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For Honor - No my dear, for Gold [RP Beltram]

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Jamère
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Rôle : Mercenaire et justicier à ses heures perdues
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MessageSujet: For Honor - No my dear, for Gold [RP Beltram] Mar 24 Jan - 16:21

Juché sur sa placide monture, Jamère prenait l'air. Enfin, il ne s'agissait pas vraiment d'une promenade de santé, puisque le jeune homme était en route pour un village du royaume d'Opale en quête d'un contrat. Conformément à l'accord qu'il avait avec Meïlhor, les deux mercenaires partaient en mission à tour de rôle, vie de famille oblige. Abandonner les siens ne réjouissait jamais le jeune homme, mais cet arrangement leur permettaient de subvenir à leurs besoins. Il fallait bien vivre, et Jamère n'avait guère apprit d'autre métier que celui de mercenaire. Le jeune homme n'était pas particulièrement inquiet pour sa petite famille, ses enfants ne pouvant se trouver sous meilleure garde qu'en étant avec leur mère.
C'est donc au moins l'esprit tranquille que le jeune homme chevauchait au milieu des arbres, un timide soleil perçant les frondaisons et lui réchauffant le dos. Il faisait jour depuis un bon moment maintenant, et le temps était au beau fixe. Sans son harnachement de combat, Jamère aurait vraiment pu prétendre être en promenade. En l'état, le pourpoint de cuir bouillit renforcé de maille qu'il portait et la hache qui lui barrait le dos disaient clairement les intentions du jeune homme.
Jamère faisait route depuis l'aube, traversant une large bande de forêt, via une route peu fréquentée. Il venait de passer la nuit à la belle étoile, comme à l'époque de son adolescence. Son sommeil avait été plusieurs fois interrompu par les bruits habituels de la forêt, à croire que le mercenaire ne savait plus dormir en pleine nature. Son manque de repos impactait son humeur, lui d'ordinaire si jovial appréciait pour une fois sa solitude et le calme du lieu. D'ordinaire il préférait largement faire route en une quelconque compagnie, le jeune homme étant de nature philanthrope. Mais même lorsqu'il était de bonne humeur, il avait l'habitude de voir sa mine sombre inspirer de la méfiance à autrui. Enfin, il pouvait pour une fois se dire qu'il avait désiré cheminer en solitaire.
L’Émerérien profitait donc de la paix du lieu. Il dodelinait d'ailleurs légèrement de la tête, mais fort heureusement, son cheval était tout sauf fougueux. La monture n'avait en effet rien d'une créature altière, c'était une bête de somme robuste qu'il aurait été plus logique de voir occupée aux travaux de labours dans un champ, mais il fallait au moins un animal de ce gabarit pour transporter Jamère sur de longues distances. Distrait, il n'en risquait donc pourtant pas d'être désarçonné.
Le jeune homme s'était imposé de changer de Royaume pour chercher à se faire employer. Il n'avait pas voulu trop s'éloigner de chez lui, mais faire des contrats à Rubis l'inquiétait toujours un peu : il n'avait aucune envie d'être reconnu au village par un membre de la famille d'un quelconque gredin qu'il avait arrêté se mettant en quête de vengeance auprès des siens. Voilà donc que le jeune homme devenait prudent. La paternité l'avait décidément bien changé.

Au détour d'un coude de la voie qu'il suivait depuis la veille, Jamère tira sur les rênes, stoppant sa monture, avant de mettre pied à terre. Sautant à bas de son cheval, il fit rouler ses épaules, se délaçant un instant. Il ne risquait pas grand chose à se trouver seul dans la forêt, mais il fallait être quand même un brin inconscient pour se promener à moitié endormi. Être alerte lorsqu'on voyageait paraissait en effet un minimum, après tout les temps étaient troublés. Laissant sa placide monture dissimulée au milieu des fougères à quelque distance de la route, le mercenaire se permit de s'enfoncer sous les arbres pour aller se soulager. Se mouvoir ainsi sur ses propres jambes eut le mérite certain de le réveiller tout à fait, avantage non négligeable.
Une fois son affaire terminée, il allait s'en retourner pour poursuivre son chemin quand le vague écho d'un hurlement lui parvint. Le son était étouffé, et la probabilité qu'il ne soit que le fruit de l'imagination de Jamère était assez importante pour la prendre en compte. Enfin, possibilité d'erreur ou non, le mercenaire fut tout à coup sur ses gardes. Un regard en arrière lui apprit qu'il s'était éloigné de la route bien plus qu'il ne l'avait songé. À l’affût, le jeune homme guettait un nouveau cri. Au moment même où il en venait à la conclusion qu'il avait rêvé, le son se fit à nouveau entendre.
Cette fois tout à fait persuadé qu'il se passait quelque chose de louche dans cette forêt, Jamère prit la direction supposée des bruits suspects. Il avançait courbé et aussi discrètement sa masse le lui permettait, laissant planer sa main juste au dessus du manche de sa hache, au cas où le besoin de riposte se ferait sentir. Il louvoya un moment sous les arbres sans rencontrer âmes qui vivent, mais il perçu encore à plusieurs reprises le bruit qui l'avait alerté, à chaque fois à plus proche distance de lui. Il ne fallut d'ailleurs que peu de temps à Jamère pour identifier avec une certitude quasi-absolue  l'auteur de ses cris. Il devait s'agir d'un homme, mais de là à savoir s'il était seul, prit dans un chausse-trappe quelconque, ou s'il était tourmenté par autre chose, tout restait encore à découvrir. Curieux et toujours prêt à mettre son grain de sel où qu'il aille, Jamère poursuivi sa traque, le jeune homme étant décidément bien incapable de ne pas réagir lorsqu'il pensait autrui en danger.

Lorsqu'il atteignit finalement l'origine des cris, le spectacle qui s'offrit à ses yeux était proprement révoltant. Surgissant d'entre les arbres, Jamère déboula dans une clairière. Là se trouvait un groupe d'homme, tous largement armé. Ils formaient un large cercle au centre duquel ce trouvait un pauvre hère en piteux état. La face tuméfiée, il arborait un nombre sérieux d'ecchymoses et de plaies de toutes sortes. Attaché et sans moyen de se défendre, le bougre passait très visiblement un sale quart d'heure. Jamère ignorait les tenants et les aboutissants de cette situation, mais devant ce qui lui semblait une injustice aussi flagrante, il aurait été bien en peine de se retenir d'intervenir.

- « Sérieusement, combien êtes vous pour affronter un type ligoté ? N'avez vous donc pas une once d'honneur ? »

La voix grondante et la mâchoire crispée témoignaient du courroux du mercenaire. La tête rentrée dans les épaules, il aurait affronté tous les hommes présents sans la moindre hésitation. Preux ? Oh sans doute surtout sérieusement inconscient.
Toisant de toute sa hauteur les protagonistes présents, Jamère jaugeait du regard les pleutres qui prétendaient réduire un homme à l'impuissance avant de le molester sans autre forme de procès.
Jamère avait noté dès l'abord que tous étaient armés, mais aucun d'entre eux n'avaient la mise crasseuse que présentait habituellement les membres d'un groupe de simples maraudeurs, ils ressemblaient davantage à une troupe organisée. Jamère observa un à un les guerriers, chose qu'il n'avait pas encore eut la présence d'esprit de faire. Brusquement, le mercenaire réalisa que l'un des visages à présent tourné vers lui ne lui était pas inconnu. Son humeur s'assombrit encore davantage lorsqu'il reconnu Beltram...

L’Émerien avait déjà rencontré la canaille rousse des années plus tôt. À l'époque, Jamère s'était trouvé en concurrence avec plusieurs autres mercenaires sur un contrat particulièrement corsé. Plutôt que de prendre le risque d'un coup bas, ils avaient tous passés un accord débouchant sur une collaboration pour assurer leurs arrières, avoir a affronter un ennemi à la fois étant bien suffisant. La cible était à l'époque un dénommé Bard, chef d'un groupuscule de trafiquants, recherché mort ou vif. Le malfrat, se sachant en danger, s'était entouré de ses hommes les plus fidèles, et tous s'étaient terrés dans l'un de leurs repaires lorsque les mercenaires leur étaient tombés dessus. Pour la faire courte, le contrat avait été promptement rempli : les brigands avaient tous été maîtrisés, sans qu'il n'y ai un nombre trop important de morts et de blessés à recenser dans les deux camps.
Au moment de se saisir de leur cible principale, Jamère avait cependant découvert une close particulière du contrat à laquelle il n'avait jusqu'alors pas prêté grande attention. Le commanditaire devait avoir une dent toute particulière contre Bard, car il promettait une plus grande récompense si l'ont lui rapportait la tête du trafiquant sans s'encombrer du reste de sa personne...
L'appât du gain avait motivé les mercenaires à achever Bard sans autre forme de procès. Jamère, tout colosse qu'il était, n'avait guère pu s'opposer aux appétits de ses confrères. Cette exécution sommaire avait pourtant marqué le jeune homme : pour lui la vie d'un homme, fusse un bandit notoire, valait bien davantage qu'une bête poignée de pièce d'or.
Bien sûr à l'époque de cet incident, Jamère avait tenté de s'interposer, tachant de faire valoir son avis, mais ses arguments en faveur de la sauvegarde de Bard s'étaient heurtés à l'empressement tout particulier de Beltram à vouloir augmenter encore son salaire. Bien sûr, ce dernier n'avait pas été le seul à réclamer ainsi la mort du scélérat pour se voir offrir davantage, mais il avait assurément était l'un des plus virulents.
Cette histoire il faut s'en douter, Jamère ne l'avait jamais vraiment digérée... Tomber ainsi sur le semi-elfe à nouveau en train de faire preuve de bassesse accentua encore davantage, si c'était encore possible, la mauvaise humeur du jeune homme.

- «  Il s'agit donc d'une habitude de s'en prendre uniquement à qui ne peut plus se défendre ? Est ce donc si plaisant de tuer un homme ligoté ? »

Dans la voix de Jamère, l'indignation le disputait à la colère. Il faut dire que le mercenaire avait un véritable problème avec la violence gratuite...
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Beltram
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MessageSujet: Re: For Honor - No my dear, for Gold [RP Beltram] Jeu 2 Fév - 10:49

- Encore, fit-il d’un air neutre alors qu’il marchait lentement en arc de cercle autour du type ligoté à un arbre.

Seth esquissa un sourire carnassier. Visiblement, son ami d’enfance prenait un peu trop de plaisir à exécuter la besogne qu’avait accepté de lui donner Beltram. L’homme aux longs cheveux noirs craqua les jointures de ses mains, puis frappa à nouveau le bougre ligoté au ventre et au visage. Ce dernier couina de douleur et ses jambes semblaient fléchir sous lui, la corde qui l’enserrait le gardant malgré tout bien en place.

- Alors voilà, je répète ma question encore une fois : où est la fille?

- Je n’en sais rien! Je vous en supplie, laissez-moi partir!!

Seth leva le poing pour frapper à nouveau, mais cette fois, fut arrêté dans son élan par son chef qui posa une main sur son épaule.

- Laisse, je m’en occupe à partir de maintenant, dit-il d’une voix beaucoup trop calme. Son ami d’enfance lui fit signe de procéder et alla rejoindre les autres Loups d’Acier qui regardaient la scène avec un amusement non dissimulé, des sourires aux lèvres et les bras croisés. Le prisonnier hoqueta de stupeur, voyant son changement de tortionnaire comme étant une véritable mauvaise nouvelle. Bon… Écoutes-moi bien… heu… Milo, c’est ça? Je vais te reposer une autre fois la question. Si tu t’entêtes à vouloir me baratiner tes excuses bidons, je vais devoir employer la manière forte. Crois-moi! Ce n’est pas de gaieté de cœur! Mais tu m’y obliges un peu, tu comprends? Alors voilà, je suis bon joueur et je te donne une autre chance. Où est la fille?

- Je… je… je sais pas! Je n’ai rien à voir là-dedans, je vous assure! Bon sang… Je veux juste rentrer chez moi…

Et voilà qu’il se mettait à chigner comme une fillette… Bel leva les yeux au ciel, un air totalement exaspéré au visage, puis ramena son regard doré sur son prisonnier. Il plaisantait ou quoi? Il croyait réellement qu’il allait avaler sa salade? Il mentait, ça se sentait à plein nez… Sans plus attendre, le semi-elfe agrippa l’une de ses dagues qui trônaient à sa taille et la retira vivement de son fourreau. Il planta la lame directement à la base de la cuisse de son captif et ce dernier hurla de douleur. Le semi-elfe roux planta son poing contre le tronc de l’arbre juste à côté de la tête du bougre pleurnichard puis approcha son visage du sien, un air menaçant déformant maintenant ses traits faciaux qui étaient auparavant si calmes.

- Écoutes-moi bien, pauvre enculé. Je sais que tu me mens. La prochaine fois que tu oseras me balancer tes imbécilités, je te JURE que tu auras encore plus mal. OÙ EST LA FILLE?!! Le mec pleurait maintenant à chaudes larmes, tremblant comme une feuille et recouvert de sueur. Il ne pipait mot… Ce qui eut pour don d’irriter encore davantage le chef des Loups d’Acier. Tu as kidnappé la fille de mon employeur et elle est portée disparue depuis! Tu l’as traînée je ne sais où et tu l’as laissée avec tes deux acolytes pour qu’ils abusent d’elle selon leur bon plaisir, c’est ça, hein? Avoue!! L’homme tremblait de plus en plus. Bel avait l’impression qu’il allait se pisser dessus… Mon patron ne m’a donné aucune indication sur ton sors… Tu vois, je peux faire ce qu’il me plaît avec toi, car tu ne vaux absolument rien. Ta mort sera lente et agonisante si tu t’entêtes à ne rien dire. Tu sais, j’ai une connaissance à moi qui m’a donné un bon truc pour assurer une mort pénible aux racailles dans ton genre. Tu veux savoir ce que c’est, Milo? C’est très simple : ça consiste en un immense pieu bien affilé qu’on aligne sur ton anus. On l’enfonce bien profondément, puis on le redresse à la verticale pour te laisser t’empaler lentement. J’ai déjà vu cette technique à l’épreuve, ce n’est pas joli à voir – c’est même franchement écœurant – et c’est très très lent comme mort. Ce serait l’occasion idéale pour moi d’essayer cette technique plutôt intéressante, tu en penses quoi? Il flanqua une claque sur l’épaule du prisonnier. OÙ EST-ELLE?!!!

Cette fois, il ne laissa même pas l’occasion au prisonnier de répondre quoi que ce soit. Il se contenta d’agripper la dague toujours fichée dans sa chaire et la tirer vers le bas, entaillant profondément la jambe de son captif qui pissait maintenant le sang. Milo hurla de douleur à nouveau. Les Loups d’Acier formaient un cercle autour du bougre et étaient au nombre de huit, incluant Beltram. Des propos injurieux montèrent des hommes du rouquin, visiblement mécontents de voir que leur cible continuait de tenir ouvertement tête à leur supérieur.

- Bon, les gars, on n’a pas trop le choix. On va tester la technique de Vayrinn et des berserks. Abattez un arbre, on va s’en faire un pieu géant.

Le prisonnier cria de terreur et supplia de ne pas lui faire subir ce genre de supplice. Ashton – un autre mercenaire faisant partie du petit clan – agrippa la hache à sa taille avec un sourire amusé, puis quitta le groupe pour se diriger vers un petit arbre non loin. Le semi-elfe roux se recula de son prisonnier, un air contrarié au visage, quand soudain, un éclat de voix externe attira l’attention générale. D’instinct, tous les mercenaires se tournèrent en direction de l’impudent qui osait s’opposer à eux, même Ashton qui avait commencé sa besogne s’arrêta, interloqué. Mais de quoi se mêlait-il, cet idiot?

Beltram se détacha de son groupe, les sourcils froncés, quand il se figea, l’espace d’un bref instant. Il pourrait reconnaître cette tronche à travers une foule entière : Jamère. Ayant déjà travaillé ensemble en collaboration avec d’autres mercenaires de différentes organisations, les deux hommes avaient pu mettre la main – des années plus tôt – sur un certain Bard qui était réputé pour être un membre actif d’une pègre particulièrement virulente. L’une parmi tant d’autres, mais cette dernière était surtout réputée pour les nombreux trafiques dans lesquels elle baignait. Or, le demandeur avait bien spécifié que la prime serait plus importante s’ils ramenaient la tête du caïd plutôt que son corps entier encore vivant. Bard étant un homme dangereux, Bel s’était farouchement opposé à l’idée de le garder en vie… Sans compter qu’il avait réellement envie de mettre la main sur une prime plus importante. L’appât du gain était plutôt fort chez lui… Beaucoup trop, même. Une altercation avait éclaté entre Jamère et Beltram, mais le rouquin avait eu raison de la conscience des autres mercenaires qui les accompagnaient et, finalement, la tête de Bard fut coupée. Bref, Jamère n’était rien d’autre qu’un empêcheur de tourner en rond…

Par les dieux! Qu’est-ce qu’il foutait ici?! Il avait réellement que ça à faire, faire chier les honnêtes travailleurs? Il se tenait devant lui, la gueule crispée et la main dangereusement proche du manche de la hache qui battait sa hanche. Sérieusement, il voulait se battre pour une raclure qui avait kidnappé une gamine de 16 ans? Le prisonnier supplia le nouveau venu de le sauver, mais Bel se contenta de lever une main en direction de Cain, un autre de ses compatriotes, sans même lui jeter un regard. Le Loup d’Acier s’empressa de frapper la canaille au visage, histoire de le faire taire. Le rouquin esquissa soudainement un sourire amusé alors que Jamère lui balançait des propos teintés d’une colère presque palpable. Il était si sensible, le pauvre…

- J’avais oublié à quel point un rien pouvait t’offusquer, Jamère, se contenta-t-il de dire, un sourire délicieusement arrogant sur les lèvres. Alors, dis-moi! Quel bon vent t’amène? Tu es en manque de travail? Tu avais du temps à perdre? Tu as enfin décidé de faire un homme de toi pour venir m’affronter au milieu de nulle part malgré le fait que je sois entouré de mes hommes? Eh non! Je n’ai pas oublié la tronche que tu as tirée lorsque j’ai convaincu les autres d’exécuter ce très cher Bard… Tu sais, si tu voulais réellement me voir, il fallait me faire signe avant. J’aurais pris la peine de me vêtir plus convenablement pour t’accueillir…

Les Loups d’Acier gloussèrent à sa remarque. D’un bref message télépathique, le rouquin fit signe à Ashton de recommencer sa besogne. Sans se faire prier, le jeune humain blond recommença à abattre sa hache sur l’arbre devant lui en un mouvement régulier.

- Jamère, Jamère, Jamère… Tu sais que c’est un vilain défaut de se mêler des affaires des autres? Mais bon, puisque tu penses visiblement que je suis LE méchant de l’histoire, je vais me faire un plaisir de te faire un topo de la situation actuelle, histoire de mettre au parfum.

Le semi-elfe marcha en direction du prisonnier, puis posa une main sur l’épaule tremblante de ce dernier. Avisant du coin de l’œil sa dague toujours fichée dans sa chair, le chef des Loups d’Acier ne se fit pas prier pour agripper le manche et la retirer d’un coup sec, ce qui fit hurler Milo en plus de lui soutirer un filet de sang supplémentaire.

- Ce très cher Milo ici présent est l’auteur d’un kidnapping crapuleux. Mon employeur désire que je lui ramène sa fille en vie, ce qui est normal en soi. Or, ce gros porc s’en est pris à une gamine de 16 ans et l’a planquée on ne sait pas où. On sait qu’il était accompagné de deux de ses potes et qu’ils sont réputés pour avoir commis plusieurs crimes sexuels odieux. Tu vois le topo? Dis-moi, toi qui es un PREUX chevalier servant, tu serais prêt à couvrir un mec comme lui au détriment d’une gamine qui n’a absolument pas demandé à se faire attaquer lâchement? Personnellement, ce genre d’enfoiré ne mérite en rien mon respect.

Puis, d’un mouvement sec, il enfonça la dague dans l’autre cuisse du prisonnier qui hurla de douleur à nouveau, des larmes roulant sur ses joues. Du coin de l’œil, Beltram vit à quel point Jamère était crispé. Il était visiblement sur le point de sauter un câble… Pauvre, pauvre Jamère… Les Loups d’Acier portèrent leurs mains à leurs armes, désireux de faire comprendre au nouveau venu qu’il n’avait pas intérêt à agir stupidement. Bel ramena son attention sur Milo.

- Okay, je vais être honnête avec toi, du con. Peut-être que ça te facilitera la tâche dans ton processus décisionnel? Le fait est qu’on ne peut pas me mentir sans que je ne m’en rende compte. Impossible. Je finis toujours par savoir la vérité. Alors voilà, dis-moi ce que je veux savoir, maintenant, et PEUT-ÊTRE que je considèrerai à te garder en vie… Là, c’était lui qui mentait. Milo n’avait aucune chance de s’en sortir vivant.

- D’accord, d’accord!! Elle… elle est dans planquée dans le… le village juste à l’ouest d’ici… Dans… dans le sous-sol d’un vieux moulin… Je… Je… Laissez-moi partir… je… je vous en supplie…

- Booooooon, tu vois quand tu veux? , je te crois! Beltram retira la dague de la chair de Milo, puis tourna son regard vers Jamère. Tu veux le tuer ou je le fais? Écoute, soyons honnêtes, si tu ne voulais pas te salir les mains, il fallait choisir un autre travail que celui de mercenaire. Pourquoi avoir choisi cette voie d’ailleurs? Si la vie des truands te tient tant à cœur, il fallait être soldat ou encore chevalier. Sérieusement, tu croyais réellement que ce genre de travail se faisait en douceur dans un champ de fleurs? Tuer est parfois nécessaire, même toi, tu dois savoir ça.

Beltram était sérieux cette fois. Son sourire arrogant ayant quitté ses lèvres. Il se questionnait réellement sur les motifs de Jamère.
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Jamère
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MessageSujet: Re: For Honor - No my dear, for Gold [RP Beltram] Mer 8 Fév - 14:02

Ils étaient presque une dizaine dans la clairière sans compter le prisonnier. Jamère savait que seul il ne pourrait opposer qu'une résistance limité en cas de conflit. L'idée d'être plus prudent lui traversa donc l'esprit, assurément un peu tard. Enfin, à cent ou même mille, le nombres de ses « collègues » ne modifiait en rien l'avis du mercenaire sur la question : la violence n'est jamais nécessaire. Jamère éludait sciemment de son esprit les fois où lui même avait laissé la colère le submerger, il n'était vraiment pas temps d'y penser.

- « Ah ! Aidez moi ! Je vous en supplie ! Je vous don... »


La voix vrillée de l'homme ligoté demandait le secours de Jamère. La tirade du prisonnier fut pourtant interrompue sans ménagement par l'un des hommes de Beltram. Le coup fut porté en plein visage, faisant taire le pauvre bougre affolé et lui ouvrant la lèvre inférieure par la même occasion. Un filet de bave et de sang mêlé lui dégoulinait à présent sur le menton. Il était en piteux état, ses jambes se dérobaient sous lui, et son visage était inondé de larmes... impossible de paraître plus pathétique... Comment pouvait-on prendre plaisir à pareil spectacle ? Personne ne méritait de subir pareille ignominie !
« Excepté Jubey », susurra une pernicieuse petite voix au plus profond de Jamère. Le jeune homme s'ébroua, refoulant à nouveau le désagréable souvenir bien loin de lui.

Face à lui, Beltram semblait l'avoir également remit, et il affichait à présent un exécrable sourire satisfait. Aucunes de paroles de Jamère ne semblaient l'atteindre, le rouquin paraissait à l'inverse en tirer grand amusement.

- « J’avais oublié à quel point un rien pouvait t’offusquer, Jamère. Alors, dis-moi ! Quel bon vent t’amène ? Tu es en manque de travail ? Tu avais du temps à perdre ? Tu as enfin décidé de faire un homme de toi pour venir m’affronter au milieu de nulle part malgré le fait que je sois entouré de mes hommes ? Eh non ! Je n’ai pas oublié la tronche que tu as tirée lorsque j’ai convaincu les autres d’exécuter ce très cher Bard… Tu sais, si tu voulais réellement me voir, il fallait me faire signe avant. J’aurais pris la peine de me vêtir plus convenablement pour t’accueillir… »

Du sarcasme, étonnant de la part du semi-elfe. Comment diable parvenait-il donc à toujours tout tourner en dérision de la sorte ? Autour de lui, une vague de ricanement parcouru les rangs de sa petite troupe. À quelque distance de là, l'un des hommes de Beltram se remit à la découpe d'un arbre. Jamère ignorait pourquoi ce dernier se donnait cette peine, et à dire le vrai il ne voulait pas le savoir.
Le jeune homme s’exhorta au calme : ce n'était certainement en bouillant intérieurement ni avec de belles paroles qu'il parviendrait à faire cesser cette mascarade. En attendant, pendant qu'ils étaient tous occupés à lui faire la conversation ou à rire des piques du semi-elfe, au moins laissaient ils tous un peu de répit au prisonnier. Du coin de l’œil Jamère s'assurait que ce dernier respirait toujours. Il n'y avait pas à dire, Beltram et les siens avaient fait du bon travail : il était couvert de plaies assurément douloureuses, mais rien d'incurable. Pour faire parler quelqu'un sous la torture, il était toujours de bon ton de lui laisser un brin d'espoir, celui de s'en sortir en cas de coopération... répugnant. Enfin, ils avaient eu beau œuvrer avec application, l'homme n'avait visiblement pas encore avoué ce qu'il était censé savoir. À partir de combien de coups et d'entailles sans réponse considéreraient ils leur prisonnier comme innocent ? Jamère détestait la torture... car il s'agissait vraisemblablement de cela. Le mercenaire avait d'abord cru à une mise à mort particulièrement travaillée, mais sans doute Beltram et les siens ne se seraient pas donné autant de mal pour si peu.
Cette dernière pensée autant que les railleries de Beltram peignirent un sourire amère sur le visage du brun.

- « Et risquer de faire reporter ta petite sauterie ? Penses tu, je ne m'en serais voulu. Débarquer à l'improviste, voilà qui est bien plus amusant ! » Jamère usait très rarement d'ironie, la situation le mettait vraiment hors de lui. Poursuivant sa tirade, il abandonna toute trace de bonhomie feinte. « Plus sérieusement, tu as de la chance d'être en effet si bien entouré... » il ne menaçait pas vraiment Beltram, il aurait fallut être stupide pour cela, non ?

- « Jamère, Jamère, Jamère… Tu sais que c’est un vilain défaut de se mêler des affaires des autres? Mais bon, puisque tu penses visiblement que je suis LE méchant de l’histoire, je vais me faire un plaisir de te faire un topo de la situation actuelle, histoire de mettre au parfum. »

Comme si de pseudos explications rationnelles pouvaient faire flancher la droiture du jeune homme. Enfin, Beltram semblait excessivement satisfait de lui même et de sa mise en scène, donnant presque envie à Jamère d'effacer son sourire arrogant à coup poing. Mais quelle crédibilité aurait eut alors le jeune homme s'il se mettait à employer les manières que justement il dénonçait ? Le brun se contint donc, quand bien même l'exercice lui paraissait de plus en plus malaisé.
Tout en parlant, et bien sûr sans se départir de son agaçant rictus, le rouquin se rendit au chevet de son prisonnier sanglotant, allant jusqu'à poser une main sur l'épaule de ce dernier. Le visage de Jamère se ferma plus encore lorsque Beltram avisa la dague saillant toujours de la cuisse du prisonnier. Alors que la lame était en place, du sang parvenait tout de même à sourdre de la plaie... la blessure avait mauvaise allure... Quand le semi-elfe retira brusquement l'arme, du sang s'en écoula paresseusement. Le prisonnier approchait dangereusement de la limite de ses forces. Il en trouva toute fois pour pousser un nouveau cri perçant quand la pièce de métal fut arrachée à sa jambe.

- « Ce très cher Milo ici présent est l’auteur d’un kidnapping crapuleux. Mon employeur désire que je lui ramène sa fille en vie, ce qui est normal en soi. Or, ce gros porc s’en est prit à une gamine de 16 ans et l’a planquée on ne sait pas où. On sait qu’il était accompagné de deux de ses potes et qu’ils sont réputés pour avoir commis plusieurs crimes sexuels odieux. Tu vois le topo ? Dis-moi, toi qui es un PREUX chevalier servant, tu serais prêt à couvrir un mec comme lui au détriment d’une gamine qui n’a absolument pas demandé à se faire attaquer lâchement? Personnellement, ce genre d’enfoiré ne mérite en rien mon respect. »

Alors qu'il insistait lourdement sur le terme de « preux », il poignarda à nouveau le dénommé Milo, choisissant de malmener cette fois son autre cuisse. Ce dernier n'avait pas vu le coup venir, et, s'étant tout juste remit de la douleur causée par l'ablation de l'arme, ce nouveau coup bas lui arracha un hurlement sinistre ponctué de gargouillements écœurants.
Tendu comme la corde d'un arc, Jamère devait faire appelle à des trésors de volonté pure pour ne pas sauter sur Beltram, les provocations de ce dernier ne jouant que trop bien leur rôle sur l’Émérien. Dans sa colère, Jamère n'en devenait pourtant pas totalement aveugle : il n'atteindrait pas le semi elfe sans devoir défaire d'abord sa bande de scélérat, affrontement dont le jeune homme devinait sans mal l'issue désastreuse.

Ainsi le prisonnier était un criminel notoire... Jamère ne se souvenait pas avoir déjà vu son visage sur un avis de recherche, mais le bougre était si défiguré par les coups qu'il avait reçu que lui non plus ne se serait sans doute pas reconnu si l'on lui avait présenté une glace. De toute façon, le jeune homme choisissait en général des missions moins... promptes à lui rendre ses cibles antipathiques. Au delà de sa vision parfois trop idyllique du monde, il se montrait curieusement lucide lorsqu'il choisissait un contrat sur lequel s'engager, la vie d'un voleur à la tire étant bien plus facile à épargner que celle d'un meurtrier. Ils étaient nombreux à taxer Jamère de naïf, chose que le jeune homme était loin d'être. Depuis le début de sa carrière, le brun avait côtoyé des crapules à même de remettre en cause ses si précieux idéaux, tout comme il avait lui même fait des choses dont il avait grande honte. Pour autant, apprendre que ce Milo avait supposément enlevée une jeune fille ne justifiait pas aux yeux de Jamère cet étalage de violence et de cruauté.
De son côté le rouquin semblait à nouveau absorbé par sa besogne, aussi reprit-il ses « questions » auprès de son prisonnier, situation contre laquelle Jamère ne pouvait rien... Frustré, le mercenaire se retrouva contraint à la patience, aussi remâchait-il encore et encore ce que venait de lui dire Beltram.

- « Okay, je vais être honnête avec toi, du con. Peut-être que ça te facilitera la tâche dans ton processus décisionnel ? Le fait est qu’on ne peut pas me mentir sans que je ne m’en rende compte. Impossible. Je finis toujours par savoir la vérité. Alors voilà, dis-moi ce que je veux savoir, maintenant, et PEUT-ÊTRE que je considérerai à te garder en vie... »

Pensait-il vraiment son prisonnier crédule au point de croire des calomnies pareilles ? Enfin, Jamère hésitait entre ce qui lui paraissait le plus improbable dans la réplique de Beltram : son prétendu pouvoir ou le fait qu'il envisage sérieusement de laisser la vie sauve à Milo.

- « D’accord, d’accord !! Elle… elle est dans planquée dans le… le village juste à l’ouest d’ici… Dans… dans le sous-sol d’un vieux moulin… Je… Je… Laissez-moi partir… je… je vous en supplie… »

- « Booooooon, tu vois quand tu veux ? Là, je te crois! » Comment accorder le moindre crédit à des aveux arrachés de la sorte ? Pour Jamère, cela ne prouvait aucunement la culpabilité de Milo, mais signait seulement sa lassitude extrême... Le semi elfe paraissait pourtant à présent persuadé de détenir le fin mot de l'histoire. En retirant une énième fois la dague de la jambe du malheureux, il tourna vers Jamère son regard doré. « Tu veux le tuer ou je le fais ? Écoute, soyons honnêtes, si tu ne voulais pas te salir les mains, il fallait choisir un autre travail que celui de mercenaire. Pourquoi avoir choisi cette voie d’ailleurs ? Si la vie des truands te tient tant à cœur, il fallait être soldat ou encore chevalier. Sérieusement, tu croyais réellement que ce genre de travail se faisait en douceur dans un champ de fleurs ? Tuer est parfois nécessaire, même toi, tu dois savoir ça. »

Il semblait cette fois attendre réellement une réponse. Oui, toute trace d'humour avait désertés ses traits, ce dont Jamère lui fut grès.

- « Parce que tu as choisis la voie de mercenaire pour avoir l'immense satisfaction de malmener des hommes sous couvert de leurs actions criminelles ? Celui que tu tiens là a-t-il seulement eut l'occasion de se défendre, de voir un juge ? Voilà qui m'étonnerais fort ! Je ne me suis fait ni soldat ni chevalier, mais mes raisons n'appartiennent qu'à moi. » Hors de question de confier à Beltram son vœux enfantin de rendre Enkidiev plus sûr... « Si les actes d'un homme peuvent être condamnés, il n'en va pas de même pour sa vie ! De quel droit vous faites vous tous juges ? Et toi Beltram, as tu si haute opinion de toi que tu penses pouvoir tuer un homme sans risque de commettre une erreur ? Sérieusement, vous tous ne valez guère mieux que les brutes que vous traquez. »

Jamère ne s'était pas départi un seul instant de son ton calme. Hurler ou insulter ces hommes ne donnerait pas plus de poids à ses paroles. Ô bien sûr, il n'espérait pas les convaincre, loin s'en faut. Ayant parlé, le jeune homme dégaina une dague qu'il portait à la ceinture. L'arme n'avait rien de très menaçant, mais le geste n'en attira pas moins à Jamère des regards réprobateurs.
En avançant délibérément avec lenteur, le mercenaire gagna le chevet du prisonnier. Naturellement, il n'avait pas la moindre intention de le tuer, mais il paraissait intolérable au jeune homme de laisser Milo se vider de ses forces saucissonné de la sorte à un arbre.

- « Je vais détacher ce gars, le soigner histoire qu'il ne meure pas en chemin, et le conduire devant un jury populaire où sa culpabilité pourra être vérifiée. Là, il lui serait infligé un juste châtiment. »


Jamère était un bloc de sincérité pure : il ne mentait pas sur ses intentions. Pour lui, il s'agissait là de la seule manière honorable de se comporter. Bien sûr, le mercenaire n'avait pas la moindre once de sympathie pour Milo, mais à défaut de preuves tangibles l'accusant, le prisonnier bénéficiait encore aux yeux de Jamère du respect que méritait selon lui tout être vivant. Si en revanche il s'avérait être vraiment l'auteur des crimes dont l'accusait Beltram, il ne méritait pas une once de pitié, et donc certainement pas la mort, mais plutôt un enfermement long et pénible, où il aurait mille fois l'occasion de se repentir.
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Beltram
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MessageSujet: Re: For Honor - No my dear, for Gold [RP Beltram] Lun 20 Fév - 10:00

Il scruta les traits sévères de son interlocuteur, attendant une réponse de sa part. Était-il sérieusement en train de lui faire la morale? Jamère : le protecteur de la veuve, de l’orphelin ET des criminels, maintenant? Ce fut plus fort que lui, Bel leva les yeux au ciel d’un air totalement et ouvertement exaspéré. Non, mais c’était quoi son problème?! Milo venait d’avouer où se planquait la fille! Il disait vrai en plus et personne n’était mieux placé que Beltram pour connaître la vérité : on ne POUVAIT PAS lui mentir! Bon… il avait bien du mal à s’expliquer ce phénomène, mais c’était pourtant la réalité. Il s’agissait probablement d’un don des dieux ou un truc du genre… Ou peut-être d’une forte perspicacité? Bref. Le rouquin ouvrit la bouche pour répliquer, mais le pseudo mercenaire qui se tenait à quelques pas de lui lui coupa la parole pour enchaîner avec ses beaux principes et sa morale à deux balles.

Attendez… il venait de l’insulter, là, non? Le comparer à ce salopard qui enlevait des gamines pour les violer à répétitions? Il allait trop loin, là! Certes, Jamère avait conservé un tempérament calme, voire presque exemplaire! Mais Beltram n’était pas de ces hommes à se targuer de pseudo principes à la con qui ne menaient à rien sauf sauver les criminels d’une mort bien méritée. Les muscles de sa mâchoire contractée et les poings serrés, le semi-elfe toisa son interlocuteur qui fit un mouvement pour dégainer l’une de ses armes. Ni une, ni deux, les Loups d’Acier se tendirent comme des arcs, prêts à passer à l’action en cas de grabuge. Même Ashton avait cessé de marteler l’arbre qu’il devait abattre pour rejoindre les siens! Dans une lenteur calculée, Jamère s’approcha de Milo sous les yeux furieux de ses compatriotes mercenaires.

Le détacher, le soigner et l’emmener devant un jury populaire?!! Il était complètement taré ou quoi? Et cette fille? Devait-elle être laissée à elle-même, violée comme une vulgaire catin SIMPLEMENT pour donner le bénéfice du doute à ce salopard?! Le temps que le jury donne son verdict, elle pouvait mourir au moins 10 fois! Jamère était tellement naïf! Il vivait dans un monde rempli de cœurs, de petits gâteaux et de licornes argentées! C’était ahurissant de voir à quel point il pouvait être crédule. Le pire dans tout ça était qu’il croyait RÉELLEMENT à ses bonnes intentions, puisque le chef des Loups d’Acier put déterminer aisément qu’il disait la vérité. La situation actuelle était complètement insensée : après tout le mal qu’ils s’étaient donné pour mettre le grappin sur Milo, ce dernier allait simplement être détaché, soigné puis ramené en ville?! C’était ça, la justice? Alors, autant se targuer d’être des criminels, cela leur permettrait d’offrir un véritable châtiment à un homme qui le méritait amplement!

- Bel… Fit simplement la voix de Seth derrière lui, signe que ce dernier n’attendait ne serait-ce qu’un ordre de sa part pour passer à l’action.

Le rouquin jeta un regard en coin à son compagnon, puis ramena son attention vers Jamère qui avait commencé sa besogne en coupant les liens du prisonnier. Eh merde! Sans plus attendre, Beltram leva sa main droite en direction de la dague du pseudo mercenaire, puis usa de son contrôle du métal pour le désarmer. La lame courte de délogea de la main du guerrier aux cheveux noirs, virevolta dans les airs, comme attirée par une force invisible, et termina sa course dans la paume du rouquin. Un simple message télépathique fut envoyé aux Loups d’Acier et sans plus attendre, Ashton agrippa Jamère par-derrière, tentant de lui ramener les bras dans le dos. Évidemment, ce dernier n’entendit pas se laisser faire et se défit de la poigne du Loup d’Acier avec une force surprenante. Ashton reçut une baffe en pleine gueule et tituba sous la force de l’impact. Les autres mercenaires entourèrent le guerrier récalcitrant en dégainant leurs armes, prêts à se battre simplement pour l’arrêter.

- Tu crois peut-être qu’on va te laisser faire, imbécile?! Siffla Seth, le bras droit de Bel, entre ses dents serrées.

Le rouquin savait que le nouveau venu était un combattant aguerri. Certes, ils étaient plus nombreux que lui, mais il ne se laisserait pas prendre sans une solide riposte. L’un des hommes de l’Opalien chargea Jamère qui répliqua en dégainant son arme. Les lames s’entrechoquèrent et le Loup d’Acier fut désarmé. Un deuxième mercenaire entra dans la mêlée, puis Bel décida qu’il suffisait! Il s’élança vers son ancien compatriote par-derrière et usa de la propre dague de ce dernier pour la lui glisser sous la gorge. Le métal froid mordit la chair tendre de la jugulaire de Jamère sans toutefois l’entailler sévèrement. D’une poigne solide, Bel lui ramena un bras dans le dos et mit suffisamment de pression pour qu’il ressente une douleur à l’épaule. Il lui suffisait d’un simple coup sec pour simplement la lui déboîter!

- Lâche ton arme, Jamère! Gronda Beltram, visiblement furieux. Je n’avais pas l’intention de m’en prendre à toi, mais tu ne me laisses pas le choix! Non, mais sérieusement, de quoi tu te mêles?! Toi et tes beaux principes à la con! Tu aurais simplement pu reprendre la route et rien de tout ça ne se serait produit! Sérieusement?! Emmener Milo devant un jury populaire alors que je dis que ce mec est un VIOLEUR en série!?! Tu sais combien de temps ça prendra avant de déterminer si OUI ou NON il est fautif? Et la fille, tu en fais quoi?! Et c’est MOI qui est répugnant, dans tout ça? Tssss, regarde-toi dans une glace!

Il tira Jamère vers l’arrière pour l’éloigner de ses hommes, le tranchant de la dague mordant un peu plus sa peau afin de lui faire comprendre qu’il était dans son intérêt d’obtempérer. Ashton se redressa, massant sa mâchoire dans un mouvement régulier, puis toisa le mercenaire que détenait Beltram entre ses griffes.

- Je n’ai pas l’intention de te tuer, Jamère, ce serait une perte de temps. Alors on va simplement te mettre hors d’état de nuire et quand tu retrouveras tes moyens, nous serons déjà loin. Vois ça comme un geste de compassion venant d’un meurtrier sans vergogne comme moi qui aurait toutes les raisons du monde d’en finir avec empêcheur de tourner en rond comme toi!

Un cri fusa de l’un des Loups d’Acier avant que le rouquin ne puisse mettre sa menace à exécution. Alors que toute l’attention s’était portée vers Jamère, Milo avait profité du fait qu’il ait été détaché pour détaler dans la forêt, songeant à sa propre survie plutôt que celle du mercenaire qui lui était venu en aide. Mais comment avait-il pu fuir alors qu’il était blessé à ce point?! Visiblement, il n’était pas SI amoché que ça! L’Opalien jura comme un charretier, puis ramena son attention sur son équipe.

- Trouvez-le! Rugit-il. Fouillez la forêt et ramenez-le! Nous avons besoin de lui pour retrouver la fille! Magnez-vous, bande de fainéants!

Les mercenaires se dispersèrent en direction de la forêt et Bel profita de l’inattention de Jamère pour tirer violemment sur le bras qu’il maintenait dans son dos. Un clac sonore se fit entendre, signe que son épaule venait d’être déboîtée. C’était douloureux, mais ce n’était rien de très mauvais. Il lui suffirait simplement de trouver quelqu’un pour la remettre en place et un peu de repos pour que le tout se soigne comme un charme.

- Ça, c’était pour avoir fourré ton nez là où il ne le fallait pas! Tu aurais dû rester chez toi, Jamère. Ça nous aurait tous évité des soucis non nécessaires!

Bel relâcha sa poigne et poussa le guerrier afin de mettre de la distance entre eux. Il jeta la dague de ce dernier au loin, parmi les fourrés. Puis, tourna les talons, prêt à se joindre aux recherches déjà entamées par les siens.

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Jamère
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MessageSujet: Re: For Honor - No my dear, for Gold [RP Beltram] Lun 6 Mar - 12:24

Un genoux en terre, Jamère était occupé à trancher la corde qui retenait le prisonnier. Le jeune homme n'avait même pas essayé de se placer face aux autres mercenaires. Il tournait ostensiblement le dos à la plupart, n'en étant pas moins concentré autant sur eux que sur les liens de Milo.
Derrière le mercenaire planait un silence lourd, le jeune homme ayant après tout bien compter sidérer ses collègues en faisant fi de leurs présences. Cela étant, il y avait fort à parier que la bande ne resterait pas hébétée bien longtemps, Jamère se devait donc d'entamer suffisamment la corde avant que les choses sérieuses ne commencent...

Alors qu'il avait la main ferme sur son arme, Jamère sentit sa dague lui échapper brusquement. Le phénomène n'avait rien de naturel, aussi suivit-il la lame des yeux. À la manière d'un rapace dressé, elle fila dans les airs et atterrit finalement dans la paume de Beltram, sans que cela ne suscite la moindre réaction de surprise chez ses hommes. Ainsi donc le semi-elfe usait de magie, ce dont Jamère n'avait pas le souvenir. Avec un froncement de sourcils, ce dernier relégua le problème à plus tard, il n'était après tout pas temps de faire la liste des capacités insoupçonnées de l’arrogant chef des Loups d'Acier.
Coupé net dans sa besogne, Jamère s'octroya une œillade en direction de Milo. l’Émérien constata que le prisonnier semblait avoir perdu connaissance pour de bon. Il était avachit, la tête tombant sur l'épaule. Toutefois, un souffle faible soulevait encore sa poitrine, si bien que le mercenaire fut rassuré pour un temps : l'accusé survivrait encore quelques heures... Cependant le jeune homme ne pu davantage s'enquérir de l'état du prisonnier, car l'avoir désarmé parut être le signe pour Beltram et les siens de passer à l'action...

Jamère ne s'était pas encore totalement redressé que déjà l'un des mercenaire de la troupe tenta de l'immobiliser en lui maintenant les bras dans le dos. L'attaquant, s'il s'en prenait seul à Jamère, rendait la tâche de se défendre plus aisé à ce dernier. Ramenant ses coudes à l'avant de sa personne dans un geste sec, il se retourna ensuite pour se trouver face à son assaillant.
Pas question pour le mercenaire de blesser sérieusement ces hommes. Il devait seulement les sonner un peu, assez pour se donner le temps de prendre le large avec le prisonnier. Dans cette optique, Jamère écrasa sa large paume dans le visage de son adversaire. L'Émérien reconnu l'homme occupé à peine quelques instants plus tôt à couper du bois. Le coup fit tituber sérieusement ce dernier, mais cela ne suffit pas à lui faire perdre connaissance... Un grognement échappa d'ailleurs à Jamère quand un coup d’œil alentour lui apprit qu'il était tout à fait cerné par les Loups d'Acier...

- « Tu crois peut-être qu’on va te laisser faire, imbécile ?! »
Cracha l'un des sbire de Beltram dont Jamère ignorait le nom. Il ne put s’empêcher de remarquer au passage que celui là avec l'air tout particulièrement vindicatif.

L'offensive suivante que du affronter le mercenaire était armée cette fois. Sortant seul du rang, un Loup d'Acier lui fonça dessus, l'épée au clair. Dans un mouvement rendu fluide car mainte fois répété, Jamère s'empara de sa hache de combat. L'arme n'avait rien d’exceptionnelle au niveau de sa facture en elle même, si ce n'est bien sûr qu'elle était à la mesure de son propriétaire. Visiblement pressé d'en finir, l'attaquant se précipita sur Jamère, écrasant sa propre lame sur l'arme fraîchement dégainée de l'Émérien. Au moins le mercenaire eut-il le bon goût de paraître surpris par la preste riposte, Jamère était bien plus leste que sa masse ne pouvait le laisser supposer. Exécutant un large mouliné, ce dernier bloqua la lame de l'épée de son adversaire pour l'envoyer valser plus loin. Un second mercenaire vint alors en renfort, ce qui été infiniment plus intelligent que d'attaquer de manière désorganisée. Face à deux hommes cependant, Jamère pouvait encore faire face. Il n'en fallait pourtant pas de troisième simultanément, sans quoi la situation se corserait bien trop sérieusement pour le jeune homme...

Alors que la hache de Jamère sifflait furieusement dans l'air pour faire reculer à nouveau un Loup d'Acier un brin trop proche à son goût, l'Émérien senti la caresse froide du métal sur son cou. Derrière lui, Beltram avait visiblement choisit la voie du fourbe. Étonnante stratégie vraiment.
Une goutte de sang vermillon perla sur le cou de Jamère, preuve s'il en était besoin que l'Opalien ne plaisantait guère. Sans doute n'irait il pas jusqu'à égorger Jamère de sang froid, mais ce dernier n'avait aucune envie de tenter de le vérifier. Hors de question de mourir de cette manière dans un coin de forêt isolé du monde.
Tout était il que le semi elfe réussit là où le premier assaillant avait échoué : il ramena le bras gauche de Jamère dans son dos, lui bloquant l'épaule. Un mouvement de travers, et voilà qu'elle serait démise. Bien sûr l'Opalien s'en était prit, consciemment ou non, à la mauvaise épaule de Jamère, celle qu'il s'était cassée voilà bien longtemps, mais qui n'avait jamais vraiment complètement guérie.

- « Lâche ton arme, Jamère ! » ouvrant la main, le jeune homme obtempéra et laissa choir sa hache. « Je n’avais pas l’intention de m’en prendre à toi, mais tu ne me laisses pas le choix ! Non, mais sérieusement, de quoi tu te mêles?! Toi et tes beaux principes à la con ! Tu aurais simplement pu reprendre la route et rien de tout ça ne se serait produit ! Sérieusement ?! Emmener Milo devant un jury populaire alors que je dis que ce mec est un VIOLEUR en série !?! Tu sais combien de temps ça prendra avant de déterminer si OUI ou NON il est fautif ? »

Jamère se garda bien de répondre qu'il était tout bonnement incapable de passer son chemin lorsqu'il croisait la route d'une injustice. C'était au dessus de ses forces. Fut ce un acte stupide, dangereux ou ne le concernant guère, le jeune homme ne pouvait se retenir d'intervenir. Aussi, le discourt de Beltram ne lui fit il que peu d'effet. Enfin...

- « Et la fille, tu en fais quoi ?! Et c’est MOI qui est répugnant, dans tout ça ? Tssss, regarde-toi dans une glace ! »

La dernière phrase fit tout de même tiquer Jamère. Le sort de la fille n'était certes pas enviable, mais le fait que son prétendu agresseur meurt ligoté à une potence ou lors d'une exécution publique ne changerait assurément rien à ce qu'elle avait déjà subit. L'Émérien pourtant ne pu guère s’empêcher de penser que si, un jour, quelque chose de cet acabit arrivait à sa propre fille, l'auteur des faits ne vivrait sans doute pas assez longtemps pour avoir l'occasion de se présenter devant un tribunal... Jamère refoula bien vite cette réflexion naissante, il n'était pas ici question de Jenna, à quoi bon alors s'imaginer des scénarios improbables en plus d'être désagréables ?

- « TU dis que cet homme est un violeur en série ? Excuse moi de n'accorder que peu de crédit à tes déductions... » lancer des piques au semi-elfe ne présentait que peu d'intérêt pour Jamère, il le savait fort bien, mais celle-ci lui avait échappée.

N'accordant visiblement aucune attention à l'attaque verbale, l'Opalien entraîna sans ménagement Jamère à l'écart des autres protagonistes de la scène. Naturellement, la lame qui menaçait le jeune homme demeura fermement appliquer contre sa gorge.
Le mercenaire envoyé le premier au tapis se relevait et foudroyait l'Emérien du regard. Assurément il n'avait pas aimé être refoulé de la sorte. Cependant il resta à sa place, laissant son chef gérer la situation à son grès.
Justement ce dernier avait visiblement l'intention de mettre de l'ordre dans la situation présente.

- « Je n’ai pas l’intention de te tuer, Jamère, ce serait une perte de temps. Alors on va simplement te mettre hors d’état de nuire et quand tu retrouveras tes moyens, nous serons déjà loin. Vois ça comme un geste de compassion venant d’un meurtrier sans vergogne comme moi qui aurait toutes les raisons du monde d’en finir avec empêcheur de tourner en rond comme toi ! »

Insupportable. Jamère ouvrit la bouche pour faire entendre qui selon lui était l'empêcheur de tourner en rond mais il fut coupé avant même d'avoir pu prononcer le moindre mot. Un râle de rage et d'étonnement mêlé traversa la clairière.
Suivant le regard du mercenaire qui venait de ce faire si bellement entendre, Jamère découvrit la source de ce mécontentement : Milo avait filé. Profitant du grabuge, il avait prit le large. Prévisible. Jamère s'en fut presque réjouit car cela excéderait immanquablement Beltram. Mais le fugitif n'en restait pas moins suspect, et pour s'assurer s'il était ou nom l'auteur des crimes dont l'Opalien l'accusait, il fallait le retrouver. Ce départ précipité était logique au regard des sévices infligés au prisonnier, et Jamère refusa d'y voir l'expression d'un quelconque aveu. Milo avait vraisemblablement dut mimer son évanouissement précédent, cherchant à paraître plus mal en point qu'il ne l'était réellement, invitant ses tortionnaires à le sous-estimer de la part de ce dernier. Si l'on ajoutait à cela le fait que la peur avait sans doute décupler ses forces, il pouvait être déjà loin.
Derrière lui, Jamère put entendre Beltram fulminer. Oui, au moins la fuite de Milo avait cela de positif qu'elle devait contrarier prodigieusement le semi elfe.

- « Trouvez-le ! Fouillez la forêt et ramenez-le ! Nous avons besoin de lui pour retrouver la fille ! Magnez-vous, bande de fainéants ! »


Comme s'il se pouvait inquiéter véritablement pour la fille...  sa récompense se faisant la malle était la véritable source de son angoisse plutôt !
Ne discutant pas les ordres de leur chef, les Loups d'Acier prirent la direction des bois. Alors que Jamère les regardait s'éparpiller, une douleur vive naquit subitement dans son épaule, assortie d'un craquement écœurant.  

- « Ça, c’était pour avoir fourré ton nez là où il ne le fallait pas ! Tu aurais dû rester chez toi, Jamère. Ça nous aurait tous évité des soucis non nécessaires ! »

Ce faquin venait-il vraiment de lui démettre l'épaule ? À peine eut-il craché sa réplique qu'il s'éloigna de Jamère, le repoussant sans ménagement pour mettre de la distance entre eux. En voilà une sage décision. Toujours dans l'idée de limiter tout risque de contre attaque, il envoya valser la dague avec laquelle il menaçait l'Emérien un instant plus tôt. Sans demander son reste, il prit lui aussi la direction de la forêt pour se mettre à la recherche de Milo.

Jamère demeura sur place le temps que les autres mercenaires s'éparpillent. Quand il fut certain d'être seul, il s'autorisa une grimace : son épaule lui faisait un mal de chien, et il espérait sincèrement que la blessure ne soit rien de plus qu'une luxation. Il allait avoir grand besoin de son bras... pour l'heure ce dernier pendait lamentablement au bout de l'épaule douloureuse du mercenaire. Jamère avait déjà entendu parler d'une méthode pour remettre seul l'articulation en place, mais il préférait ne pas tenter l'impossible. Dans les fontes accrochées à la selle de sa monture, le jeune homme savait pouvoir trouver de quoi se soigner temporairement. Il quitta donc lui aussi la clairière et retrouva son cheval dans les fourrés, là où il l'avait laissé. Comme prévu, dans les sacoches de cuir fixé au harnachement de l'animal, Jamère mit la main sur une petite caissette dans laquelle il avait entreposé une collection de remèdes fruit du travail de Meïlhor. Parmi ceux là, il choisit un antalgique puissant qu'il ingéra sans hésitation. Les produits de sa compagne avait toujours eu un effet rapide sur lui, il ne tarderait donc pas à être soulagé. Dans le même sac, il put ensuite s'emparer d'un bandage de coton, large et solide, avec lequel il entreprit de se faire une écharpe pour bloquer son bras, exercice qui, à une main, fut loin d'être aisé. Se découvrant pour le coup une grande patience, il s'appliqua néanmoins à faire de son mieux. Le spectacle du mercenaire assit par terre en train de se battre farouchement avec la bande de toile pour maintenir en place son bras manquait peut être de panache, mais au moins Jamère arriva-t-il à ses fins. Il s'agissait là de soins très temporaire, mais il faudrait bien que cela suffise.

Ayant reprit la direction de la clairière, Jamère se mit lui aussi à la recherche de Milo. Avec un peu de chance, s'il le trouvait avant les Loups d'Acier, il pourrait mener à bien son projet de conduir Milo à la ville la plus proche. Pour lui l'évasion du prisonnier était un authentique coup de chance. Ce dernier avait justement laissé derrière lui une piste aisément repérable : il perdait encore du sang, et sans doute n'était il pas aussi solide sur ses jambes que le nécessitait sa fuite. Jamère devait cependant faire vite, il avait déjà un retard non négligeable sur les mercenaires...
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MessageSujet: Re: For Honor - No my dear, for Gold [RP Beltram] Mer 12 Avr - 11:41

Salopard de petit enfoiré de crétin de chacal! Milo avait pris la clé des champs grâce à l’intervention glorieuse de ce très cher Jamère à la con! Inutile de préciser que Beltram fulminait de rage alors qu’il détalait à travers les arbres en compagnie de ses hommes. Plus il y réfléchissait, plus il songeait que la punition qu’il avait infligée au mercenaire était beaucoup trop douce pour la faute commise. Vayrinn ne se serait pas fait prier pour égorger le bougre pour cet affront! Se ramollissait-il au final? Peut-être. Le fait est qu’il souhaitait presque avoir réussi à lui casser le bras plutôt que de lui avoir simplement démis l’épaule. Il espérait sincèrement que ce pauvre crétin ait compris la leçon, car la prochaine fois, il ne serait pas aussi clément!

Le semi-elfe bondit par-dessus une racine, puis étendit ses sens afin de sonder les environs. Bien, ses hommes s’étaient déployés afin de ratisser chaque parcelle de forêt qui s’étalait devant eux. Aucune trace de Milo ne pouvait être perçue, toutefois. Mais merde! Il n’avait pas pu filer aussi facilement dans l’état où il était, non?! C’était surréaliste! Pourtant, il l’avait bien amoché précédemment, non? Bon… Il devait garder le focus sur ce qui se déroulait devant lui, au cas où il raterait un indice témoignant de la direction prise par sa proie. Seth était de loin son meilleur traqueur, alors il espérait que ce dernier puisse repérer des traces adéquates ou quelque chose du genre.

Contournant un énorme chêne dans un élan vif, le mercenaire ratissa le sol à la recherche d’empreintes de bottes typiques à la foulée d’un homme. Il y avait beaucoup de feuilles au sol, ce qui rendait la traque un peu plus difficile. Des bruits de pas se firent entendre derrière lui et Bel jeta un coup d’œil par-dessus son épaule pour voir son bras droit accourir en sa direction. Seth s’arrêta à ses côtés, puis esquissa un sourire alors qu’il indiqua, d’un bref mouvement de la main, une marque ensanglantée barbouillée à même l’écorce de l’arbre situé sur la droite de Bel. Bon! Enfin, une trace susceptible de les diriger!

Sans plus attendre, le rouquin balança un message télépathique à ses hommes afin de leur communiquer sa position, puis flanqua une claque amicale dans le dos de Seth. Le duo se mit donc en route, repérant les traces de sang qui jonchaient la nature ici et là. Quelques branches brisées témoignèrent du passage de Milo, le tout étant ponctué par des traces de pas dans une marre de boue sous un amoncellement de ronces et de mauvaises herbes. Les évidences s’accumulaient, trahissant la proximité de plus en plus évidente du fugitif. Au bout d’un moment, des pleurs accompagnés de plaintes de souffrance se firent entendre. Tiens tiens, comme ils se retrouvaient!

Milo se traînait difficilement, maintenant. Les plaies que lui avait infligées le chef des Loups d’Acier suintaient de sang et le drainaient rapidement de ses forces. Bientôt, il s’effondrait au sol, réellement affaibli cette fois. Oh… Pendant un moment, l’Opalien jongla avec l’idée de torturer un peu plus sa victime, l’effrayant davantage pour le forcer à se vider de toute son énergie vitale, mais il changea d’avis, ayant d’autres plans en tête. Il allait avoir besoin de Milo, puisque ce dernier serait dans l’obligation de le guider jusqu’à la fille. Il devait donc être en état d’au moins pouvoir subir le voyagement.

Un message télépathique fut rapidement envoyé à ses hommes qui se déployèrent à une vitesse incroyable, encerclant l’individu souffrant à son insu. Le rouquin attendit que ses guerriers soient tous en position avant d’agir, histoire de s’assurer que leur proie ne pourrait s’évader à nouveau par une quelconque avenue insoupçonnée. Au bout d’un moment, il planta son regard doré dans les prunelles céruléennes de Seth, puis les deux hommes sortirent de leur cachette en sifflotant tout bonnement, l’air de rien. D’où il était, le chef de la bande put remarquer la façon dont Milo s’était automatiquement raidi, visiblement alerté par cette sonorité inusitée, en pleine forêt. Un sourire s’immisça rapidement sur les lèvres fines de l’Opalien alors qu’il s’approcha de sa proie, l’air de rien. Une fois à la hauteur de leur future victime, Seth étendit un bras et attrapa les épaules du fugitif en un geste de franche camaraderie.

- Milo, mon ami! Tu nous quittes déjà? Demanda le second des Loups d’Acier avec un sourire narquois aux lèvres.

- Tu nous vois déçu, nous qui croyions que tu tenais réellement à notre amitié… Franchement, tu aurais pu nous attendre avant de foutre le camp! Renchérit Beltram, un air faussement outré au visage. Oh et ne t’inquiète pas, si les dieux le veulent bien, ton petit copain Jamère ne viendra pas te sauver la mise cette fois. J’ose espérer qu’il sera assez intelligent pour prendre le large pendant qu’il en a l’occasion.

Les mains dans les poches, Bel prit les devants, puis marcha de reculons, histoire de faire face à Milo qui possédait maintenant un teint livide. À voir le tremblement exagéré de son corps, les mercenaires pouvaient aisément imaginer le niveau de douleur que le salopard endurait depuis un petit moment, maintenant. Malgré la souffrance d’autrui, un sourire peignait les lèvres du rouquin qui, visiblement, ne se ferait pas avoir une deuxième fois par la tactique de « je-fais-semblant-d’être-inconscient ». Milo, pour sa part affichait maintenant un air mauvais, loin du petit agneau effrayé qu’il avait été alors qu’il était soumis aux mercenaires. Oh Bel connaissait ce regard. Il préférait mourir plutôt que d’être obligé de coopérer, pas vrai?

Un éclat métallique fut perçu. Dans un mouvement étonnamment vif étant donné son état, Milo dégaina un poignard qu’il balança en direction du flanc de Seth. Pour sa part, le semi-elfe roux eut pour réflexe de lever la main, histoire d’user de son don de manipulation du métal pour stopper la progression de la lame mesquine. Toutefois, malgré l’efficacité de son pouvoir magique, le rouquin ne put arrêter entièrement la morsure du poignard, la tête ayant tout de même le temps de heurter farouchement la peau tendre de Seth, à la limite de son plastron de cuir. Heureusement, la blessure était peu profonde, puisque l’intervention de Beltram avait permis au moins de sauver la mise à son second.

Une onde de rage se glissa sur les traits de l’Opalien alors que Seth se reculait vivement, tenant son flanc d’une main. Dans un mouvement sec du poignet, Bel fit virevolter le poignard de Milo plus loin, dans les fourrées, puis dégaina sa propre épée.

- Tu crois peut-être que je vais accepter que tu blesses impunément mes hommes alors que TU es le responsable de tous tes malheurs Milo? Je vais donc devoir sévir. Tu sais quoi, ce bras gauche ne doit assurément pas te servir, pas vrai? Je vais donc t’en délester, histoire de te faire comprendre ce qui en coûte de violer des jeunes femmes et de jouer les récalcitrants avec nous. Tu n’avais qu’à nous suivre, Milo. Simplement. Et tu aurais gardé tous tes morceaux.

Il avança d’un pas décidé vers son prisonnier qui titubait vers l’arrière, complètement terrifié à l’idée de se faire trancher un bras, quand un message télépathique fusa dans l’esprit du chef de la bande. Jamère avait été aperçu, tout près. PUTAIN D’EMPÊCHEUR DE TOURNER EN ROND!! Bel se figea sur place et poussa un grognement de franche irritation.

- Franchement, Jamère, tu aurais dû foutre le camp! Qu’est-ce que tu n’as pas compris encore de mon message précédent?! Dégage et tout le monde sera content!

Le rouquin avait balancé ces propos dans le vide, sachant bien que son Némésis se trouvait non loin, planqué dans les environs ou, du moins, s’approchant rapidement d’eux. Franchement, il était une plaie celui-là!
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Jamère
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MessageSujet: Re: For Honor - No my dear, for Gold [RP Beltram] Lun 24 Avr - 6:40

Une piste aussi fraîche que celle que Milo laissait derrière lui était aisée à suivre, même avec un bras en écharpe. En même temps, si Jamère n'était pas au mieux de sa forme, l'état du fugitif était encore plus déplorable. Les stigmates de son passage récent étaient immanquables, mais immanquables aussi les traces des Loups d'Acier qui étaient après lui. Comme le mercenaire s'y était attendu, Beltram et ses hommes avaient une sérieuse avance. Sérieuse avance qui ne modifiait cependant en rien l'avis de l’Émérien : tant qu'il se pouvait encore mouvoir, il tenterait d'arrêter ce pugilat insensé. Jamère en savait pas abandonner. Pugnacité ou stupidité, difficile de trancher.

Louvoyant entre les arbres, Jamère devait faire faire vite, tant parce qu'il se faisait un devoir de retrouver Milo en premier que parce qu'il voulait devancer les Loups d'Acier. En de plus heureuses circonstances, sans doute aurait il signaler à Beltram que ce nom était terriblement pompeux, histoire de jauger de sa réaction. Enfin, l'heure n'était pas aux boutades, cette fois le semi-elfe était aller trop loin. Il en allait de l'honneur de Jamère de mettre bon ordre dans cette situation. Jusqu'à quel point l'appât du gain pouvait-il corrompre un homme ? Le mercenaire se promit d'y réfléchir plus tard. Pour l'heure, il était tout entier concentré sur sa traque.

À dire le vrai, le mercenaire n'eut pas bien loin à aller. Lesté de sa seule hache, l'antalgique de Meïlhor faisant remarquablement bien son office, il avait couru aussi vite que le terrain inégal de la forêt l'avait permit à ses grandes jambes. Il avait sacrifié la discrétion à la célérité, et cette décision s'avéra payante. Bientôt, il avisa des traces de pas fraîches, celles de Milo, à moitié recouvertes par d'autres, plus récentes encore, celles de Beltram et de ses hommes. Ainsi, il avait était doublé. Soit. Changeant de tactique, Jamère tacha de se faire moins bruyant. À défaut d'avoir pu prendre les mercenaires de vitesse, il lui fallait maintenant les surprendre.

Quand il pu percevoir des bruits de conversation, il apprit qu'il avait rattrapé à la fois Milo et son mésestimé collègue. Cependant, Jamère ne resta pas bien longtemps invisible. En premier lieu parce que ce n'était pas un exercice dans lequel il excellait, en second parce qu'il était vraisemblablement repéré. À moins que ce ne fut l'inverse. Enfin, ce qu'il découvrit le révulsa mais ne l'étonna guère. Milo avait plus d'un pied dans la tombe, Beltram se voulait menaçant, et rien n'avait encore progressé. Décidément, il était vraiment temps qu'il reprenne les choses en main ! Une fois n'étant pas coutume, Jamère hésita à s'attarder derrière le grand arbre à l'ombre duquel il avait fait halte pour jauger la situation mais...

- « Franchement, Jamère, tu aurais dû foutre le camp ! Qu’est-ce que tu n’as pas compris encore de mon message précédent ?! Dégage et tout le monde sera content ! »

Aucun doute ne pouvait décemment subsister, on savait la présence de Jamère. Aussi ce dernier ne s'embarrassa-t-il pas davantage de quelque forme de discrétion que ce soit : il émergea des sous bois pour se poster tranquillement entre Milo et ses poursuivants. Naturellement, il ne tournait pas complètement le dos au fugitif, rare étant les choses plus dangereuse qu'un homme aux abois. Cependant, la situation, aussi critique fut-elle, était en train de tourner à son avantage : les hommes de son Némésis étaient encore dispersés dans la forêt, quoique sans doute pas bien loin. Cela n'en rendait pas moins l'écart numérique moins défavorable à Jamère... d'autant que le compère présent de Beltram avait l'air blessé... enfin, ce ne devait pas être grave, il n'avait pas l'air excessivement souffrant. Tout de même, pas question pour Jamère et ses principes de s'en prendre à un homme affaibli, mais rien ne l’empêchait de leur fausser compagnie... en tout cas, quelque soit sa décision, Jamère devait la prendre prestement...

Une respiration plus tard, un nouveau plan vit le jour dans l'esprit de Jamère : il était temps de s'essayer à une tactique digne de Meïlhor...
Il n'eut guère besoin de forcer son talent en se rapprochant de Milo au prétexte d'examiner le pauvre homme. Qui pouvait soupçonner Jamère de se qu'il s’apprêtait à faire ? Arrivé à porté de bras du fuyard, et avec une célérité acquise par une pratique répétée, l’Émérien tira un menu poignard de sa manche pour finir par l'appliquer sur le cou de Milo. Ayant retenu la leçon du jour, c'était avec une lame en corne que le mercenaire menaçait le fuyard cette fois. Jamère ne savait pas de quelle magie usait Beltram, mais visiblement cela avait un rapport avec le métal...

- « Tu as besoin de cet homme en vie pour retrouver la fille ? Et bien tu ne verra aucune objection à ce que Milo et moi prenions un peu d'avance sur vous autre non ? »

Tout était comique dans le scène : tant Jamère s'essayant au jeu des menaces, avec un bras hors service que son aplomb, que n'importe qui lui aurait envié. Enfin, aussi saugrenue fut-elle, la technique s'avéra payante. Milo n'opposa qu'une résistance de pure forme, et Beltram, sans doute au moins autant surpris qu'agacé, se retrouvait dans une impasse. Jamère pour sa part lançait des regards à la ronde, il n'était pas encore tiré d'affaire. Il devait maintenant mettre le plus de distance possible entre les Loups d'Acier et lui. Pour cela, il n'avait pas une minute à perdre : marchant à reculons en menaçant toujours Milo, il s'éloigna jusqu'à ce que les arbres lui cachent la vue de l'Opalien et de son acolyte. Au point où il en était, Jamère n'avait plus grand chose à perdre. Comme si son prisonnier ne pesait rien, il jeta un Milo quasi inconscient sur son épaule valide. Là dessus, il piqua l'un des sprints les plus rapides de toute sa vie... Son plan ne tenait guère qu'à un fil, si pour l'heure tout suivait miraculeusement son cours, un millier de chose pouvaient encore tout faire capoter.

C'est essoufflé que Jamère parvint à revenir sur ses pas avec son fardeau devenu un franc poids mort. Dans sa course l’Émerien croisa bien quelques mercenaires, essuyant même deux ou trois salves de flèches, mais la forêt (et une chance ridicule !) aidant, il parvint à rejoindre sa monture. N'y croyant presque pas lui même, il chargea bien vite Milo à l'avant de sa selle avant de filer sans demander son reste. Pas question de faire la moindre halte avant d'avoir atteint la ville ! D'ailleurs, une fois sorti des bois, c'est au triple galop que Jamère lança son cheval, sans égard pour la bête doublement chargée.
Pour une fois, le jeune homme en vint à regretter de ne posséder plus leste coursier... au moins Jamère avait il l'endurance de son côté.

Il se passa un certain temps avant que Milo ne se manifeste à nouveau. Voilà des heures que Jamère imposait un train d'enfer à sa monture, alternant entre un trot soutenu et un galop à marche forcée. Le blessé attira l'attention du mercenaire lorsqu'il fut réveillé par une quinte de toux violente. L'homme était livide, quand bien même il avait visiblement prit quelques minutes dans sa fuite pour panser hâtivement ses plaies les plus importantes. Panser étant un bien grand mot, car le pauvre bougre n'avait guère eut le temps que de nouer des bandes de tissus pour tenter d'endiguer l'écoulement inexorable de son sang. Il ne guérirait pas, Jamère avait pu s'en convaincre alors qu'ils prenaient le large.

- « Eh, la ville la plus proche n'est plus très loin. Tiens le coup, il y aura sûrement là bas des guérisseurs qui pourront faire quelque chose pour toi. » le mercenaire se voulait rassurant, mais lui même atteignait ses limites : le calmant de Meïlhor perdait de son efficacité, et l'élancement sourd de son bras se faisait de plus en plus présent.

- « Sérieusement... » parler semblait lui coûter, et se n'était pas du soulagement qui se lisait sur le visage de Milo alors qu'il reprenait peu à peu ses esprits « ...pourquoi ? »

Jamère aurait pu faire mine de ne pas entendre la question, ou à défaut, de ne pas la comprendre. Mais le mercenaire ne savait pas faire semblant. Vraiment ?

- « Parce que ce n'était pas juste. »
simple, la vérité pure. Peut être cette réponse fit elle rire Milo, Jamère ne pu en être sûr avec le bruit du vent dans les oreilles, et pas question de ralentir.

- « J'ai vraiment enlevé cette fille. Je lui ai vraiment fait du mal. » impossible d'ignorer la réplique du blessé. Milo était un criminel. Jamère avait défendu un criminel.

- « Ce n'étaient pas à eux de te punir quand même. Malgré tout, ils n'en savaient rien. »
mais ils avaient eut raison... Jamère s’ébroua : cette fois ci, Milo s'avérait vraiment être coupable, mais combien d'autre avait subit un sort similaire pour s'avérer finalement innocent ? Le mercenaire pu à nouveau respirer normalement, son conflit de conscience apaisé.

Une nouvelle quinte de toux agita Milo. En même temps, jeté comme il l'était en travers de la selle, chaque cahots de la route devait lui couper le souffle. Jamère soupira. Vu les conditions de voyage qu'il imposait à Milo, l'état de ce dernier n'était pas près de s'arranger. Très bien. Le mercenaire fit stopper son cheval. La bête était couverte de sueur et de poussière et ses flans se soulevaient comme de vrais soufflets de forge. L’Émérien se laissa tomber à bas de son cheval, mettant pied à terre juste à temps pour rattrapé Milo, qui lui aussi s'était laissé glisser. Jamère chargea à nouveau le blessé sur son épaule, mais cette fois avec bien moins d'aisance que précédemment. Il le déchargea d'ailleurs bien vite, à même l'herbe du bas côté de la route. Les loups d'Acier n'aillaient pas tarder à les rattraper. Mais à quoi bon forcer l'allure si Milo devait rendre l'esprit en chemin ? Le mercenaire s'assit sans grâce à côté de lui.

- « Voilà bien la première décision censé que je te vois prendre... »


Le sourire du prisonnier n'était guère qu'une bravade, mais Jamère ne ou retenir un grognement. Il venait d'abandonner, ce qui n'était pas vraiment dans ses habitudes. Cela revenait à admettre qu'il avait eut tord, et cela l’agaçait prodigieusement. Il avait mal aussi, à son épaule surtout, mais tout le reste de sa personne était fourbue. Et pour quoi au final ? Rien du tout. Il avait envie de rentrer chez lui, de retrouver Meï et les enfants. La troupe de Beltram ne le poursuivrait sans doute pas s'ils avaient Milo.

Voilà quelques années de cela, Jamère s'en serait terriblement voulu de construire pareil raisonnement. Il réalisa alors qu'avant de s'installer à Rubis avec Meïlhor, il serait sans doute mort sans hésiter un instant pour défendre ce qu'il savait être juste. Aujourd'hui, il nuançait : pour une cause qu'il pensait juste. Mais lui mort, que deviendraient les siens ? Il n'était plus l'adolescent qui se moquait de disparaître tant qu'il le faisait avec panache... Jamère se releva péniblement, et observa l'horizon. Au loin sur la route, il avisait un nuage de poussière. Le semi-elfe et sa troupe n'allait pas tarder à débarquer.

- « Eh, approche... »

Jamère en avait presque oublié Milo. Le pauvre avait les yeux creux, entourés d'inquiétantes marques noires. Les ailes de son nez étaient bleues, toute couleur avait désertée ses lèvres craquelées. Comme par réflexe, le mercenaire se rapprocha du mourant...

***

Quand les loups d'Acier parvinrent finalement à rattraper les fugitifs, ce fut pour découvrir un Milo trépassé, les yeux clos, allongé sur le bas côté, et un Jamère planté au milieu de la route, sa main valide sur la hanche.

- « Nous avons une gamine a aller chercher. »
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MessageSujet: Re: For Honor - No my dear, for Gold [RP Beltram] Jeu 1 Juin - 12:00

Quel couillon d’enfoiré, d’empêcheur de tourner en rond! Le semi-elfe roux manquait de qualificatifs pour décrire en totalité à quel point il exécrait Jamère en ce moment. Il était toujours là, à fourrer son nez partout, dans des histoires qui ne le REGARDAIENT PAS. Bref, le mercenaire fulminait intérieurement, et c’était peu dire. Surtout au moment où l’Émérien à la con avait bondi hors de sa cachette pour agripper Milo par-derrière en revendiquant la proie de Bel comme si de rien n'était. SA PROIE. SA PRIME. Il n’y avait pas de mots pour décrire à quel point il fulminait de rage! Et il fallait croire que son Némésis avait compris quelque chose face à l’utilisation de sa magie, puisque ce dernier avait sorti une arme qui n’était pas constituée de métal.

- Je t’assure Jamère… Si je mets la main sur toi… Vociféra-t-il, laissant sa menace en suspend pendant que le guerrier Émérien reculait en gardant Milo en otage.

Malgré sa blessure, Seth se tendit comme un arc et le chef des Loups d’Acier se contenta de lever la main pour l’arrêter dans son mouvement.

**[Loups d’Acier] Laissez-le filer. Milo ne nous servira à rien s’il est mort. Je doute qu’il mette réellement sa menace à exécution, mais nous ne pouvons pas prendre cette chance. Assurez-vous qu’on ne perde pas sa trace! Je veux récupérer notre cible, compris?! **

Le ton de sa voix était sans équivoque et chargé d’une irritation lourde de sens. Ainsi, les mercenaires s’écartèrent, laissant la voie libre à leur adversaire qui s’éloignait de reculons. Au bout d’un moment, ce dernier disparut de leur vision à travers les arbres, puis – en sondant les environs – Bel put comprendre qu’il venait de prendre la clé des champs. Sans attendre une seconde de plus, le rouquin beugla à ses hommes de partir à la suite du fugitif. S’ils venaient à perdre sa trace, tous en payeraient le prix! Le semi-elfe s’assura que son second puisse les suivre, puis détala parmi la végétation environnante, traquant sa proie à l’instar d’un loup affamé. Quelques comparses (qui avaient pris de l’avance au moment de la joute verbale) croisèrent la route du colosse et décochèrent quelques flèches en sa direction. Toutefois, il semblerait que les dieux étaient de son côté, puisqu’aucun projectile ne fit mouche. Ça en était même d’un ridicule incroyable. Première information révélée à Beltram : Jamère venait de rejoindre sa monture et s’était éloigné au galop en compagnie d’un Milo presque inconscient.

- BORDEL DE MERDE!! Rattrapez-le!! Je ne vous paie pas pour que vous puissiez regarder le ciel en jouant avec vos couilles!

Il était furieux. Ni plus, ni moins. Dès qu’ils arrivèrent à la hauteur des chevaux, les guerriers se mirent en selle en un bond, puis talonnèrent leurs bêtes dans une course effrénée sur les chemins de terre battue. Le rouquin sonda les environs, notant la distance considérable qui les distanciait de ses cibles. Ils avaient toutefois un avantage considérable sur son adversaire : ces derniers étaient deux sur le même destrier. Ainsi, son cheval se fatiguerait beaucoup plus rapidement, ce qui permettrait aux Loups d’Acier de les rattraper sans l’ombre d’un doute. Malgré les heures qui défilaient beaucoup trop rapidement, l’Opalien gardait espoir. Il était IMPOSSIBLE que la bête de Jamère ne s’écroule pas de fatigue au bout d’un moment. Aucune monture ne pouvait tenir une telle cadence à l’infini. Déjà, c’était un exploit en soi qu’elle ne se soit pas écrasée de fatigue à l’heure qu’il était. Toutefois, en sondant les environs, le semi-elfe put au moins avoir la satisfaction de constater que la distance s’amenuisait au fil du temps. Leurs montures avaient le souffle court et l’écume perlait au coin de leur gueule grande ouverte. Certes, ils devaient par moment ralentir leur pas pour leur permettre de reprendre leur souffle, mais il fallait admettre que les pauses étaient plutôt brèves.

- Dès que nous aurons mis la main sur Milo, nous pourrons faire reposer les bêtes, s’écria le jeune homme à ses compagnons. Mais personne n’aura de répit tant que nous n’aurons pas retrouvé notre cible, compris?!

Tiens, justement, il lui sembla que le mouvement de Jamère avait cessé. Parfait!! Sa monture ne pouvait plus avancer d’un poil, il était donc temps pour eux de passer à l’action… Et vite! Un sourire se dessina sur les traits carnassiers du mercenaire et il ordonna à ses hommes d’augmenter la cadence, en dépit des pauvres bêtes qui étaient épuisées. Au bout d’un moment, des silhouettes se dessinèrent à l’horizon. Un destrier se tenait en bordure de chemin et un homme se situait au beau milieu de la route. Une silhouette gisait au sol et Bel put comprendre assez rapidement de quoi il en retournait. Non, non, non, non!! Milo était mort! Voilà qui venait foutre en l’air toute l’opération! Salopard de Jamère de merde!! Les mercenaires dégainèrent leurs armes et ralentirent enfin leurs montures en approchant de la scène.

À peine arrivée, Beltram se jeta en bas de son étalon et marcha d’un pas rapide en direction de l’Émérien, une onde incontestable de fureur brillait au fond de ses prunelles dorées. En plus, Jamère eut le culot de lui dire qu’ILS avaient une fille à retrouver. Non, mais, il n’allait nulle part, cet enculé! Deux Loups d’Acier contournèrent la scène et s’élancèrent sur Milo afin de s’assurer que ce dernier était bel et bien décédé. Bel ne put conserver son sang-froid bien longtemps, dès qu’il fut face à face avec son Némésis, il lui balança son poing directement sur la tronche. Visiblement, son adversaire s’y attendait (qui n’aurait pas prévu cette attaque de sa part, de toute façon?) et évita l’assaut avant d’agripper le bras de Bel pour ensuite le faire pivoter sur lui-même et le lui ramener dans le dos, à l’instar du propre traitement que celui-ci lui avait fait subir plus tôt. Le semi-elfe grogna d’insatisfaction, mais se foutait royalement de se faire déboîter l’épaule gauche à son tour. Sans crier gare, il balança sa tête vers l’arrière, heurtant durement le visage de Jamère (directement sur le nez) à l’aide son crâne. La douleur dans son bras gauche était lancinante et il grimaça de douleur. Toutefois, c’était peut-être grâce à sa contre-attaque ou dû à un coup de chance : son épaule resta en place et il put se défaire de la poigne du mercenaire. Bon après, le tout était douloureux quand même, il ne pouvait le nier. Faisant volteface, le rouquin toisa le grand gaillard, la mâchoire serrée et portant d’instinct sa main droite sur son bras gauche. L’envie évidente de lui fracasser sa tronche d’emmerdeur jusqu’à ce qu’il n’y ait plus lendemain trônant sur ses traits durs, comme une évidence incontournable.

- Tu ne pouvais pas simplement foutre le camp, hein?! Évidemment! C’était une issue beaucoup trop intelligente contrairement à celle de se mêler des affaires des autres! Putain! Tu viens de condamner une pauvre fille à on ne sait quels sévisses juste pour prouver ton point de merde, sale enculé! J’espère que tu es TRÈS FIER de toi. On se rappellera de toi comme étant Jamère, le pote et protecteur des violeurs! Crois-moi, je me ferai un plaisir de répandre cette sublime réputation à chacun de mes clients! Je sèmerai ces propos au vent avec une joie non dissimulée! Je ne sais même pas ce qui me retient de t’abattre sur le champ!! Oh si, je préfère te laisser vivre avec cette fausse conscience dont tu te targues afin que tu restes dans le doute à savoir si mes propos étaient véridiques ou pas. Va te faire foutre Jamère. Littéralement.

Le rouquin cracha au sol, aux pieds de son comparse Émérien, avant de s’approcher du cadavre qui jonchait le sol. Il se pencha sur lui, puis grogna de mécontentement sous la confirmation de son partenaire de travail qui allégua que Milo était bel et bien mort. La mort du criminel – en tant que tel – ne lui faisait sérieusement ni chaud ni froid. Ce qui le faisait bien chier, c’est qu’il n’avait pas eu le temps de lui soutirer l’itinéraire pour retrouver la fille. Milo méritait son sort, méritait d’être châtié pour ce qu’il avait fait. De toute façon, Bel n’avait eu aucune intention de le garder en vie après avoir rescapé la gamine, il fallait bien l’admettre. Mais ce qui était hautement énervant était cette sensation ne pas pouvoir terminer ce qu’il avait commencé, ce sentiment d’avoir échoué à cause d’un ÉLÉMENT externe dont il se serait bien passé. Bon après, il ne fallait pas être con pour comprendre que la perte de sa prime était également l’un des aspects principaux pour son humeur massacrante. Bel aimait l’or, d’un amour profond. Tout le monde le savait.

Conservant sa position accroupie près du cadavre, l’Opalien pinça l’arête de son nez d’un air passablement irrité alors que son cerveau fonctionnait à mille à l’heure dans le but évident de rassembler toutes les informations crachées préalablement par Milo. Okay… Il fallait trouver ce foutu moulin. Certes, il y en avait plusieurs en milieu rural, mais assurément, ils allaient bien finir par trouver le bon, pas vrai? La voix de Jamère s’éleva à nouveau, tentant visiblement de dire quelque chose dans le but d’attirer l’attention du rouquin.

- Ta gueule Jamère, tu en as assez fait comme ça. Pesta-t-il en lui jetant un regard en coin.

Évidemment, l’attitude hostile du chef des Loups d’Acier ne sembla pas ébranler l’Émérien (qui, nous devons le préciser, devait bien s’en foutre, en fait). Il sembla à l’Opalien que son Némésis venait de hausser les épaules avant de s’éloigner près de son propre destrier. Ni une, ni deux, le semi-elfe se releva dans un bond et marcha d’un pas rapide en direction de son adversaire, les poings serrés.

- Ah tu crois que je vais te laisser partir comme ça?! Tu me prends réellement pour un idiot, Jamère d’Émeraude! Franchement, tu… Il fut interrompu et s’arrêta momentanément, un brin surpris.Tu sais où elle est?! Comment…? Oh putain, tu lui as arraché les vers du nez avant qu’il ne meure?! Tout ça pour mieux me rouler, admets-le…

Coopérer? Il blaguait assurément. Non? Travailler ensemble était de loin l’idée la plus saugrenue qu’il avait pu émettre jusqu’à présent. Assurément, il y avait anguille sous roche : soit le mercenaire voulait une part du butin, soit il comptait le rouler à la dernière minute. Ou peut-être même voulait-il le mettre hors d’état de nuire à la première occasion? Après tout, la véhémence qu’éprouvait Jamère à son égard n’avait de secret pour personne. Ou il était réellement tombé sur la tête… Sale rat. Il avait fait exprès pour se rendre indispensable. Mais avait-il réellement le choix? C’était ça, où ils mettraient des jours à la retrouver et elle risquait de trépasser bien avant… L’Opalien poussa un soupir de pure frustration, se voyant contraint à collaborer avec un type qu’il préférait voir inconscient dans le fond d’un caniveau.

- Bien. Répliqua-t-il sèchement en plantant son regard dans celui de Jamère. Dans l’intérêt de la fille. Mais crois-moi : si tu me mens ou si tu tentes de me rouler, je le saurai, assurément. Et je fais preuve de clémence en n’ordonnant pas à mes hommes de te faire la peau (ou même à tenter le tout moi-même), il en serait autrement si tu devais me poignarder dans le dos à nouveau. Il y a réellement une limite à ce que je peux endurer. Le mercenaire se tourna vers ses hommes et leur fit signe de grimper en selle. Assurément, ils ne pourraient pas garder la même cadence sous peine d’achever les pauvres bêtes qui se remettaient à peine de leur course effrénée et beaucoup trop longue. Mais s’ils pouvaient parcourir un minimum de distance d’ici la tombée de la nuit, ce serait toujours ça de prit. En selle! Et puis… laissez Milo croupir sur le bord de la route. Il ne mérite pas une sépulture décente…

Le jeune homme toisa une dernière fois l’Émérien, puis s’approcha de son destrier avant de grimper pour s’installer sur le siège de cuir. Maintenant, il n’avait plus qu’à faire confiance à Jamère pour les guider sur la route.

Faire confiance à Jamère… quelle ironie!
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Rôle: Mercenaire et justicier à ses heures perdues
MessageSujet: Re: For Honor - No my dear, for Gold [RP Beltram] Jeu 22 Juin - 9:25

Les montures de ses poursuivants étaient au moins aussi épuisée que la sienne, mais c'est dans un tonnerre de sabots que Jamère fut rejoint par Beltram et ses hommes. L'Emerien avait affecté une pose alerte, et cela malgré son bras en écharpe. Pour une fois il remercia presque sa allure massive, espérant que cette dernière lui conférerait au moins un peu de prestance, car c'était bien la tout ce qui lui restait. Le mercenaire était en fort mauvaise posture, même s'il n'était pas question de l'admettre. Ses confrères avaient tous la lame au clair alors que lui même avait laissé sa hache suspendue à la selle de son cheval. Mais était ce pour faire montre de bonne foi ou à cause du poids de l'arme qu'il voulait s'épargner, rien n'était dit. Jamère avait tout juste au le temps et la présence d'esprit de s'octroyer une autre dose du puissant antalgique de Meïlhor. Il ne pouvait guère faire davantage pour se préparer.

Les deux factions ne restèrent guère face à face bien longtemps car Beltram mit pied à terre à peine son étalon stoppé. La colère se lisait plus aisément que quoique ce soit d'autre sur son visage, ce qui, il faut bien l'avouer, mit du baume au cœur de Jamère. Il se retint bien évidement de laisser cette satisfaction se lire sur son visage. Le mercenaire avait beau détester cordialement l'Opalien, son concours lui serait indispensable pour retrouver la fille.

Alors que Beltram fulminait, deux de ses sbires s'assurèrent du décès de Milo. Comme si le moindre doute sur son état avait pu subsisté. Le bougre n'était pas mort depuis bien longtemps mais il avait déjà la mine d'un macchabée. Jamère avait beau le savoir à présent coupable puisqu'il avait lui même avouer sans plus aucune pression, il ne put s’empêcher d'être désolé pour lui : il n'avait vraiment pas eut une mort facile. On lisait encore une crispation douloureuse sur son visage blafard.  

L'attention de Jamère fut cependant ramenée sur Beltram. Là où ses hommes avaient prestement gagné le chevet de Milo, le semi-elfe avait marché droit sur le mercenaire. Sans broncher, le brun essuya le coup que l'Opalien tenta de lui coller en plein visage. Le geste n'avait rien de surprenant de la part de ce dernier tant ses intentions se lisaient aisément sur son faciès crispé de mécontentement. Mettant cette attaque à profit, et suivant le même schéma dont Beltram avait usé un peu plus tôt dans la journée, Jamère se saisit du poing du roux, et ramena fermement le bras de son Némésis dans son dos. Peu désireux de se laisser immobiliser de la sorte, Beltram jeta sa tête en arrière, et aussi grand fut Jamère, c'est sur son nez que s'écrasa le crâne du semi-elfe. Si la douleur fut amoindrit par les médecines qu'avait consommé le brun, un goût métallique tout à fait désagréable n'en emplit pas moins sa bouche. Enfin, Jamère s'était déjà retrouvé une fois avec le nez cassé, et il put en conclure que ce n'était pas le cas cette fois-ci. Il n'en porta pas moins sa main valide à son visage, Beltram ayant prit quelques distances lorsque l'Emerien l'avait lâché. Quelle teigne celui là...

Enfin, même l'expression mauvaise que ce dernier affichait alors si ostensiblement ne fit pas broncher Jamère. Il lui laissa le temps de maugréer tout son soul. Ce dont le rouquin ne se priva bien évidemment pas :

- « Tu ne pouvais pas simplement foutre le camp, hein ?! Évidemment ! C’était une issue beaucoup trop intelligente contrairement à celle de se mêler des affaires des autres ! Putain ! Tu viens de condamner une pauvre fille à on ne sait quels sévisses juste pour prouver ton point de vue de merde, sale enculé ! J’espère que tu es TRÈS FIER de toi. On se rappellera de toi comme étant Jamère, le pote et protecteur des violeurs ! Crois-moi, je me ferai un plaisir de répandre cette sublime réputation à chacun de mes clients ! Je sèmerai ces propos au vent avec une joie non dissimulée ! Je ne sais même pas ce qui me retient de t’abattre sur le champ !! Oh si, je préfère te laisser vivre avec cette fausse conscience dont tu te targues afin que tu restes dans le doute à savoir si mes propos étaient véridiques ou pas. Va te faire foutre Jamère. Littéralement. »


C'est tout juste si un froncement de sourcil assombrit davantage le visage de Jamère alors qu'il écoutait Beltram déverser sa verge. Cela sembla pourtant une étape nécessaire dans le bon déroulé de la suite des opérations. Qu'il évacue donc sa frustration de la sorte. Le brun ne put nier son contentement à voir le semi-elfe si hautement contrarié. La fin de sa tirade fut marqué par un crachat. Cela fait, il gagna lui aussi le chevet de Milo, sait on jamais, peut être le bougre avait-il ressuscité en entendant le flot d'inepties débité par l'Opalien.

Alors qu'il était accroupi sur le bas côté, le rouquin semblait en grand débat avec lui même. Jamère lui laissa le temps de constater l'ampleur de la tache s'il voulait retrouver la fille sans guide. Quand il en eut assez du spectacle de Beltram se pinçant l'arrête du nez, le mercenaire se décida à intervenir.

- « Je sais où ... »


- « Ta gueule Jamère, tu en as assez fait comme ça. »

Devant le peu de réaction ( et le peu d'écoute ! ) qui lui était dévolu, Jamère haussa les épaule et fit un pas en direction de son cheval. Voilà qui forcerait l'attention de Beltram. À défaut, l'Emerien se sentait encore capable d'aller chercher la fille seul, même si cela devait lui prendre davantage de temps. Cela étant, le brun n'eut même pas besoin d'élaborer un nouveau plan d'attaque. Toujours aussi puéril, c'est en le voyant s'en aller que le semi-elfe reporta son attention pleine et entière sur le mercenaire.

- « Ah tu crois que je vais te laisser partir comme ça ?! Tu me prends réellement pour un idiot, Jamère d’Émeraude ! Franchement, tu… » comme si les paroles prononcées un instants plus tôt avaient finies par atteindre le cerveau embrumé de Beltram, une nouvelle onde de mécontentement traversa le visage de ce dernier. « Tu sais où elle est ?! Comment…? Oh putain, tu lui as arraché les vers du nez avant qu’il ne meure ?! Tout ça pour mieux me rouler, admets-le… »

- « Rouler les autres, c'est ton domaine. » répondit-il de but en blanc, avant de reprendre d'un ton plus mesuré « Il a parlé de son plein grès, je ne lui ai rien demandé. Mais peu importe. Je sais où elle se trouve. Ces indications pourraient être un piège, mais j'en doute. »

- « Bien. » soupira le semi-elfe. L'idée ne l'enchantait visiblement pas du tout, mais même lui evait se rendre à l'évidence : il n'avait que peu d'autres choix, et faire alliance avec Jamère, aussi détestable cette idée soit-elle, était la moins mauvaise de toute. C'est en regardant le brun droit dans les yeux que l'Opalien poursuivit : « Dans l’intérêt de la fille. Mais crois-moi : si tu me mens ou si tu tentes de me rouler, je le saurai, assurément. Et je fais preuve de clémence en n’ordonnant pas à mes hommes de te faire la peau (ou même à tenter le tout moi-même), il en serait autrement si tu devais me poignarder dans le dos à nouveau. Il y a réellement une limite à ce que je peux endurer. »

D'un geste, Beltram mit sa compagnie en branle. On devinait aisément que tout à chacun n'était pas au meilleur de sa forme, homme comme monture, après la dure cavalcade de la journée. Cependant, il n'était plus temps de prendre du retard.

- « En selle! Et puis… laissez Milo croupir sur le bord de la route. Il ne mérite pas une sépulture décente… »


L'ordre fit grincer des dents Jamère, mais sans doute avait il était lancé dans ce but. Le jeune homme tacha de n'en rien montrer, tout comme il essaya de se persuader qu'il n'avait que faire d'un cadavre quand une jeune fille bien vivante était encore en danger. Ne faisant pas plus de manière, Jamère se percha sur sa selle, moins souplement qu'il l'aurait voulu certes, mais cela ne l’empêcha pas de talonner son destrier. La lourde bête hennit de consternation face au peu d'égard qui lui était accordée, mais elle n'en adopta pas moins un trot lent.

Ballotté sur sa selle, Jamère passait en revu les indications de Milo, les superposant à sa propre connaissance de la région. Les moulins étaient nombreux sinon monnaies courantes, mais celui décrit par le fugitif répondait à nombre de critères précis. À l'écart d'un village situé à une demie journée de route plus au nord, se trouvait une rivière presque tarie. Jadis de belle proportion, elle s'était peu à peu réduit à l'état d'un mince filet d'eau, amoindrissant considérablement l’attractivité de l'endroit. Les abords de la zone s'était peu à peu désertifiée, si bien que l'on ne trouvait plus dans la région que de rares fermes isolées. Ce devait être en remontant le cours d'eau que, Milo en avait assuré Jamère, il trouverait un vieux moulin depuis longtemps abandonné. Le lieu était à l'écart de toute habitation, en bordure de forêt. Stratégiquement parlant, il s'agissait en effet d'un endroit idéal pour qui voulait mener à bien de discrètes activités. Songer à cela fit courir un frisson le long de l'échine de l'Emerien. L'enlèvement de la fille, sa séquestration... il s'agissait là d'une affaire préparée, organisée, planifiée...

Comme le soir allait s'avançant, il fallut choisir si l'on dressait le camp ou non. Poursuivre la route aurait certes permit une arrivée en pleine nuit qui aurait surprit les maraudeurs, mais comme l'on ne savait pas exactement vers quel genre de guêpier on faisait route, il fut décidé de faire halte pour la soirée. Hommes et bêtes devaient être frais et dispos avant de lancer l'opération de sauvetage.

La nuit fut courte, car c'est avant l'aube qu'on reprit la route. Jamère n'avait que peu dormi. Il ne craignait pourtant pas pour sa vie car, s'étant gardé de confier les indications de Milo à Beltram, il se savait indispensable au semi-elfe. Le fautif de son sommeil peu réparateur n'était autre que lui même : c'est en méditation qu'il avait passé la plus grande majorité de son temps de repos. N'y voulant plus penser lorsqu'il fut temps de reprendre la route, c'est avec une mine maussade qu'il guida les Loups d'Acier au fameux moulin...
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