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We'll never be alone [PV TREIZE]

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Avo
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MessageSujet: We'll never be alone [PV TREIZE] Mer 01 Fév 2017, 16:26

Ses pattes blanches trottaient sur le pavé accidenté du bourg où il se trouvait. Le cliquetis de ses griffes un peu trop longues trahissait sa présence dans cette nuit noire au ciel orageux. La pluie ne tombait pas, mais à l’odeur d’humidité qui trônait dans l’air, Avo se doutait bien que ce ne serait qu’une question de temps avant que l’averse ne se pointe ponctué du grondement typique du ciel. Le cabot n’avait pas peur des intempéries. En fait, les éclairs les fascinaient, voire qu’il les trouvait même superbes. En temps et lieu, il tenterait de trouver une charrette sous laquelle il pourrait se glisser pour simplement se protéger de la pluie tout en admirant le spectacle naturel qui s’offrirait à lui.

Son errance l’avait ramené à son pays d’origine sans qu’il sache trop pourquoi. En fait, il avait d’abord commencé par suivre un couple de marchands qui l’avait généreusement nourri avec quelques morceaux de pain et un peu de viande séchée. Par la suite, il avait détalé à la suite d’un lièvre dans le but évident d’en faire son casse-croûte, mais devant sa défaite, était reparti bredouille sur les routes. Finalement, de fil en aiguille, ses pas l’avaient ramené dans son village natal alors qu’une vague de nostalgie le prenait tranquillement d’assaut.

Son estomac grondait, comme à chaque instant de sa vie. Instinctivement, le cabot baissa le museau au sol et renifla les dalles devant lui à la recherche de la moindre effluve de nourriture possible. Il marcha tranquillement, inspectant chaque recoin de terre devant lui, quand soudain, du mouvement se fit entendre sur sa droite. Aux aguets, il releva la tête, les oreilles bien dressées sur son crâne, puis scruta la pénombre de son regard azuré. Du… du mouvement devant lui. Qu’est-ce que c’était? C’était furtif, léger… comme un grattement. Une odeur typique trôna jusqu’à ses narines. Son flair ne lui mentait pas : il sentait bien la présence d’un rat! Sans trop s’en rendre compte, le chien se lécha les babines, puis s’approcha prudemment du coin de la rue, près de la décharge de poubelles. Les grattements se firent plus intenses et il entendit même le couinement de la bête tant convoitée. Oh cette fois, il ne laisserait pas filer sa proie entre ses pattes!

Tendu comme un arc et les oreilles bien dressées, le clébard repéra le rongeur bien gras qui délogeait un morceau de poisson malodorant des décombres. Il fit un pas de plus, puis un autre… Et fonça!! Ses pattes heurtèrent le sol à une rapidité incroyable, mais la proie le sentit venir. Couinant de peur, le rongeur détala dans la rue, un chien affamé sur les talons. La poursuite dura de longues secondes et poussa le métamorphe à s’engager dans une rue adjacente avant de tourner de nouveau le coin d’un immeuble.

Des rires gras le prirent par surprise, le forçant à s’arrêter net. Évidemment, le rat profita de la diversion pour escalader une gouttière et disparaître de sa vue… Dans la rue, devant lui, se trouvaient cinq hommes ivres qui riaient à gorge déployée. Oh non… Il n’aimait pas ça! Automatiquement, l’angoisse agrippa le jeune homme aux tripes alors qu’il reculait lentement, espérant que personne ne l’aurait vu. Alors qu’il croyait s’en sortir sans être aperçu, Avo sursauta pendant que l’un des hommes l’appela, imitant des bruits de « bisous » avec sa bouche. Le canidé lui jeta un regard en coin… et nota qu’il tenait en main un bout de sandwich au jambon… Il le savait, il le sentait d’ici. Oh… Était-il réellement prudent d’accepter de la nourriture d’un total inconnu? D’autant plus qu’il ne semblait pas posséder tous ses moyens… Mais… mais il avait si faim… Sans même qu’il ne puisse contrôler quoi que ce soit, la salive lui monta aux babines et commença à dégouliner sur le sol sous lui. Il fit un pas… puis un autre. Les ivrognes ne bougeaient pas un iota et continuaient plutôt à l’appeler, voyant visiblement qu’il était affamé.

Allez savoir pourquoi, Avo se laissa tenter. L’envie de manger était de loin beaucoup plus grande que son sentiment de méfiance! Il trotta donc doucement jusqu’à eux, se léchant les babines au passage et acceptant visiblement ce repas gratuit qu’on daignait bien lui offrir. Une fois à leur hauteur, il agrippa le bout de sandwich dans sa gueule, puis pencha la tête vers l’avant pour dévorer le morceau de nourriture comme un porc, échappant des miettes ici et là. OH BON SANG QUE C’ÉTAIT DÉLICIEUX!! Il se délectait tant qu’il agita de la queue à son insu.

Pendant qu’il était occupé à manger son encas, Avo ne remarqua pas que les hommes l’entouraient lentement, profitant visiblement de sa douce naïveté. Il lécha les miettes qui restaient au sol, puis leva la tête… juste à temps pour voir le rictus mauvais de l’homme qui avait daigné le nourrir. Un coup de pied fusa directement sur le côté de la tête du canidé qui couina sous l’impact. Les ivrognes riaient tout autour de lui, déclarant ouvertement qu’ils allaient s’amuser avec le stupide animal qu’ils venaient de trouver. Selon ce qu’il avait compris, ces derniers s’étaient fait lamentablement repousser par « un beau brin de fille » en pleine taverne un peu plus tôt et devaient maintenant trouver une façon de passer leurs nerfs… Cette façon n’était nulle autre qu’Avo.

- La petite poufiasse! Dire qu’elle a refusé que je lui mette ma main au cul! Ça me met en rogne!! Viens ici, clébard, que je me défoule un peu!

Avo avait roulé dans la poussière et se relevait à peine pendant qu’on lui agrippa l’encolure à pleine poignée avant de lui frapper les côtes avec le poing. Il couina à nouveau tout en se tortillant comme un diable dans l’eau bénite pour essayer de se déprendre.

- C’est une agace, si tu veux mon avis! Une frustrée qui n’a pas eu assez de mecs pour se satisfaire. Je suis certain que c’est une bête! Elle a beau être jeune, c’est une allumeuse et toutes les allumeuses sont de véritables furies au lit!

Les rires gras fusèrent de nouveau. Le chien se tortillait toujours, tentant d’éviter de recevoir un autre coup totalement gratuit. Instinctivement, il tourna la tête, puis abattit ses crocs sur l’avant-bras de son tortionnaire qui hurla de douleur. Dès qu’il fut libéré, Avo recula, la tête rentrée dans ses épaules, les oreilles plaquées sur son crâne et la queue entre les pattes. Il n’aimait pas s’en prendre aux gens… ça lui causait toujours des ennuis. Le soulon pesta à son intention et attrapa sa bouteille de vin qu’il avait traînée avec lui. Dans un ultime mouvement de colère, il frappa le coin d’un caisson avec l’objet de verre, faisant virevolter des éclats un peu partout. Ce qui semblait d’abord être une banale bouteille se transformait maintenant en arme acérée menaçant le métamorphe.

- Saleté de sac à puces!! Je vais te massacrer et faire un manteau avec ta peau! Si tu crois que je vais accepter ce petit comportement ta part! Vilain chien!

Il voulut frapper… mais était trop ivrogne pour rester convenablement debout et trébucha dans ses propres pieds avant de s’affaler lamentablement au sol. Le semi-fée recula instinctivement, son petit cœur battant la chamade dans sa poitrine alors qu’un autre homme bloquait sa retraite de ses jambes. Pourquoi faisaient-ils ça? Pourquoi ne le laissait-on pas simplement en paix? L’imbécile tenant la bouteille brisée se releva en pestant et brandit sa bouteille cassée sous la truffe du malamute effrayé…

…quand un caillou fusa de nulle part pour le heurter en plein sur le côté du visage. La peau du soulon se fendit sous l’impact et il grogna de frustration, ressentant à peine la douleur qui y était associée. Fou furieux, il jeta un regard autour de lui, imité de ses quatre compagnons.

Au détour d’une rue se tenait un garçon d’environ une dizaine d’années, tenant en main d’autres cailloux de la grosseur d’un poing. Sans dire quoi que ce soit, il balança un nouveau projectile qui percuta un autre homme directement sur l’arête du nez. Un crac sonore s’en suivit, ultime témoin de la rupture de l’os facial. Touché! Le gamin sommait aux hommes de laisser Avo tranquille et, bien qu’il était terrorisé, le métamorphe se mit soudainement à craindre pour la sécurité de son sauveur.

L’homme qui l’avait nourri se redressa lentement en beuglant des insanités, agrippant sa bouteille vide éclatée d’une main malhabile. Avo comprit rapidement ses intentions : il voulait lancer le morceau de verre acéré directement sur le gamin qui l’avait sauvé! Prenant son courage à deux mains, le chien s’élança et mordit sauvagement le poignet de son agresseur, secouant la tête de gauche à droite dans le but de le faire lâcher. Cette intervention de sa part lui récolta un coup de poing directement sur le museau, le faisant chigner de douleur. Avo relâcha instantanément et, voyant une ouverture grâce à la diversion de son sauveur, détala en direction du gamin, la queue entre les jambes.

Il espérait que ce môme avait une option B pour leur permettre de fuir, sinon, ils risquaient de passer un sale quart d’heure!
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Treize
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MessageSujet: Re: We'll never be alone [PV TREIZE] Mer 01 Fév 2017, 22:55

Turquoise. Elle y était déjà depuis trois jours. Dans sa cache improviser, sous un petit pont où elle avait trouvé un petit éboulement lui permettant de se cacher, tout en étant hors de la vue et protéger des intempérie, elle faisait le trie de ses quelques effets personnels en jurant, farfouillant à travers les poches de son sac alors que la totalité de son contenu ou presque se retrouvait tout autour d’elle. Elle n’était visiblement pas très de bonne humeur, les sourcils froncer jusqu’à ce qu’elle touche à l’objet de sa convoitise et le sorte vivement, étirant le bras en l’air d’un air victorieux, mais se cogna le poignet contre les parois de pierre, laissant échapper une brève plainte, massant aussitôt cette partie de son anatomie qui lui servait énormément. Il ne fallait pas qu’elle se blesse, se pourrait être… Tragique. Bon, Au moins, ce n’étais pas une jambe, ça, ce serait encore pire.

Dans tous les cas, elle laissa sa petite douleur de côté qui s’estompais déjà pour ouvrir la bourse, la vidant dans sa main un peu sale et les compta attentivement. Ce ne fut pas bien long à faire, puisqu’elle n’avait pas grand-chose. Elle était un peu déçue et découragée. Turquoise lui avait semblé un Royaume intéressant, mais visiblement, elle comptait se faire quelques provisions et partir. Ce n’était pas ici qu’elle ferait fortune et elle n’était pas du genre à s’acharnée. Si ça ne fonctionnait pas, suffisait d’aller voir ailleurs. Après tout, Enkidiev c’était plutôt grand. Ici, il y avait des militaires presque partout. Sans compté ceux qui se pavanaient dans les rues avec des chevaux! C’était un très mauvais endroit pour un voleur comme elle. Elle avait beau courir rapidement, mais si elle avait une cavalerie à ses trousses, elle doutait fort pouvoir surpassé la vitesse d’un cheval, il fallait tout de même être réaliste…

Le vent c’était un peut lever, mais heureusement, elle ne pouvait que l’entendre siffler à travers la pierre. Il allait sans doute pleuvoir prochainement. Dans quelques heures tout au plus. Elle détestait les orages, elle en avait une peur bleu. Elle devait donc se dépêcher à aller acheté un truc à manger et sans doute espéré avoir la chance de profité de dérober quelques trucs supplémentaires pour remplir son maigre garde-manger qui ne contenait… Que quelques noix. Elle avait vu un petit marchand dans le village qui vendait un peu de tout et il fallait avouer que, même si elle aurait des préférences, elle prendrait tout et mangerais tout si cela lui était possible. Pour l’heure cependant, elle devait jouer de stratégie et tenté de chiper, tout en achetant. Elle voyait cela comme des petit extras, c’est tout. Il n’y avait rien de mal là-dedans… Elle avait essayé un peu plus tôt alors qu’il avait des paniers à l’extérieur, mais n’avait rien réussis, ne voulant pas prendre de chance. Pas ici.

Rangeant donc sa maigre bourse dans sa poche, elle remit tous ses effets personnels dans son sac et quitta sa cachette. Elle aurait bien pu y laissé ses choses puisqu’elle était tombé sur ce magnifique lieu par chance, mais c’était vraiment mal la connaître de croire qu’elle prendrait un risque aussi ridicule de perdre ce qu’elle avait eu autant de mal à accumulé, ce qui déjà n’étais pas grand-chose. Elle voyageait plutôt léger et avait l’essentiel, mais il y avait beaucoup d’essentiel lorsqu’on n’avait pas de maison. Une couverture qu’elle pliait en deux pour se faire un petit coussin pour dormir et une autre, en laine qu’elle avait volé à Argent pour se couvrir. Évidemment, elle avait un pantalon trop grand, presque comme celui qu’elle portait, une tunique moche qu’elle avait trouvé, un petit bol en bois et un en métal très léger qu’elle adorait placer sur le feu pour boire de l’eau chaude, une cuillère, une dague, quelques herbes et quelques babioles pratique, sans compté celles qu’elle avait voler et comptais revendre dans un autre Royaume. Bref, elle traînait pas mal de choses et sinon, tout le reste de ce qu’elle avait était présentement sur elle. Elle adorait cependant son manteau, c’était son meilleur vol. La chose la plus pratique qu’elle avait. Il était plutôt long, trop grand pour elle certes, mais confortable, il avait une capuche et en plus, il ne prenait pas la pluie facilement et avait une tonnes de poches!

Bref, songeant à sa richesse, elle marcha donc à travers les rues en les trouvant bien plus tranquille que plus tôt, heureusement, elle n’était pas inquiète et savait que le petit kiosque était ouvert puisqu’elle c’était renseigné avant de quitté, mentionnant à l’homme qu’il allait chercher des écus chez sa mère malade et qu’il reviendrait. Les mères malades c’était magique parfois. Enfin, c’était d’un extrême à l’autre. Soit ont la prenait en pitié, soit ont la poussait presque à coup de pied. Elle avait appris qu’elle ne devait pas trop avoir l’air d’une sans-abri et d’avoir la réplique facile lorsqu’on la questionnait sur elle, ce qu’elle détestait. Elle était donc tombé sur un ‘’bon samaritain’’, qui avait commencé à lui poser trop de questions. Elle avait donc abandonné son apparence de petit garçon innocent et blond d’environs 8 ans, pour en prendre une un peu plus vieille d’environs quinze ans. Sa préférée. Parce-qu’il fallait dire qu’il était tout ce qu’elle n’était pas. Courageux, arrogant, cheveux noir, yeux bleu. Bon, bref, elle aimait bien jouer ce personnage et c’était celui qu’elle trouvait le plus maniable et souvent le plus passe-partout. Ni trop jeune, ni trop vieux. Un garçon de surcroit. Être une fille, peu importe l’âge, sans toit et seule à voyager? C’était une mauvaise idée, elle n’était tout de même pas si stupide et naïve. Non. Merci maman.

Il entra donc dans le magasin, alors que le vendeur lui disaient qu’il allait bientôt fermé à cause du mauvais temps et qu’il désirait se rendre chez lui avant de se faire coincé par la pluie car il n’avait pas… Blablabla. Treize ce contenta de lui sourire et profita aussitôt du fait que celui-ci se courait un peu dans tous les sens pour bien fermé afin de chiper un morceau de pain qu’elle enfourna agilement dans son sac semi-ouvert. Ni vue, ni connu. Elle croisa ses mains derrière son dos, de manière totalement innocente alors qu’elle s’approchait des petits gâteaux et se mis presque à salivé. Pourquoi s’infligeait-elle une chose pareille? Elle se pencha pour mieux les observer. Son ventre gronda. Évidemment qu’il grondait! C’était une vraie torture… L’homme la ramena à la réalité en la faisant sursauté alors qu’il se penchait au-dessus du comptoir pour l’avisé, lui mentionnant à quel point ils étaient bon, moelleux, fondant… Arg! Elle laissa sa tête cogné un coup contre le bois pour se reprendre, puis, se redressa en affichant son meilleur sourire.

-Je peux en avoir un pour 3 écus? Je voulais faire une surprise à ma petite sœur. Peut-être un de ces gâteaux? Un moins bon… Ou un… Oh lui! Il n’as presque pas de glaçages, ce sont ses préférée il me semble…

Elle savait bien que les prix étaient affichés, mais elle ne savait pas vraiment lire les chiffres quand ils étaient affiché comme ça, sinon, elle connaissait quelques mots. Enfin, elle se débrouillait c’était vrai. L’homme le dévisagea un moment. Oui, c’était peu, elle le savait. Un seul de ces gâteaux devait valoir le double… Chose qu’il lui confirma, en riant et choisissant plutôt de se diriger vers les pains. Ah oui, c’était très drôle, elle se marrait tellement… Elle le suivit donc et choisi celui qui lui semblait le mieux, soit, le plus gros pour un écu. Elle préférait garder ses deux autres écus pour une autre fois, ou pour un autre petit commerce, ou kiosque, elle aurait peut-être plus de chance. De toute façon, elle avait déjà un pain dans son sac et, voyant l’homme peu méfiant prendre les devants pour emballé son dû, sont regard ainsi que l’une de ses mains ne put s’empêcher de s’emparé d’une cordes contenant une, deux… Trois saucisses. Ne la croyant pas si longue, elle dû s’empressé pour la glissé… Dans une poche, utilisant frénétiquement ses deux mains pour rouler le tout afin de ne pas se faire coincé. Ceci créa une bonne bosse, mais termina son manège de justesse avant que le propriétaire ne se retourne. S’armant d’un sourire totalement innocent, elle s’empressa de s’approcher du comptoir afin qu’il ne remarque pas son subterfuge. Elle paya son pain et tourna prudemment les talons, s’organisant pour ne pas dévoiler son côté gauche bien gonflé.

-Oui, à la prochaine m’sieur!

Fit la voix du gamin qui sortait du commerce. Son paquet en main et bien heureuse, elle s’empressa tout de suite de s’adossé à une ruelle et de retirer les saucisses de sa poche et de les mettre dans son sac non sans un petit sifflement d’admiration. Sincèrement, elle en avait eu plus qu’elle aurait pensée, mais elle y avait échappé belle tout de même. S’il s’était retourné, elle aurait dû prendre ses jambes à son coup! Elle n’était pas du tout le genre à chercher à négocier, supplier ou attendre une réaction. Si elle avait le moindre regard sur sa personne, elle s’éclipsait. Bref, elle se chargea de bien fermé son sac, puis de serrer le petit paquet vide aussi. Sa pourrait toujours lui servir pour faire un feu si jamais elle avait froid, ce qui risquais d’arrivé, mais souvent, elle n’en faisait pas. Elle avait bien trop peur que quelqu’un soit attiré par celui-ci, du moins en pleine nuit et dépendamment d’où elle se trouvait. Elle avait toujours été plutôt prudente là-dessus.

Marchant donc presque joyeusement dans les rues en croquant dans son pain frais du jour tout en se disant que finalement, la vie n’était pas si moche, elle put entendre des éclats qui ne lui disaient rien qui vaille… Habituellement, elle aurait même pressé le pas ou carrément changer sa trajectoire, mais, les plaintes d’un canidé la heurtèrent un peu. Treize avait un peu peur des chiens. Après tout, lorsqu’on était une sans abri, c’était le genre d’animal qui ne se gênait pas parfois pour montrer les crocs ou chiper des choses, mais elles ne les détestaient pas pour autant. Elle les comprenait, en fait. Ils étaient tous un peu dans le même bateau: Abandonner ou fugueur.

Elle aurait dû continuer sa route, mais la voix qui résonnait et les rires, suivis des pleurs du pauvre chiens lui retournait complètement l’estomac. Elle rangea son pain dans l’une de ses poches, elle n’avait plus faim, du tout. Elle savait c’était quoi ce faire coincé dans une ruelle, la peur au ventre. Elle savait aussi c’était quoi, voir les passants continuer leur route sans même jeter un simple regard… Prudemment, se maudissant elle-même pour ce qu’elle allait faire, elle s’adossa contre le mur d’un commerce, juste à côté de la ruelle. Risquant un œil rapide, elle reprit rapidement sa position initiale en apercevant une silhouette trop proche d’elle qui barrait visiblement la route à l’animal qui allait très clairement y laissé sa peau si personne n’intervenait… Puis, une phrase menaçante à l’intention de la bête fusa. Ah merde!

Elle avisa au sol quelques bons cailloux qu’elle s’empressa de ramassé et de fourré dans une autre poche, alors qu’elle en gardait quelques-uns, les plus gros, appuyer contre elle et l’un dans ses mains. Elle savait bien visé. Après tout, des cailloux, c’était gratuit. Sa passait bien la colère et l’ennui. Là, elle devait chercher où son courage se cachais. Ou sa folie, c’était relatif. Elle était un garçon. Oui. Un garçon. Bref, elle courait vite aussi et… Elle allait avoir des ennuis pour un cabot... Étirant donc de nouveau la tête prudemment, elle aperçut qu’on brandissait une bouteille brisée à quelques centimètres du visage du grand chien visiblement effrayé. Le pauvre! Faisant rouler la pierre dans sa paume, elle finit par visé et… Lança.

Touché! Évidemment, elle déglutit nerveusement lorsque les visages se tournèrent vers elle, visiblement mécontent. Soudainement, elle eut envie de fuir à la course, tout de suite, mais elle fronça plutôt les sourcils et se dit qu’elle aurait encore le temps d’en balancer un ou deux avant qu’on ne se lance à sa poursuite, en espérant que l’animal soit en mesure de fuir, parce-qu’elle n’allait très certainement pas aller le chercher. Ce serait elle qui aurait de gros ennuis… Elle choisit donc de profité de l’effet de surprise pour visé bien comme il faut le visage de l’assaillant principal du pauvre animal et le toucha en plein visage. D’où elle était, elle comprit qu’elle l’avait atteint et que ça devait sans doute faire mal parce-qu’il s’agrippa le nez en jurant. Elle était un peu surprise par la force de l’impact, mais sans doute n’avait-elle pas encore réalisé qu’un certain pouvoir sur la lévitation c’était enclencher. Comment pouvait-elle le savoir, de toute façon!

-Lâchez-le bande de saoulons puant!

Se surprit-elle à crier, poussé par toute la colère qu’elle ressentait toujours en elle, au fond, mais surtout devant cette injustice qu’elle ne supportait pas. Presque aussitôt, elle comprit qu’on venait de la prendre pour cible numéro un, avec toutes ces injures qu’on lui envoyait, brandissant une arme improvisé, mais au combien douloureuse en sa direction. Ouvrant grand les yeux, un peu envahie par la peur, elle laissa tomber les gros cailloux qu’elle tenait alors que le chien se rua sur l’homme qui semblait s’apprêter à lui lancé la bouteille par la tête, dans l’espoir de la blessée, ne serait-ce qu’avec les éclats. Il reçut alors un vif coup et, l’avisant détalé en sa direction dans l’ouverture qu’elle lui avait créé, elle fit de même et ne se fit pas prier, visiblement. Elle ne savait pas trop s’il comptait la suivre, mais une chose était sûre, elle ne comptait pas non plus rester là!

Courant à toute vitesse, le chien à ses côtés, Treize lui jeta un bref regard. Il avait l’air amoché et pas si méchant que ça. Alors qu’elle tourna sur sa droite sans prévenir, elle remarqua que l’animal semblait ne pas avoir remarqué.

-Par ici! Dépêche-toi!

Cria-t-il sans le moindre espoir qu’il la comprenne vraiment. Courant toujours, elle entendit les pas de course de l’animal se rapprocher. Il avait décidé de la suivre! Étrangement, cela lui fit plaisir et ne fit que l’encourager d’avantage. Ha! Lui jetant un bref regard, elle tapa rapidement sur sa cuisse pour attirer de nouveau son attention et bifurquer encore une fois. Pas question de s’arrêter, elle pouvait les entendre derrière eux alors qu’ils les injuriaient, les menaçant ouvertement de ce qu’ils leurs réserveraient s’ils les rattrapaient. Accélérant donc de plus belle, poussant ses jambes à leur maximum, elle repéra le chemin menant au petit pont et l’emprunta, un peu soulagée d’être arrivée.

-Aller!

Fit-il alors qu’elle arrivait sur le petit vallon, se jetant au sol alors qu’elle glissa le long de la bute, sur ses fesses tout en se retenant un peu de ses mains, pour se redressé un peu maladroitement et courir vers le dessous du pont et grimper dans sa cachette, faisant signe au chien de faire de même. Il ne fallait surtout pas qu’ils les voient entré, sinon, ils étaient cuits! Il n’y avait pas une autre sortie. Ce n’était qu’une bonne crevasse. L’animal obtempéra et Treize tendit le bras pour l’attraper par le collier et le tiré vers elle voyant qu’il semblait éprouver quelques difficultés. Il avait surement mal…  Une fois à sa hauteur, elle enroula aussitôt ses bras autour de lui, au cas où il change d’idée en s’éclipsant et qu’elle se fasse repérée par sa faute. L’animal se débattit un peut alors qu’elle enroula prudemment une main autour de son museau, espérant ne pas le blessé d’avantage et surtout, ne pas se faire mordre.

-Chut chut, tais-toi ou ont est mort.

Murmura-t-il prêt de l’oreille de l’animal. Peut-être que sa voix le calmerait un peu et qu’il verrait qu’elle ne lui voulait aucun mal? L’on put entendre les voix se rapprocher et s’arrêter sur le pont. Treize se glaça.

«Ils ne doivent pas être bien loin! Ils vont le payer. On va tuer son cabot et ont lui fera sa fête à ce gamin pourris. Ils vont apprendre qu’on ne rigole pas avec les adultes, salle petite peste.»

Sous les approbations des autres, les hommes continuèrent à rôder dans les alentours. Visiblement, ils avaient du flair et Treize ne put s’empêcher de commencer à trembler à la simple idée qu’ils ne les trouvent. Elle ne doutait pas une seconde qu’ils étaient du genre à mettre leurs plans à exécution. Une silhouette apparue alors juste sous eux, Treize retint son souffle et serra le chien d’avantage contre elle. Comme si le saoulons avait l’impression d’être prêt du but, il se promena sous le pont, avisant un peu les alentours. Elle recula le plus possible, sans faire de bruit, invitant le chien à faire de même. Elle ne voyait plus les alentours et cela ne faisait que la rendre encore plus nerveuse. Sincèrement, ils restèrent un moment ainsi, jusqu’à ce que le chien cherche à se dégager. Celle-ci le laissa faire et jeta un bref coup d’œil en bas. Personne.

-Ils sont partie du crois?...

Questionnât-il, visiblement hésitante à ne serait-ce que bouger plus que cela. Comme s’il comprenait sa crainte, le chien lui lécha gentiment la joue, ce qui lui arracha un bref sourire et la calma presque aussitôt. Retirant son sac à dos toujours accrocher à ses épaules, elle le déposa à ses côté pour l’ouvrir, fouillant à l’intérieur. Doucement, elle reprit son apparence naturelle. Elle ne comptais pas sortir d'ici avant l'aube, sa ne servait plus à rien de se cacher.

-Ouf… Ein… Ont l’à échapper belle. Je déteste ce genre de personne, surtout des hommes… Comme ça. Des vrais enfoirés… Tu as eu de la chance que je passais par là… Ils t’auraient surement tué. Une belle bête comme toi… Pfff.

Fit-elle, visiblement irritée. Elle sortit donc ses couvertures qu’elle laissa à côté d’elle et s’assura que sa bourse était toujours là, puis, sortie sa dague par mesure de précaution, au cas où les hommes viendraient.

-T’en fait pas, c’est juste au cas où ils reviendraient… Bien que… Avec le temps, je crois qu’on sera en sécurité pour la nuit. Tu peux rester si tu veux?


En fait, elle l’espérait bien. Elle n’arriverait jamais à fermer l’œil cette nuit, c’était évident. Puis, elle observa la bête d’un œil attentif et remarqua bien que son pelage était taché de sang au niveau des flancs, mais elle ne savait pas trop si l’animal la laisserait faire. Elle se contenta donc d’avancer prudemment une main vers lui pour le caressé. Puis, ne put s’empêcher un petit sourire en remarquant qu’il se laissait faire. En fait, il n’avait pas l’air si sauvage que cela, simplement très méfiant et pour cause… Sans qu’il ne le réalise, elle le soignait un peu, à chaque fois que sa main touchais son pelage, comme si de rien était. Cela la fit un peu sourire. Il ne remarquait sans doute strictement rien. Les animaux ne connaissaient pas ça, la magie. Elle arrêta cependant quand elle jugea que c’était sans doute suffisant. Avec toute cette fourrure c’était plutôt difficile à voir. Au moins, il ne saignait plus trop.

-Mais comment tu arrives à être si doux en étant dehors, toi. Et puis à voir tes flancs, tes visiblement pas mieux barrés que moi. Tu as une famille? Tu t’es perdu? Pourquoi on t’aurait abandonné avec un collier, ein? Il a l’air un peu serrer laisse-moi voir.

Elle glissa ses doigts sous le collier, puis haussa les épaules. Ça ne semblait pas le déranger. Sa fourrure lui donnait des airs plus gros, mais il était presque squelettique. Elle le relâcha.

-Ou bien tu tes sauver? Ha ha, c’est pas moi qui te fera la morale…


La crevasse fut illuminée par un éclair alors que le ciel s’empressa de gronder au-dessus de leur tête. Treize se crispa malgré elle, refermant un peu ses doigts dans la fourrure de l’animal tout en avisant l’extérieur un peu inquiète. Elle se trouvait stupide, mais c’était plus fort qu’elle. Ignorant un peu le temps dehors, elle se dit qu’il devait sans doute avoir faim. Elle avisa donc de nouveau le chien et fouilla dans une autre poche de son sac. Là où elle avait mis la saucisse plus tôt, puis en arracha deux, en laissant une à l’intérieur.

-J’imagine que tu as faim? Oh, pas la peine de me regarder comme ça, je vais te l’offrir, yeux doux ou pas. Tiens, une pour toi, une pour moi et ont garde l’autre pour demain avec du pain, d’accord? Je n'ai rien d'autres de toute façon.

Voyant qu’il semblait d’accord peut importe pour quoi, tant qu’il avait cette saucisse, elle se contenta un bref rire, puis la lui tendit prudemment, en espérant qu’il ne lui croque pas les doigts. Chose faite, elle entreprit de croquer dans la sienne. La viande était sèche et plutôt salé, mais au moins elle aurait le ventre plein. Elle eut ensuite une petite illumination et fouilla dans la poche de son manteau, puis en sortie le morceau de pain qu’elle avait croqué avant de se porté à la rescousse de l’animal. Elle avisa le chien et le brisa en deux pare égales.

-Tiens un bonus.

Cette fois, elle le lança vers le chien, puis ramena ses jambes contre elle et se contenta de manger sa part en silence, un peu songeuse.
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Avo
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MessageSujet: Re: We'll never be alone [PV TREIZE] Mer 08 Fév 2017, 14:32

Il courait aussi vite que ses pattes blanches pouvaient le lui permettre! Les oreilles plaquées sur son crâne, le cabot ignorait volontairement la douleur lancinante qui irradiait de ses côtes. Il n’avait pas le temps de s’apitoyer sur son sort! Et puis, dès qu’il se retrouverait un peu seul, il reprendrait sa forme originelle et laisserait sa régénération faire le travail afin que plus aucune trace de violence ne paraisse sur sa peau diaphane. Ainsi, il détalait aux côtés du gamin qui avait eu la gentillesse de lui sauver la mise. Au bout d’un moment, la voix du garçon monta à ses oreilles fines et le métamorphe remarqua que celui-ci avait décidé de bifurquer sans le moindre préavis. Oh? Il avait donc un plan? Mieux valait le suivre s’il voulait espérer semer ces ivrognes un peu trop tenaces! Avo changea de trajectoire, puis détala à la suite de son sauveur, ses petites griffes cliquetiquant au sol et avertissant le jeune humain de sa venue imminente. Ils continuèrent de détaler un moment, les saoulons toujours à leur trousse, quand le jeune homme aux cheveux noirs bifurqua de nouveau, tapant sur sa cuisse pour attirer l’attention d’Avo qui ne se fit pas prier.

Les injures se faisaient de plus en plus intenses et le cabot était terrifié à l’idée de se faire attraper par ses poursuivants! Cette fois, on ferait réellement un manteau avec sa fourrure! Pourquoi les gens étaient-ils si méchants gratuitement? Le cabot accéléra le pas et arriva rapidement à la hauteur de son sauveur. Rapidement, ce dernier l’encouragea à poursuivre sa cadence, puis le duo surgit à la hauteur d’un vallon. Sans plus attendre, le jeune humain se jeta au sol, puis dévala la colline sur les fesses tout en se retenant avec les mains. Avo, pour sa part, ralentit le pas un instant, puis commença sa descente sur ses quatre pattes, au trot, usant de sa queue pour garder son équilibre. Le semi-fée n’avait aucune idée de l’endroit où ils se dirigeaient, mais n’avait pas trop le temps de se poser des questions. À l’heure actuelle, il laissait son instinct prendre le dessus et espérait juste faire le bon choix en acceptant de suivre ce môme…

Les deux comparses de mauvaise fortune coururent en direction du pont, puis, sans crier gare, le jeune homme bifurqua vers la droite et s’enfonça dans une crevasse située à la base du pont. Wow… S’il ne l’avait pas vu se cacher, là, immédiatement, Avo n’aurait jamais pu trouver cette cachette tout seul! D’autant plus qu’il faisait nuit noire… Le chien remarqua rapidement que le jeune humain lui faisait des signes frénétiques – visiblement désireux qu’il le rejoigne au plus vite – et il alla le rejoindre, non sans boitiller au préalable. D’une poigne surprenante, son sauveur lui agrippa le collier et l’attira à lui, à l’abri dans leur cachette improvisée. Instinctivement, le garçon enroula ses bras autour du poitrail d’Avo et, par réflexe, ce dernier se mit à se tortiller. Il n’aimait pas se faire serrer de la sorte par un inconnu et avait un peu l’impression de suffoquer! Malgré tout, le gamin tenait bon et alla même enrouler une main autour de son museau, probablement dans le but de lui demander de se taire. Et… et s’il voulait profiter de leur proximité actuellement pour lui glisser une dague dans les côtes? Après tout, c’était un représentant du genre masculin… il était peut-être aussi mesquin que les autres et avait profité de son moment de détresse pour tirer avantage de lui? Ohhhh… Le vagabond commençait à ne pas se sentir bien! Il dut se faire violence pour ne pas chigner de terreur, mais ne put néanmoins s’empêcher de trembler comme une feuille. La voix du gamin résonnait à ses oreilles, lui sommant de rester silencieux. Il faisait ce qu’il pouvait! Oh bon sang… pourquoi avait-il accepté de le suivre?! Il aurait bien fini par les semer, ces enfoirés… il avait quatre pattes, il courait beaucoup plus vite!

Des voix se rapprochaient et les tremblements du clébard ne se calmaient pas. En fait, ils étaient maintenant pires. Il priait mentalement sa pauvre maman décédée de lui venir en aide! Il ne voulait pas mourir! Surtout pas dans des circonstances aussi atroces! Ohhhh ils avaient des plans horribles pour eux! Voilà qui venait d’augmenter la peur du cabot d’un autre cran. Visiblement, son sauveur aussi était terrorisé puisqu’il tremblait également comme une feuille. L’un des hommes passa juste sous leur nez et la poigne de l’adolescent se resserra contre lui. Ils ne devaient pas émettre le moindre bruit! Sous les effets de la terreur, le garçon aux cheveux noirs recula tranquillement et silencieusement, puis tira le malamute qui ne se fit pas prier pour s’exécuter. Combien de temps restèrent-ils ainsi? Il n’en savait rien et il avait trop peur pour jeter le nez dehors. L’odeur de bière empestait encore dans la crevasse, signe qu’ils n’étaient pas loin… du moins, le flaire très aiguisé du métamorphe lui permettait de repérer cet effluve répugnant. Au bout d’un moment, l’odeur s’estompa et les deux compagnons tremblaient déjà un peu moins. Avo se mit à gigoter dans les bras de l’adolescent et ce dernier accepta enfin de défaire son étreinte avant d’aller jeter un coup d’œil à la sortie de la crevasse.

Le clébard l’observa un instant, réalisant alors qu’il ne ressentait aucune animosité de la part de son sauveur. Peut-être se trompait-il sur son cas? Après tout, il n’avait pas tenté de lui faire de mal jusqu’à présent alors qu’il en avait eu clairement l’opportunité… Le garçon lui posa une question à laquelle Avo ne pouvait répondre… Après tout, il ne flairait plus la présence des ivrognes et n’entendait plus leurs rires mesquins… Mais ça ne voulait pas dire qu’ils n’étaient pas planqués quelque part. Bah… Le jeune humain semblait déjà assez terrorisé, il était hors de question qu’il en rajoute une couche. Sans plus attendre, le métamorphe approcha son museau du visage juvénile de son partenaire de mauvaise fortune, puis lécha sa joue en un geste rassurant. Il en profita d’ailleurs pour envoyer une vague d’apaisement très légère, histoire de contribuer à sa détente imminente. Jusqu’à preuve du contraire, Avo lui était redevable. Ce dernier esquissa un sourire, puis empoigna son sac avant de l’ouvrir.

Alors que le gamin s’exécutait, quelque chose d’incroyable se produisit : il changea d’apparence sous ses yeux!! Ce n’était plus un adolescent qui se tenait devant lui, mais bien une jeune fille élancée aux longs cheveux de neige. Ses traits étaient encore plus juvéniles que celui du garçon qui se tenait préalablement devant lui! Sous cette métamorphose incroyable, Avo sursauta et recula rapidement, jusqu’à ce que son arrière-train heurte l’une des parois de la crevasse. Bon sang, il ne l’avait pas vu venir celle-là! Mais étrangement, le fait que son sauveur était en fait une fille vint apaiser automatiquement ses peurs et ses doutes. Dans sa vie, aussi courte fut-elle, toutes les femmes qu’il avait croisées avaient été gentilles avec lui… Il leur faisait donc naturellement plus confiance. Néanmoins, étant curieux, le cabot se rapprocha prudemment de la jeune fille, tendant d’abord le museau pour la renifler. C’était étrange : même son odeur était différente… La jeune fille continua de lui parler, comme s’il était dans la possibilité de lui répondre. Toutefois, Avo se contenta de l’observer, se posant sur séant comme un bon petit chien. Il avait l’habitude que les gens s’adressent à lui de la sorte, la plupart avaient la nette impression que les animaux les comprenaient (quoi que c’était bel et bien son cas…) et voyaient en ces compagnons à poils des amis chers qui ne les jugeaient pas. Parler leur faisait du bien, même s’ils n’obtenaient jamais aucune réponse. C’était probablement la partie de sa métamorphose qu’il préférait, puisqu’il en venait à en apprendre beaucoup sur les gens et à les connaître rapidement.

En bon compagnon, Avo sembla écouter les propos de l’adolescente et esquissa intérieurement un petit sourire alors qu’elle venait de le complimenter sur son apparence. Tiens, ça faisait changement du traditionnel : « sac à puces porteur de maladies ». Pour une fois qu’on le trouvait beau… Sans trop s’en rendre compte, le vagabond agita de la queue, visiblement content du compliment qu’il venait de recevoir. Elle avait toutefois raison : il devait se compter heureux qu’elle ait eu l’idée de passer par là, autrement, il serait surement en plus mauvais état qu’il ne l’était actuellement. D’ailleurs, il allait devoir songer à s’isoler pour reprendre forme humaine, s’il voulait que son auto-guérison s’active… La jeune fille aux cheveux nacrés vida son sac et déposa une couverture au sol, ainsi qu’une dague. Wow… qu’est-ce qu’elle voulait faire avec ça?! Comme si elle lisait dans ses pensées, elle s’empressa de se justifier, prétextant que son arme servirait à les protéger si les ivrognes décidaient de revenir. D’ailleurs, elle en profita pour l’inviter à passer la nuit près elle… Elle avait peur, il pouvait le ressentir jusqu’au plus profond de lui. Oh il avait peur également, mais visiblement, il se contenait mieux qu’elle. Suivant les yeux émeraude de sa sauveuse, le semi-fée constata qu’elle venait de remarquer son flanc blessé Oh elle n’avait pas à se soucier de ça, il s’en occuperait lui-même plus tard… mais il se garderait bien de lui en faire part!

D’un air curieux, la jeune fille tendit la main vers lui et, malgré le léger mouvement de recul instinctif d’Avo, décida de lui caresser l’encolure. Oh… ça n’était pas si désagréable… En fait, il appréciait même ce contact régulier! Le cabot se lécha le bout du museau en guise d’apaisement, puis ferma les yeux un instant, se laissant faire gentiment. Ce qu’il préférait, c’était quand on lui grattait la base des oreilles et le ventre… mais il se doutait bien que la vagabonde le découvrirait par elle-même. Tiens? La douleur de son flanc diminuait tranquillement. Cette énergie magique qu’il ressentait… ça venait d’elle, pas vrai? Pourquoi faisait-elle tout ça? Elle était réellement gentille avec lui… Non seulement l’avait-elle sauvé, mais en plus, elle lui offrait le gîte pour la nuit et le soignait à son insu pour s’assurer qu’il ne souffre pas. C’est qu’il commençait à l’apprécier, celle-là… D’ailleurs, elle recommença à lui parler, lui posant une série de questions auxquelles il ne répondrait pas. De toute façon, son histoire était trop compliquée et il n’avait pas réellement envie d’en parler, là, maintenant. Avo la laissa donc se faire ses propres conclusions et s’amusa même un peu lorsqu’elle prétexta qu’il s’était probablement sauvé d’un autre foyer. En fait, c’était presque le cas, vu l’histoire avec Léah…

L’orpheline (du moins, c’est ce qu’il en conclut puisqu’elle était toute seule) glissa ses doigts dans son collier pour constater que ce dernier n’était en rien trop serré et Avo se laissa faire docilement. Un éclair déchira le ciel et vint illuminer la crevasse, l’espace d’un instant. Automatiquement, la jeune fille se crispa et le cabot réalisa qu’elle avait une crainte des orages. Oh lui, il les adorait! Il se retourna pour faire face à la crevasse et se contenta d’observer l’extérieur, même s’il lui était impossible de voir le ciel. C’est alors qu’une odeur ALLÉCHANTE lui monta au museau! Oooooh!! Un effluve salé et un peu gras. Du saucisson?! Il tourna rapidement la tête vers elle et la vit tenir deux saucisses dans ses mains. Elle venait de gagner plusieurs points, le clébard étant un incorrigible goinfre! Il était temps pour lui d’user de sa tactique première : faire des yeux doux et geindre un peu, en prime. Cette forme de manipulation très primale fonctionnait à tous coups, ou presque! L’orpheline déclara qu’il était inutile de quémander, qu’elle avait de toute façon l’intention de partager avec lui. OH!! Il l’aimait encore plus, soudainement! Ainsi, elle tendit le casse-croûte, prudemment, et il étira son cou pour agripper son délectable goûter du bout des dents, dans un geste très doux. Il s’éloigna ensuite d’elle d’environ un mètre, puis se coucha au sol, fichant sa saucisse à la verticale entre ses pattes avant alors qu’il prenait une première croquée. AAAH C’ÉTAIT SI DÉLICIEUX! En moins de deux, il ficha ses dents dans le morceau de viande salé, puis releva la tête pour l’enfoncer un peu plus profondément dans sa gueule. Il mastiqua le tout avec beaucoup de bruit, bavant au sol, ici et là. C’est alors qu’il remarqua qu’elle sortait un nouveau goûter de son sac : un morceau de pain déjà entamé. Elle le rompit en deux et lui lança l’un des morceaux qu’il reçut en plein front, faute d’avoir été assez vite pour l’attraper en plein vol. Oh bah, il n’avait aucun orgueil, alors il se contenta de manger le restant avec appétit.

Une fois qu’il eut terminé de casser la croûte, le cabot se releva sur ses pattes, se régala des miettes qui trônaient au sol, puis revint vers l’orpheline, lui léchant allègrement le visage alors que sa queue battait l’air derrière lui. Cette dernière éclata de rire, puis le repoussa gentiment, ne tenant visiblement pas à se faire nettoyer le visage au complet par une langue gluante de chien! Comment pourrait-il la remercier pour toute cette gentillesse? Il lui serait éternellement redevable… Un autre éclair fusa dans le ciel et la pluie tombait maintenant avec force. Tout ça lui donnait envie… Il allait devoir sortir pour se soulager, puisqu’il était hors de question qu’il ne souille leur cachette improvisée. Il en profiterait pour essayer de voir si les truands rôdaient toujours dans les environs… Le cabot se détourna de la jeune fille, puis se rapprocha de l’entrée de la crevasse. Il jeta un coup d’œil à sa sauveuse, puis sortit, faute de pouvoir lui faire comprendre qu’il n’en aurait que pour une minute. Le cabot trotta sous le pont, puis s’approcha de l’une des extrémités pour y lever la patte et se soulager. Il gratta ensuite le sol de ses pattes arrière, puis sortit sous le couvert de la pluie avant de remonter le vallon. Il ne percevait que l’effluve des pistes des ivrognes et n’entendait rien qui pouvait indiquer leur présence. Il renifla les environs un instant, puis conclut que ceux-ci étaient bel et bien partis. La voie était donc totalement libre! Sans plus attendre, le métamorphe revint sur ses pas, puis se mit à couvert sous le pont. Il se secoua un bon coup, faisant cliquetiquer son collier, puis s’approcha du cours d’eau qui coulait juste devant lui. Il prit quelques grandes lampées du liquide frais, puis revint dans la crevasse sous le regard surpris de l’orpheline. Quoi? Elle avait réellement cru qu’il l’abandonnait après ce qu’ils venaient de vivre? Le tonnerre grondait toujours et les éclairs fusèrent dans le ciel, faisant sursauter sa compagne du moment.

Elle n’avait rien à craindre! La nature ne lui ferait aucun mal, contrairement aux humains qui la peuplaient… Avo poussa un simple soupir à travers ses nasaux et s’approcha de sa sauveuse. Il s’allongea à ses côtés et vint poser sa grosse tête sur ses cuisses, espérant ainsi lui communiquer un peu de son calme et de sa chaleur. Il sentit ses doigts graciles se glisser dans la fourrure de sa tête et lui gratter instinctivement l’oreille. Ce fut plus fort que lui, Avo se mit à grogner de satisfaction en penchant son crâne en direction de la main de la gamine, comme s’il voulait qu’elle appuie plus fort. Au bout d’un moment, le semi-fée sentait la fatigue l’engourdir. Il poussa un long soupir de satisfaction, puis sentit sa nouvelle amie s’étendre sur sa couverture, probablement prête à s’assoupir également. Il fallait dire que les petites vagues d’apaisement qu’il lui envoyait subtilement devaient faire leur effet… Instinctivement, les deux compagnons se lovèrent l’un contre l’autre pour partager leur chaleur et s’endormirent, complètement exténués…

*********

Il était fier de lui! Il avait réussi à capturer leur repas du soir! La tête haute, le cabot trottait sur les pavées du village où ils s’étaient arrêtés, lui et l’orpheline. Dans sa gueule trônait un gros rat dodu qu’il venait tout juste de mettre à mort. Si la plupart des gens répugnaient de manger ces rongeurs opportunistes, lui et Treize ne se gênaient pas pour s’en faire des encas, voyant là une viande (certes un peu coriace) facilement accessible pour leurs maigres moyens. Cela faisait près de deux semaines qu’ils se côtoyaient sur une base quotidienne et leur nouvelle amitié devenait de plus en plus solide. Avo apprenait à connaître la jeune fille et voyait en elle une gamine martelée par la vie, tout comme lui. Elle était d’une générosité sans limites et il tentait de lui rendre sa gentillesse du mieux qu’il pouvait, ne serait-ce qu’en capturant des petits animaux ou en se lovant contre elle, la nuit, pour la garder au chaud. Oh, il n’était pas toujours collé à elle! Parfois, il pouvait disparaître une journée entière (des fois deux) avant de revenir auprès d’elle. Heureusement, elle ne lui faisait pas la tête et acceptait volontiers de lui laisser sa liberté tant appréciée.

Le canidé trottait donc dans la ruelle, cherchant du regard sa compagne de voyage. Le soleil était à son zénith et les rues étaient bondées de gens. Les humains qu’ils croisaient lui jetaient des regards de dégoût probablement à cause de la prise qu’il avait dans la gueule. Les enfants, pour leur part, voulaient venir le caresser, mais leurs parents se faisaient un point d’honneur de les retenir. « On ne sait pas quelle maladie il peut avoir! » Chuchotaient certains sur son passage. Bah, il ne pouvait pas leur en vouloir… Et puis, il préférait garder son attention sur sa recherche que sur des enfants qui tenteraient peut-être de lui voler sa proie. Ses grands yeux couleur glacier scrutaient la foule avec frénésie alors qu’il cherchait clairement son amie. Où était-elle? Il était pourtant sûr de l’avoir laissé ici… Il continua d’errer un instant parmi les citoyens, puis commença à croire – non sans une pointe de déception – qu’il serait dans l’obligation de manger son gueuleton tout seul… C’est alors que des doigts se glissèrent dans la fourrure de son dos et le clébard tourna instinctivement la tête. Un adolescent aux cheveux noirs lui souriait et Avo put le reconnaître comme étant l’apparence fétiche de Treize. Sa queue se mit à battre l’air à une vitesse folle alors qu’il se dandinait pour montrer sa prise à sa compagne aux apparences garçonnes.

Treize le félicita pour le gros rat qu’il avait trouvé, puis prétexta avoir elle aussi ramené sa part du repas de ce soir. Avo – qu’elle surnommait affectueusement Arthur – se mit à renifler l’air quand une odeur appétissante se glissa jusqu’à son museau. Non… elle n’avait pas réussi à mettre la main sur du…?! Estomaqué, le cabot ouvrit la gueule pour faire tomber son rat mort au sol, puis s’approcha du garçon. Treize avait réussi à dégoter du fromage!! Du vrai!! Il ADORAIT le fromage! C’était sa récompense PRÉFÉRÉE lorsqu’il habitait avec la famille de Léah! Il n’avait pas eu de nouvelle occasion d’en manger depuis! Sans crier gare, Arthur décida d’enfouir son gros museau dans la poche du manteau de l’orpheline, visiblement attiré par l’arôme alléchant du fromage qu’elle traînait. L’adolescente éclata de rire puis repoussa sa grosse tête de sa main masculine dans le but évident de l’éloigner de l’objet de son désir. Ohhh… ça va! Il savait que c’était pour ce soir! Il espérait juste… pouvoir y goûter un petit coin… Son amie ramassa le gros rat, l’attacha à sa taille, puis lui fit signe de la suivre, préférant s’éloigner des étales marchandes avant que le fromager ne réalise qu’il ne lui manquait un gros morceau de meule.

Le duo se déplaça donc dans les rues du village dénommé Mystral, se dirigeant vers l’extrémité sud du petit bourg. Dans cette portion de l’agglomération urbaine, les gens se faisaient plus rares. Il fallait dire qu’ils s’approchaient du secteur un peu plus rural alors qu’à cette heure, la population préférait faire les kiosques et les commerces du centre-ville! Ils longeaient tranquillement un immense champ de blé, les doux rayons du soleil se glissant entre chaque brin qui ballotait au gré du vent. C’était la fin de l’été et ça se ressentait bien, vu la luminosité un peu plus dorée et les journées moins longues. Une brise glissait dans la fourrure du chien et dans les cheveux noirs du garçon et quelques nuages paresseux flottaient dans les airs.

Avo repéra, devant eux, une envolée d’oiseaux noirs qui picoraient le sol, probablement à la recherche de vers ou de graines. Une envie folle le prit soudainement d’assaut! Il laissa aller son instinct, puis se mit à courir en direction des volatiles, aboyant joyeusement pour les faire fuir. Il sautillait à gauche, puis à droite avec une joie de vivre presque palpable. La voix de l’adolescent attira son attention et Arthur tourna la tête en sa direction. Treize tenait un bâton dans sa main et le brandissait au-dessus de sa tête. Puis, dans un mouvement sec, elle lança le projectile dans le champ de blé et le cabot détala à sa suite… Ouais… c’était plus fort que lui… Et puis, ça faisait rire son amie alors bon… Il bondissait dans les brins de blé et farfouilla le sol jusqu’à ce qu’il referme sa mâchoire sur l’objet de son désir. Il revint ensuite sur ses pas en trottant, puis remarqua que l’orpheline avait repris sa forme originelle. Une fois à sa hauteur, il la vit tendre la main vers son bout de bois… et Avo détala! Il était hors de question qu’elle le lui prenne!! C’était SON bâton! Les deux amis coururent dans la culture de blé, le rire de Treize retentissant jusqu’aux oreilles fines du clébard. Il adorait ce son. En fait, il n’avait aucunement les moyens de « rembourser » Treize pour tout ce qu’elle faisait pour lui, alors ces petits moments de pure joie étaient de loin la meilleure façon qu’il avait trouvée de la remercier pour ses efforts.

Ils jouèrent ensemble pendant une partie de l’après-midi, Arthur laissant par moment son amie remporter la victoire en la laissant lui retirer son damné morceau de bois.

Alors qu’ils longeaient les petits commerces situés près des terres agricoles, les deux compagnons de route s’arrêtèrent devant une boulangerie qui affichait des croissants, des muffins aux fruits de saison et différentes pâtisseries du genre. Avo remarqua bien la façon dont Treize dévisageait les brioches à la cannelle. Visiblement, elle se mourrait d’envie de pouvoir en déguster une... Mais – évidemment – ces viennoiseries étaient hors de prix; du moins, pour leurs maigres moyens… Comme il aurait voulu lui en offrir une… C’était décidé, quand il en aurait l’occasion, il se détacherait d’elle et reviendrait sous forme humaine pour quérir l’une de ces brioches! Après tout, il n’aurait qu’à reprendre sa forme canine par la suite et personne ne retrouverait la trace du gamin chapardeur qu’il était… Et puis, il avait bien remarqué la corde à linge remplie de vêtements propres qui flottaient au vent, non loin de lui! Il y avait assurément des morceaux de tissus qui lui feraient, là-dedans! Il avait envie de lui faire plaisir! Plus que tout!

Treize lui fit signe de se remettre en route et il obtempéra, notant mentalement l’endroit où se trouvait la pâtisserie… Il y reviendrait plus tard, assurément…
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MessageSujet: Re: We'll never be alone [PV TREIZE] Jeu 09 Fév 2017, 02:00

Elle ne put s’empêcher de rire en voyant le morceau de pain atterrir directement sur le front du chien. Amusée, elle hocha négativement la tête et l’avisa avaler le morceau de pain alors qu’elle, elle n’avait même pas terminé ni sa saucisse, ni son pain, encore.

- Dis donc, tu avais plus faim que moi à ce que je vois, mais c’est bien: Pas de gaspillage.

Fit-elle en le regardant inspecter minutieusement le sol à la recherche de la moindre petite miette. Puis, une fois qu’il eut terminé, celui-ci revint vers elle, visiblement bien satisfait de son casse-croûte et se mis à lui lécher joyeusement le visage, sans doute en guise de remerciements alors que sa queue battais l’air à vive allure. Ce n’étais pas qu’elle trouvait se contact répugnant, mais, c’était tout de même une langue de chien. Tout en riant sous les chatouilles que cela lui provoquait, elle tenta gentiment de le repousser jusqu’à ce qu’il comprend que sa en était assez.

Un autre éclair fendit le ciel et bien entendu, suivit de ce bruit infernal qui la faisait trembler toute entière de plus en plus fort alors que le son roulait allègrement sur les nuages. Autant qu’elle pouvait trouver cela fascinant et impressionnant, autant qu’elle en avait une peur bleue! Sursautant, elle avisa le chien qui lui tourna le dos pour se diriger vers le bord de la crevasse. Il n’allait tout de même pas partir? Déjà?... Son cœur se serra un peu, mais bon. Que pouvait-elle y faire. C’était sa réalité, la solitude. Et puis au moins, elle lui avait sauvé la vie. Elle observa donc le chien disparaître de sa vue, silencieuse. Elle laissa alors sa tête retombé vers l’arrière, un peu trop durement selon ses calculs, la faisant grimacer. Elle espérait qu’il trouverait tout de même un abri avec ce temps dehors et surtout, qu’il ne recroiserait pas la route de ces hommes affreux qui s’en étaient pris à lui. Il était si gentil! Continuant donc à manger sans plus d’appétit, malgré son ventre qui l’incitait à faire plus vite, elle ne pouvait s’empêcher de pensé aux derniers évènements, les repassent en boucle dans son esprit. Malgré la mésaventure, elle pouvait au moins garder dans son esprit ce petit rayon de soleil dans sa journée qui en avait valu la peine, mais elle regrettait tout de même qu’il soit partie si vite…

Sans doute que quelques longues minutes s’écoulèrent, puisqu’elle avait terminé son repas. Elle avait pris soins de replacer ses effets personnels lorsqu’un mouvement fut capté du coin de l’œil, posant aussitôt la main sur sa dague, elle remarqua que c’était le chien qui était revenu. Bordel il lui avait fait une de ces peurs! Elle croyait que c’était l’un des hommes… Tout de même surprise de voir réapparaitre le chien, elle ne put s’empêcher un bref sourire soulagée au coin des lèvres. C’était stupide, elle ne le connaissait pas, mais elle se sentait en sécurité avec un compagnon comme lui. De plus, avec la nuit qui s’annonçais, ne pas être seule lui ferait changement, surtout qu’elle détestait les orages. D’ailleurs, elle sursauta encore, laissant échapper un juron pour elle-même alors que le chien poussa un soupir et s’approcha d’elle.

-Je sais, je suis ridicule. D’autant plus que je n’ai aucune idée pourquoi j’ai si peur… Du plus loin que je me rappelle…

Avait-elle dit, avisant l’ouverture de la crevasse alors qu’elle finit par baisser le regard vers l’animal qui venait de déposer sa tête sur ses cuisses tout en se couchant contre elle. Elle ne put empêcher de laisser aussitôt ses doigts parcourir sa fourrure. Il était si doux! Elle pouvait sentir la chaleur de son corps la réchauffer et étrangement, c’était bien le seule genre de proximité qu’elle trouvait agréable! Il avait l’air si calme, lui. Comment faisait-il pour ne pas avoir peur? Quoi qu’il en soit, il la sortie rapidement de ses pensée en laissant échapper un grognement… Qui semblait exprimer sa satisfaction, puisqu’il tourna d’avantage sa tête contre sa main. Sur le coup, elle avait presque retiré sa main dans la crainte d’être mordue, mais en lui voyant l’air, c’était évident qu’elle avait touché une corde sensible. Elle eut un bref sourire.

-Ah bah oui, tu prends ton pied là. Ein?

Puis, comprenant qu’il en voulait plus, elle le gratouilla encore plus fort, mais pas trop tout de même puisque ce n’est pas comme si elle était la plus musclé de l’histoire. Ils passèrent donc un moment ainsi, ce qui lui fit un peut oublier les orages, même s’il lui arrivait encore de sursauté à quelques reprises. Elle en profita pour glisser ses doigts sur la fourrure de l’animal, tout en réalisant qu’il aimait bien aussi les grattages de ventre! Dans tous les cas, après un moment à lui prodiguer des gratouilles de bon cœur, la fatigue commença à la gagné. Il y avait tout de même quelque chose de relaxant à caresser sa douce fourrure grise et blanche, sans compter qu’elle pouvait l’entendre respirer lentement. Elle finit par choisir une position plus confortable où, instinctivement, les deux compagnons se blottirent ensemble. Sous sa couverture, Treize en offrit un bout au chien qui étrangement, elle se doutait qu’il n’y resterait peut-être pas aussi longtemps qu’elle. Fermant les yeux, elle finit par s’endormir rapidement, sans même réellement le réaliser alors que ses doigts, délicatements, c’étaient enrouler dans la fourrure de celui-ci et que son nez c’était engouffrer dans son cou en dormant.

**


Il déambulait dans les rues où se trouvaient tous les kiosques et commerces des petits marchant qui vendaient leurs biens divers un bâton à la main, jouant les gamin turbulent, en profitant pour observer les surveillances ci et là avant de se mettre à l’œuvre. Elle avait choisi deux kiosques qui l’intéressaient d’avantage. Le but était de trouver de quoi à manger pour la journée et avec un peu de chance, pour le lendemain aussi! Arthur n’étais pas avec elle, puisqu’ils avaient choisi de se séparé. Et oui, elle avait même fini par lui trouver un nom. Cela avait été plutôt difficle, puisqu'elle tenait à avoir son avis! Leur choix avait donc sembler s'arrêter sur ce nom et elle trouvait que cela lui allait bien et lui donnait des airs de petit homme! Elle présumait qu'il devait avoir deux ou trois ans, tout au plus, vue son côté très fringant et enjoué encore. Il était tout jeune pour un chien. Un jeune adolescent, comme elle!

C’était bête, mais ce chien était très intelligent! Parfois, elle avait vraiment l’impression qu’il comprenait tout ce qu’elle lui disait. Cela faisait maintenant plusieurs semaines qu’ils formaient un duo et il fallait avouer que la gamine appréciait beaucoup cela. Il y avait une tonne d’avantage à être avec un chien, mais surtout, avec ce chien. Même si toute les fois où elle ne le voyait pas durant une, voire deux journée entière l’inquiétait, elle était toujours heureuse de le voir réapparaitre, toujours. Après tout, c’était un vagabond, comme elle et il devait sans doute faire des trucs de chien quand ils n’étaient pas ensemble, quoi? Ce serait sans aucun doute toujours un mystère pour elle. Parfois elle se demandait comment il pouvait faire pour la retrouver, mais sans doute qu’il arrivait à retrouver les traces de son odeur, l’aidant même parfois, laissant exprès des pistes. Même si elle changeait de forme, s’il avait un bon flair, il pourrait vite comprendre la nouvelle odeur qu’elle dégageait, enfin, c’était une théorie.

Elle avait tout de même pris l’habitude de lui raconter son plan, comme si elle était convaincue qu’il la comprendrait. Elle lui disait toujours où elle allait et ce qu’elle comptait faire, en espérant qu’ils ne soient pas séparer bien longtemps. En quelques semaines, elle avait pris l’habitude de l’inclure dans sa vie et même si elle gardait toujours une petite pointe de crainte qu’il ne finisse par disparaître, elle préférait se dire que s’il la suivait depuis tout ce temps, c’était sans doute qu’il l’appréciait bien. En tout cas, il semblait toujours heureux de la voir lui aussi. Arthur était un vrai rayon de soleil dans sa vie un peu morose et pas toujours évidente. Il lui permettait de trouver une raison de s’accrocher, de continuer, puisque mise à part un simple instinct de survie, avant de le connaître, elle n’avait jamais eu grand-chose. Sa présence était un baume, tout simplement et il avait rapidement su prendre une place importante dans son cœur, même si elle devait avouer que cela lui faisait peur.

Ainsi donc, ils c’étaient séparés. Arthur était sans doute en train de chercher un repas de son côté, alors qu’elle se chargeait de la même mission du sien. C’était vraiment pratique de travaillé en duo. Ils faisaient tout deux sensiblement le même effort qu’avant, mais bien souvent, ils se retrouvaient avec le double! Bon, ils séparaient toujours à part égales, sans exceptions, alors peut-être que sa revenait un peu au même, mais il n’y avait rien de mieux que de dormir blotti contre un malamute qui était son nez et ses oreilles et pour elle, une nouvelle forme de sentiment de sécurité venait avec ce chien. Elle l’avait certes vue recevoir une bonne raclé à leur première rencontre, mais il avait su aussi se montrer courageux à quelques reprises. Bien que sans le qualifié de suicidaire, il ne lui suffisait généralement que de montrer les crocs et de grogner pour dissuadé quelqu’un de venir les importuner. Chose qu’elle ne serait jamais en mesure de faire, elle.

Avisant l’un des vendeurs de l’un des kiosques qu’elle convoitait depuis un petit moment effectué une transaction alors que d’autres personnes tripotaient sa nourriture, vif comme l’éclair, le jeune garçon se mis à courir avec son bâton, dérangeant les passant, puis, bousculant quelques personnes prêt du kiosques. Évidemment, on lui jeta des regards noir, mais, dès que l’attention fut tourner, Hop! Elle se pencha et glissa sous les nappes. Elle resta là un moment, attendant un autre moment opportun, puis, laissa rapidement glissé sa main dans une boite, loin de la vue des passant, mais que la jeune voleuse savait très bien qu’elle était là! Après tout, c’était son inventaire de surplus! Il ne le montrerait pas, tant que quelque chose ne serait pas vendu pour le remplacer. C’était logique. Pour elle, c’était encore plus facile à voler, puisqu’on ne le remarquerait pas de sitôt, à moins qu’on ne la coince la main dans le sac...

Puis, le moment venue, elle engouffra agilement une bonne meule de fromage sous son manteau! Ni vue, ni connu, elle se contenta de rester encore quelques secondes dans sa cachette, ce demandant si elle tentait pour une seconde prise, mais, la femme du vendeur venait tout juste de venir le rejoindre. Deux pairs de yeux, c’était trop dangereux pour un si petit espaces. Elle se déplaça donc à quatre patte sous la table, jusqu’à ce qu’elle décide qu’elle avait la voie libre pour sortir! Une fois chose faite, elle se mit de nouveau à jouer avec son bâton comme si de rien était, faisant des mouvements comme si elle tenait une épée et se chamaillait avec un ennemi imaginaire. Puis, le propriétaire lui somma de foutre le camp, car il dérangeait tout le monde. Lui jetant donc un regard malicieux, Treize esquissa un sourire et ne se fit pas prier, prenant la fuite à la course sans que personne ne remarque rien.

Une fois à bonne distance, elle s’assura de replacer son précieux paquet dans une poche intérieur de son manteau afin de bien la soutenir, elle fut tenté par un autre kiosque, mais la vue d’une garde qui faisait une rôde dans les rues l’en dissuada bien rapidement. Elle choisit donc qu’il était plus prudent de retourner là où elle et Arthur c’était quitté dans l’espoir qu’il revienne ou qu’il ne l’y attende déjà. Comme le gentil chien qu’il pouvait être. Elle avait déjà hâte de lui montrer ce qu’elle avait trouvé. Elle était sûre qu’il adorerait. De plus, ils pourraient tenter de le garder un bon moment, ça ne moisissait pas aussi rapidement que certains aliments. Ils en auraient amplement d’une moitié pour tous les deux pour le repas et ils aviseraient en conséquence par la suite.

Treize devait aussi commencer à songer qu’avec le temps qui refroidissait, bientôt, elle devrait vite commencer à trouver de quoi s’habiller plus chaudement, sinon, elle ne passerait jamais l’hiver, malgré la chaleur que pouvait lui apporté Arthur la nuit, ce ne serait pas suffisant. Ce petit aspect l’inquiétait un peu et même si cela l’aurait totalement angoissé il y a de cela plusieurs semaines, maintenant, oui, cela l’inquiétait, mais elle arrivait tout de même encore à dormir sur cette prévision quelques peu inquiétante pour sa peau dépourvue de fourrure. Les nuits étaient de plus en plus fraiches et la pluie se faisait aussi plus présente. Ce n’étais pas un cocktail de santé pour une vagabonde comme elle, ça. Elle devrait se préparer et ne pas se laissé prendre au dépourvue lorsqu’elle serait morte de froid. Qu’adviendrait-il de Arthur si elle en venait à mourir? Elle aimait croire qu’elle lui manquerait, même si c’était un peu égoïste de sa part sans doute. Elle, elle serait sans doute inconsolable. Déjà. Elle c’était attacher trop vite à lui et cela lui faisait peur. Elle n’avait pas envie de souffrir a cause de ce stupide chien. Il était cruel d’avoir fait fondre son cœur aussi vite avec ses mignons petits yeux azuré. Pourtant, elle n’arrivait pas à lui en vouloir, comment pouvait-elle de toute façon.

C’est donc un bref sourire aux lèvres, qu’elle déambulait dans les rues pour finalement arrivé à l’endroit où ils c’étaient séparé. Elle leva la tête vers le ciel et ce demanda si cette voir, Arthur serait encore à l’heure ou s’il ne se présenterait jamais. Cette petite crainte au creux de son ventre était toujours là, mais qu’elle ne fut pas son bonheur de repéré sa silhouette typique qui déambulant parmi la foule tout en scrutant celle-ci. Il la cherchait, c’était assurément cela! Trottant joyeusement à sa rencontre, elle ralentit la cadence en arrivant vers l’arrière, glissant doucement ses doigts sur son dos, cherchant à le surprendre gentiment. Celui-ci tourna aussitôt la tête en sa direction et elle put sans aucun problème noté sa prise de la journée: Un gros rat! C’était bête que les gens lèvent le nez sur ce genre de nourriture facile, c’était seulement moins tendre qu’un poulet, mais si on n’oubliait le fait que c’était un rat, c’était très appréciable et Treize avait vite appris à ne pas lever le nez sur ce genre de cadeau du ciel. Arthur ayant de bonnes particularité de chasseur, ça lui empêchais au moins la scène de la mise à mort où entendre couiné un animal en souffrance la rebutait au plus haut point.

-Ouahhhh! Mais qu’il est gros! Bravo Arthur! Tu es le meilleur!

Quelques regard dégoûté c’était poser sur le duo alors que Treize en faisait totalement fit, se contentant de rire en avisant le malamute qui se dandinait fièrement, tout en lui faisant un peu la fête, chose dans laquelle elle se joignit volontiers, tapant dans ses mains pour l’attaquer de quelques caresses bien mérité.

-Moi aussi j’ai un truc intéressant! Devine c’est quoi!

Dit-il à son intention, tout de même tout bas, au cas où, mais ne pouvant rester totalement neutre, après tout, elle était heureuse de le voir, tout comme heureuse de voir que ce soir, ils se régaleraient. Elle songeait déjà à comment préparé le repas, s’il ne rouspétait pas sur le temps de cuisson. Elle esquissa un sourire lorsque le chien leva sa truffe en l’air en sa direction, semblant avoir bel et bien capté l’odeur de nourriture sur elle et visiblement, il semblait connaître ce que c’était, parce-qu’il devint totalement excité. Laissant tomber sa proie au sol, il se rua vers elle pour enfouir son museau à l’intérieur de son manteau, directement dans la poche où se trouvait la meule. Son inspection l’amusa, mais aussi la chatouillait fort bien alors que le poids de sa tête la faisait penché d’un côté, il était lourd! Elle dû usé de ses mains pour arriver à repoussé le chien qui semblait bien décidé à prendre une bouché du repas, ah ça non! Pas tout de suite!

-Non Arthur! Si je te laisse y toucher, tu vas te retrouver avec une grosse boule dans la gorge parce-que tu auras été incapable de résister à tenter de l’avaler tout rond, avoue! Je fais ça pour ta santé, mon vieux. En tout cas, je crois que tu sais ce que c’est du fromage. Ce fut presque trop facile, j’ai songé à en prendre un second, mais sa aurait été trop risqué, la femme du vendeur c’est pointé. Sinon je te jure… On aurait une meule de fromage chacun!

Fit-il en lui faisant signe de la suivre, non sans ramasser le rat qui gisait toujours à leurs pied qu’elle prit soin d’accrocher à sa taille. Il était encore tôt et elle préférait tout de même s’éloigné de l’achalandage du village pour profiter de cuir le rat tranquillement et peut-être manger un peu de fromage avant le souper. Cela dépendrais un peu de quand ils arriveraient, ils avaient encore un bon moment à marcher. Elle avait un peu faim, mais elle saurait se faire patiente. Arthur quant à lui  était un vrai goinfre, le pauvre. Il avait sans doute besoin de manger plus, elle se demandait s’il était plus lourd qu’elle, sans doute! Alors forcément, il avait sans doute besoin de manger plus? Ils n’iraient pas tout de suite à leur cachette sous le pont, elle craignait trop que la fumé du bois attirent des curieux, ou l’odeur, des animaux ou les deux. Ils iraient un peu plus loin. Elle refusait que quelqu’un trouve cet abri parfait pour eux.

-Ont va se régalé! En plus je crois qu’il me reste quelques herbes, on pourrait profité de la journée pour faire un petit feu et chauffé tout ça dans le chaudrons, il va être tendre, tu n’y croira pas! De plus, grâce à ton rat, on pourra se garder plus que la moitié du fromage pour demain et peut-être même après demain!... Il ne faudra pas tout manger. Tu sais, avec l’hiver qui approche, un peu de gras ne nous fera pas de tord…

Sa voix avait un peu trahis son inquiétude face au temps froid qui arrivait trop vite à son avis. Elle n’était pas non plus convaincu que le fromage les ferait survivre, mais c’était vrai que cela ne leur ferait pas de tort, sans compté ce repas chaud que leur apporterais cette bouillis de rat!

-Demain, je vais essayer de me concentrer à trouver quelques ecus, Il faudra pensée à descendre un peu plus vers le sud, sur Perle, voire Fal, l’hiver sera moins difficile dans les Royaumes plus au sud, tu en pense qu….

Et il était partie! Arthur c’était ruer sur des oiseaux qu’elle avait remarqué un peu plus loin, devant eux. La scène l’amusa et sincèrement, elle espérait qu’il en agrippe un! Elle aurait vraiment aimé avoir encore son lance pierre, cela aurait pu lui être utile! Elle ouvrait toujours l’œil pour trouver le nécessaire pour en construire un, ou en chiper un! Trouver un bout de bois c’était simple, mais son dernier qu’elle avait construit elle-même ne lui avait pas duré longtemps. Il c’était pitoyablement brisé par accident. Baissant le regard au sol, elle avisa une bonne branche et un sourire se dessina de nouveau sur ses lèvres.

-Arthur! Va chercher!

Fit-il lançant aussitôt le bâton le plus loin possible de toute ses forces dans le champs qu’ils longeaient. Sans attendre, le malamute se rua à sa suite, disparaissant dans les hautes herbes où elle put entendre celui-ci se déplacer frénétiquement à la recherche du bâton. Continuant tout de même lentement sa route, elle choisit aussi de reprendre sa forme naturelle. Ils étaient suffisamment loin pour ne pas que cela lui attire des ennuis, enfin, ni qu’on remarque son subterfuge. Elle avait presque oublié qu’elle était sous l’apparence de ce garçon. Même si elle aurait pu la garder encore un bon moment, elle préférait de loin se ménager, ne sachant jamais de quoi auront l’air les cinq prochaines minutes de sa vie!

Arthur réapparut avec le bâton dans la gueule, trottant fièrement en sa direction. Il vint jusqu’à elle et elle sourit, tout en se penchant un peu pour attraper gentiment le bâton, lorsque le chien détala vif comme l’éclair à travers la culture de blé.

-Hey! Non, mais…! DONNEUUUHHHH

Dit-elle tout en se ruant à sa suite. Décidément, il pouvait être fort intelligent, mais lorsqu’il était question de donner un bâton, c’était une toute autre histoire. Lorsqu’elle arrivait à le rattraper, ou plutôt qu’il venait la nargué en trottant avec le bâton prêt d’elle, elle tentait toujours de l’attraper, parfois elle y arrivait, parfois il s’esquivait, parfois même il tirait, secouant un peu la tête alors que la pauvre gamine se faisait secouer en riant jusqu’à ce qu’elle ne tient plus et relâche. Il avait au moins le mérite de l’amusée, de la faire rire et de lui faire surtout oublié le temps qui passait! Bien vite, la journée avait avancé et eux, n’avaient pas progressé tant que ça dans leur marche, mais cela avait eu le bon côté de leur faire du bien, à tous les deux. Elle n’avait pas nécessairement pris le temps de jouer dans sa vie, encore moins depuis qu’elle était dans la rue, mais avec Arthur, elle profitait de ces petits moments d’insouciance qui lui faisait le plus grand bien, oubliant leurs soucis. La vie était belle. Le monde leur souriait et tout semblait possible… Sauf avoir ce foutu bâton!

Ils avaient fini par reprendre leur marche, un peu fatigué par leur jeu, mais elle n’était pas pour s’en plaindre! C’était bien mieux que d’être fatigué parce-qu’ils avaient dû fuir les problèmes. Marchant parmi les quelques petits commerces qu’il restait avant de bientôt rejoindre le lieu de leur cachette, Treize ne put s’empêcher d’arrêter devant une boulangerie qui affichait toutes sortes de choses alléchantes. C’était d’ailleurs cette même boulangerie où elle avait dérobé la saucisse. Elle regrettait vraiment de n’avoir qu’un seul ecus qui n’aurait su que lui payer un seul pain. Comme pour empirer la situation, son regard s’arrêta sur une étagère dévoilant de magnifiques brioches à la cannelle. L’odeur de la boulangerie à ses narines, elle ne put s’empêcher d’inspirer une bonne bouffée d’air et s’imaginer croquer dans ce délice des dieux. C’était si bon! Si seulement elle pouvait ignorer l’effet fondant sur sa langue et… Ah merde.

-C’est de la tortuuuuure. Allons-y…

Fit-elle en reprenant la route, sans jeter le moindre regard supplémentaire à ces belles pâtisseries. Un jour, elle lui en ferait goûter une, c’était promis. Il devait absolument connaître ce plaisir gustatif. C’était idiot. C’était si petit et si cher à la fois. Pour le même nombre d’écus, ils auraient de quoi faire deux jours de provisions. Alors, évidemment, elle n’avait pas le choix de voir aux priorités plutôt qu’à ses caprices.

Ils marchèrent encore un peu et Treize pris bien soins d’évité cette fameuse ruelle, prêt de la Taverne où elle avait fait la connaissance d’Arthur. Hors de question de prendre le risque de croisé ces truands et qu’ils le reconnaissent. Après un moment, ils arrivèrent en vue du pont et le malamute pris les devants, Treize à sa suite. Elle monta ensuite dans la crevasse et y déposa son sac à dos, poussant un bref soupir de béatitude, comme si elle arrivait à la maison. C’était vraiment dommage d’abandonné ce coin-là, car elle y serait sans doute resté plus longtemps, mais, ils n’avaient pas le choix de se déplacer. Le bon côté des choses, c’est qu’ils sauraient tout deux qu’en Turquoise, ils avaient un endroit sécuritaire où se réfugier. Au fond, c’était tout ce qui comptait.

Elle retira ce qu’elle aurait besoin pour faire le repas, puis laissa ses choses-là, sachant qu’elle ne serait pas bien loin et redescendit, Arthur dans les environs alors qu’elle cherchait des herbes sèches et du bois pour le feu. Une fois chose faite, elle choisit un endroit acceptable pour faire cuir la nourriture. Elle dépeça le rat grâce à sa dague et offrit à Arthur les parties moins comestible sur lesquelles lui, il ne levait pas le nez. Certains abats et la fourrure ne ferait pas bien de à son estomac si ce n’étais qu’elle en aurait franchement mal au ventre. Elle avait déjà essayé… Le cas contraire, elle n’aurait pas fait la fine gueule, c’était assuré! Elle fit bouillir de l’eau qu’elle avait prise, puis, déposa la viande dans le petit bol métallique qu’elle couvrit avec un linge, non sans mettre quelques herbes avant. Ensuite, elle s’occupa de séparé en plusieurs pare la meule de fromage, en donnant un bout à Arthur comme entré, puis un morceau pour elle.

-Tu veux ta part maintenant ou tout à l’heure?

Qu’elle question. À peine avait-elle terminé sa phrase, que le malamute était assis, tout droit à ses côtés la tête incliner sur le côté, ce qui lui arracha un bref rire alors qu’elle lui tendit sa part et… Choisi de manger la sienne aussi, qui était plus petite. Quant aux autres morceaux, ils en auraient pour deux ou peut-être trois repas s’ils avaient autre chose entre temps. Pendant que la nourriture cuisait, Treize ce dit qu’il valait mieux qu’elle se purifie maintenant avant que le soleil ne se couche et que l’eau du petit ruisseau ne devienne trop froide. Elle jeta donc quelques regard autours par mesure de précautions et fit les quelques pas qui la séparaient du ruisseau, qui en fait, allait couler un peu plus loin sous le pont où ils se cachaient, puis, continuait sa route quelque part sur le continent.

-Dit, tu montes la garde, ein?

Avait-elle demandé à son ami. Même s’ils étaient plutôt loin des regards, elle n’avait vraiment pas envie de se faire surprendre en tenue d’eve et elle comptait sur Arthur pour l’aviser s’il y avait quoi que ce soit. Sans plus de cérémonie, elle commença à se dévêtir, puis entra dans l’eau qui la fit tout de même frissonner.

-Merde c’est froiiiid! Brrrr…

Laissa-t-elle échapper malgré tout. En tout cas, ce n’étais pas là qu’elle prendrait le plus son temps. Son corps s’habitua doucement à la température, mais dès qu’elle se mit à grelotter un peu trop à son goût, elle sortit de l’eau. Cela avait été tout de même bref, mais elle n’avait pas besoin de s’attarder des heures pour se nettoyer non plus et, avec ce qu’elle avait à sa disposition, disons qu’elle avait appris à faire encore plus vite que lorsqu’elle vivait au bordel et qu’on cognait touuuuuujours à sa porte frénétiquement alors qu’elle n’était dans la salle de bain, la seule et unique qui contenait un bain que depuis une dizaine de minutes. Soit, presque rien que le temps que cela lui avait pris à le remplir.

S’enroulent donc aussitôt dans son manteau, elle s’occupa de tordre le surplus d’eau de ses cheveux et de revenir prestement autour du feu pour s’y assoir et enfiler le reste de ses vêtements sous la protection du tissu. Sa donnais une drôle d’image, mais elle refusait catégoriquement de quitté la chaleur de son manteau et du feu! Comme s’il n’attendait que son retour, Arthur fini par lui jeter ce bref regard qu'elle avait appris à reconnaître et quitta les lieux.

-Ah, mais tu va où? C'est presque prêt, fait vite!...

Avait-elle lancer, tout bonnement. Elle savait très bien qu’elle n’aurait jamais de réponse à sa question. Sans doute devait-il répondre lui-même à certains de ses besoins demandant une certaine forme de solitude, aller savoir! Dans tous les cas, cette fois, elle n’était pas inquiète de ne pas le revoir. Elle savait très bien qu’il ne la laisserait pas seule avec ce rat qui mijotait! Un bref sourire aux lèvres, elle se redressa et retira le linge pour avisé le contenu du plat, qu’elle brassa à l’aide de sa petite cuillère. Bon sang que ça sentait bon!

Bien vite, le soleil commençait à se coucher. Arthur n’étais toujours pas revenu. Elle se demandait bien ce qu’il pouvait bien faire, mais bon. Le repas était prêt et elle comptait tout de même l’attendre, parce-que bien qu’un repas c’était agréable, mais le partager à deux c’était encore mieux et puis, c’était tout de même lui qui l’avait attrapé! Tout en fredonnant, elle s’occupa de prendre sa part de fromage qu’elle n’avait pas toute avalé et la couper en plusieurs morceaux qu’elle sépara en deux afin d’en donner à son compagnon qui ne refuserais pas ça c’était bien sûr, puis, rangea le tout dans une poche de son manteau. Elle avait aussi discrètement ramené sa dague contre elle. Elle ne savait pas trop si c’était à cause de la nuit qui tombait et l’absence d’Arthur, mais elle ne se sentait plus en sécurité, elle se sentait même épier. Elle avait jeté quelques regard autours, discrètement, mais elle n’avait repéré rien ni personne. Bon sang, mais où était-il? Au moins, il aurait pu lui faire savoir s'il y avait vraiment quelqu'un ou pas...

Bon, c’était plus fort qu’elle, elle devait aller vérifié que personne ne rôdait autour de leur cachette, de l’autre côté du ruisseau. Elle se leva donc prudemment et s’avança discrètement jusque sous le pont. Sans y aller directement, elle jeta quelques coups d’œil vers la crevasse. Aucun mouvement, rien. Elle était démanger par l’envie d’y aller, mais en même temps, elle avait l’impression que ce n’étais pas une idée. Et si on l’observait pour de vrai? Depuis tout à l’heure? Elle ne voulait pas qu’on trouve leur cachette et encore moins leur repas. Elle revint donc sur ses pas et qu’elle ne fut pas son horreur d’y apercevoir un homme accroupie devant le feu, avisant le contenu de son plat!

Elle songea tout de suite à changer d’apparence afin de le surprendre et d’espérer lui faire peur, car très certainement qu’une gamine de sa carrure n’aurait rien d’impressionnant. L’homme sembla savoir où elle c’était dirigé, puisqu’il se tourna en sa direction, la surprenant, littéralement. Se redressant, elle figea sur place et se mis à trembler. C’était l’un des hommes qui les avaient chassés quelques semaines plus tôt! Celui-ci ne pouvait pas la reconnaître, mais elle savait très bien qu’il n’était pas du tout le genre de personne à côtoyer. Pire encore, elle eut encore plus peur pour Arthur! Et s’ils l’avaient trouvé? Et s’ils l’avaient…

«Tiens tiens, tes toute seule, gamine?»

Demanda l’homme avec un sourire qu’elle interprétait comme visiblement mesquin, sur son visage alors qu’il faisait quelques pas vers elle. Elle recula instinctivement, préférant de loin garder une distance avec lui. La main sous son manteau, elle ne désirait pas du tout avoir besoin de se servir de son arme.

-N…Non… M’sieur. Mon père…

Celui-ci la coupa net.

«Évite-moi tes bobard. Je sais que tu es seule, mais t'inquiet pas, je ne te veux aucun mal... Je me demandais plutôt... J’imagine que tu as un cabot puisque je l'ai vue passé, comme s'il venait d'ici, un espèce de malamute? C’est ton chien? Je crois qu’il lui est arrivé un truc… Il y a des mecs qui l’ont coincé là-bas et je crois qu’ils vont le tuer si personne ne le réclame. Tu sais, j’aime les animaux, mais il à causer de sérieux ennuis… Il à peut-être la rage aussi. Peut-être que puisque tu es une fille, qu’ils vont te prendre en pitié et te redonner ton sac à puce sans trop l’amocher…»

Treize senti son visage blêmir. Arthur! Pourquoi prenait-il la peine de lui parler de tout ça, prenant son temps… Quelque chose clochais et elle n’arrivait pas à savoir quoi. Il lui mentait sans doute, mais si son... Chien était en danger… Elle devait réfléchir et vite, sa expliquait pourquoi il mettait du temps… Que faire? Son premier instinct lui disait de détaller comme un lapin dans la forêt, mais il la bloquais un peu et puis... Si elle pouvait sauver Arthur... Elle s'en voudrait jusqu'à la fin de ses jours si il lui arrivait malheurs et qu'elle n'avait rien tenté. C'étais son ami! Le seul!

-Ah non! Ça fait deux fois qu’il lui arrive des noises à cause d’un autre sale clébard qui cause des problèmes, mon chien est gris et blanc et l’autre est noir et blanc, je crois, non?… Où est-il? J’esp…

Elle pouvait inventer quoi? Elle savait qu’ils avaient vue Arthur la nuit, sa pouvait tenir la route son mensonge… L’homme semblait des plus amusée et sa la dégoûtait. Oh elle n’aimait vraiment pas ça. Elle recula encore un peu… Mais ce fut un message télépathique qui la prit de court. Une voix qu’elle ne connaissait pas. Masculine, pas trop vieille… Bref, elle n’eut pas réellement le temps d’investiguer. Cette voix ne lui dit que deux mots qui la secouèrent. «Derrière toi!». Aussitôt dit, aussitôt fait, Treize se retourna pour éviter de justesse la prise d’un homme qui avait avancé doucement et silencieusement pour la coincé. Poussant un cri de surprise, elle détala comme un lapin, droit devant elle, évitant le balafré qui tenta de l’attraper. Sans réfléchir, elle empoigna sur sa lancer la pogner du bol qui mijotait sur le feu, non sans poussé un cris de douleur en sentent le métal lui brûler la paume de la main, sans compté l’éclaboussement sur son mollet, mais ne le lâcha pas. Pas question qu’elle perde ce précieux repas! Ils en avaient besoin!

S’enfouissant dans la forêt à toute vitesse afin de disparaître à travers les arbres, elle reconnut le cliquetis familier du collier d’Arthur qui venait la rejoindre, tel un éclair. Tout en courant, elle changea sa prise sur le bol pour le tenir avec la manche de son manteau, non sans presque trébucher sur une branche au passage. Les deux hommes les suivaient, mais Treize avait soudainement espoir. Arthur était là et il n’était pas blessé! Bordel qu’elle avait eu peur pour lui! Heureusement, ils se digéraient vers un endroit qu’ils connaissaient bien tous les deux. Depuis les semaines qu’ils avaient passé dans les environs, Treize avait vite trouvé un plan d’urgence s’ils étaient surpris dans la crevasse et avaient dégotté un vieux terrier quelconque sous le creux d’un arbre. C’était leur seule chance!

Elle pouvait les entendre crier derrière, comme quoi ils ne voulaient que dicscuté, oui! Parce-qu’elle avait l’air idiote de surcroît? Hors de question. Elle jeta un bref regard au-dessus de son épaule et fut tout de même satisfaite de voir qu’ils n’étaient pas de fin coureur en forêt! Ni une, ni deux, le duo bifurqua de concert pour disparaître dans leur cachette. Treize reçus encore un peu du bouillons sur sa cuisse cette fois, mais se contenta de serrer les dents en déposant ce qu’elle trimballait juste à côté, s’empressant de recouvrir l’ouverture en tirant un morceau de bois, de toute ses forces.

Merde et merde! Reculant une fois chose faite, elle resta le plus silencieuse possible alors qu’ils purent entendre les pas se rapprocher. Aussitôt, Treize serra Arthur contre elle, enfouissant sa tête dans son pelage, simplement soulagée de l’avoir avec elle, mais totalement terrifier. Les pas continuèrent, ponctué de jurons. Quant à elle, elle espérait bien qu’ils n’avaient pas découvert leur cachette numéro un, parce-que son sac y était et donc, tout le reste de ses effets! Les bruits de pas dans les feuilles finirent par s’estomper, puis disparaître. C’était évident qu’ils étaient coincés ici pour un bon moment encore. Visiblement, ils ne les trouveraient pas. Ils avaient eu encore une fois bien de la chance. Au moins, ils avaient leur repas… Puis, elle se souvint de la voix sortie de nulle part, presque en même temps qu’Arthur.

-Ils sont trois… Je crois… Enfin… Je ne sais pas… Ce… C’étais…

Murmura-t-elle avec précaution. Juste au cas où que le troisième était un retardataire. Pourquoi l’aurait-il aviser? De toute façon? C’était d’un non-sens… Étaient-ils réellement trois? La douleur vive à sa main la rappela à l’ordre, la forçant à baisser le regard sur celle-ci, grimaçant en avisant sa paume, ainsi que l’intérieur de ses doigts où la peau avait rapidement fait quelques cloches douloureuses. Relâchant Arthur qui voulut aussitôt la lécher, celle-ci se contenta de déposer sa main intacte sur la blessé et de se soigné. C’était vachement trop lancinant pour supporter encore longtemps cette blessure! Rapidement, sa peau redevint presque intact, mais visiblement, pas assez. Au moins, c’était beaucoup moins pire. Elle avisa le chien un moment et eu un bref sourire.

-Sincèrement, j’ai cru deux secondes que c’étais toi, dans ma tête. Je crois que je deviens cinglé. Mon pauvre Arthur, tes coincé avec une folle…

Avait-elle déclaré, toujours en murmurant.

-Mais… Le bon côté des choses, c’est qu’on à de quoi manger en attendant d’être sûr qu’ils soient bien partie… Je crois que ce sera plus prudent de quitté notre cachette ce soir… J’espère qu’ils n’ont pas trouvé notre cache, mon sac y est avec toutes mes choses… En tout cas, ont part demain. Hors de question de rester ici encore. L’étau ce resserre et ils savent que tu hère dans les environs. En plus, ils ont vu mon visage. On est grillé Arthur.

Voulant en faire fit de cette affreuse possibilité tout de même, elle se contenta d’avisé le contenu de leur repas qui pour la grande majorité se trouvait toujours dans le plat métallique. Bon, ils avaient perdu une bonne partie du bouillon, mais l’essentiel était encore là. Même si elle avait faim, elle n’avait plus trop le cœur à manger. Elle pigea donc un bref morceau sur lequel elle souffla, puis le tendit à Arthur.

-Tiens… En tout cas, par pitié, ne me fou plus une frousse pareil, j’étais sûre que tu étais…

Elle préféra couper sa phrase. Sa voix c’était fait un peu tremblante. Elle se contenta de s’adossé contre la paroi terreuse et tout simplement d’attendre, poussant un bref soupir, caressant Arthur les yeux fermer. La possibilité de le perdre n’était plus une option maintenant. Elle l’aimait trop et elle avait besoin de lui. Voilà.
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MessageSujet: Re: We'll never be alone [PV TREIZE] Mar 14 Fév 2017, 10:36

Le duo continua de déambuler à travers le village, Avo étant un peu distrait avec ses pensées. Il n’arrivait pas à sortir ces brioches de sa tête et ce n’était pas par envie de croquer leur mie délicieuse! En fait, il avait bel et bien vu l’air rêveur qui avait trôné, l’espace d’un instant, sur les traits juvéniles de sa compagne. Allez savoir pourquoi, Avo avait terriblement envie de lui faire plaisir. Il voulait la voir rire, sourire, être heureuse quoi… Ainsi, alors que son esprit vagabondait allègrement sur la possibilité de chiper ces pâtisseries tant convoitées, le cabot réalisa à peine qu’il dévalait le vallon, sa meilleure amie sur les talons. Il se rapprocha du cours d’eau, puis se désaltéra pendant que l’adolescente s’engouffrait dans la crevasse qui leur servait de refuge. Au bout d’un moment, la semi-elfe fit à nouveau irruption à l’extérieur et s’affaira à rassembler du bois pour le feu, avant de dépecer le rat qu’avait capturé le cabot un peu plus tôt. Le métamorphe ne se fit pas prier pour manger les abats moins comestibles pour son amie avec un enthousiasme presque exagéré. Lorsqu’il était sous forme bestiale, le jeune homme avait un estomac beaucoup plus résistant, trait typique aux canidés qu’il représentait. Toutefois, il se serait bien gardé de manger la même chose sous forme humaine, puisqu’il aurait récolté une belle indigestion, le cas échéant.

La tête légèrement inclinée sur le côté, le clébard observa son amie qui s’affairait à mettre la viande dans un plat métallique avant de recouvrir le tout d’eau et d’herbes fraîches. Elle posa le bol au-dessus du feu, puis s’occupa de séparer la meule de fromage en plusieurs parts égales. Elle en donna un morceau à Arthur, qui ne se fit pas prier pour le dévorer comme un goinfre, puis en porta un autre à sa bouche. Lorsqu’elle lui demanda s’il souhaitait sa part immédiatement, le chien posa rapidement son arrière-train sur le sol, puis inclina à nouveau la tête en un air suppliant, cette fois. Treize sembla amusée de son comportement et ne se fit pas prier pour lui tendre le morceau de fromage délicieusement gouteux. Arthur agrippa la nourriture du bout des dents et la mastiqua avec joie, ne faisant que très peu de cas des immondes coulisses de salive qui glissaient chaque côté de sa gueule. Pendant ce temps, la gamine décida qu’il s’agissait du meilleur moment pour nettoyer son corps sali par leur vagabondage quotidien. Elle demanda à Avo de surveiller les environs, puis retira ses vêtements avant de s’engouffrer dans le liquide glacial du cours d’eau. Dos à elle, le semi-fée fixait la forêt qui les entourait, prenant visiblement à cœur la nouvelle mission que venait de lui octroyer celle qui faisait office de « maîtresse ». Malgré tout, il esquissa un sourire intérieur en l’entendant se plaindre de la température glaciale du ruisseau.

Au bout d’un moment, Treize décida qu’elle en avait assez, puis se dépêcha d’enfiler son manteau avant de revenir près du feu. Elle tordit sa longue chevelure couleur neige, puis entreprit de s’habiller en usant de son survêtement pour se protéger du froid pendant le processus. Les brioches n’avaient toujours pas quitté son esprit et Avo jonglait toujours avec la façon dont il procéderait pour les atteindre coûte que coûte. Hum… Il ferait mieux d’y aller maintenant avant que les commerces ne ferment! Et puis, il savait qu’il ne pourrait réfléchir à rien d’autre tant qu’il ne tiendrait pas l’objet de son désir entre ses crocs. Jetant un coup d’œil à Treize, le cabot poussa un renâclement à travers ses nasaux, puis gravit le vallon au trot, ignorant l’appel de sa meilleure amie. Il allait faire vite, elle n’avait pas à s’inquiéter!

Avo trotta donc sur le chemin de dalles, puis bifurqua vers la droite, fonçant à travers le champ de blé pour arriver plus rapidement en vue des commerces. En moins de quinze minutes, il repéra la boulangerie qui avait attiré son attention un peu plus tôt, puis fut satisfait de voir que les environs étaient déserts. S’il se fiait à la hauteur du soleil, Avo jugeait qu’il lui restait environ une demi-heure pour agir avant que la foule n’envahisse ce coin du village, probablement dans le but que chacun rentre chez soi. Il devait donc faire vite! Un air déterminé au visage, le cabot sortit du champ de blé et traversa les pavés de la route avant de se glisser derrière une maisonnette avoisinante au commerce. Une fois là-bas, il repéra la corde à linge recouverte de vêtements qui flottaient paresseusement au vent. Ce serait parfait! Avo poussa un long soupir, puis son corps se mua, perdant sa fourrure et s’allongeant afin de prendre l’apparence d’un garçon d’environ 16 ans nu, comme un ver. Sa peau était diaphane, son corps était élancé et maigrichon et ses cheveux gardés mi-longs étaient d’un blanc nacré. Ses grands yeux bleu ciel scrutèrent les environs alors que son collier – maintenant trop grand pour lui – cliquetiqua dans son cou. Le jeune homme se releva sur ses pieds, puis faillit tomber à la renverse alors qu’il se rappela que son centre de gravité n’était maintenant plus le même! Ça faisait si longtemps qu’il n’avait pas pris son apparence naturelle qu’il dût s’octroyer un petit moment d’adaptation pour se rappeler comment marcher en position latérale!

Aussi étrange que ça puisse paraître, sa propre incapacité à mettre un pied devant l’autre ne fit qu’accentuer sa propre détermination à aller jusqu’au bout avec sa petite mission personnelle. Les poings serrés, l’adolescent se redressa à nouveau debout, puis réussit à marcher jusqu’à la corde à linges où il s’empressa de décrocher un pantalon beige et une tunique bleu ciel. Il enfila les vêtements prestement non sans grimacer sous la texture du tissu sur sa peau (c’est qu’il n’en avait plus l’habitude!) puis se remit debout non sans s’appuyer sur le mur de la maisonnette. Okay… okay il pouvait le faire! Avoziel regarda son reflet dans la fenêtre de la maisonnette et en profita pour replacer ses cheveux nacrés pour se donner une contenance naturelle. Il se pratiqua un instant à marcher en ligne droite sans chanceler, puis, lorsque le résultat fut satisfaisant, il s’élança, pieds nus, sur le pavé de pierres en direction de la boulangerie.

C’est avec les mains dans les poches que le jeune homme entra dans le commerce dont la porte était grande ouverte en cette belle journée d’été. Son cœur se débattait un peu alors qu’il priait intérieurement le ciel de lui venir en aide! Il espérait que tout se déroulerait comme il l’avait prévu! Le semi-fée longea donc l’étalage de vivres à l’odeur alléchante, puis attarda son regard céruléen sur plusieurs pains à la croûte ferme et fraîche. Rapidement, un homme arriva à sa hauteur, son regard bienveillant notant à quel point les vêtements de l’adolescent étaient amples pour lui, ce qui devait accentuer sa maigreur. Un gamin de bouseux désireux d’avoir de quoi manger, visiblement.

- O… oui, je… je viens pour le pain… Fit Avoziel, la voix un peu enrouée avant de toussoter pour reprendre contenance. C’est pour ma famille… Nous sommes affamés, vous savez… Heu… combien pour cette miche de pain? L’homme déclina le prix gentiment, notant par le fait même la façon dont l’adolescent grimaça. Visiblement, le montant demandé était trop élevé pour ses maigres moyens. Hum… je vois… heu… et ce pain datant d’hier? Avo désigna l’étalage des produits en soldes et le prix annoncé par le boulanger fit éclaircir ses traits. Parfait! Je vous en prends trois! Heu… serait-ce trop… trop demander de les emballer? C… C’est l’anniversaire de ma maman… j’aimerais la surprendre avec du bon pain, vous comprenez…

À ce moment précis, le semi-fée usa de son grand regard de « chien battu » pour attirer la sympathie de l’homme… et ce fut dans la poche! Ce dernier lui adressa un sourire bienfaisant, puis agrippa les trois plus belles miches de pain avant de s’éclipser à l’arrière-boutique en lui demandant quelle était la couleur favorite de sa génitrice. « Le bleu! C’est très gentil de votre part, monsieur… » Bon… Avo n’était pas très fier de rouler un type comme lui, mais le bonheur de Treize passait avant toute chose! Dès que l’homme fut hors de sa vue, l’adolescent s’avança vers l’étalage des pâtisseries sur la pointe des pieds, puis agrippa deux brioches à la cannelle avant de sortir aux pas de course. Lorsque le boulanger reviendrait avec son paquet, il trouverait sa boutique vide et deux viennoiseries en moins…

Le jeune homme à la peau diaphane détala dans les rues, puis s’engouffra dans le champ de blé. Il courut un moment, jusqu’à ce qu’il jugea être assez loin pour ne plus être repéré. Le soleil commençait à décliner à l’horizon et Arthur entendait de loin les bruits de la foule qui revenait de la place publique. Ouf! Il avait réussi à ne pas se faire prendre! Bon après… il ne pourrait plus mettre les pieds dans cette boulangerie, mais n’en avait rien à faire. Optant pour une position accroupie, le garçon retira sa tunique bleu ciel, puis l’étendit au sol devant lui. Il y déposa les deux brioches en plein centre et forma une sorte de paquet en nouant les coins ensemble. Oh!! Treize allait être si heureuse!! Un large sourire peignait ses traits en imaginant la mine radieuse de l’adolescente à la vue de ce dessert alléchant. Il aurait assurément le droit à un bisou sur le museau ainsi qu’une grande séance de câlins en prime! S’il avait été sous forme canine, Avo aurait assurément agité de la queue à cette simple pensée… Levant son visage vers le ciel, il remarqua que les étoiles commençaient à pointer le bout de leur nez! AH! Il avait pris beaucoup plus de temps que prévu! Sans plus attendre, il se débarrassa de son pantalon, puis activa son pouvoir de métamorphose pour revenir à sa forme animale. Il agrippa le paquet dans sa gueule, puis détala à la course à travers les grains de blé avant de déboucher sur le boisé qui entourait le ruisseau.

Le cabot zigzagua à travers les arbres, puis sauta par-dessus un tronc renversé. Son odorat lui indiquait qu’il approchait de plus en plus du repaire qui leur servait de maison temporaire et il sentait l’excitation le gagner. Bientôt, il pourrait voir le regard de son amie s’illuminer devant la merveilleuse découverte qu’elle ferait en ouvrant le paquet du cabot. Avo contourna un immense chêne, puis se fraya un chemin à travers les fourrés. C’est alors que ses oreilles fines perçurent quelque chose d’inhabituel : une voix masculine provenait du repaire! Tiens? Depuis quand Treize acceptait de discuter avec des inconnus? Sa curiosité piquée à vif, le métamorphe accéléra le pas et crut percevoir des paroles un peu plus clairement. On discutait sur son cas! Visiblement, on venait d’inventer une histoire le concernant afin de tendre un piège à la gamine qui tentait de se justifier du mieux qu’elle pouvait. S’arrêtant à la base d’un buisson, le clébard déposa son paquet au sol, puis jeta un coup d’œil. Il faillit hoqueter de stupeur en reconnaissant immédiatement la tronche de l’un des mecs qui les avaient poursuivis des semaines plus tôt! Qu’est-ce qu’il foutait là?! Il n’avait rien de mieux à faire de sa vie? Devait-il aboyer pour attirer son attention? Le cas échéant, ne risquait-il pas de compromettre la sécurité de Treize? Après tout, ils n’avaient vu que le subterfuge masculin de la semi-elfe et n’avaient donc aucune preuve quant aux liens qui les unissaient tous les deux…

Et merde!! Il ne pouvait quand même pas rester là les bras croisés! Son petit cœur battait à tout rompre dans sa poitrine alors que la panique le gagnait. Oh non!! Un autre mec venait de ressurgir derrière son amie qui, visiblement, n’avait pas remarqué sa présence! En reculant de la sorte, elle allait directement dans sa direction! Non, non, non, non!! Treize!!! Qui sait ce qu’ils lui feraient s’ils mettaient la main sur elle?!! Sans même réfléchir davantage, le cabot connecta sa pensée à celle de sa maîtresse et poussa un avertissement chargé de désespoir.

**[Treize] Derrière toi!!! **

La semi-elfe sursauta sous cet avertissement soudain et se retourna juste à temps pour voir un deuxième homme tenter de l’attraper. Heureusement, ses réflexes rapides lui permirent de se soustraire à la poigne de son assaillant! Sans demander son reste, Treize fonça droit devant elle et se précipita sous le couvert de la forêt, non sans préalablement agripper leur repas au passage! OUF! Il pouvait respirer maintenant! Les deux gaillards ne perdirent pas une seconde et partirent à sa suite! Vite, Treize avait besoin de lui! Le cabot détala aux pas de course, usant de son odorat et de son ouïe pour se diriger à travers la végétation environnante. Il devait retrouver son amie! Il devait lui faire comprendre que tout allait bien et qu’il n’était pas mort! Il devait… il devait… il devait la protéger!

Rapidement, le canidé repéra la voleuse, puis accéléra le pas pour arriver à sa hauteur. Cette dernière en profita pour changer sa poigne sur leur repas encore brûlant et ils détalèrent, côte à côte, tels deux acolytes face à l’adversité. Arthur savait où elle se dirigeait et la suivit sans la moindre hésitation. Au loin, derrière eux, on pouvait entendre les hommes qui beuglaient des propos destinés à convaincre la jeune fille de venir à leur rencontre. Et bah quoi encore?! Ils la prenaient réellement pour une crétine de premier rang? Sans la moindre hésitation, le duo bifurqua vers la droite, puis s’enfonça dans l’immense terrier masqué par des ronces. Bon… ils y étaient à l’étroit, mais au moins, ils y étaient en sécurité, jusqu’à preuve du contraire. Ni une, ni deux, Treize déposa son chaudron improvisé au sol, puis tira sur un bout de bois, ce qui eut pour résultat de faire tomber un couvert de feuilles sur l’entrée de leur cachette improvisée. Tiens, c’était un nouvel ajout ingénieux, ça! La semi-elfe se recula rapidement et vint s’installer tout au fond du terrier, retenant son souffle. Les bruits de pas se rapprochèrent et Avo plaqua instinctivement ses oreilles sur son crâne. Et… et s’ils venaient à les trouver? Que feraient-ils? Tenteraient-ils de les tuer? Les mains tremblantes de Treize se resserrèrent contre lui et Arthur sentit le visage de la jeune fille s’enfouir dans son pelage. Elle était terrorisée et il la comprenait. Tentant de se faire rassurant, il tourna la tête en sa direction et lui donna quelques coups de langue sur la joue. Finalement, au bout d’un moment, les jurons de leurs poursuivants s’atténuèrent, signe qu’ils s’éloignaient d’eux.

Les propos étouffés de la jeune fille montèrent aux oreilles du canidé et ce dernier se fit violence pour ne pas sourciller de surprise. Trois? De quoi parlait-elle? Il n’en avait vu que deux, n’en avait flairé que deux… Instinctivement, le cabot étendit ses sens pour sonder les environs dans le but d’essayer de repérer leurs poursuivants, mais ne perçut que deux hommes titubant parmi les fougères, plus loin. Oh… Elle pensait peut-être qu’ils étaient trois à cause de son avertissement? Il était vrai qu’elle ne savait absolument rien de lui, hormis qu’il était un chien… ce qui n’était qu’à moitié vrai. Alors elle ne devait surement pas s’attendre à ce qu’Arthur soit à l’origine de ce commentaire venu de nulle part. Avisant le regard qu’elle jetait à sa propre main, le métamorphe remarqua les cloches d’eau qui ornaient sa paume. Elle s’était fait mal, la pauvre! Instinctivement, il voulut lécher la plaie, mais Treize fut plus rapide : elle appliqua sa main intacte sur sa paume blessée, puis soigna la plaie magiquement. Elle releva ensuite son regard vers lui et le cabot se tendit aux propos qu’elle articula. Elle avait cru que c’était lui qui lui avait parlé… Devait-il… devait-il lui dire? Elle se croyait folle, mais elle ne l’était pas… Il écouta la suite de ses paroles d’une oreille semi-attentive, puis sourcilla de nouveau. Le sac de Treize! Il devait le récupérer et il était hors de question qu’ils retournent à la crevasse ce soir. Rien ne disait que les hommes n’allaient pas surveiller leur repaire au courant de la nuit… Déjà, un plan germait dans l’esprit du clébard. Il irait le récupérer seul. Il était beaucoup plus rapide que ces hommes et puis le simple fait d’imaginer son amie coincée entre leurs griffes lui donnait suffisamment de courage pour aller de l’avant; il ne les laisserait pas lui faire du mal! Jamais.

L’adolescente détacha un morceau de chair cuite de rat, souffla dessus et le tendit à Avo qui le mangea sans la moindre hésitation. Son amie voulut prendre la parole, mais sa voix se rompit sous l’émotion et le semi-fée en eut le cœur serré. Elle… elle s’était réellement inquiétée pour lui? Ce… enfin… c’était la première fois que quelqu’un se souciait de lui de cette façon… Elle était appuyée contre la paroi du terrier, les yeux fermés, et caressait son pelage. C… c’était une larme qu’il voyait là, rouler sur sa joue? Le malamute déglutit péniblement, puis poussa la main de la jeune fille de son museau, comme pour attirer son attention. Il lécha ses doigts avec affection, puis un sentiment de remords incroyable le prit d’assaut. Il… il devait lui faire comprendre qu’il pouvait parler par télépathie. Ça simplifierait leur vie. Mais… mais… Si elle venait à avoir peur de lui? Allait-elle le traiter de monstre? Avo avait du mal à supporter l’idée même de percevoir une once de dégoût dans les iris verdoyants de son amie. Mais en même temps… lui mentir n’était pas bien non plus. Oh il n’allait pas lui dire qu’il pouvait prendre forme humaine! Oh que non! La dernière fois qu’il avait révélé son secret, il en avait mordu la poussière sous les coups d’Archibald et de ses potes… Mais peut-être pourrait-il lui faire comprendre qu’il n’était pas un cabot comme les autres? Prenant son courage à deux mains, le semi-fée prit une grande inspiration et poussa un long soupir à travers ses nasaux.

**[Treize] Tu n’es pas folle, je tenais simplement à te le dire. **

La jeune fille sursauta et se crispa d’un coup. Elle voulut s’avancer vers l’entrée de la tanière, croyant visiblement que le « troisième » individu se tenait à l’extérieur, mais le cabot lui barra la route avant de la pousser de sa tête afin qu’elle retourne au fond de leur cachette.

**[Treize] Non, tu te méprends. Il n’y a pas de troisième personne. C’est moi, Treize. Arthur…**

Bon… Elle le dévisageait maintenant avec des yeux ronds de surprise. Instinctivement, il plaqua ses oreilles sur son crâne et émit un bref couinement, comme s’il avait peur qu’elle ne le repousse.

**[Treize] Je sais, j’aurais dû t’en parler avant, mais… mais j’avais peur de ta réaction. Je ne suis pas un cabot comme les autres, Treize. Tu l’as bien remarqué toi-même, tu disais que j’étais très intelligent pour un chien. Je suis né comme ça, tu vois… Bon, jusqu’à présent, ce n’était pas vraiment un mensonge. Je ne sais pas pourquoi je suis différent des autres, mais voilà… c’est le cas. Les gens ont peur de ce qui est différent… Je ne voulais pas que tu me voies comme un monstre…**

Avo baissa sa tête et silla un peu plus. Signe qu’il était vraiment désolé de lui avoir caché qu’il savait raisonner et parler par télépathie. Treize le fixa un instant, analysant visiblement la situation, puis tendit la main pour finalement lui gratter l’oreille. Le malamute leva son museau et lui lécha le menton avant de finalement se lover contre elle, sa queue battant l’air.

**[Treize] Tu n’es pas fâchée? Si tu savais à quel point je suis rassuré! Il lécha chaque parcelle de peau qui se trouvait au bout de son museau et, finalement, il cessa ses bisous lorsque son amie lui demanda d’arrêter. Évidemment, la foire aux questions débuta assez rapidement, ce qui était – somme toute – légitime. Le métamorphe se redressa en position assise devant elle, puis bailla, espérant ainsi détendre l’atmosphère. Bon… il n’avait absolument pas l’intention de lui dire qu’il était d’origine humaine, mais au moins, il pourrait lui parler un peu de lui. Ce que je peux te dire sur moi? Heu… je vagabonde depuis un moment maintenant, je dirais. Je n’ai pas que rencontré de mauvaises personnes, mais la vie a été plutôt difficile avec moi. Mon nom? Heu… Bien que le surnom Arthur me convienne amplement, on m’a déjà nommé Avo, par le passé. Une autre demi-vérité. J’ai toujours pu parler par télépathie, mais étrangement, je ne peux pas le faire avec tout le monde. En fait, j’ai découvert que… que je pouvais le faire heu… uniquement avec ceux que je considère comme mes maîtres, tu vois? Bon, là il improvisait totalement. Il ne voulait surtout pas que Treize se mette à dire à tout le monde que son chien pouvait converser avec elle mentalement! Le cas échéant, sa couverture éclaterait et on devinerait qu’il n’était rien d’autre qu’un métamorphe. Alors, en quelque sorte, nous pouvons dire que tu es mon alpha? Il pencha la tête sur le côté, puis agita de la queue, sachant pertinemment que son air adorable serait suffisant pour distraire son amie. Il n’avait pas envie de s’étaler plus sur le sujet. Mon âge? Heu… je ne sais pas. J’ai beaucoup de mal avec le temps, alors, je n’en ai aucune idée. Je sais simplement que je ne suis pas très vieux… Il avait seize ans, il le savait très bien. Mais il préférait rester vague sur le sujet. **

Baissant le museau sur le chaudron, le cabot voulut prendre une bouchée de la viande que défaisait la jeune fille, puis une pensée traversa rapidement son esprit. Il fallait qu’il parte chercher les effets de Treize immédiatement, pendant que les hommes ratissaient toujours la forêt. Il pourrait ensuite manger. Plus il attendait, plus ils risquaient de voler les effets personnels de l’adolescente… Sans plus attendre, le chien se dirigea vers l’entrée de la tanière, mais la voix de son amie fusa dans son esprit, comme paniquée à l’idée qu’il la laisse dans un moment aussi crucial.

**[Treize] J’ai besoin que tu me fasses confiance, Treize. Je retourne chercher tes effets à notre repaire, puis je reviendrai me nourrir avec toi. Tu peux manger ta partie pendant mon absence si tu veux.**

Voyant qu’elle semblait terriblement inquiète, le cabot lui envoya une vague d’apaisement plus assumée, cette fois.

**[Treize] N’oublie pas que j’ai un flair et une ouïe plus puissante que la leur. Et puis, je cours beaucoup plus vite. Je ne me ferai pas prendre. Nous avons besoin de ton sac, tu le sais aussi bien que moi. Laisse-moi y aller, je t’en prie. Maintenant que tu sais que je peux parler par télépathie, je garderai le contact en permanence avec toi, ça te va? **

La gamine semblait déchirée entre l’envie de le garder avec elle et le besoin de récupérer ses effets. Elle lui fit promettre de lui parler télépathiquement pour la rassurer et il hocha sa grosse tête de chien en guise d’approbation. Avo se rapprocha de l’entrée de la tanière, puis glissa son museau sous le couvert de feuilles avant de humer l’air. Il ne percevait pas l’odeur de leurs poursuivants, ce qui était une bonne chose en soi. Il sonda les environs, puis constata que les deux hommes farfouillaient la forêt, plus au sud. C’était le moment ou jamais! Dans un mouvement vif, le chien se glissa hors de leur cachette, puis détala à travers la végétation environnante, usant de son flaire et de son ouïe pour se repérer.

**[Treize] Ça va, ils ne sont pas dans les environs. Ils sont beaucoup plus loin. Ce sera un jeu d’enfants! **

Il tentait de la rassurer, c’était plus qu’évident.

Le malamute louvoya à travers la végétation, puis sauta par-dessus un rocher. Avec son museau, il huma le sol pour retrouver le chemin de leur « maison », puis déboucha enfin sur les rives du ruisseau. Ses pattes martelèrent les gravats qui longeaient le cours d’eau, puis il se figea, les oreilles bien dressées, à l’affût du moindre bruit. Lorsqu’il constata qu’il n’y avait rien d’anormal dans les environs, le canidé poursuivit sa route.

**[Treize] Il n’y a personne dans les environs. J’approche du pont et la voie est libre. Je serai de retour très rapidement, mais tu dois rester où tu es, tu risquerais d’attirer leur attention, d’accord? Au fait, j’ai une surprise pour toi! Tu vas être contente! **

Du moins, il l’espérait! Au bout de quelques minutes, le cabot arriva à la hauteur de la crevasse, puis renifla l’air. Il n’y avait aucun signe de leurs poursuivants, ce qui était génial en soi. Sans la moindre hésitation, il s’enfonça dans la crevasse puis remarqua les effets de Treize, au sol. Heureusement, peu de choses traînaient hormis peut-être sa couverture… Il devait la récupérer! Son amie en aurait besoin pour ne pas geler au cours de la nuit! Sans plus attendre, le métamorphe reprit forme humaine, puis usa de ses mains pour enfourner la couverture en une boule dans le fond du sac. Il referma ce dernier, puis reprit forme animale. Il agrippa le sac dans sa gueule, puis revint sur la rive, sous le pont. Il voulut se dépêcher à se remettre en route quand une pensée traversa son esprit : il ne devait pas oublier les brioches! Le cabot trotta, puis grimpa le vallon en direction du buisson où il avait laissé son précieux paquet. Il le repéra rapidement, puis l’agrippa dans sa gueule aux côtés du sac. Bon… les effets de Treize seraient recouverts de bave, mais mieux valait ça que rien du tout!

**[Treize] C’est bon! J’ai tout! J’arrive! **

Le métamorphe détala, s’enfonçant dans la forêt sans la moindre hésitation. Alors qu’il se rapprochait du terrier où son amie était tapie, il entendit des éclats de voix. Les hommes étaient revenus sur leurs pas pendant son absence!! C’est à ce moment que la voix de la jeune fille survint dans l’air ambiant, appelant à l’aide alors que, visiblement, elle était tombée entre leurs griffes! Comment avaient-ils fait pour la retrouver?!!! Était-elle sortie par elle-même?!! Peu importe la raison pour laquelle ils avaient mis la main sur elle, il ne pouvait pas rester là sans rien faire! Avo déposa ses paquetages au sol, sous un érable rouge, puis détala à travers la végétation en direction des cris qu’il percevait clairement. Il s’arrêta soudainement entre deux buissons et vit que les deux hommes tentaient de déchirer la tunique de son amie! Que faisaient-ils?! Pourquoi agissaient-ils comme ça avec elle?! Le malamute plongea son regard céruléen sur les traits de la semi-elfe qui se débattait comme un diable et remarqua à quel point elle était prise d’effroi. Il… il devait faire quelque chose! Une colère bouillante le prit d’assaut au plus profond de lui et son encolure se gonfla. Il était furieux!! Il voulait les voir disparaître, lâcher sa meilleure amie!

Le malamute contourna la scène, laissant l’instinct de la bête prendre entièrement le dessus. Personne ne portait attention à lui, les deux hommes étant trop absorbés par leur besogne grotesque pour remarquer la présence du clébard qui rôdait autour. Il alla se poster derrière le mec qui retenait les bras de Treize, puis fonça aussi vite que ses pattes pouvaient le lui permettre. Une fois à quelques mètres de l’homme, Avo bondit et referma sa puissante mâchoire sur le biceps du truand qui hurla de douleur. Sous l’effet du poids de la bête, l’humain relâcha sa poigne sur l’adolescente et chuta sur le dos, au sol. Le chien fou furieux refusait de laisser aller le bras ensanglanté du porc qui avait osé s’en prendre à Treize. Il secoua le membre avec force à gauche puis à droite et il poussa un grondement sourd et enragé. Ses pupilles étaient dilatées et ses babines retroussées. Le malamute n’ouvrit la gueule qu’au moment où il récolta un coup de pied dans les flancs. Néanmoins, la bête en lui n’était pas impressionnée par ce bref assaut qui eut pour effet de le surprendre plus que de lui faire mal. Il se retourna pour faire face au deuxième homme et effectua un arc de cercle autour de lui, sa gueule ouverte et dégoulinante de sang et de bave. Tout son pelage était hérissé et il alla se placer entre l’homme debout et Treize, défendant cette dernière sans la moindre hésitation. Il aboya, brutalement, et son adversaire commençait clairement à avoir peur.

- GAMINE!! Rappelle ton cabot!! Immédiatement!! Beugla l’homme debout alors que son compagnon était terrorisé en constatant l’état de son bras.

Avo grognait et aboyait, le museau plissé et exhibant ses crocs. Il reçut le message télépathique de Treize, mais était incapable d’y répondre, la bête en lui prenant entièrement le dessus. Le cabot perçut un bref mouvement de la part du gaillard toujours debout et en conclut que ce dernier voulait atteindre son poignard. Vif comme l’éclair, le malamute bondit et renversa son adversaire au sol, sur le dos. Il referma sa gueule sur sa gorge et les crocs percèrent sa peau. L’humain hurla, complètement terrifié et pensant visiblement que sa mort était proche. C’est la voix de Treize, puissante et surmontant tout le reste qui sortit enfin le cabot de sa bulle de colère. Avo réalisa enfin ce qu’il faisait et relâcha sa poigne sur l’humain qui venait de souiller son pantalon. Son poil se dégonfla, puis il revint au trot aux côtés de l’adolescente en léchant le sang qui trônait sur ses babines. Ses oreilles étaient plaquées sur son crâne et il lui jetait des regards inquiets. Allait-elle bien?

**[Treize] Je… je suis désolé… Ils… ils te voulaient du mal et.. Heu… Tes effets sont un peu plus loin, près de la tanière… Je m’excuse Treize… **

Il couina, ayant visiblement peur des représailles…
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MessageSujet: Re: We'll never be alone [PV TREIZE] Mer 15 Fév 2017, 00:31

Elle ne pouvait s’empêcher d’avoir le cœur serré à l’idée de se retrouver seule de nouveau, sans Arthur qui lui apportait tant de bonheur dans sa misérable existence. Avant lui, elle c’était toujours sentie profondément seules, même lorsqu’elle vivait au bordel entourer d’autant de personne, si ce n’était que d’avantage… Et, lorsqu’elle avait commencé à errer sur les terres d’Enkidiev, rien de tout ceci ne c’était vraiment amélioré, mais sans doute le prenait-elle un peu mieux. Puis, lorsque le chien était apparu dans sa vie, elle avait pu découvrir un côté d’elle qu’elle ne connaissait pas réellement elle-même. Ils avaient rapidement crée une forte complicité et même si ce n’étais quun chien, Arthur était pour elle le meilleur ami du monde. Et elle y était énormément attacher, maintenant. Comment lui résister, de toute façon? Même si elle l’aurait voulu… Il aurait sans aucun doute réussi à lui voler son cœur haut la main.

Malgré ses efforts pour ne pas pleurer, elle sentie une larme quitté ses yeux et déboulé doucement l’une de ses joues. Alors qu’elle renifla un bref coup pour refouler ces stupides émotions tout en s’essuyant du revers de son autre main, Arthur poussa sa main de son museau et ce mis à lui lécher gentiment les doigts. Un bref sourire se dessina sur ses lèvres. Encore un peu triste, mais tout de même présent, sincère. Arthur devait avoir faim, le pauvre, elle le faisait languir.

-Désolée Arthur, tu as encore faim, ein?

Un bref sourire aux lèvres, elle se tourna vers le petit chaudron et pris un morceau de rat. Cette fois, elle en prit un bout et grimaça sous la chaleur, alors elle souffla sur le morceau avant de donner un autre morceau au chien. Ils devraient vraiment attendre que sa refroidisse un peu et elle ne voulait pas qu’il se brûle l’intérieur en avalant toute sa part d’un seul coup, ce glouton!

-Fais attention, c’est encore chaud.

Puis, à peine venait-elle de croquer dans son propre morceau, qu’une voix retenti de nouveau dans son esprit. Son sang ce glaça dans ses veines et elle ne put empêcher son corps de ce crispé soudainement. Prudemment, elle abandonna son morceau de rat et rampa légèrement vers l’entré de leur cachette, question de s’assuré qu’il n’était pas tout bonnement là, devant l’entrée. Son cœur battait déjà la chamade… Mais Arthur l’incita à reculer, se plaçant devant elle et la poussant gentiment avec sa tête. Chose qu’elle fit, sans même protester. Après tout, elle avait confiance en lui… Si elle devait reculer, alors il était vraiment là, tout prêt!...

-Il…

Avait-elle commencé à chuchoté, mais fut freiner net dans sa lancé, alors qu’un autre message fusa dans son esprit. Cela prit un moment pour que son cerveau veuille bien comprendre l’information qu’il venait de recevoir. Elle jeta un bref regard perplexe à Arthur, le dévisageant malgré elle par la même occasion, surprise. Une tonne d’émotion parcourait maintenant son esprit… Quant à ses pensées… Elles explosèrent, tout simplement. Le bref couinement du chien… Parlant… La sortie de ses songes embrouillés, alors qu’il reprit la parole… Mentalement. Son regard ne pouvait s’empêcher de le quitté. Elle devait franchement avoir une de ces têtes, en ce moment!

Arthur était… Vraiment différent. Il était spécial. C’était évident. Elle écoutait ses propos. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, au fond. Elle comprenait un peu sa réticence. Il était vrai que la majorité des gens n’aimaient pas ce qui était différent et puis, que lui serait-il arrivé si tout le monde savait un truc comme ça? Il deviendrait vite une sorte de bête de foire… Et l’idée qu’il la menait en bateau ne lui avait même pas traversé l’esprit. Treize ne connaissait rien à la magie, elle ne savait même pas que c’était possible, d’avoir le pouvoir de se métamorphosé. Bien que cela n’aurait jamais passé pour quelconque être magique étudiant dans le domaine, elle, elle n’était qu’une pauvre fille inculte sur le sujet, alors… Alors elle ne pensait qu’aux possibilités d’avoir un chien magique! C’était même plutôt chouette, plus elle y pensait…

Elle fini par avoir un sourire et tendit la main vers Arthur pour lui gratter les oreilles, le rassuré. Il semblait tout à l’envers, craignant visiblement qu’elle le repousse, mais pourquoi ferait-elle une chose pareille?

-Tu n’a rien d’un monstre Arthur, voyons… Je trouve ça même plutôt chouette, en fait…

Fit-elle. Visiblement, cela l’avait énormément rassuré. Battant la queue joyeusement, il se lova contre elle tout en lui léchant frénétiquement le menton, ce qui lui arracha un bref rire avant de freiner cet élan d’affection, du moins, sur son visage. Elle enroula tout de même l’un de ses bras autour des épaules de son compagnon de fortune. Celui-ci lui voulut s’assurer qu’elle n’était pas en colère contre lui. Elle haussa les épaules tout en hochant négativement la tête. Son esprit explosait de questions, alors qu’Arthur lui, explosait de joie et de soulagement. Il la couvrit de nouveau de bisous canin, ce qui lui arracha encore une fois un rire, jusqu’à ce qu’elle n’en peut plus, après tout, sa la chatouillait plus que la dégoûtais. Puis, elle n’en pouvait plus!...

-Alors! Parle-moi de toi Arthur! Cesse de jouer les mystérieux, je veux tout savoir, tu sais presque tout sur moi, il faut balancer tout ça! Et puis, tu as surement un nom, non? Ou bien maintenant que tu peux donner ton avis…

Avait-elle dit, visiblement bien heureuse. Oui, son nom, après tout, s’il pouvait dire son mot sur le sujet, c’était quand même important pour elle tout ça mine de rien! Elle en profita donc pour prendre quelques bouchées, alors qu’il s’assit. Il laissa échapper un bref bâillement, puis, commença son petit discours. Elle l’écouta attentivement, dévorant visiblement ses mots, toujours aussi impressionnée d’entendre un chien lui parler de sa vie dans son esprit! son ami de surcroit! Elle se sentait… Presque euphorique, en fait.

Un vagabond, c’était évident. Elle se demandait qui avait pu être sa famille avant, avaient-ils été méchants avec lui? Pourquoi était-il parti?... Ou bien il n’en avait jamais eu? Avo!... C’était vraiment joli comme nom. Même s’il lui mentionna qu’Arthur lui convenait, elle hocha négativement la tête. Avo c’était bien mieux, c’était son vrai nom, maintenant qu’elle pouvait le savoir, pourquoi ne pas en profité? Il en vint de parler de son pouvoir télépathique. Elle fronça les sourcils, songeuse. C’était quand même étrange, tout ça!

-Mais je ne suis pas ton… Maître voyons et encore moins une sorte d’Alpha, je ne suis pas un chien… Haha… Tu es mon ami Arth… Avo et c’est tout ce qui compte pour moi.

Dit-elle, tout en lui offrant un bisou sur la truffe. Après tout, c’était vrai. Si elle disait ‘’mon chien’’ c’était souvent devant les autres humains… Et souvent plus pour le protéger qu’autre chose. La vision des autres était différente. Selon eux, un animal devait appartenir à quelqu’un. Avo ne lui appartenait pas, il avait toujours été libre, comme elle et ça, elle voulait bien qu’il le comprenne, si jamais il avait cru le contraire. Maintenant qu’elle savait qu’il pouvait comprendre tout sorte de chose, elle en voulait surtout pas qu’il se méprenne là-dessus. Elle le voyait comme le meilleur ami du monde, simplement, il était poilu! Et surtout, il n’avait rien d’un homme…

Il lui changea brièvement les pensées avec un air mignon qui la fit sourire. Peut-être qu’il y avait certaines nuances qu’il ne comprenait pas? Après tout, puiqu’il était un chien, sa lui semblait tout de même logique que certaines pensée diffèrent, donc, c’était normal qu’elle lui explique? Il pourrait comprendre, elle en était sûre, il était intelligent, pour ça, elle n’en avait jamais eu aucun doute, sauf que là, elle pouvait définitivement mieux le cerner! Puis, elle lui demanda son âge, ce grand mystère de la vie! Elle espérait qu’il soit jeune, l’idée de le perdre ne l’intéressait pas… Mais peut-être était-il plus magique qu’ils ne le pensaient tous les deux? Il lui mentionna donc qu’il ne savait pas son âge. Cela la déçue un peu, mais il était d’accord sur le point qu’il était plutôt jeune. Elle sourit. Et puis sa voix mentale, elle l’était quand même.

-Ah! Bah, comme je croyais de toute façon depuis le début, tu es un adolescent-chien! C’est sûr. Avec ta voix, si tu serais humain, tu aurais surement environs mon âge. Ha ha c’est étrange de pensé ça… Bah, tu as sans aucun doute pas plus de trois ans!...

Il leur restait encore plein de belles années, devant eux… Elle préférait ne pas songer plus loin que ça, des moyens qu’elle se remette à pleurer sans raison. Elle était encore trop ébranlée à l’idée de l’avoir perdu un peu plus tôt. Elle prit donc prudemment de nouveau la viande et entreprit de la séparé en deux part égale, faisant fit du fait qu’Avo en avait déjà eu plus qu’elle, ils avaient encore du fromage et il fallait vraiment fêter ça! Celui-ci, bien entendu, sembla aussitôt intéressé par la viande qu’elle séparait, mais il finit par lever le museau et se diriger vers l’entré de leur cachette, ce crispant, Treize ne put s’empêcher de le questionner.

**[Avo] Mais… Avo!... Non reste… C’est dangereux dehors… S’il te plait… On va manger…**

Non, ce n’étais vraiment pas une bonne idée. Les hommes ratissaient encore sans doute la forêt et ils risquaient fort bien de repassé dans les environs, puisqu’elle doutait fort qu’ils traversent le ruisseau. Le seul chemin de retour vers le village était forcément de passé de nouveau dans les environs et ils n’étaient pas encore passé, ce qui sous-entendait qu’ils étaient encore à leur recherche, peu importe où et cette idée la tétanisait, complètement. Avo la rassura. Oh, bien sûr qu’elle lui faisait confiance, aveuglément, même! Mais c’était pour lui qu’elle avait peur, surtout. Elle n’était pas en mesure de tenir tête à ces deux truands.

Comme s’il avait deviné ses inquiétudes, il la rassura de ses mots, voulant aussi un peu la résonner. Elle se détendit un peu, sans réalisé que c’était la forte vague d’apaisement qu’il lui avait envoyé. Cependant, elle ne restait pas convaincue, mais elle savait qu’il avait raisons. Tout était là-bas et s’ils devenaient trop curieux, ils pourraient vraiment tomber sur le peu de richesse qu’elle avait, des choses primordial, en fait. Se mordant donc la lèvre inférieur, faisant une moue afin de retenir le plus possible ses inquiétudes, trahissant sa crainte malgré tout, elle dû se contenter d’hocher un bref coup la tête, préférant baisser les yeux sur la nourriture. Le fait qu’il la rassure en lui promettant de garder contact avec elle avait tout de même fait un peu son chemin, mais bon.

**[Avo] Soit prudent… **

Laissa-t-elle échappé alors qu’il était sorti non sans préalablement avoir pris soin de s’assurer qu’ils n’étaient pas dans les environs avec son flair, ce qui la rassura tout de même un peu. Elle s’approcha de la sortie, l’observant détalé à la course à travers la forêt. Lorsqu’il fut hors de portée de son regard, elle se recala dans la tanière, un peu anxieuse. Même s’il lui avait dit qu’elle pouvait bien manger en attendant, elle en était incapable. Son estomac était complètement noué. Elle fut tout de même soulagée de recevoir peu de temps après un message télépathique d’Avo, ce qui lui arracha un bref sourire, malgré la situation. Ce serait vraiment pratique, ce truc!

Elle resta donc un moment, là, silencieuse, attendant des nouvelles du chien, qui finit par lui en donner, la rassurant sur sa position. Il était déjà arrivé à la crevasse, il avait fait vite! Elle gardait pourtant ce nœud au creux du ventre. Bon. Elle devait se calmer, il allait bien. Poussant un bref soupir, elle adossa sa tête contre la terre derrière elle lorsqu’un bruissement léger la fit sursauter. Retenant son souffle un moment, elle tenta d’être attentive. C’était tout prêt… Un animal peut-être? Malgré tout, la tension venait de grimper en flèche. Jetant un bref regard vers l’entrée, elle réalisa que le couvert des feuilles avaient dû glisser de la planche, ce qui pouvait trahir leur…

Un violent coup de pied lui arracha un cri de surprise alors que la porte vola plus loin et qu’elle réalisa avec horreur qu’elle avait été repérée! Un visage entra dans son champ de vision alors qu’elle n’avait d’autres choix que de ce callé le plus profondément possible. Rapidement, ont tenta de l’extirper de sa cachette, alors qu’elle tentait d’éviter la poigne qui tentait de l’aggriper, l’homme, pénétrant de plus en plus dans sa cache, le tronc à demi engouffrer fini par la forcer à lui offrir des coups de pieds afin de le dissuadé du mieux de ses capacité de la sortir de là. Celui-ci, trop confiant, fini par en recevoir un bon sur le nez, alors qu’il lui avait agrippé l’une de ses jambes et la traînait vers l’extérieur tout en s’aidant de ses coudes.

«Ah! Salope!!!»

Avait-il crié tout en poussant des jurons, alors qu’il disparue quelques secondes, non sans avoir rabattu son poing solidement contre son le côté de sa jambe, ce qui lui arracha une plainte silencieuse. Plus de peur, que de mal. Voyant là sa chance de sortir et déguerpir, l’autre homme apparu bien aussitôt et visiblement, il semblait bien décidé à la tirer de son trou, visiblement irrité par sa combativité. Elle évita de justesse sa poigne et ce colla de nouveau au fond. Malgré les coups de Treize, il se contenta de reculer sa tête le plus possible et fini par l’agripper et la traîner hors de sa cachette sous ses cris et bien entendu rapidement ses pleurs. Terroriser, elle se mit à se débattre comme une diablesse. Elle reçut entre temps le message télépathique d’Avo qui revenait. Cela lui redonna un certain courage. Elle fonça donc directement sur l’un de ses assaillants pour le poussé de ses bras de toutes ses forces. Surpris, celui-ci tituba, mais ce fut suffisant pour lui permettre de détalé comme un lapin.

Se remettant à hurler en appelant à l’aide, elle espérait de tout cœur qu’on l’entende si on passait plus loin, du moins, Avo l’entendrait!... Elle reçut alors un projectile directement dans le dos. Une pierre? Possible. Elle n’eut pas le temps d’investiguer et ce n’étais pas le moment. Le choc la fit tituber et elle s’embourba les jambes dans une racine, s’étalant de tout son long. Bien entendu, elle tenta de se remettre rapidement sur ses jambes, mais on lui offrit un bon coup de pied directement dans les côtes. Le souffle coupé, ses bras cédèrent et elle s’effondra. Treize offrait des coups à l’aveuglette et tentait bien de se relever pour fuir, mais visiblement ses appels à l’aide étaient de trop. Alors qu’elle détournait férocement la tête pour éviter qu’on la réduise au silence en posant une main solide sur sa bouche et que ses bras battaient le vide contre la poigne solide qui menaçait de l’immobiliser, elle reçut une bonne droite en plein dans la mâchoire.

« Tu te calme, oui?!?!»

Les rires fusèrent en écho tout autour alors qu’elle sentait sa tête tourné et que ses sens s’embrouillèrent momentanément, cherchant toujours à reprendre son souffle. Dès qu’elle revint un peu au présent, ont la tenait solidement, les bras au-dessus d’elle. Les deux visages dans son champ de vision. Elle tenta tout de même le tout pour le tout, battant de nouveau des jambes de toutes ses forces en sentent qu’on la tripotait sans la moindre retenue. Un autre coup fusa, lui faisant voir des étoiles. Elle dû sans doute cligner des yeux à quelques reprises, rien que pour ne pas sombrer bêtement dans l’inconscience.

«Bah! Tes pas la plus plantureuse que je connaisse, mais tu feras l’affaire! Aller soit tranquille maintenant…»

Elle pouvait sentir qu’on tentait de déchirer sa tunique et même si elle aurait voulu protester, son corps avait visiblement du mal à obtempéré. Tout semblait plus lourd, trop lent, pas assez vif. Elle était coincée. Son regard roula honteusement sur le côté, où elle put percevoir une tache claire, peut-être blanche alors qu’elle pouvait les entendre glousser au son de ses vêtements qui se déchiraient. Puis, il eut un choc qui la força à revenir un peu plus à la réalité, suivi d’un cri accompagné d’un grognement. S’entend la poigne sur ses bras disparaître, elle frappa de ses poings l’homme sur elle qui se relevait déjà, évitant ses coups, mais surtout relâchant la pression sur elle de son poids. Roulant aussitôt sur le côté pour aviser la scène, Treize réalisa le danger que son compagnon courait.

-Avo... At... Atttenti…!

Trop tard. Son ami reçus un bon coup de pied dans les flanc de son deuxième assaillant qui alla porter secours à son compagnon visiblement coincer sous la morsure solide du chien qui secouait férocement la tête de gauche à droite. S’aidant de ses bras, Treize réussis à se redressé un peu, portant une main à sa mâchoire où la douleur irradiait alors qu’Avo effectuait un arc pour se positionner entre elle et les deux malfaiteurs tout en aboyant agressivement. La jeune fille n’avait jamais vue son compagnon dans cet état et il fallait avouer qu’elle était bien heureuse de ne pas être celle qui lui faisait face. Cette petite pose lui permis de reprendre contenance et elle tenta de se relever, pour s’écrouler de nouveau sur ses genoux alors qu’on la sommait de rappeler le cabot. Rageuse envers elle-même, elle retenta de nouveau tout en refusant de quitté la scène du regard.

**Part… Partons… S'il te plait...**

Tout ce qu’elle désirait, c’était de mettre de la distance entre eux et ces enfoirés, tout comme éviter à Avo une blessure mortelle s’ils le coinçaient, parce-qu’en plus, après elle y passerait c’était certain. Entre temps, elle avait réussis à se redressé et avait déjà entrepris de reculer, non sans presque trébucher de nouveau, tenant d’une main sa tunique déchirer afin de la maintenir fermé. Semblant aviser un mouvement de l’un des hommes, le malamute s’élança de nouveau. Cette fois, il croqua sans ménagement la chair de son cou, mais Treize avisa le moment de celui-ci derrière sa ceinture, il allait sortir une arme! Se ruant vers la scène, elle trébucha de nouveau, bêtement et cette fois, sous la panique à l’idée de voir son ami se faire éventrer, elle s’époumona.

-AVO SORT DE LÀ!!!

Fort heureusement, il sembla l’écouter cette fois. L’homme n’avait pas semblé pouvoir atteindre quelconque arme, s’il en avait une et le chien revint vers elle en trottant, se léchant les babines dégoulinante de sang et de salive, sa gorge et son poitrail en était maculée. Dès qu’il fut à sa porter, elle enroula son bras libre autour de lui, cherchant par tous les moyen à se rassuré. Elle avait eu une de ces peurs! Pourtant, ce n’était peut-être pas encore fini…

Avo la percuta avec un message télépathique, la faisant sursauter. Elle ne comprenait pas pourquoi il s’excusait. Elle ne put s’empêcher de grimacer à ses mots faisant références à ces hommes, elle hocha négativement la tête et voulu lui répondre, mais l’un des hommes s’avança de quelques pas, forçant le chien à s’écarter d’elle et d’aviser l’homme en grognant de nouveau, menaçant. Treize ne put s’empêcher d’être parcourue d’un frisson. Est-ce que tout cela allait s’arrêter? Merde! Elle avisa un bâton non loin et referma sa poigne. Se redressant à son tour, non sans s’aider du bâton, elle le leva jusqu’à ses hanches tout en avisant les deux hommes.

-Dégagez où je vous jure que je lui ordonne de vous décapiter!!

Pour soutenir ses dires, Avo se mis à japper de plus belle. Ceux-ci se jetèrent un bref regard, comme pour se sonder à savoir si sa en valait encore la peine. Ils n’avaient certes pas peur d’elle, mais le chien leur avait tout de même causé de bonnes blessures et ils ne semblaient pas avoir envie d’en récolter d’autres pour le moment.

«Vous ne serez pas toujours ensemble! Ont vous coincera, un par un vous aller voir!... Et ne t’avise pas d’en parler à quelqu’un! On vous…»

-Dégagez j’ai dit!!!!

L’homme ne sembla pas apprécier qu’elle le coupe dans ses menaces et se contenta de lui offrir un rictus qui lui donna envie de vomir. Tout en se tenant la gorge d’une main, il glissa l’index de son autre main de gauche à droit de son cou et lui envoya un baiser. Son compagnon lui tira le bras, signe qu’il n’avait plus trop envie de s’amusé et les deux hommes finirent par tourner les talons pour détaler vers le village.

«On va se revoir!»

Hors de question. Avisant le duo de malfaiteur disparaître à travers les arbres, Treize sentie la tension la quitté d’un coup, l’engourdissant alors qu’elle laissa tomber son bâton, tout en se laissant tomber sur les genoux et enfouissant un moment son visage dans ses mains, ne pouvant s’empêcher de laissé échapper quelques sanglots accompagné de quelques soubresaut. Le silence était retombé rapidement, mise à part ses pleurs et ses reniflements. Bon, ça y est, elle craquait en plus. Elle sentie une langue lécher gentiment ses mains, ce qui eut pour effet de la calmer tout de même un peu. Risquant un regard humide vers son compagnon, elle ne put s’empêcher de se jeter sur lui pour enrouler ses bras autour de son encolure. Si sa n’aurait pas été de lui, la suite aurait été fort désagréable, ça, elle le savait. Elle finit par se faire violence et se détacha de son ami, essuyant ses larmes avec son bras tout en reniflant un peu.

-Nous aussi… On dégage… Maintenant.

Hors de question de rester une seconde de plus ici. Elle n’avait vraiment, mais vraiment pas envie qu’ils se ramènent avec leur bande. Même s’ils avaient mordu la poussière, les menaces à leur égard lui faisaient trop peur, l’idée de les revoir aussi. Elle n’avait vraiment pas envie de savoir s’ils auraient autant de chance la prochaine fois. Avo les avaient surpris, mais ce sera différent s’ils revenaient. Elle se releva donc et apposa le revers de sa main vers sa lèvre inférieur pour aviser le sang qui c’était déposer sur celle-ci. Léchant ses lèvres, elle commença à se diriger vers la tanière afin d’aller chercher leurs effets et foutre le camp. Ils partiraient à Perle ce soir, durant la nuit, rien à foutre. Elle voulait simplement partir. Loin. Avec Avo.

Elle ne pouvait s’empêcher de trembler à chaque pas, encore sous l’effet de l’adrénaline et de la peur. Elle jeta un bref coup d’œil à son ami qui ne semblait pas en bon état. Il s’en voulait vraiment?

-Et tu sais tu n’as pas à t’excuser, c’est eux les connards. Pas toi.

Sa phrase avait été lancé plutôt sèchement, mais ce n’étais pas du tout à l’intention de son ami. Elle était simplement en colère contre la situation, contre elle aussi. Pourquoi n’était-elle pas foutue d’être plus forte? Plus rapide? Dans tous les cas, ils arrivèrent en vue de la tanière et Avo lui indiqua où se trouvait ses effets. Sincèrement, elle ne remarqua pas le nouveau vêtement aux côté de son sac et se contenta de l’agripper pour l’ouvrir et y fouiller dedans question de prendre une chemise. Elle était un peu grande pour elle et le fait qu’elle soit blanche trahissaient quelques endroits un peu plus sombres, signe que même si elle était propre, elle était plutôt usée. Elle se laissa tomber sur les fesses et se soigna le visage du mieux qu’elle put, question de ne pas se vider de son sang sur le tissu…

À l’aide de sa tunique bonne à rien, elle en déchira cependant un morceau et se frotta frénétiquement le visage avec celle-ci dans l’espoir d’y retirer le plus de sang possible. C’était surtout sa lèvre et une arcade sourcilière qui avait fendu sous les deux coups porté à son visage. Elle dû résister à l’envie de l’enfouir dans le tissus et de pleurer de nouveau. Pour se ressaisir, elle se releva et rangea ses choses. Non sans jeter quelques regards un peu nerveux autour, elle retira sa tunique et enfila prestement la chemise alors qu’elle se dirigeait vers la tanière et avisa le contenu du chaudron qui c’étais vider au sol durant l’altercation. Poussant un soupir las, elle se pencha et ramassa la viande terreuse pour la remettre dans le bol avec la ferme intention d’aller au moins la rincer au ruisseau, sur leur passage. Il y avait tout de même des limites à ce qu’elle pouvait manger. Et la nourriture remplis de terre en faisait partie…

Revenant vers son sac, c’est là qu’elle remarqua le nouveau vêtement, refermé sur lui-même. Un peu curieuse, elle avisa Avo qui lui expliqua que sa surprise s’y trouvait. Haussant les sourcils en avisant le chien, elle se demandait très certainement ce qui pouvait se trouver à l’intérieur. Mettant rapidement les petits soucis de côté, elle se mis à genou et déballa le paquet, jetant sa vieille tunique sur son sac. Qu’elle ne fut pas sa surprise d’y apercevoir deux belle brioches qui roulèrent un peu. C’était… C’était les brioches de plus tôt! Il n’en fallu pas plus pour que ses yeux pétilles rapidement de bonheur, se tournant vers Avo, sans trop comprendre comme il avait fait ce coup-là!

-Mais… Mais comment tu as fait?! Deux en plus!... Woah Avo… C’est… C’est vraiment génial! Bravo! Ha ha… Tu m’a devancer sur ce coup, petit coquin!

Fit-elle en s’empressant de lui offrir un câlin, ponctué d’un bisou sur sa joue de canidé. Après tout, il était vrai qu’elle avait souhaité pouvoir être en mesure d’en chiper une pour qu’ils puissent faire plaisir à leur palais, surtout si Avo n’en avait jamais goûté! Là, ils en avaient deux! Ce chien était vraiment impressionnant… Elle rapporta bien entendu de nouveau son attention sur les brioches. Malgré la situation précédente, qui c’étais temporairement envolée de son esprit, elle n’avait qu’une envie, en croquer une! Sans plus de cérémonie, elle en choisi une et la cogna sur celle d’Avo.

-À nous, Avo! Et au brioches et... **À notre secret!**

Oui, leur secret! Elle ne le dévoilerait jamais à personne, c'étais jurer! Puis, la dessus, elle engloutit la plus grosse bouchée qu’il lui était possible d’avoir dans sa bouche peut importe si cela lui donnait de la difficulté à mastiquer et se contenta de rouler les yeux en l’air, pour se laisser mollement tomber sur le dos, ce qui malheureusement lui rappela sa douleur aux côtes… Mais c’était si bon.

-Mmmmmmmmmhhhhhhhh bord..el quwe c’est bwon s… Truc!!

Articula-t-elle, se fichant bien d’avoir la bouche pleine ou non. Quelques morceaux volèrent de sa bouche et s’écrasèrent sur son front, ce qui lui arracha un rire alors qu’Avo s’empressa de récolté les miettes. Bien entendu. Elle profita de ce petit moment d’extase pour fermer les yeux et apprécier ce goût savoureux et fondant, ne pouvant s’empêcher encore une fois d’exprimer son plaisir gustatif. Après ce petit moment de plaisir, elle finit par s’assoir sur ses fesses et avisé la tunique bleu. Bah! Elle était grande, mais elle pourrait lui servir. Mise à part un peu de bave de chien sécher, elle était propre. Elle s’étira donc non sans une brève petite grimace et la fourra dans son sac avec l’autre tunique déchirée, qui pourrait servir de chiffon pour se nettoyer.

Chose faite, elle se mit sur ses genou et remonta le tissus jusqu’au niveau de ses côtes, étirant un peu le cou pour aviser les dommages. Déjà, sa peau avait pris une teinte bleutée à l’endroit où elle avait reçus le coup. Elle hésita un peu, elle avait pas mal sollicité sa magie de soin et elle ne connaissait pas trop ses limites. Avec la marche qu’ils auraient à faire durant la nuit au lieu de se reposer, elle aurait besoin de toute son énergie. Elle rabaissa le tissus et croisa le regard azurée du malamute, lui offrant un bref sourire.

-T’en fait pas… Je m’en occuperais plus tard. Vos mieux garder mon énergie pour la route. Je préfère mettre le plus de distance possible entre nous et ce village pourrit que de soigné une bête ecchymose et d’avoir la tête qui tourne… Sinon toi, ça va j’espère? Tu souffres pas, ein?

Avait-elle demandé, après tout, il avait lui aussi reçus un bon coup de pied, il avait surement mal. Pourtant, il lui répondit négativement. Bon, comment en être sûre? Au moins il ne semblait pas trop souffrant, à moins qu’il ne le lui cache? Un genre d’instinct animal quelconque. Elle finit donc par enfiler son manteau et plaça son sac à dos sur ses épaules. Elle tripota rapidement ses poches et senti le paquet des morceaux de fromages qu’elle avait coupé plus tôt. Tant mieux, ils pourraient marcher sur la route. Ramassant ensuite la petite casserole par la poigner, Treize se mis à marcher vers le ruisseau pour le traverser. Ensuite, ils se dirigeraient vers Perle. Elle ne le mentionna pas vraiment à Avo, puisqu’elle lui avait déjà donné cette information plus tôt et cela avait semblé lui convenir.

-Tu sais, Avo… Je suis vraiment heureuse que tu fasses partie de ma vie et je suis aussi heureuse qu’on puisse discuter ensemble, c’est un beau cadeau de la vie, tu ne trouves pas? En tout cas, moi si. Je t’aime très fort, tu sais?

Elle lui offrit une brève caresse sur la tête de sa main libre, ponctuer d’un sourire. Oui, elle l’adorait, même! Ils faisaient vraiment un chouette duo. Parfois misérables, mais ils ne l’étaient pas tant que ça, tous les deux, ensemble. Lorsqu'ils arrivèrent au ruisseau, elle déposa ses choses et pris soins de se rincer le visage, s’essuyant à l’aide d’un autre bout de tunique déchiré, Elle avisa ensuite Avo.

-Aller, ton tour. Faudrait pas trop attiré l'attention avec tout ce sang sur toi..

Il avait l'air d'un vrai tueur. Rien à voir avec le doux et gentil chien qu'elle connaissait. S'ils croisaient quelqu'un, il attirerais l'attention c'étais certains. Les chances étaient minimes, mais présente. Lorsqu'il s'approcha finalement d'elle, elle lui sourit et lui gratta gentiment le derrière d'une oreille d'une main alors que de l'autre elle lui essuyait le visage et le poitrail. Cela avait au moins le bon côté de rendre l'utile à l'agréable et elle ne pouvait s'empêcher de sourire. Lorsqu'ils eut terminer, elle s'afféra à rincer la viande et remplir sa gourde. Elle en profita pour tendre la part d’Avo, qu’il ne se fit pas prier pour manger. Elle rinça le chaudron et le secoua un peu pour en retirer l’excédent d’eau pour ensuite le mettre dans son sac, gardant son bout de viande pour la route.

Il faisait déjà bien noir. Elle retira tout de même sa carte d’Enkidiev qu’elle avait chipé et observa le ciel un moment. Ce serait idiot de ce trompé de direction. Elle enfouit donc celle-ci dans l’une de ses poches et le duo se mis finalement, réellement en route. Ils s’arrêteraient sans doute quelque part pour dormir, dans un abri, mais pour l’heure, elle préférait vraiment marcher et s’éloigné d’ici. Avec un peu de chance, ils trouveraient quelque chose à la lever du jour et là, ils pourraient un peut se reposer. Elle avait confiance sur leur endurance et préférait faire fit de sa fatigue. C’était simplement l’adrénaline qui retombais et sa journée qui lui rentrait un peu dans le corps.
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Avo
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MessageSujet: Re: We'll never be alone [PV TREIZE] Mar 21 Fév 2017, 12:01

Ses grands yeux bleus fixaient la jeune fille d’un air suppliant. Il craignait tellement qu’elle ait peur de lui à cause de l’air menaçant qu’il avait revêtu plus tôt. Toutefois, lorsque Treize secoua doucement la tête, il comprit rapidement qu’elle ne lui en voulait absolument pas. Ouf! Soulagement! Il étira son cou pour essayer d’atteindre les doigts délicats de son amie dans le but de la gratifier de quelques léchouilles, mais du mouvement tout près se fit sentir. Instinctivement, le canidé tourna la tête et vit l’un des hommes faire un pas en leur direction. Ni une, ni deux, Avo se planta sur ses pattes, retroussa les babines et poussa un grondement imposant afin de faire comprendre au crétin de service qu’il ne comptait pas rester là sans rien faire. Derrière lui, le métamorphe sentit la semi-elfe bouger avant de prévenir sans ménagement ses agresseurs qu’elle ordonnerait à son cabot de leur faire la peau s’ils ne foutaient pas le camp au plus vite. Afin de donner un peu plus de poids à l’avertissement de sa meilleure amie, Avo se mit à aboyer bruyamment, un filet de bave dégoulinant le long de sa gueule et lui donnant ainsi des airs de chien enragé. Ces derniers semblaient évaluer la situation, puis l’un deux lança une menace en leur direction avant que l’adolescente ne leur somme de partir, de nouveau.

L’homme blessé au cou glissa son doigt de long en large de sa gorge avec un rictus mauvais, puis envoya un baiser soufflé à la jeune fille en guise de provocation. Avo était maintenant complètement furieux! Il aboya de plus belle, s’avança de quelques pas avant de les voir déguerpir. Au bout de quelques instants, les deux truands disparurent de leur champ de vision et le cabot se lécha les babines pour faire disparaître l’écume qui avait commencé à y apparaître. Un bruit sourd se fit entendre derrière lui ponctué de sanglots désespérés. Le semi-fée fit volte-face et se trouva nez à nez avec une Treize complètement défaite. Elle était à genoux au sol, un bâton trônant à ses côtés et le visage caché dans ses mains salis par la terre de la tanière où ils s’étaient cachés, préalablement. La pauvre jeune fille était secouée de soubresauts et Avo eut le cœur serré. Comme il aurait voulu que les choses soient différentes pour elle… Comme il aurait voulu la protéger de tout ça! Le jeune homme voulait la réconforter et, pour ce faire, étira son cou pour venir lécher doucement les doigts qui masquaient ses sanglots incontrôlables. Treize écarta doucement ses mains, puis se jeta littéralement à son cou afin de le serrer fort contre elle.

**[Treize] Je suis navré, Treize. Je ne peux pas croire que ces hommes nous ont retrouvés…**

Au bout d’un petit moment, l’adolescente se détacha de lui en essuyant ses larmes du revers de son bras, puis déclara qu’ils devaient foutre le camp au plus vite de ce maudit village. Elle n’avait pas tort et il ne serait pas celui qui l’obstinerait sur ce sujet! La semi-elfe se releva donc sur ses pieds, léchant sa lèvre inférieure fendue, puis se dirigea vers la tanière avec Avo sur les talons. Le cabot, pour sa part, avait la tête basse et se maudissait intérieurement de s’être absenté, ne serait-ce que quelques minutes. S’il était resté près d’elle, il aurait pu la protéger dès le départ et, qui sait, peut-être auraient-ils pu foutre le camp beaucoup plus tôt…? La voix de sa meilleure amie se fit entendre un peu sèchement et il redressa ses oreilles, visiblement attentif à ses propos. Oui, mais… c’était arrivé parce qu’il n’était pas à ses côtés. C’était un peu de sa faute en ce sens, non? Le semi-fée n’osa pas émettre le moindre commentaire, ressentant toute la frustration que son amie entretenait face à leur situation actuelle. Il avait l’impression qu’il ne ferait que jeter de l’huile sur le feu…

Au bout d’un petit moment, le duo arriva en vue de la tanière et le cabot s’empressa d’accélérer le pas, indiquant à la semi-elfe l’endroit où il avait laissé ses effets personnels. Treize s’empressa d’agripper son sac afin de farfouiller à l’intérieur et Avo s’installa en position assise, devant elle. Elle… elle ne regardait pas le paquet qu’il lui avait emmené? Une oreille se plaqua sur son crâne et il inclina légèrement la tête sur le côté, lui donnant ainsi un air perplexe pendant que la jeune fille immaculée soignait sa lèvre fendue. Elle ne voulait pas voir ce paquet ou ne l’avait elle réellement pas remarqué? Treize retira la tunique déchirée qu’elle portait et la déchira pour en faire des bouts de tissu. Elle nettoya sommairement son visage de tout le sang qui s’y trouvait, puis enfila une nouvelle chemise après avoir rangé ses effets personnels dans son sac. Avo se retenait pour ne pas chigner. Pourquoi ne regardait-elle pas le paquet qu’il lui avait emmenééééééé!! Il était pourtant si heureux de lui offrir ces brioches… Il comprenait que ce n’était peut-être pas le moment pour ça, mais néanmoins…

Sa meilleure amie se releva, puis disparut dans la tanière, le laissant seul à l’extérieur. Le cabot poussa un soupir et baissa son regard vers le paquet renfermant les deux pâtisseries. Il huma leur odeur délicieuse et releva ensuite la tête en voyant sa compagne de voyage revenir vers lui. Ce fut plus fort que lui, le chien agita de la queue et se releva sur ses quatre pattes en la voyant approcher. Ce n’est qu’à ce moment précis que la semi-elfe remarqua enfin le fameux paquet que lui avait rapporté son compagnon.

**[Treize] C’est pour toi. C’est la surprise dont je t’ai parlé un peu plus tôt. J’ai eu un peu de mal pour ramener ce paquet et j’espère qu’il te plaira…**

La jeune fille semblait étonnée et lui jeta un regard interrogateur. D’un bref mouvement du museau, le malamute lui fit signe d’ouvrir le tissu. Treize s’agenouilla au sol et s’affaira à défaire le nœud improvisé qu’avait fait le jeune homme un peu plus tôt et dévoila enfin les brioches à l’odeur délicieuse. L’adolescente avait un regard pétillant qui plut instantanément au métamorphe. Elle était contente! Voilà qui lui faisait terriblement plaisir! Sous les expressions de joie de sa compagne, le cabot ressentit un papillonnement joyeux au fond de son estomac. Après tout ce qu’ils avaient vécu, la voir sourire enfin lui faisait chaud au cœur.

**[Treize] Mystère! Un maître ne révèle jamais ses tours de passe-passe, pas vrai? Disons simplement qu’un regard de chien battu peut convaincre n’importe quel cœur sensible, répondit-il à son interrogation avec une pointe d’amusement.**

En guise de remerciement, l’adolescente le serra contre elle et flanqua un baiser sur sa joue velue, ce qui accentua ce drôle de papillonnement qu’il ressentait. Faire plaisir à Treize était de loin ce qu’il aimait le plus au monde! Sa queue s’agitait dans tous les sens sans qu’il n’en ait le moindre contrôle! Son amie déposa une brioche devant lui et se saisit de l’autre. Dans un mouvement qui se voulait élégant, elle toqua les deux pâtisseries ensemble. Elle trinqua donc au nom des brioches, de leur relation d’amitié et de leur secret commun. Sans plus attendre, le chien baissa son museau vers le sol et prit une grosse croquée de la pâtisserie. Oh. Bon. Sang. Ce goût! Ce sucre! Cette texture moelleuse et fondante! Le ciel devait assurément avoir le goût de ce genre de délice! Il engouffra son encas à la vitesse de la lumière et dès que ce fut terminé, il lécha le sol devant lui avec minutie pour y ingurgiter la moindre miette restante! Treize se laissa tomber sur le dos, visiblement enchantée par la saveur incroyable qui envahissait ses papilles gustatives et, alors qu’elle s’exclamait à voix haute, quelques morceaux lui virevoltèrent dans le front. C’était le moment où jamais!! Le cabot s’empressa de venir engloutir les miettes recrachées par sa meilleure amie, lui léchant le front avec insistance. Il était hors de question que le moindre petit morceau ne soit gaspillé! La jeune fille gloussait, ce qui poussa le métamorphe à continuer son manège avant de finalement se coucher à ses côtés. Après un petit moment d’extase, la semi-elfe se redressa sous les yeux du cabot et s’empressa à ranger la tunique bleutée avant d’opter pour une position à genoux. Avo lui jeta un regard alors qu’elle observait son flanc et remarqua que la peau diaphane de son amie commençait à bleuir. Awww… Ce devait être douloureux. Le cabot lui jeta un regard de compassion et, visiblement, Treize le remarqua, car elle s’empressa d’essayer de le rassurer. Elle lui demanda si le coup de pied qu’il avait reçu était douloureux et le cabot ne se fit pas prier pour répondre par la négative. Nan… Il était résistant sous cette forme. Certes, ça lui élançait un chouya, mais sans plus.

Treize enfila son manteau et ramassa ses effets avant de se mettre en route en direction du ruisseau. Ainsi, ils partaient en direction de Perle? C’était une bonne idée en soi! Mieux valait mettre un maximum de distance entre cet endroit et eux! Avo trottait à ses côtés et louvoya à travers les fougères alors que sa meilleure amie s’adressait de nouveau à lui. De nouveaux papillonnements prirent naissance au creux du ventre du cabot alors que l’adolescente déclarait qu’il était un cadeau que la vie avait mis sur sa route. Depuis Léah, Treize était la première personne à lui dire qu’elle l’aimait très fort. Ah… Ah bon? Le malamute tourna la tête en sa direction et l’observa un instant, son cœur battant très fort.

**[Treize] Moi aussi, je suis vraiment content de t’avoir, Treize. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi. Non, je suis sérieux! Depuis que tu es là… j’ai moins l’impression de me battre pour survivre et j’ai l’impression… de tout simplement vivre, quoi. Mon existence est plus belle depuis que je sais que je peux compter sur toi et que je t’ai à mes côtés. **

La jeune fille tendit la main et lui caressa la tête, visiblement heureuse de voir qu’ils s’adoraient autant, tous les deux. Ils faisaient vraiment la paire et Avo était réellement heureux de pouvoir avoir une véritable amie. Le duo arriva enfin en vue du ruisseau et la voleuse s’empressa de nettoyer son visage avant de sommer à son compagnon de faire de même. Sans la moindre hésitation, le malamute se jeta dans le cours d’eau et se fit un plaisir de nager un peu avant de revenir vers son amie. Une fois à sa hauteur, cette dernière entreprit de lui gratter l’oreille – comme il adorait tant! – et s’affaira à lui nettoyer la gueule et le poitrail. Il nota bien le sourire qui trônait sur ses lèvres fines et il sentit le bonheur l’envahir. Peu importe que leur vie ne soit pas facile. L’important, c’était qu’ils soient ensemble contre vents et marées et qu’ils allaient bien! Une fois son brin de toilette terminé, le chien sortit du cours d’eau puis se secoua allègrement pour se sécher sommairement. Il pivota sur lui-même pour faire face à son amie, puis agita de la queue en constatant qu’elle lui tendait sa part de viande de rat maintenant froid. Sans se faire prier, le métamorphe engloutit sa portion en quelques croquées, puis releva la tête pour voir Treize ranger ses effets. Ils étaient donc fin prêts pour la route! Certes, il faisait nuit noire, mais cela ne les empêcherait guère de prendre la clé des champs!

Après que l’adolescente ait consulté sa carte, le duo se mit finalement en route, rejoignant rapidement le chemin de terre battue qui louvoyait à travers la forêt. Avo trottait joyeusement devant, reniflant le sol par endroits en quête d’odeurs que seul lui pouvait percevoir. Une fois de temps en temps, il percevait les effluves d’un compagnon canin et s’empressait de lever la patte pour marquer le sol de son urine. Ouais… c’était un comportement naturel qu’il avait acquis avec le temps… Treize marchait silencieusement derrière lui, probablement aux prises avec ses pensées et, une fois de temps en temps, le cabot lui jetait un regard par-dessus son épaule afin de s’assurer qu’elle le suivait toujours. Le vent était frais ce soir et le ciel était couvert d’étoiles scintillantes. Si ça n’avait été des circonstances qui les poussaient à fuir leur cachette, le duo aurait certainement pu s’installer pour admirer ce spectacle à couper le souffle. Avo était du genre à s’émerveiller devant les beautés naturelles de la nature et pendant un bref instant, il eut envie de simplement s’asseoir pour s’adonner à sa contemplation. Un gloussement se fit entendre derrière lui et le métamorphe comprit rapidement que Treize s’amusait à le voir trotter, le nez en l’air, en ne portant aucune attention sur le chemin qui s’étalait devant lui. Ainsi, il passa à deux doigts de percuter un arbrisseau qui se tenait sur sa route. Heureusement, il eut juste assez de réflexes pour se rendre compte de sa situation, ce qui lui permit d’éviter de justesse le végétal immobile.

**[Treize] Il s’en est fallu de peu! S’exclama-t-il en reportant toute son attention sur le chemin de terre battue. Non, mais tu as vu ce ciel? C’est tout simplement magnifique… Il est rare que le ciel soit si dégagé pour nous permettre de contempler les étoiles de cette façon. Quand je les observe, parfois, je me sens si petit devant leur immensité. Un simple chien devant quelque chose de beaucoup plus grand que lui. Ça donne le vertige, pas vrai?

Ralentissant la cadence, le cabot attendit que sa compagne le rejoigne et ils marchèrent, côte à côte, comme deux amis. À son tour, Treize leva le nez au ciel, probablement curieuse de contempler le spectacle naturel qui s’offrait à elle, et s’efforça probablement de le faire de la même façon qu’Avo.

**[Treize] La maman de Léah lui avait déjà dit que chaque étoile représentait une âme ayant retrouvé son chemin jusqu’au ciel. C’était sa façon à elle d’expliquer à sa fille où se trouvait l’esprit de sa grand-maman qui venait de mourir. Je me suis toujours demandé si c’était vrai. Si c’étaient des gens qui nous observaient de là-haut. Si tel est le cas, je trouve ça… rassurant en un sens. **

Un regard interrogateur fut posé sur lui et Avo réalisa qu’il n’avait jamais parlé de Léah à Treize. Il poussa un léger soupir, puis ramena son attention sur la route devant lui.

**[Treize] Léah était une petite fille qui m’avait recueilli au sein de sa famille, lorsque j’étais tout jeune. Je suis resté avec elle plusieurs mois. C’est d’ailleurs son papa qui m’a offert ce collier. Fit-il avec un brin de mélancolie. Nous étions inséparables, elle et moi. Je dormais au bout de son lit la nuit et j’avais un repas tous les jours. Mais Léah avait un grand frère, Archibald. À l’évocation de ce nom, le cabot plaqua ses oreilles sur son crâne. Le genre de garçon pas très gentil qui s’amusait à faire pleurer sa sœur. Un jour, j’en ai eu assez de le voir terroriser mon amie. Je… j’ai essayé de lui mordre la jambe. Je sais, je n’aurais pas dû, mais j’étais furieux. Et Léah pleurait tellement… Les choses n’ont plus été les mêmes à partir de ce moment. Je n’avais plus le droit d’entrer dans la maison et je devais dormir dans le jardin. Léah a essayé de convaincre son papa que je n’étais pas méchant, mais il n’y avait rien à faire.**

Treize gardait le silence et l’écoutait religieusement. Comme il aurait voulu savoir ce à quoi elle pensait! Avo rentra légèrement sa tête dans ses épaules et continua son récit.

**[Treize] Puis, un jour, Archibald m’a appelé alors que je dormais dans le jardin. Je… je ne pensais pas qu’il avait de mauvaises intentions à mon égard… Il… Il m’a attiré à sa suite et… lui et ses potes m’attendaient dans une ruelle. Avo se mit à trembloter juste à la simple mention de ce souvenir. Sans même s’en rendre compte, il se mit à siller un bref instant. Ils m’ont fait… comprendre que je n’étais pas le bienvenu. Ils avaient des bâtons et… m’ont fait subir un sale quart d’heure. Bref. Je me suis sauvé. Je n’ai jamais revu Léah, ni sa famille. Alors, crois-moi, je dis vrai lorsque je prétends que la vie est plus belle lorsque tu es à mes côtés… Je me sens accepté et même protégé, d’une quelconque façon.**

Le chien leva son regard bleu en direction de sa meilleure amie et remarqua qu’elle le fixait. Certes, il avait omis toute la partie « humaine » de son récit, mais l’essentiel restait là. Treize s’arrêta brutalement de marcher et l’agrippa pour l’attirer à elle. Elle le serra dans ses bras, longuement, et Avo ferma les yeux afin de se contenter d’apprécier le moment présent.

**[Treize] Les gens peuvent être méchants. Mais tant que nous sommes ensembles, rien ne pourra nous atteindre vraiment, pas vrai? **

Le sourire qu’il perçut sur les lèvres de sa compagne le rassura. Elle lui gratta allègrement les oreilles, puis le duo se remit en route, Avo ayant le cœur un peu plus léger, maintenant qu’il avait parlé d’une partie douloureuse de son passé. Ils marchèrent, pendant des heures à travers le boisé jusqu’à ce qu’ils atteignent une vallée. Le vent soufflait dans les brins d’herbe vert tendre et ces derniers dansaient au gré de la brise. Plus loin, en bas d’une colline, se trouvait un grand étang bordé d’un moulin à vent dont les pales pivotaient paresseusement. Le métamorphe avait remarqué que Treize avait ralenti la cadence, derrière lui. Elle était épuisée, il pouvait le sentir. Il jeta un regard par-dessus son épaule pour voir son air las, puis ramena son attention sur le moulin, un peu plus loin.

**[Treize] Je suggère que nous nous arrêtions là, pour quelques heures. Le temps de nous reposer un peu. Nous pourrions reprendre la route par la suite, tu en penses quoi **

Sa meilleure amie semblait trop crevée pour s’opposer à ce plan. Ainsi, ils descendirent la colline et passèrent près de l’étang. Alors qu’ils se frayaient un chemin à travers les herbes hautes, une myriade de points lumineux envahirent l’air tout autour d’eux. Des lucioles! Les insectes planaient mollement dans l’air, offrant un spectacle fabuleux au duo. Avo les observa un instant, puis constata que la semi-elfe s’engouffrait déjà dans le bâtiment rempli de sacs de farine. Sans plus attendre, il s’approcha de l’étendue d’eau, prit quelques lampées de liquide, puis suivit son amie à l’intérieur du moulin. L’adolescente s’était laissée choir au sol, apposant son dos contre un immense sac rempli à craquer de farine. Visiblement, elle semblait avoir du mal à garder les yeux ouverts. Le cabot marcha jusqu’à elle, puis se coucha au sol avant de poser son immense tête sur ses jambes.

**[Treize] Repose-toi, Treize. Je vais veiller sur toi, je te le promets. **

Une main molle se glissa dans le poil de son encolure, grattant machinalement la bête qui était lovée tout près d’elle. Au bout d’un moment, le mouvement typique des doigts s’arrêta et la respiration de Treize se fit profonde. Avo la regarda dormir un instant, puis poussa un soupir en ramenant son regard vers la porte du moulin.

Vraiment, il n’aurait pas pu mieux tomber.
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We'll never be alone [PV TREIZE]

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