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Sois un loup, les loups ne te mangeront pas. [PV Miya]

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Xerkh
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MessageSujet: Sois un loup, les loups ne te mangeront pas. [PV Miya] Ven 03 Fév 2017, 01:08

C’est avec un profond soupir de béatitude que Xerkh ouvrit les yeux de sa paisible sieste. Son regard cligna quelques peu alors qu’il observait au-dessus de lui l’immensité du ciel d’un bleu clair, presque totalement dépourvue de nuages. Le vent léger d’été lui apportait diverses odeurs qu’il pouvait trier à sa guise à l’aide de son fin museau, tout comme certain sons qu’il était en mesure d’intensifier en pivotant ses oreilles. Du mouvement subtil l’obligea à baisser son regard perçant vers une petite tête blanche qui était visiblement entrain de lutté pour continuer à dormir encore un peu. Sa tête était appuyée contre son flanc, le nez enfoui dans son pelage. Il changea prudemment de position et entreprit d’offrir quelques coup de langue affectueux sur le visage terreux de sa fille afin d’en dégager toute impureté, tout en laissant un ronronnement creux s’échapper de lui.

Ils avaient passé les dernières heures à se chamaillés, jouant au chasseur et au chassé sur le territoire de Kadrunn sous les regards amusé de quelques Berserks c’étant trouvé sur leurs chemins. Il fallait dire qu’il n’y avait pas vraiment de progéniture de leur espèce ici. La Capitale, bien que sécuritaire, n’étais pas encore un endroit suffisamment considéré pour risquer d’y amener des enfants. Ils étaient mieux dans les Territoires Inconnus. Leurs terres natales. Leur nid. Xerkh c’était permis d’y amener Miya car il avait confiance en l’efficacité des membres de la colonie présente de repoussé toute attaque potentielle. De plus, il était là. Jamais il n’accepterait une chose pareille et encore moins de mettre la sécurité de sa fille adorée en danger. Considérant certains détails, Irianeth restait cent fois plus dangereuses pour elle que cette Capitale, où Vayrinn savait régner avec une efficacité qui ne le surprenait aucunement. Quant au fait qu’il était un rouge sur le continent vert? Kadrunn n’étant plus considéré pour quiconque ici comme appartenant à Enkidiev, ce n’étais plus un problème en soit. De toute façon, il ne venait clairement pas en Chevalier. Non. Il avait laissé ce titre bien volontiers en quittant Irianeth pour venir se ‘’ressourcer’’ ici.

Il c’était senti aussitôt chez lui lorsqu’il était arrivé aux remparts sous sa forme bestiale, sa petite sur le dos, fatiguée par le voyage. Cela lui avait fait plaisir de voir son précieux petit louveteau s’extasier devant tout, mais surtout, devant cette aventure père-fille. On l’avait senti approcher depuis un moment et Vayrinn c’était empressé de se chargé de cet accueil, visiblement bien heureuse de les voir sur leurs Terres. Il était heureux de pouvoir permettre à son ainé de rencontrer une partie de la Colonie, d’avoir la chance de vivre un moment parmi eux et de comprendre leur manière de fonctionner. C’était quelque chose qui lui avait horriblement manqué durant sa jeunesse et il savait pertinemment que tout ceci était aussi, en partie, une raison pour laquelle il avait encore aujourd’hui autant de mal à se contrôler lui-même, à quel point il devait constamment se débattre pour ne rester ‘’qu’un homme’’ lorsque la situation l’exigeait. Il était vrai que son sang Berserker en était pour quelque chose, mais ce qui lui avait aussi nui avait été de ne pas grandir au sein d’une Colonie qui aurait eu de meilleurs outils pour l’aider à se maîtriser. Il en était de même pour n’importe quel Berserk aussi et ses filles n’étaient pas une exception à la règle.

Il ne voulait alors pas que ses filles aient à vivre la même chose que lui, qu’elles se sentent seules, incomprises des autres et là il ne faisait aucunement référence à sa propre meute sur Irianeth, mais de tout le reste. Il voulait qu’elles sachent qu’elles avaient d’autres opportunité, que la vie n’existait pas que sur Irianeth. Qu’elles n’étaient pas obliger de suivre la voie qu’avaient empruntée leurs parents, alors que tout deux l’avait en quelque sorte fait par nécessité, pour survivre. Maintenant, coincé entre deux mondes, il refusait de voir ses enfants souffrir comme il pouvait le faire. Peut-être que l’appel était plus prononcer pour lui, mais elles n’étaient pas insensible elle non plus, surtout concernant l’ainé et la cadette, Auriane étant humaine. Elles avaient encore le temps de tracer leurs propres destins. Jamais ils ne les forceraient à quoi que ce soit, tant que cela ne les mettaient pas en danger, bien entendu.

Ce petit voyage était aussi une façon pour lui de lâcher prise sur ce qui le rongeait avec Irianeth. Plus les années avançaient et plus il avait du mal à remplir ses fonctions. Tout ce qu’il faisait présentement n’était que par obligation, par sécurité, si l’ont veux. Il savait très bien que s’il choisissait de quitté, même s’il prenait le temps d’en parler avec sa Chef, sont ancien Maître qui pourtant connaissait bien ces quelques problèmes, qu’elle n’aurait d’autre choix que de le déclarer comme déserteur. Cela pourrait mettre la vie de sa famille en danger, sans compter qu’Amélia et Hanaë risquaient fort d’avoir des ennuis, par sa faute. L’idée qu’on cherche à le trouver ne le dérangeait pas vraiment, il ne comptait pas se cacher. Il était un Berserker, mais, il craignait plus que tout de voir les siens recevoir les contrecoups de ce choix. C’était tout ce qui le retenait de rejoindre à cent pour cent la Colonie. Ce serait sans doute dans le futur un choix qu’il serait obligé de faire, mais pour l’instant, il se contentait de garder un œil discret sur les missions qui passaient, question de ne rien voir concernant Kadrunn et Vayrinn. Ce ne pouvait pas être obligatoirement une mauvaise chose en soit, seulement, il savait très bien comment était l’Empire, tout comme comment étaient les Berserks. La rencontre entre Ryan et Vayrinn n’avait pas été très positive et il savait que maintenant, les deux parties se tenaient à l’œil. Peut-être que Ryan sous estimais la Cheftaine et sincèrement, il l’espérait. Chose difficile, il devait tout de même garder un certain recul face à tout ceci, même si son for intérieur le refusait, inévitablement.

Quoi qu’il en soit, la petite boule blanche à ses côtés le tira de ses pensées en bougeant de nouveau, signe qu’elle se réveillait pour de bon. Xerkh se contenta de se lever doucement, puis, se secoua quelque peu non sans laissé échapper un long bâillement. Il jeta un bref regard vers Miya et lui donna un coup affectueux de son museau.

**Alors, j’imagine que tu as faim là, ein? Viens, on va aller se trouver quelque chose à manger.**

Avait-il lancé à la petite Berserk en commençant à se déplacer plus vers le Nord-Est de la Capitale, là où il y avait plus de chance d’y trouver une proie convenable. Ici, ce n’étais pas non plus impossible puisqu’ils se trouvaient à l’écart d’à peu près tout, parmi le terrain accidenté, mais recouvert d’une couche confortable d’herbe tout de même. Dans tous les cas, il savait vers où aller et s’ils trouvaient une piste en route, ce qui risquait bien éventuellement d’arrivé, ils la prendraient en chasse tout simplement.

**Selon ce que tu vois d’ici, vers où on se dirige dans la Capitale? Quel endroit serait le mieux pour trouver une bonne proie qu’on pourrait partager avec les autres, selon toi?**

En effet, il savait que sa fille avait un bon sens de l’orientation, puisqu’il lui avait appris dès son plus jeune âge à se repéré, mais il aimait la questionner à cet effet, surtout sur un nouveau territoire. Il fallait toujours savoir repérer ses points cardinaux et être conscient de ce qui les entourait. Toujours être alerte. Pour un prédateur, toujours savoir où se trouvait le gibier où bien quels étaient ses endroits de prédilection. Même si un endroit était inconnu. Il fallait y aller d’instinct et cet instinct devait apprendre à être sollicité.

**Tu peux me dire aussi qu’elle est la plus grande qualité d’un chasseur?**

Avait-il continué. Voulant donner un indice à la petite, puisqu’il n’y avait pas qu’une chose qui faisait d’un chasseur, un bon chasseur, il se contenta de lever son museau et flairer un peu les alentours, laissant le vent lui permettre aussi de capté des odeurs bien lointaines. Il n’y avait pas seulement que le vent qui pouvait servir, il fallait aussi développer à trier toutes les odeurs afin de déceler une odeur intéressante. Voyant que Miya l’imitait, il finit par rebaissé la tête et continuer à marcher. Ont certes, sondé le territoire était une possibilité, mais c’était moins amusant.

**Et toi, qu’elle est ta plus grande qualité?**

Il lui jeta un bref regard et eut un rictus alors qu’il dévoila ses crocs en guise de sourire. Il voulait simplement s’amuser à la forcer à se questionner sur elle-même. La surprendre avec une question à laquelle elle ne s’attendait sans doute pas, trop concentré à chercher une piste et répondre à ses questions. Puis, sans prévenir, il détala devant lui. Évidemment, il se contentait plutôt de trotté tout en s’assurant que sa fille le suivait. Allait-elle réussir à l’attraper? Sans doute. Le mettre au sol? Peut-être aussi, si elle se montrait convaincante.
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Miya
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MessageSujet: Re: Sois un loup, les loups ne te mangeront pas. [PV Miya] Ven 17 Fév 2017, 19:47

Un voyage! UN VOYAGE! Miya était tellement excitée qu'elle avait alterné sous forme louve et humaine de nombreuses fois, ne serait-ce qu'avant le départ. On avait dû la calmer à quelques reprises... mais... UN VOYAGE! UN VOYAGEEEEE! Elle avait fait son petit sac de voyage avec une énergie qu'elle n'arrivait pas à contenir et avait suivi son père en gambadant. La route fut particulièrement longue, mais ô combien intéressante! Xerkh n'avait même pas à s'inquiéter qu'elle s'éloigner, tellement elle était avide de tout apprendre ce qu'il pouvait lui dire au fur et à mesure qu'ils avançaient vers la destination. Contenant difficilement son hyperactivité, elle s'épuisait grandement le jour durant et dormait durement la nuit.

Ce jour là, sentant les odeurs de Kadrunn, reconnaissant l'odeur de Vayrinn et des berserks, Miya avait été si énervée qu'elle s'était soudainement transformé en louve. Comme à son habitude, uniquement mue par l'instant, mais ses émotions n'ayant pas été absorbés pour autant, elle bondit partout, folle de joie, et, pris au jeu, son père se joignit à elle pour une longue période de jeux. La langue pendante, la queue battante, la louve immaculée se montrait agile, bien que loin d'être à la hauteur de son paternel.

Après un moment, épuisée, le jeu avait pris fin, et elle s'était endormie contre Xerkh, le nez dans sa fourrure, recroquevillée sur elle-même. Dans son sommeil, elle reprit sa forme humaine. Ce fut les coups de langue de son père qui achevèrent de la réveiller. Elle grogna et passa une main sur son visage humide. Elle s'immobilisa ensuite, mais, incapable de se rendormir, elle finit par pousser un gros soupir en s'étirant de tout son long et baillant bruyamment. Son père était toujours sous forme animale. Il la poussa gentiment de son museau et elle poussa un petit rire en prenant celui-ci entre ses petites mains pour y déposer un baiser. « Oh oui! Manger, manger! » fit-elle en tapant dans ses mains, contente de cette magnifique idée.

Miya suivit son papa d'un pas léger, tout sourire. Il lui posa une question, et elle ralentit pour réfléchir, posant son petit doigt sur son menton d'un air sérieux. « Humm... le Nord? » risqua-t-elle en faisant appel aux connaissances qu'elle avait. Le paysage était différent et elle n'était jamais venue ici avant. Du moins, pas à son souvenir. Ce n'était pas évident, mais elle faisait confiance en son instinct, comme son père le lui avait toujours dit. Où trouver une bonne proie? « Euuuh... » Elle devait trouver. Fronçant son petit nez, elle plissa les yeux pour réfléchir plus encore à la question. Elle observa les alentours et pointa l'endroit de la forêt qui lui semblait plus dense et éloigné de la capitale. « Par là! » fit-elle, comme si elle avait répondu à une question existentielle.

Comme il renchérissait avec ses questions, elle se dit qu'elle avait sans doute répondu une mauvaise chose, ou pas de la façon attendue. À nouveau, elle fronça son petit nez et réfléchit sérieusement à la question. La plus grande qualité d'un chasseur... Comme elle le vit flairer, elle fit de même, pour tenter de percer ce qu'il semblait avoir senti. Elle reprit la route à ses côtés en portant plus d'attention à son alentour. « Ses sens? » osa-t-elle. Si des sens pouvaient être une qualité... « Moi?... Euh... Mon instinct! » répondit-elle fièrement à la prochaine question. Sur ces mots, elle ferma les yeux et leva le nez, tout en essayant de suivre la forme de son paternel.

Soudain, il décolla à toute vitesse - pour elle, il allait vite! Surprise, elle ouvrit les yeux et courut derrière, en riant. « Papa, attends moiii! » Elle mit toute sa force dans ses petites jambes et tendit les bras pour essayant d'attraper ne serait-ce qu'un touffe de poil. Elle plongea pour lui attraper une patte, et rata son coup, s'étalant au sol. Surprise, elle se releva rapidement en riant, alors qu'il ralentissait visiblement pour s'assurer qu'elle n'avait rien de casser. Reprenant sa course, la jeune fille parvint à rattraper son père qui n'allait, de toute évidence, pas si vite que ça. « Miya est la plus rapide! » lança-t-elle en se jetant à son cou, et un peu dans ses pattes en même temps. Ils roulèrent au sol et elle ria de plus belle, malgré les égratignures et la saleté. Ce n'était pas ce genre de chose qui pouvait altérer la joie de vivre de la petite louve!

« Oh papa! Papa! Là-bas! Là-bas! » chuchota-t-elle en se redressant accroupi et en pointant un jeune cerf qui broutait plus loin. Il leva la tête et elle se pencha pour ne pas être perçue, s'assurant de ne pas être dans le sens du vent. Heureusement, le vente menait plutôt son odeur vers eux que le contraire. « Je l'ai senti, avec mon nez! Miya a un bon nez! » ajouta-t-elle fièrement pour montrer qu'elle était une bonne chasseuse. Mais... elle hésita, ne bougeant pas vers le proie. Elle craignait de la faire fuir en faisant du bruit. Elle jeta un regard interrogateur à son père pour savoir ce qu'elle devait faire rendu là.
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Xerkh
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MessageSujet: Re: Sois un loup, les loups ne te mangeront pas. [PV Miya] Jeu 23 Fév 2017, 02:56

Cela lui faisait un bien fou de pouvoir passé un peu de temps avec l’une de ses filles. Il savait aussi que ce serait excellent pour elle. Il était vrai qu’une éducation impériale n’avait pas que ses mauvais côtés. Ils apprenaient beaucoup de choses pratique qu’il n’aurait été lui-même pas en mesure de savoir s’il n’en aurait pas bénéficié. Cependant, il considérait aussi qu’une éducation plus propre à ce qu’elle était vraiment était très importante. Si Amélia et lui auraient dû trancher pour une quelconque raison entre un ou l’autre, totalement, il n’aurait pas hésité sur son choix et bien entendu, celui-ci ne se portait pas vers l’Empire.

Ainsi donc, il avisait la jeune enfant s’excité de tout, débordant visiblement d’énergie. Après tout, en plus d’être une vrai boule d’énergie, elle venait de se réveillée d’une sieste. Ses professeurs, tout comme avec lui dans son jeune temps, se plaignaient souvent du fait qu’elle ne tenait pas en place. Ha! Pouvait-il vraiment la réprimandé? Étrangement, ils avaient vite compris que pour ce genre de plainte il valait mieux communiquer avec Amélia, car Xerkh leur riait presque au visage. Même que certains reconnaissaient bien sa tête et savaient pertinemment qu’il n’en ferait rien pour améliorer leur situation avec l’enfant. Il voulait qu’il fasse quoi? L’attacher à une chaise? Leurs cours étaient longs et ennuyant. Il ne cesserait de le répété. Il était vrai cependant qu’il ne tentait pas nécessairement d’encourager l’attitude de sa fille. Il avait dû apprendre à prendre son mal en patience. Il lui faisait alors voir un peu ça comme un bon exercice de patience, comme à la chasse, mais sur une chaise… Dans une Forteresse, sans la bouffe qui venait ensuite.

Bref, tout ceci pour dire qu’il était sans doute un des rares seuls à vraiment pouvoir la gérer, même Amélia parfois était complètement lessivée, à court d’idée. Pour lui, le meilleur remède restait le grand air! La preuve, avec lui, Miya finissait toujours par faire une ou deux siestes par jour. Il fallait dire aussi qu’il la laissait veillé plus tard, où elle finissait par tomber de sommeil. Ce n’étais pas qu’il était plus permissif avec elle, mais simplement plus compréhensif. De toute façon, ce n’étais pas comme si lui-même était l’incarnation de la tranquillité. Devant toujours se trouver quelque chose à faire s’il ne dormait pas. Il avait besoin au minimum de s’entraîner et de courir une fois par jour durant au moins trois ou quatre heures, sinon, il était plus susceptible, autant que lorsqu’il avait faim et que cela le rendait soupe au lait. Cela lui permettait de se défouler de façon saine et il comptait bien inculquer ce genre d’habitude aussi chez sa fille.

Pour l’instant, c’était évident que la majorité semblait être un peu comme un jeu. Après tout, c’était quelque chose d’agréable et ses instincts étaient bien présents. Elle ne bondissait pas de joie pour rien à chaque nouvel apprentissage ou exercice. Plus les années avanceraient et plus le niveau de difficulté augmenterais jusqu’au jour où elle tenterait probablement de chercher à réellement le défier par elle-même et c’est là qu’il comprendrait qu’elle était prête, mais pour l’instant, il désirait profiter de ces moments de joie et d’innocence de son louveteau, où il appréciait de la voir s’exclamer devant tout, avec une énergie pétillante. C’étais ainsi que tous les Berserks devaient grandir, pas enfermé entre quatre murs et encore moins enchaîner.

Les appels de Miya résonnant en écho dans son esprit le ramena au présent alors qu’il se retournait pour l’avisé disparaître de sa vue, visiblement, celle-ci avait trébuché en le ratant de peu. Il s’arrêta donc et revint sur ses pas, mais changea rapidement d’idée alors qu’elle se relevait déjà pour repartir à sa poursuite. Pas la peine de vérifié alors si elle n’avait pas quelque chose de cassé. S’il n’y avait pas de cris ou de pleurs, tout était sous contrôle! Il avait appris ça en vivant avec des femmes…

**La plus rapide? Tu en est sûre?**

Puis, sur ses mots, il la laissa lui bondir autour du cou et il se contenta de poussé un grognement comme s’il tentait réellement de se défaire d’elle, s’assurant tout de même de ne pas l’écrasée dans leur roulade, mais au fond, il ne pouvait s’empêcher de laissé échapper un ronronnement du creux de sa cage thoracique. Lorsqu’ils s’arrêtèrent, Miya qui se tenait à ses côtés se redressa tout en l’interpellant en chuchotant. Évidemment, dès que le vent parvint à ses narines il comprit ce qu’elle voyait. Il se redressa alors doucement et prudemment pour aviser le cerf qui tentait d’arracher de ses dents l’écorce d’un arbre. Il le quitta du regard un moment pour aviser son aînée, visiblement fière de l’avoir sentie pour ensuite lui jeter un regard interrogateur.

**Ce qu’on doit faire maintenant, c’est de se rapprocher sans qu’il nous voit, ni ne nous sente. Dis-toi aussi qu’ils sont rarement seuls, il y en a sans doute quelques-uns dans le couvert des arbres, juste là. Alors on doit être prudent.**

Il eut justement un léger mouvement dans les arbres un peu plus bas, sur leur droite.

**Tu vois? Alors ce qu’on va faire, c’est contourner prudemment sous notre droite, pour lui éviter toute chance de fuite dans la forêt, tout comme si certains le rejoigne. Tu dois aussi aviser ta trajectoire et t’assuré que le vent ne pourrais pas tourner, regard juste là, les herbes bouges de l’autre sens, ça veut dire que si on se place prêt de ce rocher, qu’il y a de fortes chances que celui-ci lui renvois notre odeur. Alors, il faut ramper et être très, très calme. Tu es prête? C’est comme sur Irianeth, c’est juste le paysage qui est différent.**

Sur ces mots, il c’était davantage tapi contre le sol, aussitôt imité par la petite Berserk. C’était un exercice qui pouvait paraître banal, mais c’était là le plus difficile de la chasse. Il y avait aussi ce côté patient qu’ils devaient maîtriser et pour des créatures comme eux, c’était de loin la meilleure façon. Miya avait encore du mal avec cet exercice, mais elle s’en sortait très bien pour son âge. Il avait déjà réussis à coincé des proies alors qu’elle l’avait suivis jusqu’à la dernière seconde, avant qu’il ne charge. Il savait qu’elle détestait faire fuir une proie et qu’il doit tout recommencer, surtout que la fois d’après, parfois, Xerkh lui disait de rester là où elle était et d’observée de loin. Cela n’avait jamais semblé faire plaisir à sa fille. Ce n’étais pas pour la punir, c’était pour qu’elle l’observe et apprenne. Elle était encore techniquement trop jeune pour chasser. S’il lui permettait de venir si prêt d’une proie avec lui, c’était parce-qu’il savait qu’elle en était capable et aussi que ce n’étais pas non plus une question de vie ou de mort. Il n’avait pas besoin de se frustré si jamais la proie les repérait par sa faute, Miya le faisait bien toute seule! Aujourd’hui, ils avaient tous le temps de chassé, alors, il était confiant qu’ils finiraient bien, d’une façon ou d’une autre à trouver quelque chose.

Le duo avançait donc prudemment. Sa fille était visiblement toujours aussi excitée. Il devait avouer que même si extérieurement il paraissait totalement calme, intérieurement, un instinct bien présent était toute ouï. Il s’imaginait déjà enfoncer ses crocs dans sa gorge, ses griffes se planté dans sa chair en une poigne mortelle, puis son corps s’entrechoquer avec celui de sa proie  pour la déséquilibré de son poids. À cette idée, il se lécha les babines, le regard focusser droit devant lui alors qu’il fit un pas, puis un autre. Légèrement, prudemment.

‘’Crak.’’

Aussitôt, le cerf leva la tête et fonça droit vers le couvert. Les oreilles de Xerkh se plaquèrent vers l’arrière, sans se retourner vers la source du bruit, puis bondit sans plus de cérémonie hors de sa cachette. Il était loin, mais l’instinct l’avait poussé à s’élancer tout de même, comme si sa vie en dépendait. En fait, il voulait vraiment le croquer. Ses griffes s’enfonçaient dans le sol pour lui permettre d’optimiser sa vitesse, il bondit par-dessus une buche alors que son regard fixait toujours sa proie, tentant de l’intercepter.  Celle-ci s’enfonça dans la forêt, le Berserker à sa suite. Il était à quelque mètre de l’attraper et fonçais à travers les arbres, tout en créant une courbe pour se rapprocher du cerf qui bondissait. Il ne se soucia pas des autres bruits ambiant, trahissant d’autres Cerf, beaucoup plus loin qui déguerpissaient aussi. Puis, sans prévenir, alors que le Cerf faisait un bon, le Berserker se donna un élan et rata de peu une collision avec un arbre. Étirant les pattes, il sentie l’une d’elle s’enfoncer dans le mollet de sa proie qui fut aussitôt déstabilisée. Ils roulèrent un moment, Xerkh passant littéralement au-dessus d’elle, maintenant sa prise en laissant échapper un grognement. Lorsque son flanc toucha le sol, il s’empressa de se redressé et d’enfoncé sa seconde patte dans les flancs de l’animal, se hissant alors aisément pour l’étouffé en refermant sa mâchoire contre sa gorge.

L’animal se débâtit un peu sous les respirations saccadées du prédateur. Celui-ci se contenta alors en guise de réponse de secouer légèrement la tête, resserrant son étreinte. Cela fut suffisant pour que la proie pousse son dernier soupir. Xerkh fini par la relâcher, non sans préalablement lécher avec appétit le sang qui coulait de la gorge en quelques lapée. Il finit ensuite par se redresser tout en se secouant. Il capta la présence de Miya qui approchait, c’étant bien entendu élancer à leur suite. Elle avait bien entendu raté la mise à mort, mais ce n’étais pas dramatique en soit. Déjà, il aurait pu se contenté de ne pas la poursuivre, mais bon, il c’était laissé un peu emporté, ce qui lui faisait parfois du bien en soit. Lorsque la petite tête immaculée apparue à travers les arbres, Xerkh se secoua de nouveau et fit les quelques pas qui les séparaient.

**Comment tu peux être si petite et être si bruyante?**

Fit-il pour la taquiner, non sans lui offrir un coup de museau affectueux, pour appuyer son front contre la tête de la gamine.

**Tu veux le dépecer?**

Demanda-t-il. Ça, elle savait le faire, combien de fois l’avait-elle vue faire? Elle en était pas à son premier Cerf. Tout en lui posant sa question, il avait laissé son regard incandescent se promener sur sa fille afin d’avisé si elle ne traînait pas son couteau. Bon, elle l’avait sans doute laissé là où ils avaient fait leur sieste avec les autres effets.

**Aller, on retourne à notre campement. Tu veux monter?**


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Miya
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MessageSujet: Re: Sois un loup, les loups ne te mangeront pas. [PV Miya] Sam 04 Mar 2017, 17:45

Miya avait trouvé une proie! Comme elle était douée! Toute attentive, elle hocha la tête de haut en bas aux paroles de son père. Se rapprocher sans qu'il les voit, ok! Et il disait qu'il y en avait d'autres! Elle regarda à nouveau dans la direction des bêtes. Toute excitée en voyant le mouvement, bien que subtil, elle se mit à secouer ses mains, faisant des efforts pour ne pas les frapper ensemble sous l'excitation. Oui, oui! Une chasse! Elle aimait la chasse! Elle hocha à nouveau la tête aux indications de son père, son entrain un peu freiner par la peur de faire fuir la proie. Il lui indiqua quelques repères et lui donna des trucs, dont certain qu'il lui avait déjà dit par le passé, mais c'était important de répéter. Quand elle se tannait avec ses mentors et se plaignait de leur répétition, on lui répondait tout bonnement que s'ils devaient répéter, c'est qu'elle n'avait pas compris. Mais si elle comprenait! Mais ils le voyaient pas, c'est tout! Elle était capable! Comme là, elle allait montré à son papa qu'elle pouvait chasser aussi bien que lui!

Comme sur Irianeth, mais un paysage différent. Elle pouvait le faire. La jeune fille se tapi derrière son père et le suivi en essayant de poser ses mains et ses genoux aux mêmes endroits, mais c'était vraiment difficile. L'idée de réussir à attraper la proie la rendait toute excitée, et elle faisait de gros efforts pour se concentrer sur là où elle touchait le sol. Surtout que se posé aux même endroits que la masse immense de Xerkh n'était pas chose aisée. Évidemment, cela se produisit. Dans un effort pour faire un écart surnaturel avec sa petite forme, elle cassa une branche. Elle se sentit aussitôt profondément déçue d'elle-même. Mais avant qu'elle put s'excuser ou quoi que ce soit, son père fila vite comme l'éclair. « Att... » lança-t-elle, mais il était loin. Zut, elle devait le suivre!

Se redressant sur ses petites jambes, ce qui acheva de faire fuir le troupeau entier, elle se lança à la poursuite de son père. Il courait terriblement vite! Elle se cogna sur des branches, agitait les mains devant son visage pour éviter celles-ci qui se propulsaient dans son visage et se frayait un chemin tant bien que mal pour essayer de suivre son paternel qui, au fond, était déjà loin. Son petit coeur battait fort dans sa poitrine et une fine couche de sueur commençait à couvrir son corps alors que son souffle se faisait de plus en plus rapide. Elle ne voyait plus son père, mais savait où il était, à l'odeur, et aux traces qu'il avait laissé dans sa course folle.

Soudain, elle le sentit. L'odeur du sang! Xerkh avait attrapé le cerf - jamais elle ne penserait que son père puisse se blesser à la chasse! Cela lui donna un regain d'énergie. Lorsqu'elle arriva enfin sur les lieux, ses cheveux blancs emmêlés et sales, quelques égratignures sur les bras et les jambes, elle constata que la proie était morte. Elle fit la moue. La jeune apprentie-chasseuse avait manqué la mise à mort et n'avait même pas pu observer comment il l'avait attrapé. Sa lèvre inférieure se ramollit et se fit vibrante. Son commentaire lui fit baisser la tête et, pour lui montrer qu'il ne le disait pas méchamment, il lui donna un petit coup de museau avant de coller son front contre elle. Peut-être vit-il qu'elle se retenait de pleurer, de déception, car il lui proposa de dépecer la bête. Il était alors évident qu'elle allait finir couverte de sang! Elle gloussa, sachant fort bien comment sa mère trouvait difficile de faire disparaître ses couleurs dans ses cheveux immaculés.

Portant la main à sa ceinture, elle baissa les yeux. « Oh-oh... » fit-elle, constatant qu'elle n'avait plus son couteau. Était-il tombé pendant sa course derrière son père? Avant la chasse poursuite, ou après, difficile à dire. Elle fit la moue, sans pour autant se laisser envahir, cette fois, par l'émotion négative. « Miya a perdu son couteau... » fit-elle, la voix déçue et la mine contrariée. Sans en être fâché outre mesure, Xerkh lui proposa simplement de retourner au campement. Elle soupira. C'était sans doute la chose à faire. Elle hocha la tête et grimpa sur son père, le laissant s'occuper de ramener la proie. Passant ses petits bras autour de son cas, elle plongea son visage dans son pelage et soupira à nouveau, déçue de ses piètres performances. Au moins, le berserker ne le lui reprochait jamais. Des fois elle se demandait si c'était le fait qu'elle ne soit pas aussi pure que lui la rendait moins bonne.

Le trajet fut tranquille, elle se laissait bercer par les mouvements de son père qui lui rappelait les bras de sa maman. Lorsqu'ils furent arrivé, Xerkh reprit sa forme, sans doute pour s'occuper de la bête, et Miya s'installa près de lui. « Dis, papa. Pourquoi maman elle est pas venue? Pour s'occuper du bébé? C'est ça, hein? » Elle hocha la tête en se donnant un air très mature, car elle avait deviné -ce qu'elle savait déjà- comme une grande. Son expression pris ensuite un air plus troublé. « Dis, papa... est-ce que Miya est pas bonne? Parce qu'elle est demi-midjin? À moitié maman et à moitié toi, alors à moitié bonne comme toi? » C'était, pour elle, une équation parfaitement logique et une question tout à fait légitime.

Le regard attendri de chevalier croisa les pupilles oranges qui le fixait un peu anxieusement. Il entreprit alors de la rassurer, et elle posa son index sur son menton pour réfléchir à ses paroles. Même si elle n'était pas parfaitement convaincue, il ne pouvait pas avoir tort, alors elle était soumise à un dilemme complexe. Son père avait toujours raison, après tout! Comme Amélia! Ses parents savaient tout! Alors s'il le lui disait, ça devait être vrai. Elle hocha la tête. « Si c'est papa qui le dit, alors je le crois. » ajouta-t-elle solennellement. « Comment maman et toi avez toujours raison? » questionna-t-elle ensuite en penchant la tête sur le côté, curieuse, plissant les yeux pour essayer de distinguer quelque chose dans l'attitude de celui-ci.
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Xerkh
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MessageSujet: Re: Sois un loup, les loups ne te mangeront pas. [PV Miya] Dim 05 Mar 2017, 20:16

« Oh-oh... »

Mhh? Qui avait-il? Il observa sa fille, attendant la suite, elle lui avoua alors avoir perdu son couteau, alors qu’elle fit la moue. Visiblement, ce n’étais pas seulement cela qui semblait gonflé de tristesse le cœur de son aîné. Il savait bien ce qui la dérangeait. Elle avait fait du bruit, elle n’avait pas été assez rapide pour le suivre et avait raté la mise à mort. Elle était exigeante envers elle-même, mais il ne désirait pas nécessairement qu’il en soit contraire. Miya était une Berserk.  Peut-être lui en exigeait-il beaucoup plus sur certaines choses qu’avec Auriane juste pour cela, mais c’était qu’il savait ce dont elle était capable de faire. Elle le surprenait même à tous les jours. Elle était sa fille et… Elle devait s’en montrer digne. Et sincèrement, elle n’avait pas vraiment besoin de faire d’efforts pour ça, mais ce n’étais pas trop le genre de chose à dire à un enfant qui allait bientôt vivre la crise d’adolescence Berserk.

Une fois monté sur lui, il agrippa le Cerf dans sa gueule et fit quelques pas afin de laissé le corps molasse de la créature pendre sous son torse et commença à marcher, prenant tout de même soin de ne pas marcher sur celui-ci et de subir un coup brusque qui pourrait déséquilibrer sa fille sur son dos. Elle se tenait bien, mais elle savait se tenir bien plus fort lorsqu’ils courraient.

Elle enfouit son visage dans sa fourrure et soupira contre lui. Ses oreilles pivotèrent vers l’arrière alors qu’il jeta un discret coup d’œil vers sa progéniture. Il sentait sa déception et il pouvait aussi sentir cette pointe de tristesse et d’inquiétudes dans son esprit. Quant à ses pensées, il en avait plein accès. C’était le bon côté d’être un Berserker. Il avait plein accès aux pensées et émotions des autres, cela lui permettait d’être un Alpha digne de ce nom, aussi. Vayrinn était pire que lui, elle savait tout, de tout le monde. Elle arrivait à lire dans son cœur et surtout sa tête comme un livre ouvert, alors que les autres ne le pouvaient pas. Est-ce que cela le choquait? L’esprit des Berserks étaient tous liés, étroitement. Mais, savoir qu’il y avait une personne qui était en mesure de comprendre le chaos de son esprit, à lui, était choquant, nouveau et troublant, mais cela ne le dérangeait pas. Enfin, mise à part lorsqu’il avait vraiment envie d’elle et qu’elle le devinait. Il était alors difficile de lui résister, car elle s’y mettait et bon, il n’en avait pas la force, tout simplement. Indéniablement attiré. Un pur instinct, où il se demandait s’il était réellement libre de ses choix. Son corps s’enflammais et il n’arrivait plus à réfléchir. À rien.

Bref, tout cela pour dire qu’il fut un peu choqué des pensées de sa petite protégée. Pas aussi pure? Cela n’avait rien à voir. Il lui avait pourtant déjà expliquée tout ça, mais visiblement, c’était quelque chose qui semblait toujours autant l’inquiété. Se répété ne le dérangeait pas. Il n’aimait surtout pas la voir inquiète pour des choses aussi futiles. Elle était sa fille. Forcément qu’elle serait la meilleure, car elle ne s’en contentait pas. C’était ce qu’il y avait de bien avec les Berserks. Rien que ça prouvait à quel point elle en était une. Digne de ce nom.

Il garda cependant le silence, suivant les pensée de sa fille sans vraiment le faire, songeant lui-même de son côté tout en entreprenant de remonté la côte. La salive dégoulinant le long de sa gueule, se mêlant au sang, le Berserker ne pouvait s’empêcher de pressé légèrement le pas en sachant qu’ils étaient bientôt arrivé. Une fois chose faite, il laissa Miya descendre et relâcha le Cerf pour se diriger vers son sac tout en reprenant sa forme du colosse humain. Comme à l’habitude, son premier et peut-être aussi son deuxième pas se firent un peu vacillant, question de se réhabituer à retomber dans ce corps puisque ça faisait déjà environs trois jours qu’il n’avait pas sollicité son apparence humanoïde. Il ramassa son vêtement et l’enfila jusqu’à ses hanches pour fouiller dans son sac et en sortir un couteau.

Sa fille le questionna alors qu’il se rapprochait de la proie, la plaçant sur le dos pour mieux l’ouvrir. Celle-ci lui demanda pourquoi Amélia n’étais pas venu et si c’était pour s’occuper de sa sœur. Xerkh lui jeta un regard oblique et lui sourit.

-En fait en ce moment, c’est Hanaë qui garde Aëva avec Auriane. Maman est en mission à Shola, tu sais, pour essayer de discuter avec le Dragon blanc qui s’est échappée d’Irianeth. Alors si elle a le temps, puisqu’elle est sur Enkidiev, elle viendra peut-être nous rejoindre après, mais ne te fait pas d’attente Miya, d’accord? Et si elle ne vient pas, ce n’est très certainement pas parce-qu’elle ne veut pas, mais bien parce-qu’elle ne peut pas.

Il ne voulait pas que Miya s’excite à l’idée que sa mère allait venir alors que ce n’étais pas ce qu’il avait dit. Amélia voulait venir faire son tours aussi et avait bien hâte de visiter la Capitale. Sincèrement, il ne savait pas toujours trop quoi en pensé. Il ne savait pas vraiment si elle prioriserait l’Empire ou les Berserks. Il aimait croire qu’elle choisirait les siens. Enfin, il le pensait, mais il restait toujours cette insécurité qu’il n’appréciait pas vraiment de ressentir. Lui, il priorisait nettement les Berserk, Vayrinn et Kadrunn. Il en était en quelque sorte responsable, leur protecteur. Zekhen comptais sur lui pour ce faire et il ne pouvait pas le décevoir. Il considérait cela beaucoup, beaucoup plus important que cet Ordre dans lequel il faisait partie.

Sa fille la surprise un peu avec la prochaine question puisque visiblement, ce n’étais pas que des songes. Elle en était réellement inquiète. Il lui jeta un bref regard en fronçant les sourcils. Il avait aussi quitté l’appui de son genou, où il avait pris une petite pose en lui répondant, ne commençant pas à dépecer la bête comme il aurait déjà habituellement fait. De sa main, il l’attira à lui sans trop de ménagement, un peu brusquement, mais il faisait toujours ça. Il lui ébouriffa les cheveux, puis fini par la relâcher lorsqu’elle lui flanqua quelques coups tout en riant. Ce qu’il fit aussi.

-À moitié bonne comme moi? Miya, à la base, nous ne sommes pas constituer de la même façon. Tu as un seul totem et moi quatre. Je suis l’originel, le descendant direct de Zekhen, ton grand-père.

Il lui replaça doucement les cheveux, pour poser ses mains de chaque côté de son visage afin qu’elle le regarde bien dans ses yeux. Que pouvait-il bien lui dire? Elle comparait… Deux choses différentes.

-Jamais tu ne seras ‘’pas bonne’’. Tu as compris? Tu es une Berserk. Rien de moins. Le fait que maman soit une Midjin ne change rien sur tes capacités et n’a rien dilué. C’est ton côté Berserk qui a gagné, alors tu en es une à cent pour cent. Je sais qu’en cours ont t’a raconté les dilutions de races grossièrement, que tout était moitié, mais… Nous sommes différents. Nous. Ils peuvent bien dire ce qu’ils veulent si sa leur chante… Avec notre race c’est oui ou c’est non. Regarde ta sœur, Auriane. Elle n’est pas Berserk, mais elle est considérée demi par la société car elle à certaines capacités qu’elle n’aurait pas eu simplement en étant humaine. Pourtant, elle n’arrive pas à se transformé, elle n’a pas de totem en elle... Alors elle ne peut pas être une Berserk, c’est comme ça. Est-ce que alors ça la rend moins bonne que toi? Non, pas du tout. Elle est plus forte à sa façon, avec la magie. Quand le sang Berserk coule dans tes veines, tu ne peux pas être ‘’pas bon’’. Ta force, elle est là. Et du moment que tu le comprendras, rien ne saura t’arrêter. Compris?

Il la relâcha pour déposer son index sur son thorax, lui désignant son cœur. Il lui offrit ensuite un bisou sur le front, puis continua.

-De plus, tu sais quoi? Tu es ma fille, la première. Cela veut dire que tu seras automatiquement une Beta une fois adulte. Tu dois alors travailler fort pour mériter le respect des autres une fois grande, qu’ils sentent qu’ils pourront te faire confiance plus tard, mais je ne suis pas inquiet. Tu veux savoir un secret de Berserk? Ça, c’est juste les Berserks qui le savent. Alors. Un jour, tu auras un petit frère et ce petit frère s’occupera de Kadrunn et des autres Berserks s’il en venait à arriver quelque chose à Vayrinn ou moi. Il aura alors besoin que sa grande sœur soit forte pour lui, même si vous ne serez peut-être pas ensemble, sur le même continent. Il aura besoin de compter sur toi, même s’il jouera les durs, même s’il est comme papa. Parce-que même moi j’ai besoin de toi, tu sais? Tu m’aide beaucoup. La preuve, c’est toi qui à trouver le cerf, pas moi!

Il lui jeta un sourire, levant chaque main vers le ciel, pour les réapuyer sur ses propres genoux, toujours penché vers sa fille. Beaucoup d’information. Il le savait. Il savait aussi que cette histoire de race était difficile à gérer pour la majorité, car ils avaient du mal à délogée des ‘’règles’’ de bases de la vie. Il était difficile en effet d’expliquer correctement la chose et même s’il l’avait fait, c’était le genre de chose qui le faisait chier lorsque sa fille revenait de cours et qu’elle avait eu des mauvaises informations, ça donnait ça! Elle était mélanger et se sous-estimait de surcroit. Qui étaient-ils pour parler des siens, de toute façon? Ils n’en savaient rien.

Il eut envie de grogner, mais se reteint. Il ne voulait pas que Miya crois qu’il était en colère, encore moins qu’elle soit aussi… Haineuse envers tous que lui. Il ne voulait pas l’influencer. Il voulait qu’elle soit le plus libre possible de ses choix, qu’elle soit consciente des options. Ce n’était pas oui ou non, ni blanc ou noir. Ce n’étais pas obligé d’être ainsi, elle en avait la chance, elle pour son avenir, à elle et c’était pour ça qu’il voulait qu’elle sache, pour son futur frère. Il savait qu’il aurait un fils. Il voulait aussi qu’elle sache que peu importe ce qui advenait, qu’elle aurait toujours le choix de rester sur Irianeth, ou sur Kadrunn et qu’elle resterait toujours la fille de son père. Pour le bien, mais aussi, malheureusement, pour le mal. C’était lui qui avait le mal du pays, c’était lui qui déconnaient… Qui foutais la merde et qui au fond n’avait rien à voir dans cet Ordre. Après tout, s’il restait, c’était devenu uniquement que pour la sécurité de ses louveteaux…

Il l’observa un moment, l’air qu’elle avait pris ne pouvait que l’attendrit. Elle se donnait des airs d’adultes, mais cela ne faisait que lui donner envie de sourire, de glousser peut-être un peu, mais c’était la pire chose à faire. Elle le frapperait sans doute. Et cette idée l’amusa encore. Une femme en devenir et Berserk de surcroit? Valait mieux qu’il se tienne à carreau. Il lui fit un clin d’œil, tout de même amusé. Elle avait encore le temps de jouer les enfants, qu’elle en profite alors qu’elle en avait encore le temps, les choses changeaient rapidement, trop rapidement puis, du jour au lendemain, l’on se retrouvait avec une armure entre les mains à récité un serment complètement… Bref. Il n’aurait jamais dû être dans l’Empire. Jamais. Pourtant, cela ne lui aurait pas donné trois magnifiques filles, tout aussi forte et surprenante les unes des autres. Même Aëva, encore si petite et pourtant… Il secoua la tête et laissa échapper un rire.

-Attend, quoi? Non… Écoute, ça dépend. Avec maman, papa à toujours tort s’ils discutent… Si maman est furax, vos mieux lui donner raison. Même si j’aime dormir dehors…

Il lui jeta un bref regard malicieux, signe qu’il plaisantait un peu, mais c’était lui ou la conversation était devenu vachement sérieuse? Voilà. Miya les avaient déjà vue se disputé un peu, mais il n’avait jamais haussé le ton. Il n’en avait pas le droit. Les femmes criaient plus que les hommes. Ce n’étais pas sexiste, disons qu’elles avaient plus à en dire, peut-être. Bon sang, si Amélia pouvait lire dans sa tête en ce moment, elle le frapperait et cela le fit sourire. Parce-que s’il n’aimerait pas son petit caractère, il ne serait pas avec elle, non?

-Bon, ne dit pas ça à maman sinon je vais avoir des ennuis.

Il gloussa un peu. Ce n'étais pas grave, ni bien méchant. Il ne mêlerais jamais sa fille là dedans si ce n'étais pas que juste pour rigoler un peu.

-Et puis tu sais, ce n’est pas une question d’avoir tort ou pas dans la vie, il y a plus que ça. Disons que nous avons chacun nos expériences de vie qui nous ont amenés à apprendre des choses, alors profite pour prendre tout ce que tu peu de nous, ça t’évitera de faire des erreurs et ça ne fera qu’agrandir tes connaissances. Quand maman te dis un truc, c’est forcément pour ton bien et moi aussi, alors il est normal que tu aies l’impression qu’on a toujours raison ou qu’on sait tout. C’est seulement qu’on sait ce qui est mieux pour toi, pour l’instant, mais un jour, tu le sauras mieux que nous.

Et ce jour lui fissurera le cœur, car il réalisera que sa petite fille n’en était plus une et qu’il ne pourrait plus la protéger autant qu’il ne le voudrait. Qu’elle ne se contenterait plus de seulement le suivre, qu’elle voudra prendre son propre chemin et ce serait bien, ce serait parfait même. C’est lui qui devra apprendre… Apprendre à laisser aller. Et ce sera difficile. Miya sera la première pour tout, il apprendra forcément énormément grâce à elle aussi.

-Ne te contente jamais de rien. Si tu ne comprends pas, alors cherche à comprendre. Ne prend jamais rien pour acquis non plus, tout peut s’envolée dans la vie. Même les promesses… Quand tu auras notre âge tu comprendras mieux. Avant ça, tu croiras un jour tout savoir, puis tu réaliseras que tout est encore plus grand et plus compliqué… Maman est douée pour les trucs sur la société et la magie. Elle sait plein de chose que je ne sais pas non plus. Alors parfois c’est mieux de l’écouter… Disons que papa et bien… Ça ne lui rentre pas dans la tête ces choses-là. Je suis trop comme les autres… Et je ne partage pas vraiment les idéaux de l’Empire… Mais l’Empire a été là pour moi lorsque j’avais ton âge justement. J’étais très mal et ils m’ont sauvé. Je leur doit bien ça. Tu sais, tu as la chance de savoir à quel race tu appartiens et aussi tu as plein de personnes de confiance dans ton entourage, qui veulent ton bien. Apprend à te tourner vers eux, pour t’aider, mais n’oublie jamais que je reste ton père… Et que je ne laisserais jamais personne te blessé. Mon boulot de papa, c’est de te protéger. Mon boulot de Berserker, c’est aussi de te protéger. Ne t’en vente pas, mais sache que… Peu importe ce qui arriverait, je serais là. Tu fais partie de la colonie que tu le veuille ou non, de prêt ou de loin, ça n’a pas d’importance.

Il lui sourit de nouveau et lui tendit le couteau pour qu’elle le prenne.

-Sinon, à part ça, papa à toujours raison quand sa concerne la chasse et le combat. Sa fini là. N’écoute pas les autres, sauf si c’est un Berserks, mais reste que je suis le fils du Dieux de la Guerre et de la Chasse et toi, sa petite fille.

Il eut un bref rire. Il était un peu sérieux en fait. Il n’avait pas vraiment eu quelqu’un qui lui était arrivé à la cheville. Certes, il ne passait plus autant de temps à s’entraîner et aider Estios à entraîner les soldats, mais même les Chevaliers au corps à corps, contre lui? Nan. Ils finissaient toujours pas tenté la magie. Ils étaient pour la majorité sournoise. Ce n’était pas une mauvaise chose contre l’ennemi. Mais Miya n’avait aucune magie comme lui, il préférait alors l’entraîner lui-même. Sa allait sincèrement devenir un très, très gros problème lorsqu’elle serait Écuyer et sincèrement, il ne préférait pas y pensée, encore moins pensée à qui elle pourrait avoir comme Maître. Il lui souhaitait Hyllïna, sincèrement. Pour le reste… Il allait devoir serrer les poings… Et les dents.

-Alors, tu commences? Tiens, je t’offre le couteau pour remplacer l’autre. Tu sais que j’ai ce couteau depuis plus de quinze ans? Il a fait couler beaucoup de sang pour papa. Il te servira bien, mais fait attention, il coupe beaucoup, fraichement aiguisé. Alors ne le perd pas celui-là, mais ça m’étonnerais. On ne peut pas perdre des couteaux qui portent chance. Garde-le toujours sur toi et ne le montre à personne, sauf pour te défendre.

Bah quoi. Elle n’était pas trop jeune pour avoir un couteau du genre. Elle savait déjà manipuler des choses plus dangereuses. Bon, sous surveillance évidemment, mais sa fille n’étais pas conne. L’ancien n’était qu’une petite lame. Ça, sa commençais à devenir un truc sérieux.

Sa jeune fille commença donc à dépecer sans la moindre difficulté sous le regard de son père. Avec tout ça, il ne lui avait pas demandé ce qu’elle croyait, ce qu’elle aimait? Ce qui lui donnait envie? Mise à part être comme lui, ce qui  était impossible. Non parce-qu’il ne croyait pas en elle, simplement parce-que deux Xerkh, ça n’existait tout simplement pas et tant mieux… Ce n’étais pas parce-qu’il pouvait tout ressentir, qu’il pouvait nécessairement tout savoir, encore moins tout comprendre, il était loin des dons de la Chamanka. Miya semblait songeuses, c’était évident que tout ce qu’il avait raconté, même si certains propos lui étaient familier avaient dû soulever des questions.

-Et toi Miya, tu te vois où plus tard? Tu y as déjà pensée? Et ne t’inquiet pas. Ce n’est pas un test, il n’y a pas de mauvaises réponses, elles sont toute bonne.

Il préférait le préciser. Il ne voulait pas qu’elle s’empêche de lui répondre par crainte de ne pas lui offrir ce qu’elle pensait qu’il voulait entendre ou ce qu’elle pensait qu’elle devait dire. Cela concernait son avis à elle, sa façon de voir les choses.

-Oh oh, attend. N’oublie pas que tu dois le poussé comme ça ici, parce-que si tu coupes là, les excréments vont se vider sur la viande et c’est pas très appétissant. Même si on peut rincer avec de l’eau… Si tu es dans une forêt sans point d’eau proche, tu ne peux pas manger à cause de ça, c’est con, ein?... Haha non ça ne m’est jamais arrivé, mais j’aime mieux pas.

Fit-il en riant, non sans se lever pour observer l’horizon. D’ici, il pouvait voir une bonne partir de la Capitale. Cela lui fit pensée qu’il devrait bientôt discuté avec Vayrinn de certaines choses. Le premier soir où ils avaient du le faire n’avait pas été très porté sur la… Parole. À cette pensée, il se racla la gorge. Ce n’était pas trop le moment. Il se tourna vers sa fille qui faisait du bon boulot avec le Cerf. Sincèrement, tout ce qu’il lui restait c’était d’en attraper un elle-même.


Dernière édition par Xerkh le Dim 12 Mar 2017, 13:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sois un loup, les loups ne te mangeront pas. [PV Miya] Jeu 09 Mar 2017, 17:20

Oh oui! Un secret! Mais elle était surprise que son papa sache déjà qu'il aurait plus tard un garçon qui allait s'occuper d'une cité. Il était même pas né! Il en savait des choses, lui! Certes oui, elle était surprise, mais elle ne doutait pas non plus. Il semblait persuadé de ce qu'il avançait, alors comment Miya ne le serait-elle pas? Et puis, il venait de dire qu'il avait besoin d'elle, c'était elle qui avait trouvé le cerf, après tout! Elle rougit un peu, de fierté. Puis, elle pencha la tête sur le côté, incertaine de comprendre ce qu'il voulait dire par « avec maman, papa a toujours tort ». Et elle ne comprenait pas le lien avec le fait qu'il aime dormir dehors. Elle cogita là-dessus un moment. Donc, c'était maman qui avait toujours raison, et pour Xerkh, c'était seulement si Amélia ne disait pas le contraire. Voilà! Quelle déduction fabuleuse et logique! Elle sourit, fière de son coup, et aussi parce que son père souriait aussi.

Ah? Ne pas le dire à maman? Elle secoua la tête. « Je le dirai pas! Miya veut pas que papa ait des ennuis! » Comme il semblait être amusé et qu'il riait, elle ne s'en formalisa et resta détendue. Ce ne devait pas être de gros ennuis, sinon, il ne rirait pas. Il repartit sur un discours qui était drôlement sérieux. Si ce n'était pas nécessairement vrai ou faux, qu'est-ce que cela pouvait être d'autre? Penchant la tête, elle porta attention sur les paroles très adultes de son papa. Ce qui est le mieux pour elle, bien sûr que ses parents le savaient. Mais elle avait du mal à croire qu'elle le saurait plus que eux. Ça veut dire qu'elle deviendrait aussi érudite que sa maman? Aussi forte que son papa? Elle n'était pas sûr de comprendre tout le sens de ses mots, mais elle en comprenait qu'elle devait écouter ses parents pour ne pas faire d'erreur et apprendre plein de choses. Mais en quoi était-ce plus qu'avoir tort ou pas?

Une ombre passa dans les yeux de son père et Miya posa une main sur son bras en lui souriant, ne sachant pas ce qui pouvait l'attrister en lui disant des choses comme ça. C'était triste d'avoir toujours raison? En y repensant, il avait surtout dit que son grand savoir se portait à ce qui était bien sur elle. Donc, il ne savait pas tout. Mais ça, elle le savait. Amélia lui disait souvent, et elle n'était pas la seule, qu'on ne finissait jamais d'apprendre. Qu'il y avait toujours de nouvelles choses à voir et à découvrir dans la vie. De nature curieuse, la petite fille avait bien hâte de découvrir toutes ces choses mystérieuses qu'elle était loin de connaître! Et puis, Xerkh l'encourageait à chercher à comprendre les choses qui lui échappaient, elle hocha la tête, les yeux avides des conseils de son père. Prendre des choses pour acquis... un concept qui lui échappait. Mais puisqu'il lui disait de poser des questions... mais elle voulait être grande et pouvoir comprendre les choses avec ses moyens, alors elle prendrait le temps de cogiter la question avant de la demander.

Pourquoi les adultes disaient toujours qu'elle comprendrait en vieillissant? Est-ce que le cerveau changeait avec l'âge? Elle serait beaucoup plus intelligente? Pourtant, elle ne se pensait pas stupide présentement. Alors ce devrait être autre chose... Elle fronça un peu les sourcils. Quant à elle, tout est déjà grand et compliqué. Mais elle prenait cela comme un défi, cherchant à comprendre, à savoir, avec son enthousiasme hyperactif infantile. Sauf que cela, Xerkh prenait de grands mots et de grands concepts pour lui parler. Elle ne comprenait pas non plus comment les choses pouvaient ne pas rentrer dans sa tête. Il ne pouvait plus apprendre? Est-ce que les gens n'arrivaient plus à apprendre un jour? Les idéaux de l'Empire? Il était pas d'accord? La chance de savoir à quelle race elle appartenait...? Tant de choses à comprendre tout à coup! Qu'avait fait son père pour que l'Empire le sauve?

Oui, elle avait plein plein plein de personnes de confiance avec elle! De toute façon, elle n'avait pas encore vraiment appris de déception sociale et de sensation de trahison. Même si on ne le souhaitait pas, cela lui arriverait bien un jour. Elle sentait que le moment avait un quelque chose de spécial, avec toutes les choses qu'il lui disait, mais elle ne comprenait pas encore toute la valeur de ses paroles. Un jour, plus vieille, elle y repenserait et comprendrait mieux les choses qui étaient dites, et surtout celles qui n'avaient pas été dites, mais qui étaient là. De prêt ou de loin, une part de la colonie... elle était berserk, en somme. Mais c'était beaucoup de paroles pour conclure sur le début de son discours, et elle avait besoin de repenser à tout ça, et de tourner les phrases dans sa tête, pour mieux les assimiler.

Miya jeta un oeil sur le couteau, puis sur son papa, et revint sur le couteau pour le saisir. Il lui soumettait maintenant un dilemme universel. Si papa avait toujours raison pour la chasse et le combat, et que maman n'était pas d'accord sur un aspect, est-ce que cela voulait dire que Xerkh avait tort, ou les deux avaient raison et tort? Elle fronça les sourcils et secoua la tête. Voilà une chose qu'il faudrait éclaircir. Elle leva les yeux sur lui. La petite fille d'un dieu. Est-ce que cela la rendait spéciale? À moitié spéciale? Une fraction spéciale? Ou comme son père le disait tantôt, en tant que berserk, elle dépassait la règle? Quel concept étrange, que celui de l'exception. Jusqu'où cela s'étendait-il?

Si elle commençait? Bien sûr que oui. Elle sourit et se mit à dépecer la bête comme si elle avait fait cela toute sa vie. Lorsqu'il lui dit qu'il le lui offrait, elle arrêta, et l'observa un moment. Un couteau de la chance qui ne se perd pas? Elle allait en prendre très très soin! « C'est promis, papa! » répondit-elle, en reprenant son travail. Tout en faisant bien attention de bien faire le tout, elle repensait à tout ce qu'il lui avait dit, cogitant les informations, formulant des questions, dont certaines auxquelles elle pouvait répondre, et d'autres qui suscitaient d'autres questions. La voix de son père interrompit le fil de ses pensées. Où elle se voyait plus tard? Elle hésita, mais comme il lui disait que ce n'était pas pour la tester, elle haussa les épaules. Comme papa, était sa première pensée, mais en même temps, elle voulait aussi être comme maman. Cela suscitait un drôle de dilemme.

Elle s'interrompit, comme le chevalier la reprenait sur ce qu'elle faisait. « Ouache! Du caca! Papa a déjà mangé du caca? » Il répondit sur la négative, et elle ria avec lui. Elle aimait quand son papa riait, il avait parfois l'air très très sérieux, et elle ne savait pas si c'était bien, ou pas. Elle reprit son travail en faisant bien attention à ce qu'elle faisait, puis se remit à penser à sa question. Ce qu'elle voulait faire plus tard... il y avait pleins de choses. Elle voulait grandir. Elle voulait savoir chasser. Elle voulait être heureuse avec sa famille. Elle voulait aider celle-ci et la protéger. Elle voulait apprendre pleins de choses. Après un instant de réflexion, elle déclara, toujours les yeux sur le cerf qu'elle dépeçait. « Plus tard, Miya sera heureuse et entourée de ma famille. Je vais avoir plein plein de livres comme maman, et me battre comme papa! » C'était, somme toute, ce qu'elle pensait. La question étant où elle se voyait plus tard... ce ne pouvait qu'être avec ses parents.

Elle leva ensuite la tête vers Xerkh en souriant. « Et Miya veut aussi avoir le cerf dans la bedaine! » parce qu'elle avait faim. Elle commençait même à saliver à l'idée de la délicieuse viande qu'elle allait bientôt manger. Le couteau allait très bien, et elle était vraiment contente de pouvoir le garder. Elle poursuivit un instant en silence, avant de demander, pour éclaircir quelque chose qu'elle avait du mal à saisir : « Pourquoi dans les cours, les enseignants il disent des mensonges? Que Miya est juste à demi-berserk, alors que je suis pas couper en deux. Bah oui, si j'étais à moitié berserk, je me transformerais la moitié juste en loup, non? » C'était une logique qui s'imposait dans sa tête. Elle trouvait que tout ça était vraiment beaucoup compliqué et soupira. « Pourquoi il y a des exceptions? Ça serait plus simple si les choses ne changeaient pas pour plein de trucs. Ça veut dire que je suis spéciale, si je suis une exception? Ça fait de moi quelqu'un de différent? » La différence ne l'effrayait pas, du moins, pas pour l'instant.

Elle termina de dépecer, fière de ne pas avoir fait d'erreur, du moins aucune qu'elle ne vit ou ne remarqua. Elle se lava les mains puis tapa celles-ci entre elles. Elle avait faim! Mais comme son père semblait dans un drôle d'état d'esprit après leur grosse discussion, elle prit son élan et lui sauta dessus, il eut tout juste le temps de la retenir, mais de toute façon, elle tenait très bien en place. Elle lui donna un bisou sur le menton. « Papa sera toujours le plus fort! Mais Miya est plus rapide! » Elle gloussa et serra très fort son père contre elle, avant de délié ses jambes autour de lui et de retourner au sol. Après qu'ils eurent bien manger, lécha ses doigts, puis demanda à Xerkh : « Est-ce qu'on va voir Vayrinn aujourd'hui? » Elle était toujours contente de voir un autre berserk. L'effet de meute, sans doute. Elle aimait sentir cette sorte d'entente tacite de confiance et d'entraide qui les unissait. Assise, elle se balançait d'avant en arrière, se mordant la lèvre inférieure en attendant sa réponse.

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MessageSujet: Re: Sois un loup, les loups ne te mangeront pas. [PV Miya] Mar 21 Mar 2017, 01:38

La voix de Miya parvint à ses oreilles en une réponse bien simple, qui le fit sourire, peut-être un peu amèrement malgré lui sans même qu’il ne sache vraiment pourquoi. Elle ajouta qu’elle avait bien hâte de pouvoir manger le chevreuil. Il devait avouer que c’était la même chose pour lui. Il commençait à avoir faim. Il jeta un bref coup d’œil sur le travail de sa fille bientôt terminé, puis, rapporta son regard sur l’horizon, le laissant suivre un petit groupe de Berserk qui passait plus loin.

Elle lui demanda alors pourquoi les professeurs mentaient dans les cours. Il tiqua un peu. Ce n’était pas exactement ce qu’il voulait dire. Ce qu’il voulait dire c’était tout simplement qu’ils n’avaient pas toute la connaissances qu’ils pouvaient le prétendre et qu’il préféraient mettre tout le monde dans le même petit moule, alors que les Berserks n’en faisaient clairement pas partie, ne serait-ce que par leur race tout simplement. Puis, elle le questionna d’avantage sur la chose, il fini par la regarder et croiser les bras sur sa poitrine, affichant un bref sourire en coin.

-Spéciale, différente, oui, tu l’est. En fait, tout le monde l’est à sa façon, tu sais. Cela n’a rien à voir avec la race en tant que tel, mais la personne elle-même. Et puis en ce qui concerne la race, en effet, tu n’es pas couper en deux et tu te transforme entièrement en louve et même en louve tu es différente. Sa prouve que tu n’es pas demi-berserk, mais bien Berserk toute entière, non?

Bon, c’était un peu grossier expliquer comme ça, mais s’il suivait sa logique, sa avait tout de même du sens et c’était sans doute expliquer plus simplement.

-On est Berserk, ou ont ne l’est pas. On n’est pas Berserk à moitié. Alors, tu es quoi? Berserk ou demi?

Elle aurait sans doute la bonne réponse. Quant au fait de simplifier les choses, il était moins d’accord. Si tout serait simple et de la même façon, sans doute seraient-ils tous des êtres dépourvue de la moindre conscience. Comment expliquer tout cela à sa fille?

-Ce n’est pas compliquer. Il faut juste apprendre à penser un peu différemment de comment tout le monde pense. Je ne crois pas que ce serais une bonne chose si nous étions tous identique, sans la moindre différence. Oui, ce serais plus simple, mais sa voudrait dire que tu ne pourrais même pas penser par toi-même? Faire des choix qui te plaisent à toi? En aurais-tu seulement conscience? Les choses ne sont pas faciles lorsqu’on est différent, mais une bonne chose dans tout ça, c’est que tu as la chance de voir et d’apprendre d’autres choses, de tracer ton propre destin. Si on serait comme les autres, on ne serait très certainement pas ici en ce moment. Je préfère être ici, personnellement.

Et il ne changerait rien, même si certaines choses avaient été douloureuses. Non, au fond, tout ce qu’il regrettait, c’était des choses auquel à l’époque, il n’avait aucun contrôle, alors, comment aurait-il pu changer quelque chose? Être plus mauvais? Plus agressif? Plus mortel? Il aurait pu. Il aurait pu l’être, sans doute. Il aurait aussi pu être très différent s’il avait grandis parmi les Berserk, simplement moins… Troublé? Peut-être. Dans tous les cas, il n’aurait pas autant souffert de cette solitude qu’il avait eu, ni cette incompréhension qu’il avait vécue. Encore moins ces traumatismes d’enfance où il n’avait servis que de monstre, mettant sa vie en jeu pour quelques pièces d’or et le plaisir des sensations fortes. Un simple esclave, un moins que rien.

Miya avait de la chance, elle ne le comprendrait sans doute que beaucoup plus tard. Pour l’instant, il la laissait profité de sa jeunesse, de son innocence. Peut-être qu’au fond tout ça lui faisait du bien. C’était peut-être pour ça qu’il tenait tant à ce qu’elle puisse faire ses choix? Qu’il l’avait traîné ici, pour lui rappeler qui et ce qu’elle était, pour l’aider à s’épanouir. Elle reviendrait dans quelques années pour passer son rituel de passage, elle aurait la chance d’être guidé, d’être accueilli comme un membre apparentée de la Colonie, qui aurait droit à son mot pour celle-ci, etc. Elle n’en avait pas encore conscience, mais bientôt, lorsqu’elle grandirait, le Totem en elle lui donnerait un peu de mal. Aussi bien profité de ses quelques années de tranquillité encore, même pour lui. Il aurait à la gérer. Oh, il n’était pas inquiet, il savait ce que c’était un Berserk en plein changement hormonal, il l’avait vécue. La seule différence encore une fois, elle ne serait pas seule. Il serait là. C’était son devoir de père, non? Il le prenait très au sérieux.

Alors qu’il était encore plonger dans ses pensées, il sentit un mouvement furtif du coin de l’œil et n’eut tout juste le temps d’attraper dans ses bras cette petite boule de vie qui c’étais jeter sur lui. Ses petites jambes l’entouraient tant bien que mal et ses bras… Ne se refermait même pas derrière son dos. Il eut un bref rire et la serra bien fort contre lui alors qu’elle lui offrit un baiser sur le menton et déclarer un mensonge. Oui, quand même, il restait plus rapide! Il eut un sourire un peu carnassier, signe qu’il lui conseillait de sans doute le prouver. Ce n’étais pas une menace, c’était plutôt un défi! Si elle disait quelque chose, il fallait en être sûr. Il garda cependant le silence et la relâcha alors qu’elle voulut descendre. L’envie de la retenir et la chatouillée se fit présente, mais étant donné qu’il avait faim, il préférait aviser le travail terminer de Miya.

Ainsi donc, d’un regard sérieux, il inspecta le travail de sa fille, puis, non sans la félicité par la suite, il s’occupa de retirer la peau de l’animal, puis de l’étendre afin de découper les morceaux et les emballer dans celle-ci pour les transporté, encore avec les os. Ce serais plus aisé, sa fille pourrait encore voir le procédé et ils pouvaient se choisir les meilleures part. Sur le cerf, même la peau et parfois les os étaient récupéré.

Ils finirent enfin par manger, au grand bonheur du duo qui dégusta la proie dans le silence le plus totale. Miya ayant terminé de manger alors que Xerkh continuait de s’empiffrer parce-qu’il avait toujours eu du mal à s’arrêter, malgré les années en société, elle lui demanda s’ils allaient voir Vayrinn. Il sourit.

-Bien sûr que nous allons aller la voir. On risque de la voir pas mal à tous les jours durant notre séjour, même si elle est très occupée, je sais qu’elle veut passer du temps avec nous. On va ramasser nos choses et aller au Château rejoindre les autres Berserks pour la soirée si tu veux. Ça va être plaisant. Il y aura un changement de groupe. Certains des Berserks retournent sur les Territoires Interdits demain et ce soir certains arrivent de là. Pour être en forme et bien protéger la Capitale et puis, sa permet de trimballer une chose d’un endroit à l’autre et de prendre des nouvelles. Ont veux tous ce soir, pas vrai? En plus, il y aura un énorme feu à l’extérieur… Et beaucoup d’ambiance festive.

Ça, sa voulait dire beaucoup d’alcool et plus. Il devrait se surveiller sur ce point. Cet alcool finissait bel et bien par l’affecté. Il voulait vraiment parler avec Vayrinn. Elle lui avait laissé sous-entendre que cela concernait Aëva et il était un peu inquiet. Aëva était un bébé différent. Il ne savait pas en quoi, mais il pouvait tout de même le sentir au plus profond de lui. Peut-être était-elle une future chamane? Il espérait bien que non, cela voulait dire qu’il allait perdre Vay et cette idée ne lui plaisait pas. Dans tous les cas, ce soir, il comptait bien avoir des réponses à ses questions. Il savait qu’elle ne cherchait pas à tourner autour du pot, mais il était évident qu’elle désirait profiter de sa présence…

Tenant toujours son bout de viande, ne pouvant s’empêcher de pensée à certains moments intimes passés auprès d’elle, notamment la veille où il n’était même pas venu se recoucher dans son lit. La gamine c’était endormie dans ses bras et il était allé la porter dans leur chambre. Alors qu’il s’apprêtait à descendre l’escalier, disons qu’il avait été surpris par la Cheftaine. Miya le sortie de ses rêveries en lui mentionnant qu’elle était prête. Déjà? Il jeta un bref regard autour et tout était fin prêt pour retourner au Château. Il s’empressa de terminer son morceau et ce leva, ramassant le sac, puis faisant une poche avec la peau de l’animal. Miya avait ses choses à traîner.

-Prête? Tu sais qu’Artek va t’embêter pour faire un concours de lancer de couteau. N’oublie pas les trucs que je tes montrer, tu vas lui faire mordre la poussière.

Il eut un bref rire. Oui, même avec une enfant, ce Berserk avait l’esprit compétitif. Il trouvait sa bien, en fait. Les Berserks ne faisaient pas vraiment de quartier, aussi bien apprendre comme il se devait tout de suite les vraies façons de faire aux plus jeunes, cela ne ferais que les rendre meilleurs.

Ils marchèrent donc un moment, traversant une partie de la Capitale et arrivèrent au Château alors que le soleil commençait à se coucher derrière les montagnes. Xerkh et Miya restèrent un moment prêt des remparts pour profiter du spectacle, alors que Khör était venu les rejoindre pour faire de même, puis se chamailler un peu avec le Berserker alors que l’emplacement du feu se préparait, Miya en ayant profité pour mettre la main à la pâte, visiblement bien heureuse que tout le monde l’ai féliciter d’avoir débusquer le chevreuil avant son père qui était réputer pour ne pas facilement donner sa place avec la chasse… Ni même le combat, en fait.

Après un petit moment, ils se retrouvèrent tous dehors, autour d’un feu avec de la musique. L’alcool coulait déjà à flot et Miya savait bien qu’elle ne devait pas y toucher, à moins de le lui demandé, d’ailleurs, Xerkh c’était retourner vers elle alors qu’elle revenait prêt de lui après être passé sous l’emprise de Aishka qui lui avait fait quelques jolies tresses dans ses cheveux. Il avait un gobelet en main. Évidemment, il n’y échapperait pas, ici. Il lui tendit une assiette où se trouvait diverses victuailles, même si elle avait accès à tout ce qu’elle voulait ou presque. Personne n’était là pour la surveiller, simplement veiller sur elle et elle semblait le sentir. Il aimait la voir parmi les siens. Il aimait y être lui aussi.

-Tu as envie qu’on fasse quoi? Tu ne disais pas être plus rapide que moi, tout à l’heure? J’attends encore que tu me le prouve, tu sais.

Il lui jeta un regard oblique, complice. Il sentie une main se poser furtivement sur son épaule, puis glisser le long de ses trapèze. Vayrinn. Rien qu’au touché, a l’odeur agréable qu’elle dégageait, suffisante pour le mettre presque dans tous ses états. Le visage de celle-ci apparus dans son champ de vision alors qu’elle s’était penché pour être à leur hauteur, glissant ses doigts délicatement dans les cheveux de la jeune Berserk.

«C’est vraiment jolie ce que ta fait Aishka, tu sais que c’est elle qui tresse toujours mes cheveux ou presque? Elle adore ça.»

Vayrinn lui tendit un collier, avec quelques pierres et divers ossements. La chamanka en portait souvent et elle avait bien remarqué que la jeune fille les regardait toujours, voulait les toucher. Elle lui en avait alors fait un pour l’occasion de sa visite en Kadrunn. Elle s’assit entre le duo et chipa le gobelet de Xerkh pour le boire d’une traite, non sans lui jeter un bref regard amusée, puis se retourna vers Miya.

«Alors, il ta bien fait visiter jusqu’à maintenant? Tu trouves ça comment jusqu’à maintenant, tu aimes ça? Sinon, surveille ton père, il tient mal l’alcool Berserk, si tu ne veux pas le retrouver à roupiller entre deux barils. Remarque, nous pourrons nous amuser à ses dépens et lui peinturer le visage.»

-Quoi? Comment ça je tiens mal l’alcool Berserk? Je suis sans doute le plus tranquille de la Orde, juste derrière Khör…

Il se renfrogna en voyant le Berserk ours plus loin se chamaillé mollement avec un autre Berserk alors qu’ils continuaient leur bagarre amicale au sol juste après avoir basculé sur une table et tout renversé, mais le Berserk ours avait clairement le dessus.

-Tu vois! Il lui fou une raclé même saoul. Alors ne viens pas dire qu…

Il remarqua son air amusé. Elle le faisait expres! Il poussa un soupir et se tourna vers Miya qui semblait tout aussi complice.

-Elle me cherche ou c’est moi?

Enfin, c’était le cas, mais sans doute qu’elle cherchait à le taquiner pour qu’il morde à l’hameçon, mais il savait très bien ce qui en découlerait et il n’en avait pas envie pour l’heure, il avait envie de profité de la soirée avec sa famille. Une fois endormie, c’était une autre histoire.
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MessageSujet: Re: Sois un loup, les loups ne te mangeront pas. [PV Miya] Sam 10 Juin 2017, 11:16

La réponse de Xerkh était intéressante à décortiquer. Elle était différente, spéciale, mais tout le monde l'était d'une certaine façon. Cela méritait d'être porter à réflexion. En y repensant, il n'y avait pas grand personne qui était pareille aux autres... Quelle drôle de façon d'inverser le problème et de le rendre d'une évidence implacable. Elle hocha la tête. Bien évidemment qu'elle se transformait tout en louve, elle le savait. Il n'y en avait aucune autre toute blanche comme elle. Elle sourit et hocha la tête. « Berserk, Miya est berserk tout entière! » Les paroles suivantes étaient pleins de sagesse et de concept plus ou moins abstraits dans sa petite tête. Ce qu'elle comprenait, c'est que les choses soient si complexes et diversifiées incitaient à se créer une identité et un destin qui leur était propre. En même temps, il disait « les autres » comme s'il y avait eux et les autres. Était-ce seulement les berserks qui étaient à part, ou tous les individus? Ou y avait-il des groupes de différences? C'était beaucoup trop poussé pour elle, elle y réfléchirait une autre fois. Après tout... ce n'était jamais plaisant de trop réfléchir le ventre vide!

Après avoir bien mangé et avoir demander à son père s'ils allaient voir Vayrinn, celui-ci sourit, affirmant qu'ils allaient aller la voir. Elle tapa dans ses mains, contente. Elle aimait beaucoup la berserk qui lui rappelait l'énergie de son père, d'une façon différente. En fait, avec le temps, elle comprendrait que c'était simplement l'énergie berserk qu'elle sentait. L'idée de justement en croiser plusieurs autres l'impressionnaient. Elle n'en verrait sans doute jamais autant qu'à Kadrunn. L'idée du feu et la fête fit briller ses yeux orangés. Quelle belle perspective! Elle avisa l'air absent de son père et haussa les épaules. Ça lui arrivait souvent dernièrement. Il devait penser à la fête! Elle rangea ses quelques effets. Comme son père s'était déjà occupé de la viande, il n'y avait pas grand chose à amasser pour elle. « Je suis prête, papa! » Cela sembla le sortir de sa rêverie et il s'empressa de terminer de se préparer, sans manquer de la préparer mentalement à un éventuel concours de lancer de couteau. Elle sourit. « Miya peut pas perdre contre Artek! J'ai appris du meilleur de tous! » son sourire déformait son visage d'une oreille à l'autre dans une expression excessivement adorable. Cette petite fierté des enfants quand ils étaient persuadés que leur père était le plus fort et le meilleur de tous. Quoique, dans son cas, c'était vrai, non?

Elle trotta sur ses petits pieds auprès de son père pendant le trajet, sautillant, chantonnant et admirant le paysage si semblable et pourtant si différent de celui de la maison. Après un moment, elle se mit à ralentir inconsciemment, et ne remarqua même pas que Xerkh ralentissait le pas pour lui permettre de suivre. Le soleil poursuivait sa course descendante dans le ciel alors qu'ils pénétraient la capitale, et entreprit de disparaître à l'horizon alors qu'ils arrivaient au château. Elle ne se fit pas prier pour s'arrêter et admirer le spectacle. C'était si beau! Ses yeux s'ouvraient tout grand, comme pour en voir plus, et son silence était le meilleur témoin de cet émerveillement. Comme elle aimerait revoir cela, encore, et encore, et encore! Elle ne remarqua même pas tout de suite la présence de Khör, complètement absorbée qu'elle était. Mais lorsque le soleil planta son dernier rayon sur eux, elle avisa le berserk. Elle éclata de rire en voyant son père se chamailler avec celui-ci. Elle ne se gêna pas pour donner un coup de main, parfaitement à l'aise dans cet environnement de franche camaraderie.

Évidemment, la louve blanche ne manqua pas non plus de raconter sa belle histoire de chasse, comment elle avait vu le cerf avant même que son père ne le remarque. Elle appréciait de voir les grands affirmer qu'elle avait du potentiel et deviendrait peut-être meilleure que son père. C'était surtout pour la flatter, mais Miya prenait ces compliments très au sérieux. C'était motivant de s'améliorer. Le feu fut bientôt allumé, de la musique se fit entendre et ils se rassemblèrent à l'extérieur. Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi les adultes se jetaient sur cette boisson qu'ils nommaient « alcool » et, tout en sachant qu'elle n'y avait pas droit, elle n'était même pas tentée. L'odeur était âcres et désagréable. Elle se fit abordée par Aishka qui affirmait être obligée de tresser ses si beaux cheveux. Ravie à l'idée qu'on lui joue dans les cheveux, ce qu'elle adorait, elle accepta sans se faire prier. Ainsi, lorsqu'elle rejoignit finalement son père, elle avait de jolies tresses dans les cheveux qui lui donnait un air un peu moins sauvage, mais ô combien adorable.

Acceptant l'assiette que Xerkh lui tendait, elle s'installa à ses côtés, posa son butin sur ses genoux et entreprit de goûter. Elle leva des yeux interrogateurs sur lui. Faire quoi? Ne faisaient-ils pas la fête en ce moment? Oh! Son regard s'alluma. Ne lui lançait-il pas un défi, là? « Miya est plus rapide, papa. Tu le sais bien! » Un grand sourire éclaira son visage. Elle aimait la compétition. Cela la stimulait beaucoup à s'améliorer, et son père le savait très bien. Sur ce, Vayrinn fit son apparition et la jeune fille posa sa tête contre la douce paume qui se glissa dans ses cheveux. « Ah oui? Elle fait de jolies tresses! » répondit-elle, ravie d'avoir eu le même service que la berserk qui l'impressionnait toujours autant. Elle était moins impressionnante que sa maman, évidemment! Mais elle avait ce côté sauvage qu'Amélia n'avait pas et qui venait cherchait l'instinct de la petite berserk immaculée. Ses yeux s'ouvrirent tout grand devant le cadeau qu'elle lui offrait. Elle le prit comme s'il s'agissait d'un précieux trésor, non sans avoir essayer ses mains un peu graisseuses sur ses cuisses. Elle le tourna et l'observa sous tous les aspects. Les flammes créaient des ombres fascinantes sur les divers objets qui était rassemblé sur le petit collier.

Elle était si absorbée qu'elle ne remarqua pas qu'elle était désormais séparé de son paternel par une présence tout autant protectrice. « Ah? » demanda-t-elle en se tournant vers celle-ci. Visiter? Elle hocha la tête. « C'est très joli! » Puis elle se pencha vers l'avant pour aviser son père. Il tenait mal l'alcool? Elle fronça les sourcils, elle était sûr qu'il tenait son gobelet droit, tout à l'heure... L'idée de lui peinturer le visage la fit ricaner, bien qu'elle ne comprit pas le lien entre bien tenir son alcool et se coucher entre deux barils. La suite de la conversation lui échappa un peu, son regard allant de l'un à l'autre. Elle ne voyait toujours pas le lien, mais écoutait passivement. Elle comprit rapidement que la jeune femme s'amusait aux dépends du berserker et plaça une main devant sa bouche pour s'empêcher de rire. Puis Xerkh réalisa qu'il se faisait mener en bateau et soupira bruyamment avant de lui demander si Vayrinn le cherchait. Miya ne retint pas son rire. Son père était facile à avoir, il prenait souvent les choses au mot. Enfin, pas toujours, mais dans certaines situations, si... posant son assiette à côté d'elle, elle approcha de Xerkh et lui demanda de l'aider à passer le collier autour de sa tête sans abîmer ses tresses. Ceci fait, elle regarda ses mains.

Évidemment, les adultes se demandaient ce qu'elle cherchait à voir là. Elle hocha la tête. « C'est vrai papa, tu tenais pas ton alcool droit. » Pas aussi droit que poser sur une table du moins! Son affirmation sembla causer un léger silence, et elle leva les yeux vers eux. Après avoir échanger un regard, ils rirent, comprenant sans doute là où la jeune fille n'avait pas suivit. Elle se renfrogna, croyant que l'on riait d'elle, et leva le menton, fière comme elle était. Évidemment, elle ne pouvait pas rester irritée bien longtemps dans cette belle ambiance et retrouva rapidement son sourire. Elle était certes jeune, mais jamais elle n'oublierait ce moment entre berserks. Ce séjour allait être une véritable partie de plaisir!
- Fin du RP -
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MessageSujet: Re: Sois un loup, les loups ne te mangeront pas. [PV Miya]

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Sois un loup, les loups ne te mangeront pas. [PV Miya]

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