaque. Si tu veux mon avis, Blackwood ne mentait pas. Il comptait réellement tenir sa part du marché et n’était absolument pas au courant des droits de passages imposés par ton clan. Il n’a pas tenté de nous rouler. J’ai un sixième sens pour ça. Le problème vient de plus haut. Beaucoup plus haut. Au final, tout ce que je veux, c’est être payé et que vous ayez réparation. Point. Il ramena son regard vers la route devant et nota malgré tout les regards furtifs que balançait Treize à l’intention du grand gaillard. Et pour répondre à tes insinuations, oui c’est la première fois que nous faisons affaire avec eux. C’est eux qui nous ont approchés, pas le contraire.

Toujours soucieux de poursuivre la conversation, le véritable dirigeant du clan supposa que Bel avait un plan derrière la tête, en cas de non-respect des clauses du contrat. Sur ces propos, le rouquin se contenta de sourire. Oh oui, il n’allait assurément pas laisser un tel affront impuni. Personne ne le roulait impunément! Les suppositions de Xerkh concernant la possible rébellion de ses employeurs n’étaient pas des plus absurdes, il fallait l’admettre. Toutefois, il avait tout faux sur certains points : Blackwood n’était pas l’homme qui avait roulé Vayrinn. Blackwood était une marionnette entre les mains de ses supérieurs, ni plus, ni moins. Il n’avait pas menti lorsqu’il avait déclaré ne pas être au courant de ces foutus frais de péages. Mais en même temps, si la chose était évidente à ses yeux, elle l’était peut-être un peu moins pour un type comme Xerkh qui arrivait tout juste dans un merdier qui, somme toute, ne le concernait pas (à son humble avis du moins).

- De ton point de vue, c’est effectivement bête, je dois te l’accorder, continua-t-il en prenant une grande inspiration pour rester patient. Toutefois, tu te trompes. Comme je l’ai mentionné plus tôt, Blackwood n’était pas au courant pour les frais. Enfin, ça reste un truand, on s’entend, mais il me l’a lui-même affirmé. Il ne mentait pas, je pourrais mettre ma main à couper sur le sujet. Et notre embauche avait effectivement pour but de protéger la carriole des bandits et brigands. Ne le prends pas mal, mais vous n’êtes pas les seules menaces à travers Enkidiev. Le monde ne tourne pas uniquement autour de vous. Mais je crois que ça, tu le sais, pas vrai?

Il planta son regard doré directement dans les prunelles incandescentes de son interlocuteur, une pointe de défi trônant malgré lui sur son visage. Malgré tout, Xerkh afficha un sourire en coin, peu affecté par ce genre de réplique qui, somme toute, n’était pas destinée à l’insulter non plus. L’homme désigna la cargaison et le rouquin y jeta un bref regard, par instinct plus que par réel besoin de s’assurer que tout se passait bien. Ouais, la procession valait son montant, il fallait bien l’admettre. Ce n’était pas pour rien qu’il avait dépêché la totalité de ses hommes sur ce dernier.

- Je te confirme que tout ça vaut son pesant d’or. Après, ce qu’il avait prévu ou pas… J’en sais rien. On me paie pour protéger, par pour magouiller à leur place, si tu veux mon avis… Dès que la livraison sera faite et que je serai payé, je me retirerai de toute cette affaire. Après tout, je n’ai aucun doute quant à votre capacité à pouvoir régler vos conflits à votre manière. J’ai déjà vu ton clan à l’œuvre. Seul un fou pourrait croire que vous êtes incapables d’arriver à vos fins, et ce, peu importe le moyen.

Malgré ses airs désinvoltes, le semi-elfe ne put s’empêcher de sentir une certaine tension grimper en lui à la simple pensée que le colosse puisse s’intéresser de trop près à sa cargaison. Bon sang, il était temps qu’il se débarrasse de ce convoi! Il en avait marre d’être en alerte et aux aguets du moindre signe de potentiel danger… C’était éreintant à la fin. Le silence retomba, un bref instant, avant que Xerkh ne reprenne la parole, changeant soudainement d’approche à l’égard du mercenaire. Cette fois, son ton était plus dur, plus cinglant. Bel tourna la tête et planta son regard doré directement dans ceux de son interlocuteur, lisant très bien la menace entre les lignes. Cette simple tactique eut pour effet de le renfrogner davantage et de le pousser à se braquer complètement contre cet espèce de bouffon qui croyait sincèrement l’impressionner. Certes, il était un putain de demi-dieu et un chevalier d’Irianeth de surcroît. Certes, il était probablement plus fort que lui. Mais il était hors de question que Bel se pisse dessus uniquement parce que ce crétin avait osé le menacer et le toiser de son regard mauvais. Il avait beaucoup trop d’orgueil pour ça.

- Je ne suis pas sans savoir qui tu es, Xerkh. Vayrinn m’a parlé de toi. Mais ce serait franchement me sous-estimer si tu crois que je vais faire dans mon froc parce que tu as décidé soudainement de me menacer ouvertement, fit-il, un air dur au visage. Alors tes provocations, tu peux te les garder et tout le monde s’en portera vachement mieux. Et même si tu étais réellement aussi fort qu’on le dit, crois-moi, même à l’article de la mort je ne fléchirai pas l’échine devant toi, est-ce bien clair? Alors si tu me fais la conversation uniquement pour me chercher, tu peux bien disposer et me laisser faire mon putain de travail. Merci.

Non, mais! Il était culotté celui-là! Et encore! Il s’était retenu pour ne pas l’insulter ouvertement et rester le plus poli possible dans son élocution aux tendances acerbes. S’il y eu un moment de surprise, un bref instant, Xerkh ne s’empêcha pas de répliquer d’un simplement gloussement, laissant place à une hilarité qui, somme toute, était vue comme déplacée aux yeux des Loups d’Acier. Peu désireux d’être impliqué davantage auprès d’un crétin pareil, Bel se contenta de le devancer sur sa monture et de lever une main au-dessus de sa tête pour le gratifier d’un doigt d’honneur peu gracieux. Voilà qui venait clore la conversation, sous peine de perdre complètement son sang-froid et de risquer une altercation complètement inutile avec un clan qui, somme toute, il appréciait pas mal. Enfin… exit Xerkh et Khaos. D’ailleurs, il crut percevoir l’hostilité de ce dernier à son égard, étant persuadé qu’il tenterait une manœuvre complètement stupide ne serait-ce que pour donner raison à son Alpha. Toutefois, l’altercation n’alla pas plus loin, signe que le chevalier était probablement intervenu dans l’intérêt de tous. Tiens, il savait faire preuve de jugement? RAH, il devait lui-même laisser couler l’affaire, autrement, ils risquaient de se sauter à la gorge avant même d’arriver à Blackwood et Lady Lazuli qui devait recevoir la cargaison. Prenant une bonne inspiration, le jeune homme balaya ses hommes du regard et leur fit signe de ne pas intervenir alors qu’il lisait clairement la frustration sur leur visage. Visiblement, certains d’entre eux avaient tout entendu…

Le chemin se passa relativement bien, les deux clans préférant soudainement la compagnie de leurs propres pairs que de se mélanger aux autres. Une pause était prévue d’ici une heure ou deux, histoire de permettre à tout le monde de se ravitailler et aux chevaux de se reposer un peu. Les Loups d’Acier possédaient des rations qui leur permettraient de manger sur le pouce pour éviter de s’attarder trop longtemps. Ils espéraient, au fond, que les berserks avaient des repas similaires, histoire de ne pas passer des heures à attendre leur chasse et tout. Mais personne n’osa demander. Ana discutait avec Treize et Seth racontait une blague salace causant l’hilarité générale des mercenaires. Pour sa part, Bel était concentré sur la route… et sur son altercation avec Vay. Bon sang… Avec le recul, c’était vrai qu’il y était allé fort avec elle. Quel crétin il avait été… Franchement, sur ce coup-là, il n’avait pas assuré! Mais… ça avait été plus fort que lui! La venue de Xerkh avait complètement chamboulé l’ambiance générale et, étant le père du petit, c’était assurément lui qui réquisitionnerait la présence de la belle à ses côtés. Leur lien était indéniable et… qu’était-il, au fond, face à ça? Il n’était pas un foutu berserk lui-même! Qu’un simple semi-elfe opalien et mercenaire de surcroît. Il avait cette crainte de n’être rien d’autre qu’une inutile petite distraction facilement remplaçable… Putain?! Était-il insécure, soudainement?! Une première! Jamais il ne s’était encombré de ce genre de raisonnement! Il baisait comme bon lui semblait et « merci bonsoir »! Sans plus! Enfin… sans compter ces soirées passées en compagnie de Dhénon où il avait assurément représenté le type d’individu peu recommandable. Bordel, l’alcool vous faisait faire des imbécilités parfois!

Bon… que faisait-il maintenant? La pause arrivait tranquillement et les reproches de Vay lui revenaient en boucle dans sa tête. Même s’il la contactait… Il était à parier qu’elle refuserait de lui adresser la parole. Enfin… En même temps, plus il laissait traîner, plus la frustration de cette dernière risquait de grimper en intensité. Bon… c’était quoi déjà ce dicton? Qui ne tente rien n’a rien? Ouais, c’était ça. Le putain de gros bon sens, au fond. Bon, au pire, elle l’enverrait se faire enculer par un orignal, ce qui serait amplement mérité.

** [Vayrinn] Vay? Se risqua-t-il. Bon… je sais que je t’ai dit qu’on pourrait discuter au retour, mais… heu… bah j’ai le temps, maintenant. Finalement quoi… Erh… Putain, je suis nul pour ce genre de choses… Je… Je voulais te dire que… je suis désolé pour mon attitude de plus tôt… Enfin, c’était exagéré et… erh… T’es là? Silence radio. Bon. Elle était réellement furax, mais assurément, elle l’entendait, ça… il n’y avait aucun doute là-dessus. J’ai été déplaisant et complètement déplacé, je te l’accorde. Bon d’accord, j’ai agi en véritable couillon, ni plus, ni moins. Je… je sais pas ce qui m’a pris. L’autre imbé… hmpff… demi-dieu qui débarque avec sa méfiance et son charisme à tout casser et j’ai cru que son influence serait suffisante pour nous nuire. J’ai paniqué et perdu mon sang-froid. Déjà que j’en ai marre de cette mission de merde… J’ai simplement hâte que ce soit terminé… Ça été la goutte qui a fait débordé mon vase déjà trop plein… Enfin… c’est une expression, au cas où tu ne l’aurais jamais entendu. Breeef… Il poussa un long soupir et glissa une main malaisée sur sa nuque, constatant le silence persistant dont le gratifiait la cheftaine. Pardonne-moi. S’il te plaît. Ce genre d’emmerdements ne se reproduira plus. Surtout s’il comptait prendre ses distances… émotionnellement, du moins. Hum… bon… heu… je te laisse réfléchir à ça… J’arrête de te harceler. **

C’était lui où ses excuses étaient de la bouse de vache? Bordel, il se trouvait pathétique lui-même… Pinçant l’arête entre ses sourcils, le rouquin tenta de chasser ses pensées. Au bout d’un moment, le soleil commençait à décliner à l’horizon, tranquillement, et on somma la pause pour les bêtes et pour les cavaliers. Beltram confirma télépathiquement avec Blackwood qu’ils seraient arrivés sur place dans plus ou moins 3 heures, puis en informa également mentalement ses Loups d’Acier. Ça ne valait pas la peine d’établir un campement ni d’allumer des feux, puisque bon, même si la luminosité se teintait de doré en cette fin de journée, la visibilité n’était pas non plus totalement nulle. Ils se donnaient environ trois quarts d'heure avant de repartir. Rassemblant les chevaux près d’une écuelle qu’on remplit avec les restants des réserves d’eau, les mercenaires sortirent les rations de nourritures séchées qui leur permettraient de refaire des forces sans gaspiller trop de temps. Le rouquin mordit à pleines dents dans un morceau de viande séchée et écouta les propos de Gavin quand il sentit un regard se poser sur lui. D’instinct, il jeta un coup d’œil par-dessus son épaule et vit Xerkh qui le toisait, probablement méfiant comme toujours. L’envie de lui envoyer un nouveau doigt d’honneur se fit sentir, mais cette fois, le mercenaire réussit à se contenir. Prenant sa gourde, il voulut en prendre une lampée… avant de réaliser qu’elle était complètement vide. Merde… Et leurs réserves d’eau qui étaient à plat…

- Je vais voir dans les environs s’il n’y aurait pas une rivière ou ruisseau, informa-t-il les siens en démontrant sa gourde vide et en enfournant les restes de son encas séché dans ses poches. Ouais, ouais, au moindre pépin je vous ferai signe. Je ne vais pas bien loin de toute façon.

Levant les yeux au ciel un instant, le chef des mercenaires ne put s’empêcher d’esquisser un sourire amusé devant l’air maternel d’Ana. Il contourna donc la cargaison, chargeant Seth au passage de veiller à la bonne entente du campement, puis s’enfonça dans la forêt où la luminosité s’était considérablement tarie en cette période de la soirée, bien qu’il puisse tout de même y voir quelque chose. Le semi-elfe marcha à travers les fourrées et les herbes hautes et tendit l’oreille, repérant aisément le bruit typique de l’écoulement d’un ruisseau. Suivant donc son ouïe, il contourna un arbuste à fruits rouges avant d’écarter un buisson de son bras droit. Un petit cours d’eau au liquide clair s’écoulait paresseusement devant lui. C’était peu profond… à la hauteur du genou, tout au plus. Bref, c’était parfait! Il n’aurait qu’à faire signe aux autres de s’y rendre avant le départ pour remplir les réserves d’eau. L’Opalien s’accroupit en bordure du ruisseau et retira le bouchon de sa gourde avant de l’enfoncer dans le liquide frais pour la remplir. Il attendit quelques instants, quand un bruissement se fit entendre. Beltram se tendit comme un arc, retirant son contenant de l’eau et refermant le bouchon. Il se releva lentement, scrutant les environs de son regard doré. Il porta une main à son épée et tendit l’oreille.

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Xerkh
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Rôle: Chevalier Impérial 16e génération, Alpha de la colonie Berserk.
MessageSujet: Re: Conflit d’intérêt... [Beltram] Sam 17 Juin 2017, 02:00

Il ne put bien entendu pas s’empêcher d’afficher un sourire un peu carnassier aux paroles du Mercenaire qui visiblement était irrité par sa présence. Non seulement c’était palpable, mais toute son attitude en démontrait ce qui l’amusait il fallait l’avouer. Celui-ci semblait si emprisonner dans sa frustration, qu’il ne semblait même pas saisir ses propos correctement. Parlait-il une autre langue, ou quoi? Il ne lui semblait pas qu’il c’était mal exprimer pourtant. Bon, il était vrai que parfois ses propos faisaient tourner les têtes et il s’en apercevait une fois le mal déjà fait, mais c’était plutôt une question de tact et là, selon lui, cela n’avait pas vraiment lieu d’être.

Beltram considérait qu’il devait mettre au clair le fait que c’était aussi eux qui les avaient engagés et non eux qui avaient couru derrière cette offre. Oh, il n’avait jamais insinué ça, il c’était juste montrer curieux, car même avec son titre de Chevalier de côté pour cette mission, il restait, lui, simplement intrigué par leurs raisons. Avait-il des valeurs? Des choses comme ça. D’un autre côté à savoir que c’était lui qui avait capturé Vayrinn et l’avait amené à ce Vil’Poignard, il ne serait pas bien étonner qu’il n’en est aucune. Il se demandait bien ce que la Chamanka pourrait alors bien lui trouver, elle qui était si encré dans les mœurs des Berserks. Si cet homme offrait son bras au premier venu pour de l'or, il était normal qu'il craigne pour la sécurité de la belle et ça, tous les arguments du monde ne saurait le faire changer d'avis. Cela ne voulais pas nécessairement dire qu'il cherchait forcément à s’imposer, bien que... D'autres facteurs y était aussi.

Dans tous les cas, il continua à écouter ses propos, préférant ne pas l’interrompre dans sa lancé, puisqu’il récoltait tout de mêmes des informations à travers tout ça. Il savait tout ce qu’il avait à savoir sur Blackwood et ne l’accusais pas directement. Ils en avaient un peu parlé la veille et Vayrinn lui avait fait un topo, c’était presque un dossier classé, pour lui. Enfin presque. Il n’avait pas besoin de mettre sa main dans le feu pour un truc pareil, expression ou pas. Seulement, c’étais ses supérieurs lui, que Xerkh avait dans la mire et si des larcins s’effondraient sur son passages, il n'en avait rien à faire. Dans tous les cas, il ne chercha plus à le préciser. Il était de toute façon un homme d’action et d’instinct. Avoir un plan à la lettre n’avait jamais été dans ses préférences, mais il aimait avoir une idée. Beltram, à la fin de ses propos planta son regard dans le sien avec un air de défi. Le Berserker se contenta d’afficher un sourire en coin. Qu’il était mignon, ce chiot.

-Je parlais de son supérieur, pas de Blackwood. Quant au fait que le monde tourne autour de nous ou pas là n’est pas la question. Si cela touche Kadrunn, alors cela me concerne. D’avantage si cela touche Vayrinn. Et qu'il y touche, et qu'on veuille sa tête. J’en ai rien à faire que les Berserks soient ou non la seule menace sur Enkidiev, ni même qu’on en soit une ou non peu importe aux yeux de qui. Tu as été payé pour surveiller une cargaison qui passait sur Kadrunn et tu croyais t’en tirer tout comme eux. Elle ne doit pas valoir grand-chose à tes yeux si tu n’as même pas une once de loyauté ne serais-ce que pour l’en avoir informé ou vérifié directement auprès d’elle, comme un vrai allié… Ou peu importe ce que vous êtes. Vous crever de faim toi et les tiens? Vous n’avez pas l’air, mais tant mieux, pour votre petite fortune à venir. Vous pourrez l’empiler quelque part avec le reste.

Dit-il tout simplement. Non, il ne l’avait pas mal pris. Il pouvait même comprendre que peut-être celui-ci trouvait qu’ils en faisaient trop pour si peu. Dans tous les cas, il ne connaissait donc visiblement pas assez les Berserks et ce n’étais pas lui qui avait la plus grande envie de parler des siens à un inconnu et chercher à lui faire comprendre comment ils pensaient. De plus, son attitude ne lui donnais pas envie de s’attarder à lui expliquer où il voulait en venir. Il l’avait fait une fois. Il ne se répétait pas. Du moins pas là. Cela ne lui servirait à rien il avait bien l’impression. Son interlocuteur était de toute façon visiblement trop borné –pour le moment- et peut-être lui aussi pour l'instant.

Quant à la suite des propos du Loup d’Acier, Xerkh ne releva pas. Au moins une chose sur laquelle ils étaient d’accord. Il savait très bien ce qu’ils avaient réservé à Vil’Poignard, mais ils n’étaient pas si psychotiques pour faire ça à tout le monde non plus. Cet homme voulait souillée, humilier Vayrinn et laissé ses hommes lui passer sur le corps. Il n’aurait jamais accepté d’apprendre qu’un incident comme tel était arrivé sincèrement et Beltram aurait été de ceux qu’il aurait chassés assurément. S’il aurait été là, il aurait sans doute torturé le caïd un peu avant, ou en même temps que son corps descendait grâce à la gravité, s’empalant d’avantage, mais bon. Valait mieux qu’il ne pense pas à cela. Cet homme avait eu ce qu’il méritait et Beltram et bien, il avait eu de la chance.

Dans tous les cas le Chef des Loups d’Acier repris la parole, cette fois, son ton était plus acerbe que précédemment. Devait-il s’attendre réellement à quelque chose d’autre? Non, pas vraiment. Ce qui l’irrita le plus en fait dans toutes ces paroles, fut de savoir que Vayrinn lui avait parlé de lui. Sur le coup, il se renfrogna. Que lui avait-elle donc raconté? Pourquoi avait-elle fait cela? Dans tous les cas, le chiot, après avoir montré les crocs avait choisi d’aboyer. Xerkh ne se souvenait pas de l’avoir menacé ouvertement, si? Visiblement, les Enkievs étaient vraiment susceptible. S’il lui avait surtout dit de tâcher de rester vivant, c’était parce-qu’il préférait que celui-ci ne crève pas bêtement dans ce fameux trois pour un qu’il avait ‘’halluciner’’ en sa présence. C'étais des moyens pour que Vayrinn lui en veuille, de surcroît. Ahhh bon sang qu’il n’avait jamais été doué pour les paroles. Ce n’était pas chose surprenante qu’il n’ait jamais réellement été choisi comme porte-parole pour les Chevaliers ou l’Empire dans certaines situations délicates. L’envie de le tuer n’était pas vraiment présente. C’était plutôt l’envie de lui venir en aide qui était totalement absente. Cela incluait bien entendu mener à bien le reste du voyage et ne pas toucher à la petite cargaison ET les prisonniers pour qu’il récolte le pognons sur le dos de Vayrinn qui elle, aurait tout simplement eut à ce servir aux portes de Kadrunn. Mais non. Ce n’étais pas cela qui était arrivé et ce connard jouait les offusqué? Croyait-il vraiment avoir son mot à dire sur le fait que Xerkh soit de la partie ou pas? Ah, c'étais peut-être ça qui lui déplaisait? Qu'aurait-il préféré? Que la Cheftaine entre dans la gueule du loup alors que lui il voulait son pactole tout simplement? Non. Il ne lui faisait pas confiance, encore moins en ses capacités à la protéger.

Il ne suivit pas trop la suite des propos du mercenaire. Cela semblait s’enligner sur un jeu de parole et ce genre de chose ne l’avait jamais intéressé. C’est généralement à ce moment-là qu’il frappait, parce-qu’il trouvait ça ennuyeux et que blablabla. Bref, en gros, le roux lui donna son espèce de congé et fit avancer plus rapidement sa monture, brisant le rythme qu’il c’était fait avec le cheval de celui-ci. Pour ponctué ses dires, il lui fit un doigt d’honneur sans lui jeter un regard. Xerkh ne put s’empêcher de laissé échapper un bref rire un peu trop mesquin. Il ne pouvait même pas appeler ça du courage. Ce mec était complètement borné. Il le prenait pour qui au juste? Un espèce de détraquer qui sautait sur tout ce qui bougeait? Nah, ça c’était juste sur les champs de batailles et encore là, il était plutôt sélectif. C’est juste qu’il y avait toujours des personnes entre lui et son objectif. Un peu comme là, visiblement.

Sentent un mouvement sur sa droite, Xerkh ce contenta d’étirer le bras et bloqua au même moment un Khaos qui semblait vouloir faire descendre de sa monture le mercenaire dans l'optique de probablement lui parler de plus près. C’était inutile, ce n’était que des mots, il n’en avait sincèrement rien à battre. Qu'il lui aurait lèche le cul ou qu'il l'insulte, cela ne changeait rien. S’il pensait être le premier à jouer les frustrés en sa présence, il se foutait profondément le doigt dans le cul. Quoi qu’il en soit, il fit comprendre aux Berserks de ne pas se mêler à tout cela, précisément à Khaos, qui ragea et serra l’épée qu’il avait sortie durant la discussion des deux principaux concerner sentent visiblement la tension monter. Bordel, il avait seulement hâte, comme tous le monde, que tout ceci se termine et il était le dernier arrivé. De plus, il avait fort l’impression que l’attitude du mercenaire c’était empirer depuis sa venue. Était-il jaloux de son lien étroit avec Vayrinn? Cela le fit sourire intérieurement.

Khör déposa une main sur son épaule et Xerkh tourna le regard en sa direction. Le Berserk lui souriait, lui mentionnant que Beltram avait vraiment de meilleurs jours et de ne pas se baser sur cette journée pour le juger. Il se contenta d’arquer un sourcil. Khör avait toujours été l’un des Berserks avec lequel il s’entendait le mieux. Il n’avait jamais été du genre à s’emporter pour des détails et son jugement était fort souvent apprécier non seulement par Vayrinn, mais aussi par lui. Seulement là, ce n’étais pas vraiment le bon moment pour lui balancer un truc pareil. Peut-être qu’en d’autres circonstance cela aurait été mieux, mais pour le moment, ils étaient dans cette situation et il avait cette impression. Tout ce qu'il désirait faire, c'étais atteindre l'objectif visé soit, celui de récolté ce qui revenait de droit a la Colonie, tout en s'assurant que le message soit bien clair, cette fois.
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MessageSujet: Re: Conflit d’intérêt... [Beltram] Dim 18 Juin 2017, 03:05

Ils avaient tous pris la forme de leur totems respectifs. Ainsi, il était très difficile de sentir leur présence. Après tout, ils n’étais que des animaux et la grande majorité des autres races ne cherchaient que les présences semblables à la leur lorsqu’ils sondaient le territoire, soit humanoïdes. Pourquoi? Les prisonniers. Ils avaient tout vue et presque tout entendu. Garder ainsi l’impression qu’ils étaient réellement partie –ce qui somme toute n’était pas impossible- était la meilleure stratégie a adopté d’ici à ce qu’ils arrivent à leur fameuse destination. Rien ne leur disait que l’un d’eux n’étais pas en mesure de sonder le territoire, ni d’envoyer des messages télépathique. Surtout que pour les Berserks cette option était fort probable, voir logique, puisque ses dons chez eux étaient à la base inné. Elle préférait ne pas avoir à faire intervenir le groupe de Marisha, mais si c’était nécessaire, elle le ferait. Cela ne ferait en fait que faire plaisir à la majorité d’entre eux qui sommes toute, avaient pris tout comme elle cet affront plutôt personnel. Ils avaient déjà à la base été préparer pour une attaque surprise et sans issu, mais les plans avaient changé. Certains alors se languissait du moment où ils pourraient se battre. Ils n’avaient pas tous fait ce chemin pour se… Balader? Et dire que tout cela aurait pu être régler si aisément, si cet imbécile ce serait contenté de lui payer ce fichu droit de passage. Dans tous les cas, ils apprendraient ce qui en coutait de tenté de berner les Berserks. D’une façon ou d’une autre.

Le message télépathique que lui avait envoyé Beltram lors du départ était resté sans réponse. Que pouvait-elle répondre à cela? Que voulait-il mettre au clair? Qu’est-ce qu’elle avait fait, encore, qui ne lui plaisait pas? Et pourquoi lui donnait-il l’impression qu’elle faisait tout faux, soudainement avec lui? Elle n’était pas en désaccord de régler tout ça, mais pour l’heure ce n’était effectivement ni l’endroit, ni le moment. Elle avait besoin de se concentré sur l’objectif et Beltram aussi et même si l’arrivée de Xerkh avait créé tout un émoi chez les Loups d’Acier ainsi que visiblement chez son… Amant, elle devait tout de même avouer que cela l’apaisait. Il était un peu comme son point d’encrage face à cette situation qui n’avait de cesse de vouloir lui échapper. Elle savait que le Beserker ferait ce qui devait être fait pour le bien de la Colonie. Elle, elle était en conflit d’intérêt et son jugement était alors influencer. Elle lui avait cependant demandé une chose, c’était bel et bien de ne pas porter préjudice au mercenaire et ses Loups d’Acier, malgré qu’elle garde un goût amer à la dernière pause qu’ils avaient eu. Dans tous les cas, ils ne voyaient pas la situation de la même façon. Elle c’était mise du mieux qu’elle avait pu à la place du Mercenaire et voilà où cela les menaient. Elle se sentait un peu perdue, étrangement. Elle n’aurait jamais dû laisser vivre ces prisonniers et elle n’avait pas envie de se dire qu’elle n’aurait jamais dû se plier aux demandes de Beltram, ni même s’être laissé amadouée par son… Charme?

On l’avait mise en garde sur les êtres de ce côté des volcans. On lui avait dit qu’elle n’y survivrait pas ou qu’elle en souffrirait grandement. Xerkh et les autres ne voulaient que la protéger. Le monde était trop différent du sien. Et Beltram… Elle lui avait ouvert les bras, montrer ses mœurs… Ouvert son cœur. Il avait été parmi les leurs et… Il avait osé prétendre qu’elle ne regardait que le contenu de cette fichu cargaison, de cet chose qu’il protégeait tant dans la carriole, qui visiblement semblait plus important que tout… Sincèrement, elle se demandait si son choix avait été judicieux. Si elle avait fondu devant ses beaux yeux azurés, devant son odeur… Peut-être aurait-elle dû s’en tenir au minimum. Elle ne voulait pas repensé à ce kidnapping. Elle savait qu’il n’était pas comme ça… Pourtant. Elle se souvenait d’avoir craint suite à ses évènements, une situation bien similaire dans laquelle ils se trouvaient présentement et ce, au nom de l’or. La vie lui apprenait malgré tout une bonne leçon et cela la forçait à étendre bien entendu ses réflexions dans d’autres sphères de la sienne, allant de la colonie, des histoires précédentes et du futur de celle-ci et d’elle? S’il n’y avait alors aucun moyen de faire confiance à qui que ce soit, ici, sans l’or, alors elle en aurait. Kadrunn était l’un des plus gros fournisseurs de tout Enkidiev, ironiquement. Mais alors, elle n’aurait d’autre choix que de considéré ce peuple comme hostile et de ne lui laisser aucune chance. La moindre erreur leur serait alors fatale.

Elle suivait donc de loin le convoi, alors qu’Écho était des plus heureux de pouvoir gambader à travers la forêt. Il y avait au moins quelqu’un ici qui profitait pleinement de cette balade et qui se fichais bien de toute les tensions ressenti autour, ainsi que tous les problèmes. Ce petit était encore fort maladroit, il découvrait à peine le monde, mais le voir découvrir la nature apaisait au moins son cœur confus. Elle dû le porter à plusieurs reprises puisqu’après tout, il était encore fort jeune pour faire une aussi grande distance sans repos, comme les adultes. Le bon côté des choses c’est qu’il avait réussis à s’endormir après avoir été pris dans la gueule de la Cheftaine suite à sa course maladroite pour tenter de tété tout en trottant, car elle ne comptait pas s’arrêter. Bien qu’elle dû prendre un peu de retard malgré tout pour lui en laisser la chance. Il pendouillait donc mollement de sa gueule tout en ronronnant. Aishka l’avait rejoint depuis un moment, question de faire la route à ses côtés. Les autres Berserks marchaient plus loin devant. Vayrinn préférait s’assurer que personne ne traînait –mise à part elle, bien entendu- et avait une meilleure vue d’ensemble sur ce qui se déroulait devant elle et aussi du côté de Xerkh, Beltram et les autres, pouvant les observé par moment lorsque le terrain le permettait.

La Berserk loup avait tenté de lui tirer un peu les vers du nez à savoir pourquoi elle semblait si confuse, ressentant sans doute son état d’esprit trop songeur, mais elle comprit que la Chamanka ne désirait pas pour l’heure exprimer le fond de sa pensé concernant la situation. Aishka, de toute façon, n’avait pas besoin de mot pour deviner que l’attitude du mercenaire l’avait blessé plus qu’il n’y paraissait, même si elle s’efforçait de se concentré sur autre chose. C’était la seule chose qu’elle voyait, Vayrinn n’étais pas le genre à être dans ce genre d’état lorsqu’on la provoquait, autrement. Elle avait cependant, comme à l’accoutumé, agis de la bonne façon et encore une fois avait choisi de faire passer la Colonie avant tout. Elle n’avait cependant pas pu s’empêcher de lui dire qu’elle n’avait pas besoin d’un second casse-tête et qu’elle en avait déjà suffisamment à gérer avec Xerkh et sa double-vie. Elle n’avait pas besoin de se laisser abattre pour un homme qui visiblement, ne la désirait auprès de lui que lorsque cela l’arrangeais. Elle avait peut-être raison, mais Vayrinn avait ressenti le besoin de justifié les actes du mercenaires, lui mentionnant qu’ils n’avaient pas à juger de ces valeurs puisque lui ne jugeais pas les leurs. Elle ne les comprenait tout simplement pas et cela ne voulait pas nécessairement dire qu’il avait tort sur toute la ligne. Puis, ils ne se devaient rien, si ce n’était que la confiance. En avaient-ils encore? Elle ne pouvait s’empêcher de repenser à ces Loups d’Aciers qui avaient préférée l’empêcher de s’approcher de lui et de son précieux paquet, mais peut-être n’avaient-ils que réagis avec logique selon un ordre donné, bien qu’elle fut… Mauvaise? Les siens avaient toujours été protecteurs envers elle, pourquoi les pairs de Beltram ne seraient pas tout simplement ainsi, eux aussi en ressentant l’irritation de leur Chef? Étaient-ils si différent en tous points? Elle n’y croyait pas vraiment. Peut-être voyait-elle trop de choses, comparé aux autres. Cela ne serait pas une nouveauté en soit. De toute façon. Autant que cela était une force, que c’était aussi souvent comme présentement, une source de conflit intérieur.

Elle fut avisée que le convoi allait bientôt prendre une courte pause question que tout le monde puisse manger et se désaltérer. Quant à son groupe en retrait, ils ne se contenteraient que de se poser un peu, sans plus. Ils ne devraient pas tarder à arriver et bien que les Berserks fussent de grands mangeurs, ils savaient aussi se faire endurants. Ils auraient tous le luxe au retour de festoyé, de manger, dormir puis de repartir en Kadrunn. C’est peu après cette annonce qu’elle reçut un autre message télépathique de Beltram. Elle l’écoutait bien entendu tout en déposant Ekho sur le sol qui se réveillait, marchant maladroitement encore entre le monde du sommeil et la réalité jusque sous elle afin de tenter de boire, mais bien entendu, elle ne s’arrêta pas tout de suite, ce qui fit grogner le petit de frustration, choisissant finalement par se laissé tomber mollement sur le sol et se plaindre. Lui jetant un coup d’œil, elle finit par céder, amusée et s’arrêta, non sans jeter un coup d’œil vers les autres qui avançaient encore un peu. Ils n’iraient pas bien loin de toute façon.

Elle avait du mal à saisir où le bellâtre voulait en venir avec ses paroles. Il semblait tout aussi confus qu’elle avec les mots et pourtant n’y était-il pas plus habile, plus expérimenté? Dans tous les cas, il finit par s’excuser de son attitude plus tôt et lorsqu’il lui demanda si elle était là, elle trouva cela ironique, puisqu’il lui parlait télépathiquement, mais elle ne releva pas, préférant rester dans son mutisme et attendre la suite. Elle se contentait plutôt de se repassé les derniers évènements à l’esprit et ne pouvait s’empêcher de se rappeler les paroles d’Aishka. Peut-être ne se comprenaient-ils pas. C’est tout. Il semblait au moins conscient que son attitude l’avait heurté, même si elle se considérait bête de l’avoir été. Elle était pourtant plus tolérante envers les siens, mais peut-être était-ce tout simplement parce-qu’il arrivait à l’atteindre d’une manière différente. Ils pouvaient souvent se comprendre sans le moindre mot. Elle n’avait pas l’habitude de devoir autant s’expliquer ou de devoir comprendre des réactions et des impressions contraires aux paroles. Il ne fallait pas chercher plus loin, au fond, pourquoi ce monde ici était si… Chaotique par moment. Celui-ci fit mention de l’arrivé de Xerkh et elle ne put s’empêcher de se renfrogner un peu. Pourquoi? Il l’avait lui-même repoussé et ce, plus d’une fois. Le Berserkser n’avait rien eu besoin de faire pour visiblement leur nuire, comme il le mentionnait. Pourquoi avait-il cru une chose pareille? Elle ne pouvait pas demander au Chevalier d’avoir autant confiance en un étranger –pour lui- qu’elle. Surtout qu’il n’était pas non plus arriver dans le meilleur des moments. Xerkh n’avait agis que purement instinctivement. Il se méfiait des étrangers, comme n’importe quel Berserk et d’avantage comme n’importe quel Alpha voyant un intrus prêt de la meute. Il n’avait pas eu la chance de rencontrer le Mercenaire et à voir le foutoir entre les deux camps, elle aurait sans doute agis de la même façon, elle aussi. De plus, elle savait que la présence d’Ékho le rendait d’avantage protecteur. Encore heureux qu’il ait accepté de suivre en partie son plan. C’était comme si Beltram croyait qu’ils comprendraient tout, tout de suite, comment il était et comment ce monde fonctionnait. Elle voulait bien faire de son mieux, mais elle ne pouvait pas imposer cela à tous son entourage, pas même le Mercenaire lui-même. Ils étaient tous libre de pensé comme cela leur entendait. Maintenant, en plus de se sentir entre deux feux avec cette histoire de cargaison et de taxe, elle se sentait entre deux feux entre le Mercenaire et le Berserker. Génial.

Il mentionna de nouveau cette mission et elle pouvait bien être d’accord avec lui sur ce point. Alors qu’elle s’apprêtait à lui répondre, ses derniers propos la freinèrent. Que voulait-il dire, la dernière fois? Elle n’était pas sûre de saisir. Cela sonnait comme une promesse de ne plus vouloir recommencer, pourtant, elle sentait qu’il n’y avait pas que cela… Peut-être comptait-il finalement simplement s’éclipser après avoir empoché son pactole et que c’était pour cela qu’il lui disait en ce moment tout ça, afin de ne pas avoir à lui parler par la suite? Elle laissa échapper un bref grognement alors qu’elle offrit un petit coup de patte à Ekho qui malmenais un peu trop ses mamelles avec ses crocs, puis choisi de se remettre à marcher, tout simplement encore plus confuse qu’au début. Ne pouvaient-ils pas simplement agir et/ou se dire les choses sans réels détour? Elle détestait entendre des mots et sentir d’autres sentiments. Les Berserks n’étaient pas comme ça. Il lui fallait encore du temps pour comprendre toute ces nuances, mais visiblement, ce ne serais pas aujourd’hui. Elle regrettait étrangement ces moments passé tous les deux où tout semblait bien plus simple, mais peut-être était-ce ça, la réalité de ce monde. Elle avait peut-être été un peu trop naïve pour son bien, mais heureusement, elle ne l’avait pas été pour sa Colonie. Dans tous les cas, elle ne voulait laissé sans réponse le Mercenaire, mais elle ne savait pas quoi dire. Elle se contenta donc de lui poser une simple question, qui mine de rien, était assez pertinente…

**[Beltram]Ça veut dire quoi harceler déjà?... Et je suis désolée si je ne suis pas assez… rapide? J’ai simplement encore du mal à comprendre, parfois, mais j’ai beaucoup appris ces derniers jours et je crois que nous aurions pu gérer plus mal la situation… Et tu sais, je sais que la présence de Xerkh ne te plait pas –c’est assez évident…- et j’aurais préférée vous éviter ça. À tous les deux, mais il a plus l’habitude de gérer avec votre peuple que Khör ou Artek. Je suis peut-être la Cheftaine de ma Colonie, mais tu dois savoir comme tous bon Chef qu’il faut parfois écouter lorsque les nôtres ont tous une même pensé et la chose la plus logique à faire en vue de cette situation est celle-ci, en ce qui nous concerne.**

Elle ne mettait pas en cause sa sécurité, mais surtout le fait que la présence des prisonniers était un risque élevé et qu’ils avaient profité de la présence du Berserker pour tourner la situation en leur faveur, semant une certaine confusion s’ils avaient parmi eux un délateur.

**[Beltram] C’est lorsqu’on est borné qu’on commet des erreurs et en vue de ma nouvelle position sur Enkidiev je ne peux me le permettre.**

Enfin, elle n'avait de toute façon jamais pu se le permettre. Le soleil déclinait à l’horizon et la cargaison c’était finalement arrêter. Vayrinn toujours accompagné d’Aishka arriva quelques bonnes minutes plus tard, se contentant de continuer sa route en ayant envie de se retirer seule question de fouiller les buissons pouvant y contenir des baies sauvages, pas si loin. Ekho avait recommencé ses ânerie maintenant qu’il avait le ventre plein et elle, elle préférait profiter un peu de cette solitude pour tenter de chassé toute ces histoires entremêler et se concentré sur son fils et sa soif. Elle avait donc fini par repéré quelques trucs à se mettre sous la dent alors qu’à environs trois cent mètres se trouvaient les autres qui faisaient sans doute de même, ou se chamaillaient, puis à environs cinq cent mètres le convoi. Elle repéra la présence d’un ruisseau et s’y désaltéra alors qu’Ekho y pataugeait, l’éclaboussant à plusieurs reprises alors qu’il tentait de chasser une feuille qui flottais sur la surface liquide. Une fois éloignée, elle se mit donc à fouiller dans les parages alors qu’Ekho s’entretenait avec à peu près tout ce qui l’entourait. D’un œil attentif, elle l’observait s’éloigné à son insu alors qu’il chassait maladroitement une couleuvre qui ne donnais pas sa place.

C’est alors qu’une odeur familière ce fit plus présente. Relevant la tête, elle n’eut aucun mal à apercevoir entre les arbres qui la camouflait Beltram qui approchait, puis se pencha afin de remplir sa gourde. Elle était tenaillé entre l’envie de tourner les talons et celle de littéralement le pousser dans la flotte sans vraiment savoir pourquoi. Elle laissa échapper un son rauque, presque inaudible du creux de sa gorge pour rappeler son petit à l’ordre et Ekho obtempéra aussitôt, courant –maladroitement- vers elle, puis trébuchant sur une racine et dévala le petit vallon menant vers le ruisseau. Cela, bien entendu, ne sembla pas passé inaperçus aux oreilles du Mercenaire qui se tendit comme un arc et observa les environs cherchant visiblement la source du bruit qui mine de rien, c’était sans le vouloir approcher de lui. Le jeune Berserker se mis à laisser échapper des grognements d’inconforts mêler de plaintes. Celui-ci c’étant embourbé dans le buisson où il était atterris et n’arrivant pas à s’en défaire. Si alors elle approchait d’un pas plutôt calme, ne le considérant pas en danger prêt du Mercenaire qui le reconnaîtrais, elle eut un tout autre réflexe lorsqu’une  seconde odeur ce fit sentir, entre elle et lui, allant directement sur Ekho.

Enfin, sa réaction fut bête, mais instinctive. Si la Berserk avait offert une partie de sa confiance à Beltram, elle n’avait pas nécessairement confiance aux jugements des autres humanoïdes qui l’accompagnait. Voyant celui-ci sortir son épée, alerté par les cris du petit, cela fit malgré elle monter son instinct de maman protectrice en flèche. Elle fit alors quatre ou cinq pas à la course, laissant échapper un grognement menaçant alors qu’elle apparaissait d’entre les arbres. Le Loup d’Acier qui farfouillait avec la pointe de son épée  –visiblement- se figea sur place comprenant son erreur, soit celle de s’être visiblement approcher du petit d’une maman ours, ne voyant toujours pas l’apparence d’Ekho –et l’avait-il vue avant?- qui se tortillait dans les buissons grouillant et dès qu’il se retourna, Vayrinn se plaça sur ses pattes postérieures et laissa échapper un rugissement en avisant l’arme qu’il pointait en sa direction.

Sans la moindre hésitation, l’ours ébène arborant un col en V blanc ficha un puissant coup de patte sur l’arme, alors qu’elle aurait bien pu mettre son bras entier en pièce. Bien entendu, l’homme fut déséquilibrer et tomba à la renverse, s’empressant déjà de reprendre son arme en tremblant. Vayrinn se laissa retomber sur ses pattes avant alors que Beltram avait lui aussi franchis la courte distance qui le séparait du lieu de l’incident dans l’optique sans doute de prêter main forte à son compagnon, ne sachant peut-être même pas qu’il s’agissait à l’instant de Vayrinn et d’Ekho qui se trouvait maintenant derrière elle, toujours livrer à son propre combat. Voyant donc que l’intrus ne comptais plus nuire semblant comprendre sa bévue, l’ours jeta un coup d’œil vers le Chef des Loups d’Acier et se contenta de reculer de quelques pas pour arriver au-dessus de son petit tout en le prenant dans sa gueule et le libérant de sa fâcheuse position. Ce fut peut-être seulement à cet instant qu’il comprit à qui il avait à faire en reconnaissant le petit Berserker, tout comme peut-être en captant son énergie subtile à travers celle plus puissante de l’ours qu’elle était en cet instant précis.

**[Beltram] Personne ne lui a dit qu’il ne fallait jamais se mettre entre une mère et son petit?**

Pourquoi n’avait-elle pas partagé son message à l’impudent aussi? Ou tout simplement le lui avoir envoyé à lui? C’était peut-être parce-qu’elle n’en avait pas la moindre envie. Voilà pourquoi. Elle recula donc encore de quelques pas à la façon typique d’une mère ours, comme si elle s’assurait de vérifié que l’avertissement ai été clair, puis retourna, redéposant Ekho au sol qui s’empressa de fuir les lieux, trébuchant à plusieurs reprises, comme si le diable était à ses trousses. Visiblement, il avait eu peur. Peut-être aurait-elle pu en profiter pour rallonger la discussion avec le Mercenaire, mais elle avait l’impression que le moment était mal choisi. Encore une fois. Elle jeta toutefois un dernier coup d’œil dans la direction des Loups d’Acier avant de disparaître à travers les arbres.

Il n’eut aucun autre incident au cours de la brève pause. La tension était toujours aussi palpable et les deux groupes gardaient une certaine distance les uns des autres lorsqu’ils reprirent la route vers le lieu de rendez-vous. Après près de trois heures, le convoi fini par sortir des sentiers de la forêt et Vayrinn et les autres étaient donc resté à la lisière de celle-ci afin de rester à couvert, attendant un peu. La Chamanka observait le convoi rapetisser alors que ceux-ci frôlaient un petit village en vue de se rendre à ce fameux Manoir. Lorsque les deux clans disparurent enfin de leur vue, Vayrinn et une partie de son groupe choisi donc de faire demi-tours et de trouver un endroit adéquat pour monter un campement temporaire afin de chassé et de faire quelques provisions en vue du retour de Xerkh et les autres. Qu’à à l’autre moitié, un simple regard de Vayrinn et ceux-ci se dispersèrent afin de contourner le village et de continuer à suivre le convoi dans la plus haute discrétion, tel une meute de loup sur la piste du troupeau de bison. Concernant Beltram…

**[Beltram] Vous compter vous reposer un peu avant de repartir? Nous avons un campement à environs un kilomètres au sud-ouest de la lisière.**

Elle savait qu’il pouvait gérer avec ce caïd et il n'étais pas seulement avec ses Loups d'Acier, mais il y avait aussi les Berserks et elle espérait qu'il se souvienne ce moment avec Vil'Poignard. Ils pouvaient faire une bonne équipe lorsqu'ils s'en laissaient la chance. Elle se demandait aussi qu’elles étaient ses intentions lorsque le tout serait conclu pour lui. Il ne le lui avait pas vraiment mentionner. Étais-ce tout simplement un oubli? Dans tous les cas, la balle était dans son camp.
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Conflit d’intérêt... [Beltram]

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