___




 


AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|

Frozen hell and... What the f...?!! [PV VAYRINN]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Beltram
Mercenaire des Loups d'Acier
avatar
Nombre de messages : 63
Rôle : Mercrenaire
Date d'inscription : 13/12/2016

Plus sur le personnage
Âge:
Rôle:
MessageSujet: Frozen hell and... What the f...?!! [PV VAYRINN] Jeu 19 Jan 2017, 12:21

Il chevauchait tranquillement aux côtés d’une procession qui louvoyait le long d’un chemin sinueux en bordure de forêt. Pour une de rares fois de sa vie, Beltram n’était pas en devoir : il avait reçu une invitation de l’un de ses vieux amis jadois qui requérait sa présence pour assister aux festivités données en l’honneur du mariage de sa fille. Hanzo était un homme frôlant la cinquantaine pour qui il avait déjà travaillé, il y a de cela quelques années. Non seulement le jadois payait vraiment bien, mais en plus, il avait reçu les Loups d’Acier comme des rois. Les deux hommes avaient fraternisé et s’étaient rapidement liés d’amitié au point où Hanzo avait invité l’Opalien sur ses terres à quelques reprises, simplement pour passer un peu de temps en sa compagnie. Au final, Bel vint à voir l’homme (qui, il fallait bien l’admettre, ne trempait pas dans des affaires tout à fait nettes) comme une figure qui pouvait se rapprocher du qualificatif « paternel ». Ainsi, le chef des Loups d’Acier avait accepté l’invitation d’emblée, s’accordant ainsi quelques jours de congé bien mérité.

La procession se dirigeait vers une résidence secondaire située près d’un petit lac qui appartenait à la famille élargie d’Hanzo. Le but de ce voyage était de s’y rendre afin de pouvoir y célébrer le mariage de Saki, sa fille, en toute quiétude. Le futur époux de cette dernière était d’ailleurs déjà sur place. Le semi-elfe roux porta une main gantée à sa cape rembourrée, puis resserra cette dernière autour de son cou. L’hiver battait son plein et de gros flocons de neige tombaient du ciel, donnant des airs féériques au paysage déjà sublimement recouvert d’un tapis blanc. Des hommes de main de Hanzo ouvraient la marche, suivis de près par la carriole où se trouvait le chef de la famille en compagnie de sa conjointe et de sa fille (qui était fébrile à l’heure actuelle). Beltram suivait l’embarcation avec les invités, puis finalement, d’autres guerriers fermaient la procession.

Le mercenaire esquissa un sourire alors qu’il écoutait les propos des convives qui se trouvaient sur sa droite. Selon leurs propos, le chef de la famille jadoise aurait dépensé sans compter afin de rendre cette journée la plus inoubliable possible pour sa fille chérie. Ça, c’était du Hanzo tout craché! Il dépensait sans compter et ne possédait aucune limite lorsqu’il s’agissait de Saki. Cette dernière était d’ailleurs son unique fille et était beaucoup trop gâtée. Mais bon… Loin de lui l’idée de critiquer les talents parentaux de son vieil ami!

Le vent du nord se leva, forçant le guerrier roux à rabattre son capuchon doublé sur sa tête. Pour la journée, il avait opté pour un pantalon épais de couleur onyx, une tunique à manches longues bleue royale ponctué d’élégants filagrammes argents, une ceinture finement travaillée, des bottes rembourrées en fourrure de lièvres, des gants de la même couleur que son pantalon et ses bottes, un manteau doublé de laine d’alpaga et finalement, une cape couleur charbon doublée à l’intérieur en peau de daim. Vu l’occasion festive qui s’étalait devant lui, le semi-elfe avait laissé tomber son armure de cuir, puisqu’il n’avait visiblement pas l’intention de combattre d’une quelconque façon. Toutefois, la prudence restait toujours de mise : il décida de conserver son épée à sa taille ainsi qu’un poignard dans chacune de ses bottes.

Son regard couleur d’or fondu se glissa sur les rizières enneigées qui s’étalaient au loin, quand un drôle de pressentiment le prit d’assaut. Pourquoi se sentait-il soudainement anxieux? Il fronça les sourcils. C’est alors que, survenues de la forêt sur sa gauche, plusieurs flèches enflammées se fichèrent dans la carriole devant lui! Malgré le froid, ce ne fut pas très long que l’embarcation s’embrasât sous le regard horrifié du reste de la procession.

- HANZO! Cria le guerrier roux, réalisant toute l’ampleur du danger.

Toutefois, il n’eut pas le temps de réagir que d’autres traits furent tirés en direction des convives. L’une des flèches le rata de peu, le prenant par surprise. Ni une, ni deux, l’étalon de Beltram – qui était déjà terriblement nerveux – fut pris de panique et se cambra, désarçonnant le semi-elfe. Le mercenaire tomba à la renverse et s’écrasa sur le sol poudreux. Des hurlements d’horreur se firent entendre et plusieurs invités furent atteints par les traits meurtriers. Les chevaux piétinèrent le sol, pris d’effroi, puis certains détalèrent. Par réflexe, Bel se recroquevilla et protégea sa tête de ses bras, espérant ainsi ne pas se faire écraser par les destriers. Au bout de quelques instants, les convives se dispersèrent et certains prirent fuite alors que d’autres… eurent beaucoup moins de chance.

Le semi-elfe jeta un coup d’œil autour de lui et vit des guerriers armés sortir de la forêt pour prendre d’assaut la procession. Rapidement, il se mit sur pieds, puis dégaina son épée. Les hommes de main de Hanzo se débattaient comme des diables pour tenter d’atteinte la carriole de leur maître. Toutefois, les chevaux qui la tiraient, étaient complètement paniqués et détalèrent comme des forcenés, traînant l’embarcation dans une course folle derrière eux. Le vent causé par leur débandade alimenta le brasier et bientôt, on ne vit que le chariot enflammé qui tournait au coin d’un immense rocher. Oh bon sang!! Il espérait que son vieil ami allait bien! Il tenta de communiquer avec lui mentalement, mais fut interrompu dans son élan par un homme qui fonçait droit sur lui. Bel esquiva l’assaut, puis tendit la main pour désarmer son adversaire. Dans un pivotement, il enfonça l’arme volée par magie dans sa cuisse et le bougre hurla de douleur. Voyant une ouverture, le semi-elfe lui trancha nette la gorge. D’autres hommes arrivaient, il le savait!

Tout autour de lui, il n’y avait que des corps morts et des hommes luttant pour leur survie. Le mercenaire tenta de leur prêter main-forte du mieux qu’il put, mais ces derniers furent rapidement encerclés. Visiblement, ses assaillants se foutaient bien de sa gueule! Ils se concentraient sur les guerriers d’Hanzo qui portaient, sur leur plastron, l’insigne familial de la grande famille jadoise. Leurs ennemis… il s’agissait assurément d’un clan adverse! Hanzo travaillait de pair avec des malfaiteurs, alors il n’était pas complètement absurde de croire que ses vieilles alliances s’étaient retournées contre lui pour une raison X. Malgré le fait qu’il s’acharnait à essayer d’aider les guerriers jadois, le semi-elfe dut se rendre à l’évidence : ils ne pouvaient pas s’en sortir. Bientôt, il fut le seul debout face à un groupe d’une vingtaine d’hommes. Il évita quelques flèches qu’on lui balança, puis pivota sur lui-même pour voir un cavalier fondre sur lui. Sans trop réfléchir, il usa de sa magie sur son adversaire, l’agrippant par l’amure – grâce à son don – pour finalement le jeter en bas de son destrier. Le guerrier s’écrasa au sol, mais sa monture poursuivit sa route en direction du mercenaire. Une fois à sa hauteur, il se donna un élan, agrippa les brides, puis sauta pour enfoncer son pied dans l’étrier. En moins de deux, Bel fut en selle et poussa la bête empruntée sur le chemin enneigé. Évidemment, les ennemis d’Hanzo n’entendirent pas le laisser filer aussi facilement! Ils ne voulaient laisser aucun témoin, alors le groupe se scinda en deux. Une partie détala à la suite de la carriole et des survivants, alors que l’autre partait en chasse à la suite du rouquin.

Bel talonna sa jument du mieux qu’il pouvait. Dès qu’une intersection apparue sur son chemin, il bifurqua vers la droite, s’enfonçant dans un sentier forestier. Il espérait que le couvert des arbres pourrait lui servir afin de disparaître aux yeux de ses poursuivants. Qu’il était naïf! Non seulement ceux-ci ne le perdirent absolument pas de vue, mais en plus, il se fit surprendre par la droite! En effet, quelques flèches fusèrent dans sa direction, atteignant la jument à la gorge, au flanc et à la patte arrière. Cette dernière poussa un hennissement de souffrance et s’écroula au sol, faisant rouler son cavalier dans la neige. Le jeune homme roux prit un instant pour retrouver ses esprits, puis se remit sur pieds. Merde!! Ils arrivaient! Sans plus attendre, il détala dans la forêt aux pas de course, ses jambes s’enfonçant dans l’épais tapis blanc. Il se fatiguerait vite, à cette vitesse… Il devait faire quelque chose! Se cacher n’était pas une option puisque les empreintes de ses pas le trahissaient. Combattre? Ils étaient beaucoup trop nombreux pour ça, sans compter qu’ils possédaient des archers parmi leurs rangs… Appeler ses Loups d’Acier n’était pas non plus une option : la dernière fois qu’il les avait laissés, c’était dans la capitale de Jade qui était à plusieurs heures de route.

Au bout d’un moment, le semi-elfe remarqua que les cavaliers avaient cessé de le poursuivre, puisque le terrain hors sentier était impraticable pour leurs montures. Le souffle court, les jambes en feu, il s’arrêta un instant et tendit l’oreille. Seuls le bruit du vent et le chant lointain des oiseaux se faisaient entendre. Une buée émanait de sa bouche, là où son souffle était perceptible. De la neige s’était enfoncée dans ses bottes et il sentait sa morsure glaciale contre ses jambes.

Un craquement se fit entendre derrière lui.

Bel fit volte-face pour voir deux hommes foncer en sa direction, épées brandies. Par instinct, le semi-elfe effectua une roulade dans la neige pour éviter leur assaut. Il se remit rapidement sur pied, puis para une attaque avec la lame qu’il avait préalablement volée. Tendant la main, attira la dague d’un de ses assaillants grâce à son pouvoir et l’agrippa au passage pour la lui enfoncer dans les côtes. Il relâcha le manche de sa petite lame de poing, puis usa de sa main leste pour dérober une bourse qui pendait à sa taille. Un insigne y trônait et il en avait besoin pour savoir qui était l’auteur de cette attaque… Bel enfonça son larcin dans ses poches, pivota sur lui-même puis attrapa le bras de son adversaire blessé pour le basculer par-dessus lui. Toutefois, avant qu’il ne puisse réagir, il sentit un violent coup de pied le frapper directement au bassin, lui soutirant une plainte de douleur. Sous l’impact, il fut propulsé vers l’avant… et le sol émit un craquement sinistre sous ses pieds. Levant les bras chaque côté de son corps, le guerrier sembla vouloir conserver son équilibre. Il jeta un regard lentement par-dessus son épaule et réalisa qu’il se tenait sur une immense croûte de neige et de glace qui bordait une pente terriblement abrupte. Derrière lui se trouvait une vallée rocailleuse bordant des montagnes enneigées : le royaume de Béryl. D’ailleurs, il remarqua bien malgré lui les immenses remparts qui avaient été érigés et qui longeaient la limite du royaume. Tiens? C’était nouveau ça? La dernière fois qu’il était venu en ces terres, ces « protections » n’étaient absolument pas là… Remarquez, ça faisait plusieurs années qu’il ne s’était pas approché des limites de ce royaume… Si la vue était à couper le souffle, il n’eut pas vraiment le temps d’en profiter, car les ricanements de ses adversaires le sortirent brutalement de ses songes.

Bel ramena rapidement son attention sur eux et nota le sourire carnassier qui trônait sur leurs lèvres mutuelles. L’un des hommes leva sa hache au-dessus de sa tête, et le semi-elfe comprit quelles étaient ses intentions. « Non, non, non, non, non! » S’exclama-t-il en levant les mains, comme pour calmer le jeu. Son assaillant ne fit qu’à sa tête et frappa la croûte de neige de toutes ses forces. Un vacarme sourd s’en suivit et le sol sous ses pieds se déroba, l’entraînant dans une chute vertigineuse. Le chef des Loups d’Acier cria malgré lui alors qu’il sentait basculer. Tout se passa si vite! Le décor virevolta à une vitesse folle alors qu’il roulait sur lui-même dans la neige poudreuse. Sa tête heurta un rocher au passa, lui embrouillant l’esprit malgré lui. Il ne savait plus où était le ciel et où était la terre! Puis soudain, la pente cessa complètement, le jetant dans le vide d’une falaise de quelques mètres. Bel virevolta, échappant l’épée qu’il tenait au passage, puis son dos heurta une surface dure qui se rompit immédiatement sous l’impact.

Le froid l’engloba, comme jamais.

Heureusement qu’il avait retenu son souffle! Il venait de passer à travers la croûte glacée d’une rivière qui longeait les nouveaux remparts de Béryl. L’eau était si glaciale qu’il avait l’impression que son corps entier était transpercé de milliers de lames! Heureusement, il eut le réflexe de retenir son hurlement, histoire de ne pas perdre le précieux air qui était emprisonné dans ses poumons. Malgré son cerveau maintenant abruti par le froid, le semi-elfe eut la décence de se situer. Il détacha sa cape en peau de daim qui l’alourdissait trop, puis nagea vers la surface… pour se buter contre la croûte de glace au-dessus de lui. Merde!! Où était le trou par où il était passé?! Il tâta frénétiquement la paroi qui lui faisait barrage, prit de panique. Il… il avait du mal à réfléchir. Ses membres étaient de plus en plus engourdis et il sentait ses forces le quitter, sans compter que ses poumons étaient en feu. Sans plus attendre, il agrippa l’une de ses dagues dans ses bottes, puis frappa la surface au-dessus de lui de toutes ses forces. La lame traversa la glace, puis la croûte gelée émit un craquement sourd avant de se rompre sous les coups incessants du mercenaire.

Le semi-elfe émergea enfin, avalant l’air à grandes lampées. Il devait sortir de là, et vite! Il s’agrippa sur la glace près de lui, tremblant comme une feuille au point où il avait du mal à contrôler ses soubresauts. Il… il était frigorifié. Il… il avait du mal à enligner ses pensées. La glace se rompit à quelques reprises sous lui alors qu’il tentait de se hisser, accentuant la difficulté. Malgré tout, le rouquin jeta un regard par-dessus son épaule, en direction de la falaise et il put voir, tout en haut, ses deux poursuivants qui le fixaient de loin. Il crut percevoir le mouvement de l’un d’entre eux qui passa un pouce sur sa gorge. Visiblement, ils étaient irrités de voir qu’il avait survécu… Encore fallait-il qu’il ne crève pas de froid!

La main droite de Beltram tâta frénétiquement la glace autour de lui à la recherche d’un accroc pour se cramponner. Il devait se hisser hors de l’eau, sinon il allait crever d’hypothermie ou alors se noyer! Il tremblait trop! Ça en était presque frustrant! La panique commença à naître en lui, quand soudain, une poigne solide l’agrippa par son manteau doublé en laine d’alpaga. On le tira sans ménagements et ce n’est qu’à ce moment qu’il remarqua les cris furieux qui l’entouraient. D’un coup de pied, on lui arracha sa dague des mains (ce qui ne fut pas un problème en soit, vu son impossibilité à offrir de résistance pour le moment), puis on le retourna sur le dos après l’avoir tiré loin du trou glacé. Il ne comprenait que dalle à ce qu’ils disaient et se demanda si c’était à cause de son cerveau abruti par le froid… Non… non il ne connaissait effectivement pas ce langage, bien que la sonorité lui fut familière.

Bel était secoué de soubresauts et une croûte de givre se formait déjà sur ses vêtements détrempés et sur sa peau blanchie. Son regard doré bifurqua à une vitesse incroyable entre les hommes – visiblement furieux – devant lui. Un autre arriva à sa hauteur et c’est là qu’il réalisa à qui il avait affaire : les berserks! Le nouveau venu… Il avait vu sa tronche lors de la soirée bien arrosée qu’ils avaient eu à l’ancien repaire de Vil’Poignard! Bon… il ne connaissait pas son nom, mais à voir la lueur qui brillait dans ses yeux, il comprit que ce guerrier le reconnaissait également.

- V-V-V-V-V-Vayrinn, parvint-il à prononcer entre ses lèvres bleuies.

L’homme familier se renfrogna alors que tous les autres lui jetaient des regards surpris. Ils semblèrent échanger une conversation silencieuse, quand soudain, l’un d’entre eux se pencha pour l’agripper. On le força à se lever debout et Bel eut pour réflexe de resserrer ses bras contre lui, en une vaine tentative de se protéger du froid. Où l’emmenaient-ils? Depuis quand ils étaient sur ces terres?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vayrinn
Animateur - Kadrunn
Animateur - Kadrunn
avatar
Nombre de messages : 100
Rôle : Chef des Berserks, Dirigeante de Kadrunn & des TI
Date d'inscription : 22/08/2015

Plus sur le personnage
Âge: 25-30 ans (G18)
Rôle: Chef des Berserks, Dirigeante de Kadrunn & des TI
MessageSujet: Re: Frozen hell and... What the f...?!! [PV VAYRINN] Jeu 19 Jan 2017, 13:36

L’hiver était bien installé depuis maintenant plus de deux mois. Kadrunn avait meilleure mine depuis l’arrivée de Vayrinn sur le trône. Il était fort évident qu’il y avait encore beaucoup à faire, mais les travaux allaient bon train. Les remparts du côté de la frontière d’Émeraude étaient terminés. Ceux de Jade et Turquoise avançaient à un rythme tout à fait satisfaisant et d’ici quelques mois, ceux-ci seraient complétés. Quant au Château, quelques sections seraient à refaire en entier. Pour Vayrinn, ce n’étais pas une priorité. Des toits temporaires en bois, muni de couches isolantes suffirait pour protéger l’intérieur des murs des intempéries jusqu’à ce que ce soit à leur tours de renaître, tout comme des poutres avaient été installé afin de renforcir quelques murs incertains, mais pour l’heure, il y avait plus primordial à faire: Engager des forgerons, des massons et des tailleurs de pierres, tout comme bien entendu, des mineurs. Sécurisé la Capitale notamment avec les remparts et le Château afin qu’aucun plafond ne leurs tombent sur la tête ou qu’un mur ne s’écroule. Ainsi, remettre à neuf le Château et le faire reluire de richesse était loin d’être une priorité. De toute façon, il était bien, bien plus grand que tous ce que la Chamanka avait eu jusqu’à ce jour et l’espace à sa disposition était plus que suffisant. Elle n’avait très certainement pas besoin de plus pour le moment et il fallait avouer qu’elle avait encore de la difficulté à s’y faire. Heureusement, elle était bien entourée.  Les Berserks qui vivant en Kadrunn pour les prochains mois pouvaient considérer le Château comme leur seconde demeure aussi. Leur présence dans la Capitale était sur une base volontaire et rotative afin de mettre la main à la pâte concernant certaines tâches bien particulière.

Le temps passait à une vitesse folle. Certains tentaient de passé la frontière. Certains réussissaient et d’autres non. Ceux qui voulaient retrouver leurs demeures, pour la majorité démolis, devaient alors s’engager à travailler pour Vayrinn. Ils recevaient certes une maigre somme financière, mais ils avaient de bonnes conditions. Ils devaient travailler quatre jours pour l’emploi auquel ils avaient postulé, puis, les trois jours restant leurs appartenaient. Cette entente durerait cinq ans. Après quoi, le système changerait, pour ressembler d’avantage à un système plus ‘’conventionnel’’. Ils pouvaient d’ici là utiliser une certaine quantité de ressources pour se reconstruire à des endroits préalablement établis par la Berserk, ce qui en arrangeait plus d’un. Ne pas avoir à payer ses ressources et se les faire fournir par la Capitale était quelque chose du jamais vue, qui ne faisait en sorte que le peu du peuple de l’ancien Beryl vouait déjà un grand respect, mais sans doute aussi une certaine crainte envers leur nouvelle souveraine qui n’hésitais pas elle aussi à mettre la main à la pâte sur certain projets physique. Après tout, si elle restait enfermée au Château à faire plans et paperasses, elle deviendrait folle.

D’ailleurs, elle était en train de profité d’une de ses ‘’pauses paperasses’’ en se baladant à l’Est de la Capitale afin de songer au meilleurs emplacement des champs pour les récoltes qu’il faudrait semer dès le printemps. Sur une petite colline rocailleuse qui surplombait une vallée, elle discutait avec deux autres Berserks tout en pointant le sol enneigé et que l’un deux prenait des notes alors que l’autre tenait des long pieux de bois qu’il se contentait de planté à des endroits stratégique, plus bas, afin de délimité tout de suite ce qui irait où. Cet endroit serait parfait. Le vent froid balayait leurs corps bien au chaud dans leurs vêtements. La chevelure de la chamanka faisait quelques vagues sous les bourrasques qui eurent raison de sa capuche lorsqu’elle choisit de courir vers la vallée pour rejoindre l’un deux et dévoilèrent un visage amusée alors que sa main venait de se poser sur l’épaule de celui-ci tout en hochant négativement la tête.

Une fois le trio rassemblé plus bas, le Berserks Cerf avait alors posé une question à Vayrinn, mais celle-ci n’y répondit pas et fronça les sourcils, ce qui eux tôt fait de calmer les rires des deux autres. Elle venait de recevoir un message télépathique de Khaos lui mentionnant qu’il venait de pêcher le Chef des Loups d’Acier dans la rivière longeant une partie de la frontière entre Jade et leur nouvelle acquisition. Quoi? Un peu surprise, il fallut avouer que cela pris quelques secondes à celle-ci pour éclairer son esprit et renvoyé une tonnes de questions à son Béta. Beltram? Dans la rivière? Était-il en vie? Était-il blessé? L’idée qu’il soit hostile ne lui était pas du tout passé à l’esprit, alors ce ne fut point l’une de ses questions. Il fallait une assez grande persévérance et forme physique pour traverser cette portion de Jade et Kadrunn vue les ravins si l’on ne connaissait pas le chemin, pour ensuite traversé une rivière glacée à cette époque de l’année. Oh, pas qu’elle sous-estimait le mercenaire, mais elle se demandait bien pourquoi tout ce mal…

Vayrinn avait déjà quitté sa position pour s’être mise en route de façon plutôt rapide vers le Château en ayant les grandes lignes des évènements amenant le Chef des Loups d’Acier en ses terres de la part de Khaos, notamment la seule information qu’ils avaient était qu’il semblait avoir été poursuivi. Elle avait bien entendu aussitôt ordonner qu’on le lui amène et ce, vivant bien entendu, tout comme abattre ses poursuivants s’ils étaient sur le territoire de Kadrunn ou à portée. Voilà qui serait un bon exercice pour son Beta : La diplomatie… Si l’ont veux. Les autres Berserks, priorisant ceux du groupe ayant fait la trouvaille avaient aussi entendu son ordre, ce qui mettait une forme de pression sur le Berserk loup qui devrait montrer l’exemple. Il était aussi le seul à parler la langue commune d’Enkidiev, mais certes, pas seul à la comprendre. Les autres semblèrent un peu étonnés de la tournure des évènements, laissant de côté leurs airs menaçant pour la majorité. Faisant aussitôt confiance aux paroles de Vayrinn dans leur esprit. Ils obtempérèrent instantanément vue l’urgence de la situation. L’un d’eux ramassa le mercenaire frigorifié sans trop de ménagement sous le regard du Beta qui se contenta de le tourner vers l’un de ses compagnons qui offrit un bon coup de pommeaux d’épée derrière la tête du rouquin. Après tout, c’était bien Khaos qui étaient à la tête de la patrouille et même s’il le ‘’connaissait’’ et que Vayrinn semblait encline à le faire rentrer sans poser de question, enfin, façon de parler, lui, il préférait faire ce qui devait être fait. Ainsi, aucun regret. Beltram restait pour lui un mercenaire qui avait  volontairement mis en danger sa Chef il y a de cela déjà environs une année.
**


Elle venait à peine d’arrivé qu’elle voyait l’ombre du groupe approcher. Plus ils avançaient et plus elle en avait la confirmation: C’était bel et bien Beltram. Elle aurait sans doute eu un sourire plutôt amusé peint au visage si elle n’aurait pas remarqué son inconscience ainsi que son état lamentable, sans compté ses lèvres bleuit et sa peau plutôt pâle à faire peur. Qu’avaient donc les mercenaires à retomber sur sa route autant mal en point? Et ensuite ont lui reprochais à elle de se faire des ennemis? N’importe quoi.

Bref, le groupe qui semblait s’être séparé en deux à sa hauteur, Vayrinn fit signe à ceux qui transportaient le mercenaire de la suivre alors que deux autres Berserks sortaient du Château. Ceux-ci étant déjà sur place lors de l’incident, furent aussitôt avisé mentalement par la Chamanka de préparé ce qu’il fallait. Tout le monde suivis la situation marchant dans le hall, puis traversant la salle du trône où brûlait un feu pour ensuite passé par une porte qui menait dans un couloir où celui-ci finissait par débouché sur une escalier menant à l’étage supérieur, mais une fois l’encadrement de la salle du trône passé, Vayrinn leva simplement une main en l’air, indiquant son désir de ne pas être suivis. Machinalement, tout le monde s’arrêta, certains rallant pour tourner les talons et aller prendre place dans la salle du trône parmi les tables prêt du feu afin de profiter de sa chaleur. Khaos bien entendu continua la route comme si de rien était.

« Ut xuep em erid ec euq ut siaf? » ( Tu peux me dire ce que tu fais? )

- Aç en es tiov sap ? Ne’uq li-tse ed ses tnaviusruop? Siuped dnauq li-tse tneicsnocni ( Ça ne se voit pas ? Qu’en est-il de ses poursuivants? Depuis quand est-il inconscient?)

Demanda-t-elle tout en s’approchant du mercenaire qui fut poser sur un lit de couverture en fourrure sur le sol, prêt du feu de la chambre principale alors qu’elle entreprit avec l’aide des deux autres Berserks de le dévêtir rapidement afin de lui enlever les vêtements givrés, tout en frottant vigoureusement sa peau afin de la réchauffé. Son regard avisé parcourait son corps afin de ne pas y noté une blessure mortelle, mais mise à part quelques-unes tout de même mineure, la gravité de la situation restait dans son inconscience et son début d’hypothermie. Elle se laissa choir sur le sol et attira le mercenaire contre dos contre elle, l’appuyant contre son ventre et sa poitrine, tout en se déshabillant prestement afin de le réchauffé grâce à sa propre température corporelle, puis l’envelopper de ses bras, sous les couvertures.

« Aç siaf snorivne enu seniatgniv ed setunim , el spmet euq suon snoivirra . Ec tse’n sap el diorf , siam nu puoc ed uaemmop iuq a ue nosiar ed iul . Ses stnaviusruop tneiaté ne tuah sed sesialaf ed edaJ , ed ertua’l étôc ed al erèivir .» ( Ça fais environs une vingtaines de minutes, le temps que nous arrivions. Ce n’est pas le froid, mais un coup de pommeau qui a eu raison de lui. Ses poursuivants étaient en haut des falaises de Jade, de l’autre côté de la rivière. )

Avait-il dit tout en observant la Chamanka s’afférer à réchauffé le Loup d’Acier, pour une fois sans la moindre pointe de jalousie. Après tout, c’était la meilleure façon d’aider une personne en hypothermie et ce n’étais très certainement pas lui qui l’aurait fait. Quant au fait que les assaillant du mercenaire aient fuit, cela la dérangeait un peu, mais d’un autre côté, ils n’étaient pas sur Kadrunn. Khaos lui précisa cependant que ceux qui étaient resté sur la frontières c’étaient divisé en deux et qu’une moitié du groupe suivait le duo sur Jade de loin. Ceux-ci avaient quitté la scène en présumant que le mercenaire avait été tué par les Berserks vue la manière d’ont-ils l’avaient accueilli. De loin, cela pouvait réellement porté à confusion.

- Sli’uq tnetser tercsid . Ut siarved rella sel erdniojer , sli tnorua nioseb ed iot ruop neib erdnerpmoc li’s y a nu tcatnoc euqnocleuq à eriaf uo tnemelpmis érussa’s sli’uq tneso’n sap resrevart. Is let tse el sac sel-zeut te ej xuev sruel setêt rus sed xueip. ( Qu’ils restent discret. Tu devrais aller les rejoindre, ils auront besoin de toi pour bien comprendre s’il y a un contact quelconque à faire ou simplement s’assuré qu’ils n’osent pas traverser. Si tel est le cas, tuez-les et je veux leurs têtes sur des pieux.)

Sur ces mots, le Berserk loup jeta un bref regard à la Chamanka, fronçant les sourcils, puis au mercenaire.

- Rella av y’s . Ia’j us iul rinet etêt enu siof ej siarua’n nucua emèlborp enu ednoces siof .. ( Aller va s’y. J’ai su lui tenir tête une fois je n’aurais aucun problème une seconde fois. )

Sur ces paroles, le Berserks jeta un bref regard aux deux autres qui eurent leur congé, puis le trio quitta la chambre, non sans que Khaos se permettre d’ordonner aux deux autres de resté prêt de la porte, juste au cas. Évidemment, ceux-ci obtempérèrent et il se contenta de quitté à la course. Plus vite il partait, plus vite il reviendrait.

Vayrinn put enfin se retrouver seule avec le mercenaire. Elle avisa le derrière de sa tête et y passa une main pour y voir un peu de sang sur celle-ci. Poussant un bref soupir, elle passa sa main dans ses cheveux et le soigna grâce à son pouvoir de guérison. Son corps avait cessé de trembler et le contact de sa peau contre la sienne était moins prenant. Elle déposa doucement ses mains de chaque côté de son corps et ferma les yeux. Si la magie de guérison semblait répandre une certaine chaleur dans le corps et pouvait soigner de graves blessures, elle ne voyait pas pourquoi cela ne fonctionnerait pas avec l’hypothermie. La seule raison pour laquelle elle ne l’avait pas fait instantanément était que la trop grande variation de température aurait pu être suffisante pour faire arrêter son cœur alors que tout reprendrait son cours trop rapidement. Elle ferma les yeux et put sentir que son esprit, doucement, commençait à s’éveiller.

**Beltram…**

Fit-elle dans ce monde sombre et douillet de son inconscience. Sa voix avait été douce, invitante, chaleureuse. Puis, le sentent un peu bouger, elle eut un bref sourire en coin et glissa une main sur sa joue, pour l’aider à sortir de ce monde. Après un petit moment alors qu'il émergeait enfin, elle fini par se dégagée de lui et de laissé son corps reposer entièrement en position couché. Elle remonta la couverture jusqu’à sa gorge et déposa un coussin derrière sa tête. Elle tourna ensuite les talons tout en remettant ses vêtements et se dirigea vers le petit foyer où y était placé un petit chaudron. À l’intérieur, il y avait tout simplement de l’eau qui bouillait. Elle le retira du feu et le déposa à côté, sur la pierre pour finalement y tremper un gobelet. Percevant du mouvement sur sa droite, elle se retourna pour aviser le roux qui venait visiblement d'ouvrir les yeux. Cette fois, elle lui offrit un bref sourire, surtout parce-qu’il semblait réalisé qu’il était complètement nue sous les couvertures, tout comme l'endroit, un peu, où il se trouvais.

-Tu es en sécurité ici… Tes assaillant son loin. Tu es sur Kadrunn, ce Royaume que vous appeliez Beryl.

Elle se redressa et passa à côté de lui pour prendre des vêtements sur une chaise et les déposer sur le sol, à ses côtés pour s’y assoir en indien et lui tendre le gobelet. Lui laissant tout de même le temps de se redressé.

-Ce n’est que de l’eau chaude, mais ça va t’aider. Alors dis-moi, que c’est-il passé?

Fit-elle en inclinant légèrement la tête. Après tout, elle voulait savoir afin de donner un ordre d’attaque ou pas. Elle en profita pour l’observé d’avantage, même si elle avait un tantinet eu la chance plus tôt, le reluquer avait été la dernière de ses idées. C’était ironique de pensée qu’ils se recroisaient de cette façon. Même si à leur dernière rencontre il lui avait garantis que leur route ne se croiserait plus, elle savait qu’au fond, cela n’était qu’une question de temps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11755-vayrinn-chef-des-berserks-imperatrice-des-ti-kadrunn http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t10877-vayrinn-chef-des-berserks-chamanka
Beltram
Mercenaire des Loups d'Acier
avatar
Nombre de messages : 63
Rôle : Mercrenaire
Date d'inscription : 13/12/2016

Plus sur le personnage
Âge:
Rôle:
MessageSujet: Re: Frozen hell and... What the f...?!! [PV VAYRINN] Ven 20 Jan 2017, 10:02

Il était littéralement glacé jusqu’aux os et une sensation poignante rendait ce froid des plus insupportables. Comme si des centaines de couteaux le traversaient de part en part. Son sang pouvait-il geler dans ses veines? Si cette simple question semblait absurde en temps normal, il commençait à la trouver plutôt perspicace vu sa situation actuellement. Il avait du mal à marcher sans trébucher. Le barbare derrière lui le poussait sans ménagement en direction du rempart de Béryl, puis changea brusquement de stratégie. Il leva son bras puissant et fracassa le crâne du rouquin à l’endroit exact où il avait été heurté par une pierre lors de sa chute. Il n’en fut pas plus pour le mettre complètement chaos. Bel tourna de l’œil et s’écrasa, face contre terre.

La suite fut des plus nébuleuses. Il n’eut conscience que de très peu de choses. Il était glacé et c’est tout ce qui importait. Comment pouvait-il avoir si froid et ne pas être mort? Était-ce là la volonté des dieux? Lui qui n’était pas un homme pieux commençait maintenant à croire qu’il y avait bel et bien des forces divines dans l’au-delà qui s’amusaient avec eux, simples mortels. Il devait assurément être malade. Tiens, on le bougeait? Où l’emmenait-on? Il était où déjà? Des bruissements se faisaient sentir. Des murmures, des propos évoqués incompréhensibles. Puis une douce chaleur. Ah, ça c’était vraiment apprécié! Il avait l’impression que les couteaux perdaient de leur mordant et que le froid quittait enfin son âme. Il était bercé dans une sérénité franchement agréable et il n’avait pas envie de sortir de son cocon douillet. Une voix résonna dans sa tête. Douce, invitante et empreinte de chaleur. Ce timbre vocal lui disait quelque chose. Il l’avait déjà entendu quelque part. On répéta son nom à nouveau et il eut soudainement l’impression qu’il retrouvait l’usage de son corps. Une main se glissa délicatement sur sa joue. Lentement, le mercenaire ouvrit les paupières, mais sa vision embrouillée l’empêcha de bien discerner les traits de la jeune femme qui était penchée sur lui. Elle était belle. Son sourire était accueillant, invitant même. Il cligna des paupières lentement, voire même paresseusement, afin d’essayer de chasser les brumes qui voilaient son regard.

La damoiselle s’éloigna de lui, puis le déposa gentiment sur le dos, glissant un oreiller sous sa tête. Il avait envie de lui dire de rester, de ne pas s’éloigner. Il était si bien près d’elle… Les mots étaient restés coincés dans sa gorge de sorte qu’un simple grognement se fit entendre. Bon… Pour la retenir, c’était raté. Le jeune homme toussota, puis battit des paupières un peu plus vite. Il souleva sa main droite, se massa les yeux un instant, puis réalisa qu’une couverture en fourrure était montée bien haut sur son corps. Sa peau était encore froide, mais somme toute, il se sentait bien. Il commençait à retrouver pleinement conscience de son corps et de l’environnement qui l’entourait. Instinctivement, il se releva sur les coudes, puis jeta un regard circulaire sur la salle autour de lui. Un feu crépitait dans l’âtre situé au mur. Il était allongé dans un lit de fourrures, à même le sol. L’ambiance était étrangement chaleureuse, compte tenu de la froideur de la pierre dont étaient composés les murs. Tournant la tête, le semi-elfe roux vit une silhouette vêtue penchée sur un chaudron bouillant. La jeune femme y plongea un gobelet en acier et le mercenaire s’attarda sur ses traits. Vayrinn. C’était donc elle la femme qui l’avait rescapé, qui était lovée contre lui quelques minutes plus tôt? Était-elle réellement flambant nue, alors qu’elle était collée contre lui ou il avait rêvé cette partie? Non pas que l’idée lui déplaisait en soi… Après tout, elle était effectivement très belle, voire même, exotique et mystérieuse. En fait, il était simplement surpris de voir qu’elle pouvait faire preuve d’autant de douceur à son égard. Allez savoir pourquoi, il avait toujours cru qu’elle n’était rien d’autre qu’une femme dure, calculatrice et froide… Rien à voir avec la damoiselle qui lui avait prodigué une caresse douce et délicate un peu plus tôt. Il la voyait maintenant d’un autre œil.

D’ailleurs, en parlant de nudité… Le mercenaire ramena son attention sur lui-même et réalisa qu’il était torse nu. Il agrippa la couverture de sa main droite, puis la souleva un peu. Ah ouais… il était réellement dans son plus simple apparat. D’instinct, il scruta la pièce autour de lui et remarqua que ses vêtements traînaient au sol, dans une marre d’eau, près du foyer. Ah ouais… il avait failli se noyer un peu plus tôt, ça lui revenait maintenant. Il ramena son attention vers la berserk et lui renvoya son sourire alors qu’elle s’approchait de lui, gobelet fumant en main. Sa voix calme brisa enfin le silence, prétendant qu’il était en sécurité, loin de ses assaillants. Selon elle, il était sur le territoire de Kadrunn, anciennement Béryl. À la réception de cette information, le semi-elfe fronça des sourcils, se rappelant la poursuite et la carriole en feu de Hanzo… Instinctivement, il tenta de communiquer mentalement avec son ami de longue date et se percuta contre un silence oppressant. Était-il…? Non. Il était peut-être simplement inconscient quelque part… Il allait réessayer un peu plus tard avant de paniquer.

Beltram se força à ramener toute son attention sur la guerrière qui s’approchait de lui. Il opta pour une position assise et vit le petit paquet de vêtements qu’elle jeta au sol, à ses côtés. Un simple pantalon couleur cendre avec une tunique blanche… Ça ferait amplement l’affaire le temps que ses propres effets puissent sécher adéquatement. Il accepta l’eau chaude qu’elle lui tendit. « Merci. » Répondit-il en prenant le gobelet. Il souffla doucement sur la surface, puis avala une gorgée.

- J’étais en visite à Jade. Un vieil ami à moi m’avait invité pour que je vienne célébrer avec lui le mariage de sa fille. Fit-il d’une voix un peu rauque. Ouais, il m’arrive de ne pas travailler et j’ai des amis, autres que l’or. Il esquissa un léger sourire en coin. Hanzo – mon ami en question – m’a toujours pris en estime. Alors il était évident pour lui que je devais être là pour le grand jour de Saki. Hum… Nous formions une procession avec ses hommes et les invités. Des guerriers ont attaqué. Je n’ai aucune idée de qui ils sont. La carriole de Hanzo a pris feu et a disparue, tirée par les chevaux paniqués. J’ai tenté d’aider les guerriers de mon ami, mais on était trop peu nombreux. Je crois que les ennemis d’Hanzo m’ont poursuivi pour ne pas laisser de survivants. Ils ne voulaient surement pas laisser de témoin de l’attaque... C’est totalement par hasard que je suis tombé sur vos hommes…

Le visage de Beltram s’illumina soudainement alors qu’il se rappela la bourse qu’il avait volée. Il déposa son gobelet au sol, puis fit mine de se lever. Il freine son geste, avisant sa nudité, puis agrippa la couverture pour la traîner avec lui, masquant sa masculinité. C’est avec la fourrure autour de la taille qu’il s’approcha de ses effets. Il se pencha, puis farfouilla son pantalon avant de sortir un sac de cuir sur lequel trônait un insigne : un cercle avec une sorte de flèche stylisée qui le traversait. Le regard posé sur le sigle, il revint vers la jeune femme, puis décida de se rasseoir sur le lit improvisé. Curieux, il ouvrit la cordelette qui refermait la bourse et fit glisser le contenu dans sa main nouvellement libérée (puisqu’il n’avait plus à tenir la couverture, étant maintenant assis au sol). De minuscules grains noirs un peu écrasés mélangés avec une poudre de la même teinte juraient maintenant avec la peau claire de sa paume. Beltram eut la mâchoire crispée un instant.

- De l’opium, dit-il en regardant sa compagne qui, visiblement, était curieuse. Il fit glisser les grains à nouveau dans la bourse, puis referma cette dernière. Il montra l’insigne à Vayrinn. Vous connaissez ce symbole? C’est la première fois que je le vois. Mais choses sûres, cette bourse vaut son pesant d’or auprès du marché noir. Quand ils découvriront que je l’ai en ma possession, ils feront tout pour la récupérer. Il faut que je sache qui ils sont… Il serra le sac de cuir dans sa main au point où ses jointures en blanchirent. Il tenta de contacter à nouveau son vieil ami et se buta à nouveau sur le silence accablant de son esprit. En plus, je tente de contacter Hanzo et je ne perçois rien. J’ai bien peur que…

Il laissa sa phrase en suspens, contractant à nouveau les muscles de sa mâchoire, signe de son désarroi. Il tendit le sac à Vayrinn qui voulait l’observer de plus près, puis se passa une main dans ses cheveux roux en bataille.

- Merci Vayrinn. Dit-il enfin en lui jetant un regard oblique. Si ça n’avait pas été de vos soins, je serais probablement mort de froid à l’heure qu’il est.

Elle leva la tête et il planta ses yeux dans les siens. Il esquissa un sourire en coin, puis tendit la main vers le pantalon de rechange qu’elle lui avait emmené. Il dégagea ses jambes de la couverture de fourrure et les glissa dans le morceau de vêtement avant de se tortiller pour le remonter par-dessus son bassin. Il referma l’attache à l’avant, puis se leva en saisissant le gobelet d’eau chaude au passage. Bel fit aller un peu ses bras et ses jambes, toujours engourdis par le froid extrême qu’ils avaient subi un peu plus tôt, puis marcha un peu dans la pièce. Il avait besoin de bouger pour activer sa circulation sanguine. C’était probablement l’une des meilleures façons, à cette étape-ci, de pouvoir se réchauffer adéquatement. Notant une table qui trônait au fond de la pièce, le guerrier au sang croisé s’y approcha, puis s’appuya sur la tranche du bureau avant d’avaler une gorgée d’eau chaude. Son regard doré se posa sur la chef des berserks, comme s’il tentait de la sonder, de percevoir ses pensées.

- Dites-moi. Vous avez dit que nous nous trouvions à Ka… Ka… quoi déjà? Fit-il en tentant de se remémorer le nom qu’elle avait évoqué un peu plus tôt. Kadrunn, merci. Vous avez dit qu’anciennement, nous le connaissions sous le nom de Béryl. Or, jusqu’à tout récemment, des histoires disaient qu’un dragon avait établi domicile en ces terres. Vous avez réussi à l’abattre? Ça fait combien de temps que vous êtes ici? Parce que je dois admettre que j’étais vraiment surpris de tomber sur vos hommes tout à l’heure. Encore une chance en fait. Et le grand gaillard qui m’a accueilli là… Vous savez, l’homme-loup qui vous suivait partout au repaire de Vil’Poignard? Visiblement, il évoquait Khaos, mais ne connaissant pas son nom… Bah ce n’est pas le mec le plus accueillant de l’histoire de l’humanité, vous le saviez? J’ai déjà vu des taureaux en rut être moins crispés que lui.

Il esquissa un sourire en coin, un peu amusé par ses propres paroles. Avant de vider le contenu de son gobelet encore chaud en une rasade. Bon, après, il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir d’avoir une tronche de bouc enragé en sa présence. Après tout, n’avait-il pas tenté de kidnapper sa cheftaine, un an plus tôt?

Le semi-elfe écouta les paroles de la guerrière, prenant attention à ne pas manquer un seul bout du récit sommaire qu’elle lui fit, alors qu’elle lui parlait de la prise de Béryl et du dragon abattu. Le mercenaire émit un sifflement admiratif. Il fallait dire qu’il fallait franchement ne pas avoir froid aux yeux pour abattre un tel monstre colossal! Ils avaient beau être primitifs, mais ils avaient des couilles d’acier, il devait bien l’admettre! Tous autant qu’ils étaient. Bel, dont le fessier était toujours appuyé contre la tranche de la table, se redressa et vint se servir un deuxième gobelet d’eau chaude en croisant Vayrinn, la frôlant presque au passage… Il devait admettre que la poursuite d’un peu plus tôt l’avait assoiffé plus qu’il ne l’aurait préalablement cru.

- S’il-vous-plaît, rappelez-moi de rester dans vos bonnes grâces, commenta-t-il avec un sourire amusé. Je ne voudrais surement pas me mettre des tueurs de dragons à dos! Vous savez, moi les pieux dans le cul, ce n’est pas forcément mon truc…

Il rêvait ou il l’avait entendue glousser un peu, derrière lui? Ou alors elle avait toussoté, étouffée par sa propre salive… Il jeta un regard par-dessus son épaule et esquissa un nouveau sourire amusé. Il agrippa la tunique blanche qui était restée au sol, à son intention, puis vint déposer son gobelet plein sur la table. Il enfila le tissu un chouya trop grand (après tout, il était un sang mêlé… S’il était bâti pour un représentant de la race elfique, vu la portion humaine de sa génétique, il n’en restait pas moins un semi-elfe) sur ses épaules, puis se pencha pour farfouiller ses vêtements trempés à la recherche de sa ceinture. Il noua celle-ci à sa taille, puis nota une paire de bottes en cuir, dans un coin de la pièce. Ces dernières devaient appartenir aux anciens propriétaires des lieux… Bel les désigna, demandant silencieusement l’autorisation à Vayrinn de les prendre, puis alla les chercher. Heureusement, les bottes étaient à sa taille, bien que pas tout à fait confortables, puisqu’elles n’étaient pas moulées à la forme de ses pieds. Ça le ferait quand même.

Il revint chercher son gobelet, puis ramena son attention vers la berserk.

- J’ai besoin de me dégourdir un peu. Ça m’aidera à me réchauffer plus rapidement. Je peux avoir l’immense honneur d’avoir une petite visite de votre demeure? Je n’ai jamais mis les pieds dans le château de Béryl, alors vous imaginez l’étendue de ma curiosité! En fait, il avait besoin aussi de se changer un peu les idées, s’il ne voulait pas devenir momentanément fou avec l’affaire Hanzo. Il ne pouvait pas quitter cet endroit pour le moment, alors mieux valait penser à autre chose, temporairement. Elle sembla hésiter un instant et il écarta les mains de son corps pour montrer qu’il n’avait pas l’intention de faire de coup fourré. Je ne vois pas ce que je pourrais faire contre vous. Je ne suis même pas armé. J’ai remarqué que vos hommes ont pris la peine de délester de mes lames, ce qui est somme toute, plutôt normal. Alors bon…

Elle finit par obtempérer, ce qui lui soutira un nouveau sourire. Il avala le reste de son eau chaude en une rasade, puis déposa le gobelet.

- Pendant qu’on y est, vous permettez que je vous tutoie? Vous m’avez vu flambant nu… alors je pense que notre relation a atteint un stade où la froide courtoisie n’est plus de mise… Bon, elle le tutoyait depuis un petit moment déjà, mais ils n’avaient pas reçu la même étiquette, la même éducation… Après tout, ils venaient de monde diamétralement opposé.

La jeune femme passa devant lui, ouvrant la porte sur deux gardes qui s’écartèrent immédiatement pour les laisser passer. Les mains dans les poches, le semi-elfe descendit l’escalier de pierres aux côtés de Vayrinn, puis ils débouchèrent sur ce qui semblait être la salle de trône… heu… remasterisé? Un silence de plomb tomba alors que tous les regards se posèrent systématiquement sur lui. Oh bah… pour l’accueil, il allait devoir repasser… Sans plus attendre, l'un des berserks présents (qu'il avait aussi croisé au repaire de Vil'Poignard) s’avança vers lui, l’agrippant par sa tunique blanche et sifflant des paroles menaçantes à son intention. Par réflexe, Bel leva les mains chaque côté de son corps, témoignant par sa gestuelle qu’il n’était pas armé et qu’il ne cherchait pas la bagarre. Néanmoins, son visage ne témoignait aucune peur, seulement une froide expression impassible.

- Vas-y, défoules-toi, mec, c’est maintenant ou jamais, se contenta-t-il de dire d’un ton neutre. Mais sache que je ne me laisserai pas intimider juste parce que ma tronche ne te revient pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vayrinn
Animateur - Kadrunn
Animateur - Kadrunn
avatar
Nombre de messages : 100
Rôle : Chef des Berserks, Dirigeante de Kadrunn & des TI
Date d'inscription : 22/08/2015

Plus sur le personnage
Âge: 25-30 ans (G18)
Rôle: Chef des Berserks, Dirigeante de Kadrunn & des TI
MessageSujet: Re: Frozen hell and... What the f...?!! [PV VAYRINN] Ven 20 Jan 2017, 15:41

Son esprit était encore visiblement embrumé et Vayrinn laissait le temps au mercenaire de bien le dégourdir avant de l’accablé d’une tonnes de questions. C’est pourquoi elle l’observait sans un mot alors qu’il se redressa enfin sur ses coudes pour prendre le gobelet qu’elle lui avait tendu tout en la remerciant. Elle inclina tout simplement la tête avec un léger sourire en guise de réponse. Elle attendit encore un peu afin de lui laisser le temps d’observé les alentours et sans doute de se remémoré des derniers évènements avant sa perte de conscience. Elle voulait aussi le laissé prendre le temps d’assimilé les quelques information qu’elle lui avait transmise. Elle avait sentie celui-ci tenté un message télépathique. À qui? Elle ne le savait pas, elle fronça un peu les sourcils, un peu méfiante, mais chassa ses idées de son esprit pour le moment.

Avant qu’il ne prenne finalement la parole, il prit une gorgée de l’eau chaude qu’elle lui avait remise. Elle fut satisfaite de voir qu’il obtempérait à en  boire. Cela lui ferait grand bien. Son regard se plongea alors dans celui du mercenaire avec intérêt lorsqu’il débuta son récit. Elle n’eut pas réellement tiqué lorsqu’il lui mentionna le fait d’avoir été invité au mariage de la fille d’un ami, mais esquissa un sourire lorsqu’il lui précisa qu’il lui arrivait de ce lié d’amitié avec autre chose que l’or. Il était vrai qu’elle ne connaissait pas vraiment ce côté de Beltram et il fallait avouer que cette petite histoire lui faisait découvrir le mercenaire d’un autre angle. Intéressant. L’avait-elle alors un peu sous-estimé? Peut-être bien…

Quoi qu’il en soit, elle réfléchissait à tout ceci. Ce n’étais le genre d’attaque qui la surprenait en soit. Pour avoir voyagé quelques années déjà sur les territoires d’Enkidiev, elle avait eu sa dose d’attaque il fallait l’avouer. Cependant, comme le laissais sous-entendre le Chef des Loups d’Acier, cela n’avait rien d’une attaque surprise mené au hasard. Tout était probablement déjà préparer depuis un petit moment et cela ne ressemblait qu’à un règlement de compte pour gagner en puissance. Après tout, elle avait réellement sous-estimé la force des clans de mercenaires ou d’assassins, s’attardant surtout sur les monarques divers des Royaumes et continent alors qu’un réel danger se dégageait aussi de ces regroupements aux desseins nébuleux. D’un autre côté, elle avait tellement à voir, que son regard ne pouvait que se diriger sur une direction à la fois. Pour l’heure, elle était posée sur ce regroupement. Il fallait avouer qu’elle y avait une petite pointe de colère de savoir qu’ils s’en étaient pris au mercenaire, même si elle ne le considérait même pas comme un allié en tant que tel, étrange. Quoi qu’il en soit, il était encore trop tôt pour prendre une décision et elle attendait bien entendu de demandé quelques informations, ainsi que les avis du mercenaire qui était plongé d’avantage dans le milieu qu’elle.

Alors qu’elle réfléchissait à tout ceci, Beltram vint pour se lever, mais se freina, semblant se souvenir de sa nudité. Vayrinn l’observa donc se redressé alors qu’il avait enroulé une couverture de fourrure autour de sa taille. Ce petit côté pudique l’amusais et elle ne put s’empêcher de laissé l’ombre d’un sourire se déposer sur le coin de ses lèvres. Elle l’observa fouillé dans ses vêtements détrempés pour en sortir une petite pochette de cuir qu’il semblait observé avec attention tout en revenant prendre place prêt du feu et elle. Tout aussi curieuse, elle étira un peu le cou afin d’y observé ce que c’était. Le mercenaire ouvrit le petit sac et déjà une odeur particulière fut captée par ses sens sensibles. Il laissa glisser une petite partie du contenu dans sa main et la vue des grains mélangée à une fine poudre fut suffisante pour lui confirmer ce qu’elle pensait. De l’Opium. Au même moment où son esprit prononça ce mot, son interlocuteur fit de même. Ils s’observèrent un instant.

Elle n’avait aucune idée de ce que cela pouvait bien signifier pour lui, mais pour elle, c’était bien plus intéressant que l’or. Elle connaissait bien l’opium, elle s’en servait même parfois pour des pratique chamanique et même… à titre récréatif. Beltram lui demanda ensuite si le signe lui disait quelque chose, sans la moindre hésitation elle hocha positivement de la tête. Elle avait su remarquer ce signe peint une ou deux fois sur Diamant ainsi que Jade à des endroits sans doute peu recommandables. Elle avait aussi, avec les siens, détrousser une cargaison une fois entre Diamant et Opale qui avait quelques pochettes du genre sur les brigands qu’ils avaient tué. Elle ne savait pas si cela valait vraiment de le lui mentionner, mais c’était tout de même une information à ne pas dissimulé. Après tout, cela signifiait sans doute que ce regroupement se trouvait soit en Jade ou Diamant, mais en faire la vente un peu partout sur le continent n’étais pas non plus impossible. Marché noir? Elle ne savait pas que c’était le genre de chose interdit? L’air inquiet de Beltram concernant son ami Hanzo la coupa un peu de ses réflexions. Il laissa sa phrase en suspens et elle pouvait bien noter dans la tonalité qu’il ne jouait pas la comédie. Il était réellement inquiet pour celui-ci. Sincèrement, elle n’était pas très convaincue que la cible de ces autres mercenaires, si elle avait bien compris, était encore vivante vue l’acharnement envers le Loup d’Acier, mais elle choisit de ne rien en dire pour l’instant, c’était inutile d’empirer la situation, le pauvre.

Il lui tendit alors le sac qu’elle observa avec un bref sourire, pour l’ouvrir et y plonger son majeur et son index pour en prendre une petite pincer qu’elle renifla, puis, qu’elle gouta à l’aide de sa langue. Elle avait déjà goûté à cet Opium. C’était bel et bien la même source qu’elle avait déjà volé. Le contraire l’aurait tout de même surprise étant donné le signe sur la pochette. Voyant que le mercenaire ne semblait plus trop y accordé d’importance, elle choisit de le refermé et le garder dans ses mains. S’il y avait bien une chose plus alléchante que l’or pour elle, c’était bien les drogues et l’alcool.

Il la tira un peu de ses pensées en la remerciant pour son aide. Elle se contenta d’hausser les épaules. Après tout, il ne l’avait pas réclamé lorsque les siens l’avaient repêché? Voilà. Elle n’avait pas trop l’habitude qu’on la remercie, alors il fallait avouer qu’elle ne savait pas trop quoi dire de plus. Il lui était peut-être redevable alors, mais encore une fois, elle n’y songea pas plus qu’il ne le fallait.

Le mercenaire ce leva finalement ayant préalablement enfilé un pantalon sous le regard attentif de la chamanka qui resta dans sa position. Elle l’observa se déplacer un peu dans la pièce tout en bougeant ses bras puis ses jambes afin sans doute d’activé d’avantage la circulation sanguine pour lui permettre de mieux se réchauffé encore. Au moins, ses lèvres et sa peau avaient repris une couleur normale. Il se dirigea vers un meuble dans la pièce et s’y accotta pour plonger son regard sur elle, semblant réfléchir un moment, puis reprit la parole, s’intéressant soudainement un peu aux paroles qu’elle avait mentionné plus tôt.

-Kadrunn.

Dit-elle afin d’aider sa mémoire. Il lui demanda ensuite des précisions sur le fait de sa présence sur l’ancien Béryl qu’il connaissait, puis, continua sur sa lancé. Visiblement, il n’avait pas trop apprécié l’attitude de Khaos à son égard, elle pouvait le comprendre, mais elle comprenait aussi le Berserk loup. Elle esquissa un bref sourire et regarda le sol une seconde, pour relever la tête et se redressé finalement à son tours pour se diriger vers les vêtements détrempé du mercenaire et les prendre pour les tordre, laissant coulé l’eau glacé sur le sol en pierre, puis, les étendit entre le feu et le lit improvisé afin qu’ils sèchent efficacement. Elle faisait dos au mercenaire.

- Khaos ne fait que son travail et son travail est de me protéger. Il ne faut pas oublié qu’à notre dernière rencontre, tu m’avais kidnappé… Ce qui n’a pas vraiment aidé ta cause. Encore chanceux qu’il ne t’ai offert qu’un coup de pommeau... Je vais lui en parler.

Elle regarda au-dessus de son épaule pour avisé le mercenaire et lui offrit un bref sourire. Visiblement, elle était moins rancunière que son Béta sur ce coup. Pour le reste, elle ne savait pas quoi dire d’autres. S’excuser pour son attitude n’étais pas vraiment une option, mais il était vrai qu’elle comptait, encore une fois, discuté de ce genre de détails avec son Béta. Il ne pouvait malmener tous le temps tous ceux qui désirait l’approcher. À long terme, se serait mauvais pour les ‘’affaires’’. M’enfin. Elle se redressa finalement et se dirigea vers la fenêtre afin d’observé de loin les travaux qui étaient encore en cours, évidemment.

-Sa tête est accrochée à l’entrée du Château.

Fit-elle en faisant référence au Dragon. Après tout, c’était une excellente preuve de leur réussite pour ceux qui oseraient en douté.

-Ça fait presque un an que nous avons pris le Royaume. Je m’y dirigeais en fait, lorsque tu m’avais… Intercepté. C’est donc encore tout nouveau et peu sont au courant étant donné que la majorité de l’attention des Royaumes Enkievs est porté sur Irianeth et vice-versa et je tiens à ce que sa le reste encore un bon moment, si possible. Cela m’arrange pour l’instant. Il y a beaucoup à faire, mais les choses vont bon train.

Après ses explications, Beltram s’activa et sembla terminer son gobelet en une rasade, puis, choisi de revenir prêt du feu pour s’en prendre encore ce qui fit plaisir à la Berserk, au moins, il semblait tout de même se sentir à l’aise en sa présence et c’était bien ce qu’elle désirait. Il passa prêt d’elle, la frôlant presque. Elle l’observa sans la moindre gêne et laissa son regard s’attarder sur son dos musclé quelques secondes, jusqu’à ce qu’il prenne sa tunique et retourne vers la table tout en s’adressant de nouveau à elle.

Elle ne put s’empêcher un bref rire à la fin de ses propos. Sincèrement, elle ne s’attendait pas du tout à ce genre de commentaire. Elle reprit cependant un peu son sérieux tout en l’observant s’habiller, puis, lui indiquant d’un signe de la tête qu’il pouvait bien prendre ces bottes. Elles ne lui appartenaient pas.

-Dis-toi que tu es déjà dans mes bonnes grâces pour avoir franchis les remparts vivant.

Se contenta-t-elle de préciser, tout en lui offrant un sourire un peu taquin. Ce qui n’était pas faux du tout. Après tout, il n’aurait jamais été alloué de traversé la frontière si elle ne l’aurait pas décider, au grand damn de Khaos, bien entendu qui comprenait alors que l’intérêt de sa Chef était bel et bien porté sur le mercenaire, peu importe l’origine de celui-ci. Lorsque Beltram termina d’enfiler les bottes qui semblaient lui faire, il lui demanda s’il pouvait visité sa demeure. Elle hésita un peu pour la simple fait qu’elle ne considérait pas qu’il y avait grand-chose à y voir, mais il semblait curieux alors elle pouvait bien lui faire plaisir là-dessus. Il sembla noté cette hésitation et lui précisa qu’il n’était pas armé, elle eut envie de rire, mais ce contenta de sourire en hochant négativement la tête pour se diriger vers lui, soit, vers la porte.

-Ne crois pas que j’ai oublié ton pouvoir sur le métal ou que je te crains. Je sais très bien que le fait que tu ne sois pas armé ne veut rien dire. Je ne crois pas cependant que tu ai monté tout ce scénario dans le seul et unique but de me faire quoi que ce soit, donc bon. D’un autre côté, c’est plus parce-que je trouve qu’il n’y a pas grand-chose à y voir. Remettre le Château en état n’est pas vraiment dans mes priorités pour le moment. Je préfère renforcir la sécurité de la Capitale avant tout. Le Château passe en second. Déjà à la base il m’offre plus que le nécessaire, de toute façon. Mon but n’est pas d’impressionné les… Invités. Nous n’en avons pas vraiment eu avant toi.

Elle passa donc tout prêt de lui et tourna la poignée sous les paroles de celui-ci. Les deux Berserks présent se tassèrent et avisèrent le duo pour les laissé passer afin de se mettre à leur suite, gardant donc tout de même un œil sur le mercenaire le temps de descendre les escaliers. Elle lui répondit donc, un peu amusée tout en lui offrant un sourire.

-Il était temps.

Cela voulait bien entendu dire que le fait qu’il laisse tombé les formalités était tout à fait acceptable pour elle. Lorsqu’ils eurent terminé de descendre pour finalement arrivé à l’encadrement de la Salle du Trône, elle avisa du coin de l’œil Artek qui semblait se tenir non loin, sur le qui-vive foncer directement sur le mercenaire qui se trouvait à sa portée, puisqu’elle se trouvait de l’autre côté de celui-ci. Le silence était bien entendu tomber lorsque le duo avait fait son apparition, mais c’était surtout par curiosité et attention qu’ils l’avaient fait. Il y avait sans doute un peu du fait que tous jugeait le nouveau visage.

Artek avait donc agrippé fermement Beltram par la tunique, tout en le poussant sans ménagement contre le mur de pierre. Il lui siffla quelques menaces dans leur langue natale qui bien entendu, échappa totalement au mercenaire qui leva les bras de chaque côté, signe qu’il était peut-être un peu surpris par l’accueil, mais surtout qu’il ne désirait pas répondre physiquement à l’agressivité du Berserk. Khaos y étais sans doute pour quelque chose. Beltram répliqua à sa façon, soit verbalement à son intention, ce qui était tout à fait justifiable en soit… Vayrinn s’interposa, posant une main sur l’un des avant-bras du Berserk qui relâcha aussitôt le mercenaire, non sans le plaquer de nouveau avant.

-Sa suffit.

Dit-elle dans la langue commune d’Enkidiev afin que Beltram comprenne lui aussi. Sa voix n’avait été aucunement élevé, ni sèche. Au contraire, elle avait frôlé le murmure, mais c’était plus que suffisant. Les Berserks savaient la comprendre. Artek jeta un bref regard vers la Chamanka et l’on put sentir sans doute la tension descendre drastiquement. Elle le relâcha donc. Il hocha brièvement la tête à son intention, puis jeta un bref coup d’œil au mercenaire, non sans offrir une bonne tape sur l’épaule de celui-çi, signe qu’il laissait tombé l’hostilité. Il agrippa la nuque de la Chamanka et la ramena vers lui pour lui offrir un baiser sur le front. Son geste était certes affectifs et sans hésitation protecteur, mais c'étais surtout pour s'excuser auprès d'elle. Il tourna les talons pour aller prendre place sur une table ou deux Berserk l’accueillirent. L’un avec une tape amicale et l’autre en lui tendant un verre afin de renversé la vapeur. Artek se contenta donc d’ignoré totalement le mercenaire comme si rien ne c'étais passé, en riant alors à une blague qu’on venait de lui lancé. Si Vayrinn ne désirait pas de ça, alors il s’y plierait. Ils s'y plieraient tous. Il n'y avait en fait que Khaos qui avait tendance à tenir tête à celle-ci concernant ce genre de situation. Ce n’était pas pour rien, entre autre, qu’elle l’avait envoyé à la frontière, mais ayant mis les choses au clairs. Beltram pouvait maintenant ce considéré ''en sécurité''.

Ignorant donc l’incident précédent, elle indiqua la salle à Beltram d’une main, en souriant tout en marchant un peu à travers celle-ci pour prendre un gobelet et un morceau de viande qui trônais dans une grande assiette aux milieux d’une table où ceux assis à celle-ci pigeait dedans. D’un geste de la main, elle invita le mercenaire à faire de même si l’envie était présente.

-Donc voici un peu, comme tu peux te l’imaginer la Salle du Trône. C’est une des rares parties du Château à ne pas avoir été complètement démoli, ou fragilisé par le Dragon durant les années. Nous n’avons eu que quelques réparations mineures à faire et ont en a profité pour ajouter quelques changements. Notamment le feu en plein milieu. Elle diffère sans doute de ce que tu as déjà vue, mais disons que l’endroit respecte plus nos valeurs et sans doute nos goûts. Nous ne sommes pas individualistes. Tous les Berserks peuvent considérer le Château comme leur seconde demeure.

Alors que Beltram avisait les lieux, elle reçus un message de Khaos, lui indiquant qu’ils avaient mis le grappin sur les deux assaillant du mercenaire après que Vayrinn lui ait demandé de se mettre en action, notamment leur ramener un ou deux prisonnier ainsi qu’un allié du mercenaire qui serait peut-être mort ou fort amoché dans une carriole, bref, s’il y avait des survivants de cette dite attaque, de les ramener sans plus les amochés. Ils n’auraient qu’à suivre les traces de feu, puisque celle-ci avait été flambée, puis leur piste si nécessaire, ce qui ne serait pas chose plus difficile en soit. Dans tous les cas, elle ne désirait pas que les siens s’engagent dans un combat contre le groupe qui semblait nombreux, elle leur avait alors demandé une certaine forme de discrétion. Elle ne comptait pas perdre quelqu’un pour une histoire qui au fond, ne la concernait pas vraiment.

Ainsi donc, ils avaient Hanzo bien amoché et inconscient, voir sur le seuil de la mort. Tous les autres étaient morts, donc sa fille aussi. Ils n’avaient réussis qu’à capturé l’un des deux assaillant de Beltram, quant à l’autre, ils l’avaient froidement abattu lorsqu’il avait tenté d’alerté quelqu’un. Ils avaient adroitement évité le regroupement de mercenaire qui semblait toujours à la recherche de l’ami de Beltram. Celui-ci ayant rampé hors de la carriole et était tout simplement tombé dans un petit ravin, hors de la vue de ceux qui le cherchait, ayant roulé sous un buisson.

Tout en se dirigeant vers une autre partie plus reculée du Château, Beltram pouvait donc remarquer aisément les dommages que la créature avait infligés au bâtiment depuis les années. La majorité des débris avaient été retiré et les murs ou plafond avaient des renforcements temporaires. C’était évident que le fait qu’elle lui avait mentionné qu’ils avaient encore beaucoup à faire n’avait pas été lancé à la légère. Vayrinn avait calculé une quinzaine d’année pour tout remettre en place, mais, grâce à l’aide des anciens Bérylois bien fidèle à leur ancien Royaume et très reconnaissant envers les Berserks, l’aide avait été plus nombreuse, sans compté qu’ils travaillaient avec acharnements, ce qui, avec l’aide de la magie, si elle trouvait quelqu’un, le temps serait relativement réduit, en cinq ans pour le Château, les remparts ne restant que quelques mois déjà. Elle souhaitait qu’ils n’aient pas à rencontrer de problèmes d’ici là. Elle préférait donc ce dire que cela prendrais plus de temps que prévue afin de ne pas se mettre inutilement la pression. Alors qu’elle se retrouvait donc seule avec le mercenaire, elle lui parla de ce qui allait suivre.

-Ton ami est en vie. Il est salement amoché et je ne sais pas si je vais pouvoir lui sauvé la vie, ni même s’il va arriver vivant. Tous les autres son mort…

Elle avisa un peu la réaction du mercenaire du coin de l’œil. Puis continua.

-Les miens ont cependant pu mettre la main sur l’un des deux assaillant qui t’avaient poursuivis et le ramènent, si jamais tu désires l’interroger, il est à toi. Cependant, je ne compte pas le laissé sortir du Château vivant une fois qu’il aura pénétré son enceinte. Je crois que je n’ai pas besoin de te préciser pourquoi.

Elle posa une main sur l’avant-bras du mercenaire, le stoppant dans sa marche à la découverte du Château quelques instant et sans doute dans ses profondes réflexions suite aux informations pour l’observé.

-Je sais que c’est sans doute difficile, mais ne joue pas les malins avec Khaos. Le connaissant, il n’est pas de bonne humeur de servir en quelque sorte tes intérêts. Alors laisse-moi le gérer à son arrivé, d’accord?

Sur ses mots, elle lui offrit un bref sourire et continua la marche. Vue sa réaction avec Artek, il était évident que le mercenaire n’étais pas de ceux qui appréciait de se faire rabrouer, ni menacer. Le contraire l’aurait sincèrement étonnée de toute façon. Cependant, sa position était encore délicate. Il avait beaucoup de chance que Vayrinn n’ai pas vraiment d’animosité face au mercenaire, mais il devait ne pas oublier les détails qui avaient fait en sorte que le roux rencontre la Berserks, car personne ne les oubliaient et cela prendrait un certain temps pour enterrer la hache de guerre. Certains plus que d’autres.

Ils remontèrent à l’étage par un autre escalier où il manquait quelques marches, mais rien de bien périlleux en soit, il ne suffisait que d’étirer les jambes pour les gravir sans plus. Elle lui indiqua donc l’emplacement de quelques chambres fonctionnelles, puis ils finirent par repasser devant celle où Beltram avait repris conscience plus tôt pour finir par redescendre et revenir dans la Salle du Trône. L’accueil fut différent cette fois, ils furent presque ignoré, non sans quelques coup d’œil curieux en leur direction. Le Château était vaste, le visité avait tout de même pris une bonne vingtaine de minutes, même si certains endroit n’avaient pas été vue avec plus de profondeur étant donné l’état lamentable de certaines pièces, notamment une partie des dortoirs, ce qui fut la bibliothèque, une partie de la cours arrière qui avaient sans doute jadis été un jardin, etc.

Traversant donc la salle, ils aboutirent dans le Hall d’entrée qui était très sobre et simple. Pourquoi plus, de toute façon? Les seules décorations que les Berserks avaient pris la peine de mettre étaient leur bannière, que Beltram avait déjà eu la chance de voir lors de leur rencontre précédente alors que Vayrinn en avait dessiné deux pour revendiquer leurs actes. Comprenait-il un peu mieux certaines de ses actions, maintenant? Ils finirent par sortir à l’avant, dans la course qui étaient bien garder à l’entré par deux Berserks. S’il levait la tête, il pourrait voir la tête osseuse du Dragon de Beryl juste au-dessus d’eux. Le regard de Vayrinn cependant resta droit devant alors qu’on put voir un groupe franchir les murs et s’approcher, visiblement deux paquets inconscients en main. Elle jeta un bref regard vers Beltram et pris les devants alors que bien entendu, Khaos avançaient devant le groupe d’un air déterminer en fixant le mercenaire. Vayrinn l’intercepta en posant une main sur son thorax, ce qui le freina automatiquement, le forçant alors à décrocher son regard de Beltram pour le poser sur la Chamanka, visiblement protecteur, mais avec une pointe de tendresse. Elle décrocha le petit sac de cuir qu’elle avait plus tôt mis autour de sa ceinture pour le déposer dans la main que le Berserk tendit par réflexe.

-eS tnos sed tnauqifart d’Opium is ia’j neib sirpmoc . riovA sed snoitamrofni rus ue suon ares elitu , is ut siov ùo ej xuev ne rinev… ( Se sont des trafiquant d’Opium si j’ai bien compris. Avoir des informations sur eu nous sera utile, si tu vois où je veux en venir…)

Elle lui offrit un bref sourire lorsque le Berserk l’avisa. Il avait presque l’air convaincu, du moins, ce qu’elle avait dit semblait lui plaire. Puis, elle apporta un index sur le menton de celui-ci afin de le forcé à couper de nouveau le contact visuel avec le mercenaire un peu derrière alors qu’il venait tout juste de la quitté du regard.

- El-essiaL elliuqnart . lI a’n enucua noitnetni elitsoh te ut el sias . esseC ed reuoj sel énrob te av tôtulp regatrap ec tnesérp ceva sel sertua . eJ siod repucco’m ud ésselb . ( Laisse-le tranquille. Il n’a aucune intention hostile et tu le sais. Cesse de jouer les borné et va plutôt partager ce présent avec les autres. Je dois m’occuper du blessé. )


« Mmmh.»

Ce contenta-t-il de laisse échapper à l’intention des propos de la Berserks. Sur ses mots, il fit signe aux autres du menton d’entré dans les lieux, non sans jeter un bref regard au mercenaire et faire de même. Vayrinn indiqua à ceux qui tenaient les inconscients de la suivre à la salle du Trône. Après tout, Hanzo n’aurait pas le même traitement de faveur que Beltram d’avoir eu aussi aisément accès à sa chambre et le prisonnier quant à lui, n’étais qu’un vulgaire prisonnier. Ainsi donc, elle laissa les Berserks s’occuper d’attacher le prisonnier sur une chaise alors que certains se levèrent pour rôder autour avec intérêt. Vayrinn du précisé, à leur grande déception, que c’était le jouer de Beltram pour le moment. Artek et Kobalt se levèrent tout de même pour s’approcher du mercenaire et lui indiquer clairement qu’ils pouvaient ‘’l’aider’’ s’il le voulait. Visiblement, l’animosité de plus tôt était clairement passée. Quant à Khaos, il avait choisi de s’assoir plus loin et d’observé le tout non sans prendre un gobelet d’alcool qu’il calla en une rasade, tout en offrant le paquet à ceux assis à sa table qui s’exclamèrent avec un amusement, s’apprêtant déjà à fumé une partie de son contenu.

Vayrinn s’occupa d’Hanzo avec un autre Berserk qui l’aida à le dévêtir presque en totalité, ne lui laissant que son caleçon pour avisé les dégâts. Un autre arrivait déjà avec une trousse alors qu’elle s’afférait déjà à stopper les hémorragies, puis, sortie un instrument un peu en forme de cuillère afin de le plongé dans sa chair et en retirer les carreaux de flèches qui s’y était loger. Son pouls était faible et son état instable. Une fois chose faite, elle laissa tomber l’instrument au sol et s’afféra à appliquer une pâte qu’elle avait préalablement mâchée dans la plaie, puis, continua avec sa magie. Les brulures qui recouvraient son corps étaient moche, mais la majorité eurent vite disparue. Elle frotta son front du revers de la main pour chasser un certain étourdissement qui l’avait pris d’assaut et ce laissa choir sur ses fesses pour appliquer ses mains de chaque côté de sa tête sans le toucher puis fermé les yeux. Ignorant tout autour d’elle. Entre temps, Khör c’était approcher, avisant Beltram qui semblait curieux de voir ce qu’elle faisait, aussi de l’état de son ami.

«Si quelqu’un peu le sauver c’est bien elle.»

Dit-il tout bas, comme s’il ne désirait visiblement pas la déranger avec son commentaire. Vayrinn quant à elle semblait concentré. C’était à ce demandé si son esprit était présent ou pas. En fait, elle était bel et bien ailleurs, cherchant à entrer en contact avec l’étranger, ce qui était chose plus ardue étant donné qu’elle ne le connaissait aucunement. Ses lèvres bougeaient comme si elle discutait, mais pourtant, aucun son n’en sortait. Après un moment, elle ouvrit les yeux et avisa le mercenaire, tout en faisant signe à Khör de disposé de l’inconscient ailleurs, soit, dans une pièce à l’étage où un Berserk resteraient à l’entrée pour le surveillé. Si Beltram était considéré comme un invité, ce n’étais pas le cas pour Hanzo qui, bien qu’il était traité correctement, n’avait aucune raison de bénéficier de la ‘’confiance’’ du groupe. D'un autre côté, ce n'étais pas lui qui se lèverais soudainement pour faire quoi que ce soit non plus.

-Sa survie ne repose plus entre mes mains. J’ai préféré ne pas lui mentionner pour sa famille toute suite, ce n'est pas ma décision... Reste à voir maintenant s’il est assez fort pour trouver le chemin. Je l’aiderais en temps venu, mais pour l’heure, il n’est pas prêt.

Sur ses mots, elle se releva alors que l’un des siens lui agrippa le bras pour l’aider à quitter le sol et se remettre sur pied, visiblement un peu chancelante. Il était sincèrement encore trop tôt pour qu'elle puisse savoir quoi que ce soit quand aux chances de réveil de son ami. Elle se dirigea ensuite sur une table juste à côté pour s’assoir à une chaise et appuyer sa tête contre sa main et fermé les yeux. Elle détestait ce genre de truc. Ce fut suffisant pour que cela irrite Khaos qui ne considérait toujours pas nécessaire qu’elle s’épuise pour des gens qui ne valaient strictement rien à ses yeux. Les Berserks de sa tablé semblèrent vouloir calmer le jeu en lui tapotant l’épaule en rigolant, puis, lui passant une pipe qu’il dirigea à sa bouche et alluma tout en se dirigeant vers la Chamanka et s’assoir face à elle sur le coin de la table alors qu'on lui avait déjà glissé un plat afin qu'elle mange. Khaos une fois installé jeta un regard remplis de reproches malgré tout au mercenaire. Ils n'avait aucune idée dans quel état elle c'étais foutu pour lui. C'étais inutile et enrageant. C’était de sa faute si Vayrinn était comme ça. Il rapporta son attention sur la Berserk et étira un bras sur son épaule qu'il secoua avec douceur afin d'attiré son attention pour ensuite lui tendre la pipe.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11755-vayrinn-chef-des-berserks-imperatrice-des-ti-kadrunn http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t10877-vayrinn-chef-des-berserks-chamanka
Beltram
Mercenaire des Loups d'Acier
avatar
Nombre de messages : 63
Rôle : Mercrenaire
Date d'inscription : 13/12/2016

Plus sur le personnage
Âge:
Rôle:
MessageSujet: Re: Frozen hell and... What the f...?!! [PV VAYRINN] Lun 23 Jan 2017, 11:29

Son regard était planté dans les yeux de son opposant qui, visiblement, voulait lui refaire le portrait. Bel se contenta de conserver une expression neutre, limite impassible afin d’éviter de jeter de l’huile sur le feu. Il n’avait pas l’intention de montrer le moindre signe de peur pour éviter qu’on le prenne pour un faible, mais démontrer une once d’arrogance donnerait raison au berserk de vouloir l’affronter. Les paroles articulées par ce dernier ne voulaient absolument rien dire pour le rouquin qui ne pigeait, en fait, que dalle, mais l’expression faciale de son agresseur était suffisante pour lui donner un très bon aperçu de ce qui en retournait. Le colosse l’attira à lui avant de le frapper à nouveau contre le mur, ce qui soutira un léger grognement de la part du semi-elfe. Une main douce se glissa sur l’avant-bras du grand gaillard et le visage de Vayrinn apparut. Elle demanda calmement aux deux hommes de cesser leur altercation et, sous le regard surpris du rouquin, le colosse le relâcha sa poigne. Toute trace d’animosité le quitta soudainement et il alla même jusqu’à lui flanquer une claque presque amicale sur l’épaule. Que… quoi? Qu’est-ce qui venait de se passer?

Bel esquissa un air incrédule alors que son interlocuteur agrippait la chamanka par la nuque pour l’attirer à lui. Il apposa un baiser sur son front dans un geste affectueux, puis s’éloigna pour retrouver deux de ses compagnons qui étaient attablés un peu plus loin. Le mercenaire se passa une main dans les cheveux, un peu surpris par le retournement soudain de situation, puis replaça sa tunique blanche de fortune. Vayrinn désigna, d’un bref mouvement, la salle devant eux, puis se mit à marcher, imité par son invité. Elle désigna un grand plateau de viandes où tout le monde se servait et l’invita à faire de même. Le semi-elfe déclina l’offre, pour le moment. Il n’avait pas très faim pour être honnête… C’était peut-être à cause de l’inquiétude qu’il ressentait pour Hanzo qui le tenaillait bien malgré lui.

L’Opalien écouta les propos de la berserk qui lui désignait l’ancienne salle du trône. Elle expliqua que cette salle était l’une des rares à ne pas avoir subi les contrecoups du dragon et qu’elle avait été réaménagée afin de permettre à toute la communauté de pouvoir en profiter. De ce qu’il comprenait, les berserks étaient tous considérés comme égaux, et ce, malgré l’autorité évidente que pouvait posséder Vayrinn. Contrairement aux monarques traditionnels, elle semblait vouloir s’entourer des siens plutôt que de revendiquer des espaces immenses qui lui seraient uniquement réservés.

Beltram laissa son regard doré glisser sur la pièce et sa curiosité s’arrêta sur les gens qui festoyaient tranquillement un peu partout dans la salle et près du feu central. Ils semblaient si détendus, si fraternels… Comme s’ils étaient imperméables à tous les soucis qu’un royaume détruit comme le leur pouvait apporter. Tiens? Il venait de remarquer un truc : où étaient les femmes? Il réalisa que, mise à part Vayrinn, il n’avait vu aucune représentante de la gent féminine et encore moins d’enfants… Voilà qui était étrange. Le semi-elfe ouvrit la bouche pour interroger son hôtesse, mais avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit, cette dernière l’invita à la suivre afin de voir le reste de la demeure.

Si l’endroit était plutôt fragilisé par endroits (vu la présence du dragon, jadis), il devait admettre que les berserks avaient fait du beau travail afin de pouvoir rendre le tout fonctionnel, du moins, pour un temps. Certes, ce n’était pas ce qu’il y avait de luxueux, mais le château actuel faisait le travail essentiel qu’on lui demandait : soit faire office de toit sur la tête de Vayrinn et de ses hommes. Les deux jeunes gens continuèrent de marcher à travers les pièces, poursuivant la visite, quand soudain, la chef des berserks décida de prendre la parole, profitant un peu de leur solitude momentanée. Bel tourna le regard vers elle, visiblement surprit par ses propos. Hanzo était donc vivant? Si ses traits s’étaient illuminés, l’espace d’un instant, il en fut tout le contraire alors qu’elle lui révéla qu’il était entre la vie et la mort… et que tous les autres avaient été assassinés. Oh… bon… sang… Saki! Et Meiko, la femme d’Hanzo… Le regard de Beltram s’assombrit et il baissa le regard vers le sol. C… comment allait-il lui annoncer cette terrible nouvelle? Vayrinn déclara que ses hommes avaient pu mettre la main sur l’un de ses deux poursuivants et qu’il serait à sa merci, si tel était son désir. Toutefois, il devait prendre note que ce prisonnier momentané n’allait pas sortir du vivant du château. Oh il n’y comptait pas…

Pour toute réponse, le mercenaire se contenta d’hocher brièvement de la tête en évitant la jeune femme du regard, probablement par orgueil. Il n’avait pas envie qu’elle comprenne que les nouvelles qu’elle lui apportait l’affectaient. En fait, il ressentait un pincement au fond de lui-même alors qu’il tentait de digérer ce qu’il venait d’apprendre. Une main douce se posa sur son avant-bras, lui demandant ainsi silencieusement de s’arrêter. Le semi-elfe glissa finalement son regard doré vers elle, non sans une pointe d’hésitation. Elle lui demanda alors de ne pas provoquer Khaos lorsqu’il croiserait sa route, puisque ce dernier n’était absolument pas heureux de travailler pour lui. Il pouvait comprendre… Bien qu’il ne lui avait rien demandé à celui-là. L’ordre devait provenir directement de Vayrinn et il devait admettre, malgré tout, qu’il lui était reconnaissant d’avoir mobilisé ses hommes juste pour lui venir en aide.

Les deux guerriers se remirent en route, empruntant un nouvel escalier qui les menait à l’étage supérieur. Quelques marches étaient manquantes ici et là, mais rien d’insurmontable. Ils n’avaient qu’à enjamber les trous pour pouvoir continuer leur ascension. Une fois à l’étage supérieur, Vayrinn lui indiqua les chambres fonctionnelles d’invités, puis le guida vers la chambre – beaucoup plus grande que les autres – dans laquelle il se trouvait un peu plus tôt. Tout en discutant, ils descendirent à nouveau l’escalier principal qui menait à la salle du trône, où l’ambiance était totalement différente cette fois. Au lieu de le dévisager et de garder le silence, les berserks présents se contentèrent de l’ignorer superbement. Certes, il récolta quelques regards intéressés, mais sans plus. Il fallait croire qu’il faisait déjà partie « du décor », en quelque sorte. Grosso modo, la visite du nouveau repaire de Vayrinn dura une vingtaine de minutes et Bel put identifier certaines pièces d’origine qui, évidemment, furent remodelées au besoin des nouveaux propriétaires. Comme la bibliothèque, par exemple, qui devait être somptueuse au départ, mais qui fut transformée en dortoir…

De retour dans la pièce principale, le duo traversa de grandes portes pour se retrouver dans le hall qui, somme toute, était plutôt sobre, comme tout le reste. Aucune décoration ne venait enjoliver les lieux, sauf peut-être deux immenses bannières que le mercenaire put reconnaître facilement, puisqu’il en avait déjà vu des similaires au repaire de Vil’Poignard. Puis, Vayrinn le guida par la grande porte d’entrée et ils s’avancèrent dans la neige, à l’extérieur, afin qu’il puisse voir l’étendue du domaine royal. Évidemment, ce ne fut pas très long que le froid commençait à se faire ressentir chez le semi-elfe, puisqu’il n’était vêtu que d’un simple pantalon gris surmonté d’une tunique de lin blanche. Il n’était absolument pas habillé pour affronter à nouveau la rigueur de l’hiver, mais il se doutait bien que leur sortie était très temporaire. Il leva la tête vers la tête osseuse du dragon, puis émit un sifflement d’admiration.

- Planter la tête d’un dragon sur une pique? Ni plus, ni moins. Voilà de quoi donner matière à réfléchir à vos potentiels ennemis…

Le rouquin jeta un regard en coin à la guerrière et nota qu’elle ne portait aucune attention à lui. Elle fixait un point à l’horizon. Il tourna la tête dans la même direction et vit un groupe au loin, s’approcher d’eux. Les hommes de Vayrinn traînaient derrière eux deux paquets de bonne taille et Bel put les identifier facilement comme étant des humains. Son cœur se mit à battre rapidement alors qu’il comprenait qu’il s’agissait probablement de Hanzo et d’un prisonnier, comme mentionné plus tôt par la cheftaine des berserks. La neige commençait à tomber en grande quantité et Beltram songea au fait qu’une tempête s’annonçait très probablement. Non seulement il allait revoir Hanzo vivant, mais les intempéries qui étaient à leurs portes lui confirmèrent l’hypothèse qu’il avait déjà en tête : il n’irait nulle part aujourd’hui… et peut-être même dans les prochains jours. D’ailleurs le vent se levait déjà et un frisson parcourut l’échine du guerrier roux.

Le chef des Loups d’Acier n’y tint plus : sans crier gare il marcha d’un pas rapide en direction des guerriers de Vayrinn, son regard étant porté instinctivement vers les deux corps inanimés qu’ils traînaient. Il… il devait le voir. Il devait voir Hanzo de ses propres yeux. Se faisant, le semi-elfe ne remarqua pas vraiment que Khaos s’était détaché du lot pour aller à sa rencontre, d’un air déterminé. La cheftaine fut toutefois plus rapide et alla intercepter son second, en apposant une main sur sa poitrine. Bel, pour sa part, se contenta de s’accroupir sur son ami salement amoché et inconscient. Et merde… Qu’allait-il bien pouvoir lui dire lorsqu’il allait se réveiller? Comment pouvait-il annoncer à un homme aussi fier que Hanzo que sa femme, sa fille et tous les siens avaient péri lors d’une attaque en plein milieu d’une journée qui s’annonçait préalablement radieuse? Sa gorge se serra… Il leva la tête et vit Vayrinn en tête-à-tête avec Khaos. Le mercenaire n’était pas dupe : il voyait bien la façon dont le grand gaillard regardait sa supérieure. Il y avait énormément de tendresse entre eux et, bien qu’il ne pigeait que dalle à leur charabia, il nota la façon dont la jeune femme attira le regard de son second à elle, un doigt sous son menton. Oh… Ils devaient être ensemble ces deux-là. Ça expliquait pourquoi Khaos ne semblait pas l’apprécier : il devait penser qu’il était un rival… En fait, Bel n’aurait très certainement pas dit non à attirer la chamanka dans son lit – après tout, elle était réellement très belle – mais il n’avait pas nécessairement envie de se mêler à une histoire de cœur qui ne le regardait vraisemblablement pas.

Au bout d’un moment, Khaos fit signe aux berserks d’entrer à l’intérieur et, dans un bref coup d’œil, somma Bel d’en faire pareil. Vay ouvrait la marche, indiquant aux guerriers où déposer les deux prisonniers. Une fois dans la salle du trône, les barbares attachèrent le poursuivant de Bel à une chaise et Vay déclara quelques propos incompréhensibles à ses hommes. Deux guerriers que Bel pouvait reconnaître (puisqu’étant présents lors de l’événement Vil’Poignard) s’approchèrent de lui, lui indiquant dans un commun grossier qu’ils étaient prêts l’aider. Le mercenaire leur jeta un regard interrogateur l’espace d’un instant, puis comprit rapidement de quoi il en retournait : son ancien poursuivant était tout à lui. Le rouquin ramena son attention sur son ennemi maintenant ligoté, puis serra les poings. Il marcha vers l’assaillant d’Hanzo, puis le frappa du revers de sa main afin de le réveiller. Ce dernier tressauta, puis ouvrit mollement les yeux. Le semi-elfe l’agrippa par la tunique et s’approcha de lui lentement.

- Tu me reconnais, gros connard? Siffla-t-il entre ses dents serrées. Ouais, je suis le mec que tu as tenté de tuer. J’ai quelques questions pour toi et si tu coopères, je vais m’assurer que ta mort soit rapide. Autrement, crois-moi, tu vas souffrir. Qui êtes-vous, toi et ta bande? Voyant que l’homme souriait maintenant à pleines dents, Bel leva le poing et lui fracassa la mâchoire. Mauvaise réponse. Qui êtes-vous, toi et bande? Évidemment, l’homme ne semblait en rien vouloir coopérer. Ce fut plus fort que lui : Beltram frappa et frappa et frappa. Il renversa la chaise vers l’arrière, puis agrippa la tête de l’homme pour la frapper avec force au sol à deux reprises. QUI ÊTES-VOUS?!!

- Je… arrête!! Je… Je fais partie d’une bande de mercenaires engagés pour tuer Hanzo! Je ne sais rien! On voulait juste se faire du fric…

Bel serra les poings et la mâchoire. Quel enfoiré!! Il osait lui mentir en plus!! Une colère incroyable le prit d’assaut et il se remit à le frapper de plus belle.

- MENTEUR!

Tendant la main, le semi-elfe attira la dague qui trônait à la ceinture de l’un des hommes de Vay jusqu’à sa main, sous le regard éberlué des berserks. Il leva la lame, puis la planta dans l’épaule du malfrat qui hurla de douleur.

- Je ne sais rien!! Je le jure!!

- MENTEUR!! Ne me prends pas pour un idiot!! Il se pencha rapidement et piqua le bout de sa dague sur le globe oculaire de son ancien assaillant qui se tortillait maintenant de peur. Je vais te faciliter la vie immédiatement, pauvre enfoiré. PERSONNE ne me ment. Personne ne peut me berner, c’est comme ça. Alors chaque fois que tu me balanceras l’une de tes salades, je saurai que tu mens. Alors, RÉPONDS À MA QUESTION!

- La Flèche d’Obsidienne! Cria finalement le malfrat. On poursuivait Hanzo, car il avait des dettes envers nous! Il revendait l’opium parmi ses contacts et nous devait du fric qu’il n’a jamais daigné nous rendre...

La… La Flèche d’Obsidienne? Bel se recula un peu, interloqué et sachant que l’homme ne lui mentait pas cette fois. Il avait déjà entendu parler de cette organisation. Des revendeurs de drogues de toutes sortes. Le plus grand réseau du genre dans les pays de l’est d’Enkidiev. Pourquoi Hanzo avait-il trempé dans des affaires pas nettes avec eux? Il savait pourtant que le prix serait élevé s’il ne tenait pas ses engagements… Sans quitter des yeux le membre de la Flèche d’Obsidienne, le mercenaire tendit le poignard à Kobalt qui était près de lui, puis s’éloigna, faisant signe aux deux berserks qu’ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient du malfrat. L’interrogatoire était terminé.

L’idée qu’Hanzo puisse faire affaire avec eux le hantait maintenant. Malgré tout, il s’approcha de Vayrinn, qui était penchée sur son ami et il lui jeta un regard curieux. Une voix calme retentit et le semi-elfe tourna vivement la tête en direction d’un grand gaillard qui s’approchait de lui. Visiblement, ce dernier voulait le rassurer, d’une quelconque façon. Les deux hommes se présentèrent et le semi-elfe garda en tête le nom de son interlocuteur : Khör. Vayrinn était penchée sur le corps inerte d’Hanzo et semblait murmurer des propos inaudibles. Que faisait-elle? Malgré sa curiosité, le rouquin décida de ne rien dire, histoire de ne pas la déconcentrer. Au bout d’un moment, la cheftaine ouvrit les yeux, puis fit signe à Khör de se charger du corps du jadois inconscient. Elle déclara ensuite avoir fait tout ce qu’elle pouvait et que la survie d’Hanzo ne dépendait que de lui. Finalement, elle se leva grâce à l’aide de l’un des berserks et Bel nota à quel point elle semblait fatiguée. Visiblement, peu importe ce qu’elle avait fait, ça lui avait gobé une bonne partie de son énergie. Il la suivit des yeux un instant, puis ramena son attention vers le couloir où avait disparu Khör un peu plus tôt. Il avait envie de voir Hanzo… Il voulait… simplement lui parler, même si ce dernier ne répondrait probablement pas à ses propos. Bel tourna les talons, puis s’approcha de la chamanka qui était attablée pour manger. Évidemment, il remarqua le regard chargé de reproches que lui balança Khaos, mais l’ignora royalement.

- Vayrinn… Je voudrais voir Hanzo quelques instants. Est-ce que ça te poserais problème? Je… je veux juste voir dans quel état il se trouve…

La jeune femme le toisa un instant, puis hocha de la tête un peu mollement. Le semi-elfe murmura un bref « Merci » puis disparut par la porte qui menait à l’étage supérieur. Il grimpa l’escalier quatre à quatre, puis tomba nez à nez avec Khör qui gardait la porte de la chambre actuellement occupée par Hanzo. Sans un mot, ce dernier se tassa de son chemin, comme s’il était déjà au courant du but de sa visite. Le semi-elfe entra dans la pièce, mais laissa la porte ouverte, ne voyant pas l’intérêt de cacher quoi que ce soit au grand berserk qu’il appréciait déjà. Il vint s’agenouiller au côté du corps inerte d’Hanzo, brûlé à bien des endroits. Il… il était terriblement amoché. Pour être honnête, le mercenaire doutait que son compagnon puisse s’en sortir, cette fois-ci.

- Hanzo? Dit-il tout bas. Hanzo… merde qu’est-ce qu’ils t’ont fait… Mon vieux… je… je suis désolé pour ce qui s’est produit. Tu ne m’avais pas dit que la Flèche d’Obsidienne en avait après toi. Si tu l’avais fait, j’aurais fait venir mes hommes pour renforcir ta garde. Bon sang, Han! Saki et Meiko y sont restées… Ton clan – pour ce qu’il en reste – a besoin de toi. On ne peut pas laisser la Flèche s’en sortir aussi facilement. Merde, réveille-toi Han!

Sans trop réfléchir, le semi-elfe agrippa la tunique déchirée de son vieil ami et la secoua un peu. La tête de Khör apparut dans l’embrasure et il demanda plutôt calmement de ne pas s’emporter pour rien. Son ami avait besoin de repos. Il lui suggéra d’ailleurs de descendre à l’étage et de se changer les idées pour le moment, puisque ça ne servait à rien de s’acharner. Le chef des Loups d’Acier hocha de la tête, résigné, puis se leva. Il sortit de la pièce et reçu une claque dans le dos, presque amicale. Il descendit à nouveau dans la salle du trône, puis vint s’attabler un peu à l’écart des autres. Il n’avait pas envie de se mêler aux berserks… Il voulait simplement être tranquille. Le semi-elfe prit sa tête entre ses mains un instant, puis leva le visage pour voir l’homme qui l’avait malmené un peu plus tôt – Artek, c’était bien ça? – se diriger en sa direction, un sourire aux lèvres. Il déposa avec force un gobelet devant lui et une odeur d’alcool puissante monta aux narines du mercenaire. Oh il connaissait ça : c’était le même truc que lui avait fait boire Vayrinn au repaire de Vil’Poignard. Bel leva un regard vers son interlocuteur qui affichait maintenant un air de défi. Il voulait qu’il boive ça? Oh et puis merde, ça lui ferait du bien de s’embrumer un peu l’esprit, histoire d’oublier l’espace d’un instant dans quel merdier il s’était encore fourré.

Un sourire amusé se glissa sur les lèvres du mercenaire qui agrippa le gobelet. Il prit de grandes gorgées du liquide alcoolisé, puis se mit à toussoter bruyamment, passant près de recracher sa gorgée. Artek et les autres berserks qui l’avaient observé éclatèrent d’un rire franc. Bon sang! Il avait oublié à quel point c’était fort!! Bel essuya sa bouche du revers de son bras, puis prit d’autres gorgées, moins grandes cette fois. L’alcool était si puissant qu’il sentait déjà que ça lui montait à la tête. Bien malgré lui, des curieux vinrent s’attabler à ses côtés et il répondit à des questions sommairement posées (et pas toujours compréhensibles) sur sa personne et sur sa race.

Les heures s’écoulèrent et l’ambiance était beaucoup plus joyeuse. Bel pigea dans l’immense plateau de viande en compagnie des autres hommes, puis accepta de boire encore, limitant toutefois sa consommation, histoire de ne pas perdre complètement la carte. Des guerriers étaient assis dans un coin, jouant au bras de fer. Comme il s’y attendait, l’un d’entre eux l’interpella rapidement, lui demandant – avec beaucoup trop d’hilarité – de se joindre à eux pour affronter le gagnant de cette joute… qui n’était nul autre que Khör (qui avait visiblement été relevé de sa garde auprès d’Hanzo). Ahaha… ils blaguaient, non? Il n’allait certainement pas affronter le grand gaillard dans une joute de bras de fer!

- Non, mais attendez. Son biceps est aussi gros que ma tête! S’écria-t-il, néanmoins amusé. Bon, c’était un peu exagéré, mais malgré tout, le mec était presque colossal. Son adversaire affichait un air amusé en observant le rouquin qui fut pousser à s’asseoir devant lui. Je vois pas comment je pourrais le battre, sérieusement! Avouez que vous faites ça juste pour vous foutre de ma tronche…

Les rires qui en découlèrent confirmèrent ses doutes. Bah… s’il ne les impressionnait pas trop par son physique plutôt standard contrairement à eux, il allait au moins les amuser un peu. Et puis, il était déjà à moitié saoul, donc… Le chef des Loups d’Acier se mit donc en position, attrapant la main de Khör dans la sienne. Au loin, il pouvait sentir le regard chargé d’intérêt de Vayrinn. Elle aussi voulait rire de sa gueule, pas vrai? Bon… si ça pouvait jouer en la faveur de l’hilarité générale… L’un des guerriers berserks fit un décompte, puis dès qu’il donna le signal, le rouquin banda ses muscles, mais fut rapidement vaincu par Khör qui lui jeta un regard glorieux. Une idée traversa l’esprit du mercenaire alors qu’il notait les brassards qui ornaient les avant-bras du colosse devant lui. Les jonctions des sangles qui retenaient le tout en place étaient faites de métal… Voilà qui pouvait être amusant.

- Okay, okay, okay, attendez! Je demande un nouvel essai! S’écria-t-il pour enterrer l’hilarité des spectateurs. Une seule et unique revanche!

L’œil brillant, Khör se remit en position et le semi-elfe l’imita. Ils attendirent le signal, puis le chef des Loups d’Acier banda les muscles à nouveau. D’un furtif mouvement de la main gauche, il activa son don sur le brassard de Khör et l’attira avec force contre la table, donnant l’illusion que Bel avait réussi à le vaincre. Le colosse était visiblement surpris par ce revirement de situation et un silence trôna. Tout le monde était incrédule et le rouquin ne put se contenir davantage : il éclata de rire. Bon sang! Leur tronche!! Il leva une main pour leur faire signe d’attendre un instant, le temps qu’il reprenne contrôle de lui-même, puis essuya une larme d’hilarité qui perlait au coin de son œil.

- Écoutez, je lui concède totalement la victoire! Khör est beaucoup plus fort que moi, j’ai triché juste pour voir la tronche que vous tireriez!

D’un mouvement de main, avec son pouvoir, il envoya une coupe métallique vide valser au sol, pour leur montrer de quoi il en retournait. Des sourires amusés commençaient à poindre sur les lèvres de tout un chacun. Khör, pour sa part, observa les attaches métalliques des sangles qui maintenaient son brassard en place, puis jeta un coup d’œil en direction du mercenaire. Bel riait toujours, mais son hilarité baissa d’un cran alors qu’il voyait le titanesque guerrier se lever lentement, terriblement sérieux. Quoi?, Quoi il n’avait pas aimé sa plaisanterie? Le semi-elfe opta pour une position debout, levant les mains en guise de paix. « Attends, ce n’était qu’une blague, Khör. Ne le prends pas comme ça… » Le berserk fit un pas dans sa direction… Puis l’agrippa brusquement, lui faisant une clé de tête en entourant le cou de Bel avec son bras. Le rouquin tenta de se déprendre, sans succès, sous l’hilarité générale. Khör ne lui en voulait absolument pas : il voulait simplement lui faire regretter d’avoir osé tricher. Au bout d’un moment à se tortiller comme un chat dans tous les sens, le mercenaire fut enfin libéré avant de recevoir une grande claque amicale dans le dos. La pièce tournoyait un peu autour de lui et Beltram dut secouer la tête pour retrouver ses esprits.

- Je vous laisse quelques instants, je vais prendre l’air un peu.

Il sortit de la salle du trône, puis s’aventura dans un couloir adjacent afin de s’éloigner un peu du brouhaha ambiant. Son regard doré glissa sur l’une des fenêtres et il constata qu’une tempête de neige faisait rage à l’extérieur, tel qu’il l’avait prédit. Le guerrier elfique tourna un coin de mur, puis vint s’y adosser. C’est alors qu’il entendit des bruits de pas s’approcher. L’Opalien sonda les environs et repéra rapidement l’énergie de Vayrinn qui arrivait en sa direction. Un sourire sur les lèvres, il attendit qu’elle tourne le coin, puis l’attrapa rapidement. Il pivota sur lui-même, puis poussa la cheftaine à s’adosser contre le mur. Beltram vint prendre place devant elle et appuya son avant-bras sur la surface de pierres, au-dessus de la tête de la jeune femme. Après tout, il était quand même plus grand qu’elle! Son assaut n’avait rien d’agressif, bien au contraire. C’était peut-être l’alcool qui lui embrumait l’esprit, mais il se sentait terriblement attiré par elle. Il lui barrait la route de son corps, bien qu’il ne l’empêchait absolument pas de s’esquiver, si elle en ressentait le besoin. Il glissa délicatement un doigt sous son menton pour lui faire lever la tête. Son visage était à quelques centimètres du sien. Il pouvait sentir son souffle sur sa peau. Son regard doré rencontra l’orangé des iris de la cheftaine et il frôla ses lèvres des siennes…

Des bruits de pas se firent entendre et, vif comme l’éclair, le mercenaire se recula pour venir s’adosser au mur à côté de la barbare, l’air de rien. Rapidement, Khaos fit son apparition, son air éternellement désapprobateur au visage. Cela contribua à rappeler au semi-elfe que la belle guerrière était probablement en couple avec le colosse. Mieux valait ne pas jouer avec le feu dans ce cas : il allait garder ses mains pour lui, à l’avenir. Après tout, il n’avait pas envie de crever… Visiblement, le second de Vayrinn voulait parler à cette dernière et Bel comprit rapidement le message. Il passa devant la jeune femme non sans lui jeter un regard oblique, puis s’éloigna en direction de la salle du trône, les mains dans les poches. Une fois dans la grande pièce, de grands cris de joie se firent entendre. Visiblement, les berserks avaient encore envie de s’amuser et rien n’était mieux, pour ça, que de côtoyer leur invité qui avait ce talent particulier pour les faire rire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vayrinn
Animateur - Kadrunn
Animateur - Kadrunn
avatar
Nombre de messages : 100
Rôle : Chef des Berserks, Dirigeante de Kadrunn & des TI
Date d'inscription : 22/08/2015

Plus sur le personnage
Âge: 25-30 ans (G18)
Rôle: Chef des Berserks, Dirigeante de Kadrunn & des TI
MessageSujet: Re: Frozen hell and... What the f...?!! [PV VAYRINN] Mar 24 Jan 2017, 00:13

Toujours assise, légèrement perdue dans ses pensées, ou peut-être un peu trop tourné vers ce monde où la majorité des mortels n’avaient accès, la Chamanka tentais tout simplement de reconnecté avec la réalité, ou de reprendre sur elle. Cet exercice l’avait certes fatiguée, puisqu’elle avait utilisé sensiblement le même procédé pour rejoindre Beltram alors qu’il était inconscient, cherchant à l’invité au présent, à se réveillé. Il y avait aussi qu’elle avait utilisé sa magie des soins bien plus fortement sur le nouveau venu que sur le Chef des Loups d’Acier. Le cas de son ami Hanzo était différent. Il était profondément enfoui dans les méandres de l’inconscience, sur le seuil de la mort. Et les mots n’étaient pas pris à la légère pour celle qui venait de revenir… Si faire ce genre de connexion avec les esprits de son clan était plus aisé, il en était tout autre avec une personne n’ayant pas réellement conscience de cette possibilité, ni peut-être même de son état. La position dans laquelle elle se trouvait était délicate: Elle ne connaissait pas Hanzo et lui encore moins. Et quand était-il de ses croyances? Était-il ouvert à ce genre de chose? Tout cela voulait dire qu’il était alors difficile de communiquer ouvertement avec lui. Y avait-il des choses qu’elle pouvait mentionner? D’autres non? Elle avait besoin d’un peu plus de temps avec lui afin de définir tout cela, tout comme peut-être, un peu de temps avec le Chef des Loups d’Acier qui saurait peut-être mieux la guidé sur certains détails qu’elle considérait important avant de se lancer. Elle n’avait pas envie de solliciter d’autres forces pour répondre à ses questions. Ça, elle voulait bien le garder pour les siens. Oui.

Au moins, Hanzo était stabilisé, mais rien ne lui disais qu’il ne pourrait pas décliner dans les heures suivantes. Elle doutait fort qu’il puisse quitter le monde de l’inconscience de sitôt. Il avait été gravement blessé et affaiblis. Le temps de réaction pour le ramener avait été plus qu’efficace, mais il n’y avait malheureusement pas que les efforts et l’efficacité, ni la volonté de ce dernier à revenir qui jouait. Il y avait aussi et surtout, celle des Dieux. C’était peut-être là qu’elle pourrait se pencher d’avantage sur la question, mais sincèrement, elle souhaitait bien que le mercenaire ne lui demande pas. D’un autre côté, comment pourrait-il savoir qu’elle pourrait peut-être être en mesure de lui dire?

Une main c’était poser sur son épaule et l’avait doucement secoué, pour la ramener un peu plus à la réalité. Ouvrant finalement les yeux, elle releva la tête vers Khaos qui lui tendait une pipe, avec bien entendu l’Opium qu’ils venaient d’acquérir il y a peu. Elle fit un bref sourire au Berserk et déclina l’offre pour le moment. Elle était déjà en mal de se reconnecté à la réalité pour toutes sortes de raison, l’Opium dans l’immédiat n’étais pas une excellente idée pour cette circonstance précise. Elle attarda cependant son attention sur l’assiette qu’on avait glissée en sa direction et piqua dedans, mollement et sans réellement d’envie, même si son corps lui indiquait sa faim. Elle ne c’était pas vraiment rendu compte que le mercenaire en avait déjà terminer sur son interrogatoire, l’ayant donc laissé aux bon soins des Berserks qui s’amusait déjà avec le prisonnier un peu avant de le mettre à mort. Ce qui se passait présentement autour d’elle ne lui importait guère, sincèrement. Il y avait un bon côté des choses d’être autant entourer des siens puisqu’elle n’avait pas besoin de devoir se remettre sur pied rapidement et efficacement, même si au fond d’elle-même c’était un besoin purement instinctif. Hanzo n’étais pas le seul qu’elle ait croisé dans l’autre monde et il y avait ici, beaucoup plus d’âmes perdue qu’il pouvait y en avoir dans les Territoires Interdits. C’était déjà d’ailleurs quelque chose sur lequel elle travaillait… Lorsqu’elle en avait l’occasion. Elle pouvait sentir ces poignes glacer tenté de la ramener de force. Ce n’était pas méchant. Elle n’était qu’un pont.

Ont l’interpella finalement. Beltram semblait vouloir aviser personnellement l’état de son ami. Elle leva un moment le regard sur lui. Il était bien entendu hors de question qu’elle lui refuse cette demande et elle pouvait très bien comprendre son inquiétude, même s’il semblait vouloir la dissimulé, plus que lors de son réveil ou celle-ci avait été palpable. Étais-ce sa façon de gérer la situation? Ou n’aimait-il tout simplement pas démontrer une forme d’attachement vers son ami? Quoi qu’il en soit, elle se contenta d’hocher la tête tout en jetant un bref regard vers Khaos alors que le mercenaire quittait déjà pour monter à l’étage. Le Berserk posa une main sur son épaule et hocha positivement la tête. Elle comprit alors qu’il avait déjà avisé Khör et qu’elle n’avait donc pas besoin de le faire. Elle lui offrit un bref sourire tout en se remettant à piger quelque peu dans son assiette visiblement toujours aussi songeuse, ailleurs.

« Ut sa’n sap à et ressac al etêt te erocne sniom à resnepéd ed eigrené’l tnemelituni. » ( Tu n’as pas à te casser la tête et encore moins à dépenser de l’énergie inutilement pour eux.)

Fit le Berserk à son intention. Vayrinn quant à elle se contenta de répliquer avec un bref mouvement de la main, signe qu’elle n’avait vraiment pas envie d’argumenté de nouveau la dessus. De plus, il n’y avait pas que cela et elle avait encore moins l’envie de se penché sur ces explications dans l’immédiat. Cela en vint à lui faire revenir en mémoire l’attitude de son Beta qui, bien que justifié n’étais pas toujours des plus recommander. Elle profita donc de l’absence du mercenaire pour remettre, encore une fois, les choses au clair avec lui. Après tout, le remettre à sa ‘’place’’ devant les autres, encore plus devant quelqu’un n’appartenant pas au clan n’aurait pas été adéquat de sa part.

- Icec etser nom xiohc . eilbuo’N sap euq nom elôr ed fehC TE ed aknamahC tse tuot issua tnatropmi à sem xuey euq not elôr ed ateB à set xuey te li tse’n sap égilbo euq ut ne sennerpmoc setuot sel settecaf , emêm iom ej sius erocne ne egassitnerppa te el tiares sruojuot , ej erèpse’l neib . eJ sdnerpmoc not edutéiuqni te at ecnaifém , siam suon snorved suon étpada à seniatrec noitautis ruop riova el eruelliem ed enucahc . soahK , ej en xuep sap riova sel xuey rus tuot te tuotrap à al siof . eJ etpmoc rus iot ruop em retnesérper rus puocuaeb ed ,uaevin tno’d al eitamolpid , tnemmaton enu’uqsrol ennosrep em ednamed ... lI tse tnatropmi euq ut en enèmlam sap sel sennosrep iuq tnorduov tnemelleutnevé em értnocner . aleC tiarruop tnemetcerid resop nu emèlborp , tuotrus siv-à-siv ed sertua’d semuayoR . ej-iA tnemiarv nioseb ed et resicérp à leuq uaevin ? iS ettec noitcnof en et sneivnoc sap , tid iom el tuot ed etius te ej siarednamed à nu ertua kresreB ed el eriaf is ut en ne’t snes sap elbapac . lI y’n a nucua lam à alec . suoN snova suot son secrof te son sesselbiaf . ( Ceci reste mon choix. N’oublie pas que mon rôle de Chef ET de Chamanka est tout aussi important à mes yeux que ton rôle de Beta à tes yeux et il n’est pas obligé que tu en comprennes toutes les facettes, même moi je suis encore en apprentissage et le serait toujours, je l’espère bien. Je comprends ton inquiétude et ta méfiance, mais nous devrons nous adapté à certaines situation pour avoir le meilleure de chacune. Khaos, je ne peux pas avoir les yeux sur tout et partout à la fois. Je compte sur toi pour me représenter sur beaucoup de niveau, d’ont la diplomatie, notamment lorsqu’une personne me demande... Il est important que tu ne malmène pas les personnes qui voudront éventuellement me rencontré. Cela pourrait directement poser un problème, surtout vis-à-vis de d’autres Royaumes. Ai-je vraiment besoin de te préciser à quel niveau? Si cette fonction ne te conviens pas, dit moi le tout de suite et je demanderais à un autre Berserk de le faire si tu ne t’en sens pas capable. Il n’y a aucun mal à cela. Nous avons tous nos forces et nos faiblesses.

Elle avait plongé son regard dans celui de son Béta tout le long de ses mots, quelques Berserks autours écoutaient ses propos discrètement avec un certain intérêt. Khaos était considéré comme irascible. Elle ne voyait pas cela nécessairement comme un défaut. Contrairement à elle qui était très posée et réfléchis, parfois, ce côté lui était plus qu’utile, mais en ce qui concernait les liens éventuels à faire avec le reste des Royaumes, il devrait soit apprendre à être plus ‘’courtois’’, soit laissé sa place. Il n’y avait rien de mal à ne pas tout savoir. Elle voulait seulement noté chez lui un certain effort et le fait d’assommer un ‘’invité’’ avec le pommeau d’un épée n’étais pas suffisant dans la catégorie effort. Pour le reste, il était ce qu’il était et elle l’appréciait tel quel. Il avait toujours su se montrer efficace au plus haut point.

Elle pouvait le sentir bouillir sous ses paroles. Elle ne réagit pas. Elle savait que sur le coup cette remarque le dérangeait, mais elle savait aussi qu’il y réfléchissait déjà et, lorsqu'il serait seul et plus posé, qu’il saurait comprendre. Elle n’avait aucune inquiétude là-dessus. Voyant le regard de celui-ci fixé le vide, elle déposa sa main sur la sienne pour attirer son attention et lui offrit un bref sourire afin qu’il ne plonge pas dans ce monde où il verrait cela comme une réprimande ou un danger sur sa position quelconque. Cela n’avait rien à voir. Il devait surtout lui aussi, tout comme elle, apprendre à déléguer certaines tâches. Les enjeux pour la colonie deviendraient de plus en plus grands et important. Certaines tâches allaient être délicate, certaines approches et interventions aussi. Il devait y songer. Ils en arriveraient là un jour ou l’autre, que ce soit lui ou elle, ils ne pouvaient tout simplement pas tout faire, c’était rêver en couleur.

- Rella , en enruoter sap al noitautis snas essec snad not tirpse ne ec tnemom . eC iuq tse tiaf tse tiaf . egnoS y tôtulp à etêt resoper te sneiver iom al sussed , drocca’d ? etiforP ud spmet li’uq et etser tnava al noitator sed serèitnorf ( Aller, ne retourne pas la situation sans cesse dans ton esprit en ce moment. Ce qui est fait est fait. Songe y plutôt à tête reposer et reviens moi la dessus, d’accord? Profite du temps qu’il te reste avant la rotation des frontières.)

Elle lui offrit un autre sourire, puis pris finalement la pipe pour l’amener à sa bouche et en prendre quelques inspirations, pour ensuite la remettre à son Beta alors qu’enfin un sourire se dessina sur ses lèvres, puis, il hocha positivement de la tête. Bien. Elle se calla dans sa chaise et avisa les Berserks autour. Ses muscles étaient plus détendu même si elle n’avait pas réellement subit de tension quelconque. C’était sans doute l’effet de l’Opium qui la frappait plus efficacement étant donné son état légèrement chambranlant même si elle s’en remettait finalement un peu mieux, ayant changé son état d’esprit. Cela passerait, puisqu’elle se sentait déjà un peu mieux que les minutes précédentes. Ce qui lui fit intérieurement plaisir. Elle n’aimait pas se sentir ainsi, même parmi les siens. Elle aimait ce savoir efficace en tout temps. L’alcool et les drogues n’étaient pas nécessairement un problème en soit, jusqu’à un certain point. Point qu’elle était tout de même loin d’atteindre. Elle connaissait ses limites.

Elle remarqua alors Beltram qui était déjà revenu et se tenait un peu plus en retrait. Il semblait un peu dépasser par les évènements. Il fallait dire que selon son récit de plus tôt, cela aurait dû être une journée remplis de joie et de festivités et au contraire, il n’y avait eu que mort et souffrances. Elle était désolée pour le mercenaire. Elle pouvait le comprendre. Elle avisa Artek qui se dirigea vers lui avec un gobelet en main qu’il déposa devant celui-ci. Vayrinn observa la scène du coin de l’œil, intéressée. Elle ne connaissait pas suffisamment Beltram pour savoir si celui-ci resterais rancunier face à l’accueil de plus tôt ou pas par ce dernier et fut bien heureuse de voir qu’il avait choisi de se détendre et d’être réceptif. Cela l’aiderait beaucoup, en fait, cela aiderais tous le monde. Avec la température qu’il faisait présentement à l’extérieur, elle doutait fort qu’il quitte la protection du Château pour la nuit et l’état de son ami serait sans doute aussi un facteur concernant son choix. Le voir alors se mêler aux siens sans trop de difficulté la rassura. C’était non seulement bien pour Beltram, sans doute, mais c’était excellent pour les Berserks qui pour la majorité n’avaient jamais réellement eu la chance de discuté avec une personne des territoires d’ailleurs et le très peu ayant osé traversé leurs terres avaient péri dans d’atroces souffrances. Bien vite, le mercenaire fut entouré de quelques curieux et ceux-ci échangèrent allégrement avec lui.

Les heures passèrent donc ainsi et plutôt rapidement, puisque le soleil venait déjà à peine de se coucher. L’ambiance, comme à l’accoutumé, était plutôt festives et Vayrinn appréciait de voir tout ce beau petit monde échanger entre eux. Elle ne pouvait s’empêcher d’avisé la situation d’un œil protecteur et satisfait. Certains Berserks avaient quitté pour les rondes, alors que d’autres nouvelles têtes étaient arrivées, prêt à prendre une pause bien méritée pour la nuit. L’alcool coulait à flot, comme d’habitude et quelques pipes d’Opium circulaient ci et là. La Chef des Berserks, elle, bien que dans l’ambiance festive elle aussi, ce contentais de discuté avec un petit groupe sur une table plus loin en avisant divers plans. Bien que l’heure était à la fête pour certain, elle, elle ne songeait pas réellement à prendre de pause, surtout avec les rotations. Elle devait tout noter les informations qu’on lui transmettait et avisait, voir improvisait en conséquence. Notamment la quantité d’un groupe que ce soit sur les frontières ou pas, qui en ferait partie, etc. Elle devait aussi s’assuré que chaque groupe dispose d’un Berserk qui savait plutôt bien communiquer dans la langue d’Enkidiev.

Sa tête se leva cependant lorsqu’on interpella Beltram au bras de fer. C’était évident que quelque chose se tramais et à voir l’air des siens ainsi que leur amusement, elle hocha négativement la tête en riant légèrement pour revenir à ses plans. C’était évident qu’ils voulaient se foutre de sa gueule amicalement, mais sans doute aussi comparé leurs rapport de force. Ah, ces mâles. Ce qui rapporta son attention sur la scène fut lorsqu’il sembla que le mercenaire ait vaincu Khör. Impossible. Fronçant les sourcils, elle comprit rapidement de quoi il en tenait et se contenta de garder le silence, ni même de s’en mêler. Après tout, elle verrait bien comment il s’en tirerait avec ce petit tour de passe-passe. Elle dû avouer être un peu surprise de l’honnêteté de celui-ci, chose qui fut bien apprécier de tous, visiblement. Cela lui vint à penser que peut-être les Berserks devraient voir certaines pièces de leur équipement, dépendamment de la situation. Si Beltram arrivait à faire vaciller le bras du Berserk Ours avec une certaine forme d’aisance, qu’en serait-il lors d’un combat? Évidemment, la magie était une chose merveilleuse selon elle, mais elle pouvait très, très clairement faire pencher la balance en leur défaveur concernant certains facteurs. Elle ne put s’empêcher de resonger à Amélia qui n’avait eu aucune difficulté à la soulever de terre afin de lui montrer son pouvoir de lévitation, tout comme à certains Sorciers qu’elle avait su observé sur Irianeth, notamment lors des événements comme les attributions. Fâcheux. Les Berserks n’avaient aucun pouvoir du genre. Il leur faudrait peut-être un être magique dans la Capitale afin d’assurer une certaine sécurité qu’ils n’étaient clairement pas en mesure de fournir. Leur résistance à la magie était une chose, mais il y avait des facteurs extérieurs auquel ils ne pouvaient compter et cela la dérangeait. Elle voyait cela comme une faiblesse et elle devrait trouver un moyen efficace d’y remédier.

Se faisant ramener à la réalité par une petite tape sur son épaule alors que Aikhal lui avait posé une question, Vayrinn eu un bref sourire et y répondit tout en pointant la carte de la Capitale et indiquant au groupe où se positionner et quoi ne pas oublier de surveiller tout en avançant les travaux. Voyant finalement le groupe s’éloigné afin de se mettre au travail, elle poussa un long soupir et croisa les bras en avisant les documents. Elle observa le tout un moment, les sourcils froncer puis, fini par les rassembler en une petite pile et les retourna par réflexe, pour ensuite terminer son gobelet et choisir de se lever afin de se dégourdir un peu.

En fait, elle ne pouvait s’enlever l’état Hanzo de l’esprit. Étais-ce parce-qu’elle ressentait en quelque sortes les émotions du mercenaire vue sa grande sensibilité? C’était possible, mais il n’y avait pas que cela. Aller le voir pour l’heure serait inutile et demandé à Beltram quelques informations pouvaient attendre à plus tard ou demain. Non. Cela semblait sans doute inutile pour Khaos, mais pour elle, c’était aussi une chance à ne pas mettre de côté pour se perfectionner. Après tout, elle n’avait que travaillé avec les siens, rejoindre leur esprit était chose facile puisqu’elle y était déjà étroitement lié. Ce n’était pas seulement son rôle de Chef, qu’elle devait voir évoluer, mais aussi celui de Chamanka qu’elle affectionnait tout autant. Pour elle, les deux rôles étaient tout aussi important l’un que l’autre et elle ne se voyait pas en amélioré un au détriment de l’autre, mais il fallait avouer que tout cela ensemble devenait plutôt énorme.

Elle se frotta donc le visage et se leva tout en songeant à tout cela. Prenant une pipe qu’on venait de lui tendre pour brûler encore un peu d’Opium, elle put encore une fois sentir son corps y réagir presque instantanément, alors qu’une légère vague d’engourdissement la pris d’assaut de la gorge jusqu’au bout des doigts. Cela lui fit réalisé qu’elle n’y était pas allé de main morte sur sa consommation d’alcool et même d’Opium depuis les dernières heures, versus la quantité de nourriture qu’elle avait ingérer dans toute sa journée. Elle devrait remédier aussi à ce genre de situation. Depuis qu’ils avaient Kadrunn, même si son corps le lui rappelait, elle laissait trop souvent de côté ses propres besoin primaires, comme manger en les reportant à plus tard afin que tout soit le plus efficace possible. Quand était la dernière fois où elle avait réellement pris le temps de s’assoir et de manger sans se laissé interrompre par quoi que ce soit? Et malheureusement, boire n’étais pas des plus nourrissant. Si elle continuait sur ce train, elle finirait rapidement par s’épuiser ou tout simplement pété un plomb sans raison rien que parce-qu’elle serait soupe au lait le ventre vide. À cette pensée, son ventre gronda comme s’il approuvait ses songes alors que depuis le début de la journée, elle n’avait fait que chiper par ci par là quelques bouchées. Voilà qu’elle en profiterait pour manger comme une Berserk digne de ce nom, mais avant, elle devait aller porter ses documents. Avec ces petits fêtards tout autour, elle n’avait réellement pas envie qu’un accident arrive à ses papiers. Elle fracasserait des mâchoires, c’était assuré.

À cette seule pensée, elle eut un bref rire pour elle-même et quitta donc la salle du Trône avec ses documents sous un bras. Elle marcha dans le couloir qui la mènerait vers l’escalier tout en laissant son ouïe fine se tendre derrière elle sur les rires et les quelques fracas des siens. Elle tourna le corridor toujours un léger sourire entre les lèvres lorsqu’elle dû avouer être surprise lorsqu’elle sentie une poigne l’attraper. La faisant pivoté, elle avait déjà, de sa main libre, retirer le poignard qui reposait à l’un de ses flancs pour le pointé juste sous la cage thoracique de son assaillant. Même si elle se savait en sécurité chez elle puisqu’après tout, la surveillance était élevée, c’était plutôt son corps qui avait pris le contrôle de la situation seul, ayant enregistré depuis son plus jeune âge certains réflexes qui visiblement, refusaient de s’apaiser. Ce qui était tout de même une bonne chose en soit.

Qu’elle ne fut pas en fait sa surprise de réalisé que celui qui l’avait ainsi positionné n’étais pas un Berserk pour lui faire une blague comme il était parfois possible, mais bien le mercenaire. Une main appuyée contre le mur au-dessus de sa tête, son corps se voulant légèrement imposant, il lui bloquait la route d’une certaine façon. Elle n’avait sentie aucune agressivité à son égard et bien vite, elle baissa un moment le regard vers son arme avant de la ranger, non sans s’assuré de faire remarquer au mercenaire qu’il venait presque de s’ajouter une bonne blessure à son actif. Une chance eut-elle réalisé que c’était lui… Un léger sourire parcourait ses lèvres. Il pourrait peut-être y noté un certain air de défit en celui-ci. Elle ne lui reprochait pas son geste, au contraire… Il avait eu l’audace de prendre les devants et elle était intéressé à savoir jusqu’au il était prêt à aller. Il glissa doucement un doigt sous son menton afin de l’invité à lever la tête en sa direction. Elle se fit plutôt docile, ce qui était chose rare venant de sa part, mais étant réceptive, il n’avait pas à craindre une réplique sans doute douloureuse. D’ailleurs, si tel aurait été le cas, il serait sans doute déjà au sol à gindre de douleur. Elle le laissa donc continuer avec un intérêt non dissimulé. Son regard perçant plongeait dans les yeux dorés de son interlocuteur et elle pouvait sans la moindre difficulté de nouveau déceler cette attirance qu’il avait pour elle, bien que plus marqué qu’à leur première rencontre. Son visage était très près du siens, au point où elle pouvait sentir son souffle contre ses lèvres qu’il semblait bruler d’envie de goûter, se contentant de les frôler. Entre temps, elle avait subtilement glissé ses doigts contre la ceinture du demi-elfe afin de le tiré à elle et prendre le contrôle de la situation. Son geste fut cependant interrompu puisque des pas se firent entendre dans le couloir. Oh, ce n’est pas ce qui l’aurait empêché de s’amusé un peu, puisqu’il venait de lui ouvrir l’appétit, mais les bruits firent réagir instantanément le mercenaire qui abandonna rapidement cette proximité et cette légère exploration pour s’adossé contre le mur, juste à côté d’elle au moment même où Khaos tournait le coin.

Vayrinn avait bien entendu laissé Beltram fuir… Pour cette fois. Un peu perplexe tout de même puisqu’elle ne comprenait pas les raisons de ce soudain abandon, elle se contenta de rester dans cette position non sans jeter un bref coup d’œil au mercenaire, faisant légèrement la moue lorsqu’il passa devant elle pour quitter. Celui-ci avait semblé choisi de l’abandonné sur sa faim en supposant, sans doute, que le Berserk voulait s’entretenir seul avec elle. Elle ne pouvait pas vraiment lui en vouloir sur ce coup, puisqu’elle savait très bien que le regard que Khaos lui avait porté semblait sous-entendre cela. En fait, ce n’étais pas bien compliquer, Khaos détestait la savoir seul avec quelqu’un n’appartenant pas du clan et, si c’était un mâle, c’était bien pire.

Elle savait très bien qu’il aurait pu s’exprimé devant le mercenaire. Celui-ci jeta un bref coup d’œil à Beltram qui s’éloignait tout bonnement les mains dans les poches, puis, lorsqu’il tourna le coin, il rapporta son attention vers elle laissant son épaule s’appuyer contre le mur à ses côtés, puis l’avisé sans un mot, un bref sourire au coin des lèvres. Visiblement, il l’avait pris au mot lorsqu’elle lui avait mentionné plus tôt d’en profiter avant le lever du jour et de retourner sur une frontière. Avant que les choses ne deviennent trop tentantes, surtout avec le mercenaire qui venait de l’ouvrir l’appétit, elle quitta le mur et se remis en marche vers sa chambre afin d’aller y déposer les documents. Bien entendu, Khaos la suivis. Son silence lui fit d’ailleurs réalisé qu’il n’avait rien de particulier, ni d’urgent à lui demandé et qu’il c’était sans doute pointé en sentent la présence de Beltram à ses côtés, pourtant, elle savait que quelque chose le dérangeait et que cela le démangeait sans doute profondément.

« Ej siorc euq al etêpmet tse neib éllatsni . aleC euqsir ed ritnelar al noissergorp sed xuavart . uA tiaf , ut sias à’uqsuj dnauq etser el erianecrem te nos ima ?» ( Je crois que la tempête est bien installé pour rester une bonne journée ou deux. Cela risque de ralentir la progression des travaux. Au fait, tu sais jusqu’à quand reste le mercenaire et son ami? )

- iuO ne teffe . aleC suon arttemrep ed riov à sertua’d sesohc . eJ siarrev niamed .nitam ertê-tueP euq ej siareriter nu kresreB rap ednor te sel tiarecalp rus sel xuavart rueirétni ceva sel snossam . tnauQ à martleB te oznaH , ej etuod sli’uq tnetrap tnarud al etêpmet te ej siorc euq alec ardnepéd ud ésselb . slI tnoretser el spmet eriassecén . ,noniS ut-sa udnetne sel sesnopér ud reinnosirp ? ertê-tueP ut-siarruop ne retiforp ruop el rennoitseuq rus sniatrec stniop ne reilucitrap euqsiup suon snova’l suos al niam tnava ed évehca’l . dnerP tlaboK ceva iot . ( Oui en effet. Cela nous permettra de voir à d’autres choses. Je verrais demain matin. Peut-être que je retirerais un Berserk par ronde et les placerait sur les travaux intérieur avec les massons. Quant à Beltram et Hanzo, je doute qu’ils partent durant la tempête et je crois que cela dépendra du blessé. Ils resteront le temps nécessaire. Sinon, as-tu entendu les réponses du prisonnier? Peut-être pourrais-tu en profiter pour le questionner sur certains points en particulier puisque nous l’avons sous la main avant de l’achevé.)

Sur ces mots elle entra dans sa chambre et déposa les documents à l’intérieur d’un petit bureau qui n’avait l’air de rien. Khaos la suivis bien entendu. Il s’appuya contre le cadre de porte et l’observa faire, puis, chose faite, elle tourna les talons pour ressortir. Le Berserk la laissa passé, non sans visiblement une certaine hésitation que Vayrinn put noter, mais n’en fit pas de cas. Bien que l'alcool embrumait un peu ses sens, elle ne comptais pas refaire la même «erreur» avec Khaos. Ils redescendirent alors les escaliers pour revenir dans la Salle du Trône où quelques fracas se firent entendre. Apparaissant enfin, elle put remarquer Klâsh et Artek qui se chamaillaient sous les encouragements des autres. Khaos continua son chemin et se dirigea vers le prisonnier auquel l’ont avait poser une sac de cuir sur la tête enfin de l’empêcher de tout voir ce qui se déroulait, bien que ce n’étais en rien grave en soit, les Berserks avaient toujours eu à l’esprit le fait que moins un prisonnier en savait sur son captif, mieux c’était. Un prisonnier devant qui l’ont pouvait discuter ouvertement et tout dévoilé n’étais qu’un prisonnier mort. Sans ménagement, le Berserk agrippa l’homme et le souleva. Les Berserks se calmèrent aussitôt et semblaient attendre. D’un seul regard, il choisit deux comparse qui s’activèrent et quittèrent à l’extérieur avec lui. Artek en faisant bien entendu partie.

Une fois chose faire, le cours des évènements reprirent de plus belle, comme si de rien était. Vayrinn alla rejoindre Khör et Kobalt, son duo ours préférée, alors qu’ils discutaient avec Beltram non sans prendre un gobelet elle aussi au passage et ramassé un pichet qu’elle laissa durement cogner la table pour indiquer son arrivé, comme si on ne l’avait pas remarqué, elle laissa son regard pétillant de malice s’attarder quelque peu sur le mercenaire. Khör profita de cette distraction et l’agrippa par l’un des tissus de ses vêtement pour la tiré vers lui et la déséquilibra presque. La Chamanka laissa échapper un cri de surprise et de désapprobation tout en observant avec horreur le contenu de son gobelet frôler la catastrophe alors que le Berserk ours semblait s’être mis en tête de l’agacer un peu. Elle lui flanqua un coup de poing qu’il évita en reculant la tête, puis, étant assise sur lui, il se contenta de tenté de la retenir pour ne pas la laissé avoir le dernier mot. Celle-ci finit par se défaire de sa prise en trouvant une ouverture, non sans lui flanquer un coup dans les côtes et teint son équilibre de justesse en s’agrippant à l’un des poignet du Berserk et, le corps dans le vide, elle se permis de poussé sur la table de ses jambes pour le déséquilibré à son tours, Kobalt reteint la table par réflexe afin que son contenu ne soit pas renversé. Résultat, les deux chamailleurs se retrouvèrent au sol alors qu’elle s’empressa d’amener le bras de celui-ci derrière son dos, s’assoyant sur lui en lui fichant quelques coups amicaux sur la tête, les côtes et même les fesses pour le nargué jusqu’à ce qu’il tape le sol de sa main libre.

« Ils être pire que frère et sœur quand ils commencer. »

Fit Kobalt en désignant le duo qui se rassis à la table non sans que le Berserk Ours ainé n’ébouriffe les cheveux de la Chamanka qui se contenta de grogner tout en lui foutant une claque derrière la tête, puis, lui vole son verre pour le callé d’un coup et le lui remettre devant en s’essuyant la bouche de son bras et replaçant brièvement sa tignasse ébène qui coulait devant ses yeux.

« Je t’ai simplement laissé gagner pour ne pas te faire honte devant notre invité »

Fit Khör en avisant Beltram d’un air amusé question de taquiner Vayrinn qui lui jeta un regard remplis de fureur, pour finalement éclater de rire avec celui-ci.

« Sinon, ton dernier repas il remonte à quand? Des mois? »

Ajouta le Berserk en avisant sa Chef, tout en choisissant de se lever en prenant son gobelet, faisant signe à Kobalt de le suivre.

« Ont va chercher un truc. En plus de surveiller ses fesses, il faut la nourrir… »

Conclut-il non sans un sourire. Il jeta un bref regard à Beltram puis tourna les talons pour quitter la Salle du Trône, sans doute dans le but d’aller chercher quelque chose qui saurait plaire à la Chamanka. Vayrinn quant à elle se contenta de poussé un soupir et d’appuyer sa tête contre sa main un moment en les observant s’éloigné pour finalement laissé son regard retombé sur le mercenaire.

- Il me gaverait même si j’aurai engloutis un cerf sous ses yeux… Il devra se faire à l’idée que je ne grandirait pas d’avantage…

Fit-elle non sans un bref rire pour prendre quelques gorgé de son propre gobelet. Khör n’avait pas tort. Mangé était d’ailleurs dans ses plans pour la soirée, mais il était vrai qu’elle avait encore momentanément oublié ce précieux détail. Elle était donc plutôt heureuse qu’il s’en occupe, cela lui permettait de finalement pouvoir se reposer réellement de ces dernières journées. De toute façon, en avisant la majorité des plats sur les tables, il n’y restait plus grand-chose, mais cela saurait sans doute être corrigé d’ici les prochaines heures. Les Berserks restaient rarement longtemps sans nourriture lorsqu’il y avait de l’alcool en jeu.

- Alors… Tu n’es pas trop dé… payser avec les miens? Sinon, tu ne comptes pas partir ce soir j’espère avec la température… J’imagine que tu comptes rester jusqu’à ce qu’il y ai du nouveau avec Hanzo?...

Dit-elle en l’observant toujours. Elle ne désirait pas tourner le couteau dans la plait, mais elle aimerait bien avoir une petite idée de ses intentions. Elle ne voulait pas non plus qu’il se sente pressé de quelconque façon.

- Si tu le souhaite demain je peux te faire visiter la Capitale. Je dois faire une tournée afin de vérifié l’avancement des travaux, notamment jeter un coup d’œil dans les mines et aussi voir à certains détails sur l’aménagement des propriétés… Tu n’es pas obligé. Il y a des choses beaucoup plus agréables que ça…

Elle laissa sa phrase en suspens, avisant sa réaction avec une petite pointe de malice au fond du regard.

- Comme se battre par exemple.

Elle lui fit un bref sourire, s’attardant un peu plus sur ses traits, encore une fois. Bien que sa carrure ne fût pas aussi imposante que certain, elle était tout de même très agréable à regarder… Sur cette pensée, elle se leva et fit quelques pas afin de contourner la table et s’assoir à cheval sur le banc à côté de lui, étant donc face à lui, l’observant de haut en bas avec intérêt et curiosité. Elle finit par lever une main et laisser celle-ci se poser sur ses pectoraux, laissant glissé ses doigts jusqu’à ses abdominaux lorsqu’elle fut interrompue par un plat bien remplis déposer sans ménagement, comme d’habitude quoi, devant elle.

« Fais gaffe, elle est vorace quand elle a faim.»

Puis, non sans un clin d’œil à l’intention de Beltram, le duo ours se dirigèrent juste un peu plus loin pour rejoindre un petit groupe qui les réclamait afin de complété l’équipe, ayant commencé à jouer à un jeu avec des couteaux à lancer sur une cible en bois sur un mur. Vayrinn quant à elle avisa son assiette où trônait des morceaux de sanglier, des baies et du pain et entreprit de prendre un morceau de viande, non sans pointé l’assiette au mercenaire si jamais il avait faim.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11755-vayrinn-chef-des-berserks-imperatrice-des-ti-kadrunn http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t10877-vayrinn-chef-des-berserks-chamanka
Beltram
Mercenaire des Loups d'Acier
avatar
Nombre de messages : 63
Rôle : Mercrenaire
Date d'inscription : 13/12/2016

Plus sur le personnage
Âge:
Rôle:
MessageSujet: Re: Frozen hell and... What the f...?!! [PV VAYRINN] Mar 24 Jan 2017, 23:06

De grands éclats de rire accueillirent le mercenaire qui esquissa un sourire. Sérieusement, si on lui avait dit un jour que ces barbares allaient autant l’apprécier, il ne l’aurait très certainement pas cru! L’un des berserks arriva à sa hauteur et lui encadra les épaules de son bras, l’attirant à sa suite en direction d’une table où trônaient plusieurs gobelets d’alcool. Ils voulaient faire un jeu à boire, visiblement, mais il doutait sérieusement qu’il puisse tenir la cadence contre eux. Son regard en disait long, car l’hilarité générale gagna rapidement l’ensemble des guerriers. Franchement, ce n’était probablement pas une bonne idée…

- Toi, peur? Demanda l’un des hommes, tout sourire, dans un enkiev très limité.

- Non, ce n’est pas ça. Mais bon sang, on a pas la même notion de beuverie, visiblement!

Néanmoins, il décida d’attraper la première coupe métallique, puis jeta un regard au grand gaillard qui se tenait devant lui. Dès que l’ordre fut donné, les deux hommes commencèrent à boire leur consommation à grandes lampées. Bon sang!! Ça brûlait! Alors que son élan était bien entamé, Bel ne put s’empêcher de s’étouffer avec l’alcool que contenait son verre et se mit à toussoter bruyamment… jusqu’à ce que le liquide lui sorte par le nez. AH!!! ÇA BRÛLAIT!! Instinctivement (et croyant honnêtement que ses sinus allaient éclater comme du popcorn), le mercenaire porta une main à son visage et se pinça les narines sous les grands éclats de rire de ses compagnons. S’il n’y avait ne serait-ce qu’une infime forme de culture bactérienne située dans les canaux de son visage, il était assuré, maintenant, qu’il ne restait plus rien! Le semi-elfe marcha de long en large, les yeux embrumés, attendant que la douleur ne daigne s’estomper. Au bout d’un moment, il renifla pour s’assurer que tout allait bien, puis essuya ses vêtements pour retirer l’excédent de liquide. De grandes claques amicales retentirent dans son dos et il leva la main pour refuser le nouveau gobelet qu’on lui tendait.

- Ça va, c’est bon, j’ai eu ma leçon, dit-il avec un sourire amusé avant de s’éloigner vers l’une des tables.

Deux grands gaillards se chamaillaient comme des gamins, non loin de lui et le mercenaire dut se tasser rapidement pour éviter de se faire bousculer avec force, accidentellement. Maintenant attablé, Bel les observa un instant, un sourire en coin, se rappelant sa propre attitude avec son ami d’enfance, Seth. Ce genre de gamineries était monnaie courante entre eux deux… Du mouvement se fit sentir sur sa gauche et le jeune homme tourna la tête en direction de Khör qui s’approchait de lui avec l’un de ses copains. Il présenta ce dernier comme étant Kobalt. Les deux berserks vinrent s’installer près de lui, gobelet à la main, et les trois hommes discutèrent un moment.

Après quelques minutes, Vayrinn refit son apparition en compagnie de Khaos et Bel ne put s’empêcher de se demander s’ils avaient… enfin. Le colosse passa devant sa table sans lui jeter le moindre regard, puis alla quérir le poursuivant de Bel, le soulevant de sa chaise sans ménagement. Il désigna deux de ses hommes (dont Artek) pour l’accompagner, puis ils disparurent avec le prisonnier. Le mercenaire ramena son attention vers la cheftaine, qui arrivait en leur direction avec un gobelet et un pichet, puis la vit s’installer près d’eux en frappant la surface de la table pour attirer l’attention. Elle porta rapidement son regard sur lui et le semi-elfe nota à quel point ses yeux pétillaient. Oh visiblement, elle avait apprécié leur altercation un peu plus tôt. Lui-même était loin de rester indifférent à ses charmes et il avait bien remarqué la façon dont ses doigts s’étaient glissés contre sa ceinture, un peu plus tôt. Si elle était réellement en couple avec Khaos, ça supposait qu’ils avaient soit une relation ouverte, soit que le bougre était franchement décevant sous la couche… Dans tous les cas, c’était bon pour lui! Bel esquissa un bref sourire suggestif à son intention, puis baissa le regard, un instant, vers le bois de la table.

À peine la jeune femme était-elle arrivée à leur hauteur que, déjà, Khör décida de l’agripper par les vêtements pour la déstabiliser. Sous les yeux ahuris du mercenaire, il vit les deux jeunes gens se chamailler comme des enfants, alors que Vayrinn se retrouva rapidement assise sur les genoux du grand colosse. La suite se passa très vite et le semi-elfe ne put suivre totalement les âneries dont faisaient preuve ces deux-là. La chamanka poussa la table dans son élan pour faire renverser Khör et Kobalt s’assura que le tout restait bien en place, évitant de gaspiller davantage de boisson. Rapidement, les deux berserks se retrouvèrent au sol et la jeune femme en profita pour prendre l’avantage, s’installant dans le dos de Khör et ramenant son bras vers elle. La voix de Kobalt se fit soudainement entendre, attirant l’attention du chef des Loups d’Acier qui tourna instinctivement la tête vers lui. Comme frère et sœur? Lui qui trouvait qu’ils jouaient plutôt rudement… Néanmoins, Bel esquissa un sourire, les trouvant amusant malgré tout.

Les deux guignols se redressèrent, puis s’installèrent à table… avant que Khör n’ébouriffe la chevelure d’ébène de Vayrinn. Cette dernière répliqua d’une solide claque derrière la tête, puis profita du manque d’attention de son congénère pour vider son gobelet en une rasade. Évidemment, le colosse taquina sa cheftaine en déclarant qu’il l’avait laissé volontairement remporter la victoire. Il ramena son regard vers Bel qui étouffa un rire. Il avait déjà sorti le même discours à Ana alors qu’elle avait réussi à le déstabiliser pendant un entraînement. On appelait cela « de l’orgueil masculine ». Évidemment, Vayrinn fut courroucée un instant, avant de finalement éclater de rire. Khör interrogea la chamanka sur le dernier moment où elle s’était nourrie, puis fit signe à Kobalt de l’accompagner alors qu’il partait en quête de nourriture. Ainsi, la sauvageonne et le mercenaire se retrouvèrent seuls…

La tête appuyée dans sa main, la chef de clan observa ses deux guerriers s’éloigner, puis prit la parole, déclarant qu’ils ne se gêneraient pas pour la gaver si elle daignait se laisser faire.

- Pourtant, tu es quand même grande en comparaison de beaucoup de femmes que j’ai côtoyées... Dit-il avec un sourire en coin.

La jeune femme prit une gorgée de son gobelet, puis lui demanda s’il se sentait dépaysé tout en tentant de savoir s’il comptait rester pour la nuit ou pas. Oh tient… il avait l’impression qu’elle avait envie qu’il reste plus longtemps… Avait-il tort? Il se para d’un sourire légèrement enjôleur, puis se passa une main dans sa tignasse de feu.

- Oh ça va. Ça me fait penser à une ambiance de taverne… Mon lot quotidien quoi! Bien que je doive l’admettre, je ne côtoie pas régulièrement de tels colosses… Et tu vois, je n’avais pas prévu quitter ce soir, non. Ce serait de la folie avec la température qu’il fait à l’extérieur… Je pensais rester quelques jours en fait… Histoire de voir comment ça se passe pour Hanzo, comme tu dis.

Puis, elle lui suggéra – tout bonnement – de l’accompagner lors d’une visite qu’elle devait effectuer au sein de la capitale. Voilà qui était, somme toute, le moment idéal de découvrir l’évolution du royaume de Béryl (ou plutôt, de Kadrunn) depuis la prise des berserks. S’il hocha tout d’abord la tête en guise d’approbation, le mercenaire se figea, puis jeta un regard soupçonneux en direction de la cheftaine. Venait-elle de lui envoyer un message suggestif? Il vit bien la pointe de malice qui trônait au fond de ses prunelles et elle ponctua la suite de ses propos teintés de sous-entendus par un sourire qui était sans équivoque. Bel ne put s’empêcher de lui répondre de la même façon, soit en esquissant un sourire enjôleur. Oh, elle voulait jouer à ça, réellement? Bon… il avait UN PEU été l’instigateur de ce flirt à peine dissimulé… mais visiblement, elle ne lui en tenait pas rigueur. Bien au contraire! Elle le détailla du regard l’espace d’un instant, puis se leva pour se rapprocher de lui, choisissant de s’installer à califourchon sur le banc à ses côtés afin de mieux lui faire face. Le mercenaire lui jeta un regard inquisiteur, mais ne pipa mot, trouvant que ses gestes parlaient d’eux-mêmes. Lentement, Vayrinn vint apposer sa main à plat sur son pectoral droit, par-dessus sa tunique blanche, puis laissa glisser ses doigts dans un mouvement calculateur le long de ses abdominaux, en direction de sa ceinture. Ce simple geste ne le laissa en rien indifférent, mais il se contenta de la fixer, voire presque la dévorer du regard. Avait-elle la moindre idée du trouble qu’elle éveillait en lui? Il esquissa un sourire en coin rempli de sous-entendus et il s’avança un peu vers elle… jusqu’à ce qu’un énorme plateau soit déposé avec force sur la table devant la cheftaine.

Les deux jeunes gens furent surpris par cette entrée presque fracassante, puis le commentaire qui fusa le fit sourire à nouveau. C’était voulu que ce soit à double sens ou le berserk avait-il lâché cette remarque innocemment? Vayrinn observa le grand plat rempli de victuailles et pigea un morceau de viande avant de suggérer silencieusement au semi-elfe de se joindre à elle. Il fit un bref hochement de tête et chipa un morceau de pain ainsi que quelques baies. Il prit une bouchée du quignon encore moelleux et observa la belle guerrière qui fixait son plat, probablement coincée dans ses pensées, l’espace d’un bref instant.

- Toi et tes guerriers, vous semblez très proches, fit-il. On dirait que tu possèdes un lien particulier avec chacun d’entre eux. Presque comme une grande famille. Est-ce que ce trait est répandu parmi tous les berserks depuis toujours? Ou est-ce que la prise de Béryl vous a considérablement rapproché? Il écouta ses paroles d’une oreille attentive et mangea son morceau de pain avant d’engouffrer les quelques petits fruits qu’il tenait en main. D’ailleurs, en parlant de relations… Toi et Khaos… C’est du sérieux? Visiblement, elle ne comprenait pas où il voulait en venir. Je veux dire, vous êtes ensemble? Des amoureux? Je dis ça, car j’essaie de comprendre pourquoi il déteste ma tronche. Bon okay, je comprends que les circonstances de notre rencontre ne soient pas des plus glorieuses – je n’en suis pas terriblement fier non plus – mais les autres semblent être passés à autre chose… alors pourquoi pas lui? En fait, je suis simplement curieux, tu sais… Il avait prit un air faussement détaché… alors qu’en fait, il brûlait d’envie de savoir. Pas que le principe de culbuter une femme déjà prise ne l’avait déjà arrêté par le passé, mais Khaos avait des airs de meurtriers sanguinaires, alors…

C’était lui où Vayrinn avait sourit à nouveau? C’était comme si elle tentait de lui répondre sans en dire trop. Tout ce qu’il avait comprit, c’était qu’elle n’était pas liée amoureusement à Khaos, mais que ce dernier était détenteur d’une grosse tête de mule. Bref, il en pinçait pour elle, mais elle préférait le conserver dans la case « amitié » fatidique. Pauvre mec. Mais c’était un bon point pour le rouquin! Le mercenaire tendit la main pour agripper un morceau de sanglier et frôla le bras de la jeune femme au passage. Il porta la viande à sa bouche et eut l’impression qu’elle s’était rapprochée de lui. Il ne se fit pas prier pour faire de même. Non mais…

Il prit une coupe dans lequel il coula un peu d’alcool et prit une gorgée non sans grimacer un peu. Il jeta un regard en coin à la jeune femme, puis réalisa que cette dernière le fixait avec un air indéchiffrable. Voilà qui suscitait son intérêt! Il tourna la tête vers elle, puis fixa ses lèvres un instant avec convoitise. Bon sang qu’il avait envie d’y goûter. Bah! Khaos n’était pas dans les environs, non? Il avait disparu avec l’enfoiré qui l’avait poursuivi jusqu'aux limites de Jade… Pour une fois qu’il n’était pas là pour le toiser du regard! Les autres étaient trop occupés à picoler ou à balancer des dagues sur des cibles en bois… ou à se battre comme des gamins.

Beltram leva une main et la fit glisser sur la ligne de la mâchoire de Vayrinn. Guettant sa réaction, il s’approcha un peu plus et vint poser ses lèvres sur les siennes. Si au début le contact fut plus doux, plus lent (histoire de voir si elle le repousserait ou pas), il gagna assez rapidement en langueur. Bel glissa sa main sur la nuque de sa compagne et voulut approfondir leur embrassade, quand soudain, Vayrinn rompit le contact sous le regard incrédule du jeune homme. Qui avait-il? Elle… elle changeait d’avis? Il semblait surprit… et elle, amusée. Elle se détourna vers son plat, présumant soudainement QU’IL devait être fatigué, après tous les événements qui s’étaient produits dans la journée. Sérieusement? Non seulement le brisait-elle dans son élan qu’en plus, elle décidait QU’IL devait aller se reposer? Il cligna des yeux un instant, puis poussa finalement un gloussement, comprenant enfin ce qui en retournait.

- Ça, c’est une vengeance pour ce qui s’est passé tout à l’heure, pas vrai? Demanda-t-il tout bas, le regard brillant.

Elle se contenta de sourire et de lui jeter un coup d’oeil en coin. Elle n’allait visiblement pas le gracier d’une réponse claire. Mais ses gestes étaient – quant à eux – de véritables signes de confession. S’il aurait pu être courroucé de voir qu’elle se jouait de lui, Bel y vit plutôt une forme de résistance qui ne lui déplaisait pas du tout. Il aurait bien dû se douter qu’il ne serait pas aisé d’avoir la belle dans sa couche! En fait, ça l’amusait et l’excitait un peu plus, compte tenu du fait qu’elle n’était clairement pas indifférente à ses charmes. Il hocha de la tête, signe qu’il obtempérait aux propos de la chamanka. Après tout, il était réellement tard. Il était également réellement crevé.

- D’accord, je monte me coucher alors. Je peux prendre n’importe quelle chambre? Qui ne soit pas déjà occupée, je veux dire… D’accord! Si tu me cherches, je ne devrais pas être très loin. Et si tu changeais d’avis au courant de la nuit… Enfin, je suis prêt à sacrifier quelques heures de sommeil pour être à ton bon service!

Il éclata de rire en notant l’expression de la jeune femme, puis se détourna, les mains dans les poches, avant de s’engouffrer dans le couloir qui menait à l’escalier. Il gravit les marches quatre à quatre, puis, une fois à l’étage, nota les portes ouvertes des chambres libres. Tout au bout du couloir se trouvait la chambre – bien gardée – où sommeillait toujours Hanzo. Le jeune homme eut une pensée maussade pour son ami, puis entra dans l’une des pièces aléatoirement choisie. Il referma la porte derrière lui, puis nota le lit moelleux qui l’attendait. Il retira ses vêtements qu’il lança dans un coin de la pièce, puis se glissa entre les couvertures. Bon… lui qui avait espéré finir la soirée en agréable compagnie… c’était foutu. Il ne lui restait plus que sa main droite, sa meilleure compagne lors de ses soirées esseulées non voulues… oh et de jolies images à garder en tête!

********************


Il venait de se réveiller. Il faisait encore nuit noire… Il avait fait un cauchemar alors qu’il s’était mit à ressasser, sans le vouloir, les événements la veille avec la carriole en feu de Hanzo. Il était en sueur et ça n’avait rien à voir avec les pensées érotisantes qu’il avait eues quelques heures plus tôt. Loin de là. C’était de la terreur et de l’anxiété. Ça faisait un moment qu’il tournait en rond dans son lit, tentant de retrouver le sommeil, mais sans grand succès. Ses pensées vagabondèrent à nouveau, passant de Hanzo, à ses poursuivants, aux berserks et finalement, à Vayrinn. Tiens… il était tentant d’aller la rejoindre… Ça lui permettrait peut-être de se changer les idées et de chasser les images cauchemardesques qui avaient envahies son esprit…

Le mercenaire se redressa dans son lit en position assise. Il se passa une main au visage, puis retira la couverture qui le recouvrait. Il se leva, ne possédant pour vêtement qu’un simple caleçon (qu’il avait quand même prit soin de refermer… mine de rien), puis enfila les fringues qu’il portait un peu plus tôt. Bon, il jouait à un petit jeu risqué là… S’il croisait quelqu’un dans les couloirs, il était à parier qu’on lui prêterait toutes sortes de mauvaises intentions! Et il espérait ne pas faire peur à Vayrinn… se faire égorger pour avoir osé perturber son sommeil n’était pas non plus dans ses plans initiaux! Le semi-elfe s’accroupit derrière la porte, puis tendit l’oreille. Le couloir était silencieux… Il posa sa main sur la poignée de la porte, puis tira la paroi de bois pour lui permettre de sortir. Des chandeliers trônaient ici et là, illuminant sommairement les lieux. Beltram jeta un regard à gauche, puis à droite. Il devait tourner le coin du couloir, puis marcher un peu avant d’atteindre la chambre de la belle hôtesse.

La voie était libre!

Sur la pointe des pieds, le rouquin s’aventura dans le couloir, gardant tous ses sens en alerte. Un bruit se fit entendre derrière lui. On tournait le coin du couloir! D’instinct, il étendit ses sens et repéra Khaos qui devait effectuer une ronde nocturne! Ce dernier devait être drôlement préoccupé, puisqu’il ne remarqua pas le mercenaire qui alla se cacher dans une pièce vide dont la porte était restée ouverte. Que se passait-il? Pourquoi n’avait-il pas senti sa présence? Ou alors faisait-il semblait de ne rien voir? Ou il s’en foutait royalement… ce qui était plausible également. N’empêche, Bel ne pouvait pas prendre de chances… Le chef des Loups d’Acier jeta un coup d’œil vers le couloir puis nota, à l’autre bout, la présence d’un chandelier en acier dont les bougies étaient éteintes. Voilà qui servirait de diversion! Un sourire aux lèvres, l’Opalien leva la main, puis dans un simple petit mouvement du poigner, fit tomber le chandelier qui tinta une fois au sol. Sans plus de cérémonie, le grand gaillard s’empressa d’aller voir ce qui se passait… ce qui libéra la voie pour Beltram! Ce dernier s’empressa de se glisser hors de la pièce où il avait trouvé refuge, puis détala – le plus subtilement possible – vers la chambre de Vayrinn. Une fois devant sa porte, il se contenta d’entrer, puis de refermer derrière lui. Ses yeux dorés scrutèrent la pénombre, réalisant qu’il n’y avait aucune source de lumière environnante. Pas même le foyer…

Les sourcils froncés, il s’avança lentement dans la pièce… et réalisa que la cheftaine ne s’y trouvait pas. Ah merde! Voilà qu’il s’était donné tout ce mal pour rien! Où était-elle?! Le semi-elfe poussa un soupir irrité… puis réalisa un truc très important. Il ressentait une présence derrière lui… Il se retourna lentement… et toussota en voyant Khaos qui se tenait devant lui, la porte de la chambre de Vayrinn grande ouverte. Le colosse avait les bras croisés sur la poitrine et un air mauvais au visage (quoique… était-ce réellement une nouveauté?). Visiblement, il n’entendait pas le laisser s’en sortir aussi facilement.

- Écoute, Khaos. Ce n’est pas ce que tu crois, crois-moi. J’ai une bonne explication pour justifier ma présence ici et…

…Il ne put jamais en dire davantage. Le berserk n’en avait réellement rien à foutre. Dans un mouvement rapide, il vint écraser son immense poing au visage du mercenaire qui tomba à la renverse sous la force de l’impact. Tiens? Ça ne s’était visiblement pas passé comme prévu…

********************

Il ouvrit les yeux en grognant. Enfin… l’œil gauche ouvrait plus que le droit. Bon sang, il avait un mal de bloc… Était-ce dû au fait qu’il s’était prit un solide crochet du droit en pleine poire au beau milieu de la nuit? Probablement. À question stupide, réponse stupide… Encore heureux que Khaos ne s’était pas acharné davantage! Au lieu de ça, il s’était contenté de le traîner par le collet jusqu’à sa chambre et de l’y balancer comme un vulgaire sac de farine. Mais c’était quoi son problème à lui?! Quelle question… Son problème s’appelait visiblement Vayrinn… Le rouquin grommela quelques paroles incompréhensibles à l’encontre de Khaos, puis se releva à nouveau. Il n’eut pas à se vêtir cette fois, puisqu’il s’était recouché tout habillé. Il jeta un coup d’œil par la fenêtre et réalisa que la tempête s’était calmée, ce qui était une bonne chose en soi. Tiens, maintenant qu’il y pensait : il allait surement pouvoir récupérer ses fringues d’origine! Ceux-ci devaient être secs à l’heure qu’il était. Le semi-elfe tourna la tête vers le miroir qui trônait sur sa vanité, puis esquissa une grimace en voyant l’énorme ecchymose qui trônait sur son œil droit. Wow! Ça c’était tout un œil au beurre noir! Comment allait-il expliquer ça… Meh… Il avait trop mal à la tête pour réfléchir… Il improviserait.

Le chef des Loups d’Acier replaça sa tenue correctement, puis passa une main dans ses cheveux en bataille pour espérer les replacer. Une fois qu’il fut à peu près satisfait de son apparence générale (damnée ecchymose…), il ouvrit la porte de sa chambre, puis s’aventura à nouveau dans le couloir. Toutefois, il ne fit aucune escale à la chambre de Vayrinn et opta directement pour l’escalier qu’il dévala dans un rythme régulier. Le mercenaire réalisa avec surprise que la plupart des berserks étaient déjà debout. Ils étaient des couche-tards ET des lève-tôts? Comment faisaient-ils?

Dans un coin, il vit Khör lui faire signe, attablé auprès d’un grand plat rempli de victuailles en compagnie d’Artek, Kobalt et Vayrinn. Ils étaient en train de manger leur casse-croûte du matin, visiblement. Sans plus se faire désirer, le mercenaire marcha en leur direction, puis nota la mine surprise ET amusée des berserks qui le dévisageaient.

- Que t’est-t-il arrivé? Demanda Khör en désignant son visage. Dure nuit mouvementée?

Khör savait, assurément! Enfin… Savait-il réellement? Khaos devait s’être fait un point d’honneur à tout leur raconter! Quoi qu’il n’avait pas l’air du type très « bavard ». Que devait-il faire? Feindre ou dire la vérité? AHAH! Non! Il se voyait mal dire : « J’avais envie de m’envoyer en l’air, alors j’ai voulu aller voir Vayrinn en pleine nuit, mais je suis tombé sur Khaos… Inutile de préciser qu’il est beaucoup moins chaleureux! » Erh… Il détestait ce genre de situation ambigüe.

- Oh ça? C’est rien. J’ai trop grouillé pendant la nuit et je suis tombé de ma couche… Vous savez la table de chevet jusqu’à côté du lit? Bah quand on se heurte la gueule sur son coin… bin ça donne ça…

Il était le roi la menterie. Ils n’y verraient que du feu…

… Vraiment?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vayrinn
Animateur - Kadrunn
Animateur - Kadrunn
avatar
Nombre de messages : 100
Rôle : Chef des Berserks, Dirigeante de Kadrunn & des TI
Date d'inscription : 22/08/2015

Plus sur le personnage
Âge: 25-30 ans (G18)
Rôle: Chef des Berserks, Dirigeante de Kadrunn & des TI
MessageSujet: Re: Frozen hell and... What the f...?!! [PV VAYRINN] Mer 25 Jan 2017, 22:11

Elle avait écouté d’une oreille la réponse du mercenaire. Grande? Sans doute, oui. C’était quelque chose qu’elle avait pris le temps de comparé avec la majorité des humaines qu’elle avait croisé puisqu’elle était intéressé aux différentes races parcourant les autres colonies. Elle en dépassait une bonne partie de quelques pouces assurément. Dans sa orde, elle était sans doute la plus petite des Berserks ours et Khör la taquinais toujours sur le fait que cela justifiait, entre autre, son mauvais caractère.

-Oui en effet, j’ai cru remarquer durant mes voyages qu’il n’y a pas beaucoup de… Colosses sur le reste des Territoires. Je dois avouer que cela m’étonne un peu. D’où je viens, presque tout est plus gros semblerait-il.

Quant à la réponse qu’il lui avait lancée quant à la durée de son séjour ici, elle en fut satisfaite, il fallait l’avouer. Cela leur laisserait alors quelques jours pour mieux… S’apprivoiser. Elle n’était plus nécessairement obligé, temporairement, de rester dans l’état d’esprit de s’attardé trop longuement à penser aux siens et à la Capitale. Non, sont attention était tout particulièrement dirigé vers le mercenaire et sans doute pouvait-il l’avoir remarqué. Alors que le bout de ses doigts traçaient un lent chemin sur ses abdominaux, ceux-ci glissèrent encore légèrement plus bas, frôlant sa ceinture. Son regard orangé, invitant, était plongé dans les iris doré de ce qu’elle désirait présentement comme entré, comme repas et peut-être même comme désert, pourquoi pas. Elle avait vraiment faim. Beltram laissa de nouveaux un bref sourire en coin se dessiner au coin de ses lèvres, remplis de sous-entendu ce qui bien entendu, amusa la Chamanka. Le demi-elfe finit par abandonner sa position et s’avança légèrement vers elle. Elle laissa sa main glissé encore un peu, mais le duo fut interrompu par l’arrivée fracassante de Khös et Kobalt.

Elle se redressa donc un peu et ignora totalement le commentaire de son ainé sans trop s’en soucier. Après tout, il ne disait que la vérité. Fans tous les sens que le mercenaire pourrait vouloir le comprendre. Elle observa cependant le duo de Berserk s’éloigner un peu afin d’aller se prêter à un jeu de lancer. Prenant déjà un autre morceau, cette fois de pain, elle en profita pour attardé de nouveau son regard sur le mercenaire qui avait choisi de prendre quelques bouchée, lui aussi. Même si elle comptait un peu se jouer de lui, ce n’était aucunement la seule raison qui la poussait à vouloir le toucher… Sa légère exploration lui avait été agréable et elle se mourrait d’envie, en fait, d’y aller plus en profondeur. Cependant, pour l’heure, manger restait une chose agréable et son corps tout entier en semblait ravi. Cela pourrait donc attendre encore un peu, après tout, elle pouvait sentir une certaine envie grandir en lui et elle ne comptait pas s’offrir aussi facilement sur un plateau d’argent, surtout pas avec son attitude complètement aguichante de plus tôt. Oui, voilà. Aguichante. Elle savait aussi le faire.

Il la sortie cependant de ses pensées en prenant la parole, la questionnant sur le lien général qu’avaient les Berserks entre eux puis, aussi sur le fait qu’elle semblait tous les connaître, bien particulièrement. Elle observa un moment Beltram, un bref sourire se dessina sur ses lèvres alors que son regard le quitta pour s’étalé un peu sur ceux qui se trouvaient encore dans la salle.

-Nous sommes une grande famille. Nous sommes très soudés, tous ensemble. Et puis, je ferais une piètre Chef de clan si je ne connaissais pas les miens, tu ne trouves pas?

Elle prit une gorgée de son gobelet et eu un bref sourire. Elle savait qu’il pouvait comprendre. Après tout, il devait connaître chacun de ses hommes lui aussi et quand à leur lien, n’en était-il pas de même? De plus, elle était bien souvent une oreille attentive pour eux, une conseillère, une guide.

-La prise de Beryl a mis de la bonne humeur parmi tous et cela fait grand bien. Chaque évènement, que ce soit une bataille, une victoire ou une tragédie nous rapproches tous encore plus. Alors oui, sans doute que sa prise nous à rapprocher d’avantages, malgré le fait que nous ne sommes pas complets…

Bien entendu, elle songeait à l’autre partie de la colonie qui restait dans les Territoires Interdits. Certains ici avaient une moitié, des enfants, des sœurs ou des jeunes frères là-bas. C’était évident qu’ils s’ennuyaient, même elle, s’ennuyait, de ses terres aussi, mais tout ceci étais pour le bien de tous, à long terme et heureusement, tout le monde le savait, tout le monde en était aussi d’accord. C’était quelque chose de primordial, aussi. Rien ne se méritait sans un peu de sacrifices.

Beltram enchaîna dans ses propos, lui demandant, semblait-il, une précision concernant son lien avec Khaos. Elle lui jeta un bref regard, un peu incertain d’où il voulait en venir. Du sérieux? Bien sûr que c’était du sérieux, il était son Beta, son garde du corps. Elle allait tenter une réponse, mais le mercenaire sembla déchiffrer son incapacité à comprendre à cent pour cent le sens de ses propos et précisa donc. Elle est Khaos, ensemble? Elle lui jeta un bref regard perplexe. Qu’est-ce qui pouvait lui faire penser une chose pareille? Il continua un peu, revenant un peu sur les évènements de leur première rencontre et un bref sourire se dessina sur ses lèvres, finalement un peu amusé. Elle n’avait pas l’impression qu’il était soudainement simplement curieux.

-Non, nous ne sommes pas ensemble…

Elle lui jeta un bref regard. Un peut intéresser à voir sa réaction.

- Il est simplement plus têtue que les autres, c’est tout.

Conclut-elle. Après tout, étant son garde du corps, il avait pris très personnel son kidnapping, même si c’était de sa propre faute et non celle de quelqu’un d’autres. Voilà pourquoi il en voulait particulièrement à Beltram, sans doute parce-qu’il préférait lui jeter la faute à lui, plutôt qu’à elle comme elle était assez humble pour le faire. Pour le reste, elle avait aussi une bonne idée: Il n’était pas des leurs et il lui rôdait un peu autour, mais ce n’étais pas vraiment le genre de chose qui l’empêcherais de faire quoi que ce soit. Après, si elle avait voulu Khaos, elle aurait sans doute déjà couché avec lui… M’enfin. Elle avait déjà bien failli, c’était vrai. Ils avaient un peu trop festoyé et une chose en amenant une autre, elle c’était retrouver dans la couche du Berserk, mais ils n’avaient jamais été plus loin puisqu’elle c’était littéralement endormie sur lui alors qu’ils se déshabillaient… Ou quelque chose comme ça.

En fait, elle en était bien heureuse. Depuis, il était devenu encore plus protecteur, inutilement même parfois alors s’ils avaient couché ensemble, cela aurait été invivable, pour elle. Khaos était un mâle très attirant physiquement, mais pour le reste, leurs caractères ne s’accordaient tout simplement pas mise à part concernant leurs rôles respectifs et pour cela, elle ne l’échangerait jamais pour rien au monde et elle l’appréciait beaucoup, mais sa s’arrêtais là et le Berserk avait beaucoup de mal à s’y faire, puisqu’ils avaient en plus déjà presque coucher ensemble, ce qui avait trahis l’attirance physique que Vayrinn pouvait tout de même lui trouver. Si celui-ci s’aurait montré plus détacher, peut-être que cela aurait pu fonctionner, mais non. Alors elle ne lui en voulait pas nécessairement pour ses tentatives, ou simplement le fait qu’il ouvrait l’œil. Peut-être un jour se réveillerait-elle à ses côtés, mais elle préférait sincèrement que cela n’arrive pas, tout simplement parce-qu’elle ne désirait pas en venir à un affrontement.

Songeant malgré elle à tout ceci, elle rapporta son attention sur le mercenaire lorsque leurs bras se frôlèrent en plongeant tous deux une main vers l’assiette. Cela la ramena bien vite à la réalité, celle où elle avait décidé de faire du mercenaire son casse-croûte, mais avant... Elle se laissa glisser un peu vers lui alors qu’il fit aussitôt de même. Elle le fixa un moment, profondément d’un regard remplis de sous-entendu alors qu’il grimaçait après avoir pris une gorgée d’alcool, ce qui l’amusa intérieurement. Il sembla songeur un instant puis, leva une main qu’il glissa le long de sa mâchoire tout en avisant ses lèvres. Il se pencha un peu en sa direction et l’embrassa. C’était plutôt agréable en soit et elle apprécia ce petit rapprochement que ces hommes d’ici semblaient avoir à cœur. Elle put sentir sa main glissé le long de sa gorge pour se rendre derrière sa nuque afin d’approfondir le baiser. Sincèrement, elle se serait sans doute rué sur lui, faisant fit de la présence des autres qui étaient bien occuper à leurs activités et qui ne serait pas surpris de ce genre de conclusion. Après tout, ils étaient tous très ouvert…

Mais, elle se souvint de cette petite entré en la matière de la part de Beltram plus tôt et, question de se venger un peu de l’avoir ainsi laissé planté sous son appétit, elle se détacha de lui. Il ne l’aurait alors pas si facilement. De toute façon, il l’avait embrassé alors qu’elle n’avait pas terminé son investigation sur sa personne… Son regard, surpris et incrédule l’amusa au plus haut point, elle ne put d’ailleurs retenir un bref sourire taquin. Elle se détourna vers l’assiette et pigea dedans, ignorant le mercenaire quelques instant.

-Hummm… Je présume que tu es fatigué après tout ce que tu as vécue aujourd’hui, Ne devrais-tu pas aller dormir…

Laissa-t-elle échapper, l’avisant du coin de l’œil non sans se délecter de l’air que pouvait afficher le rouquin. Il finit cependant par pousser un gloussement, puis prit la parole. Il avait dans le mile, mais méritait-il sincèrement une réponse? Pas vraiment, puisque de toute façon il avait compris de quoi il en retournait. Il finit par hocher de la tête, lui faisant comprendre qu’il obtempérait pour cette fois. Sa tombais bien, parce-qu’elle aussi, pour cette fois. Évidemment, si cela n’aurait été que d’elle, elle en aurait fait fit et aurait tout simplement choisi d’assouvir ses propres pulsions, mais, c’était plus amusant de jouer un peu avec lui, avant et puis, cela lui permettait de tester un peu si cette envie n’étais que passagère, ou guidé par l’alcool. Peut-être aussi pour voir quel genre ‘’d’effort’’ il était prêt à fournir pour atteindre son but.

Il la questionna sur la chambre qu’il pouvait prendre et elle se contenta d’hocher de la tête à sa question. Il pouvait bien prendre celle qu’il préférait, tant qu’elle n’était pas occuper. Il continua, tout en l’invitant clairement à se joindre à lui si jamais elle changeait d’avis. C’était fort aimable de sa part et elle se contenta de lui sourire, non sans un regard où brillait une pointe de défi. Il finit par tourner les talons et quitter la salle.

Vayrinn quant à elle entreprit de terminer son assiette qu’elle vida dans presque toute sa totalité, n’y laissant en fait que des os et un morceau de pain. Il fallait dire qu’elle sentait un peu le sommeil la gagné elle aussi. Elle put sentir la présence de Khaos et Artek rentré alors que peu de temps après leurs silhouettes apparurent dans la salle. Le beta laissa son regard coulé le long de la pièce, puis, revint sur Vayrinn tout en s’approchant d’elle et pris place. Il lui donna alors les informations qu’il avait pu recueillir, tout en lui indiquant qu’il avait choisi de mettre la tête de l’homme exécuté sur un pieu sur la frontière menant à Jade. Bien.

Une partie de la soirée se déroula dans le même train. Quelques Berserks avaient fini par choisir d’aller dormir avant les petites heures du matin, afin d’être en forme pour leurs rondes, alors que Vayrinn était resté encore un peu debout avec Khaos et Khör à boire et discuté, puisque son cerveau n’aurait pas accepté qu’elle dorme tout de suite. Quand ses sens furent trop embrumé pour qu’elle soit en mesure de réfléchir correctement, elle choisit de souhaiter la bonne nuit à ses compagnons, puis d’aller dormir, conseillant d’en faire de même aux Berserks encore debout, mais bon, ils faisaient bien ce qu’ils voulaient. Manquer une nuit de sommeil n’avait rien de bien fâcheux pour eux. Ce n’était pas comme s’ils étaient en plein combat non plus, au contraire, ils étaient plutôt en partie dans leur élément puisqu’ils agissaient très sensiblement dans leur colonie dans les Territoires Interdits.

Une fois dans sa chambre, elle se déshabilla et se glissa dans les couvertures, complètement nue. Son lit était confortable, parfois trop. Elle n’en avait encore malheureusement pas trop l’habitude et il lui arrivait fort souvent de se réveiller au sol, sur le tapis en fourrure, la tête appuyé sur son bras. Pour ce soir, elle se demandait franchement si elle bougerait ne serait-ce que le petit doigt, ce n’étais pas son corps qui était épuisé, mais son esprit. Elle trouva le sommeil rapidement, mais il fut de courte durée puisqu’après une heure, peut-être deux, elle se fit réveillé par Khaos qui l’interpella doucement. Elle grogna bien entendu en se tournant vers la direction opposée. Franchement, la seule envie qu’elle avait, était de dormir. De ses fines oreilles, elle entendit le Berserk s’approcher de son lit, puis, de s’y allongé pour lui tapoter de nouveau l’épaule, non sans laissé le bout de ses doigts lui effleurer les cheveux afin de dégager son visage. Ses oreilles se plaquèrent contre son crâne. Dormir.

«Vayrinn…»

- Khaos… Iom-essial rimrod uo ej et uof nom gniop snad al elueug . ( Khaos… Laisse-moi dormir ou je te fou mon poing dans la gueule.)

Elle fit un mouvement sec de l’épaule et s’éloigna un peu de lui en se replaçant afin de retrouver le sommeil.

« Drocca’d … tnemelues , li y a nu emmoh snad el llah iuq tid euq as emmef tse ne niart eéhcuocca’d te euq aç en es essap sap sèrt neib … Li en tias sap iouq eriaf te li erèpse euq ut sessiup ertê ne erusem ed redia’l … siam ej xuep iul erid rella’d riov sruellia . ia’j tnemelues éyasse al eitamolpid emmoc ut sialuov . ( Mmmh d’accord… Seulement, il y a un homme dans le Hall qui dit que sa femme est en train d’accouchée et que ça ne se passe pas très bien… Il ne sait pas quoi faire et il espère que tu puisses être en mesure de l’aider… Mais je peux lui dire d’aller voir ailleurs. Je préfère de toute façon. J’ai seulement essayé la diplomatie comme tu voulais. )

Sur ses mots, il avait entreprit de quitté alors que la Chamanka c’était déjà redressé dans le lit, vivement en l’avisant, les sourcils froncer. Il avait réellement intérêt à ce que ce ne soit pas une blague, mais en avisant son air, elle comprit que ce n’étais pas le cas. Sans plus attendre, elle poussa la couverture et se dirigea vers ses vêtements pour s’habiller. C’était le genre de chose qui lui faisait rapidement oublié le sommeil, entre autre. Elle sortit donc de sa chambre, non sans avoir pris son sac où elle s’empressa d’aviser le contenue, puis quitta suivis de son beta, tel une ombre. Une fois arrivé dans le Hall, un homme aux traits tirés, visiblement inquiet alors qu’il tripotait nerveusement son chapeau sembla soulagé de la voir, désespérée aussi.

«Je vous en prie… Ma femme…»

Sur ses mots, Vayrinn déposa gentiment une main sur l’épaule de l’homme et lui fit signe d’ouvrir la marche. Alors que Khaos allait entreprendre de les suivre, la Berserk s’arrêta un moment.

- Non … etseR ici . eJ ia’n enucua eédi ed neibmoc ed spmet aç arruop erdnerp te ej erèférp euq ut etser ua uaetâhC is siamaj ej en ertner sap ici’d sel sellevuon sednor . eJ en xuev sap no’uq titnelar iouq euq ec tios . iom-siovnE nu’uqleuq is ut xuev . ( Non… Reste ici. Je n’ai aucune idée de combien de temps ça pourra prendre et je préfère que tu restes au Château si jamais je ne rentre pas d’ici les nouvelles rondes. Je ne veux pas qu’on ralentit quoi que ce soit. Envois-moi quelqu’un si tu veux. )

Se renfrognant aussitôt, signe qu’il n’appréciait pas de devoir la laissé seule, il dû tout de même se rendre à l’évidence de la logique de la chose. Aussi, il fallait avouer que c’était le genre de truc qu’il n’appréciait pas trop de voir. Un mini humain sortant des tripes d’une humaine… Il se demanda cependant si Khör n’étais pas au courant et ne pourrait pas diriger les opérations si jamais, mais il se souvint qu’il n’avait pas eu la dernière mise à jours. Il poussa donc un soupir et avisa semi à contrecœur la Berserk qui disparaissait avec l’homme dans la nuit. Il s’empressa cependant de contacté un Berserk qui apparue aussitôt pour suivre la Chamanka. On n’était jamais trop prudent.

Une fois arrivé sur place, Vayrinn s’empressa d’avisé la situation qui n’étais en effet, pas très bonne. La femme du forgeron était en difficultés. Le couple attendait des jumeaux et le premier des deux semblait avoir choisi de prendre son temps alors que le second, pressait les choses pour sortir. Vayrinn dû faire preuve de patience, mais toutefois d’efficacité pour déplacer le premier bébé qui semblait être dans une position impossible dans l’utérus. La mère était visiblement en souffrance et à bout de force puisqu’elle était en travail depuis des heures avant que l’on vienne demander de l’aide. Du sang s’écoulait en quantité importante et il fallait faire vite si on ne désirait pas que l’homme soit forcé de creuser trois tombes…

Ce fut après quelques heures qu’ils arrivèrent à extirpé le premier bébé qui hurla sont mécontentement sous les sanglots de la mère. Vayrinn s’empressa de s’occuper du second, qui, une fois sortie, resta bien silencieux. Son teint était bleuté et il en bougeait plus. Sous le silence, l’inquiétude des parents augmenta d’un cran alors que la mère réclamait son petit. La Chamanka s’empressa de massé du bout des doigts le thorax du poupon tout en se permettant de l’aider à respirer. Ce fut après une ou deux longues, longues minutes d’inquiétude qu’il termina par poussé son premier cris au grand bonheur du couple. Si pour eux cela semblait terminer, Vayrinn avait maintenant à s’occuper de la mère. Elle avisa les dégâts et entreprit de stoppé l’hémorragie, non sans se servir un peu de sa magie.

La nouvelle famille maintenant hors de danger, la Chamanka quitta sous les remerciements du père qui lui promettait tout ce qu’elle voudrait en échange, voire des heures supplémentaires gratuites. Bien que Vayrinn ait pu accepter, elle c’était contentée d’hocher négativement la tête en invitant le nouveau père à prendre soin de sa progéniture ainsi que de sa compagne. Encore une fois, ravis, celui-ci l’accompagna elle et Klâsh jusqu’à la porte de leur petite demeure en construction afin qu’ils puissent finalement quitter vers le Château.

La route n’était pas bien longue et elle en était bien heureuse. Si plus tôt elle avait rêvé d’une partie de jambe en l’air, là, elle rêvait sincèrement de son lit. Les Berserks mâles étaient tous sensiblement complément largué devant un accouchement. Il fallait avouer qu’elle avait vu naître une bonne partie des jeunes Berserks du clan alors elle avait l’habitude, mais la majorité des autres femelles savaient aussi gérer la situation et elle regrettait sincèrement ce manque ce soir. Une fois dans le Château, elle traversa le Hall, puis la Salle du trône où quelques Berserk veillaient encore. Elle se contenta de leurs faire mollement un signe de la main pour monter les escaliers et se rendre à sa chambre.

Elle nota que la porte était entre ouverte et trouva cela plutôt étrange puiqu’il lui semblait qu’elle l’avait fermé en quittant, mais ne se posant pas plus de question qu’il ne le fallait, elle se dirigea vers son lit et s’y laissa choir, toute vêtue afin de profité des quelques petites, petites heures qu’il lui restait avant le crépuscule. L’odeur de Beltram dans les narines.

**


La clarté du soleil levant eu raison d’elle. Clignant légèrement les yeux, elle se retourna dans son lit pour aviser le feu qui crépitait encore. Visiblement, quelqu’un c’était chargé de le ravivé alors qu’elle dormait et son petit doigt lui disait que c’était sans doute Khör, ou Khaos. Un bref sourire se dessina sur ses lèvres, puis elle s’étira mollement, tout en baillant. Au moins, elle ne se sentait pas crevé. Son repos avait été court, mais réparateur. Après tout, elle n’avait jamais dormis très longuement surtout en voyage par le passé et les seuls moments où elle se laissait surprendre après le lever du soleil c’était bien souvent lorsqu’elle avait un peu trop festoyé et qu’elle n’avait rien de prévue le lendemain, chose qui devenait de plus en plus rarissime avec le temps.

Ne s’en plaignant tout de même pas, elle finit par se lever et avisa ses vêtements taché de sang. Elle se déshabilla donc et pris soins de passé un tissus sur ses bras encore tacher. Elle prit d’autres vêtements, accrocha ses haches, planqua deux couteau et entreprit de ramassé les vêtements du mercenaires toujours prêt du feu pour les déposer sur une chaise non loin. L’idée d’aller le surprendre lui avait passé par l’esprit. Un petit réveil du genre ne serait pas de refus, sans doute, même s’il lui avait proposé de passé durant la nuit. Elle chassa cependant cette pensée en sentent la faim au creux de son estomac. Elle quitta donc les lieux pour descendre les escaliers et avisé les Berserks qui peu à peu, revenaient pour certains de leur rondes de nuits, d’autres se réveillaient ou d’autre s’apprêtaient à quitter après le repas pour la journée.

Aujourd’hui était la dernière journée sur cette rotation. La soirée serait de congé pour la majorité et si Beltram avait apprécié l’ambiance de la vieille, il apprécierait sans doute celle de ce soir. Il y aurait un bon changement, puisque certains arriveraient des Territoires Interdits et d’autres quitteraient à l’aube, alors ils seraient presque le double. Évidemment, ses plus proches Berserks, soit Khaos, Khör, Kobalt et Artek resteraient avec elle, puisque l’envie y était et qu’ils n’avaient pas vraiment de famille, si ce n’était que quelques amantes pour certains. Quant à Klash, il avait pour mission de se mettre à la surveillance de l’entrée du Territoire. Il semblait de toute façon préférée cette position entre les volcans et la Forêt Interdite, que Kadrunn pour le moment.

Elle prit place avec Khör, Kobalt et Artek et les écouta discuté tout en prenant à son tour une part du grand plat devant eux. Ont la questionna un peu sur sa soirée, non sans demandé trop de détail quant à la naissance puisque celle-ci ne concernait aucun membre du clan. Elle remarqua que l’ainé du groupe sembla solliciter quelqu’un, étant dos à l’entrée de la salle de par les escaliers. Tournant la tête vers le nouvel arrivant, elle ne put s’empêcher un air un peu surpris en avisant l’immense ecchymose qui trônait sur l’œil droit du mercenaire. Après tout, c’était très apparent et impossible à manquer en soit. S’ils avaient tous un air amusé au visage, Vayrinn se contenta de froncer les sourcils, presque réprobatrice. Alors que Khör entreprit de lui demander ce qui lui était arrivé, elle, elle se contenta d’invité le mercenaire à s’assoir prêt d’elle du regard, lui offrant un sourire malgré tout.

Son explication sonnait fausse. Elle jeta un bref coup d’œil aux autres alors qu’ils semblaient tous détenir une information qui lui échappais pour le moment, du moins Khör, assurément. Son regard en disant long et le Berserk se contenta de lever les deux mains aux niveaux de ses épaules, signe qu’il ne comptait pas dévoiler ainsi le coupable aussi facilement, lui offrant donc un indice qu’elle pouvait deviner sans aucune difficulté: Khaos. Se retournant de nouveau vers Beltram, elle délaissa son assiette pour s’approcher un peu plus de lui, posant doucement le bout de ses doigts contre sa mâchoire pour l’invité à lui montrer un peu plus les dommages. Et visiblement, ça ressemblait bien plus à un bon coup de poing qu’à un coin de table…

-Il n’y a pas de table à côté de ton lit, Beltram…

Fit-elle afin d’avisé sa réaction. Elle avait semblé semer quelque peu le doute dans son esprit. Il mentait donc. Pourquoi? Il préférait sans doute ne pas en parler devant les autres qui malgré eux, l’observait attentivement. Elle lui offrit finalement un sourire un peu taquin, afin de le rassuré. L’observant de ses yeux perçant, elle choisit de placer une main à quelque centimètre de son œil, sans le toucher puisque ce devait être plutôt sensible et activa sa magie de guérison sur celui-ci. Au même moment, Khaos entra dans son champ de vision et avisa la scène, visiblement dérangé qu’elle prenne la peine de le soigné pour si peu. Après tout, elle n’était pas une sage-femme aux service des mercenaires et de la population. Elle ne nota toutefois pas son léger sourire carnassier à l’intention du mercenaire. Il vola un morceau de pain dans l’assiette d’Artek qui tenta une claque que le Beta esquiva sans mal, avisant toujours le mercenaire et la Chamnaka qui venait finalement de le relâcher non sans se permettre d’attardé inutilement ses doigts le long de sa mâchoire, se voulant douce pour ne plus laissé aucune trace de cet… Accident dans l’esprit du rouquin.

-Peut-être devrais-je alors te garder prêt de moi cette nuit, question de nous assurer que tu ne finisse pas par endommagé le mobilier à force de te cogner dessus…

Elle le relâcha alors que Khaos se contenta de détourner le regard en serrant les dents, se faisant violence pour ne pas laisser échapper un grognement désapprobateur, empli de jalousie. C’était difficile de savoir si ces paroles étaient véridiques. Elle ne laisserait tout de même pas quelqu’un dormir dans son lit, rien que pour le protéger du mobilier… Vayrinn pouvait sentir la tension monté drastiquement en son Béta. Ah tiens, cela lui confirmait sa théorie, bien qu’elle ne pouvait deviner la cause de cette ‘’altercation’’, elle avait rapidement discerné le coupable, du moins, elle en était maintenant encore plus sûre. Ne voulant tout de même pas garder cette ambiance légèrement lourde qui c’étais soudainement installé, particulièrement entre le Berserk et le mercenaire, Vayrinn se contenta de frapper la table avec l’un de ses poings, ramenant donc l’attention sur elle.

-Bon! Aller, il y a beaucoup à faire aujourd’hui. La température est plus clémente qu’hier. Profitons-en.

Elle se leva tout en terminant son gobelet en une rasade et fit signe à Beltram de la suivre à l’extérieur. Elle se dirigea vers l’escalier menant aux chambres. Lorsqu’ils quittèrent la salle, elle prit la parole.

-Est-ce que cela valait le coup au moins?

Fit-elle tout simplement, jetant un bref coup d’œil au-dessus de son épaule. Après tout, elle n’avait aucune idée pourquoi Khaos aurait cherché à le frapper de la sorte, du moins, gratuitement. Il était certes impulsif, mais un facteur lui échappait. De plus, elle doutait fort que le Beta a pris la peine de s’introduire dans la chambre du mercenaire pour lui offrir un coup de poing et tourner les talons. À la limite, il l’aurait soit tabassé, soit tuer chose qui aurait fortement déplus à Vayrinn et il le savait... Ainsi donc, elle offrait la chance à Beltram d’expliquer sa propre version des faits.

Ils entrèrent donc dans sa chambre et, tout en le laissant passé devant elle, elle lui indiqua ses vêtements sur la chaise alors qu’elle se dirigeait vers la fenêtre afin d’avisé à l’extérieur, mais il fallait dire que son attention était d’avantage porté derrière elle alors qu’il avait entrepris de ce changer alors qu’elle croyait qu’il se serait contenté d’enfiler son manteau. Elle choisit que le spectacle était plus intéressant que la neige qui tombais et se contenta de se retourner tout en s’adossant contre le mur, les bras croisé, un bref sourire en coin. Après tout, s’il avait pu se rincer l’œil sur sa personne, elle ne voyait pas de mal à faire le contraire. Elle laissa son regard glissé sur le dos du mercenaire et dû se faire violence pour ne pas tout simplement l’invité à retirer le reste et s’amuser un peu. Heureusement qu’elle était réfléchis. Le clan passait en premier, à son grand damn par moment, comme celui-ci. Le fait qu’elle se tenait plutôt loin de lui n’était pas un hasard. Le bref regard qu’il lui offrit lui confirma que si elle aurait été à portée, les choses auraient aisément pu se corsé. Une fois cette brève torture terminé, ils quittèrent la chambre pour refaire le trajet inverse et se rendre dans le Hall, elle lui indiqua un endroit à celui-ci ou trônait les armes qu’on avait retiré au mercenaire.

-Si jamais tu souhaite les récuperer…

Fit-elle en lui indiquant celles-ci du menton. Une fois qu’il eut pris ce qui lui appartenait, ils sortirent à l’extérieur. L’on pouvait noter qu’il y faisait bien moins froid que la veille. La neige tombait toujours, mais elle était beaucoup moins incommodante aussi. Khör apparu près d’eux alors qu’ils quittaient la cour extérieure pour se diriger dans la Capitale.

-Je comptais aller voir Hanzo après la tournée de la Capitale, ou ce soir. Je présume que tu aimerais être présent. Si tu as un message à lui faire passer… Et vice versa.

Elle avait un peu prétendu qu’il comprenait où elle voulait en venir, présumant qu’il connaissait un peu ce en quoi un rôle de Chaman consistait. Elle songeait notamment au fait de lui annoncer la mort des siens. Après tout, il lui redemanderait, c’était assuré et elle ne comptait pas se faire évasive à ce sujet cette fois. Son état n’avait aucunement changé depuis la veille. Sans doute que cela prendrais un certain temps avant de noté si celui-ci déclinait ou non. D’un autre côté, elle préférait jouer la carte de la franchise… Se battait-il pour sa famille? Dans l’espoir de les revoir? Sans doute. Elle était persuadé que cela jouerait dans la balance quant à son rétablissement, bien qu’il n’y ait pas seulement la volonté de l’esprit dans ce genre de situation, mais elle comptait tout de même. Elle désirait notamment la présence du mercenaire afin qu’il puisse la guidé si le blessé lui posais des questions auquel elle ne connaissait pas la réponse…

Ils marchèrent donc un moment dans la neige. Vayrinn expliquait quelques idées concernant la Capitale, sans toutefois lui offrir trop d’information qui pourrait se retourner contre elle. Après tout, elle n’arrivait tout de même pas à se sortir de l’esprit qu’il restait un mercenaire et que l’or lui était très attrayant. Se faire trop familière aussi rapidement avec lui, voir, tout contact potentiel en fait, pouvait être une grave erreur qu’elle se refusait de commettre. Sans doute put-il le noté puisqu’elle se faisait plutôt évasive par moment, mais il la comprendrait sans doute.

Elle ne considérait pas Beltram comme une menace, sinon il serait tout simplement mort et ce, depuis longtemps. Ils n’avaient visiblement, du moins, selon elle, pas les mêmes desseins non plus, mais cela restait une situation délicate. Le futur était une variable trop changeante. Elle ne savait pas s’il espérait qu’elle s’ouvre entièrement à lui aussi facilement, mais il avait beaucoup plus de chance de terminer dans son lit, qu’elle ne lui dévoile quoi que ce soit qui pourrait compromette la situation de la Colonie. Il y avait elle, puis la colonie. Et malheureusement, les deux facteurs s’entremêlaient énormément entre eux. Il y avait donc beaucoup de Colonie et très peu d’elle, dans toute cette histoire.

Après avoir fait une bonne partie de sa tourné, Beltram pouvait aisément deviner à quel point elle pouvait être occupé, surtout depuis la prise de Béryl, ce qui pour elle n’était pas nécessairement une mauvaise chose en soit, mais comme quoi, elle n’était pas qu’une guerrière dépourvue de cervelle. Aussi, les humains aux travails ci et là qu’ils croisèrent, parfois accompagnée de Berserks pour certain travaux, semblaient tous satisfait et plutôt heureux de la voir. Certains se montraient nerveux, comme s’ils craignaient de lui déplaire, de ne pas avancer assez vite, se justifiant rapidement. Cela ne venait pas d’elle, mais sans doute de cette habitude qu’ils avaient par le passé de devoir fournir un monarque exigeant. Oh, Vayrinn était très exigeante, mais elle était visiblement très bonne en affaire aussi et avait bien appris à interagir avec ceux qui lui étaient considéré comme inférieur, mais utile. Il y avait souvent deux options: La tyranie ou pas. Bien qu’elle était très à l’aise avec la première situation, cela ne lui serait pas efficace pour Kadrunn.

-Il y à, comme tu peux le voir, encore énormément de travail à faire. Certains bâtiments sont totalement en ruine. D’autres pourront aisément être retapé ou d’autres me rendent encore un peu indécise. Comme ce Manoir là-bas. Dans tous les cas, je compte sans doute les laissé ainsi encore un bon moment, ou les démolir et profiter de la terre. Je n’investirais pas temps et main d’œuvre. Je ne compte pas, de toute façon, laissé quelconque Noblesse s’installé ici. Ils n’ont pas leur place.

Elle avisa le Manoir un instant, puis reprit la route. Khör finit par les abandonné, se portant volontaire afin de faire un détour vers la frontière menant vers Turquoise et Émeraude. Notamment parce-que les Berserks les avaient avisé d’un certain mouvement sur l’une de ses frontières. Rien de majeur en soit non plus. Cela sembla susciter un certain intérêt au mercenaire alors que celui-ci la questionna sur la position qu’elle avait envers ces deux entités distinctes. Bien qu’à leur première rencontre elle était restée évasive en parlant, maintenant, elle pouvait bien lui répondre. Ce n’était plus nécessairement un secret.

- Officiellement… Aucun des deux parties n’est un allié pour moi. L’Empereur d’Irianeth ou la Reine d’Émeraude ont à tout deux des points intéressants qui pourraient m’être profitable. La neutralité peut être à mon avantage, un certain temps, mais lorsqu’ils découvriront que nous sommes installés sur une terre Enkievs et que nous venons des Territoires Interdits…

Elle observa le mercenaire du coin de l’œil. Il s’en doutait sans doute, de toute façon.

- …Cela suscitera un certain émoi à Émeraude. Restera à voir comment ils choisiront d’agir à notre égard. Quant à l’Empereur, il est gourmand. Dans tous les cas, nous ne cèderons rien et cela pourrait en irrité certains, ou faire en sorte qu’ils se sentent menacer. Tu sais, Kadrunn abrite énormément de métaux. C’est plutôt pratique pour des combattants comme nous, qui ne sommes pas si loin de chez nous, non plus. Kadrunn n’est pas pour nous un Royaume, mais une extension de notre Territoire déjà acquis. Sa Capitale. Et même si nous ne croulons pas sous l’or, nous croulons sous les métaux et c’est tout comme.

Le Château devenait de plus en plus grand à l’horizon. Ils arriveraient tout au plus dans une dizaine de minutes s’ils gardaient le même train. Elle se demandait bien le point de vue du mercenaire sur le sujet. Notamment s’il en connaissait plus sur les deux Empires distinct ou pas. Elle avait la chance d’avoir eu une belle vision de l’Armé Tanieth et n’étais pas non plus resté sur sa faim avec celle d’Enkidiev. Par contre, les divers clans de mercenaires et d’assassins qui lui devenaient de plus en plus familier n’étais pas une chose à sous-estimer, ce que semblait souvent faire la majorité des Royaumes, ne travaillant que rarement dans le noir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11755-vayrinn-chef-des-berserks-imperatrice-des-ti-kadrunn http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t10877-vayrinn-chef-des-berserks-chamanka
Beltram
Mercenaire des Loups d'Acier
avatar
Nombre de messages : 63
Rôle : Mercrenaire
Date d'inscription : 13/12/2016

Plus sur le personnage
Âge:
Rôle:
MessageSujet: Re: Frozen hell and... What the f...?!! [PV VAYRINN] Jeu 26 Jan 2017, 16:27


Son regard doré à la paupière boursoufflée glissait sur la minuscule audience composée des quatre berserks. Hmmm… Quelque chose lui disait qu’ils ne gobaient en rien la piètre excuse qu’il venait de leur pondre. Il allait devoir retravailler ses talents de menteur, parce que franchement, ça laissait à désirer. D’instinct, le semi-elfe laissa son attention voguer vers Vayrinn qui était la moins convaincue de la bande. La réplique qu’elle lui servit eut pour effet de le déstabiliser un brin. Pas de table de chevet? Vraiment? Pourtant… Il sembla réfléchir l’espace d’un bref instant, puis conclut qu’il y avait bel et bien ce genre de mobilier dans sa chambre. Elle avait simplement dit ça pour le prendre en erreur. Bon après, son hésitation était un bon indicatif qu’il racontait des bobards…

Haussant les épaules, le mercenaire décida de s’asseoir aux côtés de la guerrière, puis avisa le sourire taquin qu’elle lui servait. Elle savait qu’il mentait, mais ne semblait pas s’en formaliser pour autant. Il n’en dirait pas plus et elle s’en doutait bien. Lentement, Vayrinn leva une main et l’approcha de l’ecchymose qui trônait au visage du bellâtre roux sans la toucher pour autant. Ce dernier se laissa docilement faire et la détailla avec… une certaine envie qu’il tenta de dissimuler. Une douce chaleur émana de la paume de la guerrière et une sensation d’apaisement se fit ressentir. Au même moment où elle appliquait ses bons soins sur le semi-elfe, Khaos fit son entrée. Du coin d’œil, Bel nota le regard mesquin que lui balança le bêta. Sans compter qu’il affichait maintenant un sourire carnassier qui en disait long sur ses intentions futures. Pour sa part, le chef des Loups d’Acier se contenta de hausser un sourcil, signe qu’il n’était absolument pas impressionné par son attitude de dur à cuire. S’il voulait vraiment jouer à ce jeu, l’enculé, alors il allait être servi. Beltram considérait qu’il était plus que tolérant avec lui, mais même sa patience avait des limites… et si le colosse continuait à le chercher, alors il allait finir par le trouver. Brisant leur contact visuel, Khaos se pencha pour chiper un quignon de pain de l’assiette d’Artek et le rouquin se fit tirer de ses pensées par le toucher délicat de la chamanka. Sa main douce glissa le long de sa mâchoire à la barbe de quelques jours, puis les propos qu’elle prononça le surprirent. Oh, voilà qui était intéressant!

Un sourire amusé trônait soudainement sur les lèvres du guerrier elfique… surtout lorsqu’il avisa que la remarque déplaisait fortement à Khaos. Alors c’était donc ça : il était simplement jaloux de ne pas posséder sa chef? Il gérait mal la tension sexuelle pauvre! Évidemment, Bel se fit une joie d’en rajouter une couche de plus.

- Tiens, ce serait une excellente idée. Non seulement ça préserverait vos meubles de ma maladresse incroyable, mais en plus, on dort tellement mieux lorsqu’on est au chaud…

La tension atteignait son paroxysme, surtout au moment où il glissa un regard arrogant vers le bêta. Vayrinn jugea d’ailleurs qu’il était plus judicieux de détendre l’atmosphère, ce qui n’était pas une mauvaise chose en soit, puisque les deux hommes étaient sur le point d’arriver à une confrontation plus directe. Elle frappa sur la table de son poing, attirant l’attention vers elle, puis suggéra à ses hommes de s'activer afin de profiter de la température clémente, à l’extérieur. Bel hocha de la tête, puis se leva, sautant le repas du matin. Et toute façon, il avait un peu la bouche pâteuse à cause d’hier et n’avait pas très faim. Il suivit Vayrinn vers l’escalier, gravit les marches en silence… du moins, jusqu’à ce qu’elle lui pose une question. Bel leva un regard prudent vers elle et chercha les bons mots à prononcer. Non, il n’avait pas envie de lui dire ce qui s’était passé et il n’avait pas non plus l’intention de jeter tout le blâme sur Khaos. Il avait un peu mérité cette baffe, il n’était pas culotté au point de ne pas reconnaître ses torts… Même s’il ne les admettait jamais.

- Ça aurait pu être aisément évité, si c’est ce que tu veux savoir. Ce sera une belle leçon pour le futur.

Ainsi, il prétendait – de façon détournée – que Khaos n’était pas le seul coupable de cette affaire. Il l’avait cherché, bref. Une fois à l’étage, le semi-elfe se laissa guider vers la chambre de la cheftaine, puis passa devant elle alors qu’elle lui indiquait ses effets secondaires sur l’une des chaises. Elle referma derrière elle, puis alla se poster sur le rebord de la fenêtre alors qu’il retirait ses bottes, se languissant des siennes qui étaient, somme toute, beaucoup plus confortables. Le rouquin s’arrêta un instant… puis eut pour réflexe de vouloir changer de pièce pour se changer. Oh… non, il avait une bien meilleure idée en tête! Elle était attirée par lui autant qu’il l’était par elle. Ça se voyait comme le nez au milieu du visage (disons qu’elle ne daignait pas vraiment le cacher… ou alors elle était une FINE manipulatrice). Alors, pourquoi ne pas profiter un peu de la situation pour s’amuser un brin avec elle? Un sourire à la fois amusé et glorieux trônait sur ses lèvres pendant qu'il agrippait le bas de sa tunique blanche. Il tira cette dernière vers le haut dévoilant la musculature bien ciselé de son corps. Sa peau était striée de plusieurs cicatrices fines, signe des nombreux combats qu’il avait menés par le passé. Il déposa le morceau de vêtement au sol, puis entreprit de défaire la boucle de sa ceinture. Il sentait le regard de Vayrinn peser dans son dos et il jeta un regard en biais en sa direction. Elle était adossée au mur, les bras croisés, et l’observait en souriant. Oh, elle se rinçait l’œil, la coquine! Bel lui rendit son rire, puis retira la lanière de cuire avant défaire l’attache de son pantalon. Il la laissait en profiter, c’était plus qu’évident! Il retira le morceau de vêtement couleur cendre, ne se souciant pas de sa nudité la plus totale. Il s’empara ensuite de son caleçon maintenant sec (et chaud, merci au feu de foyer), et l’enfila sans trop se presser. S’ensuivit son pantalon couleur onyx, sa tunique à manches longues bleu marine, sa ceinture, son manteau rembourré en laine d’alpaga, ses bottes doublées en fourrure de lièvres, puis ses gants noirs. Il était fin prêt à partir et surtout, à affronter le froid hivernal.

Beltram fit signe à Vayrinn qu’il était prêt à se mettre en route, non sans une lueur de malice dans l’œil, puis le duo sortit de la pièce avant de s’engager dans l’escalier qui les ramenait à la salle du trône. Ils pénétrèrent ensuite dans le grand hall d’entrée et la cheftaine désigna un présentoir où siégeaient les armes du rouquin, l’invitant à les récupérer par le fait même. Le semi-elfe ne se fit pas prier et rangea ses dagues dans ses bottes, puis son épée à sa ceinture. Ils sortirent du château, puis s’engagèrent dans un chemin dégagé qui menait jusqu’à la capitale. L’air était beaucoup plus clément aujourd’hui et le ciel se clairsemait peu à peu. Khör vint rapidement les rejoindre, désireux de les accompagner dans leur balade. Vayrinn en profita pour faire part de ses plans concernant Hanzo et suggéra au mercenaire de l’accompagner dans sa démarche, si l’envie lui prenait. Le jeune homme lui jeta un regard surpris… mais aussi rempli de reconnaissance. Elle n’était réellement pas obligée de faire ça.

- Bien sûr que j’accepte, répondit-il en ramenant son attention vers le chemin devant eux. Je sais qu’il serait plus judicieux d’attendre, mais… il faut qu’il sache. Son unique fille et sa femme sont mortes hier. Je ne supporte pas l’idée qu’il ne sache rien. Je ne suis pas idiot, je sais que ça pourrait le pousser à tout abandonner. S’il doit se battre, autant qu’il le fasse en connaissance de cause.

La route fut parcourue en quelques minutes et le trio se balada au cœur de la capitale, profitant de la douceur de la température. Beltram écoutait les indications de Vayrinn, hochant de la tête par moment, signe qu’il assimilait les informations qu’elle daignait bien lui donner. Évidemment, il avait vite compris que la jeune femme gardait de nombreux détails pour elle. Certaines explications étaient plutôt évasives, signe qu’elle ne lui faisait pas encore totalement confiance. Pouvait-il réellement lui en vouloir pour ça? Absolument pas. Elle ne pouvait pas non plus révéler toutes ses cartes à un « étranger » comme lui; le poids d’une nation complète reposait sur ses épaules, après tout. La confiance était une chose qui se gagnait au fil du temps et il le comprenait. Après tout, ce n’était pas comme s’il lui avait – lui-même – révélé beaucoup de choses sur sa propre personne. Elle connaissait que les grandes lignes sommaires de sa vie, sans plus. Il fallait dire que le bougre n’était pas du genre à étaler ses histoires en long et en large non plus. Non, il comprenait très bien ce besoin de vouloir garder certaines choses secrètes. Il n’était réellement pas prêt non plus à parler des différents repaires qu’il possédait et qui lui servaient à planquer ses biens…

Au fil de la visite, le mercenaire put constater toute l’ampleur du travail à faire. Béryl était réellement un royaume détruit par le passage du dragon! Tout était à refaire! D’ailleurs, il ne manqua pas d’aviser le nombre d’êtres humains qui peuplaient les rangs des travailleurs. Plusieurs Bérylois d’origine avaient accepté de réintégrer leurs demeures dans le but de servir les berserks et pendant un bref instant, le semi-elfe se demanda quels étaient leurs conditions de travail. Il se garda bien d’interroger la chamanka sur le sujet, de peur de laisser sous-entendre qu’il voyait là une forme de servitude imposée. Après tout, ce n’était probablement pas le cas. En fait, si une partie des humains semblaient craindre la guerrière berserk, d’autres, au contraire, la saluaient chaleureusement.

Alors qu’ils passaient devant un manoir de taille moyenne laissé à l’abandon, Vayrinn prit la parole, parlant de l’étendue des travaux à faire. Elle mentionna qu’elle n’avait pas encore décidé du sort de l’établissement, mais précisa qu’elle n’avait aucunement l’intention de le restituer à la noblesse qui le possédait originellement. Hmmm… ce bâtiment avait l’air solide, pas trop endommagé et était situé à la limite de la capitale, pas trop loin d’un boisé. Un endroit bien situé… pour quelqu’un qui voudrait l’utiliser comme repaire dans ce coin de pays. Une idée germa dans son esprit : peut-être pourrait-il en faire l’acquisition pour avoir un point d’ancrage au pays? M’enfin, il devait d’abord négocier le prix, mais aussi en faire part à ses hommes. Certes, il était le leader de leur clan, mais il n’aimait pas imposer des choix aussi importants que celui-ci sans d’abord en discuter. Ses Loups d’Acier étaient bien plus que de simples hommes de main, ils étaient aussi des amis qu’il appréciait réellement. Il garda donc en tête l’opportunité que représentait ce manoir, puis Khör quitta le petit groupe dans le but de se rendre aux frontières. Selon ce qu’il avait compris, du mouvement s’était fait ressentir aux limites d’Émeraude et de Turquoise. Tiens, ça lui fit penser à une question qu’il se posait depuis un petit moment maintenant…

- Les conflits perdurent depuis très longtemps maintenant entre l’Empire et les royaumes alliés. Maintenant que tu possèdes ton propre territoire… J’en viens à me poser la question suivante : est-ce que les berserks sont alliés avec l’un ou l’autre des deux camps?

Après tout, il était en droit de savoir s’il marchait, actuellement, en territoire impérial ou pas. Non pas qu’il avait nécessairement une énorme partie prit, mais il préférait, en général, ne pas se frotter aux irianiens. Il les évitait généralement, tout simplement. La réponse qu’elle lui servit était… diplomatique, voire même politique. Visiblement, elle ne désirait pas s’associer à ni l’une, ni l’autre des nations et pourtant, elle se gardait une réserve. Elle préférait attendre de voir les réactions plutôt que de prendre part à un conflit qui, somme toute, pouvait probablement mener leur peuple à leur perte s’ils ne faisaient pas preuve de prudence. Une parfaite neutralité diplomatique. C’était sage de sa part. Le duo reprit la marche en direction du château en silence. Ils en avaient pour une dizaine de minutes avant d’atteindre les limites de la cour extérieure du palais. Au bout d’un petit moment, la guerrière le questionna à son tour sur sa position politique dans toute cette histoire.

- Je suis un peu de ton avis : je préfère ne pas m’impliquer trop directement. Je ne suis pas un soldat, je n’ai donc aucune obligation à prendre les armes pour affronter l’armée impériale. Ma position est claire sur le sujet : j’obéis à mes employeurs qui me paient, point barre. Il sembla que la chamanka tiqua à ses propos. Elle n’aimait pas ce concept, c’était évident. Pourtant, c’était sa réalité. Il n’allait pas lui mentir simplement pour attirer sa sympathie. Par contre, si je devais m’enrôler réellement… J’imagine que je prendrais le temps de d’abord évaluer ma situation. Il faut être honnête, j’ai grandi dans les royaumes alliés. Ce n’était pas l’enfance du siècle, je suis d’accord, mais pouvons-nous réellement renier entièrement nos racines et ce que nous avons toujours connu sans jeter un regard derrière nous? Si je devais prendre part au conflit… je me battrais pour mes idéaux, pour mes proches, pour ce qui me tient à cœur. J’imagine que je finirais par m’enrôler du côté des Enkievs. Toutefois, pour le moment, je préfère conserver ma neutralité… Il faut dire que personne ne m’a fourni une réellement bonne raison de choisir un parti dans cette guerre, encore. Et je ne parle pas de l’or, ici.

Ils marchèrent en silence. Des oiseaux gazouillaient et virevoltaient au-dessus d’eux. Malgré le calme et la quiétude de l’environnement dans lequel ils évoluaient, Beltram n’avait pas nécessairement l’esprit tranquille. Il avait besoin de clarifier certaines choses avec Vayrinn, soudainement.

- Je sais que tu n’approuves pas les affaires dans lesquelles je trempe, dit-il calmement en regardant devant lui. L’or est visiblement pour toi une notion abstraire pour laquelle il ne vaut pas la peine de se battre. Je saisis le message, t’inquiète. Mais c’est ma réalité et celle de mes compagnons. Me battre est mon gagne-pain et probablement l’une des seules choses auxquelles j’excelle. Je n’ai pas l’intention d’arrêter non plus. Peu importe ce qu’on dira. Il leva le regard au ciel un instant, puis poussa un soupir. On se connaît peu. Mais je dois admettre que j’ai beaucoup de respect pour toi et les tiens, Vayrinn. Malgré mon orgueil démesuré, je dois dire que j’aime bien vos façons de faire et vos valeurs. Pour peu que ça puisse t’intéresser, mon respect vaut tout l’or du monde. Je ne trahirai pas les tiens, même pour une coquette somme d’argent. Surtout pas après l’aide que tu m’as apportée. Tu as tous les droits de douter de moi. Mais je tenais simplement à t’en faire part.

Il tourna son regard vers elle et leurs yeux se rencontrèrent. Si elle était réellement aussi perspicace qu’elle ne le laissait paraître, elle comprendrait qu’il disait la vérité. Beltram était un homme loyal et il ne s’en prenait jamais aux gens qu’il respectait. Or, la chamanka venait de basculer dans cette zone restreinte dont étaient composés les gens pour qui le mercenaire avait du respect. Elle et les siens… sauf peut-être Khaos, mais tout ne pouvait pas être réellement parfait. Au bout d’un moment, les deux jeunes entrèrent dans la cour extérieure du palais, puis remarquèrent que le Beta arrivait à leur rencontre d’un pas plutôt rapide. Bon… que voulait-il encore? Le rouquin se mordit l’intérieur de la bouche pour ne part dire de bêtise alors que le colosse arrivait à la hauteur de la chamanka. Il échangea avec elle quelques mots dans leur langue natale, puis Vayrinn sembla changer soudainement d’attitude. Sans vraiment un mot de plus, le duo de berserks pressa le pas en direction du château, sous le regard incrédule du chef des Loups d’Acier. Que se passait-il? Sans plus vraiment de poser de question, il décida de les suivre, trottant dans la neige pour rattraper le retard qu’il avait sur eux.

Vayrinn et son second entrèrent dans le hall, traversèrent la salle du trône sans un regard pour les hommes déjà présents, puis se dirigèrent vers l’escalier qui menait à l’étage. Ce n’est qu’à ce moment que le doute assaillit le rouquin. C’était Hanzo, pas vrai? Son rythme cardiaque s’accéléra et il gravit les marches quatre à quatre, craignant le pire pour son vieil ami. Ses doutes se confirmèrent lorsque la cheftaine entra dans la chambre où reposait le jadois. L’un des berserks était déjà présent, épongeant le visage en sueur d’Hanzo. Luttait-il contre une infection? Son teint était affreusement blême et à voir le mouvement de son abdomen, Bel crut comprendre que son souffle était terriblement faible.

- Qu… qu’est-ce qui se passe? Demanda-t-il instinctivement. Personne ne lui répondait. La guérisseuse s’affairait à s’installer près du blessé et l’ignorait superbement probablement occupée à remplir ses fonctions. Ça vous dirait de me mettre au parfum? Non?

Un bref regard fut échangé entre l’Alpha et le Beta, puis sans plus attendre, Khaos s’avança vers le mercenaire et le poussa sans ménagement hors de la chambre avant de fermer brutalement la porte. Ça n’inaugurait rien de bon! L’angoisse laissa place à la colère et le mercenaire serra des poings. Ou peut-être était-ce simplement un sentiment d’impuissance? Il avait le droit de savoir! Levant le bras, il frappa la porte avec force, faisant ainsi clairement comprendre toute l’étendue de son mécontentement.

- Hey! J’ai le droit de savoir! Vous ne pouvez pas m’écarter de la sorte! Qu’est-ce qui se passe, merde?!

Des bruits de pas se firent entendre, puis la porte s’ouvrit brusquement. Cette fois, ce n’était pas Khaos, mais l’autre homme qui était avec eux. Sans piper mot, ce dernier lui agrippa le bras et le traîna sans ménagement dans le couloir malgré ses protestations. Il le balança avec force vers l’escalier et lui jeta un regard qui voulait tout dire : il n’avait plus intérêt à s’approcher de cette porte. Évidemment, son instinct qui le poussait constamment à se rebeller contre l’autorité le poussait à revenir à la charge de plus belle, mais un message télépathique fusa dans son esprit, lui faisant comprendre qu’il valait mieux laisser son espace à Hanzo… s’il voulait ne serait-ce espérer qu’il s’en sorte. La mâchoire serrée, le mercenaire poussa un grognement de mécontentement et dévala l’escalier qui le menait à la salle du trône. Il agrippa quelques vivres rapidement – il n’avait pas encore mangé de la journée – puis traversa la grande pièce d’un pas rageur sous les yeux des berserks. Artek croisa sa route et lui jeta un regard interrogateur, se demandant visiblement s’il ne devait pas l’arrêter dans sa démarche.

- J’ai besoin de changer d’air, alors fous-moi la paix! Gronda-t-il malgré lui. Si ça peut te rassurer, je n’ai pas l’intention de foutre le camp de votre royaume! Vous me trouverez dehors! Et puis quoi?! Est-ce que je suis en prison, merde?!

Mouais… Il n’en avait absolument pas contre Artek. Bien au contraire. C’était… toute son impuissance qui se faisait ressentir. Comme si toute la colère qu’il ressentait depuis les événements de la veille venait d’exploser d’un coup. Une fois à l’extérieur, il marcha d’un pas rapide à travers la neige, puis sortit des limites de la cour extérieure sous les regards inquisiteurs des guerriers berserks. Il passa l’heure suivante à simplement marcher sur le territoire de Kadrunn, laissant son esprit divaguer et sa colère s’estomper à petit feu. Il avait besoin de dépenser son énergie, de frapper dans un arbre ou deux, de laisser ses émotions prendre le dessus… que ce soit une brulante irritation ou des larmes d’injustice. Bref, il voulait simplement être seul. Au bout d’un moment, il revint en vue du château et passa les remparts de pierres qui entouraient le palais. Il s’arrêta… au milieu de la cour extérieure et jugea qu’il ne se sentait pas encore prêt pour revenir auprès du peuple de Vayrinn. Il tourna alors les talons, puis décida de grimper sur les murs qui entouraient le bâtiment royal. Les remparts étaient hauts et représentaient un endroit rêvé pour monter la garde. D’où il était, il pouvait très bien voir la capitale, un peu plus loin. La vue... était superbe, avec les montagnes en arrière-plan. Si Béryl était pauvre en végétation, elle possédait néanmoins des paysages à couper le souffle. Beaucoup plus calme, Beltram décida de prendre place ici même, en haut du mur.

Il s’installa, les pieds dans le vide, puis ouvrit un petit sac de cuir dans lequel il avait enfourné les quelques vivres qu’il avait chipés un peu plus tôt. Il agrippa un quignon de pain qu’il mâchouilla machinalement, l’esprit complètement vide de toutes pensées. Il laissa son regard se perdre dans la somptuosité du décor qui l’entourait. Le soleil se faisait timide derrière de gros nuages, mais les quelques rayons de soleil qui perçaient le ciel rendaient le spectacle encore plus unique. D’un air absent, il agrippa quelques fruits séchés qu’il porta à sa bouche. Il mangeait par nécessité plus que par appétit. Il n’était pas dupe. Il savait que les choses regardaient mal pour Hanzo. Très mal même. C’était simplement… injuste.

Des bruits de pas se firent entendre dans la neige derrière lui. Quelqu’un arrivait. Il n’avait même pas besoin de se retourner, il se doutait bien de qui il s’agissait.

- Les nouvelles sont mauvaises, pas vrai? Demanda-t-il calmement en fixant l’horizon. Il savait que c’était Vayrinn. Il l’avait senti. Il fallait s’y attendre. Il est réellement dans un sale état.

Il déglutit péniblement. Il ne savait pas quoi faire ou quoi dire. Son repas improvisé ne lui tentait plus du tout. Il déposa le sac à côté de lui.

- Vayrinn, laisse-moi, d’accord? Je vous rejoins dans quelques minutes. Je veux juste être encore un peu seul.

Sa voix s’était enrouée. Il n’aimait pas perdre le contrôle de lui-même. Il détestait en fait. Il la sentit qui s’éloignait. Il se demandait si elle respecterait sa volonté ou si elle reviendrait à la charge bien assez vite. Le fait est qu’il posa une main sur son visage et laissa aller sa tristesse, quelques instants, simplement pour ventiler un peu. Bon sang. Dire que l’ambiance était à la fête il n’y avait de cela que quelques jours… Pourquoi tout s’était déroulé si vite? Les dieux se jouaient réellement d’eux. C’était la merde, ni plus, ni moins. Le semi-elfe prit un moment pour se calmer, puis essuya ses yeux du revers de son avant-bras. Bon, il devait se ressaisir, ce n’était pas digne de lui de geindre comme une fillette. Il devait être fort, un point c’est tout. Il se secoua afin de reprendre contenance, puis décida d’enfouir ses émotions au fond de lui. Il avala prestement le reste de son casse-croûte, puis décida de descendre de son perchoir avant de revenir au château. Il traversa le hall, puis entra dans la salle du trône où les berserks discutaient péniblement. Ce n’est qu’à ce moment qu’il réalisa qu’il était frigorifié. Le semi-elfe se dirigea près du feu et laissa son regard doré se perdre parmi les flammes.

Il devait décider de la suite maintenant. Planifier ce qu’il comptait faire. Venger Hanzo? C’était dans les options qui s’étalaient devant lui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vayrinn
Animateur - Kadrunn
Animateur - Kadrunn
avatar
Nombre de messages : 100
Rôle : Chef des Berserks, Dirigeante de Kadrunn & des TI
Date d'inscription : 22/08/2015

Plus sur le personnage
Âge: 25-30 ans (G18)
Rôle: Chef des Berserks, Dirigeante de Kadrunn & des TI
MessageSujet: Re: Frozen hell and... What the f...?!! [PV VAYRINN] Ven 27 Jan 2017, 01:23

Alors qu’ils marchaient à travers la neige vers le Château, toujours en silence, l’esprit de Vayrinn sembla en profité pour remettre en branle beaucoup d’informations, de plans, de stratégies. Après tout, avoir répondu au mercenaire concernant sa position dans cette guerre, lui faisait revoir plusieurs facteurs qui guidaient ses prises de décisions. Elle ne comptait pas changer d’avis, c’était seulement ce petit côté d’elle qui avait tendance, parfois, à trop retourner une situation, afin de s’assurer qu’elle n’ait pas oublié quelque chose de primordial qui lui aurait échappé par inadvertance. C’était possible. Il y avait des variables incontournables et elle ne pouvait, malheureusement, que les laissé dans cette catégorie. Et attendre. Bien qu’elle ait une certaine hâte de voir ce qu’il en résulterait de tout ceci, elle n’était pas pressée. Plus de temps s’offrait devant eux et mieux c’était. Elle misais donc beaucoup sur la façon ou les autres partie feraient leur approche envers son peuple.

Le mercenaire semblait mijoté un peut les nouvelles informations qu’elle lui avait offert, puis, décida de prendre la parole à son tours. En fait, il répondait un peu à ce qu’elle s’attendait de lui. Cela l’aurait plutôt fortement étonné de voir qu’il avait un parti pris très nette sur un continent ou un autre. Il était aussi vrai qu’elle pouvait très aisément comprendre le fait que s’il devait prendre position en y étant forcé, qu’il pencherait sans doute vers Enkidiev mené par une approche strictement défensive, c’était après tout, tout à fait légitime. Elle savait que lui et ses hommes savaient offrir une résistance intéressante… Tout comme un kidnapping.

Quoi qu’il en soit, elle non plus, elle n’avait pas eu une raison valable pour s’en prendre à un ou l’autre des partis… Encore. Même si elle devait avouer avoir été légèrement irrité par Ryan. De toute façon, qui avait dit qu’elle serait toujours satisfaite de comment ont la percevait? Personne. Et elle le savait. Surtout venant des autres Colonies. Elle devait avouer avoir un certain respect tout de même pour l’Empereur, notamment pour sa voracité. En fait, c’était sans doute la seule chose qu’elle pouvait respecter en lui. Tout le reste lui était presque insupportable.

Beltram pris de nouveau la parole et l’intrigua légèrement avec son introduction, elle tourna son regard vers lui, signe qu’il avait bien entendu piquer sa curiosité, mais surtout qu’elle l’écoutait attentivement. Ce n’étais pas qu’elle n’approuvait pas ses actes… Oui, voilà. Pour elle, c’était presque abstrait. L’ombre d’un sourire ce peint au coin de ses lèvres. C’est vrai qu’elle lui avait cassé les oreilles avec ça, mais c’était surtout parce-qu’elle cherchait énormément à comprendre. Pour le reste, il avait aussi compris la provenance d’une partie de ses réticences, après tout, elles les lui avaient aussi déjà mentionné, pourquoi lui cacher? Dans ce cas-ci, ce n’étais pas quelque chose de nécessaire. Elle sentait qu’il lui disait la vérité et elle était bien d’accord avec lui sur un point: Le respect valait bien pour elle aussi, tout l’or du monde. Il avait peut-être réussis à la convaincre. En fait, elle l’espérait bien, mais il y avait ce côté d’elle qui ne pouvait s’empêcher de se garder une certaine réserve. Ce même côté qui ne voulait voir qu’en Beltram un allié stratégique, sans plus. Pourtant…

-Je sais que tes paroles sont sincères et j’apprécie. Je suis aussi heureuse de voir que tu comprends les enjeux pour moi et le fait que je ne peux me permettre de décisions personnelles ni hâtives…

Après tout, personnellement, elle l’appréciait bien et c’était quelque chose d’assez hors du commun venant d’elle envers des étrangers qui avaient généralement du mal à suscité son intérêt s’ils n’avaient pas la moindre trace bestiale dans leurs veines. Elle ne le connaissait que peu, tout comme celui-ci l’avait mentionné, mais elle pouvait malgré tout sentir qu’ils avaient une chimie plutôt agréable et là, elle ne faisait pas référence à cette tension sexuelle qu’il pouvait y avoir entre les deux par moments, parce-que ça, c’était quelque chose d’aisé en soit. Avoir un respect mutuel, qui pour elle surplombait l’alliance était une position toute nouvelle qu’elle accordait à une personne des colonies d’ailleurs. Étais-ce ce qu’ils appelaient ici, des amis?

-J’ai beaucoup de respect pour toi aussi, Beltram des Loups d’Acier.

Se contenta-t-elle d’ajouter, non sans un bref sourire à son intention. Sincère. C’était sans doute sa façon de lui rendre l’appareil à la seule manière qu’elle connaissait vraiment.

Alors qu’ils arrivaient au Château, elle put remarquer Khaos qui sortait de la porte principale pour venir les rejoindre. Son attitude changea complètement. À lui voir l’air, quelque chose clochais, ou le dérangeais et pour une fois, ce n’étais pas la présence de Beltram qu’il ignora complètement. Une fois à sa hauteur, il lui indiqua brièvement qu’il y avait quelque chose qui n’allais pas avec l’ami du mercenaire. Une image de celui-ci respirant difficilement et faiblement eut raison de son instinct de guérisseuse. Sans un mot de plus, elle s’activa à la suite de son Beta, oubliant temporairement la présence du rouquin bien malgré elle alors qu’ironiquement, elle ne pouvait s’empêcher de songer à celui-ci. Après tout, la vie d’Hanzo ne lui était pas personnellement importante, mais elle savait qu’elle l’étais pour son ami.

Entrant dans le Hall, puis traversant la Salle du Trône sans s’arrêter, elle ignora bien entendu les quelques têtes légèrement interloquer qui avisèrent le duo, suivis du retardataire passé pour monter les escaliers. Le regard grave, Vayrinn se dirigea vers la chambre du souffrant pour y pénétré alors qu’Ehkar épongeait le front de celui-ci, tentant de l’aider du mieux qu’il le pouvait, mais visiblement bien soulagée de la voir arrivé afin de prendre la relève. Il faut dire qu’il n’avait surtout pas envie que celui-ci lui meurt entre les pattes alors qu’il était, techniquement, sous sa responsabilité.

La chamanka arriva à la hauteur du souffrant, ferma les yeux et laissa ses mains planer au-dessus de lui. Elle n’entendait déjà plus rien. Elle pouvait noter des bourdonnements autours d’elle, mais ce qui résonnait dans son esprit était les battements de cœurs d’Hanzo, sa respiration sifflante, douloureuse puis… Il était là, quelque part dans cet… Dans ce vacarme extérieur… Mhhh non. Elle ouvrit les yeux, clignant légèrement des paupières et croisa le regard de Khaos qui s’activa aussitôt, disparaissant de son champ de vision en allant derrière elle. Elle avait besoin de concentration et de silence pour ce faire. Rejoindre le mercenaire n’étais pas chose aussi aisé qu’il l’était pour les siens. Ses yeux se fermèrent de nouveau. Les mains toujours placer de la même façon, elle les dirigea lentement jusqu’à la tête de celui-ci, inclinant légèrement la tête de côté, comme si cela lui permettrait de l’entendre murmurer, alors qu’il n’en faisait rien.

Beltram et son bouquant, ne faisait que rendre les choses plus ardues pour Vayrinn qui semblait éprouver quelques difficultés déjà à la base. Ce n’était pas comme si Khaos se souciait vraiment de la survie de l’un ou l’autre, mais le fait que le mercenaire perde ainsi tous ses moyens l’énervait au plus haut point. La seule chose qui faisait en sorte qu’il n’avait pas fait la morale à sa Chef, était parce-qu’il avait songé à leur dernière discussion et qu’il comprenait que sans exercice, elle n’arriverait pas à être aussi efficace qu’elle souhaitait l’être et puisque tel était son désir, il tenterait de s’y plier et pour l’heure, le mercenaire commençais franchement à lui taper sur les nerfs. D’un bref signe du menton, il indiqua à Ehkar de s’en chargé. Parce-que franchement, s’il rouvrait la porte sur la tronche du rouquin, il risquait de ne plus s’arrêter de le frapper, rien que pour se défouler. Parce-que c’était déjà trop t’entend d’avance. Le Berserks se chargea donc d’éloigné une seconde fois le mercenaire inquiet, sans prendre personnelle sa pointe d’agressivité. Il ne parlait pas la langue d’Enkidiev et, bien qu’il tente d’être moins brutal au début, il finit rapidement par répondre par la force en notant une résistance venant de la part de l’homme.

**Tu dérange, dégage.**

Avait envoyé Khaos à l’intention du mercenaire qu’il pouvait encore sentir agité dans les escaliers. Son message sembla faire son chemin. Tant mieux. Il desserra les poings et se dirigea de nouveaux vers Vayrinn, l’avisant attentivement afin de s’assurer que tout était sur contrôle, bien qu’il lui fût tout de même difficile de pouvoir le deviner.
**


Une secousse violente la fit sursauter. Elle se retrouvait à bord d’une carriole et c’était en fait la première fois qu’elle expérimentait ce type de transport. Ses mains se placèrent de chaque côté d’elle, frôlant le bois du bout de ses doigts afin de chercher instinctivement une prise afin de se garder un certain équilibre malgré les secousses. Des cris résonnaient dans son esprit, mais cela semblait venir de l’extérieur. Les silhouettes floues devant elle prenaient doucement forme. Il y avait deux femmes et un homme. L’une des femmes semblait gravement atteinte et perdait beaucoup de sang. Une flèche avait su se loger dans son flanc par la fenêtre. L’homme la tenait en pleurant…

Vayrinn ferma les yeux et secoua la tête afin de chassé cette scène inutile de son esprit. Les bruits environnant s’estompèrent lentement et les secousses se calmèrent pour revenir à cette respiration difficile, sifflante. Elle ouvrit donc les yeux. Elle était plongée dans une totale pénombre. Elle pouvait sentir une présence. Celle-ci semblait souffrante, mais aussi et surtout, en colère. Elle lui était hostile. Un homme apparue sur son flanc gauche une épée à la main que la guerrière évita de justesse en reculant de deux pas, légèrement chambranlante. Ce qu’il y avait de désagréable avec ce monde, c’était qu’il n’y avait ni odeur, ni sons et que tout pouvait apparaître, comme disparaître sans prévenir. Le coup d’épée n’étais pas réel, mais elle ne devait pas non plus s’y laisser prendre à le croire... Et c’était plutôt difficile en soit, parfois. Elle leva les mains en l’air, signe qu’elle n’était pas armée.

«Faite-moi sortir d’ici! Sale sorcière!»

Visiblement, son interlocuteur n’avait aucune idée de son état. Ce qui était fâcheux.

-Rappelle-toi Hanzo, tu m’as parlé plus tôt… Je suis une… Amie de Beltram. Je suis là pour t’aider.

L’homme, farouche, avait les traits crispé et se mis à marcher de long en large, se prenant la tête. L’obscurité qui les entourait devint un paysage enneigé. Ils se tenaient un peu plus loin, sur le sentier. Hanzo observait un cortège avancer et Vayrinn fit quelques pas pour marcher à ses côtés et déposer doucement une main sur son épaule. Celles-ci s’affaissèrent aussitôt.

«Je ne comprends pas…»

Laissa-t-il échapper. La Berserk put distinguer ce son léger des flèches que l’on décochait et qui fouettait le vent alors que son regard avisa les boules de feu se ficher directement sur la carriole, juste devant eux. Une voix résonna en écho et elle put distinguer celle de Beltram. Instinctivement, elle jeta un bref regard en sa direction alors que d’autres flèches enflammées s’abattaient déjà sur les convives et le mercenaire. Instinctivement, elle porta une main à son dos pour y décrocher son bouclier et se saisi de sa hache alors qu’elle se jeta sur le côté afin d’éviter d’être écrasé par la carriole, trainer par des chevaux hors de contrôle. Prenant aussitôt une position accroupie, son regard roula afin d’avisé l’engin qui avait bien failli l’écrasé. Elle remarqua alors Hanzo qui observait la scène, impuissant.

Elle leva sa hache et la battis dans le vide, pour chasser cette vision dans laquelle elle fut coincée temporairement. La pénombre revint et le silence aussi. Hanzo se rua vers elle et l’agrippa par le col pour lui flanquer une bonne droite.

«Ramène-nous! Immédiatement!»

Ordonna-t-il, prêt à la frapper de nouveaux. Malgré le fait qu’elle savait que tout ceci n’était pas réel, elle pouvait sentir sa lèvre lancinante de douleurs. Elle tourna la tête et cracha au sol.

-Je ne peux pas. C’est déjà arrivé. Vous avez été attaqué par surprise. Ce sont tes souvenirs… Les derniers… Qui repassent sans cesse.

Sur ses mots, Hanzo leva le poing en la menaçant.

«Tu mens!»

-Non, regarde.

Sur ses mots, elle posa ses mains de chaque côté de la tête du mercenaire et ils arrivèrent dans la chambre où il reposait, à Kadrunn. Il pouvait ce voir allongé sur le lit, la respiration difficile et le teint blême, puis, il pouvait la voir elle, les mains de chaque côté de son crâne, les yeux fermé alors qu’un colosse les observaient.

«Ce… Ce n’est pas moi.»

Il recula de quelques pas, tout en s’observant, visiblement sous le choc. Vayrinn tourna la tête en sa direction et l’avisa. De l’extérieur, Khaos pouvait la voir tourner la tête vers un coin de la pièce alors que ses lèvres bougeaient, mais ne disaient rien. Il tourna la tête instinctivement, mais ils n’étaient pas vraiment là. Puis, le décor se changea. Ils étaient dans la Salle du Trône et il était allongé sur le sol alors qu’elle le soignait, Beltram se trouvait derrière elle avec quelqu’un d’autre. Il avait l’air inquiet. Ensuite, le décor changea de nouveau. Le paysage enneigé était revenu et Hanzo pouvait ce voir rouler dans un Fosset, en sang alors qu’on semblait le chercher. Il tourna instinctivement la tête vers la carriole, mais Vayrinn se trouvait devant lui, lui bloquant la vue.

-Elles n’ont pas survécu… Je suis désolée.

Sur ces mots, il fronça les sourcils et la poussa du revers de la main sans ménagement pour courir vers la carriole renversé. La jeune Berserk l’avisa. Pouvait-elle l’en empêcher? Celui-ci observa à l’intérieur et laissa échapper un cri de rage pour se laissé tomber au sol sur les genoux, se prenant la tête en sanglotant. Vayrinn marcha vers lui et se plaça à sa hauteur, laissant ses genoux toucher la neige qui n’était plus froide pour elle.

-Sa fais une journée que tu te bats pour ta survis.

Sur ces mots, l’homme sembla porter attention sur sa personne et réalisa l’ampleur des dégâts par lui-même. Il pouvait aisément faire le lien entre son état amélioré dans la chambre plutôt vis-à-vis de ce qu’il voyait. Il comprit donc qu’en effet, Vayrinn n’étais pas là pour lui faire quoi que ce soit de mal, elle ne voulait que l’aider.

«Où sont-elles, à présent?... Je… Je vais les revoir?... Je.. Je ne veux plus rester ici… Coincé… C’est trop… Ce devait être une journée…»

Sa voix se brisa. Il releva ses yeux rougit vers elle. Elle ne connaissait pas les croyances du mercenaire, comment pouvait-elle lui dire alors où elles étaient? Ne pas pouvoir lui offrir de réponse la dérangeait, mais que pouvait-elle faire? Celui-ci semblait souffrant. Il avait compris toutes les douleurs que son corps subissait malgré tout et avait finalement reconnecté avec lui-même, quittant ce cercle vicieux sans fin. Elle tendit les bras et le pris par les épaules, lui offrant un sourire compatissant, rassurant.

-Quel est ton plus beau souvenir?

Fit-elle. Hanzo l’observa un moment, légèrement égaré, toujours déchiré par la douleur, ne comprenant pas trop où elle voulait en venir, mais doucement, tout autour changea de nouveau. Il tenait une petite boule de vêtement dans ses bras. Son visage se détendit alors qu’il observait la scène, visiblement attendrit. Heureux.

-Ferme les yeux.

«Non.»

-Il le faut. Il est temps.

Le mercenaire fini par obtempérer. Vayrinn plaça doucement ses mains et déposa ses pouces sur les arcades sourcilières de celui-ci, puis les glissa doucement jusqu’à ses joues. Elle pouvait sentir son corps s’engourdir et ferma les yeux à son tour.

«Est-ce que je m’en vais?»

-Oui.

«Dit à Belt…»

**


Elle se faisait doucement secouer alors que la voix de Khaos l’interpellait par son prénom. Elle ouvrit les yeux et réalisa que sa tête reposait sur le thorax d’Hanzo. Relevant la tête un peu mollement, elle avisa le visage du mercenaire, paisible. Elle vint pour se redressé, mais sentie que son estomac se retournait soudainement et menaçait de vider son contenu. Elle se tourna vivement et pencha le devant de son corps vers le sol, mais rien n’en sortie. Restant un moment dans cette position, elle sentie une main se refermé sur son épaule. Elle releva doucement la tête, cherchant à se ressaisir et, cligna quelque peu des yeux en faisant le tour de la pièce.

- Ùo tse Beltram? ( Où est Beltram?)

« Tno à’l eitros.» ( Ont l’à sortie.)

Sur ces mots, Vayrinn poussa un bref soupir et se contenta de garder le silence. Elle ne savait même pas si c’était elle qui l’avait demandé ou non. Elle finit par se redressé, aidé par son Beta qui, finit par la relâcher alors qu’elle se dégagea de lui tout en se dirigeant un peu mollement vers la porte de la chambre. Khaos la laissais faire, la connaissant un peu orgueilleuse sur ce point, mais ce contenta tout de même de la suivre. Il savait très bien où elle allait: Rejoindre ce maudit mercenaire. Toutefois, il ne pipa mot et se contenta de rester dans la Salle du Trône alors qu’elle demanda si quelqu’un l’avait vue passé. Artek lui indiqua qu’il avait quitté par le Hall. Visiblement, ils avaient sans doute eux le temps de comprendre la situation, surtout en voyant l’état de leur Chef. Elle se contenta de lui sourire et continua sa route vers le Hall pour sortir.

Après tout, elle devait bien lui annoncer la nouvelle. Il devait être mort d’inquiétude pour son compagnon perdu. Une fois sortie à l’extérieur, le vent frais lui fit du bien. Elle s’arrêta quelques secondes et ferma les yeux pour prendre une bonne bouffé d’air qui lui monta presque à la tête. Grâce à ses sens, elle put aussi toutefois capter l’odeur du rouquin qui était tout prêt. Bien. Elle ne se sentait pas trop d’attaque à s’aventurer à sa recherche dans la Capitale pour le moment. Elle dû sincèrement chercher du regard un petit moment avant de réalisé qu’il se trouvait en hauteur. Brisant donc la distance qui les séparaient, une fois arrivé au pied du mur, elle leva la tête en sa direction pour l’avisé alors que son regard était plonger dans l’horizon.

Celui-ci pris la parole en lui demandant quelque chose qu’il savait visiblement déjà. Elle allait ouvrir la bouche, mais il continua, mentionnant qu’il s’y attendait un peu. Elle poussa un soupir inaudible et porta une main à sa tempe qu’elle massa un bref instant. Beltram pris de nouveau la parole et lui demanda tout simplement de le laissé seul. Évidemment, comment pouvait-elle refuser une chose pareille. Sans un mot, elle lui jeta un bref regard, comme si elle voulait s’assurer qu’il ne fasse pas une connerie sous l’effet de la colère ou de la tristesse, sans réfléchir, mais il semblait tout simplement vouloir rester où il était. Un peu rassuré, tout de même, elle finit par tourner les talons et se diriger de nouveau vers le Château.

À peine entré, elle pouvait bien entendu déjà entendre les échos de quelques voix plus portantes que d’autres, alors que des rires s’élevèrent pendant que Klâsh racontait sa petite mésaventure cocasse de la journée. Cela arracha un bref sourire en coin à la Berserk alors qu’elle continua sa route en traversant la salle pour sortir à un couloir qui menaient à une salle où se trouvait une bonne partie de leurs réserves. Oui parce-qu’elle avait deux options, manger ou dormir et la première option lui semblait plus attrayante. Malgré son haut le cœur de plus tôt, cet étrange revirement d’estomac lui avait plutôt ouvert l’appétit et puis, elle ne voulait pas être couchée si les autres arrivaient des Territoires Inconnus même s’ils seraient là d’ici quelques heures, sans doute.

Une fois ce qui l’avait tenté dans une assiette, elle réapparut pour s’assoir à une table où bien entendu ont l’invita pour lui poser quelques questions. Vayrinn raconta brièvement la mort d’Hanzo afin de confirmé leurs doutes. Évidemment, personne n’en était vraiment affectée, mais tout comme elle, la grande majorité compatissait avec le mercenaire qui les avait tout de même amusés depuis la veille et donc, s’y était un tantinet attacher. Après tout, ils avaient tous perdu quelqu’un à un moment ou un autre, plusieurs tragiquement, pour eux aussi. Notamment à cause des Ombres, alors tout le monde pouvait bien comprendre par quoi passait présentement le Chef des Loups d’Acier. Bien que leur croyance les pousse à la réjouissance plutôt qu’à la tristesse, une mort restait la disparition d’une personne qui quittait pour un long moment. Ce n’était jamais agréable. Elle commença donc à manger, tout en buvant dans le gobelet qu’on lui avait offert en écoutant quelques blagues pendant que son regard parcourait la pièce, s’amusant de voir encore Artek et Kobalt se chamaillé plus loin parce-que le Berserk loup avait planté un couteau au milieu de la cible pendant que l’autre ne regardait pas, mais avait tout de même coincé sa tricherie.

Entre temps, elle remarqua que Beltram revenait de l’extérieur et s’installa, seul, sur le bord du feu afin de sans doute se réchauffé un peu. Si quelques regards c’étaient tourner vers lui avec curiosité, rien que parce-qu’une nouvelle personne venait d’entré, certains Berserks qui passaient prêt de lui, lui offrait tout simplement une brève tape sur l’épaule. Après un petit moment, maintenant que de toute façon elle se sentait mieux Vayrinn ramassa son gobelet et se leva, afin de faire un léger détour vers un tonneau plus loin et y prendre un gobelet qu’elle plongea à l’intérieur pour le ressortir remplis d’alcool. Elle se dirigea bien entendu vers le mercenaire qui fixait les flammes, visiblement perdu dans ses pensées.

Elle ne reviendrait pas d’elle-même sur le sujet, mais elle voulait tout de même le faire sentir un peu mieux. Alors, une fois arrivé à sa hauteur, elle lui tendit le gobelet et attendit qu’il le prenne. Après tout, noyé sa peine n’avait disait-on jamais été une solution, mais c’était tout de même assez efficace en soit. Elle s’assit à ses côtés pour passer chacun de ses bras autour du mercenaire afin de lui faire une accolade sincère qui, bien qu’elle fût brève, fut ponctué d’un léger baiser sur sa joue.

Bien entendu, ce petit rapprochement n’avait pas échappé aux yeux du Beta, mais celui-ci se contenta de faire mine qu’il n’avait rien vue et continua de discuté avec les autres Berserks. La seule raison qui l’avait poussé à agir de la sorte était qu’il savait que Vayrinn ne se gênerait pas pour le remettre durement à sa place. Il la savait protectrice et elle semblait un peu dans cet état avec le rouquin pour le moment. Et puis bon, il venait tout de même de perdre un ami et même s’il détestait le mercenaire, il pouvait au moins comprendre que sa Chef ne cherchait qu’à le consolé. Du moins. Il pouvait supporter une accolade, mais il ne pouvait se porté garant pour le reste. Il ne fallait tout de même pas trop lui en demandé.

Vayrinn jeta un bref coup d’œil à Beltram et choisi de se redressé de nouveau. Elle ne voulait pas non plus l’importuné et elle savait très bien, personnellement, que lorsqu’elle voulait être seule, elle voulait être seule… Mais cela ne voulait pas dire qu’elle n’avait pas le droit de lui faire une accolade, si? Et bien tant pis pour lui, parce-qu’elle l’avait fait tout de même. Voyant qu’il lui jeta un bref coup d’œil, elle lui offrit un sourire, le fixant un instant de son regard perçant où brillait une légère pointe de défit. Elle finit donc par se retourner, légèrement aguichante afin de s’éloigné de lui pour remplir de nouveaux son gobelet.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11755-vayrinn-chef-des-berserks-imperatrice-des-ti-kadrunn http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t10877-vayrinn-chef-des-berserks-chamanka
Beltram
Mercenaire des Loups d'Acier
avatar
Nombre de messages : 63
Rôle : Mercrenaire
Date d'inscription : 13/12/2016

Plus sur le personnage
Âge:
Rôle:
MessageSujet: Re: Frozen hell and... What the f...?!! [PV VAYRINN] Mar 31 Jan 2017, 10:58

Il fixait les flammes devant lui, d’un air presque hypnotisé. D’un mouvement lent, alors qu’il était pris dans ses pensées, il retira ses gants noirs avant de les ficher entre sa ceinture et sa taille, puis tendit les mains vers le brasier pour les réchauffer. De grandes claques fusèrent sur ses épaules, le soutirant brusquement de sa rêverie momentanée. Le mercenaire tourna le regard et vit les berserks qui lui jetaient de simples regards de sympathie. Beltram hocha mollement de la tête à leur intention, puis décida de s’asseoir sur le banc qui trônait derrière lui. Son esprit filait à une vitesse folle, tentant de mettre en place les différentes possibilités qui s’offraient à lui pour la suite des événements. Qu’allait-il faire, maintenant que Hanzo était mort? Contacter les Loups d’Acier pour qu’ils viennent à sa rencontre semblait une bonne idée… Après, il devait valider auprès de Vayrinn que ceux-ci ne seraient pas interceptés sauvagement à la frontière… En parlant de la jeune femme, Bel sentit du mouvement sur sa gauche. D’instinct, il leva le regard pour voir la guerrière marcher vers lui, deux gobelets dans les mains.

La chamanka s’installa à ses côtés, lui donna l’un des verres qu’elle tenait, puis entoura ses épaules de son bras, dans une accolade remplie de compassion. Elle alla même jusqu’à venir déposer un baiser sur sa joue à la barbe naissante. Oh, comme il aurait simplement eu envie de tourner la tête pour l’embrasser directement sur les lèvres… Il avait envie de ne penser à rien, de juste… profiter du moment présent. À la place, il leva son gobelet et le vida d’un trait, désireux d’engourdir son esprit avec l’alcool trop fort des berserks. Le liquide puissant eut l’effet d’un coup de masse qu’on lui aurait donné en pleine tronche. Non seulement ressentirait-il rapidement les effets escomptés, mais il eut beaucoup de mal à ne pas tousser sous la brûlure occasionnée à son œsophage. Le regard doré du guerrier elfique scruta les traits légèrement amusés de la berserk et il nota la façon dont elle se releva, aguichante, pour aller remplir son gobelet. Au passage, le mercenaire lui lança le sien (également vide) afin qu’elle puisse lui ramener de quoi à boire, à nouveau.

La douleur émotionnelle dans sa poitrine était toujours bien présente, mais le rouquin se promit de la faire taire dès que possible. Il n’avait pas envie de vivre ce deuil si soudain. Pas maintenant. Pas ici, alors qu’il était en territoire berserk. Il… il devait garder son esprit occupé. Vayrinn revint vers lui en roulant des hanches et Bel ignora royalement le regard lourd qui était appuyé dans son dos. Khaos le fusillait visuellement, il en était persuadé. Qu’à cela ne se tienne, il avait envie de lui faire un doigt d’honneur, peu désireux d’obtenir la moindre once de compassion de sa part. Toutefois, il retint le mouvement… ne serait-ce que pour ne pas provoquer Vayrinn. Une fois que la belle chamanka fut à sa hauteur, le rouquin tendit la main pour prendre son gobelet, puis porta ce dernier à ses lèvres, histoire d’en prendre une lampée. La guerrière s’installa à ses côtés et il put sentir son bras gracile frôler le sien, même à travers leurs vêtements. Ils échangèrent un regard… et Bel n’y tint plus. Il avait réellement besoin de s’occuper l’esprit et rien n’était mieux que d’éteindre son cerveau et de se laisser aller. Il glissa un bras autour de sa taille, puis dans un mouvement fluide l’invita à venir s’asseoir sur ses cuisses. Son bras ferme retenait la jeune femme contre lui et sans crier gare, s’empara de ses lèvres avec une certaine forme de détermination. Heureusement pour lui, la belle ne sembla pas s’en plaindre. En fait, il sentit même sa main se glisser sur sa nuque… Ainsi que le regard fulminant de Khaos dans son dos. Allez savoir pourquoi, il en ressentait une satisfaction d’autant plus grande!

Au bout de quelques instants, Beltram rompit le baiser et planta son regard doré dans les iris orangés de sa compagne du moment. Il semblait y lire une pointe d’amusement et cela lui soutira un sourire un peu malgré lui. Conservant leur contact visuel, ils prirent chacune une gorgée de l’alcool trop fort des berserks et Bel dut se faire violence pour ne pas grimacer. Il allait faire une proposition un peu indécente à la guerrière quand une voix grave l’appela, derrière elle. Cette fois, ce n’était pas Khaos, mais bien Khör qui souhaitait attirer l’attention de la chamanka. Une fois à leur hauteur, le grand gaillard s’adressa directement à sa cheftaine dans leur langage, faisant peu de cas de la position limite indécente dans laquelle elle se trouvait. Beltram jetait des regards curieux à Vayrinn. Au bout d’un moment, elle lui expliqua qu’ils devaient disposer du corps de Hanzo et s’interrogeait sur la façon adéquate de procéder, probablement dans le but d’au moins respecter les coutumes du mercenaire. Le rouquin baissa la tête un instant, puis soupira. Il devait se rendre à l’évidence : il ne pourrait pas éviter ce sujet si douloureux comme il l’aurait voulu.

- Dans nos coutumes, nous enterrons nos morts dans un lieu de sépulture. Cela permet aux proches de pouvoir aller porter leurs hommages au défunt lors d’événements importants ou lorsque le besoin s’en fait ressentir. Nous provenons de la terre, alors nous retournons à la terre, en quelque sorte. Mais puisque le sol est gelé… Le plus simple serait encore de faire brûler son corps. Il marqua une pause, puis chassa la tristesse qui menaçait de l’envahir. Je garderai une partie de ses cendres que j’enterrerai en terre de Jade lorsque le printemps sera à nos portes.

Beltram laissa son regard se perdre un instant dans les flammes du brasier, puis sentit la poigne solide de Khör qui lui serra l’épaule en signe de sympathie. Le jeune homme fit signe à la guerrière de se lever, puis il déposa son gobelet à ses côtés, sur le banc. Mieux valait s’occuper de cette tâche tout de suite avant que l’odeur du cadavre ne pourrisse l’air du repaire des berserks. Le semi-elfe se leva, puis se dirigea vers la porte qui menait à l’escalier. Il grimpa les marches quatre à quatre, Khör sur les talons, puis s’aventura dans le couloir jusqu’à la chambre où reposait Hanzo. Il s’arrêta dans l’entrebâillement de la porte, fixant son vieil ami, inerte et paisible. Le mercenaire déglutit péniblement, puis prit une grande inspiration avant de rentrer dans la pièce où trônait déjà l’odeur de la mort.

Le chef des Loups d’Acier agrippa les couvertures du lit, puis les défit, exposant un drap blanc qu’il retira avant de l’étendre au sol. D’un simple regard, il demanda un coup de main à Khör afin de soulever le corps gisant de Hanzo et de le déposer sur le drapé immaculé. Avec précaution et respect, Bel referma le drap sur son compagnon, l’emmitouflant convenablement des pieds à la tête. S’il s’exécuta en silence, tentant de conserver un air impassible; seul le mouvement de son bras vers son visage (alors qu’il essuyait ses larmes du revers de sa manche) trahissait ses émotions. Lorsque sa besogne fut terminée, il jeta un regard à Khör et, à l’unisson, les deux hommes soulevèrent le cadavre. Le grand gaillard berserk en profita pour lui confirmer qu’un bucher avait été préparé à l’extérieur des limites du palais, à l’arrière de celui-ci, afin de pouvoir brûler le corps en toute sécurité. Il leur suffisait de transporter Hanzo jusque-là… Eh bien… Ils avaient fait vite! En fait, il était probable que l’incinération faisait partie de leurs coutumes et qu’ils espéraient que le mercenaire acquiesce à cette procédure… Sans lâcher de commentaires supplémentaires, Bel prit les devants, transportant son ami de longue date avec l’aide du guerrier berserk. Les deux hommes descendirent à l’étage inférieur et passèrent dans la salle du trône vers le hall d’entrée. Ils sortirent au bout d’un petit moment et le semi-elfe remarqua qu’un amoncellement important de bois était en train de s’accumuler dans la cour avant. Ah? Ils préparaient un feu de joie? Ils avaient un truc à célébrer? N’osant poser de questions pour le moment, il ramena son attention sur sa besogne actuelle et les deux hommes contournèrent le palais pour se diriger vers l’arrière-cour. Ils quittèrent ensuite l’enceinte du château, passant par la grande porte arrière qui trônait dans les remparts, puis s’aventurèrent dans la vallée enneigée. Au loin, ils pouvaient voir le bûcher destiné à la sépulture de Hanzo. Vayrinn s’y trouvait déjà et les attendait patiemment, ses longs cheveux noirs flottant autour de sa tête grâce au vent du nord.

Une fois à sa hauteur, Bel lui jeta un regard reconnaissant, puis vint déposer le corps de Hanzo sur l’amoncellement de bois disposé en rectangle. Le semi-elfe posa une main sur le thorax du jadois, puis prit une grande inspiration.

- Merci pour tout, Hanzo, se contenta-t-il de dire avant de plonger sa main dans sa bourse pour en sortir deux piécettes qu’il déposa sur le tissu, à l’endroit où se trouvaient les yeux de son compagnon. Fais bon voyage et passe le bonjour à Meiko et Saki de ma part.

Il se recula et vit Khör approcher une torche enflammée du bûcher. Le brasier prit rapidement de l’ampleur, léchant le corps inerte du jadois paisible. Le trio resta silencieux l’espace d’un instant, observant les flammes consumer le lieu de sépulture avec respect. Au bout d’un moment, Bel entendit des cris de joie retentirent loin derrière lui, en provenant du château. Tiens? Des gens venaient d’arriver? À voir les visages de Vayrinn et Khör, il comprit qu’ils étaient impatients d’y retourner.

- Allez-y, je vais rester encore un peu. Je vous rejoins plus tard, se contenta-t-il de dire en ramenant son attention sur les flammes qui avaient pris de l’ampleur.

La chamanka et son compagnon le laissèrent donc seul face à l’énorme bucher à la chaleur irradiante. Le semi-elfe décida de s’asseoir au sol, se laissant hypnotiser par les braises ardentes qui se formaient tranquillement à la base du bucher et par les souvenirs qui envahissaient son esprit. Il avait besoin de ce moment de solitude, de vivre ce qui semblait être le début d’un deuil. Il ne ressentait pas le froid, ni même la faim qui le tenaillait maintenant depuis un moment.

Combien de temps était-il resté là, à l’écart des autres? Il n’en savait rien. Le fait est que le ciel s’était considérablement assombri, le crépuscule ayant pris la place du jour. Les flammes continuaient d’effectuer leur lente besogne et il dût se rendre à l’évidence : il serait plus judicieux de laisser le tout se consumer pour revenir plus tard dans le but de récolter les cendres. Le semi-elfe se releva enfin, puis tourna les talons pour revenir vers le château alors que des éclats de rire ainsi que de la musique se faisaient entendre. D’où il était, il voyait la luminosité importante créée par l’immense feu de joie qui brûlait depuis la cour avant. Visiblement, ils avaient de quoi fêter. Bel passa une main dans ses cheveux roux, puis entra dans l’enceinte du palais avant de contourner l’établissement, les mains dans les poches. La neige craquait sous ses pieds et il s’arrêta enfin lorsqu’il put voir la scène qui s’étalait sous ses yeux. Une fête immense avait lieu et il remarqua enfin un nombre incroyable de nouvelles têtes qui s’étaient mêlées aux berserks qu’il commençait à connaître. Il y avait même des femmes, parmi la nouvelle populace!

Certains des nouveaux venus s’arrêtèrent soudainement, puis le jaugèrent du regard, la main naturellement portée vers leurs armes. Le semi-elfe fut déconcerté un moment et eu pour réflexe de faire de même, comprenant que les inconnus le voyaient comme une menace. C’est le grand éclat de rire de Khör qui détendit soudainement l’atmosphère alors que lui et Artek s’approchaient du mercenaire. Le premier lui flanqua une grande claque dans le dos alors que le deuxième entoura ses épaules de son bras dans un geste presque fraternel. Bon, tout d’abord, ces deux-là avaient trop bu parce qu’ils empestaient l’alcool trop fort. Ensuite, ils semblaient réellement contents de le voir… ce qui envisageait qu’ils avaient probablement des plans pour lui, puisqu’ils s’amusaient régulièrement à ses « dépens ». La tension baissa soudainement d’un cran et Bel relâcha le manche de son épée. Il fut entraîné sans ménagement par Artek qui le poussa ensuite à s’asseoir sur un banc improvisé. Le grand gaillard lui tendit une écuelle remplie de victuailles (tiens, il avait remarqué qu’il n’avait pas beaucoup mangé de la journée?) ainsi qu’un gobelet plein à craquer d’alcool.

Bel esquissa un sourire en coin, puis entreprit de manger un peu. Il ne comprenait QUE DALLE à ce qu’il se disait autour de lui, l’entièreté des conversations étant prononcées en langage berserk. Il sentit néanmoins un regard peser sur lui. Le semi-elfe tourna la tête et surprit le regard insistant et curieux d’une jeune femme inconnue qui s’était installée à ses côtés. Dites donc… elle avait déjà vu un elfe par le passé, pas vrai? Elle semblait fascinée par lui et tendit la main pour toucher ses vêtements. Le mercenaire esquissa un sourire en coin, puis la laissa continuer son inspection sommaire… jusqu’à ce que des doigts glissent dans son dos, d’une épaule à l’autre. Une énergie grisante le parcourut et sans même qu’il n’ait à jeter de regard, il comprit qu’il s’agissait de Vayrinn. Son sourire s’agrandit malgré lui, puis il déposa son plat à peine entamé ainsi que son gobelet au sol, près de son siège. Le rouquin se leva – se soustrayant à l’analyse tactile de la femme berserk inconnue – puis attrapa la main de la chamanka. Il attira cette dernière à suite, la guidant loin du brasier vers un endroit un peu plus calme. Ils sortirent de l’enceinte du château puis longèrent le mur du rempart qui entourait la grande cour.

Sans plus de cérémonie, alors qu’ils étaient enfin un peu seuls, Bel glissa ses mains sur la mâchoire de la belle cheftaine et l’attira à lui afin d’échanger un baiser passionné avec elle. Il sentit les doigts agiles de cette dernière se saisir de son manteau alors qu’il se sentait tiré vers elle afin de diminuer le plus possible la distance entre eux. Ses mains quittèrent le visage de Vayrinn, glissèrent le long de sa gorge, puis s’aventurèrent dans son dos jusqu’à son fessier galbé. Il la souleva du sol afin de l’inciter à nouer ses jambes autour de sa taille puis adossa la jeune femme contre le mur de pierres derrière elle. Se faisant, le semi-elfe glissa sa langue près de la sienne, Vayrinn ouvrant la bouche pour l’accueillir et approfondissant leur baiser encore plus tout en faisant grimper la passion d’un coup. Son souffle était court et les battements de son cœur s’affolèrent alors qu’il décidait de ne plus écouter sa conscience et de simplement laisser son corps agir. Les lèvres gourmandes de Bel quittèrent celles de Vayrinn et s’engagèrent le long de la chair tendre de sa gorge mordillant légèrement la peau par endroits. Il sentait les frissons de sa belle sous chaque contact et ça le grisait encore plus. D’une main experte, il défit la première attache de la tenue de la chamanka et tira un peu sur le tissu, histoire d’exhiber sa clavicule qu’il embrassa sans la moindre hésitation.

Malgré le froid de l’hiver, le guerrier avait chaud. Trop chaud dans ses vêtements alors qu’une tension typique se faisait ressentir. Sa main libre (alors que l’autre la soutenait), il explora quasi fiévreusement le corps athlétique de la belle, par-dessus ses vêtements.

Si Khaos OSAIT se pointer, alors là, il ne répondrait plus de lui-même et ferait un massacre!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vayrinn
Animateur - Kadrunn
Animateur - Kadrunn
avatar
Nombre de messages : 100
Rôle : Chef des Berserks, Dirigeante de Kadrunn & des TI
Date d'inscription : 22/08/2015

Plus sur le personnage
Âge: 25-30 ans (G18)
Rôle: Chef des Berserks, Dirigeante de Kadrunn & des TI
MessageSujet: Re: Frozen hell and... What the f...?!! [PV VAYRINN] Mer 01 Fév 2017, 00:33

++++ Warning +16++++
Le contenu de ce poste pourrait choqué les âmes pures et chastes.



Elle remplissait les gobelets, tout en jetant un bref regard sur les Berserks de la place qui s’amusaient d’une façon ou d’une autre. Elle pouvait sentir qu’ils avaient hâte de voir les autres arriver. Elle devait avouer qu’elle aussi elle avait hâte, car ils lui manquaient. Il manquait quelque chose, à toute les fois qu’elle n’était pas dans les Territoires Inconnus et c’était la colonie, toute entière. Maintenant, avec la prise de Beryl, ils n’auraient d’autre choix que de ne jamais être tous ensemble pour un bon moment. La colonie était donc diviser en deux, mais c’était pour une bonne cause. Ce manque, cependant, était nouveau et, il fallait l’avouer, tout de même parfois difficile à gérer pour elle et sans doute pour les autres aussi. Peut-être le ressentait-elle plus, légèrement coincée dans ses obligations, devant avoir une image globale de tout, pensé à tout. Surtout que la majorité du temps, depuis qu’elle avait commencé à mettre les pieds hors des Territoires, elle se retrouvait qu’avec des mâles. Oh, pas que cela la dérangeait en soit, mais, comme n’importe qu’elle femelle, elle appréciait de partager avec la gente du même sexe. Elle avait donc hâte de voir quelques-unes de ses comparses qui somme toute, lui donnerait un bon topo de ce qui se passait dans le nid de la colonie, lui donnant des nouvelles des enfants et des futures guerriers. Quelques adolescents seraient bientôt prêts à passer leur rituel de passage. Elle devait donc, aussi, accentuer certains détails sur ceux-ci, chose qu’elle était malheureusement moins en mesure de faire à cette distance. Maintenant, autant qu’elle était heureuse à la perspective de pouvoir remettre les pieds sur ses terres natales, qu’elle appréhendait un peu le fait de ne pas rester en Kadrunn.

D’un autre côté, elle avait confiance en Khör sur qui elle laisserait tout reposer en son absence. Elle devait alors connaître suffisamment chacun des siens, afin de leur donner la tâches qui leur conviendrait le mieux dans le but, qu’en gros, sont absence se laisse le moins sentir. L’Idée de quitté Kadrunn au moment même où un Royaume environnement chercherait à la rencontrer la dérangeait le plus, tant qu’à la possibilité d’une approche offensive à l’égard de sa Capitale, elle devait aussi y pensé et donc, rester en tout temps attentive, sur le qui-vive. Bien qu’elle ait été préparée à tout ceci, l’ampleur que tout cela prenait était bien plus grande que ce que les chamans précédents avaient pu prévoir et il fallait avouer qu’elle en était plutôt fière.

Voilà qu’elle réfléchissait encore. Cette remarque lui arracha un sourire envers elle-même, puis, elle hochât légèrement la tête, négativement. Khör sembla bien remarquer son attitude et se contenta de froncer les sourcils. Quelque chose la tracassait? Il voulait bien entendu connaitre le fond de sa pensée. La Chamanka se contenta de lever une main vers celui-ci, tenant toujours l’un des deux gobelets, signe qu’il pouvait laisser tomber et qu’il n’y avait rien de grave, ni rien qui valait la peine de s’attardé dans l’immédiat. Satisfait, le Berserk Ours rapporta donc son attention sur son interlocuteur qui gesticulait tout en parlant.

Quant à elle, son regard revint sur le mercenaire. Son regard s’illumina de nouveau, chassant ses songes plus loin dans son esprit. Peut-être avait-elle autant besoin de se changer les idées que lui, bien que les raisons étaient fort différentes. Une fois à sa hauteur, elle lui tendit son verre qu’il prit alors qu’elle s’assit de nouveau à côté de lui afin d’en prendre une gorgée. Elle voulait lui parler d’Hanzo, de ce qu’il lui avait raconté et il fallait avouer qu’elle n’avait pas non plus nécessairement envie de casser l’ambiance, il semblait à peine se remettre du choc. Elle dû avouer être un peu surprise des émotions si fortes qui avaient envahis le rouquin. Il était beaucoup plus sensible qu’il ne voulait bien le laissé paraître. Cela n’avait rien à voir, pour elle, avec une forme d’orgueil masculin. Non, c’était autre chose. Si les siens étaient tous relié d’une façon très étroite, elle trouvait intéressant de voir d’autres espèces pouvoirs s’attacher à d’autres sans nécessairement avoir au préalable, cette prédisposition. Ainsi donc, il lui était possible de réaliser qu’en effet, peut-être que certains humains pouvaient alors mériter sa confiance, la vrai. Cela ne voulait aucunement dire qu’elle ouvrirait grand les bras aux premiers venue, mais, qu’elle devait ouvrir l’œil afin de ne pas raté une occasion comme celle-ci. Pour le bien de…

Encore une fois, elle réalisa qu’elle réfléchissait encore lorsque Beltram la surprise un peu en la tirant de ses pensées, étirant son bras autour de sa taille afin de l’invité à venir s’installé sur ses cuisses. Bien entendu, cette invitation fut la bienvenue. Ne se contentant pas seulement de s’assoir tout bonnement sur lui, elle étira une jambe afin de se placer à cheval, face à lui. Ses bras enroulèrent le cou du mercenaire alors qu’il la retenait, peut-être pour ne pas qu’elle s’échappe, sans toutefois la contraindre. Sans crier gare, il s’avança vers elle et chercha à scellée ses lèvres avec les siennes. Elle pouvait sentir la détermination monter en lui et cela, bien entendu, ne fit qu’amplifier son désir de l’encourager dans cette voie. Ses bras quittèrent l’appuient sur ses épaules alors que ses mains entreprirent de se rendre à sa nuque, approfondissant le baiser avec un certain appétit. Ses mains entreprenant doucement de contourner son cou, pour se rendre à sa gorge et glissé lentement contre ses pectoraux, dessinant un tracer assez aisé à deviner.

Pourtant, le rouquin rompit le contact. Vayrinn lui jeta un bref regard, ne pouvant s’empêcher de faire la moue. Qui avait-il encore? N’avait-il pas envie d’elle? Peut-être voulait-il s’amuser un peu avant? Elle se contenta de lui offrir un sourire invitant, trahissant ses quelques pensées à son égard sans son esprit. S’il voulait s’amuser… Elle se joignit à lui en imitant machinalement son mouvement lorsqu’il porta son gobelet à sa bouche. Quant à elle, elle se contenta de boire son contenu d’une traite, comme si cela saurait calmer ses ardeurs un peu, ce qui n’était pas du tout le cas. Elle balança son verre par-dessus son épaule et revint à la charge cette fois ci, laissant glisser son nez le long de son cou, prenant une grande inspiration, discrète. Ses lèvres suivirent le trajet de son exploration alors qu’elle le frôlait de celles-ci. L’envie de le mordre à pleine dent lui traversa l’esprit, mais elle se doutait que ce genre de démonstration un peu trop bestiale serait adéquat, pour un être n’ayant aucune affinité animale. Elle ouvrit cependant légèrement la bouche, le frôlant de ses dents pointues. S’il ne pouvait pas comprendre qu’elle avait envie de le dévorer avec ça… Elle fut cependant interpellée par Khör. Stoppant net son mouvement alors que ses oreilles se plaquèrent vers l’arrière, elle se contenta de tout de même prendre le temps de conclure ce qu’elle avait entreprit, refermant ses crocs contre la chair du rouquin en une caresse aucunement douloureuse, mais il put bien sentir sa peau, tiré un tantinet.

Abandonnant donc l’exploration olfactive et gustative de celui sur lequel elle semblait avoir jeté son dévolu, elle finit par se redressé puis tourné la tête vers le Berserk qui bien entendu, ne fit aucun cas à la position du duo, commençant à parler, non sans jeter quelques regards vers le mercenaire. En effet, ils devraient disposer du corps de son ami… Son regard revint donc vers son casse-croute et elle lui expliqua ce qu’il en était. Après tout, elle n’avait aucune idée de ses coutumes. Sachant que la grande majorité respectait certaines procédures, elle n’eut donc pas le choix de soulevé ce sujet peut-être délicat pour le mercenaire et bien entendu, cela sembla lui déplaire. Non pas qu’il semblait en colère, mais en effet, il aurait visiblement mieux préférée ignoré encore un peu cette fatalité. Elle laissa ses droits caressé son cou afin de peut-être lui offrir une certaine forme de réconfort, discrète alors qu’il se mit à parler. Il fallait avouer qu’elle était un peu curieuse de la réponse.

Elle réussit à garder un air plutôt neutre lorsqu’il expliqua que selon ses coutumes, ils avaient des lieux de sépultures. Oui, en effet, elle en avait déjà vue. Elle avait sincèrement du mal à comprendre ce procédé. C’était sans doute ce côté plus bestial en elle qui préférait nettement le fait de brûler un corps, que de le mettre sous terre tel un repas que l’on veut garder pour plus tard, camouflant son odeur au passage. Le fait qu’il mentionne le fait de venir de la terre et d’y retourner la fit hocher un bref coup de la tête. Oui, elle comprenait bien ce principe. Dans ses coutumes, ils le faisaient par le feu, c’était du pareil au même. La fumée montait dans le ciel et les cendres pouvaient ensuite revenir à la terre. Un peu songeuse sur cette histoire de sépulture un peu étrange, elle s’activa lorsque Beltram lui fit signe de se lever. Elle esquissa un bref sourire, réalisant que cela serait en effet, chose plus pratique pour lui. Il quitta donc suivi de Khör dans la chambre où le corps se trouvait. Vayrinn poussa un bref soupir et baissa les yeux sur le verre à remplis à moitié que celui-ci venait de déposer. Haussant les épaules, elle le prix et le termina.

Maintenant seule, elle se leva afin de se diriger vers l’extérieur afin de faire préparer rapidement le buché où serait brûler Hanzo par les Berserks se trouvant déjà à l’extérieur, amassant du bois dans la cours afin de faire un feu digne de ce nom, comme ils connaissaient chez eux en vue de la soirée qui s’annonçais. Il ne fallut qu’une quinzaine de minutes pour terminer le tout, ce n’étais pas quelque chose de bien compliquer en soit, bien qu’il fallait tout de même le faire de façon adéquate. Elle doutait fort que Beltram apprécie de voir le buché s’effondré et son ami encore flambant rouler à ses pieds. À cette pensée un peu lugubre, elle le vit apparaître avec Khör, tenant le corps enroulé d’un drap blanc. Elle savait bien que le Berserk aurait pu l’amener seul et elle trouvait appréciable de sa part le fait qu’il n’en fit sans doute aucunement mention, respectant le fait que le mercenaire voulait participer à ce dernier déplacement.

Khör se chargea d’allumer une torche alors que Vayrinn observait le mercenaire, dos à elle qui faisait ses adieux à son compagnon perdu. Elle remarqua qu’il déposa deux pièces aux niveaux de ses yeux. Cela l’intrigua un peu, mais elle se dit que ce n’étais sans doute pas le moment de lui demander des explications, elle pouvait sentir en lui un flot d’émotion nostalgiques. Ils restèrent donc ainsi, tous les trois un moment. Fixant le feu qui crépitait, léchant le corps. Vayrinn ne put s’empêcher d’avoir une pensée pour ceux qu’elle avait elle-même perdu, se laissant prendre par une certaine nostalgie à son tour. Elle put sentir le bras de Khör se déposer autour de ses épaules, ce qui lui arracha un bref sourire alors qu’elle laissa sont regard croisé le siens en guise de remerciement. Ce n’était toutefois pas elle qui vivait un deuil soudain présentement et elle ne désirait pas réellement ce genre d’attention.

Après un instant, des cris de joie s’élevèrent en provenance de la cours du Château. La Chef des Berserks put aisément comprendre de quoi il s’agissait et une certaine fébrilité l’envahi, tout comme Khör. Ils avaient hâte de revoir les nouveaux arrivants, c’était palpable. Beltram quand à lui prit la parole, leurs donnant en quelque sorte leur congé tout en indiquant qu’il resterait encore un moment. Khör lui jeta un regard et elle n’eut pas besoin de faire quoi que ce soit pour qu’il comprenne qu’il pouvait bien quitter, quant à elle, elle hésita un bref instant, faisant quelques pas, puis, soupirant pour se retourner vers le mercenaire qui fixait toujours les flammes.

-Hanzo m’a dit qu’il avait quelque chose pour toi, à Jade. Il a dit que puisqu’il n’en aurait plus besoin, qu’il voulait que ce soit toi qui y touche… Sous la statuette de Hope, dans son Manoir. Il tenait à ce que cette information ne traîne pas trop…

Elle n’attendit pas de voir sa réaction et se contenta de tourné les talons et quitté, le laissant seul. Elle devait lui dire et elle n’appréciait pas d’avoir gardé cette information aussi longtemps. Cela lui donnait une étrange impression de ne pas être honnête avec lui, alors que ce n'étais pas le cas. Il ne lui avait tout simplement pas réellement laissé la chance de le faire, mais elle avait choisi de refusé de laissé cette information pour demain. Elle lui avait alors, en quelque sorte, offert une ouverture. S’il désirait avoir plus d’information, il pourrait alors faire le premier pas de lui-même et non lui donner l’impression qu’elle voulait à tout prix revenir sur la mort de son ami. Maintenant, Hanzo pourrait réellement avoir l’esprit tranquille et elle aussi par la même occasion. Quant au fait de ce que contenait cette cache sous cette statue? Elle le savait, elle l’avait vue et même si cela l’aurait intéressé, par respect pour les dernières volontés du mercenaire et son amitié avec Beltram, la simple idée de convoité ce présent d’adieux ne lui avait aucunement pas effleuré l’esprit. Alors que d’autres, peut-être, s’auraient laissé tenter.

Ses pas finirent par se faire un peu plus rapide malgré elle lorsqu’elle tourna l’un des coins du mur du rempart entourant le Château et que le crépitement du feu, les rires et quelques sons divers, d’ont de la musique parvenait à ses oreilles. Évidemment, ils n’avaient pas perdu de temps et Khör avait déjà entamé de leurs raconté toute sortes de choses concernant Kadrunn avec beaucoup d’enthousiasme. Lorsqu’elle avisa enfin tous les individus qui pour la très grande majorité se trouvaient en ce lieux –Puisqu’il y en avait à l’intérieur du Château certes, mais aussi certains faisant de la garde sur le Territoire- Elle ne put s’empêcher de laissé un sourire trôner sur son visage, s’appuyant à peine quelques secondes afin de profité de cette scène qui bien entendu lui faisait chaud au cœur. Bien entendu, ont l’interpella rapidement puisqu’on nota sa présence, que ce soit son énergie, son odeur, son regard sur eux. Sans se faire prier, la Berserks se dirigeait déjà vers les nouveaux arrivant les bras grand ouvert afin de leur offrir à tous une bonne accolades, échangeant brièvement avec tous ses chacun.

Si l’ont retirait le fait que tout le monde fêtait déjà, l’on pouvait aussi remarquer quelques Berserks qui s’afférait à rentrer diverses marchandises à l’intérieur, passant par des barils, des poches en peau de diverses formes et grosseurs, tout comme des paquets, sensiblement emballé de la même façon. Certains manquaient à sa vue et il ne fallait pas chercher plus loin pour elle l’endroit où ils étaient puisqu’elle réalisa rapidement le manque de certaines pairs en particulier. Quelques-uns s’appréciaient bien et certains étaient plus heureux que d’autres de ce voir, notamment Kobalt qui manquait visuellement à l’appel ainsi qu’Eyka. Les deux étant presque inséparable, la Chamanka savait même avant que ceux-ci un jour le lui demande, qu’il faille dans quelques années scellé et célébré leur union. Ce n’étais pas rare chez les Berserks, mais ce n’étais pas rare non plus que certains se contentent d’un lien affectifs et/ou surtout physique. Il n’était pas rare qu’un Berserk ne tombe jamais amoureux de toute son existence, c’était même plutôt commun en soit. Bien qu’ils étaient proches, il y avait une grande différence entre fraternité, affinités, aimer et amour, même s’ils ne se questionnaient pas réellement sur le principe en tant que tel et ne faisaient que suivre ce que leurs corps et leurs esprit désirait. Ce n’était pas, selon eux, une priorité que de trouver l’amour. La procréation en était une, cependant. Il n’était donc pas rare de voir une Berserk avoir à elle seule plusieurs enfants et pas toujours du même père, dépendamment de la relation que celle-ci pouvait entretenir. Quant à elle, elle préférait de loin les parties de jambes en l’air, sans sentiments. Cependant, elle souhaitait bel et bien avoir quelques enfants dans un futur lointain, peut-être. De toute façon, elle était encore bien, bien jeune.

C’est donc avec le plus grand soulagement de les savoirs tous ici, visiblement sans mauvaises nouvelles, que Vayrinn put finalement laisser ses épaules s’affaisser un instant et se laissé bercer par la vague de bonheur qui l’entourait. Elle ne remarqua pas le temps passé. Du tout. Entre bien des rires, des histoires, des mises à jour et peut-être, un peu de plans et de visionnements de cartes qui finirent heureusement par être mises de côtés, l’alcool qui coulait à flots et diverses drogues, notamment de l’opium, la Chamanka profitait du moment présent l’esprit léger et ne s’en plaignait aucunement. Elle dansait autour du feu avec Aïshka de façon très rapproché, pour ne pas dire indécente à travers un regard hors colonie, parmi d’autres qui profitait, peut-être, différemment de la musique. De toute façon, elles ne faisaient que s’amuser. Elles adoraient danser.

Beltram fini par réapparaître et Vayrinn laissa Khör et Artek s’occuper de son accueil, tout comme de renversé la brève tension qui se fait sentir, telle une vague parmi tous. Elle n’était pas inquiète pour lui, sinon elle serait bien entendu intervenue. Il était normal la réaction de certains : C’était la toute premières fois qu’ils rencontraient une autre espèce, qui venait directement sur leur territoire, soit, la cours du Château. Cela fut cependant vite chose du passé et la Chamanka rapporta son regard et ses mains contre son amie, le temps de contourner le feu pour arriver en vue du rouquin qui visiblement c’était fait servir boisson et nourriture, alors que Marisha jouait les éclaireurs envers l’intrus. La Chamanka observa la scène, un peu amusé alors que celle-ci touchait le mercenaire, concentré dans son exploration. Touchant ses cheveux, ses oreilles, le reniflant aussi un peu avec un regard pétillant de curiosité.

Elle finit par délaisser Aïshka qui ne se fit pas prier pour continuer avec quelqu’un d’autre et se dirigea vers son gobelet qu’elle avait laissé sur le sol prêt d’une buche de bois. Se penchant pour le ramassé, elle tituba légèrement en se redressant alors que sa tête tourna légèrement. Bien qu’elle n’aurait pas tombé, elle n’était tout de même pas si ivre, Khaos vint la cueillir dans ses bras et la ramena contre lui. Elle pouvait sentir que ses intentions n’étaient pas purement fraternelle et que sa danse, sans doute, ne l’avait pas laissé indifférent. Elle laissa échapper un bref rire, puis le repoussa vivement, bien qu’aucunement hostile, simplement amusée et totalement désintéressée, puis marcha vers le mercenaire en prenant une gorgée de son gobelet où une partie du contenu c’était vider lors de son interaction avec le Beta.

Arrivant donc à la hauteur du rouquin qui n’avait pas semblé la remarquer, elle se contenta de le contourner tout de même à bonne distance pour se rapprocher de lui et de l’exploration de Marisha, glissant ses doigts le long de son dos pour indiquer sa présence, elle put noter l’ombre d’un sourire alors qu’il se penchait pour déposer ses victuailles et se lever. Aussitôt fait, celui-ci lui pris la main. Vayrinn laissa ses yeux descendre sur ce geste un peu inconnu tout en se laissant entraîner plus loin. Peut-être voulait-il lui parler d’Hanzo? C’était bien la seule idée logique qui avait traversé son esprit lorsqu’il la traîna à l’extérieur. Après tout, pourquoi s’éloigné ainsi sinon? Ses fines oreilles captèrent le grognement typique d’un Khaos mécontent, suivis de quelques fracas et de la vois de Khör qui le ramenait gentiment, puisque celui-ci semblait avoir décidé de les suivre… Jetant un bref regard au-dessus de son épaule, elle put constater que cela avait été efficace et qu’ils seraient seul. Heureusement, tenir tête à son Beta sur le moment ne lui donnais aucunement envie, c’était sans doute pour cela que Khör avait rapidement pris la relève. Bien. Elle règlerait sa plus tard si c’était nécessaire…

Pour l’heure, ses pensées revinrent bien rapidement sur Beltram lorsque celui-ci stoppa net leur marche pour déposer une main le long de sa mâchoire et l’attiré à lui pour l’embrassé de nouveaux. Cette fois, il était hors de question qu’elle se contente de ce genre d’échange ou qu’il ne lui échappe encore. Elle avait bien l’intention de le garder entre ses griffes. Afin d’assurer sa prise sur l’homme, elle agrippa son manteau et le tira vers elle, sans trop de ménagement. Il glissa ses mains le long de sa gorge, les laissant doucement descendre contre son dos pour agripper fermement ses fesses et la soulevé. Voilà qui devenait intéressant. Bien heureuse de voir qu’il se laissait aller vers des instincts plus… Primaires, elle referma ses jambes autour de sa taille avec force et agilité, approfondissant leur langoureux baiser de plus belle, pour l’encouragé à continuer tout en profitant de ce mouvement pour repoussé le manteau de celui-ci hors de son chemin. Son dos cogna le mur du rempart alors que Beltram entreprit de quitté sa bouche pour explorer sa gorge qu’il embrassa et… Mordilla. Savait-il au moins ce qu’il venait de réveillé en elle? Assurément pas. Elle laissa un grognement traversé sa gorge alors qu’elle fut parcouru d’un agréable frisson. Agilement, le mercenaire se chargea de défaire l’une de ses attaches afin d’avoir un meilleur accès sur sa chair, embrassant sa clavicule.

Elle pouvait sentir l’envie grandissante en lui alors que sa main, agilement était allée se faire exploratrice sous la ceinture de celui-ci, par-dessus ses vêtements, ce qui lui arracha un sourire satisfait. Il était plutôt bien nanti. De l’autre, elle tira sèchement sur ses propres vêtements afin de les laissé glisser le long de ses épaules, lui dévoilant quelques cicatrices, mais surtout ses courbes généreuses qu’il pourrait explorer à sa guise à l’aide de sa bouche, chose pour laquelle il ne sembla pas se faire prier. Elle trouvait cependant bien dommage tous ses vêtements sur leur route. Ses doigts remontèrent lentement et agrippèrent la ceinture du rouquin afin de la défaire et tiré un bon coup, la lui retirant en totalité. Elle laissa tomber le morceau de cuir inutile sur le sol et entreprit de défaire son pantalon qui laissa échapper un léger déchirement de désapprobation... Oups?... D’une moue faussement désolée, mais armé d’un sourire plutôt taquin, elle laissa glissé sa main qui n’eut aucun mal à trouver l’arme du mercenaire et s’en saisir, effectuant quelques caresses invitantes plongeant son regard pétillant d’envie dans les iris doré de celui-ci. L’observant toujours, elle laissa son autre main quitter l’appui de ses épaules et se chargea de crée une ouverture à travers ses vêtements. Bien que ce fût fort simple, elle doutait que celui-ci, dans cette position de surcroit, arrive à y comprendre quelque chose puisque ses vêtements n’avaient rien de conventionnel. Elle n’avait pas non plus nécessairement envie de lui offrir un cours, là, maintenant, sur la chose. Ils avaient plus urgent… Une fois chose faite, ses mains remontèrent afin de les enrouler autour du cou du Loup d'Acier question d’avoir une bonne prise, non sans le gratifier d’un coup de hanche taquin au passage. Leurs lèvres se rencontrèrent de nouveau, mais elle le mordit doucement le forçant à suivre le mouvement de sa tête qui reculait, l'invitant à s’approcher et comblé se vide entre ses cuisses.

Et visiblement, celui-ci ne se fit pas prier. Elle laissa échapper un soupir dans le creux de l’une des oreilles de Beltram en sentent sans problème qu’il avait su trouver son chemin. Cependant, ses oreilles pivotèrent sur le côté, signe que quelqu’un approchait. Peu désireuse de ce faire déranger dans l’état où elle était, elle choisit d’ignorer royalement la présence qui verrait bien qu’ils étaient occupés. Beltram ne semblant pas avoir remarqué le nouvel arrivant ou sans doute l’ignorant lui aussi, la gratifiant de quelques coups de hanches plutôt vigoureux alors qu’elle se lova d’avantage contre lui question d’approfondir cette intime proximité. Ce fut quelques coups qui n’avaient rien avoir avec le rythme du début de leurs ébats qui la força à ouvrir les yeux. Évidemment, Beltram avait semblé cesser tout mouvement au même moment. Avisant le coupable, Vayrinn injuria Artek dans leurs langues puisque celui-ci était positionné derrière le mercenaire pour offrir à celui-ci quelques coups de hanches afin de rigoler. Évidemment, sous le regard noir que lui jeta la Chamanka qui se dégageait du mercenaire ahurit pour visiblement lui foutre la raclé de sa vie, il tourna les talons en courant tout en hurlant faussement comme s’il craignait pour sa vie.

Une fois alors séparé du rouquin, Vayrinn stoppa sa course, hochant négativement la tête, un peu exaspérée. Elle n’avait aucune idée quel genre de mouche l’avait piqué. Bon, c’était le genre de blagues qu’ils se faisaient parfois entre eux et Artek avait toujours eu un sens de l'humour prononcer. Alors bien que cela devait faire chier le mercenaire, c’était sans doute une façon de lui dire qu’ils le considéraient. Elle se retourna vers lui alors qu’il avait bien entendu entreprit de ranger sa marchandise comme il le pouvait, ne serait-ce que pour la protéger du froid... Elle lui offrit un bref sourire désolée tout en s’approchant de lui.

-Aller viens, je vais te faire oublier ça...

Elle ne lui demanderait très certainement pas de chercher à comprendre leur sens de l’humour, mais s’il doutait sur la proximité des membres de son clan, il n’avait pas meilleur preuve. Après tout, elle avait bien autre chose à l’esprit, en ce qui la concernait. Pour le mercenaire? Si tel n’étais plus le cas, elle saurait lui rappeler sans problème où ils en étaient, elle avait bonne mémoire, mais pour l’heure, ils iraient dans un endroit où on n’oserait pas les déranger de nouveau. Elle l’agrippa donc par l’un de ses vêtements et le tira à sa suite, puis se souvint de ce truc avec les mains et le relâcha pour lui tendre la main et attendre qu’il la prenne avec un léger sourire au coin des lèvres. Lorsqu’il la saisi, elle se rapprocha de lui et glissa son nez contre sa joue, puis, reprit la route le mercenaire à ses côtés. Leurs pas étaient plutôt rapides et ils revinrent dans la cours, la traversant en ignorant bien l’accueil qu’on leur réservait, ponctué de quelques plaisanteries taquine. Artek ayant bien entendu raconté sa blague, entreprit tout de même de se ''cacher'' derrière un autre Berserk en rigolant, par mesure de précaution. Khaos le suivit du regard et aurait sans doute souhaité transpercer le rouquin avec celui-ci, alors que Khör sembla le retenir d’une main solide sur l’épaule afin de le dissuadé de faire une connerie. Vayrinn quant à elle resserra sa main dans celle du bellâtre chez qui elle pouvait sentir une autre forme de tension, peu désirée pour l'instant et l’invita plutôt à la regarder. Une fois dans le Hall qu’ils traversèrent jusqu’à la Salle du Trône, s’assurant de leur semi-solitude et du fait qu’il allait la suivre, elle le relâcha et quitta à la course à l’étage, non sans lui jeter un regard remplis de défit.

Sur son chemin, il pouvait aviser quelques morceaux de vêtements appartenant à la Berserk lui confirmant bel et bien le chemin qu’elle avait emprunté, au cas où. Lorsqu’il traversa le cadre de la porte de sa chambre, l’attendant tel un prédateur, elle ficha un coup de pied sur la porte qui se referma avec fracas et se jeta sur lui, enroulant ses bras autour de son cou un moment alors que les mains de celui-ci se posèrent sur elle. Sans attendre d’avantage, elle entreprit de le pressé de ses mains qui devinrent bien vite baladeuses, elle aussi, le couvrant de ses baisers et de ses morsures. Il faut dire qu’elle fut assez docile pour lui permettre quelques secondes de répit afin qu’il puisse retirer ses vêtements s’il ne voulait pas qu’ils subissent presque tous le même sort que la braguette de son pantalon si c’était elle qui s’en chargeait. Les Berserks et les vêtements, ça n’allait jamais bien ensemble. Puis le mercenaire déjà bien au garde à vous la souleva afin de la déposer avec une certaine délicatesse sur le lit malgré l’envie qui se dégageait de tous les pores de sa peau et de ses yeux. Elle se contenta de lui offrir un bref sourire taquin tout en déroulant ses jambes d’autour des hanches de celui-ci avant de glisser une jambe sous lui, tout en tirant sur sa main d’appuis afin de le déséquilibrer. Ni une, ni deux, elle se retrouva au-dessus du Chef des Loups d’Acier et ne comptais pas le laissé riposté tout de suite. Elle se pencha donc vers lui pour l’embrassé, mais se détourna à la dernière seconde vers son cou qu’elle croqua doucement de pair pour le surprendre avec un agile mouvement des hanches. Voilà où ils en étaient…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11755-vayrinn-chef-des-berserks-imperatrice-des-ti-kadrunn http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t10877-vayrinn-chef-des-berserks-chamanka
Beltram
Mercenaire des Loups d'Acier
avatar
Nombre de messages : 63
Rôle : Mercrenaire
Date d'inscription : 13/12/2016

Plus sur le personnage
Âge:
Rôle:
MessageSujet: Re: Frozen hell and... What the f...?!! [PV VAYRINN] Ven 03 Fév 2017, 15:15

*** WARNING | 16 + ***
Le contenu de ce rp pourrait heurter les âmes pudiques et sensibles HUHUHU


Son pouls s’était grandement accéléré alors qu’il avait enfin l’impression qu’il allait franchir ce stade tant attendu avec Vayrinn. Si on venait les déranger à nouveau, il allait assurément péter un câble. Profitant de leur proximité toute nouvelle, la berserk s’était empressée d’ouvrir le manteau du mercenaire et de défaire les attaches trônant au haut de la tunique, exhibant ainsi son torse musclé. Le contraste entre la chaleur de ses vêtements et le froid ambiant ne le gênait absolument pas. En fait, ça lui faisait même un bien fou, puisqu’il avait l’impression de bouillir sur place. La main avide de la cheftaine se glissa sous sa ceinture afin d’explorer l’anatomie du mercenaire, par-dessus son caleçon. Ce simple contact soutira un soupir de satisfaction de la part du semi-elfe qui ne manqua pas de goûter la peau maintenant dénudée de la jeune femme. Celle-ci avait pris la peine de faire glisser ses vêtements sur ses épaules, exhibant ses formes et ses cicatrices : il n’allait surement pas rester là sans rien faire! Ses lèvres glissèrent un peu plus bas sur sa gorge, se languissant des courbes alléchantes de la belle guerrière. Les doigts gourmands et agiles de Vayrinn quittèrent la chaleur du pantalon de Beltram pour ensuite s’affairer à défaire la boucle de sa ceinture. Dans un mouvement sec, elle retira la lanière de cuir de son emplacement et la laissa tomber au sol. Par la suite, elle décida de s’en prendre à l’attache du pantalon du rouquin qui émit un bruit sec de déchirement… que Bel ne remarqua pas immédiatement tant il était absorbé par l’exploration buccale de l’épiderme frissonnant de son amante.

Le semi-elfe remarqua le bref changement d’attitude de sa compagne et recula sa tête pour lui jeter un regard interrogateur alors qu’elle semblait désolée, l’espace d’un instant fugace. Cette expression se mua rapidement en un sourire taquin et le mercenaire poussa un grognement de satisfaction alors que la main experte de son amante alla cueillir l’objet de son désir dans le pantalon du rouquin. Alors qu’elle continuait ses caresses enivrantes, Vay s’empressa de s’occuper de ses propres vêtements, dégageant le bas de son corps des tissus trop complexes pour le semi-elfe qui, de toute façon, avait le cerveau trop embrouillé par les pulsions primales qui résonnaient dans tous son être. Une fois la besogne terminée, la cheftaine le taquina d’un coup de hanche suggestif, puis invita Bel à s’emparer de ses lèvres avec fougue. Le baiser fut passionné et leurs langues valsèrent à nouveau. La berserk recula la tête tout en le mordillant, incitant son compagnon à diminuer la distance entre eux.

Bel n’y tint plus. Il avait trop envie d’elle pour se laisser languir davantage. Dans un mouvement de bassin d’abord lent et bien calculé, le mercenaire trouva aisément son chemin. Un sentiment enivrant l’envahit rapidement et les soupires de sa compagne à son oreille ne faisaient que l’attiser davantage. Plus rien d’autre n’existait : que lui, Vayrinn et leurs jeux indécents. En fait, le chef des Loups d’Acier était si ancré dans le moment présent qu’il ne remarqua en rien la présence impromptue d’Artek qui s’approchait d’eux avec une idée des plus idiotes en tête. Les coups de bassin du mercenaire furent plus fougueux, plus assumés, alors qu’un plaisir indéniable le prenait d’assaut. Sa bouche profita de la proximité avec la gorge de Vay pour goûter avec gourmandise la peau tendre et frissonnante qui s’offrait à lui…

… c’est alors qu’il sursauta bien malgré lui. Quelque chose venait de l’agripper par-derrière et semblait vouloir le monter à l’instar d’un cabot de ruelle. Le mercenaire cessa tout mouvement, puis tourna la tête au même moment où Vay sembla injurier (dans son charabia) le connard qui s’était immiscé dans leur séance de jambes en l’air. Bel reconnut instantanément la tronche d’Artek qui se marrait visiblement de sa blague idiote! AH LE CON! Ni une, ni deux, Vayrinn descendit de son perchoir de volupté pour détaler à la suite du grand idiot qui s’éloignait en hurlant comme une demoiselle en détresse. Voilà qui venait de mettre brutalement fin à leur coït… et frustra un brin le mercenaire. Bien qu’il aimait bien Artek, il ne put s’empêcher de le traiter de crétin avant de s’affairer à ranger rapidement son attirail dans son pantalon… et réalisant par le fait même que l’attache du morceau de vêtement était brisée. Et merde. Vayrinn revint vers lui, un air désolé au visage et Bel marmonna quelques insultes à l’intention d’Artek.

- Ça va, je vais m’en remettre. Il est simplement idiot… C’est plus mon orgueil qui vient d’en prendre un coup… Maugréa-t-il.

La berserk déclara vouloir lui faire oublier cet incident, puis agrippa ses vêtements afin de le sommer de la suivre. Le duo fit quelques pas, puis Vayrinn s’arrêta soudainement, tendant la main vers Beltram. Le semi-elfe esquissa un sourire en coin, la prit sans hésitation, puis ferma les yeux un instant alors que la belle damoiselle se lovait contre lui, glissant son nez contre sa joue. Après un bref regard complice, les deux amis se dirigèrent vers la cour avant où trônait toujours la fête. Évidemment, l’accueil fut ponctué de blagues salaces prononcées dans le jargon inconnu du mercenaire, mais ce dernier se fit un point d’honneur à ignorer les fêtards. Il n’avait qu’une idée en tête : retrouver une intimité passionnée dans les bras de la cheftaine… puisqu’on les avait visiblement interrompus dans le processus. Visiblement, Artek avait raconté son « excellente blague » à tous ceux qui voulaient bien l’entendre! Grand bien lui fasse, le semi-elfe allait se venger dès qu’il en aurait l’occasion!

Alors qu’ils traversaient les festivités, Beltram put sentir un regard lourd et pesant sur lui. Tournant instinctivement la tête, son regard croisa celui de Khaos qui était plus que menaçant. En fait, si le bougre en avait eu l’opportunité, il serait fort probable qu’il en aurait profité pour lancer le mercenaire directement dans le brasier derrière lui! Bel le toisa en retour et s’apprêta à lever la main pour le gratifier d’un geste peu délicat du doigt (bien qu’il n’en aurait probablement pas compris le sens de toute façon…), quand la poigne insistante de Vayrinn le tira de ses sombres pensées. Elle planta son regard dans le sien, puis l’invita à la suivre sans faire de scène. Le chef des Loups d’Acier ne se fit pas prier et entra dans le château à sa suite. Ils traversèrent la salle du trône d’un pas rapide, puis la cheftaine se détacha de lui pour prendre les devants presque aux pas de course, un sourire à la fois coquin et rempli de défis au visage. Beltram esquissa un sourire et marcha d’un pas régulier derrière elle, les mains dans les poches. Alors qu’il s’engageait dans le couloir qui menait à l’escalier, il remarqua la présence de morceaux de vêtements, traînant ici et là. Tiens tiens, elle n’avait pas chômé! Le tiraillement typique de son bas-ventre se fit sentir de plus belle et le semi-elfe accéléra la cadence, montant l’escalier quatre à quatre. Une fois en haut, il repéra la chambre de la jeune femme et y entra sans la moindre hésitation. La porte se referma dans un grand fracas derrière lui et le guerrier fit volte-face… juste à temps pour attraper une Vayrinn complètement dénudée qui se jetait littéralement à son cou.

Ils s’embrassèrent avec fougue et Bel ne se fit pas prier pour refermer ses bras autour d’elle. Bien vite, il se fit un point d’honneur à explorer le corps athlétique de la cheftaine de ses mains gourmandes, caresses qui eurent pour effet de gonfler la détermination de cette dernière. La berserk répondait frénétiquement à chacun des contacts indécents de Beltram, redoublant d’ardeur dans ses baisers (allant même jusqu’à le mordre gentiment au passage). Le semi-elfe se recula pour mettre un peu de distance entre eux alors que sa bouche embrassait toujours les lèvres passionnées de la jeune femme, puis il entreprit de faire valser son manteau dans un coin de la pièce. Il rompit leur baiser le temps de passer sa tunique au-dessus de sa tête, puis lança également cette dernière au sol. Sa ceinture (qu’il avait remis en place un peu plus tôt), ses bottes, son pantalon et son caleçon reçurent le même sort en moins de deux. Le désir du mercenaire était bien visible et, cette fois, il espérait honnêtement que personne n’OSERAIT venir les déranger. Effectuant deux pas de recul, le semi-elfe se détourna pour mettre le loquet sur la porte, puis revint vers sa compagne qu’il souleva dans ses bras sans aucune difficulté.

Il s’approcha du lit, puis déposa son enivrant fardeau sur le dessus des couvertures tout en couvrant la jeune femme de baisers fougueux et passionnés. Il se sépara d’elle, puis l’observa avidement tout en se mordillant légèrement la lèvre inférieure. Si elle savait toutes les idées qui se bousculaient dans sa tête, en ce moment précis… Vay lui offrit un sourire taquin, puis enroula ses jambes autour de sa taille avant de le forcer à se basculer sur le dos, sur les couvertures. Maintenant installée par-dessus lui, la jeune femme lui offrait une vision parfaite de son corps aux courbes généreuses. Elle se pencha vers l’avant, afin de l’embrasser, mais dévia rapidement de sa trajectoire pour mordiller la peau de son cou tout en le narguant de quelques coups de hanches. Bel soupira d’aise et caressa la taille de la jeune femme installée à califourchon au-dessus de lui. Sans crier gare, le rouquin se releva en position assise, puis emprisonna Vayrinn dans ses bras musclés alors qu’il la balançait tranquillement vers l’arrière, histoire de reprendre le contrôle de la situation. Ses lèvres fiévreuses parcoururent l’épiderme chaud de sa gorge, puis de la ligne de sa mâchoire… Et c’est alors qu’il remarqua la forme particulière des oreilles de son amante : petites, rondes et recouvertes d’une fine fourrure noire. Allez savoir pourquoi, il n’y avait pas porté attention jusqu’à présent… Bah, il n’allait surement pas s’y attarder, là tout de suite! Il avait franchement autre chose en tête! Sans laisser sa curiosité s’attarder sur cette forme particulière (et franchement mignonne), le semi-elfe laissa sa bouche titiller l’oreille gauche de la jeune femme, l’embrassant et la mordillant gentiment…

… il n’aurait jamais pu se douter ce que ce simple contact allait éveiller en elle…

C’était comme si la cheftaine ne se contrôlait absolument plus! Une nouvelle fougue incroyable la prit d’assaut et, alors qu’elle se cambrait soudainement, elle avança sa tête avant de le mordre plus sauvagement au niveau de son épaule droite. Bel grimaça sous le geste impulsif de Vayrinn et lui demanda de jouer un peu plus gentiment, ce à quoi elle répondit avec des baisers frénétiques remplis de passion. Évidemment, elle voulut le renverser à nouveau sur le dos, mais le semi-elfe entendait bien garder le contrôle de la situation. Les deux amants se chamaillèrent un peu afin de déterminer qui garderait la position du dessus, puis Bel se fit accidentellement catapulté en bas du lit. Son dos heurta la pierre froide du plancher et il toussota un instant, puisque l’air s’était complètement expulsé de ses poumons. Il ramena son regard doré vers la chamanka, une once d’amusement trônant au fond de ses iris, mais il n’eut aucunement la chance d’essayer de se redresser : Vayrinn avait profité du moment présent pour se jeter prestement sur lui. Cette dernière ne se fit pas prier pour venir s’installer à califourchon sur les hanches du mercenaire, l’incitant à se glisser en elle sans vraiment lui laisser le choix.

Une vague intense de plaisir envahit le jeune homme qui, instinctivement, caressa les courbes de sa compagne avant de plaquer ses mains volontaires sur les hanches de cette dernière. Plus rien autour de lui ne comptait; que les mouvements de bassin lascifs de Vayrinn auquel il répondait par le même battement de hanches rythmé, dans le but d’approfondir les vagues de volupté qui les envahissaient tous les deux. Beltram soupira de plaisir alors qu’il avait l’impression, pendant un bref instant, de perdre la tête sous le corps délicieux de son amante. Oublié (momentanément du moins) cette envie soudaine de contrôler le jeu : il préférait nettement profiter du moment présent, ayant enfin l’occasion d’assouvir ses bas instincts avec la cheftaine qu’il trouvait beaucoup trop attirante! Au bout d’un moment, ils atteignirent les sommets et la chamanka roula au sol, aux côtés du mercenaire qui était envahi d’un sentiment de bien-être typique aux ébats charnels. Bon… bien qu’il aurait préféré prendre son temps pour découvrir le corps terriblement désirable de Vayrinn, Bel devait bien admettre qu’il avait aimé la fougue soudaine de cette dernière! Le truc des oreilles… il devait garder ça quelque part dans un coin de son esprit pour une utilisation future…

Tournant la tête, le mercenaire planta son regard doré dans les iris orangés de la belle guerrière, puis il esquissa un sourire qui voulait en dire long sur son appréciation de la chose. Ils n’avaient pas besoin de parler. Ils se comprenaient tous les deux, c’était amplement suffisant. Le semi-elfe regarda les doigts agiles de la belle se glisser sur son torse, suivant la courbe d’une cicatrice qui trônait sur son pectoral droit, puis s’attarder sur la marque de morsure dont elle l’avait gratifié au niveau de son épaule. La plaie n’était pas bien méchante : ça ne saignait même pas, pour dire vrai. Toutefois, on pouvait bien voir la trace rougie de la peau, là où ses dents s’étaient enfoncées dans un élan de passion.

- Laisse, fit-il en comprenant qu’elle jonglait avec l’idée d’user de son don de guérison pour faire disparaître le méfait. Ce n’est rien et puis, ça me fera un deuxième souvenir de toi.

Il leva la main gauche, indiquant ainsi sa paume cicatrisée par la première morsure dont l’avait gratifié la guerrière, un an auparavant. Il esquissa un sourire amusé en constatant que son amante se rappelait de ce premier « souvenir » qu’elle lui avait laissé.

- Je sais, c’était amplement mérité à l’époque. Ça m’a servi de leçon… Maintenant, je suis plus prudent! Je ne sers plus d’eau à mes prisonnières, trop dangereux que j’y laisse un doigt! Mieux vaut les laisser crever de soif!

Il éclata de rire face à sa plaisanterie évidente! Les deux amants restèrent étendus au sol un moment, Vayrinn étant lové contre Bel, ce dernier l’entourant de ses bras et caressant le creux de ses reins du bout des doigts. Au bout d’un moment, la chamanka décida de se redresser et le semi-elfe comprit qu’il était temps pour eux de se nettoyer grâce à la bassine d’eau qui trônait dans un coin de la pièce et de descendre rejoindre les autres. Okay, cette fois, il crevait RÉELLEMENT la dalle. Il irait en quête de nourriture dès qu’il mettrait le pied dehors! Une fois le nettoyage terminé, le semi-elfe agrippa son caleçon qu’il enfila, puis fit de même avec le pantalon gris qu’il avait porté un peu plus tôt dans la journée (puisque le sien était maintenant foutu). Un sourire niais trônait soudainement sur ses lèvres. Il attacha sa ceinture, puis posa un genou en terre alors qu’il enfilait l’une de ses bottes.

- Alors… comme ça, les oreilles, c’est ton truc à toi? C’est intéressant de voir à quel point tu y es réceptive… Je m’en souviendrai.

Une claque fusa derrière sa tête, lui soutirant un éclat de rire amusé. Il avait vu juste! Cette information n’était pas prête d’être oubliée…

Le duo termina donc de se vêtir, puis se dirigea vers la porte. Le mercenaire défit le loquet, puis, avant que Vayrinn ne passe devant, empoigna doucement le bras de cette dernière pour l’attirer contre lui, échangeant avec elle un dernier baiser. Il la laissa ensuite passer, tressautant légèrement au passage alors qu’une claque fusa sur l’une de ses fesses. Les deux amants descendirent l’escalier, ne prenant même pas la peine de ramasser les vêtements dispersés par Vay un peu plus tôt, puis traversèrent la salle du trône et le hall d’entrée.

À l’extérieur, la fête continuait de battre son plein et les berserks étaient de plus en plus saouls. Rapidement, Beltram repéra Artek, du coin de l’œil. Ce dernier était en plein échange buccal avec une jolie brunette aux courbes bien définies. Tiens, tiens… l’heure de la vengeance avait sonné! Un sourire quasi mesquin aux lèvres, le semi-elfe s’approcha des deux tourtereaux, puis porta son index à sa bouche. Il humecta son doigt bien comme il faut, puis enfonça ce dernier directement dans l’oreille d’Artek. Le guerrier berserk sursauta sous le contact répugnant et humide, puis jeta un regard incrédule à Bel qui affichait maintenant un sourire victorieux.

- Artek, c’est merveilleux que tu sois là, toi et moi, il faut qu’on parle! S’écria le chef des Loups d’Acier alors qu’il s’assoyait à ses côtés, encadrant les épaules du berserk – qui semblait seulement à moitié ravi de le voir – de son bras. Je me fais du souci pour toi, mon vieux! Oui, je te jure! Tout à l’heure, quand tu es venu nous rejoindre moi et Vayrinn, près des remparts… Tu m’as fait une merveilleuse démonstration de tes talents d’amant dans l’unique but de jouer les imbéciles. Tu te souviens? Artek esquissa un sourire franchement amusé alors qu’il semblait se remémorer à nouveau son EXCELLENTE plaisanterie d’un peu plus tôt. Alors voilà, je me sens soucieux parce que… ma grand-mère avait un petit chien… Tu sais le genre tout frisé et tout blanc? Il était à peine plus gros qu’un chat… BREF, ce petit chien avait fait preuve de plus d’ardeur que toi lorsqu’il tentait de grimper ma jambe… Mon vieux, si tu crois sérieusement faire monter une femme au septième ciel grâce à ces prouesses minables, je crois que tu risques d’être déçu! Ce serait malhonnête de ma part de ne pas informer madame ici présente de tes piètres talents de reproducteur! Enfin, si tu as besoin d’en parler ou de recevoir des conseils, tu sais où me trouver, pas vrai? Ça me fera un plaisir d’échanger sur le sujet avec toi, parce que visiblement, tu as besoin d’aide!

Il ponctua son commentaire d’un clin d’œil amusé alors que des éclats de rire fusaient tout autour. Artek rigolait également des propos de l’Opalien, démontrant toute l’étendue de son étonnant sens de l’humour : il savait émettre des plaisanteries, mais il était également capable d’en recevoir, ce qui était tout à fait respectable en soi. Beltram lui flanqua une claque amicale dans le dos, salua la compagne du plaisantin au passage d’un mouvement de tête, puis se retourna dans le but d’aller se chercher à manger… quand il tomba nez à nez avec Khaos qui était complètement ivre. Ce dernier avait entendu la conversation entre les deux hommes et à voir la veine qui lui sortait du cou, Bel comprit qu’il était assurément hors de lui. Après tout, il était peut-être saoul, mais il était loin d’être idiot : il savait ce qui s’était passé au rempart et la raison pour laquelle les deux amants s’étaient éclipsés.

Les traits déformés par la haine, le bêta leva le poing et frappa en direction du mercenaire qui, heureusement, avait toute sa tête, faute d’avoir l’esprit embrouillé par l’alcool. Le semi-elfe eut pour réflexe d’esquiver par la gauche, évitant ainsi de voir le poing colossal de Khaos le heurter de plein fouet. Bel dévia ensuite un deuxième coup porté vers sa droite du revers de son avant-bras, puis profita du momentum pour frapper la mâchoire de Khaos de plein fouet. Le colosse tituba en reculant sous la force de l’impact et le mercenaire fit un pas en sa direction. Il en avait marre de son attitude de merde! Marre de devoir se contenir alors que le crétin de second de Vayrinn continuait de le menacer perpétuellement. Le silence était tombé tout à coup et les berserks se retournèrent pour observer la scène. Khaos, fou de rage, frappa à nouveau et le semi-elfe esquiva de justesse un assaut qui aurait facilement pu lui briser deux côtes. Toutefois, alors qu’il pivotait sur lui-même, le mercenaire sentit la poigne féroce du bêta lui agripper les vêtements. Ce dernier le fit tournoyer autour de lui avant de le propulser directement dans le mur de pierres le plus près. L’impact fut tel que Bel en eut le souffle coupé. Avant même qu’il n’ait le temps de retrouver des esprits, un Khaos enragé lui sauta dessus, plaquant son avant-bras sans ménagement sur la trachée de l’Opalien qui se vit rapidement privé d’air. Beltram frappa le visage du berserk à deux reprises, mais rien n’y faisait : le bêta ne relâchait pas sa poigne! C’est l’intervention de Khör qui renversa la vapeur, alors qu’il forçait le garde du corps de Vayrinn à relâcher sa poigne sur le rouquin qui prenait maintenant de grandes lampées d’air, non sans tousser bruyamment au préalable.

Une altercation se produisit entre les deux berserks et Bel ne pigea aux propos prononcés par Khaos, puisqu’il parlait dans sa langue d’origine. Sans plus attendre, le mercenaire dégaina son épée, prêt à combattre son ennemi si ce dernier décidait de s’en prendre de nouveau à lui. Toutefois, la suite eut pour effet de le surprendre au plus haut point : au lieu de le charger à nouveau, le bêta le fusilla du regard, puis pointa Vayrinn de son bras. D’une voix puissante et enrouée par l’alcool, il beugla devant tout le monde qu’il « réclamait Vayrinn comme étant sienne ». Un murmure se leva à travers la foule et le semi-elfe tourna naturellement son regard vers son amante, un air interrogateur au visage.

Qu’est-ce qu’il voulait dire par « réclamer »?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vayrinn
Animateur - Kadrunn
Animateur - Kadrunn
avatar
Nombre de messages : 100
Rôle : Chef des Berserks, Dirigeante de Kadrunn & des TI
Date d'inscription : 22/08/2015

Plus sur le personnage
Âge: 25-30 ans (G18)
Rôle: Chef des Berserks, Dirigeante de Kadrunn & des TI
MessageSujet: Re: Frozen hell and... What the f...?!! [PV VAYRINN] Sam 04 Fév 2017, 00:46

++++ Warning +16++++
Le contenu de ce poste pourrait choqué les âmes pures et chastes.



Son appétit grandissait de plus en plus à chaque caresse, à chaque baiser que lui offrait Beltram. Soupirant d’aise, elle comptait bien profiter elle aussi de chaque parcelle de son corps, puisque c’était ainsi. Ces quelques coups lent et aguichant qu’elle lui offrait avec son bassin l’invitait, le priait presque d’approfondir leur proximité qui devenait de plus en plus invivable pour elle. Elle voulait plus et elle le voulait maintenant. Pourquoi attendre encore? Elle en avait tant envie. Elle était prête, depuis un moment déjà… Oh, elle savait ce faire patiente, mais il fallait avouer que toute cette tension retenue depuis la veille ne faisait qu’aggraver les choses, sans compté cette petite entrée en la matière contre le mur des remparts. Elle avait faim. En fait, elle était littéralement affamée, voilà.

D’une main habille, elle alla chercher l’arme du mercenaire, question de le titiller d’avantage, de lui indiquer le chemin au cas où, effleurant sa peau douce et chaude entre ses jambes. Il ne saurait résister plus longtemps, elle en était sûre. Pourtant, celui-ci se redressa et l’entoura de ses bras musclé et chaleureux. Vayrinn abandonna temporairement sa prise afin d’enrouler ses bras autour du cou de celui-ci alors qu’il la déposait doucement sur le dos. Comment faisait-il pour faire preuve d’autant de patience dans un moment pareil. Ce n’était pas non plus pour lui déplaire. Il fallait avouer que ce n’étais pas quelque chose qu’elle avait réellement eu la chance de rechercher ou d’explorer dans ses ébats généralement plutôt bestiaux… Après tout, ils ne voulaient qu’assouvir leurs pulsions, non? Craignait-il de lui faire mal? Peu désireuse de chercher plus loin, elle fut parcourue d’un léger frisson alors qu’il laissait glisser ses lèvres le long de sa gorge, puis de sa mâchoire. Elle avait doucement glissé ses mains le long de ses trapèzes, puis de ses épaules pour passer vers son torse, lui laissant deviner le chemin, le narguant de quelques zigzags, puisqu’il semblait vouloir jouer... Encore un peu.

Elle sentie ensuite les lèvres de celui-ci frôler l’une de ses oreilles ronde et sensible. Instinctivement, celle-ci voulu fuir les lèvres du bellâtre en se plaquant contre le crâne de la Chamanka sentent la menace d’un frisson, mais celui-ci ce fit d’avantage curieux, l’embrassant tendrement, puis la mordillant légèrement. Bien entendu, le frisson la pris d’assaut, descendant le long de son échine, agréable, trop… Elle pivota légèrement la tête afin de couper le contact, mais celui-ci ne perçut pas le mouvement. Ce n’étais pas désagréable, au contraire c’était plutôt une zone très… Sensible et surtout très érogène durant les ébats. Généralement ses amants, tous des mâles aux caractéristiques bestiales en savait quelque chose et pouvaient en être préparé, mais Beltram n’étais pas de ceux-là et visiblement pas au courant.

Un second frisson amplifia le premier et elle en perdit légèrement ses moyens. Oubliant un peu à qui elle avait à faire. Laissant échapper un second grognement de plaisir, sans doute un peu plus carnassier que le premier, elle se cambra vivement alors que ses mains se firent légèrement plus carnassières, ses griffes parcourant sa peau. Ce qu’elle n’eut malheureusement pas été en mesure de contrôler fut la force de sa morsure au niveau de son épaule. Elle put sentir aussitôt le rouquin se raidir sous son élan passionné un peu trop démonstratifs pour son épiderme plus sensible alors qu’il lui demanda d’être plus gentille avec lui. Cela la ramena à l’ordre, mais pour combien de temps… Pour se faire pardonner ce petit écart, elle embrassa sa blessure, promenant ses lèvres sur sa peau en plusieurs baisers enflammés, tentant toujours de se contrôler. Elle voulut sans doute ce défouler quelque part et le faire basculer sur le dos, peut-être un peu brusquement, les quelques traces de son contact sur sa pauvre oreille sensible se trahissaient encore sur tout son corps alors qu’elle avait toujours la chair de poule.

Ses oreilles se plaquèrent contre son crâne de mécontentement lorsqu’elle sentie celui-ci lui résister, mais un sourire amusé parcouru pourtant ses lèvres. Ils se chamaillèrent donc un bref instant, question de savoir qui aurait le dessus. Elle ne comptait visiblement pas le laissé faire et lui non plus, les deux entêté voulant profiter à leur aise du corps de l’autre, mais Vayrinn ne comptais pas lâcher le morceau. Il l’avait cherché avec ses oreilles. Cherchant donc à se dégager, sans réellement le faire, mais tout simplement pour se donner suffisamment une bonne prise pour reprendre le dessus alors qu’il l’avait de nouveau attaquer de ses baisers enivrants et de ses caresses, elle le vis tout simplement roulé sur sa gauche, puis disparaitre de sa vue. Se raidissant, elle roula pour avisé Beltram qui venait de tombé plutôt durement du lit. Elle ne put alors s’empêcher un bref rire en réalisant qu’il n’avait rien de cassé. Cela aurait été plutôt fâcheux…

Son regard pétillant de malice, elle profita de sa position plus vulnerable pour lui faire comprendre qu’elle avait bien gagné cette manche. Non? Elle bondit donc d’où elle se trouvait pour rapidement venir le rejoindre au sol, ce plaçant à califourchon sur lui, elle glissa légèrement vers l’avant pour se retrouver au-dessus de ses hanches, puis, elle en profita pour le surprendre d’un mouvement du bassin, ne lui laissant aucune chance. Posant ses mains sur ses épaules afin de s’assuré qu’il ne veuille pas lui jouer un tour sans lui laissé la chance de lui offrir un peu de plaisir, elle plongea un moment son regard orangé dans les iris doré du mercenaire alors que son bassin effectuait une danse destiné à son amant du soir. Les mains sur ses hanches, il entreprit de se joindre à elle, suivant son rythme langoureux et enivrant. Après un moment, elle ne put s’empêcher de rapprocher son corps du Loup d’Acier afin de laissé son nez explorer son cou, profitant de son odeur bien particulière. Elle n’avait aucune trace musquée qui s’en dégageait, mais elle était devenue tout aussi alléchante.

Ils continuèrent ainsi un moment avant que le plaisir atteigne son paroxysme, faisant pour cet instant bien particulier redoubler d’ardeur Vayrinn qui finit par rouler aux côté du mercenaire, expriment son bien-être en une longue expiration. Celui-ci tourna la tête en sa direction et elle fit de même. Ils s’échangèrent un sourire complice qui voulait tout dire.  Roulant alors sur son côté droit, elle étira doucement la main afin de profité de sa nudité et de ce petit calme bien mérité pour suivre du bout de ses doigts une bonne cicatrice qui trônait sur l’un de ses pectoraux. Elle se demandait bien entendu d’où celle-ci pouvait bien provenir. Le chemin la mena cependant à portée son attention sur une blessure toute neuve. Elle pouvait très bien y reconnaître une trace de morsure, celle qu’elle lui avait offert par inadvertance, disons-le ainsi.

Beltram sembla comprendre ce qui mijotait doucement dans son esprit en prenant la parole, lui mentionnant tout simplement que ce n’étais pas nécessaire et que cela lui ferait un second souvenir d’elle. Elle fronça temporairement les sourcils, ce demandant de quoi il pouvait bien parler jusqu’à ce qu’il lève sa main gauche. Elle n’eut pas vraiment besoin de chercher plus loin en avisant une bonne trace de morsure cicatriser. Elle esquissa un bref sourire, mi-désolée et mi-amusée. Il continua avec une blague concernant leur première rencontre, lui mentionnant que cela lui avait servis de leçon. Sous les rires de celui-ci, elle ne put s’empêcher d’en faire de même, non sans lui offrir une brève claque sur son torse juste avant. Non, mais.

Ils restèrent ainsi lover un moment. En fait, elle se demandait même pourquoi ils restaient ainsi. Elle n’aimait généralement jamais trop s’attarder ensuite, mais elle devait avouer qu’elle était plutôt bien. Elle profita donc un petit moment des caresses légères au creux de ses reins jusqu’à ce qu’elle décide que sa en était assez. De plus, elle avait une faim pas possible. Le duo se nettoya un peu, puis s’habilla. Ayant déjà terminé avant le mercenaire, elle c’était contenter de l’observé un peu lorsqu’elle remarqua qu’il arborait un sourire en coin. Elle en connu bien rapidement la raison lorsqu’il la taquina sur ses oreilles. Fronçant les sourcils, mais affichant tout de même un bref sourire en coin, elle ne put cependant s’empêcher de lui foutre une taloche derrière la tête. Ce n’étais pas si drôle!

-C’est le truc de bien des… Enfin maintenant tu es prévenu.

Dit-elle tout de même, peut-être avec une pointe de culpabilité dans la voix. Et si elle ne c’était pas tout de même retenu? Il savait pourtant comment ses crocs pouvaient s’enfoncer aisément et profondément dans sa chair… Elle porta une main l’oreille avec laquelle il avait joué plus tôt et la massa quelque peu, chassant cette sensation qui semblait vouloir lui rappeler qu’elle avait bien entendu adoré ça.

Sur ce, ils quittèrent la chambre, Beltram devant elle qui retira le loquer de la porte. Ah tien, elle n’avait même pas remarqué. Elle ne put s’empêcher de sourire sous la précaution du mercenaire qui visiblement, ne souhaitait vraiment pas qu’on les dérange de nouveau. C’était un sentiment qu’elle avait bien entendu aussi partager. Alors qu’elle allait passer devant lui, il l’attrapa par le bras afin de l’attiré contre lui. Le laissant faire avec une pointe de curiosité peint au visage, elle se demandait un peu ce qu’il désirait alors que leurs lèvres se scellèrent en un dernier baiser. Un peu amusée, elle lui tapa ne fesse avant d le dépassé, le voyant sursauté sous la surprise du coin de l’œil, ce qui lui arracha un sourire satisfait.

Ils déscendirent les escaliers et traversèrent la Salle du Trône, puis le Hall alors qu’elle stoppa sa marche, laissant Beltram prendre les devant. Son index pointant le ciel, elle tourna les talons pour se diriger vers la cuisine. Elle avait faim et elle n’avait pas envie d’arrivé à l’extérieur et fouillé dans une assiette, elle voulais la choisir elle-même. Il devait en plus y avoir de ce délicieux bison chassé tout droit des Territoires Interdis. Cette saveur de là-bas lui manquait. Son vente grondant, elle y déposa une main tout en entrant dans le grand garde-manger où tous les paquets avaient déjà été vidés puis ranger. Un bref sourire trônait sur ses lèvres alors qu’elle s’empara d’un plateau de bois où elle commença à y déposer toute sorte de victuailles lui donnant envie. Une fois chose faite, elle se dirigea dans la Salle du Trône où elle s’arrêta prêt d’un baril afin d’y saisir un gobelet propre tout prêt et le plonger dans celui-ci, prenant la peine de se désaltéré comme il se doit avant de le remplir de nouveau. Voyant qu’elle avait maintenant les mains pleine, mais qu’un morceau de cuisse de dindon lui faisait de l’œil, elle déposa le gobelet, pris une croquer dans la cuisse en fermant les yeux de délectation et l’e fourra de côté dans sa mouche, le retenant donc avec ses dents, puis reprit son gobelet et quitta vers le Hal pour aller à l’extérieur en fredonnant. C’est à ce moment qu’elle sentie l’interaction entre Khör et Khaos, ce qui lui déplus aussitôt.

Elle fit quelques pas vers la première table à sa portée alors que son Beta réclama ouvertement qu’il la désirait pour sienne. Figeant sur place, elle senti tous les regards se tourner en sa direction. Ses oreilles se plaquèrent sur sa tête et, déposant ses victuailles et retirant le morceau de viande de sa bouche avec un calme presque déconcertant, elle finit cependant par relever un regard noir vers son Béta. Sans un mot, elle se dirigea vers lui, retirant une épée du fourreau de Kobalt qui se tenait non loin, alors que son regard roula sur le trio, incluant Beltram qui semblait ne pas trop comprendre la situation. Comment le pouvait-il de toute façon. Elle s’arrêta à la hauteur de son Beta, le fixant toujours l’épée en main alors que celui-ci fini par baissé le regard. Bien.

-Alors tu me réclame, c’est bien ça, devant tous.

Elle prit une pause, le contournant alors que Khaos, immobile, ne pouvait cependant s’empêcher de suivre la progression de sa Chef qui rôdait d’un air menaçant autour de lui. Elle avait prononcé ses mots dans la langue Enkiev, puisque Beltram semblait concerné dans cette histoire malgré lui, comme n’importe quel de ses amants, à chaque fois. Il n’avait cependant jamais osé jouer à ce jeu. Il était certes en droit de le faire et le vainqueur avait donc droit, jusqu’à preuve du contraire de prendre l’objet de sa convoitise. Si quelqu’un s’y opposait, alors il y avait combat. C’était peut-être un peu primaire, mais cela restait parfois nécessaire. Quant à Vayrinn, elle considérait que ces caprices avaient duré trop longtemps. Elle était aussi sans doute légèrement insulté dans son rôle d’Alpha, de se faire ainsi imposer quelque chose, puisqu’elle ne l’aimais pas et ne voulais pas coucher avec lui non plus. De plus, il était complètement ivre et ce n’étais pas la première fois qu’il était l’instigateur de bagarre sérieuses. A cause d’elle.

-Es-tu sûre?

Demanda-t-elle en s’arrêtant à sa hauteur. Le Berserk jeta un regard fulminant vers le mercenaire, convaincu qu’il pourrait lui faire sa fête et hocha de la tête positivement, craquant ses jointures, puis, retirant  l’épée de son fourreau qu’il fit tournoyé dans sa main droite.

- Srola ej emalcér ec tabmoc , euqsiup ej y’m esoppo . is ej engag ec tabmoc , alec arduov issua erid euq ut se’n sulp ne erusem ed riovuop rerussa’t ed am étirucés .tnemellennosrep uT sardrep cnod not ertit ed ateB te ut sares emmoc suot sel sertua , nu ammaG (Alors je réclame ce combat, puisque je m’y oppose. Si je gagne ce combat, cela voudra aussi dire que tu n’es plus en mesure de pouvoir t’assurer de ma sécurité personnellement. Tu perdras donc ton titre de Beta et tu seras comme tous les autres un Gamma à moins que moi, ton Alpha, en décide autrement.)

Fit-elle afin de le remettre à sa place une bonne fois pour toute. L’on pouvait entendre chuchoter Artek qui traduisait rapidement les paroles de la Chamanka à l’intention de Beltram qui semblait suivre la suite des évènements avec un certain intérêt, comme tout le monde. Bien qu’il puisse aisément comprendre la situation, ne serait-ce que par la tension qui se dégageait des deux têtes. Khaos quand à lui sembla soudainement hésitant. Après tout, il voulait tout sauf la blessé. Vayrinn, notant qu’il allait céder et abandonner, leva volontiers son arme et l’abattit sur le Berserks qui encaissa le coup de sa lame. Visiblement, elle ne plaisantait pas et ne comptais pas revenir sur ses paroles. L’on pouvait voir quelques Berserks s’empresser quelques paris, alors que d’autres entreprenait d’encourager les deux partie. Il ne pouvait pas reculer. Un Berserk ne reculais jamais.

Khaos chargea donc en direction de la Cheftaine de plusieurs coup d’affilé bien placer, comme s’il venait en un coup de canon de complètement dégrisé. Sortir de ce combat vainqueur prouverait à tous qu’il était en mesure de prendre Vayrinn pour sienne et c’est ce qui l’animais. Celle-ci para les coups, refusant de reculer, créant plutôt des cercles en prenant appuis sur ses jambes afin de bien encaissé les coups. Avisant une ouverture, elle passa rapidement sa lame contre le flanc du Berserks loup qui eut un bon de recul, apposant aussitôt une main sur l’ouverture qu’avait créé la lame, tâchant sa peau du liquide vermeil. Ils savaient tous que Khaos avait une grande force ainsi qu'une bonne expérience, mais elle, elle était maline et son expérience n'étais pas non plus à sous-estimer. Elle restait après tout elle aussi une fière combattante Berserks. Elle prit donc du recul, attendant de voir si le Beta avait choisi de lui céder la victoire, mais c’était fort peu probable.

Comme de fait, celui-ci chargea de nouveau et avec force, cherchant visiblement à lui rendre l’appareil pour lui offrir la même chose par la suite. S’il la blessait, ils étaient donc devenu égaux et elle devrait choisir si elle désirait continuer ou non. Alors que Vayrinn parât un coup assez haut, il lui offrit un bon coup de pied dans l’estomac qui la fit valser contre les Berserks qui avaient créé un cercle autour de l’altercation. Sans attendre, celle-ci se redressa et chargea. Les deux épées s’entrechoquèrent et les deux Berserks semblaient augmenter à mesure la force de leurs coups, leur rapidité, mais aussi les coups qui atteignaient la cible. Les deux lames étaient rougit par le sang de son opposant. Puisqu’aucun deux ne reculait, il était donc à noter qu’ils comptaient alors continuer jusqu’à ce que l’un d’eux se retrouve au sol. Voulant donc porté un coup de pied dans le flanc du Berserks loup, celui-ci lui agrippa fermement la jambe et avança pour la déséquilibrer, tout en pivotant celle-ci de côté afin de lui faire mordre la poussière par la même occasion. Ils échangèrent un bref regard et Khaos lui entailla d'un coup vif la cuisse. Laissant échapper une plainte rageuse, la Chamanka suivi cette torsion que lui infligeait le Beta pour la suivre de son bassin et, profita de sa dernière prise sur le sol avant de tomber pour se donner un élan dans le sens opposé, soit vers Khaos et l’agripper férocement par la nuque, se hissant dans son dos et glissant la lame sous sa gorge. Son hésitation cependant lui valus une bonne prise alors qu’il la passa littéralement au-dessus de lui et que son dos frappa durement le sol.

Le souffle un peu coupé, elle roula sur le côté et se défila de justesse à la prise de Khaos qui visait à la maîtriser. Se redressant en position accroupis, elle avisa Khaos qui avait encore son épée planté dans l’un de ses trapèzes, ressortant en haut de sa clavicule. Techniquement, il avait perdu. Celui-ci arracha donc furieusement l’arme sous un cris rageur et s’élança vers la Berserk. Artek qui se trouvait toujours prêt du mercenaire dû lever une main qu’il referma fermement sur son thorax, lui jetant un bref regard en hochant négativement la tête. Il n’avait pas le droit d’intervenir. Seul un membre de la colonie pouvait le faire. La Chamanka quant à elle avait levé une main afin de sommer les autres de ne pas agir, ce qu’ils firent bien à contre cœur, surtout Khör qui semblait soudainement se languir.

Khaos agrippa fermement Vayrinn et lui flanqua une bonne droite qui la sonna un peu, il leva de nouveau le poing en sa direction alors qu’elle lui affichait un air victorieux tout en baissant le regard sur le flanc de celui-ci. Il remarqua donc qu’elle venait de lui planté une dague juste sous les poumons. Réalisant donc qu’elle ne l’avait pas blessé mortellement, mais suffisamment, cela sembla le rendre encore plus furieux. Il avait perdu. Pourquoi devait-il la cogner et qu’elle, elle ne fasse que le blessé sommairement? N’aurait-elle pas pu lui transpercer un poumons? Elle saignait… Par sa faute, parce-qu’il l’aimait? Il méritait pire. Réalisant le non-sens, il la plaqua durement contre la pierre intérieur des remparts, puis leva un poing qu’il abatis de toute ses forces a quelques centimètre du visage de la Cheftaine qui semblait avoir décidé de le laissé faire. Comme si elle avait compris qu’il abandonnait et qu’il ne lui ferait rien. Celui-ci appuya son front contre le siens un moment, puis caressa doucement sa joue, glissant son pouce sur sa lèvre fendu. Il s’avouait vaincu.

Sans plus de cérémonie, il tourna les talons et quitta l’enceinte du Château en titubant, tenant son flanc douloureux. D’un regard accordé envers Vayrinn, Kobalt quitta aussitôt à ses basques. Il reviendrait lorsqu’il se serait calmer et aurais digéré sa défaite. Elle n’aimait jamais ce genre de confrontation, encore moins avec Khaos. Cela n’avait jamais été aussi loin. Malgré sa colère passée, cela lui faisait tout de même un pincement au cœur. Parfois elle maudissait son lien étroit avec les siens. Elle savait qu’elle l’avait heurté, mais il l’avait vraiment chercher en la réclamant de la sorte. Il aurait du se taire. Quelques Berserks autour s’approchèrent d’elle pour la soignée alors qu’elle se contenta un bref mouvement de main, avec une pointe d'irritation. Les concernés avaient tous froncer les sourcils, mais finirent tout de même par se résigner. Elle marcha donc en avisant quelques coupures sur ses avants bras vers son plateau de victuailles pour manger alors que tous la regardait encore sans bouger le moindre poil. Semblant alors réaliser qu'elle allait tout de même bien, c’est quelques cris des Berserks qui s’élevèrent en honneur de leur Chef, alors qu’elle reçut quelques tapes et accolades qui finirent par lui redonner bien vite le sourire, bien qu’un peu forcer. La musique avait déjà repris, tout comme les rires et les brouhahas, comme si rien ne c’était passé. Bordel. Il savait pourtant qu’elle était soupe au lait lorsqu’elle avait faim. Jetant un bref regard sur les siens, non sans s'attardé sur Beltram en s'essuyant la lèvre, elle l'invita à la rejoindre d'un signe de tête, puis, calla son verre en une rasade pour ensuite, enfin, oui... Croquer dans son foutu morceau de dindon qu’elle voulait manger depuis tout à l’heure. Elle balança l'os par-dessus son épaule et avisa son repas avec prévoyance. Elle s’attaquerait au bison, puis au saumon et ainsi de suite. Elle leva de nouveau le regard vers Beltram qui c’étais approcher un sourire au visage, lui désignant la nourriture.

-Je suis sure que tu as faim, j'ai entendu ton estomac gronder plus tôt.

Fit la Chamanka qui parlait la bouche pleine. Khör arriva en ébouriffant les cheveux de celle-ci qui lui ficha bien volontiers une claque sur la main pour qu’il ne l’agace pas. D’un sourire amusé, il choisit de s’assoir avec le duo, non sans jeter un regard sur sa cuisse et entreprendre de la soigner avec une poignet d'herbe qu'il cracha dans sa main. Celle-ci lui jeta un bref regard farouche, mais le laissa faire. Il entreprit donc d'aviser le reste, mais elle lui ficha une tape sur la main. Elle voulait manger en paix. Artek qui le suivait, ne put s'empêcher d'ouvrir la bouche.

«Ne jamais faire... Chier une femelle Berserk qui a faim. Elles sont pires que nous.»

Avait-il lâché à l'intention de Beltram, au cas où il n'avait pas remarqué alors que Vayrinn se contenta de lui sourire tout en lui offrant un coup de pied sous la table. Le petit groupe discuta donc encore une bonne partie de la soirée, tout en mangeant et buvant, non sans bien entendu quelques rires. Vayrinn était retourné danser sous les supplications de sa partenaire favorite de danse qui avait aussi par la même occasion amadoué la Chamanka qui la laissa la soigner. Vint ensuite le temps où elle finit par prendre congé et aller se coucher, non sans invité le mercenaire à se joindre à elle. Après tout, elle devait le protéger du mobilier… Leur seconde proximité, les avaient forcé par inadvertance à reprendre leurs ébats qui furent toutefois moins violent sans doute pour le mercenaire. Les caresses et les baiser qui se voulaient innocents sous l'abrit des couvertures avaient donc fini par ravoir raison d’eux.
**


Une agréable odeur de nourriture avait réussis à monter ses douces effluves jusqu’à l’étages, pénétrant sous la porte et se rendant jusqu’à son nez fin. Ouvrant les yeux, elle avisa le fond de sa chambre, se trouvant sur le ventre alors que la moitié de son corps pendait dans le vide. Elle s’étira un moment puis se retourna, avisant Beltram qui semblait toujours dormir. Un bref sourire aux lèvres, elle laissa glissé ses doigts sur ses pectoraux quelques minutes, songeuse. Ne désirant toutefois pas le réveillé, elle se leva silencieusement et se vêtis. Elle savait qu’il comptait partir aujourd’hui, ayant contacté ses Loups d’Acier afin qu’ils viennent le rejoindre à la Capitale. Évidemment, la veille lorsqu’il lui avait annoncé, elle avait accepté que ceux-ci puissent le rejoindre au Château s’ils le désiraient.

Jetant un bref regard vers le mercenaire qui avait sembler remarquer son absence, sans toutefois réussir à sortir du monde des rêves, elle esquissa un sourire et quitta la chambre afin de descendre les escaliers et rejoindre les Berserks déjà présent dans la Salle du Trône. C’était beaucoup plus tranquille. La majorité s’afférait déjà à leur tâches de la journée, alors que d’autre dormait sans doute encore à point fermé, ceux qui était de congé. Quant à elle, c’était une nouvelle journée et elle avait aussi du pain sur la planche. S’assoyant à une table en compagnie de Khör et Kobalt, celui-ci lui mentionna que Khaos allait bien et qu’il gardait la frontière sur Turquoise. Hochant la tête et tout de même rassuré, elle entreprit donc de manger tout en remetant sur table certains sujets encore important au sujet de la Capitale.

Pas bien longtemps après, le rouquin pointa le bout de son nez et vin les rejoindre. Ils déjeunèrent donc tous ensemble jusqu’à ce qu’il soit temps pour lui de les quitté pour d’autres horizons. Ils ne savaient pas vraiment s’ils allaient se croisé bientôt, mais Vayrinn lui avait mentionné qu’elle ne comptait pas quitter la Capitale prochainement et qu’il y serait le bienvenu, lui et ses Loups d’Acier s’il passait ‘’dans le coin’’. Le petit groupe de Berserk escortèrent le mercenaire jusqu’à la frontière où l’attendais les siens. Celui-ci avait les mains chargé de victuailles pour son voyage, même s’il n’avait cessé de refuser leur offre. Sous l’insistance de Vayrinn il avait fini par céder, voyant bien qu’il ne gagnerait pas là-dessus. Beltram lui vola un dernier baiser sous les sifflements de certains de ses comparses avant que chacun des parties tourne les talons afin de se séparer.


FIN.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t11755-vayrinn-chef-des-berserks-imperatrice-des-ti-kadrunn http://rpg-chevalier.chocoforum.com/t10877-vayrinn-chef-des-berserks-chamanka

Frozen hell and... What the f...?!! [PV VAYRINN]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Enkidiev :: Kadrunn-